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Let’s Talk

Mackenzie Knowles-Coursin/Oxfam

CORNE DE L’AFRIQUE et AFRIQUE DE L’EST ET CENTRALE NEWSLETTER REGIONALE TRIMESTRIELLE - Janvier-avril 2014.


Bonjour à tous, 2014 a commencé sur une note très difficile et intense avec le conflit au Sud Soudan qui a débuté le 15 décembre et qui a depuis entrainé le déplacement de près de 1,2 million de personnes ; plus de 300 000 de ces personnes ont franchi les frontières avec le Soudan, l’Ouganda, l’Ethiopie et le Kenya. La situation est restée instable et imprévisible mais j’espère que la récente reprise des pourparlers pourra d’une manière ou d’une autre apporter un semblant de paix et une éventuelle résolution à l’amiable entre les factions en conflit. Je crois qu’il est toujours possible de sauver la situation malgré les atrocités, les souffrances et la douleur. Cela apparait évident dans les nombreuses histoires pleines d’espoir qui nous viennent du terrain, comme celle que nous mettons en avant page deux ; il s’agit d’un extrait d’une compilation intitulée « Aller de l’avant, messages d’espoir du Sud Soudan. » Mais tout n’a pas été gris pour la région. Nous avons également accompli quelques avancées notables. Notre équipe en RDC a lancé un autre rapport sur la protection, Dans l’Incertitude, lors du 22ième Sommet de l’Union Africaine qui a eu lieu cette année, rapport qui a depuis attiré beaucoup d’attention et qui été largement partagé. Le message central du rapport est que les communautés ne bénéficient pas encore de la paix. Il met en avant les effets de la guerre, en particulier dans l’Est de la RDC, et la nécessité de faire en sorte que les voix des communautés soient entendues aux niveaux régional et international, afin de garantir que les obstacles soient identifiés et qu’une paix durable puisse s’installer. En Tanzanie, nous avons lancé une nouvelle saison de « Female Food Heroes » - bien plus importante que l’année dernière, et qui a réuni de jeunes participants de toute la région d’Afrique de l’Est qui ont fait équipe avec les femmes agricultrices de Tanzanie. Pour la première fois, il y a également eu un concours en ligne ; la gagnante a pu s’acheter sa propre parcelle de terrain grâce à l’argent qu’elle a remporté. Ceci est un exemple concret de la manière dont nous incorporons les médias numériques à nos programmes. La finale de cette saison s’est déroulée le 18 mai et Bahati Muriga de Mwanza a été nommée Female Food Heroe pour l’année 2014.

Ces histoires et bien d’autres qui sont abordées dans ce numéro me donnent de l’espoir et me font penser que nous sommes sur le bon chemin malgré les revers dont nous avons été témoins récemment dans la région. J’espère que la lecture de ces histoires va continuer à vous encourager et à vous sentir inspirés par le travail incroyable que nos équipes Oxfam réalisent dans cette région. Bonne lecture, et comme d’habitude, vous remarques et retours sont les bienvenus. Cordialement, Fran.

Ngele Mwarimbo-Ali/Oxfam

Nous travaillons aussi de manière innovatrice dans le domaine de l’énergie solaire pour un approvisionnement en eau rentable et durable pour les communautés du nord du Kenya. Certaines communautés à Wajir ont maintenant accès à une eau propre et sont responsables de la gestion de ces ressources, ce qui leur donne les moyens de construire leur propre résilience et d’ouvrir la voie à un développement à long terme. Un autre exemple de communautés prenant l’initiative de trouver des solutions durables est fourni par l’Ethiopie : les membres des communautés pastorales de la région Somali cherchent ingénieusement des moyens pour résoudre des problèmes comme la gestion des ressources et la prévention des désastres ainsi qu’un soutien mutuel à travers les Ecoles Pastorales.


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L’espoir règne encore Suite à l’éclatement d’un conflit au Sud Soudan en décembre dernier, en raison de niveaux continus d’insécurité couplés à des violations des droits de l’homme, des millions de personnes ont été déplacées et des centaines de milliers d’autres ont perdu la vie. Cependant, en dépit de la situation déconcertante et de l’impuissance qui entoure les habitants du Sud Soudan, l’espoir règne encore, permettant à de nombreux habitants de garder la tête hors de l’eau au cours de ces temps difficiles dans la plus jeune nation du monde. Stella Madete, Responsable de la Communication pour le Programme Somalie, a été récemment détachée auprès de l’équipe du Sud Soudan, où elle a rencontré des personnes qui l’ont impressionnée par leur résilience remplie d’espoir pour l’avenir. Voici un extrait du livre Aller de l’avant, messages d’espoir du Sud Soudan. « J’ai vécu de nombreuses années et sait comment nous vivions avant toutes ces guerres. Nous nous occupions de notre bétail et pouvions nous déplacer librement pour faire paitre nos troupeaux. Oui, il y avait des heurts et des affrontements, comme dans toute société, mais ils étaient petits et pouvaient se résoudre avec du temps et de la raison. Les systèmes traditionnels fonctionnaient. Nous étions libres de voyager et de voir des terres différentes, de rencontrer de nouvelles personnes et de partager nos expériences, tout en vendant une partie de notre bétail et en gagnant un peu d’argent. Cette situation n’est plus une réalité depuis bien longtemps. J’étais à Bor avec ma famille quand les combats ont éclatés. Je leur ai dit de courir et de me laisser parce que je suis âgé et infirme. Je me suis retrouvé seul et le premier jour, des hommes sont venus dans ma maison. Ils étaient Nuer. L’un d’eux m’a vu et a voulu me tuer, mais son ami l’a arrêté dans son élan. Il a regardé le jeune homme et lui a demandé : « Regarde cet homme. Si tu le tues, qu’auras-tu accompli ? Cet homme ne t’a rien fait de mal et tu veux le tuer. Que vas-tu gagner en faisant cela ? »

Jonglei, South Sudan Il me donne de l’espoir et me conforte dans l’idée qu’il y a toujours de la place pour la guérison malgré toutes les blessures que nous avons endurées. Il y a encore de l’espoir si nos systèmes se transforment vers la réconciliation et la guérison.

- Zacharia Abuoi Arok

Photo: Mackenzie Knowles Coursin/Oxfam

Le jeune homme baissa son arme et quitta la maison. Je ne connais pas le nom de l’homme qui m’a sauvé la vie mais je lui suis très reconnaissant pour ce qu’il a fait. Avant qu’il parte, il m’a regardé et m’a dit : « Restez ici et ne faites pas de bruit. Je vais refermer la porte derrière moi. N’ouvrez à personne. » Cet homme m’a sauvé la vie. J’aimerais connaitre son nom et savoir où le trouver pour pouvoir le remercier une nouvelle fois. » Lisez davantage d’histoires dans Aller de l’avant, messages d’espoir du Sud Soudan. http://issuu.com/0xfam/docs/above-beyond-voices-hope-southsudan ou lisez nos rapports réguliers sur la situation postés sur SUMUS https://sumus.oxfam. org/south-sudan-regional-crisis-2013-december et découvrez comment Oxfam répond actuellement à la crise au Sud Soudan.


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Continuer à vivre avec la peur au ventre au Congo Le 27 janvier, au début de la semaine du Sommet de l’UA, l’équipe de la RDC a eu une journée de travail bien chargée sur Les Droits en période de Crise, avec le lancement de leur rapport sur la protection suivi d’un forum des OSC avec l’Envoyée Spéciale du Secrétaire Général des Nations Unies dans la Région des Grands Lacs, Mary Robinson. Notre partenaire Jean-Pierre Buledi a assisté au lancement et il s’est intéressé à la situation en RDC, suite à la défaite du groupe rebelle M23 par l’armée Congolaise.

La défaite du groupe rebelle M23 par l’armée Congolaise a fait les gros titres l’année dernière. Nous espérions tous le retour à une vie normale. Mais des décennies de violence extrême, d’anarchie et d’absence d’autorités gouvernementales responsables dans le pays ne pouvaient pas disparaitre en une nuit. Mon organisation, le CEDAC (Centre de Documentation et d’Education Civique) a voulu savoir comment la vie changeait sur le terrain pour les communautés du Sud Kivu. Notre travail nous a amené dans le Congo rural, là où nous avons parlé à différents groupes des processus démocratiques, du fonctionnement de la fonction publique et de la bonne gouvernance. Nous avons formé les communautés pour qu’elles comprennent l’importance de suivre tous les processus, dont les processus démocratiques comme les élections locales. Lorsque nous allons à la rencontre des communautés pour en savoir plus sur leurs préoccupations, nous réalisons que la violence et les menaces sont maintenant profondément ancrées. La violence continue à se développer parce que l’état n’offre pas systématiquement de protection et les autorités étatiques elles-mêmes menacent fréquemment les communautés vulnérables. Trop souvent, les membres de la police et de l’armée doivent trouver seuls les moyens pour pouvoir survivre avec leurs familles. Des décennies de conflit ont laissé la République Démocratique du Congo sans ressources pour l’éducation, la santé et sans une force de police solide. Une femme à la campagne, qui n’a jamais pu aller à l’école et qui n’a aucun pouvoir économique est une cible facile, non seulement pour les groupes armés mais aussi pour l’armée, la police et même certains lead-

North Kivu: Les affaires ont repris dans ce village du Nord Kivu depuis la défaite du M23. Cependant, cette vendeuse de maïs, mère de six enfants, doit maintenant s’occuper seule de sa famille puisque son mari, qui a dû fuir la violence à l’époque du M23, n’est jamais revenu. Photo: Aimée Brown/Oxfam.

ers locaux. Le rôle important des femmes dans la culture des denrées alimentaires et dans leur vente sur les marchés semble en faire des cibles à qui on demande de payer des taxes et des amendes sur leur chemin vers les marchés. Les programmes gérés par le CEDAC vont de l’avant, nos formations concernent entre autre l’éducation des femmes qui apprennent à lire et à écrire mais qui découvrent aussi ce que sont leurs droits. Le CEDAC récolte également des données sur les cas d’abus, les renvoie devant le tribunal et aide les femmes à demander justice. Plus d’1,7 million de personnes sont encore déplacées à travers les Nord et Sud Kivu, et les individus restent un bien économique précieux pour les acteurs armés qui cherchent à les exploiter. J’ai entendu parler d’un cas où un propriétaire de ferme dans le Sud Kivu a fait appel à des soldats pour protéger sa ferme pendant son absence. Ils ont installé une barrière et demandaient 200 Francs Congolais (25 centimes) à chaque personne qui passait par là. Ils ont dit que c’était pour qu’ils puissent manger. Lorsque le chef de la communauté a entendu parler de cette pratique, il est allé voir le Commandant de l’armée - cette pratique a cessé pendant une journée, pour reprendre le lendemain. Le Cadre de Coopération pour la Paix et la Sécurité apporte un peu d’espoir - davantage de sécurité dans nos villages pourrait également signifier que davantage d’enfants seront éduqués, et pourront alors apprendre à rendre leur gouvernement responsable. Je suis plein d’espoir pour la première fois depuis très longtemps, mais le chemin est encore long. Il va falloir qu’il y ait un changement réel et non seulement de beaux discours. Davantage d’honnêteté et plus de justice. C’est alors que nous pourrons avoir une stabilité durable dans l’Est du Congo et que nous pourrons vivre nos vies sans peur. Les choses vont-elles changer pour le Congo? Lisez le rapport de protection complet qui est sorti fin janvier 2014 http://www.oxfam.org/sites/www.oxfam.org/files/bp-in-the-balance-protection-eastern-drc270114-en.pdf


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La Somalie a fait la une des médias au cours des années et apparait comme étant un endroit où il est difficile de vivre pour les femmes, en raison des pénuries de denrées alimentaires continues et de l’insécurité à travers tout le pays. Mais la famine n’est pas encore terminée, les conditions là-bas ont changé. Ces jours-ci, le monde extérieur n’entend que très peu parler de ce à quoi ressemble la vie d’une femme moyenne Somalienne.

Les femmes en Somalie Défis et changements

...les défis auxquels elles font “face doivent être entendus, les mécanismes communautaires de protection existants doivent être évalués et renforcés, et surtout, les femmes des associations locales et les chefs communautaires doivent être représentées par des femmes fonctionnaires, députées et ministres dans le gouvernement fédéral pour s’assurer que les besoins des femmes sont représentés et sont toujours à l’ordre du jour politique. - Fartun Adan

Alors que se passe-t-il, comment la situation a-telle changée en Somalie pour les femmes et pour les jeunes filles? Les réponses varient. Cette année, alors que le monde marque la “Journée Internationale de la Femme” le 8 mars, les femmes en Somalie luttent toujours, mais elles continuent leurs efforts pour améliorer leurs vies et aider leurs familles. Alors que les conditions ont changées, la vie pour de nombreuses femmes Somaliennes demeure un combat quotidien. 860 000 personnes vivent toujours en situation de crise à travers le pays et plus de la moitié d’entre elles sont des femmes et des jeunes filles. Malheureusement, les titres les plus médiatisés l’année dernière concernant les femmes en Somalie ont impliqué des incidents de violence contre les femmes. “La situation actuelle pour les femmes en Somalie est vraiment peu réjouissante, la société est devenue tellement habituée à l’impunité généralisée que la violence contre les femmes est considérée comme normale”


5 indique Fartuun Adan, fondatrice du Elman Peace and Human Rights Center, qui a entrepris le travail difficile de défense et de soutien aux femmes et jeunes filles qui ont survécu à des violences. Fartun explique ensuite que “la Somalie est à un moment crucial, où, pour la première fois depuis des décennies, des volontés politiques se sont exprimées pour améliorer la condition des femmes Somaliennes. Ceci ne se traduit pas encore concrètement dans les actions locales du gouvernement à travers la prévention de la violence contre les femmes ou la protection des survivantes. A la place, un changement dangereux est en hausse, comprenant notamment la mise au silence des femmes et la poursuite des victimes. “Ainsi, l’insécurité permanente et le manque de justice pour les femmes restent des préoccupations pour les femmes Somaliennes. D’un autre côté, il a de petites avancées dans le domaine politique. Le gouvernement Somalien avait récemment nommé Fauzia Yusuf Haji Adan, une femme, Ministre des Affaires Etrangères pour le nouveau gouvernement, une première; jamais une femme n’avait occupé des fonctions aussi importantes au sein du gouvernement dans le pays. Elle a assumé ses fonctions jusqu’à ce que le gouvernement soit remanié cette année. Il y a actuellement deux femmes qui occupent des postes dans des ministères; Nadifo Mohamed Osman est Ministre des Travaux Publics et Hadijo Mohamed Diriye est la Ministre des Femmes et des Droits de l’Homme. Et lorsque le nouveau parlement fédéral a pris ses fonctions il y a un an et demi, un nouveau système de quota indiquait que 30 pour cent des nouveaux députés devaient être des femmes. Malheureusement, dans les faits, les femmes ne représentent que la moitié de ce chiffre. Bien que la constitution actuelle offre davantage de droits aux femmes, en pratique, elle n’est pas complètement mise en œuvre et beaucoup de ces droits sont toujours difficiles à protéger en raison de l’insécurité. Pour de nombreuses femmes en Somalie, il reste encore beaucoup à faire. “La sphère politique pour les femmes n’est pas devenue plus progressiste ou dynamique”, indique Fartuun du Elman Peace Center. “Les femmes en Somalie ne sont pas significativement représentées dans le gouvernement, et ne font finalement pas partie des décideurs qui se prononcent sur les processus qui garantissent leur bien-être.” Mais il y a une marche à suivre. “Afin de transformer la situation pour les femmes en Somalie”, continue Fartuun, “les défis auxquels elles font face doivent être entendus, les mécanismes communautaires de protection existants doivent être évalués et renforcés, et surtout, les femmes des associations locales et les chefs communautaires doivent être représentées par des femmes fonctionnaires, députées et ministres dans le gouvernement fédéral pour s’assurer que leurs besoins sont représentés et sont toujours à l’ordre du jour politique.” En ce qui concerne les conditions de santé pour les femmes, la Somalie est toujours classée parmi les pays les plus faibles au monde. Selon l’UNICEF, “les femmes et les enfants en Somalie sont de plus en plus exposés aux maladies et à la malnutrition, ont un accès limité aux services basiques et sont régulièrement confrontés à des violations des droits de l’homme.” Une femme Somalienne sur 12 meure de causes liées à la grossesse. Très peu de femmes ont accès aux soins prénataux et à des soins

professionnels pendant l’accouchement, étant donné que les professionnels de la santé sont rares. La mutilation génitale des femmes est toujours très répandue dans tout le pays, bien qu’officiellement illégale. Les services de santé pour les femmes sont très faibles, en particulier en dehors des villes. Il y a peu d’infrastructure avec peu d’hôpitaux, et peu de personnel qualifié qui est en mesure de répondre aux besoins des femmes. Bien que des projets importants de construction d’hôpitaux soient en cours, cela prendra des années pour reconstruire un système de santé capable d’offrir des soins appropriés aux femmes. Combien de jeunes filles Somaliennes sont à l’école? Pas suffisamment, bien que les chiffres soient en augmentations. Selon l’UNICEF, environ 42% des enfants en âge d’aller à l’école primaire sont scolarisés, mais parmi ceux qui ont accès à l’école, les filles ne représentent que 36%. Les chiffres sont encore plus bas pour les écoles secondaires; les filles ne représentent en effet que 28% des étudiants. Parmi les professeurs, les femmes ne représentent que 21%, et la majorité d’entre elles n’est pas qualifiée. Sur une note plus positive, il y a eu des efforts importants au cours des dernières années pour envoyer les enfants à l’école, et cela inclut les écoles pour filles. Oxfam a soutenu de nombreux programmes d’éducation en Somalie, à la fois pour les femmes et pour les jeunes filles. Nous pouvons entre autre parler du travail effectué avec notre partenaire GECPD à Galkayo, en soutenant des programmes dans le domaine de l’éducation (dont des bourses pour les jeunes filles). Ce programme concerne 300 jeunes filles en école primaire et 400 en école secondaire. D’autres jeunes femmes à Galkayo ont bénéficié d’une formation professionnelle ou pris part à des activités sportives, jouant au volleyball et au basketball dans un centre pour les jeunes. A Hargeisa, à travers l’organisation partenaire Candlelight, Oxfam soutient 700 femmes et jeunes filles qui bénéficient d’une éducation de base. 130 femmes et jeunes filles ont reçu des formations professionnelles, dans les domaines de la couture et de la beauté. Un autre exemple est fourni par OXFAM et notre partenaire TASS (Tadamun Social Society) avec l’appui de jeunes filles pour qu’elles puissent accéder à une éducation de qualité; 200 jeunes filles ont bénéficié de bourses dans trois écoles à Bossasso. En dehors de l’éducation, Oxfam poursuit ses programmes d’appui aux femmes et aux jeunes filles dans tout le pays. Bien que la famine soit terminée, la malnutrition persiste toujours dans de nombreux endroits. A Hiraan et à Kismayo, Oxfam aide les mères et leurs enfants souffrant de malnutrition à travers des programmes d’alimentation thérapeutique, des campagnes de vaccination et des programmes de nutrition. En plus de l’appui offert au Elman Peace and Human Rights Center, Oxfam soutient d’autres organisations de femmes, donnant aux femmes les moyens de défendre leurs droits. Nous pouvons entre autre citer: le projet Women’s Rights to Social and Political Participation (Droits des Femmes à une Participation Sociale et Politique) qui regroupe les partenaires NAGAAD et 46 autres organisations de femmes pour la défense active des droits des femmes. Offrir des compétences et une formation professionnelle aux jeunes, ainsi que renforcer les capacités des organisations de la société civile a été possible à travers l’appui apporté par nos partenaires Kaalo et HAVOYOCO à Hargeisa.


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Manyara, Tanzanie Maintenant que je peux cultiver sur ma propre parcelle, je vais avoir assez d’argent pour payer les frais de scolarité de mes enfants et je vais aussi pouvoir construire une maison parce que je n’ai plus besoin de louer une parcelle pour cultiver.

Neema Urassa, Gagnante de l’édition en ligne de Female food hero

Cette année, le programme de télévision Female Food Heroes Maisha Plus/Oxfam en Tanzanie est plus grand et plus important. Il a réuni des jeunes participants de toute l’Afrique de l’Est qui vont travailler avec les femmes qui ont rejoint le village fin avril. Sharon Mariwa, notre Responsable des Communications en Tanzanie a suivi le lancement du programme cette année et rapporte l’histoire suivante.

Dans le cadre du programme de télévision female food heroes qui vise à créer une plateforme mettant en avant les femmes agricultrices et leurs efforts dans la production de denrées alimentaires, Shamim Mwasha, notre ambassadrice GROW, et une célèbre bloggeuse de mode en Tanzanie, ont lance une édition en ligne de female food heroes. L’objectif principal de l’édition en ligne est de créer des conversations ainsi que des liens avec la communauté urbaine connectée en Tanzanie, avec l’espoir que ceux qui produisent la plupart de la nourriture consommée dans le pays soient davantage appréciés et que la campagne GROW bénéficie d’une meilleure compréhension, en particulier sur les questions de sécurité alimentaire. Afin de pouvoir participer, les femmes agricultrices devaient être nominées pour être éligibles. Le processus de désignation a été fait de manière à inciter les jeunes à designer des femmes de leur famille, des amies ou des voisines qui sont impliquées dans l’agriculture à petite échelle, en donnant leurs coordonnées et en expliquant pourquoi elles

devraient participer à la compétition en ligne. Plus de 250 noms ont été reçus et un panel de juges a sélectionné les 5 femmes nommées: Elizabeth Mujila, 70 ans, veuve vivant à Tukuyu Mbeya, Gloria Kidulile, 28 ans, de Dakawa Morogoro, Judith Mabina, 58 ans, de Mwanza, Lina Elias, 40 ans, veuve vivant à Mbeya et Neema Urassa, 48 ans, veuve vivant à Kibaya – Kiteto à Manyara. Les internautes ont alors voté pour leur finaliste favorite et Neema Urassa a été déclarée gagnante avec 76% de la totalité des votes. Sa victoire lui a permis d’accéder à l’édition 2014 de la compétition Mama Shujaa wa Chakula/Maisha Plus et de choisir un équipement agricole d’une valeur de 5 millions de Tsh (3 000 dollars). Mama Neema Urassa a choisi d’acheter sa propre parcelle de terrain avec l’argent gagné et elle a récemment récupéré le titre de propriété. Elle possède maintenant fièrement une parcelle de 10 hectares. S’exprimant lors la cérémonie de remise du titre dans sa ville de Kibaya, Kiteto dans la région de Manyara, dans le nord de la Tanzanie, Mama Neema Urassa a fait part de son optimisme pour l’avenir: “Maintenant que je peux cultiver sur ma propre parcelle, je vais avoir assez d’argent pour payer les frais de scolarité de mes enfants et je vais aussi pouvoir construire une maison puisque je n’ai plus besoin de louer une parcelle pour cultiver.”


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L’Ecole Pastorale Une école sans murs. par Ngele Mwarimbo-Ali et Tigist Gberu

Awabare, Ethiopie We Nous ne savions pas comment utiliser les ressources limitées, en particulier pendant la saison des pluies, mais maintenant, nous savons comment utiliser ces ressources disponibles de manière optimale avec un minimum de gaspillage et nous sommes en mesure d’en mettre de côté pour la difficile saison sèche.

Aysha, mère de 5 enfants et membre d’une Ecole Pastorale Photo: Ngele Ali/Oxfam

En Ethiopie, la région Somali est principalement caractérisée par la présence de pasteurs et d’agro-pasteurs vivant ensemble. Il s’agit également d’une région qui est affectée par des sécheresses récurrentes, tous les ans, poussant des milliers de personnes à se déplacer avec leurs animaux, à la recherche d’eau et de pâturages. Oxfam travaille dans la région, dans 6 districts, envers la réduction du niveau de vulnérabilité et a créé des opportunités pour le développement de projets autosuffisants durables, en particulier dans les domaines de l’eau et de la santé animale. Ceci a été réalisé dans le cadre du projet transfrontalier de réduction des désastres, en utilisant les approches de Gestion Communautaire du Risque de Sécheresse. L’objectif d’Oxfam est également de renforcer l’autonomie des communautés dans cette région pour qu’elles deviennent plus résilientes face aux adversités et mieux équipées pour faire face aux défis associés à la pénurie d’eau, situation qui arrive régulièrement ici. Au cours des années, Oxfam a étroitement travaillé avec les communautés pour atténuer les défis à travers les écoles pastorales qui offrent des opportunités d’apprentissage et de partage de connaissances aux membres de la communauté vivant dans cette région. Les écoles pastorales ont, la plupart du temps, lieu de manière informelle, sous un gros arbre, autour duquel les gens de réunissent toutes les semaines pour partager leurs expériences, échanger des idées ou discuter et trouver des solutions communes aux défis quotidiens qui peuvent survenir. Ces forums ont créé un puissant moyen de gestion collective et de résolution des problèmes qui affectent les communautés à travers des mécanismes locaux qui comprennent l’utilisation des ressources dis-


8 ponibles localement. Cette initiative apporte actuellement son soutien à 118 668 membres dans 6 districts de la région Somali, et grâce à ces forums informels, ils ont été en mesure de participer et d’interagir, ce qui a résulté en une amélioration de leurs vies. Dans le district Awbere par exemple, l’école pastorale a été mise en place il y a un an. Elle comprend 40 membres de la communauté, 28 femmes et 12 hommes, qui se réunissent toutes les semaines pour discuter et délibérer de diverses questions. Bien que l’école ait seulement un an, lorsque nous parlons à ses membres, il apparait évident qu’elle apporte des avantages tel qu’un apprentissage commun et un partage des connaissances mais aussi une meilleure capacité à résoudre les problèmes ensemble, défi important par le passé. L’école a par exemple permis de rassembler les gens et de recueillir des fonds qui ont été utilisés pour réparer les réservoirs d’eau qui fuyaient, permettant de garantir qu’il y a suffisamment d’eau pour les membres de la communauté et les animaux, ce qui a réduit considérablement le temps consacré à la recherche d’eau. Les Ecoles ont offert des opportunités aux communautés pour procéder à des tests expérimentaux comparatifs, ce qui leur a permis de comparer les méthodes traditionnelles aux méthodes modernes d’élevage et de traitement. Les membres des Ecoles sont alors en mesure de démontrer les différences et peuvent prendre des décisions, faire des choix éclairés sur la méthodologie ou sur le traitement approprié. Maintenant, la plupart des membres a abandonné les vieilles méthodes de

gestion des animaux pour de nouvelles pratiques efficaces qui ont un impact positif sur leurs moyens de subsistance. Les Ecoles aident non seulement à la communauté à se rassembler pour discuter et trouver des solutions, mais ont également permis l’organisation de comités qui peuvent mettre en place un plan d’urgence pour se préparer aux périodes de sécheresse dans le cadre des dispositifs d’alerte rapide. Jusqu’ici, à travers le mécanisme de plan d’urgence, ils ont pu récolter 100 000 birr; une partie de cet argent a été utilisé pour construire un grand réservoir d’eau pour une école, et pour en réhabiliter un autre qui n’était pas utilisé. Aysha, mère de cinq enfants, témoigne: “Nous ne savions pas comment utiliser les ressources limitées, en particulier pendant la saison des pluies, mais maintenant, nous savons comment utiliser ces ressources disponibles de manière optimale avec un minimum de gaspillage et nous sommes en mesure d’en mettre de coté pour la difficile saison sèche.” Elle ajoute, “ ce qui rend la saison sèche plus terrible c’est le fait que nous somme aussi affaiblis économiquement, particulièrement en raison des montants élevés que nous devons payer pour acheter de l’eau auprès de vendeurs privés.” Les résidents d’Awabare ne s’asseyent plus pour attendre que des solutions se présentent ou que de l’aide vienne de l’extérieur mais travaillent ensemble à la construction de leur résilience tout en utilisant leurs connaissances et ressources pour trouver des moyens de transformer leurs vies, une école pastorale à la fois.


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West Nile, Ouganda: Afin d’avoir suffisamment d’eau à boire, pour cuisiner, se laver et nourrir ses vaches laitières, Juliet doit faire ce trajet trois fois par jour. Photo: Petterik Wiggers/Oxfam

La vie change petit à petit. Dorah Ntunga, notre responsable de la communication et des médias en Ouganda partage l’histoire de Juliet Titirach, mère de cinq enfants à West Nile, qui doit descendre une pente abrupte trois fois par jour pour se rendre sur les berges d’un courant d’eau douce qui coule depuis le Congo à travers son village de Kubi, dans le nord de l’Ouganda, afin d’avoir suffisamment d’eau pour ses besoins domestiques.

La marche sur le chemin pentu en portant 20 litres d’eau prend environ 15 minutes, et il n’y a aucune protection contre le soleil brûlant. Elle s’arrête occasionnellement pour essuyer les perles de sueurs ruisselant le long de son visage jusqu’ à son t-shirt usé, ajustant le jerricane qui se trouve sur sa tête, tout en continuant à monter la pente. Afin d’avoir suffisamment d’eau à boire, pour cuisiner, laver et nourrir ses vaches laitières, Juliet doit faire ce trajet trois fois par jour. “Je dois faire trois voyages jusqu’ici et un autre vers une source d’eau protégée où je trouve de l’eau potable qui est plus sure; cette source se trouve à environ 7 km. En moyenne, j’ai besoin de 70 litres d’eau chaque jour - la moitié est destinée à mes vaches”, dit Juliet qui a suivi la formation dispensée par Send A Cow Uganda sur les vaches, l’hygiène et une agriculture améliorée. Bien que cette quantité d’eau réponde aux besoins de son ménage, permette aux vaches d’être en forme et également d’irriguer les terres agricoles sur lesquelles elle travaille avec son mari Bernard, ils doivent faire face à un défi bien plus important. Avec les profits qu’ils réalisent grâce à l’agriculture, Juliet et Bernard ont pu envoyer leurs enfants à l’école, améliorer leur maison et même mettre de l’argent de côté. Mais s’il n’y a pas assez d’eau pour irriguer, alors ces gains peuvent être rapidement perdus. Ils préparent les terres pour la saison de plantation, mais ces dernières années, il y a eu moins de précipitations qu’avant. “Nous avons creusé

des ravines dans notre jardin pour empêcher l’érosion des sols et récupérer les eaux de pluie, mais les plantes manquent d’eau pendant longtemps. L’eau représente un défi immense. Nous réfléchissons à d’autres moyens de récupération d’eau, mais nous ne sommes pas certains des autres options,” indique Bernard, le mari de Juliet. L’eau se trouve au centre des activités des femmes dans cette région, comme c’est le cas pour Juliet; les femmes passent leurs journées entre leurs jardins et la recherche d’eau pour cuisiner, laver, boire, donner aux animaux et maintenir une bonne hygiène. Juliet a mentionné le fait que sa vie et celle de sa famille s’est beaucoup améliorée depuis qu’elle a assisté à la formation sur l’hygiène, sur les méthodes permettant de meilleures cultures et sur la gestion les vaches, de la part de Send a Cow Uganda. Elle a cependant fait part de la nécessité d’améliorer les moyens de récupération d’eau et de stockage; elle croit que ce sont des éléments clés qui l’aideront à réaliser ce qu’elle a mis en place. Avec Oxfam, Send A Cow Uganda (SACU) travaille dans les districts de West Nile et de Gulu pour aider les fermiers et réalise également un travail de réduction du risque de désastre. SACU ne s’assure pas seulement que les communautés apprennent à rendre leurs terres plus fertiles, mais ils leurs parlent également des questions de santé et d’hygiène et les aident à développer des compétences en affaires. Send A Cow Uganda travaille selon le principe de “transmission”. Si une famille reçoit de l’aide sous la forme d’une vache, elle devra donner le premier veau au prochain bénéficiaire. Cela renforce le sentiment d’appartenance à une communauté et créé un réseau social. Les familles bénéficient de plus de revenus provenant des récoltes, ce qui leur permet d’envoyer leurs enfants à l’école, de travailler en coopération avec leurs maris et de disposer d’une hygiène et d’une santé améliorées.


10 Pendant plus de 25 ans, Abdia Salah Mohamed est allé chercher de l’eau dans le puits Abakore 1 (BH1) dans le County de Wajir, pour ses besoins domestiques. “Il y a souvent beaucoup de congestion autour de ce point d’eau, en particulier pendant la sécheresse, lorsque les puits de surface et les bacs à eau sont à sec ou lorsque les livraisons de carburant utilisé pour faire fonctionner les autres pompes ont du retard pour une raison ou pour une autre,” explique Abdia. “J’avais donc l’habitude de passer beaucoup de temps ici, parfois jusqu’à trois heures, à attendre mon tour pour avoir de l’eau. Avec l’installation de la pompe solaire, les choses ont changées et je passe maintenant moins de trente minutes ici!” ajoute-t-elle. Grace à des branchements directs à la pompe, le puits alimente un hôpital, deux écoles primaires et une école secondaire. Cela n’a été possible que parce qu’il y a maintenant un approvisionnement en eau facilement disponible et fiable; le coût de maintenance du puits a également considérablement diminué. “Il nous fallait auparavant 80 litres de diesel pour utiliser le générateur et cela coûtait 10 000 shillings par jour, mais aujourd’hui, avec les pompes solaires, c’est virtuellement gratuit!” explique Adan Qorgab Yussuf, le président de l’Abakore Water Users Association, WUA. Adan, qui a été nommé à ce poste en juillet 2013, utilise l’eau du puits pour ses animaux et pour ses besoins domestiques depuis 1971.

Le solaire pour une offre durable en eau

Bien qu’ils ne dépensent plus d’argent pour acheter du diesel, l’association qui gère le puits demande toujours à ce que les utilisateurs payent le même montant qu’auparavant. Abdi Bashey Omar, chef de Saldiq, là où le point d’eau se situe, nous dit que “Le gouvernement local nous a demandé de temporairement maintenir les prix au même niveau qu’auparavant pour que les personnes qui utilisent les autres puits de la ville qui dépendent toujours du diesel n’affluent pas à Abakore BH1. Nous voulons aussi que notre WUA (Association des Utilisateurs d’Eau) ait son propre compte afin de pouvoir faire face aux coûts de réparation et de maintenance du point d’eau

County de Wajir, Kenya: Il nous fallait auparavant 80 litres de diesel pour utiliser le générateur et cela coûtait 10 000 shillings par jour, mais aujourd’hui, avec les pompes solaires, c’est virtuellement gratuit! -Adan Q Yussuf, Président de l’Association des Utilisateurs d’eau d’Abakore.

sans avoir à dépendre des ONG ou du gouvernement en cas de panne, de maintenance ou lorsque la machine a besoin d’être réparée.” Abdia Salah, 45 ans et mère de six enfants, est l’une de 12 000 personnes du centre Abakore et de ses environs à s’approvisionner en eau auprès du puits solaire. Pour un bidon d’eau de 200 litres, il faut payer 30 shillings; en ce qui concerne les animaux, il faut payer 1 shilling par chèvre, 4 pour les bovins et 10 par chameau. En moyenne, il vient chaque jour 2 500 moutons et chèvres, 400 bovins et 100 chameaux. Ceci rapporte 8 600 shillings pour les animaux auxquels il faut rajouter 6 000 shillings pour les utilisateurs locaux qui consomment environs 40 000 litres par jour. Au total, le puits permet de générer des revenus de 14 000 shillings par jour; auparavant, 71% de ce montant était destiné uniquement à l’achat de diesel. “Ce montant est maintenant mis de côté sur le compte de notre association et nous utilisons l’argent pour améliorer le point d’eau en mettant des clôtures, des portes qui ferment et en construisant de nouveaux abreuvoirs pour séparer les animaux des hommes,” indique Adan Yussuf. La WUA contribue également aux projets communautaires. Ils ont apporté 100 000 shillings pour la construction de salles de classe dans une école voisine. “Ma plus grande fierté, c’est que les gens de ma communauté peuvent facilement et rapidement trouver toute l’eau dont ils ont besoin,” dit Adan. “Nous sommes très contents du système de pompe solaire et nous remercions les personnes qui nous l’ont apporté ici (Oxfam, Wasda avec le financement de One Foundation.) Adan indique ensuite que la WUA a jusqu’ici réussi à mettre 400 000 shillings de côté grâce à l’argent récolté tous les jours aux points d’eau, et le jour de ma visite, ils prévoyaient de déposer 100 000 shillings supplémentaires sur leur compte. Adan regarde en arrière et admet qu’il avait initialement des réserves sur la manière dont la technologie solaire allait fonctionner. “Au début, on se demandait comment ce soleil qui nous brûle et fait s’évaporer l’eau de nos bacs pouvait en même temps nous aider à avoir de l’eau; nous étions très réticents à accepter l’installation des pompes solaires parce qu’on ne savait pas ce qui allait se passer si le système ne fonctionnait pas. Mais maintenant, tout le monde est content des résultats et nous soutenons le projet,” ajoute t-il avec un sourire. He adds with a smile.


Sommet Régional de l’IGAD sur l’Initiative sur la résilience à la sécheresse 24 au 27 mars 2014, Kampala, Ouganda. Oxfam était représenté lors des réunions du Sommet de l’IGAD sur l’Initiative sur la Résilience à la Sécheresse et sa Durabilité (IDDRSI) qui se sont déroulées à Kampala, en Ouganda. Cela a donné l’opportunité à Oxfam de faire pression sur l’IDDRSI de l’IGAD en utilisant des informations basées sur les résultats, à travers sa participation et des présentations effectuées au cours de discussions de groupe sur la protection sociale (HSNP I & II), en utilisant les exemples du Kenya et du travail transfrontalier effectué dans la Région Somali, en Ethiopie et dans le Somaliland; nous espérons aller plus loin en influençant d’autres acteurs dans la région et en parlant de ces questions à des niveaux plus élevés dans les gouvernements. Les autres membres du panel incluait des représentants du l’UE, de la FAO, de l’IGAD et de la BAD.

Nos messages ont été bien reçus et nous avons l’intention de nous appuyer dessus pour soutenir la mise en œuvre à l’échelle de la région IGAD. Certaines de nos recommandations qui ont fait partie des résolutions du communiqué final concernent entre autre: les Transferts d’Argent en Somalie, l’Accès Humanitaire en Somalie et au Sud Soudan, une résolution rapide du conflit au Sud Soudan, les Programmes Transfrontaliers, l’institutionnalisation et l’étude des régimes de protection sociale dans la région. Oxfam va stratégiquement continuer à bâtir sur ces acquis et travailler sur ces questions pour les prochaines réunions régionales et de l’IGAD, de manière à ce que nous soyons mieux prépares pour la prochaine sécheresse.

Je voulais apprendre une nouvelle façon de vivre et me rendre vers le lac, mais quand je suis venu ici, je n’avais rien et je ne savais pas comment pêcher. - Peter Abwell, pasteur devenu pêcheur Photo: Alejandro Chaskielberg/Oxfam

Photos: Paul Munene/Oxfam

La musique pour la paix 10.04.2014:

Oxfam a sponsorisé le concert de bienfaisance Baby Don’t go qui a rassemblé diverses voix appelant à une résolution pacifique et à la fin du conflit au Sud Soudan. L’événement s’est déroulé le 10 avril et a par la suite été diffusé sur Kiss TV. Le concert a été une réussite; il a rassemblé la communauté Sud Soudanaise vivant à Nairobi ainsi que d’autres nationalités et des sympathisants avec un unique message: la paix est une priorité pour la jeune nation, et nous sommes tous unis avec le Sud Soudan pour s’assurer que cela arrive d’une manière civile et amicale, puisque le retour de la paix et de la stabilité n’est pas uniquement bénéfique au Sud Soudan mais à toute la région. Un documentaire est actuellement en préparation et met en lumière les effets de la guerre particulièrement sur la plus jeune génération; il doit sortir le 4 juillet 2014.

N’hésitez pas à faire part de vos commentaires, suggestions et remarques au bureau Régional d’Information et de Communications en utilisant l’adresse suivante: NMwarimbo-Ali@oxfam.org.uk. Vous pouvez aussi nous suivre sur twitter @OxfamEAfrica ou consulter notre blog pour les dernières informations sur la région: http://www.oxfamblogs.org/eastafrica/ ou rejoindre notre page Facebook: https://www.facebook.com/oxfameastafrica

HECA NEWSLETTER REGIONALE TRIMESTRIELLE - Janvier-Avril 2014.  
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