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UTAH BEACH UN ENGAGEMENT POUR LA LIBERTÉ T O H O N O R VA L O R A N D F R E E D O M


UTAH BEACH A Utah Beach, le succès du débarquement repose sur une technique de pointe, un fort esprit d’innovation et un engagement humain hors du commun. Plus encore, la rapidité des décisions prises et les choix effectués par de grands officiers au cœur même de la bataille expliquent la réussite de l’opération. Quelques années à peine après les événements, mon père, très marqué par la guerre, a souhaité rendre hommage à ces hommes et à leurs soldats en créant le Musée du Débarquement de Utah Beach. Des relations faites de confiance, d’affection, de respect mutuel se sont établies avec l’épouse de l’amiral Moon, le colonel Caffey, le général Collins, le général Taylor ou encore le lieutenant Winters. Toute l’âme de ce musée se niche dans ces amitiés auxquelles nous devons la richesse des collections conservées à Utah Beach. Aujourd’hui, je tiens à mon tour à exprimer ma gratitude envers tous les hommes du 6 juin 1944. D’autres amitiés très fortes sont nées plus récemment, notamment avec la famille du major David Dewhurst. Elles perpétuent ce que j’appelle l’Esprit Utah Beach où convergent les valeurs de l’engagement, de l’innovation et du succès. Plus que jamais, le Musée du Débarquement de Utah Beach souhaite les partager et les transmettre aux futures générations.»

—Charles de Vallavieille

“The success of the D-Day landings at Utah Beach can be traced to three key elements: revolutionary technological advances, a strong spirit of innovation, and extraordinary human commitment. Moreover, Allied victory was also due in no small part to the quick-thinking and strategic decision-making by exceptional soldiers at the heart of the battle. Just a few years after the landings, my father, deeply affected by the war, wanted to pay tribute to these brave soldiers by creating the Utah Beach D-Day Museum. He was supported in his efforts by the wife of Admiral Moon, Colonel Caffey, General Collins, General Taylor, and Lieutenant Winters, and relationships based on trust, affection, and mutual respect were forged. The spirit of this Museum is intertwined with these friendships, whose strength is reflected by the extraordinary collection of artifacts stored at Utah Beach. Today it is my turn to express my gratitude to all the men and women who fought on June 6, 1944. Other very strong friendships have grown out of the Museum’s mission, particularly with the family of Major David Dewhurst. They perpetuate what I call the Spirit of Utah Beach, where the values of commitment, innovation, and success converge. Now more than ever, the Utah Beach D-Day Museum wants to pass on these values to future generations.”


UN HAUT LIEU DE COMMEMORATION COMMEMORATING A HISTORIC BATTLE

6 juin 1944. Le débarquement embrase la péninsule du Cotentin. Non loin de la plage de Utah Beach, la ferme de Brécourt, où se dissimulent des canons allemands, est prise d’assaut par la Easy Company de la 101e division aéroportée.

June 6, 1944. The historic landings set the Cotentin peninsula ablaze. Not far from the beach, Easy Company of the 101st Airborne Division storms Brécourt Manor to take a hidden German field artillery position.

Michel de Vallavieille, qui vit à la ferme, est grièvement blessé. Il devra la vie aux infirmiers américains qui l’opèrent à Utah Beach et l’évacuent vers l’Angleterre. Nul ne sait encore que ce drame va jouer un rôle majeur pour l’avenir de la petite commune de Sainte-Marie-du-Mont.

During the attack, Michel de Vallavieille, the farm’s proprietor, is gravely wounded, but his life is saved by American medics who operate on him at Utah Beach before evacuating him to England for months of treatment. The villagers are not yet aware of the important role that this incident will play in the future of the town of Sainte-Marie-de-Mont.

Elu maire de la commune cinq ans plus tard – il le restera jusqu’en 1991 – Michel de Vallavieille a fondé le musée municipal du débarquement de Utah Beach en 1962 pour exprimer sa gratitude envers les Alliés et leur sacrifice.

Elected mayor of the village five years later (a position he will keep until 1991), Michel de Vallaveille created the municipal Utah Beach D-Day Museum in 1962 as an expression of his gratitude towards the Allies and their sacrifices.

Aux abords du musée, de nombreux monuments rendent hommage aux hommes du 6 juin. De celui dédié à la 1ère brigade spéciale du Génie, inauguré dès 1944, au Dick Winters Leadership Monument installé en 2012, ils participent à la transmission de la mémoire, particulièrement lors des nombreuses cérémonies du souvenir qui se tiennent tous les mois de juin en compagnie de vétérans, d’officiels et de nombreux anonymes.

Outside the Museum a number of monuments are dedicated to the men who fought on June 6. From the tribute to the 1st Engineer Special Brigade, erected in 1944, to the Dick Winters Leadership Monument inaugurated in 2012, these monuments are an essential part of the commemoration and transmittal of the story of D-Day. Every June, in the company of veterans, local officials and numerous other individuals gather to honor the values and lives commemorated by these memorials.


UN MUSEE A LA HAUTEUR , DE L HISTOIRE A MUSEUM TO REFLECT , HISTORY S MAGNITUDE

Construit sur le point d’appui allemand WN5 devant lequel les troupes américaines ont débarqué, le musée a connu plusieurs agrandissements. De la vie quotidienne dans le Cotentin occupé jusqu’à la prise de Cherbourg en passant par le débarquement et le port de Utah Beach, les dix espaces d’exposition présentent une collection riche en objets, en véhicules, en matériels et en témoignages écrits, sonores et vidéos. Built atop German strongpoint WN5 at the very spot where American troops landed on the morning of June 6, the Museum has undergone several expansions over the years. From the day-to-day life in occupied Cotentin and the seizure of Cherbourg to the landings on D-Day and the artificial port at Utah Beach, the ten exhibition areas present a rich collection of objects, vehicles, and materials as well as written, oral, and video histories.

En s’appuyant sur le contexte historique et géographique de la Seconde Guerre mondiale, le Musée du Débarquement de Utah Beach présente un parcours chronologique complet des événements qui vont conduire à la libération de la France. Au-delà des dimensions stratégiques et technologiques, l’exposition raconte l’épopée de héros ordinaires, celle de ces soldats qui ont débarqué ici-même pour changer le cours de l’Histoire. Immergé dans l’histoire de ces hommes, le visiteur prend la mesure de leur courage et de leurs prouesses.

Combing historical overview with the geographical context of World War II, the Utah Beach D-Day Museum presents a detailed timeline of the events that will lead to the liberation of France. Beyond focusing on just the strategic and technological dimensions of the war, the exhibits tell the story of ordinary heroes, of soldiers who landed here to change the course of history. Immersed in the story of these men, visitors can appreciate their unparalleled courage and achievements.


En 1942, l’expansion des armées allemandes touche à sa fin. A l’Ouest, elle se cantonne aux rivages de la Manche. À l’Est, l’Armée rouge redresse la tête.

LES DEFENSES ALLEMANDES GERMAN DEFENSES

Au cœur de la position défensive allemande, ce bunker abrita la première version du Musée du Débarquement de Utah Beach, en 1962, devenant ainsi la partie historique et symbolique du bâtiment au fur et à mesure de ses agrandissements. Aujourd’hui, il accueille l’espace d’exposition consacré aux défenses allemandes. On y découvre le quotidien des soldats et la sophistication de leurs armes défensives, à l’image du Goliath, char miniature filoguidé bourré d’explosifs.

Located at the heart of the German defenses, this bunker housed the first Utah Beach D-Day Museum, in 1962, and has remained over the years the symbolic and historical core of the Museum throughout its numerous renovations. Today, the bunker houses the exhibition space devoted to the German defenses. We discover the daily activities of soldiers and the sophistication of their defensive weapons, like the Goliath, a miniature, wire-guided tank, packed with explosives.

Les Etats-Unis sont entrés en guerre et le temps presse. Hitler jette une grande partie de ses forces sur le front Est. A l’Ouest, sous la supervision du maréchal Erwin Rommel, l’édification du Mur de l’Atlantique prend une envergure impressionnante. Utilisant une main d’œuvre locale et mobilisant des moyens considérables, les Allemands construisent près de 8 000 bunkers sur les 4 400 kilomètres de littoral qui vont de Biarritz au Danemark.

n 1942, the German Army’s expansion comes to an end, stalling at the edge of the English Channel, across from a defiant Great Britain. To the east, the resurgent Red Army resists. With America in the fight and Germany’s attention divided, time is of the essence. Hitler has sent most of his army to the Eastern Front. In the west, the Atlantic Wall is taking on colossal proportions under the supervision of Field Marshall Erwin Rommel. Mobilizing the local workforce and massive resources, the Germans eventually construct nearly 8,000 bunkers on the 2,700 miles of coastline running from Biarritz to Denmark.


LE COTENTIN SOUS , L OCCUPATION THE COTENTIN UNDER OCCUPATION Le 18 juin 1940, le village de Sainte-Marie-duMont est occupé. Il va le rester près de quatre ans, marqués par des privations, des intimidations et par les réquisitions des hommes, du matériel et des vivres destinées aux chantiers du Mur de l’Atlantique et autres corvées.

On June 18, 1940, Germans entered the village of Sainte-Marie-du-Mont, marking the beginning of four years of deprivation, intimidation, executions, and the requisition of men, equipment and food supplies to be sent to aid with the construction of the Atlantic wall.

Dès le début de l’année 1944, de plus en plus d’habitants doivent évacuer leurs maisons pour laisser place aux troupes d’occupation. Alors que la guerre fait rage à l’Est, celles-ci sont désormais composées de jeunes soldats de 15 ans et de pères de famille de plus de 40 ans chargés de renforcer toujours plus les défenses allemandes. Dans le même temps, les Normands continuent à s’organiser clandestinement et fournissent aux Alliés des informations capitales.

In early 1944, more and more residents are ordered to evacuate their homes to house the occupying German troops. With the war raging on the Eastern Front, these troops are more often than not comprised of 15-year-olds and middleaged men, charged with strengthening the German defenses. Meanwhile, the Normans covertly organize themselves to resist and contribute critical intelligence to the Allies.

Rationnement, restrictions, perquisitions, tracasseries en tout genre… Le quotidien des civils est relaté dans des lettres et des témoignages qui attestent des conditions de vie éprouvantes et des risques pris par les résistants pour aider à la préparation du débarquement allié. Symbole de la clandestinité à laquelle devait s’astreindre les résistants, un authentique poste de radio artisanal résume à lui seul ces années de plomb. Rationing, restrictions, searches and harassment of all kinds ... The day-to-day struggles of civilians is recounted in letters and testimonials that detail the harsh living conditions and the risks taken by the resistance to assist in the preparation of the Allied landings. A clandestine home-made radio set represents the precautions and risks residents were forced to take during those dark years.


Pour préparer le débarquement sur Utah Beach, le général Collins a utilisé une carte imposante qu’il a conservée puis donnée au musée. Pièce maîtresse de l’espace d’exposition consacré à la stratégie alliée, elle aide le visiteur à comprendre que la seule solution pour libérer Cherbourg était de débarquer sur la plage de Sainte-Marie-du-Mont. General Collins and his staff developed their battle plans for the landing on Utah Beach and the taking of Cherbourg on an imposing campaign map of the entire Cotentin peninsula, which Collins later donated to the museum. The centerpiece of the Allied strategy exhibition space, it helps visitor understand that landing on the beaches of Sainte-Marie-du-Mont was the strategic choice to launch the liberation of Cherbourg.

LA STRATEGIE ALLIEE THE ALLIED STRATEGY Pour mener à bien le débarquement, trois plages sont d’abord retenues : Omaha Beach, Gold Beach et Juno Beach. Mais elles s’avèrent trop éloignées des structures portuaires importantes et le général Eisenhower va imposer deux plages supplémentaires : Sword Beach, pour faciliter l’accès à Caen, et Utah Beach, dans le Cotentin, pour rallier Cherbourg au plus vite.

In the initial plans for the invasion of Normandy, Allied generals select three beaches: Omaha Beach, Gold Beach, and Juno Beach. But these beaches are located far from any major port, and General Eisenhower insists on adding two more: Sword Beach, for easy access to Caen, and Utah Beach, in the Cotentin, to seize control of Cherbourg as quickly as possible.

Audacieux, ce choix nécessite la mobilisation d’un nombre considérable de navires et de forces aéroportées pour surmonter les difficultés géographiques de la presqu’île du Cotentin. Mais la victoire est à ce prix : confiée au général Collins, la prise du port en eaux profondes de Cherbourg est cruciale pour assurer le ravitaillement des troupes.

This bold choice requires a considerable number of ships and airborne assault troops to overcome the geographical difficulties of the Cotentin peninsula. Under the leadership of General Collins, taking control of the deep-water port at Cherbourg becomes a crucial objective to ensure the replenishment of supplies for Allied operations.


LES FORCES NAVALES THE NAVAL FORCES À l’approche du jour J, les arsenaux redoublent d’efforts. Sous le nom de code « Neptune », la plus grande armada navale de l’Histoire s’apprête à prendre la mer.

As D-Day approaches, shipyards work at a feverish pace. Under the codename “Operation Neptune,” the largest naval armada in history prepares to launch.

Dans la nuit du 5 juin 1944, la Force « U » commandée par le contre-amiral Don P. Moon met le cap sur Utah Beach. Elle rassemble 865 bâtiments de toute sorte. Les amiraux ont tout prévu : la répartition des hommes et du matériel, les routes de navigation, leur déminage, la précision du rassemblement des douze convois qui appareillent avant de se lancer sur Utah Beach dans un agencement maîtrisé.

During the night of June 5, 1944, Force “U” under the command of Rear Admiral Don P. Moon heads for Utah Beach. The force brings together 865 ships of all types. The admirals have planned the operation in all its detail: the distribution of men and supplies, the navigation routes, the demining of the Channel, and the time-sensitive assembly of the twelve convoys from different ports before setting off towards Utah Beach.

L’exemplaire du Landing Vehicle Tracked 2 « Water Buffalo » (LVT 2) exposé au musée de Utah Beach est l’une de ses pièces essentielles. Véhicule amphibie exceptionnel, il fit si bien la preuve de son efficacité que sa version moderne est encore utilisée au sein du corps des Marines américains. Par ailleurs, pour comprendre heure par heure le déroulé du débarquement, la totalité du journal de bord d’un Landing Craft Tank (LCT) engagé le 6 juin 1944 sur Utah Beach est consultable. La grande Histoire exposée à hauteur d’hommes. The Landing Vehicle Tracked 2 “Water Buffalo” (LVT 2) exhibited at the Utah Beach D-Day Museum is a cornerstone of the exhibit on the naval forces. This innovative craft proved to be such an effective fighting vehicle that its modern version is still used today by the US Marine Corps. In addition, to better understand the course of events that unfolded on D-Day, the entire log of a Landing Craft Tank (LCT) that set shore June 6, 1944, on Utah Beach can be consulted on a nearby touch screen display which provides a detailed record of a pivotal moment in history.


LES FORCES AERIENNES THE AIR FORCES

À Utah Beach, les Alliés sont confrontés à une difficulté particulière : les marais situés juste derrière la plage. Obstacle de taille pour les fantassins, ils peuvent également être fatals aux parachutistes. Le largage de deux divisions aéroportées doit donc répondre à des plans extrêmement complexes.

Utah Beach presents the Allies with a unique challenge: a broad swath of flooded marshlands behind the dunes. They can become a deadly trap for the paratroopers and soldiers arriving by sea, so the airborne divisions must find an innovative solution to deal with these flooded areas.

Par ailleurs, le pilonnage aérien des défenses côtières, effectué juste avant le débarquement en suivant le trait de côte, nécessite une grande précision pour éviter de bombarder les troupes américaines désormais prêtes à débarquer. Une mission à hauts risques effectuée par des hommes d’exception comme le major David Dewhurst.

The aerial bombing of the coastal defenses must be carried out with extreme precision to avoid hitting American troops arriving by sea. This high-risk mission was carried out by exceptional men like Major David Dewhurst.

Le bombardier B-26 Marauder exposé dans un hangar construit sur mesure est sans nul doute la pièce la plus spectaculaire du musée de Utah Beach. Il arbore les couleurs de l’avion piloté par le major David H. Dewhurst au matin du 6 juin 1944. A la tête de son escadrille, cet officier bombarda le bunker allemand WN5 cinq minutes avant l’heure H, facilitant ainsi le débarquement des fantassins. The B-26 Marauder bomber, displayed in a custom-built hangar, is without a doubt the most spectacular artifact on display of the Utah Beach D-Day Museum. It bears the colors of the plane once piloted by Major David H. Dewhurst on the morning of June 6, 1944. As squadron commander, the decorated pilot bombarded the German defenses at WN5 just five minutes before H hour, significantly reducing the German’s ability to defend against the GIs who were about to come ashore.


LES FORCES TERRESTRES THE LAND FORCES Pour la seule zone de Utah Beach, l’objectif de l’opération Overlord est à la fois simple et ambitieux : au soir du 6 juin 1944, 30 000 parachutistes et fantassins doivent avoir posé le pied dans le secteur. Ces soldats sont bien entraînés mais beaucoup n’ont pas de réelle expérience de combat. Dès leur arrivée, ils vont pourtant devoir s’engager immédiatement dans une lutte au sol soutenue et mettre en place tous les aspects d’une force terrestre moderne : l’infanterie, les blindés, l’artillerie, le génie, la défense aérienne, sans oublier la préparation du terrain pour l’arrivée des renforts.

The objective of Operation Overlord on Utah Beach is both simple and ambitious: land roughly 30,000 paratroopers and GIs onto the Utah Beach sector by nightfall on June 6, 1944. These soldiers will have been extensively trained but are mostly lacking in combat experience. Nevertheless, upon landing, they are expected to immediately conduct sustained ground combat and utilize every resource available to a modern land force: infantry, armor, artillery, engineering, and air defense, while simultaneously preparing for the imminent arrival of reinforcements.

L’engin le plus emblématique du débarquement des fantassins est la barge d’assaut Landing Craft Vehicle and Personnel (LCVP) : le fameux « Higggins Boat ». Face à cet exemplaire authentique dont la rampe est abaissée pour mieux se rendre compte de sa configuration, le visiteur peut imaginer l’angoisse éprouvée par les fantassins de la première vague d’assaut au moment du débarquement sur la plage, sous le feu roulant des défenses allemandes.

The most emblematic craft of Operation Overlord is the Landing Craft Vehicle and Personnel (LCVP) assault barge: the famous “Higgins Boat.” Standing in front of one of the very last existing copies of this craft, its ramp lowered, visitors can begin to imagine the intense anxiety felt by GIs of the first assault wave, finding themselves faced with the heavy gunfire of German defenses.


Dans la grande salle panoramique qui offre une vue spectaculaire sur Utah Beach, la chronologie des événements du jour J rend compte de la stratégie militaire et de la synchronisation parfaite des différentes forces armées. Des témoignages saisissants et une mise en scène très réaliste plongent le visiteur au cœur de l’Histoire. In the panoramic overlook room, the visitor discovers spectacular views of Utah Beach. In this gallery, the chronology of the D-Day events recounts the carefully planned military strategy and perfect synchronization of the various armed forces. Moving oral histories and the dramatic staging of artifacts and craft immerse visitors into the heart of the battle.

JOUR J A UTAH BEACH D DAY AT UTAH BEACH Le 4 juin, Eisenhower confirme la date de l’attaque. Le lendemain, dans la soirée, près de 5 000 navires quittent la Grande-Bretagne – dont une partie se dirige vers le Cotentin – tandis que les premiers bombardements aériens s’abattent sur les défenses allemandes. À 6h30, cinq minutes après les derniers bombardements, les 600 hommes de la première vague d’assaut s’élancent sur Utah Beach. Commandés par le général de brigade Theodore Roosevelt Jr, ils doivent parcourir plusieurs mètres dans l’eau glaciale puis 500 mètres de plage sous le feu de l’artillerie allemande, heureusement fragilisée par les bombardements.

On June 4, Eisenhower issues the order: “OK, let’s go!” The next evening, nearly 5,000 boats leave Great Britain. One group heads towards the Cotentin as the aerial bombardment of the German defenses begins. At 6:30 a.m., five minutes after the last air attacks, the 600 men of the first landing wave storm Utah Beach. Under the direction of Brigadier General Theodore Roosevelt Jr., the soldiers must wade through frigid water and run another 550 yards under fire from the German artillery, whose effectiveness had been significantly reduced by the aerial bombing.


LA JONCTION THE LINK UP Dans le Cotentin, l’armée américaine déploie des forces terrestres mêlant des fantassins et des parachutistes. Les premiers, débarqués sur Utah Beach, doivent rapidement rallier les seconds, largués pendant la nuit à l’intérieur des terres, au-delà des marais inondés. Une première jonction a lieu vers midi, sur la route n°1, près de Pouppeville. Parmi les parachutistes, le lieutenant Richard Dick Winters a tout particulièrement participé au succès du débarquement sur la plage : avec 12 hommes de la Easy Company, il s’est illustré lors de la bataille de Brécourt en anéantissant une batterie de quatre canons qui tiraient sur Utah Beach. Grâce à leur action, la vie de centaines de soldats a pu être épargnée.

In the Cotentin, the US Army is tasked to build an effective assault force by linking the GIs that had stormed ashore with paratroopers who had dropped in beyond the flooded marshes during the night. The first connection takes place on Causeway 1, near Pouppeville. One of the paratroopers of the 101st Airborne, Lieutenant Dick Winters, will distinguish himself through his actions to secure the beach. At Brécourt Manor, he leads 12 men of Easy Company in an attack on a German stronghold and destroys a battery of four 105mm guns firing on Utah Beach. Their brave actions saved many lives.

Après la guerre, le lieutenant Dick Winters a livré un témoignage fascinant sur la bataille de Brécourt. Diffusé dans la salle panoramique qui domine la plage et laisse libre cours à l’imagination du visiteur, il permet de comprendre combien ce haut fait d’armes, à cinq kilomètres à l’intérieur des terres, a participé au succès du débarquement des fantassins sur Utah Beach, et combien l’action des parachutistes a été primordiale dans la stratégie alliée. After the war, Lieutenant Dick Winters retold his account of the Battle of Brécourt; his oral history can be viewed in the panoramic room that overlooks the beach. The story of Easy Company allows visitors to understand how the bravery of the paratroopers, over three miles inland, contributed to the successful infantry landings on Utah Beach, and how the actions of airborne divisions was paramount in Allied strategy.


DE UTAH BEACH A CHERBOURG FROM UTAH BEACH TO CHERBOURG Dès leur arrivée, les Américains constatent qu’ils ont sous-estimé la topographie du Cotentin. La densité du bocage les surprend : maillage serré des haies, multitude de champs plus ou moins grands, routes et chemins creux, étroits et tortueux… Idéal pour les défenseurs, le terrain est oppressant pour les attaquants. La « guerre des haies » s’avère longue, difficile et meurtrière. Prévue pour durer deux semaines, la remontée vers le nord et la prise de Cherbourg nécessitent plus de trois semaines de combats difficiles.

Almost as soon as they land, American soldiers realize they have underestimated the Cotentin’s unique topography. The density of the hedgerows is a surprise: yard by yard, they must overcome thickly-planted hedgerows, innumerable small fields, sunken roads and paths that prove remarkably narrow and winding. The terrain proves especially challenging for the Allied assault force, and is ideal for German defenses. The Battle of the Hedgerows is long, difficult, and deadly. Initially planned to last two weeks, the push to the north and the storming of Cherbourg requires more than three weeks of intense combat.

Pour raconter la « guerre des haies », autrement appelée la « bataille du bocage », le musée souligne l’envergure des moyens logistiques mis en place pour soutenir les soldats, à l’image de la médecine d’urgence pensée pour évacuer les blessés, les opérer au plus vite et les envoyer en convalescence à l’arrière du front. To underscore the extent of the challenges faced during the “Battle of the Hedgerows”, the Museum recounts the story of the emergency medical personnel. Mobile field hospitals followed near the front lines, providing emergency care before evacuating the wounded for treatment behind the front line.


La réalisation du Gooseberry G1 dans un temps record est une prouesse technique à mettre sur le compte de la 1re brigade spéciale du génie, renforcée par des unités de la marine américaine. Parmi les objets les plus forts conservés par le Musée du Débarquement de Utah Beach, le premier drapeau américain à avoir flotté sur la plage lors du jour J. Cet étendard clôt l’exposition et représente symboliquement en lui-même l’esprit Utah Beach.

The construction of Gooseberry G1 in record time is a technological feat spearheaded by the 1st Engineer Special Brigade, assisted by units of the US Navy. Among the most powerful artifacts on display by the Utah Beach D-Day Museum is the first American flag to be flown over the beach on D-Day; this flag, which marks the end of the exhibition, represents in many ways the spirit of Utah Beach.

LE PORT DE UTAH BEACH THE PORT OF UTAH BEACH Dès le lendemain du débarquement, les Alliés installent des structures portuaires. A Utah Beach, la logistique est confiée au colonel Caffey à la tête de la 1ère brigade spéciale du génie.

In the days immediately following D-Day, the Allies set up a rudimentary port at Utah Beach. This logistical challenge is entrusted to Colonel Caffey, commanding officer of the 1st Engineer Special Brigade.

A lui seul, le port artificiel de Utah Beach – le Gooseberry G1 – va voir passer la moitié des effectifs et du matériel américains : 836 000 hommes, 220 000 véhicules et 725 000 tonnes d’approvisionnement. En sens inverse, quelque 40 000 blessés et 60 000 prisonniers de guerre seront évacués par Utah Beach.

The artificial port, known as Gooseberry G1, will see half of the American soldiers and supplies destined for France pass through: a total of 836,000 men and 725,000 tons of equipment. In the other direction, some 40,000 wounded and 60,000 prisoners of war will be evacuated from Utah Beach.


LA PORTE DE LA LIBERTE THE DOOR TO FREEDOM

La plage de la Madeleine, entrée dans l’Histoire sous son nom de code, « Utah Beach », est située sur la commune de Sainte-Mariedu-Mont. Du haut des dunes qui bornent le front de mer se dévoile un paysage maritime, paisible et harmonieux. On peine à croire, aujourd’hui, que ce rivage de sable fin, largement découvert à marée basse, baigné de lumière et d’embruns, fut le théâtre d’une bataille cruciale pour l’avenir des Européens. Depuis plus de 70 ans, le village de SainteMarie-du-Mont s’est impliqué dans un vaste travail de reconnaissance pour honorer l’engagement des GI’s et ne rien oublier du déroulement des événements. Qu’ils soient anonymes, élus, passionnés par la Seconde Guerre mondiale ou héritiers d’une histoire familiale à jamais liée aux événements de l’été 1944, de nombreux habitants ont contribué et contribuent toujours à perpétuer ce devoir de mémoire, cette nécessité du souvenir. Préserver de l’oubli le sacrifice des soldats et transmettre aux générations futures la mémoire de cette grande page de l’Histoire : telles sont les missions portées par Sainte-Mariedu-Mont, petite bourgade normande désignée par l’Histoire pour ouvrir la porte aux premiers libérateurs de la France et de l’Europe, le 6 juin 1944.

Located in the municipality of Sainte-Marie-duMont, the beach of La Madeleine made history under its codename, “Utah Beach.” From atop the dunes bordering the waterfront stretches a peaceful and harmonious landscape. It is hard to believe that only a few decades ago this sandy shore and shimmering ocean, bathed in light, set the stage for the battle that would change Europe’s fate. For more than 70 years, the village of SainteMarie-du-Mont has been involved in an intensive effort to honor the commitment and sacrifice made by the Allied forces, and to ensure that their efforts are never forgotten. Many locals, whether ordinary townspeople, elected representatives, WWII enthusiasts, or heirs of a family history forever linked to the events of the summer of 1944, have contributed and continue to perpetuate this duty of remembrance. On June 6, 1944, history would decide that this small Normandy town would become the doorway to freedom for France and Europe. Since then, the village of Sainte-Marie-du-Mont has worked tirelessly to honor the soldiers’ sacrifice and to ensure that future generations never forget the values for which they fought.


Présidée par Davis Dewhurst, fils du major David H. Dewhurst, et Charles de Vallavieille, fils de Michel de Vallavieille, l’association soutient le développement du musée et son rayonnement en France comme à l’international, notamment au travers des innovations muséographiques et des achats d’œuvres pour renforcer les collections. Elle met également au point des programmes pédagogiques à destination des publics jeunes pour leur faciliter l’accès au musée et leur transmettre l’histoire du débarquement et la conservation de son souvenir.

Led by David Dewhurst, son of Major David H. Dewhurst, and Charles de Vallavieille, son of Michel de Vallavieille, the Association supports the development of the Museum and helps carry out its mission in France and overseas, primarily through the construction of new, innovative exhibits and artifact acquisitions to enrich the Museum’s collections. The Association also supports educational programs to facilitate access to the Museum’s for younger generations, transmitting the story of D-Day, and ensuring the preservation of its memory.

Pour rassembler les moyens nécessaires à la poursuite de ses programmes ambitieux, l’Association Utah Beach s’appuie sur le soutien des particuliers et le développement du mécénat d’entreprises. Grâce à la générosité de ses partenaires, l’association peut se permettre de préserver de l’oubli le courage des hommes qui se sont battus pour libérer l’Europe et le sacrifice de ceux qui sont morts lors du conflit.

In order to pursue these ambitious programs, the Utah Beach Association relies on the generosity of individuals and corporate sponsors who enable the Association to fulfill its mission: preserving the memory of the bravery and sacrifice of those who fought on D-Day to help liberate Europe.

http://www.utah-beach.com/association association@utah-beach.com

RD

The Utah Beach Association was founded in 2014 to promote the values conveyed by the Spirit of Utah Beach: success, innovation, commitment.

SWO

Crée en 2014, l’Association Utah Beach a pour but de promouvoir les valeurs véhiculées par l’Esprit Utah Beach : le succès, l’innovation et l’engagement.

CHERBOURG

UTA H BE ACH OMA HA GOL D JU N O

ASSOCIATION UTAH BEACH

BAYEUX CAEN

HORAIRES OCTOBRE À MAI 10H À 18H

JUIN À SEPTEMBRE 9H30 À 19H

Fermeture des caisses 1h avant. Fermé du 1er au 25 décembre.

OPENING HOURS OCTOBER TO MAY 10AM to 6PM

JUNE TO SEPTEMBER 9:30AM to 7PM

Last entrances 1 hour before closing time. Closed December 1st to 25th.


50480 SAINTE MARIE DU MONT T +33 (0)2.33.71.53.35 | F +33 (0)2.33.71.92.36 musee@utah-beach.com

Profile for Overflow Communications, LLC

Musée du Débarquement Utah Beach VIP Brochure  

A full-color brochure created for visitors to the Utah Beach Museum in Normandy, France.

Musée du Débarquement Utah Beach VIP Brochure  

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