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SOMMAIRE

Edito

Actualité page 3 English Box page 6 A Cup of tea with page 8 Zoom sur page 9 Reportage page 10 Sport page 12 High tech page 15 Culture page 16 Cinéma Littérature Musique Scène Idée

Fashion page 20 Cuisine page 21 Your box page 22 Divertissement page 23

Barguignage chez les rosbifs

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l’heure où la reine d’Angleterre mesure l’ampleur du désastre boursier, une instabilité politique vient troubler le pays. Le 6 mai 2010 ont eu lieu les élections législatives au Royaume Uni. Les résultats du scrutin, pour le moins étonnants, ont alors provoqué une série de scènes politiques. Le premier acte de la pièce bouleverse le traditionnel bipartisme de la vie partisane britannique : Les Tories ne parviennent par à remporter une majorité absolue. Les travaillistes les secondent avec 29 % des voix. Le Parti libéral Démocrate, mené par Nick Clegg, est le troisième acteur de l’intrigue. Sous les projecteurs trois hommes devront débattre. Jeudi soir, le rideau se referme donc par un « hung Parliament ».

Acte II : les partis négocient afin de résoudre l’impasse politique dans laquelle le pays se trouve: on a en effet, besoin d’une majorité forte pour assurer le vote des réformes. Une crise institutionnelle ne peut aggraver la crise économique actuelle. Pourtant les pourparlers patinent et les spectateurs peinent à comprendre les propositions des trois dirigeants des principales formations. Que devient alors l’accord « large, ouvert et global » de David Cameron ? L’entracte tractationnaire durera quatre jours. A l’image de la Belgique, le Royaume sera-t-il privé de gouvernement pendant longtemps ? Le nœud politique s’est démêlé mardi 11 à la suite d’un coup de théâtre : Gordon Brown annonce sa démission et celle du parti travailliste avant octobre pro-

chain. Il ne se sera pas entendu avec les libs-dems pour former une coalition. Dans la foulée, le conservateur David Cameron court au palais de Buckingham demander à sa majesté de former un gouvernement. Mais l’accumulation de ces péripéties politiques ne nuira-t-elle pas à la légitimité du gouvernement ? Face à une telle cuisine des partis, les citoyens britanniques accorderont-ils encore leur confiance ? La Rédaction

Camille GUEUCIER , Anouar HACHEMANE, Ellyn O’BYRNE-BAUDOT, Aimé ABIZERA, Nathalie ABOUAB, Priscille AUBIN, Thomas BOSMENT,Agathe CARON, Benoît CONVERT, Guillaume COULET, Dominique DACHER, Steeve Drai, Clément DURAND, Alexandre DURIEUX, Coralie Ferreira, Alexis FURTAK, Laura GALLET, Marion GEA, NilsGERARDIN,FloreGRANET,AnneSophieGREFF, RaphaëlleGRODNER, JulieGUFFROY,PaulineGUISET,JoulaneHADDIOUI,DelphineHEINRICH,CamilleHENRY,Sonia IMAD,LucileKOCH, LauraMARTINEZ,FabienPICCIRILLO,CharlottePLICQUE-ETCHECOPAR,PaulmarieROMBAUT,ChloëROMENGAS,AbdoullahSARDI,SophieSARIAN. Contact : journalrms@gmail.fr


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De quoi faut-il sauver la Grèce ?

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es indicateurs de l’économie grecque pour l’année 2009 ne sont pas bons. Le PIB a diminué de 2.6%, le chômage officiel se monte à 10.6% (estimé réellement à 18%) et à 25% chez les jeunes diplômés, les condamnant à des salaires dérisoires (d’où les émeutes de la « génération 700 €). Mais surtout, le Premier Ministre Georges Papandréou, du mouvement socialiste panhellénique (Pasok), a dû annoncer à Bruxelles un déficit public de 12.6% du PIB 2009, soit deux fois plus que ce que déclarait son prédécesseur conservateur. La dette publique se monte à 298 milliards d’euros ou 112.6% du PIB. La notation du pays par les agences internationales se dégrade, renchérissant le coût de chaque nouvelle obligation émise. Ce déficit s’explique du côté des recettes par une fraude fiscale généralisée (estimée à 20 milliards d’euros annuels) et du côté des dépenses par un service public écrasant. Pour tenir sa promesse de ramener le déficit en dessous des 3% du PIB d’ici 2012, le Pasok va devoir corriger les excès de la Nea Dimokratia (ND) conservatrice en place jusqu’en octobre 2009, renonçant ainsi à ses engagements électoraux. Il ne prévoit de remplacer qu’un départ en retraite sur cinq dans la fonction publique. Chaque ministre va également devoir réduire de 10 % ses dépenses et l’État va se séparer de certains biens immobiliers. La dé-

fense est significativement responsable du déficit : elle engloutit 4% du PIB, essentiellement dans une guerre froide avec la Turquie au sujet de Chypre. Mais en même temps que la Commission invite l’armée grecque à la modération, les industriels français, anglais et allemands se battent pour lui vendre leurs chars, leurs avions et leurs frégates. L’État tend, par sa place prépondérante, à écraser la vie économique. Les entrepreneurs se battent plus pour obtenir les grâces des décideurs publics que pour améliorer la compétitivité de leurs produits, lesquels ont grandement souffert de l’ouverture aux marchés internationaux. La forte croissance (4 à 5%) enregistrée ces dernières années était essentiellement due à l’entrée massive de capitaux et à la facilité du crédit offerte par les taux de la BCE. Cette illusion est désormais terminée, et l’économie réelle du pays constate son retard. La lutte contre la fraude fiscale déterminera le succès de cette politique. Elle prend une telle ampleur que d’après les statistiques du fisc grec, les plus riches sont les employés, les ouvriers et les retraités. Les médecins des beaux quartiers d’Athènes déclarent pour leur part un revenu proche du salaire minimum. Les caisses d’assurance sociale souffrent elles aussi de la fraude. Il est prévu d’accroitre la lutte contre le travail au noir et de passer l’âge de départ en retraite de 61.5 à 65 ans. Toutefois, le durcissement des contrôles risque de mettre à mal les petites entreprises. En ces temps difficiles, le travail gris ou au

noir permet de contenir la grogne sociale. Et il est peu attirant de déclarer l’ensemble de ses revenus lorsque l’imposition sur les hauts salaires augmente. L’Union Européenne a rapidement pris conscience du risque qu’il y avait à voir un pays membre de la zone euro tomber en cessation de paiement. C’est pourquoi les États et la B.C.E. se sont engagés à acheter les titres de la dette grecque. Cela ne contribue toutefois qu’à atermoyer une fois de plus le problème. Quand les pays européens disent qu’ils vont aider la Grèce, il faut entendre qu’ils vont s’endetter à faible taux (1.5% pour la France selon Éric Woerth) pour prêter aux Grecs ces liquidités au prix fort (5%). La manœuvre a toutefois le mérite de rassurer les banques. En contrepartie, le gouvernement grec s’engage suivre une « thérapie de choc » dont le FMI a le secret mais qui n’a jamais sauvé qui que ce soit. Des économistes de renom, Joseph Stiglitz en tête, estiment que la rigueur ne fera qu’aggraver la situation. Ce dont a besoin la Grèce, c’est d’une véritable industrialisation et d’une éthique fiscale digne des Allemands. Mais dans le contexte douanier actuel et pour des raisons plus culturelles, il y a peu de chances que le Pasok y parvienne. Aurélien MAINZWILLER


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Avec la crise, la planète gagne en sobriété

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n aurait pu penser qu’avec la crise économique, les consommateurs auraient cherché à oublier leurs problèmes en se consolant avec l’alcool. Bien au contraire, la consommation mondiale de vin a fortement reculé depuis le retournement de la conjoncture économique à la mi-2008. Baisse de la consommation mondiale de vin Après avoir connu une hausse quasi-continue entre 2000 et 2007 pour s’élever à 247 millions d’hectolitres, la consommation mondiale de vin enregistre un recul de 4,5% depuis 2008 a indiqué l’Organisation internationale de la vigne et du vin (OIV). Cette baisse représente un milliard de litres. Les facteurs de ce recul sont à chercher du côté du consommateur, des intermédiaires mais aussi de la loi et de la communication sur les dangers et les abus d’alcool. Tout d’abord, la crise a incité les consommateurs à réduire leurs budgets, notamment sur les dépenses secondaires comme le vin. En outre, les consommateurs français et étrangers se sont détournés des vins les plus chers vers des crus plus abordables. Les vins haut de gamme, à l’instar du Champagne et les Appellations d’Origine Contrôlée (AOC), sont particulièrement frappés par cette évolution de la demande. La position de la France sur le marché du vin Pays de tradition vinicole, la France est redevenue en 2009 le premier producteur mondial de vin. Pourtant, la France n’est que le troisième exportateur mondial de vin en volume avec 15% de parts de marchés derrière l’Italie (22%) et l’Espagne (17%). Au premier trimestre 2010, les exportations françaises ont chuté de 29% en valeur et de 15% en volume selon les chiffres de FranceAgriMer. Les stratégies face à la baisse de la consommation Afin de maintenir leurs marges et de faire face à la baisse de la demande conjoncturelle et structurelle de la consommation de vin en Europe, les viticulteurs peuvent opter pour une baisse de l’offre. Une autre stratégie possible est l’intensification des exportations vers de nouveaux marchés, en particulier la Chine. Le marché chinois a de quoi faire saliver les exportateurs. Les élites chinoises, très portées sur le mode de vie occidental, sont amatrices de grands crus européens, en particulier des vins rouges. A cela s’ajoute le gigantesque potentiel de croissance du marché chinois puisque la consommation moyenne est d’un demi-litre de vin par personne et par an quand elle est de 51 litres en France ! Ce potentiel est renforcé par le fait que la Chine, sous l’impulsion des classes moyennes, est devenue le premier consommateur mondial de bière en une génération. Mais il serait déraisonnable d’envisager une croissance similaire du marché du vin qui profiterait aux viticulteurs européens car la Chine, cinquième vignoble du monde, a les moyens de son autosuffisance dans un pays où les consommateurs sont très portés sur les produits locaux. Hadrien CAMATTE

Developpement Durable : Les fermes marines, une alternative au pillage des mers ?

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a surpêche qui a accompagné notre consommation croissante de poisson en est en grande partie responsable. Le véritable raclage des fonds marins a presque éradiqué certaines espèces comme le thon rouge qui, selon un rapport de WWF disparaîtra d’ici 2012. Dans leurs immenses filets, les pêcheurs attrapent en effet des animaux qui ne seront pas consommé tels que des dauphins ou des phoques. Ces derniers sont alors rejetés à l’eau, morts. L’ensemble de l’écosystème se trouve ainsi perturbé par ce pillage. Devant un constat écologique qui fait grincer les dents et des facteurs humains à prendre en considération, un nouveau modèle doit retenir notre attention: les fermes marines où sont élevés des milliers de poissons dans un milieu naturel clos. Cette technique permet de réguler l’équilibre de la faune et de la flore marine tout en satisfaisant les besoins humains. Pourtant des aspects de cette activité sont à améliorer, comme le problème des farines animales. Pour nourrir 1000 poissons il faut en effet auparavant en effet en abattre 3000. On observe d’autre part que les poissons engendrent une quantité importante de déchets dans l’environnement, lesquels sont en partie ingurgités par les poissons parasites, mais dont le reste doit être traité. Afin de faire de cette activité une pisciculture moderne et qui respecte l’environnement, des contraintes biologiques doivent donc être respectées. On devra mener à bien une sélection stricte des espèces, le choix spécifique de leurs conditions d’élevage et surveiller la provenance de leur alimentation. Ellyn O’BYRNE-BAUDOT


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When Europe becomes the center of the world…for better or for worse

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uring the last weeks, Europe mainly focused on the Greek Crisis and on the impact it could have on its shared currency, the euro, as well as on the web of debts that countries own each other. You may find on the site of the New York Times a very telling illustration of that phenomenon. However, very few has been said on other events and on the points of view of other countries regarding the management of the Greek debt. We have opted to focus on the latter. Many have said at the start of the crisis that Greece was a minor economy in the European Union, being only 3% of the total GPD of Europe. Yet obviously, the crisis has had a much greater impact than expected at first by analysts, just as was the case with Lehman Brothers. In Asia, while Asian nations like Japan, India, and Taiwan did not have large external borrowings, Sri Lanka, Pakistan and Mongolia did according to Standard&Poor’s credit analysts and these countries have been worried about the volatility of market interest rates although they are partly shielded by IMF loans. Moreover, on May 7th, Asian stocks have seen a sharp decrease in their values as the Greek debt crisis, combined with a fall in US shares triggered a massive sell-off with the Shanghai index down 2% and the Japan index down 3.1% hitting a two-month low. As a result, the Bank of Japan issued 22 billion dollars in short-term loans to commercial banks to boost liquidity and stabilize the market. More generally, in an article in The Online Star a Malaysian newspaper, Mr. Lin an

economist analyzes the effect of Europe on the Greek Crisis. Thus he noted that it actually made it more difficult for Greece to solve its debt problems because of its membership in Europe and the inertia which followed. Furthermore, he exhorted Asian countries which dreamed of a monetary union as it exists in Europe, to study carefully the Greek Crisis, in order not to face such an embarrassing situation. The views in the Middle-east and Southeast Asia were different. In Gulfnews, Babu Das Augustine, an Indian expatriate suggests that Greece should leave the eurozone noting that many in the Gulf see the rescue package for Greece, more as a way to save the foreign bondholders, being mostly French and German, rather than helping Greek citizens. Thus he points out that if Greece exits the EU, it will be able to make its tourism and exports competitive again, and release themselves from what he sees as an “excessively tight monetary policy designed for a rich-only club of nations”. For him, the euro is seen as a slow growth zone, whose benefits are meager compared to the fiscal sacrifices and the slow growth which it implies. In fact, Greece must be allowed to default, despite what happened with Lehman Brothers, and bondholders must bear the responsibility of their investment since by definition, investing in a bond, involves taking a risk. Although this may be a minority point of view, it points out the fact that seen from emerging coutries, the EU is not necessarily a political ideal despite the emergence of several grouping of countries such as

Asean and the African Union, among others. From the other side of the Atlantic, the Greek Crisis has also prompted much debate. On National Public Radio, David Kenstenbaum wonders “how do you rate a country?” and criticizes Standard&Poor’s method as restrictive. According to him, rating agencies send only two persons in the given country to analyze the economy and speak with the Finance ministry. They also speak to politicians and businessmen in order to diversify the point of views. Once this is done five analysts get in a room, crunch the numbers and vote for a defined rating. Obviously, this is not detrimental to the United States in the same way as it is for Europe. Nonetheless, many analysts have expressed their concerns of several American “Greeces” namely Illinois, California, New York, New Jersey and Michigan. Last but not least, regarding currencies, the Greek crisis has not only affected the Euro. Mexico’s currency, the Peso, plunged to an annual record low value as investors worried that Greece’s debt crisis may spread to other European countries which strongly diminished demand for higher-yielding, emerging market assets. From this speedy world tour amid the global effect of the Greek Crisis, one may draw a simple conclusion: we are all in the same boat. Paul-Marie ROMBAUT, Laura GALLET, Aimé Christian ABIZERA.


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Denis Cheissoux

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enis Cheissoux animait le 11 mai dernier une conférence sur le climat et la biodiversité organisée par la MAIF, à Reims. Ce journaliste de France Inter interviewe régulièrement des experts des questions environnementales dans son émission «CO2 mon amour» (le samedi), et rencontre depuis 20 ans des politiques d’horizons variés.

OFTB : Avez-vous toujours été intéressé par l’environnement ou est-ce un événement qui vous a sensibilisé ? Denis CHEISSOUX : J’ai eu la chance d’avoir été élevé par des grands parents en Bourgogne et dans le Tarne. J’ai su dès l’âge de 4-5ans à quoi servait la nature et quelle était la place d’un individu dedans. Et après, j’ai voyagé pas mal, j‘ai vu des paysages évoluer, et pas forcément en bien. J’ai vu des espèces disparaître en repassant quelques années plus tard. Pour répondre précisément à la question, non, moi ça n’a pas été ça, je n’ai pas eu un choc. J’ai toujours su que je n’étais pas supérieur à la nature, que je lui appartenais. C’est d’une humilité assez folle. Je n’ai pas eu de choc comme Tchernobyl ou Erika. Pour beaucoup de gens c’est ça. OFTB : D’après vous, quel est l’état de prise de conscience actuel ? Denis CHEISSOUX : Par rapport à il y a 10 ans, on a fait des progrès extraordinaires. Le problème maintenant, c’est que les gens sont avec des injonctions contradictoires. On leur dit qu’il faut protéger la planète car il faut se protéger soi-même. Et puis on leur dit également qu’il ne faut pas jouer du système économique. « Sans consommation il y a pas d’emploi, il y a pas d’école de commerce ». Mais on n’est pas encore dans l’action profonde. OFTB : Qu’est-ce qui va faire bouger les gens ? Denis CHEISSOUX : Ils bougent lorsqu’ils ont un intérêt économique, autrement dit, le porte-monnaie. En isolant leurs maisons, ils vont gagner

des sous car il y aura moins de chauffage, etc. Deuxième point, les problèmes de santé et d’environnement vont être de plus en plus primordiaux pour les citoyens. Troisième point, c’est ce que j’appelle moi les radars écologiques : ça va être de la norme, de la réglementation, des taxes diverses et variées. Enfin quatrième point pour les faire bouger, et là c’est positif, c’est l’exemplarité. «Je fais parce que tu fais, parce que nous faisons». C’est au niveau des collectivités que ça va bouger, au niveau des entreprises parce qu’il y aura une demande de leurs clients pour plus de RSE et puis d’un point de vue environnemental, ils comprennent très bien que les matières premières ne se renouvellent pas, et c’est dans leur intérêt de passer à l’action. On ne sera plus sur un retour sur investissement à 12-15% pour satisfaire un actionnaire, ce n’est pas raisonnable. Alors où est-ce qu’on en est ? Les gens sont bien informés mais pour le passage à l’action, ce n’est pas pour demain. OFTB : Si vous étiez député, que feriez-vous ? Denis CHEISSOUX : Je commencerais d’abord par rencontrer plus ma population. J’essaierais de convaincre les gens de mon parti que l’écologie et l’environnement ne sont pas un truc pour bobos, pour écolos, ce sont les fondations d’une société. Après on peut prendre des mesures et on va obligatoirement toucher à ce qui fait mal : le domaine de la pollution et du réchauffement climatique. Il faut essayer une société de sobriété sans que ce soit une société de récession. Ce qui va nous faire régresser,

c’est le monde financier, l’économie de casino. L’environnement va peut-être faire disparaître des emplois, mais il va aussi créer de nouveaux emplois. On est à la fin d’un système. On ne va pas être dans le plus, mais dans le mieux. OFTB : Vous donnez beaucoup de conférences, depuis 10 ans, est-ce que vous avez l’impression qu’il y a eu des évolutions majeures, au sein même de ceux qui s’y connaissent ? Denis CHEISSOUX : Oui, la science se construit sur le doute en permanence. Ça c’est pour l’aspect scientifique et puis la sociologie des gens évolue. Avant on ne protégeait que des endroits sensibles comme à travers les parcs nationaux et maintenant on s’intéresse au quotidien. Sans qu’il n’y ait de ruptures totales, la psychologie collective est en train d’évoluer. On est en train de comprendre qu’il faut passer d’une valeur d’appropriation à une valeur d’usage. Pourquoi avoir une perceuse alors qu’elle est immobilisée 95% du temps ? Pourquoi ne pas mettre en commun notre tondeuse à gazon ? Vouloir vivre 105 ans en fumant deux paquets de cigarettes par jour, pour prendre une métaphore, ce n’est pas possible. La science et la technique doivent être mises au service de l’intérêt général. L’intérêt des gens évolue de plus en plus, à présent on est pris au sérieux. Simplement nous sommes des êtres de plaisir et il faut savoir donner envie. Comment rendre l’écologie un peu joyeuse? Agathe CARON, Delphine HEINRICH


Pierre Le Normand Sup de Co Promotion 2008 Quel a été ton meilleur souvenir à RMS ? L’enthousiasme de la première année, les retrouvailles après les stages, la finale européenne de l’Investment Research Challenge à Istanbul et les verres entre amis Place d’Erlon sont quelques uns de mes meilleurs souvenirs.

en charge des banques françaises et du Bénélux. Le travail des analystes est d’étudier un pool de sociétés cotées en bourse, de donner un prix aux actions des sociétés suivies avec une recommandation (achat, vente ou neutre). C’est un travail exigeant (7h tous les matins!) mais vraiment très stimulant intellectuellement. En revenant à Reims après mon échange universitaire, j’ai été engagé comme assistant du département finance. En ce moment, je donne donc des cours aux étudiants de CFA tout en travaillant sur un projet de recherche avec Stéphane Dubreuille.

Qu’est ce que le CFA ? Le CFA (Chartered Financial Analyst®) est une accréditation américaine qui se prépare en trois niveaux et qui n’est valable qu’après 4 années d’expérience professionnelle. Elle est destinée à tous les acteurs de la sphère financière et plus particulièrement aux analystes financiers et aux gérants de portefeuilles. Le programme se décompose en plusieurs parties : éthique, méthodes quantitatives, économie, analyse financière, valorisation d’actifs (actions, obligations,…), produits dérivés et gestion de portefeuille. Cette accréditation est surtout très reconnue en dehors des frontières françaises et il n’est pas rare de voir des offres d’emplois à Londres ou à New York avec la mention « CFA required».

Qu’est ce que la gestion de patrimoine particulier et professionnel ? La gestion de patrimoine répond à une logique simple : chaque personne à des contraintes (aversion au risque, durée, aspects légaux, projets particuliers,…), à partir de celles-ci, il faut optimiser au mieux son patrimoine (personnel ou issu d’une activité professionnelle). Les gestionnaires de patrimoines sont donc des gens qui vont construire des stratégies adaptées à chaque client pour lui permettre de réaliser ses projets. Bien évidemment, le métier de banquier privé ou de gestionnaire de patrimoine est très différent en fonction de la taille des actifs confiés.

Pourquoi as-tu choisi de préparer le CFA ? En rentrant de mon stage de fin de première année, j’avais une certitude : la double compétence est indispensable pour « sortir du lot » ! J’ai rapidement fait le tour des possibilités : cursus universitaire ou accréditation professionnelle. A Reims, un an plus tôt, Stéphane Dubreuille avait lancé un partenariat entre le CFA Institute® et l’école, je me suis dit que c’était l’occasion rêvée d’en savoir un peu plus sur ce qu’est vraiment la finance ! Depuis, je me suis vraiment pris au jeu, j’ai réussi le niveau 2 l’année dernière et cette année, je continue sur la voie « CFA® » en préparant le niveau 3.

Quels sont les grands cabinets de gestion de titre/de patrimoine ? Parmi les banques américaines, on citera bien évidemment Goldman Sachs, JP Morgan Chase, Merrill Lynch-Bank of America et en Europe : Société Générale, BNP, Barclays, UBS, Crédit Suisse,… Les banques privées suisses comme la banque Pictet & Cie ou encore Julius Baer sont aussi bien évidemment très connues. Au niveau plus régional, les banques mutualistes comme le Crédit Agricole ou encore les Caisses d’Epargne offrent de très bonnes opportunités aux jeunes diplômés. En fonction du type de clientèle de la banque, les salaires à l’embauche sont très variables mais pour vous donner une fourchette approximative, j’imagine qu’ils s’étalent de 38K€ à 53K€ pour les banques les plus prestigieuses.

Quels stages as-tu effectués? En quoi consistaient tes missions ? A la fin de ma première année, j’ai effectué un premier stage chez AIG Life à Dubai où j’ai travaillé pendant 2 mois et demi au sein de la direction financière de la zone MoyenOrient, Asie du Sud et Afrique. J’ai réalisé deux études : une sur la saisonnalité du business de l’assurance vie dans la zone et une autre sur la création d’un partenariat avec des organismes locaux pour développer la micro-assurance. En fin de deuxième année et en plein milieu de la crise bancaire, j’ai passé 6 mois à la Société Générale à Paris. Au sein des équipes de recherche Actions, j’ai travaillé avec l’analyste

Quelles sont tes ambitions professionnelles ? Je pars dans un mois m’installer au Chili où j’ai signé un contrat chez AIG ! Dans quelques années, je ne sais pas encore mais il y a, selon moi, deux grandes possibilités : intégrer une banque d’affaire en tant qu’analyste spécialisé sur l’assurance ou intégrer une banque privée pour y faire de la gestion. Camille GUEUCIER, Sonia IMAD, Marion GEA

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10 Chine : Le retour des concubines

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e dicton selon lequel « derrière chaque grand homme se cache une femme » connait une variante en Chine ou il deviendrait plutôt : « derrière chaque grand homme se cache au moins une concubine ». A l’heure du boom économique du pays, cette ancienne tradition déchue semble revenir en force. Dans la Chine impériale, les concubines jouaient un rôle social central : le pouvoir d’un homme se mesurait au nombre de ses « secondes femmes » qui vivaient souvent toutes ensembles et évoluaient parfois dans les plus hautes sphères politiques : l’une d’elles Wu Zetian devînt même impératrice. Ce n’est qu’en 1949, avec l’arrivée de Mao Zedong au pouvoir et de sa nouvelle vision de la culture chinoise, que les concubines furent interdites, jugées comme le signe d’une décadence bourgeoise. C’était sans compter l’arrivée des valeurs capitalistiques (et donc d’un pouvoir économique accru), l’ouverture à l’Occident et la libération sexuelle qui s’opèrent en Chine depuis une vingtaine d’années. Voitures, bijoux, vêtements de créateurs et luxueux appartements, il est donc loin le temps où les concubines s’entassaient sous le même toit. Devenir

la concubine d’un homme puissant est ainsi de plus en plus considéré comme une opportunité incroyable : on estime à 100 000 le nombre de femmes entretenues en Chine. On voit fleurir les « villages de concubines » comme Shenzen où les filles sont partout, constamment sur leur 31 car elles savent que c’est ici que les hommes (pour la plupart des Hongkongais) viennent chercher une « seconde femme ». Chaque vendredi soir à Shenzhen, de luxueuses voitures envahissent les parkings des résidences des concubines, signe que le week-end loin de la famille officielle débute. En Chine, l’un des blogs les plus lus du moment est celui de Xiang Mengfei, la ernai (seconde femme) la plus populaire du pays. Elle y livre son expérience et concède que sa vie de concubine est loin d’être le rêve de réussite qu’elle s’était imaginée en quittant à 19 ans sa province rurale. Elle avoue être devenue une femme qui a renoncé, pour le moment, à ses rêves de prince charmant. Son amant est un trader chinois qui l’a choisi parmi quatre autres filles. Il la loge dans un superbe appartement qui reste pourtant à son nom faisant planer au dessus de Xiang le

risque de se retrouver seule et sans ressource quand il décidera de s’en aller. Ainsi, si la situation des concubines semble plus dorée que celle d’ouvrière ou paysanne elle n’en est pas moins précaire. Pour autant pouvons-nous parler de femme objet et de régression des mœurs ? Non, car ces hommes sont parfois davantage lésés que ces femmes .Ils sont prêts à tout pour réussir, au prix même de leur liberté : la corruption et le sexe sont ainsi liés d’une manière très étroite dans le monde des affaires et dans les cercles du pouvoir politique : 95% des hauts fonctionnaires condamnés pour corruption ont aussi avoué avoir une ou plusieurs concubines. C’est pourquoi un officier du gouvernement du parti communiste chinois, Qi Peiwen, met en garde tous ces hommes contre les concubines : elles sont une preuve d’infidélité qui discrédite les politiques et porte atteinte à l’image du parti. D’autant plus qu’aux vues de récents scandales, les concubines n’hésitent plus à dénoncer leur amant corrompu. Marion GEA et Flore GRANNET


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Tout n’est pas rose chez les bleus…

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’équipe de France traverse une passe difficile, et le nouveau scandale concernant l’affaire de proxénétisme mettant en cause quelques-uns de ses joueurs n’a pas fini de faire jaser… Alors que les critiques concernant la main d’Henry et les relations avec le sélectionneur Raymond Domenech n’en finissent pas d’alimenter la presse et les blogs internet, voici que Franck Ribéry et Sydney Govou se retrouvent impliqués au cœur d’une sombre affaire de proxénétisme. C’est dans un bar « after » des Champs-Elysées, le Zaman Café, que les joueurs sont suspectés d’avoir

eu des relations avec des prostituées, l’une d’entre elles étant mineure au moment des faits. Au cours de l’enquête, ce sont deux autres joueurs, Hatem Ben Arfa et Karim Benzema, tous deux anciens joueurs de l’Olympique Lyonnais, qui sont également entendus. Même si les joueurs ne sont actuellement entendus qu’en qualité de témoins, ils ne risquent pas moins de 45000€ d’amende et 3 ans de prison pour sollicitation de relations sexuelles avec une prostituée mineure. Un certain Abou qui aurait servi d’intermédiaire risque lui aussi de lourdes peines.

Govou déjà connu pour ses diverses frasques nocturnes, se serait bien passé de ce fait divers. Quoi qu’il en soit, à moins de deux mois de la prochaine Coupe du Monde en Afrique du Sud, ce dernier rebondissement met en péril la cohésion du groupe France. L’enquête n’étant pas terminée, il est difficile d’en tirer les conséquences sportives. Néanmoins, il est clair que cette affaire supplémentaire qui secoue l’équipe de France ne permet pas d’aborder la prochaine compétition sereinement. Fabien PICCIRILLO

Usain Bolt ou la poursuite d’une chimère sportive Usain Bolt est un phénomène. Les passionnés de sports en tout genre se souviendront encore longtemps des Championnats du Monde d’Athlétisme à Berlin en 2009 où il avait affolé les compteurs par deux fois sur 100 et 200 mètres. Depuis ces deux performances stratosphériques - double record du monde -, on attendait, avec impatience, de voir le diable jamaïcain devant son public à Kingston début mai pour sa première course de l’année. Le moins

que l’on puisse dire, c’est qu’il a frappé fort, signant au passage la 4eme meilleure performance de tous les temps sur 200m avec la facilité qui le caractérise! Une telle facilité qui peut éveiller des soupçons dans un sport qui n’a pas été épargné par les affaires de dopage. Lors des JO 2008, certains athlètes avaient montré leur scepticisme devant une telle progression au panthéon des sprinteurs. Alors, effectivement, on ne pourra jamais être sûr que seuls ses

qualités naturelles et son talent hors du commun lui permettent de telles performances, toujours est-il que le gamin de Jamaïque continue de faire vibrer les foules à travers le monde avec sa fraîcheur et son sens du show. Son nouvel objectif sur 100m (9’40 secondes) parait inatteignable pour tout le gratin du sprint mondial sauf pour … lui ! Thomas BOSMENT


14 Sport Insolite : Le sauvetage sportif

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e sauvetage n’est pas seulement un moment de frime intense créé pour que Mitch Buchannon s’élance sur la plage de Malibu en short rouge, pectoraux saillants, avec une bouée dont la forme reste un mystère pour nous tous. Le sauvetage est un vrai sport, qui allie sécurité et rapidité. Deux épreuves sont pratiquées en compétition nationale et internationale : le sauvetage côtier et le sauvetage en eau plate. Les épreuves en eau plate se déroulent en piscine, en so-

litaire et en équipe. Les épreuves côtières ont lieu sur des plages où les conditions des vrais sauvetages made in Alerte à Malibu sont réunies, et dans lesquelles des embarcations sont introduites telles que le surf board. Les shorts rouges se retrouvent tous les deux ans pour le championnat du monde de sauvetage sportif et tous les quatre ans pour les Jeux Mondiaux. Le grand pays spécialiste de la discipline est l’Australie où le sauvetage est l’équivalent symbolique

du football en Europe. Dernièrement, c’est à Montpellier qu’ont eu lieu les derniers Championnats de France Minimes, seize records de France ont été battus, ce qui laisse présager un bel avenir au sauvetage sportif français. Pour vous initier à ce sport insolite, renseignez-vous auprès de la Fédération Française de Sauvetage et de Secourisme. Pauline GUISET

La « Schumi-lassitude » allemande

Trois ans après avoir pris sa retraite des circuits au sommet de la hiérarchie, Michael Schumacher a décidé de revenir en Formule 1 cette saison avec l’écurie Mercedes-Benz dans le but d’accrocher à son palmarès un huitième titre de champion du monde des pilotes. L’annonce de ce come-back fracassant avait été accompagnée d’un plan de com’ impressionnant pour séduire les annonceurs. Quelques mois plus tard, le pilote allemand ne retrouve toujours pas son panache d’antan face aux nouvelles

gloires de la F1 comme Button, Alonso ou Hamilton. Plus étonnant, les résultats économiques ne sont pas non plus au rendez-vous. En d’autres termes, le nom Schumacher ne fait plus vendre et son agent avance l’argument d’une « Schumi-lassitude » en Allemagne. Les annonceurs allemands se sont reportés sur Sebastien Vettel, le jeune pilote allemand de l’écurie Red Bull qui a remplacé Michael dans le cœur des allemands au fil des victoires. L’ex Baron Rouge, comme il était surnommé chez

Ferrari, ne s’en laissera probablement pas conter par les doutes émis par les spécialistes sur ses capacités à revenir au sommet. Schumacher reste confiant et sa 4ème place acquise en Espagne le 9 mai devrait le conforter dans ses positions. Nul doute que les cœurs allemands pourraient s’emballer à nouveau si d’aventure Michael retrouvait goût à la victoire. Les sponsors suivraient alors à toute vitesse … Thomas BOSMENT


15

La télévision en 3D arrive dans nos salons

D

epuis la sortie d’Avatar dans les salles obscures en 2010, le cinéma en relief a le vent en poupe. Shrek 4, Alice au pays des merveilles, Là-haut… la liste des films en 3D ne cesse de s’allonger. Confrontés à une perte de vitesse du marché mondial des produits high-tech en 2009, les acteurs de ce marché comptent capitaliser sur l’engouement du public pour la 3D afin de relancer leurs ventes grâce à un produit phare : la télévision en trois dimensions. Sony, LG, Philips, Panasonic : toutes les grandes marques sortent leurs modèles et nous promettent une révolution visuelle, à grands renforts de slogans marketing. Faut-il pour autant succomber aux sirènes de la 3D ? Premier « hic », le prix, en moyenne 33% plus élevé qu’un écran LCD classique. De plus, une fois l’étape de l’achat du téléviseur passée, il reste encore à s’équiper de lunettes permettant de profiter de l’image en 3D. Vendues séparément et non compatibles entre les marques, leur prix oscille entre 100 et 200 euros la paire. Enfin, afin de lire des contenus en 3D, reste à prévoir l’achat d’une platine Blu-Ray 3D : compter 400 euros. Sony a toutefois annoncé que Un geek à votre service

la Playstation 3 serait compatible grâce à une mise à jour disponible en juin 2010. Au final, le budget à prévoir pour l’ensemble de cet équipement est tout de même conséquent. Second inconvénient : l’absence notable de programmes 3D. Pour l’instant, seuls Sony et Disney s’activent autour de la 3D de salon. Concernant la télévision à proprement parler, à l’heure actuelle seule une chaîne britannique (SKY 3D) diffuse des programmes en 3D de manière régulière. Orange a diffusé Roland-Garros en 3D, la coupe du monde 2010 sera filmée en 3D mais on ne sait pas encore si elle sera diffusée en direct en relief. Troisième écueil : le rendu de la conversion de contenus 2D en 3D (procédé envisagé par Sony et d’autres majors pour donner une nouvelle vie à leur immense catalogue de films) sera toujours bien inférieur à un tournage en vrai 3D. Ainsi, selon Michal Bay, réalisateur d’Armageddon, le recyclage de vieux films « ressemblerait à de la fausse 3D, avec des couches beaucoup trop visibles ». Dernier inconvénient, et non des

moindres : la technologie 3D proposée actuellement est susceptible de produire des effets néfastes. En effet, certaines personnes peuvent être gênées par l’impression d’image qui sort de l’écran et souffrir de nausées et de vertiges. Par ailleurs, ces téléviseurs sont déconseillés aux personnes souffrant de strabisme ou épileptiques. Au final, si la TV en 3D peut s’avérer très attractive à première vue (notamment pour les joueurs et cinéphiles avertis) nous ne pouvons que vous conseiller d’être prudents. Comme bon nombre de nouvelles technologies, les produits de première génération essuient malheureusement souvent les plâtres. Prendre une décision d’achat en 2011 nous paraît plus sage, sachant que d’ici là émergera sans doute une nouvelle génération de téléviseurs 3D beaucoup plus performants, et dispensant l’utilisateur du port de lunettes polarisantes. Abdoullah SARDI

Un problème ? Une question ? Une suggestion? Contactez-nous par mail: abdoullah.sardi@rms.fr et alexis.furtac@rms.fr


16 Cinéma

Robin Hood (Ridley Scott)

L

orsque l’on va voir un film à grand spectacle, on s’attend au moins à être embarqué sans longueurs de la 1ère à la dernière minute. Ici, un élément peut intéresser certains et décevoir d’autres : on nous conte la vie de Robin des Bois avant qu’il ne devienne le hors-la-loi de la forêt de Nottingham. Dans le film, il ne semble rien manquer des

ingrédients qui font recette : plans larges de paysages et de cavaliers galopant à travers les plaines, sur un fond de musique toute en violons, faits historiques, zones d’ombre dans la vie du héros, romance, batailles, ennemi avec cicatrices au crâne rasé, acteurs connus… On semble donc avoir ce qu’on était venu chercher, et ce n’est pas si mal. Mais on a aussi le droit d’attendre des dosages fins, or il en a vraisemblablement manqué puisque de très nombreuses scènes ont fait rire par leur ringardise, quand ce n’était pas l’ennui qui prenait. Tout rire est bon à prendre, et on ne se sent pas trompé à la sortie de la salle : soit, Robin Hood est un bon (comprendre « bien gros lourd ») film d’action parfait pour la santé du box office, mais qui ne donnera aucun nouveau souffle au genre. On peut s’en passer, mais c’est un bon film à aller voir en groupe. 6,5/10

Agathe CARON

Cannes : Entre paillettes et polémiques !

P

résidé par le magistral Tim Burton, la 63eme saison du Festival de Cannes s’annonce tout aussi éclectique que les précédentes. Ce festival a toujours été ce symbole du rêve pailleté. En choisissant Tim Burton comme président du jury, les organisateurs ont apporté cette magie du cinéma d’auteur, à mi-chemin avec le cinéma de genre et le cinéma populaire. Tim Burton, artiste visionnaire va même réaffirmer cette volonté de construire encore et toujours un festival à l’affut de la nouveauté, du rêve sans céder au vertige des images et des nouvelles technologies qui dénaturent, par moment, le cinéma. La Sélection officielle offre des surprises toutes enivrantes telles que « Fair Games » de Doug Liman ; « Biutiful » réalisé par Alejandro Gonzalez Inarritu ou encore « Poetry « de Lee chang-Dong. Cette année, Cannes devient encore une fois le symbole du combat pour la liberté d’expression. Les larmes de Juliette Binoche lors de la conférence de presse du film iranien « Copie Conforme » mardi 18 mai ont laissé transparaître une certaine tristesse face à l’absence et à l’enfermement du cinéaste Jafar Panahi, norma-

lement membre du jury de cette année, qui a commencé une grève de la faim. La polémique est également l’apanage de ce festival qui, comme le 7eme art en général, réussit à secouer les tabous de l’Histoire. On peut voir cela avec le dernier film de Rachid Bouchareb remettant sur le tapis la guerre d’Algérie avec le scandale des massacres de Sétif à travers le parcours de 3 frères interprétés par Roschdy Zem, Djamel Debbouze et Sami Bouajila. La projection du film a même suscité une manifestation en l’honneur des victimes de cette guerre. Même la palme d’or, décernée au Thaïlandais Apichatpong Weerasethakul pour son film «Lung Boonmee raluek chat» a reçu des avis acerbes de la part des critiques. Finalement, le Festival de Cannes continue à se fait entendre partout, au niveau

artistique comme au niveau politique…

Anouar HACHEMANE


Le Plan B

U

ne comédie romantique américaine de plus, à une étrangeté près : c’est comme si le réalisateur avait vraiment quelque chose à raconter, comme s’il avait tenu à être fidèle à une histoire en la racontant de bout en bout. Ainsi, même si tout reste plus ou moins prévisible, le film a comme une légère hauteur, car il traite de choix de vie réels. Une femme célibataire veut avoir un enfant, et ne trouvant pas l’homme rêvé, elle décide de le faire seul. Seulement, en sortant de son insémination artificielle, elle le rencontre, lui. Il est un peu plus jeune, mais surtout très loin d’être prêt à devenir père. S’en suit des doutes, et une comédie fondée sur

une situation étrange qui a le mérite de n’avoir jamais été vue. La femme est jouée par Jennifer Lopez, ce qui fera plaisir à certains. Les personnages secondaires – déterminants dans une comédie – sont plutôt bien choisis et bien traités. Malgré tout cela, le film n’a pas la puissance comique d’un « Hitch », ni même d’un « Jackpot ». La raison est simple : il est difficile de mélanger un sujet qui sort des normes de la comédie, avec la comédie. Ca ne sonne pas faux, mais ça en fait un film qu’on oublie vite. 6/10

Agathe CARON

Musique L’adieu de Scorpions Scorpions est un groupe allemand –chantant en anglais, né il y a plus de 40 ans. Se baladant entre le hard rock et le heavy metal, ils ont su conquérir le monde entier avec des titres tels que « No one like you », « Rock you like a hurricane » et bien entendu la balade « Still loving you ». Après une impressionnante carrière faite de succès, déclins et renouveaux les Scorpions ont décidé de mettre un terme à l’aventure mais pas de n’importe quelle façon ! Ils viennent de sortir un album salué par les fans : « Sting in the tail » et s’apprêtent à commencer une tournée mondiale de trois ans qui clôturera leur carrière. Pourquoi une telle décision ? Klaus Meine et Rudolf Schenker ont déclaré sur le plateau de Taratata qu’ils ne voulaient pas que le public les voit décatir : la scène demande beaucoup d’énergie et Scorpions ne donnera jamais de concerts médiocres. Dominique DACHER

Les brèves de la musique Band of horses sort son nouvel album « Infinite arms » (toujours signé chez le label indépendant Sub Pop) le 18 mai. Le groupe pop rock américain, formé en 2004, nous livre à nouvel album aussi envoûtant et sensoriel que leurs deux premiers opus.

La bande originale de Twilight eclipse sera disponible le 3 juin. Quelles que soient les discussions autour du film, la

bande son est à nouveau de qualité : on retrouve notamment à nouveau Muse avec « Neutron star Collision », Sia, Vampire Weekend et Band of horses.

leur troisième album, on y retrouve à nouveau des influences disco et un brin de glam rock. Le titre « Invisible light » est déjà Youtube.

Les New-Yorkais de Scissors Sisters reviennent ! Ils se sont fait connaître avec leur single électro pop « Filthy/Gorgeous » en 2004, hymne à la nuit gay qui avait choqué une partie de la population américaine. Ils sortent le 28 juin

Kate Moss devrait bientôt sortir un album en duo avec son compagnon Jamie Hince, leader du groupe de rock The Kills. Dominique DACHER

17


18 Littérature Le quai de Ouistreham Florence Aubenas

I

l y a un an à peine, tout le monde parlait de la crise et aujourd’hui cela paraît déjà si loin. Dans ce nouvel écrit, Florence Aubenas réussit à sortir le mot du flou et du nonsens. La journaliste a décidé de partir six mois à Caen incognito, sans formation, ni expérience professionnelle, ni contact afin de rejoindre le quotidien de millions de chômeurs. Ce livre raconte sa recherche d’emploi depuis les premiers rendez-vous au pôle emploi jusqu’à l’obtention d’un

premier CDI. Florence Aubenas s’attendait au difficile, elle a trouvé pire. Premier échec : il n’y a pas de travail. Elle qui était prête à tout faire doit maintenant décortiquer chaque petite annonce, passer des heures au pôle emploi et suivre les formations dispensées. On découvre un monde cynique où les travailleurs sociaux deviennent de plus en plus des « commerciaux » qui doivent faire du « chiffre », où les agents du pôle ont peur des réactions parfois violentes des chômeurs, où les sentences sont souvent sans appel. On finit par avoir le tournis dans cette ruche de plus en plus engorgée. Lorsqu’enfin Florence trouve un premier CDD en tant que femme de ménage sur les ferries du quai de Ouistreham, On découvre une ambiance oppressante. Le boulot est épuisant, l’espace est exigu, la surveillance constante, le rythme infernal…On peine à croire que c’était il y a un an car les conditions rappellent un peu celle des mines. On peine aussi à croire que c’est vrai car les femmes de ménage de Florence Aubenas rappellent celles d’Anna Gavalda dans Ensemble, c’est tout. Mais la réalité est autrement moins gaie. Ce récit poignant mais ne tombant jamais dans le misérabilisme est ponctué de beaux portraits. Marilou, Philippe….nous font découvrir la face oubliée de la crise mais vous ne les oublierez pas. Priscille AUBIN

Théâtre

A

printemps pluvieux, petite programmation ! Ce mois-ci, comme pour préparer quelque chose de somptueux, de grand, de beau, … les scènes de Reims se reposent pour mieux resplendir à la nouvelle saison. Le Grand Théâtre ouvre ses portes le 6 et 8 juin, au grand Rossini et son Opéra-bouffe La Cenerentola en italien surtitré en français. Sans coup de baguette magique, sur fond de musique tourbillonnante et enivrante, Jacopo Ferretti en fait farce satirique tout en gardant le charme du compte de Perrault, Cendrillon.

La Comédie, de son côté, continue de nous étonner les 01 et 02 juin avec Le Bouc et Preparadise sorry now de Fassbinder, déjà programmé en mai. On se souvient : découpée en quelques brèves scènes, les personnages nous emmènent voir du côté du fascisme, pathologique ou banal. Témoignage d’une époque révolue mais qui parfois, nous fait reconsidérer sa modernité. Nathalie ABOUAB


Idée Dévotion politique

L

’un des faits les plus explicites lorsqu’on aborde le sujet de la dévotion politique se nomme, sans doute, «l’ouverture». L’ouverture, ce phénomène qui consiste à intégrer dans sa structure gouvernementale un certain nombre de membres de l’opposition. Nous n’allons pas juger ici ceux qui décident d’ouvrir leur gouvernement - bien que cette action soit sujette aux critiques, du fait qu’on peut souvent l’associer à cette jouissance de la victoire, qui conduit le vainqueur à plus que tolérer son adversaire dans une sorte d’euphorie passionnelle - mais plutôt les acteurs centraux de l’ouverture, à savoir ces hommes politiques qui acceptent de rejoindre ceux à qui ils s’opposaient auparavant - par pure soif de pouvoir ? Cette situation, typiquement (mais pas uniquement) française, mène à l’interrogation : existe-t-il encore aujourd’hui une véritable dévotion

politique en France ? L’engagement, qui est au principe de toute carrière politique, est-il encore intègre définitif chez nos hommes politiques ? Cette facilité que certains ont de changer de bord, d’oublier plus ou moins partiellement leurs convictions originelles, de «collaborer», en quelque sorte, avec l’opposant, a sonné le glas de la politique, au sens de ce combat presque instinctif qui nous pousse à défendre à tout prix son point de vue citoyen ? Bien entendu, le sujet de la critique n’est pas ici la simple «reconsidération» de ses croyances, d’un questionnement réellement légitime que peut amener le doute, mais bien d’un complet volte-face, d’une conversion quasi-totale de sa pensée. Et n’est-ce pas de cette façon que l’on pourrait définir l’ouverture ? Car l’engagement politique se fonde sur une certitude, qui peut

être certes nuancée et qui n’exclut pas automatiquement la coopération avec des semblables de tout bord. Cependant, l’homme politique moderne n’a plus cette hargne qui caractérise la défense de nos idées, cette dévotion qui rendrait justement inadmissible une acceptation naïve, niaise et facile d’une pensée strictement contraire. En revanche, et pour conclure, la dévotion politique n’équivaut pas à un renfermement conceptuel brut; et c’est en quoi, lorsque le désir de construction, de «participation» à l’élaboration de la structure de l’Etat cohabite avec la dévotion politique, cette dernière n’est pas en mal, puisqu’elle associe la défense de l’idée à la volonté d’édifier la société. Romain HARDY


20 Des créateurs au supermarché ?

Boutique MADAME A PARIS : 77-79 rue Vieille du Temple – Paris Revendeur à Reims : Kidnapull - 7 rue de Thillois

S

urfant sur la vague des collections capsules, Monoprix emprunte la voie érigée il y a quelques années par H&M lors de sa collaboration avec le génie du style Karl Lagerfeld, événement retentissant et symbole d’une nouvelle ère dans l’univers de la mode. Mais démocratisation du Luxe et des créateurs rime-t-elle avec paupérisation ? Certainement pas. Et c’est ce que nous prouve la marque MADAME A PARIS qui vient de signer une ligne de vêtements et d’accessoires pour les magasins Monoprix d’une originalité et d’une qualité notables.

Après Erotokritos, Anne Valérie Hash, April First ou encore Ba&sh, c’est au tour des deux jeunes créatrices de MADAME A PARIS de faire profiter au plus grand nombre de leurs talents. Entre pois, soie, strass, et sans oublier la sobriété, cette collection reste dans la parfaite lignée de la marque qui nous conte, au travers de ses différentes pièces, les multiples facettes de la femme d’aujourd’hui. Une jupe à pois framboise ou beige pour tous les jours, une robe de soirée noire ou écrue,…, cette collaboration nous permet de répondre à toutes nos envies … et à des prix abordables !

Car l’avantage des partenariats entre grandes marques et enseignes de grande distribution, c’est bien sûr le prix. Une jupe et un débardeur en soie MADAME A PARIS à 49 € respectivement, que demander de plus ? Et Monoprix n’en reste pas là ! En effet, depuis le 28 avril, vous pouvez retrouver la célèbre marque de besaces UPLA qui tente de faire son retour sur le devant de la scène…

Sophie SARIAN


SAVOUREMOIS

21

Edition Mai 2010

C a ke j a m

té bon-Com

3 oeufs c jambon blan 2 tranches de ) res et vertes 20 olives (noi 2 tomates té 100 g de Com e 150 g de farin re 100 g de beur vure chimique 1/2 sachet le

mbon et les 2. Couper le ja s, les olives en tomates en dé per le Comté. rondelles et râ à la pâte et Ajouter le tout moule à cake verser dans un beurré. 6 à 8 min à 3. Faire cuire ndes. four à micro-o au 850/900W

r ladier, mélange 1. Dans un sa les er or rp . Inco farine et levure tit pe à tit pe r oeufs et fouette te pâ tion d’une jusqu’à l’obten re ur ter le be lisse. Puis ajou rbes. he s le et fondu

Edito

Anne-S

Si le printemps n’est pas encore bien installé à Reims, il l’est bel et bien dans notre assiette ! Vous en avez assez des plats d’hiver et rêvez de fraicheur printanière? SAVOUREMOIS vous propose une sélection de cakes faciles à réaliser (au four à micro-ondes) et surtout très savoureux. Tous à vos tabliers !

D es r e c e t t e s d e c ak e s r é al i s ab l e s au mi c r o - o nd e s

C a k e c h o c o la t

150 g de chocolat à pâtisserie 100 g de sucre

60 g d farine

«La Pâtisserie Chocolaterie Glacerie s’exprime comme un Art raffiné, sensuel et délicat»

Olivier BAJARD Champion du monde des Métiers du dessert Meilleur Ouvrier de France Pâtissier http://www.olivier-bajard.com

a

ipannh

n Sil ff & Jea e r G ie oph

3 oeufs 10 cl de lait 50 g amandes (ou autre) 80 g de beurre do ux 1 cuillère à soupe de levure 1. Faire fondre le ch ocolat au bain marie. Ajouter le be urre fondu et réserver. 2. Mélanger oeufs et sucre y ajouter dans l’ordre : farine , levure et lait. Verser le tout sur le mélange chocolaté.

3. Ajouter les aman des en poudres, pépites de chocola t ou encore noix de coco (selon vos envies). 4. Faire cuire 8 min (max) au four à micro-ondes selon la consistance souhaitée.


22

Passeport périmé teinté de malchance

C

e n’est pas un sketch, mais une histoire écrite sous une colère en phase B. Je m’explique : d’abord, il y a la phase préliminaire, que l’on ne daigne même pas lettrer, et qui est pourtant la source de tous nos problèmes. Cette phase correspond à l’accumulation de toutes les frustrations, irritations, problèmes d’irrigation passés sous silence. Oui, nous prenons sur nous, cela se fait. Ensuite vient la phase A, qui n’est rien d’autre qu’un événement isolé prenant la forme d’une remarque, d’un contretemps, d’un mauvais horoscope, ou d’un rendez-vous terminant mal; terminant par un « à bientôt » sonnant faux. Nous ne nous reverrons plus jamais. C’est à ce moment, entre la phase A et la phase B, que se produit une réaction très certainement chimique, et qui nous fait ressentir une violence en directe provenance de la poitrine. Là, tout peut arriver. C’est bien pour cela que ma fameuse phase B est tellement intéressante. Parmi toutes les options réalistes, on ne citera que le coup de boule, le coup de pied latéral intérieur droit, l’agression verbale, et enfin, la retenue. Ma phase B est la moins spectaculaire : vous

l’avez deviné, je suis un homme du Nord, quand il aurait été bien plus simple d’être de ceux qui ont le sang chaud. C’est donc par la retenue que je tente d’évacuer ma haine, et cela ne fonctionne pas si mal. Toujours est-il qu’au moment où je vous écris, je vous hais. Autant se le dire : un homme en colère est un homme qui expérimente sa propre irrationalité et sa propre absurdité, car la haine est souvent ridicule, quand on y pense. En vérité, à quoi bon ? Maintenant que vous savez, je la raconte, mon histoire : je n’ai pas pu me marier. Pourtant, croyezmoi, je le voulais plus que tout au monde. Mon passeport expire en juin 2012, au cas où vous vous poseriez la question. La source du mal est de nationalité tchèque : un imbécile de Tchèque voyageait depuis 5 jours à travers l’Amérique avec un passeport périmé. Les Américains n’y ont vu que du feu, mais pas les Argentins. Notre ami tchèque se promenait dans les rues de Buenos Aires quand il fut pris dans une lutte à mains nues entre deux femmes. Au moment où il tentait de les séparer, la police est arrivée, et lui a bien entendu demandé ses papiers ; les

Pour publier dans Your Box envoyez vos articles à : agathe.caron@yahoo.fr

policiers argentins ont l’œil, ce sera bientôt connu. Notre homme était donc bloqué dans son ambassade, et elle se trouvait à quelques mètres de mon hôtel. Je ne m’explique toujours pas comment il a fait, mais il m’a volé. Volé. Malheureusement pour moi, je ne m’en suis pas rendu compte à temps. Le Tchèque étant furieux contre la police argentine, il prit la décision de braquer un magasin de nourriture chinoise. En plein dans l’action, le propriétaire parvint à lui voler son passeport – le mien. Tout naturellement, c’est à mon hôtel, 3h avant mon vol pour Paris CDG, 48h avant mon mariage, que l’on vint m’arrêter. Comment prouver que si j’avais dû braquer un magasin de nourriture, cela aurait été pour des produits mexicains ? Ce que je cherche à vous dire, c’est que personne ne m’a cru, que personne ne me croit, et que dans 2h, je serai jugé. (VDM ? Pire.) Ma phase C risque de me faire passer soit du côté des résignés, soit de celui des tourmentés à vie. Nous sommes en plein déluge. Tout ça à cause d’un passeport périmé.


Horoscope

C

apricorne : Vous avez tellement de choses à faire ce mois-ci que vous ne savez plus où donner de la tête, pensez à vous organiser et à ne pas trop vous stresser. erseau : Vous êtes d’humeur moqueuse ces temps-ci, vous ne cessez pas de faire rire votre entourage. Faites toutefois attention à ne pas blesser les autres sans le vouloir ! oissons : Vous ne vous enfermez plus sur vous-même comme vous en aviez l’habitude, au contraire vous allez vers les autres et cela vous rend heureux. Continuez à multiplier les connaissances, certaines pourraient vous surprendre. élier : Remerciez votre chéri(e), il/elle n’a jamais été aussi attentif (ve) avec vous et cela vous va droit au cœur, vous l’aimez de plus en plus. Pour les célibataires, ne vous découragez pas, la personne tant attendue n’est peut-être pas si loin. aureau : Vous agissez à votre guise et vous ne vous préoccupez pas des autres. Mais cela se répercute sur vos finances et sur votre entourage qui ne supporte plus que vous ne vous intéressiez pas à eux, reprenez-vous vite ! émeaux : Vous vous donnez à fond dans votre travail et êtes compréhensif auprès de vos camarades, ils vous en sont très reconnaissants et sont très agréables avec vous ce qui pousse à continuer dans cette voie. Mais faites attention, ne vous laissez pas trop faire non plus, il faut savoir trouver le juste milieu ou vous le

V P

B

T

G

de Julie GUFFROY

regretterez. ancer : Vous avez tendance à être très critique ce mois-ci voire trop critique. Ne jugez pas les gens trop rapidement, les apparences sont souvent trompeuses et cela peut éventuellement vous faire passer à côté de belles amitiés. ion : Vous rayonnez ce mois-ci et votre bonne humeur est communicative : dès que vous croisez quelqu’un, vous lui transmettez votre sourire. Continuez, les personnes qui vous côtoient apprécient ce visage radieux. ierge : Vous avez tendance à être prudent et à ne pas prendre vos décisions trop hâtivement ce qui est bénéfique, vous venez d’éviter le pire. Continuez à être réfléchi et ne cédez pas trop facilement, cela ne peut pas faire de mal. alance : Vous faites face à beaucoup de tensions ce mois-ci et vos nerfs commencent à lâcher, vous devenez impulsif. Faites une pause, pensez à vous reposer et à vous couper de tout. Vous verrez tout se calmera et vous retrouverez le sourire quand vous mettrez un terme à cette pause. corpion : Vous avez tendance à être assez gourmand(e) mais vous décidez de vous reprendre sérieusement à partir de maintenant. Vous multipliez les efforts physiques et essayez de faire attention à ce que vous mangez. Persévérez, ce régime paiera et vous serez la star de la plage cet été.

C

L

V

Versailles, derrière la façade

D

ans la première partie du XVIIème siècle, l’eau ne jouait qu’un rôle secondaire dans l’hygiène personnelle. Mais pourquoi donc la princesse Palatine se poudrait-elle jusqu’à défaillir de la puissance de ses parfums sans daigner se laver le visage ? Le bain était alors considéré comme dangereux parce qu’il facilitait, pensait-on, l’entrée des microbes dans l’organisme. Un auteur de guide de l’époque défend même que « Le bain extermine le corps en le remplissant ». Le bain était d’autre part perçu comme un acte

de sensualité, associé aux plaisirs amoureux. Par conséquent même Louis XIV dégageait continuellement une odeur qu’il était difficile de supporter. Sur son passage, on ouvrait les fenêtres pour ne pas incommoder les courtisans. Le lit royal était d’ailleurs le repaire de dizaines de puces… Ce n’est qu’en 1670 qu’ouvra le premier établissement public des bains de Versailles. Ellyn O’BYRNE-BAUDOT

SOMEWHERE IN REIMS

B

S

Au pied de la médiathèque Falala, des artistes urbains fond et refond la façade d’un mur. Ellyn O’BYRNE-BAUDOT

SUDOKU

difficulté : difficile

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Out of the box - Numéro 5  

Journal étudiant de Reims Management School

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