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SOMMAIRE

Edito

Actualité page 3 English Box page 6 A Cup of tea with page 8 Zoom sur page 9 Reportage page 10 Sport page 12 High tech page 15 Culture page 16 Cinéma Littérature Musique Scène Idée

Fashion page 20 Cuisine page 21 Your box page 22 Divertissement page 23

Burqa, ouvre-toi !

A

l’heure où la France s’enveloppe du voile identitaire, il faudrait penser à l’origine de cette hystérie. Pourquoi polémiquons-nous sur le voile porté par seulement 2000 femmes ? Bien sûr, ce voile intégrale est une totale abnégation de la femme, certes il est le symbole même de l’asservissement. Il est tout simplement l’expression de la négation de l’identité. Seulement, au nom de quoi parlonsnous de cela aujourd’hui ? Pourquoi cette année ? On pourrait penser que la crise économique, miroir d’une crise civilisationnelle a joué un rôle important. Car lorsque les fondements et les valeurs portés par une société sont ébranlés, celle-ci commence à réfléchir à son avenir et se pose des questions sur ce qu’elle est. Le débat sur l’identité nationale en est une illustration éclatante La France connait une crise, et en temps

de crise, l’individu tend à se replier sur lui-même et à se perdre dans le reflet de sa propre image. Dès lors, toute différence est considérée comme une menace, comme le signe d’un inconnu mêlant peur et hantise. Mais lorsque la stigmatisation devient un outil d’instrumentalisation, lorsque l’on souhaite arracher le voile des femmes pour mieux voiler la réalité, il y a de quoi s’inquiéter. Car derrière cela, n’y aurait-il pas la volonté de passer sous silence les points noirs de l’actualité ? Parler de la burqa cache la dette exorbitante que l’on laisse à nos enfants, parler du voile permet de déposer un flou sur la réforme de la retraite et de l’école, parler du niqab permet d’ignorer le débat sur la sécurité, sur la misère sociale…Bref, la burqa devient la muselière empêchant la raison de penser.

Le débat sur la burqa est légitime dans une société libre comme la nôtre, mais il devient dangereux dès lors qu’il inhibe le reste de l’actualité, dès lors qu’il devient outil d’instrumentalisation médiatique. Les choses graves doivent être dites et débattues et non censurées par le voile du mensonge. Ne serait-ce pas une forme de distraction stratégique jouant d’une plèbe désormais victime des soubresauts spectaculaires de l’intox médiatique ? Car comme l’écrivait Paul Lombard : « Les médias donnent à voir, pas à réfléchir, encore moins à comprendre. L’image ment lorsqu’elle isole ». La Rédaction

Camille GUEUCIER , Anouar HACHEMANE, Ellyn O’BYRNE-BAUDOT, Aimé ABIZERA, Nathalie ABOUAB, Priscille AUBIN, BlobFish, Thomas BOSMENT,Agathe CARON, , Guillaume COULET, Dominique DACHER, Clément DURAND, Alexandre DURIEUX, Coralie Ferreira, Alexis FURTAK, Laura GALLET, Marion GEA, Nils GERARDIN, Flore GRANET, Anne Sophie GREFF, Raphaëlle GRODNER, Julie GUFFROY, Pauline GUISET, Joulane HADDIOUI, Delphine HEINRICH, Camille HENRY, Sonia IMAD, Lucile KOCH, Laura MARTINEZ, Fabien PICCIRILLO, Charlotte PLICQUE-ETCHECOPAR, Paul marie ROMBAUT, Chloë ROMENGAS, Abdoullah SARDI, Sophie SARIAN. Contact : journalrms@gmail.fr


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Les agriculteurs « fauchés comme les blés »…

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Labourage et pâturage sont les deux mamelles de la France» aimait à répéter Sully, l’ami et le ministre du roi Henri IV. Or ses mamelles semblent être, aujourd’hui, vides de lait... Ce mardi, plus de 1500 tracteurs ont défilé sur les rues parisiennes afin de contester la situation quasi-catastrophique des agriculteurs français. Dénonçant la baisse de leurs revenus, ils exigent que la France allège davantage leurs charges et veulent avoir un rôle plus important lors des débats sur la PAC en Europe. La chute des prix et les cours en baisse sont autant de problèmes qui gangrènent nos campagnes. En 2009, la filière a accusé une nouvelle baisse de 50% de ses revenus, lesquels avaient déjà en 2008 enregistré un recul de 30%. Et pourtant, la récolte a été «bonne, voire excellente», ne cache pas Thierry Bontour, président de la FRSEA Nord Bassin parisien. Le ministre de l’Agriculture a reconnu que la situation était « terriblement difficile » et que la crise actuelle était «  un moment de rupture dans l’histoire agricole française et européenne ».

Cela est, en effet, symptomatique de notre économie. Quand l’agriculture va mal, la nation en pâtit aussi disait-on à l’époque. Après la polémique du lait, qui a montré l’absurdité du système, voilà celle du blé qui laisse transparaître une certaine amertume quant à l’état de notre agriculture. Celle-ci, malgré les aides importantes de la PAC, ne réussit pas à se rétablir de la mondialisation et de ses effets parfois néfastes. Mais la situation est d’autant plus paradoxale qu’elle suscite la colère de l’ONU qui dénonce « le scandale des subventions aux pays riches » et ce protectionnisme exacerbé qui ensanglante les campagnes du Tiers-monde. Car entre une mondialisation sans pitié et une Europe en panne, entre banquiers intransigeants et consommateurs peu solidaires, le sentiment d’abandon est fort. Et la crise actuelle ne fait qu’aggraver les choses… Les campagnes françaises sont, en réalité, victimes des privilèges qu’on leur a fait miroiter. Trop de subventions, tue

les subventions ose-t-on dire. Va-t-on réellement modifier la donne en réhabilitant une réelle agriculture et recréer ce lien de sang existant entre la nation et sa terre ou allons-nous tomber dans une agriculture « anglo-saxonne », davantage victime des fluctuations de la bourse de Chicago ? Un point positif : Les tracteurs de l’avant-veille ont fait sentir l’odeur de leur gazole jusqu’à rue de Varenne (ministère de l’Agriculture)… De fait, outre des aides de trésorerie, le ministre de l’Agriculture s’engage à faire pression sur l’Europe pour que Bruxelles débloque des fonds afin de racheter les stocks de céréales et de faire remonter les prix. En une seule manif, les céréaliers auront donc obtenu ce que les éleveurs avaient décroché au bout de longs mois d’actions. La preuve : le bruit de 1500 tracteurs sonne comme de véritables cloches, PAC ou sans PAC… HACHEMANE ANOUAR


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Le Tibet en Chine ou bien la Chine au Tibet ? Developpement Durable :

Relooking des quais parisiens, passera ou passera pas ?

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oixante années de présence chinoise au Tibet, soixante années de mensonge et d’oppression. La colonisation de ce territoire n’aurait apporté que bonheur, prospérité et liberté selon la République Populaire de Chine. Pourtant nul Tibétain ne fait l’éloge de son gouvernement. Et si ces derniers jouissaient du droit d’expression, leurs paroles n’iraient certainement pas dans le sens de la politique du président Hu Jintao. Reste alors les exilés pour dénoncer la réalité du conflit sino-tibétain et la propagande chinoise. Soit, la République Populaire de Chine a construit écoles, routes et ponts au Tibet mais ce n’est que pour mieux servir leurs intérêts et contrôler la population tibétaine. L’éradication de la religion bouddhiste entreprise sous Mao est devenue un véritable génocide culturel. On tente d’effacer l’identité tibétaine pour la fondre dans celle du peuple gouvernant, les Hans.

Les procédés sont alors de natures diverses : entre les massacres de moines, les mariages arrangés et une scolarisation formatée, le gouvernement œuvre pour une acculturation planifiée. L’opinion internationale semble alors bien timide devant cette oppression. Il faut dire que la Chine est un allié économique à ne pas négliger. Mais quand aura-t-on le courage de dénoncer cette injustice qui a fait des milliers de morts ? Récemment deux émissaires du Dalaï-lama ont été reçus à Pékin mais cette dernière accuse toujours le Tibet de vouloir être indépendant. Le gouvernement s’oppose en effet au projet du « Grand Tibet », projet qui doublerait la superficie de la région afin de retrouver son territoire historique, perdu lors de son annexion à la Chine. Ellyn O’BYRNE-BAUDOT

Avec plus de 40 000 automobiles par jour, les berges de la rive droite sont un véritable couloir de nuisances sonores et de dégagement de CO2. Bertrand Delanoë a alors imaginé un nouveau visage pour les quais de la capitale à travers un plan de réaménagement plus durable : terrains de sport, marchés aux fleurs flottants, espaces culturels, etc. pour deux kilomètres de rive gauche uniquement piétonne depuis le pont de l’Alma jusqu’au musée d’Orsay. La rive droite, aujourd’hui semblable à une autoroute, se transformera quant à elle en un boulevard et verra sa circulation limitée. Des couloirs de 5m de large seront en effet réservés aux vélos, rollers et piétons. En tout ce sont 4.5 hectares qui seront réservés aux usagers sans voitures. Mais ce projet ne risque-t-il pas d’asphyxier la capitale et d’accroître les engorgements comme le clame l’opposition de droite ? La bataille risque d’être longue pour le maire qui devra convaincre le Conseil de Paris. Le budget prévisionnel du projet est de 40 000 millions d’euros et 2 millions par an en fonctionnement. On saluera toutefois cette belle avancée de Monsieur Delanoë qui souhaite « réduire la place de la voiture » et « lutter contre la pollution ». E. O’Byrne-Baudot


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A Tale of Two Colors…

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erreblanche ? For many of us, this name is not familiar but in South Africa, Eugène Terreblanche was the leader of the racist right-wing party. His death aroused all the extremists of the country. Now, it has become a political affair leading to a nationwide crisis which reminds the country of its very difficult history. Contrary to all expectations, the death of Terreblanche triggered the biggest wave of mistrust between Blacks and Whites since the first free elections, in 1994. Granted, the affair could hardly occur at a more unfavorable moment as the media focused on a war song, sung during the fight against the apartheid. Unearthed by the president of the League of the youth of the ANC, the controversial Julius Maléma, the song is known for its chorus, which calls «to kill Boers «, the Afrikaners farmers. The justice has just declared that this song was illegal and unconstitutional, but the ANC has threatened to appeal to the motive that the song is part of the historical heritage of the country. To top it all, Julius Maléma, on visit in Zimbabwe the weekend of Terreblanche’s death, entreated his supporters to shout the song all over South Africa. As a result, people say that Terreblanche’s death is due to Maléma’s provocations. No one cares anymore

about the fact that the murderers-who were 15 and 28 years old- said that they killed Terreblanche because they hadn’t been paid for months. In fact, this affair has nothing new to it as, since 1994, 2 500 White farmers have been killed. The brutality, the extreme violence of these murders or the humiliations which accompany them - Terreblanche, oncedead, was undressed by his aggressors leads one to think that the farmers are a not an ordinary target. Indeed, yesterday, they ruled the country with the Afrikaner regime, and today they are accused of continuing to mistreat their staff and to resist to the change. More and more, this white minority behaves like a tribe, since the announcement of the agrarian reform which plans a wide redistribution of lands in favor of the populations despoiled during the apartheid. Curiously, the two young murderers went by themselves to the police. Were they convinced that they had not, by “killing Boer”, committed an awful act? Maybe did they simply think that running away would lead, if they were caught, to a harsher judgment? Their trial, which began on April 14th, should hopefully enlight us... The murder of Terreblanche may set off an enormous wave of hatred. Jacob Zuma’s South Africa is not the same as Nelson Mandela’s. The first legislature

was the one of all the hopes; the current one is made up of resentment. In spite of the rise of a middle class and a small prosperous black elite, the great majority has not witnessed, during the sixteen years now elapsed since the end of the apartheid, the changes that they so eagerly expected. The anger mutters in townships, and the ardent speeches of Maléma asking for the nationalization of mines or a redistribution of lands clearly appeal to some parts of the population. Mandela and Desmond Tutu’s way of reconciliation, which excluded any shape of revenge, is being criticized. Winnie Mandela’s position denouncing the concessions made by her former husband for the white minority is shared by a lot of South Africans, for whom the «miracle» benefited only the Whites. Up to now, the incidents, whose intention was clearly a racist one, remain extremely rare. Most of the time, the victim is black and the white minority «supernaturally» saved. There has never been indeed an anti-white flood of hatred, and even when Chris Hani, the communist leader, was murdered in 1993 by white extremists, the ANC succeeded in diking the anger. Contrary to what has been written, there is not any exacerbation of racial tensions but a toughening of extremes. Nonetheless, the risk of implosion is not to be eluded. The government, the ANC, Jacob Zuma have the enormous responsibility today to prevent that these extremes put in danger the national cohesion. Mandela had succeeded at using the Rugby World Cup to build the young nation. Zuma will need more than a soccer World Cup to maintain it united. Paul-Marie ROMBAUT, Laura GALLET, Aimé Christian ABIZERA.


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Florence KUTTEN

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rtiste de la région rémoise nous fait partager sa passion et nous fait part de ses projets futurs. «Je peins le monde que je surprends à crever de peur derrière des portes blindées. Mes hommes sont de fiers guerriers de l’inutile. Ils tapent dans le vide. Je crois qu’ils le regrettent profondément. Ce sentiment m’intéresse.»

OFTB : Vous êtes une artiste de la région rémoise, quel est votre domaine de prédilection ? Florence KUTTEN : Je suis une plasticienne. Ma spécialité est l’installation. L’exposition TRUCTEURS composée d’installations propose une mise en scène des espaces de rencontre. C’est une première rencontre entre les sujets masculins et féminins. Tous les personnages disent leur fragilité à vivre hors des conventions, la difficulté de se regarder et ce besoin ontologique de la rencontre dans l’affrontement, l’opposition, la différence. Pour en savoir plus sur mon métier et voir quelques unes de mes œuvres, vous pouvez regarder mon site internet : http://florence-kutten.fr.

sieurs techniques : la peinture, la performance, la sculpture, et ma démarche tourne autour du féminin et du masculin, la possibilité d’une rencontre de ces deux genres.

OFTB : Quelles sont vos influences ? Avez-vous un modèle ? Florence KUTTEN : Je suis très admirative de Louise Bourgeois, Barbara Tanning, Rebecca Horn, Segal... Je n’ai pas de modèle, je pratique plu-

OFTB : Pouvez-vous nous décrire votre projet futur ? Florence KUTTEN : Mon projet futur est de peindre «La Cheminée du 798» à Pékin. Je vais y peindre des centaines de visages, j’y travaille actuellement et

OFTB : Comment vivez-vous votre métier d’artiste ? Est-ce une vocation ? Florence KUTTEN : Ma vie est toute entière vouée à mon travail, en effet on peut parler de vocation. Je vis de mon travail, je donne des cours en psychiatrie et un peu à RMS avec les TEMA. J’ai des bourses d’études qui me permettent de créer à l’étranger, et bien évidemment je vends certaines de mes œuvres.

cela me demande beaucoup de temps. Sinon en ce moment je sculpte des couples de guerrières qui s’affrontent, elles sont hybrides et mutantes, elles mesurent deux mètres, elles sont très impressionnantes ! J’envisage une expo d’ici 8 mois dans ma région, et une à Marseille d’ici un an. OFTB : Quelle est votre vision de l’entreprise ? Florence KUTTEN : J’ai découvert des entrepreneurs passionnés qui mènent leur carrière comme je mène la mienne. Ils sont fiers du produit qu’ils vendent, leur démarche est forte et intelligente. Souvent leurs collaborateurs sont épanouis et performants. Je ne crois qu’au respect et à la passion, le reste ne m’intéresse pas. Agathe CARON, Delphine HEINRICH


Sébastien BOZON, Achats matières premières au sein de la direction Achats Amérique du Nord chez Michelin - Promo RMS 97/2000

1) Quel a été votre meilleur souvenir à RMS ? Le week-end d’intégration reste l’un de mes meilleurs souvenirs de RMS. Il m’a permis de connaître très rapidement, ceux qui devinrent mes amis d’école.

logistiques optimisés avec nos fournisseurs à gros volumes, la négociation de contrats pluriannuels en incluant des clauses de progrès et définissant les KPIs associés (Indicateurs clé de performance)…

2) Quel master avez-vous choisi ? Pourquoi ? J’ai choisis le master Achats/Logistique et Export, car je souhaitais m’orienter vers des missions à dimension internationale dès mon début de carrière.

5) Avec quels autres services de l’entreprise, le service Achats est-il en relation ? Les achats sont en relation avec de nombreux services, en particulier les services juridique, supply Chain, finance, spécificateurs (bureaux d’études, directions techniques,...), et bien sûr les clients consommateurs des produits/services.

3) Quel a été votre parcours professionnel jusqu’à maintenant ? En 2000, suite à une serie d’entretiens, le premier a Reims, Michelin m’a envoyé à Valladolid en Espagne en tant que CSNE (Coopérant du Service National en Entreprise) afin de déployer un projet d’externalisation des magasins d’usines. A la fin de cette mission, j’ai travaillé à la direction des Achats chez Michelin à Clermont-Ferrand. Tout d’abord responsable de projet pour la mise en place des plateformes e-procurement puis e-sourcing, j’ai ensuite exercé la fonction d’ acheteur Marketing Services sur la zone Europe, en charge d’un portefeuille de 30 millions d’euros. Par la suite, je suis parti à Greenville, au sein de la Direction des Achats Michelin Amérique du Nord, pour piloter une équipe de 8 acheteurs experts gérant un portefeuille Achats de 500 millions de dollars. 4) En quoi consiste votre profession actuelle de Responsable Achats ? Je m’occupe des achats de matières premières au sein de la direction Achats Amérique du Nord. Mes missions sont plutôt variées. Pour n’en citer que quelques unes : la définition du plan d’achat annuel et pilotage à la maille mensuelle, les négociations trimestrielles avec mes fournisseurs en place, la revue des qualifications de nouveaux produits avec mes interlocuteurs techniques, la revue de performance avec les fournisseurs clés, l’analyse des besoins moyen/long terme avec les clients internes et définition/adaptation de la stratégie achats correspondante, l’analyse Make or Buy pour les produits que l’on sait faire en interne, les sessions de brainstorming pour trouver de nouvelles sources de gains, la mise en place de flux

6) Quelles sont les qualités nécessaires à cette profession ? Cette profession requiert des aptitudes multiples. Il faut être à l’écoute, avoir le sens du leadership mais aussi l’esprit d’équipe. Il faut également être capable de convaincre les fournisseurs ainsi que les clients internes. L’adaptabilité et la gestion du stress sont indispensables dans cette profession compte tenu des multiples missions qu’il faut mener à bien en même temps. 7) Y a-t-il beaucoup de concurrence/de débouchés sur ce marché de l’emploi ? Le métier Achats est en plein développement au sein des grands groupes internationaux, où le spend Achats peut atteindre 70% du chiffre d’affaires pour certaines entreprises industrielles. Je pense donc que cette profession offre et continuera à offrir de plus en plus d’opportunités pour les profils spécialisés dans ce métier, avec des passerelles envisageables dans plusieurs autres domaines (ventes, supply chain, finance...). C’est d’ailleurs un des atouts reconnus de Michelin qui offre a ses collaborateurs des opportunites d’evolution transverses au sein du Groupe 8) Une fourchette de salaires pour un responsable Achats ? Je gagne aujourd’hui 70K euros, mais comme partout, les salaires dépendent de plusieurs critères: lieu de résidence, séniorité, périmètre couvert, secteur de l’entreprise... Camille GUEUCIER, Sonia IMAD, Marion GEA

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10 « Buvons, buvons à la santé, de notre cher Trophée »

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e mois-ci nous nous intéressons à une institution, un tournoi qui nous est cher : le trophée Ecricome. Les 2,3,4 et 5 avril dernier s’est tenu le challenge Ecricome 2010. Cette année l’ICN Nancy a accueilli nos sportifs et leurs supporters, presque 1200 étudiants déchaînés. Le chemin a été long pour les bureaux des sports des six écoles Ecricome (BEM, ESCEM, EUROMED, ICN, RBS, RMS). Il a fallu une organisation logistique importante pour préparer le trophée ainsi que le déplacement. Les écoles avaient organisé le déplacement en car jusqu’à Nancy, les nancéens et les rémois ont été plus chanceux que les marseillais et bordelais cette année. Les sportifs et supporters étaient accueillis dans plusieurs hôtels, souvent séparés, les sportifs logeaient près du complexe sportif des Aiguillettes de VillersLès-Nancy et les supporters près de la Forêt de la Haye, la fameuse FDH : temple des nuits blanches et des OB (Open Bar pour les novices). Au programme : basketball, football, handball, rugby, volley et tennis, une équipe féminine et masculine dans chaque sport. Le planning était chargé pour les étudiants d’écoles de commerce. Les matchs débutaient à 8h30 et se terminaient à 18h pour certains. Il fallait donc quitter l’hôtel assez tôt, 7h30 dernier délai, pour que les sportifs aient le temps

de s’échauffer. Les journées étaient plus longues pour certains que pour d’autres. Les sportifs pouvaient enchainer 2 à 3 matchs par jour les 1er et 2ème jours mais les supporters devaient encourager tous les matchs (2 à 3 matchs par équipe x 10 équipes = …). Seuls les supporters rouennais ont pu respirer, forts de leur nombre, 120 supporters pour 120 sportifs, ce qui leur a valu le trophée de l’ambiance. L’effectif d’étudiants n’était vraiment pas le même d’une école à l’autre : 240 rouennais, 400 nancéens, 180 rémois. Le prix et la durée du voyage sont en cause : 110euros pour RBS, 155 euros pour RMS, 150 euros pour BEM, 50 euros pour Nancy. Tout était réuni pour que les étudiants passent un bon moment. L’organisation et la présence remarquée et applaudie des nancéens, les costumes rivalisant d’originalité : les militaires rouennais alliés aux cow boy oranges nancéens, les Schtroumpfs et les cagolettes marseillais, les Braveheart de l’ESCEM, les Super Reims-Doigts rémois et les bordelais….pas déguisés. Durant ces quatre jours, les supporters et pom pom girls se sont affrontés au bord des terrains et lors des soirées pom pom girls, incroyables talents et miss et mister Ecricome. L’on pourrait écrire un roman avec tous ces détails qui ont fait l’ambiance du trophée, mais pour ré-

sumer je dirais que chaque école a crié ses chants jusqu’à plus voix, les Rince-doigts ont été hués et insultés comme chaque année (peut être davantage que d’habitude à cause du scandale autour du rugby : les nancéens ont été disqualifiés et n’ont pu jouer la petite finale contre les rémois car un membre de leur équipe était issu d’une université partenaire de l’ICN), les rouennais étaient partout et les sportifs souvent absents des soirées. Résultat : les Super Rince-doigts ont remporté le trophée Sportif. C’est presque une tradition puisqu’au cours des onze dernières années, les rémois ont remporté six fois le trophée sportif, preuve que RMS est l’école de la performance sportive et de l’esprit d’équipe. Je conclurai en remerciant et félicitant les sportifs de chaque école qui nous ont fait vivre des instants inoubliables, notamment la finale de volley masculin Bordeaux/ Reims et volley féminin Rouen/ Reims (un match en 5 sets qui dura 2h30 et remporté par les Rémoises à seulement deux points d’écart). Rendez-vous l’année prochaine à Rouen, et pour reprendre les paroles d’un rugbyman anonyme « à partir de maintenant, on fait comme d’habitude » et on remportera le trophée… Camille GUEUCIER


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Zoom sur l’écurie Mercedes de Formule 1

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n disait la F1 condamnée à disparaître, crise oblige. Pourtant, la nouvelle saison 2010-2011 est bel et bien lancée. Les premiers essais, qualifications et grand prix ont déjà commencé à révéler leur verdict et le travail des ingénieurs ne fait que commencer. Outre les classiques Mclaren Mercedes, Ferrari, Renault ou BMW, attardons-nous sur une écurie vers laquelle toutes les attentions sont portées en ce début de saison : Mercedes. Mclaren Mercedes me direz-vous ? Eh bien non ! Anciennement dénommée Brawn GP, Mercedes qui fournissait alors les moteurs à cette écurie a décidé d’en devenir actionnaire majoritaire cette année. Malgré les excellents résultats avec l’obtention de 2 titres mondiaux, l’écurie mise

sur le renouveau et l’alliance de la jeunesse et de l’expérience en installant au volant de ses 2 voitures, 2 pilotes allemands dont le mythe M.Schumacher. L’arrivée de ce dernier au sein de l’écurie allemande a fait l’effet d’une bombe. Malgré sa fidélité sans précédent à la Scudéria, l’envie de retrouver les sensations s’est avérée être plus forte. L’opportunité de rejoindre une écurie allemande aura eu raison de lui, pour celui qui avait failli rempiler chez Ferrari l’an passé lors de la blessure de Massa. Si les questions sur sa condition physique laissent perplexes bon nombre de spécialistes, nul doute que celui-ci a déjà convaincu au sein du paddock ! L’expérience, les renseignements apportés quant aux réglages de la voiture commencent

déjà à porter leurs fruits. L’écurie mise sur son expérience pour porter sous son aile l’autre pilote allemand Nico Rosberg, qui, à 24 ans, a encore tout à apprendre de son illustre ainé. Aujourd’hui après les premiers grand prix, les résultats sont encourageants. Nick Fry, directeur exécutif de l’écurie prévient « Le plus gros danger serait de nous sous-estimer », Michael Schumacher surenchérit « On ne peut qu’avoir un seul objectif et c’est être champion du monde». Voilà qui annonce une saison palpitante … Fabien PICCIRILLO


14 Sport Insolite : le Beach Tennis

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n en rêvait depuis longtemps, mais cette fois c’est bon, l’été est bel et bien en train d’arriver avec son lot de plages et farniente. Bien que cette année, il soit inutile d’espérer « faire la crêpe » sous le parasol : le Beach Tennis vient d’arriver à la croisée du tennis et du beach volley. Ne croyez pas qu’il s’agit du tapotage de baballe que chacun a expérimenté car le premier véritable

championnat de France s’est déroulé en avril 2009 à Calvi en Corse où la Reunion, pionnière dans cette discipline, a remporté le double dames et le double messieurs. Le beach tennis, kezako ? Venu d’Italie, ce sport se joue en double et les échanges se font de volée sans rebond au sol et sans passe entre les partenaires d’une même équipe. Comme au tennis,

il suffit de gagner 3 manches de 6 jeux. Si vous désirez faire partie des 10 millions de pratiquants dans le monde, il vous suffit d’être licencié à la Fédération Française de Tennis et de rejoindre un des clubs du littoral qui propose cette activité. Pour les Rémois d’origine, il va falloir attendre encore un peu … Thomas BOSMENT

Quand Tsonga succède à Noah

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ela fait maintenant vingt sept ans que les passionnés de tennis attendent Roland Garros avec excitation. Vingt sept ans comme la dernière victoire d’un français, un certain Yannick Noah, dans l’un des plus grands tournois du monde Porte d’Auteuil à Paris. Et si cette année, le sort venait à être conjuré et qu’enfin, un tennisman français réalisait son rêve ? Solidement

installé dans le top 10 mondial, Jo-Wilfried Tsonga veut en tout cas prouver qu’il peut évoluer sur toutes les surfaces, y compris la terre battue. Pour cela, Tsonga s’est imposé une cure d’amincissement de plusieurs kilos, tout l’inverse de l’hygiène de vie d’un étudiant RMS ! Après un changement de raquette et un rééquilibrage de son jeu, le joueur français peut espérer de belles perfor-

mances pour la saison sur terre battue qui commence en ce moment et finira en apothéose à Roland-Garros début juin. Alors rendez-vous le dimanche 6 juin pour la finale, on saura alors si le nouveau Noah est arrivé. Thomas BOSMENT


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IPad ou iphone XXL

Annoncé lors de la keynote du 27 janvier 2010 comme étant une évolution majeure dans le domaine du high-tech, l’Ipad est un tablet PC qui vient combler le vide existant entre le Macbook et l’Iphone. En ce qui concerne le design, l’Ipad est un Iphone grand format dans le sens où ce dernier reprend tous les traits et contours caractéristiques à l’Iphone. Côté technique, l’Ipad est doté d’un écran 9,7 pouces tactile d’une résolution de 1024x768, d’un processeur Apple A4 et de 10 heures d’autonomie. Ce dernier sera compatible avec Itunes mais aussi avec toutes les applications Iphone disponible dans l’App store soit plus de 150000 applications. De plus, le processeur de l’Ipad étant beaucoup plus puissant Un geek à votre service

que celui de l’Iphone, ce dernier pourra lire des vidéos en haute définition (720p) et faire tourner des jeux vidéo en toute fluidité. En ce qui concerne les applications unique à l’Ipad, Apple a sorti un SDK (kit de développement) qui permettra aux développeurs de se familiariser avec cette plateforme et sortir des applications adaptées à cette dernière. L’Ipad sera disponible en deux version distinctes à savoir la version WIFI et la version 3G/WIFI. A noter aussi que le prix de l’Ipad vacillera selon la connectivité de ce dernier (WIFI , 3G/Wifi) et la mémoire interne (16go, 32go,64go). L’Ipad est sorti aux US le 3avril dernier, la demande colossale suite au lancement de ce dernier est la

cause du retard en ce qui concerne le lancement français prévu initialement le 24 Avril et repoussé au 10 Mai. Les prix de l’Ipad aux US sont les suivants :

Enfin sachez que les 3 opérateurs (orange, SFR, et bouygues) comptent proposer des forfaits avec Ipad en ce qui concerne les versions WIFI+3G. Le prix de la version basique de l’Ipad à savoir la version Wifi 16go est estimé à 459€. Abdoullah SARDI

Un problème ? Une question ? Une suggestion? Contactez-nous par mail: abdoullah.sardi@rms.fr et alexis.furtac@rms.fr


16 Cinéma

New York, I Love You

Le concept nous vient du producteur Emmanuel Benbihy : dans des villes mythiques (il y avait eu Paris, Je t’aime en 2005), une dizaine de réalisateurs ont 2 jours pour filmer un quartier et une rencontre amoureuse. Dans Paris, Je t’aime, les court-métrages se succédaient, aussi différents les uns des autres dans la réalisation que dans le choix des quartiers et des rencontres. Cela donnait au film une hétérogénéité mystérieuse et séduisante, et laissait au spectateur comme une impression impalpable. Ici, certains personnages reviennent d’un court-métrage à l’autre, et la plupart d’entre eux sont tournés à Manhattan. Les histoires se ressemblent plus, elles aussi. Mais cette homogénéité n’est pas que décevante, et certaines scènes se démarquent des autres : la rencontre sur le trottoir d’un restaurant entre un écrivain et une belle femme qui s’avère être… Ou encore une photographe qui fait le lien entre les histoires, en observant la ville et ses habitants : le jeu de séduction d’une femme sortie fumer, avec un homme a priori inconnu… La rencontre toute en suspension entre une ancienne chanteuse d’opéra et un groom handicapé. Celle d’un peintre malade qui découvre et donne une nouvelle impulsion à la vie d’une jeune muse… En repensant à ce film, il faut quelques minutes pour que des images claires reviennent à l’esprit, mais elles reviennent. C’est donc en y repensant que l’on prend conscience du trésor que peut être New York, I Love You. 7/10 Agathe CARON

Green zone Ce fantastique thriller politico-militaire nous mène à une excitation pleine d’adrénaline. Jouissif à souhait, Green zone est un film porté par le souffle haletant de son réalisateur. Caméra à l’épaule, Paul Greengrass poursuit une intrigue où les enjeux et les images s’entrechoquent dans une guerre des sens. Matt Damon interprète ici avec superbe ce sous-officier de l’US Army qui se révolte vainement contre la vérité absolue, face à cette administration qui prétend rechercher des armes de destruction massive. Tout y est. Sans vouloir tomber dans un réalisme raboteux, on est immergé dans ce Bagdad meurtri, entre zone verdoyante où les américains se pavanent au bord des piscines de Saddam, et le reste du pays grisâtre. Le scénario est bourré de chausse-trappes avec un sens du suspens sublimant l’hystérie, la paranoïa et la fatalité de cette guerre sans jamais oublier le désarroi. Ce film, c’est Jason Bourne prenant « Vol 93 ». On a les critères du thriller dans un film politique. On se souvient des Rois du désert de David O. Russel à propos des conséquences de la guerre du Golfe, et on se rend compte de la portée de Greengrass. Hitchcock disait que le plaisir dans le suspens, c’est d’être en avance sur le personnage, en sachant la fin sans en connaître son odeur. Justement, ici, le tourbillon du secret et de la manipulation finit par révéler l’absurdité d’une oppressante réalité, « faite de morceaux déchiquetés », dixit Greengrass lui-même… 8/10 Anouar HACHEMANE

The Bounty Hunter Dernièrement, il y a eu plusieurs bonnes comédies américaines (Very Bad Trip, Forgetting Sarah Marshall, Jackpot…), mais celle-là n’en fait pas partie. Dans ce genre de comédies, on ne peut bien sûr pas s’attendre à être surpris, pourtant on ose espérer que les scénaristes auront trouvé de nouveaux moyens pour faire rire, de nouvelles situations. Et ici, sans doute y avait-il largement de quoi faire : un ancien policier divorcé reconverti en chasseur de primes doit poursuivre son ex-femme et la mettre en prison –elle ne s’est pas présentée au tribunal, alors qu’elle devait être jugée pour altercation avec un policier. Mais non, Il utilise toujours les mêmes astuces pour l’énerver, Elle : faire tout ce qu’on ne voudrait pas qu’on fasse chez soi, chez l’autre par exemple. Et elle est toujours aussi… Jennifer Aniston. Sa présence n’était ni nécessaire, ni suffisante, bien que son hâle naturel fasse toujours plaisir à voir. Il y a vaguement une intrigue policière, mais le tout est vraiment trop léger. Le film appartient donc à la catégorie des films «  vite vus, vite oubliés ». 3/10 A.C

Les aventures extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec Qu’arrive-t-il à Luc Besson  ? Décidemment, notre cher réalisateur est emporté par les illusions qu’il nous projette. Ici, il tente de réinventer le monde de Tardi, en mettant en scène la belle et rêche Louise Bourgoin dans le rôle d’Adèle Blanc-sec, brillante mais désagréable journaliste du début du 20eme siècle vivant dans un Paris-numérique refait à merveille. Cette dernière cherche à guérir sa sœur grâce aux vertus médicales d’une momie égyptienne qu’elle tente de réanimer. Entre l’éclosion d’un ptérodactyle, la réanimation de Ramsès II, on frôle La Momie et Indiana Jones sans jamais faire rêver. Car Besson ne partage plus rien. Il a fini par croire que tous ses personnages étaient des Minimoys (quid des spectateurs ?). Et c’est dommage…La photographie et les effets spéciaux restent d’une rare beauté, mais ils ne sont pas accompagnés d’une véritable intention artistique à l’instar des œuvres de Jeunet. Bourgoin cabotine un rôle qui ne lui fait pas plaisir, s’essouffle au bout de deux mots. Elle joue uniquement pour se voir dans un film plan-plan, exaltant une débauche de couleurs. Mais, il est vrai que passer de Nikita à Arthur et les Minimoys suscite un traumatisme artistique asséchant toute créativité. AdèleBlanc sec serait-il le dernier signe d’un Besson sec d’idée? 5/10 A.H


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Théâtre Arrivée du printemps, profitons-en ! La comédie, pour tous vos sens… Du 4 au 7 mai, L’affaire de la rue de Lourcine : Retour du Vaudeville, place au loufoque ! Un concours de circonstances ajouté à l’annonce du meurtre d’une « pauvre charbonnière » amène un bourgeois rentier à s’admettre comme assassin potentiel. Autour de lui, tout paraît suspect. Et tout prête à rire… Du 19 au 22 mai, Ode maritime, par Claude Régy  : D’après un poème du portugais Fernando Pessoa, alias Alvaro de Campos. Un navire encore lointain qui s’avance vers le port… Les distances se mettent à vibrer, les frontières du temps et de l’espace abolies. Tout se mêle et s’entremêle pour un lyrisme tempétueux. Le 10 mai, Titi Robin, ramène le soleil avec sa musique d’inspiration gitanes et arabes, accompagnée en fond de scène de peinture évoquant le ciel du voyage. Retour du théâtre avec le festival Reims monte en scène, le 14 et 15 mai, où se regroupent les écoles de commerce et notamment RMS avec Roberto Zucco de BM Koltes. Le Grand Théâtre tout en paroles… Le 29 avril, troisième version de Djaz à l’Opéra, le 30, concert solidaire avec Chœurs d’Opéra.

Plus classique avec, le 2 mai, Le voir dit de la harpe et le Récital de L’Adami le 11 avec cordes et instruments à vent. Mais n’oublions pas le 8 et 9 mai, La cour du roi Pétaud : Opéra-bouffe qui mêle mensonges, tricheries, intrigues… Les luttes de pouvoir, les secrets d’alcôve ne font que rendre plus délicieuses les guerres stupides entre les rois Pétaud VIII et Alexibus XXIV… Nathalie ABOUAB

Littérature La dernière valse de Mathilda Tamara McKinley (2007) Chu-rin-ga  ; dit plusieurs fois à voix basse, c’est un nom qui pourrait être une formule de sorcellerie. Et c’en est une. L’histoire de la propriété portant ce nom et de ses propriétaires est proprement hypnotisante. Pas un moment, on ne s’ennuie dans ce roman australien situé au cœur de l’outback, l’arrière-pays semi aride de l’Australie. Le roman s’ouvre sur le destin tragique de Mathilda, fillette de treize ans orpheline de mère et laissée à son père, homme violent ne pensant qu’à vendre leur grande exploitation, Churinga, seule raison de vivre de Mathilda. Cinquante ans plus tard, une artistepeintre de Sydney, est encore sous le choc de la mort de son mari et de son fils. Autre choc : son mari était en fait immensément riche et lui a légué une propriété qu’il venait d’acheter spécialement pour elle. Abasourdie par tant de mystère, Jenny

décide d’aller vivre une semaine dans ce domaine isolé, bien décidée à le revendre après. Pendant son séjour, elle tombe sur les journaux intimes de Mathilda, l’ancienne propriétaire des lieux. Envoûtée par le courage de cette fillette devenue femme trop tôt et se battant jour et nuit pour la survie de son exploitation qu’elle dirige seule, intriguée par les similitudes qui existent entre leurs deux vies, Jenny réalise petit à petit que de nombreux secrets troubles pèsent sur la propriété. S’installer dans cet endroit désertique peuplé d’hommes taciturnes était-il une si bonne idée ? Même si certains passages sont un peu mielleux, on ressent rapidement l’âpreté de la vie dans le bush et on s’identifie presque immédiatement à ces deux femmes. La vie de Mathilda tout particulièrement nous tient en haleine, car si le début est glauque, la chute est cent fois plus brutale et il faut se retenir pour ne pas pousser un cri d’horreur. Le portrait de Jenny est beaucoup plus conventionnel mais ne gâche en rien le plaisir de la lecture. N’hésitez plus, lisez cette saga : dépaysement et sensations fortes vous attendent. Priscille AUBIN


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Idées Architecture & société : un enjeu contemporain

L

a formation des grandes villes, souvent considérée comme l’ultime aboutissement d’une civilisation - mais également comme l’une des caractéristiques primaires d’une société qui se civilise, constitue un phénomène singulier, différent selon le temps, l’espace et les communautés humaines qui s’y consacrent. Ainsi s’opposent, par exemple, la structure des cités romaines, dans lesquelles le forum, situé au centre, était le point de croisement de deux axes perpendiculaires, le cardo (axe nord-sud) et le decumanus (axe est-ouest), et celle des villes «barbares» ; de même que s’opposent la croissance concentrique des villes nord-américaines au développement anarchique des vieilles villes européennes. Cependant, alors que les modes structurels de formation et d’expansion des villes peuvent différer, on observe quasi-systématiquement une même répartition socio-géographique au sein des grandes métropoles modernes : un centre, cœur économique, politique et culturel, des zones d’activité (fonctionnelles ou «en friche  ») ou des quartiers résidentiels environnants plus ou moins aisés, puis des banlieues, souvent riches à l’ouest et au sud, et pauvres à l’est et au nord (conséquence directe de la direction des vents charriant les fumées industrielles). S’il n’est pas faux de considérer cette répartition des citoyens comme l’effet direct du développement urbain (c’est-à-dire comme une conséquence spontanée d’un modèle finalement inhérent à la nature), il est dangereux de lui octroyer un caractère immuable et définitif. Certes, les tendances générales de distribution des communautés urbaines représentent une force influente difficile à briser, mais c’est peut-être une action dirigée, à savoir une action, en amont, purement politique, qui permettrait de donner aux métropoles cette homogénéité essentielle à l’ordre social. L’exemple français, entre autres, illustre convenablement ce marasme intrinsèque aux grandes villes contemporaines : le phénomène «d’enclave» s’y est ancré progressivement depuis la fin des années cinquante, et a mené à une situation actuelle si complexe que les perspectives de restructurations urbaines paraissent irréalisables. Et c’est effectivement là que se rencontrent ces deux domaines en apparence lointains l’un de l’autre : l’architecture et la société. L’architecture (au sens général, celle qui a trait au «génie civil») incarne aujourd’hui un socle si coriace et pérenne que, outre permettre à la société de s’y reposer (et c’est là un aspect positif ), impose à celle-ci un carcan physique quasi-inextricable, une prison gigantesque dont les quartiers semblent immédiatement destinés à telle ou telle communauté. Et évidemment, il existe des cellules plus confortables que d’autres… L’architecture est une affaire politique. Lorsqu’elle concerne un ensemble aussi vaste et familier que nos villes, elle ne doit

pas être pensée «a priori» et ne répondre qu’à ses objectifs primaires (esthétisme, symbolisme, pérennité…), mais elle doit également s’attacher à lier les citoyens, à être ce «pontife matériel» qui, même constitué d’une infinité de parties, doit se porter garant de la cohésion sociale. Et en ce sens, nous insisterons finalement sur la notion de mélange, que seul un espace urbain propice à la proximité et à l’ouverture peut garantir. La division permanente des communautés par un urbanisme définitivement coercitif est une plaie ; une plaie qui nourrit la méfiance, l’isolement et l’agressivité en éloignant toujours plus des «belligérants» qu’il faudrait plutôt rapprocher. Une plaie, enfin, qui guérirait si l’on repensait intégralement la structure de nos villes. Romain HARDY


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Musique Les festivals à ne pas manquer cet été ! La France est riche de festivals musicaux l’été. Afin d’être sûr de pouvoir y assister il est plus que temps de penser à prendre vos billets. Petit tour d’horizon –non exhaustif- des immanquables : Les Vielles Charrues : du 15 au 18 juillet à Carhaix. Un très large panel de genres musicaux à dominance pop et rock. Cette année encore de grands noms de la musique française et internationale forment les têtes d’affiche : Muse, Mika, Indochine, M, etc. A noter la présence de groupe moins « classiques » tel que Airbourne (cf. article de Out of box n°1) et Gojira. Pass 4 jours : 123€ Le Hellfest : du 18 au 20 juin à Clisson. Le plus grand festival de métal en France. Cette année la fête de l’enfer s’ouvre avec Deftones, tête d’affiche complétée par les papys du métal : Kiss et Alice Cooper. A noter également la présence de Slash (annoncée il y a quelques semaines), d’Immortal (!), de Slayer, Twisted sister, Motörhead, et Airbourne (encore eux !) etc. Pass 3 jours : 129€ Les Eurockéennes : du 2 au 4 juillet à Belfort. L’un des plus grands festivals de France. Avant tout aux assonances rock : Kasabian, The XX, Airbourne (ils sont vraiment partout cet été !), il présente également des groupes d’autres univers : Jay-Z, Massive Attack, Charlotte Gainsbourg, etc. Pass 3 jours : 85€ Main square : du 2 au 4 juillet à Arras. Festival principalement de rock, il réunit des stars à la pelle : Black eyed peas, Pearl jam, Ben Harper, Ramstein, Gossip ou encore Pink. Le 2 juillet est déjà complet, il reste des pass 2 jours à 95€. Dominique DACHER

Exposistion

Ce rigolo personnage aux lunettes rondes est considéré comme le plus grand et le plus original des artistes japonais. Mais il est également un Rémois de cœur tombé amoureux de

sa cathédrale et de son champagne dans les années 50. De qui s’agit-il ? Un certain Foujita, artiste inclassable influencé à la fois par l’héritage traditionnel japonais, la Renaissance et la modernité européenne. Selon Cocteau, il était « le Lewis Carrol de la peinture » à cause de ses scènes fantasmagoriques et de son univers enfantin. Mais Foujita ce n’est pas que ça. C’est aussi de grandes fresques aux allures d’estampes japonaises, des tableaux de vierges, les vitraux et les plans de la chapelle qu’il a fait construire à Reims, 33 rue du Champ de Mars, où il repose aujourd’hui. Vous pourrez donc apprécier la diversité des œuvres de

Foujita en vous rendant au Musée des Beaux-arts jusqu’au mois de juin. Ne ratez surtout pas les « 48 richesses de la France » où Reims a bien sûr une place de choix. Peut-être arriverez-vous à percer le mystère de cet illuminé grâce à cette exposition riche et intéressante, que vous pourrez compléter par une balade à la chapelle Foujita si le cœur vous en dit. « Foujita monumental, enfer et paradis » au Musée des Beaux-arts, ouvert tous les jours sauf le mardi de 12h à 18h jusqu’au 28 juin. Gratuit pour les étudiants. Camille HENRY


20 Proenza Schouler

A

priori imprononçables et presque incompréhensibles ces deux noms juxtaposés ont donné naissance à deux génies de la mode, cosmopolites, urbains mais sympathiquement inspirés avant tout. Les cool kids de New York, Jack McCollough et Lazaro Hernandez ont bouleversé la mode made in USA depuis 2002. Loïc Prigent, réalisateur de documentaires, véritable référence dans le milieu de la mode ne s’y est pas trompé et suis avec passion les Proenza Schouler depuis leurs débuts. En empruntant les deux noms de jeune fille de leurs mères réunis (Proenza et Schouler ) , ils ont créé la nouvelle maison dont les plus grandes stars et modeuses de la planète telles Natalie Portman, Chloë Sevigny ou encore Kate Bosworth sont déjà fan. Cette année pour le plus grand bonheur de nos mirettes

affutées ils proposent une collection colorée, énergique et funky à la croisée de la nonchalance et de l’élégance : des volumes très travaillés et des matières très recherchées. C’est simple, depuis qu’ils sont diplômés de la très prestigieuse Parsons School for Design de New York, la fameuse boutique Barney’s a acheté toutes leurs collections pour répondre à la demande des New Yorkaises pointues et fatiguées du chic très lisse. Il est certain que ce duo créatif n’aura aucun mal à convaincre toutes les accros au style casual mais chic de ce côté de l’Atlantique… On peut déjà, à ce titre, commander leurs créations fabuleuses et jeter un œil sur leurs défilés sur leur site proenzaschouler.com et, si leur nom poétique vous inspire n’hésitez pas à regarder le documentaire de Loic Prigent qui présente ces futurs

grands de la mode avec un regard surprenant de grâce et de bonne humeur. Aujourd’hui, malgré un succès fulgurant et indéniable, les Proenza Schouler connaissent la difficulté financière des débuts et restent tributaires des aléas du milieu, souvent sévère et sans pitié. Une chose est sûre cependant, avec leur génie, leur passion et leur sympathie indescriptibles, ils deviendront très prochainement une, si ce n’est la référence en matière d’élégance libérée aux quatre coins du globe. Laura MARTINEZ


APRIL FOODIES : Spécial verrines de printemps Pour accompagner des apéritifs ludiques, frais et colorés

Duo de thon et pêches Ingrédients Pour 2 personnes : 1 petite boite de thon 1.5 cuillère de mayonnaise 1 petite boite de pêches au citron Sel, poivre

Mousse de concombre au sel de menthe Ingrédients pour 2 personnes : 1 concombre 100 g de fromage blanc (1 pot individuel ) 100 ml d’eau 10 feuilles de menthe ( + 6 pour le sel + 3 pour la déco ) 5 gouttes de Tabasco rouge Sel poivre 1 càc de gros sel Préparation: 1. Peler et épépiner le concombre. Mixer sa chair avec 100 ml d’eau puis verser dans une casserole. Porter à ébullition et laisser frémir une trentaine de secondes, tout en remuant. Laisser tiédir. 2. Pendant ce temps, dans un petit saladier, mélanger le fromage blanc, le sel, le poivre, la menthe préalablement hachée et le Tabasco. 3. Une fois la préparation au concombre tiédie, la fouetter avec celle au fromage blanc jusqu’à obtention d’une crème homogène. Verser alors dans des verrines et laisser refroidir à température ambiante. 4. Pendant que les verrines refroidissent, préparer le sel de menthe : mixer la cuillère à café de gros sel avec 6 belles feuilles de menthe lavées et essuyées. Saupoudrer ensuite chaque verrine. Recouvrir d’un film transparent et réfrigérer au moins 1 H. Au moment de servir, décorer des 3 feuilles de menthe restantes.

Préparation : 1. Dans un saladier, mélanger le thon et la mayonnaise. Saler, poivrer. 2. Dans un verre, mettre une première couche de pêches coupées en morceaux. 3. Recouvrir ensuite d’une bonne cuillère à soupe de thon pour réaliser la 2ème strate. 4. Faire une dernière strate en recouvrant de morceaux de pêches

La verrine sucrée express Ingrédients pour 2 personnes fraises spéculos yaourt liquide nature ou fromage blanc Préparation : 1.Rincer et couper vos fraises en 2. 2.Remplir la verrine avec des morceaux de fraise sur 1/6ème de la verrine. 3.Ecraser les spéculos en petits morceaux. 4.Recouvrir les fraises d’une couche de spéculos, puis d’une couche de yaourt. 5.Recommencer les étapes 2 et 4. Petit + : vous pouvez rajouter des feuilles de menthe pour la décoration ! Ellyn O’BYRNE-BAUDOT, Sophie SARIAN

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Eloge de la laideur

«

Un homme épouvantable entre et se regarde dans la glace. «- Pourquoi vous regardez-vous au miroir, puisque vous ne pouvez vous y voir qu’avec déplaisir ?» L’homme épouvantable me répond : «- Monsieur, d’après les immortels principes de 89, tous les hommes sont égaux en droits; donc je possède le droit de me mirer; avec plaisir ou déplaisir, cela ne regarde que ma conscience.» Au nom du bon sens, j’avais sans doute raison; mais, au point de vue de la loi, il n’avait pas tort.» «Le miroir», poème en prose du Spleen de Paris de Baudelaire exprime, non sans une certaine ironie, la difficulté qu’a l’homme à affronter la laideur : à quoi bon en effet lui faire face, quand il est possible de se tourner vers des choses qui flattent le regard ? La laideur effraie, qu’on

la fuie ou qu’on l’exhibe : rappelons nous Elephant man, objet de tous les regards en raison de sa difformité même. Certes, l’art parfois représente la laideur, mais en se vantant d’en discerner la beauté cachée. Au cinéma par exemple, qui choisirait une actrice véritablement laide, pour tenir le rôle principal ? On préfère grimer de façon caricaturale des acteurs dont le visage est connu de tous (pensons à Emma Thomson qui revêt les traits de l’abominable Nanny McFee). La littérature ne fait dans ce cas guère exception. Riquet à la houppe, héros éponyme d’un conte de Perrault, semble être l’un des rares personnages littéraires à occuper une place centrale malgré et en raison de sa laideur. Mais, happy end oblige, le conte s’achève sur l’idée qu’il est, aux yeux de son épouse (une très jolie princesse), le plus bel homme qui soit. Ainsi,

Pour publier dans Your Box envoyez vos articles à : agathe.caron@yahoo.fr

même lorsque nous parvenons à regarder la laideur, nous cherchons (consciemment ou pas), à la minimiser (pensons à l’idée de «beauté intérieure», alternative à la laideur elle-même). Précisions néanmoins que la laideur est un phénomène relativement rare : on peut ne pas être beau sans pour autant être laid. La laideur est au moche ce que le sublime est au beau, et le sublime n’est pas chose courante. Mais quand on a la chance de le rencontrer, on s’y confronte. Et bien, pourquoi ne pas adopter la même attitude vis-à-vis de la laideur ? Regardons et aimons les laids ! J’espère que vous comprendrez que mon jugement est prononcé en toute objectivité. Ci-joint, ma photo. Amicalement, Blobfish


Horoscope Capricorne : Vous êtes dispersé(e) ce mois-ci ce qui vous dessert à la fois dans votre travail et dans votre relation de couple. Pensez à vous recentrer sur vos objectifs.

de Julie GUFFROY

en avoir marre et ils risquent de s’éloigner. Reprenez- vous vite !

La malédiction de Toutankhamon…

« Qui entrera dans ce tombeau Mais en 1985, des chercheurs verra ses jours se raccourcir…» identifient des champignons Voici, pour résumer, la malé- toxiques présents dans la chambre Lion : Votre conjoint(e) diction qui frappa ceux qui ont funéraires, ce qui expliquerait ces pénétré la tombe de Toutankha- décès. apprécie votre calme Seulement, après la découverte mon… et votre attention à ses du tombeau, une foule de curieux On pourrait croire que ce n’est problèmes. Vous lui êtes Verseau : La fatigue se d’une grande aide. Mais qu’une légende, mais les faits peu- s’y précipitèrent aussi, dont de nombreux archéologues, photovent appeler au doute ! fait sentir. Faîtes atten- essayez de ne pas vous Premier signe de cette malédicgraphes, dessinateurs, ouvriers, tion à ne pas trop vous miner avec ses protion : le canari de Carter se fait notables locaux et même la reine surcharger de travail et blèmes, pensez égaledévorer par un Cobra, « le serpent de Belgique, or rien ne leur arriva. essayez de prendre plus ment un peu à vous. Même Howard Carter et Lady des pharaons »… de temps pour votre Et la malédiction continue… Evelyn Herbert (la fille de Lord chéri(e). Vierge : Vous ne vous préoccupez que peu du Lord Carnarvon est frappé par Carnarvon), qui avaient tous deux Poisson : La passion est monde qui vous entoure une terrible fièvre en avril 1923. passé beaucoup de temps dans le au rendez-vous ce mois- ce mois-ci. Vous croquez Puis, 26 autres personnes, parmi tombeau, n’ont guère été frappés lesquels de très grands égyptolo- par cette malédiction… ci ce qui vous rend très la vie à pleine dents et gues trouveront la mort. Et tous heureux(se). Continuez rien ne vous inquiète. Anouar HACHEMANE à sourire, les personnes Pensez à redescendre de seraient entrés dans le lieu sacré. autour de vous sont irré- votre nuage de temps en médiablement attirées. temps ou la chute sera très difficile. Bélier : Vous savez exactement ce que vous Balance : Vous attendez recherchez, vous êtes la personne idéale qui ambitieux (se) et rien ne saura vous combler et vous arrête. cette attente vous rend un peu tendu et morose. Taureau : Ne perdez pas Patience, elle n’est peutvotre temps à discuter être pas bien loin alors inutilement avec votre pensez à sourire. chéri(e), il est trop précieux. Pensez à profiter Scorpion : Vous avez le plus ! sentiment d’être rejeté par vos proches ce moisGémeaux : Vous savez ci surtout vos amis. Mais être convaincant(e) et ne soyez pas parano, ChloË ROMENGAS, de l’Atelier photo d’RMS cela vous aide dans votre peut-être est-ce vous travail. Vous enchaînez qui vous éloignez ou les succès ce qui vous peut-être qu’ils sont tout rend rayonnant(e). Vous simplement très occupés. difficulté : moyenne êtes le centre d’attraction. Sagittaire : Votre couple souffre de la routine. Cancer : Vous devriez Mettez un peu de piarrêter de ne penser ment, impressionnez-le qu’à vous et de faire la (la) et vous verrez que tête. Votre chéri(e) et vous occuperez toutes ses vos proches vont vite pensées…

SOMEWHERE IN REIMS

SUDOKU

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Out of the Box - Numéro 4