__MAIN_TEXT__

Page 1

À l'Ouest ! no 2 / offert L e m ag a

zine GRATUIT

qui vou r e d é co us fait v r ir La

Réunion

on s’envoie en l’air ? prendre un peu de hauteur

Patrice Treuthardt bavardage portuaire

la constance du jardinier les coulisses du jardin botanique de la réunion

mafate tour 3 jours en cirque


édito

LE GRAND SAUT « Nous sommes des gens simples et tranLa tentation est quilles, et nous n’avons que faire d’aventures. d’autant plus forte Ce ne sont que de vilaines choses, des sources qu’à la différence du d’ennuis et de désagréments ! Elles ont la cacao, l’aventure, tendance fâcheuse de vous mettre en retard une fois terminée, ne pour le dîner ! » C’est avec ces mots pleins de provoque pas d’indirurale sagesse que le jeune Saquet éconduit, gestion, d’embonau début de Bilbon le Hobbit, le magicien point disgracieux ou Gandalf venu chercher dans la Comté de coupable regret. un volontaire pour le grand départ. Qui Quand tout se passe pourrait blâmer sa prudence ? Qu’elle soit bien, elle grave en amoureuse, sportive ou humaine, l’aventure nous d’inoubliables est en effet presque toujours une expérience sensations d’euphorie et de liberté ; quand désagréable. Elle salit les souliers, laisse tout se passe mal, elle rend par contraste le des courbatures, et fait dérailler le déroulement imperturbé du quotidien confort de nos profitables follement désirable : on n’est habitudes. On pourrait que plus heureux de retrouvous même, pour enfoncer ver nos pantoufles. embarquer encore un clou dans le terme, reprendre la Vous l’aurez compris, l'air de rien définition du romancette fourbe dissertation dans une folle cier Louis L’Amour, pour a pour unique objectif aventure qui elle est « juste un de vous embarquer l’air nom romantique pour dire de rien dans une folle avenproblème. » ture. Celle de l’anti-gravité. Pour le 2e numéro de ce voyage Mais alors, nous serions bien obligés au coin de la rue qu’est Vavang, nous avons d’admettre qu’il en va des problèmes voulu essayer pour vous le genre d’activité comme du chocolat : nous sommes presque d’ordinaire réservé aux intrépides : voler. toujours incapables de résister à l’envie d’y Parachute ascensionnel ou descensionnel, parapente, ULM, hélicoptère, accrobranche, goûter. Même au creux des grandes siestes qu’appellent les bombances dominicales, un tyroliennes : nous avons testé pour vous toutes les activités aériennes disponibles lancinant sentiment d’incomplétude hante nos rêves. C’est le petit bruit qui perturbe le dans l’ouest, avec la complicité des professionnels qui ont fait de l’aventure un métier, ronron des routines paisibles : sans toujours et une passion à partager. Avec eux, nous oser se l’avouer, nous avons tous envie de avons eu peur, nous avons ri, nous avons quelque chose de plus. Malgré sa juste hurlé. Et nous sommes rentrés ravis d’avoir détestation des tracas du voyage, Bilbon sauté le pas. Merci, donc, de bien vouloir ne coure-t-il pas finalement au devant des vérifier que votre baudrier est correctement périls d’une randonnée qui ferait passer fixé : l’heure du grand saut est venue. le Grand Raid pour une promenade en centre-ville ?

sommaire ALÉ VOIR ! p.5 Par ici ou par là ...

à l'aventure ! p.10 S’envoyez en l’air

VISITE GUIDÉE p.26 Le Conservatoire botanique

DOMOUN p.30 Facteur de Mafate

boutik sinwa p.35 Alternative conso

bat in ti karé p.36 La caverne des chauves souris

DANN ZION p.37 Mafate tour

DOMOUN p.40 Patrice Treuthardt

INFOS PRATIQUES p.44 AGENDA p.46 no 2 Une édition

L’éditeur décline toute responsabilité quant aux erreurs éventuelles. Toute reproduction ou utilisation, intégrale ou partielle, des images et textes est interdite.

Dir. de la publication : Sandrick ROMY Rédac. en chef : François GAERTNER Photographie : Mickael DALLEAU Impression : Graphica Vavang est réalisé en partenariat avec l’Office du Tourisme de l’Ouest. contact@vavang.re / 0262 10 84 10

3


Alé Voir !

À l'Ouest ! retrouvez le n°3 en juillet 2015

Balade

MI KONÉ PI PERSONN...

Alé Voir !

Dossier

Dann Zion

visite guidée

domoun

AGENDA

Infos pratiques boutik sinwa

24h avec...

abonnez-vous c'est gratuit ! rendez vous sur

C’est bien connu, la modernité est grande pourvoyeuse de réponses aux questions qui ne se posent jamais. Par exemple, vous êtes-vous déjà demandé : « Au fait, ne serait-il pas merveilleux que l’on fabrique un véhicule qui soit à la fois tuk-tuk, et une Harley Davidson ? » Non, bien entendu, cette idée ne vous a jamais traversé l’esprit. Mais ça n’a pas empêché quelqu’un de l’inventer quand même. Ni de lui donner un nom : le Trike. Contraction de tricycle et de motorbike, ce terme est bien sûr un anglicisme. Si vous voulez faire votre intéressant en abordant le sujet au bureau, prenez donc garde à le prononcer « traïke » et non « trique », ce qui ne manquerait pas de faire pouffer votre collègue

Jean-Marc, toujours au taquet sur les calembourgs grivois. Mais pour faire son intéressant, le mieux est encore d’avoir piloté réellement ce fier engin, très apprécié des vrais caïds, parmi lesquels le président russe, Vladimir Poutine. Et pour ce faire, pas besoin d’aller braquer le garage du Kremlin, puisqu’une société réunionnaise, basée à Piton St-Leu, en propose à la location. Île Loue met en effet depuis 2013 quatre de ces monstres routiers à disposition des motards qui, comme le dit avec humour Philippe Gineste, propriétaire de la société, « conjuguent le plaisir de la moto aux désavantages de la voiture. » Plus sérieusement, cet ancien biker dissuadé par les dangers de la route ne tarit pas d’éloges sur

ce véhicule original, qui permet de se glisser dans les santiags d’un Easy Rider en toute sécurité. Pour piloter un trike, il faut cependant avoir 25 ans et 5 ans de permis minimum, et prévoir un budget d’environ 150€ à la journée. Les tarifs sont dégressifs selon la durée, et il est possible de louer les quatre trike d’un coup pour tout un week-end pour 800€. Et là, même bloqués dans les embouteillages, vous aurez belle allure !

Île Loue 32 Allée des Flamboyants, Stella - 97424 Piton-St-Leu 0262.50.25.65 / 06.93.13.40.88 Ouverture : Mardi - Samedi / 9h - 12h, 14h - 18h.

5


Office de Tourisme de l’OUEST

Alé Voir !

www.ouest-lareunion.com

Goûte !

EXPRESSO AMBULANT

Pour boire un bon expresso écolo et équitable, il existe désormais dans l’ouest un rendez-vous hebdomadaire, chaque dimanche à Saint-Gilles, au marché des producteurs de la Route du théâtre : Tirou Tuk-tuk. Ce mini bar à expresso ambulant est un concept gourmet lancé récemment par Sonita Tiroumalé. Authentique barista formée par le champion de France de

la discipline (si, ça existe), cette jeune entrepreneuse affirme que son métier est « l’exaltation de l’expresso ». À bord de son tuk-tuk transformé en minibar, elle arpente les routes de l’île avec une technique de haut niveau et un choix de produits fins sélectionnés dans la région : café de Chamarelle, Bourbon Pointu, thé blanc de Grand Coude. Elle décline ces bases sous toutes les formes, en expresso ou en cocktail, du frappuccino vanille au latte macchiato, dans lequel elle superpose des couches de couleur et de saveur (gelée de Bourbon Pointu, caramel à la fleur de sel de St-Leu, etc.). Et elle propose en prime un choix de mignardises indiennes, de cake au chocolat et de produits péi. Filières courtes, économie solidaire, matières premières gourmet et savoir d’artisan : qui a besoin de Starbucks ? Tirou Tuk-tuk Tous les dimanches, de 7h à midi Marché des producteurs de la Route du théâtre (St-Gilles). Facebook : baristarun tiroutuktuk

vous voulez faire ça aussi ?

vous voulez vous détendre ?

© C.Tellier / Roche Tamarin - infografick / Shut

Il y a peu, John Sylvan, un ingénieur américain, avouait publiquement regretter son invention la plus populaire : le café en capsule. Impossibles à recycler, les milliards de dosettes vendues chaque année dans le monde sous différentes marques sont en effet devenues une source de pollution préoccupante. Pourtant, la mode du café gourmet ne cesse de faire des émules, portée par ces boutiques où des hôtesses en tailleur cintré vous cajolent comme des émirs chez un concessionnaire Rolls Royce.

Les Snorkies

RANDO SOUS L'EAU Qui n’a jamais rêvé, comme les Nicolas Hulot, de pouvoir se promener en explorateur sur les fonds coralliens en produisant de petites bulles satisfaites, et tout ça pour le bien de la planète ? La réserve Naturelle Marine de La Réunion propose aux public de joindre l’utile à cet agréable passe-temps qu’est la randonnée sous-marine : un parcours guidé à la découverte de la richesse et de la fragilité du lagon de L’Ermitage. Accessible à tous et gratuite, cette balade aquatique de 45 minutes est réservée aux personnes ayant déjà plus de 8 ans, et disposant de leur propre matériel subaquatique. Sentier Sous-Marin de L’Ermitage: Accueil et départ au niveau du restaurant Le K-Banon, sur la plage de l’Ermitage. Réservations et informations : 0692.89.18.68 Plus d’infos : www.ouest-lareunion.com

6

vous voulez manger ici ?

• actualités • bouger • découvrir • • dormir • manger • pratique • agenda •

toute la côte ouest de la réunion est sur www.ouest-lareunion.com


Alé Voir ! Choka chic

LE NOUVEAU CHOKA BLEU Sous l’impulsion de la société Tamarun, en charge de dynamiser la station balnéaire, de nouveaux propriétaires ont entièrement rénové le lieu pour faire renaître cette adresse autrefois courue.

Idéalement situé sur le lagon à la sortie de Trou d’Eau, le Choka Bleu a longtemps été l’un des restaurants les plus classes de la côte ouest avant de fermer, d’être abandonné, et de finir en squat.

Plus d’un million d’euros d’investissements, une équipe recrutée localement, un ancien chef du Lux* en cuisine et un œnologue pour vous guider dans le choix des vins : autour de la gastronomie réunionnaise, les nouveaux propriétaires ont voulu bâtir un restaurant haut de gamme. Le Choka Bleu 2, Route Nationale 1 La Saline (sortie Trou d’Eau) 0262.33.98.33

DU SUSHI À SE FAIRE

Il est tout petit sous sa petite toque blanche, derrière son petit comptoir tout propre, dans son petit local tout neuf. Devant, deux mini tables sont posées, et quand c’est plein, on tient à peine à quatre. Mais Romuald n’a pas besoin d’espace pour travailler, ce qu’il lui faut, c’est du poisson frais, qu’il obtient tous les jours juste à côté, directement sur le port de St-Gilles : « L’idéal pour ce que je fais, c’est que le poisson ait été pêché la veille, parce que le jour-même, il est un peu moins tendre. »

8

Et ce qu’il fait, vous l’aurez compris, c’est des sushis, principalement à emporter, dans une échoppe de la petite rue parallèle aux Roches Noires, à quelques mètres du désormais fameux 66 Burger Club. Le spot s’appelle Sushi D’Art, parce que Romuald a été étudiant aux Beaux Arts du Port avant d’aller faire ses armes dans une franchise spécialisée en métropole, puis de suivre l’enseignement de maîtres japonais dans un restaurant monégasque. Le Plateau Business du midi est à 12€ et se compose de 16 pièces, largement de quoi remplir un estomac humain normal. Le choix à la carte est assez vaste et comprend quelques originalités, comme les maki aux fruits de saison ou le nigiri à l’anguille. Et tous les vendredi soir, vous pouvez goûter à l’authentique tamagoyaki, omelette japonaise sucré-salée, très fine et présentée en rouleau. Sushi D’Art 38 Ter rue Roland Garros St-Gilles-les-Bains - Ouvert 7J / 7, de 11h à 14h, et de 18h à 21h. Tél : 0692.94.44.62

FESTIVAL DE L'IMAGE SOUS-MARINE

Dernière invention du Casino de SaintGilles, le concept des Jackbox est de proposer des packs loisirs avantageux regroupant diverses activités dans une offre week-end thématique. Exemple : le Jackbox « Anniversaire pour lui » donne droit à deux sessions de 10 minutes sur le circuit de karting du Complexe Félix Guichard à Saint-Paul, une coupe de champagne et un verre de vin au Casino, 10 jetons de machines à sous et un gâteau d’anniversaire, le tout pour 59€, soit 15€ d’économie sur l’ensemble des propositions. D’autres offres incluent des nuits d’hôtel au Boucan Cannot ou même des tours d’hélicoptère, avec des réductions pouvant grimper jusqu’à 75€. Plus d’infos : www.coffrets-jackbox.com

Fish & Shop

non mais à l’eau quoi !

Banco ! OFFRES GROUPÉES

tu veux ma photo ?

toi, moi, eux, vous, là !

Partagez vos plus beaux clichés pris dans l’Ouest de La Réunion et gagnez des cadeaux. Rendez vous sur facebook/vavang.mag ou sur www.vavang.re

Films et photos subaquatiques sont à l’honneur pour la 3eme édition de ce festival qui sera inauguré le 30 mai sur la plage de Boucan avec la projection des films primés lors du festival mondial de la discipline qui se tient chaque année à Marseille. Des expositions et des animations sont également prévues à St-Gilles et St-Leu, et la remise des prix aux candidats locaux, ainsi que la diffusion de leurs images, aura lieu le 13 juin au Port. Toutes les infos sont disponibles sur www.ouest-lareunion.com. 30 MAI - 13 JUIN | CÔTE OUEST | GRATUIT

visite ma muse

Trois-Bassins sur les traces de Célimène

Ce circuit culturel urbain vous permettra de découvrir ce village souvent méconnu à travers mille et une anecdotes dont le guide attitré de l’Ouest, Clovis, a le secret. Pendant 2 h vous arpenterez la partie haute de Trois-Bassins, là où bat son cœur et où se plongent ses racines. Ce parcours est bien sûr l’occasion d’évoquer Célimène Gaudieux, la «muse de Trois-Bassins». Célèbre de son vivant, elle tenait dans les années 1840, une modeste auberge dans laquelle elle accueillait les clients en déclamant des vers et en s’accompagnant de sa guitare. Parmi les temps forts de cette découverte : la halte au kiosque qui se prête à une superbe lecture du paysage de la côte Ouest ; la visite de l’église et de la grotte de Lourdes, sans oublier le marché, la maison de maître du maréchal ferrant ou encore la boutique Maxime. Circuit culturel avec Clovis Tous les 1ers et 3es mercredis du mois, de 9 h à 11 h Réservations : Office de Tourisme de l’Ouest - 0810 974 974

t’as pas des tapas ? le

6bar

Dans la série bon petit coin, voici le 6Bar repris depuis mars dernier par l’ami Pierro. On en parle familièrement car rapidement on s’y sent comme chez un dalon. Planqué rue Barrelier, à l’entrée de St-Leu, le 6Bar propose une petite sélection de vins et une carte de tapas, composés au marché, qui sont à la fois originaux, bons et pas chers : Moules gratinées, nachos au cheddar fondu, queues de camaron à l’ail, terrine (délicieuse). Sont aussi servies de plantureuses planches de charcuteries ou

fromage, etc. Les prix vont de 2 à 8€ pour les tapas et 6 à 15€ pour les planches. Comme l’endroit est exigu, vous dégusterez vos encas dans la ruelle et autour des quelques tables mises sur le trottoir. Dans la pure tradition des barrios humedo espagnols. Des expos et concerts sont prévus. Le 6Bar 6 rue Barrelier (à côté de l’Office de tourisme) Saint-Leu. Tél : 0692 18 11 93. Du mardi au dimanche, de 16h30 à minuit.

9


S'ENVOYER EN L'AIR Q Dévoués corps et âme à la cause journalistique, nos enquêteurs intrépides se sont jetés dans le vide pour vous faire redécouvrir La Réunion, celle qu’on ne voit que d’en haut. Leur verdict : pour s’envoyer en l’air comme ca, faut vraiment être à l’ouest !

à l’aventure ! • Reportage : Valentin Loppe • Photographies : Mickaël Dalleau

uand on nous a dit que pour ce 2ème numéro de Vavang, il allait falloir prendre un peu de hauteur, on ne s’attendait pas du tout à ce qui allait arriver. Après notre dernière escapade gourmande, on se voyait déjà digérer tranquillement nos caris dans la fraîcheur ensoleillée du Maïdo, l’esprit léger, le ventre lourd et la sieste profonde. Alors naturellement, quand on s’est retrouvés sanglés dans un parachute avec le crâne enfoncé dans un casque et les pieds qui dépassent de la porte d’un hélicoptère à 3000 mètres d’altitude, on a moins fait les malins. De l’adrénaline à l’état pur. Celle qui fait perdre le nord quand les pieds n’ont plus de sol. Celle qui monte au cerveau d’autant plus vite que celui-ci s’achemine vers le plancher à une allure déraisonnable. En chute libre, en ULM, en hélicoptère ou le long d’un câble, cette hormone du danger est le langage commun de ceux qui veulent faire corps avec le temps, parce qu’il est bien connu qu’en apesanteur, les secondes sont des heures.

© Lionel Ghighi

Exceptionnel ? Passionnant, nous répondent ceux qui ont dit non au quotidien trop quotidien. Des passionnés audacieux certes, mais surtout des professionnels de longue date qui ne pourraient jamais envisager le plaisir du frisson sans l’assurance du moindre risque. Et pour cause, la sécurité est un sujet que ces experts de l’anti-gravité traitent toujours avec la plus grande précaution.

10

Puisque La Réunion est baptisée l’Île Intense, nous avons donc voulu vous la faire vivre, avec eux, le plus intensément possible ! Attachez vos ceintures, Vavang a testé pour vous les activités sensation du grand ouest. Petite frousse ou grand flip : il y a du frisson dans l’air !

11


à l’aventure !

accrobranche

qui veut se lancer en premier ?

"mon dieu, qu'est-ce qui peut bien les faire hurler cette fois ?"

dans un jeu vidéo d’Indiana Jones. Et cerise cascadeuse sur le gâteau aventurier, chaque parcours se termine par une tyrolienne, si bien que la tension ne peut redescendre qu’en même temps que nous. Entre temps, si vous vous surprenez à souffler quelques secondes, contemplant les cimes pour vous imaginer dans un remake d’Avatar, les cris d’excitation de vos devanciers vous ramènent illico à la réalité, avec cette inquiétude : mon Dieu, qu’est-ce qui peut bien les fait hurler cette fois ?

groupe, et c’est là que je le ressens : le léger pincement au cœur qui regrette, au fond, que ce soit déjà fini, qui voudrait y retourner tout de suite. En fait, j’ai adoré.

Altitude 2-12m

« T’es même pas cap ! » Ceux qui ont gardé leur âme d’enfant se rappelleront sûrement des défis imprudents qui les faisaient grimper aux arbres au risque de tomber de haut. Mais à la Forêt de l’Aventure, si on retombe bien vite en enfance, aucun risque en revanche de se fracasser parterre. Ficelé dans de solides baudriers, on commence le périple arboricole avec des consignes de sécurité et des instruction pour le maniement des longes et des mousquetons, qui fera à lui seul une bonne partie de l’aventure. Malgré ces précautions, personne ne fait le malin quand vient la question fatidique : « Qui veut se lancer en premier ? »

endurance 80%

vitesse adrénaline émotion 90-120 km/h 50% 20%

Forêt de l'aventure

C’est donc lessivé, après deux heures d’efforts intensifs sur huit parcours aux difficultés croissantes et plusieurs tyroliennes entre les arbres que je peux enfin me reposer. D’abord soulagé, je rends mon matériel et dis au revoir au

• 06 92 30 01 54 Route du Maïdo, à la fin du village de Petite France • Tarifs : Adultes : 20€ / Enfants : 15€ Plus d’infos sur la-foret-de-l-aventure.allonslareunion.com

On grimpe une échelle pour se hisser sur une première plateforme avant d’attaquer les choses sérieuses. Je dis sérieuses, mais tout est relatif : tout le groupe s’élance sur le pont de singe à 4 m de hauteur comme s’il s’agissait de traverser un passage piéton, je suis manifestement le seul à pétocher, ce qui inspire à notre guide facétieux ces mots rassurants : « Et encore, ce n’est que le début... ». Ponts de cordes, tonneaux, filets suspendus, la fameuse liane dite de Tarzan, cordes tendues, les étapes s’enchaînent comme

12

13


Photos hélicoptère © Lionel Ghighi

à l’aventure !

Comment retranscrire une expérience quand on a perdu les mots ? Enfin presque : il m’en reste un, mais un seul. Assis dans le cockpit vrombissant au-dessus des montagnes, je dois me débrouiller pour communiquer exclusivement avec le lieu commun du tourisme spectaculaire : « Grandiose ! ». Grandiose ci, grandiose ça, je le répète sur tous les tons, à tout propos, et sans pouvoir m’en empêcher. Je sais bien que j’ai l’air cruche mais c’est plus fort que moi. Quand on m’avait prévenu, au départ, que j’allais être scotché, on m’avait pourtant suggéré « magnifique ». Mais magnifique, de là où je suis, c’est tout juste bon pour décrire la météo ; pas les paysages.

14

Le plus frappant sans doute "en longeant dans l’expérience, c’est le les parois de bouleversement de la notion la ravine. Comme de distances. Depuis le ciel, dans star-wars" on prend conscience des dimensions singulières de La Réunion : minuscule mais très escarpée, et donc diablement spectaculaire. Comme quoi, il n’est pas besoin qu’une chose soit très grande pour être, quand on l’observe sous le bon angle, « Grandiose ! »

contemplation ahurie Plus tard, alors que nous survolons Salazie, je suis absorbé dans la contemplation ahurie des cascades rendues torrentielles par les pluies de février, et je radote toujours mon « Grandiose » en mode Rain Man sans trop prêter attention aux commentaires du pilote – Sébastien, barbe faussement négligée, dégaine typique du trentenaire sportif. Mais cette phrase retient tout de même mon attention : « le Trou de Fer, on ne peut y accéder que par hélicoptère en longeant les parois au fond de la ravine. Comme dans Star-Wars. » L’image est exacte, et quand il propose de passer sous les cascades, l’ambiance cinéma est totale.

Altitude 300-3300m

HÉLICOPTÈRE

Et puis t’as la vitesse. Il ne faut que 5 minutes de vol pour passer de l’héliport de Villèle sur la Route Cannière au cirque de Mafate, et lorsqu’on on franchit le haut du rempart du Maïdo, on se retrouve en une seconde avec 1000 mètres de vide en dessous, comme si quelqu’un avait retiré bruquement le tapis de forêt sous nos pieds. Dans la lumière de l’aube et l’ombre des reliefs, Aurère et les îlets se réveillent sous les hauteurs du Piton Cabri, La Nouvelle et le Grand Bénare se dessinent à contre-jour.

Suit le survol de l’immense forêt de Bébour-Bélouve puis l’arrivée à la Plaine des Palmistes, d’où l’on voit très bien SaintBenoît faire face à Saint-Pierre. En face de nous se dressent les remparts luxuriants du Piton de la Fournaise qui contrastent violemment avec la plaine des sables et ses faux-airs de lune oubliée. Quelques explications géo-morphologiques plus tard, nous approchons de l’enclos Fouqué et de ses multiples cratères angoissants. Sans surprise, le fond du cratère Bory montre les signes d’un activité constante avec ses innombrables fumerolles de désert apocalyptique. Au loin, le sud sauvage se perd dans les eaux agitées. Et puis Cilaos, qui vu du ciel a l’air d’être relié au monde par un mince cordon ombilical entortillé, sa fameuse route aux 400 virages.

endurance 0%

vitesse 220 km/h

adrénaline émotion 60%

100%

Corail Hélicoptère

• 02 62 22 22 66 Hélistation de St-Gilles-les-bains, Route Cannière Aéroport de Pierrefonds, Saint-Pierre • Tarifs : de 95€ à 320€ suivant les parcours Plus d’infos sur www.corail-helicopteres.com

15


à l’aventure !

PARACHUTE ASCENSIONNEL Et quand Samir déploie la voile du parachute, on découvre même qu’elle est frappée d’un smiley jaune géant, symbole qui n’est généralement pas le premier choix des assassins génocidaires.

contempler st-leu de son perchoir, ça se mérite

Si je ne suis pas totalement rassuré quand on fonce vers le large pour profiter d’une vue panoramique sur la côte, c’est donc plutôt parce que je n’ai jamais mis les pieds sur un bateau avant. Je dois être le seul puisque l’ambiance est à la bonne humeur, avec mes deux coéquipières qui, quant à elles, ont décidées de tenter l’expérience en duo. Après tout, les filles vont déjà toujours à deux aux toilettes, il n’y a pas de raison qu’elles changent de mode en parachute.

une facétie

Avant de retourner sur le rafraîchissante bateau, Samir m’a réservé une petite surprise : il me fait descendre jusqu’à avoir les pieds dans l’eau ! Quand je monte à bord, il ne parvient pas à réprimer le petit sourire content de sa blague : « J’ai essayé de ne pas trop te tremper... » Je ne boude pas : outre qu’elle fut bon enfant, la facétie a eu l’agréable mérite de me rafraîchir, parce qu’il fait une chaleur cuisante. Et c’est justement sur la proposition d’un rafraîchissement au bar d’à côté pour prolonger la bonne ambiance que nous quitterons finalement la joyeuse équipe, parce que nous, on a encore du travail !

Altitude 50-80m

Si ascensionnel rime avec sensationnel, c’est bien qu’il y a une raison. D’abord, il y a le concept : un parachute qui monte au lieu de descendre, et un mélange de ski nautique et de cerf-volant humain. L’idée en soi, frappadingue, est figurez-vous une invention de l’armée hitlérienne, utilisée pour la première fois par les sous-mariniers du Reich pour des missions de reconnaissance au large. A priori, ça va, pas de nazi en vue dans le bateau quand on quitte le port de St-Leu.

Contempler Saint-Leu et les fonds turquoises depuis son perchoir tracté, ça se mérite. C’est d’abord une belle montée d’adrénaline quand, tiré vers l’arrière au niveau du baudrier par la voile en suspension, on voit doucement le bateau s’éloigner de nous. On monte, on monte, jusqu’à ce que le vrombissement du moteur ne devienne plus qu’un petit bourdonnement à peine perceptible dans le bruit du vent. Et si l’aller permet de profiter pleinement du paysage, le retour quant à lui plus près des côtes permet d’apprécier les "j'ai essayé fonds marins translucides qui de ne pas trop s’étalent jusqu’à une centaine de mètres sous nos pieds. te tremper..."

endurance 30%

vitesse 30 noeuds

adrénaline émotion 70%

40%

Funky Jet

• 06 93 91 81 29 Port de Saint-Leu • Tarifs : 15 à 20 minutes : Solo 55€ / Duo 100€ Plus d’info sur www.ouest-lareunion.com

16

17


à l’aventure !

Je suis plutôt pas mal finalement, jusqu’à ce que Fache me dise : « Tu vois la bouée orange ? Bon, prend les manettes et garde le cap, après tu nous feras un petit virage à gauche… » Me voilà aux commandes du parapente, qui est je le rappelle la seule chose qui me protège d’une chute vertigineuse et sans aucun doute rédhibitoire du point de vue de la continuation de mon existence, qui je le précise aussi, m’est très chère.

PARAPENTE

Fache, lui, il reste cool : « Oh regarde, une tortue ! » Dans l’eau translucide, on aperçoit en effet distinctement la "me voilà silhouette d’une tortue marine se aux commandes mouvoir près des côtes, à mesure du parapente" que nous approchons de la piste d’atterrissage. fache, lui,

« Plus que deux virages avant la piste de décollage... généralement c’est à ce moment là que les pulsations montent ! ». Quand on demande à François, alias Fanch, ce qu’il faut pour devenir parapentiste, il répond avec son sourire habituel : « Beaucoup de passion ! ». C’est sûr qu’à 800 m d’altitude, au moment de courir tout droit vers le vide sans s’arrêter, il faut en avoir, de la passion ! Pour ma part, j’ai surtout le ventre noué. Mais si je me suis levé à 5h ce matin, ce n’est pas pour me dégonfler maintenant. Alors on enfile la sellette, on s’attache aux mousquetons, on écoute les consignes pour le décollage et c’est parti !

il reste cool !

Après quelques pas de course, je commence vite à perdre pieds, au sens propre comme au figuré. Et puisque le vent s’en mêle, Fanch me rassure : « On va prendre les courants ascendants, ça nous donnera un peu d’altitude. » Ah bon ! Ben si tu le dis alors... Il faut une bonne dizaine de minutes de vol au dessus des reliefs pour qu’un sentiment de sérénité relatif et fragile remplace le mélange d’excitation et d’angoisse. Ciel dégagé, sensation de flottement, nous glissons vers le lagon, d’un beau calme.

18

Altitude 800-1500m

excitation et sérénité

Bilan de la journée : première fois en parapente, première fois aux commandes d’un parapente, premier infarctus sans doute, et première tortue marine aperçue en liberté ! Une fois revenu au sol, je suis euphorique. Pas suffisamment en revanche pour accepter l’invitation de Fache, qui me propose illico d’essayer la voltige.

"mon dieu, qu'est-ce qui peut bien les faire hurler cette fois ?"

endurance 30%

vitesse adrénaline émotion 30-50 km/h 60% 60%

Tropic parapente

• 06 93 01 28 28 Base Parapente Dé Z’Îles à Saint-Leu Équipé PMR • Tarifs : Dénivelé de 800m – 20 min : 75€ / 30 min : 85€ Dénivelé de 1500m – 35 min : 105€ (uniquement le matin) Si la météo le permet, les vols peuvent aussi s’effectuer au coucher du soleil.

19


à l’aventure !

« Ça va ? » Casque sur la tête, ceinture attachée, moteurs enclenchés, en piste, Félix me parle dans sa radio. Mis à part la petite poussée d’adrénaline au décollage, dans l’ensemble, ça va. On grimpe vite à 1500 mètres pour survoler Mafate et ses reliefs bruts arrosés par ses nombreuses cascades. La particularité de l’ULM est son absence d’habitacle fermé : on est en contact direct avec l’air, ce qui donne à ce que l’on voit une profondeur plus impressionnante qu’en hélicoptère, bien que l’altitude, la vitesse et "l'habitacle le rayon d’action soient n'est pas fermé. moindres.

on est en contact avec l'air"

ulm vol, étrange et paisible ballet qui depuis le plancher des vaches évoque une formation de fusées en papier multicolore. Alors, quand Félix, moustache joviale et bonne humeur débordante, m’explique entre deux cafés que les temps sont durs, j’ai du

mal à le croire. 27 ans après l’ouverture de son aéro-club, il me dit pourtant clairement que le secteur de l’ULM est touché de plein fouet par la crise. Malgré cette conjoncture morose, quelques touristes sont venus ce matin pour réclamer comme moi leur part de ciel.

Altitude 300-3800m

À ce stade, vous pourriez croire que les paysages époustouflants des cirques et des lagons vus du ciel sont le but ultime de l’aventure. En vérité, le spectacle commence bien avant, lorsqu’au détour d’un virage on aperçoit tournoyer au-dessus de nos têtes les ailes nombreuses des appareils déjà en

Quand vient le moment direct de rentrer à la base, Félix me propose de faire un petit détour au dessus de l’océan. De là, les voitures ont des airs de miniatures, et on se surprend même à éprouver un sentiment mystique, à ressentir intimement le genre de notions proverbiales qu’en temps normal, on considère avec une distance ironique. On redécouvre un peu la poudre. Exemple : « On est bien peu de choses. » Voler, c’est aussi ça : changer de point de vue intérieur, prendre ses distances avec le monde. Et à ce titre, c’est une expérience philosophique autant que physique.

endurance 10%

vitesse adrénaline émotion 90-120 km/h 40% 90%

Félix ULM

• 02 62 43 02 59 Base de décollage de Cambaie Équipé PMR • Tarifs : Circuits principaux Baptême : 40€ / 10 minutes Lagons ou Mafate : 65€ / 20 à 30 minutes 15h - collection Plantes Lontan

20

21


à l’aventure !

Altitude 3200m

L’enthousiasme de mon cobaye témoigne au moins d’une réussite remarquable : celle des pilotes, qui m’expliquent que l’important pour eux, c’est que les gens repartent avec la banane – et par banane, on ne veut pas dire la coupe de cheveux de Dick Rivers, bien que l’exercice décoiffe, mais bien l’énergie extatique que procurent les authentiques sensations fortes.

endurance 30%

vitesse 200 km/h

adrénaline émotion 100%

50%

Fly 974 Tandem

chute libre « Comment ça se fait que l’être humain ne vole pas ? Je me suis senti mais... libre ! Sérieusement, c’est trop bon, on est faits pour ça, c’est pas normal qu’on ait pas des ailes... ». S’il y avait eu quelque chose d’encore plus ahurissant qu’être transporté par les émotions de ceux qui viennent de sauter, ça aurait sûrement été de sauter à mon tour. D’autant que ce matin, j’ai assisté à tout : accueil avec un petit café, consignes de sécurité, décollage, saut, vol, atterrissage et consultation des photos. Malheureusement, ça ne fut pas possible, je suis donc contraint de me nourrir par procuration des émotions du garçon qui vient d’atterrir, et dont j’ignore

22

s’il est toujours aussi bavard ou si le grand trip d’adrénaline qu’il vient de se prendre l’a transformé en poste radio hystérique : « Je m’attendais à ce que la peur me donne envie que le saut se termine vite, en fait c’est tout l’inverse, quand le parachute s’ouvre, on se dit, mince, on en veux encore ! »

mince, on en veux encore Même si le saut en lui-même donne l’impression de passer très vite, l’ensemble des étapes préalables et le temps de récupérer

"on est faits pour ça, c'est pas normal qu'on ait pas des ailes"

• 06 92 02 53 76 Départ de l’héliport d’Hélilagon à Saint-Paul • Tarifs : Saut simple : 400€ ; Saut + photos : 450€ Saut + vidéo : 490€ ; Saut + photos + vidéo : 540€ VIP : vidéo et photo sous deux angles, montage pro, CD et DVD de l’expérience intégrale : 695€

sécurité les photos ensuite, il faut quand même bien réserver sa matinée. Le topo, c’est 7 minutes d’hélicoptère pour rejoindre le point de largage, 45 secondes de saut et quelques minutes de vol libre où les plus téméraires pourront même jouer avec les manettes avant de rejoindre le sol. « En fait, ça a l’air compliqué mais c’est super simple ! Tu te dis que tu te rappelleras jamais de toutes les consignes de sécurité, mais en fait tout vient super naturellement, le cerveau se focalise sur ce qu’il ne connaît pas. Moi qui avait peur de sauter, je peux t’assurer que ce saut est le premier d’une longue série ! ».

Toutes les personnes que nous avons rencontrées au cours de ce reportage sont des professionnels diplômés. Les activités qu’ils pratiquent comportent une part de risque qui ne peut être réduite à zéro, et il est donc important de préciser que l’ensemble des sports présentés dans le présent dossier doivent être pratiqués sous la supervision d’un encadrement professionnel, et dans le respect strict des règles de sécurité que celui-ci préconise et observe scrupuleusement. De l’accrobranche à la chute libre, chaque expérience comporte un briefing complet, auquel il faut impérativement rester attentif.

Des règles strictes contraignent par ailleurs ces professionnels à tous les niveaux : choix et entretien du matériel, révisions techniques, conduite en vol. Malgré ces dispositions, le risque d’accident ne peut être réduit à néant. À La Réunion, en 20 ans, 11 ULM se sont écrasés, causant la mort de 11 personnes. Le dernier en date remonte au mois de mars dernier. Il a malheureusement provoqué la mort du pilote, Jérôme Narsappa, un professionnel expérimenté et prudent, et de sa passagère.

remerciements Pour la réalisation de ce reportage, nous avons fait appel à la générosité des prestataires qui ont permis à notre courageux journaliste, non seulement de vivre de fortes et belles émotions, mais aussi et surtout de pouvoir vous retranscrire ces expériences réellements vécues.

Ces professionnels se sont montrés à la fois sympathiques, disponibles et attentifs à partager leur métier, souvent une passion. Tant pour leur professionnalisme que pour leurs conseils et la qualité de leur accueil, nous tenons donc à les remercier chaleureusement.

Vous trouverez, classés par activités, les coordonnées de l’ensemble des autres prestataires sur le site de l’Office du Tourisme de l’Ouest : www.ouest-lareunion.com

23


UN ÉCLAIRAGE DIFFÉRENT SUR L’OUEST DE L’ÎLE

Office de Tourisme de l’OUEST www.ouest-lareunion.com

en mai & juin Zarlor Rando

Zarlor Conté

dimanche 3 mai

samedi 9 mai

Des randonnées guidées par l’éclaireur de l’Ouest Clovis suivies d’un déjeuner puis d’un atelier ou d’une visite patrimoniale. la boucle du maïdo • Rando guidée • Déjeuner au Domaine des Orchidées sauvages • Atelier de fabrication de beignets et tisane la cour Tous marcheurs - 55€ adulte / 45€ enfant

dimanche 17 mai

cap noir - roche verre bouteille • Rando guidée • Déjeuner au «Poz O Cap Noir» Tous marcheurs - 45€ adulte / 36€ enfant

Une découverte d’un jardin à travers un conte, suivi d’un atelier créatif et d’un goûter créole

faune et flore d’un espace protégé • Conte autour de la faune et de la flore de l’Etang • Atelier découverte sur la vie des insectes • Goûter Créole 27€ adulte / 23€ enfant

samedi 12 mai

le coco dans tous ses états • Conte autour du coco • Atelier découverte au Domaine du Coco (tressage, huile, etc..) • Dégustations (bonbons coco, glace coco, etc..) 24€ par personne

dimanche 7 JUIN

la boucle piton rouge - la glacière

samedi 30 mai

• Rando guidée • Déjeuner pique-nique

fleurs et eucalyptus

Marcheurs moyens - 42€ par personne

• Conte autour de la forêt d’eucalyptus • Atelier floral sur les fleurs exotiques • Goûter créole 54€ par personne

samedi 6 juin

peinture au paradis • Conte autour du Caméléon • Atelier découverte d’acrylique sur toile au Jardin d’Eden • Goûter créole 35€ par personne

toute l’année Zarlor détente & zarlor sensations fortes Pour vous faire plaisir ou pour offrir à vos amis, à votre famille.

zarlor détente paddle

zarlor détente bien être duo

zarlor sensations comme un oiseau

zarlor sensations dans le monde bleu

• Initiation avec un • Soin bien-être en duo moniteur d’Etat • Déjeuner • Apéritif romantique

• Batême découverte de parapente • Déjeuner

• Batême de plongée • Déjeuner

Au Lagon de l’Ouest Tarifs : de 35€ à 50€

à Saint-Leu Tarif : 77€ par personne

Au Port ou à Saint-Gilles Tarif : 65€ par personne

à La Saline les Bains - Hôtel 5* Tarif : 60€ par personne

INFORMATIONS & RÉSERVATIONS

WWW.OUEST-LAREUNION.COM | 0810 797 797


visite guidée

LA CONSTANCE DU JARDINIER LES COULISSES DU JARDIN BOTANIQUE DE LA RÉUNION Il était jusqu’ici connu sous le nom de Conservatoire Botanique de Mascarin. Le Jardin Botanique de La Réunion a changé de nom mais pas d’ambiance : paix royale, foison végétale, paysage harmonieux. Dans ce calme souverain, des dizaines de personnes s’activent pourtant chaque jour depuis le grand matin.

Matin calme, temps clair, il est 9h. Encas, sandwich, les jardiniers mâchent paisiblement la première pose de la journée, tandis que quelques visiteurs franchissent les portes tout juste ouvertes du Jardin Botanique de La Réunion. Il y a une dame qui déploie ses bras au ralenti au rythme d’une chorégraphie tai chi, et une autre assise en tailleur sur un banc qui médite à l’ombre des grands arbres. « Les hommes cherchent la lumière dans les jardins où frissonnent les couleurs », écrivait Jean Tardieu. Ici on la trouve, la cultive et la conserve : la vingtaine de personnes en charge de l’entretien des quelque 160 espèces de plantes ici rassemblées a en moyenne 10 ans de maison. C’est-à-dire que quand on entre au jardin, on aime à y rester, tant l’endroit est agréable.

26

27


visite guidée

C'EST COTON

Saviez-vous que l’ennemi naturel de l’élagueur est le fromager ? – nous parlons bien sûr ici de l’arbre, et pas du paysan anosmique (dépourvu d’odorat) et joufflu qui fabrique le camembert. Une équipe d’élagueurs entrainée traite en général trois arbres par jour, mais il en faut au moins deux pour venir à bout d’un seul fromager, tronc haut dont l’écorce est recouverte de grandes épines blessantes. Également connu sous le nom de kapokier, cet arbre donne un fruit, le kapok, dans lequel se trouve une fibre cotonneuse dont les Réunionnais remplissaient autrefois les oreillers.

6000 MÈTRES CUBES Gilbert Toussaint, lui, est là depuis 16 ans. Entré comme apprenti, puis jardinier, désormais chef d’équipe, il nous accompagne le long des allées et nous explique comment fonctionne le travail. Dès 7h, les jardiniers découvrent les plannings, et se dispersent outils en main pour accomplir les tâches du jour : désherbage manuel, abattage des branches mortes, taille régulière. les

d’eau sont retenus dans le bassin récemment rénové qui permet de capter les eaux de pluie pour alimenter l’arrosage des végétaux lors des périodes de sécheresse. Pour le remplir de champagne, boisson qui a souvent la faveur des belles plantes, il faudrait y verser 8 millions de bouteilles, ce qui coûterait environ 160 millions d’euros. Mais l’eau de pluie, c’est gratuit, et 100% écologique.

croisent les certifications et les termes scientifiques. Parfois, on dirait qu’il parle une langue étrangère. Chaque année, plusieurs milliers d’élèves participent ici à des ateliers pédagogiques, où certains de ces mots sont expliqués, en même temps que les enjeux de la conservation de la faune endémique à La Réunion. Le jardin accueille également un laboratoire scientifique permanent. hommes

MARS - AVRIL

C’est la période où le jardin est le plus beau, selon l’avis de Gilbert, chef d’équipe responsable de l’entretien des collections. Explication : encore gorgée de l’eau d’été, les plantes conservent le vert éclat de la grande santé, mais la fin de la saison des pluies diminue la prolifération des mauvaises herbes. Les mois qui viennent sont donc tout indiqués pour découvrir le parc.

cherchent la

Le parc compte 12 hectares, dont 7 sont Plus qu’un simple espace vert, ce lieu réunit lumière dans les deux besoins humains fondamentaux exploités. Chaque jour, il lui faut environ dont le vieux Cicéron dressait la courte liste : 3h pour faire le tour des allées et dresser les jardins où la liste des tâches à accomplir, des plantes « Si vous possédez une bibliothèque et un frisonnent les jardin, vous avez tout ce qu’il vous faut. » Le malades. Il nous raconte les cyclones, Bejisa couleurs Jardin Botanique de La Réunion est à la fois qui a détruit une bonne cinquantaine d’arbres, une promenade agréable, un espace de détente les différents types d’arrosage nécessaires pour où le temps s’allonge, et un centre de savoir populaire chaque type de plante – dispersion, brumisation, goutte à goutte, irrigation. Il n’y a pas que des plantes où l’on peut glaner des informations diverses et un peu de culture générale, dont voici quelques exemples. qui poussent ici, mais tout un vocabulaire technique où les sigles

LE GROS TAS

Chaque mois, 100 m3 de branches mortes et autres déchets végétaux sont ramassés sur l’ensemble du jardin, et stockées sur les hauteurs du parc en attendant d’être évacuées. Au jour de notre passage, les déchets n’avaient pas été collectés depuis 5 mois. Il y avait donc de quoi remplir intégralement une villa de 100 m2 sur deux étages. Et sa piscine avec.

Le Jardin Botanique de La Réunion

Ouvert du mardi au dimanche, de 9h à 17h • 0262 24 92 27 2, rue du Père Georges, St-Leu Tarifs : 7€ - 5€ • Trois visites guidées chaque jour : 11h - collection Réunion, 14h - collection Verger, 15h - collection Plantes Lontan

28

29


nartrouv

J'AI MARCHÉ 5 FOIS AUTOUR DE LA TERRE Yvrin Pausé est le doyen des facteurs de Mafate. Au cours de ses 40 ans de carrière, il a parcouru près de 252 000 kilomètres, et porté plus de 30 tonnes de lettres sur son dos. À 87 ans, toujours alerte, cet homme doux est l’une des mémoires importantes de l’histoire du cirque le plus spectaculaire de La Réunion.

Il nous attend au portail, immobile et patient. Sa silhouette mince et courbée par les ans s’appuie sur une béquille, et son cœur bat aujourd’hui avec l’aide d’un pacemaker, mais Yvrin Pausé ne fait pas vraiment son âge. D’ailleurs, il il nous précise très vite qu’il compte bientôt retourner au travail : « Je suis en ce moment dans la maison que j’ai construite pour ma famille à la Plaine St-Paul parce que je suis malade. Mais je ne vais pas tarder à rentrer chez moi. » Chez lui, c’est le cirque de Mafate, où il a vu le jour en 1928, où il a vécu toute sa vie, et où il a ouvert une épicerie qu’il tient toujours avec son épouse, Marie-Cécile. Voilà donc 87 ans que ce petit homme calme est né dans une paillotte de vétiver et de bois d’aloès, dans le village de Grand Place. « À l’époque, il n’y avait pas de médecin dans le cirque, pas d’hélicoptère. Pour les naissances, c’étaient des Mafataises avec un peu d’expérience qui venaient assister les familles pour les accouchements. On les appelait les matrones. » Yvrin a la mémoire claire, et le souci du détail. Il peut vous expliquer, étape par étape, comment fabriquer une maison comme celle qui l’a vu naître, comment tuer un cochon et préparer chacune de ses parties pour les revendre, ou les secrets de la confection des matelas en paille de maïs sur lesquels il dormait avec ses frères et sœurs ou ses parents, jusqu’à quatre par lit. Il se rappelle les plantes médicinales, les bois de couleur qui se dressaient partout dans le cirque, coupés pour les constructions et jamais replantés. Il se souvient, surtout, de son père, Henry Pausé, garde champêtre et tout premier facteur de Mafate.

30

31


nartrouv

LE SHÉRIF DE MAFATE « Mon père n’était pas né à Mafate, mais à Salazie. Il avait donc pu aller à l’école, et savait lire et écrire. Il a pu obtenir un poste de Garde Champêtre. À l’époque, il n’y avait pas de police dans le cirque, il faisait donc office d’homme de loi, on l’appelait pour régler les problèmes. Un peu comme un shérif. Il se rendait régulièrement à la mairie de la Possession, et comme la Poste était juste à côté, ils ont eu l’idée de lui confier aussi le courrier. C’était vers les années 1900, et il y avait encore peu de lettres. Il les rapportait par la Rivière des Galets, et les confiait à d’autres qu’il croisait sur la route, puis elles passaient de main jusqu’à leur destinataire. » Amputé du bras par l’explosion d’un canon artisanal qu’il avait fabriqué pour fêter la naissance de son premier enfant, Henry avait déjà 41 ans lorsqu’Yvrin est né d’un second mariage. Très vite, son fils lui apporte son aide pour la distribution du courrier. Il a une dizaine d’années quand, pour la première fois, il sort du cirque en direction de La Possession pour sa première collecte. « Assez souvent, je bâchais l’école le lundi pour l’accompagner au bureau de poste. Papa était à dos d’âne, et moi je marchais devant en tenant la laisse. Comme il était fatigué, il restait en selle sur le sentier et c’est moi qui courais vers les maisons pour apporter les lettres. » À la mort d’Henry, le flambeau postal est repris par l’un des frères d’Yvrin, qui devient agriculteur. Lorsque celui-ci laisse à son tour le poste difficile, Yvrin se porte volontaire. On est en 1951, et il va rester facteur jusqu’en 1991. « Mon seul regret, c’est que mon père ne m’a jamais vu facteur. »

LONG COURSIER Grand Place Personne n’a arpenté les sentiers de Mafate comme lui, mais demandez à Yvrin quel est son paysage préféré, et il vous répondra : « Celui dont on profite depuis l’endroit où j’ai vu le jour. Le plus bel endroit du monde, pour moi, c’est Grand Place. » C’est le plus important les Ilets avec La Nouvelle. 130 personnes y vivent, on y trouve une école, et bien sûr l’épicerie du facteur de Mafate, située à Grand Place les Hauts, à 30 minutes de marche de Cayenne. Avec la boutique de La Nouvelle, c’est le seul commerce du cirque.

32

Dans les années 50, plus de 2000 personnes habitent le cirque, contre un peu plus de 800 aujourd’hui. Le temps de la débrouille où les lettres passaient de main en main est révolu : Yvrin a 5 jours de tournée par semaine, du mardi au samedi. Le lundi, il doit se rendre à La Possession par la Rivière des Galets pour la collecte, et charger sur son dos le courrier devenu plus nombreux. Son sac pèse alors de 15 à 18 kilos, et il est le seul lien entre Mafate et le reste du monde. Il transporte les messages, mais aussi les payes des habitants, dont les salaires sont versés par mandat. Beaucoup sont illettrés, alors pour chacun, Yvrin crée un modèle de signature : « J’avais écrit sur un petit bout de papier le nom et le prénom des personnes, avec au dessous une petite queue de rat, très simple, pour qu’ils puissent s’entraîner à les redessiner eux-mêmes, et signer les accusés de réception. » Il faut attendre les années 70 pour que les sentiers du Col des Bœufs et du Taïbit soient créés, et que Marla, La Nouvelle et la Plaine aux Sables soient rattachés au bureau de poste de Salazie. Durant 24 ans, Yvrin est seul pour couvrir la totalité du cirque. « La tournée du samedi était la plus dure, je devais rallier depuis Grand Place La Nouvelle, Marla, et aller jusqu’à Trois Roches, en passant par un chemin qui aujourd’hui n’existe plus, au lieu-dit Mafate, une côte très raide de 3 kilomètres. Sur la journée, ça faisait 50 kilomètres de marche. » Quand on lui demande s’il a envisagé de demander une mutation pour un autre poste, plus tranquille, il rigole : « Pas vraiment non, j’aimais mon métier. Et puis comment aurais-je fait : ailleurs, les tournées se faisaient en deux roues. Je n’avais pas mon permis, j’avais grandi à Mafate, et je n’avais même jamais fait de vélo ! »

33


nartrouv

L'ÉPICERIE

Le Messager de Mafate L’autobiographie d’Yvrin Pausé compte une centaine de pages. 25 courts chapitres qui couvrent ses nombreux souvenirs, depuis l’histoire de ses parents jusqu’à la rénovation de son gîte en 2006, en passant par l’épreuve de la 2e Guerre Mondiale et de ses rationnements douloureux pour les habitants du cirque. À présent épuisée, elle a longtemps été disponible dans sa boutique de Grand Place.

GÎTE Le Bougainvillier

Le gîte d’Yvrin Pausé se situe à Grand Place école. C’est un ensemble de bungalows bleus à toits rouge, adossés à un grand verger et un potager. • Capacité : 16 lits (4 dortoirs de 4 places) • Tarif : 35€ par personne pour la nuit, le repas du soir et le petit-déjeûner. • Tél : 0262 43 40 08

34

Déjà décoré de l’Ordre du Mérite, Yvrin est mis à l’honneur en 2013 lors de l’inauguration du grand centre de tri postal du Port, qui porte son nom. Avec un petit sourire amusé, il commente : « Après 40 ans de carrière, 250 000 kilomètres, de l’arthrose dans le dos, la hanche et la colonne qui m’empêche de marcher facilement, bon, je n’ai pas touché de prime, mais c’est tout de même une reconnaissance ». Ancré dans le matérialisme avisé des gens de bon sens, Yvrin préfère donc le concret. De cette préférence, il tire un certain sens des affaires. En 1960, les commerçants chinois qui approvisionnaient le cirque en nourriture ont tous fermé boutique. En plus de son métier de facteur, il décide d’ouvrir sa propre épicerie, sur le terrain familial qui l’a vu naître et qu’il habite toujours, à Grand Place. « Ça faisait 5 ans qu’il n’y avait plus de commerce à Mafate, les gens étaient obligés d’aller eux-mêmes s’approvisionner à La Possession. Quand j’ai ouvert, le transport des marchandises se faisait encore à dos de bœuf. C’était tout un travail. Il fallait 12 bêtes pour transporter 1,2 tonnes de marchandise, et chaque bête ne pouvait faire qu’un trajet par semaine. Pour les arnacher, il fallait faire très attention : on fixait les marchandises à des cordes de chaque côté d’un châssis de bois posé sur le dos du bœuf. Il fallait que le poids soit exactement égal de chaque côté, et les cordes exactement de la même longueur, sinon…» Yvrin imite la démarche du bœuf bancal en rigolant. « Et une fois le chargement arrivé, en trois jours, il n’y avait plus rien ! »

TRANSMETTRE Jusqu’à sa retraite des postes en 1991, c’est l’épouse d’Yvrin qui se charge de tenir l’épicerie lorsqu’il s’absente pour les tournées. Et en 1999, sans doute lassé de n’avoir plus qu’un métier, cet hyperactif décide d’ouvrir son propre gîte, Le Bougainvillier, juste à côté de sa boutique, sur l’emplacement de la paillote où il est né 71 ans plus tôt. Aujourd’hui, Yvrin se dit fatigué. Sa santé l’oblige à prendre régulièrement l’hélicoptère pour se faire soigner à Saint-Paul. Dans la grande maison qu’il a bâtie dans les années 70 à la Plaine pour loger sa famille et permettre à ses huit enfants d’être scolarisés dans de meilleurs conditions qu’à l’école de Grand Place, il est entouré des siens. Les portes s’ouvrent, se ferment, de jeunes gamins jouent dans le jardin. Tous ses enfants ont un travail, et aucun ne souhaite aujourd’hui aller vivre à Mafate reprendre l’épicerie ou le gîte. Il aimerait trouver quelqu’un qui puisse le remplacer pour reprendre son affaire. « J’aimerais vendre, si mes enfants ne veulent pas prendre la suite. Mais c’est surtout pour que tout ça continue d’exister. » Quand on a passé sa vie à transmettre, difficile d’imaginer que les choses se perdent sans trouver le bon destinataire.

Les facteurs de mafate (1/3) Entretien réalisé par François Gaertner Retrouvez la suite de cette série dans le prochain Vavang.

boutik sinwa

3 IDÉES POUR CONSOMMER AUTREMENT le marché des producteurs Acheter ses fruits et ses légumes directement auprès de ceux qui les ont cultivés, et cueillis la veille ou le matin même, c’est le principe du marché des producteurs, qui se tient tous les dimanches matins sur le parking du Téat Plein Air, sur la Route du Théâtre, à St-Gilles. À l’heure où de plus en plus d’inquiétudes entourent l’industrie agroalimentaire et les modes de production de l’agriculture intensive, ce rendez-vous a l’agréable particularité de permettre aux consommateurs de rencontrer et d’échanger directement avec les exploitants réunionnais de fruits et de légumes. Les produits sont de saison, cultivés dans les environs, et vous pouvez discuter quelques minutes avec chacun pour faire connaissance et vous renseigner sur vos commissions. En plus de permettre de manger sain et d’obtenir de meilleures informations, le fait de traiter directement avec les producteurs vous garantit que l’argent va dans la poche des agriculteurs eux-mêmes, et ne va pas grossir les marges des intermédiaires. Filière courte, lien social, qualité des produits et consommation responsable : le public répond présent chaque semaine. Arrivez donc le plus tôt possible pour être sûr d’avoir encore le choix. Passé 10h, les étals sont clairsemés. MARCHÉ DES PRODUCTEURS

Tous les dimanches, de 8h à 13h • Sur le parking du Téat Plein Air • Route du Théâtre, Saint-Gilles

la RÉCUP LA PART Une fois délestée de ses marchandises, la palette n’a longtemps eu d’autre utilité que d’alimenter les tas d’encombrants et les feux de camp. Mais depuis quelques années, l’intérêt grandissant pour le recyclage a suscité une passion nouvelle pour le mobilier de récupération. Avec un minimum de savoir-faire et un investissement de départ très bas, une palette peut ainsi être transformée en table basse, en tabouret, en banc, etc.. En marge de ses créations de bijoux et de l’organisation des Rencontres Alternatives, l’atelier R-du-temps propose régulièrement des ateliers qui permettent de découvrir ces techniques de base. Le prochain atelier est prévu au mois de mai, lors de la Fête de l’Image Sous-Marine.

DES ANGES Ouverte depuis 2009, La Part des Anges est la première distillerie d’eaux de vie de qualité à base de fruits à La Réunion. Créée par Ludovic et Céline Maufras, cette maison propose des alcools à base de produits naturels locaux, et issus de l’agriculture raisonnée. Liqueurs, vins mélangés et eaux de vie Sublim’ à la banane, à l’ananas, au litchee, à la mangue, au goyavier, à la passion ou aux tangor : toute la production est artisanale, et utilise dans la mesure du possible des méthodes naturelles. La distillerie est située à La Saline, à proximité du Lycée de Vue Belle, peut être visitée sur réservation. Le tarif de la visite, qui comprend des explications sur les procédés de distillation et une dégustation, est de 4€. Les produits de la distillerie sont en vente dans différentes caves de l’île.

R-du-temps

158 chemin Crève coeur - Saint-Paul Showroom ouvert les vendredis et samedis de 10h à 18h contact@rdutemps.fr - 0692.59.69.27

www.partdesanges.re

54, rue du Lycée - ZAE Vue Belle - La Saline 0692.28.81.01

35


bat in ti karé

La Caverne des Chauves-Souris cette balade familiale est un condensé de découvertes : faune, flore, vestiges... et même des petits molosses.

durée 40 minutes aller-retour

pratique Mettez des chaussures avec des semelles épaisses pour éviter les échardes. Au delà de l’ancienne nationale, la balade se fait sur une propriété privée et surveillée, alors respectez les lieux.

accès bus Car jaune du littoral - ligne C Kar Ouest - Ligne 6L et 6L Bis Arrêt Pointe de Trois Bassins

Rassurez-vous, les Petits Molosses dont nous parlons ici ne sont pas des pit bulls sauvages regroupés en meute, mais l’une des deux espèces de chauves-souris protégées qui vivent à l’île de La Réunion. Pour les observer, voici une balade très courte et facile au départ du parking de la Pointe de Trois Bassins. Sur le parking, prenez le sentier qui descend vers la plage, puis remontez la ravive sur sa rive gauche, à l’ombre du sousbois. Dans la végétation sèche typique des bas de l’ouest et essentiellement composée de ce que les créoles appellent des zépinars, vous pourrez

croiser des crabes, des poules d’eau et des bœufs moka. Un peu plus loin, vous apercevrez les vestiges de l’ancien chemin de fer, dont le viaduc effondré a laissé une arche au-dessus des eaux. Il faut alors traverser le radier de l’ancienne nationale. Le cheminement se poursuit le long d’une petite falaise, jusqu’à la caverne dite des Chauves-Souris. Accrochée au plafond, une nichée de Petits Molosses roupille en attendant la nuit. Protégée, cette espèce fragile est endémique des Mascareignes. Prenez donc garde à ne pas les déranger ! le sac Le poids du sac change vraiment tout sur les grosses journées, même sur du plat ! Donc si vous choisissez de ne pas manger dans les gites, du lyophilisé fera mieux l’affaire qu’une grosse boite de cassoulet et un mini-bar ! Sauf si vous êtes adeptes du récahud, le plus fun et sympa reste l'option du repas du soir pris en gite. C'est un bon compromis entre le plaisir du bivouac et la convivialité des tables. Il faut juste penser à réserver les repas 24 ou 48h avant. Vous trouverez les coordonnées des gîtes et tables sur le site www.ouest-lareunion.com

l'eau Il y a des points d’eau à chaque îlet mais rarement entre. Donc sur les portions type Roche Plate-Marla, économisez un peu en prévision de la montée.

les durées Les temps sont du niveau "marcheur moyen". Ne sont pas calculées les pauses photos par exemple ;-)

les gîtes Réservez-les auprès de l’Office de Tourisme de l’Ouest, point de vente de la centrale régionale de réservation. 0810 797 797 (prix d’un appel local)

36

Dann Zion

mafate tour le cirque en 3 jours et en bivouac vous accueilliez des amis amateurs de randonnées et MALHEUREUSEMENT, ils ne restent que peu de temps ? mafate s’impose ! mais ce cirque est si riche d’îlets et de sentiers qu’il est parfois difficile de choisir où aller. alors voici deux options en mode bivouac, pour en saisir une partie. 37


Dann Zion

Option 1

L’entrée et la sortie se font par le Col des Bœufs. Le parcours est constitué d’une première grosse journée puis deux jours plus cools parce que les dénivelés sont plus costauds. C’est une boucle avec juste la portion Sentier Scout à faire en aller-retour.

1 jour

1 jour

er

vue sur roche plate

trois roches

Se rendre à Sans Soucis en bus depuis la gare routière de Saint-Paul. Vous trouverez les horaires sur le site www.karouest.re Demandez au chauffeur de vous arrêter à l’arrêt de bus Citerne Rouge et de vous montrer le départ du sentier (mais pas de panique, il est indiqué). Vous suivrez d’abord une piste en terre qui monte un peu plus d’une ½h avant d’arriver sur la canalisation. C’est parti pour 3 à 4h de marche bien tranquille, toute plate, avec de superbes points de vues sur l’entrée du cirque. Un repère : lorsque vous arrivez à la cascade (attention ça glisse !), c’est que vous avez déjà fait la moitié du chemin. à la fin de la canalisation, montez vers l’îlet des Orangers (environ ½h ). Si cet îlet est très charmant, le mieux est tout de même de pousser jusqu’à Roche Plate pour bivouaquer. C’est encore plus sympa et il y a moins de moustiques. Et ça permet aussi d’aborder plus relax le 2ème jour car cette fois, il y aura pas mal de dénivelé. Total : 4h30 jusqu’aux Orangers puis 2h jusqu’à Roche Plate. Soit 6h30 de marche sans les pauses. Partez tôt le matin, non seulement pour éviter de terminer à la frontale, mais aussi pour éviter de marcher trop longtemps lorsque le soleil pouak.

38

montée vers le Taïbit

Option 2

L’entrée se fait par la canalisation des Orangers et la sortie par le cirque de Cilaos. La première journée est la plus longue mais aussi la plus facile. Sur les deux autres jours, ça monte et ça descend. Le parcours est magnifique et les déplacements en bus contribuent au pittoresque.

2 jour ème

Depuis Roche Plate, descendez à Trois Roches. 3h plutôt ardues : attention aux genoux ! Le site est très joli avec une rivière et une cascade que l’on surplombe. La remontée vers Marla se fait en un peu plus de 2h. Là encore, attention au soleil, d’autant que ce côté est assez désertique. Crémez-vous bien en somme. Pour le bivouac à Marla, vous pourrez vous installer sur le grand plateau derrière le snack de Jimmy (demandez à des habitants, ils vous indiqueront le chemin). La tranquillité n’est pas assurée (c’est le coin des fêtards) mais vous y trouverez à manger pour pas trop cher et c’est l’idéal pour un apéro bien mérité ! Total : 3h de descente et 2h de montée. Soit 5h bien corsées mais qui en valent vraiment la peine.

3ème jour

Prendre direction Cilaos par le col du Taïbit. ça grimpe sec puis ça redescend dans le cirque de Cilaos, vers la route d’îlet à Cordes. Comptez 3h30, voire 4h30 en sécurité. Il y a un arrêt de bus à l’arrivée (pour ne pas poireauter, caler votre arrivée en consultant les horaires sur le site www.alterneo.re). Vous regagnez alors le village de Cilaos. D’autres bus font ensuite liaison Cilaos-Saint-Louis. Et enfin les cars jaunes vous ramèneront à votre point de départ, Saint-Paul. Total : 3h30 à 4h30 dont ¾ de montée et ¼ de descente.

er

En voiture, direction Salazie puis Grand Ilet. Un quart d’heure après le village du Bélier, garez-vous au niveau de Bord Martin. C’est le départ du « Sentier Scout ». Descendez vers l’îlet à Malheur (environ 2h30) puis continuez vers Aurère. Là, deux chemins s’offrent à vous : soit passer par la passerelle José Ethève, soit par Bassin La Noix. Economisez votre énergie en passant par la passerelle, d’autant plus que le bassin est habité par des puces d’eau et que le chemin n’est plus très bien entretenu. Depuis Aurère, redescendez vers la Rivière des Galets. Vous croiserez une intersection avant la Rivière pour aller directement vers Cayenne. C’est un chouette raccourci mais il n’est pas toujours ouvert. Sinon continuez jusqu’au lieu-dit la Porte et remontez la rivière en direction de Cayenne. Vous devrez la traverser plusieur fois. Prévoyez des chaussures légères qui vont dans l’eau (des méduses par exemple, ce n’est pas joli mais très pratique). Dépassez le barrage, le tunnel et faites une pause au bassin du Bras Doussy. Puis encore une bonne ½ heure à suivre la rivière en guettant les panneaux indiquant la montée vers Grand-Place-Cayenne (sur votre gauche). Vous y êtes en ¾ d’heure. Vous pourrez bivouaquer gratuitement à la sortie de l’îlet (tout droit et tout plat direction Roche Ancrée). Total : 6h de marche sans les pauses, essentiellement de la descente. Un peu moins avec le raccourci.

2 jour

pause (dodo) à aurère

ème

Prendre la montée, courte mais raide, vers Grand Place. Que vous dépasserez pour rejoindre îlet à Bourse par le plateau Gousse (c’est plus court que via le GRR2). Tenez bon, vous n’aurez bientôt plus qu’une ravine à traverser avant d’arriver dans le village. Ici, pas de soucis pour bivouaquer tant que vous ne vous mettez pas sur le plateau pour les hélicos. Il y a un bar qui propose quelques trucs à manger et un gîte très mignon si vous voulez un vrai repas. Total : environ 3h de marche avec une bonne montée !

3ème jour

montée vers grand place

Redescendez d’îlet à Bourse en direction du Sentier Scout. En bas de la descente et juste avant de traverser la passerelle, vous pouvez descendre sur la gauche pour aller vous baigner dans des petits bassins. La remontée suivante est courte mais ardue jusqu’à la bifurcation de la plaque. Là, prendre la direction de Bord Martin par le Sentier Scout. économisez bien vos forces : mieux vaut commencer tout doux tout doux sur la première partie de la montée qui casse bien les pattes parce qu’il faudra ensuite être endurant pendant environ 3h de montée. Total : 4h30 et là ça grimpe sec ! direction sentier scout

39


domoun

TROUBADOUR OPÉRATOR Poète footballer, conteur mitraillette, figure importante de la lutte pour la langue et l’identité créole, Patrice Treuthardt est un grand bavard amoureux de la ville de son enfance, Le Port. Il y a quelques années, il a créé une visite À PIED DU CARRÉ HISTORIQUE de la cité des dockers, arrachée au désert au XIXème siècle.

En quelques rafales de syllabes, Patrice Treuthardt peut passer du créole au français, commencer de dire l’un de ses poème puis citer Baudelaire, Boris Gamaleya, Danyèl Waro, chanter soudain deux vers de Georges Brassens, parler d’enfance, de l’Olympique de Marseille dont chaque défaite le désespère, dire le nom des arbres, et finir par une blague. Il y a toujours une main qui bouge, un jeu de jambes, un salut aux passants, une large rangée de dents découvertes par un sourire de mouflet au regard étincelles. Le lapin Duracell tomberait d’épuisement que ce frêle quinquagénaire battrait encore pendant des heures le rythme espiègle de ses histoires. Dont une, qu’il aime peut-être plus que les autres parce qu’elle les contient toutes, celle de sa ville, Le Port. Il est pourtant né à St-Pierre, le 22 janvier 1956. Mais c’est ici, près du premier bassin portuaire inauguré en 1886, qu’il a grandi dès l’âge de 5 ans. « Cette ville a été pour moi une deuxième naissance. J’ai grandi là, juste à côté, dans le quartier qu’on appelait alors Titan, et qui a été démoli dans les années 70 pour faire de la place à l’extension du port. C’est Titan qui a fait de moi un poète. » Et un militant. Dans ce creuset ouvrier, point névralgique du commerce insulaire où les cheminots et les dockers se comptaient par milliers, il y a dit-il une longue tradition de lutte sociale. Il mentionne souvent Léon de

40

41


domoun la mairie du Port lui propose un poste d'agent culturel. Organisation de la semaine créole, travail sur les réseaux de lecture publique, patrimoine, etc..

Lépervanche, communiste fondateur du syndicalisme réunionnais, dont les premières réunions eurent lieu ici, dit-il en montrant du doigt la silhouette carrée coloniale du cinéma Le Casino, aujourd’hui fermé. Il reprend : Lépervanche, homme d’idéal, leader de l’insurrection du Port contre le gouvernement de Vichy, artisan de la départementalisation, et maire exemplaire ! «Quand il a été élu, on lui a proposé une voiture de fonction. Il a préféré continuer de se déplacer à vélo, et a employé l’argent pour acheter une ambulance pour la ville.» Il s’interrompt, sourit, écarte les mains pour dire : alors, c’est pas la class ?

lui propose un poste d’agent culturel. Organisation de la Semaine créole, travail sur les réseaux de lecture publique, patrimoine : il passe militant professionnel, avec bureau officiel et vue sur le bassin du terminal sucrier, autour duquel tournait son enfance. Tous les matins, en arrivant, il prend quelques instants pour l’observer. Silencieux, recueilli, il se souvient du temps où son enceinte n’était pas protégée par des grilles, revoit le va-et-vient, la pulsation populaire, les dockers par centaines, les gonis empilés en montagnes, les plongeons audacieux des gamins. Envers cette histoire qui l’a tant inspiré, le poète a une dette que l’agent culturel a vite voulu payer. Dès sa prise de poste, il crée un circuit touristique organisé autour du carré historique. Un mini quartier qui s’étend de la mairie à l’église et aux anciens bâtiments du chemin de fer, traversé par une rue commerçante bordée de boutiques où le jeune Treuthardt tentait en vain d’entrer pour jouer au flipper. Selon l’humeur et la curiosité des participants, la promenade peut durer entre une grosse soixantaine de minutes et plusieurs heures. Anecdotes ramassées au fil de l’eau auprès des gramouns, biographie des statufiés monumentaux, dates, explications sur le parcours des marchandises. Entre savoir, humour et déclamations, il réveille l’âme d’une cité dont les barres de béton et les ronds-points n’ont pas encore tout à fait gommé l’histoire visible. Il partage une mémoire vécue, personnelle, qui se trouve être au cœur de notre histoire collective.

le jour je

Jamais encarté, Patrice Treuthardt s’est activement comptais des engagé dans les luttes d’émancipation culturelle sous. la nuit structurées par le Parti Communiste Réunionnais je contais des à partir des années 60. Dès le départ, son cheval de bataille, c’est la reconnaissance de la langue, histoires et la libération du maloya, alors privés d’expression publique. En 77, il est l’un des tout premiers auteurs à publier un livre dans la graphie normalisée, créée la même année, Kozman Maloya. «Un cri», dit-il, nourri par une période d’errance et de chômage. Il participe peu après à la création du laboratoire Ziskakan, collectif fondé au départ pour promouvoir la culture réunionnaise dans son ensemble. Il quitte le navire au début des années 80, lorsque celui-ci se choisit un destin de groupe musical, laissant de moins de place à l’expression poétique, dont le maloya est pour lui la première forme réunionnaise. Il crée alors le concept de kabar-poèm, où les vers et la verve d’une parole souvent improvisée embrassent le rythme des tambours. Durant les 35 années qui suivent, il mène une double-vie de justicier troubadour. Employé de banque aux heures ouvrables, il devient fonnkézèr la nuite. «Le jour je compte. Je compte des sous. La nuit je conte. Je conte des histoires. Ce jeu de mot tu vois, je suis obligé de le dire en français, parce qu’en créole il ne fonctionne pas : on ne conte pas des histoires, nou rakont zistwar… » Il y a six ans, la mairie du Port

42

un circuit touristique organisé autour du carré historique. Selon l'humeur, la promenade peut durer entre une grosse soixantaine de minutes et plusieurs heures.

visites du port

• « Sur les traces des pionniers du désert » : un circuit culturel urbain de 2h (9h-11h), avec le fameux guide Clovis mais aussi souvent avec Patrice Treuthardt tous les 2es et 4es mercredis du mois. Tarifs : Adultes : 9€ / Enfants : 6€. Ce tarif comprend le guidage ainsi qu’une collation. Réservations : Office de Tourisme de l’Ouest 0810 797 797 - accueil@ouest-lareunion.com • Associations, établissements scolaires et lors des Journées européennes du Patrimoine : demandes à adresser à la mairie, mairie@ville-port.re, ou au service culturel : 0262.42.86.62.

43


la possession

21

Infos pratiques

Infos pratiques

le port 09

01

02

île loue

le choka bleu

Location bikes | p.5

Restaurant | p.8

32 Allée des Flamboyants, Piton-St-Leu 0262 50 25 65

Rivière des Galets La Plaine Sans Souci

04

Sushi d'Art

6bar

Restaurant | p.8

Bar | p.9

38Ter rue Roland Garros, St Gilles 0692 94 44 62

19 St-Paul 20

Pointe des Aigrettes

St-Gilles les Bains

Boucan Canot

13

10

12

03 21

05

06 14 L’Ermitage

16

forêt de l'aventure

corail hélicoptère

Accrobranche | p.12

Hélicoptère | p.14

Route du Maïdo 0692 30 01 54

Route Cannière, St Gilles 0262 22 22 66

funky jet

tropic parapente

Parachute ascensionnel | p.16

Parapente | p.18

Port de St Leu 0693 91 81 29

44

08

Base Parapente RN1A, St Leu 0693 01 28 28

fly974 tandem

jardin botanique de La Réunion

Saut en parachute | p.22

Jardin, visite | p.26

Départ héliport Hélilagon, St Paul 0692 02 53 76

2 rue du Père Georges, St Leu 0262 24 92 27

12

13

14

marché des producteurs

r-du-temps

la part des anges

Marché | p.35

Artisanat | p.35

158 ch. Crève coeur, St Paul 0692 59 69 27

Distillerie | p.35

Route du Théâtre, St Gilles

54 rue du lycée, Vue belle, La Saline 0692 28 81 01

Pointe des Trois-Bassins

11

15

Pointe des Châteaux

Pointe au Sel

16

la caverne des chauves-souris

Les Colimaçons

St-leu

07

11

Les Trois Bassins

02 15

06

10

Le Guillaume St-Gilles les Hauts

6 rue Barrelier, St Leu 0692 18 11 93

Base de Cambaie, St Paul 0262 43 02 59

Bois-De-Nèfles

Cap la Houssaye

L’Ermitage les Bains La Saline les Bains

05

felix ulm ULM | p.20

2 RN1 0262 33 98 33

17 21 03

09

Bras-Mouton

08 18 04 21 07

Balade | p.36 Les Camélias

01

Le Plate

Pointe de Trois Bassins

18

17

sur les traces de célimène à trois bassins

festival du film d'aventure

Visite | p.9

Du 16 au 29 mai

19

20

off tempo

opus pocus

danse péi

Festival | p.46

Festival | p.46

Festival | p.46

Projections | p.46

21

Piton St-Leu

Du 12 au 16 mai

Du 31 juillet au 9 août

Du 4 au 9 mai

Festival de l'image sous-marine

Festival | p.9

Du 30 mai au 13 juin

45


Office de Tourisme de l’OUEST

AGENDA

www.ouest-lareunion.com

FESTIVAL DU FILM D'AVENTURE La 11e édition de ce spectaculaire festival de cinéma explorateur s’ouvrira, comme chaque année, avec une soirée de projections gratuite et en plein air sur la plage du Cap Homard à Boucan Canot. Trois documentaires seront diffusés sur l’écran gonflable posé à même le sable. China Jam est peut-être la plus belle histoire des trois, puisqu’elle est née d’une rencontre qui a eu lieu en 2012 sur le festival, entre Evrard Wendembaum, qui présentait alors un film réalisé sur une expédition scientifique dans le massif vierge du Makay à Madagascar, et Nicolas Favresse, grimpeur et musicien qui défendait pour sa part Vertical Sailing Greenland, où il s’attaquait avec d’autres alpinistes mélomanes à un sommet du Groenland pour y jouer de la musique à même la paroi rocheuse. Ensemble, ils sont partis cette fois à la conquête d’un sommet culminant à près de 6 000m, en Chine. Du Graffiti dans les voiles retrace l’aventure des street artists Jace, Kid Kréol & Boogie, Seth, Aryz et quelques

LE CIRQUE DE

MAFATE

OFF TEMPO

autres partis dans un village de pêcheurs malgache pour y peindre les voiles des navires locaux. Nomade des mers enfin, est la version finalisée du film présenté l’an passé par Corentin Chatelperron, qui a vécu en autonomie durant six mois dans le Golfe du Bengale, navigant d’île déserte en île déserte sur un voilier traditionnel fabriqué par ses soins en fibre végétale. Programme sur www.auboutdureve.fr

Tout le monde connaît le festival de spectacle vivant Leu Tempo, qui rassemble chaque année des dizaines de milliers de personnes dans les rues de St-Leu. Cette année, on notera une innovation de taille avec la création d’un festival Off, entièrement gratuit, pour permettre aux compagnies réunionnaises émergentes de présenter leur travail au public. Près d’une vingtaine de concerts ou spectacles par jour répartis dans les bars, restaurants, rondavelles ou lieux public de la ville. Programme complet à retrouver sur www.lesechoir.com

12 - 16 MAI | ST-LEU | GRATUIT

DANSE PÉI

16 MAI - 19 H | CAP HOMARD, SOIRÉE D’OUVERTURE | GRATUIT

classé au patrimoine mondial de l’unesco

vous voulez passer par là ? vous voulez réserver ce gîte ?

opus pocus

Le festival Opus Pocus, se déroulant sur Saint-Paul et d’autres villes de l’Ouest, propose chaque année la (re)découverte d’un instrument de musique au travers de concerts, expositions, master classes, conférences ou encore projections dédiées.

46

Cette 4ème édition convoque cette année plusieurs pointures d’envergure internationale autour de la basse et de la contrebasse. À Maison Grand Cour, se produiront notamment Marcus Miller le 31 juillet, l’un des bassiste les plus influents de la période contemporaine ; musicien, compositeur et producteur d’exception. Et le 2 août, Richard Bona, autre bassiste surdoué, mais aussi excellent chanteur et mélodiste d’une rare élégance. Il sera en plus accompagné du Mandekan Cubano, un puissant collectif de premier plan de la scène latino new-yorkaise. Les autres invités et la programmation complète sont à retrouvé sur opuspocus.re

Entièrement gratuit, le festival Danse Péi a la particularité de proposer des spectacles de danse contemporaine dans des paysages urbains, c’est-àdire en extérieur et dans des lieux qui ne sont pas d’ordinaire associés à la culture, voire carrément chez l’habitant. Cette 5e édition passera par Boucan, le quartier de Savanna à St-Paul, celui de Vue Belle à La Saline, et à L’Ermitage-les-bains. Espagne, France, Royaume-Uni, Burkina Faso, Réunion ou Madagascar : des danseurs venus de tous les horizons se donnent rendez-vous en bas de chez vous pour une semaine de rassemblements populaires autour de la chorégraphie. Programme complet sur mova.re

31 JUILLET - 9 AOÛT | ST-PAUL ET VILLES PARTENAIRES | GRATUIT À 30€

4 - 9 MAI | BOUCAN, SAVANNA, LA SALINE, L’ERMITAGE | GRATUIT

vous voulez manger ici ?

• guides accompagnateurs • taxiteurs • gîtes • • carte • portes d’entrées • randonnées • photos • • réservations •

tout le cirque de mafate est sur www.ouest-lareunion.com/mafate


www.lesechoir.com 0262 34 31 38

Profile for OTI Ouest

Vavang 2  

Le magazine touristique de l'Ouest de La Réunion gratuit

Vavang 2  

Le magazine touristique de l'Ouest de La Réunion gratuit

Profile for otiouest
Advertisement