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jEAN dEPREZ dIRECTEUR dE lA cOMMUNICATION Impossible en ce moment d’ouvrir son magazine ou son site Web IT favori, sans tomber sur un article consacré au cloud computing. Encore plus qu’une évolution technologique, nous sommes à l’aube d’une transformation culturelle. Démonstration. Hier quand on disait « Vous êtes dans les nuages » ce n’était pas un compliment. Plus récemment de la centrale de Tchernobyl au volcan Eyjafjöll, l’expression s’est chargée de connotations catastrophistes. Aujourd’hui, adressée à un DSI cette épithète le place dans la catégorie des visionnaires. La faute incombe à ceux qui représentaient ainsi dans leurs schémas le réseau téléphonique qui, il y a peu encore, permettait de se connecter à Internet. Ce choix ne fut pas fortuit car, tel le cumulo-nimbus, le réseau des réseaux était opaque et sujet à des tempêtes. Mais, soyons rassurés, maintenant les cieux sont dégagés et, en outre, nous Français nous avons Saint-Cloud (prononcer [klaΩd]) qui veille sur nous ! • DR

Partageons

DéC. 2010

Osiatis BIZ

jEAN qUI rIT...

bIZ à lA uNE Cette fois, c’est parti. La fusée « cloud computing » vient de décoller en entreprise. C’est une fusée à trois étages : les « clouds » privés, les « clouds » hybrides et les nuages publics. En cette fin d’année 2010, les entreprises ont la tête dans les nuages. Il n’est pas un jour sans qu’un constructeur ou un éditeur ne les informe d’une énième innovation liée au « cloud computing », que l’on traduit par « informatique en nuage » ou encore par « informatique dématérialisée ». La révolution promet aux entreprises des gains économiques, puisqu’elles seront facturées à l’usage pour les nouveaux services en ligne, hébergés et mutualisés dans les nuages. Mais attention, elle se fera en trois grandes étapes, rappellent certains spécialistes, en soulignant que c’est une fusée à trois étages, comprenant des « clouds » privés, publics et hybrides. Étage un. Nous y sommes ! De nombreuses entreprises mettent en oeuvre des nuages privés et se dotent de leur propre infrastructure de « cloud », hébergée dans leur centre d’hébergement ou dans celui d’un hébergeur. Elles poussent à l’extrême la logique de l’automatisation et de la virtualisation des applications, lesquelles sont installées sur des machines virtuelles et bénéficient d’un système d’allocation dynamique de ressources (en fonction des besoins), permettant d’aller jusqu’à une facturation du service à la consommation.

bIZ à lA uNE

CLOUD COMPUTING : ARE YOU READY ?

Étage deux. Les entreprises seront de plus en plus nombreuses à se faire accompagner pour faire évoluer leurs systèmes d’information vers des modèles de « clouds » dits « hybrides ». Ici, le « cloud » repose, comme son nom l’indique, sur un savant mélange de nuages publics et privés, communiquant entre eux. Les sociétés migrent pour l’instant certaines applications - principalement des outils de collaboration - vers des « clouds publics », exploités par un prestataire de service, et elles conservent la main sur leurs solutions les plus critiques, qui restent hébergées en interne dans des « clouds privés ».

PHOTO CORBIS

Étage trois. A terme, de plus en plus de sociétés devraient choisir d’externaliser entièrement leurs IT (y compris les plus critiques) chez un partenaire, doté d’un « cloud » public prêt à l’emploi. Leurs solutions seront dès lors exécutées à distance, dans les nuages. En toute sécurité. Et sans orages ! •

eXPERT bIZ Microsoft et Osiatis s’allient dans le Cloud

dANS lA pEAU dE... Fabien Durand HSBC

lIBRE pAROLE De l’urgence de promouvoir le référentiel eSCM

dig.it

123 MILLIARDS DE DOLLARS

68,3

C’est le montant que les entreprises devraient dépenser dans le monde pour les services de « cloud computing » en 2010, selon Gartner, qui estime que ce marché devrait atteindre 148,8 millions de dollars d’ici 2014.


LA MÉTHODE AGILE SCRUM AU SERVICE D’APC BY SCHNEIDER ELECTRIC DR

DR

de g. à d. Yvan-Pierre Lawriw, Frédéric Quantin, Helian Faure, Alain Kharlakian, Gilles Kirkor et Joël

jOEL aGUER cHEF dE pROJET « sERVICES oPERATION » aPC bY sCHNEIDER eLECTRIC

O.B : Quels sont les objectifs de votre nouveau partenariat dans le domaine du cloud computing ? Alain Le Hégarat : Notre nouvelle initiative commune, qui s’appelle DDCR (ce qui signifie « Dynamic Datacenter to be Cloud Ready »), vise à accompagner les entreprises dans la migration de leurs datacenters vers le cloud privé. Microsoft a des offres intéressantes et pertinentes au niveau du logiciel. Mais dans la migration d’un datacenter, tout est question de savoir-faire. C’est pourquoi nous nous sommes alliés à Osiatis pour proposer aux entreprises une démarche globale, associant les logiciels et les services. Vincent Scherhag : Osiatis a choisi d’investir fortement dans cette initiative DDCR, qui a pour objectif de faire évoluer les entreprises vers le cloud privé. C’est une étape supplémentaire dans notre partenariat avec Microsoft. O.B : Quels avantages offrent les technologies cloud de Microsoft ? A.LH : Microsoft est un acteur très légitime dans les technologies de cloud computing, par l’intermédiaire de ses offres System Center (la tour de contrôle permettant de piloter le datacenter et d’automatiser les traitements) et Windows Server (le système d’exploitation

pour serveur, qui embarque une fonctionnalité Hyper-V de virtualisation). Nous sommes déjà opérateur de cloud et nous gérons cinq des plus gros « datacenters » sur internet. Les technologies que nous proposons aux entreprises ont été conçues en fonction de notre expérience dans la gestion de ces très gros centres d’hébergement. O.B : Quels sont les moyens dont dispose Osiatis pour accompagner les entreprises dans cette évolution vers le cloud ? V.S : Très présent dans l’infogérance, Osiatis a appris à connaître l’ensemble de l’infrastructure informatique de ses clients et nous sommes donc bien préparés pour accompagner les entreprises qui souhaitent faire évoluer leurs infrastructures vers le cloud. Nos architectes et chefs de projets interviennent sur toute la dimension des projets, depuis les phases d’analyse de l’existant (assessment) jusqu’aux phases de définition de nouvelles architectures et de déploiement de solutions (pour la gestion, l’automatisation, la virtualisation ou l’orchestration...). O.B : Quel conseil donneriez-vous aux entreprises qui souhaitent se lancer ? A.LH : Avant de se lancer dans un projet de ce type, il est important de bien comprendre d’où l’on part, et donc de faire un « assessment » de l’infrastructure. Et il faut aussi déterminer où l’on souhaite aller. Se dirige-t-on vers un cloud privé ? Ou vers une architecture hybride (entre le centre d’hébergement classique et le centre hébergé) ? Ou bien encore vers une une architecture totalement hybride, incluant des services publics et des services de cloud privés hébergés ? •

La nouvelle application de maintenance, qui est installée sur les ordinateurs de tous les techniciens de maintenance, a nécessité neuf mois de développement. « Elle a été conçue en environnement Microsoft .Net, en suivant une méthodologie Agile Scrum », relève Joël Aguer. Quel est l’avantage de cette méthode pour APC by Schneider Electric ? « Les équipes de développement nous ont soumis régulièrement des maquettes, avec des résultats visuels et concrets sur les évolutions », explique-t-il. « Ce qui nous a permis d’ajuster progressivement l’application pour qu’elle réponde à nos besoins et pour qu’elle colle parfaitement aux recommandations fournies aux après-vendeurs ». •

(www.hsbc.fr) L’un des premiers groupes de services bancaires et financiers HSBC (2 418 milliards de dollars d’actifs au 30 juin 2010) est l’un des premiers groupes de services bancaires et financiers au monde. Le groupe dispose de 8000 implantations réparties dans 87 pays en Europe, dans la région Asie-Pacifique, en Amérique du Nord, en Amérique latine et au Moyen-Orient. La filiale hexagonale (précédemment CCF, fondé en 1894) a rejoint HSBC en 2000 et a adopté la marque HSBC France en novembre 2005. Elle compte plus de 400 points de vente sur le territoire national, plus de 10 000 salariés, et développe des activités de banque universelle auprès de clientèles de particuliers et d’entreprises. Service informatique ITO En France, la direction informatique production (ITO, pour « IT Operations ») emploie environ 250 personnes en charge des systèmes informatiques nécessaires au fonctionnement de la Banque et du réseau de télécommunications. Le département « exploitation » (65 collaborateurs) comprend un « help-desk » de support technique; le pilotage 24/7 de l’exploitation informatique ; et la supervision technique des automates bancaires.

« J’interviens en appui des directions métiers » Fabien Durand dirige l’activité d’exploitation informatique de la banque HSBC, qui regroupe des activités de pilotage et de « helpdesk ». Les yeux et les oreilles grands ouverts, il veille à ce que la qualité des services offerts aux utilisateurs reste optimale. Analyser la situation Chaque jour, Fabien Durand arrive à 7h30 à son bureau de Nanterre, dans le département des Hauts-de-Seine. « Il n’y a pas de journée type », prévient d’emblée celui qui dirige depuis 2009 l’activité d’exploitation informatique de HSBC France. Mais il est un rituel qui ne bouge pas : « Le premier grand moment de la journée est le point production que nous organisons chaque matin, à 8 heures. Toutes les équipes se réunissent pour faire un récapitulatif de ce qui s’est passé durant la nuit. Un bulletin de service est ensuite transmis aux directions métiers pour leur indiquer l’état de la situation informatique et, le cas échéant, les modifications qui seront apportées dans la journée afin d’optimiser le fonctionnement d’une application ». Gérer les incidents Deuxième temps fort de la matinée : le responsable s’offre un café et prend le temps de saluer les collaborateurs de son service : « C’est le moment idéal pour faire le tour des petits tracas quotidiens et essayer de trouver quelques solutions », explique-t-il. Le déroulement de la journée varie ensuite en fonction des éventuels problèmes, susceptibles de perturber la production : « Chaque incident peut

bouleverser le plan d’action du matin. Lorsqu’il y a un problème, je dois venir en aide aux équipes pour les aider à rétablir le service le plus rapidement possible, conformément à nos objectifs ». Optimiser la qualité Quoi qu’il arrive, l’optimisation de la qualité et des processus - qui sont supervisés par une Direction Qualité dédiée et mesurés par des audits internes - « est toujours au coeur de mon activité », précise le responsable, qui considère qu’il « a pour objectif de garantir aux métiers que le service est bien rendu et de faire en sorte que l’informatique leur facilite la vie ». Tout au long de sa journée de travail, il enchaîne les réunions avec les managers ou avec les « incident managers », régulièrement « appelés en renfort pour aider à la résolution d’incidents graves et assurer la communication dans le groupe ». Accompagner le changement En parallèle, Fabien Durand participe à l’optimisation des processus du département d’exploitation informatique : « Nous faisons en sorte de nous rapprocher au plus près des standards du groupe HSBC et de l’organisation européenne et je participe à plusieurs groupes de travail sur le sujet ». A mesure que les processus sont harmonisés dans les différents pays, des « virtual teams » se réunissent pour échanger sur les outils et les difficultés qu’ils rencontrent. En interne, « il me revient d’accompagner les collaborateurs pour leur expliquer la stratégie et faire en sorte qu’ils se sentent autonomes et responsables ». •

fABIEN dURAND,

rESPONSABLE dE l’aCTIVITÉ d’eXPLOITATION iNFORMATIQUE dE hSBC France Comptable de formation, Fabien Durand est « tombé dans l’informatique par accident » il y a une trentaine d’années : alors employé par une entreprise de Nancy spécialisée dans la distribution de bouteilles de gaz, il a été amené à remplacer du jour au lendemain une opératrice de saisie. Trois mois plus tard, Fabien Durand est appelé à mettre en place un premier « help-desk » dans cette entreprise, un poste qu’il occupera plusieurs années avant de rejoindre une société de conseil. Entré chez HSBC en tant que consultant externe fin 2001, Fabien Durand a intégré la banque en tant que chef de projet deux ans plus tard, avec pour objectif d’assister la responsable du « helpdesk ». Il prend quelques années plus tard la responsabilité du « help-desk », puis celle du département exploitation.

Fabien Durand

eN sAVOIR pLUS

L’OFFRE CLOUD COMPUTING D’OSIATIS

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Un accompagnement des directions informatiques... L’initiative DDCR (Dynamic Datacenter to be Cloud Ready) vise à accompagner les directions informatiques dans l’évolution de leurs systèmes d’information vers les plateformes de type cloud (en particulier privé et hybride).

et la gamme System Center (SCCM, SCOM, Opalis) pour la supervision, la gestion de conformité et l’orchestration. Le succès du pré-lancement de cette initiative, qui a débuté en mai en Ile-de-France, a conduit Osiatis et Microsoft à la généraliser à toutes les entreprises moyennes et à tous les grands comptes.

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… sur toute la chaîne La nouvelle offre, qui s’appuie sur une démarche éprouvée d’analyse et d’intégration, couvre toutes les étapes du processus de transformation, de l’étude d’opportunité (avec analyse du coût total de possession et du retour sur investissement), jusqu’à la migration vers un datacenter géré par Osiatis ou installé sur le site client.

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… avec des composants robustes et éprouvés DDCR s’appuie sur les composants logiciels du socle technologique Microsoft : Hyper-V pour la virtualisation

DR

MICROSOFT S’ALLIE AVEC OSIATIS DANS LE CLOUD

A

PC by Schneider Electric, spécialiste des systèmes critiques d’alimentation électrique et de refroidissement et des services associés, a confié début 2008 à Osiatis Ingénierie le soin de développer la nouvelle génération de son application « MAINT » de maintenance des onduleurs. « Un projet stratégique », selon Joël Aguer, qui souligne que le développement du nouveau système visait à faire prendre en charge par la solution toute la gamme de produits APC (une société américaine rachetée par Schneider Electric en 2007) et à offrir à tous les après-vendeurs un système « fiable, simple et homogène pour générer instantanément des rapports après chaque visite chez un client ».

HSBC

Les performances de l’équipe Osiatis sont examinées à la loupe

… et bientôt une nouvelle plate-forme d’infrastructure Une plate-forme Cloud d’infrastructure à la demande est aussi en construction. Osiatis a choisi les offres Blade Matrix et Cloud Service Automation de HP couplées avec les solutions System Center et Hyper V de Microsoft. Elle offrira aux clients infogérance des capacités d’évolution et d’extension de leurs systèmes d’information (IaaS et PaaS). En interne, elle facilitera la formation des équipes d’ingénierie et d’exploitation d’Osiatis et accueillera les offres SaaS que la SSII élabore avec ses partenaires éditeurs.

OSIATIS.BIZ n°20 - Déc. 2010 #2

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aLAIN lE hÉGARAT rESPONSABLE cOMMERCIAL « dATACENTER » mICROSOFT

Fabien Durand, RESPONSABLE « Service Centre and Operations » de HSBC

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vINCENT sCHERHAG dIRECTEUR dE l’aGENCE iNFRASTRUCTURES oSIATIS

LES DEUX GROUPES VIENNENT DE RÉUNIR LEURS TECHNOLOGIES ET LEURS EXPERTISES DU CLOUD COMPUTING DANS UNE NOUVELLE OFFRE COMMUNE, BAPTISÉE DDCR. ENTRETIEN AVEC ALAIN LE HÉGARAT, RESPONSABLE COMMERCIAL « DATACENTER » CHEZ MICROSOFT, ET VINCENT SCHERHAG, DIRECTEUR DE L’AGENCE INFRASTRUCTURES D’OSIATIS.

dANS lA pEAU dE...

sUR lE tERRAIN

DR

eXPERT bIZ

OSIATIS.BIZ n°20 - Déc. 2010 #3


bIZ aRT (pAR cOINTE)

(rE)dEVENIR vERT

Les salles blanches se mettent au vert Eau de mer, bouse de vache, chutes d’eau... De nombreuses sources d’énergies alternatives pourraient être utilisées pour alimenter les centres d’hébergement, très gourmands en électricité. Et aider les entreprises à diminuer l’empreinte écologique de leurs salles serveurs.

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Transformer la bouse de vache en électricité via un procédé de méthanisation... La dernière trouvaille d’un Géo Trouvetou de l’informatique ? Certainement pas. L’idée vient des têtes pensantes des HP Labs. D’après leurs savants calculs, une vache laitière qui produit quotidiennement 55 kilos de déjections permet de générer 3 kWh d’électricité (la bouse est traitée avec un digesteur anaérobie, sans dioxygène, pour produire du méthane, puis de l’électricité). Pour fournir annuellement 9,6 GWh d’électricité et alimenter un « datacenter » de 500 mètres carrés et 10 000 serveurs, il faudrait donc utiliser quelques 200 000 tonnes de déjections de 10 000 vaches laitières, élevées à proximité de la salle serveur.

lIBRE pAROLE

« Il est urgent de promouvoir le référentiel eSCM »

DR

mARIE-nOËLLE gIBON pRÉSIDENTE dE l’aSSOCIATION aE-SCM (wWW.AE-SCM.FR) eT dIRECTEUR dE l’iNNOVATION eT dU dÉVELOPPEMENT dE dOCAPOST (gROUPE lA pOSTE)

Osiatis Biz : Qu’est-ce que l’Ae-SCM ? Marie-Noëlle Gibon : L’association Ae-SCM s’est fixée pour objectif de promouvoir eSCM, un référentiel de bonnes pratiques utilisé par les entreprises pour l’externalisation de tout type de prestations informatiques (développement, TMA, exploitation, services d’infrastructure, BPO, etc.). Ces services externalisés peuvent être menés avec un ou plusieurs prestataires ou en co-exploitation avec un sous-traitant. Ils peuvent aussi être réalisés en France, en nearshore ou en offshore... Notre objectif est issu d’un constat : les contrats d’externalisation se finissent mal dans 20 à 30% des cas, et les sociétés et leurs prestataires rencontrent des difficultés dans leurs relations à un moment donné dans 40% des cas. Les torts sont partagés entre les prestataires et les clients. Ces derniers sont souvent dépourvus de politiques de « sourcing » et ont tendance à n’externaliser que ce qui leur pose problème. Or sans savoir où on veut aller, pourquoi et par quels chemins, on risque d’aller de déception en déception. Avec le fort développement de l’externalisation, la performance du prestataire est de plus en plus intégrée à la performance des DSI. Il est donc urgent d’agir. Le référentiel eSCM redonne à chacun des membres du couple des devoirs. Son intérêt et son originalité est de regrouper 95 pratiques destinées aux clients et 84 pratiques pour les fournisseurs, dont une trentaine communes aux deux.

O.B : Quels sont vos objectifs cette année ? M-N.G : Nous avons lancé l’Ae-SCM à Paris. Mais l’un de nos objectifs pour 2010 consiste à ouvrir des chapitres régionaux, dans la mesure où de nombreux clients et prestataires sont situés en région. De nouvelles extensions sont en train d’être créées dans les grands pôles régionaux, comme le Nord (sous l’impulsion d’Osiatis et d’autres entreprises), PACA, la région Ouest et le Sud-Ouest. Avec l’aide des membres du bureau, les chapitres régionaux s’efforcent de travailler sur de nouveaux sujets, sans doublons avec ceux qui sont déjà traités par les commissions parisiennes. O.B : Les SSII comme Osiatis sont souvent assez bien sensibilisées aux apports d’eSCM. Qu’en est-il des clients ? M-N.G : Pour l’instant, le référentiel est inadapté aux petites entreprises, qui n’ont pas à gérer le même niveau de complexité que les grands groupes. Mais l’un des objectifs d’Ae-SCM, partagé par le département ITSqc de l’université Carnegie Mellon en charge du référentiel, est de créer un modèle simplifié pour les PME. O.B : De CMMI à eSCM, en passant par Itil, les référentiels sont nombreux. N’y-a-t-il pas un manque de lisibilité pour les entreprises ? M.D : Chacun traite d’activités assez différentes et il y a peu de recoupements. eSCM s’intéresse à la relation client-fournisseur. Itil, qui a d’abord été un standard britannique avant de devenir une norme assez récemment, porte sur la production informatique, de même que CMMI, qui est moins répandu en Europe. Et il y a aussi ISO 2700x, qui traite de la sécurité des systèmes d’information. Bien sûr, l’entreprise n’est pas obligée de mettre en place tous les référentiels et toutes les bonnes pratiques. Tout est fonction de sa stratégie. •

Mais attention, la piste bovine n’est pas la seule explorée. Les chercheurs d’IBM suivent une autre voie dans la course aux énergies « vertes » : ils ont mis au point avec l’Institut fédéral de technologie de Zurich (ETH) un système de refroidissement d’un supercalculateur maison assuré par l’eau chaude (jusqu’à 65°C) du système de chauffage du bâtiment l’abritant. Des tubes et des microcanaux ont été installés à proximité des microprocesseurs du supercalculateur. Google, quant à lui, convoite l’océan, comme en témoigne un brevet de 2007 : une ferme de serveurs serait installée sur une barge au grand large afin de récupérer l’énergie des vagues pour l’alimenter en électricité. Récemment, le groupe a aussi acquis une ancienne papeterie située près des côtes finlandaises pour y installer un centre de données, entièrement refroidi par l’eau de la Baltique et alimenté pour partie par une ferme d’éoliennes. Même Yahoo est d’humeur aquatique : la puissance hydraulique des chutes du Niagara alimente désormais son centre d’hébergement de Lockport, dans l’État de New York. Et l’Europe dans tout ça ? Nos entrepreneurs ont aussi la main verte. IBO, un hébergeur clermontois, a installé dès 2008 un datacenter de 450 mètres carrés sous-terre, avec à la clé une baisse de la température et de la consommation d’énergie. La mairie d’Helsinki, quant à elle, récupère la chaleur thermique sortant de serveurs installés en sous-sol afin de chauffer certains foyers. La chasse aux gaspis fait rage. •

dERNIERE mINUTE

OSIATIS AJOUTE Bienvenue aux collaborateurs LA GESTION DU CYCLE DE VIE À SON d’Astek ! OFFRE DE CLOUD COMPUTING

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siatis a repris en août l’activité de gestion des infrastructures en Ile de France du Groupe Astek, comprenant une centaine de collaborateurs qui interviennent sur des clients grands comptes et mid-market dans les secteurs du transport, de l’industrie, des télécoms et des médias. Cette activité a enregistré 8 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2009 et 2 millions d’euros au premier trimestre 2010. Le rapprochement, qui est effectif depuis le 1er août 2010, marque pour Osiatis la reprise de sa stratégie de croissance externe, qui a notamment pour objectif de renforcer ses activités de services aux infrastructures et d’infogérance systèmes. •

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n complément de son offre SaaS de gestion des services informatiques, basée sur la solution ITSM de BMC, Osiatis va proposer aux entreprises des services de gestion du cycle de vie du cloud computing s’appuyant sur la solution « Cloud Lifecycle Management » de ce même éditeur. Au programme : de nouvelles fonctionnalités avancées de cartographie et d’automatisation des environnements virtuels, mais aussi de nouvelles offres de provisioning et de prévision de charge (capacity planning). L’objectif étant d’aider les entreprises à optimiser la qualité de service et à mieux aligner leurs infrastructures (physiques, virtuelles ou en nuage) avec leurs besoins métiers.•

OSIATIS.BIZ :

Journal d’information externe édité par Osiatis, 1, rue du Petit Clamart, 78142 Vélizy-Villacoublay Cedex. Directeur de la publication : Bruno Grossi. Directeur de la rédaction : Jean Deprez. Rédactrice en chef : Céline Beaud. Comité de rédaction : Céline Beaud, Anne Bellon, Jean-Luc Dagron, Jean Deprez, Sébastien Gimenez, Catherine Macchia, Bruno Grossi, Carmelo Schimizzi. Conception-réalisation : direction de la communication Osiatis. Impression : L’Art Publicitaire.

OSIATIS.BIZ n°20 - Déc. 2010 #4


Osiatis Biz n°20