Issuu on Google+

Partageons

nos

savoirs

AVR. 2010

Osiatis BIZ

jEAN qUI rIT...

2010 = 1+2+3x(4x(5+6)x(7+8)+9)*

19

jEAN dEPREZ dIRECTEUR dE lA cOMMUNICATION Trônent depuis plus de 25 ans dans ma bibliothèque, les premiers tomes de « The Art of Computer Programming » de Knuth, ouvrages qui font toujours référence. Agé de près de 80 ans, Donald E. Knuth est un personnage hors du commun : insensible au temps, il travaille toujours à l’achèvement de son oeuvre ! On peut apprécier sa jeunesse d’esprit et sa sagesse sur son site particulièrement geek, http://www-cs-faculty.stanford. edu/~knuth/. Par exemple, il propose de payer certaines contributions en 0x$1.00, monnaie qui vaut 256 cents ! Plus loin il s’engage à répondre à tous les messages « dans les 6 mois ». Y figure une rubrique « Infrequently Asked Questions » dont la première est « Qu’est-ce qui donne le droit à mon pays d’occuper l’Iraq ? ». Respect, Don ! DR

bIZ à lA uNE

LE TRAITEMENT DE TEXTE À L’HEURE DU WEB 2.0

* Cette formule figurait sur son gâteau d’anniversaire, le 10 janvier dernier.

bIZ à lA uNE LES SERVICES EN LIGNE PERMETTANT DE CRÉER ET DE SAUVEGARDER DES DOCUMENTS BUREAUTIQUES SE MULTIPLIENT, STIMULÉS PAR L’ARRIVÉE À MATURITÉ DES TECHNOLOGIES ET L’ESSOR DU HAUT DÉBIT. LES USAGES DÉCOLLENT, ET PLUS SEULEMENT CHEZ LES SEULS TECHNOPHILES !

PHOTO CORBIS

Le PC tel qu’on le connaît est-il en train de vivre ses dernières heures ? Cédera-t-il prochainement sa place à une nouvelle vague d’applications en ligne, installées et maintenues à distance dans le nuage ? C’est bien possible. On assiste depuis plusieurs années à l’émergence de nouveaux traitements de texte en ligne, dotés de fonctionnalités assez proches des logiciels bureautiques « historiques » pour la création et la sauvegarde de documents. Leur force : la possibilité de partager en ligne les fichiers bureautiques et de travailler en groupe sur ces documents. Quels sont les éditeurs de ces services, gratuits pour la plupart ? Il s’agit d’abord de jeunes pousses innovantes, telles Zoho et Think Free, ou d’acteurs de l’Open Source, comme OpenOffice. org. Lesquels ont été rapidement rattrapés par les géants du Web et des logiciels. Après avoir racheté Writely en 2006, Google a développé sa suite Google Docs gérant à la fois des documents Word, des feuilles de calcul ou des présentations. Adobe, qui s’est quant à lui offert Buzzword (Virtual Ubiquity) en 2007, propose désormais un traitement de texte en ligne avec sa plate-forme Acrobat.com, basée sur Adobe Flex et utilisant le lecteur Adobe Flash. Enfin, Office 2010, la nouvelle version de la suite Office de Microsoft, sera agrémentée d’une version Web, dénommée Office Web Apps. Avec la possibilité de « panacher » entre les installations Web et locales de Microsoft Office. Pas de doute, la concurrence fait bel et bien rage dans le nuage et ne semble pas près de s’apaiser. La preuve ? Une nouvelle génération de services Web de traitement de texte pointe déjà le bout de son nez sur la Toile. Non content de l’engouement du public pour Google Docs, Google vient ainsi d’acquérir Etherpad, une start-up américaine qui a développé - en Ajax - un traitement de texte en temps réel. Intégré à sa plate-forme collaborative Google Wave, celui-ci devrait permettre à un groupe de personnes de travailler en temps réel sur un même document. •

dig.it

eXPERT bIZ Maintenance : partenariat gagnant

123 MILLIARDS DE DOLLARS

dANS lA pEAU dE... Jean-Paul Amoros Generali

lIBRE pAROLE L’ebook à la française

8

C’est le poids du marché des services en ligne en 2009, selon Gartner. Les suites bureautiques figurent parmi les segments en plus forte croissance avec un chiffre d’affaires estimé à 512 millions de dollars en 2009, contre 136 millions en 2008.


eXPERT bIZ

sUR lE tERRAIN

L’URBANISATION DES S.I EN BONNE VOIE AU MINISTÈRE DE LA CULTURE

DR

DR

aHMAD mARVANI rESPONSABLE dES pARTENARIATS iNTERNATIONAUX cOMLINE

jEAN-lUC aZEMA rESPONSABLE dU pÔLE « aRCHITECTURE eT uRBANISATION » d’oSIATIS

DR

mICHEL dUPITIER dIRECTEUR dE lA bU mAINTENANCE oSIATIS

UN PARTENARIAT GAGNANT-GAGNANT DEPUIS MAINTENANT TROIS ANS, OSIATIS ET COMLINE SONT PARTENAIRES DANS LA MAINTENANCE ET LES SERVICES. UNE ALLIANCE BENEFIQUE POUR LES DEUX SOCIETES DE SERVICES ET LEURS CLIENTS SELON AHMAD MARVANI, RESPONSABLE DES PARTENARIATS INTERNATIONAUX CHEZ COMLINE, ET MICHEL DUPITIER, DIRECTEUR DE LA BU MAINTENANCE D’OSIATIS. O.B : Quelle est l’activité de Comline ? Ahmad Marvani : Basé en Allemagne, Comline (www.comlineag.de) a enregistré 82 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2008 avec environ 320 collaborateurs répartis sur 9 sites. Nous sommes spécialisés dans l’architecture des systèmes et les prestations de services, et sommes considérés comme l’un des meilleurs intégrateurs de systèmes en Allemagne. Notre gamme de prestations comprend le conseil, l’intégration et les services d’exploitation. Dans ce dernier domaine, nous nous concentrons essentiellement sur les environnements Microsoft, ainsi que sur les solutions SAP Business Suite. O.B : Quels sont les objectifs de votre partenariat ? Ahmad Marvani : La principale raison qui nous a conduit à nous allier à Osiatis, c’est notre volonté de couvrir toute la zone EMEA (Europe, Moyen-Orient, Afrique). Nous avons commencé à travailler ensemble en 2006 lorsque le groupe industriel Robert Bosch, l’un de nos clients, nous a conseillé de faire appel à Osiatis pour la gestion de ses serveurs en France. Depuis, notre partenariat s’est beaucoup élargi. Nous faisons désormais appel à

Osiatis pour gérer d’autres clients en France, mais aussi en Belgique, en Autriche, en Espagne, en Hongrie, en Pologne et en Slovénie. Et nous devrions travailler prochainement ensemble en Roumanie. Michel Dupitier : Grâce à cette alliance, chacun d’entre nous a étendu sa présence commerciale et nous sommes en mesure de partager nos ressources dans les pays européens où l’un ou l’autre est implanté. Ainsi, avec l’aide de Comline, Osiatis a accru ses activités dans plusieurs pays. En complément de ses prestations liées aux systèmes d’exploitation Windows, Osiatis apporte également à Comline son expertise sur les environnements Unix. O.B : Quelles seront les prochaines étapes de votre alliance ? A.M : Actuellement, nous travaillons sur un nouveau partenariat avec NetApp, un grand groupe américain qui est l’un des principaux fournisseurs internationaux de systèmes de stockage. Suite à l’alliance paneuropéenne entre Osiatis et Netapp - pour la maintenance sur site des solutions de stockage unifié de ce fabricant - nous allons gérer le volet allemand de ce partenariat. M.D : C’est un grand succès pour chacun d’entre nous. Grâce à Comline, Osiatis est désormais capable d’offrir des services de maintenance à NetApp partout en Europe. Compte tenu de la forte implication d’Ahmad Marvani et Christian Seng – le directeur de Comline – je suis certain que l’aventure ne s’arrêtera pas là et que nous allons remporter de nouveaux contrats avec d’autres partenaires technologiques. •

jEAN-pHILIPPE lABILLE rESPONSABLE dU bUREAU « rELATIONS mÉTIERS » dU mINISTÈRE dE lA cULTURE eT dE lA cOMMUNICATION

L

a direction informatique du ministère de la Culture a fait appel à Osiatis pour déployer une nouvelle solution de modélisation des processus métiers (BPM ou « Business Process Management »). Tout est parti d’un constat simple : « Les différents métiers du ministère (patrimoine, activités muséales...) avaient historiquement un fonctionnement très vertical d’un point de vue informatique », confie Jean-Philippe Labille, responsable de bureau « relations métiers » du ministère de la Culture, en charge de ce projet de modélisation depuis 2006. Une « logique de silos cloisonnés » qui entraînait, regrette-t-il, des « doublons de données dans les différentes applications du système d’information ». D’où le souhait du ministère de la Culture de « modéliser les processus métiers afin d’identifier les données partageables et de proposer, à terme, des applications métiers plus souples et réutilisables », précise Jean-Philippe Labille. Dans ce cadre, la solution ARIS de modélisation des processus métiers de l’éditeur allemand IDS Scheer - partenaire d’Osiatis - a été déployée avec l’aide d’Osiatis en 2008, qui s’est efforcé de l’adapter au contexte du secteur public. Des groupes de travail sur les processus métiers ont aussi été formés en interne et les tenants et les aboutissants de la démarche d’optimisation expliqués aux collaborateurs. Cette première étape achevée dans plusieurs entités, « l’urbanisation du système d’information est aujourd’hui en bonne voie », se félicite Jean-Luc Azema, responsable du pôle architecture et urbanisme d’Osiatis. Reste à l’étendre à tout le ministère. •

eN sAVOIR pLUS

LES FONDAMENTAUX DE LA MAINTENANCE OSIATIS (90 000 SERVEURS MAINTENUS) (+35 000 ÉQUIPEMENTS RÉSEAU)

1

Un guichet unique de service 24/7

2

Un large spectre technologique

3

Une souplesse contractuelle

4

32 sites opérationnels proches de chez vous

Maintien en condition opérationnelle des infrastructures critiques en engagement d’intervention et de résolution.

Adaptation des niveaux d’engagement au rythme des évolutions de vos infrastructures.

Couverture multi-technologies et multi-constructeurs en serveur, réseau et stockage de l’ « entry level » au « high end ».

Maitrise opérationnelle assurée par nos inspecteurs de maintenance et notre propre logistique certifiée ISO9001.

OSIATIS.BIZ n°19 - Avr. 2010 #2


dANS lA pEAU dE...

Generali est le deuxième assureur généraliste en France, où il est présent depuis 1832 (année d’ouverture de sa première agence à Bordeaux). Il s’appuie sur 1 100 « agents généraux », mais aussi sur de nombreux courtiers, conseillers commerciaux et partenaires indépendants. Informatique En France, Generali a lancé en 2006 un plan de transformation de son informatique interne sur trois axes : l’infrastructure (centres d’hébergement et postes de travail...), les processus (méthodologie et référentiel Itil...) et l’alignement de l’informatique avec les métiers. Projet Dialog Les 1100 agents de GENERALI sont aujourd’hui dotés de leurs propres infrastructures (1 100 serveurs et 3 500 postes de travail). Le projet consiste à migrer vers une nouvelle infrastructure informatique centralisée. Avec l’aide d’Osiatis, la virtualisation des serveurs a débuté, en utilisant la technologie de l’éditeur VMware, de même que la virtualisation des postes de travail qui s’appuie sur une solution Citrix. L’objectif serait de moderniser, sécuriser et homogénéiser l’infrastructure, mais aussi gagner en productivité et réduire les coûts d’exploitation.

DR

« LE CAPITAINE SURVEILLE L’ENSEMBLE DES OPERATIONS » DEPUIS TROIS ANS, JEAN-PAUL AMOROS DIRIGE L’ACTIVITE DE PRODUCTION INFORMATIQUE DE GENERALI, LE DEUXIEME ASSUREUR GENERALISTE EN FRANCE. IL SUPERVISE LES OPERATIONS INFORMATIQUES DU GROUPE ET IL LUI INCOMBE D’ANTICIPER LES TRANSFORMATIONS NECESSAIRES POUR PREPARER L’AVENIR. Réagir vite « Le directeur de la production évolue dans deux mondes bien distincts », confie Jean-Paul Amoros : « Il lui faut gérer des éléments à très court terme, quasi-immédiats, sans perdre le fil du long terme ». Pour lui, « la difficulté consiste à se montrer réactif au quotidien - en cas de panne, par exemple - sans perdre de vue le très lointain », tel le « capitaine d’un super-tanker qui sait qu’il lui faudra un certain temps pour effectuer un tournant ». Anticiper Car de grands virages à prendre il y en a... Depuis l’arrivée de Jean-Paul Amoros, Generali a mené de front plusieurs projets de transformation de son système d’information. Après avoir entrepris d’industrialiser ses processus informatiques, l’assureur a engagé la virtualisation des serveurs et des postes de travail de ses 1 100 agents hexagonaux (le projet - baptisé Dialog – est mené conjointement avec Osiatis). Pour préparer de tels chantiers, une bonne dose de veille technologique est nécessaire. « Mais il ne s’agit pas que de détecter de nouvelles solutions, il faut identifier celles qui vont permettre de transformer les activités pour les rendre plus productives et/ou apporter des services supplémentaires », ajoute Jean-Paul Amoros.

Concrétiser « Le directeur de production n’est jamais félicité parce qu’il a été le premier à repérer une nouvelle technologie », explique-t-il. « En revanche, il peut l’être s’il réussit à transformer le système d’information avec des outils robustes, qui ont fait leur preuve sur le marché. L’important est de concrétiser les idées, de les rendre opérationnelles pour les métiers ». Réseauter... Comment détecter les technologies les plus matures ? « Le directeur de la production regarde en permanence ce qui fonctionne sur le marché, par exemple dans l’industrie ou dans les banques ». Son rôle consiste à dialoguer au maximum avec ses homologues dans d’autres groupes, conclut Jean-Paul Amoros, par ailleurs vice-président du CRIP (Club des responsables d’infrastructures et de production) et administrateur de l’itSMF France (Information Technology Service Management Forum), une organisation à but non lucratif qui réunit les principaux utilisateurs du référentiel Itil (Information Technology Infrastructure Library). Communiquer Enfin, le directeur de production ne doit pas négliger la communication interne et le dialogue avec les équipes métiers sur le terrain, conclutil. « Il ne doit plus uniquement évoluer dans un monde de techniciens mais il lui faut absolument veiller aussi à rester très proche des équipes métiers. Il est important de se déplacer sur le terrain pour voir comment les utilisateurs utilisent l’informatique, s’ils sont satisfaits, s’ils ont des attentes particulières... ». •

Jean-Paul Amoros

jEAN-pAUL aMOROS,

dIRECTEUR dE lA pRODUCTION iNFORMATIQUE dE gENERALI Titulaire d’un DESS Informatique, Jean-Paul Amoros a débuté sa carrière professionnelle en 1988 au sein d’AGF Allianz. Après seize années passées à la direction de la production de ce groupe, il a rejoint Capgemini en 2004, où il a dirigé les opérations de production d’un grand pétrolier français ayant externalisé son informatique. Jean-Paul Amoros rejoint Generali en 2006 au poste de directeur de la production. Rattaché au DSI ainsi qu’au directeur général de la distribution, il a pour objectif de mener un plan de transformation du système d’information suivant trois axes : les infrastructures (centres d’hébergement et postes de travail...), processus (industrialisation, référentiel..) et l’alignement de l’informatique et des métiers.

Jean-Paul Amoros entouré de son équipe

DR

Deuxième assureur généraliste en France Créé en 1831 à Trieste en Italie, le groupe Generali est aujourd’hui le troisième acteur de l’assurance en Europe. Il emploie 66 000 collaborateurs dans 44 pays, dont 7 000 en France, où son chiffre d’affaires s’élève à 14,8 milliards d’euros en 2008 (avec plus de 6 millions d’assurés et 560 000 professionnels et entreprises).

DR

(www.generali.fr)

JEAN-PAUL AMOROS, DIRECTEUR DE LA PRODUCTION INFORMATIQUE DE GENERALI

DR

Generali

OSIATIS.BIZ n°19 - Avr. 2010 #3


bIZ aRT (pAR cOINTE)

(rE)dEVENIR vERT

PASSER AUX RÉUNIONS VIRTUELLES LES ENTREPRISES SONT DE PLUS EN PLUS NOMBREUSES À UTILISER LA VISIOCONFÉRENCE. CETTE TECHNOLOGIE - GAGE D’ÉCONOMIES SUR LES FRAIS DE DÉPLACEMENT - EST UN FORMIDABLE VECTEUR DE RÉDUCTION DES ÉMISSIONS DE CO2.

DR

« Quatre principaux facteurs jouent en faveur du développement de la visioconférence dans le monde professionnel », explique Franck Clabaux, responsable opérations du centre de service Osiatis de Lille, qui a déployé récemment un système de visioconférence pour une grande entreprise industrielle : « 1. Les systèmes de visioconférence ou de téléprésence permettent de réaliser des économies sur les frais de déplacement. 2. Ils offrent des gains de productivité aux salariés, qui perdent moins de temps dans les transports. 3. Ils limitent les risques d’accidents de trajet. 4. Ils sont écologiques car ils aident les entreprises à réduire les émissions de CO2. ».

lIBRE pAROLE

BOOKEEN SE PRÉPARE À AFFRONTER L’IPAD

DR

mICHAËL dAHAN cO-fONDATEUR dE lA sOCIÉTÉ fRANÇAISE bOOKEEN (wWW. bOOKEEN.cOM)

Osiatis Biz : Pouvez-vous nous présenter Bookeen ? Michaël Dahan : J’ai co-fondé Bookeen en avril 2003 avec Laurent Picard. Auparavant, nous avions tous deux contribué à Cytale, l’entreprise qui a lancé les premiers lecteurs de livres numériques en France en 2000. Mais Cytale était à mon sens trop en avance pour le marché de l’époque. Après une première levée de fonds de 11 millions d’euros, la société n’a pas réussi son deuxième tour de table et a disparu en 2002. Laurent et moi avons repris le flambeau un an plus tard et avons jeté de nouvelles bases. En 2007, nous avons lancé le Cybook Gen3 - notre premier bestseller – et nous proposons depuis l’été dernier le nouveau Cybook Opus. Depuis 2008, les ventes ne cessent de croître et nous triplons nos revenus chaque année. Nous occupons la première place sur les marchés italien et espagnol, et nous sommes deuxième – derrière Sony – en France, en Allemagne et au Bénélux. Enfin, nous venons de rentrer sur les marchés britannique et américain, ce dernier – incontournable – représentant 95% des ventes de lecteurs en volume. Pour l’instant, le marché français est assez calme par rapport à ses voisins, même s’il a vu naître plusieurs spécialistes de la première heure, tels Cytale, mais aussi Mobipocket, qui a été racheté par Amazon en 2005 et a créé le format de livre numérique .PRC.

O.B : Vous êtes confrontés à deux très gros concurrents, disposant d’une redoutable force marketing : Amazon et Sony et prochainement Apple (avec l’iPad). Comment espérez-vous trouver votre place ? M.D : Il est vrai que c’est une difficulté mais nous sommes confiants. La concurrence de ces deux géants nous oblige à être le plus professionnel possible d’un point de vue marketing et commercial, et à crédibiliser notre offre vis-à-vis des revendeurs. O.B : Quid de la concurrence des iPhone et d’autres smartphones embarquant des lecteurs de livres électroniques ? M.D : La lecture sur smartphones existe depuis plus de dix ans, cependant on constate que c’est l’émergence de lecteurs dédiés qui a déclenché la réelle explosion du marché. A la différence des lecteurs de livres électroniques, les smartphones développent un comportement de lecture radicalement différent de celui de la lecture sur papier. La lecture est en effet plus superficielle et se révèle peu adaptée aux livres de littérature générale. O.B : Que pensez-vous des perspectives des eBooks sur le marché professionnel ? M.D : Nous pensons qu’il y a trois principaux marchés pour les eBooks : 1. les lecteurs branchés sur PC ; 2. les appareils connectés ; et 3. le marché B-to-B ou académique, qui demande des lecteurs plus grands, en couleur, et offrant la possibilité de travailler sur le texte. Nous intervenons sur les deux premiers segments. Le troisième est plus difficile à satisfaire, notamment parce que les temps de rafraîchissement restent plus longs que sur un écran d’ordinateur portable.  •

Les entreprises ne s’y trompent pas. Il faut dire que pour s’équiper, elles n’ont que l’embarras du choix. Parmi les fournisseurs, on trouve - entre autres - Adobe (Adobe Acrobat Connect Pro), HP (SkyRoom), IBM (Lotus Web Conferencing) et Microsoft (Live Meeting et Office Communications Server 2007). Mais les plus gros pourvoyeurs d’outils de visioconférence et de téléprésence restent Polycom, un spécialiste du genre, et Cisco. Ce dernier a pris l’avantage dernièrement : après avoir déboursé 2,3 milliards d’euros en 2007 pour s’emparer de WebEx, il vient d’acquérir le norvégien Tandberg, spécialiste des petits et moyens systèmes de visioconférence. Et une nouvelle vague de solutions, stimulée par l’essor du haut débit à domicile, est déjà en vue. Il s’agit cette fois de visioconférences grand public en haute définition. Lesquelles devraient être enfin compatibles avec les systèmes professionnels. Skype a ouvert le ban à l’occasion du dernier Consumer Electronics Show (CES) de Las Vegas, en introduisant la vidéo haute-définition dans son module d’appel de voix sur IP (VoIP). Ce sera peut être le début d’une révolution annoncée depuis longtemps et appelée de leurs voeux par tous les écologistes de la Terre : le décollage - sans émission de CO2 - du télétravail. •

dERNIERE mINUTE

OSIATIS PREND EN CHARGE LES SERVEURS ET LES POSTES DE TRAVAIL D’UNI.H.A.

N

ouveau succès d’Osiatis. La SSII a été retenue par le groupement de coopération sanitaire Uni.H.A. (Union des Hôpitaux pour les Achats) pour une prestation d’infogérance d’une durée de quatre ans. Osiatis se chargera du déploiement et de la maintenance des serveurs (en environnement Unix ou Windows) de 33 établissements hospitaliers adhérents au mouvement. La SSII, dont le but est de mutualiser les achats, prendra aussi en charge l’installation et le support 24/7 de leurs postes de travail et imprimantes. Au total, le parc couvert par la prestation représentera, à terme, 2 500 serveurs, 10 000 postes de travail et 3 000 imprimantes. •

LANDESK ET OSIATIS LANCENT UNE WEBTV !

A

l’occasion de la sortie de la version 9 de LANDesk Management Suite et LANDesk Security Suite, Osiatis et LANDesk ont lancé une nouvelle chaîne web dédiée à la gestion et à la sécurisation des postes de travail. Les deux partenaires, qui collaborent depuis plus de 10 ans, proposent via ce canal des vidéos, livres blancs... aussi bien sur les dernières technologies, que sur les expériences de leurs clients. Pour rester informé, une seule adresse : http://landesk9.tv4it.net.•

OSIATIS.BIZ :

Journal d’information externe édité par Osiatis, 1, rue du Petit Clamart, 78142 Vélizy-Villacoublay Cedex. Directeur de la publication : Alain Roumilhac. Directeur de la rédaction : Jean Deprez. Rédactrice en chef : Céline Beaud. Comité de rédaction : Céline Beaud, Anne Bellon, Jean-Luc Dagron, Jean Deprez, Sébastien Gimenez, Catherine Macchia, Alain Roumilhac, Carmelo Schimizzi. Conception-réalisation : direction de la communication Osiatis. Impression : L’Art Publicitaire.

OSIATIS.BIZ n°19 - Avr. 2010 #4


Osiatis Biz n°19