24 septembre 2026, Vol. 10 Numéro 10
La voix francophone d’Orléans depuis 2017
La troupe de comédie musicale franco-ontarienne Patenteuses présentera son mélange unique de satire, de théâtre et de chansons au Centre des arts Shenman le 23 octobre. PHOTO FACEBOOK
Prochaine édition : 22 octobre
Les priorités des candidats du quartier 1 Jean-Marc Pacelli L’Orléanais Avec l’élection municipale prévue le 26 octobre, L’Orléanais a contacté les candidat(e)s du quartier 1 – Orléans-EstCumberland afin de connaître leur plus grande priorité une fois élu(e). Yvette Ashiri cible un transport en commun fiable, fréquent et accessible. « Quand un autobus n’arrive pas, ce n’est pas seulement un problème de transport : c’est quelqu’un qui arrive en retard au travail, un étudiant qui manque son cours ou un aîné qui rate un rendez-vous », dit-elle. Pour cette raison, sa priorité est « de garantir un réseau sur lequel tous les résidentes et résidents d’Orléans-Est-Cumberland peuvent compter. Le transport en commun relie les gens à leurs emplois, soutient les commerces locaux et réduit la pollution. Quand le réseau fonctionne, toute la communauté avance. Investir dans la mobilité, c’est investir dans une économie locale forte et un environnement durable : une communauté connectée, dynamique où chacun peut avancer et s’épanouir ensemble. » De son côté, Bob Bell souhaite accroître la transparence à l’hôtel de ville. « Trop souvent,
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on ignore les sujets abordés au conseil municipal et les votes de nos conseillers. » Pour y arriver, il envisage de créer un outil de suivi des votes consultable. « Les citoyens pourraient ainsi facilement consulter les dossiers soumis au conseil et les votes de leurs conseillers, ce qui faciliterait la responsabilisation des conseillers. La vitalité de notre démocratie exige une transparence totale au processus décisionnel. Cet outil de suivi des votes constituerait une étape importante dans la bonne direction. » Mazhar Choudhry souhaite, quant à lui, améliorer la qualité de vie des résidents du quartier 1 d’Orléans. « Cela commence par aider les gens à gagner du temps sur leur trajet vers le travail, grâce à un transport en commun plus fiable et à de meilleures routes, afin qu’ils passent plus d’heures en famille. » Il envisage aussi de meilleures installations récréatives à Orléans « pour que les gens n’aient pas à quitter la communauté pour en profiter, ainsi qu’une infrastructure plus solide et de nouvelles occasions d’affaires qui rapprochent les bons emplois et les services de la maison. Je me battrai pour rendre la vie quotidienne à Orléans plus facile. »
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Élections municipales Suite de la page 1
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De son côté, Barbara Daniela Gandolfo indique en commençant qu’Orléans est un endroit exceptionnel où vivre et élever une famille. « Mon mari et moi avons choisi d’élever notre fils à Fallingbrook, et nous sommes fiers de faire partie de cette communauté. » Elle précise ensuite que, « depuis trop longtemps, Orléans-Est-Cumberland ne reçoit pas les investissements qu’elle mérite. Il est temps que notre communauté obtienne sa juste part. Je suis prête à porter une voix forte à l’hôtel de ville pour défendre nos priorités locales et notre communauté francophone. Je travaillerai à bonifier les services bilingues, l’offre culturelle, les loisirs en français et le soutien aux petites entreprises francophones. » Le conseiller sortant, Matthew Luloff, désire faire en sorte que nos infrastructures suivent la croissance du quartier. « Orléans et Cumberland continuent de grandir rapidement, et nous devons avoir les routes, le transport en commun, les réseaux d’eau, les parcs et les installations communautaires nécessaires pour soutenir cette croissance. Pour lui, cela signifie notamment
d’améliorer « la fiabilité du transport en commun, faire avancer les projets routiers essentiels dans le sud d’Orléans et continuer d’investir dans nos quartiers existants. La croissance doit améliorer notre qualité de vie, pas la mettre sous pression. » Finalement, Sherif Rizk veut faire d’Orléans une communauté qui planifie l’avenir plutôt que de toujours réagir aux problèmes. « Cela signifie un transport en commun fiable et l’ouverture du train léger jusqu’au chemin Trim, de meilleures routes et infrastructures, des quartiers plus sécuritaires et accessibles à pied, une croissance responsable qui respecte le caractère de notre communauté et des services municipaux fiables. » Pour y arriver, il s’appuie sur son expérience professionnelle : « Comme avocat, j’ai bâti ma carrière en cernant les problèmes, en trouvant des solutions pratiques et en défendant les gens. Je veux apporter cette même approche à l’hôtel de ville et m’assurer qu’Orléans obtienne l’attention et les investissements qu’elle mérite. » Tammie Trellert n’a pas été en mesure de donner suite à notre demande dans les délais.
qui répondront de façon concrète aux préoccupations soulevées en matière de stationnement et de circulation ». Le projet qui fait controverse est proposé par la compagnie Forum et comprend cinq immeubles, allant de 9 à 40 étages, et des résidences en rangée. D’après les informations de M. Luloff, le projet comprendrait environ 1505 unités résidentielles, un nouveau centre communautaire et des locaux commerciaux au rezde-chaussée. La proposition actuelle prévoit 136 places de stationnement pour visiteurs et 753 places de stationnement pour vélos, mais aucune place de stationnement n’est réservée aux résidents. C’est ce point, en particulier, qui dérange. « Je suis fermement en faveur de la densification résidentielle dans le centre-ville d’Orléans », assure M. Luloff. « Ma préoccupation n’est pas la densité. Ma préoccupation
est d’approuver 1505 unités résidentielles sans stationnement pour les résidents et sans stratégie réaliste et exécutoire en matière de transport et de stationnement qui fonctionne dès la première phase du projet. » Le conseiller municipal sortant ajoute que « la propre analyse des transports du promoteur reconnaît qu’un grand nombre de résidents posséderont tout de même des véhicules et effectueront des déplacements en voiture ». « Si la propre étude du promoteur nous indique que ces véhicules seront présents, nous devons avoir un plan clair pour déterminer où ils seront stationnés», insiste-t-il. Sans oublier, poursuit M. Luloff, que « l’étude d’impact sur les transports repose en grande partie sur une future station de TLR qui n’est ni confirmée, ni financée, ni conçue ». Des craintes pour les quartiers avoisinants
La directrice générale de la ZAC du Cœur d’Orléans, Tannis Vine, explique, pour sa part, craindre que « les rues et les propriétés voisines ne disposent pas de la capacité nécessaire pour répondre à la demande supplémentaire de stationnement des résidents ». « À l’heure actuelle, les principales infrastructures de transport du secteur, notamment le futur prolongement du TLR, ne sont pas encore opérationnelles. En l’absence de ces infrastructures, le manque de places de stationnement résidentielles pourrait poser des difficultés aux résidents, au quartier environnant et aux commerces », soutient-elle. Mme Vine affirme néanmoins que la ZAC du Cœur d’Orléans aime que les bâtiments proposés intègrent des éléments « à usage mixte avec des espaces commerciaux au rezde-chaussée, ce qui peut contribuer à dynamiser le paysage urbain et à créer un quartier “15 minutes” au cœur d’Orléans ».
Matthew Luloff Tannis Vine reconnaît également les objectifs généraux qui ont dû motiver le promoteur à ne pas inclure d’espaces de stationnement pour les résidents dans son plan initial, notamment dans le but « d’encourager les aménagements axés sur les transports en commun ». Elle estime toutefois « qu’il est important que les propositions d’aménagement tiennent aussi compte du contexte actuel en matière d’infrastructures et des conditions de vie de la communauté ».
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Rebecca Kwan L’Orléanais - IJL Un projet d’aménagement proposé pour le 530, croissant Brisebois et le 265, boulevard Centrum, soulève des préoccupations, notamment en raison des places de stationnement très limitées prévues dans les plans du promoteur. Ce dernier a toutefois décidé de retourner à la table à dessin, au grand bonheur des opposants à l’ébauche dans sa forme actuelle. « Le promoteur a demandé la possibilité de poursuivre les discussions avec le personnel de la Ville concernant les préoccupations liées au stationnement », confirme le conseiller municipal sortant du quartier Orléans-Est-Cumberland, Matthew Luloff. « Le Comité de la planification et du logement a donc voté pour renvoyer le rapport au personnel afin qu’il soit examiné lors d’une prochaine réunion. » M. Luloff espère qu’après avoir révisé sa proposition, le promoteur « reviendra avec des changements
PHOTO : SEAN SISK/FACEBOOK
Un projet controversé retourne à la table à dessin
Combattez le feu par le feu
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Il semble que quelques personnes du village de Navan soient plutôt fâchées du fait que j’ai accepté une publicité du groupe derrière le projet de train à grande vitesse ALTO, qui a paru dans la dernière édition de l’Orléans Star. Pour ceux d’entre vous qui ne connaissent peut-être pas ALTO, il s’agit du projet de train à grande vitesse proposé pour relier Québec, Montréal, Ottawa et Toronto. L’un des tracés proposés passerait juste au sud du village, ce qui a mécontenté bon nombre de résidents de Navan... et pour de bonnes raisons. Bien entendu, je me suis prononcé, tant dans mes éditoriaux qu’à titre personnel, contre ce projet de 90 milliards de dollars. Premièrement, parce qu’il est beaucoup trop coûteux. Et deuxièmement, parce qu’il ne pourra jamais se financer lui-même, ce qui signifie que ce sont les contribuables qui finiront par en payer la facture, même s’ils ne l’utiliseront probablement jamais. Mais le fait que j’aie pris position sur cette question ne m’empêche pas d’accepter et de publier une publicité du groupe qui est derrière le projet. D’abord, je n’ai tout simplement pas les moyens de choisir quelles publicités je publie et lesquelles je refuse. Ensuite, le fait de publier cette publicité ne signifie aucunement que je suis favorable ou non au projet. C’est la même chose lorsqu’un journal publie une publicité électorale pour un candidat : cela ne signifie aucunement que le journal appuie ce candidat. C’est une publicité, point final. Et la survie de ce journal dépend à 99,9 % de ses revenus publicitaires. Quant au projet lui-même, je doute énormément qu’il soit un jour construit. Mais si ALTO veut dépenser de l’argent pour en faire la promotion, je vais, à contrecœur, accepter cet argent. Quant aux résidents de Navan qui m’en veulent d’avoir publié cette publicité, plutôt que de vous défouler sur moi, mettez cette énergie au service d’une campagne pour riposter. Je ne peux que m’imaginer que cette seule publicité d’ALTO dans ce minuscule journal n’est que la pointe de l’iceberg de la campagne de marketing qui s’en vient. Dieu seul sait combien d’argent ils ont reçu pour aider à convaincre les gens qu’une ligne de train à grande vitesse de 90 milliards de dollars est dans l’intérêt commun du pays. Si elle est construite un jour, la ligne de train à grande vitesse ALTO sera le plus gros « éléphant blanc » que ce pays ait connu depuis l’aéroport de Mirabel ou le « Big O », et 99 % des Canadiens n’en ont toujours aucune idée. Je parie que lorsqu’ils finiront par en entendre parler, et qu’ils découvriront qu’ils devront en payer la facture, ils vont être sacrément mécontents. Alors, plutôt que de vous fâcher contre moi parce que je publie une publicité qui contribue à payer les factures du journal, essayez plutôt de trouver un moyen de recueillir de l’argent, peut-être au moyen d’une campagne de financement participatif, et achetez vous-mêmes quelques espaces publicitaires pour informer les Canadiens ordinaires, ceux de tous les jours, qu’ils sont sur le point de se retrouver avec une hypothèque qui ne sera jamais entièrement remboursée. Puis attendez de voir le tollé qui ne manquera certainement pas de suivre. Fred Sherwin, propriétaire
La pétanque
Un coffret de boules de pétanque comprend des La pétanque est un loisir (devenu sport) très répandu en France, surtout dans le Midi où elle boules en acier de 70,5 à 80 mm de diamètre et est quasiment le sport national. Les boulodromes une petite boule en bois, d’un diamètre de 30 mm, foisonnent dans les villes et même dans certains appelée but ou familièrement bouchon, cochonnet villages (durant la fête patronale dans mon village, ou petit. Les boules sont trempées, creuses et non lestées, on jouait au bord des chemins et sur la place centrale fabriquées à partir d’un cylindre avec de grosses boules en bois) d’acier, le lopin, qui est transformé à et les joueurs se retrouvent pour d’interminables joutes conclues Jean-Luc chaud par forgeage en un disque, la galette. Les galettes sont embouties par le traditionnel apéritif (le pastis). Malherbe en forme d’hémisphère puis soudées par paires pour former une boule qui C’est un jeu de boules dérivé est ensuite tournée. Après nervurage du jeu provençal,créé pendant et personnalisation, les boules la conquête de la Gaule. Les Des Ardennes brutes subissent des traitements boules étaient d’abord en argile, au Canada thermiques de trempe et de recuit en pierre, puis en bois et en acier, mais son âge d’or est certainement la Renaissance où destinés à leur donner leur dureté et leur élasticité. la noblesse pratiquait ce jeu ainsi que le bilboquet et Enfin, elles subissent un polissage et un chromage le jeu de paume (le futur tennis). La première société ou vernissage pour leur finition. À la pétanque, l’objectif est de marquer des officielle fut fondée à Lyon en 1850. En 1904, un Alsacien du nom de Félix Rofritsch fabriqua les points en plaçant ses boules plus près du but que son premières boules cloutées (en bois recouvert d’une adversaire. Le jeu se joue soit en 3 contre 3 ou 2 contre 2 ou 1 contre 1. Le but doit être lancé à une carapace de métal formée de clous). La pétanque est née en 1907 à La Ciotat, près de distance du cercle comprise entre 6 et 10 mètres. Marseille. Un joueur champion de jeu provençal L’équipe ayant une ou plusieurs boules les plus nommé Jules Hugues souffrait de rhumatismes. Le proches du but marque des points et relance le but. jeu provençal exigeait de prendre de l’élan (deux ou En général, la mène se joue en 13 points. La pétanque a été introduite au Canada en 1955. trois pas de course) pour lancer la boule, ce qu’il ne pouvait plus faire. Pour continuer à jouer, il décida Le club La Boule du parc La Fontaine a été fondé de tracer un cercle au sol et de lancer ses boules sans en 1956 à Montréal, accueillant la toute première élan, les pieds joints et fixes. Le nom « pétanque » compétition officielle la même année. Le parc vient donc du provençal pèd (pied) et tanca (planté La Fontaine est aujourd’hui considéré comme un haut lieu de ce sport en Amérique du Nord. Les ou fixé). Le mot pétanque fut normalisé lors du premier boulodromes sont de plus en plus nombreux au concours officiel à La Ciotat en 1910. Jusqu’en Canada. Mon père a construit un boulodrome dans 1927, les joueurs utilisaient des boules en bois dur mon jardin en 2001 et je peux donc pratiquer ce jeu recouvertes de gros clous. Les premières boules avec mes enfants et petits-enfants. L’association en acier furent fabriquées en 1927 à Saint-Bonnet- Retraite en action a créé un club de pétanque en 2025 le-Château, qui abrite le Musée international de à Ottawa et compte une cinquantaine de joueurs qui la boule de pétanque. Les boules en bois cloutées se réunissent à Vanier les mercredis et vendredis après-midi. Bonne joute et à la revoyure! furent remplacées par celles en acier en 1930.
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Rédacteur en chef........Jean-Marc Pacelli Rédacteur en chef fondateur........Louis V. Patry L’Orléanais est une publication mensuelle distribuée à plus de 40 150 résidences à Blackburn Hamlet, Orléans et Navan. Le journal est exploité localement par Sherwin Publishing Inc. Pour toute question, demande et commentaire, veuillez nous écrire à l’adresse suivante : orleanais@orleansstar.ca.
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MFLalondeMP.ca
Alton Legault Auteur La promenade Simard est une artère d’environ deux kilomètres au cœur du secteur Chateauneuf dans le quartier no 2 Orléans-Ouest-Innes. Elle part du chemin Boyer près du chemin Innes, contourne le site de la maison ancestrale de la famille Boyer sur la cour Chaîne et va rejoindre la promenade Viseneau au nord en passant à côté du parc Saint-François. Elle se trouve sur des terres travaillées par les familles de Paul et Joseph Boyer de 1883 à 1931. Avec la démolition, en 1969, de la tour TSF de la Défense nationale installée sur le chemin Boyer, tout le secteur devient un
terrain privilégié pour le développement de quartiers résidentiels. La promenade Simard est ouverte vers la fin des années 1970. Originellement, elle devait porter le nom Lindstom. Mais le Règlement no 67, adopté, sur proposition des conseillers Eugène Bellemare et Elizabeth Stewart, par le conseil du canton de Gloucester le 25 avril 1977, change plusieurs noms de rues proposés au plan de développement M-202 de la Corporation Cadillac-Fairview, en noms francophones pour répondre à la demande des citoyens. La promenade Simard est ainsi désignée en hommage aux membres de la famille Simard, tout particulièrement Adrien Simard, développeur immobilier. Adrien Simard, fils de Joseph Simard et Georgette Leduc, originaires de la région du Saguenay, Québec, voit le jour en 1934. Il épouse Jeannine Fournier en 1958. Adrien exerce le métier de menuisier et vient s’installer brièvement à Orléans avant de s’établir avec sa famille dans la région de Sarsfield. Le couple a sept enfants : Roch,
Guy, Michel, Mario, Claudine, Nicole et Isabelle. En 1973, il lance son entreprise de construction de maisons, Adrien Simard Construction Limited. Il construit des maisons un peu partout dans la région : entre autres, sur le chemin Boyer et la rue St-Pierre à Orléans, le secteur Simard à Navan, sur le chemin Trim, sur la voie Burgundy dans Convent Glen Nord (1982), dans le village de Cumberland (1984) et dans le secteur Pineridge de Queenswood Heights (1985). Alors que la Corporation Cadillac-Fairview, promoteur des « Chateauneuf Estates », se retire du marché des maisons résidentielles en 1980, Adrien Simard et le constructeur J. Perez poursuivent le développement des « Jardins de Chateauneuf ». En 1982-1983, l’entreprise Perez construit 94 maisons en rangée près du parc SaintFrançois, parc ouvert derrière l’école SaintFrançois en 1976 et nommé en souvenir de l’ancienne école de rang Saint-François. M. Simard poursuit la construction
d’habitations sur la cour Chaîne et le long de la promenade Simard sans l’aide de la municipalité pour l’installation d’infrastructures d’égouts. En 1987, l’entreprise Simard connaît des difficultés financières et doit repenser ses activités. Adrien décède le 18 janvier 1991, à l’âge de 56 ans. Son épouse, Jeannine, décède le 6 janvier 2000 à l’âge de 62 ans. On ne saurait sous-estimer l’importante contribution de ces nombreuses entreprises de construction, dont celle d’Adrien Simard, dans le développement de l’Orléans d’aujourd’hui avec ses nombreux quartiers résidentiels.
Un conseiller qui parle votre langue. Un conseiller qui fait entendre votre voix. Un conseiller toujours présent pour vous. Le 26 octobre, réélisez Matt Luloff.
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L’Orléanais présente mensuellement des chroniques historiques écrites par la Société franco-ontarienne du patrimoine et de l’histoire d’Orléans (SFOPHO) www.SFOPHO.com afin de faire connaître le patrimoine et l’histoire d’Orléans.
PHOTO : ALTON LEGAULT
La petite histoire de la promenade Simard
6 • 24 septembre 2026, Vol. 10 Numéro 10
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EN BREF
O-Train : essais en octobre
OTTAWA – L’extension du train léger vers Orléans franchit une nouvelle étape, sans pour autant offrir de date d’ouverture ferme. OC Transpo prévoit amorcer début octobre la « pré-marche d’essai » du tronçon Blair-Trim, une phase d’au moins une semaine. Si elle réussit, s’ensuivra une marche d’essai formelle de 21 jours, supervisée par des experts indépendants qui évalueront quotidiennement si les cibles de sécurité et de fiabilité sont atteintes. Cinq à dix jours de préparatifs et de certification seraient ensuite requis avant l’ouverture aux passagers. Le projet a longtemps été freiné par une pénurie de voitures, liée à des problèmes de roulements. Des capteurs « smart bugs », capables de détecter les défauts en temps réel, ont permis d’en remettre 56 en service. OC Transpo doit toutefois encore augmenter sa disponibilité de trains, surtout aux heures de pointe. Annoncée pour 2022, puis 2024, l’ouverture avait aussi visé début 2026 avant ces nouveaux revers.
D’un Orléans à l’autre
ORLÉANS – Orléans, en Ontario, se prépare à accueillir, en octobre, une délégation venue d’Orléans, en France. À cette occasion, la Société franco-ontarienne du patrimoine et de l’histoire d’Orléans (SFOPHO) organise trois activités qui permettront aux visiteurs et aux membres de la communauté de se rencontrer et de partager des traditions francophones. Une soirée canadienne-française, comprenant un repas traditionnel, des danses carrées et des chansons à répondre, est prévue le 4 octobre au RAFO. Le lendemain, une visite guidée et une dégustation de cinq vins auront lieu au Domaine Perrault, à Navan. Le 7 octobre, un brunch à la cabane à sucre du Muséoparc Vanier complétera la programmation. Les personnes intéressées doivent s’inscrire avant le 26 septembre au lynegestionsfopho@gmail.com. Le nombre de places est limité et le paiement est requis à l’inscription.
Élections Ottawa
Ça commence ici. Votre vote. Votre ville.
•
Jours de vote par anticipation spécial du 1er au 4 octobre
Où puis-je voter? À partir du 1er septembre, utilisez l’outil « Où puis-je voter? » à ottawa.ca/votez pour savoir où et quand vous pouvez voter.
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Jour de vote par anticipation 16 octobre
Qui sont les candidats dans mon quartier? Utilisez l’outil « Qui sont les candidats dans mon quartier? » à ottawa.ca/votez pour vérifier le nom et le numéro de votre quartier municipal et consulter la liste des candidats qui s’y présentent.
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Vous ne pouvez pas vous rendre aux urnes? Vous pouvez demander un bulletin de vote spécial par la poste du 1er septembre au 15 septembre à 16 h 30. Vous disposez également d’un délai allant du 1er septembre jusqu’à 16 h 30 le jour du scrutin pour nommer un ou une mandataire qui votera en votre nom.
Jour du scrutin 26 octobre
Consultez ottawa.ca/votez pour plus d’information sur ces modalités de vote. Renseignements : Élections Ottawa 613-580-2660 | elections@ottawa.ca
7 • 24 septembre 2026, Vol. 10 Numéro 10
Vous disposez de six occasions de voter en personne dans un bureau de vote entièrement accessible.
Pendant les jours de vote par anticipation spécial, vous pourrez voter en personne dans l’un des 10 bureaux de vote répartis dans toute la ville. Le jour de vote par anticipation et le jour du scrutin, vous pourrez voter dans votre bureau de vote attitré.
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Élections municipales de 2026
8 • 24 septembre 2026, Vol. 10 Numéro 10
Le Karumba, une danse pour tous au MIFO André Magny L’Orléanais - IJL Au fil des ans, Orléans a produit pPour une troisième année consécutive, le MIFO propose, grâce à Caroline Rail et Karim StLaurent, un cours de Karumba. Ce néologisme, tirant son nom de la Zumba, programme de mise en forme alliant mouvements d’aérobie et chorégraphies de danses latines, et du prénom du second instructeur, vise aussi d’autres objectifs : permettre des mouvements adaptés et spécifiques aux personnes avec déficience intellectuelle ou handicap de développement. En entrevue avec son fils Karim, atteint de trisomie, Mona SaimAl-Dahr, explique que le projet est né après la fermeture des activités de Zumba auxquelles Karim participait au YMCA. Par la suite, le duo mère-fils a proposé au MIFO de relancer une formule semblable. Olivier Gauthier, le directeur des activités
récréatives au sein du MIFO, s’est montré réceptif à la demande de la présidente de la Coalition des familles francophones d’Ottawa (CFFO) d’offrir des cours pour des personnes ayant des besoins spéciaux, des déficiences intellectuelles et des handicaps de développement. À raison de deux semestres par année, Karumba a accueilli, non seulement des membres du CFFO, mais également des gens de l’Association pour l’intégration sociale d’Ottawa (AISO). Karim St-Laurent choisit ses musiques sur YouTube et crée ses chorégraphies, puis les répète « quatre fois par semaine », précise-t-il à la maison, afin de les mémoriser. C’est, bien sûr, du travail, mais Mme Saim-Al-Dahr assure que la danse aide le cerveau, freinant notamment la démence. Une étude publiée dans la revue européenne Frontiers in Aging Neuroscience abonde dans le
même sens, attestant que la danse améliore les fonctions motrices et cognitives. « Si je fais quelque chose pour lui, c’est ça que je veux faire », confie tendrement la maman de l’homme de 39 ans.
Un duo égalitaire Bien que le MIFO ait accueilli favorablement l’initiative, une condition s’imposait toutefois : Karim devait être accompagné d’une instructrice de Zumba. Caroline Rail a accepté de partager le cours avec lui du haut de ses 15 ans d’expérience. La formule repose sur une véritable alternance : Karim présente sept chorégraphies et Caroline en dirige sept autres. Pour Caroline Rail, le principal défi a été de concevoir une expérience accessible à tous : « C’était de trouver un bon équilibre pour que tout le monde, dans le fond, puisse avoir du plaisir. » T:9.75" Lorsque Karim dirige le groupe, Mme Rail circule
parmi les participants afin de leur offrir un accompagnement individuel. Cette complémentarité s’est installée sans répétition préalable. « On n’a pas eu le besoin de répéter, c’était naturel », affirme l’instructrice. Elle salue particulièrement la contribution de son partenaire : « Karim apporte vraiment son énergie, sa personnalité, puis les gens s’attachent à lui parce qu’ils se retrouvent avec lui. » Cette année, ce sera d’ailleurs un Karim qui portera fièrement sa nouvelle certification d’instructeur de Zumba obtenue aux États-Unis en juin dernier. La musique favorise le mouvement, le plaisir et la participation. « Donc, c’est vraiment gagnant comme formule », estime Mme Rail. Les sourires des participants donnent tout son sens au projet, constate l’instructrice. Karumba rassemble habituellement une douzaine de personnes. Le cours a aussi ses
Karim St-Laurent et Caroline Rail. PHOTO : COURTOISIE habitués qui reviennent d’une session à l’autre. Mais qu’on se rassure, il y a encore suffisamment de place pour ce rendez-vous du samedi matin, à 9 h 45, à compter du 26 septembre au MIFO. Les inscriptions se font en ligne, par téléphone ou en personne auprès de l’organisme orléanais.
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10 • 24 septembre 2026, Vol. 10 Numéro 10
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À l’unisson pour faire vibrer notre identité Le 25 septembre, le vert et le blanc sont à l’honneur! Dans les écoles et les communautés, on célèbre fièrement le Jour des Franco-Ontariennes et des Franco-Ontariens.
la vitalité de notre langue. Cette identité, nous pouvons en être fiers. Elle mérite d’être célébrée, affirmée et défendue afin que le français continue d’occuper une place forte en Ontario.
Au Conseil des écoles catholiques du Centre-Est (CECCE), cette journée est l’occasion de célébrer une identité forte et bien vivante. Une identité qui se construit et s’affirme chaque jour, dans les gestes, les choix et les expériences qui nous permettent de vivre pleinement en français.
Notre culture franco-ontarienne s’enrichit aussi de familles aux origines, aux histoires et aux traditions diverses. Cette diversité contribue à faire évoluer notre identité tout en nous rassemblant autour de notre merveilleuse langue.
Une identité qui se vit au quotidien Être Franco-Ontarienne ou FrancoOntarien, c’est vivre, apprendre, créer et s’épanouir en français. C’est étudier en français, écouter de la musique, la radio ou la télévision en français, assister à un spectacle, pratiquer ses activités et ses sports en français, échanger avec ses proches… et même rêver en français! Tous ces moments nourrissent notre sentiment d’appartenance et contribuent à
En ce 25 septembre, célébrons avec fierté ce qui nous rassemble et continuons, ensemble, à faire vivre le français. Bonne Journée des Franco-Ontariennes et des Franco-Ontariens!
Grandir en français, à l’école et ailleurs Les écoles de langue française jouent un rôle privilégié dans la construction de cette identité. Au CECCE, le français se vit dans le curriculum, mais aussi à travers les activités culturelles, artistiques, sportives et communautaires qui renforcent le sentiment d’appartenance des élèves. Cette identité se construit également à la maison et dans la communauté. Chaque occasion de choisir et de vivre en français contribue à créer des espaces où notre langue peut s’épanouir et se transmettre.
En choisissant des aliments de l’Ontario, vous obtenez de délicieuses options locales de qualité supérieure qui soutiennent nos agriculteurs, nos entreprises et notre économie. Pour en savoir plus, visitez terrenourriciereontario.ca/alimentsdici Payé par le gouvernement de l’Ontario
11 • 24 septembre 2026, Vol. 10 Numéro 10
Ce qui est bon pour l’Ontario est cultivé en Ontario
12 • 24 septembre 2026, Vol. 10 Numéro 10
51
ans de vert & blanc pour la francophonie
« Depuis plus de 25 ans, nous sommes • Nous acceptons de nouveaux patients • Nous traitons les patients anxieux • Nous acceptons le programme dentaire Canadien
fiers de fournir un service exemplaire à la communauté francophone locale. Le 25 septembre, célébrons jour des Franco-Ontariens et des Franco-Ontariennes et drapeau franco-ontarien! » — Dre CHANTAL PLANT
• Nous aimons traiter les enfants PRENEZ RENDEZ-VOUS DÈS AUJOURD’HUI! (613) 834-5959 ottawafamilydentist.com 2668, rue Innes (situé dans la Blackburn Shoppes Plaza)
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Et si une organisation secrète ayant marqué l’histoire des Canadiens français était née ici même, à Eastview ? Près d’un siècle après sa fondation, le Muséoparc Vanier vous invite à lever le voile sur cette mystérieuse organisation. Découvrez ses codes, ses rituels, ses secrets et le rôle qu’elle a joué dans la défense des intérêts francophones au Canada.
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Mon Beau Drapeau (Nouvelle génération) MON BEAU DRAPEAU (NOUVELLE GÉNÉRATION) Jean-Pierre Perrault/ /Brian BrianSt-Pierre St. Pierre Jean-Pierre Perreault Ils ont fait souche dans ce pays blanc. Ils ont su donner tellement d’enfants, Qui, une fois devenus grands, Ont résisté aux conquérants. Je te chante, mon beau drapeau Des Francos de l’Ontario. Je te lève, brandi bien haut. Pour que vous voyiez bien, Nous sommes Franco-Ontariens. Fidèles à leur passé lointain, Parlant la langue des Anciens. Fiers d’être venus et d’être restés, D’être encore là après tant d’années. (D’être encore là, fiers d’être restés.) Je te chante, mon beau drapeau Des Francos de l’Ontario. Je te lève, brandi bien haut. Pour que vous voyiez bien, Nous sommes Franco-Ontariens.
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Levons-le ce beau drapeau. (Levons-le! Levons-le! Levons-le! Ya!) Hissons-le toujours plus haut, (Toujours plus haut, toujours plus haut) Plus haut. (Toujours plus haut, mon beau drapeau!) Je te chante, mon beau drapeau Des Francos de l’Ontario. Je te lève, brandi bien haut. Pour que vous voyiez bien, Nous sommes Franco-Ontariens. Aujourd’hui et demain!
Notre drapeau met en valeur « notre place » Il y a Il51y aans, le drapeau franco-ontarien, 44 ans, le drapeau conçu parfranco-ontarien, le professeur d’histoire conçu par Gaétan Gervais, et Michel Dupuis, un étudiant en scile professeur ences politiques de première année à la même université, est déployé officiellement pour la première fois le 25 septembre 1975, à l’Université Laurentienne de Sudbury. Le drapeau est riche en symboles, le vert et le blanc symbolisant l’été et
lel’hiver vert de etl’Ontario. le blanc symbolisant l’été et La fleur du trille blanc à la droite est la l’hiver de l’Ontario. fleur emblème de la province La fleur du officielle trille blanc à la droide l’Ontario tandis que la fleur de lys àdela te est la fleur emblème officielle est le rappel de l’apartenance au peulagauche province de l’Ontario tandis que la ple Canadien français. fleur de lys à la gauche est le rappel En 1977, l’Association canadiennefrançaise d’éducation de l’Ontario (ACFEO), organisme fondé en 1910 pour
d’histoire Gaétan Gervais, et Michel Dupuis, un étudiant en sciences politiques de première année à la même université, est déployé officiellement pour la première fois le 25 septembre 1975, à l’Université Laurentienne de Sudbury. Le drapeau est riche en symboles,
de l’apartenance au peuple Canadien français. En 1977, l’Association canadiennefrançaise d’éducation de l’Ontario (ACFEO), organisme fondé en 1910 pour défendre le droit à l’éducation en français
défendre le droit à l’éle ducation en français en Ontario, adopte drapeau francoen Ontario, adopte le drapeau francoontarien. ontarien. Le 29 juin 2001, le drapeau francoLe 29 reçoit juin 2001, le drapeau francoontarien le statut de symbole ofontarien reçoit le statut de symbole officiel ficiel de la province par l’Assemblée de la province par l’Assemblée législative législative de l’Ontario et devient ainsi reconnu au même titre que le drapeau de
la province. Il devient donc l’emblème officiel de la
de l’Ontario et devient ainsi reconnu au communauté franco-ontarienne. même que le 2006, drapeau la province. En titre décembre le de maire du Grand Il devient donc l’emblème officiel la Sudbury, John Rodriguez, réalisedeun communauté franco-ontarienne. geste important en faisant hisser le drapeau En décembre 2006, le maire du Grand franco-ontarien devant l’hôtel de ville de Sudbury, John Rodriguez, réalise un geste Sudbury, la ville où le drapeau a été créé. important en faisant hisser le drapeau Il y flotte maintenant en permanence. franco-ontarien devant l’hôtel de ville Le 26 avril 2010, la loi de Sudbury, la ville où le drapeau a été créé. faisant officiellement le 25 sepIl y flotte maintenant en permanence. tembre le Jour des FrancoLe 26 avril 2010, la loi faisant officielleOntariens et des ment le 25 septembre le Jour des FrancoFrancoest adoptée à Ontariens Ontariennes et des Franco-Ontariennes l’unanimité l’Assemblée est adoptée à par l’unanimité par l’Assemblée législative de l’Ontario. législative de l’Ontario. Cette Cettejournée journée déjà célébrée célébrée étaitétaitdéjà comme « la fête du drapeau » de comme « la fête du par dranombreuses institutions scolaires peau » par de nombreuses deinstitutions langue française en Ontario. scolaires de langue Le drapeau franco-ontarien française en Ontario. flotte maintenant en permanence Le drapeau francodevant l’hôtel de ville d’Ottawa. ontarien flotte cemaintenant De plus, drapeau en permanence devant fait partie intégrante des l’hôtel de ville d’Ottawa. Monuments de la francoDe plus,de ce drapeau fait phonie l’Ontario. partie intégrante des 16 Monuments de la francophonie de l’Ontario.
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L’immigration francophone redessine Orléans André Magny L’Orléanais – IJL
L’arrivée croissante de francophones issus de l’immigration transforme progressivement les organismes communautaires et les écoles d’Orléans. Loin de fragiliser la francophonie locale, cette diversité lui insuffle une vitalité nouvelle, tout en exigeant une adaptation des services. Pour Mélanie Routhier-Boudreau, directrice générale du Mouvement d’implication francophone d’Orléans (MIFO), cette évolution est positive. « Je pense que ce sont des occasions pour enrichir la vitalité de notre communauté », affirme-t-elle. Dans un tel contexte, l’organisme cherche à faire évoluer ses programmes afin qu’ils reflètent la population actuelle, que ce soit au niveau des services de garde ou au plan récréatif et culturel. Cette orientation constitue d’ailleurs une priorité de son nouveau plan stratégique
2025-2029. La programmation culturelle s’est également diversifiée. L’initiative Les soleils de, consacrée notamment au Maghreb, au Congo et à l’Afrique du Sud, a attiré des centaines de participants, parfois à guichets fermés en 2025. « Ce ne sont vraiment pas des événements qui sont créés par le MIFO, ce sont des événements qui sont créés par ces communautés-là », souligne la directrice générale. Si la formule des Soleils risque quelque peu de changer, la directrice assure que la programmation du MIFO avec des artistes comme le rappeur Waahli ou encore la musique sénégalaise de Zale Seck vont dans cette direction. Des organismes d’accompagnement Responsable des communications pour deux programmes, le Réseau de soutien à l’immigration francophone de l’Est de l’Ontario (RSIFEO) et le Point d’accueil franco-
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JOURNÉE DES FRANCO-ONTARIENS ET DES FRANCO-ONTARIENNES
25 SEPTEMBRE ENSEMBLE, BÂTISSONS DES COMMUNAUTÉS PLUS FORTES
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Le français d’Orléans face à sa propre croissance Rebecca Kwan L’Orléanais – IJL
Le paysage orléanais s’est beaucoup transformé au cours des dernières années, et le développement immobilier en plein essor n’est pas près de s’arrêter. Ce développement immobilier rapide pourrait avoir un impact sur le poids démographique des francophones dans certains quartiers de la banlieue. C’est du moins ce qu’estime le président de l’ACFO Ottawa, Bobby Bourdeau. « Orléans change et grandit rapidement [...] Lorsqu’un secteur accueille beaucoup de nouveaux résidents en peu de temps, le portrait démographique se transforme forcément », commence le militant francophone. D’après lui, il ne faut toutefois pas voir le développement telle une menace. La question est plutôt « de s’assurer que la francophonie grandisse avec Orléans et qu’elle demeure visible, vivante et rassembleuse dans les nouveaux quartiers ». « On ne peut pas tenir pour acquis que parce qu’Orléans a toujours eu une forte identité francophone, ce sera automatique-
ment le cas dans 10 ou 20 ans », souligne M. Bourdeau. « Une communauté francophone forte, ça s’entretient : par nos écoles, nos organismes, nos institutions, notre culture, mais surtout en créant des occasions de vivre en français au quotidien. » Selon Bobby Bourdeau, « le français doit pouvoir être vu, entendu et utilisé naturellement dans la vie de tous les jours » pour assurer la vitalité de la langue dans le quartier. Le président de l’ACFO Ottawa ajoute que le développement immobilier rapide « ne veut pas nécessairement dire qu’il y a moins de francophones en nombre absolu ». « Il peut même y en avoir davantage », soulève-t-il. « Par contre, si la population générale augmente plus rapidement que la population francophone, le poids relatif des francophones peut diminuer. » Bobby Bourdeau rappelle par ailleurs que la francophonie d’Orléans et d’Ottawa évolue. « Elle est aujourd’hui beaucoup plus diversifiée, notamment grâce à l’immigration francophone. Cette nouvelle francophonie fait pleinement partie de l’avenir du français
dans la région », affirme-t-il. Quoi qu’il en soit, le président de l’ACFO Ottawa assure que « le français est encore très présent à Orléans ». Promouvoir les projets francophones La présidente de la Société franco-ontarienne du patrimoine et de l’histoire d’Orléans (SFOPHO), Nicole Fortier, estime pour sa part que « peu importe que la proportion [de francophones à Orléans] change ou pas, l’important est de promouvoir de gros projets qui alimentent l’identité francophone ». Elle donne en exemple la construction actuelle des nouveaux locaux du Mouvement d’implication francophone d’Orléans (MIFO) ou encore le projet de la SFOPHO présentement en cours de planification, le Parc de la francophonie canadienne. « La construction rapide à Orléans doit faire attention à ne pas nuire à Orléans au complet, sans égard à la langue », croitelle. « Ce n’est pas une bonne idée de construire des logis sans stationnement parce qu’Orléans reste encore une banlieue du centre-ville d’Ottawa et les gens ont encore
Nicole Fortier
besoin de voiture pour faire leurs commissions et pour leurs activités sociales », tientelle notamment à souligner. « Ça touche les francophones comme les anglophones. C’est la communauté au complet qui est affectée. »
Députée fédérale – Orléans
Député provincial – Orléans Député provincial à Orléans
(613) 834-1800 Marie-France.Lalonde@parl.gc.ca MFLalondeMP.ca
(613) 834-8679 Sblais.mpp.co@liberal.ola.org stephenblais.ca
Marie-France LALONDE
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Le vendredi 25 septembre marque la Journée des Franco-Ontariens et des Franco-Ontariennes, une occasion de souligner les contributions culturelles, historiques, sociales, économiques et politiques des francophones de la province.
L’immigration francophone Suite de la page A4
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phone (PAF), Lorvenson Larose explique que ces deux organismes, relevant d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC), travaillent respectivement avec d’autres fournisseurs de services francophones, mais aussi directement dans le cas du PAF avec ceux qui veulent s’installer à Ottawa et particulièrement à Orléans. Les chiffres sont éloquents. Selon M. Larose, en 2025, la capitale canadienne a reçu environ 12 000 résidents permanents francophones. De son côté, le PAF, sorte de guichet unique, réunissant divers partenaires, dont les conseils scolaires, La Cité collégiale ou des organismes d’établissement, a pu servir environ 2500 nouveaux arrivants. Lorvenson Larose et son équipe reçoivent quotidiennement du Centre francophone du Grand Toronto une liste d’au moins 40 personnes ayant choisi la région d’Ottawa, dont Orléans. Cependant, tous ne viendront pas au PAF une fois rendus à Ottawa, précise M. Larose. L’objectif est de fournir « un maximum d’informations possibles » pour la réussite d’une véritable intégration, que ce soit à travers des outils imprimés, numérisés, les rendez-vous
en ligne ou sur place. Des écoles accueillantes Cette croissance francophone se manifeste aussi dans les écoles à Orléans, notamment chez celles du Conseil des écoles catholiques du Centre-Est (CECCE). Selon les chiffres obtenus auprès de la surintendante de l’éducation, France Goulard, en 2025-2026, plus de 1000 élèves d’origine camerounaise y étaient inscrits, alors qu’environ 200 enfants étaient d’origine haïtienne. La République démocratique du Congo, la Côte d’Ivoire, le Burundi et le Rwanda sont également bien représentés dans les écoles du CECCE. Loin de voir un obstacle au climat des classes, cette nouvelle diversité modifie la dynamique linguistique des classes… de façon positive. « Les élèves qui proviennent de l’Afrique, surtout, qui ne parlent pas nécessairement l’anglais, ça aide à franciser nos propres enfants », constate avec plaisir Mme Goulard. Le personnel se diversifie lui aussi. Une mission menée au Cameroun lui a permis de mieux comprendre le parcours scolaire des élèves, mais aussi de soutenir le recrutement d’employés francophones qualifiés.
Trop peu de places en garderie francophone Des responsables de service de garde à Orléans attestent que le manque de places en garderie francophone dans la banlieue a un impact substantiel sur les jeunes familles, qui doivent parfois se tour-ner vers des services en anglais. Et d’après la présidente-directrice générale des services à l’enfance et à la famille à La Coccinelle, Francine Beaudoin, cette solution de rechange n’est pas sans conséquence. « Il a été démontré que le service de garde pour les enfants de zéro à quatre ans est la porte d’entrée pour apprendre à parler en français, à développer son identité francophone et à vivre la culture francophone », explique-t-elle. À son avis, un service de garde francophone « bien structuré » a le potentiel de jouer « un rôle crucial dans l’apprentissage du
français et l’enracinement identitaire des enfants ». « L’identité francophone se construit dès la petite enfance, au contact de la langue, des modèles francophones et de la culture francophone », précise Mme Beaudoin. « Un enfant qui fréquente une garderie francophone dans une école francophone continuera son parcours scolaire du primaire en français dans cette même école et ceci augmente les probabilités qu’il poursuive sa scolarité collégiale en français et qu’il fasse ensuite partie des adultes qui établiront leur famille dans la communauté francophone d’Orléans et de l’Ontario. » « C’est comme ça qu’on peut assurer la pérennité du français à Orléans et en Ontario. » Mme Beaudoin explique que ses garderies doivent malheureusement refuser, chaque année, des places à des enfants de zéro à quatre ans, pour lesquels les admis-
sions en garderie sont beaucoup plus limitées. « Nous avons de longues listes d’attente dans toutes nos garderies pour ces groupes d’âge », rapporte-t-elle. La situation est différente pour les enfants de 4 à 12 ans, souligne néanmoins la directrice. Davantage de locaux sont mis à disposition pour ce groupe d’âge par le Conseil des écoles catholiques du Centre-Est (CECCE) et le Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario (CEPEO). Des places très limitées Rachel Gouin est directrice générale du Centre d’appui et de prévention, le CAP, qui opère des centres éducatifs, dont Le petit chêne, à Orléans. Cette dernière aussi affirme devoir malheureusement refuser des places à des familles francophones, faute d’espace. « Lorsque nous avons ouvert les inscriptions pour le nouveau centre
Francine Beaudoin
Rachel Gouin
éducatif à Orléans, Le petit chêne, nous avons reçu 200 demandes en une semaine... nous n’avions que 49 places à offrir », raconte Mme Gouin. « Nous accueillons 30 nouveaux poupons par année à travers nos sites. Ça ne suffit tout simplement pas. » Tout comme Mme Beaudoin, Rachel Gouin estime que la fréquentation de garderies anglo-
phones a un impact « énorme » sur les enfants provenant de familles francophones. « Quand un jeune enfant fréquente un centre éducatif en anglais, il ou elle risque de perdre le français et les parents risquent de l’inscrire dans une école anglophone pour la suite », soutient-elle. « C’est aussi une perte identitaire et culturelle. »
Montfort : une histoire à célébrer, pour des générations Il y a des histoires qui appartiennent à toute une communauté. Celle de Montfort en fait partie. Elle rappelle d’où vient la fierté franco-ontarienne : de combats menés et gagnés, et de ce qu’une communauté peut accomplir quand elle se tient debout.
Trente ans plus tard, Montfort est toujours debout. Plus qu’un hôpital universitaire, il demeure le symbole de ce qu’une communauté peut accomplir lorsqu’elle refuse de renoncer à ses droits, à sa langue et à son avenir.
7 décembre 2026 25e anniversaire de la victoire en Cour d’appel 1er février 2027 25e anniversaire de l’acceptation du jugement par le gouvernement 24 février 2027 30e anniversaire de l’annonce de fermeture de Montfort 20 mars 2027 30e anniversaire de la chaîne humaine autour de Montfort 22 mars 2027 30e anniversaire du Grand ralliement avec 10 000 personnes
UNE FRANCOPHONIE AUDACIEUSE POUR DES COMMUNAUTÉS EN SANTÉ
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Rebecca Kwan L’Orléanais – IJL
11e édition pour le livre franco-ontarien André Magny L’Orléanais – IJL
Le 25 septembre, la campagne J’achète un livre franco-ontarien invitera de nouveau le public à soutenir les écrivains, illustrateurs, éditeurs et libraires de la province. Pour sa 11e édition, l’initiative mise autant sur la découverte que sur un geste d’achat concret. Lancée il y a 11 ans par Mireille Messier, autrice franco-torontoise de livres jeunesse, et le poète franco-ontarien de Sudbury Michel Dallaire, l’initiative est maintenant dirigée par Marie-Josée Martin et Véronique Sylvain, autrices établies à Ottawa, appuyées par Martine Noël, détentrice d’un doctorat en littérature franco-ontarienne. Cette dernière explique que définir le livre franco-ontarien demeure complexe. Contrairement au livre québécois, il ne constitue pas une catégorie
distincte chez les grands détaillants. « Le livre franco-ontarien n’est donc pas comptabilisé », précise-t-elle, ce qui empêche l’organisme d’obtenir des statistiques globales sur les ventes. Et que signifie être un auteur franco-ontarien? La campagne retient une définition ouverte : la personne peut être née en Ontario, y habiter, y travailler ou publier ailleurs. « L’important surtout, c’est que cette personne revendique un lien d’appartenance avec la province », résume Mme Noël.
Un geste militant C’est le cas de l’autrice à succès Andrée Poulin à qui l’on doit près d’une vingtaine de romans jeunesse. L’écrivaine originaire d’Orléans parle avec ferveur de cette initiative. Dans un milieu où la chaîne du livre demeure fragile et où les ou-
vrages franco-ontariens doivent rivaliser avec les productions québécoise, française et anglophone du Canada et des États-Unis, cette journée permet de braquer les projecteurs sur la littérature francophone d’ici. « Choisir d’acheter un livre en français, d’acheter un livre franco-ontarien, c’est comme une sorte de geste concret pour résister à cette assimilation-là », affirme-telle. Andrée Poulin a d’ailleurs consacré un ouvrage à l’identité franco-ontarienne. À la découverte de l’Ontario français, publié aux Éditions L’Interligne, est un abécédaire jeunesse où chacune des 26 lettres présente un événement, un lieu ou une personnalité importante de l’Ontario français. Un livre paru en 2012, toujours disponible, et qui illustre justement l’enjeu de « découvrabilité » auquel font face les œuvres franco-ontariennes.
Une vitrine nécessaire Propriétaire de la librairie Le coin du livre, Nathalie Savard constate une progression d’environ 20 % des ventes de livres franco-ontariens au cours des cinq dernières années à l’occasion de J’achète un livre franco-ontarien. Cette croissance ne doit toutefois rien au hasard. Dans son commerce, des sections leur sont consacrées toute l’année, tandis que des présentoirs bien visibles les mettent en valeur pendant la campagne. Celle qui est surnommée « le pilier, une incontournable » par Andrée Poulin, en raison de son engagement dans le milieu, assure que sa librairie, créée en 1958, a vendu l’an dernier près de 600 exemplaires franco-ontariens durant la semaine de l’événement, notamment à des écoles et par l’entremise de sa boutique en ligne. La lauréate en 2026 du Prix
Saphir - distinction remise par la Fondation franco-ontarienne pour reconnaître l’excellence et l’engagement des femmes franco-ontariennes, rappelle que les auteurs et les maisons d’édition de l’Ontario français ont besoin de cet espace pour rejoindre leurs lecteurs.
Un calendrier pour patienter En attendant diverses activités menant vers le 25 septembre comme le lancement du livre Francis et Fanie d’Élise Goulet Padersen, qui se tiendra le 19 à la Librairie du coin, histoire de guider les lecteurs, J’achète un livre franco-ontarien propose sur son site un calendrier de l’avant littéraire jusqu’au 25 septembre. Chaque jour, une recommandation sur un livre est dévoilée. Attention, les cases ne s’ouvrent qu’à la date prévue. Et au lieu d’un chocolat, c’est une gâterie littéraire qui est offerte.
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FIER DIFFUSEUR DES TALENTS D’ICI
8e KALÉIDOSCOPE MUSICAL
Avec Shauit, McLean, Caroline Savoie et Flora Luna, sous la direction artistique de Mario Lepage (Ponteix)
Mer 18 nov. 2026, 19 h
QUAND LES ORTEILS AURONT DES DENTS
Effet Papillon
DAMIEN ROBITAILLE Mer 9 déc. 2026, 19 h
Dim 29 nov. 2026, 14 h
PROGRAMMATION ET BILLETS :
NIKAMU MAMUITUN – CHANSONS RASSEMBLEUSES
Créations In Vivo
PATENTEUSES
Mer 7 oct. 2026, 20 h
Ven 23 oct. 2026, 19 h 30
CÉLESTE LÉVIS Jeu 4 mars 2027, 19 h
ZALE SECK Jeu 6 mai 2027, 20 h
LA SUPPLÉMENTAIRE
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Orléans manque de soins de longue durée en français Les besoins en soins de longue durée en français sont criants à Orléans, selon le député provincial de la banlieue, Stephen Blais, qui rapporte que l’offre actuelle est « loin de répondre à la demande ». « À mesure que notre population vieillit, la demande croissante pour les soins de longue durée en français a atteint un point critique », signale-t-il. « Les listes d’attente pour obtenir un lit désigné pour les soins en français, notamment à la Résidence Saint-Louis, restent à un niveau inacceptable », donne-t-il pour exemple. M. Blais avertit que « l’impact humain de cette pénurie est grave ». « Lorsque les aînés francophones, particulièrement ceux et celles qui vivent avec la démence ou l’Alzheimer, sont placés dans des établissements sans personnel
bilingue, ils risquent de se retrouver isolés linguistiquement, ce qui peut aggraver leur déclin cognitif et leur causer du stress », soutient-il. Il ajoute que « lorsque des familles sont obligées d’accepter une place à l’extérieur d’Orléans simplement pour obtenir un lit, les aînés sont éloignés de leur réseau de soutien, ce qui représente un lourd fardeau pour leurs proches ». M. Blais aimerait que la province adopte une stratégie « concrète », qui comprendrait une attribution ciblée de nouveaux lits de soins de longue durée désignés pour les soins en français et une stratégie pour une main-d’œuvre bilingue. De longues listes d’attente L’Hôpital Montfort, qui opère le Carrefour santé Aline-Chrétien, à Orléans, abonde dans le même sens. Le directeur des communications à l’Hôpital Montfort, Martin
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Sauvé, explique que le Carrefour santé Aline-Chrétien n’offre pas de soins de longue durée sur place, mais Santé Montfort, situé derrière l’Hôpital Montfort, fournit ces services à la population francophone de l’est de l’Ontario. M. Sauvé observe une hausse de la demande de soins de longue durée en français. « Dans le secteur que dessert Montfort, on anticipe une croissance de la population de 65 ans et plus de 80 000 personnes d’ici 10 ans. La Ville d’Ottawa se classe d’ailleurs deuxième parmi les 49 secteurs de recensement de l’Ontario au chapitre de la croissance de population projetée d’ici 2035 », rapporte-t-il. « Plus de 4600 personnes attendent une place en soins de longue durée dans la région de Champlain, dont plus de 300 pour le Centre de soins de longue durée Montfort », poursuit-il. « Parmi les personnes inscrites sur notre liste d’attente,
Santé Montfort. PHOTO : COURTOISIE 90 % sont francophones. » M. Sauvé souligne d’ailleurs que « les francophones de l’est d’Ottawa ont beaucoup perdu avec la fermeture, en 2023, de deux foyers désignés ou identifiés en vertu de la Loi sur les services en français, totalisant 220 places, le Madonna Care Community à Orléans et le Foyer St-Jacques à Embrun ». Il rappelle, tout comme M. Blais, que « la langue est un déterminant de la santé ».
« La recherche démontre que les personnes qui reçoivent des soins dans leur langue obtiennent de meilleurs résultats et courent moins de risque d’événements indésirables », rapporte M. Sauvé. « Pour une personne aînée, souvent en perte d’autonomie cognitive, vivre dans un milieu où sa langue et sa culture sont pleinement respectées n’est pas un luxe : c’est une condition de qualité et de sécurité des soins. »
Fier de faire partie d’une communauté Franco-Ontarienne
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Les jeunes, présents en français sur le Web André Magny L’Orléanais – IJL L’idée préconçue est que les jeunes ne consomment pas de français dans les réseaux sociaux. Mais certains faits donnent à penser que ce n’est pas toujours le cas. Comment inciter les adolescents à consommer davantage de contenu numérique en français dans un univers dominé par l’anglais? Au Conseil des écoles catholiques du Centre-Est (CECCE), une partie de la réponse consiste à leur donner les moyens de créer ce contenu. Depuis février 2026, les élèves du secondaire disposent de « l’application des élèves », une plateforme interne où ils publient et consultent du contenu francophone créé par leurs pairs et modéré par des adultes. Les résultats sont imposants. Environ 53 % des élèves du secondaire ont consulté la plateforme, qui a généré 259 714 consultations. À Orléans, l’engouement est également. L’École secondaire catholique Garneau compte 192 publications et plus de 24 000 consultations; le Collège catholique MerBleue, 468 publications et près de 28 400 consultations; enfin, à Béatrice-Desloges, on a compté 391 publications et 38 300 consultations. « Lorsqu’on fournit aux élèves une plateforme qui leur permet de consommer du contenu francophone, on peut voir un engouement et une forte utilisation », constate le surintendant de l’éducation, Nya Njeuga. Pour lui, le succès de l’application tient notamment à son fonctionnement : les adultes modèrent, mais ce sont les jeunes qui créent. Après les radios étudiantes, on en serait donc rendu à des créateurs étudiants de contenu. La FJCF vient en renfort Sans nier que l’anglais occupe une place considérable dans l’univers numérique des jeunes francophones, le français est loin d’avoir disparu de leurs écrans. C’est du moins l’avis de Madeleina Daigneault, vice-présidente de la Fédération de la jeunesse canadienne-française (FJCF). Selon le Baromètre jeunesse 2025, réalisé auprès de quelque 300 jeunes d’expression française de 14 à 25 ans hors Québec, 41 % des répondants utilisent autant le français que l’anglais pour s’informer de
l’actualité. Près du tiers privilégient l’anglais, contre 25 % qui s’informent surtout en français. Pour l’Ontario, certains chiffres laissent songeurs : seulement 16 % des jeunes utilisent principalement le français sur Internet. Cependant, 36 % naviguent autant en français qu’en anNya Njeuga glais, alors que 59 % des jeunes francophones sondés consomment quotidiennement du contenu culturel en français sur les réseaux sociaux. « Les jeunes vivent leur francophonie différemment des générations d’avant », souligne Madeleina Daigneault, qui estime que la situation est parfois dramatisée. Du côté des parents Si l’utilisation des réseaux sociaux en anglais par les jeunes n’est pas nécessairement l’un des premiers sujets en tête de liste pour l’organisme franco-ontarien Parents partenaires en éducation (PPE), c’est toutefois un sujet pour lequel il y a des actions qui sont posées à travers des Webinaires produits par l’organisme ou sa chaîne YouTube. Le président de PPE, Paul Baril mentionne que des conférences ont eu lieu en présence et de manière virtuelle sur la saine utilisation des médias sociaux auxquelles ont manifestement participé des parents orléanais. Le message que passe PPE à ses membres, c’est d’encourager leurs enfants à publier en français, même dans les réseaux anglophones. « Plus nos enfants vont aller voir du contenu francophone, plus l’algorithme va automatiquement leur présenter des documents en français, des influenceurs en français, des publicités en français », note M. Baril. Et, ajoute-t-il, les parents restent des exemples pour les enfants, même des ados. S’ils ne consomment que du contenu anglais, il y a fort à parier que leur progéniture en fera tout autant.
Pertes majeures pour la francophonie (2025-2026)
Bernard Grandmaître Bâtisseur politique et communautaire Né un 24 juin à Eastview (Vanier), il est décédé le 28 octobre à 92 ans. Maire de Vanier à partir de 1974 et député libéral d’Ottawa-Est (Ottawa-Vanier) dès 1984, il est reconnu comme le « père de la Loi 8 sur les Bernard services en français Grandmaître de l’Ontario ». Ministre délégué aux Affaires francophones sous le gouvernement de David Peterson, il a assuré le droit aux services en français par cette loi adoptée en 1986. Elle a contribué à la création du collège La Cité et à la protection de l’Hôpital Montfort. Il a reçu l’Ordre du Canada et deux doctorats honorifiques, a été décoré de l’Ordre de la Pléiade et a été adoubé par la Compagnie des Cent-Associés francophones. En 1999, l’ACFO Ottawa a créé les prix Bernard-Grandmaître. Gérard Lévesque Avocat, une voix pour les droits linguistiques Né dans la Basse-ville d’Ottawa, il est décédé le 13 avril à 79 ans. Il a dirigé l’ACFO provinciale (l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario) et l’Association des juristes d’expression française de l’Ontario, présidé Gérard Lévesque le Conseil de la vie française en Amérique et a milité au sein de l’Association canadienne d’éducation de langue française. Chroniqueur juridique dans L’Express de Toronto et Le Franco de l’Alberta, il y traitait des droits linguistiques. En Ontario, ses efforts ont mené à la reconnaissance du droit des Franco-Ontariens à gérer leurs écoles et en Alberta, à la reconnaissance de la place du français dans les tribunaux. Me Lévesque a reçu entre autres, l’Ordre des francophones d’Amérique, la médaille du
125e anniversaire de la Confédération et le prix Bastarache-Charron. Il a été décoré de l’Ordre de la Pléiade et adoubé par la Compagnie des Cent-Associés francophones. Jeanne Sabourin Pionnière du théâtre franco-ontarien Née à Ottawa, elle est décédée le 22 juin à 95 ans. Comédienne, elle a cofondé plusieurs troupes, dont L’Atelier, première compagnie professionnelle de théâtre francophone à Ottawa, qu’elle a dirigée Jeanne Sabourin dès 1965. Elle a cofondé et présidé Théâtre Action, organisme provincial voué au développement du théâtre franco-ontarien. Elle a joué entre autres, au Théâtre de l’Île, au Centre national des arts et au Théâtre français de Toronto, contribuant également à la sauvegarde de ce dernier vers 1988. Elle a dirigé pendant quinze ans le Bureau franco-ontarien du Conseil des arts de l’Ontario où elle a créé Contact ontarois avec Jean Malavoy pour favoriser la diffusion des arts de la scène et le réseautage des artistes. Elle est honorée par un prix éponyme remis aux artistes. Pierre Dufault Journaliste et communicateur de grande culture Né dans la Basse-Ville d’Ottawa, il est décédé le 31 octobre à 90 ans. Débutant sa carrière à la radio CKCH de Hull en 1955 notamment comme descripteur des parties de football des Rough Riders d’Ottawa, il s’est Pierre Dufault joint à Radio-Canada Ottawa, (télévision CBOFT) puis au Service des sports à Montréal, devenant une grande voix des matchs télévisés de la Ligue canadienne de football. Il a présenté le bulletin sportif de fin de soirée et a couvert plusieurs Jeux olympiques, Jeux du Commonwealth et de nombreuses élections. Il a coécrit un Lexique du football en français dont les termes se retrouvent dans la banque terminologique du gouvernement canadien et il a cofondé Promédia, une école de radio, télévision et diction. Il a été intronisé au
Temple de la renommée du football canadien à titre de journaliste. Il était le frère de Colette Devlin, animatrice, le frère d’André Dufault, diacre, l’oncle de Luce Dufault, chanteuse et le neveu d’Ernest Dufault, écrivain, connu sous le nom de Will James. Monique Cousineau Langues officielles et essor des médias francophones Née à Sturgeon Falls, elle est décédée le 4 juin à 94 ans. De 1970 à 1982, elle a dirigé le Centre des Jeunes de Sudbury (Carrefour francophone) où elle s’est engagée auprès de la jeunesse. Présidente du Comité-AcMonique tion de Sudbury, Cousineau elle a contribué à l’implantation de Radio-Canada à Sudbury (CBON-FM) et des débuts de programmation française de TV Ontario. Dès 1982, elle s’est consacrée à la promotion des langues officielles et a été nommée représentante du Commissariat aux langues officielles pour l’Ontario. Elle a reçu la Médaille du Jubilé de diamant de la Reine Elizabeth II. Un fauteuil dédicacé a été inauguré à la Place des Arts du Grand Sudbury. Marie King Pionnière, la « reine du country francophone » Née Marie Farley à Navan dans le rang Ste-Martine, aussi appelé rang des Chartrand, qui correspond aujourd’ hui au chemin Trim à Orléans, elle est décédée le 9 août à l’âge de 91 ans. Pionnière majeure du Marie King country féminin francophone en Ontario et au Québec, elle a amorcé sa carrière en 1957. Son disque Quand le soleil dit bonjour aux montagnes a franchi la barre des 300 000 exemplaires vendus. Elle a enregistré plus d’une vingtaine d’albums et a accumulé trois disques d’or. Auteure-interprète, elle a reçu le Prix hommage au Gala des Prix Trille Or et plusieurs nominations au Gala de l’ADISQ. Elle a été intronisée au Ottawa Valley Country Music Hall of Fame.
Rolande Faucher Spécialiste des langues officielles, militante francophone Née dans la Basse-Ville d’Ottawa, elle est décédée le 15 novembre à 84 ans. Installée à Orléans en 1968, elle a milité pour la francophonie dans les arts, l’éducation et la santé. Son engagement a commencé lorsqu’elle Rolande Faucher s’est jointe, à l’invitation de Gérard Lévesque, au Comité consultatif de langue française du Carleton Board of Education. Présidente du comité, elle a contribué avec Vincent Barsona, à l’obtention d’une école secondaire à Orléans, aujourd’hui l’École secondaire catholique Garneau (1972). Elle a présidé le Conseil de l’éducation et de la formation franco-ontarienne et l’ACFO, où elle a notamment plaidé en 1998 pour une université franco-ontarienne, et a participé en 2013-2014 aux États généraux sur le postsecondaire en Ontario français. Spécialiste des langues officielles, elle a travaillé au Comité des langues officielles et à la Bibliothèque du Parlement. Durant les années de crise de l’Hôpital Montfort, elle a siégé au conseil d’administration, et a aussi œuvré au Réseau des services de santé en français de l’Est de l’Ontario. Présidente du MIFO en 1986 et l’âme derrière un centre culturel, son rêve d’un édifice pour l’organisme s’était réalisé en 1985 avec l’appui de Gérald Lacombe. Jouant un rôle important dans les débuts du Studio des jeunes d’Orléans, elle en a été présidente en 1980, avant l’intégration du Studio au Centre en 1985. Elle a œuvré au développement de La Nouvelle Scène à Ottawa de 1996 à 2002. Elle a été vice-présidente de la Fédération des communautés francophones et acadiennes du Canada, a siégé au Comité consultatif des affaires francophones et siégé à titre de représentante de la communauté au Comité directeur du Centre de recherche en civilisation canadienne-française de l’Université d’Ottawa. Elle a publié la biographie de Jean-Robert Gauthier et a signé le chapitre portant sur l’éducation dans un collectif publié par la SFOPHO. Elle a reçu le prix Séraphin-Marion, le prix Champlain, le prix du Centre de recherche en civilisation canadienne-française de l’Université d’Ottawa, l’Ordre du mérite de l’Association des juristes d’expression française de l’Ontario, l’Ordre des francophones d’Amérique et a été faite chevalière de l’Ordre de la Pléiade.
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Nicole Patry Contribution spéciale Depuis septembre 2025, des francophones bien connus nous ont quittés. L’Orléanais a cru bon de rendre hommage à certains d’entre eux.
12 • 24 septembre 2026, Vol. 10 Numéro 10