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LA PROCHAINE ÉVOLUTION DES TIC LE PROCHAIN GRAND VIRAGE DE NOS SOCIÉTÉS

RAPPORT D’ACTIVITÉS 2012 2013


2-3 Équation en un coup d’œil : vision, mission et mandat 4-5 Lettre du président du comité directeur d’Équation 6-7 Lettre du président-directeur général de Prompt 8-9 Technologie + Écologie = Économie 10-11 Une journée à l’ère prochaine des ÉcoloTIC 12-13 Quels sont les bénéfices d’Équation pour le Québec? 14-15 La puissance des réseaux intelligents de distribution 16-17 Cas de réussite : CGI

Bientôt, il y aura plus de dispositifs sans-fil que d’humains sur la Terre.

18-19 Cas de réussite : IBM Canada 20-21 De l’infonuagique aux télécommunications en nuage 22-23 Cas de réussite : Ericsson 24-25 Cas de réussite : Fujitsu Canada 26-27 Cas de réussite : Teledyne DALSA 28-29 Cas de réussite : Technologies Miranda 30-31 Mobiliser la communauté québécoise des TIC pour un avenir vert et prospère 32-33 Mobiliser les équipes de R-D du projet Équation 34-35 Membres du comité directeur 36 Références

Des cellulaires aux ordinateurs portatifs, tablettes, capteurs, centres de données et réseaux, les technologies de l’information et des communications (TIC) ont connu une croissance massive sur notre planète au cours de la dernière décennie. Aujourd’hui, la planète compte sept milliards de dispositifs sans-fil. D’ici 2017, ce nombre sera propulsé à plus de 10 milliards.1


Les ÉcoloTIC engendreront des réductions de gaz à effet de serre et des économies d’énergie inhérentes dans une multitude de secteurs, notamment dans ceux de l’agriculture, de l’énergie, du bâtiment, du transport, des services aux consommateurs et dans le secteur manufacturier.

Croissance accrue du secteur des TIC 8 % de la consommation mondiale d’énergie 2,5 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre

Un impact grandissant sur notre planète À tous les jours sur terre, nous menons des milliards de recherches Google, nous partageons 2,5 milliards d’items différents sur Facebook (incluant des mises à jour de statuts, des vidéos, des photos et des commentaires)2, nous écrivons un demi milliard de « tweets »3 et envoyons 250 milliards de courriels4.

environ 8 % de l’énergie mondiale. Si Internet était un pays, il serait le cinquième plus grand consommateur d’énergie au monde7.

Prises seules, les TIC consomment relativement peu d’énergie, mais leur utilisation est en pleine explosion, ce qui les rend collectivement avides d’électricité et augmente sans cesse leur empreinte de carbone5.

Alors que le secteur envisage d’accroître considérablement l’efficacité énergétique de ses produits et services, la plus grande influence des TIC se fera en permettant l’efficacité énergétique dans d’autres secteurs. Les ÉcoloTIC pourraient réduire les émissions de gaz à effet de serre de plus de 9 milliards de tonnes d’ici 20208. Il s’agit de plus de neuf fois le carbone produit par tout le secteur des TIC. Ces applications ne font pas que procurer des avantages environnementaux, ils créent également des occasions économiques incomparables.

Toutefois, les TIC nous promettent un monde plus efficace et plus écologique.

En fait, les TIC produisent actuellement autant de carbone que l’industrie aérospatiale. Ces technologies sont responsables d’environ 830 millions de tonnes de dioxyde de carbone ou de 2,5 % des émissions annuelles de carbone. Sans une action concertée, ce chiffre pourrait doubler d’ici 20206. Elles consomment également

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Au cours des dernières années, Prompt s’est fait le promoteur des ÉcoloTIC en les présentant comme étant une excellente occasion pour le secteur des TIC ainsi que pour les nombreux secteurs qu’il appuie.

Financement de la R-D en TIC

Une nouvelle économie durable Une opportunité économique de 1 900 milliards de dollars américains La possibilité de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 9 milliards de tonnes Élimination de 16,5 % des émissions mondiales de GES

Voir l’opportunité pour notre avenir Dans le cadre de la Stratégie québécoise de recherche et d’innovation 2010-2013, le ministère du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation a choisi Prompt, le consortium en recherche et développement (R-D) sur les TIC du Québec, pour coordonner le premier projet ÉcoloTIC d’envergure lancé au Québec : Équation. Prompt et les six partenaires industriels de portée multinationale dirigeant le projet félicitent le gouvernement du Québec d’avoir reconnu cette extraordinaire occasion économique et environnementale pour le secteur des TIC, ses utilisateurs et les citoyens du Québec. Ce projet de concertation hautement stratégique est très prometteur pour le Québec en tant que territoire riche en énergie propre et renouvelable. Les ÉcoloTIC représentent un atout déterminant pour combattre le changement climatique. Ces technologies omniprésentes servent aussi d’assise sur laquelle bâtir l’économie numérique interconnectée de demain. Dans cette nouvelle économie, les réseaux numériques et les

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TIC nous permettront de communiquer, de collaborer et d’acquérir des informations de façon novatrice. Les ÉcoloTIC représentent une occasion économique et environnementale unique.


Équation est un nouveau partenariat privé-public en R-D qui vise à développer de nouvelles TIC dans le but de réduire les émissions de gaz à effet de serre et la consommation d’énergie. D’une valeur de 70 millions de dollars, le projet Équation a reçu 30 millions de dollars du gouvernement du Québec et 40 millions de dollars de six entreprises multinationales identifiées par le gouvernement du Québec. Parmi celles-ci, on compte CGI, Ericsson, Fujitsu Canada, IBM Canada, Miranda Technologies et Teledyne DALSA. Travaillant étroitement avec des chercheurs, des entrepreneurs ainsi que des petites et moyennes entreprises situés au Québec, ces entreprises visent à développer et commercialiser des solutions en ÉcoloTIC. Parmi ces technologies, on compte des réseaux de télécommunications nuagiques, des réseaux intelligents de distribution ainsi que des procédés et systèmes ayant un effet positif sur l’environnement. Ces équipes de chercheurs et de partenaires de l’industrie mettront à profit le savoir-faire du Québec reconnu mondialement dans le domaine de la microélectronique, de la photonique, des technologies sans fil, des logiciels et des télécommunications. Les produits qui en découleront contribueront à faire accroître les exportations du Québec, renforçant encore davantage l’économie locale et augmentant notre compétitivité. Ils contribueront également à créer un environnement encore plus durable et à développer une société numérique interconnectée du 21e siècle, pour les citoyens du Québec.

Réseaux intelligents de distribution

Réseaux de télécommunications nuagiques

En mettant en commun le savoir-faire, les capacités et les ressources d’entreprises multinationales, d’entrepreneurs, de petites et moyennes entreprises, de chercheurs universitaires et du gouvernement, le Québec a créé une formule gagnante en matière d’innovation. Celle-ci procurera de nombreux avantages économiques, sociaux et environnementaux aux citoyens du Québec. La collaboration est de mise pour atteindre nos objectifs en ÉcoloTIC de même que pour créer un avenir durable et prospère pour les nombreuses générations à venir. Nous avons tous notre rôle à jouer. Après tout, nous faisons tous partie de l’Équation.

Partenaire financier :

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L’empreinte de carbone des TIC s’est accrue au fil du temps. Aujourd’hui, le développement d’ÉcoloTIC moins énergivores et plus carboneutres fait partie de la solution.

Même si, comme société, nous sommes confrontés à des défis économiques, sociaux et écologiques majeurs, les ÉcoloTIC offrent des solutions considérables à ces défis. Notre énergie est propre et notre avenir est vert. Dès maintenant, nous bâtissons le Québec écoresponsable de demain.

Prompt – Coordonnateur du projet Équation

Prompt réalise ceci en :

Prompt est un organisme sans but lucratif qui facilite la création de partenariats en R-D entre des entreprises et le milieu public de la recherche (les universités et les centres de recherche du gouvernement) afin d’améliorer la compétitivité du Québec sur le marché mondial des technologies de l’information et des communications (TIC).

• assurant l’apport de financement pour les partenariats en R-D préconcurrentielle; • établissant de nouvelles relations entre les chercheurs, les responsables du développement et les chefs de file du milieu universitaire, de l’industrie, du gouvernement et du milieu de l’investissement; et • découvrant et en stimulant de nouvelles possibilités de R-D et de débouchés commerciaux pour les entreprises de TIC et les chercheurs de tout le Québec.

Avec le soutien financier des gouvernements du Québec et du Canada ainsi que du secteur privé, Prompt favorise la création de nouvelles alliances qui améliorent les capacités de R-D des entreprises établies au Québec, stimule les investissements privés en recherche et favorise le développement de personnel hautement qualifié.

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S’appuyant sur les 10 ans d’expérience de Prompt dans le développement de partenariats de R-D entre l’industrie et les universités, ainsi que son leadership en matière d’ÉcoloTIC, le gouvernement du Québec a sélectionné l’organisme pour coordonner le projet Équation, en 2011.


Le programme des Nations Unies pour l’environnement définit l’économie verte comme étant celle qui résulte de l’amélioration de l’équité et du bien-être social de l’homme, tout en réduisant sensiblement les risques environnementaux et les dommages écologiques.9

Une équation est un énoncé mathématique qui sert à évaluer une valeur. Elle est souvent utilisée pour faire référence à l’ensemble de ses solutions. Le projet mobilisateur québécois Équation est unique en son genre. Il rassemble une expertise de pointe en R-D, des compétences et des ressources, de nombreux innovateurs des TIC, avec le financement primordial du gouvernement du Québec. C’est une combinaison gagnante qui permettra le développement et la mise en œuvre de nouvelles technologies vertes qui offriront de nombreux avantages économiques, sociaux et environnementaux aux citoyens du Québec. Équation nous ouvrira les portes de l’économie numérique de demain – un avenir alimenté par des ÉcoloTIC! Alors que nous travaillons de pair à mettre en œuvre cette vision, une chose est certaine : Équation est une formule québécoise unique à la fois gage de succès économique, social et environnemental.

Nous combinons notre expertise en R-D, nos capacités et ressources, dans le but de monter un important projet d’ÉcoloTIC, en collaboration avec certains des plus grands innovateurs du Québec. Nous avons la créativité, l’audace et l’ingéniosité pour rendre notre économie plus prospère.

Nous faisons partie de l’

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Lettre du président du comité directeur d’Équation Au Québec, le mot « Équation » a pris un nouveau sens. En tant que président du comité directeur d’Équation, voici quelle en serait ma définition : formule novatrice unique où une combinaison d’entreprises de classe mondiale, de PME et de chercheurs universitaires est nettement supérieure à la somme de ses constituants. Évidemment, ces attributs font partie intégrante de la conception proactive du projet Équation mis en oeuvre par le gouvernement du Québec. Cette initiative stratégique est menée par six grandes multinationales bien implantées au Québec dans le secteur de la R-D, lesquelles créent des milliers d’emplois de qualité pour les Québécois, rapportent collectivement des centaines de millions de dollars en revenus au profit de notre économie locale, et offrent des produits et services technologiques qui améliorent notre qualité de vie. Il s’agit des entreprises CGI, Ericsson, Fujitsu Canada, IBM Canada, Miranda Technologies et Teledyne DALSA. C’est un privilège pour moi de travailler avec elles pour mener à bien la mission du projet Équation. En favorisant la collaboration entre innovateurs, entrepreneurs et chercheurs, nous visons à développer des technologies de l’information et des communications conçues au Québec qui offrent un potentiel convaincant au plan économique, tout en ayant un effet positif sur l’environnement. C’est tout un défi pour le Québec – et pour le monde. C’est pourquoi nous avons réuni certaines de nos entreprises les plus novatrices afin de trouver ensemble des solutions qui auront des impacts positifs à long terme sur l’économie, la société et l’environnement. La création du projet Équation est une innovation en soi. Ce n’est pas une tâche facile que de convaincre des entreprises, parmi les plus actives au monde en R-D, d’investir dans un projet de R-D panquébécois,

Équation met à profit la puissance de la coopétition, une stratégie d’affaires fondée à la fois sur la coopération et la compétition. Dans ce contexte, la coopétition découle de la compréhension qu’il peut être avantageux pour des entreprises concurrentes de travailler ensemble.10 De cette coopération nait souvent une valeur qu’une organisation seule n’arriverait pas à créer, puisqu’elle nécessite une masse critique d’experts et de ressources combinés. Au sein du projet Équation, des multinationales concurrentes (ou qui prévoient entrer en concurrence) dans certains marchés collaborent au développement et à la mise en œuvre d’ÉcoloTIC novatrices. Cette coopération devrait valoir aux sociétés participantes différents avantages commerciaux, en accélérant le développement du produit et en facilitant l’accès à de nouveaux marchés et à de nouveaux débouchés d’exportation. Plus important encore, elle contribuera au perfectionnement des gens de chez nous.

Rémi Jean Directeur, Centre d’innovation Fujitsu Président, comité directeur d’Équation

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réalisations de chacun des projets d’Équation et les progrès accomplis jusqu’à présent. Éventuellement, ces initiatives se traduiront par de nouveaux services, processus et technologies qui permettront de/d’ :

en particulier lorsque certains des principaux décideurs se trouvent à proximité, comme aux États-Unis, ou sont aussi loin qu’au Japon ou en Suède. Il faut une proposition vraiment attrayante qui accroîtra la compétitivité de l’entreprise, ajoutera aux produits et services qu’elle offre déjà et génèrera plus de revenus. Le gouvernement du Québec a reconnu l’importance de ces éléments pendant la création du projet Équation.

• offrir de nouvelles capacités de télécommunications, tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre provenant des réseaux à la base de cette industrie; • développer des procédés de fabrication plus écologiques qui génèrent moins de sous-produits chimiques et d’eaux usées; • utiliser autrement et de façon plus efficace les sources d’énergies renouvelables qui abondent au Québec; • créer des réseaux électriques encore plus intelligents dotés de nouvelles fonctions qui augmentent l’efficacité énergétique tout en réduisant la consommation; • réduire les émissions de gaz à effet de serre et les coûts opérationnels dans le secteur des services de télédistribution et par satellite; et • établir une plaque-tournante de l’innovation où les entrepreneurs du Québec, PME et chercheurs universitaires pourront travailler ensemble afin de commercialiser de nouveaux produits et services.

De nos jours, les multinationales peuvent investir en R-D n’importe où sur le marché mondial – un marché de plus en plus concurrentiel. Équation contribue à attirer au Québec d’importants investissements étrangers et mandats en R-D. Le projet Équation offre aux multinationales un effet de levier sur leurs investissements, permettant ainsi d’accroître la portée de leurs activités en R-D, tout en répondant à leurs objectifs d’entreprise. Ici au Québec, il favorise l’augmentation d’une masse critique d’experts de la R-D, en ÉcoloTIC, qui aident les entreprises locales à conserver et à créer des emplois hautement spécialisés. Cela renforce notre économie régionale tout en jetant les bases de la société numérique et durable du 21e siècle. Et tandis que nous entendons relever les défis que posent l’environnement et la durabilité, il ne fait aucun doute qu’un effort collectif, de l’audace et de l’investissement de tous nos innovateurs seront nécessaires. Je crois sincèrement que les membres du comité directeur et nos nombreux partenaires de l’industrie et des universités seront aussi d’avis que cette initiative ne sert pas qu’aux participants actuels : elle sert de catalyseur pour favoriser le positionnement de notre industrie locale sur le marché mondial.

Depuis le lancement officiel d’Équation, je crois que cette formule unique d’innovation en ÉcoloTIC a su se distinguer de bien des façons, facilitant ainsi son implantation au Québec.

En tant que coordonnateur du projet Équation, Prompt mobilise les spécialistes de l’innovation en TIC afin d’avoir un effet positif à long terme sur notre économie et notre environnement. Le présent rapport se veut un aperçu très complet du projet Équation et des possibilités qu’il offre aux Québécois, aujourd’hui et dans l’avenir. On y souligne les premières

Enfin, et surtout, le projet Équation se révèle profitable pour tous les collaborateurs, comme pour la société. Sa proposition de valeur comporte des avantages financiers, sociaux et environnementaux que les entreprises et les chercheurs sont de plus en plus désireux de susciter. Par ailleurs, Équation favorisera la création d’une nouvelle expertise en ÉcoloTIC, l’élaboration de produits issus de la technologie et la collaboration des entreprises, afin de bâtir une société durable.

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Financement de la R-D en TIC

Lettre du président-directeur général de Prompt Lorsque je réfléchis au projet Équation, les débouchés technologiques, économiques et écologiques qui en émanent sont pour moi source d’inspiration. De par sa richesse en énergies renouvelables, le Québec occupe une place importante dans une société planétaire confrontée à des défis de taille aux plans économique et écologique. Avec le projet Équation, le Québec prend des mesures concrètes pour relever certains des défis environnementaux les plus pressants de notre époque, de la gestion énergétique aux changements climatiques. Équation joue dans la cour des grands au niveau international et renforce le leadership du Québec en TIC ainsi que son engagement pour le développement durable. Fort d’un investissement privé et public de 70 millions de dollars, Équation regroupe six projets en ÉcoloTIC, appuyés par le gouvernement du Québec et six sociétés reconnues mondialement à titre de chefs de file du secteur des TIC : CGI, Ericsson, Fujitsu Canada, IBM Canada, Miranda Technologies et Teledyne DALSA. Lancé en novembre 2011, ce partenariat public-privé novateur génère déjà des solutions d’ÉcoloTIC qui réduiront les émissions de gaz à effet de serre et la consommation énergétique. De la télécommunication nuagique jusqu’aux réseaux intelligents de distribution pour les services publics, l’impact des TIC dans tous les secteurs de la société constitue une pierre angulaire du développement durable au 21e siècle. À la suite de nombreux efforts de sensibilisation à l’énorme potentiel des TIC de concilier bénéfices économiques et environnementaux, Prompt est ravi que le gouvernement du Québec ait choisi de lui confier la coordination du projet Équation. Équation exploite en effet une convergence exceptionnelle entre les impératifs économiques de l’industrie des TIC et les objectifs de protection de l’environnement. Selon un récent rapport publié par la Global e-Sustainability Initiative (GeSI), les TIC offrent le potentiel de réduire de 9,1 Gt les émissions

Équation réunit les compétences de six entreprises rayonnant dans le monde entier, très actives en R-D au Québec, et disposant des ressources nécessaires pour commercialiser les nouveaux produits d’ÉcoloTIC qui verront le jour grâce à ce projet. Elles ont intégré les activités d’Équation dans leurs feuilles de route technologiques et leurs stratégies de R-D, assurant ainsi le développement de nouveaux produits répondant aux débouchés de marchés et aux besoins des clients.

Dr Charles Despins, ing. Président-directeur général, Prompt

En effet, afin que ces technologies émergentes offrent des avantages concrets aux plans économique et écologique, elles doivent trouver preneur. Nous comptons veiller à ce que ces technologies se traduisent, d’une part, par des exportations qui vaudront au Québec plus de revenus provenant de l’étranger et, d’autre part, en des applications qui contribueront réellement au développement durable. Pour soutenir ces objectifs et encourager l’émergence d’un écosystème d’innovation en ÉcoloTIC au Québec, Prompt appuie activement les participants d’Équation à former de nouveaux partenariats en R-D avec

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jalons menant à la naissance d’Équation. S’inspirant du modèle Prompt, ces initiatives ont réuni des entreprises et des chercheurs pour relever des défis spécifiques au niveau des ÉcoloTIC. Voici certains de ces projets :

mondiales de gaz à effet de serre (GES), d’ici 2020. Ceci représente des économies en énergie brute et en carburant de 1 900 milliards de dollars américains, soit l’équivalent du PIB de l’économie russe.11 Ces réductions de GES, ainsi que leurs retombées et les économies d’énergie qui y sont associées, pourront être réalisées dans une multitude de secteurs, notamment dans ceux de l’agriculture, de l’énergie, du bâtiment, du transport, des services aux consommateurs et dans le secteur manufacturier. Et elles le seront grâce à des solutions ÉcoloTIC comme les réseaux de télécommunications nuagiques et les réseaux intelligents de distribution.

• Le réseau « GreenStar » (au départ appuyé par CANARIE) a créé le premier réseau prototype de télécommunication entièrement carboneutre au monde, tout en offrant la même fiabilité que les réseaux actuels. • Le projet « Netvirt » qui a ciblé les défis particuliers de la virtualisation des composants d’un réseau de télécommunication, dans le but de réduire ses émissions de GES. • Le Partenariat d’innovation stratégique Canada-Californie (PISCC) qui a engendré une collaboration très médiatisée avec le « California Institute of Telecommunications and Information Technology (Calit2) », à l’Université de Californie (UCSD) de San Diego, et stimulé le développement de stratégies transfrontalières en ÉcoloTIC.

Les réseaux de télécommunications et de distribution, confrontés à une croissance exponentielle de la demande, doivent en effet revoir leurs systèmes et techniques de gestion existants. Les approches traditionnelles exigent fréquemment l’acquisition de matériel à la fois coûteux et néfaste au plan environnemental et dont la viabilité économique à long terme est douteuse, non seulement pour répondre à la demande, mais aussi en raison de l’émergence de taxes sur le carbone et de régimes de plafonnement et d’échanges. Équation propose ainsi de nouvelles solutions qui répondent aux nouveaux impératifs économiques et écologiques, tout en contribuant à faire du Québec une société numérique et efficace au plan énergétique.

Ces collaborations ont permis la mise au point de nouvelles solutions ÉcoloTIC et ont appuyé le développement d’entreprises établies au Québec, telles NoviFlow et Inocybe Technologies. Aujourd’hui, ces entreprises élaborent des solutions de virtualisation destinées à des marchés du monde entier, créant de nouveaux emplois à grande valeur ajoutée, ici même au Québec. Il n’est donc pas étonnant que bien des concepts élaborés dans le cadre de ces tout premiers projets en ÉcoloTIC, appuyés par Prompt, aient influencé Équation.

On pourrait dire qu’Équation est en gestation depuis plusieurs années. Avec le soutien essentiel du gouvernement du Québec et d’un bon nombre de collaborateurs de l’industrie, des universités et des centres publics de R-D, Prompt a élaboré, dès 2008, une vision ÉcoloTIC pour le Québec et ultimement pour toute société visant à assurer son développement durable au 21e siècle par le maillage du numérique et des énergies renouvelables.

Le sous-projet Équation (mené actuellement par Ericsson) est en effet la suite logique des résultats initiaux obtenus par les équipes de GreenStar et de Netvirt. Nous sommes très fiers d’avoir catalysé le développement de grandes compétences en ÉcoloTIC et d’avoir concrètement contribué non seulement à la R-D, mais aussi à l’innovation au Québec. Ce savoir-faire, reconnu à l’échelle internationale, a permis d’attirer six importantes multinationales qui se sont greffées au projet Équation. Et les 40 millions de dollars qu’elles y ont investis font de ces sociétés un élément fondamental de « l’Équation ».

Travaillant en étroite collaboration avec une communauté fort impliquée au Québec, dans l’ensemble du Canada et même à l’étranger, nous avons obtenu très rapidement des résultats inspirants en ÉcoloTIC, autant de

accélèrera le développement des technologies et des applications intelligentes qui permettront de propulser le Québec au sommet des économies et des sociétés durables du 21e siècle. C’est en continuant de miser sur une formule gagnante que le Québec obtiendra un excellent rendement sur son investissement, et ce, pendant de nombreuses décennies.

les PME québécoises, les chercheurs des universités et des centres de R-D. Prompt offre ainsi aux sociétés multinationales un moyen fort efficace de recruter le personnel hautement qualifié qui se joindra à l’équipe élargie de leurs activités au sein d’Équation. Cette collaboration entre les secteurs public et privé resserre également le tissu social du Québec. Elle appuie le développement d’un bassin de compétences multidisciplinaires qui permettra de concilier, en ce nouveau siècle, la prospérité économique, la qualité de vie et l’inclusion sociale. Bien des collaborateurs d’Équation seront en effet les leaders en ÉcoloTIC, entrepreneurs, décideurs et professeurs-chercheurs de demain. Quand je repense à mes presque 30 années de pratique professionnelle dans le secteur des TIC au Québec et ailleurs, Équation est certainement l’un des projets les plus passionnants de ma carrière. Grâce au leadership essentiel du gouvernement du Québec, aux six partenaires de l’industrie, à leurs fournisseurs et à la communauté de chercheurs, Équation

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Une journée à l’ère prochaine des ÉcoloTIC Les technologies intelligentes, comme celles qui sont intégrées au sein de nos appareils portatifs, de nos maisons et de nos voitures, nous relient de plus en plus au reste du monde, tout en augmentant notre productivité et en rehaussant notre qualité de vie. Dans l’avenir, elles auront un rôle à jouer dans l’économie du carbone, particulièrement en matière d’échange de droits d’émission de carbone. Plus connue sous le nom de « plafonnement et échange », cette stratégie de marché comprend des incitations économiques pour réduire les émissions de polluants.12 Les technologies intelligentes améliorent notre vie quotidienne de différentes façons et contribuent à assurer un environnement plus durable. Suivez-nous, alors que nous explorerons quelques faits qui jalonneront nos journées, à l’ère prochaine des ÉcoloTIC. Imaginez... • Il est 7 h 45 et vous vous trouvez sur l’autoroute Décarie, à Montréal, en route vers votre lieu de travail. Quand vous avez quitté votre domicile, le soleil brillait dans le ciel et la circulation était fluide. Mais, plus vous vous rapprochiez de la ville, plus la cadence ralentissait. Maintenant, la circulation est complètement paralysée. Vous êtes soudainement entouré d’une masse croissante de véhicules qui tournent au ralenti et des émissions de carbone qui exhalent des tuyaux d’échappement. En jetant un coup d’œil au tableau d’affichage, vous découvrez qu’un café-restaurant à proximité offre le café à tous les automobilistes qui s’y arrêteront, pendant l’heure de pointe. Pourquoi? Le café-restaurant accumule des crédits de carbone, chaque fois qu’un automobiliste quitte la route pour s’immobiliser pendant les heures de pointe : le fait d’arrêter son moteur entraîne une réduction des émissions de gaz à effet de serre. • Un matin, vous vous apprêtez à amorcer votre routine quotidienne, qui consiste à prendre une douche, préparer le café, réveiller les enfants et vous assurer qu’ils prennent leur petit déjeuner. Mais avant même que vous ayez le temps de sortir du lit, votre petite fille s’approche, avec une forte fièvre et les symptômes de la grippe. Alors que vous tentez de déterminer la meilleure marche à suivre, vous vous rappelez que l’hôpital de votre région a mis en place un nouveau service par Internet, lequel permet aux patients qui ne se trouvent pas dans un état critique de faire l’objet d’un triage à distance, au moyen d’une cybercaméra bidirectionnelle à haute définition. Cette technologie permet de réduire le nombre de véhicules polluants en circulation et le volume de patients en attente à la salle d’urgence. Vous allumez votre téléviseur intelligent

et obtenez une première évaluation de l’infirmière locale, sans avoir à quitter votre domicile. • Votre groupe préféré s’amène dans la ville de Québec et vous êtes déterminé à obtenir des billets! Vous attendrez d’être au bureau pour les acheter en ligne. Pourquoi? Parce que le réseau du bureau est géré par un « centre de données écologique », lequel est alimenté par la centrale hydroélectrique Robert-Bourassa, à la baie James. Le climat froid maximise l’efficacité énergétique du centre de données, tout en minimisant son impact négatif sur l’environnement. Cette approche procure également des avantages aux utilisateurs qui obtiennent une réduction de 20 %, chaque fois qu’ils effectuent un achat sur ce réseau propre et écologique. À votre arrivée au bureau, vous achetez vos billets de spectacle à un taux réduit et commencez à vous demander ce que vous ferez avec l’argent ainsi économisé! • Après avoir terminé votre liste d’épicerie, vous vous apprêtez à sortir pour acheter tout ce dont vous avez besoin pour le souper. Vous sautez dans votre voiture électrique et l’ordinateur de bord détermine pour vous le meilleur itinéraire pour éviter la circulation – réduisant ainsi la congestion routière dans votre voisinage et les émissions de gaz à effet de serre produites par les voitures qui tournent au ralenti. Comme votre véhicule est propulsé par l’électricité, vous profitez des bobines d’induction enfouies dans la chaussée de plusieurs rues que vous empruntez pour vous rendre à l’épicerie, lesquelles rechargent les piles de votre voiture, préférablement à partir de sources d’énergie renouvelable autonomes, chaque fois que vous vous immobilisez aux feux de circulation ou aux panneaux d’arrêt. Ce faisant, vous accumulez des points que vous pourrez échanger à vos magasins préférés – tout cela parce que vous avez investi dans l’achat d’un véhicule électrique qui réduit les émissions de gaz à effet de serre et contribue à protéger l’environnement. Selon un rapport publié par le Fonds mondial pour la nature, la mise en œuvre de ces mesures et d’autres solutions d’ÉcoloTIC pourraient nous aider à réduire les émissions de gaz à effet de serre d’environ 20 millions de tonnes par année, ce qui correspondrait à retirer 3,2 millions de véhicules de la circulation.13 Le projet Équation vise à accélérer le développement et l’adoption de telles technologies intelligentes dans tout le Québec, afin de connaître un avenir vert et prospère.

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Le projet Équation vise à accélérer le développement et l’adoption de telles technologies intelligentes dans tout le Québec, afin de connaître un avenir vert et prospère.

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Le Québec est une mosaïque unique, constituée de divers secteurs économiques, ressources naturelles et cultures. Il compte, parmi ses points forts, un solide secteur des TIC qui, en 2012, a contribué à son économie à hauteur de 13 milliards de dollars14 (environ 5,1 % du PIB du Québec15), une base de recherche prospère et des ressources renouvelables en abondance. En fait, le Québec est reconnu partout dans le monde pour son rôle de chef de file dans la production d’énergie renouvelable. Il est en voie de devenir le leader énergétique nord-américain en hydroélectricité et en énergie verte. Jumelées à la puissance des TIC, ces ressources naturelles et sources d’énergie peuvent profiter, de diverses manières, à la région et à ses citoyens. Par exemple, elles peuvent être exploitées pour contribuer au ralentissement du réchauffement climatique, pour créer les villes intelligentes et interconnectées de demain et pour offrir de nouveaux débouchés, sur les marchés mondiaux, aux entreprises établies ici. Le projet Équation vise à aider le Québec à tirer profit de ces atouts et des nombreux autres avantages économiques, sociaux et environnementaux offerts par les technologies vertes. Les technologies de l’information ont le potentiel de réduire les émissions de dioxyde de carbone de 9,1 Gt les émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES) d’ici 2020. Ce qui représente des économies en énergie brute et en carburant de 1 900 milliards de dollars américains.16

Quels sont les bénéfices d’Équation pour le Québec? Voyons un exemple…

Située au sud-est du Québec, Magog est une petite ville qui voit grand en matière d’ÉcoloTIC. La municipalité de 28 000 habitants souhaite devenir l’une des villes les plus écologiques du pays. Elle examine actuellement les moyens par lesquels les technologies vertes pourraient engendrer des avantages économiques, sociaux et environnementaux pour la région, en déployant de nouvelles solutions réseaux et en organisant dans l’ensemble de la ville, des démonstrations et des expériences servant à illustrer diverses applications intelligentes. Elle est bien placée pour adopter plusieurs des innovations en ÉcoloTIC, facilitées par Prompt, et prend les mesures qui s’imposent pour créer la ville intelligente de demain. La ville met présentement en place la première infrastructure de réseau intelligent du genre qui sera utilisée par tous les citoyens de Magog. Ce réseau ultra rapide sera aussi ouvert et accessible que les routes physiques que nous empruntons chaque jour, de sorte que les utilisateurs n’auront pas, pour y accéder, à acheter des services

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L’approche concertée et efficace du projet Équation pourrait servir de référence en matière de villes intelligentes, au Québec, et fournir un exemple de stratégie d’économie numérique au reste du monde.

Cette réduction des émissions de GES – ainsi que les avantages économiques et la diminution de la consommation d’énergie qui y sont associés – pourrait s’appliquer à des secteurs aussi diversifiés que l’agriculture, la construction, la fabrication, l’énergie, le transport et les services aux consommateurs. Ces réductions seront possibles grâce à des solutions offertes par les technologies vertes, telles que les réseaux de télécommunications nuagiques et les réseaux intelligents de distribution – précisément le type d’initiatives soutenues par le projet Équation.

connexes d’un opérateur de réseau de télécommunications traditionnel. Le réseau fera partie de l’infrastructure municipale de la ville de Magog, au même titre que les rues, les trottoirs et les conduites d’eau, et il fournira des capacités supérieures à celle de l’Internet classique. Tirant parti de la technologie sans fil et de la « fibre optique jusqu’au domicile », Magog sera la première ville au Canada à offrir un tel service à l’ensemble de ses citoyens. Disposant de deux barrages à proximité, sur la rivière Magog, et d’une entreprise de services publics indépendante, la ville est très bien placée pour exploiter l’hydroélectricité et d’autres sources d’énergie renouvelables afin d’alimenter ce réseau. De plus, la ville établira des laboratoires d’usagers (des écosystèmes de recherche ouverte en innovation, axés sur les utilisateurs17, au moyen desquels ses citoyens pourront mettre des technologies à l’essai, y compris celles qui sont en développement dans le cadre du projet Équation). La ville se servira des commentaires recueillis pour prendre des décisions quant aux innovations qui sont

susceptibles d’avoir la plus grande incidence sur les familles de la région. En créant la ville intelligente et interconnectée de l’avenir, Magog compte favoriser la formation et la rétention d’employés talentueux, offrir des occasions d’emploi de haute qualité pour la génération à venir, renforcer l’économie locale et améliorer la qualité de vie des citoyens. Comment la ville atteindra-t-elle ces objectifs ? Par l’adoption de technologies et de systèmes écologiques, dont ceux qui ont été mis au point par les innovateurs participant au projet Équation. Non seulement Magog bâtira une ville intelligente, mais elle offrira de solides assises commerciales aux entreprises québécoises qui élaborent et fournissent ces innovations. L’approche concertée et efficace du projet Équation pourrait servir de référence en matière de villes intelligentes, au Québec, et fournir un exemple de stratégie d’économie numérique au reste du monde.

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RĂŠseaux intelligents de distribution

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Partenaires de projets

La puissance des réseaux intelligents de distribution Le 14 août 2003, plus de 50 millions de Nord-Américains18 ont été plongés dans le noir au cours de la pire panne d’électricité qu’ait connu l’Amérique du Nord. Cette panne a touché huit états du nord-est des États-Unis ainsi que la province de l’Ontario. Une erreur logicielle du système d’alarme, dans une salle de commande d’une société énergétique de l’Ohio, serait à l’origine de la panne. Les opérateurs ignoraient qu’une redistribution du courant s’imposait lorsque des lignes de transport surchargées eurent touché des branches d’arbres.19 Cet incident a déclenché une série d’événements qui a entraîné l’écroulement du réseau électrique en neuf secondes, laissant des millions de gens sans électricité par une journée d’été caniculaire. La gestion et la distribution du courant, dont nous avons besoin chaque jour, sont assurées par un réseau électrique qui transporte l’électricité des centrales, où elle est générée, jusqu’au consommateur20. Ce réseau est constitué des centrales qui produisent l’électricité, de lignes de transport ou de câbles qui l’acheminent, de transformateurs et de postes qui changent le voltage d’un courant électrique ainsi que d’interrupteurs permettant de rediriger et d’équilibrer les charges. La demande croissante à laquelle le réseau électrique doit faire face et la transformation du paysage énergétique font en sorte que l’architecture de réseaux, l’équipement et les approches traditionnels ne suffisent plus aux besoins énergétiques de leurs clients. Une défaillance dans cette infrastructure essentielle peut occasionner des interruptions de courant et des pannes qui paralyseront les activités courantes et services essentiels, d’où la nécessité de réseaux intelligents de distribution.

Ces systèmes automatisés de gestion et de distribution de l’électricité reposent sur diverses technologies numériques, dont celles-ci : • capteurs voltmètres, localisateurs de pannes et outils analytiques qui recueillent les données et surveillent le réseau; • logiciel permettant de commander le réseau à distance et de rationnaliser les processus de gestion; • technologies d’automatisation qui gèrent la distribution d’énergie suivant la demande; • technologies sans fil et technologies de communication facilitant la communication bidirectionnelle entre les appareils sur le terrain et le centre des opérations du réseau du service public21; • systèmes perfectionnés mettant à contribution des sources d’énergie renouvelables (telles que l’énergie hydroélectrique, solaire et éolienne) dans le réseau, aidant ainsi à réduire les émissions de carbone.

l’information dans les deux sens, grâce aux nouvelles technologies qui rendront possibles de nouvelles formes de production, d’acheminement et d’utilisation de l’électricité.22 Les entreprises de services publics, leurs clients et la société en général devraient trouver de grands avantages aux réseaux intelligents de distribution, tant aux plans économique et social qu’environnemental. En effet, ils profiteront d’un réseau plus efficace et mieux encadré, et il y aura une utilisation accrue de l’énergie renouvelable, une diminution de la consommation d’énergie et moins de pannes électriques. Afin d’aider le Québec à tirer profit du potentiel de ces puissantes technologies, le projet Équation contribue au financement de projets novateurs portant sur les réseaux intelligents de distribution. Les résultats de tels projets soutiendront le leadership du Québec, reconnu à l’échelle internationale, en matière de production et de gestion des énergies renouvelables respectueuses de l’environnement.

Actuellement, le réseau électrique traditionnel sert principalement à acheminer l’électricité des génératrices aux consommateurs. À l’avenir, le réseau électrique intelligent permettra la circulation de l’électricité et de

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Cas de réussite Nous faisons partie de l’

Le projet de CGI :

Fin octobre 2012, après avoir balayé l’océan Atlantique, l’ouragan Sandy a frappé la côte Est américaine de plein fouet. La tempête, d’une largeur de 1 800 km, avec des vents atteignant les 115 km/h, a causé pour quelque 75 milliards de dollars de dommages. Les réseaux électriques souterrains et aériens ont été durement touchés. L’ouragan Sandy a privé d’électricité quelque 8,1 millions de foyers, dans 17 états américains et 5 provinces canadiennes, dont 49 000 foyers et entreprises au Québec. Plus de 57 000 travailleurs des services publics ont convergé vers l’État de New York pour aider à rétablir le courant. Malgré les efforts surhumains des équipes qui ont travaillé jour et nuit, il a fallu jusqu’à deux semaines pour rétablir le courant dans bien des secteurs. Le principal défi des techniciens était de localiser la source de chaque problème, issu d’un réseau électrique enfoui sous les décombres, d’en déterminer la cause et de le résoudre aussi vite que possible. Au lendemain de l’ouragan Sandy, les sociétés de services publics se sont vues forcées de déployer des équipes vers chaque zone sinistrée, pour repérer physiquement et évaluer les dommages causés aux réseaux électriques, puis effectuer les réparations. Ce processus a laissé des millions de gens dans le noir et le froid pendant plusieurs jours.

Améliorer la gestion des réseaux électriques et réduire la durée des pannes de courant grâce à des réseaux électriques intelligents

CGI, un leader des services en technologies de l’information (TI) et en gestion des processus d’affaires, qui œuvre dans le secteur de l’électricité depuis plus de 20 ans, compte s’attaquer au problème et aider les sociétés de services publics à mieux gérer leurs réseaux électriques. Les fournisseurs d’électricité en Amérique du Nord et dans le monde entier commencent à remplacer leurs systèmes par des réseaux électriques intelligents informatisés, à base de capteurs. Cette mise à niveau leur permet de mieux gérer et surveiller l’état des câbles, transformateurs et autres dispositifs qui, ensemble, distribuent l’électricité. Afin d’exploiter le plein potentiel des réseaux électriques intelligents, il faut aux opérateurs de nouveaux outils et des technologies qui leur permettront de tirer le maximum de cette infrastructure, comme la capacité de déterminer l’endroit exact d’un problème et de le résoudre aussi rapidement et efficacement que possible. CGI mène un projet Équation

Progrès réalisés à ce jour L’an dernier, CGI a développé une première version de chaque produit. Elle a terminé la conception et la codification initiales des logiciels et procède maintenant aux essais et à la validation des fonctions de ces outils auprès de services publics clients dans toute l’Amérique du Nord. D’après Gilles Naud, chercheur principal pour la division des services publics de CGI, les outils logiciels amélioreront la gestion des réseaux électriques intelligents, tout en permettant aux opérateurs de réduire les émissions de CO2 du parc de véhicules et l’impact sur l’environnement. « Ces produits conviviaux interagissent selon des normes ouvertes et tirent profit de l’infonuagique, permettant ainsi de réaliser des gains d’efficacité des opérations terrain, a poursuivi M. Naud.

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« Plus de 20 employés de CGI travaillent au projet Équation, a affirmé Mario Boulanger, directeur à CGI et directeur du projet Équation. Ce sont 20 ans d’expérience dans le secteur des services publics qui sont mis à contribution pour développer des outils de gestion de réseaux électriques intelligents qui répondront aux besoins des distributeurs d’électricité et de leurs clients. Une fois mis en œuvre, ces produits vaudront aux sociétés de services publics des économies substantielles et à la société en général des avantages aux plans social et environnemental : moins de pannes de courant, un rétablissement plus rapide en cas d’interruption de service et moins d’émissions de gaz à effet de serre qui contribuent au réchauffement de la planète. »


« Une fois mis en œuvre, ces produits vaudront aux sociétés de services publics des économies substantielles et à la société en général des avantages aux plans social et environnemental : moins de pannes de courant, un rétablissement plus rapide en cas d’interruption de service et moins d’émissions de gaz à effet de serre. » Mario Boulanger, CGI

en R-D destiné à offrir cette capacité aux sociétés de services publics essentiels. Financée en partie par le gouvernement du Québec, par l’intermédiaire du projet Équation, CGI développe un logiciel qui permettra aux sociétés de services publics de mieux gérer les réseaux électriques intelligents et de réduire la durée des pannes pour la clientèle. Un deuxième logiciel permettra de mieux diriger les équipes sur le terrain, au moyen d’horaires et de parcours optimisés afin de réduire la durée des pannes et la consommation d’essence sur une base quotidienne. CGI développe deux produits logiciels, un outil de gestion des équipes et un outil de gestion des pannes, qui diminueront le coût d’exploitation du réseau électrique intelligent des sociétés de services publics, en plus de réduire les émissions de CO2 de leurs parcs de véhicules.

Aider les sociétés de services publics à surveiller et à gérer à distance leurs réseaux électriques L’outil de gestion des pannes de CGI fournira aux opérateurs une vue complète de l’ensemble du réseau intelligent, à partir d’une interface Web sur un ordinateur ou un appareil portatif. Il recueillera les données des lecteurs intelligents à base de capteurs déployés dans le réseau et fournira une information encore plus précise sur son état, et ce, en temps réel. Les sociétés de services publics pourront ainsi mieux exploiter le réseau et assurer une exploitation transparente. Par exemple, l’opérateur pourra suivre le cycle de vie des travaux, planifiés ou non, effectués sur le réseau, évaluer régulièrement le bon fonctionnement des technologies et du matériel, et planifier les réparations et les améliorations à y apporter. Au moyen d’une interface reliée à des compteurs intelligents et des dispositifs de contrôle à distance, ce nouveau logiciel détectera automatiquement et signalera tout problème nécessitant une intervention immédiate. Il

fournira aux sociétés de services publics l’information qui leur permettra de mieux prévoir les dommages que les tempêtes et désastres naturels, comme l’ouragan Sandy, pourraient faire subir au réseau électrique, afin de mieux s’y préparer. Elles pourront ainsi parer aux problèmes anticipés, élaborer des plans d’action proactifs pour divers scénarios d’urgence et rétablir plus rapidement le courant pour les clients en cas de panne.

Optimiser la gestion des équipes des services publics et réduire les émissions de CO2 de leurs parcs de véhicules. L’outil de gestion des équipes de CGI aidera les sociétés de services publics à optimiser l’utilisation de leur personnel. Il permettra aux opérateurs d’envoyer des équipes à l’emplacement exact d’une défectuosité dans le réseau électrique, d’analyser et de déterminer les meilleures actions à prendre pour réduire la durée de la panne. À l’heure actuelle, il faut dépêcher un technicien sur le terrain, augmentant ainsi la durée de l’intervention, les coûts et les émissions de CO2 associés à l’utilisation de véhicules pour s’y rendre. Cet outil logiciel de CGI permettra d’optimiser les déplacements des équipes et de dépêcher moins de techniciens sur place pour résoudre les problèmes – entraînant ainsi une réduction des émissions de CO2 attribuables aux véhicules de service circulant sur les routes. Ce logiciel réduira aussi le coût de gestion du réseau électrique intelligent, en plus de raccourcir le temps de rétablissement du courant pour la clientèle. L’outil de gestion des équipes favorisera aussi une plus grande collaboration entre les techniciens au travail, dans des emplacements différents. Par exemple, il leur permettra de déterminer une heure et un lieu de rencontre pour échanger les outils et l’information nécessaires pour mener à bien les réparations en cours. En éliminant le besoin de se rendre à l’entrepôt pour y chercher du matériel, on réduira aussi les émissions de CO2 du parc de véhicules.

« Le financement offert par le gouvernement du Québec, par l’intermédiaire d’Équation, et la coordination des partenariats québécois en R-D, facilitée par Prompt, sont tributaires du succès de ce projet et des progrès réalisés à ce jour, a souligné Mario Boulanger. Ce projet stimule le développement d’une solution novatrice, pouvant servir immédiatement à la gestion des réseaux électriques intelligents et possédant des applications potentielles pour d’autres infrastructures intelligentes, dont la surveillance et la gestion des compteurs intelligents et des technologies qui façonneront les villes intelligentes de demain. »

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Cas de réussite Nous faisons partie de l’

Le projet de IBM :

En bordure des Cantons de l’Est du Québec se trouve la petite ville de Bromont. Comptant à peine 8 000 habitants, cette municipalité est un pôle d’innovation de réputation mondiale soutenu par des sociétés multinationales. Son technoparc accueille des géants technologiques tel IBM, qui a choisi d’y établir sa plus grande usine d’encapsulation et d’essais de semiconducteurs au monde. Les micropuces et les systèmes fabriqués dans cette usine se retrouvent dans un éventail de produits – consoles de jeu vidéo, matériel de télécommunications et serveurs haut de gamme.

Développement d’une écotechnologie au service de solutions énergétiques intelligentes

L’usine d’IBM à Bromont fonctionne jour et nuit. Des centaines d’ingénieurs et de techniciens travaillent à l’assemblage de millions de micropuces qui génèrent des revenus annuels pouvant atteindre un demi-milliard de dollars. En raison de la forte concurrence qui se joue dans ce secteur d’activité et la rapide obsolescence de la technologie, les gains de productivité revêtent une grande importance. C’est pourquoi IBM Bromont s’applique à accroître son efficience, à réduire ses coûts de fabrication et à augmenter sa productivité. L’entreprise s’est également engagée à atténuer son impact sur l’environnement. IBM Bromont cherche en effet à développer un procédé de mise en boîtier plus écologique qui réduira la consommation d’énergie, d’eau et de produits chimiques. L’entreprise pourrait ainsi fournir aux marchés mondiaux des micropuces plus « vertes » utilisables dans une foule de produits. Au nombre des applications possibles, mentionnons les réseaux électriques intelligents verts mis au point par Trilliant, un fournisseur mondial de plateformes de communications pour réseaux électriques intelligents qui a vu le jour au Québec et qui a maintenant des bureaux à travers le monde, dont Silicon Valley en Californie. La plateforme de Trilliant prend en charge la gamme des applications associées aux réseaux intelligents – distribution intelligente, compteur intelligent, consommateur intelligent – à partir d’un même réseau puissant. L’entreprise maintient une équipe de R-D à Granby (Québec) qui joue un rôle de premier plan dans la prestation de solutions énergétiques intelligentes pour le compte d’entreprises de services publics du monde entier. Enthousiasmés par les perspectives de collaboration en matière de

Gauche à droite : Nicolas Boyer, IBM Canada; Valerie Oberson, IBM Canada; et Mamadou Diop, Université de Sherbrooke.

Trilliant – Une écotechnologie au service des produits énergétiques intelligents Trilliant fait partie des entreprises susceptibles de tirer avantage du nouveau procédé de conditionnement d’IBM Bromont. S’étant classée, pour une quatrième année consécutive, au palmarès des 100 meilleures entreprises mondiales du secteur des technologies propres, Trilliant cherche à s’associer à des fournisseurs qui partagent son dévouement pour la protection de l’environnement. Ce qui inclut notamment des concepteurs de composants évolués dont l’entreprise a besoin pour produire son compteur intelligent de prochaine génération. Le projet Équation est l’occasion pour Trilliant de collaborer à l’élaboration des spécifications visant le procédé d’encapsulation écologique d’IBM et des spécifications visant les puces évoluées dont Trilliant a besoin pour fabriquer ses produits intelligents. Au sein du portefeuille de plateformes de communications de Trilliant figure un dispositif de communication baptisé Trilliant Communications Hub (ou Trilliant Hub) qui s’adresse au marché énergétique européen. Ce dispositif dont la

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distribution est assurée par les sociétés d’énergie permet aux clients de mieux suivre leur consommation de gaz et d’électricité et de prendre des décisions éclairées relativement à leur consommation future. Ainsi, il fournit des renseignements qui pourraient inciter un propriétaire à opter pour une consommation d’énergie durant les heures creuses (p. ex., à minuit), plutôt que durant les heures de pointe (p. ex., à 17 h). Ce système permet donc de réduire la facture des consommateurs tout en aidant les sociétés d’énergie à mieux gérer leur distribution. Trilliant a mis au point la première édition du Hub en 2012 et a ensuite décroché un premier contrat avec la société d’énergie British Gas, qui a aujourd’hui entrepris d’installer plusieurs de ces dispositifs chez ses clients au Royaume-Uni. Prenant en considération la rétroaction de la clientèle, Trilliant s’apprête à créer la seconde édition du Hub, qui sera dotée de nouvelles fonctionnalités. Pour offrir les capacités requises, il lui faudra des micropuces évoluées, l’objectif à long terme étant de les faire fabriquer à l’usine d’IBM Bromont à l’aide du procédé d’encapsulation écologique qui aura été perfectionné dans le cadre du projet Équation.


« En contribuant au développement de solutions destinées aux réseaux électriques intelligents vendus partout dans le monde, nous aidons à générer des revenus mondiaux qui retournent au Québec. » Éric Bourget, Trilliant

R-D, IBM Bromont et Trilliant ont uni leurs efforts dans le cadre d’un projet Équation visant à faire de cet objectif global une réalité. Les entreprises, qui bénéficient d’une aide du gouvernement du Québec, versée par l’intermédiaire d’Équation, se sont données deux objectifs dans le cadre de ce projet : • IBM Bromont veut mettre au point un procédé d’encapsulation des micropuces qui soit plus respectueux de l’environnement; • Trilliant entend exploiter le nouveau procédé d’encapsulation d’IBM et se procurer les puces spécialisées nécessaires à la fabrication de ses produits énergétiques intelligents.

IBM – Mise au point d’un procédé d’encapsulation plus écologique IBM Bromont se spécialise dans l’encapsulation et l’assemblage de petits dispositifs qui rapportent gros : les micropuces. Ces minuscules composants faits de silicium servent à la conduction, transmission et réception de signaux électriques. Au terme du processus de fabrication, les micropuces sont fixées à un support de faible poids appelé « substrat ». Grâce à l’emploi de matériaux spéciaux, les micropuces peuvent transmettre des signaux au monde extérieur tout en restant à l’abri des dommages et de la corrosion. Ce procédé d’encapsulation assure le fonctionnement des connexions internes des puces une fois celles-ci intégrées à un appareil, tel un téléphone cellulaire ou un autre système ou dispositif électronique. Au cours de l’encapsulation, IBM Bromont a recours à plusieurs produits chimiques qui facilitent le soudage de la micropuce au substrat. L’entreprise procède ensuite à un nettoyage chimique particulièrement gourmand en énergie et en eau. Dans le cadre du projet Équation, IBM Bromont souhaite développer des matériaux et des méthodes d’encapsulation capables de fixer le dispositif à son substrat moyennant une utilisation minimale de produits chimiques, d’eau et d’énergie. Entre autres, l’entreprise envisage de recourir à des techniques de soudage par pression à chaud reconnues pour leur efficacité. Cette solution éliminerait l’étape du nettoyage chimique et

De l’avis d’Éric Bourget, directeur de l’ingénierie du matériel informatique chez Trilliant (Québec) : « Le projet Équation confère aux 60 employés de notre bureau de Granby un mandat stratégique. Il nous permettra également d’élargir notre expertise interne et de créer jusqu’à 15 nouveaux emplois. Nous pourrons ainsi affirmer notre rôle au sein de l’équipe multinationale de R-D de Trilliant et accroître nos retombées sur l’économie locale. En contribuant au développement de solutions destinées aux réseaux électriques intelligents vendus partout dans le monde, nous aidons à générer des revenus mondiaux qui retournent au Québec. Plus important encore, notre partenariat avec IBM Bromont nous permet de contribuer à définir de nouvelles pratiques opérationnelles qui aident à préserver l’environnement ».

réduirait de beaucoup la consommation d’eau et d’énergie qui lui est associée. Cependant, pour atteindre cet objectif, l’équipe doit surmonter plusieurs obstacles techniques. « L’assemblage en boîtier permet à une micropuce de fonctionner au sein d’une application ou d’un produit, explique M. Étienne Lemieux, gestionnaire de l’Unité de développement de l’encapsulation chez IBM Canada à Bromont. Il peut y avoir jusqu’à 20 000 connexions entre une puce et son substrat. Notre nouvelle solution doit assurer un soudage robuste de ces éléments et un fonctionnement fiable de toutes ces interconnexions. Il suffit qu’une seule d’entre elles soit défectueuse pour que la puce ne serve plus à rien. Si nous parvenons à créer un assemblage efficace, qui exige moins de produits chimiques et d’eau et présente un bon rendement énergétique, cela réduira ainsi le temps et les coûts associés à l’assemblage. Une telle avancée nous rendrait plus concurrentiel, assurerait la durabilité de nos activités sur le plan environnemental, et constituerait un héritage pour les générations futures au Québec. » Au cours de la dernière année, l’équipe a évalué diverses méthodes d’encapsulation. Les essais ont réuni des ingénieurs chevronnés d’IBM Bromont et des étudiants postdoctoraux tel que Mamadou Diop, de l’Université de Sherbrooke. « Au cours de la dernière année, j’ai examiné d’autres procédés d’encapsulation et des nouveaux traitements de surface des micropuces qui sont moins énergivores et moins coûteux pour IBM, explique Mamadou Diop. Ces méthodes favorisent également un assemblage plus rapide des micropuces et contribueront à accroître la productivité générale de l’usine. Le projet Équation m’a donné la chance de travailler directement avec un chef de file de l’industrie et, du coup, m’a permis de mieux comprendre la filière de la microélectronique. Cette expérience pratique m’ouvrira certainement des portes dans ma carrière d’ingénieur. » IBM Bromont compte mettre à l’essai une solution d’encapsulation écologique d’ici la fin de 2014. L’entreprise collaborera étroitement avec Prompt, le coordonnateur du projet Équation, afin de créer de nouveaux partenariats à l’appui de cet objectif.

Il s’agit d’une formule d’innovation unique en son genre qui comporte des avantages économiques, sociaux et environnementaux pour les résidents du Québec et maintes autres personnes ailleurs dans le monde.

En ce qui concerne l’avenir, Trilliant et IBM Bromont se réjouissent à l’idée de collaborer avec Prompt à l’établissement de nouvelles alliances susceptibles de faire avancer les objectifs du projet Équation. En somme, l’équipe du projet Équation est en train de développer une technologie intelligente qui sera mise au service de solutions énergétiques intelligentes.

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De l’infonuagique aux télécommunications en nuage Imaginez que vous êtes P.-D.G. d’une société de génie logiciel de Québec, avec des dizaines de développeurs à votre emploi. Une occasion d’affaires lucrative, auprès d’un leader de l’industrie, se présente; vous savez qu’une telle chance ne passe pas deux fois. C’est décidé, vous allez la saisir! Mais ce n’est pas aussi simple. Pour en profiter, vous devez rapidement augmenter vos effectifs et l’infrastructure de TI qu’il vous faut, mais les ressources se font rares. Pour réussir, vous devrez trouver un moyen original qui maximisera vos ressources existantes et le rendement sur tous vos investissements. Qui plus est, vous croyez fermement au développement durable et veillez à ce que chacune de vos décisions d’affaires soit bonne, tant pour vos employés et votre clientèle, que pour l’environnement. Vous prenez un peu de recul pour analyser le modus operandi de votre entreprise. Vous avez toujours eu vos propres serveurs, matériel et logiciels, de même que l’équipe de TI nécessaire, sur place, pour y voir. Mais vous n’avez tout simplement pas les moyens d’investir dans l’infrastructure de TI additionnelle qu’il faudrait, pas plus que le temps, ni le personnel spécialisé pour la gérer. L’occasion est ‘belle’ et bien là, mais que faire? Comme tant d’autres, vous avez senti l’engouement que suscite l’« infonuagique » et savez qu’elle aide les entreprises à accroître leurs capacités en TI, sans trop investir. Ce que l’infonuagique fait, essentiellement, c’est déplacer une grande partie de l’infrastructure de TI ailleurs que dans l’entreprise même et la rendre accessible par Internet. Elle permet aux propriétaires d’entreprises de louer la capacité de traitement, le matériel et les logiciels nécessaires, au besoin, plutôt que de l’acquérir. C’est un moyen rentable et très souple pour eux d’augmenter ou de réduire leurs capacités et leur

Télécommunications nuagiques

Les réseaux de télécommunications nuagiques (telco clouds) offrent une solution viable aux entreprises de télécommunications, à leurs clients et à la société en général. Ils fournissent le même service de qualité qu’un réseau de télécommunications traditionnel, mais par le biais d’un réseau en nuage. Les fournisseurs peuvent ainsi tirer un meilleur parti des investissements dans le réseau, rationnaliser leur exploitation et réduire leur consommation totale d’énergie. Cet argument économique convaincant pousse l’industrie des télécommunications vers les nuages. Treize fournisseurs de télécommunications faisaient d’ailleurs pression récemment pour l’établissement de tels réseaux virtuels. Des entreprises, comme Ericsson, font preuve de leadership mondial à ce chapitre et développent des solutions de réseaux de télécommunications nuagiques. En tant que l’un des six leaders de l’industrie à mener un projet Équation, Ericsson reconnaît les nombreux avantages que présentent les réseaux de télécommunications nuagiques, pour l’environnement. Les

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Partenaires de PROJEts

investissement en TI, en fonction de la demande. Les entreprises peuvent ainsi réaliser des économies d’échelle, puisqu’elles partagent cette infrastructure de pointe, coûteuse et sûre, avec un grand nombre d’utilisateurs. Autrement dit, c’est le moyen de faire plus et de dépenser moins, tout en réduisant les émissions de GES. Vous commencez à songer aux services d’infonuagique qui pourraient vous aider à réaliser vos objectifs d’entreprise. Comme le précisait Andrew McAfee, chargé de recherche principal au Center for Digital Business du MIT Sloan School of Management, l’infonuagique a donné naissance à trois principaux services auxquels les entreprises ont recours23 : • Infrastructure comme service (IaaS) : Le plus élémentaire des services offerts par le nuage. C’est essentiellement un ou des serveurs du nuage qui fournissent les capacités de traitement ou bandes passantes. Elle offre aux utilisateurs l’accès à la puissance de traitement sans avoir à se préoccuper d’installation, ni d’entretien. Les clients paient simplement pour la capacité qu’ils utilisent. • Plateforme comme service (PaaS) : Il s’agit d’une plateforme en nuage dont les entreprises peuvent se servir pour développer des applications personnalisées ou concevoir des logiciels qui s’intègrent aux applications existantes. Elle est habituellement offerte avec des technologies de développement logiciel qui permettent aux clients de commencer rapidement à écrire le code. Lorsque le code est prêt, le fournisseur l’héberge et le met à la disposition des employés. • Logiciel comme service (SaaS) : C’est le plus répandu et abouti des services d’infonuagique. Il s’agit d’une application ou d’une suite logicielle appartenant au nuage plutôt que d’être installée sur le disque dur d’un utilisateur ou dans un centre informatique.

nuages télécom réduisent dans le réseau la quantité de matériel qui émet du CO2, aidant à réduire les gaz à effet de serre (GES) qui contribuent au réchauffement planétaire. Voilà la puissance de la virtualisation qui regroupe une bonne partie des équipements du réseau. Les avantages pour l’environnement seront encore plus importants, si la gestion du réseau est relocalisée d’un emplacement alimenté par des combustibles fossiles, vers un centre informatique utilisant de l’énergie renouvelable. Cette solution, qui présente la rare particularité d’être bonne pour l’économie comme pour l’environnement, s’avère prometteuse pour n’importe quel territoire jouissant de sources d’énergies renouvelables, y compris le Québec. Vous commencez à imaginer tous les changements positifs qu’apporteraient les réseaux de télécommunications nuagiques. Les possibilités sont si nombreuses. Par exemple, en tirant parti de la technologie optique qui fait appel à la puissance de la lumière, les réseaux en nuage pourraient soutenir le déploiement d’un service à large bande; ainsi les habitants des villes comme des

Vous vous rendez compte que les solutions d’infonuagique accéléreraient le développement du produit sans que vous ayez à trop investir dans de nouvelles TI, ni pour augmenter votre capacité de traitement. Face à de tels arguments, vous décidez de recourir à l’infonuagique. Enthousiaste quant aux possibilités de cette innovation, vous commencez à songer à tout ce que l’infonuagique pourrait apporter au Québec aux plans économique, social et environnemental. Équation soutient justement de nouveaux projets en R-D qui explorent de telles possibilités, dont le potentiel d’intégrer le concept de l’infonuagique aux réseaux de télécommunications, soit la télécommunication nuagique. Il ne sera bientôt plus simplement bon, mais essentiel d’avoir recours à cette innovation. Avec l’arrivée des téléphones et autres appareils intelligents capables de télécharger des données et des vidéos, le trafic sur les réseaux de télécommunications a augmenté de façon démesurée, ces dernières années. Le trafic de données du service mobile mondial a plus que doublé en 2011, pour la quatrième année d’affilée.24 Cette augmentation vient de notre soif de données; le téléchargement de vidéos sur nos appareils portatifs représente maintenant la moitié de tout le trafic de données.25 Et ce rythme de croissance ne semble pas vouloir s’essouffler. Aujourd’hui, la planète compte sept milliards d’appareils mobiles. D’ici 2017, ce nombre sera propulsé à plus de 10 milliards.26 Vous vous demandez : Comment les réseaux de télécommunications actuels pourront-ils faire face à une telle augmentation du trafic? Si cette croissance se poursuit comme le prévoient les experts, ils ne le pourront pas. Qui plus est, si les entreprises de télécommunications dépendent d’une infrastructure de réseaux et d’approches traditionnelles, il leur faudra investir des sommes substantielles et relever de nouveaux défis opérationnels, sans compter qu’elles émettront encore plus de CO2 qui pollue notre atmosphère. Ce n’est une formule gagnante ni au plan économique, ni au plan environnemental.

régions rurales pourraient profiter d’un accès à l’Internet haute vitesse propre et vert. Par ailleurs, le réseau soutiendrait le développement d’applications intelligentes dans de nombreux secteurs, stimulant une croissance économique encore plus grande. Et si les gouvernements vont de l’avant et mettent en place des programmes de plafonnement et d’échange en guise de mesures incitatives économiques pour réduire les émissions de CO2, les réseaux de télécommunications nuagiques deviendront incontournables. Le constat est très clair : les réseaux de télécommunications nuagiques et les centres informatiques verts représentent un enjeu économique, social et environnemental indéniable. Ils sont grandement tributaires du succès des sociétés numériques et durables du 21e siècle. Amorçant la planification de votre propre stratégie d’infonuagique, il vous tarde de connaître les résultats du projet Équation, financé par le gouvernement du Québec. Aucun doute que cet investissement stratégique contribuera à créer un avenir plus prospère et durable pour vous, votre famille et bien des générations encore.

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Cas de réussite Nous faisons partie de l’

Le projet d’Ericsson :

Lorsque vous téléchargez un film, envoyez un message instantané ou achetez des billets de concert en ligne, vous faites appel à une importante capacité informatique. Elle vous permet d’obtenir des données, de faire des transactions commerciales électroniques ou de communiquer avec quelqu’un dans un autre pays, et ce, presque instantanément. De plus en plus, les serveurs, le matériel et les logiciels grâce auxquels nous pouvons effectuer ces tâches, sont hébergés ailleurs que chez les fournisseurs de services. Ils sont peu à peu déplacés vers le « nuage ».

Déployer le potentiel des réseaux de télécommunications nuagiques pour bâtir une société durable du 21e siècle

L’infonuagique repose sur un réseau de serveurs distants hébergés sur Internet afin d’y stocker, gérer et traiter des données, plutôt que sur un serveur local27. Elle offre maintes possibilités de réduction des coûts d’exploitation, de prestation de nouveaux services et de production de nouveaux revenus, de sorte que les entreprises sont de plus en plus nombreuses à l’adopter, y compris les grandes multinationales du secteur des télécommunications. Ainsi, en octobre 2012, treize des plus importants fournisseurs du domaine se sont mobilisés en vue du développement de réseaux d’infonuagique virtuels. Ces entreprises sont à la recherche de moyens de gérer la croissance rapide de l’utilisation des réseaux de télécommunications et de tirer profit de la vague d’investissements mondiaux dans les services en nuage. On s’attend à ce que les sommes investies, évaluées à 55 milliards de dollars américains en 2011, doublent d’ici 2015, pour atteindre près de 130 milliards de dollars américains28. Même si cette industrie est guidée par ces impératifs économiques, elle pourrait également profiter d’avantages environnementaux considérables grâce à l’infonuagique, qui aide à réduire le nombre d’équipements émetteurs de gaz à effet de serre dans le réseau. Ericsson chapeaute un sous-projet Équation qui vise à aider les fournisseurs du secteur des télécommunications à tirer parti de ces possibilités. L’entreprise met au point des technologies destinées au « Ericsson Cloud System », un réseau de télécommunications

Gauche à droite : Pierre Boucher et Makan Pourzandi, les deux d’Ericsson Canada.

Du matériel qui définit une voie plus verte pour le trafic sur le réseau La création d’un réseau de télécommunications nuagiques nécessite également du matériel spécialisé qui prend en charge la virtualisation. Pour les centres de traitement de données, la virtualisation permet aux fournisseurs de services de regrouper plusieurs serveurs physiques dans un seul et même serveur avec une isolation complète30. Cela accroît l’efficacité des centres de traitement de données et les aide à obtenir de meilleurs résultats, à simplifier la gestion du réseau et à réduire le nombre d’équipements réseau coûteux, qui émettent du gaz carbonique. Selon les prévisions des analystes, l’infonuagique engendrerait une réduction de 31 % de la consommation énergétique, par les centres de traitement de données, de 2010 à 202031.

de composants de pointe, comme des commutateurs optiques qui acheminent ou dirigent automatiquement le flux de données sur le réseau. Ericsson travaille avec Dr David Plant, professeur James McGill titulaire d’une chaire de génie électrique et informatique, et son équipe de recherche à l’Université McGill, au développement de ce matériel optique. « Il s’agit de notre premier projet concerté de R-D avec Ericsson, a affirmé Dr Plant. Nous avons la chance de travailler avec ce chef de file mondial de l’industrie et cela représente, pour les chercheurs et les étudiants de notre groupe de systèmes photoniques de McGill, une occasion unique d’acquérir des connaissances. Nous pourrons également mettre en commun nos compétences en photonique, en vue du développement d’un système commercial déployable à l’échelle planétaire. Il s’agit d’une expérience formidable pour notre équipe. » Selon Pierre Boucher, directeur de la recherche chez Ericsson Canada, le projet Équation appuie directement les objectifs de l’initiative de société en réseaux d’Ericsson, visant à connecter toutes les personnes et tous les systèmes en temps réel, où qu’ils soient. « Si le trafic sur les réseaux

Par ailleurs, Ericsson souhaite utiliser, au sein de son réseau de télécommunications nuagiques, des techniques optiques afin d’optimiser la transmission de données sur les réseaux virtuels et d’assurer la fiabilité requise en matière de télécommunications. Pour ce faire, elle a besoin

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« En plus des possibilités, à court terme, qu’offrent les réseaux de télécommunications nuagiques, ce projet est susceptible de faciliter l’aménagement de villes intelligentes et plus durables, dans l’ensemble du Québec. » Pierre Boucher, Ericsson Canada

nuagiques aussi robuste que les réseaux de télécommunications classiques, qui offre la même qualité de service. Le projet prévoit le développement du matériel et des logiciels utilisés par les opérateurs de réseaux et les centres de traitement de données29 pour gérer le réseau au moyen du nuage, tout en favorisant une réduction de la consommation énergétique. Ce qui est encore plus prometteur, est l’objectif que s’est donné Ericsson d’aider les centres de traitement de données à évaluer leur consommation d’énergie et à se servir de sources d’énergies renouvelables comme l’énergie éolienne, l’hydroélectricité et l’énergie solaire pour faire fonctionner le réseau. Cet objectif appuie directement la vision d’Ericsson d’une société réseautée et durable ainsi que les objectifs du projet Équation autant sur les plans économique, environnemental que social. De concert avec des collaborateurs des universités et des PME, de partout au Québec, l’équipe de R-D d’Ericsson, à Montréal, travaille à la mise au point : • D’un logiciel qui permet de gérer et de contrôler ce réseau de télécommunications depuis le nuage, tout en utilisant des sources d’énergies renouvelables pour alimenter le réseau; • De matériel spécialisé qui prend en charge la mise en œuvre de « réseaux virtuels », aidant ainsi à réduire le nombre d’équipements physiques émetteurs de GES dans le réseau.

Un logiciel servant à gérer le réseau de télécommunications depuis le nuage

l’état et la durée de vie utile de l’équipement du réseau, déterminer l’impact des émissions de GES issues de cette infrastructure et alimenter le réseau par des sources d’énergies renouvelables. Il s’agit d’une tâche complexe, étant donné que l’énergie solaire et l’énergie éolienne sont des sources d’énergies intermittentes qui sont grandement tributaires de l’évolution des conditions météorologiques et climatiques. Ericsson souhaite concevoir des solutions grâce auxquelles le réseau pourra être alimenté par une source d’énergie renouvelable, puis faire appel automatiquement à une autre source d’énergie, si besoin il y a. Pour atteindre ces objectifs, l’entreprise travaille avec des chercheurs de l’École Polytechnique de Montréal, de l’ÉTS, de l’Université Laval et de l’Université McGill. Elle voit aussi à la mise au point de capacités logicielles spécialisées, avec Inocybe Technologies, une PME québécoise qui développe une technologie de virtualisation de réseau. Au cours de la dernière année, Ericsson et ses collaborateurs ont mis au point un prototype de cette solution de gestion de réseau. L’équipe a testé la fonctionnalité du logiciel dans un laboratoire de l’ÉTS au moyen de la technologie d’Ericsson. S’appuyant sur les résultats de cette première évaluation, Ericsson continue de peaufiner la fonctionnalité du logiciel. L’entreprise travaille maintenant à la commercialisation de cette technologie, et cherche à illustrer comment elle aidera les centres de traitement de données à mieux évaluer les émissions de GES du réseau et à réduire la consommation énergétique globale.

Pour saisir les nombreuses possibilités offertes par le réseau, les centres de traitement de données doivent disposer de nouveaux moyens de gérer un réseau virtuel (qui héberge, hors site, la fonction réseau). Dans le cadre de ce sous-projet Équation, Ericsson développe un logiciel destiné à offrir à ces installations, de nouvelles capacités de gestion de réseaux sur le Web. Grâce à ce logiciel, les centres de traitement de données pourront notamment mieux évaluer

continue de croître au rythme prévu, les réseaux de télécommunications existants pourraient ne plus suffire à la demande. Devant la migration d’un nombre accru d’équipements de télécommunications vers les centres de traitement de données, Ericsson entend offrir de nouvelles solutions de prestation de services en nuage aux acteurs de cette industrie. Les technologies, mises au point à Montréal, permettront aux fournisseurs du domaine des télécommunications, du Québec et d’ailleurs, de disposer de nouvelles capacités. Les innovations qui en découleront auront des retombées de taille sur l’économie québécoise et sur la société, de façon générale. » M. Boucher souligne le rôle essentiel qu’a joué Prompt, coordonnateur du projet Équation, pour aider Ericsson à saisir cette occasion. « Les résultats de nos récents projets d’ÉcoloTIC, ont aidé notre équipe de R-D, à Montréal, à obtenir un mandat stratégique dans le cadre du « Ericsson Cloud System ». Cette initiative nous permet de tirer profit des fonds octroyés par le gouvernement du Québec, de l’expertise des chercheurs locaux et des PME comme Inocybe, et de nombreuses années de collaboration avec Prompt. Cela pourrait se traduire par de

nouvelles initiatives de R-D qui aideront à conserver et à créer des emplois à Montréal, et seront source d’avantages pour nos employés, leurs familles et l’économie de la région. » En plus des possibilités, à court terme, qu’offrent les réseaux de télécommunications nuagiques, ce projet est susceptible de faciliter l’aménagement de villes intelligentes et plus durables, dans l’ensemble du Québec. Le Québec dispose de nombreuses sources d’énergies renouvelables et cette technologie pourrait être déployée dans les réseaux gérés par des centres de traitement de données écologiques, partout sur son territoire. De tels réseaux contribueraient à réduire les émissions de gaz à effet de serre dégagées par l’infrastructure de télécommunications en place et le grand nombre d’applications et de services exécutés sur ces réseaux. M. Boucher est d’avis : « Qu’avec les réseaux de télécommunications nuagiques, le Québec pourra véritablement s’engager dans la voie du numérique, menant à une société durable du 21e siècle. »

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Cas de réussite Nous faisons partie de l’

Le Centre d’innovation Fujitsu :

L’innovation ouverte : « Paradigme reposant sur l’hypothèse que les entreprises peuvent et doivent utiliser tant les idées provenant d’autres entreprises que celles développées à l’interne »32… « Innover avec des partenaires, en partageant les risques et les réalisations »33… « Trouver la bonne solution, les meilleures idées et les esprits les plus brillants, où qu’ils soient, et les réunir pour relever des défis commerciaux, qu’ils le soient pour vous seul ou pour l’ensemble de votre secteur d’activités. »34

Nouvelle avenue pour l’innovation et la collaboration en ÉcoloTIC à Québec

Il y a bien des façons de définir l’innovation ouverte, et plus de façons encore de la mettre en œuvre pour développer un avantage concurrentiel sur le marché. Fujitsu le sait bien. Leader en la matière, l’entreprise est un joueur d’envergure mondiale dans le secteur des technologies de l’information et de la communication (TIC). Elle offre un éventail complet de produits et services technologiques à ses clients dans plus de 100 pays et réalisait, en 2011, des revenus consolidés de 54 milliards de dollars. Sa vision : créer une société plus prospère, intelligente et durable. Ainsi, l’entreprise se spécialise dans les solutions de TIC qui aident ses clients à réduire leurs émissions de GES et leur impact sur l’environnement, entre autres. Avec le financement qu’elle a obtenu du gouvernement du Québec, par l’intermédiaire du projet Équation, Fujitsu Canada a renforcé sa présence dans la ville de Québec en y établissant le Centre d’innovation Fujitsu, un lieu de convergence d’idées, de compétences et de technologies. Ce centre, premier en son genre en Amérique du Nord, est un lieu de collaboration où clients et partenaires commerciaux travaillent en équipe avec les spécialistes de Fujitsu pour concrétiser de nouvelles idées et mettre en pratique des technologies vertes émergentes dans le but de créer des solutions d’affaires novatrices. Tirant profit de l’expertise de ses 1500 employés locaux et du vaste réseau que forment les 170 000 employés Fujitsu partout dans le monde, le Centre transforme différents concepts

Gauche à droite : Rémi Jean, Fujitsu; Vincent Morissette, Edusis.

Progrès En raison de la compatibilité du projet avec ses propres objectifs, le Centre d’innovation Fujitsu a démarré un projet avec Edusis, l’entreprise fondée par M. Morissette, et négocié l’acquisition de la propriété intellectuelle du produit. « En collaboration avec les employés chevronnés de Fujitsu et forts de sa technologie, nous avons conçu une solution mobile qui répond aux besoins des enseignants, des parents et des élèves, affirme M. Morissette. Fonctionnant sur une plateforme infonuagique, l’outil permet à un enseignant d’accéder en temps réel aux données d’un élève à partir d’une tablette, d’un ordinateur portatif ou d’un appareil mobile. Il recueille rapidement les données permettant d’offrir une vue d’ensemble des progrès scolaires de l’élève. » En 2012, plus de 30 enseignants ont mis l’outil mobile à l’essai et cela, dans 14 écoles primaires et secondaires du Québec. Leurs commentaires ont permis d’apporter plusieurs améliorations et d’en

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augmenter la portée. L’étape de la démonstration franchie, Fujitsu prépare maintenant le lancement du produit, prévu au printemps 2013. « Cette application permettra d’offrir aux enfants des défis scolaires bien adaptés à leurs capacités et les aidera à mettre l’accent sur leurs forces et les progrès qu’ils font plutôt que sur leur performance. L’outil permet l’enseignement en collaboration et favorise la coopération au sein de l’école, dit M. Morissette. L’équipe au Centre d’innovation Fujitsu a accéléré la mise au point de notre produit, ce qui nous a valu d’obtenir ces résultats. » D’après Rémi Jean, le projet Équation a joué un rôle essentiel dans l’implantation du Centre d’innovation Fujitsu : « Équation, financé par le gouvernement du Québec, a directement influencé la décision de Fujitsu d’installer son Centre au Québec. En effet, Fujitsu se réjouit de la volonté du Québec d’encourager le


« Équation et d’autres projets ÉcoloTIC de Prompt, financés par le gouvernement du Québec, ont directement influencé la décision de Fujitsu de s’installer au cœur de la ville de Québec. » Rémi Jean, Fujitsu Canada

avant-gardistes en prototypes fonctionnels, démonstrations ou produits en phases initiales. Le Centre se concentre sur quatre secteurs interreliés : l’infonuagique, l’informatique mobile, la gestion intelligente de l’information et la virtualisation des environnements de travail.

et activités parascolaires, commentaires des autres enseignants, etc. –, obtenir une vue d’ensemble du rendement scolaire et du développement personnel d’un élève est tout un défi et demande du temps! Il peut également être tout aussi difficile pour les parents et élèves d’évaluer les progrès scolaires en temps réel.

Tirant avantage de la riche structure industrielle dont jouit le Québec, le Centre offre à ses collaborateurs de nouvelles capacités d’innovation et de nouvelles avenues en matière de commercialisation. Il donne notamment accès à des laboratoires et à des infrastructures destinés au développement de technologies. Ces ressources contribuent à accélérer la démonstration, le développement et éventuellement la commercialisation de nouveaux produits et services dans des secteurs clés de l’économie. Ultimement, les innovations profiteront aux Québécois, tant aux plans économique que social et environnemental.

M. Morissette et six de ses collègues ont donc décidé de développer une application mobile pour l’évaluation des élèves. Cet outil convivial en ligne est une vraie mine d’informations pour les enseignants, les parents et les élèves. En plus d’aider à la prise de décisions éclairées et à la réduction de la charge de travail des enseignants, l’application soutien la réforme de l’éducation au Québec. Un premier prototype en main, cet enseignant, devenu entrepreneur, s’est tourné vers le Centre d’innovation Fujitsu dans le but d’améliorer l’application.

« Cinquante emplois de qualité devraient être créés au Québec grâce au Centre d’innovation Fujitsu, affirme son directeur, Rémi Jean. Nous prévoyons réaliser une vingtaine de projets en collaboration, d’ici mars 2015. Plusieurs projets d’infonuagique et de bureau virtuel, auxquels travaillent une douzaine d’experts sur place et 50 créateurs au Québec, sont en cours. Déjà, ces projets portent fruit chez nous, dans le développement d’une niche interne en innovation, de même que chez nos partenaires locaux et nos partenaires issus des grandes alliances mondiales. » Un exemple : un enseignant au primaire s’est présenté au Centre d’innovation Fujitsu avec une idée prometteuse. Appelé à travailler à l’École Jouvence et à l’École des Hauts-Clochers de Québec, M. Vincent Morissette trouvait difficile de faire le suivi du dossier de chaque élève. En raison du nombre impressionnant de sources d’information à consulter – évaluations de l’élève, détail de ses cours

développement des technologies vertes et intelligentes au profit de la société et de l’environnement. » Le Centre d’innovation Fujitsu est en train de mettre au point de nouveaux projets de TIC, avec des applications dans plusieurs secteurs, qui contribueront à la création d’emplois, au renforcement de l’économie régionale et à la protection de notre environnement. « Le projet Équation a permis à notre équipe du Québec d’obtenir un mandat corporatif stratégique en infonuagique et autres technologies associées. Cela nous permet d’ajouter des ressources à notre équipe et d’avoir un impact plus grand au sein de l’entreprise et ultimement au Québec, dit Rémi Jean. Pour l’avenir, nous prévoyons travailler avec Prompt et d’autres leaders du projet Équation pour faire participer davantage les chercheurs de diverses universités et d’autres entreprises. Cela nous ouvrira d’autres portes et nous aidera à accroître notre masse critique de spécialistes en ÉcoloTIC au Québec. »

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Cas de réussite Nous faisons partie de l’

Le projet de Teledyne DALSA :

Le méga marché de la microtechnologie à l’échelle mondiale pourrait avoir toute une incidence sur notre environnement. En effet, une utilisation judicieuse de cette technologie pourrait contribuer à diminuer notre consommation énergétique, à réduire les émissions de gaz à effet de serre et à ralentir les changements climatiques. L’équipe de Teledyne DALSA à Bromont, au Québec, en sait quelque chose. Chaque jour en se rendant au bureau, tous ses membres voient défiler les collines verdoyantes menant à Bromont. Quoi de mieux pour les inspirer à développer une technologie qui préservera cet environnement pour les générations à venir? Et c’est justement ce qu’ils entendent faire par l’intermédiaire du projet Équation.

Aider les centres informatiques à suivre la voie de l’économie et de l’efficacité énergétique

Teledyne DALSA est un chef de file international en matière d’imagerie numérique de haute performance et de semiconducteurs, avec environ 1 000 employés dans le monde. Cela inclut 90 ingénieurs et scientifiques à Bromont. Fondée en 1980, et acquise par Teledyne Technologies en 2011, Teledyne DALSA conçoit, développe, fabrique et commercialise des produits et des solutions d’imagerie numérique, en plus de fournir des produits et services de semi-conducteurs. L’entreprise compte plus de 30 ans d’expérience dans les circuits intégrés spécialisés et la technologie électronique associée, les logiciels et la fabrication de gaufres de semi-conducteurs évoluées. On retrouve cette technologie dans les usines, laboratoires, studios, hôpitaux et postes d’inspection aux quatre coins du globe, et même sur d’autres planètes. Teledyne DALSA a, en effet, fabriqué les micropuces à haute fiabilité qui procurent au rover Curiosity de Mars les capacités de saisie d’images tandis qu’il quadrille la surface de Mars. Pas surprenant que, forte de toutes ces réalisations, l’entreprise développe à présent une technologie qui contribuera à économiser l’énergie. Gauche à droite : André Lessard, Marc Faucher, Patrick Wright, René Taillefer, Marc Roy et Kevin Kornelsen, tous de Teledyne DALSA. Absents de la photo : Ali Badar Alamin Dow et Frédéric Drapeau.

Grâce au financement essentiel qu’elle reçoit du gouvernement du Québec par le biais d’Équation, Teledyne DALSA développe des

Progrès Au cours de la dernière année, Teledyne DALSA a conçu et fabriqué un commutateur à application spécifique compatible avec les vitesses de transmission des réseaux actuels, comme ceux de prochaines générations. Ce commutateur combine la technologie des circuits intégrés haute tension aux systèmes microélectromécaniques (MEMS), dispositifs mécaniques de la taille d’une tête d’épingle qui détectent leur environnement et que l’on peut commander avec précision. Le premier prototype est doté de miroirs miniaturisés pouvant être contrôlés et inclinés de façon à dévier le flux de données (comme un faisceau lumineux) vers une fibre optique donnée du réseau. Pour développer ce produit personnalisé, le personnel de Teledyne DALSA a travaillé en collaboration avec des partenaires de recherche régionaux d’Optech, le Centre collégial de transfert de technologie du Québec. Prompt, en tant que coordonnateur du projet Équation, a facilité la réalisation de ces projets de collaboration dans le domaine de la recherche.

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« Ce projet a permis à notre équipe d’ingénieurs de mettre leurs compétences spécialisées en photonique à profit dans le développement d’un système commercial conjuguant des éléments optiques, microélectroniques et MEMS, de la conception aux essais en passant par la fabrication d’un prototype, disait M. Maroun Massabki, directeur du développement et de l’innovation à Optech. Nous avons ainsi pu jouer un rôle clé dans le développement de ce dispositif optique et dans son intégration à la technologie de Teledyne DALSA. Nous comptons mettre à profit les connaissances et l’expérience acquises auprès de ce leader de l’industrie afin d’ouvrir de nouvelles perspectives pour Optech dans le secteur de la microélectronique, et particulièrement dans la conception et l’intégration de systèmes micro-optiques. » M. Faucher insiste sur la contribution inestimable d’Équation dans le démarrage de ce projet de R-D « Le financement que nous recevons du gouvernement du Québec, par l’intermédiaire d’Équation, et le soutien appréciable de Prompt en matière


« Les résultats de cette coopération en R-D profiteront à chaque entreprise participante, en plus de développer une expertise nouvelle qui offrira au Québec un avenir prometteur aux plans économique et environnemental. » Marc Faucher, Teledyne DALSA

composants optiques évolués qui réduiront grandement l’énergie requise pour exploiter un réseau optique. Ce type de réseau envoie numériquement des données sous forme d’impulsions lumineuses transmises par fibre optique35. De la taille d’un cheveu humain, ces puissants tuyaux de verre que sont les fibres optiques permettent de transmettre à très grande vitesse d’importants volumes de données sur Internet. Elles ont la capacité d’envoyer et de recevoir ces données sur de très longues distances, jusqu’à 100 gigaoctets à la seconde, partout dans le monde, notamment à des centres équipés de systèmes informatiques, de matériel de télécommunications et d’autres types de matériaux et de logiciels. Teledyne DALSA s’efforce d’aider ces installations et, du même coup, les utilisateurs qui en dépendent, à réduire leur consommation énergétique de plus de 50 %.

sommes en train de développer un commutateur optique à application spécifique qui permettra à un opérateur de détourner rapidement le trafic vers les modules et réseaux d’autres centres de données afin de réaliser des économies appréciables aux plans énergétique et financier. Par exemple, bien des centres de données commencent à utiliser des sources d’énergies renouvelables comme l’énergie éolienne, hydroélectrique ou solaire. Ces types d’énergies sont souvent générés de façon intermittente. Avec ce dispositif optique, les opérateurs pourraient diriger le flux de données vers des centres de données fonctionnant à l’énergie solaire, puis le rediriger quelques heures plus tard, lorsque le soleil se couche, vers d’autres installations fonctionnant à l’énergie éolienne ou hydroélectrique. Ce projet Équation ouvre de nouvelles possibilités pour les réseaux de télécommunication et les centres de données qui en dépendent. »

L’entreprise s’affaire à développer un commutateur-répartiteur optique à application spécifique, un dispositif qui permettra aux entreprises de télécommunication de rediriger les signaux optiques à grande vitesse sur un réseau à fibres optiques36. Grâce à ce commutateur combinant plusieurs technologies des microsystèmes, les opérateurs pourront reconfigurer et reprogrammer rapidement et facilement les réseaux des centres informatiques. À l’heure actuelle, ces centres dépendent principalement de circuits électriques pour exécuter cette fonction. Comme l’expliquait Marc Faucher, Directeur – Développement de solutions de produits à Teledyne DALSA, cette technologie optique offre aux centres de données utilisant l’infonuagique de nouvelles possibilités de réduire les coûts d’exploitation et d’économiser de l’énergie.

C’est là un changement radical, pour l’industrie informatique, qui pourrait avoir tout un impact sur l’environnement. On estime que les centres de données fonctionnant à l’énergie renouvelable pourraient réduire la consommation d’énergie dite « brune » (produite par des sources polluantes) de 35 %.37 L’impact positif qu’un tel changement aura pour les entreprises desservies par ces centres de données verts ne laisse aucun doute, car elles seront ainsi à même de développer des applications vertes.

« En nous servant de réseaux optiques au lieu de réseaux électriques pour gérer le trafic vers les centres informatiques, nous pouvons offrir aux entreprises de télécommunication de nouvelles capacités tout en réduisant la consommation d’énergie du réseau. Nous

de coordination, nous ont permis de réunir une équipe d’étoiles québécoises pour réaliser ce projet. Les résultats de cette coopération en R-D profiteront à chaque entreprise participante, en plus de développer une expertise nouvelle qui offrira au Québec un avenir prometteur aux plans économique et environnemental. »

D’après M. Faucher : « Plutôt que d’avoir des dizaines de milliers de tableaux de distribution qui gaspillent de l’énergie pour rien, lorsqu’un centre de données fonctionne au ralenti en soirée, ce commutateur permettra aux opérateurs de rediriger tout le trafic de nuit vers d’autres centres informatiques ciblés. Les opérateurs pourraient choisir une installation où ce n’est pas l’heure de pointe et où les coûts énergétiques sont plus bas. Cette souplesse stratégique pourrait grandement réduire les coûts d’exploitation et la consommation énergétique dans ce secteur. »

les nombreux fournisseurs de technologies qui veulent aider à bâtir les villes et maisons intelligentes de demain.

Prochaines étapes Teledyne DALSA compte éventuellement créer une version encore plus performante du produit à application spécifique pour une connectivité et des vitesses encore plus grandes. L’équipe développera aussi des plateformes d’essai afin de valider l’efficacité de ce commutateur optique personnalisé. Ce projet contribue à ouvrir la voie au développement de nouveaux réseaux de communication destinés à augmenter la capacité tout en diminuant la consommation d’énergie, notamment dans les secteurs de l’aérospatiale, de l’automobile et du divertissement ainsi que pour

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Cas de réussite Nous faisons partie de l’

Le projet de Miranda :

Le samedi soir, alors que vous êtes bien installé pour regarder un film à la télévision payante ou un match diffusé sur votre chaîne de sports préférée, il est peu probable que les émissions de gaz à effet de serre vous passent par la tête. Comme plus de 100 millions d’autres abonnés à la télévision par câble ou par satellite en Amérique du Nord38, vous êtes impatient de regarder votre émission préférée. Mais, si la qualité de la télédiffusion se détériore ou, pire, que survient une interruption du service, les clients n’hésitent pas à se plaindre et à exiger qu’on corrige la situation. Les fournisseurs de câblodistribution et de télédiffusion par satellite consacrent chaque année des dizaines de millions de dollars à l’affectation de techniciens aux domiciles de leurs clients, en vue de diagnostiquer les problèmes et de rétablir le service.

Réduction des émissions de carbone et des coûts opérationnels dans l’industrie de la télévision par câble et par satellite

Dans l’univers des télécommunications et de la télédiffusion, l’envoi d’un tel spécialiste à la résidence du client est appelé « déplacement » – et, chaque fois qu’un camion est dépêché, il génère du dioxyde de carbone. En fait, pour chaque litre d’essence brûlé, un camion émet 5 livres de gaz à effet de serre – et, dans le secteur de la télédiffusion, une industrie de plusieurs milliards de dollars, des dizaines de milliers de camions ateliers et de véhicules tout usage envahissent les routes chaque année. Cette situation a amené une entreprise québécoise de TIC à affirmer son leadership à l’échelle mondiale, en mettant au point des solutions technologiques visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre, lors des déplacements – lesquelles permettent également aux entreprises de câblodistribution et de télédiffusion par satellite d’économiser des millions de dollars en coûts opérationnels. Il s’agit d’une initiative importante. En effet, pour chaque tranche de mille camions sur la route, l’élimination d’un seul déplacement hebdomadaire permettrait de réduire les émissions de dioxyde de carbone de 1,1 million de livres chaque année39. Mené par Technologies Miranda, une marque Belden et un chef de file mondial en matière de solutions matérielles et logicielles pour le secteur de la télédiffusion par câble, satellite et IP, ce projet de R-D en ÉcoloTIC est une composante clé du projet Équation, chapeauté par Prompt.

Gauche à droite : Laurent Ruel, François Gourvil et Guy Langlois, tous de Technologies Miranda.

Prochaines étapes Pendant le reste du projet, Miranda concentrera ses efforts à la création d’outils de gestion de réseau et d’analyse du signal qui amélioreront l’efficacité du système et permettront de réduire davantage la consommation d’énergie. En vue de l’atteinte de ces objectifs, l’entreprise collaborera avec des chercheurs de l’École de technologie supérieure (ÉTS). « Nous nous réjouissons à la perspective de collaborer avec Miranda et de mettre à contribution notre expertise avancée en identification par vidéo et en surveillance de la qualité visuelle, dans le cadre du projet Équation, a déclaré Dr Stéphane Coulombe. Nous avons pour but d’améliorer encore davantage les fonctionnalités diagnostiques du système iControl Headend, en aidant les opérateurs à repérer les problèmes qui affectent la qualité vidéo et à trouver leurs origines le plus rapidement possible. Cette recherche représente, pour notre équipe et les étudiants qui collaborent avec elle, l’occasion de relever des défis stimulants et d’acquérir une expérience inestimable, auprès d’une grande société montréalaise. »

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À l’avenir, Miranda vise à assurer une réduction continue des besoins énergétiques et de l’empreinte écologique du système. Les exploitants de réseaux pourront ainsi diminuer leur consommation d’énergie, tout en maximisant l’espace disponible au sein de leurs centres NIC. Lorsque cette technologie divergente aura été mise au point, l’entreprise souhaite la promouvoir auprès des principales sociétés de câblodistribution et de télévision par satellite, qui pourront ainsi rationaliser leur flux de travail et optimiser leurs opérations. « La viabilité environnementale a toujours fait partie de l’ADN de Miranda, a indiqué Laurent Ruel, vice-président, systèmes de gestion et de contrôle. Nous nous efforçons de mettre au point des technologies écologiques qui permettent à nos clients d’atteindre le triple résultat, en leur procurant des avantages économiques, sociaux et environnementaux. Par exemple, on estime le coût financier moyen d’un déplacement par camion à 100 dollars l’heure, alors que le coût environnemental peut représenter des centaines de tonnes d’émissions de carbone, quotidiennement. Le système iControl Headend permettra


« En contribuant à réduire les émissions de gaz à effet de serre, cette technologie offrira également au Québec la possibilité de se positionner comme un chef de file mondial en matière de technologies propres. » Francois Gourvil, Technologies Miranda

Présent dans le secteur depuis plus de 20 ans, Miranda a acquis une profonde connaissance de l’industrie de la télédiffusion. À la suite du lancement du projet Équation, il y a 18 mois, Miranda a effectué une enquête exhaustive sur la manière dont les entreprises de télédiffusion par câble et par satellite surveillent la qualité des signaux télévisuels qu’ils fournissent à leurs abonnés, à partir de leur centre d’exploitation de réseau (NIC). Miranda a ainsi fait une découverte clé : au sein du centre NIC, les ingénieurs responsables de la prestation du service n’ont qu’une faible – voire aucune – visibilité des problèmes qui peuvent avoir une incidence sur la qualité du signal perçu par les clients. Pour faire le diagnostic approprié et résoudre un problème de signal, ils doivent souvent se rendre sur le terrain, avec le client. Cela peut demander des heures – et le déplacement d’un camion. Tirant profit d’un investissement du gouvernement du Québec, effectué dans le cadre du projet Équation, et en misant sur la technologie existante, Miranda travaille à la mise au point d’un nouveau système de surveillance en temps réel de la qualité du signal, destiné aux câblodistributeurs et aux fournisseurs de télédiffusion par satellite. Connu sous le nom d’iControl Headend, ce logiciel innovateur permet aux opérateurs de réseaux de surveiller et de gérer les signaux télévisuels pendant leur distribution. D’une durée de trois ans, le projet Équation comporte quatre composantes de R-D qui, ensemble, formeront une solution intégrée. Une fois terminé, le produit permettra de surveiller des milliers de chaînes simultanément et fournira aux opérateurs de réseaux des fonctionnalités améliorées, en matière de : • visualisation, en offrant aux ingénieurs la possibilité de voir le signal télévisuel; • investigation, en permettant une évaluation en temps réel de l’intégrité et de la qualité du signal;

aux fournisseurs de services d’économiser des millions de dollars et de réduire d’au moins 5 % les émissions de carbone engendrées par les déplacements. » François Gourvil, chef de produit chez Miranda, ajoute : « Nous croyons que cette technologie de surveillance du signal télévisuel pourrait devenir la norme, au sein de l’industrie. En contribuant à réduire les émissions de gaz à effet de serre, elle offrira également au Québec la possibilité de se positionner comme un chef de file mondial en matière de technologies propres. »

• gestion du réseau, en contribuant au fonctionnement plus efficace et plus intelligent d’imposants réseaux de données; et • analyse du signal, en facilitant la détection rapide et le diagnostic des problèmes qui affectent le signal de télédiffusion.

Progrès Au cours des 18 derniers mois, l’équipe d’Équation a franchi une série d’étapes importantes en R-D, dont la mise au point d’un nouveau logiciel de visualisation et d’instruments d’investigation. Pour atteindre certains de ses objectifs, Miranda a collaboré avec des PME québécoises, telles que Nuum Design Inc., Savoir-faire Linux et le Centre de recherche industrielle du Québec (CRIQ). Ces collaborateurs ont contribué au développement d’importants éléments matériels et logiciels qui améliorent la convivialité, la configuration et l’installation du système. Résolument orientée vers la clientèle, Miranda a procédé à un premier test avec certains grands câblodistributeurs américains. Les projets pilotes ont été couronnés de succès, permettant aux opérateurs de réseaux de diagnostiquer les défectuosités du signal beaucoup plus rapidement, faisant passer le temps consacré à la résolution de problèmes, de plusieurs heures, à quelques minutes.

en créant huit nouveaux postes d’ingénieurs hautement qualifiés, ce qui aurait été impossible sans le projet Équation. Outre cet investissement, nous continuons de bénéficier de l’expertise de Prompt, en matière de collaboration en R-D et de son expérience à titre de coordonnateur du projet. Cela revêt une importance particulière, alors que nous élargissons nos partenariats avec l’ÉTS et des PME locales et que nous collaborons au développement des nouvelles fonctionnalités de ce système. »

Conclusion Selon Guy Langlois, directeur, gestion de projet : « Équation nous offre l’occasion de faire évoluer la seconde génération de notre système iControl et d’en faire une solution complète et écologique pour l’industrie de la télévision. Le financement fourni par le gouvernement du Québec nous a permis d’accélérer de manière considérable ce projet de R-D,

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Mobiliser la communauté québécoise des TIC pour un avenir vert et prospère La Stratégie québécoise de la recherche et de l’innovation (SQRI) 2010-2013 repose sur cinq volets qui visent à renforcer le tissu économique, social et environnemental du Québec. Elle a pour objectif de favoriser :

Ce cinquième volet est un élément essentiel de l’équation, en matière d’innovation au Québec. Il vise à : • accélérer l’innovation et à permettre aux entreprises de jouir d’un avantage concurrentiel accru dans les marchés mondiaux à forte croissance; • accroître la collaboration en R-D parmi les sociétés bien établies, les PME et les chercheurs afin de favoriser une culture d’innovation ouverte; et • contribuer au développement d’une économie verte.

• une recherche plus compétitive et reconnue à l’échelle internationale; • le développement de l’entrepreneuriat; • une compétitivité et une productivité accrues, au moyen de l’innovation; • une meilleure gouvernance de la recherche et des investissements dans l’innovation; et • une collaboration entre l’industrie, le milieu universitaire et le gouvernement dans le cadre de grands projets d’innovation.

Le projet Équation se rattache directement à ces objectifs : il facilite l’établissement de partenariats de grande valeur, qui mobilisent des multinationales, PME, entrepreneurs et chercheurs universitaires dans le cadre de projets concertés en vue d’accélérer le développement, la commercialisation et l’adoption de technologies vertes.

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Dans le contexte économique actuel, les entreprises sont constamment mises au défi de générer de nouvelles idées et de mettre au point des technologies novatrices. Elles doivent également trouver le talent et les capitaux nécessaires pour assurer leur mise en marché. Pour réussir en affaires, les entreprises se voient de plus en plus contraintes de s’engager dans des projets concertés de R-D. Elles doivent, de plus, disposer de moyens très efficaces de communiquer avec des partenaires compatibles, du concept à la commercialisation. Au Québec, Prompt facilite des partenariats de R-D très productifs entre l’industrie et le milieu universitaire.

Ces collaborations comportent des avantages pour tous les participants, en encourageant : • la mise en commun des forces et des ressources complémentaires de tous les intervenants, élargissant ainsi leur capacité de R-D et leur permettant d’en faire davantage collectivement; • l’apport d’un savoir-faire interdisciplinaire en vue de résoudre des défis techniques et commerciaux particuliers, ce qui aidera les participants à mettre à profit les principaux résultats et connaissances acquises au sein d’autres initiatives en R-D; • le partage des coûts associés à la R-D, leur permettant ainsi d’entreprendre des projets à haut risque et à haut rendement qui, autrement, ne pourraient être mis en œuvre ; et • l’établissement de nouvelles relations qui donnent souvent lieu à des occasions de recherche et à de nouveaux débouchés économiques et commerciaux.

À titre de coordonnateur du projet Équation, Prompt contribue à mobiliser de nombreux intervenants du secteur québécois des TIC dans le cadre de projets de TIC écologiques – qu’il s’agisse de réseaux de télécommunications nuagiques, de réseaux intelligents de distribution ou d’autres applications et technologies vertes.

Laissez-nous vous présenter les innovateurs du projet Équation et qui s’emploient à créer un Québec branché, prospère et durable.

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Réseaux intelligents de distribution Infonuagique et Telconuagique

Mobiliser les équipes de R-D du projet Équation

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Université de Sherbrooke Trilliant Centre de recherche informatique de Montréal (CRIM) Nuum Design Centre de recherche industrielle du Québec (CRIQ) Savoir-faire Linux École de technologie supérieure (ÉTS) XVP Engineering Optech Edusis

Collaborateurs universitaires

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Collaborateurs de l’industrie (PME)


Membres du comité directeur de Équation Leaders des projets (membres votants) 1

2

3

5

6

7

4

4 Marc D. Faucher

1 Laurent Ruel Vice-président, monitoring et contrôle, Miranda Technologies

Directeur, CCD et développement des composants et produits, Teledyne DALSA

2 Etienne Lemieux

5 Renaud Caron

Directeur d’unité d’affaire, Développement et introduction de produits/applications, IBM Canada

3 Rémi Jean

Directeur, Centre d’innovation Fujitsu Président, Comité directeur d’Équation

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Vice-président principal, Développement stratégique, CGI

6 Pierre Boucher Directeur, Recherche, Ericsson Canada

7 Dr Charles Despins Président-directeur général, Prompt


Autres membres du comité directeur (non votants) 1 Jean-Louis Legault Président, ADRIQ

2 Daniel Blanche Président-directeur général, CRIM

3 Pierre Galarneau Vice-président et chef de la technologie, INO

4 Michel Vanier

7 Pierre Fafard

Directeur général, RISQ

Conseiller en microélectronique, Ministère des Finances et de l’Économie, Gouvernement du Québec

5 Vicki May Hamm Mairesse, Ville de Magog Vice-présidente, Magog Technopole

6 Jacques Mc Neill Coordonnateur, Équation, Prompt

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1

2

3

4

5

6

7


Références 1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8. 9. 10. 11. 12. 13. 14. 15. 16. 17. 18. 19. 20. 21. 22. 23. 24. 25. 26. 27. 28. 29. 30. 31. 32. 33. 34. 35. 36. 37. 38. 39.

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Pour de plus amples renseignements Bureau de Montréal

Bureau de Québec

Coordonnateur, Équation jmcneill@promptinc.org Tél. : 514 875-0032, poste 105 1155, rue Université, bureau 903 Montréal (Québec) H3B 3A7, CANADA

Conseiller, développement de projets omunger@promptinc.org Cell. : 514 817-9255 | MONTRÉAL Tél. : 418 208-7811 | QUÉBEC 1175, avenue Lavigerie, bureau 300 Québec (Québec) G1V 4P1, CANADA

Jacques Mc Neill

www.equationtic.com

Olivier Munger


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