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Orianne Palau Art . Objet . Espace


cartographie du visible et de l’invisible


Orianne Palau


Orianne Palau


cartographie du visible et de l’invisible Ces recherches, inscrites au coeur du Domaine départemental de Chamarande, s’imprègnent de l’histoire de ce lieu, du temps qui passe, de la lumière, de la nature, de la présence de l’eau et des arbres ; d’un lieu qui accueille des artistes en résidence et présente des pièces d’art contemporain disséminées dans le parc. Cette cartographie souligne le rapport d’imbrication et d’interdépendance du temps, de l’environnement naturel et artistique. En cherchant à réunir toutes ces données, l’oeuvre se présente en un tout. Les feuilles de tissu superposées marquent les strates du temps, des ombres des arbres changeantes et de la diffusion du cours d’eau. Les fils rouges désignent les oeuvres exposées en extérieur qui laissent leur empreinte sur le site.

100 x 100 cm polypropylène non tissé tendu sur cadre en bois couture machine fil de coton (blanc, gris) couture main fil de coton (rouge) dessin à l’encre blanche


horizon dansĂŠ


Orianne Palau


Orianne Palau


plie, ploie et déploie Cette structure en tension entre ouverture et fermeture est une enveloppe protectrice qui dévoile le corps tout en le mettant à l’abri des regards. Il se plie, ploie et se déploie au gré des envies, jouant entre l’opacité et la semitransparence.

40 x 110 cm papier sulfurisé, huilé, tendu sur cadre en bois support visible : empreinte dessinée au crayon blanc support invisible : empreinte du corps, peinture acrylique blanche


plie, ploie et dĂŠploie


Orianne Palau


Orianne Palau


plie, ploie et déploie Cette structure en tension entre ouverture et fermeture est une enveloppe protectrice qui dévoile le corps tout en le mettant à l’abri des regards. Il se plie, ploie et se déploie au gré des envies, jouant entre l’opacité et la semitransparence.

diamètre 120 cm tube creux plastique textile polyester blanc couture machine


différAnce


Orianne Palau


Orianne Palau


différAnce La scénographie matérialise dans l’espace la notion de différence en répondant à cette question : Comment les différents angles de perception d’un même objet révèlent-ils son identité ? Le visiteur pénètre un espace délimité par des philactères de papier où sont inscrits des mots en gaufrage qui révélent la richesse de sens de la chanson « Le vent l’emportera » interprétée par Sophie Hunger.

Orianne Palau

maquette échelle 1:20 un ruban papier de 3,5 mètres impression transfert textile


empreinte du hasard


Orianne Palau


empreinte du hasard Le mouvement du poème, son rythme saccadé, la subdivision des idées et l’absence de lien direct entre les éléments révèlent malgré tout une ligne parfaite, une ligne parfaitement aléatoire, où le blanc frappe et assume son importance : le temps d’une respiration, exulté comme un souffle, l’auteur nous plonge dans une écriture musicale où les arrêts fragmentaires sont capitales.

Références Poème Un coup de dés jamais n’abolira le hasard, Mallarmé Musique La Mort de Véronique, Preisner Film La double vie de Véronique, Kieslowski Erratum musical, Duchamp Film animé 45 secondes - 37 images Impression photographie papier mat Dessin feutre gouache blanc


corps animal


Orianne Palau


Orianne Palau


Orianne Palau


corps animal La trace de l’animal apparaît sous nos yeux par fragments, dans un mouvement, une mue oscillant entre écriture parole et écriture silence. Petite, compacte, puis plus tard légère, suspendue, elle grouille sous nos yeux comme un souffle maladroit.

pièces de petits et grands formats papier de soie, calque, carton-plume tulle, résille plastique, fil de nylon tige en bois, plâtre vernis-colle, aquarelle, crayon


écriture végétale


écriture végétale Les séries de dessins tracent une carte végétale. Les lignes se rejoignent pour former un tout, chaque dessin pouvant être autonome. Présentés dans l’espace, ces dessins créent un ensemble cohérent.

24 x 32 cm 200 dessins pour 12 séries papier, aquarelle, crayon de couleur, graphite, feutre


contine d’Ilse Weber


Orianne Palau


contine d’Ilse Weber Ilse Weber, écrivaine juive, compose des chants pour les enfants des camps de concentration. Contre toute attente, dans ces lieux où la mort est imminente, règne un élan de vie et de joie, plus que nulle part ailleurs. Tous les jours on y chante la joie d’être en vie. Cette forme d’immédiateté de l’instant présent est filmé pour rappeler l’idée de ce train, qui avance, et qui ne s’arrêterait jamais.

110 x 20 cm papier, papier de soie, colle, gouache, feutre, encre


paysage


Orianne Palau


paysage Ce paysage est l’expression de voix innombrables, parfois douces et calmes, parfois hautes et franches dont le propos est parfois clair, parfois confus. Toujours ces voix se répondent, avancent ensemble en s’agrippant à la vie, et tracent un chemin d’espoir et de lumière dont les couleurs tendent entre ciel et terre.

500 x 120 cm rouleau de papier gouache, aquarelle, feutre, crayon de couleur, graphite exposition ‘Le Temps suspendu’ Pavé d’Orsay, Paris


hĂŠtĂŠrotopie(s), entre visible et invisible


Orianne Palau


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hétérotopie(s), entre visible et invisible C’est un moment de retraite, introspectif qui me permet de fouiller dans les méandres de l’esprit tout en développant un rapport à l’écriture et à l’imaginaire, à l’espace et à l’autre. À travers le dessin, je raconte un rêve, une histoire, à chaque fois renouvelée, qui repousse les limites du réel, vous plonge dans un espace mental, vous dévoile (des) état(s) d’âme(s). « Ce paysage mental Psychique Dont les synapses s’animent à même le papier Cette hétérotopie s’ouvre et se ferme Se rend accessible et pénétrable. Une infinité de phrases graphiques Lectures individuelles Plurielles Des conversations. »

Orianne Palau

http://residenceaupave.tumblr.com résidence d’artiste Août 2015 exposition personnelle Septembre 2015 Le Pavé d’Orsay, Paris


L’écriture

Je, Cherche, creuse, trace, assemble, Raconte… Raconte un rêve sans doute Avance Pour atteindre cette limite du réel Cette limite extrême où commence l’art Où j’atteins Le « pour rien » de l’homme. Une écriture raconte une histoire, Un mythe, Un mythe hors du temps

Ce paysage mental Psychique Dont les synapses s’animent à même le papier Cette hétérotopie S’ouvre et se ferme Se rend accessible et pénétrable. Une infinité de phrases graphiques Lectures individuelles Plurielles Des conversations. » Intemporel, Permanent. Cet état d’âme Espace mental dont le blanc réintroduit une temporalité, Une profondeur, Le blanc peint la lumière. Le geste, l’écriture, comme en creux, Dessine les contours de la lumière.

mai 2015 rédaction du projet de résidence au Pavé d’Orsay Orianne Palau

« Concept (trace) et activité (tracing). De l’écriture reste le geste. Ce qui est montré c’est un geste, comme le supplément d’un acte. Le geste c’est la somme indéterminée des raisons et des pulsions qui entourent l’acte d’une atmosphère. Le geste produit tout ce qui dépend de l’irrationnel, de l’invisible. L’écriture : rature. L’écriture : ce signe sur lequel je reviens sans cesse. L’écriture : ce signe sur lequel je reviens sans cesse car son sens n’est pas exacte, pas tout à fait. Ou plutôt, l’objet de ma description change continuellement. Mon geste n’est pas permanent. Je dois y revenir à plusieurs fois. L’écriture, alors… Cette fois, nulle part, Est absolument de trop. Continuer, et continuer encore A écrire pour comprendre ce geste, Ce qui me pousse à tracer cette ligne d’une certaine manière, Et pas d’une autre.


Palau orianne portfolio ART  
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