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Jeudi 5 et Vendredi 6 juin 2014 – Grande Salle Arsenal 20h00

REQUIEM Orchestre national de Lorraine Direction Jacques Mercier Chœur Nicolas de Grigny Direction Jean Marie Puissant Soprano Bénédicte Roussenq Mezzo-soprano Aude Extrémo Ténor Avi Klemberg Basse Nicolas Courjal

GIUSEPPE VERDI Requiem

Durée : 100 minutes + entracte


GIUSEPPE VERDI (1813 - 1901) Messa da Requiem En 1868, à la mort de Rossini, Verdi émit l'idée d'une Messe de Requiem à sa mémoire, qui serait écrite par une équipe de compositeurs italiens. Elle serait exécutée en la basilique San Petronio de Bologne. Dix compositeurs furent choisis, chacun composa un numéro du Requiem, le Libera me revenant à Verdi lui-même. Un incroyable imbroglio de problèmes, d'ordre religieux (l'emploi d'un chœur de femmes) ou professionnel, de petites mesquineries personnelles, fit que l'œuvre, quoique entièrement composée, ne fut pas créée. Mais Verdi n'avait pas composé son Libera me pour rien. Il semble même qu'après le fiasco de la Messe il se soit mis à composer d'autres parties d'un requiem, sans destination précise. Lorsque le 22 mars 1873, Verdi apprit la mort du grand écrivain Alessandro Manzoni, il en fut profondément affecté. Chez celui-ci, il avait admiré le patriote aussi bien que l'artiste, et sa disparition concrétisa un projet dont la réalisation semblait latente chez le musicien : celui d'une œuvre religieuse de grande envergure. Le projet d'un requiem à la mémoire de Manzoni naquit tout naturellement. Verdi n’eut pas le cœur à assister aux funérailles. « Je viendrai bientôt m'incliner sur sa tombe, seul et incognito, et peut-être je proposerai quelque chose pour rendre honneur à sa mémoire ». Lorsque la partition fut achevée, les problèmes commencèrent. Certains membres du conseil municipal de Milan refusèrent, au nom de la laïcité, que la mairie subventionne une œuvre religieuse destinée à être jouée dans une église (Verdi, quoique peu concerné par la religion, y tenait beaucoup). De leur côté, les autorités religieuses, suivant la règle canonique, admettaient toujours mal que des voix de femmes se produisent dans un lieu de culte. Verdi tînt bon, une autorisation spéciale fut délivrée aux femmes qui allaient chanter, mais elles seraient obligées de se vêtir de noir et de porter le voile. La création eut lieu sous la direction de Verdi le 22 mai 1874, jour anniversaire de la mort de Manzoni. Le 25, la Messa da Requiem fut reprise à la Scala, toujours sous la baguette de Verdi, et exécutée deux fois sous la direction de Franco Faccio. Camille Du Locle, directeur de l'Opéra-Comique à Paris, qui s'était beaucoup investi dans la production d'Aïda, invita toute la distribution Salle Favart, où sept exécutions de l'œuvre furent programmées à partir du 9 juin, toutes dirigées par Verdi. La renommée de l'œuvre se répandit alors comme une traînée de poudre, et Verdi eut à maudire son succès qui fit parfois donner ce chef-d'œuvre dans des conditions indignes. En Italie, comme en France, en Autriche ou en Angleterre, la critique fut cependant mitigée. On reprocha à la Messa da Requiem son caractère théâtral, peu religieux. Hans von Bülow parla d'un « opéra en habit ecclésiastique », ce que Brahms, admirateur de l'œuvre, lui reprocha. L'Église catholique s'est montrée assez partagée en ce domaine. D'une part, il convenait de respecter l'austérité du culte et de la liturgie. Mais par ailleurs, les effets dramatiques ne pouvaient qu'impressionner les assemblées. Il est vrai que le Requiem de Verdi offre un parfait exemple de cette laïcisation progressive de la musique religieuse à laquelle on a pu assister dans la deuxième moitié du XIXe siècle. Le texte liturgique est scrupuleusement respecté, mais l'écriture est toute personnelle. Verdi semble avoir un peu hésité sur la nature de sa propre musique. Bien qu'agnostique, il souhaitait que la création eût lieu dans une église ; dans les faits, l'œuvre passa à la Scala puis à l'Opéra-Comique ! Cela dit, il n'est pas nécessaire d'être croyant pour éprouver des sentiments face à la mort. Dans le cas du Requiem de Verdi, le texte liturgique peut être considéré - et aura été traité comme un livret d'opéra,


faisant référence à des situations on ne peut plus humaines (la culpabilité dans l’Ingemisco, la terreur panique dans le Libéra me...). Le début du Dies irae ou le Tuba mirum déchaînent les forces épiques et visionnaires du compositeur : on est tout près de la tempête du premier acte d'Otello. Une chose est certaine : Verdi, qui faisait volontiers profession d'agnosticisme, était un chrétien véritable au sens moral et social du mot. Sans doute le compositeur était-il tenté par la réalisation musicale de ce grand drame qu'est la confrontation de l'homme avec la mort. La notion d'immortalité spirituelle, liée à celle du Jugement Dernier constitue la donnée fondamentale de ce drame dans notre civilisation occidentale, et mettre un tel sujet en musique, revient à écrire une messe. Il est frappant, toutefois, de constater qu'en empruntant la phrase de la liturgie: « Libéra me, Domine, de morte aeterna », Verdi achève l'œuvre par la double répétition: « Libera me, libera me » et renonce à la fin normale de l'office où Dieu est identifié à la Résurrection. Faut-il en conclure que le Requiem de Verdi est davantage une prière pour les vivants que pour les morts ? Il est certain, par ailleurs, que du point de vue de la structure, l'ouvrage est conçu comme un opéra, avec airs développés pour chacun des solistes, duos et ensembles, sans oublier l'étonnant récitatif dramatique: « Mors stupebit » (pour la basse) après les fanfares du Jugement Dernier. Tel que, en se laissant aller à la puissance de son tempérament alliée à une technique d'écriture que les années avaient approfondie, Verdi a donné un monument musical qui constitue un des sommets artistiques du XIXe siècle. Si le mysticisme en est absent, c'est que Verdi n'avait rien d'un contemplatif. La mort était pour lui l'obstacle que la grandeur de l'Homme doit surmonter. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, son Requiem est une glorification de la vie. La Messa da requiem comprend les sept parties traditionnelles de la messe des morts liturgique. Introït (Requiem aeternam - Te decet hymnus) Kyrie. Séquence (Dies irae). Dies irae - Quantus tremor. Tuba mirum - Mors stupebit. Liber scriptus - Dies irae. Quid sum miser. Rex tremendae - Salva me. Recordare - Quaerens me - Juste Judex Ingemisco - Qui Mariam - Preces meae - Inter oves. Confutatis - Oro supplex - Dies irae. Lacrymosa Offertoire Sanctus Agnus Dei Communion (Lux aeterna) Repons (Libera me - Dies irae - Libera me) 1874 Événements contemporains IIIe République Mac Mahon est Président. Loi créant l’inspection du travail, interdisant le travail des enfants de moins de douze ans. Jules Vernes écrit « l'Ile mystérieuse ». Invention du fil de fer barbelé. Première exposition impressionniste à Paris qui soulève un tollé de la critique. Naissance du compositeur Arnold Schoenberg à Vienne. Œuvres contemporaines Moussorgski Tableaux d'une exposition pour piano, Johann Strauss La Chauve souris. Tchaïkovski Quatuor n°2.


Jacques MERCIER Jacques Mercier fait ses études au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris où il obtient le Premier prix de direction d’orchestre à l’unanimité. La même année, il est Premier Prix du Concou rs international de jeunes chefs d’orchestre de Besançon et Lauréat de la Fondation de la vocation. Jacques Mercier entame rapidement une carrière internationale. Il dirige de prestigieuses formations : l’Orchestre de Paris, l’Orchestre national de Radio France, le London Symphony Orchestra, l’Orchestre philharmonique de Stockholm, l’Orchestre philharmonique de Moscou, l’Orchestre de la Suisse Romande… Qualifié de "Souveräner Dirigent" à Berlin, Jacques Mercier se produit également au festival de Salzbourg tout comme à Bucarest, Helsinki et Madrid, où il est cité par la critique comme "l’un des meilleurs chefs français et européens de sa génération". De 1982 à 2002, Jacques Mercier est Directeur artistique et Chef permanent de l’Orchestre National d’Île-de-France. Il développe une politique artistique exigeante et ambitieuse qui vaut à cet orchestre d’être reconnu aujourd’hui comme une formation de tout premier plan. La critique ne tarit pas d’éloges sur le travail accompli par Jacques Mercier et sa formation : "Déployan t une énergie et un enthousiasme communicatifs, Jacques Mercier est parvenu à hisser sa formation au premier rang des orchestres français." (Olivier Bellamy dans L’Evénement du Jeudi ) ; "Jacques Mercier a fait la preuve irréfutable de son grand talent, fait de précision et de maîtrise, mais aussi de flamme et de panache." (Pierre Petit dans Le Figaro ) ; "L’ONDIF s’impose, sous la houlette de Jacques Mercier, comme l’une des meilleures phalanges symphoniques nationales." (C.C. dans France-Soir). En 1995, l’Orchestre National d’Île-deFrance reçoit un hommage spécial lor s de la soirée des Victoires de la musique classique. Durant sept années, Jacques Mercier a été Chef permanent du Turku Philharmonic en Finlande : une expérience déterminante dans son approche des œuvres des compositeurs du nord de l’Europe comme Sibelius, dont il s’attache à faire découvrir le répertoire en France. Mais son talent, fait de précision, de rigueur, de finesse et d’une extrême sensibilité, s’illustre également à merveille dans le répertoire français des XIXe et XXe siècles jusqu’à la musique d’aujourd’hui qu’il défend avec passion – des créations, dont celles de Iannis Xenakis, Luis de Pablo, Philippe Manoury et Wolfgang Rihm, sont inscrites à son répertoire.


Pour le choix de ses enregistrements, Jacques Mercier fait preuve de curiosité et de pertinence. On lui décerne le Grand Prix de l’Académie Charles Cros pour Bacchus et Ariane et Mélodies d’Albert Roussel ainsi que le Prix de l’Académie du disque lyrique pour Djamileh de Bizet. Son enregistrement, Le Martyre de SaintSébastien de Claude Debussy, paru chez RCA a obtenu le "Choc" du Monde de la Musique. Avec l'Orchestre national de Lorraine, Jacques Mercier a enregistré chez Universal Music France des œuvres de Martin Matalon, de Gabriel Pierné chez Timpani, un CD récompensé par un Diapason d'Or de l'année 2007. Enfin, vient de paraître toujours chez Timpani Antoine et Cléopâtre. Dans le domaine de l’opéra, Jacques Mercier dirige tout particulièrement des œuvres issues du repertoire italien et français : La Bohème, L’Italienne à Alger, Le Barbier de Séville , Faust , Béatrice et Bénédict , Dialogues des Carmélites … Élu "Personnalité musicale de l’année 2002" par le Syndicat professionnel de la critique dramatique et musicale, Jacques Mercier est aujourd’hui Chef permanent et Directeur artistique de l’Orchestre National de Lorraine à Metz et se fixe pour objectif d’amener cette phalange au tout premier plan.


GIUSEPPE VERDI Messa da requiem

1. Requiem et Kyrie Requiem aeternam dona eis, Domine, et lux perpetua luceat eis. Te decet hymnus, Deus, in Sion, et tibi reddetur votum in Jerusalem. Exaudi orationem meam, ad te omnis caro veniet. Requiem aeternam dona eis, Domine ; et lux perpetua luceat eis. Quatuor et chœur

Kyrie eleison Christe eleison Kyrie eleison

Donne-leur, Seigneur, le repos éternel, Et que la lumière éternelle brille sur eux. Que vers toi monte la louange, ô Dieu de Sion, Et qu’on te rende grâce dans Jérusalem. Entends ma prière, Et tout être de chair viendra à toi. Donne-leur, Seigneur, le repos éternel, Et que la lumière éternelle brille sur eux. Seigneur, prends pitié Christ, prends pitié Seigneur, prends pitié.

2. Séquence Chœur Dies irae, dies illa Solvet saeclum in favilla, Teste David cum Sibylla. Quantus tremor est futurus Quando judex est venturus Cuncta stricte discussurus

Jour de colère que ce jour-là, Où le monde sera réduit en cendres, Selon les oracles de David et de la Sibylle. Quelle terreur nous saisira, Lorsque la créature ressuscitera Pour être examinée rigoureusement !

Chœur Tuba mirum spargens sonum Per sepulcra regionum Coget omnes ante thronum.

La trompette, répandant la stupeur Parmi les sépulcres, rassemblera Tous les hommes devant le trône.

Basse Mors stupebit et natura Cum resurget creatura Judicanti responsura.

La mort et la nature seront dans l’effroi Lorsque la créature ressuscitera Pour rendre compte au Juge.

Mezzo-soprano et chœur Liber scriptus proferetur In quo totum continetur, Unde mundus judicetur. Judex ergo cum sedebit

Le Livre tenu à jour sera apporté, Livre qui contiendra Tout ce sur quoi le monde sera jugé.


Quand donc le Juge tiendra séance, Soprano, mezzo-soprano et ténor Quidquid latet apparebit, Nil inultum remanebit. Quid sum miser tunc dicturus, Quem patronum rogaturus, Cum vix justus sit securus ? Quatuor et chœur Rex tremendae majestatis, Qui salvandos salvas gratis, Salva me, fons pietatis. Soprano et mezzo-soprano Recordare, Jesu pie, Quod sum causa tuae viae, Ne me perdas illa die. Quaerens me sedisti lassus, Redemisti crucem passus, Tamus labor non sit cassus. Juste judex ultionis Donum fac remissionis Ante diem rationis. Ténor Ingemisco tanquam reus, Culpa rubet vultus meus, Supplicanti parce, Deus. Qui Mariam absolvisti Et latronem exaudisti, Mihi quoque spem dedisti. Preces meae non sunt dignae, Sed tu bonus fac benigne, Ne perenni cremer igne. Inter oves locum praesta, Et ab haedis me sequestra, Statuens in parte dextra.

Tout ce qui est caché sera connu, Et rien ne demeurera impuni. Malheureux que je suis, que dirai-je alors ? Quel protecteur invoquerai-je, Quand le juste lui-même sera dans l’inquiétude ? Ô Roi, dont la majesté est redoutable, Vous qui sauvez par grâce, Sauvez-moi, ô source de miséricorde, Souvenez-vous, ô doux Jésus, Que je suis la cause de votre venue sur terre. Ne me perdez donc pas en ce jour. En me cherchant, vous vous êtes assis de fatigue, Vous m’avez racheté par le supplice de la croix : Que tant de souffrances ne soient pas perdues. Ô Juge qui punissez justement, Accordez-moi la grâce de la rémission de péchés Avant le jour où je devrai en rendre compte. Je gémis comme un coupable : La rougeur me couvre la visage à cause de mon péché Pardonnez, mon Dieu, à celui qui vous implore. Vous qui avez absous Marie-Madeleine, Qui avez exaucé le bon larron : À moi aussi, vous avez donné l’espérance. Mes prières ne sont pas dignes d’être exaucées, Mais vous, plein de bonté, faites, par votre miséricorde, Que je ne brûle pas au feu éternel. Accordez-moi une place parmi vos brebis Et séparez-moi des boucs En me plaçant à votre droite.


Basse et chœur Confutatis maledictis Flammis acribus addictis, Voca me cum benedictis. Oro supplex et acclinis, Cor contritum quasi cinis, Gere curam mei finis. Quatuor et chœur Lacrimosa dies illa Qua resurget ex favilla Judicandus homo reus. Huic ergo parce, Deus, Pie Jesu Domine, Dona eis requiem. Amen. 3. Offertoire Quatuor Domine Jesu Christe, rex gloriae, libera animas omnium fidelium defunctorum de poenis inferni, et de profundo lacu. Libera eas de ore leonis, ne absorbeat eas tartarus, ne cadant in obscurum. Sed signifer sanctus Michael repraesentat eas in lucem sanctam : quam olim Abrahae promisisti et semini ejus. Hostias et preces tibi, Domine, laudis offerimus, tu suscipe pro animabus illis, quarum hodie memoriam facimus. Fac eas, Domine, de morte transire ad vitam.

4. Sanctus Double chœur Sanctus, Sanctus, Sanctus Dominus, Deus Sabaoth. Pleni sunt caeli et terra gloria tua. Hosanna in excelsis. Benedictus qui venit in nomine Domini. Hosanna in excelsis.

Et, après avoir réprouvé les maudits Et leur avoir assigné le feu cruel, Appelez-moi parmi les élus. Suppliant et prosterné, je vous prie, Le cœur brisé et comme réduit en cendres : Prenez soin de mon heure dernière. Ô jour de larmes, où l’homme coupable Ressuscitera de la poussière Pour être jugé. Pardonnez-lui donc, ô mon Dieu. Et vous, Seigneur miséricordieux Jésus, Donnez-leur le repos. Amen.

Seigneur Jésus-Christ, Roi de gloire, Délivre les âmes de tous les fidèles défunts Des peines de l’enfer et du lac profond. Délivre-les de la gueule du lion, Que l’abîme ne les engloutisse pas, Et qu’elles ne tombent pas dans les ténèbres. Mais que le porte-étendard, saint Michel, Les conduise vers cette sainte lumière : Celle que tu as autrefois promise à Abraham Et à sa postérité. Ces offrandes et ces prières, Seigneur, Que nous te présentons, Reçois-les pour le salut des âmes, Dont nous faisons mémoire aujourd’hui. Mène-les, Seigneur, de la mort à la vie.

Saint, Saint, Saint Le Seigneur, Dieu des armées. Les cieux et la terre sont remplis de ta gloire. Hosanna au plus haut des cieux. Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur. Hosanna au plus haut des cieux.


5. Agnus Dei Soprano, mezzo-soprano et chœur Agnus Dei, qui tollis peccata mundi, dona eis requiem. Agnus Dei, qui tollis peccata mundi, dona eis requiem. Agnus Dei, qui tollis peccata mundi, dona eis requiem sempiternam.

6. Lux aeterna Mezzo-soprano, ténor et basse Lux aeterna luceat eis, Domine, cum sanctis tuis in aeternum, quia pius es. Requiem aeternam dona eis Domine, et lux perpetua luceat eis. quia pius es.

7. Libera me Soprano et chœur Libera me, Domine, de morte aeterna, In die illa tremenda, quando coeli movendi sunt et terra, Dum veneris judicare saeculum per ignem. Tremens factus sum ego, et timeo, Dum discussio venerit, atque ventura ira. Dies illa, dies irae, Calamitatis et miseriae, Dies magna et amara valde. Requiem aeternam dona eis, Domine, Et lux perpetua luceat eis.

Agneau de Dieu qui enlèves les péchés du monde, Donne-leur le repos. Agneau de Dieu qui enlèves les péchés du monde, Donne-leur le repos. Agneau de Dieu qui enlèves les péchés du monde, Donne-leur le repos éternel.

Que la lumière éternelle brille sur eux, Seigneur, Et sur tous tes saints pour l’éternité, Parce que tu es bon. Donne-leur le repos éternel, Seigneur, Et que votre lumière éternelle brille sur eux. En compagnie de vos saints durant l’éternité, grâce à votre bonté.

Délivre-moi, Seigneur, de la mort éternelle, En ce jour redoutable Où ciel et terre seront ébranlés, Quand tu viendras éprouver le monde par le feu. Voici que je tremble et que j’ai peur, devant le jugement Qui approche, et la colère qui doit venir. Ce jour-là doit être jour de colère, Jour de calamité et de misère, Jour mémorable et très amer. Donne-leur le repos éternel, Seigneur, Et que la lumière brille à jamais sur eux.


CHŒUR NICOLAS DE GRIGNY Créé en 1986, le Chœur Nicolas de Grigny est constitué de chanteurs amateurs de haut niveau de Reims et sa région, encadrés par une équipe artistique professionnelle : JeanMarie Puissant, directeur artistique depuis 20 ans, Nicolas Pattier, chef-assistant, Elodie Marchal, pianiste-accompagnatrice, Patrick Radelet, professeur de chant, ainsi que chanteurs solistes, instrumentistes, danseurs, metteur en scène, techniciens et orchestres pour les concerts et spectacles. Grâce à l’exigence et au dynamisme du chef de chœur, le CNG donne des spectacles contrastés de grande qualité. La volonté du directeur artistique est d’aborder des répertoires très variés, de l’époque baroque à nos jours, en passant par l’interprétation de musiques du monde (Brésil, Chine, Espagne) ou d’œuvres de jazz (Caratini, Goret, Gershwin) avec orchestre, orgue, a capella, en grand chœur (80-120 choristes) ou en chœur de chambre, chœur de femmes, chœur d’hommes ou ensemble vocal. Depuis quelques années, le Chœur Nicolas de Grigny souhaite apporter une autre dimension à l'interprétation des œuvres et travaille en étroite collaboration avec Angélique Persem, metteur en scène, afin de réaliser de vrais spectacles (Carmen, Passion Opéra, Carmina Burana, Gershwin), qui font intervenir non seulement des musiciens, mais aussi des danseurs, artistes de cirque, comédiens, figurants. Le CNG a passé commande auprès de 2 compositeurs : Patrice Caratini, dont le CNG a créé « Xocoalt », spectacle musical autour du chocolat, qui mêle narration et musique, le tout accompagné d'un orchestre de jazz. Plus récemment, Jean-Marie Puissant a sollicité Ivan Jullien pour un arrangement d'extraits de comédies musicales de Gershwin pour solistes, chœur mixte à 7 voix, orchestre de jazz et claquettiste. Le Chœur Nicolas de Grigny organise régulièrement des répétitions publiques commentées, destinées en grande partie aux habitants du quartier des Châtillons (lieu des répétitions) afin de faire découvrir la musique vocale à des personnes qui ne vont pas régulièrement au concert, ou à des mélomanes qui veulent découvrir de nouvelles œuvres en assistant à des séances de travail. Le CNG bénéficie des soutiens de la Ville de Reims, du Conseil Général de la Marne et du Conseil Régional (ORCCA).


BENEDICTE ROUSSENQ Soprano Après des études de violon et de musicologie, Bénédicte Roussenq étudie le chant au Conservatoire de Marseille, puis au Conservatoire Francis Poulenc de Paris dans la classe de Fusako Kondo. Elle fait partie du Centre national d’artistes lyriques (20082010) et travaille sous la direction de la soprano Rachel Yakar. Elle a été Donna Elvira, Tatiana, Madeleine dans L’Étranger de d’Indy, etc. Elle s’est produite dans la Petite messe solennelle de Rossini à la cathédrale de Montpellier et au festival Pézenas enchanté. Dans le cadre de Marseille 2013, capitale européenne de la culture, elle a été Médée Kali lors de la création de l’opéra éponyme de Lionel Ginoux. Elle forme un duo avec la pianiste Nino Pavlenichvili.


AUDE EXTREMO Mezzo-soprano Aude Extrémo débute ses études de chant au CNR de Bordeaux, puis elle intègre en 2008 l’Atelier Lyrique de l’Opéra Bastille à Paris. Lauréate de nombreux concours, elle remporte le premier prix du concours des Amis du Grand Théâtre de Bordeaux en Mars 2007, et obtient en Avril 2009 le premier prix du concours des « Jeunes talents lyriques » présidé par Michel Plasson. Elle participe à la fondation de l’association « Opéra Bastide », à Bordeaux, au sein de laquelle, elle incarne notamment le rôle-titre de Carmen , en Juin 2006 au théâtre de la Pergola à Bordeaux, dans une adaptation intitulée « Si j’osais Carmen ». Elle est « révélation classique » de l’ADAMI en 2010. Plus récemment, elle interprète le rôle de Maddalena (Rigoletto) au Grand Théâtre de Tours et à l’Opéra de Reims, Catherine (Jeanne d’Arc au bûcher) à Barcelone, Marie Cleofe (La Resurrezione) dans une production de l’Atelier Lyrique de l’Opéra de Paris, le Page (Salome) à l’Opéra de Bordeaux La Troisième Camériste (Der Zwerg) à L’Opéra national de Lorraine. Parmi ses projets, le rôle d’Orlofsky (La Chauve-Souris) au Grand Théâtre de Reims et au Grand Théâtre de Tours, Isabella (L’Italiana in Algeri) à l’Opéra de Massy, Varvara (Jenufa) à l’Opéra de Bordeaux…


AVI KLEMBERG Ténor Après des études au Conservatoire de Paris, Avi Klemberg remporte le Premier Prix Irène Jaumillaut au Concours de Béziers. On a pu l’entendre dans Les Noces de Figaro à Nancy et Caen, La Traviata à Besançon, La Belle Hélène aux Folies d’O à Montpellier, Noces de Stravinsky à Nancy et au Châtelet, etc. Il a participé à la création de L’autre côté de Bruno Mantovani à l’Opéra du Rhin, et a fait ses débuts en Italie dans le rôle d’Achille d’Iphigénie en Aulide sous la direction de Riccardo Muti. Au concert, on a pu l’entendre dans L’Enfance du Christ à l’Opéra de Toulon et la Messa di gloria de Puccini à Tel Aviv. Parmi ses futurs engagements : Iolanta de Tchaïkovski à Metz et Nancy, et la création de La Lettre de sable de Christian Lauba à Bordeaux.


NICOLAS COURJAL Basse

Nicolas Courjal entre en 1995 dans la classe de Jane Berbié au Conservatoire de Paris. Il fait partie de la troupe de l’Opéra Comique, puis de l’Opéra de Wiesbaden. Il est remarqué au Châtelet dans Arabella et Tannhäuser, chante Palémon dans Thais à La Fenice de Venise, le Gouverneur dans Le Comte Ory à Nantes, participe à la création d’Affaire étrangère de Valentin Villenave à Montpellier en 2007, se produit à l’Opéra de Paris (Salomé), à l’Opéra Comique (Mârouf, savetier du Caire), à Covent Garden (Robert le diable, Carmen, Œdipe) où à l’Opéra de Marseille où il a été récemment Narbal dans Les Troyens en compagnie de Roberto Alagna.


Une production de l’Orchestre national de Lorraine en partenariat avec Moselle Arts Vivants et le Conseil Général de la Moselle dans le cadre de « Cabanes, festival de Moselle ».



Requiem verdi