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N° 19

BIO

LE TERRITOIRE VOIT LA VIE EN

N ° 1 9  -  AV R I L - J U I N 2 0 1 9

Brasserie de Nice, le terroir en bouteille • Les frères Camus au sommet • Mouans-Sartoux, un exemple à suivre • Mode et déco éthiques

31182 - 19 - F : 4,90 €

ÉDITION DÉCOUVERTE NE PEUT ÊTRE VENDUE


Toutes les délicatesses sont des preuves d’amour

© 2019 Negresco

Du talent, de la générosité… et la magie opère, celle de Virginie Basselot, la nouvelle Chef du Negresco. Au Chantecler, à La Rotonde ou au bar, Virginie Basselot pose son empreinte avec amour sur chaque instant savoureux. Laissez-vous surprendre par cette élégance qui fait du Negresco un Palace pas comme les autres.

LE CHANTECLER

BRASSERIE LA ROTONDE

HôTEL NEGRESCO . 37 PROMENADE DES ANGLAIS . 06000 NICE RéSERvaTiON 04 93 16 64 00 OU RESTaURaTiON@LENEGRESCO.COm www.LENEGRESCO.COm

BAR DU NEGRESCO


SOMMAIRE

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À LA UNE

AGRICULTURE BIOLOGIQUE

Une bonne idée qui progresse 16 JARDINS DU SAPETON Les débuts d'une nouvelle vie 18 CHÈVRERIE DU BOIS D'AMON Une drôle d'histoire belge 20 JARDIN DES ASCLÉPIADES Une épopée vécue avec des poules 22 AGRUMES ANDREA C'est un jardin extraordinaire ! 24 FERME DES GRENOUILLES Hier ingénieur, aujourd'hui maraîcher 25 CHÂTEAU DE CRÉMAT Un vin rare et 100 % bio 27 Des avantages à la pelle 31 Tourné vers demain

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INITIATIVES

SIX ACTIONS POUR LA PLANÈTE

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TENDANCE MODE

CHIC & DURABLE

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VISITE GUIDÉE

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SUCCESS STORY

LYON

Se mettre au vert

ENTREPRENDRE

En vert et contre tout

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AZURÉEN

OLIVIER CAUTAIN

Expert ès bières

32

REGARD SUR...

ALIMENTATION BIO

Mouans-Sartoux, la preuve par l'exemple

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AZURÉEN

J  EAN MONTAGARD Le chef visionnaire

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À TABLE !

PHOTOS : OLIVIER WARTER / SOPRESS - LUCIE SASSIAT - OLLY

DAME NATURE

L'institution bio

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SPORT PORTRAIT

SÉBASTIEN ET SYLVAIN CAMUS

Les frères ultra pour viser les sommets

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CULTURE 56 LE FESTIVAL DES JARDINS Art de saison 61 On n’en parle pas assez... 62 C’est bientôt fini !

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TENDANCE DÉCO

ÉTHIQUE ET PAS TOC

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MOBILITÉ 72 CITY SCOOT L'électrique en libre-service 74 VESPA ELETTRICA NINEBOT ES2 BY SEGWAY

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LE JOURNAL DES BONNES NOUVELLES

NOS AMBASSADEURS Métropôle Nice Côte d’Azur × Porsche Groupe Segond × Passionnément TNN × Banque Populaire Méditerranée × Nice-Matin × Conseil départemental des Alpes-Maritimes × Crédit Agricole Côte d’Azur × Grimaldi Forum × Mini × Éditions Gilletta × Eneomey × Cabinet Secam × Mas Provence × Opéra de Nice × Mazda × Hyundai × Cadremploi × Kaufman & Broad × Arkopharma × Palais des Festivals de Cannes × Nicexpo × Le Negresco × Vinci Autoroutes × Hippodrome Côte d’Azur × CCI Côte d’Azur × Office de tourisme Nice Côte d’Azur × Perrin Ravioli × Fiat × Azur Trucks × Ville de Vence × Ville de Nice × Ville de Cagnes-sur-mer × Polygone Riviera × Ville de Biot × Station d’Isola 2000 × Ville de Mougins × Ville de Grasse × Ville de Cannes × Sagec × Le Comptoir 2 Nicole × Renault × Noliju × Infiniti × Cap 3000 × BMW Nice Premium Motors × Chullanka × Morisset Sports × Imprimerie Trulli × Open de Tennis de Cagnes-sur-mer × Mitsubishi × Molinard × Orpi GTI Immobilière × École de ski français d’Isola 2000 × Atry Home × Dermaceutic × Le Figaro Immobilier × Les Étoiles de Mougins × Icade × Zencom × Printemps × Tourrettes Esprit Trail × Ruinart × Fitlane × Hôtel Le Druos × Pôle Company × Explorimmoneuf × Nexity × Chalet Belvédère × Audi × Vildéo × Nuits du Sud × UPE 06 × Chevron Villette × Havana Club × Nice Properties × Kineti × One & 1 × Neway × Ren by Perradotto × OGCNice × Galeries Lafayette × Gros-mots.fr × Home Salons × Turkish Airlines × Suiss Courtage × Hôtel Belles Rives × Mozart Autos × Hôtel Terre Blanche × Hôtel Casadelmar × Viadeo × Aqua Lung × J. Bonet × Pâtisserie Lac × Société des Bains de mer de Monte Carlo × Home Store × Fragonard × Le Cantemerle × Atrium Paysage × Syndicat Mixte de la Vésubie × Air Corsica × Phocéens Voyages × Azimut × Lafage Century 21 × Château Roubine × Champagne Billecart Salmon × Rolex Monte Carlo Master × Musée National du Sport. 3


© AGENCE ANTARES - Crédits photos : Fotolia - iStock

En partenariat avec le

180 B O U T I Q U E S & R E S TAU R A N T S | PA R K I N G G R AT U I T 3H | O U V E R T 7J/7


ÉDITO N ° 1 9 - AV R I L - J U I N 2 0 1 9 ÉDITEUR SOPRESS Information & rédaction 5, chemin des Presses, Cagnes-sur-Mer Tél. : 04 93 29 08 06. DIRECTEUR DE LA PUBLICATION Fabrice Vallerent (f.vallerent@sopress.fr) RÉALISATION PRESSO Concept & média 5, chemin des Presses, Cagnes-sur-Mer Tél. : 04 93 29 09 59. RÉDACTION SOPRESS Information & rédaction MONTAGE GRAPHIQUE Adeline Deycard (adeline@presso.fr) Didier Torri (didier@presso.fr) Olivier Warter (olivier@presso.fr) DÉVELOPPEMENT ET MULTIMÉDIA Olivier Warter (olivier@presso.fr) RÉDACTEURS Martin de Kerimel (martin.dekerimel@sopress.fr) Aurélia Lasorsa (aurelia.lasorsa@sopress.fr) François Stagnaro et Marie Veronesi PHOTOGRAPHE Olivier Warter (olivier@presso.fr) PHOTOS DE COUVERTURE 1. et 3. Olivier Warter / Sopress. 2. Jean-François Rivière. 4. Lucie Sassiat. 5 . Michael Schrader. 6 . Les Fenêtres de Matisse, par Damien Abel et Thibaut Jeandel IMPRESSION Imprimerie TRULLI. 120, chemin de la Clue, Vence. CONTACTS Devenir ambassadeur : 04 93 29 09 59. Lecteurs : 04 93 29 08 06. Rédaction : 04 93 29 08 06. DÉPÔT LÉGAL À PARUTION ISNN : 2425-0562. TIRAGE ET DIFFUSION. Édition papier : 7 000 exemplaires. Éditions tablette et mobile : 6 000 applications (nombre d’applications téléchargées sur App Store et Google Play. Source Adobe Digital Publishing). L’éditeur ne peut être tenu pour responsable des éventuelles erreurs de publication. Optimiste Côte d’Azur est une marque déposée et une propriété exclusive. Concept éditorial - Concept Multimédia. Tous droits de reproduction réservés.

PHOTO : ERIK REIS / GETTY IMAGES

OPTIMISTE CÔTE D’AZUR EST PARTENAIRE DE

« On est déjà bien vert »…. mais pas encore assez mûr ! D

ans les années 70, l’Homme qui valait trois milliards était l’incarnation du super-héros. Après un grave accident d’atterrissage, cet ancien pilote de la NASA était devenu bionique. En pleine Guerre froide et pour sauver la planète, il était alors plus fort, plus rapide et voyait plus loin. Le seul super-héros un peu « vert » de l’époque s’appelait Hulk. À la moindre contrariété, il se transformait en un personnage monstrueux qui déchirait son teeshirt dans un hurlement qui voulait dire « pas content ». Aujourd’hui les super-héros ont changé et ils sont tout simplement bio. Ils ne sont pas verts, ils n’ont pas de pouvoirs bioniques et pour sauver notre planète, les notions de force, d’argent ou de vitesse leur sont totalement inconnues. Ainsi, les gestes simples, le temps au temps et les évidences sont devenus les armes d’aujourd’hui. Le super-héros bio est capable de courir des centaines de kilomètres, le corps et l’esprit sains. Il sait changer de job pour donner du sens à sa vie et à son action. Il consent à gagner moins pour produire mieux et plus « responsable ». Le super-héros bio est un individu ordinaire qui ne cherche pas à briller pour un simple effet de mode. Il ne cherche pas la productivité ou le rendement. Son enrichissement à lui est bien plus personnel. Alors ça vous tente ? À la lecture de nos articles, devenez un super-héros bio. Soyez prêts à consommer mieux, à payer plus cher la qualité, si nécessaire. Acceptez les gestes simples comme de rouler moins vite, plus propre ou de trier vos déchets. Au quotidien participez à la transmission de nouvelles valeurs et œuvrez pour nos générations futures. La révolution bio est en marche et je vous le donne en mille, elle rime avec écolo. n Fabrice Vallerent

Pour retrouver les quatre derniers numéros de notre magazine sur www.optimistemagazine.fr ou en téléchargeant gratuitement l’application Optimiste Côte d’Azur sur votre tablette et votre mobile (App Store et Google Play). Suivez l’information résolument positive sur Facebook, Twitter et Instagram. 5


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NATURE Elles sont devenues, à juste titre, l’un des symboles de la biodiversité en danger. Les abeilles illustrent parfaitement la fascinante complexité du monde animal : elles fabriquent le miel dont nous sommes friands et, surtout, assurent la pollinisation des espèces végétales, rigoureusement indispensable à notre survie. Plusieurs initiatives fleurissent pour nous permettre de les observer et de mieux les connaître : une bonne occasion d’apprendre à les aimer. PHOTO : NATALI MIS

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TRADITION On le dit incollable sur les espèces de poissons de la Méditerranée : Tony est l’un des derniers artisans pêcheurs de la Côte d’Azur. Depuis le port de Carras, à Nice, il exerce son métier au plus près de la nature, et les jours de grand beau, navigue dans un cadre à nul autre pareil. Comme d’autres, il est le témoin privilégié de l’évolution d’un milieu sensible, qui mérite d’être protégé. Et si la prise de conscience commençait par la contemplation du beau ? PHOTO : OLIVIER WARTER / SOPRESS

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BLÉS ANCIENS Ils se nomment Rouge de Bordeaux, Barbu du Roussillon ou encore Kamut. Ces pains qui semblent tout droit sortis d’un fournil de Pagnol, sont élaborés à base de farine semi-complètes de blés anciens, non modifiés, non hybridés et cultivés en agriculture biologique, à Cucugnan. Chaque variété a son propre levain que Dominika, fondatrice de l'entreprise Pétanielle & Barbu, met au point avec passion et un savoir-faire qu’elle tient de Roland Feuillas, créateur du label Pain 100 % nature. Et l’on retrouve le vrai goût du bon pain. www.petanielleetbarbu.fr PHOTO : OLIVIER WARTER / SOPRESS

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PHOTO : OLIVIER WARTER / SOPRESS

ÀLAUNE

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ÀLAUNE

AGR ICU LTU R E B I O LO G I Q UE

Une bonne idée qui progresse

Les agriculteurs bio sont de plus en plus nombreux dans notre département. Une réalité économique parfois complexe, mais qui témoigne pour beaucoup d’un engagement fort.

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réserver l’équilibre de la terre. Se préoccuper de la bonne santé des consommateurs. Renoncer à l’utilisation de tous les produits chimiques de synthèse et organismes génétiquement modifiés. À première vue, les principes fondamentaux de l’agriculture biologique sont limpides. Ils s’appuient sur un règlement harmonisé au niveau européen, que tous les acteurs de la filière doivent respecter en intégralité, sous le contrôle d’organismes agréés. Un système complexe ? Sur le terrain, de nombreux producteurs bio de notre région parlent d’une réalité économique difficile, mais, prioritairement, de l’attention qu’ils portent à toutes les questions environnementales. Aujourd’hui, ils sont 270 sur le territoire des Alpes-Maritimes. Une grande diversité des métiers 10 % des surfaces agricoles du 06 sont cultivées en bio, une proportion certes plus faible que la moyenne régionale (la plus élevée de France : 23 % fin 2017), mais très supérieure à la moyenne nationale (6 %). L’association Agribio06, qui sert de relais aux agriculteurs bio du territoire, compte 170 adhérents, soit plus de trois exploitants sur cinq. « Principalement des maraîchers, mais aussi des arboriculteurs, des producteurs de plantes à parfum et, dans une moindre mesure, des éleveurs, souligne Lison Postel, coordinatrice de l’association. Que ce soit le nombre brut d’agriculteurs ou la surface

Par Martin de Kerimel

CHIFFRES 74 % des habitants de Région Sud consomment des produits bio au moins une fois par mois. 3 246 exploitants bio dans notre région fin 2017 (contre 1 005 en 2007). 57 nouvelles fermes bio ont fait leur apparition dans les AlpesMaritimes en 2017. 52 % des communes du 06 en comptaient au moins une en 2017.

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agricole, les chiffres du bio augmentent régulièrement chaque année dans le département. Cela devrait continuer à progresser, surtout grâce à l’installation de nouveaux exploitants. On compte une ou deux conversions d’agriculteurs déjà installés en agriculture conventionnelle par an, contre une dizaine de nouvelles installations bio. » Ceux qui démarrent en bio affichent des profils très diversifiés : « Il s’agit le plus souvent de néo-ruraux, de diplômés qui ont travaillé en entreprises auparavant et ne se retrouvent plus dans ces valeurs. Leur souhait est d’exercer un métier plus concret : on peut y trouver par exemple d’anciens chimistes, des informaticiens, des professionnels de la communication, des médecins... c’est intéressant pour notre association, mais il faut rester vigilant pour que ces personnes soient bien accompagnées par les différentes structures existantes et connaissent la réalité du métier. » Valeurs éthiques et circuits courts Sur le terrain, ils sont nombreux à mettre en avant une motivation particulière liée au bio, qu’ils appellent parfois « éthique » ou « philosophie de vie ». Certains parlent de « valeurs incontournables ». « Ces divers principes éthiques priment souvent dans notre département, où les surfaces cultivées par chaque agriculteur sont en général peu importantes, ajoute Lison Postel. Le label bio est mieux reconnu aujourd’hui qu’il y a encore quelques années : la demande est devenue extrêmement forte ! En toute logique, l’immense


ÀLAUNE

majorité des exploitants s’oriente donc vers des circuits courts pour vendre sa production. La plupart écoule sa marchandise localement. Sont privilégiées les ventes à la ferme ou sur les marchés, voire avec l’intermédiaire d’une AMAP ou d’une autre structure de ce genre. » Travail de la terre oblige, la réalité n’est pas toujours rose : comme les autres, les exploitants bio font face à des coûts importants pour le foncier et aux aléas climatiques. Quelques-uns profitent de terrains mis à leur disposition par des propriétaires privés, voire confiés par des collectivités publiques : ils ne sont, évidemment, pas les plus nombreux. Les services d’Agribio06 assurent cependant que beaucoup sont prêts à se former et à se lancer dans l’aventure. Un Brevet professionnel de responsable d’exploitation agricole est souvent présenté comme nécessaire à toute création ou reprise d’entreprise. « Nous incitons les porteurs de projet qui s’adressent à nous à faire des stages auprès d’autres agriculteurs installés. Comme nous, des structures locales organisent régulièrement des sessions de formation d’un jour ou deux, sur

La demande de produits alimentaires bio suit, elle aussi, une courbe ascendante.

des thèmes variés, et qui peuvent aussi servir de piqûre de rappel. » Resterait alors à développer des solidarités locales toujours plus abouties. Lison Postel se montre résolument optimiste : « Les gens qui s’installent en bio n’hésitent pas à mettre la main à la pâte. Au travers des projets collectifs que nous pouvons soutenir sur le plan technique, nous voyons qu’il existe beaucoup d’initiatives qui vont dans le bon sens. » n

FOCUS

AMAP

auprès de l’association. La première AMAP française, Les Olivades, a été créée en 2001 par Denise et Daniel Vuillon (photo), propriétaires d’une ferme maraîchère sur le territoire de Toulon, La Seyne-sur-Mer et Ollioules. C’est aux États-Unis que le couple a découvert un projet similaire, qu’il a adapté pour bâtir un système économiquement viable pour chaque intervenant. « J’ai toujours été attirée par le retour à des pratiques saines, ajoute Denise. Avoir rencontré des consommateurs soucieux de bien manger a servi de déclic. Certains ont fait confiance à l’AMAP au départ et sont encore à nos côtés aujourd’hui. » Bref, ça marche ! Le modèle a largement essaimé, les Vuillon étant consultés par d’autres acteurs soucieux de bien faire. « En France, il existe encore une grande diversité de terroirs et de bons produits à sauvegarder. Ce n’est pas tout à fait normal d’être ainsi payé à l’avance, mais l’AMAP est un bon exemple de ce que l’on peut faire, transitoirement, pour produire bio et apporter aux consommateurs l’assurance d’une traçabilité. C’est aussi un bon moyen de rapprocher les gens. » M. K.

P

lusieurs Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne (AMAP) existent dans notre région et aident les petits agriculteurs à vendre toute ou partie de leur production. Concrètement, le paysan s’engage à fournir des paniers de produits frais de saison, que le consommateur paye à l’avance et récupère 14

PHOTOS : ROBERT PALOMBA - STÉPHANE ODO

L’UNION FAIT LA FORCE


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Réouverture le 5 avril.


ÀLAUNE

JARDI NS DU SAP E TON (V ILLENEUVE- LO UBET)

Les débuts d’une nouvelle vie

A

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De la mer à la terre, des crêpes aux légumes Ce matin-là, pour répondre sans attendre à la commande d’une supérette voisine, Julien remplit rapidement le coffre de son utilitaire de quelques barquettes de légumes frais. Sans aucune hésitation, le trentenaire nous embarque avec lui pour livrer ses produits. Quelques minutes plus tard, c’est après avoir donné quelques consignes à un ami venu lui filer un coup de main qu’il détaille son parcours et assure que rien ne le prédestinait à ce travail. « Je n’avais encore jamais travaillé en France, indique-t-il. Plus jeune, j’ai fait beaucoup de voyages autour du monde avec mes parents, sur un voilier. J’ai aussi été marin pour des opérations de convoyage. Finalement, je me suis installé au Venezuela, où j’ai tenu une crêperie. Quand il n’a plus été possible de rester là-bas, je suis revenu ici, où ma mère vivait. Je n’avais même pas encore le permis de

PHOTO : OLIVIER WARTER / SOPRESS

u téléphone, le son de sa voix est étouffé, comme s’il arrivait de l’autre bout du monde. Pourtant, pour qui appelle de Nice, Julien Lesne est un voisin, puisqu’il habite et travaille à Villeneuve-Loubet. Et, malgré la liaison difficile, c’est très perceptible : le jeune homme est ultra-motivé par son nouveau métier d’agriculteur bio. Il s’est installé en mai dernier. Sa volonté : « Créer quelque chose, tout en prenant soin de la terre et des autres. »


ÀLAUNE

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PHOTOS : OLIVIER WARTER / SOPRESS

1. Le premier objectif de Julien Lesne : « Avoir un bon sol pour établir ma production légumière  ». 2. Installé à Villeneuve-Loubet en mai dernier, le jeune maraîcher espère pouvoir transmettre un métier qu’il a appris lui-même par la voie de l’apprentissage. 3. Une cinquantaine de variétés de légumes est produite aux Jardins du Sapeton.

conduire ! » Il a dès lors fallu que Julien parvienne à se former avant de devenir agriculteur. Il s’y est ainsi attelé deux années durant, en suivant un cursus en apprentissage, ce qui lui a permis d’obtenir son brevet professionnel de responsable d’exploitation agricole. Ensuite, il aurait voulu démarrer plus tôt, mais il lui a fallu quelques années de plus pour trouver un terrain où exercer. Heureusement, ses contacts sur place l’ont aidé à dénicher celui qu’il loue actuellement. Sur une superficie d’un hectare, Julien peut aujourd’hui cultiver une grosse cinquantaine de variétés de légumes. « Je fais d’abord ce que je peux, pour avoir une exploitation viable. C’est un choix stratégique de ne pas trop me diversifier, pour être assuré de bien m’occuper de tout et d’apprendre le métier petit à petit. À court terme, le but est

d’avoir un bon sol pour établir ma éveil des consciences. Pour ma production légumière. Par la part, je vois la bio comme l’une suite, j’ai d’autres projets pour des solutions pour préparer l’aveproduire aussi de petits fruits, nir. J’ai une micro-ferme, ici, et je avoir quelques arbres fruitiers, ne veux pas que cela devienne disposer d’un poulailler... » Une l’usine : l’idée est d’utiliser cette progression qui va sans doute petite superficie à son plein potentiel. » Méthoréclamer du travail et de la patience. « C’est un choix dique et rigoureux, I n s t a l l é a v e c s a stratégique de Julien n’hésite pas à recueillir des doncompagne, Julien se ne pas trop donne le temps de me diversifier. » nées sur son travail quotidien pour anav o i r v e n i r, m a i s indique également qu’il est lyser ses résultats, mieux con« tout le temps à fond ». Et naître sa terre et définir ses d’ajouter : « Être réactif, c’est plannings de production futurs. Il se dit que c’est ainsi aussi la richesse du métier ! » qu’il pourra devenir un meilleur maraîcher. « Aujourd’hui, je « L’une des solutions pense être à ma juste place et je pour préparer l’avenir » Une chose est certaine : le prends soin d’un lieu où j’espère jeune homme n’a pas choisi de pouvoir laisser une empreinte travailler en bio par hasard. positive. Je ne veux rien avoir à « Pour moi, cette façon de pro- regretter quand je serai vieux ! duire est devenue vitale ! On voit Ne pas rêver sa vie, mais vivre bien comment les choses évoluent son rêve : c’est ce que m’a appris l’homme qui m’a élevé. » n M. K. aujourd’hui. Il y a un véritable 17


ÀLAUNE

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C HÈVRERIE DU BOIS D’AMON (SAI NT- C É Z A I R E- SUR- SI AG NE)

e qui a conduit Édith Sellier vers l’agriculture bio ? Une reconversion professionnelle menée avec beaucoup de conviction, depuis maintenant une bonne douzaine d’années. Vous croiserez peut-être le chemin de cette femme pétillante dans l’une des fêtes traditionnelles organisées dans notre département. Vous pourrez également retrouver une partie de ses produits en grandes surfaces, à Mougins, Mouans-Sartoux, Peymeinade, Montauroux ou Le Cannet. Édith est aussi liée à une AMAP et assure un peu de vente directe. Elle commercialise ses fromages et yaourts

bio, qu’elle complète avec une originaire de Belgique, le offre de glaces et de savons. couple y tenait un magasin « Là, je ne peux pas dire qu’ils d’électroménager, jusqu’à ce sont bio, mais mon certificateur que Madame se décide à un m’autorise à mentionner qu’ils grand changement. « J’ai pu sont fabriqués à partir rencontrer plusieurs de lait bio. » Un lait « Je n’arriverais éleveurs. Quand je me qu’elle produit elle- plus à vivre en suis renseignée à la même, en élevant ville aujourd’hui. » Chambre d’agriculune centaine de ture, on m’a d’abord chèvres à Saint-Cézaire-surprise pour une folle. Il restait touSiagne. En plein pic d’activité, tefois des places au lycée agricole elle peut obtenir jusqu’à 200 pour suivre une formation. Pascal litres par jour. ne me voyait plus beaucoup ! On a commencé doucement, dans « On m’a prise pour une folle » notre garage, avec 21 chèvres au L’aventure a commencé après départ. C’est devenu une pasqu’Édith et son mari Pascal se sion. » Malgré cette forte détersont installés au village. Leur mination, Édith admet volonvie d’avant était toute autre : tiers avoir traversé des périodes 18

PHOTO : OLIVIER WARTER / SOPRESS

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Une drôle d’histoire belge


ÀLAUNE 1. Édith est épanouie : « Même ma famille me dit aujourd’hui que j’ai bien fait ». 2. Manuelle ou automatique, la traite lui permet d’obtenir quelque 200 litres de lait par jour, en période de pic d’activité. 3. L’éleveuse fabrique fromages, yaourts, glaces et savons. Le bio ? Une simple question de bien-être.

PHOTOS : OLIVIER WARTER / SOPRESS

d’hésitation, voire de doute : « Je n’étais pas du tout sûre que je m’en sortirais. Il fallait trouver une clientèle, se faire accepter. C’est vrai que j’apprécie d’être proche de la nature. Je n’arriverais plus à vivre en ville aujourd’hui. Ici, c’est reculé... mais c’est ce qui est bien. » Comme pour beaucoup de néo-ruraux, l’éleveuse s’est donnée à fond, avec la conviction que le bio était, pour elle, la meilleure voie à suivre. « C’est une question de bien-être basée sur l’envie d’une alimentation de qualité, dit-elle. Être en bio ne me rapporte pas plus d’argent, mais ce n’est pas non plus une contrainte : une fois que l’on sait s’approvisionner pour l’alimentation des animaux, c’est bon ! Les contrôles ? Je trouve logique qu’il y en ait. Cela a du sens et, de toute façon, je n’ai rien à cacher. » Édith s’autorise même à inventer. Ses fromages se consomment nature, mais aussi au romarin et au thym, entre autres. Déjà commercialisés tels quels ou avec une saveur vanille ou fleur d’oranger, ses yaourts se déclineront bientôt au goût myrtille, fruits de bois, pêche/passion ou fruits exotiques. « J’essaye d’avancer petit à petit » « Tout cela peut sans doute paraître un peu dingue, mais je ne reviendrai jamais en arrière, assure encore Édith. Même ma famille me dit aujourd’hui que j’ai bien fait. J’essaye d’avancer petit à petit, tout en suivant mes

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intuitions. De ne faire que ce que j’aime faire. » Pascal, qui a suivi le mouvement et monté la ferme de ses mains, est pleinement satisfait aujourd’hui. À l’évidence, le duo ne recule pas devant l’effort, porté par un amour commun des animaux. Sur ses cinquante hectares, il élève aussi des chevaux, des ânes, quelques bovins, des brebis, trois boucs et un bélier. En 19

prime, quelques chiens et chats complètent cette incroyable ménagerie. L’homme y trouve également sa place, bien sûr. Chez eux, Édith et Pascal se réjouissent d’accueillir parfois des visiteurs, dans un gîte ouvert pour six personnes. Ils le transformeront en chambre d’hôtes, si leurs animaux leur laissent le temps. Ce n’est pas pour tout de suite... n M. K.


ÀLAUNE

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JARDINS DE S ASCLÉ P IADES ( C AG NES- SUR- M ER)

l nous a fallu attendre quel- giolini ont acquis cet outil au ques jours pour rencontrer prix d’un investissement Isabelle et Dominique important : il leur permet de Norgiolini. Rien d’anormal : produire chaque jour une lorsque nous l’avons contacté, bonne quantité de beaux œufs ce co u pl e d e m a ra îchers bio. Le couple veille au grain cagnois préparaient l’arrivée pour s’assurer du bien-être s u r s o n e x p l o i t a t i o n d e de ses pensionnaires, dont la quelque 180 poules venues de voracité céréalière étonnera la Drôme ! Les volailles leur sûrement plus d’un observaont finalement été teur profane ! Leur « Le bio ? fournir un abri est très livrées avec un peu d’avance sur la date utile : un renard est Un gage prévue. Rapidement à de qualité. » passé une nuit aux leur aise, elles occupent Asclépiades et s’est un poulailler flambant neuf, régalé d’une bonne partie de spécialement conçu pour l’élevage précédent. Vigilant, les accueillir. Ses nombreuses Dominique mentionne en ouvertures les laissent aussi outre la présence de blaireaux. s’ébattre en plein air. Les Nor- Il lui faut préserver ses proté20

gées de ce type d’intrusions, ce qui n’est pas toujours facile... « Le bio est pour nous une raison de vivre » « Les poules nous sont parvenues à l’âge de huit semaines, indique Isabelle. Elles pondent généralement pendant deux ans. Ensuite ? On les mange. Pour les vendre, il aurait fallu d’autres autorisations. Ce n’est pas notre truc ! » À l’écouter parler, on comprend vite combien l’éleveuse aime ses animaux, à vrai dire peu farouches et bien plus calmes qu’on ne pourrait l’imaginer de prime abord. Et le bio ? Les Norgiolini ont travaillé pendant trois ans pour obtenir

PHOTO : OLIVIER WARTER / SOPRESS

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Une épopée vécue avec des poules


ÀLAUNE

la certification Déméter, l’un des labels les plus exigeants. Ils n’envisageaient pas les choses autrement : « Le bio est pour nous une raison de vivre ! Un gage de qualité ! », s’enthousiasme Isabelle. Dominique présente même l’œuf, dès lors qu’il est bio, « comme l’élément nutritif par excellence » pour son apport de protéines. Surprise : sur une ligne de son CV, on peut également trouver la mention du métier d’ostéopathe. Son autre profession, qu’il exerce en ville, deux après-midis par semaine. Deux passions qui se combinent. « Que vous dire ? Je me lève le matin, je travaille dur, mais je n’ai pas de patron. Personne ne me dit rien sur ce que j’ai à faire. En prime, je vois des patients qui n’attendent que d’être soulagés. Le beau rôle ? Je

me le suis donné ! » Isabelle et son mari produisent également toute l’année, entre 60 et 70 paniers chaque semaine, d’une petite dizaine de variétés de légumes à chaque fois. Ils sont en lien avec une AMAP et pratiquent la vente directe les vendredis après-midis. « Nous sommes très heureux d’avoir permis à nos clients de changer leur mode alimentaire, en leur apprenant à cuisiner des légumes qu’ils n’auraient jamais achetés. » Biodynamie... et travail des poules ! La vie est belle, mais, surtout, il ne faut pas croire que les Norgiolini se la coulent douce : la gestion de leur ferme est une tâche quotidienne, menée avec d’autant plus d’ardeur que le couple travaille et vit ici sur

PHOTOS : OLIVIER WARTER / SOPRESS

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un terrain ayant appartenu à la famille de Monsieur. Leur « grande épopée », comme ils disent, a débuté au Québec, où ils ont vécu dix ans. Pendant son cursus en ostéopathie, Domi ni q ue é t ai t de ve nu membre d’une association d’adeptes de la biodynamie. Une fois de retour en France, il s’est servi de cette technique pour améliorer la structure de son terrain. Dans ce domaine, les poules jouent un rôle essentiel : dès lors qu’une culture prend fin, elles grattent la terre, mangent les insectes et fertilisent le sol, sans dégager de gaz nuisible. Un atout supplémentaire pour Isabelle et son mari, qui partagent volontiers leurs connaissances au gré d’ateliers organisés chez eux. n M. K.

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1. Les poules d’Isabelle et Dominique Norgiolini viennent de la Drôme : elles ont grandi chez un de leurs amis éleveurs. 2. Isabelle est catégorique sur l’importance du bio : elle en a fait « une raison de vivre ». 3. Après une dizaine de jours aux Asclépiades, les poules offraient déjà une belle récolte quotidienne. 21


ÀLAUNE

AGRU ME S ANDR E A ( VA LLAUR I S)

u vert, du jaune, du orange et le bleu du ciel : en rencontrant Jean-Noël Falcou quelques jours avant la fin de l’hiver, nous avons plongé dans la couleur. L’ancien instituteur répond avec un plaisir évident aux questions sur son métier actuel : depuis 2004, sur un terrain appartenant à la famille de son ancienne compagne depuis trois siècles, il exploite un verger bio d’arbres à agrumes. « Quand on a décidé de reprendre la production, elle avait été abandonnée quinze ans auparavant, se souvient-il. Succulents, les quelques fruits qui poussaient encore montraient que nous n’avions pas besoin de produit chimique. Il a fallu apprendre sur le tas, en se renseignant auprès des anciens et en lisant des livres sur les principes de l’agriculture bio. Sans ménager notre peine, et en arrachant ce qui ne pouvait être sauvé, on a travaillé pendant trois ans avant d’obtenir une terre saine. Ensuite, on a enfin pu se pencher sur la diversification. » Les clémentiniers et citronniers ont été rejoints par des orangers et, à partir de 2016, un nombre croissant de bigaradiers. L’agrumiculteur produit désormais une cinquantaine de variétés, sur une surface d’un hectare – 8 000 mètres carrés à Golfe-Juan et 2 000 mètres carrés à Vallauris.

« Le lien avec la nature me plaît beaucoup » Sa production est commercialisée en vente directe, par l’intermédiaire d’une AMAP notamment. On peut également la trouver dans quelques magasins bio des environs. D’abord focalisé sur les arbres, Jean-Noël assure à présent lui-même la transformation de ses récoltes : il a notamment acquis un alambic pour produire son eau de fleur d’oranger. Pour l’aider, il vient de recruter un stagiaire, lui aussi en pleine reconversion professionnelle. Le « patron », lui, continue d’aimer son boulot : « Je ne sais pas vraiment pourquoi, mais, enfant, je répondais toujours paysan quand quelqu’un me demandait ce que je voulais faire plus tard. Je ne suis pas issu du monde agricole, mais je dois dire que le lien avec la nature me plaît beaucoup. Le côté social, également : on se sent comme partie intégrante de notre pays. Enfin, il y a un aspect historique, patrimonial : ici, on a tous des souvenirs liés à la fleur d’oranger. Son odeur déclenche des émotions. » Jean-Noël assure que les agriculteurs bio sont mieux considérés que jamais. Face aux coûts prohibitifs du foncier, il suggère à ceux qui ont des arbres fruitiers inexploités de contacter un spécialiste et d’ouvrir de nouvelles zones de production. n M. K. 22

PHOTO : OLIVIER WARTER / SOPRESS

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C’est un jardin extraordinaire !


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F ERME DES GR ENOU ILLE S (VI LLENEUVE- LO UBET)

ophia Antipolis, Aix, Lyon... dans sa première vie, Fabrice Leroy était ingénieur télécom. Il a décidé de se reconvertir en 2009. « Je ne me voyais pas travailler à Paris, explique-t-il. J’ai en quelque sorte été rattrapé par mon enfance : à l’époque, sur 1 000 mètres carrés, mon père cultivait des légumes pour toute la famille. Et j’en ai mangé des bons ! » Le jeune homme est donc devenu maraîcher bio ! Avant de se lancer, il a rencontré plusieurs personnes qui avaient suivi un parcours similaire. Il s’est ensuite mis à la recherche d’un

terrain. « Le premier que j’ai occupé était au chemin de Saquier, à Saint-Roman-de-Bellet. Il faut dire qu’au départ, j’ai commencé avec quelques économies, en misant sur la débrouille. Tout s’est fait au fur et à mesure : un vrai choix de passion. » Fabrice dit aussi avoir connu des moments difficiles et, aujourd’hui, s’être « recentré ». Depuis 2015, il ne travaille plus qu’à Villeneuve-Loubet : il y loue un lopin à un propriétaire local, qui complète le terrain, avec une maison, que la Ville lui a confié. « En tout, j’ai donc deux hectares en plein champ et

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4 000 mètres carrés sous serres. » Assez pour produire une centaine de variétés de légumes. Vente directe et transparence Le jeune maraîcher travaille avec sa femme, un employé à l’année, souvent un apprenti. Il embauche entre trois et cinq saisonniers par an, pour des contrats de trois à six mois. Sa clientèle ? « Je vends principalement ma production en direct, sur l’exploitation ou à l’AMAP du Grand Pré, à Villeneuve-Loubet. Je fournis aussi quelques magasins bio, ainsi que quatre écoles, via le réseau Elior. Je fais un peu d’achat-vente : 90 % des produits que je revends sont bio. Je suis transparent avec mes clients, le but étant de leur proposer de la qualité à un prix décent. » Fabrice prend peu de vacances et, six mois de l’année, dit ne penser qu’à son travail. L’été, il lui arrive de bosser jusqu’à 70 heures par semaine ! Pour autant, il est convaincu d’avoir une vie plus facile que celles des pionniers du bio. « Dans ce métier, l’important est d’être tenace. Ancien cycliste, j’ai gardé le goût de l’effort et du travail en extérieur, ainsi qu’un mode de vie plutôt sain. Ma formation d’ingénieur m’a appris à me poser des questions et à trouver des réponses. » Un jour, Fabrice aimerait pouvoir transmettre ce qu’il a appris à de jeunes agriculteurs qui, à leur tour, voudraient s’installer. n M. K.

PHOTO : FERME DES GRENOUILLES

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Hier ingénieur, aujourd’hui maraîcher


ÀLAUNE

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CHÂTE AU DE CRÉM AT ( NI C E)

PHOTOS : OLIVIER WARTER / SOPRESS

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Un vin rare et 100 % bio

i on ne fait pas du bio dans notre région, on n’en fera nulle part ! Ici, on travaille en bio à la vigne comme à la cave. » À la tête du Château de Crémat, Bruno Lust, 54 ans, présente avec fierté ce domaine viticole de l’ouest de Nice. Même s’il affiche une taille modeste, il est impossible de le manquer sur le chemin qui porte son nom : son donjon domine assez nettement tous les arbres et toits du voisinage. C’est au début du siècle dernier que le bâtiment a été construit, sur le site d’anciennes galeries souterraines romaines. La légende prétend que des légionnaires y stockaient déjà de l’huile et du vin. Aujourd’hui, celui qui est produit sur place se décline en trois couleurs : 50 % de blanc (élaboré à partir des cépages Rolle et Chardonnay), 45 % de rouge (Grenache et Folle Noire) et 5 % de rosé (Braquet). En cultivant toute sa vigne en bio, le Château de Crémat s’assure d’atteindre un niveau de qualité optimal, tout en préservant l’environnement. Pour l’heure, il n’a pas été jugé utile de le préciser sur les étiquettes, les connaisseurs sachant pertinemment à quoi s’en tenir.

d’ailleurs le coût de production. » Au Château, les vendanges s’effectuent uniquement à la main. Les clients, professionnels ou particuliers, attendent des saveurs irréprochables. « Avant de démarrer nos processus de vinification, 90 % de notre travail s’effectue dans la vigne. On accompagne notre vin, plus qu’on le fabrique. Même si on l’optimise au maximum, il reste un produit agricole. » Chef de culture et maître de chai, Julien Treutenaere réalise l’ensemble des opérations qui mènent à l’élaboration du vin, de la réception du raisin brut à la mise en bouteille. « Le fait d’être en bio ne change pas grand-chose à mon travail, indique-t-il. Nous sommes une exploitation artisanale et utilisons moins de produits exogènes. Les consommateurs nous poussent dans cette direction. » En volumes, le Château n’est « que » le quatrième des neuf producteurs de Bellet. C’est sur ses terres qu’en 1941, l’appellation a été créée. L’idée d’une typicité du vignoble en est renforcée : il est le seul implanté entre les murs d’une grande agglomération. Sa surface totale ? 65 hectares, à comparer par exemple avec les quelque 2 200 des Côtes de Provence. n

« Notre vin reste un produit agricole » L’exiguïté du domaine fait bien sûr du vin de Crémat un produit d’exception, mais Bruno précise que « ce n’est pas sa rareté qui en fait le prix, ni

1. Pour Bruno Lust, à la tête du domaine, ce n’est pas la rareté du vin qui en fait le prix. 2. Chef de culture, Julien Treutenaere utilise peu de produits exogènes pour obtenir un vin bio, décliné en trois couleurs. 25


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ÀLAUNE

Des avantages à la pelle Les résultats des nombreuses études sur le sujet sont sans appel : cultiver et consommer bio, c’est aussi faire sa part, en termes d’environnement, de santé et de finances. Explications.

PHOTO : AGRIBIO 06

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’est Pierre Rabhi, pionnier de l’agroécologie, qui a rendu célèbre une légende amérindienne dans laquelle il est question d’un colibri qui, en transportant dans son bec quelques gouttes d’eau, tente d’éteindre un incendie qui sévit dans sa forêt. Face à lui, les animaux, effrayés et atterrés, ne bougent pas. Et lorsqu’un tatou demande au colibri s’il pense vraiment que quelques gouttes vont pouvoir mettre fin au désastre, l’oiseau lui répond simplement : « Je fais ma part ». Aussi conceptuelle soit-elle, cette brève histoire résume assez bien ce qui a motivé les premiers cultivateurs qui

Par Aurélia Lasorsa

CHIFFRES 69 % des consommateurs font le choix du bio pour préserver leur santé. Source : Baromètre de consommation et de perception des produits bio en France. Agence Bio / Spirit Insight.

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ont fait le choix d’un retour à l’agriculture biologique. Certes au départ moins nombreux, moins équipés et moins soutenus face à l’agriculture conventionnelle, il semble que ces professionnels, convaincus du bien fondé de leur démarche, parviennent à faire adhérer à leur cause de plus en plus de monde, consommateurs en tête. Les raisons de cet engouement sont diverses mais se résument peut-être à une envie commune : vivre mieux ! Et si le modèle est encore loin d’être parfait, si le succès de la bio engendre malheureusement des abus, et que consommer bio nécessite aussi d’avoir un œil averti, reste que les


ÀLAUNE

avantages en matière de santé humaine, d’écologie et de budget ont déjà fait leurs preuves.

Les bienfaits pour notre organisme Comme c’est le cas pour les terres cultivées, se nourrir d’aliments bio limite considérablement l’ingestion de pesti-

En 2018, près de 75 % des Français déclarent consommer bio au moins une fois par mois.

CHIFFRES L'agriculture biologique permet de réduire de 30 à 40 % l'impact des nitrates sur la qualité de l'eau. Source : Itab.

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cides et métaux lourds. Selon Stéphane Schneider, gastroentérologue et médecin en nutrition au CHU de Nice, les différences entre alimentation classique et biologique « se font surtout sur les quantités de pesticides ingérées. Il est donc forcément mieux d’en consommer moins. On sait également que les personnes consommant plus de produits bio ont une quantité plus importante d’antioxydants dans le sang, ce qui pourrait entraîner un effet bénéfique sur la survenue de cancers et de maladies cardio-vasculaires et neurologiques. Une étude française de décembre

PHOTO : AGRIBIO 06

Quand la nature dit merci Les premiers cahiers des charges de l’agriculture biologique apparaissent au début des années 1970, mais ce n’est qu’en 1980 que les pouvoirs publics officialisent, via la loi d’orientation agricole, l’existence d’une agriculture « n’utilisant ni produits chimiques, ni pesticides de synthèse ». Pour produire bio, il faut respecter l’équilibre et les cycles du vivant, soit favoriser la biodiversité, la pollinisation et la régulation. Au rythme des saisons et en fonction de son terroir, le producteur choisit les variétés qu’il va planter, les races animales qu’il peut élever, tout en se prémunissant des maladies et des parasites de la manière la plus naturelle possible. Un parfait rempart contre la pollution des sols et, par ricochet, celle des nappes phréatiques. En outre, pour permettre une production de qualité et en quantité, l’agriculture biologique nécessite des rotations culturales longues et diversifiées. Cette pratique ancestrale permet en effet d’accroître la fertilité et l’activité biologique des sols : un excellent moyen de nourrir la terre. Si cela ne suffit vraiment pas, le producteur peut se tourner vers des cultures dérobées, des engrais verts ou des épandages d’effluents bio. Quant à l’azote, nécessaire à la culture des végétaux, il peut être produit naturellement grâce aux légumineuses, particulièrement présentes dans une alimentation biologique. Pour résumer, on peut dire que produire bio limite la pollution liée aux pesticides et engrais de synthèse et réduit – de 3 à 7 % en fonction des études – les émissions de gaz à effet de serre. De sérieux atouts à prendre en compte dans un contexte environnemental tel que le nôtre. Et si la nature remercie la culture biologique, il en est de même de notre santé.


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Dr Schneider de conclure sur le sujet : « Le principe d’une alimentation saine est la variété. Il vaut mieux manger cinq fruits et légumes issus de l’agriculture conventionnelle qu’un seul qui soit bio. Maintenant, il est plus logique de faire le choix du bio pour les aliments dans lesquels on va retrouver le plus de pesticides, à savoir les légumes, les fruits et les produits laitiers. »

2018 (portant sur 70 000 individus suivis pendant 7 ans) a montré que les personnes qui déclaraient consommer plus de bio présentaient un nombre de cancers inférieur. Malgré tout, cette étude nécessite une confirmation puisqu’une autre étude anglaise n’avait, elle, trouvé aucune différence. » Reste que l’alimentation biologique, principalement pour les protéines animales (œufs, viande et même produits laitiers), offre un meilleur apport nutritionnel, notamment en matière d’acides gras essentiels, de calcium ou encore de vitamines. Et le

CHIFFRES 57 % des Français ont modifié leurs habitudes d'achat, leur comportement alimentaires. Source : Baromètre de consommation et de perception des produits bio en France. Agence Bio / Spirit Insight.

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Et d’un point de vue financier ? L’un des grands reproches fait au bio est son coût. Trop cher pour le consommateur, pas assez rentable pour le producteur… Une étude de l’Itab (Institut technique de l’agriculture biologique), en date de novembre 2016, apporte les preuves du contraire. Plusieurs points ont été étudiés, parmi lesquels les coûts liés à l’utilisation de pesticides. En abandonnant ces pratiques, les agriculteurs qui ont fait le choix du bio réalisent, par exemple, environ 20 à 46 euros d’économie par hectare cultivé en traitement d’eau polluée aux nitrates et pesticides, de 3,50 à 48 euros par hectare pour la pollinisation des cultures et entre 10 et 21 euros par hectare pour réguler les ravageurs. En outre, ce rapport met également en avant les bienfaits sur l’emploi de l’agriculture biologique : en représentant 2,4 unités de travail annuel (temps de travail d’une personne à temps complet pendant un an) contre 1,5 en agriculture conventionnelle, le bio est là encore gagnant. Ainsi, entre 2010 et 2015, le nombre d’emplois dans les filières bio ont augmenté de 13,7 %. En 2017, l’agriculture biologique représentait quelque 134 500 emplois directs, soit 12,5 % des emplois du secteur. Pour ce qui est du consommateur, certes, l’achat de produits biologiques affiche un coût supérieur. Néanmoins, si on part du principe que faire le choix du bio c’est aussi vivre mieux, alors quelques nouvelles habitudes s’imposent. Consommer moins de protéines animales, privilégier les légumineuses, supprimer les produits ultra-transformés, manger frais et de saison sont autant d’actions qui permettent de réaliser des économies non négligeables. n


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19 000 visiteurs sont attendus dans la Drôme pour développer des pratiques de production durable.

Tourné vers demain

Si l’agriculture biologique est une solution d’avenir pour de nombreuses personnes, qu’en est-il de son futur à elle ? Éléments de réponse.

PHOTO : MISS TERRE ET CHAMBRE D'AGRICULTURE DE LA DRÔME

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Par Aurélia Lasorsa

n janvier 2018, plus d’un quart des Français (26 %) affirmait avoir l’intention d’augmenter sa consommation de produits biologiques. À l’horizon 2050, la planète devrait compter environ 9 milliards d’habitants. Pour les nourrir, l’agriculture biologique se révèle une solution idéale, à condition de disposer des moyens humains, financiers ou techniques nécessaires. À l’INRA (Institut National de la Recherche Agronomique), les chercheurs n’ont pas attendu les obligations du Grenelle de l’Environnement de 2007 pour agir. Différentes stratégies sont à l’étude pour permettre à l’agriculture de se tourner vers des alternatives toujours plus bio. Parmi elles, le biocontrôle : ensemble des méthodes de protection basées sur l’utilisation d’organismes vivants ou de substances naturelles. Plusieurs travaux sont en cours, notamment à Sophia Antipolis, sur des sujets aussi variés que les odeurs, la lutte

biologique par acclimatation ou au contraire par conservation des espèces, la mise en œuvre de médiateurs chimiques, etc. Exemple emblématique : les producteurs de fraises qui aujourd’hui, sur le secteur de Carros, Gattières et La Gaude, n’utilisent plus de produits phytosanitaires mais une protection biologique intégrée (les coccinelles étant les plus connues de ces insectes protecteurs). De nouvelles solutions mécaniques sont également d’actualité. Tous les deux ans, dans la Drôme, un événement y est même dédié : Tech&Bio est le salon international des techniques bio et alternatives. Les 18 et 19 septembre prochains, Bourg-lès-Valence va devenir la capitale des solutions bio à destination des producteurs qui pourront assister aux démonstrations, en plein champ, de nouveaux outils et techniques mis au point par les professionnels. La transition est en marche. À chacun maintenant de faire sa part…. n 31


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REGARDSUR...

ALIM ENTATIO N BI O

Mouans-Sartoux, la preuve par l’exemple

Les cantines des crèches et écoles de la commune ne servent que des aliments bio, produits pour la plus grosse partie au domaine de Haute-Combe. Une réussite qui se complète d’autres initiatives cohérentes.

illes Pérole, adjoint au maire de Mouans- verts. Rapidement, en 2011, il est prouvé que le Sartoux, explique que c’est d’une bou- modèle est viable : une première agricultrice est tade qu’est né le projet municipal de recrutée. Aujourd’hui, le succès est confirmé : créer une régie agricole. « Lorsque l’on a décidé de tous les enfants des crèches et écoles de la compasser au 100 % bio, notre idée était de travailler mune mangent bio à 100 %, de même que les usaavec des producteurs locaux, mais gers du restaurant municipal. Des menus scolaires il s’est avéré qu’ils n’étaient pas 85 % des légumes utilisés pour assez nombreux pour répondre à constamment adaptés la confection de ces repas sont l’appel d’offres. Du coup, on s’est aux produits disponibles. produits à la régie. « Notre prodit qu’on pourrait produire nousduction a évolué au fil du temps, mêmes. » Après avoir mené des études de faisabi- souligne Gilles Pérole. Nous avons démarré avec lité, la Ville préempte le domaine de Haute- une dizaine de variétés de légumes différents et Combe, vaste terrain qui était destiné à la en cultivons désormais une cinquantaine. Le volume construction. Prudente, elle confie d’abord les est passé de 10 à 25 tonnes. À présent, il y a aussi clés de l’exploitation à son service des Espaces quelques oliviers sur la parcelle, ce qui nous a permis 32

PHOTO : OLIVIER WARTER / SOPRESS

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Par Martin de Kerimel


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d’obtenir une centaine de litres d’huile l’an dernier. Une cinquantaine d’arbres fruitiers vont nous offrir des abricots, des cerises et des prunes. »

FOCUS

L’ALIMENTATION DURABLE, ÇA S’APPREND !

Rendements optimisés et création d’emplois Sur place, tout est fait pour obtenir des rendements optimaux. La présence de serres permet d’allonger la période de production des légumes. Ceux qui sont récoltés l’été, quand les écoles sont fermées, peuvent être conservés grâce à une unité de surgélation. Le terrain de la régie ayant été classé agricole, sa pérennité est garantie à moyen terme. Elle donne d’ailleurs pleine satisfaction à celles et ceux qui bénéficient de ses services. Elle a aussi permis à la Ville de créer de l’emploi (trois équivalents temps plein). Sébastien Jourde, fonctionnaire municipal chargé de l’exploitation du domaine, est logé sur place, avec sa famille. Originaire de Bretagne, il travaillait déjà dans l’agriculture bio en région parisienne. C’est grâce à un blog spécialisé qu’il a entendu parler du domaine de Haute-Combe. « J’avais déjà, à l’époque, le projet de m’installer. J’ai envoyé un CV, passé un entretien... la procédure classique. C’était très motivant de pouvoir tout développer. N’avoir rien à vendre, ça m’allait bien aussi : ce n’est pas la partie du métier d’agriculteur que je

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remière ville de plus de 10 000 habitants à passer au 100 % bio pour la restauration collective, Mouans-Sartoux a ouvert, en 2016, une Maison d’éducation à l’alimentation durable (MÉAD). À Haute-Combe, cette bâtisse accueille des conférences, colloques, débats scientifiques et expositions. Elle est aussi une cuisine pédagogique et un atelier de conservation-transformation des aliments. Lieu d’échanges et centre de ressources autour de l’agriculture durable, elle s’adresse à des publics nombreux : professionnels de l’agriculture, chercheurs, élus, techniciens de collectivités locales ou simples citoyens. La MÉAD organise des opérations de sensibilisation auprès des enfants et accompagne une vingtaine de foyers mouansois dans le défi « Familles à alimentation positive ». Objectif : faire évoluer leurs pratiques alimentaires, à budget constant. Dans le domaine de l’enseignement et de la recherche, elle héberge, depuis 2017, le premier diplôme universitaire de chef de projet en alimentation durable, option collectivité territoriale. M. K.

1. Sébastien Jourde, l’agriculteur mouansois, vit avec sa famille sur le domaine de Haute-Combe. 2. Une cinquantaine de variétés de légumes sont aujourd’hui cultivés par la régie, pour une production de 25 tonnes par an environ.

PHOTO : OLIVIER WARTER / SOPRESS

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en redemandent ! Dans un sondage de juillet 2017, 97,5 % d’entre eux déclaraient être satisfaits des repas servis. Bonne nouvelle pour leurs parents : le tarif moyen des cantines n’a pas évolué depuis le passage au tout bio. Pour maintenir l’équilibre des comptes, les cantines luttent chaque jour contre le gaspillage : les fruits, par exemple, sont coupés en quartiers avant d’être servis aux enfants. Ces derniers trient leurs déchets dans des poubelles pesées chaque jour. Entre 2011 et 2015, la quantité totale d’aliments non consommés est ainsi passée de 147 à 32 grammes par assiette. Les portions s’adaptent aux quantités effectivement consommées, plutôt qu’aux recommandations officielles. Sandrine Nemri est à la tête des cuisines de l’école de l’Orée du Bois. Régulièrement, avec ses collègues d’autres établissements, elle consulte les enfants sur le choix du menu ou pour des repas à thème. De quoi donner des idées de recettes aux familles ? « Les enfants eux-mêmes viennent parfois m’en demander ! » Après dix-sept ans de travail, la cheffe parle résolument de son bonheur à exercer le métier, a fortiori quand elle voit tous ces minots prendre goût aux cébettes, navets, céleris raves et autres fèves. Et sans regret pour les frites ! n

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préfère. J’étais aussi très intéressé par l’idée de participer à la préservation de terres agricoles, à partir de ce petit coin de campagne en ville, et à l’éducation des enfants. » Parmi les légumes un peu « insolites » qu’il cultive, Sébastien cite notamment les patates douces, les panais et certaines espèces de courges. Il est toujours heureux de les montrer aux enfants des classes qui visitent le domaine, avant qu’ils n’arrivent dans les assiettes. Régulièrement, le jeune agriculteur est en relation avec les chefs cuisiniers municipaux et participe ainsi à la conception des menus, constamment adaptés aux produits disponibles, en fonction des saisons. Grosses économies et plaisir des enfants Au bout de la chaîne, observer la mine réjouie des petits Mouansois inscrits à la cantine suffit pour comprendre qu’ils se régalent. Mieux, ils 34

PHOTOS : OLIVIER WARTER / SOPRESS

3. Les petits Mouansois se régalent à la cantine. Mieux, ils en redemandent ! 4. 85 % des légumes de la restauration collective sont produits par la régie municipale.


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Le chef visionnaire

Premier chef végétarien encensé par le Gault&Millau et à l’origine d’une mention cuisine végétarienne en lycée professionnel, le fringant septuagénaire ne manque ni d’idées, ni d’énergie pour promouvoir une cuisine plus que jamais d’avenir.

l nous reçoit, de la plus simple des manières, dans sa jolie maison de Roquefort-les-Pins et s’excuse du (tout relatif) désordre : « Je prépare le Salon de l’Agriculture où j’anime, depuis 12 ans, le stand de l’Agence Bio. » Pourquoi lui ? Tout simplement parce que Jean Montagard fait figure de pionnier. Qu’il s’agisse d’alimentation biologique ou végétarienne, indissociables à ses yeux. Formé à la cuisine traditionnelle, passé par le Cap Estel, à Eze, avant de partir pour trois ans en Californie, il investit les bords de Loire, dès son retour en France, puis s’envole pour Bastia où il débute sa carrière d’enseignant pour apprentis cuisiniers. De l’autre côté de la Méditerranée, il rencontre ceux qui vont bouleverser sa vie : des amis corses végétariens, preuves vivantes, s’il en fallait une, que ne plus consommer de viande ou de poisson ne signifie pas s’abstenir de plaisir gourmand.

Jean écrit de nombreux livres, de recettes surtout, dans lesquels il œuvre à familiariser le grand public à la question, et parvient à faire accepter l’ouverture d’une mention cuisine végétarienne dans la formation au métier de cuisinier. C’est à Cagnes-sur-Mer que la mention est lancée, puis le chef intègre le lycée Paul Augier de Nice. En 1993, avec le soutien de René Augier, alors directeur du CROUS, il crée un self bio et végétarien dans les restaurants universitaires. Une véritable révolution. Une de plus. Concerné ! Après plus de quatre décennies à avoir fait sienne une alimentation végétarienne et biologique, Jean Montagard est formel : « La production animale industrielle est un scandale aussi bien pour l’environnement que pour la santé. Mon alimentation et mon hygiène de vie m’ont sans doute permis de vivre à 200 % pendant toutes ces années, mais je ne suis pas de ceux qui imposent leur point de vue. À ceux qui craignent les carences alimentaires, je propose des recettes simples et faciles à réaliser. Je leur conseille de garder en tête l’importance de l’association céréales et légumineuses, pour ne pas manquer de protéines. Enfin, concernant les protéines animales, mieux vaut privilégier le bio ou le Label rouge, cela évite de consommer, sans le vouloir, des OGM et des antibiotiques. » Aujourd’hui, à plus de 70 ans, plus convaincu que jamais du bien fondé de sa démarche, Jean Montagard fait progresser, aux quatre coins de l’Hexagone comme à l’international, l’alimentation biologique qu’il considère comme une priorité. Et à en croire les projets en cours, il lui reste encore pas mal d’énergie pour en entamer de nouveaux. n

Un parcours multiple Après deux ans passés sur l’Île de Beauté, à savourer le meilleur du terroir local, Jean Montagard pose ses valises à Menton, pour occuper son premier poste fixe. Toujours aux fourneaux, l’enseignant cuisine durant toutes ces années pour ses amis et sa famille, à qui il fait découvrir une alimentation végétarienne riche et ludique, loin de l’idée que l’on s’en faisait alors… et parfois encore maintenant. Conquis, ses hôtes l’incitent à ouvrir son propre restaurant. Ainsi, dès 1978, l’enseignant – assisté de son épouse – cumule heures de cours et temps passé dans les cuisines de L’Artisan gourmand. En 1980, le Gault&Millau, séduit, en fait le premier restaurant végétarien à intégrer sa sélection. En parallèle, 36

PHOTO : JEAN-FRANÇOIS RIVIÈRE / VÉGÉTARIEN FACILE ET QUOTIDIEN DE JEAN MONTAGARD, MAGALI SOLODILOW, ANTHONY LANNERETONNE - ÉDITIONS DE LA MARTINIÈRE

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Par Aurélia Lasorsa


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ÀTABLE !

DAME NATUR E

L’ institution bio

Veiller au contenu de son assiette sans renoncer à la gourmandise : dans ce restaurant implanté face à la mer, précurseur du tout biologique, le concept est devenu réalité, il y a près de vingt ans.

C

’est souvent le premier nom qui nous vient à l’esprit lorsque l’on nous demande une adresse où manger bio. Sur le port de SaintLaurent, Dame Nature fait figure d’incontournable. Inauguré en 2001, l’établissement a toujours proposé des mets bio à ses hôtes… et cela bien avant que l’idée se démocratise. Principalement fréquenté par des adeptes de la bio et du bien manger, c’est en 2007/2008 que le restaurant fait sa mue : agrandissement, changement de décor… pour finalement s’affirmer. Une cuisine pour tous Aujourd’hui, on y croise une clientèle variée séduite par la fraîcheur des produits, la qualité du service, les assiettes bien remplies et la garantie du bio, évidemment. « Nous sommes dans une démarche globale, nous confie Fabienne, propriétaire des lieux. Elle nous pousse à proposer des produits bio autant que possible. Rares sont les exceptions, et uniquement lorsque cela n’existe pas. » Vous ne trouverez pas non plus de serviette en papier, de paille en plastique ou de bouteille d’eau minérale, tout cela a été banni de Dame Nature depuis bien longtemps, au même titre que les produits d’entretien nocifs pour l’environnement. Depuis deux ans, pour aller plus loin, le restaurant privilégie les producteurs locaux : le Potager de Saquier à Nice, La Vallière à SaintLaurent-du-Var, la Plume Blanche à Vence, etc. À voir la fréquentation du lieu, en plein hiver, il semble que cela en convainc plus d’un. Et même si les

Par Aurélia Lasorsa

Menu 39 €, à la carte : entrée à partir de 10 €, plat à partir de 17 €, dessert à partir de 9 €.

167, promenade des Flots Bleus, Saint-Laurentdu-Var. www.restaurantdamenature.com

+ de photos en téléchargeant l’application Optimiste Côte d’Azur (App Store et Google Play)

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clients ne sont pas tous des afficionados d’alimentation biologique, ils ont un point commun : ce sont des hédonistes qui aiment la nourriture de qualité et le partage. Pêle-mêle, les clients sont amateurs de viande ou de poisson sauvage, adeptes de vin bio, végétariens, vegans ou encore intolérants au gluten (la farine de blé n’étant plus du tout utilisée dans les préparations de la maison). Aussi beau que bon Le chef d’orchestre de tout ce petit monde, Gilles Tamburlin, occupe les fourneaux de Dame Nature depuis quinze ans. Auparavant, il a fait ses classes à Marseille, dans un restaurant de poisson, puis est revenu à Nice où il a officié pendant dix ans au Boccaccio avant d’occuper son poste actuel. Mais il semble que le destin du chef était déjà tout tracé : il a fait partie de la première promotion de la mention cuisine végétarienne au lycée professionnel de Cagnes-sur-Mer, sous la houlette de Jean Montagard. Impossible donc pour lui de ne pas sublimer le produit, légumes en tête. Et c’est aussi cela qui signe la cuisine de Dame Nature : une garniture et des accompagnements soignés, colorés, où chaque détail a son importance et qui évoluent au fil des saisons, au gré des productions. Chez ce Maître Restaurateur, les plats phares sont de grands classiques de la gastronomie (loup en croûte de sel, tartare, assiette méditerranéenne…) mais tous ont un avantage de taille : il sont exécutés dans le plus grand respect de la Nature. On dit merci à la Dame ! n


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PHOTOS : OLIVIER WARTER / SOPRESS

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1. Gambas sauvages en teriyaki, riz sauté aux légumes, menthe et coriandre. 2. Chef de Dame Nature depuis 15 ans, Gilles Tamburlin fait évoluer sa carte au gré des saisons, en conservant les plats incontournables qui font le succès de la maison. 3. Tartelettes aux légumes de saison, caramel de curcuma et raifort. 4. Tartare de chair de tourteaux aux agrumes chutney de mangue au curry, pickles de betterave, purée d’avocat. 39


INITIATIVES

Six actions pour la planète

Par Martin de Kerimel et Aurélia Lasorsa

HALTE AU GASPILLAGE ALIMENTAIRE

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aviez-vous que 15 % des fruits et légumes sont écartés de la vente simplement parce qu’ils sont hors calibre ? Que 10 millions de tonnes d’aliments sont jetés chaque année en France ? Pour lutter contre ce gaspillage, Enzo, ingénieur diplômé des Mines, a choisi de créer l’application Pepino. Lancé en septembre 2018, à Nice, l’outil met en relation des consommateurs (professionnels ou particuliers) avec des producteurs ou distributeurs de fruits et légumes hors calibre, moches ou en fin de vie. Encore en phase de lancement, l’appli évolue au gré des retours utilisateurs. On peut par exemple trouver des informations sur les produits (histoire, origines, etc.) ou obtenir des idées de recettes. D’ici la fin de l’année 2020, Enzo vise l’objectif de 800 à 900 tonnes de produits sauvés. À terme, il aimerait couvrir l’ensemble de la France et de

la chaîne alimentaire : du producteur au méthaniseur, en passant par les industriels de l’alimentation animale. A. L. pepino.app (AppStore et Google Play).

PHOTOS : PEPINO - ÉRIC VINCETTE - REPAIR CAFÉ GRASSE

LE DÉPARTEMENT S’ENGAGE

RIEN NE SE JETTE… Ils sont nés en 2009 à Amsterdam et, depuis, ne cessent de se développer aux quatre coins du monde. Heureusement pour nous, la Côte d’Azur n’est pas laissée de côté et l’on recense une petite dizaine de Repair Cafés actuellement dans les Alpes-Maritimes. Le principe est simple : à chaque rendez-vous, des réparateurs bénévoles (qu’ils soient doués en couture, en électronique, en électricité, en ébénisterie ou autre) accueillent un public venu faire réparer gratuitement un objet, et obtenir par la même occasion des conseils de bricolage. Le leitmotiv de cette grande communauté ? Lutter ensemble contre l’obsolescence programmée et limiter au maximum l’achat d’objets neufs. À vos agendas ! A. L.

Le Conseil départemental des Alpes-Maritimes a développé Green Deal, un outil destiné à recenser les initiatives et projets en faveur de l’environnement, piloté par un comité d’experts (présidé notamment par Louis Bodin, ingénieur météorologue), et proposant une plateforme collaborative. De nombreuses actions sont ainsi labellisées Green Deal et toutes ont en commun de promouvoir la transition énergétique, la préservation de la biodiversité et des ressources naturelles, la mobilité propre, l’agriculture durable, l’économie circulaire et l’éducation au développement durable. A. L. greendeal06.departement06.fr

repaircafe.org/fr 41


INITIATIVES

La Ligue de protection des oiseaux (LPO) est active dans les Alpes-Maritimes : elle y compte deux groupes de bénévoles et invite notamment le grand public à l’aider à référencer les espèces qui nous entourent, y compris celles qui ne font pas déjà l’objet d’une protection quelconque. Pour cela, l’association s’appuie sur un site Internet spécifique et une application mobile. Plusieurs opérations d’observation et de comptage des oiseaux migrateurs ont eu lieu au fort de la Revère, sur les hauteurs d’Èze. Cette année, la LPO œuvre aussi pour la protection des hirondelles et des martinets. M. K.

Les abeilles jouent un rôle essentiel dans la préservation du vivant : c’est l’un des messages essentiels portés par les Ruchers des Baous, une jeune association de Saint-Jeannet. L’organisation a ouvert un jardin participatif pour permettre à toute personne intéressée d’acquérir des connaissances et savoirs sur l’apiculture et les méthodes agroécologiques. Une bonne façon de réagir à l’inquiétante raréfaction des insectes pollinisateurs, sur place ou à la montagne, lors de transhumances. Plusieurs ateliers seront proposés cet été et il est déjà possible de se renseigner auprès des bénévoles référents. Le Jardin est accessible les mardis, jeudis et samedis matins. M. K. MIEUX CONNAÎTRE LES ABEILLES

PROTÉGER LES OISEAUX

www.lesruchersdesbaous.org

paca.lpo.fr

PRÉSERVER LES FONDS MARINS

aire de la plongée et agir pour l’environnement : c’est ce que propose la jeune association NaturDive, créée à Cannes en décembre dernier. Sa raison d’être : proposer au monde scientifique des données sur l’état des fonds marins, recueillies sur le terrain. Pas besoin d’avoir un bagage académique « pointu » : l’association se charge de former ses bénévoles et conçoit ses missions sur la base des demandes d’organismes scientifiques présents sur notre littoral. Cette approche lui offre des garanties sur la pertinence de son action. L’occasion aussi de mieux faire connaître les menaces d’origine humaine qui pèsent sur le milieu marin, lors de journées de sensibilisation ouvertes au grand public. NaturDive compte une soixantaine d’adhérents et en accueillerait volontiers d’autres pour un suivi plus important, à l’est du département notamment. Pour des aspects plus administratifs, les non-plongeurs sont également les bienvenus ! M. K.

news.naturdive.com 42

PHOTOS : SERVICES DE PRESSE

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ans une résidence de standing avec piscine et gardien, très beau 3 pièces de 86 m2 en parfait état, 2 terrasses avec une vue sur la mer et le Cap d’Antibes. Il bénéficie de 3 expositions (est, sud et ouest) avec un ensoleillement total, belles prestations et la climatisation. Une entrée, un séjour avec une cuisine équipée, 2 chambres, une salle de bains, une salle de douches et 2 WC. Une cave et un garage.

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SUCCESSSTORY

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ENTR EP R E NDR E

En vert et contre tout

Rien ne les prédestinait à devenir un jour épiciers. Puis soudain, l’appel de la simplicité et l’envie de changer les choses ont été plus forts. Ils ont alors tout plaqué pour vivre leur rêve… Et ça leur a réussi !

orsque l’on parle de bio, on aborde nécessairement le retour à la nature et à ce qui avant, bien avant, fonctionnait sans avoir à faire appel à tout un tas de produits, d’intermédiaires ou de technologies. Alors, évidemment, à force de recherches et de rencontres avec les producteurs et les grands acteurs de la bio, on tombe sur des concepts qui réveillent en nous une petite musique empreinte de nostalgie. Un air qui nous revient de loin, mais qu’au fond, on connaît bien. Cette douce mélodie est devenue le quotidien de cinq Azuréens, soucieux de l’avenir de la planète comme de celui de l’Homme. Tous ont fait le choix de changer de vie pour devenir

leur propre patron, mais également pour donner naissance à un modèle qui correspond totalement à leurs valeurs. Ces épiciers des temps nouveaux ont puisé dans le passé pour donner vie à des commerces qui n’ont jamais autant été d’actualité. Retour aux sources Ce jeudi après-midi, dans le petit village de Saint-Blaise sur les hauteurs de Nice, Alexia et Renato s’affairent pour monter leur étal de légumes et préparer les plateaux apéro que viendront chercher, en fin de journée, les habitués de l’épicerie d’Aqui d’Aia. La particularité de leur point de vente ? Il est ambulant ! Si autrefois la 44

PHOTO : OLIVIER WARTER / SOPRESS

L

Par Aurélia Lasorsa


PHOTO : OLIVIER WARTER / SOPRESS

SUCCESSSTORY

pratique était fréquente, cela fait plusieurs décennies que les épiciers ne viennent plus à leurs clients, si ce n’est sur les marchés. Pourtant, lorsque le couple s’est installé à Villars-sur-Var, il a vite compris que ce serait difficile de faire ses courses quotidiennes sur place et qui plus est de se nourrir de produits locaux. Renato quitte son poste de cuisinier, Alexia arrête son métier de décoratrice d’intérieur et ils décident, ensemble, de sillonner les routes de l’arrière-pays pour distribuer de quoi remplir les placards de bons produits. Depuis le début de l’année 2017, quelle que soit la météo, ils répondent présents dans les villages de leur tournée où ils vendent fruits, légumes, fromages et charcuterie de saison, entre autres choses. C’est au même moment qu’en plein cœur de Nice, Bruno remonte pour la première fois le rideau métallique de son épicerie locavore. Lui aussi en quête de produits de qualité et de proximité, il a fait le choix de quitter la grande distribution pour répondre aux besoins d’une clientèle qui partage ses attentes. Sa boutique Jean de la Tomate met un point d’honneur à ne distribuer que des produits de la région… et de saison. Comme pour d’Aqui d’Aia, l’aventure a commencé par la rencontre de producteurs, la nécessité de comprendre d’où vient le produit pour mieux le vendre et pouvoir répondre aux attentes des consommateurs. Chez lui, comme devant le petit camion épicerie, les clients viennent acheter, mais aussi échanger. Les habitués se dévoilent peu à peu, se racontent et se rencontrent. « En proposant des produits de consommation courante, nous avons aussi recréé du lien social dans certains villages qui en manquaient tant, raconte Alexia. Après deux ans d’existence, certains clients âgés n’hésitent pas à nous faire des remontrances lorsque nous sommes en retard, comme si nous étions des enfants ! » Ce lien social si cher à Alexia et Renato est également un des leitmotivs de Laura et Thomas. Le couple a inauguré il y a un peu plus de trois ans, à Mouans-Sartoux, le premier

magasin indépendant 100 % vrac & bio du département. Un sacré défi pour cet ancien pro de la gestion et du marketing et cette ex-responsable de gestion de crèche privée. Mais qu’ils ont relevé avec brio. Plus qu’un commerce, l’épicerie Boomerang est un véritable acteur local du zéro déchet. Très impliqué dans la vie de la commune, le couple ne s’économise pas. En plus des heures passées à remplir les silos de fruits secs, de pâtes et de farine, et à éviter les ruptures en magasin, Laura est référente de quartier pour le composteur collectif installé par la Ville et qui concerne une trentaine de familles, participe à un groupe local d’alimentation durable, ainsi qu’au festival Zéro Déchet… Une hyperactivité plus que nécessaire pour affronter les difficultés de tout créateur d’entreprise. Nuits blanches, etc. Pour Renato, Alexia, Laura, Thomas et Bruno, le quotidien est loin de ressembler à un long fleuve tranquille. Encore en phase 2

1. Le camion ambulant d'Aqui d'Aia visite cinq villages par semaine, principalement dans l'arrière pays. Alexia et Renato espèrent prochainement proposer des produits traiteurs à leur clientèle. 2. Bruno a fait de Jean de la Tomate une épicerie locavore niçoise dont le principe est de ne proposer que des produits venant de 250 kilomètres à la ronde. 45


SUCCESSSTORY

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de lancement, leurs épiceries, basées sur çant connaît bien. » Pour l’épicerie d’Aqui des idées que l’on peut encore qualifier d’Aia, en plus de ces soucis « classiques », de niche, sont souvent sources d’inquié- viennent se greffer les problèmes techtudes. « La première année a été difficile car niques. « Notre plus grande angoisse ? La nous partions de rien, explique Thomas, de panne, répondent de concert Renato et Boomerang. La mise en place a été longue, Alexia. Notre camion c’est notre outil de tranous devions lancer notre activité, nous faire vail, sans lui, pas de vente. » Heureusement, connaître, répondre également aux (très) nom- Monsieur connaît bien l’engin, qu’il a lui breuses normes d’hygiènes relatives à la mani- même restauré et amélioré, mais l’angoisse pulation de produits sans emballage. » Même est toujours là, latente, et le rêve d’un nouchose du côté de Bruno qui se devait de veau camion jamais très loin. proposer un maximum de produits à la clientèle de Jean de la Tomate et, dans le Sans regret… même temps, d’anticiper des stocks et limiMalgré la toute relative pérennité de leur ter les pertes. « Les premiers mois étaient entreprise, et une rémunération plus que compliqués et les journées au cours desquelles fluctuante, ces néo-épiciers azuréens sont les clients se font rares sont très dures à supporunanimes : pour rien au monde ils ne ter. Le doute est permanent. reviendraient en arrière. « Nous avons aussi On se demande alors dans En créant leur petite épicequelle galère on s’est embarrie, ils ont à la fois satisfait recréé du lien social qué. Puis un client rentre, nous dans certains villages.  » leur soif de liberté et trouvé encourage, nous explique comcomment exprimer les bien notre démarche lui parle… Et on se remet valeurs qui leur tiennent à cœur. Qu’ils en selle, plus motivé que jamais. Puis les jours, prônent la défense de l’environnement, les semaines et les mois passent et l’on croise de œuvrent au fonctionnement de l’économie plus en plus de convaincus, qui deviennent des locale ou participent au vivre-ensemble, ils habitués. Alors on sait enfin pourquoi on se lève tentent chaque jour de donner du sens à le matin. Et ce en dépit des galères administraleur activité professionnelle. À leurs yeux, tives, financières et autres, que tout commer- ça vaut tout l’or du monde. n 46

PHOTO : OLIVIER WARTER / SOPRESS

3. À Mouans-Sartoux, Laura et Thomas, heureux propriétaires de l'épicerie Boomerang, 100 % vrac et bio, sont partie intégrante des démarches de la Ville en faveur du bio.


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OLIV IER CAU TA I N

Expert ès bières

T

Par Aurélia Lasorsa

enue décontractée, sourire aux lèvres, Olivier Cautain a fait de sa passion pour les bières son métier. C’est un homme heureux. Sa vie d’avant ? Une école hôtelière, différents postes dans l’hôtellerie qui le mèneront notamment

jusqu’à celui de manager au Palais de la Méditerranée, à Nice, puis dans de belles villas de la Côte d’Azur. Au cours de ces nombreuses expériences, il a fait escale aux États-Unis, où il découvre les bières artisanales. Immédiatement, il est séduit par ces 48

PHOTO : OLIVIER WARTER / SOPRESS

Il a quitté le costume de majordome pour celui de brasseur. Des grandes demeures azuréennes à son petit local niçois, il y a un monde, qu’Olivier ne regrette pas.


AZURÉEN

PHOTOS : SERVICE DE PRESSE

boissons ancestrales qui dévoilent une années passées auprès de professionnels de la réelle complexité et un potentiel de déve- cuisine m’ont permis d’acquérir une banque loppement intéressant. Il se prend alors de données de goûts suffisamment riche pour au jeu, brasse chez lui sa propre bière, fait que je puisse faire confiance à mon palais », des essais, teste des mélanges… Au milieu explique le brasseur. Après quatre années des années 2010, alors qu’il dans la peau d’un chef « Mes années passées occupe le poste de majord’entreprise, Olivier prodome au Château de la auprès de professionnels pose à sa clientèle cinq Croë à Antibes, pour le de la cuisine m’ont permis bières à l’année, et quatre compte d’un célèbre milsaisonnières, qu’il prépare d’acquérir une banque avec des produits de la liardaire russe, il réalise de données de goûts que sa vie n’est pas là… région (comme la fraise ou suffisamment riche. » mais dans une brasserie. le cougourdon) ou d’ailQu’à cela ne tienne, pour leurs (comme le cacao). Il a lui, terminées les astreintes et les heures également en tête des dizaines de nouvelles passées au service des autres : il crée la Bras- déclinaisons, qu’il met au point avec minuserie Artisanale de Nice. tie et patience, dans le fond de sa brasserie. De la vanille de Tahiti est aujourd’hui à Un travail à la fois physique l’ordre du jour, mais il le dit lui même : « Je et méticuleux ne sais pas quand les résultats seront suffisamDans son local de l’avenue Villermont, au ment concluants pour que je puisse la commercœur du quartier de la Libération, il ins- cialiser. » En parallèle, il œuvre à l’obtention talle, en 2015, ses cuves en inox, ses fûts, sa de la certification bio. tireuse et tout le nécessaire à la mise sur le marché des trois références qu’il souhaite Un œil sur demain lancer : la Zytha, une bière blonde au pois Aujourd’hui, c’est donc à lui seul qu’Olivier chiche et aux graines du paradis, la Blùna, doit sa présence dans une centaine d’étaune blanche aux écorces d’orange de bigablissements (hôtels, restaurants, bars, caves, radier et aux graines de coriandre, et la épiceries, etc.) principalement basés entre Hopstock, une bière ambrée aux malts gril- Nice et l’est varois, mais aussi à Paris. Prolés. Ces désormais classiques de la marque, chainement, il aura néanmoins à ses côtés Olivier ne les doit qu’à lui même. En bon une aide de choix. Son épouse entre dans artisan, il élabore ses recettes, ses dosages, la danse et va lui permettre d’augmenter fait lui-même ses mélanges d’orge et de sa production. La Brasserie Artisanale de houblon qu’il brasse ensuite pendant près Nice produit actuellement entre 70 000 et d’une heure, à la seule force des bras, avant 80 000 bouteilles par an ; dans quelques mois, de laisser la fermentation faire son travail. Olivier espère inonder le marché, tout en Son secret ? « En plus de la motivation, mes conservant la qualité qui fait son succès. n

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SPORTPORTRAIT

SÉ BASTIEN E T SY LVA I N C A M US

 Les frères ultra pour viser les sommets Si vous en repérez un, l’autre devrait être juste derrière... sauf s’il est un peu devant. Presque inséparables, les Camus s’entraînent chez nous et tutoient l’élite mondiale du trail.

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ais que diable vont-ils faire dans cette galère ? Les frères Camus disent s’être habitués à passer pour des extraterrestres. « On a toujours fait beaucoup de sport, assure Sylvain. Du raid aventure, de la course à pied, du canoë ou de l’escalade. » Comme une évidence partagée, Sébastien enchaîne : « On a progressivement évolué et pu découvrir la pratique de l’ultratrail. Au début, ça nous paraissait impressionnant... et ça l’est toujours un peu. Disons que l’on s’est investi, passionné et forgé dans cette activité. Nous sommes désormais sur le circuit international. » Parmi les compétitions que le duo prépare cette année, trois ont une distance totale voisine de... 160 kilomètres ! Pas question d’enchaîner les foulées en mode « joggeur du dimanche » : les épreuves ont lieu sur des terrains escarpés. En France, la référence de la discipline se déroule chaque année au pied du Mont Blanc. Le plaisir des Camus vient aussi des voyages qu’ils s’offrent autour du monde. L’an dernier, c’est main dans la main que Sylvain et Sébastien ont terminé le Grand Raid de la Diagonale des Fous, épreuve mythique sur l’île de la Réunion. Ils ont mis 26 heures et demie pour parcourir les 165 kilomètres et quelque 9 600 mètres de dénivelé positif ! Cette année, ils envisagent de terminer leur saison en découvrant une course chilienne du même niveau. En 2020, si tout va bien, leur amour du sport extrême les conduira jusqu’au Japon.

Par Martin de Kerimel

REPÈRES 2001 Premier raid aventure couru ensemble. 2005 Création de leur équipe, le Team Adventure. 2009 Premier ultratrail (la CCC) pour Sylvain. Sébastien l’imitera l’année suivante. 2013 Participation à la TransRockies, une course américaine en duo, sur six jours. 2018 Arrivée simultanée et huitième place à la Diagonale des Fous.

« Plus une force qu’autre chose » Pas question pour autant de négliger d’autres rendez-vous, à proximité de chez eux. Sylvain habite à Blausasc, Sébastien à Sospel et, ensemble, ils participent régulièrement aux épreuves du Challenge Trail Nature 06 (pour des distances allant jusqu’à 42 kilomètres) ! Début avril, ils ont eu envie de prendre part à la première édition du One & 1, dans notre région. C’est bien sûr le fait que ce nouveau défi se court à deux qui a su titiller leur motivation. Au programme du samedi : 55 kilomètres et 3 200 mètres de dénivelé positif sur les chemins de Vence à Gourdon. Après une nuit en bivouac, il leur restait 30 kilomètres (et 1 500 mètres de dénivelé) avant l’arrivée, jugée à Tourrettessur-Loup ! Forts d’une dizaine d’années de pratique, les frangins en ont vu et en verront d’autres, d’un niveau plus relevé encore. Sébastien, l’aîné, est passé pro il y a trois ans. Sylvain, lui, exerce la profession d’ostéopathe, mais n’a pas l’intention de se laisser distancer par son grand frère. Comment gérer à deux une discipline qui, la plupart du temps, reste individuelle ? Est-ce que l’on se « tire la bourre » en famille ? Ou, au contraire, est-ce que l’on se soutient réciproquement, quitte à « attendre »

1. Sylvain et Sébastien s’entraînent souvent à Sospel. Pascal, leur père, est le premier à leur avoir transmis le virus de la course. 2 et 3. Ici immortalisés devant le mont Blanc enneigé, Sébastien (à gauche) et Sylvain (à droite) aiment pratiquer en duo une discipline par nature individuelle. 52


SPORTPORTRAIT

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+ de photos en téléchargeant l’application Optimiste Côte d’Azur (App Store et Google Play)

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PHOTOS : GUILLAUME DESMURS - HUGO RICHARD

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100 ANS DE MAILLOT JAUNE L’HABIT DE LUMIÈRE EXPOSITION TEMPORAIRE


SPORTPORTRAIT

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4. Franchir une ligne d’arrivée représente toujours pour Sébastien une immense satisfaction. Ici, à l’arrivée de l’Ultra Trail du Mont Blanc, l’année dernière. 5. Au départ de la même course, Sylvain s’estime plus rapide que son aîné. Il lui reconnaît toutefois de grandes qualités d’endurance.

PHOTOS : JÉRÉMY BERNARD

l’autre s’il a un coup de moins bien ? « Cela dépend des épreuves, indique Sylvain. Sur une course qui dépasse les 100 kilomètres, on essayera de partir ensemble, de se retrouver un peu au milieu ou bien encore de terminer groupés. Notre duo représente plus une force qu’autre chose. Je ne suis pas dans une logique de concurrence avec mon frère. Intrinsèquement, je suis plus rapide que lui, mais Sébastien est un peu plus endurant : du coup, il sera peut-être meilleur sur une distance supérieure. » Ce que l’intéressé confirme, mais à demi-mot seulement, comme pour mieux alimenter la faim de victoires de son cadet. « C’est vrai que certains nous envient cette opportunité de courir entre frères. Vivre cela ensemble, c’est intense, du point de vue émotionnel ! » « Chacun y arrive, à son propre rythme » En solo ou en duo, la réussite, elle, suppose une parfaite condition physique, une hygiène de vie irréprochable et une grosse faculté mentale. « Chaque départ est une introspection profonde, confirme Sébastien. En amont, on anticipe et on visualise tous les éléments susceptibles d’in-

170 kilomètres environ pour un ultratrail.

24 heures d’effort environ, sans dormir.

10 000 mètres de dénivelé positif en moyenne.

15 000 kilocalories consommées, (= 7 jours pour un sédentaire).

190 000 impacts au sol pour une seule course. 55

tervenir lors de l’épreuve. L’expérience joue énormément. Après, il faut vivre l’instant présent, accepter les moments difficiles et bien savoir gérer ses sensations. » Répéter les efforts apporte aussi une forme de conditionnement. Sylvain s’en explique : « Quand tu cours une très longue distance la première fois, tu as beaucoup d’appréhension. Tu te demandes si tu t’es suffisamment entraîné. Mais, inconsciemment, tu te prépares déjà à le faire ! Chacun y arrive, à son propre rythme. » Le pire pour les Camus est précisément de ne pas terminer une course, même s’ils jurent que l’échec apprend aussi beaucoup sur soi-même. Cette philosophie de vie, ils veulent la partager. Soutenu par un sponsor commun, ils ont formé une équipe et, avec deux autres athlètes, développent leur sens du collectif. Une affaire de famille ? Pascal, leur père, est celui qui leur a transmis le virus de la course. L’année dernière, motivé par ses fils, il est venu à bout des cent kilomètres de son premier ultratrail, la CCC (Courmayeur-Champex-Chamonix), en dix-huit heures et vingt minutes ! n


CULTURE

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1. Une Peinture Méditerranéenne, à Antibes-Juan-les-Pins, par Alejandro O’Neill et Maggie Wu Wai Chung. 2. Au fil des flots, à Grasse, par Agnès Emonet et Olivier Pelloux. 3. Flying Garden, à Cannes, par Floriana Marty, Florian Vanderdonckt et Magali Rigal. 4. Le Petit Prince, à Nice, par Hélène Daumas. 5. Résilience d’Été, à Nice, par Benjamin Illat, Étienne Roby, Axel AdamCouralet, Estelle Briaud, Nicolas Brousse, Hugo Levére, Xin Luo, Jean-Baptiste Audubert, Sébastien Thomas et Pierre Delmau (l’Association paysagistes sans frontières). 6. En Immersion, à Menton, par Zoé Balla, Paul Moulucou (le Collectif multifolium).

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PHOTOS : SERVICES DE PRESSE

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CULTURE

LE FESTIVAL DES JA R D I NS

Art de saison

Durant un mois, les plus beaux jardins de la Côte d’Azur sont à l’honneur. Une déambulation végétale et artistique unique en son genre. Par Aurélia Lasorsa

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espirer le parfum des fleurs. Humer l’essence des arbres. Flâner sur un banc. Depuis quelques jours, les jardins des grandes villes de la Côte d’Azur invitent à la paresse et à la découverte. De Grasse à Menton, les parcs accueillent des créations paysagères éphémères, sorties tout droit de l’imagination de professionnels amoureux du végétal. Tous ont « planché » sur le thème Rêves de Méditerranée et ont présenté un projet réalisé pour cette deuxième édition du Festival des Jardins. Pour le visiteur, c’est une formidable occasion de plonger dans la diversité de nos jardins, doublée d’une manière efficace de comprendre l’art paysager, ou d’approfondir ses connaissances, pour ceux qui en sont déjà familiers. Sources d’évasion Initié en 2017, l’événement est cette année détenteur du label Green Deal du département, qui consiste à faire de la transition écologique un enjeu majeur (cf. p. 41). Les visiteurs déambulent ainsi dans une quinzaine de jardins en compétition. Les participants, en provenance de la région, de France ou de l’international, livrent leur vision de la Méditerranée. Au gré d’une balade dans la Pinède Gould d’Antibes-Juanles-Pins, on s’immerge dans un hommage grandeur nature à Picasso, où formes cubistes et couleurs vives sont reines. À Cannes, la Villa Rothschild

Antibes, Cannes, Grasse, Menton et Nice. festivaldes jardins. departement 06.fr

Jusqu’au 28 avril 2019.

Entrées libres.

accueille « Funduq », ode aux femmes d’Orient, où se mêlent zellige, moucharabieh, motifs kilims berbères au beau milieu des palmiers, oliviers et autres cyprès. Plus loin dans les terres, les jardins de la Villa Fragonard de Grasse sont le cadre d’Au fil des flots, une création comme une mer végétale aux formes floues et harmonieusement colorée en bleu, violet, vert et doré. À Menton, les jardins Biovès sont le terrain de jeu du Collectif Multifolium et de sa création En Immersion. Une œuvre inspirée des fonds marins où l’on arpente un chemin fait de fonds sableux, de rocailles et d’herbiers de posidonies. À Nice, enfin, la Promenade du Paillon verra naître Le Petit Prince, de la scénariste Hélène Daumas. Ici, le visiteur voyage sous l’eau et sur le sable, comme s’il partait à la rencontre du héros de Saint-Exupéry ou en quête de son avion, abîmé en Méditerranée en 1944. Et encore, ces créations fabuleuses ne sont qu’une infime partie des plaisirs offerts par l’événement. Des invités de choix Le Festival des Jardins, c’est aussi un « off » avec son lot de surprises et de jardins hors-concours. À Antibes, le Pôle formation Vert d’Azur crée tout exprès son jardin Le Méduse ; Nice fait place à Stéphane Marie, présentateur phare de France 5, et à son Tapis volant ; le paysagiste Michel Pena prend ses quartiers à Cap 3 000, au Terminal 1 de

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CULTURE

l’Aéroport Nice Côte d’Azur et à l’office de tourisme de Cannes ; tandis que la Principauté de Monaco prend également part à la fête. 200 animations sont également prévues pour prolonger la découverte, comme des chasses au trésor (les week-ends et mercredis 10 et 17 avril), des conférences et des itinéraires de visites. Du côté du comité technique de sélection, on retrouve Jean Mus, déjà présent lors de la première édition. Le paysagiste, également porte-parole de l’événement, souhaite faire de ce rendez-vous un moment de partage autour de la grande vie des jardins. Après Julie Depardieu, en 2017, c’est cette fois-ci Marina Picasso qui endosse le rôle de marraine du Festival. La petite fille de Pablo Picasso, amoureuse de la nature et très attachée à la paisibilité qui règne dans les jardins, attend des créations « qu’elles nous étonnent, nous fassent voyager… Tout en restant dans notre belle région. Toutes ces essences méditerranéennes font revivre en moi des parfums d’enfance… ». Souhaitons que le public appréciera autant cette balade inédite et empreinte de poésie. n

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7. Graines Voyageuses, à Menton, par Johanna Bonella et Abel Flosi (Atelier de Paysage Lieux 10). 8. « Funduq », ôde aux femmes, à Cannes, par Ludivine Baruton, Daniel Thomin, Dominique Roux, Matthieu Gilli, Pierre Kerrand.

INTERVIEW

JOHANNA BONELLA ET ABEL FLOSI PAYSAGISTES DPLG, LIEUX 10, FAYENCE nouveaux thèmes, de nouvelles mises en scène et enrichissons ainsi notre pratique. C’est une vitrine exceptionnelle et nous sommes heureux que notre projet ait été retenu.

Quels ont été vos axes de travail ?

Qu’est ce qui vous a poussés à participer au Festival ? PHOTOS : SERVICES DE PRESSE

­— La proximité du lieu a

évidemment joué, mais nous avons surtout été séduits par le thème du jardin méditerranéen. De plus, travailler sur un sujet imposé est un excellent exercice. Nous réfléchissons alors à de

­— Nous travaillons vraiment en binôme. Nous avons donc beaucoup échangé, évoqué la Méditerranée et sa triste réalité écologique. Nous sommes donc partis de l’idée de mettre en valeur ses richesses. Puis, nous avons eu l’envie de proposer aux visiteurs de repartir avec un petit sachet de graines, pour emporter un peu de Méditerranée chez soi. Une 59

façon aussi de la protéger et d’ouvrir les consciences.

Pouvez-vous nous expliquer votre démarche ? ­— Nous avons créé une pluralité

des espaces comme il existe différents visages de la Méditerranée (Orient, Espagne, Italie, Grèce ou Afrique du Nord), tout en utilisant la diversité des espèces végétales du bassin. Nous nous sommes livrés à une réinterprétation, et l’eau, si présente, est utilisée sous forme de brume. Nous avons également travaillé autour de trois îles : levantines, méridionales et helléniques. Pour une visite comme un voyage. A. L.


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CULTURE

On n’ en parle pas assez...

Par Aurélia Lasorsa

PHOTOS : 1. SERVICE DE PRESSE - 2. FABRICE VALLERENT / SOPRESS - 3. ELIAN BACHINI

SHANI DILUKA Quand une virtuose du piano classique part à la rencontre de grands compositeurs américains, tels que Leonard Bernstein, Keith Jarrett ou John Adams, le public prend la direction de la mythique Route 66. Le temps d’un concert, celle qui fut découverte à l’âge de 6 ans par S.A.S. la Princesse Grace de Monaco met son talent d’interprétation au service d’une musique sans frontière. OÙ ? Théâtre Alexandre III, Boulevard Alexandre III, Cannes. QUAND ? Jeudi 6 juin, 20 h. COMBIEN ? 20 €. LES NÉGRESSES VERTES C’est un monument du rock alternatif français qui est sur le point de se reformer dans la Principauté. Le mythique groupe, auteur des incontournables Voilà l’été ou Sous le soleil de Bodega remonte sur scène à l’occasion du trentième anniversaire de Mlah, album qui a fait de ce mélange de sonorités gitanes et de punk une signature de la décennie 80. Une bouffée d’énergie et d’humanité parfaite pour attaquer l’été. OÙ ? Espace Léo Ferré, Les Terrasses de Fontvieille, Monaco. QUAND ? Samedi 1er juin, 20 h 30. COMBIEN ? 28 et 32 €.

JACQUES PÉLISSIER Artiste peintre niçois, adepte de matières premières diverses comme le pastel à l’huile, la cire d’abeille, la pâte à modeler ou le papier essuie-tout, Jacques Pélissier fait son grand retour dans sa ville natale. Il pose ainsi, sur les murs de l’établissement du Vieux-Nice, des toiles mythiques, comme des portraits de Basquiat, de Lynch, et des œuvres plus personnelles. Le comeback d’un créateur qui n’aime rien moins que sa liberté. OÙ ? Comptoir2Nicole. 20, rue Saint-François-de-Paule, Nice. QUAND ? Jusqu’au 25 mai. COMBIEN ? Gratuit.

LA MÉCANIQUE DES OMBRES Entre danse et acrobatie, ils ont choisi les deux. Sur la scène mouginoise, trois interprètes indissociables mixent énergie hip-hop et poésie circassienne. Blousons sur le dos et visages cagoulés, ils tentent de se redresser dans un espace vide, seulement délimité par un

rectangle au sol. Une prouesse artistique sans précédent. OÙ ? Scène 55. 55, chemin de Faissole, Mougins. QUAND ? Samedi 27 avril, 20 h 30. COMBIEN ? De 8 à 25 €.

PERF’ D’ACTEUR 40 ans, ça se fête ! C’est aussi ce qu’ont pensé les organisateurs de ce festival destiné à promouvoir l’humour. Et à grand événement, programmation exceptionnelle. On ne va pas se mentir, il y a peu de chances pour qu’il reste des places pour assister aux shows des grandes stars qui font le déplacement (Jamel Debbouze, Ahmed Sylla ou encore Noëlle Perna). Mais tout le charme de ce festival, c’est de pouvoir découvrir des talents prometteurs, alors on se concentre sur la soirée du 17 avril, qui fait la part belle aux Youtubeurs, comme Fabien Olicard, Lola Dubini, Max Bird, Swann Périssé et Céline H. Tout un programme. OÙ ? Palais des Festivals, Théâtre de la Licorne, etc. Cannes. QUAND ? Du dimanche 14 au samedi 20 avril. COMBIEN ? À partir de 10 €. Plateau FIFHR et Grand Show Time gratuits.

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CULTURE

Par Aurélia Lasorsa

C’est bientôt fini !

L’ESPRIT D’UNE COLLECTION : LES DONATIONS

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Vue de l’exposition L’esprit d’une collection : les donations, dont les œuvres de Joan Miró, Tête et Oiseau, 1967 et de Fernand Léger, La partie de campagne, 1954.

ce qu’elle a de plus précieux : sa générosité. Fondation Maeght. 623, chemin des Gardettes, Saint-Paul-de-Vence. Jusqu’au 16 juin. www.fondation-maeght.com

CHRISTINE SPENGLER. L’OPÉRA DU MONDE

Pierre Bonnard, Paysage du Cannet par temps de Mistral, 1922. Huile sur toile, 49 x 62 cm. Musée Bonnard, Le Cannet, acquis avec l’aide du FRAM.

Bonnard est au Cannet ce que Matisse est à Nice : un artiste majeur qui a réalisé dans sa ville d’adoption la majorité de ses plus célèbres toiles. Au cœur du musée qui lui est consacré (le seul au monde), le visiteur découvre toiles célèbres et peintures inédites autour de sujets phares comme les natures mortes, les paysages, le nu ou la vie intérieure. De ses années nabies à ses œuvres photographiques, on arpente des décennies de créations où le noir et la couleur sont là, tels des personnages récurrents.

Correspondante de guerre autodidacte, Christine Spengler a couvert aussi bien la révolution iranienne que les bombardements de Phnom Penh. En parallèle, pour faire face, elle multiplie les projets : photo, autobiographie, exposition consacrée à Marguerite Duras, etc. Au cœur du Vieux-Nice, se dévoilent les deux facettes de cette artiste unique qui n’a de cesse de montrer, depuis plus de 40 ans, que le sublime l’emporte toujours sur l’horreur… Pour preuves les sourires d’enfants nageant dans le Mekong, en 1974, ou la fierté d’une mariée qui pose au milieu des ruines du Beyrouth de 1996. Musée de la Photographie Charles Nègre. 1, place Pierre-Gautier, Nice. Jusqu’au 26 mai. museephotographie.nice.fr

Une mariée libanaise pose à côté du drapeau du Liban dans une rue de Beyrouth. 1996,.

Musée Bonnard. 16, boulevard Sadi-Carnot, Le Cannet. Jusqu’au 9 juin. www.museebonnard.fr 62

PHOTOS : 1. ADAGP PARIS 2019 / © SUCCESSIÓ MIRÓ, ADAGP PARIS 2019. 2. WWW.SEBERT.FR 3. CHRISTINE SPENGLER / SYGMA / CORBIS

BONNARD EN NOIR ET EN COULEUR

es décennies d’art moderne sont réunies à la Fondation Maeght, à l’occasion de cette exposition qui sonne comme un merci. Dans ce lieu où le partage est le maître-mot, il est presque naturel de découvrir une rétrospective des donations. Celles de la première heure, œuvres signées Mirò, Braque, Chagall ou encore Giacometti, créées spécialement pour la Fondation ou offertes pour son inauguration, en 1964 ; celles qui vinrent après, au fil des ans, issues de la Société des Amis de la Fondation Maeght (créée en 1966 par Marguerite Maeght) ou laissées en héritage par les artistes qui exposent dans ce lieu unique. On peut citer, entre autres noms, Louis Cane, Gérard Garouste, Eduardo Arroyo ou plus récemment Lee Bae. On découvre ici un pan complet de la création moderne et contemporaine dans


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Éthique et pas toc

À l’heure où les ressources de la planète affichent leurs limites et où la décoration n’a jamais autant fait vendre, on déniche des créateurs bien inspirés qui associent éco-conception et bon goût.

usqu’à récemment, il y avait deux manières d’appréhender la déco : suivre les modes (quitte à passer de la jungle fever au total blanc en quelques mois seulement) ou respecter ses convictions. Et lorsque celles-ci nous poussaient à consommer éthique et durable, tout devenait compliqué. Les plus créatifs se lançaient dans l’up-cycling en retapant et customisant à l’envi mobilier, linge de maison ou accessoires en tout genre. Pour tous les autres – majorité à laquelle nous appartenons – le choix était plus que limité. Sauf que, depuis, prise de conscience oblige, de plus en plus de designers et de marques ont choisi de faire du durable à l’esthétique soignée. Certes, ça ne court pas encore les catalogues, mais avec un peu de persévé-

rance et pas mal de recherches, on trouve de quoi s’inventer un intérieur à l’image de notre mode de vie : slow ! Matière & réflexion Car oui, après avoir envahi notre quotidien (slow life) et nos assiettes (slow food), la tendance s’invite dans l’aménagement intérieur. Adieu la chaise en plastique sans conscience venue de l’autre bout de la planète et fabriquée dans des conditions inhumaines. Terminée l’étagère en bois issu de forêt non gérée. À présent, on fait attention aux étiquettes, on étudie la fiche descriptive du produit et on fuit la surconsommation d’accessoires-qu’il-nousfaut-absolument, au profit d’objets utiles. Petit carnet d’inspirations. n 64

PHOTO : MICHAEL SCHRADER

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Par Aurélia Lasorsa


TENDANCEDÉCO

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PHOTOS : (2, 3, 4, 6 & 7) SERVICES DE PRESSE - (5) LEONARDO SCOTTI - (8) MICHEL GIBERT

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1. Hurlu. Quand les déchets d’une caisserie reprennent vie sous forme de petit mobilier. 75 €. 2. Ekobo. Une vaisselle en bambou colorée, à emporter partout. De 7 € à 23 €. 3. Stooly. En carton alvéolé et pliable à souhait, cette table basse Papillon est parfaite pour les petites surfaces. 139 €. 4. Reine Mère. Tilleul massif, hêtre et miroir sans cuivre : ces créations rhônalpines ont tout bon. Modèle Ping Pong. 57 €. 5. Seletti. Suspensions et lampes à poser en carton recyclé clin d’œil au up-cycling. Dès 29 €. 6. Alki. Conçue en bioplastique, cette chaise Kuskoa Bi allie design et confort. Dès 452 €. 7. OTRA Design. Ces suspensions Craft en carton à monter soi-même garantissent de jeux de lumière uniques. 60 €. 8. Roche Bobois. En assemblage de bois massif et sans pièce métallique, la bibliothèque Legend semble sortie de la forêt. 5 341,50 €. 65


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PHOTOS : 1. LUCIE SASSIAT - 2., 3., 5. ET 6. SERVICES DE PRESSE - 4. NORA CHOVANEC

TENDANCEMODE

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TENDANCEMODE

Chic & durable

Soigner son style sans abîmer la planète ! Un défi que de plus en plus de marques et de créateurs tentent de relever. On a déniché de quoi s’habiller green, sans pour autant voir du vert partout.

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Par Aurélia Lasorsa

es études statistiques sont formelles : de plus en plus de Français(e)s souhaitent une meilleure information sur les conditions de production des vêtements qu’ils achètent. Et si, autrefois, l’univers impitoyable de la mode n’avait que faire des conséquences environnementales, ce n’est plus du tout le cas aujourd’hui. Mieux, les créateurs sont nombreux à se demander comment proposer une mode durable sans renoncer au style et au bon goût (que nous nous garderons de juger, n’ayez crainte). On pourrait, à ce sujet, parler de Stella McCartney qui a bouleversé les codes en ne proposant ni cuir ni fourrure – cause animale oblige – avant de privilégier les matériaux bio, recyclables et en supprimant les textiles qui ne sont pas éco-responsables. Derrière elle, d’autres maisons de haute couture ont, à leur tour, adopté un code de bonne conduite, plus ou moins poussé et abouti.

sens. Mais ça, c’était sans compter sur la conscience de celles et ceux qui préfèrent garder un œil sur la planète, sans renoncer à l’esthétique vestimentaire. Car oui, il existe bel et bien des solutions ! Et à en croire le nombre croissant de vêtements et accessoires éthiques et durables disponibles en ligne et en boutiques, elles sont nombreuses. Diverses méthodes et un objectif Il y a les créateurs qui prêtent une attention particulière à la provenance des tissus et matières utilisées, afin de connaître sur le bout des doigts les process de fabrication et l’impact environnemental qui en découle, ceux qui privilégient le recyclage et arpentent les friperies et autres sources parallèles pour transformer du vieux linge en pièce mode incontournable, ceux encore qui veillent aux bonnes conditions de travail des petites mains grâce auxquelles les vêtements prennent vie, ceux enfin qui souhaitent limiter le coût (économique et écologique) du transport et ont à cœur de fabriquer au plus près du point de vente. Enfin, il y a les cumulards, que l’on salue vivement. Au fond, tous rivalisent d’idées pour arriver au même résultat : des vêtements confortables et aux coupes soignées qui ne se déforment pas et peuvent survivre à plusieurs saisons. Ou comment faire de son dressing une accumulation de pièces peu nombreuses, choisies en pleine (bonne) conscience. n

Pourtant, rien n’était gagné… Il faut dire que l’industrie de la mode, de façon générale, cumulait jusqu’à présent les mauvais points. Entre des méthodes de production parmi les plus polluantes, une culture du coton particulièrement gourmande en eau, le peu d’attention porté au mode d’obtention des matières premières (on ne parle pas tout de suite du duvet ?), un transport à l’impact carbone plus que moyen et une tendance à se renouveler toujours plus vite, rien n’allait dans le bon

1. Les Récupérables. La marque française a fait de l’up-cycling son cheval de bataille pour donner vie à des collections tendance et colorées. De 85 à 130 €. 2. Ector. Des sneakers made in France et conçues uniquement en matériaux recyclés et recyclables. 99 €. 3. Olly Lingerie. Ces sous-vêtements, fabriqués à partir de matières premières européennes et qui n’obéissent pas au diktat des collections, sont ultra confortables. 49 €. 4. Ekyog. Depuis plus de 15 ans, la marque associe mode et éthique, comme avec cette combinaison 100 % coton bio. 159 €. 5. Baume x ZAG Chamonix. Une montre pour les sportifs amoureux de la nature conçue à partir de chutes de matériaux de ski et de bois. 1 200 € (en édition limitée). 6. DAO. Une gamme de jeans fabriqués en France à partir de lin français ! Une première que l’on salue bien bas. 160 €. 67


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LYO N

Se mettre au vert

Ces dernières années, la métropole lyonnaise s’est métamorphosée pour devenir une ville où il fait bon vivre. Y venir pour les affaires ou pour le weekend est l’occasion de profiter d’une pause nature & healthy en pleine ville.

PHOTO : ROSSHELEN / ISTOCK PHOTOS

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Par Marie Veronesi

rofiter du soleil au parc de la Tête d’Or, siroter un verre sur une péniche du Rhône, découvrir les étonnants bâtiments de la Confluence en flânant sur les quais de Saône… À Lyon, dynamisme économique se conjugue avec qualité de vie. Soucieuse du bien-être de ses habitants et attentive aux problématiques de développement durable, la ville accorde une place croissante aux dispositifs de mobilité douce. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si Lyon a été la première ville de France à proposer un système de vélo en libre-service, le fameux Velo’v ! En cœur de ville, la voiture a peu à peu laissé place aux piétons, qui jouissent d’espaces verts de plus en plus nombreux pour se ressourcer. Ainsi, Lyon arrive régulièrement en tête des classements nationaux des villes où il fait bon vivre. Cette tendance verte se retrouve au quotidien dans l’offre des restaurants, boutiques et commerces lyonnais. On peut ainsi profiter de son passage dans la capitale des Gaules pour déguster des plats bio concoctés avec amour, acquérir des objets éthiques originaux ou encore prendre soin de soi tout en respectant l’environnement. Suivez le guide pour un programme placé sous le signe de la green attitude. n 69


VISITEGUIDÉE

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GLORIETTE

LYON URBAN COCOON

Pour laisser la plus faible empreinte carbone possible, il faut pousser la porte de ce gîte urbain qui s’inscrit dans une démarche éco-responsable totale. La maison a été rénovée en privilégiant les matières recyclables et durables, le chauffage central est au bois et l’électricité est à 100 % issue d’énergies renouvelables. Les hôtes disposent de trois poubelles de tri, d’un composteur et même le gel douche est garanti écologique. De quoi profiter sans culpabilité du confort des chambres et du petit jardin où gazouillent les oiseaux… 7, impasse Jean-Jaurès (8e). www.lyonurbancocoon.com

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MAUVAISES HERBES

Proposer uniquement des plats végétariens, bio, de saison, sans sucre ajouté et majoritairement sans gluten, tel est le pari de ce restaurant ouvert depuis tout juste un an. Le midi, c’est menu unique à savourer sur place ou à emporter. En journée, on peut déguster de délicieuses pâtisseries maison avant de découvrir des vins nature ou biodynamiques le soir, accompagnés de succulentes tapas. Une cuisine saine qui ne lésine pas sur la gourmandise : comment ne pas se laisser tenter ?

Depuis Nice : environ 82 € l’aller/retour et 4 h 15 de trajet.

À partir de 30 € l’aller/retour avec Ouigo. Environ 4 h 30 de trajet.

Besoin d’ajouter une touche de verdure à votre intérieur ? Direction cette jardinerie urbaine et créative de la CroixRousse. Plantes vertes, fleuries, vivaces, aromatiques, cactées, grimpantes ou suspendues, il y en a pour tous les goûts ! Le lieu propose également tout le nécessaire d’outillage, ainsi que de nombreux objets de décoration. On profite volontiers des conseils de l’équipe pour laisser libre cours à ses élans de créations végétales, du kokedama au terrarium. 20, Grande Rue de la Croix-Rousse (4e). gloriettejardinerie.fr

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MOWGLI CAFÉ

55 mn de vol. À partir de 80 € l’aller/retour avec Hop ! ou Air France.

Affaires, loisirs, gastronomie, shopping.

À la frontière entre coffee shop, cantine healthy et lieu de vie, voici l’endroit idéal pour se détendre, déjeuner ou travailler. Dans un décor naturel, tendance tropicale, on savoure des plats faits maison à partir de produits locaux, tels que de délicieuses soupes, tartines ou salades du jour le midi. Le matin, on se régale avec le granola bowl ou l’avocado toast. On peut aussi nourrir son esprit en participant à l’un des nombreux ateliers bien-être proposés chaque mois. 27, rue Capitaine Robert-Cluzan (7e). www.mowglicafe.com

3, rue du Jardin des Plantes (1e). f lmh.lyon

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M&OZ

ROSE ET PLUME

C’est l’histoire de Laurence et Sophie, deux sœurs tombées amoureuses d’une doudoune fabriquée en fil de pêche. Cette découverte leur a donné l’idée de vendre des produits uniquement conçus à partir de matières recyclées ou naturelles. Pochettes ethniques fabriquées en papier recyclé, abat-jour rétro en lycra de maillot de bain, boucles d’oreilles design en vinyle recyclé… Ou comment se faire plaisir tout en protégeant la planète. 39, rue Auguste-Comte (2e). www.rose-et-plume.com

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Si vous pensez que les produits bio, éthiques et naturels ne sont pas glamour, vous allez changer d’avis. Savons fabriqués à la Croix Rousse, produits Hydraflore pour femmes enceintes, huiles précieuses pour le visage, rougeà-lèvres gourmands… 95 % des marques sont made in France. Ces messieurs ne sont pas en reste, puisqu’une offre de cosmétiques bio leur est également réservée. Passionnées, les deux gérantes organisent régulièrement des ateliers soin et maquillage. 5, rue Antoine-de-Saint-Exupéry (2e). f MetOzBeauty


PHOTOS : 1, 2, 4, 5 ET 6. SERVICES DE PRESSE - 3. NATHALIE ROUX

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MOBILITÉ

CITYSCO OT

L’électrique en libre-service Ils sont apparus dans les rues de Nice en mars 2018. Un an après, les scooters blancs et bleus de Cityscoot font partie du paysage et complètent nos moyens de transport de proximité. Nous les avons testés.

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ien sûr, j’avais identifié leur silhouette à tous les coins de rue depuis un an. Pourtant, je ne les avais pas encore testés. Quoi donc ? Les Cityscoots, ces scooters électriques en libre-service. Il a fallu la venue d’un ami, Niçois d’origine et Parisien d’adoption, pour me convaincre. Cet adepte des déplacements à deux-roues avait déjà eu l’occasion de tester le service dans la capitale – où il a été lancé dès l’été 2016 – et il en est devenu un inconditionnel.

PHOTO : CITYSCOOT

Comment ça marche ? Le principe rappelle celui d’Auto Bleue, si ce n’est que les scooters ne sont pas reliés à des bornes de recharge : quand leurs batteries sont à plat, elles sont échangées par des agents mobiles, qui gèrent aussi leur nettoyage. À Nice, plus de 500 scooters sont ainsi mis à disposition des usagers. Ils sont utilisables dans la grande majorité de la commune, y compris dans la plaine du Var. Après s’être inscrit, on peut utiliser le service à l’aide d’une application pour smartphones, sans abonnement. Plusieurs formules sont proposées. Pour ma part, j’ai bénéficié du parrainage de mon ami, qui m’a valu 30 mn gratuites. Je ne me suis pas précipité pour les utiliser, mais elles m’ont cependant été précieuses lorsque je me suis retrouvé un soir « en rade », à plusieurs kilomètres de chez moi. Mon expérience à Cityscoot Mon smartphone m’a permis de localiser un scooter disponible à une centaine de mètres. Je l’ai sélectionné après

Par François Stagnaro

À la minute (0,29 €/mn) ou en forfait (22 €/100 mn, soit 0,22 €/mn).

Coordonnées bancaires, pièce d’identité et éventuellement permis de conduire ou BSR (personnes nées à partir du 1er janvier 1988). Assurance incluse dans le service, en partenariat avec Allianz.

www.cityscoot.eu ou appli smartphones (Google Play et App Store).

Pologne (scooters), Allemagne (batteries), France (prolongateurs d’autonomie).

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avoir vérifié, une fois devant, que son numéro correspondait bien à celui indiqué. Un bouton permet alors de déverrouiller la selle, sous laquelle se trouvent un casque jet et des charlottes, pour l’hygiène. J’ai coiffé ladite charlotte (comme à l’hôpital, quelle dégaine !) et me suis empressé de la recouvrir du casque. En selle ! Le scooter se démarre très simplement et il suffit de tourner la poignée de droite pour accélérer, sans aucun bruit. Autonomie affichée : plus de 40 kilomètres. Je n’en demande pas tant ! La puissance électrique arrive en douceur, et les freins sont assez efficaces. Les amateurs de sensations fortes seront déçus, mais la plupart des usagers débutants y trouveront leur compte (sachez qu’il est possible de programmer une réaction plus vive à l’accélérateur depuis l’appli, après 150 mn d’utilisation cumulée). Une fois à destination, je gare le Cityscoot sur un emplacement pour deux-roues, l’arrête et replace le casque sous la selle, avant de conclure ma location via l’appli. Simple comme bonjour ! Au point que, quelques jours plus tard, je retente l’aventure pour aller prendre le premier avion du matin à l’aéroport. Ma petite valise se cale parfaitement sous le tablier. En revanche, il est 6 heures du matin, et l’on m’annonce que le service ne fonctionne qu’entre 7 heures et minuit… Ça, c’était en février. Heureusement, à l’occasion de son premier anniversaire à Nice, Cityscoot a étendu le service 24 heures sur 24 depuis le mois de mars ! n


MOBILITÉ

VESPA ELETTRICA

SILENZIO !

R

ouler en bord de mer à Vespa sous un ciel bleu azur, c’est un peu le cliché de la dolce vita. Ce qui l’est moins, c’est quand cette Vespa n’émet aucun bruit, ou presque. Cette inédite version électrique revisite le mythe, sous une robe inchangée (tout juste y ajoutet-elle des touches de bleu). Son moteur de 4 kW est alimenté par une batterie disposée sous le coffre de selle. Ce dernier conserve une capacité suffisante pour loger un casque jet. À proximité immédiate, un cordon électrique prend la place du bouchon de réservoir. Connecté à une prise 220 V classique, il permet de recharger entièrement la batterie en 4 heures. On peut alors espérer rouler une centaine de kilomètres sans brancher cette Vespa, à condition d’avoir la poignée droite légère et d’évoluer dans des zones au relief

doux. Ceci dit, le récupérateur d’énergie permet de recharger un peu la batterie au freinage et dans les descentes. En manœuvres, on ressent les 130 kilos de l’engin à l’arrêt, contre 100 kilos pour un modèle conventionnel. À elle seule, la batterie pèse 25 kilos. On oublie donc rapidement le mode Eco (qui bride la vitesse maxi à 35 km/h) pour lui préférer le mode Power. On obtient alors des

performances comparables à celles d’un 50 cm 3 (50 km/h maxi). Ceci dit, le moteur procure des accélérations efficaces au feu vert, et une appréciable douceur de fonctionnement. Et quel silence ! Un confort qui a un prix, puisque l’Elettrica est proposée au tarif de 6 390 euros, et bénéficie d’un bonus de 900 euros. F. S. Merci au Piaggio Store de Nice – Laurent Lachkar pour le prêt du véhicule.

TROTTINETTE ÉLECTRIQUE

es trottinettes électriques fleurissent dans nos centres-villes. Décidés à tester l’une d’elles, nous avons opté pour une Ninebot ES2 by Segway, un produit phare de ce marché en plein essor. Prix d’achat : 599 €. À ce tarif, on se situe déjà dans le haut de gamme. La finition alu et la sobriété de ce modèle inspirent

confiance, tout comme les pneus pleins, increvables. Plus rigides aussi, ils sont compensés par deux petites suspensions à l’avant et à l’arrière. En évitant les trous et les bosses, l’ES2 se montre relativement confortable. Attention tout de même aux vertèbres si vous sautez un trottoir ! Après avoir donné une première impulsion d’une jambe, on accélère allègrement jusqu’à 25 km/h. Une vitesse qui implique une vigilance accrue aux autres usagers, car le frein (électrique) agit davantage comme un ralentisseur : impossible de piler ! Partis du Negresco, à Nice, avec un peu moins de deux tiers de batterie, nous allons jusqu’à la Réserve, au-delà du Port, sans ménager l’accélérateur. À notre retour, après 8 kilomètres, la batterie est presque à plat. Avec une charge complète et une conduite plus calme, on peut espérer faire 20 kilomètres. Assez pour assurer la mobilité de proximité, ou celle dite du « dernier kilomètre » en complément d’une voiture, d’autant que ce petit engin se plie facilement. F. S. 74

PHOTOS : FRANÇOIS STAGNARO / SOPRESS - DAISY VAN KNOTSENBURG

L

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Le journal des bonnes nouvelles URBANISME ÇA BOUGE À CANNES !

Accompagnée par l’État, la Ville vient d’annoncer la rénovation d’une partie du Fort Royal, sur l’Île Sainte-Marguerite, qui accueille les activités de l’association Cannes Jeunesse, organisatrice de séjour pour enfants (la capacité d’hébergement sera accrue pour l’été prochain). Autre chantier qui démarre : celui de la deuxième phase de l’embellissement et de la modernisation du Port Canto, qui se poursuivra jusqu’à l’été 2020. C’est un peu avant, dès le mois de mai l’année prochaine, que doit ouvrir le multiplexe Cineum, dédié au septième art, et dont la première pierre a été posée le 21 février dernier. La structure devrait permettre la création de 24 emplois. M. K.

PHOTOS : AXIS DRONE / MAIRIE CANNES - VILLE DE NICE

APPRENTISSAGE UNE FORMULE GAGNANTE 2 167 contrats d’apprentissage ont été enregistrés par la CCI Nice Côte d’Azur en 2018 : le chiffre a progressé de 11 % en trois ans. Afin d’apporter une réponse centrée sur les candidats et les besoins du territoire, la CCI a fédéré sept centres de formation et ses partenaires institutionnels autour du projet « Prépa Apprentissage ». À Nice et Cannes, quelque 300 jeunes seront accompagnés au cours des deux prochaines années. Objectif : leur proposer des ateliers projets, ainsi que des workshops sur leurs compétences digitales et comportementales. Avec un temps d’immersion professionnelle, les jeunes bénéficieront également d’un accompagnement individuel pour la recherche de leur futur contrat. M. K.

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INDUSTRIE

nouvelles entreprises à capitaux étrangers accueillies dans les Alpes-Maritimes en 2018.

2

pilotes azuréens en Moto GP, le championnat mondial le plus relevé : le Cannois Johann Zarco (KTM) a été rejoint par le Niçois Fabio Quartararo (Yamaha).

4,8

millions d’euros investis par l’État, la Région, le Département, la Métropole Nice Côte d’Azur et SNCF Réseau pour permettre une meilleure accessibilité à la gare de Nice-Riquier aux personnes à mobilité réduite. Fin des travaux : août 2019.

CARROS EN POINTE Dans le cadre d’un programme étatique, 124 territoires français seront accompagnés pour le développement de leur projet industriel. Important bassin économique, Carros a été retenu parmi les territoires pilotes et une convention entre l’État et la Métropole Nice Côte d’Azur vient d’être signée en ce sens. Sont désormais évoqués des projets autour du développement durable et de l’innovation technologique. Le dossier est aujourd’hui porté par Charles Scibetta, maire de Carros, et Jacques Chevallet, président d’Arkopharma. M. K.

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Le journal des bonnes nouvelles ÉVÉNEMENT SAINT-TROP’ S’ANIME

En ce printemps 2019, deux manifestations viennent réveiller la commune endormie. Du 3 au 5 mai, le Port accueille une nouvelle édition du Salon Vivre Côté Sud, sur le thème MerNature. Soit plus de 3 500 m2 de déco, fruits du travail d’artisans au savoir-faire unique, de manufactures reconnues et sociétés grand public. Le salon est aussi l’occasion de profiter de coaching déco maison et jardin, ou de se prélasser au beau milieu du café-bibliothèque dans un cadre années 1950-1960. Quelques jours plus tard, du 23 au 26 mai, place aux vieux gréements, pointus et autres barques des Voiles Latines. D’une exposition photo aux joutes provençales, du concours de cuisine aux danses traditionnelles, c’est toute l’âme du port de Saint-Tropez qui prend vie. A. L. vivrecotesud.fr - www.societe-nautique-saint-tropez.fr

JOUE LA COMME PIPPA Le secret du corps de rêve de Pippa Middleton au mariage princier ou des mannequins Victoria Secret ? Le Ballet Fit ! Cette discipline venue directement de pays anglo-saxons associe mouvements de danse classique, de Pilates, de yoga et de fitness. À Antibes, on peut désormais la pratiquer grâce Barbara Mc Donnell, ancienne danseuse professionnelle. Les muscles chauffent et tout notre corps tremble… mais ça fait un bien fou. Addiction garantie. A. L.

GASTRONOMIE SNACKING CHIC La Principauté sait soigner ses visiteurs et ses résidents. Pour preuve, Mada One, dernier né des établissements de la SBM qui, au cœur du tout nouveau quartier One Monte-Carlo, propose un concept de « snackonomie » signé Marcel Ravin. Le chef étoilé du Monte Carlo Bay élabore une carte légère et colorée aux accents créoles. On y vient aussi bien pour le petit-déjeuner, sain et gourmand, que pour la pause du midi, l’heure du thé (au champagne, s’il vous plaît) et jusqu’à l’Apéro-Thérapie, de 17 h 30 à 20 h. A. L. Ouvert du lundi au samedi. Tél. (+377) 4 98 06 68 68.

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TOURISME

DEUX CARTES PLUTÔT QU’UNE De la continuité... et du changement : outil destiné à tous ceux qui aiment notre région, la Côte d’Azur Card se transforme en deux pass distincts. L’un, proposé aux amateurs de culture, donne accès à plus de 60 sites naturels, jardins, visites guidées, monuments, etc. L’autre, orienté loisirs, permet la pratique de plus de 70 activités : excursions maritimes, petits trains touristiques, parcs à thèmes, sorties en montagne, notamment. De quoi bénéficier aussi de réductions sur ses sorties, jusqu’à 50 %. M. K. www.cotedazur-card.com

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Le journal des bonnes nouvelles SKI ALPINISME

GYMNASTIQUE ANTIBES EN FINALE

UNE VÉSUBIENNE AU TOP Justine Tonso a encore fait parler d’elle : déjà double championne de France de ski alpinisme en début d’année, la jeune femme vient de décrocher un titre de vice-championne du monde junior dans la discipline du sprint. Le ski alpinisme consiste à parcourir des itinéraires de montagne, en une succession de montées et descentes. Sur la piste de Villars-sur-Ollons, en Suisse, l’Azuréenne n’a été battue que par la Russe Ekaterina Osichkina. Mordue de sport, elle pratique aussi le VTT à haut niveau, avec de belles ambitions en compétition cette année. M. K.

Grand habitué des titres nationaux chez les garçons, l’Olympique Antibes Juan-les-Pins Gymnastique s’est qualifié pour une nouvelle finale du championnat de France, le GAM Top 12. L’équipe était composée d’Enzo Fazari, Samir Ait Said, Kevin Antoniotti, Loris Frasca, Melwin Touchais et Alexis Demigha. Relevée, la compétition était constituée de trois agrès (saut, arçons et barre fixe) et organisée sous forme de « duels » : les Antibois en ont gagné treize sur vingt-quatre, pour un match nul et dix victoires de leurs adversaires. Le 27 avril prochain, à Rouen, les protégés de Philippe Carmona affronteront leurs homologues du club de Clamart (Hautsde-Seine), qui se sont qualifiés aux dépens de Monaco. L’enjeu : une 31e médaille d’or dans cette compétition. L’année dernière, ils avaient battu le même adversaire en demi-finale. M. K.

TOUR DE FRANCE NICE REMONTE EN SELLE

PHOTOS : INOVPHOTO - CYBILE C. PHOTOGRAPHIE - SERVICE DE PRESSE

C’est désormais officiel : sept ans après son dernier passage, Nice retrouvera le Tour de France en 2020. La ville a été choisie pour accueillir le Grand Départ de l’épreuve, le 27 juin. Mieux : elle verra passer les coureurs deux fois, puisqu’elle sera le point terminal des deux premières étapes. Ces épreuves ont été conçues pour proposer des défis opposés, avec un parcours taillé pour les sprinteurs le premier jour et un tracé favorable aux meilleurs grimpeurs le lendemain (voir illustration ci-contre). De quoi creuser de premiers écarts ! M. K. 81


Le journal des bonnes nouvelles MOBILITÉ PAS SEULEMENT ÉLECTRIQUE

Spécialiste de la mobilité urbaine innovante et design, l’entreprise monégasque Stajvelo lance le vélo RV01. Un deux-roues qui associe ergonomie, élégance et technologies : agencement du système de freinage à disques qui augmente le contrôle et la stabilité, guidons amortisseurs de chocs flexibles vers le bas et rigides vers le haut, utilisation du premier moteur pour vélo électrique avec une transmission automatique intégrée, courroie crantée, roues monobloc brochées donc démontables facilement, GPS intégré… Il est en plus conçu majoritairement à partir de matériaux recyclables. Un bijou made in Monaco qui a tout de même un prix (6 990 euros), mais quand on aime... A. L. www.stajvelo.com

FLASHBACK Fans de Game Boy, de mobilier pop et de fripes chic, le Salon du Vintage est fait pour vous. Pour sa première édition à Mandelieu, le rendez-vous dédié aux années 1970, 1980 voire 1990, s’installe dans les 5 000 m2 du Centre Expo Congrès et propose, en plus des classiques accessoires, bijoux et autres objets déco un brin désuets, des stands de barbiers ou coiffeurs, des food trucks et même des démonstrations de danse. À vos Rubik’s Cube ! A. L. www.salonduvintage.com

ÉCONOMIE

ASSOCIATION

UN LÉGER MIEUX Relativement positif : c’est ainsi que la CCI Nice Côte d’Azur présente le bilan de l’activité de ses entreprises en 2018, selon les termes de son dernier bulletin de conjoncture. En hausse de 1 % tous secteurs confondus, il poursuit une tendance observée en 2017, malgré un ralentissement sensible en fin d’année. Les perspectives pour le premier semestre 2019 sont mitigées, mais les professionnels de l’industrie et de la construction mise sur un niveau d’activité stable ou en légère hausse. L’emploi, lui, s’est maintenu en 2018. Compte tenu d’incertitudes liées aux réformes et au climat social, les chefs d’entreprise se montrent généralement prudents dans leurs prévisions pour cette année. M. K.

DES SOURIRES D’ENFANTS L’association Premiers de Cordée est de passage à Nice le 15 mai prochain. Elle permettra à des centaines d’enfants malades et à leurs familles de participer à une journée récréative, conçue autour d’initiations sportives, tout en visitant les coulisses du stade Allianz Riviera et en rencontrant des champions. L’occasion également pour les bénévoles de fêter les vingt ans de leur organisation, lors du deuxième d’une série de quatre rendez-vous, avant de réunir d’autres minots au Stade de France, la semaine suivante. M. K.

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25/04/2016

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Optimiste Côte d'Azur N°19 (Avril - Juin 2019)  

Optimiste Côte d'Azur N°19 (Avril - Juin 2019)  

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