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SANTÉ ET SÉCURITÉ DU TRAVAIL EN SERVICES DE GARDE

PP 40063030 – Retourner toute correspondance ne pouvant être livrée au Canada à : ASSTSAS, 5100, rue Sherbrooke Est, bureau 950, Montréal (Québec) H1V 3R9

VOL. 19 NO 3 DÉCEMBRE 2017

PREMIERS SECOURS ET PREMIERS SOINS TRAVAIL D’ÉQUIPE POUR RÉAMÉNAGER LA CUISINE INSPECTION PRÉVENTIVE COMMUNICATION

Association paritaire pour la santé et la sécurité du travail du secteur affaires sociales


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CO M M U N ICAT ION

Réaliser une rétroaction constructive O r g a n i sati o n d E LA SST

Soyez prête pour secourir petits et grands ! O r g a n i sati o n d E LA SST

Sécurité des équipements et inspection de prévention Amé n a g e m e nt

Collaboration et confiance : essentielles en rénovation

M ot d e la ré d a c ti o n

Le temps des bonnes résolutions

C’est la fin de l’année. Des projets se terminent, d’autres se mettent en branle et se poursuivront en 2018. L’ASSTSAS est là pour vous soutenir dans vos démarches de prévention en SST. Nous offrons des services-conseils personnalisés pour vous aider à diagnostiquer un problème et à trouver des solutions qui tiennent compte de toutes les dimensions de votre situation de travail. Faites appel à nos services, ils sont gratuits, partout au Québec. Une bonne résolution à prendre !

Paix, santé et sécurité Chaque équipe de travail est composée de lutins magi­ques ! Nous vous avons fabriqué une carte de souhaits. Utilisez celle incluse dans ce numéro ou téléchargez-la sur notre site Internet pour transmettre vos meilleurs vœux à une de vos fantastiques colIllustration : Jean Morin

lègues. Un petit geste qui peut faire beaucoup de bien ! > Infos sur nos services : info-cpe-gard@asstsas.qc.ca > Reproduisez la carte de souhaits : asstsas.qc.ca/meilleursvoeux

Volume 19, numéro 3, décembre 2017 Directrice générale Rédactrice en chef

• Diane Parent • Louise Lefèbvre

• Sylvie Bédard, Andrée-Anne Buteau, Lisette Duval • Marie L'Écuyer Abonnement • Andrée Desjardins / abonnement@asstsas.qc.ca Conception graphique • acapelladesign.com Page couverture • iStockphoto.com Prépresse et impression • Impart Litho Production

Révision

5100, rue Sherbrooke Est, bureau 950, Montréal (Québec) H1V 3R9 Téléphone : 514 253-6871 Télécopieur : 514 253-1443 Internet : asstsas.qc.ca

Distribution gratuite Sans pépins est éditée par l’Association paritaire pour la santé et la sécurité du travail du secteur affaires sociales (ASSTSAS). Ce numéro, tiré à 17 900 exemplaires, est distribué gratuitement aux CPE et garderies inscrits auprès de la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST), à leurs regroupements, aux associations syndicales et maisons d’en­ seignement concernées. Des copies sont aussi expédiées aux bureaux coordonnateurs de la garde en milieu familial. Abonnement Services de garde cotisant à l’ASSTSAS : premier abonnement : gratuit ; abonnement supplémentaire : 12 $ // Non-cotisant, Canada : 16 $ // Autres pays : 30 $. Avis Les articles n’engagent que la responsa­bi­lité de l’auteur et ne reflètent pas nécessai­rement la politique de l’ASSTSAS. Toute re­production est autorisée pourvu que la source soit men­tionnée. Le personnel des services de garde est à 98 % fémi­nin. Pour cette raison et pour faci­liter la lecture, le genre féminin est utilisé le plus souvent, là où le contexte le permet. Les photos dans Sans pépins sont le plus conformes possible aux lois et règlements sur la santé et la sécurité du travail. Cepen­dant, il peut être difficile, pour des raisons techniques, de repré­senter la situation idéale. Dépôts légaux Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2017 Bibliothèque et Archives Canada, ISSN : 1481-3882 Envoi de Poste-publications – Contrat No 40063030


C O M M U N ICATIO N

Réaliser une

rétroaction constructive Josianne Brouillard

jbrouillard@asstsas.qc.ca

Pour aborder une collègue à la suite d’une observation sur sa tâche et lui indiquer votre perception sur les dangers qu’elle court, la communication représente un très bon moyen d’agir en prévention.

A

Encore faut-il vous y prendre avec doigté ! ussi appelée « feedback constructif », la rétroaction constructive consiste à communiquer un avis à une personne sur le comportement observé et sur les résultats possibles. Elle vise à modifier les comportements futurs. La rétroaction constructive est dite de façon objective,

en utilisant des faits et en démontrant une intention d’amélioration, plutôt que de jugement.

Les critères d’une rétroaction constructive Pour obtenir l’effet escompté, vous devez respecter les six critères suivants. 1. L’observation – Pour obtenir un bon accueil, le feedback constructif doit se référer à ce que vous avez observé. Il doit s’appuyer sur des faits. Par exem­­ple : « Amélie, j’ai vu que tu es montée sur la table pour aller chercher quelque chose dans l’armoire et que tu n’as pas utilisé l’escabeau... ». Au contraire, une interpré­ tation se­­rait énoncée ainsi : « Ce n’est pas correct ce que tu fais, tu vas finir par te blesser ! ». 2. Le bon moment – Votre rétroaction doit être pré­ ­sentée le plus tôt possible à la suite de votre observation. L’image que vous gardez en tête sera plus près de la réalité. Vous l’expliquerez plus faci­­­lement et l’autre personne se souviendra mieux de la situation et du contexte.

La démonstration de votre souci pour la sécurité de l'autre produit un effet qui favorise la confiance et l'entraide mutuelle dans l'équipe de travail.

Assurez-vous aussi que votre collègue est disposée à écouter ce que vous avez à lui communiquer. Cela sous-entend qu’elle n’est pas occupée à réaliser des tâches ou préoccupée par une situation. Bref, elle doit être disponible physiquement et mentalement pour recevoir vos propos.

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3. Le lieu favorable à l’écoute – Vous devez choisir un bon endroit pour réaliser votre rétro­­­­action. La conversation doit se dérouler dans le calme et avec discrétion. 4. L’intention face à l’autre personne – Avant d’émettre toute opinion, posez-vous la question : « Dans quel but est-ce que je m’apprête à réaliser cette rétroaction ? ». Si vous avez une réelle intention de bienveillance et démontrez un souci pour la sécurité l’autre, les mots choisis et le ton employé auront cette connotation.

Assurez-vous aussi que votre collègue est disposée à écouter ce que vous avez à lui communiquer. À l’inverse, si l’objectif consiste plutôt à prendre l’autre en défaut ou à lui démontrer qu’elle n’a rien compris des méthodes sécuritaires de travail, par exemple, cela se percevra dans votre langage. 5. Les bons mots, le ton juste – Puisqu’il s’agit de votre opinion et de votre avis, adressezvous à l’autre en utilisant le « je ». Par exemple : « J’ai observé que... Je crains pour... Je crois que...». Un ton de voix respectueux et accueillant favorise l’écoute et l’ouverture de l’autre personne. 6. Le langage corporel bienveillant – L’expression du visage, la gestuelle, le regard et la posture parlent aussi de vos intentions réelles. La bienveillance rend le regard attentionné et sou­ cieux de l’autre. Il doit y avoir une cohérence entre votre langage verbal et non-verbal. Par exemple : « Karine, ce matin, j’ai observé que tu as soulevé Gabrielle pour la déposer sur la

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table à langer. Je crains qu’un jour, à force de répéter cette situation, tu finisses par te blesser au dos.

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Vous pouvez choisir comment vous intervenez et dans quel but. La réaction de l’autre lui appartient. Je faisais ça moi aussi, c’est plus rapide. Mais à la suite de douleurs, je n’hésite plus à demander à l’enfant d’utiliser le marchepied. Pour lui ça devient un jeu et mon dos ne me fait Illustration : Rémy Simard

plus souffrir. Qu’en penses-tu ? ». Si vous présentiez une rétroaction sans vous préoccuper de la formuler de façon constructive, elle pourrait ressembler à ceci : « Karine, je t’ai vue ce matin avec Gabrielle à la table à langer. Désolée de te dire ça, mais tu ne l’as vraiment pas… ».

La réaction de l’autre

Bon à

Malgré tout, il est possible d’obtenir une réaction peu colla­

savoir !

borative de votre collègue. Cette réponse peut s’expliquer par divers facteurs.

Pour vous préparer à réaliser une rétroaction constructive, prévoyez de : la formuler de façon respectueuse ; la rendre utile en visant l’amélioration d’une activité ou d’une tâche concrète ; l’énoncer de façon précise en vous référant à des faits et à des observations claires et sans jugement ; la transmettre dans un délai raisonnable.

• Fatigue : son état physique et psychologique peut influer sur sa perception des situations.

• •

• Période de changement : la personne peut vivre des situa­ tions qui la perturbent, ce qui compromet son ouverture à la discussion.

• Capacité d’écoute : une personne inquiète, préoccupée avec le sentiment d’être submergée par diverses tâches, aura de la difficulté à vous accorder de l’attention. • Relation difficile : si votre relation avec la personne est

tendue, elle percevra possiblement votre feedback comme un jugement, alors que ce n’est pas votre intention.

Vous pouvez choisir comment vous intervenez et dans quel but. La réaction de l’autre lui appartient. Pour autant, devez-vous vous abstenir d’intervenir si vous observez un risque de blessure ? Non, car si vous croyez réellement à la prévention et à l’importance de la bienveillance des uns envers les autres, intervenir auprès de l’autre n’est que la démonstration de ces valeurs.

P our en s a v oir plu s !

ASSTSAS. Choisir le travail d’équipe et la saine communication, Formation (asstsas.qc.ca/saine-communication).

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O r g a n i s at i on de l a SST

Soyez prête pour secourir petits et grands ! Sylvie Bédard

sbedard@asstsas.qc.ca

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Saviez-vous que deux réglementations sur les premiers secours et les premiers soins (PSPS) s’appliquent à votre secteur d’activité ? n effet, vous devez vous conformer aux exigences du Règlement sur les services de garde édu­ ­­­­catifs à l’enfance. De plus, en tant qu’employeur, vous devez aussi respecter les exigences du Règlement sur les normes minimales de premiers secours et de premiers soins.

Règlement sur les services de garde éducatifs à l'enfance Entré en vigueur en 2016, l’article 20 de ce règlement1 stipule que : « Le titulaire d’un permis doit s’assurer que chaque membre de son personnel de garde est titulaire d’un certificat, datant d’au plus trois ans, attestant la réussite d’un cours de secourisme adapté à la petite enfance d’une durée minimale de huit heures comprenant un volet sur la gestion de réactions allergiques sévères ou d’un cours d’appoint d’une durée minimale de six heures visant la mise à jour des connaissances acquises dans le cadre du cours de secourisme adapté à la petite enfance. » La formation doit être donnée à tout le personnel par un organisme accrédité en premiers soins (ex. : la Croix-Rouge) et les coûts sont assumés par le service de garde.

Règlement sur les normes minimales de PSPS Selon l’article 3 de cet autre règlement2, « l’employeur dans un établissement doit assurer la pré­ ­sence en tout temps durant les heures de travail d’au moins un secouriste par quart de travail où sont affectés 50 travailleurs ou moins … ». Ce règlement l’oblige aussi à : • munir son établissement d’une trousse de PSPS ;

Le site Internet de la CNESST offre de nombreuses publications pour les secouristes en milieu de travail (csst.qc.ca/ publications/100/ DC_100_543.htm).

• installer un affichage pour indiquer l’emplacement de la trousse ; • s’assurer que la trousse est maintenue propre, complète et en bon état ; • tenir un registre de premiers soins.

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La formation d’un secouriste, d’une durée de 16 heures, est donnée par des organismes reconnus et liés par contrat à la CNESST La formation de secouriste (16 heures) est donnée par des orga­­­nismes3 reconnus et liés par contrat à la CNESST. Celle-ci subventionne la formation. L’employeur prend charge des frais liés à l’absence du travailleur pendant sa formation et aux dé­­placements. Il assume les frais nécessaires au Pour obtenir la subvention de la CNESST, l’employeur remplit un formulaire3 qu’il achemine ensuite à l’organisme de formation. La subvention est versée directement à cet organisme et couvre les frais d’inscription et de cours, le matériel pédagogique ainsi que les coûts associés à l’évaluation. Le secouriste reçoit un certificat lorsqu’il suit la formation en entier et obtient une évaluation positive des apprentissages. Le certificat est valide pour trois ans. À l’expiration de son certificat, le secouriste doit reprendre intégralement le cours de base de 16 heures. La CNESST offre aussi des capsules de formation3 pour un secouriste qui

Le contenu minimal de la trousse

souhaite une mise à jour de ses connaissances. Le registre PSPS est un rapport dans lequel le secouriste inscrit son nom ainsi que celui de la travailleuse blessée, la date, l’heure et la des­ ­cription de la blessure ou des malaises et la nature

• Manuel de secourisme général • Ciseaux à bandage, pince à échardes, épingles de sûreté

• Thermomètre électronique avec embouts jetables pour la température axillaire

des soins dispensés. S’il y a lieu, les coordonnées du

• Dispositif de protection jetable pour la

proche de la victime qui a été contacté à la suite de

• Gants jetables • Tampons antiseptiques pour la désinfec-

l’évé­ne­ment sont aussi indiquées.

réanimation cardiorespiratoire

tion des mains, enveloppés séparément

• Tampons alcoolisés pour la désinfection

Un accident arrive ?

des instruments

Avec tout leur personnel bien formé en secou­

• Compresses et pansements stériles de dif-

ris­me à la petite enfance et au moins un employé

• Rouleau de ruban adhésif • Pansements pour les yeux • Sacs de plastique pour objets contaminés

dûment certifié secouriste par installation, si un accident survient, les services de garde sont prêts à y faire face !

férents formats, enveloppés séparément

Références

1. Règlement sur les services de garde éducatifs à l’enfance (legisquebec.gouv.qc.ca). 2. Règlement sur les normes minimales de premiers secours et de premiers soins (legisquebec.gouv.qc.ca). 3. Disponibles sur le site de la CNESST : Liste provinciale des organismes de formation en secourisme au travail ; Demande de formation de secouriste ; Capsules de formation (cnesst.gouv.qc.ca).

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Photo : iStock.com

maintien des services de premiers secours (trousse, affichage, etc.).


O r g a n i s at i on dE L A SST

Sécurité des équipements et inspection de prévention Lisette Duval

lduval@asstsas.qc.ca

L’inspection préventive des équipements et des appareils, parti­­ cu­lièrement en cuisine, permet de s'as­surer de leur bon fonction­ne­

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ment. Elle est de rigueur pour la santé et la sécurité du personnel. ’inspection fait partie des exigences de la Loi sur la SST. L’article 49 stipule que la travailleuse participe à l’identification des risques et signale à l’employeur les bris et les défectuosités des équipements mis à sa disposition. L’article 51 mentionne que l’employeur doit prendre les

mesures nécessaires pour protéger la santé et la sécurité de son personnel en fournissant, par exem­ ­ple, un matériel sécuritaire et en le maintenant en bon état. L’inspection préventive est donc une activité de base en SST. Elle présente de nombreux avantages. • Repérer les risques les plus évidents et les corriger avant qu’un accident ne survienne. • Valider les besoins d’entretien. • Indiquer les mesures préventives et les corrections possibles.

Procédure d’inspection Comme la cuisine recèle beaucoup d’équipements, prenons cet exemple. Une procédure similaire peut s’appliquer à tous les locaux du service de garde, de la cave au grenier, ainsi qu'aux aménage­ ments extérieurs. Qui ? – En général, les responsables en alimentation procèdent aux inspections périodiques des équipements. Par ailleurs, le fabricant peut aussi préciser, dans ses recommandations, le recours à un expert externe pour certains appareils.

Chercher les défectuosités > Éléments en mauvais état (ex. : pièce brisée, courroie, fil fendillé) > Pièces instables, mal fixées (ex. : poignée qui bouge, roue qui tourne mal) > Pièces manquantes (ex. : garde protecteur, vis d’ouverture) > Équipements mal rangés (ex. : extincteur, escabeau).

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Quoi ? – La direction et les responsables en alimentation déterminent la liste des équipements à vérifier, de même que la fréquence des inspections tout en tenant compte des directives du fabri­ cant. La fréquence et la durée d’utilisation de l’appareil, l’accessibilité aux zones dangereuses (pièce en mouvement, coupante ou tranchante), l’expérience et les connaissances du personnel dans l’utilisation des équipements sont d’autres facteurs à considérer. Les équipements qui présentent un niveau élevé de risque de blessures sont d’abord ciblés. Comment ? – Il est efficace de procéder à l’inspection en utilisant une grille ou une fiche qui indique tous les éléments à examiner : état des lieux, installation et fonctionnement des appareils, utilisation, entretien, etc. Vous trouverez un exemple de grille sur notre site Internet et vous pourrez l’adapter à vos besoins1. En cas de dangers imminents repérés lors de l’inspection, il faut prendre des mesures immédiates : aviser la direction, retirer l’appareil, faire appliquer des me­­sures (rubans, pancartes, etc.) et recommander des mesures préventives.

Hiérarchie des solutions Si l’inspection révèle des anomalies, il faut les corriger. Pour ce faire, il existe

Illustration : Jean Morin

de correction immédiates, même temporaires, communiquer le danger de façon visible

une hiérarchie d’actions préventives à mettre en place. Éliminer le danger à la source – C’est la mesure la plus puissante, car elle est efficace pour tous et en tout temps. Elle consiste à retirer ou à remplacer le produit ou l’appareil. Par exemple, abaisser des étagères pour éliminer le besoin de grimper fré­ ­quemment sur un escabeau instable (risque de chutes), ou acheter des légumes déjà coupés plutôt que de les trancher avec un couteau (risque de coupures). Réduire l’exposition au danger – S’il n’est pas pos­ ­sible d’éliminer le danger, il faut réduire l’exposition. La solu­ ­tion consiste à ajouter des mesures telles que la Illustration : Jacques Perrault

modification de l’équipement ou l’ajout d’une barrière ou d’un garde pro­­tecteur. Par exemple, réparer l’escabeau instable. La réduction de l’exposition consiste aussi à acheter un Le garde protecteur doit être bien en place pour assurer une utilisation sécuritaire de l’appareil.

équipement sécuritaire, par exemple un robot pour trancher les légumes.

Un rapport d’inspection permet de garder une trace des activités réalisées.

> Problèmes retenus et documentés au moyen de photos > Actions correctives immédiates appliquées (même temporaires) et solutions à mettre en place > Recommandations à long terme, s’il y a lieu > Modalités de suivi pour s’assurer de la mise en place des corrections, responsables et échéanciers

Illustration : Jean Morin

Les écrits restent


Il est essentiel que le personnel connaisse les méthodes de travail sécuritaires, de même que les risques liés à l’utilisation et à l’entretien des appareils. Protéger le personnel – Les équipements de protection individuelle (ÉPI) ne sont pas les seuls recours possibles pour la réduction de la gravité des blessures en cas d’accident. Des méthodes sécuritaires sont aussi à privilégier. Par exemple, afficher les règles de sécurité à respecter pour l’utilisation de l’escabeau, ou fournir à la cuisinière des mitaines isolantes pour se protéger des brûlures. Illustration : Jacques Perrault

Il est essentiel que le personnel connaisse les mé­­ thodes de travail sécuritaires, de même que les risques liés à l’utilisation et à l’entretien des appareils. De plus, les directives de sécurité du fabricant doivent être res­ ­pectées. Il est important d’informer les travailleuses sur l’utilisation sécuritaire des équipements et de les former

Les chariots doivent être stables avec des roues en bon état.

à celle-ci, ainsi que de leur fournir des ÉPI pour limiter l’exposition aux dangers.

Sécurité et prévention lors du travail Lorsque la responsable en alimentation observe l’instabilité d’un chariot ou le bris de la porte du lave-vaisselle et qu’elle signale ces défectuosités à la direction, elle contribue à sa sécurité et aussi à celle de ses collègues. Selon les règles convenues à l’interne, la direction procède aux ajustements et aux réparations nécessaires.

On prescrit cette façon de faire à toute l’équipe du service de garde pour diminuer les risques liés à l’environnement, aux aména­gements et aux espaces de circulation. L’inspection préventive agit vraiment pour assurer la réalisation des tâches avec des équipements sécuritaires.

R é f é r e n c eS

1. ASSTSAS. Fiche d’inspection préventive pour le batteur-mélan­ geur (asstsas.qc.ca/inspection-melangeur). AQCPE. À la cuisine, la prévention commence par des équipements sécuritaires, Fiche technique, 2013, 10 p. Affiche de sensibilisation, aussi disponible en version anglaise, à télécharger gratuitement (asstsas.qc.ca/A44)

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A m én a g ement

Collaboration et confiance :

essentielles en rénovation Sylvie Bédard

sbedard@asstsas.qc.ca

Le CPE Le Bonjour (Gatineau) a décidé de rénover la cuisine à la suite

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d'un accident du travail subi par le responsable en ali­men­­tation. erge Letang, responsable en alimentation, et Christine Gourgue, directrice générale, ont porté le projet. On a refait l’îlot, relocalisé la réserve et acheté des équipements performants. Le nouvel îlot offre deux surfaces de travail de hauteur différente, une planche à découper

insé­rée dans le comptoir, une rallonge rabattable, des tiroirs pour la farine, le sucre et les épices. L’étape de préparation des repas est simplifiée et s’effectue près de la zone de cuisson. La réserve est rapprochée de la zone de préparation et comprend des espaces pour les congélateurs. Le CPE a acheté des équipements commerciaux dont un ma­­la­xeur, un deuxième congélateur et un cuiseur-vapeur. Les repas des deux installations sont maintenant préparés dans la nouvelle cuisine.

Les bénéfices du changement Serge Letang dit qu’il « respire mieux qu’avant ! ». Il prépare maintenant les repas à l’îlot en face de la zone de cuisson. Il transporte sur une plus courte distance les chaudrons remplis d’eau, les seaux de sucre et de farine et les caisses de livraison. Il utilise à une hau­­teur sécuritaire le malaxeur placé près de l’îlot. En prime, les éducatrices ont un nouveau coin repas dans l’an­cienne réserve !

Pas d’omelette sans casser des œufs ! Le projet a duré deux ans pendant lesquels il a fallu ré­­flé­ chir aux changements et réaliser des simulations d’activités. Le personnel a aussi dû s’adapter à ce nouvel environnement et revoir les recettes au menu. L’ASSTSAS a préparé des propositions qui ont été travaillées avec le CPE. On a porté une attention particulière à la proximité entre le matériel et les zones de travail, aux espaces de circulation et à la hauteur des surfaces de travail. Les discussions entre le responsable en alimentation et la directrice, la collaboration étroite avec l’ébéniste, DGM Entreprise, et la participation de l’ASSTSAS ont permis de mener à bien ce projet.

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Visitez notre site Internet Dossiers thématiques : sous chacun des thèmes, explorez les sous-dossiers pour les services de garde : publications à télécharger gratuitement, liens utiles, formations associées.

Ergonomie Fiche technique Ergonomie de bureau – Travail à l’ordinateur [FT16]* > asstsas.qc.ca/ft16 Ajustez la chaise et les autres éléments de votre poste de travail et adoptez la posture de référence. AFFICHe Méthodes de travail bonnes pour la santé > asstsas.qc.ca/a12 Évitez les postures contraignantes à l’aide de cet aide-mémoire.

- Services de garde [A12]*

Santé psychologique Webinaire

La civilité en services de garde, c'est aussi une question de prévention

> asstsas.qc.ca/civilite-cpe Reconnaissez l’influence de la civilité pour créer un environnement où il fait bon travailler. Article

Un babillard de conseils pour mieux vivre les périodes de changement

> asstsas.qc.ca/op382016 Explorez des capsules d’experts proposant différentes façons d’aborder la question du changement afin de mieux soutenir votre équipe de travail.

Organisation de la SST SPÉCIAL Bien s'orienter en SST > asstsas.qc.ca/sanspepins-17-3 Apprenez les étapes d’élaboration et de mise en place d’un programme d’inspection ainsi que les outils disponibles. ARTICLES Sans pépins > asstsas.qc.ca/dossier-thematiques/services-de-garde-3 Revoyez des articles pour vous aider à faire le point sur l’organisation de la SST dans votre service de garde. *aussi disponible en version anglaise

I N S C R I V E Z- V O U S À L’ I N F O L E T T R E

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Sans pépins – 19-3  
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