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ORCHESTRE NATIONAL D’ÎLE-DE-FRANCE DIRECTION MUSICALE CASE SCAGLIONE

SAISON 19.20 J UEZ !


SAISON 19.20 J UEZ !


Il est rare et précieux d’éprouver un tel sentiment de connivence, de confiance et d’attention avec un orchestre de ce niveau dès les premières répétitions. Je suis très honoré de pouvoir travailler avec ces formidables musiciens investis et ouverts ; c’est immensément inspirant de pouvoir contribuer à développer la mission unique, exigeante et généreuse, noble et altruiste d’un orchestre entièrement consacré à son territoire. Je suis impatient de débuter l’aventure musicale que nous allons écrire ensemble, curieux de nos prochaines rencontres autour de toute la diversité du répertoire symphonique et de la musique d’aujourd’hui. Je suis certain que nous allons partager de formidables émotions artistiques.

Case Scaglione Directeur musical et chef principal de l’Orchestre national d’Île-de-France

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Retrouvez-nous partout en Île-de-France !

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Par saison + de 100 concerts + de 100 actions culturelles + de 20 tournées en Île-de-France + de 120 000 spectateurs en Île-de-France

En tournée permanente en Île-de-France Depuis sa création en 1974, ce jeune orchestre composé de 95 musiciens engagés a pour mission de porter la musique symphonique sur tout le territoire francilien, incluant les lieux dépourvus d’offre culturelle. Il se produit majoritairement dans les salles de spectacle et les théâtres d’Île-de-France et investit également des lieux atypiques tels les hôpitaux, les usines ou les centres pénitentiaires.

De la création contemporaine : compositeurs en résidence, commande d’œuvres symphoniques, concours de composition, Île de créations. Des lieux prestigieux et des festivals reconnus comme le Festival Enescu à Bucarest, Festival Haydn à Vienne, Festival Berlioz.

Résident à la Philharmonie de Paris Résident à la prestigieuse salle de la Philharmonie de Paris qui mène une politique de développement des publics ambitieuse à laquelle l’Orchestre s’associe grandement ; il y donne une vingtaine de concerts par an réunissant un public nombreux.

Un orchestre reconnu pour son action culturelle citoyenne pour donner le goût du répertoire symphonique au plus grand nombre et encourager la rencontre avec les artistes et la découverte du spectacle vivant. Des ateliers de pratique musicale et artistique, concerts éducatifs, spectacles musicaux, concerts participatifs mettent le public au cœur du projet artistique de l’Orchestre !

Une programmation artistique riche et variée Le répertoire de l’Orchestre couvre quatre siècles de musique : du baroque à la musique contemporaine, en passant par les chefs-d’œuvre classiques et romantiques pour le grand symphonique.

La Maison de l’Orchestre L’Orchestre bénéficie d’un studio d’enregistrement high-tech et de salles de répétitions acoustiquement rénovées, ainsi que d’un parc instrumental de 3 000 instruments.

Des solistes et chefs de renommée internationale !

Localisez aisément nos concerts sur la carte interactive disponible sur www.orchestre-ile.com

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SAISON 19.20 AOÛT Mardi 20 SEPTEMBRE Dimanche 1er Samedi 14 Jeudi 19 OCTOBRE Samedi 12 Mardi 15 Mercredi 16 Jeudi 17 Dimanche 20 Mardi 22 NOVEMBRE Vendredi 8 Dimanche 10 Vendredi 15 Samedi 16 Dimanche 17 Mardi 19 Jeudi 21 Vendredi 22 Samedi 23 Dimanche 24 Vendredi 29 Samedi 30 Samedi 30 DÉCEMBRE Dimanche 1er Mardi 3 Mardi 3 Mercredi 4 Jeudi 5 Jeudi 5 Vendredi 6 Vendredi 6 Samedi 7 Dimanche 8 Vendredi 13 Jeudi 19 Dimanche 22 JANVIER Vendredi 10 Samedi 11 Samedi 11 Dimanche 12 Mardi 14 Mercredi 15 Vendredi 17 Vendredi 17 Samedi 18 Dimanche 19 Dimanche 19 6

Concert symphonique Concert en famille

Musique de chambre Ciné-concert, festival, opéra…

p. 15 Festival Berlioz

LA CÔTE-SAINT-ANDRÉ (38)

Les jardins musicaux Alice au Pays des merveilles Symphonie fantastique

Parc Montreau MONTREUIL (93) Philharmonie de PARIS (75) La Seine musicale BOULOGNE-BILLANCOURT (92)

Cuivres ! Wagnermania Musique de chambre Wagnermania Wagnermania Wagnermania

Le POC ! ALFORTVILLE (94) Opéra MASSY (91) Ferme de Monsieur MANDRES-LES-ROSES (94) Centre culturel et sportif Saint-Ayoul PROVINS (77) Opéra royal VERSAILLES (78) Philharmonie de PARIS (75)

Macbeth Macbeth Le Sacre Le Sacre Le Sacre Le Sacre Le Sacre Le Sacre Le Sacre Le Sacre Années folles Années folles Timouk

Opéra MASSY (91) Opéra MASSY (91) La Lanterne RAMBOUILLET (78) Salle André Malraux SARCELLES (95) Espace Jean-Marie Poirier SUCY-EN-BRIE (94) Philharmonie de PARIS (75) Théâtre André Malraux RUEIL-MALMAISON (92) Théâtre Luxembourg MEAUX (77) Théâtre LONGJUMEAU (91) Centre culturel Jacques Prévert VILLEPARISIS (77) Théâtre Espace Coluche PLAISIR (78) Théâtre Jean Vilar VITRY-SUR-SEINE (94) Philharmonie de PARIS (75)

Années folles Années folles Timouk Années folles Années folles Timouk Années folles Timouk Années folles Années folles Amicalement vôtre Amicalement vôtre Amicalement vôtre

Théâtre de la Vallée de l’Yerres BRUNOY (91) Cité de la musique – Philharmonie de PARIS (75) La Ferme Corsange BAILLY-ROMAINVILLIERS (77) Centre des Bords de Marne LE PERREUX-SUR-MARNE (94) Espace Carpeaux COURBEVOIE (92) Centre culturel Jacques Prévert VILLEPARISIS (77) Le POC ! ALFORTVILLE (94) L’Astral MONTGERON (91) Les Trois-Pierrots SAINT-CLOUD (92) Salle Gérard Philipe BONNEUIL-SUR-MARNE (94) Théâtre LE VÉSINET (78) Espace V Roger Lefort VILLEPINTE (93) Philharmonie de PARIS (75)

Félicité Félicité Sieste en musique Félicité Félicité Félicité Félicité The Cameraman Félicité Félicité The Cameraman

Philharmonie de PARIS (75) Théâtre municipal FONTAINEBLEAU (77) Le POC ! ALFORTVILLE (94) Salle Jacques Brel GONESSE (95) Centre culturel FRANCONVILLE (95) Théâtre Espace Coluche PLAISIR (78) Espace Vasarely ANTONY (92) Espace culturel Alain Poher ABLON-SUR-SEINE (94) La Scène Watteau NOGENT-SUR-MARNE (94) Centre culturel Jacques Prévert VILLEPARISIS (77) Théâtre LE BLANC-MESNIL (93)

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Vendredi 24 Grand Nord Dimanche 26 Grand Nord Mardi 28 Grand Nord Jeudi 30 Grand Nord Vendredi 31 Grand Nord FÉVRIER Jeudi 6 Grandes voix 20 FÉV – 1er MARS La Dame blanche Mardi 25 Le Scarabée d’or Vendredi 28 Le Scarabée d’or MARS Le Scarabée d’or Dimanche 1er Vendredi 6 Un air de printemps Dimanche 8 Un air de printemps Mardi 10 Un air de printemps Jeudi 12 Un air de printemps Samedi 14 Vents russes Dimanche 15 Un air de printemps Vendredi 20 Nuit américaine Samedi 21 Nuit américaine Samedi 21 Clara, Fanny & Ruth Dimanche 22 Nuit américaine Mardi 24 Nuit américaine Mercredi 25 Nuit américaine Jeudi 26 Nuit américaine Vendredi 27 Nuit américaine Samedi 28 Nuit américaine Dimanche 29 Nuit américaine AVRIL Vendredi 3 Parades Samedi 4 Parades Mercredi 8 Le Scarabée d’or Mardi 21 Virtuoso ! Jeudi 23 Virtuoso ! Vendredi 24 Virtuoso ! Samedi 25 Virtuoso ! Dimanche 26 Virtuoso ! Jeudi 30 Finale Île de créations MAI Samedi 9 Tous en chœur ! Samedi 16 Concert sur le parvis Dimanche 17 Ange et démons Mardi 19 Ange et démons Vendredi 22 Ange et démons Samedi 30 Académie d’Orchestre JUIN Vendredi 5 Les Fables de La Fontaine Dimanche 7 Les Fables de La Fontaine Mardi 9 Les Fables de La Fontaine Samedi 13 Concert au château Samedi 13 Pat Metheny Mardi 16 Javier Camarena Vendredi 26 Grand concert Radio classique Samedi 27 Grand concert Radio classique JUILLET Jeudi 2 Festival de Saint-Denis Samedi 18 Festival de Baalbeck

Théâtre Claude Debussy MAISONS-ALFORT (94) CEC – Théâtre YERRES (91) L’Onde VÉLIZY-VILLACOUBLAY (78) Cité de la musique – Philharmonie de PARIS (75) Théâtre RUNGIS (94) p. 46 Théâtre des Champs-Élysées PARIS (75) Opéra-Comique PARIS (75) Théâtre LE BLANC-MESNIL (93) Maison des Arts et de la Culture CRÉTEIL (94) p. 49 Théâtre Luxembourg MEAUX (77) La Grande Scène LE CHESNAY (78) Théâtre Romain Rolland VILLEJUIF (94) Philharmonie de PARIS (75) Théâtre RUNGIS (94) Amphithéâtre – Philharmonie de PARIS (75) Théâtre Victor Hugo BAGNEUX (92) Conservatoire Jean-Baptiste Lully PUTEAUX (92) Théâtre Claude Debussy MAISONS-ALFORT (94) Amphithéâtre – Philharmonie de PARIS (75) Centre culturel Jacques Prévert VILLEPARISIS (77) Philharmonie de PARIS (75) Atrium CHAVILLE (92) Théâtre – Scène nationale SAINT-QUENTIN-EN-YVELINES (78) Opéra MASSY (91) Centre omnisport Jean Allasseur MONTEREAU-FAULT-YONNE (77) Théâtre LE BLANC-MESNIL (93) p. 57 Théâtre et cinéma Jacques Prévert AULNAY-SOUS-BOIS (93) Philharmonie de PARIS (75) Cité de la musique – Philharmonie de PARIS (75) Théâtre Jean Vilar SURESNES (92) Scène adamoise L’ISLE-ADAM (95) Espace Culturel Dispan de Floran L’HAŸ-LES-ROSES (94) Scène nationale de l’Essonne RIS-ORANGIS (91) Église Notre-Dame LE RAINCY (93) Centre des Bords de Marne LE PERREUX-SUR-MARNE (94) p. 61 Théâtre des Champs-Élysées PARIS (75) Le POC ! ALFORTVILLE (94) Le Figuier blanc ARGENTEUIL (95) Maison des Arts et de la Culture CRÉTEIL (94) Philharmonie de PARIS (75) Opéra MASSY (91) p. 65 Centre culturel Jacques Prévert VILLEPARISIS (77) Cité de la musique – Philharmonie de PARIS (75) Espace V Roger Lefort VILLEPINTE (93) NANTEAU-SUR-LUNAIN (77) Philharmonie de PARIS (75) Philharmonie de PARIS (75) Théâtre des Champs-Élysées PARIS (75) Théâtre des Champs-Élysées PARIS (75) p. 68 Basilique SAINT-DENIS (93) BAALBECK, LIBAN 7


ÉDITOS

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L’ORCHESTRE Biographie Case Scaglione Les musiciens L’équipe Le Studio Le Parc instrumental

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NOS CONCERTS

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NOS ACTIONS p. 73 p. 75 p. 78 p. 82 p. 83 p. 84

Action culturelle MarmitOndif L’Orchestre en résidence Artistes en résidence Concours de composition

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DE NOUS À VOUS À l’écoute ! Devenez mécène Ils nous soutiennent

PRATIQUE p. 101 p. 102 p. 105

Comment réserver vos places en Île-de-France et à Paris ? Bulletin d’abonnement Bulletin d’adhésion Cosi Qui nous cherche… nous trouve !

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ÉCLAIRAGES Case Scaglione, directeur musical et chef principal Guillaume Connesson, compositeur en résidence Le pouvoir fantastique de la musique instrumentale Le vent du nord de Sibelius Lucie Leguay, cheffe assistante Victor Julien-Laferrière, artiste en résidence

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Valérie Pécresse Présidente de la Région Île-de-France C’est une saison somptueuse qui commence, sous la baguette de Case Scaglione, ce jeune chef de 37 ans qui prend cette année la direction de l’ONDIF – qu’il avait déjà rencontré à de nombreuses occasions, alors qu’il dirigeait d’autres orchestres, de New York à Bruxelles ou Sacramento. Il sera aidé dans ses fonctions par la cheffe Lucie Leguay, qui suit une carrière internationale comme pianiste et comme cheffe d’orchestre. Je ne peux que me réjouir de la féminisation des métiers de la direction musicale, signe que les temps changent enfin. Quant à la programmation de cette année, elle réussit à conjuguer le grandiose d’œuvres de Wagner, cet automne, avec la douceur retrouvée de belles pièces du début du xxe siècle. D’une célébration du Grand nord avec Sibelius, aux airs printaniers de Prokofiev, tout en parcourant les grandes plaines nord-américaines sur lesquelles plane l’esprit d’un Mackey ou de Gershwin, l’Orchestre national d’Île-de-France (ONDIF) nous invite dans une ronde endiablée de styles et d’enchantements.

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Nous sommes fiers, enfin, que l’ONDIF continue à porter la musique aux plus jeunes et aux personnes les plus éloignées de la culture, notamment grâce aux concerts jeunes public qui mettent en musique, entre autres, les Fables de la Fontaine. Cette année encore, l’Orchestre francilien ne reste pas en sa demeure. Il voyage et part à la rencontre d’un public toujours étonné par l’actualité d’un répertoire éclectique. Ces rencontres contribuent à résorber les fractures territoriales et culturelles, en faisant communier à une même beauté toutes les générations. Enfin, cette année encore, l’Île-de-France va résonner des mille teintes d’une musique du cœur, sans cesse renouvelée par le talent d’un Orchestre à la stature internationale. Cette année encore, nous sommes invités à habiter la demeure d’un charme que nul n’élude, un château sonore dont les membres de l’orchestre sont les bâtisseurs. À tous, une excellente saison.


Florence Portelli Présidente de l’Orchestre national d’Île-de-France Vice-présidente de la Région Île-de-France en charge de la Culture, du Patrimoine et de la Création Maire de Taverny (Val-d’Oise) L’Orchestre national d’Île-de-France débute une nouvelle saison prometteuse sous la direction de Case Scaglione, en sa qualité de directeur musical et chef musical. Je suis ravie de travailler avec ce nouveau chef talentueux à qui je souhaite la bienvenue, et je profite de l’occasion pour remercier une nouvelle fois Enrique Mazzola pour tout ce qu’il a brillamment accompli à nos côtés au sein de notre bel orchestre. Depuis mon élection en juillet 2016 à la tête de cet orchestre, je n’ai eu de cesse de soutenir, encourager et accompagner le développement de cette formation musicale prestigieuse composée de 95 musiciens professionnels passionnés. L’Orchestre national d’Île-de-France est une véritable institution qui participe pleinement à l’ambitieuse politique culturelle portée par la présidente, Valérie Pécresse : démocratiser la culture et la rendre accessible au plus grand nombre. L’accès à la culture pour tous est en effet une priorité absolue : l’orchestre se déploie ainsi aux quatre coins de notre région pour tous les âges

et tous les publics, avec une programmation adaptée aux différents projets qui mélange œuvres classiques et œuvres contemporaines. On le constate encore cette saison qui mettra en avant Wagner, Verdi ou encore Timothy Brock et Guillaume Connesson. Nous nous attachons profondément à promouvoir et à faire découvrir un répertoire musical varié, mais aussi l’activité et la vie de musicien, notamment auprès des plus jeunes à travers des ateliers de création musicale ou des déplacements au sein des lycées franciliens directement. L’orchestre se déplace au quotidien auprès de tous les publics pour partager sa passion et diffuser avec pédagogie les vertus et les valeurs inhérentes à l’art et à la culture. Vous pouvez compter sur mon indéfectible engagement, sur celui des équipes de l’orchestre ainsi que celui de Valérie Pécresse pour continuer à développer nos activités et à diffuser la culture – source d’émancipation et de construction individuelles, et par conséquent vecteur de réduction des inégalités sociales – sur tout le territoire francilien.

Fabienne Voisin, directrice générale et toute l’équipe de l’Orchestre national d’Île-de-France L’arrivée d’un nouveau directeur musical est toujours un moment particulier et précieux. C’est l’occasion unique de revisiter l’activité de notre Orchestre, de réaffirmer les valeurs qui fondent son action : accessibilité et ouverture au service d’une mission territoriale unique, portée avec ambition et conviction par la Région Île-de-France et la DRAC Île-de-France. Case Scaglione signe ici sa première saison, riche et réjouissante par ses programmes divers et la présence de talents de tous horizons, aux premiers rangs desquels nos artistes en résidence, le compositeur Guillaume Connesson

et le violoncelliste Victor Julien-Laferriere. Généreuse, ouverte, et curieuse, cette saison lui ressemble et dévoile un jeune chef passionné, amoureux du répertoire romantique et surtout impatient de rencontrer son public ! De la Philharmonie de Paris aux quelques soixante scènes franciliennes qui accueillent notre formation, en passant par des lieux plus inattendus qui révèlent la diversité de l’Île-de-France, les très nombreuses actions éducatives, culturelles et citoyennes menées autour de chaque programme, cette saison affirme plus que jamais notre devise « partout et pour tou.te.s » ! 11


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NOS CONCERTS

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– FESTIVAL –

Festival Berlioz Concert d’ouverture du festival avec Case Scaglione à la direction

Ludwig van Beethoven

Symphonie n° 3 en mi bémol majeur « Héroïque »

Richard Strauss Une Vie de héros

Lorsque le grand chef d’orchestre français François-Antoine Habeneck fait découvrir les symphonies de Beethoven au public parisien à la tête de la Société des concerts du Conservatoire à partir de 1828, la critique de l’époque trouva cette musique « bizarre », « hérissée de modulations dures et d’harmonies sauvages », « d’une expression outrée », « trop bruyante »… Berlioz s’en imprégna et plaçait même la Symphonie héroïque au plus haut de toutes les conceptions du compositeur, « par sa pensée, son style si nerveux, sa forme poétique si constamment élevée ». Il écrit même avoir toujours été dominé par « un sentiment de tristesse grave et pour ainsi dire antique » pendant l’exécution de cette symphonie. Et c’est bien dans cette conception poétique de l’art musical qu’il continuera à œuvrer à la suite de Beethoven. Une conception toujours présente dans les poèmes symphoniques de Franz Liszt, puis dans ceux de Richard Strauss, à commencer par Une Vie de héros (1898) dont le traitement orchestral tire tout l’enseignement du Traité d’orchestration de Berlioz, que le compositeur allemand connaissait depuis son adolescence et dont il allait publier sa propre révision en 1909.

La Côte-Saint-André (38)

Mardi 20 août à 21 h Château Louis XI rés. 04 74 20 20 79 festivalberlioz.com En direct sur France musique

direction Case Scaglione

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– FESTIVAL –

Les jardins musicaux de Montreuil Concert de clôture du premier festival de musique classique de Montreuil

Camille Saint-Saëns

Concerto pour violoncelle n° 1 en la mineur

Ludwig van Beethoven

Symphonie n°3 en mi bémol majeur « Héroïque » Camille Saint-Saëns a pris un plaisir fou à composer dans tous les genres musicaux, lyrique et symphonique, et dans tous les domaines, que ce soit celui de l’intimité de la musique de chambre ou celui de l’extravagance de la scène d’opéra, laissant son imagination mélodique et sa verve rythmique produire des chefs-d’œuvre dans chacun de ces registres, depuis la Bacchanale de Samson et Dalila jusqu’au Cygne du Carnaval des animaux. Mais s’il est un genre qu’il préfère par-dessus tout, c’est celui du concerto de soliste qui permet à la virtuosité de briller, d’étendre les ressources des instruments, de donner à l’artiste des ailes à l’aide desquelles « il échappe au terre à terre et à la platitude » : « Le solo de concert, écrit-il en 1904, est un rôle, qui doit être conçu et rendu par le musicien comme un personnage dramatique ». Et les irruptions de thèmes autant que le cantabile des mélodies du Concerto pour violoncelle n° 1 (1873) permettent justement à l’artiste d’endosser cet habit de scène. Le dramatisme évoqué par Saint-Saëns est provoqué par la tension du discours, par les contrastes du langage, par les figures de style variées et surprenantes : autant de caractéristiques que le compositeur français aimait à relever dans les partitions de Beethoven dont il admirait la force autant que la profondeur d’expression, estimant en 1911 que la Troisième Symphonie (1805) se trouvait justement être la plus « révolutionnaire » de toutes les symphonies du colosse romantique.

direction Case Scaglione violoncelle Gautier Capuçon

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Montreuil (93)

Dimanche 1er septembre à 16 h Parc Montreau entrée libre montreuil.fr


– CINÉ-CONCERT –

Alice au Pays des merveilles

Ciné-concert dans l’univers merveilleux de Tim Burton

film de Tim Burton (2010)

avec Mia Wasikowska, Johnny Depp, Helena Bonham Carter…

musique de Danny Elfman Lorsque Tim Burton s’engage en 2010 sur les traces de Lewis Caroll pour réaliser son film Alice au pays des merveilles, c’est tout naturellement qu’il sollicite Danny Elfman pour écrire une nouvelle partition : c’est en effet lui qui compose les musiques de ses films depuis 1985 (Pee-Wee Big Adventure, L’Étrange Noël de monsieur Jack, Charlie et la chocolaterie, Les Noces funèbres…). Le film prolonge le roman : Alice a désormais dix-neuf ans et elle retourne dans le monde fantasmagorique découvert quand elle était enfant. Elle y retrouve ses amis le Lapin blanc, Bonnet Blanc et Blanc Bonnet, le Loir, la Chenille, le Chat du Cheshire... Alice (incarnée par la sublime Mia Wasikowska) décide de débarrasser le monde de la tyrannie de la Reine Rouge avec l’aide du Chapelier fou (Johnny Depp). La musique composée par Danny Elfman pour ce film est un pur chef-d’œuvre : elle réunit chœur et orchestre, entre comédie musicale et musique de film à grand spectacle. Elfman fait sonner l’orchestre à la manière de Tchaïkovski, Prokofiev, Bartók, Ravel et Stravinski dont il dit être influencé. Célèbre pour avoir aussi composé la musique des Simpsons, des Contes de la crypte et de Desperate Housewives, Danny Elfman a reçu le Golden Globe et le British Academy Film Award de la meilleure musique de film pour Alice in Wonderland (2011).

Paris (75)

Samedi 14 septembre à 15 h 30 et 20 h 30 Grande salle Pierre Boulez Philharmonie de Paris rés. 01 44 84 44 84 philharmoniedeparis.fr

direction John Mauceri chœur Les Métaboles chef de chœur Léo Warynski Disney in Concert: Alice in Wonderland Music by Danny Elfman © 2010 Wonderland Music Company

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– CONCERT SYMPHONIQUE –

Symphonie fantastique

Onirisme et fantastique, drame et nostalgie…

Claude Debussy

Prélude à l’après-midi d’un faune

Hector Berlioz

Symphonie fantastique op. 14 Notre époque apporte de grands changements culturels et sociaux, comme l’émergence d’une nouvelle génération de cheffes d’orchestre qui tardait à voir le jour il y a encore deux ou trois ans. Aujourd’hui, les esprits ont changé et l’on découvre de magnifiques personnalités jusque-là ignorées du public et des organisateurs de concerts. Si sa carrière a débuté en Allemagne, la cheffe russe Anna Rakitina a été formée dans la grande tradition incarnée par Guennadi Rozhdestvensky et Vladimir Jurowski. Il y a deux ans, deux chefs éminents l’ont soutenue pour accéder à une carrière internationale : Alan Gilbert (lorsqu’il était encore directeur musical du New York Philharmonic) et Bernard Haitink (chef honoraire du Concertgebouw d’Amsterdam).

direction Anna Rakitina

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Boulogne-Billancourt (92) Jeudi 19 septembre à 20 h 30 La Seine musicale rés. 01 74 34 54 00 laseinemusicale.com En direct sur RADIO CLASSIQUE


– MUSIQUE DE CHAMBRE –

Cuivres !

Premier rendez-vous de la saison au POC !

Retrouvez tout au long de la saison nos musiciens au POC d’Alfortville, pour trois concerts qui seront l’occasion d’entendre un autre répertoire, dans un cadre plus intimiste, de tisser des liens de proximité pour partager la musique en famille ou entre amis. Au programme de ce jour : honneur aux cuivres !

Alfortville (94)

Samedi 12 octobre à 17 h Le POC ! rés. 01 58 73 29 18 lepoc.fr

Voir aussi pages 39 et 61

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– CONCERT SYMPHONIQUE –

Wagnermania Case Scaglione ouvre sa saison avec un programme qui sublime l’Orchestre

Richard Wagner

Tristan et Isolde – Prélude et mort d’Isolde La Walkyrie – Acte I. 3 - Ein Schwert Verhieß Mir Der Vater Parsifal – Acte II. 3 - Dies alles - hab’ ich nun geträumt ? Avant Richard Wagner, aucun compositeur n’avait su fusionner autant la voix et l’orchestre pour porter si haut le sentiment humain. Dans Tristan et Isolde, c’est l’amour absolu qui se déploie avec noblesse : les deux héros s’aiment à en mourir, et jamais on n’aura entendu de page si sublimement tragique. Le personnage de la Walkyrie est plus héroïque : fière, Brünnhilde s’oppose à l’ordre établi pour sauver Siegfried. Mais en désobéissant à Wotan, ne réalise-t-elle pas finalement le vœu le plus cher de son père ? L’autre héros est résolument mystique : il s’agit de Parsifal. Il se présente comme le sauveur d’une communauté de chevaliers dont les forces s’épuisent. Vaillant et pur, Parsifal est là comme un messie incarnant un monde meilleur, un ordre nouveau. D’une certaine manière, Richard Wagner aurait pu être tous ces personnages à la fois, car il s’est lui-même perdu dans l’amour autant qu’il a voulu créer un monde nouveau pour la musique, qu’on a même appelé en son temps la « musique du futur ».

Massy (91)

mardi 15 octobre à 20 h Opéra rés. 01 60 13 13 13 opera-massy.com 19 h Clé d’écoute

Provins (77)

Jeudi 17 octobre à 20 h 30 Centre culturel et sportif Saint-Ayoul rés. 08 20 07 71 60 centreculturelprovins.fr

Versailles (78)

Dimanche 20 octobre à 15 h Opéra royal rés. 01 30 83 78 89 chateauversailles-spectacles.fr

Paris (75)

direction Case Scaglione

Mardi 22 octobre à 20 h 30 Philharmonie de Paris rés. 01 43 68 76 00 orchestre-ile.com 19 h 45 Clé d’écoute À chacun son pass ! cf. p. 108

mezzo-soprano Michelle DeYoung

En direct sur live.philharmoniedeparis.fr

ténor Simon O’Neill / Paul McNamara à Provins

Coup de de Ann-Estelle pour les violons, Natacha pour les violoncelles, André au tuba, Robin pour les cors, Frédéric pour les bassons et François pour la régie. 21


CASE SCAGLIONE, DIRECTEUR MUSICAL ET CHEF PRINCIPAL DE L’ORCHESTRE NATIONAL D’ÎLE-DE-FRANCE Propos recueillis par Corinne Schneider, juillet 2019

Vous êtes le nouveau directeur musical et chef principal de l’Orchestre national d’Île-de-France ; vous avez dirigé cet orchestre pour la première fois en 2016 et conduit votre premier concert à la Philharmonie de Paris. Quelles impressions gardez-vous de ces événements et de vos premières rencontres avec les musiciens ? On peut vraiment dire que les musiciens et moi avons eu un coup de foudre. Il est assez facile de passer une bonne semaine en compagnie des musiciens d’un orchestre avec lequel on s’entend bien et avec lequel on aime travailler, mais il est beaucoup plus rare de trouver cette compréhension profonde et ce respect mutuel qui résultent du fait de parler le même langage musical. Dès notre première rencontre, au printemps 2016, j’ai su que cet orchestre allait occuper une place très importante dans ma vie. Je ne savais pas que je deviendrais le directeur musical de l’Orchestre national d’Île-de-France si rapidement, mais je savais que cet orchestre tiendrait une place importante pour moi, et toutes les réunions de travail que nous avons eues depuis n’ont fait que confirmer qu’il s’agit d’une famille musicale exceptionnelle et que je suis au bon endroit.

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Vous êtes né aux États-Unis, vous avez d’abord été formé et diplômé du Cleveland Institute of Music : comment s’est fait le choix de la direction d’orchestre dans votre formation musicale ? Je n’ai pas choisi la direction d’orchestre, c’est la direction d’orchestre qui m’a choisi ! C’est une histoire d’amour. J’étais très jeune quand c’est arrivé : je suis allé à l’opéra avec mes parents et j’ai vu le chef d’orchestre dans la fosse ; et même à l’âge de huit ou neuf ans, je me suis dit : bouger ses mains ainsi et pouvoir entrer en contact avec la musique de cette façon-là, ce doit être un travail tellement incroyable ! Et c’est quand j’ai commencé ma formation musicale, vers douze ans, que je suis tombé amoureux du répertoire, et donc pas seulement de la direction d’orchestre. J’ai alors travaillé de nombreuses partitions, d’abord les symphonies de Gustav Mahler et les poèmes symphoniques de Richard Strauss. La direction d’orchestre était une façon pour moi d’être en contact avec cette musique que j’aime tant. Quels ont été vos maîtres ? David Zinman, Alan Gilbert et Jaap van Zweden. Et quelle est votre histoire avec chacun d’eux ? David Zinman a été mon tout premier professeur et il m’a appris les aspects techniques de la direction d’orchestre. J’ai commencé très jeune et il m’a donné ma première chance à Aspen. Ensuite, j’ai eu le grand honneur d’être l’assistant d’Alan Gilbert pendant quatre années à New York. Alan m’a beaucoup appris sur le rôle d’un directeur musical, sur la manière de gérer son temps pendant le travail et les répétitions, sur cette façon de prendre le répertoire au sérieux pendant ses études et aussi sur la prise de décisions exécutives


en tant que directeur musical. Il a été très généreux avec moi en me permettant d’assister à de nombreuses réunions avec l’Orchestre philharmonique de New York, ce qui m’a donné un formidable aperçu de ce que représente le métier de directeur musical. Et Jaap van Zweden m’a énormément appris sur la façon de répéter et de modeler le son d’un orchestre, pas seulement en répétitions, mais sur une longue période en tant que directeur musical. J’ai eu beaucoup de chance d’avoir ces trois professeurs très différents et dont j’ai eu besoin à différents moments de ma vie. J’entretiens toujours de très bonnes relations avec eux, on se parle presque toutes les semaines. Quels ont été vos premiers contacts avec l’Europe et à quel âge ? Quand j’avais quatorze ou quinze ans, je suis allé en vacances avec ma famille en Europe, au Portugal. J’ai rencontré ma femme à l’âge de quinze ans, elle est Anglaise et, bien sûr, je lui ai souvent rendu visite en Angleterre. J’ai eu la chance de pouvoir voyager, donc même avant de m’installer en Allemagne en 2015, j’avais déjà une profonde compréhension de la vie en Europe. Les gens me demandent si mon pays, les États-Unis, me manque, et c’est drôle parce qu’il ne me manque pas vraiment étant donné que je voyage beaucoup. Je me sens chez moi partout où je suis. Donc, quand je suis aux États-Unis, l’Europe me manque, et vice-versa. Je me sens donc chez moi partout et nulle part…

Comment évoquer l’aventure qui vous attend avec l’Orchestre national d’Île-de-France ? J’attends de poursuivre la tradition de notre plus noble objectif qui est celui de faire découvrir la musique à de nombreux Franciliens. J’ai également hâte de créer une histoire avec les musiciens de l’orchestre en développant leur répertoire, avec l’arrivée de nouveaux compositeurs et en renforçant ce son si riche que possède déjà l’orchestre. J’attends aussi avec impatience de vivre à Paris. C’est incontestablement ma ville européenne préférée et j’ai hâte de pouvoir prendre part à cette vie culturelle parisienne, qui a non seulement représenté une partie très importante de l’histoire européenne, mais qui a également tellement compté pour bon nombre de mes compatriotes. Pouvoir participer à la vie culturelle française, d’une manière ou d’une autre, est pour moi le plus grand honneur. Quel message voulez-vous adresser au public de l’Orchestre national d’Île-de-France ? J’embrasse le public et j’attends avec impatience de les embarquer avec les musiciens pour un merveilleux voyage musical, afin de pouvoir continuer à proposer la grande musique qui est attendue de cet incroyable orchestre. Et en plus de cela, nous allons peut-être aussi présenter au public de nouvelles aventures auxquelles il ne s’attend pas…

Quels sont vos répertoires de prédilection et pour quelles raisons ? C’est difficile à dire, mais je dirais que les compositeurs qui me parlent le plus sont Gustav Mahler, Jean Sibelius, Johann Sebastian Bach, une kyrielle de compositeurs d’aujourd’hui aussi, parmi lesquels l’américain John Adams ou le français Guillaume Connesson, ainsi que des grands créateurs comme György Ligeti. Je suis désolé, ce n’est pas une réponse très intéressante, mais je suppose que mon répertoire favori est celui sur lequel je suis en train de travailler et il y a en fait très peu de répertoires que je n’aime pas.

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– OPÉRA –

Macbeth

Sublime opéra d’après la tragédie de Shakespeare

Giuseppe Verdi Macbeth

Cet opéra de Verdi doit tout à Shakespeare : on y retrouve un condensé machiavélique des travers de l’Homme. Macbeth est un noble écossais, des sorcières lui prédisent un avenir radieux : il sera le successeur du roi d’Écosse Duncan, et son ami Banquo occupera ensuite la place du trône. Tout bascule lorsque le roi Duncan rend visite à Macbeth pour y passer la nuit. Lady Macbeth pousse son mari à assassiner le roi pour prendre le pouvoir plus vite, ce qu’il finit par faire pour ne pas apparaître lâche aux yeux de son épouse. Sentant que son ami Banquo le soupçonne, Macbeth le tue aussi... Lady Macbeth exulte, Macbeth est rongé de remords et reste hanté par le fantôme de Banquo. Il retourne voir les sorcières pour leur demander de l’aide… Créé en 1847, cet opéra en quatre actes a connu un immense succès : les couleurs sombres et suggestives de l’orchestre s’accordent parfaitement avec les scènes fantastiques de sorcellerie, de fantômes et de meurtres. Derrière Macbeth, c’est bien sa femme qui est le double du héros et qui guide les intrigues, laissant planer des contradictions éminemment dramatiques entre ambition, remords et lâcheté. La virtuosité des voix solistes est proprement renversante. Verdi ne cherche plus le beau chant (bel canto) : il en vient à créer un chant d’une telle expressivité qu’il ne peut être incarné que par des chanteurs d’exception. Celui qui les dirige est un expert : Luciano Acocella a grandi à Rome et a toujours défendu les grands ouvrages lyriques italiens. Après Otello en 2015, il revient à Massy pour cette nouvelle production de Macbeth.

Massy (91)

Vendredi 8 novembre à 20 h Dimanche 10 novembre à 16 h Opéra de Massy rés. 01 60 13 13 13 opera-massy.com

direction Luciano Acocella mise en scène Jean-Louis Martinoty reprise par Frédérique Lombart Macbeth André Heyboer Lady Macbeth Alex Penda Banquo Dario Russo Macduff Marco Cammarrota Malcom Kévin Amiel Dame d’honneur Charlotte Despaux

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– CONCERT SYMPHONIQUE –

Le Sacre Le chef-d’œuvre de Stravinski

Rambouillet (78)

Vendredi 15 novembre à 20 h 45 La Lanterne rés. 01 75 03 44 01 lalanternerambouillet.fr 19 h Clé d’écoute

Sarcelles (95) *

Guillaume Connesson compositeur en résidence Eiréné, poème nocturne – Création française

Ludwig van Beethoven

Concerto pour violon en ré majeur

Igor Stravinski

Le Sacre du Printemps En 1913, c’est une détonation qui a lieu au Théâtre des Champs-Élysées quand est donné pour la première fois Le Sacre du Printemps, le ballet d’Igor Stravinski avec une chorégraphie du célèbre Nijinski. Scandale, huées du public, incompréhension générale : il est vrai que cette musique primitiviste va chercher au fond de l’humanité ce qu’elle a de plus primal. Il s’agit d’un rituel durant lequel une jeune femme est offerte en sacrifice à une assemblée d’hommes. Les rythmes sauvages, les polyrythmies incroyablement touffues de la partition en ont fait une des premières musiques de la modernité du xxe siècle. Un siècle plus tôt, c’est Ludwig van Beethoven qui faisait figure de moderne, même si son Concerto pour violon porte avant les traces du sublime et de la poésie. Dans le registre aigu si perché de sa sonorité, le soliste plane au-dessus de l’orchestre tel un funambule. Ses mélodies chantent bien loin de la masse humaine de l’orchestre, tel un héros romantique inaccessible. En prélude à ce programme, Eiréné de Guillaume Connesson vient faire sa première française après une création au Concertgebouw d’Amsterdam en avril 2018. Eiréné fait référence à la déesse grecque de la paix : « J’ai voulu une étude du silence et des pianissimi. C’est un univers de touches de couleurs » dit le compositeur qui a toujours su orchestrer à merveille.

direction Tito Muñoz violon Caroline Goulding

Samedi 16 novembre à 20 h 30 Salle André Malraux rés. 01 34 38 20 51 / sarcelles.fr

Sucy-en-Brie (94) *

Dimanche 17 novembre à 17 h Espace Jean-Marie Poirier rés. 01 45 90 54 14 / ville-sucy.fr Lever de rideau Académie d’orchestre des élèves du conservatoire

Paris (75) *

Mardi 19 novembre à 20 h 30 Grande salle Pierre Boulez Philharmonie de Paris rés. 01 43 68 76 00 orchestre-ile.com 19 h 45 Clé d’écoute À chacun son pass ! cf. p. 108

Rueil-Malmaison (92) * Jeudi 21 novembre à 20 h 30 Théâtre André Malraux rés. 01 47 32 24 42 / tam.fr

Meaux (77) *

Vendredi 22 novembre à 20 h 30 Théâtre Luxembourg rés. 01 83 69 04 44 theatre-meaux.fr

Longjumeau (91)

Samedi 23 novembre à 20 h Théâtre rés. 01 69 09 09 09 theatre-longjumeau.com 18 h Clé d’écoute

Villeparisis (77)

Dimanche 24 novembre à 15 h 30 Centre culturel Jacques Prévert rés. 01 64 67 59 61 / ccjp.fr 14 h 30 Clé d’écoute * À l’entracte, des médiateurs ambulants (étudiants du master professionnel Médiation de la musique à l’Université Sorbonne Nouvelle – Paris iii – Université Paris-Sorbonne – Paris iv) répondront à vos questions.

Coup de de Laurent pour les trombones, Hélène pour les flûtes, Jean-Claude pour les clarinettes, Renaud pour les altos et Alexis, administrateur. 27


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– CONCERT SYMPHONIQUE –

Années folles Ruth Reinhardt, une des jeunes cheffes les plus dynamiques de sa génération

Witold Lutoslawski Petite Suite pour orchestre

Wolfgang Amadeus Mozart Concerto pour violon n° 5 K219

Darius Milhaud Le Bœuf sur le toit

Igor Stravinski Danses concertantes

De quelle manière Mozart aurait-il vécu dans le Paris des Années folles ? Il aurait sans aucun doute captivé les publics autant que les artistes professionnels par sa virtuosité et son imagination sans borne ! Que ce soit au violon ou au clavier, ses concertos regorgent d’invention autant que d’émotion : auraient-ils été repris au « Bœuf sur le toit » ? LE cabaret où se réunissent artistes, gens de lettres, Parisiens fortunés qui veulent s’amuser… et ce, depuis son ouverture en 1922. Son nom provient d’une œuvre musicale du même nom composée par le jeune Darius Milhaud tout juste rentré du Brésil en 1919 et qui avait proposé à Cocteau d’écrire un ballet sur une mélodie brésilienne. Le succès du spectacle est tel que le cabaret prendra le nom de l’œuvre afin que les deux artistes trouvent un endroit où ils se sentent chez eux ! La musique rythmée et dansante du Bœuf sur le toit, où chaque instrument est comme un danseur qui tour à tour s’exprime, n’a pas pris une ride. Si les Danses concertantes de Stravinski (1941) reprennent également l’idée de la danse, c’est dans un esprit plus néo-classique, comme un hommage au style ancien. Mais toujours avec l’humour et le second degré qui caractérisent le compositeur russe. Même s’il imite les danses du xviiie siècle, Stravinski reste lui-même, avec ses décalages rythmiques, ses trouvailles harmoniques et ses mélodies presque géométriques.

direction Ruth Reinhardt violon Diana Tishchenko

Grand prix concours Long-Thibaud-Crespin 2018 *

Plaisir (78)

Vendredi 29 novembre à 20 h 30 Théâtre Espace Coluche rés. 01 30 07 55 50 / tec-plaisir.fr 19 h Clé d’écoute

Vitry-sur-seine (94) Samedi 30 novembre à 20 h Théâtre Jean Vilar rés. 01 55 53 10 60 theatrejeanvilar.com

Brunoy (91)

Dimanche 1er décembre à 16 h Théâtre de la Vallée de l’Yerres rés. 01 69 02 34 35 spectacles.levaldyerres.fr

Paris (75)

Mardi 3 décembre à 20 h 30 Salle des concerts Cité de la musique – Philharmonie de Paris rés. 01 43 68 76 00 orchestre-ile.com À chacun son pass ! cf. p. 108

Le Perreuxsur-Marne (94)

Mercredi 4 décembre à 20 h 30 Centre des Bords de Marne rés. 01 43 24 54 28 / cdbm.org

Courbevoie (92)

Jeudi 5 décembre à 20 h 30 Espace Carpeaux rés. 01 47 68 51 50 sortiracourbevoie.com

Alfortville (94)

Vendredi 6 décembre à 20 h 30 + Concert scolaire Le POC ! rés. 01 58 73 29 18 / lepoc.fr

Saint-Cloud (92)

Samedi 7 décembre à 20 h 30 Centre culturel des Trois-Pierrots rés. 01 46 02 74 44 / 3pierrots.fr

Bonneuil-sur-Marne (94)

Dimanche 8 décembre à 17 h Salle Gérard Philipe rés. 01 45 13 88 24 ville-bonneuil.fr Orchestres en fête ! 28 nov. — 1er déc.

* Le concours Long-Thibaud-Crespin, au jury prestigieux, a pour vocation de faire découvrir la fine fleur des talents de demain. Rens. sur www.long-thibaud-crespin.org 29


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– EN FAMILLE DÈS 5 ANS –

Timouk L’Enfant aux deux royaumes

William Walton Siesta

Yun Sun Limet (livret) Guillaume Connesson (musique) Timouk

Paris (75)

Samedi 30 novembre à 11 h Grande salle Pierre Boulez Philharmonie de Paris rés. 01 43 68 76 00 orchestre-ile.com À chacun son pass ! cf. p. 108

Dans un château ancien, un petit garçon nommé Timouk s’étonne de ne trouver personne à son réveil… Un merle moqueur lui explique que ses parents sont partis à la guerre et qu’ils ne reviendront peut-être pas. Furieux, Timouk lui lance des pierres et subit du même coup un mauvais sort : il perd la parole. Au fil de ses pérégrinations entre rêve et réalité, le jeune garçon retrouve la parole grâce à la musique. La composition musicale originale de Guillaume Connesson accompagne une histoire écrite par Yun Sun Limet, une auteure de langue française née à Séoul. Lors de ce spectacle, les illustrations de Delphine Jacquot seront projetées sur grand écran.

Bailly-Romainvilliers (77)

direction Jonas Ehrler

Montgeron (91)

récitante Marie Gillain illustrations Delphine Jacquot

Mardi 3 décembre Concert scolaire La Ferme Corsange rés. 01 64 63 02 51 bailly-romainvilliers.fr

Villeparisis (77)

Jeudi 5 décembre Concerts scolaires Centre culturel Jacques Prévert infos 01 64 67 59 61 ccjp.fr

Vendredi 6 décembre à 20 h 30 + Concert scolaire L’Astral rés. 01 69 02 34 35 aggloculture.fr

avec l’aimable autorisation de Didier Jeunesse

conception vidéo Laurent Sarazin Orchestration commandée par l’Orchestre national d’Île-de-France et l’Orchestre régional d’Avignon-Provence

Coup de

d’Anne-Marie, conseillère artistique.

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ENTRETIEN AVEC GUILLAUME CONNESSON, COMPOSITEUR EN RÉSIDENCE Propos recueillis par Corinne Schneider, juin 2019

Quelles sont vos affinités avec d’autres compositeurs qui ont brillé dans le domaine orchestral au xixe siècle, au xxe siècle et ceux d’aujourd’hui ? Et pour quelles raisons ? Richard Strauss pour la virtuosité, Maurice Ravel pour la perfection de l’orchestration toujours au service de la beauté du discours musical et non comme une fin en soi, Dimitri Chostakovitch pour la puissance et l’économie de moyen. Plus récemment, Olivier Messiaen pour ce son si caractéristique et John Adams pour l’imagination et le brio. Avez-vous déjà eu l’occasion de travailler avec les musiciens de l’Orchestre national d’Île-de-France ? Oui, il y a vingt ans pour la création de ma partition L’Aurore composée pour accompagner le célèbre film muet de Murnau qui date de 1927. C’était 2h20 de musique d’orchestre... et un beau souvenir ! Quel sens donnez-vous à la présence d’un compositeur résident au sein d’un orchestre ? Celui d’une continuité dans le travail et dans la relation avec les musiciens. La familiarité qui se crée est très positive pour l’interprétation des œuvres. Les musiciens s’approprient plus vite et plus profondément les partitions quand une relation humaine et musicale est créée dans la durée. Quelle place tient la musique symphonique dans votre parcours de compositeur ? La première ! J’ai écrit à ce jour une dizaine de pièces d’orchestre, un ballet et sept concertos. Avez-vous des préférences pour tel ou tel pupitre de l’orchestre, pour une famille d’instruments ou une autre ? J’aime l’orchestre comme un tout, un organisme complexe et une palette sans limite. Mais j’aime tout particulièrement les cordes... 32

Vous enseignez depuis de nombreuses années « l’orchestration » : dans quelle mesure cette dimension de la composition peut-elle être renouvelée aujourd’hui ? L’orchestre symphonique dans sa forme actuelle est un instrument qui n’a que très peu évolué depuis un siècle. Si les « nomenclatures instrumentales types » se sont figées, c’est qu’elles sont la conséquence de chefs-d’œuvre qui ont fait jurisprudence ! Bien sûr le compositeur d’aujourd’hui doit se glisser dans ces habits centenaires, et il peut parfois s’y sentir à l’étroit, mais il lui reste une palette immense à sa disposition. De plus, je pense que le timbre est un élément séduisant... mais secondaire du discours musical. Si cette dimension du timbre a été importante au xxe siècle, je crois que le xxie cherchera peut-être la création du Beau et le renouvellement de l’expression dans d’autres catégories, comme l’harmonie et la mélodie. La plupart des œuvres pour orchestre de Ravel sont à l’origine des pièces pour piano. Cela montre « qu’au commencement » est la mélodie, l’harmonie et le rythme ! Une bonne musique survit à une mauvaise orchestration, une mauvaise musique ne sera jamais sauvée par une orchestration brillante. Et c’est un amoureux de l’orchestre qui le dit !


Vous venez de composer Eiréné, une œuvre nouvelle dont la création française va être donnée par les musiciens de l’Orchestre national d’Île-de-France au cours de la saison : quelle place occupe cette nouvelle partition dans l’ensemble de votre production ? (concert Le Sacre, voir page 27) Une place un peu à part : c’était une commande de l’Orchestre Royal du Concertgebouw qui l’a créée à Amsterdam en 2018, sous la direction de Daniele Gatti, avant d’être reprise récemment pour sa tournée américaine sous la direction de Daniel Harding. Pour cet orchestre sublime, j’ai voulu paradoxalement écrire une étude de silence et de pianissimi. Eiréné était la déesse de la paix dans la Grèce antique et ma pièce se déroule dans un climat serein, presque pastoral. Ce calme est plutôt inhabituel dans ma musique.

Vous êtes parrain de la 8e édition du concours de composition « Île de créations » : qu’attendez-vous des jeunes compositeur·rice·s qui vont participer à ce concours ? Ce concours de composition est une formidable initiative. Pour un jeune compositeur, être joué par un bel orchestre est extrêmement stimulant. Le plus important pour les jeunes compositeurs est d’entendre leur musique être interprétée afin qu’elle puisse rencontrer un public. Ce concours leur en donne une excellente occasion. Il a déjà permis à des compositeurs d’émerger (comme Camille Pépin, que j’aime beaucoup) et je pense qu’il faudrait multiplier ce genre d’espace de diffusion des nouveaux talents. J’attends donc de belles découvertes...

Timouk est une œuvre pour le jeune public : de quoi s’agit-il ? Il s’agit d’un conte musical sur un texte original de l’écrivaine francophone d’origine coréenne Yun Sun Limet que m’avait commandé la pianiste Claire-Marie Leguay. À l’origine écrit pour récitant et cinq instruments, Timouk, l’enfant aux deux royaumes (2010) est une version orchestrée que créera l’Orchestre national d’Île-de-France. Avec Yun Sun nous avions travaillé à imbriquer texte et musique afin que les deux dimensions ne soient pas une simple juxtaposition. C’est l’histoire d’un petit garçon qui en perdant ses parents perd la parole. Il la retrouvera grâce à la musique.

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– CONCERT SYMPHONIQUE –

Amicalement vôtre Quatre œuvres en hommage à l’amitié

Benjamin Britten Four Sea Interludes

Wolfgang Amadeus Mozart Concerto pour clarinette en la majeur

Arvo Pärt

Cantus in memoriam Benjamin Britten

Edward Elgar

Variations « Enigma » La musique a ce pouvoir, parfois, de sembler suspendre, voire d’arrêter le temps… C’est ce qui arrive dans le mouvement lent du Concerto pour clarinette de Mozart durant lequel on ne sent plus de pulsation : juste une longue mélodie qui plane, sans conscience d’un début ni d’une fin. Le style du compositeur Arvo Pärt possède la même capacité de s’abstraire du temps et du monde. Certains pensent même qu’il peut aller vers l’au-delà spirituel. Dans son Cantus in memoriam Benjamin Britten (1977), il rend hommage au compositeur anglais, décédé un an plus tôt. On y entend des cloches, des cordes perdues dans l’aigu, comme une musique mystique qui tinte dans le ciel. Dans l’histoire de la musique anglaise, l’autre grande figure est Edward Elgar. Son chef-d’œuvre est sans conteste ses Variations « Enigma » qui sont toutes fondées sur un seul et même thème, mais un thème qui n’est jamais réellement cité et que personne n’a réussi à retrouver… Au beau milieu de ces variations, celle qui s’intitule Nimrod est un pur joyau. Décidément, les Anglais savent y faire.

Le Vésinet (78)

Vendredi 13 décembre à 20 h 45 Théâtre rés. 01 30 15 66 00 vesinet.org

Villepinte (93)

Jeudi 19 décembre à 20 h 30 + Concert scolaire Espace V Roger Lefort rés. 01 55 85 96 10 ville-villepinte.fr

Paris (75)

Dimanche 22 décembre à 16 h 30 + Vendredi 20 décembre Concert scolaire pour les lycéens Grande salle Pierre Boulez Philharmonie de Paris rés. 01 43 68 76 00 orchestre-ile.com À chacun son pass ! cf. p. 108

direction Joshua Weilerstein clarinette Paul Meyer Coup de

d’Adeline, à la diffusion, d’Audrey et Consuelo, aux relations publiques et d’Emmanuelle et Mélanie, à la communication.

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– CONCERT SYMPHONIQUE –

Félicité

Pianiste virtuose, Federico Colli magnifie le Concerto n° 4 de Beethoven

Paris (75)

Vendredi 10 janvier à 20 h 30 + Jeudi 16 janvier Concert scolaire pour les lycéens Grande salle Pierre Boulez Philharmonie de Paris rés. 01 43 68 76 00 orchestre-ile.com À chacun son pass ! cf. p. 108

Fontainebleau (77)

Charles Ives

The Unanswered Question

Ludwig van Beethoven

Concerto n° 4 pour piano en sol majeur op. 58 Symphonie n° 4 en si bémol majeur op. 60 Quelle joie d’entendre la musique de Beethoven dont on fêtera en 2020 les 250 ans de la naissance ! Sa musique n’est pas faite uniquement de grandeur héroïque et de drame orchestral, il existe aussi chez le géant des pages paisibles, heureuses et joyeuses. C’est le cas de sa Quatrième Symphonie (1806) qui baigne dans une sorte de félicité. Certains mouvements sont même remplis d’humour et de surprises. C’est aussi le cas du Quatrième Concerto pour piano écrit la même année où le soliste commence seul, sans l’orchestre. Le reste de la partition inaugure un genre nouveau, entre symphonie et fantaisie concertante car le soliste et l’orchestre ne s’opposent jamais. Ils jouent ensemble, comme une grande musique de chambre. Pour ouvrir le concert – et d’ailleurs sans transition puisque cette pièce de Charles Ives sera enchaînée au Concerto pour piano de Beethoven – la Question sans réponse (The Unanswered Question, 1908) sonne comme une étrange incantation lancée au monde. C’est la trompette solo qui, loin des cordes symbolisant « le silence des druides », lance plusieurs fois « la question éternelle de l’existence », c’est-à-dire pourquoi sommes-nous sur cette Terre ? D’une certaine manière, c’est Beethoven qui en sera la réponse pour ce concert.

direction Case Scaglione piano Federico Colli

Samedi 11 janvier à 20 h 30 Théâtre municipal rés. 01 64 22 26 91 fontainebleau.fr

Gonesse (95)

Dimanche 12 janvier à 15 h 30 Salle Jacques Brel rés. 01 34 45 97 60 ville-gonesse.fr + Vendredi 10 janvier à 10 h 30 Rendez-vous avec Beethoven et les musiciens de l’Orchestre Microfolie

Franconville (95) Mardi 14 janvier à 21 h Espace Saint-Exupéry rés. 01 39 32 66 06 ville-franconville.fr

Plaisir (78)

Mercredi 15 janvier à 20 h 30 Théâtre Espace Coluche rés. 01 30 07 55 50 / tec-plaisir.fr

Antony (92)

Vendredi 17 janvier à 20 h 30 Espace Vasarely rés. 01 40 96 68 57 ville-antony.fr

Nogent-sur-Marne (94)

Samedi 18 janvier à 20 h 30 Lever de rideau : Composons avec Beethoven La Scène Watteau rés. 01 48 72 94 94 scenewatteau.fr

Villeparisis (77)

Dimanche 19 janvier à 15 h 30 Centre culturel Jacques Prévert rés. 01 64 67 59 61 / ccjp.fr 14 h 30 Clé d’écoute Coup de

de Fabienne, directrice générale.

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LE POUVOIR FANTASTIQUE DE LA MUSIQUE INSTRUMENTALE par Corinne Schneider

Déjà avec Mozart, la musique instrumentale cessait d’être un art rhétorique, accompagnant les conversations de salon, pour devenir un son qui touchait désormais chaque individu au plus profond de lui-même, de façon inattendue, éveillant dans son esprit le pressentiment d’un royaume lointain et fantomatique. Dans les Fantaisies sur l’art (1799) de Wackenroder, un texte retranscrit après sa mort prématurée par son fidèle ami Ludwig Tieck, on peut lire que c’est dans la musique instrumentale, à la différence de la musique vocale qui dépend d’un support littéraire, que l’art est véritablement indépendant et libre : « C’est la musique elle-même qui se prescrit ses propres lois, donne libre cours à sa fantaisie sans avoir aucun but à atteindre, et pourtant remplit et atteint le but suprême ; elle obéit entièrement à ses pulsions obscures et exprime dans ces batifolages ce qu’il y a de plus profond et de plus merveilleux ». Les symphonies de Beethoven portèrent cette esthétique à maturité. Hoffmann, l’auteur des contes fantastiques qui était également compositeur, est l’un des premiers à décrire le pouvoir de cette musique nouvelle, qui séduit autant qu’elle questionne les âmes, en quittant le registre du « beau » pour accéder à celui du « sublime ». Dans son analyse devenue célèbre de la Cinquième symphonie (parue dans l’Allgemeine musikalische Zeitung en 1810), il décrit étape par étape une musique dont le pouvoir laisse désormais entrevoir l’infini. Ainsi le mouvement romantique distinguait-il ce qui était de l’ordre du prosaïque, du pittoresque, du caractéristique, du descriptif et de l’illustratif dans la musique instrumentale (l’Orage dans la Symphonie pastorale de Beethoven) de ce qui représentait le purement poétique (le motif initial de la Cinquième symphonie de Beethoven) : 38

une catégorie nouvelle où la musique instrumentale détachée de toute fonction, de tout texte, de quelconque affect ou caractère défini, évitait toute narration, toute caractérisation ou peinture sonore pittoresque. Pour Wackenroder, c’est justement parce qu’elle est sans objet et sans fonction que la musique instrumentale formule de façon directe l’essence des phénomènes ; éloignée des sentiments du monde terrestre, elle forme en quelque sorte « un monde à part » (De deux langages merveilleux et de leur pouvoir mystérieux, 1797). Et Schopenhauer de préciser quelques années plus tard : « La musique ne dit jamais l’apparence, mais seule l’essence intime, l’en-soi de toute apparence, la volonté elle-même. De là vient que notre imagination est si facilement excitée par elle et tente de donner forme à ce monde fantomatique qui nous parle immédiatement, invisible et pourtant si vivement agité, en la revêtant de chair et d’os et donc en l’incarnant dans un exemple concret » (Le monde comme volonté et comme représentation, 1819). Une génération plus tard, l’universitaire et pianiste allemand Friedrich Gustav Schilling décrivait plus précisément la symphonie comme le « langage d’un monde fantomatique », une sorte de « sanscrit mystérieux » (Encyclopédie de toutes les sciences musicales, 1835-1838). En accédant ainsi avec les Romantiques allemands à cette dimension fantastique, la musique instrumentale portait une problématique nouvelle, celle du rapport de l’homme non plus à la divinité, mais à lui-même. Elle permettait désormais d’aborder ce qui ne pouvait pas être exprimé autrement tout en laissant entrevoir un au-delà du réel connu, ce monde que le langage habituel était impuissant à rendre. La musique instrumentale était devenue fantastique car elle permettait d’exprimer les possibilités encore inconnues de l’âme humaine.


– MUSIQUE DE CHAMBRE –

Sieste en musique Au bord de l’eau…

Guy Ropartz, Claude Debussy, Albert Roussel, Camille Saint-Saëns, Jean Cras Retrouvez tout au long de la saison nos musiciens au POC d’Alfortville, pour trois concerts qui seront l’occasion d’entendre un autre répertoire, dans un cadre plus intime, de tisser des liens de proximité pour partager la musique en famille ou entre amis ! Au programme de ce jour : Sieste en musique accessible aux tout-petits, avec des extraits de comptines, poèmes, textes lus par les musiciens.

violon Delphine Masmondet alto David Vainsot

Alfortville (94)

Samedi 11 janvier à 17 h Le POC ! rés. 01 58 73 29 18 lepoc.fr

violoncelle Frédéric Dupuis flûte Hélène Giraud harpe Florence Dumont Voir aussi pages 19 et 61

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– CINÉ-CONCERT –

The Cameraman Buster Keaton, monstre sacré du cinéma burlesque

film muet (1928) de Buster Keaton et Edward Sedgwick avec Buster Keaton, Marceline Day, Harold Goodwin, Sidney Bracey, Harry Gribbon

musique de Timothy Brock À la naissance du cinéma américain, deux géants rivalisent de talent et d’imagination : Charlie Chaplin et Buster Keaton. Réalisé en 1928 (l’année du Cirque de Chaplin), Le Cameraman est le dernier long métrage de Keaton. Deux années après Le Mécano de la Générale, le monstre sacré du cinéma burlesque américain amuse, émeut et bouleverse. L’intrigue se déroule à New York : les débuts de Shannon comme reporter-caméraman d’une compagnie d’actualités cinématographiques sont désastreux… Encouragé par Sally, la secrétaire de la compagnie, il s’impose en tournant une émeute dans le quartier chinois. Il est ensuite amené à sauver Sally évanouie lors d’un accident de hors-bord : exploit que s’attribue un lâche… mais un singe avait tourné la manivelle du caméraman et filmé la scène. Ce film qu’on croyait perdu jusqu’en 1968 est ressorti dans une version miraculeusement restaurée en 2005. La musique composée en 2010 est signée Timothy Brock (né en 1963), chef d’orchestre et compositeur américain internationalement reconnu qui a composé plus d’une trentaine de musiques pour le cinéma muet !

Ablon-sur-seine (94)

Vendredi 17 janvier à 20 h 30 Espace culturel Alain Poher rés. 01 69 57 81 10 lesbordsdescene.fr

Le Blanc-Mesnil (93) Dimanche 19 janvier à 16 h Théâtre rés. 01 45 91 93 93 theatredublancmesnil.fr

direction Léo Margue

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– CONCERT SYMPHONIQUE –

Grand Nord

Voyage à travers la Finlande sur les traces de Sibelius

Maisons-Alfort (94)

Jean Sibelius

Symphonie n°7 en ut majeur op. 105 Concerto pour violon en ré mineur Symphonie n°5 en mi bémol majeur La musique de Jean Sibelius (1865-1957) est longtemps restée un mystère… Trop mal connue en France, les critiques et les musiciens la trouvaient étrange, trop éloignée des symphonies et des concertos romantiques. Et c’est vrai que la liberté de style de ce compositeur finlandais n’en finit pas de surprendre… et d’être redécouverte. Cette liberté provient d’abord de son pays, vaste et sauvage, dans lequel les lacs, les forêts et les animaux prennent plus de place que l’homme. D’où cette impression de grandeur sauvage en écoutant sa musique qui cherche à être un reflet de la nature. Cette liberté provient aussi de Sibelius lui-même, qui s’est toujours affranchi des influences occidentales pour créer un style neuf, dans l’esprit d’une rhapsodie. Caustique, quand on lui demandait ce qu’il pensait des critiques qui décriaient sa musique, Sibelius répondait : « Ne faites pas attention à ce que dit la critique : on n’a jamais élevé une statue à un critique ». Alors laissez-vous embarquer avec sa musique qui vous fera vraiment voyager, pour peu que vous aimiez les grands espaces des mers du Nord.

Vendredi 24 janvier à 20 h 45 Théâtre Claude Debussy rés. 01 41 79 17 20 theatredemaisons-alfort.org

Yerres (91)

Dimanche 26 janvier à 16 h CEC – Théâtre rés. 01 69 02 34 35 spectacles.levaldyerres.fr

Vélizy-Villacoublay (78)

Mardi 28 janvier à 20 h 30 L’Onde rés. 01 78 74 38 60 / londe.fr

Paris (75)

Jeudi 30 janvier à 20 h 30 + Générale ouverte aux lycéens d’Île-de-France Salle des concerts Cité de la musique – Philharmonie de Paris rés. 01 43 68 76 00 orchestre-ile.com 19 h Rencontre avec Case Scaglione À chacun son pass ! cf. p. 108 Concert enregistré par France musique

direction Case Scaglione violon Simone Lamsma

Rungis (94)

Vendredi 31 janvier à 20 h 30 Théâtre rés. 01 45 60 79 05 theatre-rungis.fr

Coup de

d’Alice et Xavier, à la production et de Lucie, bibliothécaire.

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LE VENT DU NORD DE SIBELIUS par Corinne Schneider

Il y a quelque chose de très original dans la musique nordique, quelque chose qui refuse le lyrisme italien, le pathos russe, l’esprit français et l’architecture allemande. L’orchestre nordique s’est construit à la fin du xixe siècle en échappant aux canons du reste de l’Europe et c’est aujourd’hui cette identité qui fascine autant qu’elle intrigue, car elle impose d’aller à sa rencontre sans a priori. À lui seul, Jean Sibelius (1865-1957) pourrait résumer ce que la musique symphonique nordique a d’unique. Silencieux, presque misanthrope, il a cherché tout au long de sa vie à échapper au monde officiel en se réfugiant dans l’immensité de ses œuvres. C’est ainsi que sa musique nous donne l’impression d’entrer dans un monde en soi. Un monde fait d’espace, de suspension, de mélodies infinies, d’images intérieures, de références à la nature froide et saisissante, de longues et planantes sonorités qui laissent toujours l’auditeur en attente d’une suite dont il ne pourra jamais anticiper le dénouement. Sibelius est d’une certaine manière le « trésor national » de la Finlande. Très vite considéré comme le plus talentueux compositeur de la fin du xixe siècle, il devient indépendamment de sa volonté un héros national lorsque la Finlande est envahie en 1917 par les Russes : le simple fait d’écrire de la musique devenait alors un acte de résistance. Pensionné par l’État finlandais, le compositeur était ainsi la preuve vivante que la Finlande pouvait exister face aux autres nations. D’autant que sa musique entretient un lien presque mystérieux avec l’environnement naturel si spécifique de son pays. Il ne s’agit surtout pas pour lui de décrire ou de représenter la nature, mais plutôt de la contempler ; de là découle ce sentiment d’élévation et de libération spirituelle si caractéristique de sa musique.

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Sibelius s’est vite isolé du reste du monde : il ne compose plus à partir de l’année 1929. Son entourage tente désespérément de le ramener vers la vie sociale, mais rien n’y fait. Accablé par les temps troublés de l’Europe d’alors, il se mure dans un silence total qui fait de ses œuvres des pages parmi les plus mystérieuses du monde symphonique. Après la Seconde Guerre mondiale, il faudra l’acharnement de quelques grands chefs d’orchestre pour le sortir des frontières de la Finlande : Herbert von Karajan, Leonard Bernstein, Esa-Pekka Salonen, Simon Rattle, Sergiu Celibidache, Paavo Järvi… Tous auront contribué à leur manière à faire connaître cette musique si fascinante, jusqu’aux jeunes chefs d’aujourd’hui, comme Case Scaglione, qui trouve dans ce style romantique tardif un écho aux musiques qu’il affectionne particulièrement (Tristan et Parsifal de Wagner, Debussy, Bartók et Bruckner). Le Concerto pour violon (1904) fait partie des œuvres les plus connues de Sibelius et aussi les plus faciles d’accès. Il s’agit de la seule partition concertante du compositeur – si tant est que l’on puisse parler de concerto, tant le soliste et l’orchestre fusionnent souvent dans l’esprit d’une symphonie concertante. Les trois mouvements cultivent des couleurs tantôt sombres et anthracites, tantôt claires et capiteuses. Les intervalles utilisés ne sont pas sans rappeler le style violonistique de l’Europe centrale. Le premier mouvement commence par une longue mélopée rhapsodique qui donne le ton : sur tous les registres, le violon conduit l’orchestre d’une atmosphère à l’autre, dans une forme libre et quasi-improvisée. Le deuxième mouvement redonne immédiatement de la chaleur et du moelleux grâce aux thèmes des instruments à vent : le soliste fait alors sonner


ses cordes graves avec une intensité inhabituelle. Dans le finale, le folklore prend le dessus, avec des rythmes pointés qui s’apparentent à ceux d’une polonaise, voire à une sorte de danse macabre ou diabolique, tant le soliste ensorcèle avec sa virtuosité ébouriffante. La Symphonie n° 5 (1914) constitue chez Sibelius le premier essai de fusion des différents mouvements habituellement contrastants. Plutôt que d’avoir des épisodes séparés, on obtient alors une immense fresque symphonique au style foncièrement héroïque proche de l’esprit légendaire des tableaux d’Arnold Böcklin. Les thèmes bataillent souvent, entrecoupés de longs passages d’attente. Sa toute dernière œuvre, la Symphonie n° 7 est elle aussi écrite en un long mouvement de style suspendu et entrecoupé. Trois mélodies seulement servent à construire cette fantaisie symphonique : Sibelius signe là son testament musical mais réalise en même temps le plus bel exemple d’une écriture qui cherche la prolifération sans le développement. On y entend revenir les motifs sans cesse transformés, comme une narration abstraite que chacun peut illustrer intérieurement à sa manière.

dans les années 1930, n’ont cessé de chercher à comprendre ce que l’immensité froide avait de fascinant. En témoigne par exemple le récit que faisait l’aventurier Kim Hafez, lorsqu’il est revenu d’un périple fou réalisé en 2005 en kayak avec comme seule compagnie un chien esquimau : « Tous ceux qui ont eu l’occasion de séjourner dans le Grand Nord ont envie d’y retourner. On se souvient non seulement des gîtes de centaines et de milliers de morses, du spectacle des aurores boréales, des rassemblements d’oiseaux couverts de myriades de mouettes et de guillemots criards posés au sol ou tournoyant dans les airs, du ciel tout proche avec ses nuages aux formes singulières flottant bas, éclairés par la lumière particulière du soleil posé au ras de l’horizon marin. Les couleurs pâles, presque pastels et mystérieuses de la toundra mamelonnée, les champs de glace friable aux reliefs brusquement cabrés, les lointains mirages à l’horizon et, sous les pieds, les coussins serrés de buissons parsemés de fleurs miniatures incroyablement gracieuses… Il y a dans tout cela une âme nettement perceptible qui vous attire et vous envoûte ».

Beaucoup de ses contemporains ont attaqué Sibelius sans en comprendre l’originalité. Adorno fustigeait son « ascétisme qui confine à l’impotence », « à l’origine de son incapacité qui lui empêchait d’écrire un choral ou un simple contrepoint ». Jean Sibelius a toujours ironisé sur ces critiques, balayant ces moqueries d’une phrase devenue célèbre : « N’écoutez jamais un critique. Aucune statue n’a jamais été élevée à un critique ». Pour comprendre Sibelius, il vaut mieux s’inspirer des grands explorateurs qui, depuis Paul-Émile Victor

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– RÉCITAL –

Grandes voix Une soirée avec le ténor Roberto Alagna

Programme surprise ! Roberto Alagna fascine les plus grands artistes autant que les mélomanes par la souplesse et la puissance de sa voix en incarnant les rôles romantiques de l’opéra, tant français qu’italien, tout en tenant à chanter pour tous, aussi bien à la télévision que dans les salles qui programment parfois plus de variété que de musique classique. C’est bien cet équilibre miraculeux entre les genres qui le rend unique. Le chant est comme un art instinctif et naturel. Roberto Alagna et le chef Yvan Cassar ont conçu ce programme, pour l’heure tenu secret, qui ne manquera pas de vous subjuguer. Laissez place à la surprise, vous ne serez pas déçus !

direction Yvan Cassar ténor Roberto Alagna

Coup de

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de Florence, harpiste.

Paris (75)

Jeudi 6 février à 20 h Théâtre des Champs-Élysées rés. 01 49 52 50 50 theatrechampselysees.fr


– OPÉRA-COMIQUE –

La Dame blanche De la légende à l’Opéra-Comique !

François Adrien Boieldieu La Dame blanche

Dans les légendes médiévales, les dames blanches sont ces spectres qui apparaissent la nuit, pour hanter les hommes : entre fées, déesses et sorcières, elles incarnent des êtres surnaturels qui peuvent parfois annoncer l’avenir. À l’époque romantique, l’écrivain écossais Walter Scott se passionne pour ces légendes et les réécrit, pour le bonheur des lecteurs de toute l’Europe qui frémissent en redécouvrant ces récits effrayants. Finie la clarté de l’époque des Lumières et des Encyclopédistes : place aux ténèbres et à l’effroi de l’exploration de l’âme humaine, le surnaturel permettant d’accéder à l’inconscient pour vivre de nouvelles sensations ! En 1825, le compositeur français François-Adrien Boieldieu emprunte à Walter Scott cette légende de la Dame blanche pour en faire un opéra-comique, un genre dont le registre n’est pas forcément celui de la drôlerie, mais qui mêle les morceaux musicaux et chantés au théâtre parlé. Même si l’action se déroule en Écosse, le style de l’opéra reste très français, avec ses romances élégantes inspirées de la mode « troubadour » très en vogue à l’époque. L’histoire mêle fantastique et intrigues familiales : le château des comtes d’Avenel est tombé en désuétude après la mystérieuse disparition de leur dernier descendant, Julien. On murmure que la vieille bâtisse est hantée par le fantôme d’une mystérieuse Dame blanche. Anna, une jeune fille recueillie autrefois par la dernière comtesse d’Avenel, se déguise en Dame blanche pour pousser un jeune homme dont elle est éprise à acheter ce château grâce à la fortune des Avenel dont elle connaissait la cachette… L’ouvrage déchaîne les passions du public dès sa création et plus de cent représentations auront lieu dans l’année !

Paris (75)

du 20 février au 1er mars Opéra-Comique rés. 01 70 23 01 31 opera-comique.com

direction Julien Leroy mise en scène Pauline Bureau avec Philippe Talbot, Elsa Benoit, Sophie Marin-Degor, Jérôme Boutillier, Aude Extremo…

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– EN FAMILLE DÈS 8 ANS –

Le Scarabée d’or Opéra en famille d’après une nouvelle d’Edgar Allan Poe

Hannah Dübgen (livret)

Traduction française Mirabelle Ordinaire

Dai Fujikura (musique) Le Scarabée d’or Sur l’île de Sullivan, en Caroline du Sud, le chercheur William Legrand trouve un magnifique scarabée doré qui le fascine, et le pique… Cet opéra au rythme trépidant nous parle de la famille, de l’amitié, de mystères et d’une énigme à résoudre autour de ce fabuleux coléoptère pour arriver au trésor caché par des pirates. La musique de Dai Fujikura nous fait entendre l’insecte ramper, bourdonner, nous fait entendre l’océan, et aussi les relations humaines entre les personnages et les émotions de l’amitié et de l’amour. La musique de cet opéra a été imaginée en 2017 par Dai Fujikura, compositeur en résidence à l’Orchestre national d’Île-de-France. Après plusieurs commandes d’œuvres symphoniques, les aventures de ce compositeur à l’orchestre se prolongent avec ce spectacle lyrique qui prend sa source dans un récit de l’écrivain américain Edgar Allan Poe (The Gold Bug, 1843).

direction Jean Deroyer soprano Élise Chauvin mezzo-soprano Sarah Laulan

Le Blanc-Mesnil (93) Mardi 25 février Concerts scolaires Théâtre rés. 01 45 91 93 93 theatredublancmesnil.fr

Créteil (94)

Vendredi 28 février Concert scolaire Maison des Arts et de la Culture rés. 01 45 13 19 19 maccreteil.com

Meaux (77)

Dimanche 1er mars à 16 h Théâtre Luxembourg rés. 01 83 69 04 44 theatre-meaux.fr

Paris (75)

Mercredi 8 avril à 15 h Salle des concerts Cité de la musique – Philharmonie de Paris rés. 01 43 68 76 00 orchestre-ile.com À chacun son pass ! cf. p. 108

ténor Fabien Hyon baryton Paul-Alexandre Dubois

 ntretien avec E le compositeur sur orchestre-ile.com

basse Daniel Grice mise en scène Mirabelle Ordinaire scénographie Philippine Ordinaire vidéo Laurent Sarazin lumières Valentin Bodier Coup de

de Georgi pour les percussions, Vanessa, Violaine, Jeanne et Margot à l’action culturelle. 49


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– CONCERT SYMPHONIQUE –

Un air de printemps Victor Julien-Laferrière saura vous séduire avec cette page incontournable du répertoire

Serge Prokofiev

L’Amour des trois oranges, suite

Le Chesnay (78)

Edward Elgar

Concerto pour violoncelle en mi mineur op. 85

Vendredi 6 mars à 20 h 30 La Grande Scène du Chesnay rés. 01 39 23 23 39 lechesnay.fr

Anton Dvořák

Villejuif (94)

Symphonie n°8 en sol majeur op. 88 Comme le printemps apportant le renouveau, la poussée des écoles nationales qui prennent forme en Europe au xixe siècle ouvre des perspectives nouvelles en art au début du xxe siècle : il s’agissait de trouver dans les racines de chaque culture une manière de renouveler le langage musical. Chez les Britanniques d’abord, Edward Elgar incarne la prolongation de la grande tradition allemande. Son Concerto pour violoncelle (1919) cultive un lyrisme grandiose : ses mélodies semblent ne jamais s’arrêter. Anton Dvořák a cherché dans le folklore tchèque une caractérisation de sa musique : sa Symphonie n° 8 (1889) a été écrite dans le petit village de Vysoka, c’est là que le compositeur a puisé dans les thèmes populaires dansants de cette contrée, parfois inspirés des chants d’oiseaux. Prokofiev se nourrit quant à lui de l’ancienne tradition italienne de la commedia dell’arte dans L’Amour des trois oranges (1919) : mais c’est pour mieux la détourner et lui donner les couleurs de la modernité russe qui fait alors fureur depuis la Révolution d’Octobre. Ici, plus de mélodies chantantes et lyriques : tout n’est que rythmes et ruptures géométriques dans l’esprit de l’avant-garde constructiviste.

Dimanche 8 mars à 16 h Théâtre Romain Rolland rés. 01 49 58 17 01 / trr.fr

Paris (75)

Mardi 10 mars à 20 h 30 Grande salle Pierre Boulez Philharmonie de Paris rés. 01 43 68 76 00 orchestre-ile.com À chacun son pass ! cf. p. 108

Rungis (94)

Jeudi 12 mars à 20 h 30 Théâtre rés. 01 45 60 79 05 theatre-rungis.fr

Bagneux (92)

Dimanche 15 mars à 17 h Théâtre Victor Hugo rés. 01 46 63 96 66 theatrevictorhugo-bagneux.fr

direction James Feddeck violoncelle Victor Julien-Laferrière

Coup de

de Jean-Michel pour les hautbois.

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– OPUS –

Different Trains Concert réservé aux lycéens d’Île-de-France

Steve Reich

Different Trains Quatuor à cordes et bande magnétique

violons Yoko Lévy-Kobayashi et Grzegorz Szydlo alto Lilla Michel-Peron

Paris (75)

Vendredi 6 mars Philharmonie de Paris Concert réservé aux lycéens

violoncelle Camilo Peralta présentation Clément Lebrun vidéo Anne-Laure Delerieu Co-production Philharmonie de Paris et Orchestre national d’Île-de-France

– MUSIQUE DE CHAMBRE –

Vents russes La virtuosité des vents de l’école russe

Œuvres de Sergueï Taneïev, Tikhon Khrennikov, Edison Denisov… Les instruments à vent de l’école russe sont moins connus aujourd’hui ; et pourtant, à Moscou, beaucoup de compositeurs se sont intéressés aux solistes de l’orchestre dans des œuvres de musique de chambre très virtuoses.

flûte Sabine Raynaud hautbois Hélène Gueuret clarinette Benjamin Duthoit cor Tristan Aragau basson Gwendal Villeloup 52

Paris (75)

Samedi 14 mars à 15 h Amphithéâtre Cité de la musique – Philharmonie de Paris rés. 01 43 68 76 00 orchestre-ile.com À chacun son pass ! cf. p.108


– MUSIQUE DE CHAMBRE –

Clara, Fanny & Ruth Dans le cadre du week-end « Elles » de la Philharmonie de Paris

Clara Schumann

Trio pour piano, violon et violoncelle

Fanny Mendelssohn

Quatuor à cordes en mi bémol majeur

Ruth Crawford Seeger Quatuor à cordes

C’est quelques mois après la naissance de son quatrième enfant (elle en aura huit) que Clara Schumann compose son unique Trio pour violon, violoncelle et piano (1846) ; le catalogue d’œuvres de la pianiste virtuose à la carrière internationale compte à cette époque-là avant tout des partitions pour piano dont un Concerto en la mineur. Avec ses plus tardives Romances pour violon et piano, ce trio constitue donc sa seule contribution au domaine de la musique de chambre. Rares sont également les pages chambristes dans la riche production de Fanny Mendelssohn qui a composé plus de quatre cents partitions, pour l’essentiel des lieder et des pièces pour piano seul. Elle écrit son unique Quatuor à cordes (1834) à vingt-neuf ans pour le cercle restreint du salon familial. Plus importante est la production de la compositrice et musicologue américaine Ruth Crawford Seeger dans le domaine de la musique de chambre (pièces pour violon et piano, quintette à vent et piano, hautbois et violoncelle…) qui est souvent pour elle celui de l’expérimentation, comme en témoigne le langage de son unique Quatuor à cordes (1931). Voici donc trois perles rares au programme d’un concert au féminin !

Paris (75)

Samedi 21 mars à 15 h Amphithéâtre Cité de la musique Philharmonie de Paris rés. 01 43 68 76 00 orchestre-ile.com À chacun son pass ! cf. p.108

violons Ann-Estelle Médouze et Virginie Dupont alto Benachir Boukhatem violoncelle Victor Julien-Laferrière piano David Kadouch

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– CONCERT SYMPHONIQUE –

Nuit américaine Lyrisme, jazz et fièvre créatrice !

Puteaux (92)

Vendredi 20 mars à 20 h 30 Conservatoire Jean-Baptiste Lully rés. 01 46 92 94 77 culture.puteaux.fr

Maisons-Alfort (94) Samedi 21 mars à 20 h45 Théâtre Claude Debussy rés. 01 41 79 17 20 theatredemaisons-alfort.org

Samuel Barber Symphonie n° 1 op. 9

George Gershwin

Concerto pour piano en fa majeur

Steven Mackey

Concerto pour timbales

Co-commande de l’Orchestre national d’Île-de-France et du Dallas Symphony Orchestra – Création française

Claude Debussy

La Mer, trois esquisses symphoniques George Gershwin a su donner à l’Amérique le style symphonique qui lui manquait : à mi-chemin entre la musique classique et le jazz de Broadway. Son Concerto pour piano (1925) semble respecter les codes romantiques, mais très vite on sent le style se déhancher avec les thèmes entendus dans les grandes salles new-yorkaises de l’époque. À la création de l’œuvre, Igor Stravinski a immédiatement applaudi en écoutant ce style génialement métissé. La Symphonie n° 1 (1936) de Samuel Barber est en un seul mouvement mais renoue en revanche avec le romantisme, alors que le nouveau Concerto pour timbales de Steven Mackey (compositeur américain né en 1956) donne la parole à cet instrument rarement soliste qui trône habituellement au fond de l’orchestre. Là encore, le jazz n’est pas loin… De l’autre côté de l’Atlantique, La Mer de Debussy est un chef-d’œuvre qui n’a cessé de fasciner les Américains : Leonard Bernstein s’en était d’ailleurs fait un véritable cheval de bataille et présentait volontiers l’œuvre dans ses célèbres concerts éducatifs avec l’Orchestre philharmonique de New York (Young People’s Concerts, 1958-1972) pour montrer comment Debussy a réussi à transposer aux instruments l’impression des bruits de la mer.

direction Case Scaglione

Villeparisis (77)

Dimanche 22 mars à 15 h 30 Centre culturel Jacques Prévert rés. 01 64 67 59 61 / ccjp.fr 14 h 30 Clé d’écoute

Paris (75)

Mardi 24 mars à 20 h 30 Grande salle Pierre Boulez Philharmonie de Paris rés. 01 43 68 76 00 orchestre-ile.com 19 h Rencontre avec Steven Mackey, Case Scaglione et Florian Cauquil À chacun son pass ! cf. p. 108 Concert enregistré par France musique

Chaville (92)

Mercredi 25 mars à 20 h45 Atrium rés. 01 47 09 70 70 atrium-chaville.fr

Saint-Quentinen-Yvelines (78)

Jeudi 26 mars à 20 h 30 + Concert pour les lycéens Théâtre – Scène nationale rés. 01 30 96 99 00 theatresqy.org

Massy (91)

Vendredi 27 mars à 20 h Opéra rés. 01 60 13 13 13 opera-massy.com

MontereauFault-Yonne (77)

piano Marie-Ange Nguci

Samedi 28 mars à 20 h 30 Centre omnisport Jean Allasseur rés. 01 64 70 44 14 ville-montereau77.fr

timbales Florian Cauquil

Le Blanc-Mesnil (93)

Coup de

d’Isabelle et Christelle, à la comptabilité.

Dimanche 29 mars à 16 h Théâtre rés. 01 45 91 93 93 theatredublancmesnil.fr

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– CONCERT SYMPHONIQUE –

Parades

Quand Satie et de Falla inspirent Picasso

Erik Satie

Parade, ballet Mercure

Manuel de Falla Le Tricorne, ballet

À l’occasion de l’ouverture d’une exposition consacrée à Picasso et la musique à la Philharmonie de Paris, ce concert-événement reprend les trois ballets donnés à Paris avec décors et costumes du célèbre artiste. Une projection des rideaux de scène de Picasso permettra de saisir le lien entre peinture et musique, ce qui fascinait les artistes du Paris des Années folles. Écrit pour les ballets russes, Parade (1917) s’amuse avec les musiques de la rue (fête foraine, musiques de cirque…) tout autant que les bruits du quotidien (pistolet, machine à écrire…). L’esprit facétieux d’Erik Satie se fait aussi sentir dans Mercure (1924). L’esprit du surréalisme y règne encore, mais avec subtilité : la musique semble anodine et ne mène nulle part. On enchaîne de charmantes pages, sans logique… La création au Théâtre de la Cigale sera un succès. Le Tricorne (1919) est écrit par Manuel de Falla pour les ballets russes ; on y sent se mêler modernisme, néo-classicisme et caractère espagnol – avec ses célèbres danses enlevées, comme la jota finale ou la farruca que le danseur étoile Patrick Dupond avait immortalisées.

Aulnay-sous-bois (93) Vendredi 3 avril à 20 h 30 Théâtre et cinéma Jacques Prévert rés. 01 58 03 92 75 tcprevert.fr

Paris (75)

Samedi 4 avril à 20 h 30 + Vendredi 3 avril Générale ouverte aux lycéens Grande salle Pierre Boulez Philharmonie de Paris rés. 01 43 68 76 00 orchestre-ile.com 19 h 45 Clé d’écoute À chacun son pass ! cf. p. 108

direction Michelle Merrill avec mezzo Projection des rideaux de scène de Picasso avec l’aimable autorisation de © Succession Picasso 2019 © Réunion des musées nationaux et © New York Historical Society

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– CONCERT SYMPHONIQUE –

Virtuoso !

Bach l’éternel et le romantique Tchaïkovski

Jean-Sébastien Bach

Concerto brandebourgeois n° 3 en sol majeur (BWV 1048) Concerto pour deux violons en ré mineur (BWV 1043)

Piotr Ilitch Tchaïkovski

Sérénade pour cordes en ut majeur op. 48 Voici un effectif de concert idéal, entre la musique de chambre et l’orchestre, pour découvrir et savourer toute la palette de couleurs de la famille des instruments à cordes ! De l’intimité à l’éclat, des coloris les plus éthérés à l’explosion de virtuosité, les cordes peuvent exprimer tous les caractères et susciter les émotions les plus contrastées. Ce programme propose trois œuvres aux effectifs variés : dans le Concerto brandebourgeois n° 3 (1721), Jean-Sébastien Bach fait dialoguer trois groupes instrumentaux dans le style baroque italien hérité de Vivaldi tandis que son Concerto pour deux violons (composé dans les années 1720) présente une double conversation, entre les deux solistes d’une part et entre les solistes et le groupe instrumental d’autre part. Quant à la Sérénade pour cordes en ut majeur (1880) de Tchaïkovski, elle alterne entre une écriture en mélodie accompagnée et une polyphonie foisonnante pour servir une valse, une élégie et un thème russe des plus pittoresque. Une seule famille instrumentale à découvrir dans un programme polychrome !

direction et violon Ann-Estelle Médouze violon Alexis Cardenas

Suresnes (92)

Mardi 21 avril à 21 h Théâtre Jean Vilar rés. 01 46 97 98 10 theatre-suresnes.fr

L’Isle-Adam (95) Jeudi 23 avril à 20 h 30 Scène adamoise rés. 01 34 08 19 19 ville-isle-adam.fr Clé d’écoute

L’Haÿ-les-Roses (94) Vendredi 24 avril à 20 h 30 Espace Culturel Dispan de Floran rés. 01 46 15 78 78 lhaylesroses.fr + Dimanche 5 avril à 16 h Concert rencontre

Ris-Orangis (91)

Samedi 25 avril à 20 h Scène nationale de l’Essonne Desnos rés. 01 60 91 65 65 scenenationale-essonne.com

Le Raincy (93)

Dimanche 26 avril à 16 h Église Notre-Dame rés. 01 43 81 14 98 notredameduraincy.fr

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– FINALE –

Île de créations Finale du concours de composition

Œuvres des trois finalistes de l’édition 2020 du concours de composition Île de créations Cette année encore, le Centre des Bords de Marne accueille la finale du concours de composition Île de créations. De jeunes compositeurs de moins de trente-trois ans, issus d’un cursus de composition ou d’orchestration en Europe, ont écrit une œuvre de 10 minutes pour violoncelle solo et orchestre. Trois œuvres seront sélectionnées pour la finale, et interprétées lors de ce concert. Le public pourra alors voter pour son œuvre préférée, tandis que le jury, composé d’éminentes personnalités du monde musical, sous le parrainage du compositeur Guillaume Connesson et la présidence de notre directeur musical Case Scaglione, élira l’œuvre lauréate du prix Île de créations 2020. Renseignements p.98

direction Léo Warynski violoncelle Victor Julien-Laferrière 60

Le Perreuxsur-Marne (94)

Jeudi 30 avril à 20 h 30 Centre des Bords de Marne rés. 01 43 24 54 28 cdbm.org

L es portraits des finalistes sur orchestre-ile.com


– EN FAMILLE –

Tous en chœur ! Le grand concert des chorales lycéens d’Île-de-France

Radio Classique et l’Orchestre national d’Île-de-France ont décidé de mettre à l’honneur la pratique du chant choral dans les lycées d’Île-de-France en créant un événement exceptionnel et fédérateur. Le projet est ambitieux : réunir les chorales de plusieurs lycées d’Île-de-France avec un programme conçu autour des plus grands chœurs d’opéra, sacrés et symphoniques ! La mezzo-soprano Karine Deshayes est la marraine de ce concert. Projet à l’initiative de Radio Classique et l’Orchestre national d’Île-de-France, soutenu par la région Île-de-France.

Paris (75)

Samedi 9 mai à 20 h Théâtre des Champs-Élysées rés. 01 49 52 50 50 theatrechampselysees.fr En direct sur RADIO CLASSIQUE

chœurs jeune ensemble et chœur d’adultes de la Maitrise de Notre-Dame de Paris chœur de lycéens d’Île-de-France cheffe de chœur Sophie Boucheron

– MUSIQUE DE CHAMBRE –

Concert sur le parvis Dans le cadre du festival Effervescence

Alfortville (94)

Samedi 16 mai à 17 h Le POC ! rés. 01 58 73 29 18 lepoc.fr

Retrouvez tout au long de la saison nos musiciens au POC d’Alfortville pour trois concerts qui seront l’occasion d’entendre un autre répertoire, dans un cadre plus intime, de tisser des liens de proximité pour partager la musique en famille ou entre amis ! Voir également pages 19 et 39

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– CONCERT SYMPHONIQUE –

Ange et démons Envolée divine sous la baguette de Case Scaglione

György Ligeti

Concerto pour violon

Gustav Mahler

Symphonie n°4 en sol majeur Ce sont tous les visages de l’histoire du violon qui intéressent le compositeur hongrois György Ligeti, et qu’il présente dans son Concerto achevé en 1992. Dans cette vaste composition, le violon retrouve ses origines rustiques et virtuoses sans jamais rompre avec la mélodie et le lyrisme : il est capricieux (Paganini), voire diabolique (Stravinski), dansant voire grinçant, mais sait aussi s’élever vers le registre de l’émotion. Ligeti joue sur les contraires et les juxtapositions de techniques de jeu très variées : les atmosphères opposées sont renforcées par un orchestre enrichi de nouveaux coloris (par exemple avec la présence des ocarinas, des flûtes à bec et de la flûte à coulisse). Dans sa Symphonie n° 4 (1900), Gustav Mahler fait lui aussi appel à des instruments rustiques, comme par exemple les cloches villageoises. Le scherzo de cette œuvre est surprenant. La musique devient grotesque et désarticulée, avec un violon accordé un ton plus haut : « C’est le violon du diable qui mène le bal ! », selon les propres mots du compositeur. On passe de l’effroi à l’extase en atteignant le mouvement final où une soprano chante les joies de la vie céleste (Das himmlische Leben) : « Nulle musique sur terre n’est comparable à celle des anges ; les voix angéliques réchauffent les cœurs et tout s’éveille à la joie ! ».

Argenteuil (95)

Dimanche 17 mai à 16 h 30 Le Figuier blanc rés. 01 34 23 58 00 argenteuil.fr 15 h Clé d’écoute

Créteil (94)

Mardi 19 mai à 20 h Maison des Arts et de la Culture rés. 01 45 13 19 19 maccreteil.com

Paris (75)

Vendredi 22 mai à 20 h 30 Grande salle Pierre Boulez Philharmonie de Paris rés. 01 43 68 76 00 orchestre-ile.com 19 h 45 Clé d’écoute À chacun son pass ! cf. p. 108 Concert enregistré par France musique

direction Case Scaglione violon Michael Barenboim soprano Ruby Hughes

Coup de

de Stéphane, à la régie du personnel

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– EN FAMILLE DÈS 5 ANS – CHANTONS AVEC L’ORCHESTRE

Les Fables de La Fontaine Lièvre, tortue, coq, renard et autres animaux sont les héros de ce concert !

Igor Stravinski

Concerto Dumbarton Oaks

Jean-François Alexandre

Les Animaux malades de la peste ; L’Avare qui a perdu son trésor

Lucian-Cristofor Tugui

Le Lièvre et la Tortue ; Le Coq et le Renard

Alexandros Markeas

Le Renard, le Loup et le Cheval ; Le Petit Poisson et le Pêcheur

Suzanne Giraud Fables (méli-mélo)

Les Fables de Jean de La Fontaine ? On les récite à l’école, on les met en scène au théâtre, on les retrouve en bandes dessinées ou à l’écran en dessins animés, on s’en amuse en famille et certains vers sont même entrés dans nos discussions quotidiennes ! Mais les avez-vous déjà entendues en musique et en chansons ? En voici quelques-unes mises en musique par des compositeurs d’aujourd’hui. C’est l’Orchestre national d’Île-de-France qui leur en avait fait la commande en 2005 et voici l’occasion de réentendre ces partitions originales. Ce concert exceptionnel sera donné par un chœur d’enfants issus de plusieurs établissements scolaires et sera le résultat de plusieurs mois de travail. La musique de Stravinski ouvrira les festivités avec son concerto de chambre Dumbarton Oaks (1938), si gai et si dynamique !

Villeparisis (77)

Vendredi 5 juin à 20 h Centre culturel Jacques Prévert rés. 01 64 67 59 61 ccjp.fr

Paris (75)

Dimanche 7 juin à 17 h 30 Salle des concerts Cité de la musique – Philharmonie de Paris rés. 01 43 68 76 00 orchestre-ile.com À chacun son pass ! cf. p. 108

Villepinte (93)

Mardi 9 juin à 20 h 30 Espace V Roger Lefort rés. 01 55 85 96 10 ville-villepinte.fr

direction Debora Waldman récitante Manon Leroy chœur d’élèves d’Île-de-France cheffe de chœur Sophie Boucheron

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– JAZZ –

Pat Metheny Missouri skies and more Dans le cadre du week-end Pat Metheny à la Philharmonie de Paris

L’un et l’autre partagent le même goût de l’éclectisme : Pat Metheny – guitariste sans frontières – et Charlie Haden – contrebassiste hors limites – ont joué ensemble au sein de nombreuses formations. Ils avaient conçu en duo Beyond The Missouri Sky, un album sorti en 1997 sous le mythique label Verve et récompensé par le Grammy Award du meilleur album jazz de l’année. Mêlant morceaux originaux et reprises, ce disque délivrait un jazz touchant, empreint par instants de folk ou de country. Pat Metheny retraverse ici les paysages de cet album lumineux en compagnie d’un orchestre plutôt allégé. Il ajoute au programme d’autres compositions de son cru, extraites en particulier de Secret Story (1992), un album auquel Charlie Haden (mort en 2014) avait également participé.

Paris (75)

Samedi 13 juin à 20 h 30 Grande salle Pierre Boulez Philharmonie de Paris rés. 01 44 84 44 84 philharmoniedeparis.fr

guitare Pat Metheny et invités

Coup de

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de Sophie, assistante de direction, de Stéphane et Stéphane, à la régie du Parc instrumental


– RÉCITAL –

Javier Camarena L’un des plus grands ténors de notre temps !

Ce concert exceptionnel marque les débuts parisiens de la nouvelle étoile du bel canto : le ténor mexicain Javier Camarena. Formé dans son pays natal, il a ensuite été propulsé au Metropolitan Opera de New York en 2011 : après avoir chanté Rossini, il a obtenu un tel succès qu’il a bissé l’un de ses airs, phénomène rarissime puisque durant les 70 dernières années, seules deux stars avaient obtenu une telle ovation à New York : Luciano Pavarotti et Juan Diego Florez… Également très apprécié pour son chant mozartien, raffiné et parfaitement maîtrisé, il parcourt le monde sur les plus grandes scènes : San Francisco, Barcelone, Dresde, Vienne... Le public français a pu l’entendre dernièrement à l’Opéra national de Paris dans Don Pasquale de Donizetti. Depuis le début de sa carrière, il est soutenu par Cecilia Bartoli : « J’ai connu Javier Camarena quand il était encore membre de l’Opéra Studio à Zurich. Depuis cette époque, j’ai eu le plaisir de chanter avec lui dans de nombreuses productions différentes. Grâce à son talent extraordinaire, il a remporté des triomphes incroyables dans les théâtres les plus importants du monde. Pour moi, Javier Camarena est sans conteste l’un des grands ténors de notre temps ! ». Le programme de ses débuts parisiens sera consacré au bel canto virtuose des opéras de Rossini, sa grande spécialité.

Paris (75)

Mardi 16 juin à 20 h 30 Grande salle Pierre Boulez Philharmonie de Paris rés. 01 44 84 44 84 philharmoniedeparis.fr

direction Gianluca Capuano ténor Javier Camarena

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– CONCERT SYMPHONIQUE –

Grand concert Radio Classique Le meilleur de l’opéra

Après le succès de ses précédents concerts Offenbach en fête (2016), Viva Verdi (2017), Sacré Rossini (2018) et Passionnément Mozart (2019), Radio Classique vous propose cette saison un concert dédié aux plus beaux airs d’opéra. Laissez-vous emporter par la magie des voix au Théâtre des Champs-Élysées en compagnie d’artistes exceptionnels, accompagnés par l’Orchestre. La crème du genre.

Paris (75)

Vendredi 26 juin à 20 h Samedi 27 juin à 20 h Théâtre des Champs-Élysées rés. 01 49 52 50 50 theatrechampselysees.fr

– FESTIVAL –

Festival de Saint-Denis Le programme est encore tenu secret à la parution de cette brochure. Patience… !

Avec ses grands concerts classiques, symphoniques et choraux, le Festival de Saint-Denis est un rendez-vous incontournable pour l’Orchestre comme pour ses très nombreux spectateurs. Ce festival accueille les plus grands artistes de la scène classique internationale mais aussi des musiques traditionnelles et musiques du monde, tout en commandant des créations à des artistes d’horizons et de cultures différents. Fidèle, l’Orchestre national d’Île-de-France est très heureux de venir jouer cette saison encore au cœur de la basilique de Saint-Denis.

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Saint-Denis (93)

Jeudi 2 juillet à 20 h 30 Basilique rés. 01 48 13 06 07 festival-saint-denis.fr


– TOURNÉE –

Festival de Baalbeck

L’Hymne à la joie pour célébrer la fraternité universelle

Ludwig van Beethoven Symphonie n° 9 en ré mineur

Au Liban, la cité de Baalbeck rayonne toujours aujourd’hui grâce à son Festival qui réunit chaque année depuis 1956 des artistes internationaux pour délivrer des messages de paix et de fraternité. Appelée Héliopolis du temps de l’Empire gréco-romain, cette ville possède encore trois temples antiques inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco. C’est dans le temple le mieux conservé, celui de Bacchus, que se déroulent les concerts. L’acoustique y est exceptionnelle, tout comme la chaleur de l’été qui se calme au moment où la nuit tombe. Le nouveau directeur musical de l’Orchestre national d’Île-de-France a choisi un chef-d’œuvre éternel pour célébrer l’union de l’Orient et de l’Occident : la Neuvième de Beethoven où culmine l’Hymne à la joie. Quand cette fresque monumentale a été créée en 1824, les Viennois sont restés sans voix face à la puissance et à l’universalité de cet hymne universaliste qui, sans être religieux, aspire à la paix à travers le monde. C’est cette fraternité universelle qui a paru si importante à Beethoven quand il a choisi le texte de Schiller : « Joie, belle étincelle divine, fille de l’assemblée des dieux, nous pénétrons, ivres de feu, ô céleste, ton sanctuaire ! ». Et le fait de donner cette œuvre dans un véritable temple, qui plus est en plein air, avec le chœur de l’Université Antonine (dirigé par Toufic Maatouk), donnera tout son sens aux derniers mots de l’œuvre : « Frères ! Au-dessus de la voûte étoilée doit habiter un père bien-aimé. Cherchele par-delà le firmament ! C’est au-dessus des étoiles qu’il doit habiter ».

Baalbeck, LIBAN

Samedi 18 juillet baalbeck.org.lb

direction Case Scaglione chœur de l’université Antonine (Beyrouth)

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L’ORCHESTRE

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L’Orchestre national d’Île-de-France Case Scaglione, directeur musical Orchestre résident à la Philharmonie de Paris

Faire vivre le répertoire symphonique partout et pour tous en Île-de-France et le placer à la portée de chacun, telles sont les missions de l’orchestre. Formé de 95 musiciens permanents, résident à la Philharmonie de Paris, l’Orchestre national d’Île-de-France donne chaque saison une centaine de concerts sur tout le territoire et offre ainsi aux Franciliens la richesse d’un répertoire couvrant quatre siècles de musique. L’orchestre mène une politique artistique ambitieuse et ouverte, nourrie de collaborations régulières avec de nombreux artistes venus d’horizons divers. Il promeut et soutient la création contemporaine en accueillant des compositeurs en résidence tels qu’Anna Clyne, Dai Fujikura ou encore Guillaume Connesson, pour des commandes d’œuvres symphoniques, de spectacles lyriques ou contes musicaux venant enrichir son répertoire.

L’orchestre mène une politique dynamique en matière d’audiovisuel et, à ce titre, s’est nouvellement équipé d’un grand studio d’enregistrement high-tech situé aux portes de Paris.

En 2019, Case Scaglione succède à Enrique Mazzola en tant que directeur musical et chef principal. Fervent défenseur de la mission de l’orchestre, il aime partager sa passion du répertoire symphonique au plus grand nombre. Fier d’être l’un des vingt orchestres au monde les plus impliqués dans l’action culturelle, l’Orchestre imagine et élabore des actions éducatives créatives qui placent l’enfant au cœur du projet pédagogique – notamment à travers de nombreux concerts participatifs et spectacles musicaux pour toute la famille.

— Franchissez le périph’, venez aussi nous écouter toute la saison à la Philharmonie de Paris ! Depuis janvier 2015, l’Orchestre national d’Île-de-France est résident à la Philharmonie de Paris.

Depuis 2016, une série d’enregistrements est parue chez NoMadMusic : Bel canto amore mio (2016), un album consacré à Manuel de Falla (2017), La Bien-Aimée de Darius Milhaud et L’Oiseau de feu d’Igor Stravinski (2018), Ludwig, un album consacré à Beethoven avec le pianiste Cédric Tiberghien (2018) et un autre dédié à Gustav Mahler avec le baryton Markus Werba (printemps 2019). L’Orchestre est fréquemment l’invité de prestigieux festivals en France et à l’étranger. Créé en 1974, l’Orchestre national d’Île-de-France est financé par le conseil régional d’Île-de-France et le ministère de la Culture.

Écoutez l’Orchestre sur orchestre-ile.com

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Case Scaglione Directeur musical et chef principal

Le chef d’orchestre américain Case Scaglione est directeur musical et chef principal de l’Orchestre national d’Île-de-France depuis le début de cette saison 2019.20. Case Scaglione est également chef principal du Württembergisches Kammerorchester Heilbronn (Allemagne). Case Scaglione a été chef associé au New York Philharmonic Orchestra et directeur musical du Young Musicians Foundation Debut Orchestra à Los Angeles. Il est diplômé du Cleveland Institute of Music et du Peabody Institute où il a étudié auprès de Gustav Meier. À l’Académie de direction d’Aspen, où il reçoit le Prix James Conlon, il a étudié auprès de David Zinman. En Europe, Case Scaglione a dirigé le Scottish Chamber Orchestra, des orchestres symphoniques de l’Ulster, RTE de Madrid, des Flandres, de Lucerne, des orchestres philharmoniques du Luxembourg, de Bruxelles et Brno.

Case Scaglione a dirigé le Württembergisches Kammerorchester Heilbronn au Concertgebouw d’Amsterdam, au Musikvereign de Vienne et à la Herkulesaal de Munich et enregistré avec l’ensemble les Six Symphonies (d’après les Métamorphoses d’Ovide) de Carl Ditters von Dittersdorf. En Amérique du Nord, Case Scaglione a dirigé le New York Philharmonic et les orchestres symphoniques de San Francisco, Houston, Dallas, Detroit, Phoenix, San Diego et Baltimore. En Asie, il est un invité régulier de l’Orchestre philharmonique de Hong-Kong, et s’est produit à la tête des orchestres symphoniques de Shanghai, Canton et de l’Orchestre philharmonique de Chine. Case Scaglione collabore régulièrement avec des solistes de renom tels que Joshua Bell, Yulianna Avdeeva, Jean-Efflam Bavouzet, Behzod Abduraimov et Khatia Buniatishvili.

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LUCIE LEGUAY, CHEFFE ASSISTANTE Propos recueillis par Corinne Schneider, juillet 2019

Afin de favoriser l’insertion professionnelle de jeunes chefs d’orchestre, les orchestres nationaux de Lille, Picardie et d’Île-de-France ont nommé Lucie Leguay au poste de cheffe assistante des trois formations. Vous avez vingt-neuf ans et vous venez, coup sur coup, de remporter sur concours, tout d’abord le poste de cheffe-assistante de l’Orchestre national de Lille, de l’Orchestre de Picardie et de l’Orchestre national d’Île-de-France (janvier 2019), puis celui de cheffe-assistante de l’Ensemble Intercontemporain (juin 2019) : quel a été votre parcours musical jusque-là ? Je suis originaire de Lille. J’ai intégré le conservatoire de ma ville natale à six ans, mais je jouais déjà du piano depuis ma toute petite enfance : j’ai commencé à trois ans. Après Lille, j’ai continué le piano en région parisienne au conservatoire de Saint-Maur-des-Fossés. J’étais en même temps déjà attirée par la direction d’orchestre, depuis mes quinze ans. Je me souviens très bien comment cela m’est venu. Au cours d’un stage d’été, c’était à Guérande, j’ai joué au sein de l’orchestre depuis mon piano, et ce contact avec l’ensemble des musiciens, au cœur de l’orchestre, a été une révélation. Mais j’ai réellement commencé à travailler la direction d’orchestre à dix-huit ans 76

auprès de Jean-Sébastien Béreau : c’est lui qui m’a formée. Je suis alors revenue à Lille pour intégrer le Pôle supérieur où j’ai obtenu un DNSPM en piano tout en suivant les cours d’écriture, d’orchestration et d’analyse musicale pour parachever ma formation technique. Après dix années passées auprès de Jean-Sébastien Béreau, je suis allée étudier avec Aurélien Azan Zielinski à la Haute École de Musique de Lausanne où la classe de chant est fantastique ; j’ai beaucoup travaillé avec les chanteurs là-bas et j’ai ainsi pu approfondir le répertoire de l’opéra. J’ai obtenu mon master à Lausanne l’année dernière et me suis aussi faite remarquée au premier « Tremplin Jeunes cheffes d’orchestre » organisé par la Philharmonie de Paris en novembre 2018. C’est une initiative formidable ! Suite à ce « Tremplin », qui porte vraiment bien son nom, j’ai obtenu de nombreux engagements, notamment avec Les Siècles, l’Orchestre national des Pays de la Loire, l’Orchestre national de Lyon, l’Orchestre symphonique de Bretagne, l’Opéra de Toulon… Et je viens donc de remporter ce concours de cheffe-assistante qui m’amène aujourd’hui à travailler avec les musiciens de l’Orchestre national d’Île-de-France. Peut-on dire que vous menez aujourd’hui une double carrière de pianiste et de cheffe, ou bien votre activité de cheffe l’a-t-elle emporté ? Ma carrière de cheffe commence à l’emporter depuis quelques années. Je suis au piano lorsque j’accompagne des chanteurs ou des instrumentistes et je continue bien sûr à travailler mes partitions d’orchestre depuis le piano. Je ne mène pas une double carrière : je n’ai aujourd’hui plus du tout le temps de donner des concerts au piano. Mais dès que je peux, je le fais, lorsque des amis veulent jouer et faire de la musique de chambre. Je ne veux pas perdre le contact direct avec mon instrument.


Avec quel répertoire êtes-vous venue à la direction d’orchestre ? La première fois que j’ai dirigé, c’était la Deuxième symphonie de Beethoven, et je me rappelle très bien de cette toute première expérience car je suis gauchère et il m’a fallu changer immédiatement de bras pour diriger ! Je sentais la musique, j’avais envie de transmettre des idées, mais techniquement avec ma main gauche c’était impossible ! Ensuite auprès de Jean-Sébastien Béreau, j’ai bien sûr abordé beaucoup de répertoire, symphonique mais aussi lyrique ; chaque année un opéra, dont Carmen de Bizet et Eugène Onéguine de Tchaikovski. Que de souvenirs en stages d’été avec lui, au Portugal, où j’ai dirigé La Mer de Debussy, La Valse de Ravel, la Symphonie fantastique de Berlioz, ma toute première expérience avec très grand orchestre. Quel sens donnez-vous à votre rôle de cheffe-assistante ? Le rôle du chef-assistant est très large et comprend plusieurs missions qui dépendent bien sûr directement des directeurs musicaux des orchestres. Le chef-assistant est d’abord et avant tout la deuxième oreille du chef d’orchestre principal. Il peut être en cabine, en coulisse, dans la salle, pour donner un retour au chef sur les équilibres entre les pupitres ; il peut être amené à corriger le matériel d’orchestre, travailler avec le bibliothécaire, parfois même réécrire des partitions, faire des collages, des montages… Il doit bien sûr connaître parfaitement les répertoires pour pouvoir remplacer le chef principal au pied levé au cas où il ait un problème. Il faut des qualités très différentes : le chef-assistant doit avant toute chose être très flexible, très souple. Je vais également beaucoup apprendre en observant ce que les différents directeurs musicaux font au sein de chaque orchestre. Au sein des différentes administrations, je serai également amenée à participer à leurs côtés à la programmation musicale. Être cheffe-assistante est une position parfaite à la fin des études, avant d’être à la tête d’un orchestre important, un poste qui permet à la fois d’observer et d’être actrice à différents niveaux, pour bien comprendre le fonctionnement des différentes structures. Je vais travailler pour la première fois avec Case Scaglione et les musiciens de l’Orchestre national d’Île-de-France à partir du mois d’août à l’occasion du Festival Berlioz de La Côte-SaintAndré, juste avant notre grande rentrée !

Les mentalités changent en ce moment en France et sont plus propices à la programmation et à l’accueil concernant les femmes cheffes d’orchestre : quelles sont les différences que vous pouvez observer sur ce point entre la France et d’autres pays que vous connaissez ? Il y a beaucoup plus d’initiatives concernant les femmes cheffes d’orchestres aux États-Unis, par exemple à l’occasion de concours ou de master-classes exclusivement réservés aux femmes. Lorsque je suis entrée en master de direction à la haute École de musique de Lausanne, j’étais la seule fille de ma classe ; et aujourd’hui, dans cette même classe, il y a autant de filles que de garçons… Les choses changent peu à peu. En France, c’est vraiment très très récent. Cela fait très peu de temps, je dirais deux ou trois ans à peine, mais en effet cela change. Quant aux mentalités, elles sont encore assez archaïques… une femme devant un orchestre surprend encore aujourd’hui en France… Évidemment, je suis favorable à ce que cela bouge : il faut travailler à cette meilleure visibilité des talents féminins, mais il faut également faire attention à l’excès inverse : je suis pour l’égalité de traitement, mais je ne suis pas forcément pour la discrimination positive. Qu’est-ce qui vous attire le plus dans le métier de cheffe d’orchestre ? Quand j’ai commencé la direction d’orchestre, ce qui me motivait le plus était le répertoire musical et bien sûr aussi la force de la sonorité de l’orchestre. Et au fur et à mesure des années, c’est la rencontre avec les musiciens qui me passionne le plus. L’orchestre est une micro-société : j’aime les gens, j’aime le groupe, j’aime partager ! J’ai vraiment l’impression d’avoir trouvé ma place par rapport à ce que j’ai envie de faire artistiquement. Ce qui me passionne dans ce métier-là, c’est de rencontrer des musiciens différents tous les jours, de nouvelles familles, aller à la rencontre des nationalités et des cultures. Il faut réussir à créer en quelques jours une atmosphère une confiance, le plus souvent sans avoir à parler, mais uniquement par le geste musical. Ce qu’il y a de plus beau dans ce métier-là, c’est l’expérience humaine, que j’ai sous-estimée pendant mes études, sans savoir à quel point cette dimension serait aussi forte. C’est un métier magique !

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LES MUSICIENS (de gauche à droite et de haut en bas. en grisé, les musiciens qui ne figurent pas dans la galerie)

Premiers violons supersolistes Ann-Estelle Médouze Alexis Cardenas, co-soliste Violons solos Stefan Rodescu Bernard Le Monnier Violons Flore Nicquevert, cheffe d’attaque Domitille Gilon, cheffe d’attaque, co-soliste Maryse Thiery, 2nd solo Yoko Lévy-Kobayashi, 2nd solo Virginie Dupont, 2nd solo Grzegorz Szydlo, 2nd solo Jérôme Arger-Lefèvre Marie-Claude Cachot Marie Clouet Émilien Derouineau Isabelle Durin Sandra Gherghinciu Bernadette Jarry-Guillamot Marie-Anne Pichard-Le Bars Mathieu Lecce Laëtitia Martin Delphine Masmondet Julie Oddou Laurent-Benoît Ostyn Marie-Laure Rodescu Pierre-Emmanuel Sombret Justine Zieziulewicz

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Altos Renaud Stahl, 1er solo Benachir Boukhatem, co-soliste David Vainsot, 2nd solo Ieva Sruogyte, 2nd solo Sonia Badets Raphaëlle Bellanger Claire Chipot Frédéric Gondot Muriel Jollis-Dimitriu Guillaume Leroy Lilla Michel-Peron François Riou Violoncelles Natacha Colmez-Collard, 1er solo Raphaël Unger, co-soliste Bertrand Braillard, 2nd solo Jean-Marie Gabard, 2nd solo Renaud Déjardin Frédéric Dupuis Élisa Huteau Camilo Peralta Anne-Marie Rochard

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Violoncelles (suite) Bernard Vandenbroucque Contrebasses Philippe Bonnefond, 1er solo Pauline Lazayres, co-soliste Pierre Maindive, 2nd solo Jean-Philippe Vo Dinh, 2nd solo Florian Godard Pierre Herbaux Robert Pelatan Flûtes Hélène Giraud, 1er solo Sabine Raynaud, co-soliste Justine Caillé Piccolo Nathalie Rozat Hautbois Jean-Michel Penot, 1er solo Jean-Philippe Thiébaut, co-soliste Hélène Gueuret Cor anglais Marianne Legendre Clarinettes Jean-Claude Falietti, 1er solo Myriam Carrier, co-soliste Clarinette basse Benjamin Duthoit Petite clarinette Vincent Michel

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Bassons Frédéric Bouteille, 1er solo Henri Lescourret, co-soliste Gwendal Villeloup Contrebasson Cyril Exposito Cors Robin Paillette, 1er solo Tristan Aragau, co-soliste Annouck Eudeline Marianne Tilquin Jean-Pierre Saint-Dizier Trompettes Yohan Chetail, 1er solo Nadine Schneider, co-soliste et cornet solo Daniel Ignacio Diez Ruiz Pierre Greffin Trombones Patrick Hanss, 1er solo Laurent Madeuf, 1er solo Sylvain Delvaux Matthieu Dubray Contretuba / tuba-basse André Gilbert Timbales Florian Cauquil Percussions Georgi Varbanov, 1er solo Pascal Chapelon Harpe Florence Dumont

B  iographies des musiciens sur orchestre-ile.com

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L’ÉQUIPE Conseil d’administration Bureau Présidente Florence Portelli Trésorier Hervé Burckel de Tell Membres Valérie Pécresse, présidente du Conseil régional d’Île-de-France Florence Portelli, vice-présidente en charge de la culture du Conseil régional d’Île-de-France Michel Cadot, préfet de Paris et de la Région Île-de-France Laurent Roturier, directeur de la Direction Régionale des Affaires Culturelles Xavier Adenot Luc Carvounas Didier Cormier Jean-Lin Lacapelle Béatrice Lecouturier Muriel Guenoux Jonathan Kienzlen Jean-Pierre Le Pavec Céline Malaisé Anne Poursin Stéphane Werchowski Direction Fabienne Voisin, directrice générale Alexis Labat, administrateur Sophie Decroix, assistante de direction Programmation Anne-Marie Clec’h, conseillère artistique Production Production des concerts Alice Nissim, responsable de la production Xavier Bastin, chargé de production Diffusion des concerts Adeline Grenet, responsable de la diffusion Action culturelle Vanessa Gasztowtt, responsable de l’action culturelle et de la programmation jeune public Violaine Daly-de Souqual, adjointe à la responsable de l’action culturelle Jeanne Ribeau, chargée de l’action culturelle Margot Didierjean, chargée de l’action culturelle

Bibliothèque Lucie Moreau, bibliothécaire Régie Stéphane Darmon, délégué général du personnel artistique François Vega, directeur technique Bernard Chapelle, régisseur général Didier Theeten, régisseur-adjoint Jean Tabourel, régisseur technique Stéphane Borsellino, Stéphane Nguyen Phu Khai régisseurs du parc instrumental Abdelhamid Abdallah, stagiaire Communication et relations publiques Emmanuelle Dupin, responsable de la communication Mélanie Chardayre, chargée des éditions et responsable Internet Audrey Chauvelot, chargée des relations publiques et des partenariats Consuelo Nascimento, assistante de communication et des relations publiques Comptabilité Isabelle Rouillon, responsable comptable Christelle Lepeltier, assistante comptable + Corinne Schneider, rédaction des textes musicologiques Médiateurs Viviane Dourlens, Marc Dumont, Adèle Gornet, Tristan Labouret, Claire Paolacci, Emmanuel Reibel, Camille Villanove, musicologues Presse Ludmilla Sztabowicz ludmilla.sztabowicz@wanadoo.fr Conception graphique Belleville Site internet Christian Porri / Tamanta Famiglia Omer Pesquer, Lucas Sifoni  


LE STUDIO Un grand studio modulaire aux portes de Paris

Inauguré en octobre 2018 par Valérie Pécresse, présidente de la Région Île-de-France, en présence de Florence Portelli, présidente de l’Orchestre, Agnès Evren, alors vice-présidente du Conseil régional d’Île-de-France en charge de la Culture et de Gabriel Yared, compositeur et parrain, le Studio accueille des professionnels de la musique pour enregistrer dans des conditions optimales. L’équipement a été imaginé et conçu par une équipe d’experts, des espaces uniques, acoustiquement ont été rénovés pour une prise de son claire et précise, le savoir-faire d’un orchestre symphonique permet une interprétation exceptionnelle.

ILS EN PARLENT « L’acoustique est claire et précise ; c’est un lieu inspirant, qui manquait cruellement dans la région ! » Hannelore Guitet, directrice artistique NoMadMusic

ÇA TOURNE ! Minuscule 2 Durant la saison 18.19 a été enregistrée au Studio la bande originale du film d’animation Minuscule 2 de Thomas Szabo et Hélène Giraud. La saga qui met en scène la vie des coccinelles et des fourmis, sortie le 30 janvier 2019, a nécessité une semaine complète d’enregistrement pour l’Orchestre dirigé par la compositeur Mathieu Lamboley. Le Voyage du Prince En mai 2019 a également été enregistrée la bande originale du film d’animation du Voyage du Prince (musique de Christophe Héral) réalisé par Jean-François Laguionie.

T  outes les infos sur orchestre-ile.com, onglet Le Studio 

« Un grand orchestre qui, par sa qualité et sa volonté de se surpasser, permet la création de couleurs musicales exceptionnelles ! » Florent Ollivier, directeur artistique Deutsche Grammophon « Simplicité, calme et concentration, tous les ingrédients sont réunis pour faire de la musique sereinement. » Quatuor Ardeo « D’excellents musiciens investis avec un son d’ensemble rare. » Mathieu Lamboley, compositeur 83


LE PARC INSTRUMENTAL Un parc riche de plus de 3 000 instruments à la location

Le Parc instrumental de l’Orchestre national d’Île-de-France a pour mission de faciliter les manifestations musicales en Île-de-France, favoriser la diffusion de la musique contemporaine et d’être au service des collectivités territoriales, des milieux culturels et associatifs, ainsi que des musiciens de la région. Le Parc instrumental de l’Orchestre national d’Île-de-France contribue ainsi à plus de 500 manifestations par an (concerts, répétitions, cours, master classes...). Il s’adresse aux municipalités, communautés d’agglomération, communautés de communes, conservatoires et écoles de musique, ensembles instrumentaux ou vocaux professionnels ou amateurs, organisateurs de concerts (théâtre, festival, association...), structures culturelles et aux particuliers.

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CONTACT Stéphane Borsellino / Stéphane Nguyen Phu Khai, régisseurs 01 48 58 06 61  leparcinstrumental@orchestre-ile.com

G  lockenspiels, cloches birmanes, clavecins, caxixi, crécelles… le détail des instruments à retrouver sur orchestre-ile.com 


NOS ACTIONS

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ACTION CULTURELLE

À l’Orchestre national d’Île-de-France, nous sommes convaincus que l’accès à la culture pour toutes et tous est primordial. Nous militons pour transmettre la musique symphonique au travers de projets éclectiques imaginés autour de la programmation de l’Orchestre. Nous croyons intensément aux vertus pédagogiques de cet art. Nous nous engageons à partager notre passion auprès de tous les publics. Reconnu pour son engagement et sa créativité en matière d’actions culturelles, l’Orchestre national d’Île-de-France ne cesse d’enrichir son offre en faveur du jeune public, mais aussi de tous les publics (éloignés, empêchés, adultes, scolaires, familles…).

VENEZ JOUER AVEC NOUS ! Académie d’orchestre ouverte aux étudiants de conservatoires d’Île-de-France et aux musiciens amateurs Concert le 30 mai à l’Opéra de Massy

R  enseignements sur orchestre-ile.com

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NOS ACTIONS CULTURELLES : DE 0 À 101 ANS De la découverte de la musique symphonique et de l’orchestre à la pratique artistique, l’Orchestre ne cesse chaque saison d’enrichir son offre d’actions culturelles. De quoi développer la sensibilité de tous au monde sonore et de découvrir des notions que sont le geste musical, l’expressivité, l’écoute, la création, la pratique collective. Cette saison encore, des conférences sur tous nos concerts sont proposées, des ateliers de composition, de pratiques collectives (percussions corporelles, chant…) sont expérimentés, des master classes et académies d’orchestre sont organisées. Des récréations musicales sont proposées aux jeunes enfants pendant les concerts des dimanches après-midi : écoute, jeux musicaux pour découvrir et s’émouvoir de la musique. Pendant ce temps, les parents peuvent profiter pleinement du concert. Nous intervenons dans les établissements scolaires, de la maternelle au supérieur, dans les centres de loisirs, dans les établissements de santé, les centres pénitenciers, dans le champ social, et bien sûr dans les théâtres et centres culturels de nos partenaires.


LA MUSIQUE DANS LES LYCÉES !

ET AUSSI 

Signe d’une politique de grande ampleur initiée par le Conseil régional d’Île-de-France, l’Orchestre poursuit son action de sensibilisation de l’univers symphonique à destination des lycéens franciliens. La saison dernière, 72 lycées et plus de 24 000 élèves ont rencontré et échangé avec les musiciens et ont écouté l’Orchestre.

Parmi la multitude d’actions proposées tout au long de la saison, l’équipe de l’action culturelle de l’Orchestre imagine :

Cette saison, l’Orchestre multiplie ses actions à l’égard de ces jeunes lycéens franciliens : parcours d’éducation artistique et culturelle valorisant les spécialités enseignées, découverte des métiers autour de celui du musicien grâce au parcours « Entrer dans la peau d’un professionnel du spectacle ». Les répétitions générales à la Philharmonie de Paris seront à nouveau ouvertes, ainsi que des concerts commentés pour découvrir plus en profondeur une œuvre musicale, des parcours de découverte de l’Orchestre avec des ateliers, des concerts-rencontres dans les établissements seront au programme. La transmission reste au cœur des préoccupations de l’Orchestre avec des projets menés en collaboration avec des écoles d’enseignement supérieur et les universités, en vue d’accompagner les étudiants dans leur parcours de professionnalisation.

Chantons avec l’Orchestre : une aventure musicale unique pour un chœur d’amateurs. L’Orchestre tient particulièrement à ce projet participatif « Chantons avec l’Orchestre » où jeunes amateurs et professionnels se partagent brillamment la scène. Le temps d’un concert, des choristes amateurs, jeunes ou moins jeunes, chantent, accompagnés par l’Orchestre, une œuvre musicale. Le tout forme un véritable spectacle avec une interprétation enthousiaste et professionnelle ! Pour cela, pendant toute l’année scolaire, une préparation intensive est menée dans les classes participantes. Travail régulier, répétition avec la cheffe de chœur puis répétitions avec l’Orchestre avant la représentation s’enchainent. En 2019.20, les élèves de neuf à douze ans vont interpréter des Fables de La Fontaine mis en musique par différents compositeurs d’aujourd’hui. Un programme gai et rassembleur.

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PAROLES DE LYCÉENS, APRÈS AVOIR ASSISTÉ À UNE RÉPÉTITION GÉNÉRALE DE L’ORCHESTRE « J’ai adoré cette magnifique prestation. C’était remarquable. C’est la première fois que j’assiste à un concert classique et je suis époustouflée, émue carrément. C’était impressionnant et parfait ! » « J’ai vraiment beaucoup aimé cette répétition ! Cela m’a vraiment donné envie de revenir. Les artistes sont très talentueux, et la musique est magnifique et apaisante. Une incroyable expérience ! Bravo à tous les artistes et merci de nous avoir permis de vivre cette expérience. » « Une répétition formidable et entrainante avec beaucoup d’émotions, de l’agressivité, de l’apaisement et surtout une mélodie magnifique et des musiciens talentueux qui donnent envie d’être écoutés encore et encore… »

ZOOM SUR LE PARCOURS « ENTRER DANS LA PEAU D’UN PROFESSIONNEL DU SPECTACLE » En passant par toutes les étapes de réalisation d’un concert, les lycéens ont pu découvrir les métiers de la vie de l’Orchestre et organiser leur propre concert dans leur établissement avec des musiciens de l’Orchestre national d’Île-de-France. Un réel défi qui a ravi les élèves et professeurs !

Retours d’impressions des élèves de seconde de la classe option « Arts du son », lycée Mozart du Blanc-Mesnil « L’étape de l’organisation du concert que j’ai préférée est la rencontre avec l’orchestre parce que j’ai pu découvrir le fonctionnement d’un orchestre. » « L’étape de l’organisation du concert que j’ai préférée est l’installation parce que nous mettons notre cœur à l’ouvrage et nous mettons tout en œuvre pour que tout se passe bien. » « L’étape de l’organisation du concert que j’ai préférée est de gérer le site parce que ça m’a aidé à devenir un peu plus responsable. » « Le public que j’aimerais inviter à mon concert serait les Blancs-Mesnilois parce que ça serait bien d’en faire profiter tout le monde. »

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Retour sur un atelier de composition Les élèves de la classe de première « Agent Polyvalent de Restauration » du lycée Anatole France, à Colombes, ont réalisé un enregistrement webradio de leur composition, après avoir travaillé sur le thème de la femme avec une violoniste de l’Orchestre national d’Île-de-France, en lien avec le concert « Liberté ! ». Chacun a pu dépasser ses appréhensions, s’affirmer, trouver sa place et participer. Le groupe a appris à vivre ensemble, à se connaître, à proposer, à créer dans le plaisir une œuvre commune et à en parler en réalisant un reportage radio.

À  écouter sur https://bit.ly/2XF3VJh

NOUVEAU ! Des ateliers pour les moins de 3 ans !

Accompagnez un tout-petit dans sa découverte de l’univers musical Cette saison, la Maison de l’Orchestre ouvre pour la première fois ses portes aux 0–3 ans. Encadrés par notre équipe chargée de l’action culturelle, des ateliers adaptés aux tout-petits proposeront aux enfants et aux adultes qui les accompagnent différentes formules et thématiques autour de la musique et de l’orchestre : ateliers d’éveil musical, découverte des instruments, lecture musicale, fabrication d’instruments… Du sur-mesure pour les petites oreilles qui pourront découvrir, s’étonner et s’émerveiller de ces premiers contacts avec la musique classique ! Durée des ateliers 30 minutes / Tarif 5 € Ateliers uniquement pour les enfants accompagnés d’un adulte Réservations et billetterie 01 43 68 76 00 Maison de l’Orchestre 19, rue des Écoles – 94 140 Alfortville

Calendrier des activités 0–3 ans disponible sur orchestre-ile.com

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MARMITONDIF La web série pour exciter oreilles et papilles Un éclairage instructif et vitaminé sur les œuvres de la saison !

Marmitondif, notre web série ludique et éducative, entame sa troisième saison. Dans cet opus 3, Corinne Schneider, musicologue et productrice à France Musique, est toujours accompagnée de notre régisseur aux multiples talents : Bernard Chapelle ! Comme à leur habitude, ils délivrent de façon enthousiaste et décalée des clés d’écoute, repères musicologiques et anecdotes sur les œuvres et les compositeurs programmés dans la saison. Autrement dit, comment parler de musique avec humour et pédagogie et vous donner envie de venir écouter l’Orchestre en 3 minutes chrono ! Les Tableaux d’une exposition de Moussorgski orchestré par Ravel, le Concerto pour piano n° 1 de Mozart, le Concerto pour piano n° 2 de Chopin ou encore la Rhapsodie sur un thème de Paganini de Rachmaninov n’auront plus de secret pour vous…

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Marmitondif (saisons 1 et 2), web série réalisée par Laurent Sarazin (Imaginé productions)

Les deux premières saisons sur la chaîne YouTube de l’Orchestre


L’ORCHESTRE EN RÉSIDENCE L’Orchestre national d’Île-de-France poursuit ses résidences en Île-de-France, et ce afin de continuer à porter la musique symphonique à tous les franciliens.

TERRITOIRE GRAND PARIS SUD-EST AVENIR Après Alfortville, Bonneuil-sur-Marne et le bal de Grosbois, la résidence se poursuit au cœur du territoire Grand Paris Sud-Est Avenir, en association avec la MAC de Créteil pour la saison 2019.20. Plusieurs concerts symphoniques sont programmés sur le territoire. Des musiciens de l’Orchestre participeront également à l’inauguration de nouveaux lieux de stationnement de la médiathèque mobile à l’automne prochain.

QUELQUES TEMPS FORTS Le Sacre

• Espace Jean-Marie Poirier, Sucy-en-Brie Dimanche 17 novembre à 17 h

Années folles

• Le POC ! Alfortville Vendredi 6 décembre à 20 h 30 • Salle Gérard Philippe, Bonneuil-sur-Marne Dimanche 8 décembre à 17 h

Ange et démons

• Maison des Arts et de la Culture, Créteil Mardi 19 mai à 20 h

Concerts de musique de chambre • Le POC !, Alfortville Samedi 12 octobre à 17 h Samedi 11 janvier à 17 h Samedi 16 mai à 17 h • Ferme de Monsieur, Mandres les Roses Mercredi 16 octobre vers 18 h

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L’ORCHESTRE PREND SES QUARTIERS AU CHÂTEAU DE NANTEAU-SUR-LUNAIN ! Aujourd’hui, l’Orchestre national d’Île-de-France, dont la mission est de jouer partout et pour tous sur le territoire, souhaite étendre son activité aux zones rurales de la région en s’appuyant sur des partenariats riches avec des acteurs locaux. C’est dans cette perspective qu’a eu lieu le 15 juin 2019 le premier concert de l’Orchestre au Château de Nanteau-sur-Lunain en partenariat avec le COS CRPF, l’organisme de réadaptation professionnelle et de formation pour personnes en situation de handicap. Le public varié était constitué non seulement de stagiaires et de résidents du lieu, mais aussi de public extérieur à l’établissement. Le concert a été suivi d’un moment convivial au cours duquel les musiciens et les spectateurs ont pu échanger sur la représentation dans un cadre magnifique. Certains stagiaires en formation au COS CRPF ont été sollicités pour assurer la sécurité. De cette belle rencontre humaine et artistique, l’Orchestre national d’Île-de-France et le COS CRPF souhaitent poursuivre leur collaboration les saisons à venir. Un prochain concert au Château aura lieu le samedi 13 juin 2020. D’autres projets sont en cours de réflexion, parmi lesquels des projets participatifs avec les stagiaires du COS et les résidents de la MAS, et des projets inclusifs avec les enfants de la communauté de commune de Morêt Seine et Loing.

COS CRPF de Nanteau-sur-Lunain La Fondation COS Alexandre Glasberg abrite à Nanteau-sur-Lunain le COS CRPF, organisme de réadaptation professionnelle et de formation pour personnes en situation de handicap, et la MAS, maison d’accueil spécialisée pour personnes en situation de grand handicap et dépendance. Le COS CRPF propose des formations en optique-lunetterie, informatique, infographie, sécurité et tertiaire. Le centre est un lieu d’expérimentations et d’innovations, dans les secteurs de la formation professionnelle, du handicap, du social, du sport et de la culture. De nombreux projets sont proposés aux stagiaires et aux résidents pour pouvoir s’exprimer et reprendre confiance en eux.

Nous sommes toujours curieux de découvrir, et de jouer, dans de nouveaux lieux atypiques. Contactez-nous !

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ARTISTES EN RÉSIDENCE Pour cette saison 19.20, le compositeur Guillaume Connesson et le violoncelliste Victor Julien-Laferrière sont artistes en résidence à l’Orchestre national d’Île-de-France.

Guillaume Connesson compositeur

Compositeur de Timouk, spectacle en famille proposé en novembre et décembre 2019, et d’Eiréné, œuvre au programme de notre concert Le Sacre (novembre 2019). Guillaume Connesson est également le parrain du concours de composition Île de créations 2019. Guillaume Connesson, né en 1970, est actuellement l’un des compositeurs français les plus joués dans le monde. Des commandes sont à l’origine de la plupart de ses œuvres (Royal Concertgebouw Orchestra, Philadelphia Orchestra, Orchestre national de France...) ainsi Pour sortir au jour commande du Chicago Symphony Orchestra (2013) ou Les Trois Cités de Lovecraft (co-commande du Netherlands Philharmonic Orchestra et de l’Orchestre national de Lyon). Par ailleurs, sa musique est régulièrement interprétée par de nombreux orchestres (Brussels Philharmonic, Orchestre national de France, National Symphony Orchestra, Cincinnati Symphony Orchestra, BBC Symphony Orchestra...).

Guillaume Connesson remporte deux Victoires de la Musique, en 2015 et en 2019, ainsi que le Grand Prix de la Sacem en 2012. Sa discographie comprend entre autres deux monographies de musique de chambre et trois monographies symphoniques chez Deutsche Grammophon. La première, Lucifer, et la troisième, Lost Horizon, ont obtenu le Choc Classica. La deuxième, Pour sortir au jour, a reçu de nombreuses récompenses critiques comme le Diapason d’Or de l’année ainsi que le Choc Classica de l’année. ​ Après des études au Conservatoire national de Région de Boulogne-Billancourt (sa ville natale) et au Conservatoire national de Paris, il remporte des premiers prix de direction de chœur, histoire de la musique, analyse, électro-acoustique et orchestration. Depuis 1997, il est professeur d’orchestration au Conservatoire à rayonnement régional d’Aubervilliers-La Courneuve. ​ Cette saison, la musique de Guillaume Connesson sera jouée à Paris (dont la création de l’opéra Les Bains Macabres au Théâtre de l’Athénée), Lyon, Nancy, Bruxelles, Bâle, Dessau, Arnhem, Toronto, Montréal, Saint-Louis, Houston, Indianapolis… Entretien avec Guillaume Connesson page 32.

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Victor Julien-Laferrière violoncelliste

Jeune violoncelliste, Victor Julien-Laferrière sera soliste lors de nos concerts Un air de printemps (mars 2019) et Clara, Fanny & Ruth. Il créera l’œuvre lauréate du concours de composition Île de créations 2019.

Netherlands Philharmonic Orchestra / Alexander Joel, Orquesta Sinfónica nacional de Colombia / Olivier Grangean, Orchestre national de Montpellier / Michele Gamba, Orchestre national de Lille / Jean-Claude Casadesus.

Vainqueur du premier prix au concours Reine Elisabeth à Bruxelles en 2017 lors de la première édition consacrée au violoncelle, Victor JulienLaferrière obtient également en 2012 le premier prix au Concours international du Printemps de Prague. Il remporte la Victoire de la Musique classique 2018 dans la catégorie « Soliste Instrumentiste de l’Année ».

Il est par ailleurs l’invité du Concertgebouw d’Amsterdam, Philharmonie de Paris, Cello Biennale d’Amsterdam, Chapelle Musicale Reine Elisabeth, Philharmonie d’Essen, Théâtre des Champs-Élysées, Louisiana Museum de Copenhague, KKL de Lucerne, Tonhalle de Zurich, Auditorium du Louvre, Palais des Beaux-Arts à Bruxelles, Phillips Collection à Washington, Fondation Louis Vuitton, des festivals du Printemps de Prague, MecklenburgVorpommern, Kuhmo, Gstaad, du Copenhagen Summer Festival, Klavier Festival Ruhr, Rheingau Musik Festival, des Folles Journées de Nantes et Tokyo, des festivals de Pâques de Deauville et d’Aix-en-Provence...

Il débute le violoncelle avec René Benedetti puis étudie avec Roland Pidoux au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris, Heinrich Schiff à l’Université de Vienne et Clemens Hagen au Mozarteum de Salzbourg. Parallèlement, il prend part de 2005 à 2011 à l’International Music Academy Switzerland de Seiji Ozawa. En 2018 et 2019, Victor Julien-Laferrière est l’invité des Royal Concertgebouw Orchestra / Valery Gergiev, Orchestre national de France / Emmanuel Krivine, RTÉ Orchestra Dublin/Nathalie Stutzmann, Orchestre du Capitole de Toulouse / Tugan Sokhiev, Orchestre national de Belgique / Maxim Emelyanychev, Orchestre national d’Île-de-France / James Feddeck, Brussels Philharmonic Orchestra / Jiri Rozen, Nordwestdeutsche Philharmonie / Yves Abel, Orchestre de Chambre de Paris / David Reiland, Orchestre de Chambre de Lausanne / Joshua Weilerstein, I Pomeriggi Musicali de Milan / Yusuke Kumehara, Ural Philharmonic / Dmitri Liss,

Il a obtenu de nombreuses récompenses discographiques, notamment le Diapason d’or de l’année 2017 pour son enregistrement en sonate avec le pianiste Adam Laloum. En janvier 2019, il a fait paraitre un album « Schubert » avec le Trio Les Esprits chez Sony Music. À l’automne 2019 paraît un disque de sonates avec le pianiste Jonas Vitaud pour le label Alpha Classics. Victor Julien-Laferrière joue un violoncelle anonyme italien du xviiie siècle et un archet de Dominique Peccate. Entretien avec Victor Julien-Laferrière page suivante.

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ENTRETIEN AVEC VICTOR JULIEN-LAFERRIÈRE, VIOLONCELLISTE EN RÉSIDENCE Propos recueillis par Corinne Schneider, juillet 2019

du temps qui me laisse une chance de faire chaque chose bien, et ne pas me sentir obligé de me spécialiser par souci de qualité. Par exemple, en termes de répertoire, j’essaie vraiment de garder un contact quotidien avec les musiques d’aujourd’hui. Mais dans cette organisation, je tiens aussi à suivre mon instinct et mes poussées d’enthousiasme, et donc à n’être pas toujours trop prudent...

Premier prix du Concours international du printemps de Prague (2012), prix de la Fondation Safran pour la musique (2013), premier Prix du Concours Reine Elisabeth (2017), Victoire de la Musique classique (2018), comment envisagez-vous aujourd’hui, à l’approche de la trentaine, votre carrière de soliste, entre les récitals solistes, le travail de musique de chambre et vos rencontres avec les orchestres ? J’ai toujours envisagé la musique comme un tout, sans jamais sectoriser mes activités, sans penser séparément les différents formats de travail ou de concert. Quand je joue la musique d’un compositeur, je ne fais aucune différence entre les différents rôles que je vais tenir avec ses partitions : pour entrer véritablement dans son langage, il me faut envisager toutes les facettes de son œuvre. Pour moi, il est naturel de jouer la musique de chambre d’un créateur dont je défends par ailleurs le Concerto ; sans cela, il y aurait un manque ! J’ai la chance de pouvoir établir en ce moment une sorte d’équilibre entre toutes ces activités, et j’espère faire perdurer aussi longtemps que possible cette forme d’harmonie : c’est en tout cas dans cette direction que j’entends continuer à travailler, car chacune des facettes de mon métier de musicien se complètent. J’essaie de préserver un emploi 96

Quels sont vos concertos de prédilection, et pour quelles raisons ? En ce moment, je joue en majorité les concertos avec lesquels j’ai grandi. Il s’agit du cœur du répertoire des violoncellistes : les concertos de Haydn, Schumann, Dvořák, Elgar, Lalo, Saint-Saëns… certains concertos russes du xxe siècle. Il y a une certaine logique à jouer d’abord en concert ces œuvres avec lesquelles j’ai déjà du vécu. Cela dit, j’ai hâte de jouer beaucoup d’autres œuvres, par exemple, Tout un monde lointain de Henri Dutilleux que je vais interpréter en public pour la première fois à l’automne 2019, ou le Concerto n° 1 de Martinu l’année d’après. Jouer de nouvelles partitions de cette ampleur m’intéresse beaucoup ; c’est un investissement énorme, mais au rythme d’un ou deux nouveaux concertos par an, je suis très heureux d’agrandir ainsi petit à petit mon répertoire. Nous avons une réserve de concertos pour violoncelle composés au xxe siècle absolument faramineuse… quand on songe par exemple à toutes les œuvres écrites à la demande de Rostropovitch ! Vous allez interpréter le Concerto en mi mineur op. 85 d’Edward Elgar avec les musiciens de l’Orchestre national d’Île-de-France : qu’avez-vous envie de transmettre au public concernant cette œuvre ? Edward Elgar n’a presque rien écrit durant la Première Guerre mondiale. J’ai été très marqué par les récits qui décrivaient le compositeur au moment


de la composition de son Concerto en mi mineur, juste après la guerre : il était dans un état dépressif, touché par un grand nombre de deuils, abattu par les dégâts humains et matériels de ce conflit. Il avait par ailleurs lui-même traversé une période très dure avec des problèmes de santé. Je me sens imprégné de cette noirceur-là, lorsque je me penche sur cette œuvre, pour ensuite tenter de communiquer toute la gamme des sentiments qu’il a déployée dans ce registre-là.

n’est pas forcément une obsession. J’ai eu le plaisir de déjà travailler avec quelques compositeurs français comme Thierry Escaich, Philippe Hersant et Jean-Frédéric Neuburger, et je vais bientôt travailler le Concerto de Kaija Saariaho. De nombreuses œuvres d’une grande qualité ont été créées au cours de ces dernières décennies, mais finalement peu jouées ; je souhaite aussi rejouer ces œuvres nouvelles, contribuer à leur inscription au répertoire, participer à leur longévité.

Quel sens donnez-vous à votre résidence au sein de l’Orchestre national d’Île-de-France ? Le format habituel du travail entre un soliste et un orchestre se résume à une seule et unique rencontre, généralement la veille du concert, puis la répétition générale le matin même, et enfin le concert à proprement parler. Ce format peut être la source de frustrations : on rencontre des musiciens et on aimerait développer avec eux, humainement et musicalement. La résidence permet l’approfondissement des relations, avant toute chose. C’est pour cette raison que je suis très heureux de vivre cette première expérience de résidence. Nous allons tout d’abord jouer plusieurs fois le Concerto d’Elgar ; dans un deuxième temps, ce sera un programme de musique de chambre, pour partager différemment avec quelques musiciens, malheureusement pas assez ! Et enfin, un travail de recherche, de création et de découverte à l’occasion du concours « Île de créations ».

Quels sont les aspects de votre métier qui vous plaisent le plus et pourquoi ? J’ai aujourd’hui le sentiment d’avoir le choix dans une certaine mesure d’une bonne partie du répertoire que je joue, et c’est le fait d’avoir cette liberté qui me donne le plus de motivation et de plaisir. Je suis humainement et musicalement très bien entouré, par des musiciens que j’adore, que je respecte et que j’admire. Ces différentes collaborations me motivent énormément, qu’il s’agisse de mes partenaires de musique de chambre ou des chefs d’orchestre.

Vous allez créer les œuvres des trois finalistes de la 8e édition du concours de composition « Île de créations » ; quel rapport entretenez-vous avec la création musicale d’aujourd’hui ? C’est le troisième volet de ma résidence, et j’ai vraiment hâte de vivre cette expérience car je recherche ce contact quotidien avec les musiques d’aujourd’hui. Nous nous lancerons dans la création des trois jeunes compositeurs qui seront sélectionnés, à un moment de la résidence où nous serons déjà passés par le concerto et la musique de chambre. Ce qui est intéressant dans ce troisième projet, c’est que je vais être associé au processus de création en rencontrant les compositeurs trois ou quatre mois avant le concert. Je m’intéresse beaucoup à la musique d’aujourd’hui en général, mais la commande d’œuvres nouvelles écrites pour moi

Quels sont vos rêves en terme de répertoire et vos souhaits pour les années à venir en ce domaine ? Un de mes rêves (interpréter Tout un monde lointain de Dutilleux) va donc bientôt se réaliser, à l’automne 2019. La Symphonie concertante op. 125 de Serge Prokofiev m’intéresse énormément : je l’ai beaucoup travaillée et j’aimerais à présent la jouer en public. C’est une œuvre insurpassable en terme d’intensité ; le violoncelle est comme propulsé au centre d’une vaste épopée ! Avec appétit, j’ai envie de me plonger dans les Sonates de Beethoven, d’explorer le répertoire avec pianoforte en jouant sur cordes en boyau… Plein, plein, plein de rêves !

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CONCOURS DE COMPOSITION 8e édition

COMPOSER POUR L’ORCHESTRE AUJOURD’HUI Le concours Île de créations créé en 2013 par l’Orchestre national d’Île-de-France donne l’occasion aux jeunes compositeurs d’écrire pour orchestre symphonique. Ce concours s’adresse aux étudiants de toute nationalité, de moins de trente-trois ans ayant suivi un cursus de composition ou d’orchestration en Europe entre 2015 et 2020. Les compositeurs devront écrire une œuvre de dix minutes pour violoncelle solo et orchestre.

JURY Chaque année l’Orchestre national d’Île-de-France convie plusieurs personnalités prestigieuses à former le jury du concours de composition Île de créations. Pour cette 8e édition, l’Orchestre accueillera les compositeurs Guillaume Connesson, parrain de cette édition, Matteo Franceschini et Hèctor Parra.

LA CRÉATION POUR TOUS La finale offrira au public francilien l’occasion de découvrir la pépinière de la création musicale formée en Europe. Chacune des œuvres finalistes sera interprétée par l’Orchestre national d’Île-de-France en public et en présence du jury. Pendant le temps des délibérations du jury, le public découvrira l’univers des compositeurs invités au jury, à travers de courtes pièces interprétées par les musiciens de l’Orchestre national d’Île-de-France. Ce concours permet au public d’être jury le temps d’une soirée, en votant pour son œuvre préférée et ainsi remettre à l’un des compositeurs le « coup de cœur du public 2020 ».

LES GRANDES DATES 4 novembre 2019 Annonce des compositeurs sélectionnés pour la finale 2020 30 avril 2020 — Finale du concours sous la direction de Léo Warynski au Centre des Bords de Marne du Perreux-sur-Marne Violoncelle Victor Julien-Laferrière (voir p. 96) — Remise du prix au lauréat par Musique Nouvelle en Liberté Remise de la récompense pour le coup de cœur du public par les Éditions Durand-Salabert-Eschig / UMPC Printemps 2020 Diffusion de l’œuvre lauréate sur France Musique dans l’émission Création Mondiale Édition de la partition lauréate par les Éditions Durand-Salabert-Eschig / UMPC

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FOCUS CAMILLE PÉPIN Camille Pépin est la lauréate 2015 du concours de composition avec son œuvre Vajrayana. Depuis, Camille est devenue une des compositrices les plus prestigieuses de sa génération ! 3 mars 2015 Vajrayana remporte le Prix du Jury & le Coup de cœur du public au Concours Île de Créations 2015 ; 16 avril 2015 Création de Vajrayana à la Philharmonie de Paris avec l’Orchestre national d’Île-de-France ; mai 2015 Création de Laniakea à l’Auditorium de Lyon avec l’Orchestre national de Lyon & Leonard Slatkin ; 30 novembre 2015 Grand Prix Sacem Musique Symphonique catégorie « jeune compositeur » ; 15 novembre 2017 Remise du Prix d’Encouragement Musique décerné par l’Académie des Beaux-Arts 2018/2019 Résidence à l’Orchestre de Picardie ; 20 juin 2018 Nommée parmi les Trente Éclaireurs de Vanity Fair ; 22 février 2019 Sortie de l’album Chamber Music chez NoMadMusic (Choc Classica, fff Télérama, SuperSonic Pizzicato, Choix de France Musique, Joker Crescendo Magasine) ; 4 au 11 mars 2019 Résidence à la Maison Messiaen. Sans oublier… Joel Järvantausta (2019), Tetsuya Yamamoto (2018), Mathieu Lemennicier (2017), Alex Nante (2016), Adrien Trybucki (2014), Christina Athinodorou (2013)

#REPLAY « Revivez la finale 2019 » — Interview du lauréat 2019 et diffusion de sa pièce dans Création Mondiale d’Anne Montaron sur France Musique. Émission co-construite avec trois élèves du lycée Paul Doumer (Perreux-sur-Marne) — Diffusion de l’intégralité de la finale 2019 dans l’émission Concert du soir d’Arnaud Merlin sur France Musique CONTACT Jeanne Ribeau 01 41 79 39 30 jeanne.ribeau@orchestre-ile.com  out savoir sur nos jeunes compositeurs T sur orchestre-ile.com


DE NOUS À VOUS !


À L’ÉCOUTE ! L’Orchestre à domicile

Mademoiselle Julie Fuchs Sorti en février 2019, Mademoiselle, le nouvel album de Julie Fuchs, un récital d’airs empruntés au répertoire français et italien du xixe siècle, a été enregistré avec l’Orchestre au sein de son Studio sous la direction d’Enrique Mazzola pour Deutsche Grammophone. Rien ne lui résiste ! Elle donne l’impression de tout pouvoir chanter avec une agilité déconcertante, depuis le répertoire baroque jusqu’au bel canto, à la création contemporaine, aux chansons de Barbara, à l’opérette… Nommée Victoire classique de l’année en 2014, Julie Fuchs enchaîne les rôles de premier plan, avec un goût très fort pour les héroïnes des grands opéras italiens. C’est la raison pour laquelle ce programme donne tellement l’impression d’un « sur-mesure ». Elle y réunit les airs de bravoure à la virtuosité incandescente, sans jamais sacrifier l’émotion et la sensibilité. Le Monde disait d’elle récemment à propos de Rossini : « Plus que l’admiration, le plaisir ou même la reconnaissance, ce qui a provoqué la puissante ovation du public, de l’affliction la plus extravagante à une jubilation plus extravagante encore, est l’enthousiasme, au sens étymologique du terme (inspiré par le divin) ». « Enrique Mazzola et l’Orchestre national d’Île-de-France prennent un plaisir manifeste à déployer les longues phrases mélodiques au charme envoûtant dont abondent ce répertoire de la première moitié du xixe siècle. » Classica, Louis Billodeau, mars 2019

Mahler / Bruckner L’Orchestre poursuit sa collaboration avec le label NoMadMusic avec un nouvel opus sorti en mai 2019 consacré à Mahler et Bruckner. Même si beaucoup continuent à les opposer, Gustav Mahler et Anton Bruckner ont en commun d’avoir fait naître des mondes symphoniques immenses à partir de pages intimes, comme si l’universel pouvait prendre son origine dans la touchante et l’émouvante simplicité du « moi ». Avant d’écrire ses neuf symphonies, Gustav Mahler a en effet abordé le genre de la mélodie, au piano et avec orchestre. C’est ainsi qu’il écrit les Lieder eines fahrenden Gesellen (Chants d’un compagnon errant) : un recueil de quatre chants composés en 1880, mais seulement créés en 1896. Plusieurs de ces lieder seront réutilisés comme des mouvements de symphonie, ce qui montre que Mahler ne séparait jamais l’intime et le vocal du grandiose et du symphonique. Avant d’écrire ses neuf grandes symphonies, Anton Bruckner était un organiste autrichien réputé. Il s’essaie timidement à l’écriture de l’orchestre en 1862 en composant ses Vier Orchesterstücke : une marche et trois pièces. Longtemps oubliées, ces pièces furent créées par Franz Moißl le 12 octobre 1924. Léger et souple, son orchestre s’inscrit donc dans la longue tradition viennoise qui prenait sa source dans l’orchestre de Mozart et de Schubert, avant d’explorer des ambitions nouvelles qui donneront à l’orchestre l’image d’un reflet de l’univers ; un univers toujours rempli de couleurs contrastées et de changements d’humeurs.

T  oute notre discographie sur orchestre-ile.com 101


DEVENEZ MÉCÈNE Partageons l’émotion de la musique !

POURQUOI NOUS SOUTENIR ? L’Orchestre est une formation en mouvement perpétuel, bouillonnante, inventive et dynamique. Venez vivre, à nos côtés, l’aventure de l’Orchestre !

SOUTENIR L’ORCHESTRE NATIONAL D’ÎLE-DE-FRANCE, C’EST : Participer au rayonnement de la région Île-de-France, à son développement culturel, économique et touristique L’Orchestre national d’Île-de-France est l’orchestre de tous les Franciliens. Chaque saison, ses 95 musiciens sillonnent notre territoire à la rencontre de tous les publics en proposant des concerts allant du grand symphonique à la musique de chambre, couvrant quatre siècles de musique. 85 000 spectateurs dans une cinquantaine de villes viennent ainsi, chaque année, ressentir l’émotion de la musique et pénétrer dans la magie des sons. Permettre l’accès à la musique symphonique au plus grand nombre L’Orchestre propose un accès à la musique classique à plus de 20 000 jeunes et développe un nombre important d’actions pédagogiques – concerts commentés, ateliers de composition, spectacles musicaux pour enfants, présentations de concert… –, créatives et ludiques adaptées à chaque âge.

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Contribuer à l’émergence de jeunes talents, acteurs de la scène artistique de demain En s’associant au prix annuel Île de créations, organisé depuis 2013, qui distingue un jeune compositeur et une première œuvre de composition sans condition de nationalité, et en favorisant l’accueil en résidence de jeunes artistes. Entreprises et particuliers, inventons un partenariat qui vous ressemble.

PARTICULIERS, DEVENEZ MEMBRE DU CERCLE COSI Partagez votre passion, vivez l’Orchestre ! Soutenez la transmission, la sauvegarde et la diffusion du patrimoine musical ; Encouragez l’accès à l’univers symphonique pour tous ; Participez à la création et la découverte de jeunes artistes ; Contribuez à l’enregistrement symphonique ; Accompagnez les tournées internationales. Et bénéficiez d’avantages exclusifs : Plusieurs niveaux d’adhésion sont proposés. Les membres du Cercle Cosi peuvent bénéficier d’avantages fiscaux et de contreparties exclusives adaptées à leur niveau d’adhésion : invitations et accès privilégié à des rencontres d’artistes, aux coulisses de la Philharmonie, petit-déjeuner avec le directeur musical, avant-premières, CDs…


ENTREPRISES, MÉCÈNES OU PARRAINS Engagez-vous dans une démarche de mécénat avec l’Orchestre afin de : — faire le choix d’une politique de Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE), inventive et performante, en soutenant des projets d’intérêt général à dimension artistique, sociale et/ou pédagogique ; — accompagner de nombreux projets qui nécessitent d’être aidés : concerts symphoniques, tournées en Île-de-France et à l’étranger, création contemporaine, projets éducatifs à destination de publics spécifiques... ; — encourager la rencontre des jeunes – scolaires et étudiants – avec la musique symphonique ; — soutenir l’accès à la musique pour les personnes en difficultés ; — accompagner le développement du Studio ; — contribuer à la restauration d’instruments du Parc instrumental ; — partager l’expérience musicale avec vos salariés à la Maison de l’Orchestre en assistant à un enregistrement de musique de film ou d’un CD dans le Studio, en visitant le Parc instrumental ; — vivre des moments exclusifs dans les coulisses de l’Orchestre.

Plusieurs formules existent : Cercle des entreprises, soutien apporté à un projet particulier, participation à la création du fonds de dotation… Mécénat et parrainage constituent deux types de partenariats qui peuvent être élaborés ensemble : — le mécénat est un soutien matériel ou financier apporté à une œuvre ou à une personne morale pour l’exercice d’activités présentant un intérêt général, sans contrepartie directe de la part du bénéficiaire. Il permet de bénéficier de contreparties sur mesure et de déductions fiscales significatives. — le parrainage, quant à lui, est un soutien matériel assimilable à une opération commerciale, soumise à la TVA, destinée à promouvoir l’image du partenaire. Il ne présente aucun avantage fiscal.

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ILS NOUS SOUTIENNENT Grâce à eux nous sommes plus écoutés, plus vus, plus beaux !

L’Orchestre national d’Île-de-France est subventionné et missionné par le Conseil régional d’Île-de-France et la Direction régionale des Affaires Culturelles d’Île-de-France qu’il remercie pour leurs soutiens.

Un grand merci à toutes les scènes d’Île-de-France qui nous invitent dans leurs saisons et nous font confiance.

Merci à nos partenaires institutionnels et associations Sacem / Musique Nouvelle en Liberté / La culture avec la copie privée / Commission du film Île-de-France / IRCAM - Ulysses / Musique et santé / Spip94 – Maison d’arrêt de Fresnes / Spip92 – Maison d’arrêt des Hauts-de-Seine / l’Unité d’Enseignement des Hôpitaux de Saint-Maurice / Conseil départemental du Val-de-Marne Merci à nos partenaires privés Crédit agricole Île de France / Durand-SalabertEschig/UMPC / Banque populaire – Rives de Paris / NoMadMusic / Avenue B productions / Vito Films Merci à nos partenaires de l’enseignement supérieur Délégation Académique aux Arts et à la Culture des académies de Paris, Créteil et Versailles / Pôle Sup’93 / PSPBB / Sorbonne nouvelle / Paris IV-Sorbonne / Association européenne des conservatoires / Sciences-Po Paris / Conservatoire national de Musique et de Danse de Paris / Conservatoires municipaux d’arrondissement de Paris, Conservatoires municipaux, départementaux et régionaux d’Île-de-France / CFA métiers des arts de la scène de Nancy / ENS Louis-Lumière

Merci à tous les enseignants des écoles maternelles, primaires, secondaires et universitaires qui s’investissent dans nos actions culturelles Merci à nos partenaires culturels Maison européenne de la photographie / MC93 / Le POC ! - Alfortville / La Muse en circuit, Centre de création musicale / CAC - La Traverse / Fnac Spectacles / Les Ouvreuses / UGC / La Petite Bibliothèque Ronde / Théâtre Dunois Merci à nos partenaires médias Radio France / France Musique, Création Mondiale / Radio Classique / Philharmonie Live / France 3 Île-de-France / Télérama L’Orchestre est membre de l’Association française des orchestres / Les Forces musicales / la Fédération nationale des employeurs du spectacle vivant privé et public / la Fédération des entreprises du spectacle vivant, de la musique, de l’audiovisuel et du cinéma / PEARLE, Ligue européenne des associations d’employeurs des arts du spectacle / RESEO, Réseau européen pour la sensibilisation à l’opéra et à la danse L’Orchestre participe à la conférence IAMA (International Artist Managers’ Association), à Accord Majeur, Plateforme de coordination musiques de patrimoine et de création. Merci au cabinet Norma Avocats pour son mécénat de compétences.

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PRATIQUE


COMMENT RÉSERVER VOS PLACES ?

EN ÎLE-DE-FRANCE Contactez directement la structure, théâtre ou centre culturel de la ville accueillant l’Orchestre. Retrouvez les coordonnées des salles en vous reportant à la page spectacle du programme choisi (cf. page 116).

POUR NOS CONCERTS PARISIENS Un peu, beaucoup, passionnément… À chacun son pass !

– Bénéficiez des meilleures places aux meilleurs prix ; – Échangez vos places gratuitement en cas d’indisponibilité (avant le concert et dans la limite des places disponibles) ; – Complétez votre sélection de concerts en cours de saison en conservant les mêmes réductions ; – Payez en deux fois sans frais ; – Bénéficiez de votre tarif préférentiel pour inviter un ami à l’un des concerts de votre choix.

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PASS 3.4.5 Les 3 concerts (minimum) de 10 à 24 € la place PASS 6 Les 6 concerts (minimum) de 10 à 22 € la place PASS JEUNE Si vous avez moins de 28 ans, la place à 6 € dès 3 concerts PASS DÉCOUVERTE Une offre pour fêter l’arrivée de notre directeur musical Case Scaglione  Wagnermania + Grand Nord + Ange et démons = 3 concerts pour 60 € en 1re catégorie / 45 € en 2e catégorie PASS MARMOT Emmenez vos enfants ! place enfant (-15 ans) = 6 € adultes (2 minimum) = tarif pass 6 PASS TRIBU Valable dès 5 personnes. Pour tous les groupes (groupes d’amis, CE, associations, scolaires…) Contactez Audrey Chauvelot au 01 43 68 76 00


BILLETTERIE

VENEZ !

Par correspondance Adressez votre bulletin de réservation figurant en dernière page de cette brochure, accompagné du règlement à l’ordre de l’Orchestre national d’Île-de-France. N’oubliez pas de joindre un justificatif si vous bénéficiez du tarif réduit ou du tarif jeune. Vous recevrez vos billets directement à votre domicile. Facilités de paiement : vous avez la possibilité de régler en deux fois, par chèque uniquement, pour les commandes de plus de 130 €.

Philharmonie de Paris 221, avenue Jean-Jaurès – Paris 19e M  Porte de Pantin Navettes gratuites au retour vers certains lieux parisiens (Charles-de-Gaulle-Étoile, Gare du Nord, Châtelet, Denfert-Rochereau) le soir uniquement.

Par téléphone Du lundi au vendredi au 01 43 68 76 00. Recevez vos billets plus rapidement en réglant par carte bancaire. Par internet Abonnement en ligne via la rubrique billetterie sur www.orchestre-ile.com (paiement sécurisé) ou auprès de consuelo.nascimento@orchestre-ile.com Sur place Au guichet de la Philharmonie de Paris, une heure avant le début du concert. Autres points de vente : Fnac Spectacles et sur les sites Ticketac.com, lesouvreuses.fr, Tatouvu.com...

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TARIFS CONCERTS SYMPHONIQUES – Grande Salle Pierre Boulez – Philharmonie de Paris CATÉGORIE 1re tarif plein 30 € tarif réduit * 27 € tarif jeune ** 8 € pass 3.4.5 *** 24 € pass 6 **** / marmot (adulte) 22 € pass jeune / marmot (enfant) 6 €

2e 26 € 23 € 8 € 20 € 18 € 6 €

3e 22 € 19 € 8 € 16 € 15 € 6 €

4e 17 € 14 € 8 € 12 € 11 € 6 €

5e 13 € 12 € 8 € 10 € 10 € 6 €

6e 10 € 10 € 8 € 10 € 10 € 6 €

CONCERTS SYMPHONIQUES – Salle des concerts - Cité de la Musique CATÉGORIE tarif plein tarif réduit * tarif jeune ** pass 3.4.5 *** pass 6 **** / pass marmot (adulte) pass jeune / pass marmot (enfant)

1re 25 € 22 € 8 € 20 € 18 € 6 €

CONCERTS EN FAMILLE CATÉGORIE UNIQUE adulte enfant (- 15 ans) pass 3.4.5 *** / pass 6 **** pass jeune **

2e 20 € 18 € 8 € 16 € 15 € 6 €

PASS DÉCOUVERTE 12 € 10 € 10 € 8 €

CATÉGORIE Wagnermania + Grand Nord + Ange et démons

1re

2e

60 €

45 €

MUSIQUE DE CHAMBRE CATÉGORIE UNIQUE tarif plein tarif réduit * tarif jeune ** pass 3.4.5 *** / pass 6 ****/ pass marmot (adulte) pass jeune / pass marmot (enfant)

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18 € 15 € 8 € 12 € 6 €

**** Le tarif réduit s’applique uniquement aux familles nombreuses, aux seniors, aux personnes handicapées et aux groupes à partir de 10 personnes **** Le tarif jeune s’applique aux lycéens, aux étudiants, aux moins de 28 ans ainsi qu’aux demandeurs d’emploi **** La place à partir de 3 concerts **** La place à partir de 6 concerts  


PROFITEZ DES PASS ! par courrier / au 01 43 68 76 00 / sur orchestre-ile.com Je souhaite : 1

PASS 3.4.5

PASS 6

PASS JEUNE

PASS DÉCOUVERTE

PASS MARMOT

PASS / PASS MARMOT (adulte)

2 PASS JEUNE (- 28 ANS) / PASS MARMOT (enfant) 3 Places vendues à l’unité et/ou places supplémentaires pour vos invités 1

2

3

CONCERTS SYMPHONIQUES GRANDE SALLE PIERRE BOULEZ – PHILHARMONIE DE PARIS Wagnermania

... X ...

... X 6 €

... X ...

Le Sacre

... X ...

... X 6 €

... X ...

Amicalement vôtre

... X ...

... X 6 €

... X ...

Félicité

... X ...

... X 6 €

... X ...

Un air de printemps

... X ...

... X 6 €

... X ...

Nuit américaine

... X ...

... X 6 €

... X ...

Parades

... X ...

... X 6 €

... X ...

Ange et démons

... X ...

... X 6 €

... X ...

Années folles

... X ...

... X 6 €

... X ...

Grand Nord

... X ...

... X 6 €

... X ...

... X ...

... X ...

... X ...

Le Scarabée d’or

... X ...

... X ...

... X ...

Les Fables de La Fontaine

... X ...

... X ...

... X ...

Vents russes

... X ...

... X 6 €

... X ...

Clara, Fanny & Ruth

... X ...

... X 6 €

... X ...

PASS DÉCOUVERTE

... X ...

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SALLE DES CONCERTS – CITÉ DE LA MUSIQUE

CONCERTS EN FAMILLE GRANDE SALLE PIERRE BOULEZ – PHILHARMONIE DE PARIS Timouk SALLE DES CONCERTS - CITE DE LA MUSIQUE

MUSIQUE DE CHAMBRE AMPHITHEATRE – CITE DE LA MUSIQUE

sous-total Je souhaite recevoir mes billets par recommandé : +5 € au sous-total TOTAL

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Titulaire d’un PASS, invitez un ami à découvrir l’Orchestre et faites-lui profiter de votre tarif privilégié ! 111


COORDONNÉES COORDONNÉES MONSIEUR

MADAME

NOM PRÉNOM ADRESSE CODE POSTAL VILLE TÉLÉPHONE COURRIEL DATE DE NAISSANCE

RÈGLEMENT PAR CHÈQUE À L’ORDRE DE L’ORCHESTRE NATIONAL D’ÎLE-DE-FRANCE PAR CARTE BANCAIRE N°  |

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DATE D’EXPIRATION |

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SIGNATURE

PAR CHÈQUE-VACANCES OU CHÈQUE CULTURE / Somme exacte exigée RÈGLEMENT EN DEUX FOIS SOUHAITÉ / Par chèque uniquement et si le montant de votre commande est supérieur à 130 € (2e encaissement en décembre 2019). À RETOURNER AVEC VOTRE RÈGLEMENT ET UN JUSTIFICATIF POUR LES TARIFS RÉDUIT ET JEUNE À : ORCHESTRE NATIONAL D’ÎLE-DE-FRANCE 19, RUE DES ÉCOLES – 94 140 ALFORTVILLE

JE SOUHAITE RECEVOIR DES INFORMATIONS SUR L’ORCHESTRE PAR COURRIEL JE SOUHAITE RECEVOIR DES INFORMATIONS DES PARTENAIRES DE L’ORCHESTRE  

Conformément au règlement général sur la protection des données et à la loi informatique et liberté du 6 janvier 1978, vous disposez d’un droit d’accès, de rectification et d’opposition aux informations vous concernant. Pour exercer ce droit, contactez-nous : courrier@orchestre-ile.com. Programmes et informations donnés sous réserve de modification. Toute prise de vue et tout enregistrement sont strictement interdits pendant le concert.

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BULLETIN D’ADHÉSION À COSI Je souhaite devenir membre de Cosi, le cercle des mécènes de l’Orchestre national d’Île-de-France en tant que : JEUNE MÉCÈNE À PARTIR DE 50 € (soit 17 € après déduction fiscale) MÉCÈNE À PARTIR DE 100 € (soit 34 € après déduction fiscale) BIENFAITEUR À PARTIR DE 300 € (soit 102 € après déduction fiscale)

NOM PRÉNOM ADRESSE CODE POSTAL VILLE DATE DE NAISSANCE TÉLÉPHONE COURRIEL

JE JOINS UN CHÈQUE À L’ORDRE DE L’ORCHESTRE NATIONAL D’ÎLE-DE-FRANCE J’EFFECTUE UN VIREMENT (OBJET : COSI) Nos coordonnées bancaires IBAN 30003 03781 00037270838 44 BIC/SWIFT SOGEFRPP JE SOUHAITE RECEVOIR UN REÇU FISCAL JE SOUHAITE QUE MON NOM FIGURE SUR LES PAGES DE REMERCIEMENTS DU SITE

DATE ET SIGNATURE

À RETOURNER À : ORCHESTRE NATIONAL D’ÎLE-DE-FRANCE 19, RUE DES ÉCOLES – 94  140 ALFORTVILLE

Ces informations sont strictement confidentielles et à l’usage exclusif de l’Orchestre national d’Île-de-France

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QUI NOUS CHERCHE… NOUS TROUVE ! PAR VILLE Paris (75) pp. 17, 21, 27, 29, 31, 35, 37, 43, 46, 47, 49, 51, 52, 53, 55, 57, 63, 65, 66, 67, 68 SEINE ET MARNE (77) Bailly-Romainvilliers p. 31 Fontainebleau p. 37 Meaux pp. 27, 49 Montereau-Fault-Yonne p. 55 Provins p. 21 Villeparisis p. 27, 31, 37, 55, 65 YVELINES (78) Le Chesnay p. 51 Le Vésinet p. 35 Plaisir pp. 29, 37 Rambouillet p. 27 Saint-Quentin-en-Yvelines p. 55 Vélizy-Villacoublay p. 43 Versailles p. 21

ESSONNE (91) Brunoy p. 29 Longjumeau p. 27 Massy pp. 21, 25, 55 Montgeron p. 31 Ris-Orangis p. 59 Yerres p. 43 HAUTS-DE-SEINE (92) Antony p. 37 Bagneux p. 51 Boulogne-Billancourt p. 18 Chaville p. 55 Courbevoie p. 29 Puteaux p. 55 Rueil-Malmaison p. 27 Saint-Cloud p. 29 Suresnes p. 59 SEINE-SAINT-DENIS (93) Aulnay-sous-Bois p. 57 Le Blanc-Mesnil pp. 41, 49, 55 Le Raincy p. 59 Montreuil p. 16 Saint-Denis p. 68 Villepinte pp. 35,65

VAL-DE-MARNE (94) Ablon-sur-Seine p. 91 Alfortville pp. 19, 29, 39, 61 Bonneuil-sur-Marne p. 29 Créteil p. 49, 63 Le Perreux-sur-Marne pp. 29, 60 L’Haÿ-les-Roses p. 59 Maisons-Alfort pp. 43, 55 Mandres-les-Roses p. 92 Nanteau-sur-Lunain p. 93 Nogent-sur-Marne p. 37 Rungis pp. 43, 51 Sucy-en-Brie p. 27 Villejuif p. 51 Vitry-sur-Seine p. 29 VAL-D’OISE (95) Argenteuil p. 63 Franconville p. 37 Gonesse p. 37 L’Isle-Adam p. 59 Sarcelles p. 29

PAR COMPOSITEUR A Jean-François Alexandre p. 65 B Jean-Sébastien Bach p. 59 Samuel Barber p. 55 Ludwig van Beethoven pp. 15, 16, 27, 37, 69 Hector Berlioz pp. 15, 18 François Adrien Boieldieu p. 47 Benjamin Britten p. 35 Timothy Brock p. 41 C Guillaume Connesson p. 27, 31 Jean Cras p. 39 Ruth Crawford Seeger p. 52 D Claude Debussy pp. 18, 39, 55 Edison Denisov p. 52 Anton Dvořák p. 51 E Danny Elfman p. 17  Edward Elgar pp. 35, 51

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F Manuel de Falla p. 57 Dai Fujikura p. 49

P Arvo Pärt p. 35 Serge Prokofiev p. 51

G George Gershwin p. 55 Suzanne Giraud p. 65

R Steeve Reich p. 52  Guy Ropartz p. 39 Albert Roussel p. 39

I Charles Ives p. 37 K Tikhon Khrennikov p. 52 L György Ligeti p. 63 Witold Lutoslawski p. 29 M Steven Mackey p. 55 Gustav Mahler p. 63 Alexandros Markeas p. 65 Pat Metheny p. 66 Darius Milhaud p. 29 Fanny Mendelssohn p. 52 Wolfgang Amadeus Mozart pp. 29, 35

S Camille Saint-Saëns pp. 16, 39 Erik Satie p. 57 Clara Schumann p. 52 Jean Sibelius p. 43 Richard Strauss p. 15 Igor Stravinski pp. 27, 29, 65 T Sergueï Taneïev p. 52 Piotr Ilitch Tchaïkovski p. 59 Lucian-Cristofor Tugui p. 65 V Giuseppe Verdi p. 25 W Richard Wagner p. 21 William Walton p. 31


Programmes donnés sous toute réserve de modifications. Licence d’entrepreneur du spectacle n° 2  et 3 - 1043164 – 1118500 / APE 90.01Z CRÉDITS : couverture, p. 2—8, p. 14—28, p. 34, 36, 42, p. 50—62, p. 72, 74, p. 78—83 Christophe Urbain | p. 10 Lewis Oly, Fréderic Bukajo, Christophe Urbain | p. 30 Delphine Jacquot – Éditions Didier Jeunesse | p. 32 Marie-Sophie Leturcq | p. 40 Getty Images | p. 46 Pierrick Guidon | p. 48, 64 Olivier Tallec | p. 8, 9, 60, 87 Ted Paczula | p. 84 ONDIF | p. 96 Jean-Baptiste Millot | p. 98 Natacha Colmez-Collard belleville.eu – Impression Lamazière – Imprimé sur papier PrintSpeed FSC, issu de forêts bien gérées


ORCHESTRE RÉSIDENT À LA PHILHARMONIE DE PARIS ORCHESTRE-ILE.COM 01 43 68 76 00

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Orchestre national d'Île-de-France - saison 19.20  

JOUEZ ! La musique symphonique partout et pour tous en Île-de-France

Orchestre national d'Île-de-France - saison 19.20  

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