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(IM)MOBILITES : créer du lien par la pause contemplative - projet de PFE - été 2013.

Le décloisonnement de Confluence.

A Lyon a récemment commencé la phase deux de l’un des plus ambitieux projets immobiliers français de ces dernières années : le réaménagement complet du quartier de Confluence, sur la presqu’île, au sud du centre-ville.

Toutefois, ce nouveau quartier s’est développé plus rapidement que les infrastructures de transport adéquates, et le quartier souffre d’une situation de « cul-de-sac » ; du moins pour les modes doux et les transports collectifs, car cerné par le Rhône et la Saône.

Une vue de la balme depuis Confluence. Crédit photo : Philippe Mouchet.

La phase deux des travaux, ayant pris conscience de ces difficultés, a esquissé quelques idées intéressantes, notamment une passerelle franchissant la Saône, dessinée par Herzog et de Meuron. Passerelle se terminant cependant au pied d’une balme infranchissable car verrouillée par de nombreux parcs privés.


Mon groupe et moi-même avons alors décidé de décloisonner cette balme, de la connecter au plateau et au quartier de Confluence. En somme, de prolonger l’acte d’Herzog et de Meuron. Les quatre projets sont tous différents (un chai viticole, la réhabilitation d’un fort, des pavillons de divertissement

façon « folies » de B.Tschumi, une gare de téléphérique et sa place attenante) mais travaillent tous dans le même sens : rendre la balme accessible, de manière à rendre au public ce « poumon vert » situé au cœur de la ville.

Je m’occuperai de la liaison rapide entre Confluence et le plateau, situé à l’ouest de la balme : le plateau de Sainte-Foy. Cette liaison rapide prend la forme d’un téléphérique bi-câble apte aux longues portées et à la résistance aux vents latéraux parcourant la vallée du Rhône.


Deux tracés envisagés.

Un tracé court, reliant le haut de la balme à Confluence, puis passant Rive Gauche pour se raccorder au réseau de métro. L’intêret est local mais mixte : des emplois, des bassins de population, des zones de loisirs sont desservies. Côté Sainte-Foy, le terminus est situé esplanade Lichfield.

Un tracé long est envisagé, de manière à désenclaver l’arrière plateau. La ligne ainsi crée reliera la gare Ter de Francheville à la gare Ter de Confluence en seulement 22 minutes, contre 45 aujourd’hui. La ligne a ainsi un rôle régional, apte à assurer sa fréquentation en tous temps.

Le carrefour des influences.

Le terminus de la ligne courte, situé Esplanade Lichfield, à Sainte-Foy, est au carrefour de zones urbaines tout à fait particulières, détaillées ci-après : le bourg, le plateau, la balme, et enfin l’esplanade elle-même.


La balme

Le plateau


Le bourg

L’esplanade


Constat : un manque de liens.

La disparition de l’espace public.

Ces espaces détaillés page précédente sont essentiellement de faible densité. Il en résulte un manque de transports en commun, donc une forte présence de la voiture. Dans le bourg, les places publiques – qui servent au rassemblement citoyen – ont été envahies par l’automobile. Il n’y a plus de rassemblement, plus de communication et de contact entre habitants. La station de téléphérique est située à une interface entre ces aires urbaines, très différentes, assez cloisonnées. C’est un point naturel de contact.

Il convient de transformer l’espace environnant la gare de manière à fournir de l’espace public de qualité aux habitants. Cet espace a plusieurs finalités : permettre la rencontre, permettre la contemplation, donc la mise en valeur de la vue, de la balme. Il s’agit donc de créer des liens, sociaux et physiques. Toute l’esplanade publique doit se comporter comme la dernière pièce d’un puzzle, rendant son intégrité à l’espace alentour.


Un espace avec des qualités. La vue.

Accentuer les qualités.

Développer le réseau piéton.

Une position géographique particulière.

Un espace avec des qualités. Les commerces.

Accentuer les qualités.

Développer les autres mobilités.


Coupe Est/Ouest de l’esplanade. Vue vers le sud.


Un projet de liens : coupe nord/sud sur l’ensemble du site.

DiffĂŠrentes vues de la maquette. 1/200.


Les « liens » humains sont supportés par l'esplanade. Celle-ci cherche aussi à faire lien : urbanistique, géographique. Le « vocabulaire des sols » actuellement pauvre gagnerait à s'inspirer de l'environnement proche, pour se faire support des activités sociales humaines. Le traitement de la végétation cherche lui à refléter le très classique changement d'influence entre aire plus végétale (la balme) et urbaine (le plateau.) Mobilier et éléments bâtis donnent eux une cohérence stylistique à l’ensemble, mais reflétant toutefois toujours les influences urbaines et végétales au milieu desquelles l’esplanade est située. Vue de l’eslanade supérieure. L’influence urbaine est très marquée.


Tisser des liens /// par la topographie. ĂŠtat projetĂŠ.


Tisser des liens /// par les revĂŞtements de sols. principes.

Tisser des liens /// par la vĂŠgĂŠtalisation. principes.


Tisser des liens /// par le mobilier.

Tisser des liens /// par le mobilier : lier balme et plateau par une identité commune.

Tisser des liens /// par le bâti.

Tisser des liens /// par le bâti : lier balme et plateau par une identité commune.

projeté.

projeté.


Etapes de conception de la gare et de ses fonctions annewes.


Portfolio Olivier Vellay  

Selected Work - Français

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