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SUR LA ROUTE

A nouveau

Numéro 1

Partis de Nice le 14 février 2009, nous voici sous le soleil à vélo : cap sur Oulan-Bator en Mongolie. Pour commencer, c’est une route côtière ultra fréquentée et bruyante, avant les Alpes direction Milan.

Bienvenue en Italie !

CE JOURNAL : POURQUOI ET COMMENT ?

NOTRE DEPART DE NICE

TRAVERSER LES ALPES EN HIVER PRENDRE L’AVION A VELO

www.anouveausurlaroute.fr


Notre parenthèse autour du monde

Claudine, 33 ans, professeur et Olivier, 30 ans, ingénieur.

Nous avons mis de côté nos situatioNs professionnelles pour partir en février 2009 visiter le monde à pied, à vélo ou en train. Au programme six mois le long de la Route de la Soie jusqu’en Mongolie pour revenir à travers la Russie avec le Transsibérien. Puis départ pour l’Afrique sur les routes du sel avant de suivre la Cordillière des Andes en Amérique du Sud. Ensuite cap sur l’Asie du Sud-Est…

Avec La Ligue contre le Cancer

Touché par le cancer en 2007, notre voyage c’est aussi apporter notre soutien à La Ligue contre le Cancer : en vous inscrivant, vous donnez 5 € au comité des Alpes Maritimes. Grâce au soutien du Conseil général des Alpes Maritimes qui participe au financement de notre projet, notre journal est diffusé dans plusieurs centres de soins et dans les comités départementaux de la Ligue contre le Cancer. Puisse-t-il être un bol d’air pour ceux qui en ont besoin...

Si notre aventure vous intéresse, vous pouvez nous soutenir et recevoir notre journal tous les mois. Indiquez sur papier libre vos coordonnées en précisant si vous souhaitez la version papier ou la version mail et envoyez vos dons par chèque à : Association A nouveau sur la route Ou bien téléchargez notre bulletin 46, avenue de la République d’inscription sur notre site : 01630 St Genis-Pouilly www.anouveausurlaroute.fr


N

ous voilà partis ! Beaucoup de préparation pour choisir notre équipement, pour mettre en place la logistique de notre journal et puis c’est le départ ! Depuis Nice, lieu de notre dernière résidence, nous donnons le premier coup de pédale, entourés par notre famille et nos amis, ainsi que par nos partenaires : la Ligue contre le Cancer et le Conseil général des Alpes Maritimes. Objectif Milan où nous attend un avion pour Istanbul. Nous quittons donc la France en longeant la côte jusqu’à Savone, avant d’escalader les Alpes pour rejoindre la plaine du Pô. Que de circulation ! Sans compter le vent, sur ces routes parfois vertigineuses, qui poussent notre chargement, en nous occasionnant des

écarts dangereux. Nous apprécierons quelques jours plus tard de basculer dans l’intérieur du pays : la tranquillité d’une route de montagne est la bienvenue, même si le froid et la neige sont au rendezvous. Dans la plaine enfin, au milieu des marais, cernés par les hérons, quel plaisir de n’entendre plus que le bruit de nos pneus sur le bitume !


PORTRAIT :

Ce journal : pourquoi et comment ?

C

e journal est pour nous d’abord un moyen de communiquer. Absents trois ans de France, nous souhaitions faire partager à distance nos ressentis et notre vécu. C’est aussi une activité régulière sur notre chemin et une incitation à observer ce qui nous entoure en vue de le retranscrire sur le papier et en images. Et puis cette idée a pris tout son sens lors de notre rencontre avec le comité des Alpes Maritimes de la Ligue contre le Cancer. De part l’histoire d’Olivier, ce journal est aussi un témoignage qui sera diffusé dans des centres de soin et les comités départementaux de la

Un ordinateur portable et deux batteries de rechange nous permettent de rédiger et de mettre en page notre journal tous les mois depuis l’étranger.

Ligue. Chaque mois, nous espérons parler de voyage et faire rêver mais aussi dire que, après la fin des traitements, on peut continuer à avoir des projets et à vivre ses rêves. Nous avons fait le choix de présenter dans chaque numéro un pays en particulier, celui que nous traversons. Les articles s’organiseront autour de rubriques récurrentes : carte d’identité décrivant succinctement le pays, recette traditionnelle, extraits de notre carnet de route et anecdotes. Photos et impressions personnelles viendront compléter chaque numéro. Et puis tous les mois de nouvelles rubriques seront à découvrir…


Sur la piste cyclable du bord de mer après Impéria.

Bien entourés pour le départ

L

e samedi 14 février 2009, nous sommes partis de Nice sur la Promenade des Anglais entourés par nos parents, frères, sœurs, amis et par nos partenaires. Puis nous nous sommes lancés : le premier jour roulant à allure raisonnable, nous familiarisant avec notre chargement et son poids, nous avons longé la côte pour nous arrêter quelques kilomètres après la frontière franco-italienne. Ce voyage, cela fait plus de six mois que nous le préparons.

Et pour ce départ, tout nous a soudain paru si rapide : à peine le temps de dire « Au revoir ! » et nous étions seuls sur nos vélos, réalisant difficilement que c’était le début de ce long périple tant attendu ! Le surmenage de ces dernières semaines laissait place peu à peu à un gouffre de liberté. En pédalant, nous pensions tous les deux à tout ce que nous allions avoir la chance de découvrir : une porte venait Le départ est donné par le Professeur d’être franchie et Benchimol représentant le Maire de nous avancions Nice et le Président du Conseil général des Alpes Maritimes et par M.Van Den pour goûter la Bulcke Directeur du comité de la Ligue. vie, autrement.

C.


CARNET DE ROUTE

Traverser les Alpes en hiver

I

l est 06 h 43, le réveil n’a pas encore sonné. Emmitouflé dans mon duvet, seuls mon nez et mes yeux sont à l’air libre et je regarde les gouttelettes de condensation gelées qui pendent au-dessus de nous. Sous les rafales de vent de la nuit, la tente est entrée en contact avec le double toit et l’humidité est rentrée, puis s’est changée en glace. Mon duvet est humide et est recouvert aux pieds d’un peu de neige. Nous n’avons pas eu froid malgré tout, cela a juste été un peu pénible de sortir à 4 h 00 dans le froid pour retendre la tente avant qu’elle ne s’effondre…

L’étape principale nous attend Aujourd’hui il nous faut traverser les Alpes pour quitter le bord de mer et rejoindre la plaine du Pô. Une étape de 48 km qui nous verra arriver à Aqui Terme ce soir si tout va bien. Dans ma tête je passe en revue ces quelques premiers jours : jusqu’ici tout s’est bien déroulé, pas d’erreur de direction, un endroit pour

dormir en sécurité chaque soir et pas encore de petits “bobos”. Nous avons réussi à quitter la route du bord de mer surchargée par le trafic sans trop de frayeur et surtout nos premiers jours ont étés accompagnés par un froid sec et un ciel bleu.

Le quotidien s’est organisé Pendant que Claudine s’active dans la tente pour refaire les paquetages, j’allume le feu qui va nous permettre de faire bouillir de l’eau pour le petit-déjeuner et pour remplir le thermos en vue de la soupe chaude de midi. Nous prenons un copieux petitdéjeuner riche en protéines, riant en se remémorant la nuit inconfortable que nous venons de passer

(voir la rubrique “Est-ce que vous avez déjà...?”).

Après deux heures de rangement et de préparation, les bagages sont arrimés et nous voilà prêts pour affronter notre première petite difficulté : 15 km de pente raide pour atteindre le col del Giovo à


presque 600 m d’altitude. A une moyenne de 6 km/h, il nous faudra presque trois heures tantôt sur le vélo, tantôt, avouons-le, à côté, pour arriver au col et entrevoir la difficulté suivante : le froid.

Seuls dans le froid en février... Le thermomètre affiche péniblement 0°C en pleine journée.

Une descente épuisante ! Si nous n’avons pas souffert du froid pendant l’ascension du versant sud avec le soleil dans le dos et l’effort physique de la montée, les trente kilomètres de descente du versant nord seront bien plus difficiles pour nos organismes. La neige est partout, des congères d’un mètre de haut balisent la route, les plaques de verglas sont légions et toutes les zones d’ombre sont glaciales. Et que dire de notre bonne idée d’opter pour des “corsaires”, certes doublés polaire mais qui laissent nos mollets à l’air ? Enfin nos mollets... plutôt des morceaux de viande rouges vifs !

Les muscles crispés, les doigts gelés et le corps meurtri, nous effectuerons l’interminable descente vers Aqui Terme. Heureusement pour le moral, il ne neige pas, le ciel est bleu et partout autour la nature est magnifique. Dans nos oreilles, la musique qui sort de nos baladeurs nous donne de l’entrain et chaque fois qu’on se rejoint, on sait l’un et l’autre par un regard que, même si il y a des journées moins éprouvantes, on est heureux d’être là dans le froid sur nos vélos. Et puis de toute façon c’est décidé : ce soir on abandonne la tente et les duvets pour un lit et une douche bien chaude dans une auberge ! O.


RECETTE :

le tiramisu

Ingrédients : 500 g de mascarpone 200 g de sucre roux 1 gousse de vanille 3 œufs 200 g de crème fraîche 100g d’amaretti (macarons italiens) 24 biscuits à la cuillère ½ L de café noir serré 2 cuillères à soupe de cacao amer

D

ans une terrine, travailler au fouet ensemble mascarpone, sucre et vanille. Ajouter les 3 jaunes d’œufs et continuer à mélanger. Dans un récipient, monter la crème fouettée et l’incorporer au mélange.

Pour 6 personnes

Dans une assiette, émietter les macarons. Mouiller les biscuits à la cuillère dans le café et former au fond d’un plat une première couche de ces biscuits. La couvrir avec la crème au mascarpone et une partie des macarons émiettés. Continuer à alterner des couches de biscuits, de crème au mascarpone et de macarons émiettés. Ensuite, finir en couvrant les biscuits de crème, puis saupoudrer de cacao.

Mettre au réfrigérateur au moins une heure, avant de servir.


LesimpressionsdeClaudine

Le meilleur souvenir : Le coucher du soleil près d’un champ labouré. Les agriculteurs travaillent encore à quelques centaines de mètres pendant que nous installons notre campement.

Le pire souvenir : Se trouver à vélo sur une autoroute. Par erreur de direction, nous voilà à circuler sur une portion d’autoroute où tunnels et ponts se succèdent… Sans compter les camions et les voitures qui nous dépassent à grande vitesse !

Les impressions d’Olivier

Le meilleur souvenir : Les matins où seul au milieu de la nature qui s’éveille, je m’occupe du feu pour préparer le petit-déjeuner.

Le pire souvenir : L’odeur de gasoil et le bruit du trafic routier tout au long de la route du littoral qui relie Nice à Gênes : on aura vu certains camions de très près...

Le plus marquant : Le Tiramisu-maison qui clôt le repas pris dans notre auberge après une journée d’efforts dans le froid.

Le plus marquant : Le contraste de végétation entre la partie de l’Italie côtière et la plaine du Pô. D’un côté une végétation verdoyante où les minomas sont en fleurs et de l’autre, un paysage plat et marécageux parsemé de plantations d’arbres rectilignes et homogènes qui accentuent l’aspect austère de cette région.


Un matériel bien adapté Pour les bivouacs : Voici le matériel qui nous a le plus enthousiasmés : - Notre réchaud à bois : pratique, léger et écolo, il consomme du bois même humide. L’eau bout en 10min. - La petite lampe pour éclairer la tente : indispensable. - Les duvets ultra-compacts et légers qui, complétés de sacs à viande en soie, nous tiennent au chaud même par -10°C.

Est-ce que vous avez déjà ... ...dormi sur un toboggan ?

Après deux heures de recherches infructueuses et la nuit tombée, nous avons dû planter la tente au milieu des ronces sur un terrain franchement pentu... Glissades garanties !

- Le thermos : une eau encore brûlante après 24 h par des temps aussi froids, c’est quasiment surréaliste !

Côté vélo : Nous partons avec des VTT d’entrée de gamme robustes. Pour nos affaires, nous avons opté pour des sacoches de guidon étanches, des sacoches à l’arrière d’un vélo (très pratiques, elles s’attachent et se détachent en une seconde et la partie supérieure se transforme en sac à dos) et une remorque qui nous permet de tracter très facilement beaucoup de poids sans déstabiliser le vélo. Enfin nous portons un tee-shirt manche longue synthétique hyper respirante type Careline, et une veste imperméable Goretex. Pour les températures vraiment négatives nous rajoutons une polaire.


En avion pour Istanbul

N

ous voilà arrivés à Istanbul aujourd’hui, jeudi 26 février. La pluie nous y attend, après douze jours de soleil sur l’Italie. Installés dans une auberge de jeunesse près du centre, nous engloutissons un kebab avant de partir visiter la Mosquée Bleue. Nous sommes un peu fatigués par le voyage et la nuit passée dans l’aéroport, mais surtout par le stress de la veille. Trouver des cartons solides pour assurer le transport de nos vélos en avion était ma préoccupation ces derniers jours. Finalement, nous ne pouvions pas avoir plus de chance : à Novara, ville à 35km de l’aéroport, quel hasard au

détour d’une rue de tomber sur des cartons de dimensions idéales ! La compagnie aérienne nous avait indiqué que moyennant un supplément le transport de vélos était possible, mais les cartons d’emballage devaient respecter une certaine taille. Ceux qui nous attendaient dans cette rue, quelques minutes avant le passage des éboueurs, étaient parfaits ! Arrivés à l’aéroport avec un chargement original en équilibre sur la remorque, il nous faudra quand même trois heures pour démonter nos engins dans l’aéroport et tout bien agencer méthodiquement dans ces cartons.

C.

Haut de page : Mosquée Bleue, Istanbul.

Dans le prochain numéro : LA TURQUIE - Istanbul

Mon expérience du Hammam - Rencontre avec les pêcheurs du pont de Galata...



Carnet de voyage Italie