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CAPITALISATION

LE LIVING IN EMERGENCY TOUR 16 octobre – 22 décembre 2010


CONTENU 1.

Le contexte

2.

L’objectif

3.

La tournée

4.

La promotion & la visibilité

4.1. 4.2. 4.3. 4.4. 4.5. 5. 5.1. 5.2.

Les Student Promotion Managers Les outils de promotion Le partenariat commercial avec Guido (régie média) Online-média Média La projection L’encadrement MSF Les outils d’évaluation

6.

La conférence

7.

La visite terrain

8.

Les ressources

8.1. 8.2. 8.3.

Les ressources humaines Outsourcing Le budget


1. CONTEXTE Suite à différentes études de perception menées en Belgique, il apparaît que Médecins Sans Frontières bénéficie d’un léger déficit de notoriété auprès des jeunes. Les jeunes connaissent MSF, accordent à l’organisation un score de sympathie élevé, mais se tournent vers d’autres organisations quand il s’agit de passer à l’acte du don. En effet, à leurs yeux, MSF est encore trop souvent perçue comme étant « l’ONG de papa ». En 2010, notre cible prioritaire (dans l’organisation d’événements) était donc les jeunes, de 18 à 24 ans. Pour les toucher, nous avons utilisé des outils et une stratégie de communication adaptés que nous avons cherché à décliner sur leur principal lieu de vie : les universités et les hautes écoles. Pour ce faire, nous avons choisi d’utiliser le film Living in Emergency de Mark Hopkins, réalisateur américain indépendant. Le film a été tourné en 2006 au Libéria et en République démocratique du Congo avec des équipes de MSF-France. Il ne traite pas seulement de l’action de MSF, mais aborde – à vif – la réalité du travail humanitaire sous un angle profondément humain. Le réalisateur a choisi de montrer les acteurs de terrain tel qu'ils sont, avec leurs forces et leurs faiblesses, et surtout au travers de leurs ressentis. Un film efficace pour donner aux jeunes une autre image de MSF que celle qu’ils connaissent à travers leurs « parents-donateurs », qui est le plus souvent celle, très lisse, d’un « médecin blanc allant soigner les Africains ». Nous avons souhaité faire de la projection et la promotion de ce film un véritable « événement » dans les universités et hautes écoles de Belgique en impliquant directement les étudiants dans sa promotion. L’idée était donc de créer un événement pour les jeunes, par les jeunes, autour de la projection et la promotion du film Living in Emergency.


2. OBJECTIFS : visibilité de MSF auprès des jeunes 1. Sensibiliser les jeunes au travail de MSF, avec un film « moderne » abordant différentes réalités de nos actions sur le terrain Le film Living in Emergency présente la travail de xx jeunes collaborateurs MSF travaillant dans des contextes aussi extrêmes que le Libéria (en situation de postconflit) et l’est du Congo (en conflit chronique). Il met très bien en valeur la réalité souvent très dure auxquels des (jeunes) expatriés MSF doivent faire face dans ce type de conflit, dans un environnement de travail auquel un jeune, en Belgique, peut facilement se retrouver, voire s’identifier. Cet outil permet de présenter le travail de MSF sous un angle adapté aux jeunes. 2. Rajeunir et moderniser l’image de MSF, avec des outils de promotion adaptés La promotion du film a été un prétexte pour donner de la visibilité à MSF sur les campus. Cette visibilité nous avons souhaité qu’elles soient assurées grâce à des outils de promotion « modernes » et en phase avec les attentes et les goûts des jeunes, mais également qu’elle soit assurée par les jeunes eux-mêmes (lire le point sur les Student Promotion Managers). 3. Positionner MSF comme acteur de débat dans les universités, par l’organisation de conférences Nous avons souhaité ne pas limiter la présence de MSF à de l’événementiel autour de la projection d’un film, mais permettre à des collaborateurs et experts MSF de venir s’exprimer sur des thématiques prioritaires pour MSF, telles que sur le système d’aide (politisation et instrumentalisation de l’aide dans des facultés de politique internationale) ou sur l’aide médicale d’urgence (dans des facultés de médecine).


3. LA TOURNEE Le « Living in Emergency Tour » est passé dans 45 hautes écoles ou universités entre le 17 septembre et le 22 décembre 2010. En trois mois, 11.857 étudiants ont vu le film « Living in Emergency » (5407 étudiants néerlandophones et 6450 étudiants francophones). En moyenne, quelque 191 personnes ont assisté à la projection, avec des pics de 900 à 1000 visiteurs (Ugent, KUL). Au total, 62 projections ont été organisées en 3 mois (30 FR et 32 NL), dans 20 villes. 3.1. Le choix des hautes écoles et universités Au total, on compte en Belgique, 25 villes universitaires, 200 campus et plus de 390.000 étudiants. Notre objectif initial était d’atteindre de façon indirecte 200.000 étudiants (par la visibilité MSF) et de façon directe 20.000 étudiants (par le film même). Le choix des campus s’est porté sur ceux qui comptaient au moins 1.000 étudiants ; les plus petites écoles étaient invitées à assister à la projection organisée dans un plus grand établissement de leur région. Des projections ont été organisées dans 45 établissements supérieurs (universités et hautes écoles) – voir liste en annexe 1 – dans les villes suivantes: Alost, Anvers, Bruges, Bruxelles, Geel, Gand, Hasselt, Courtrai, Louvain, Louvain-la-Neuve, Liège, Mechelen, Mons, Namur, Sint-Niklaas, Tournai. 3.2. La programmation Le projet a été lancé durant le premier semestre de l’année académique (entre mioctobre et début décembre), période lors de laquelle la vie estudiantine est la plus active sur les campus. Le calendrier des projections a été défini avec les responsables Communication de chaque école/faculté entre les mois de mars et juin de l’année précédente en tenant compte des périodes de vacances (Toussaint, Noël) lors desquelles aucune projection n’a bien sûr été organisée. On a choisi de montrer le film en semaine, entre le lundi et le jeudi soir entre 18 heures et 20 heures (juste après les journées de cours). Aucune projection n’a été organisée les vendredis car les étudiants retournent en général chez eux/leurs parents. Notons que certaines projections (18) étaient obligatoires pour les étudiants car elles ont été organisées dans le cadre d’un cours. Celles-là avaient lieu en journée.


4. LA PROMOTION Pour assurer la promotion du Living in Emergency Tour sur les campus, nous avons opté pour deux stratégies. La première était d’impliquer les étudiants eux-mêmes dans la promotion en recrutant des « Student Promotion Managers » (lire point 4.1) ; la seconde était de travailler avec la régie média « Guido » (lire point 4.2) qui cible les jeunes en général, et les étudiants (universitaires ou des écoles supérieures) en particulier, pour créer de la notoriété autour de l’événement. Le online (création d’un mini-site ; FaceBook) et les médias campus/estudiantins ont également été fait partie de la stratégie de promotion. 4.1.

LA STRATEGIE DES STUDENT PROMOTION MANAGERS

4.1.1. Les Student Promotion Managers Nous avons souhaité faire de la projection et la promotion de ce film un véritable « événement » dans les universités et hautes écoles de Belgique en impliquant directement les étudiants dans sa promotion. L’idée était donc de créer un événement pour les jeunes, par les jeunes (peer to peer), autour de la projection et la promotion du film Living in Emergency. L’idée de l’agence avec laquelle nous avons collaboré pour l’organisation de cet événement a été de travailler avec des étudiants bénévoles et d’en faire les « Student promotion managers » dont la mission allait être de faire du Living in Emergency un événement sur leur campus. Pour ce faire, des équipes d’au moins cinq étudiants ont été engagées pour assurer la promotion de LiE (auprès de leurs amis, professeurs, autres étudiants) grâce à du matériel promotionnel (lire ci-dessous) mis à leur disposition. Ils étaient également libres d’organiser des actions ludiques à leur propre initiative. Les tâches qui leur étaient demandées étaient d’assurer (une semaine avant la projection du film) la promotion grâce à du matériel de promotion créé pour l’occasion (stand, flyers, etc.) ; diffuser la bande-annonce dans les auditoires la semaine précédent la projection ; activer son réseau social (facebook, twitter, bouche à oreille...): ses camarades, amis, professeurs, ... ; assurer la promotion du film à travers les medias institutionnels (intranet, site web, agenda, écrans digitaux, information boards, mailings) ; assurer l'accueil des élèves le jour de la projection (distribuer des billets, assurer le comptage,...) ; faire le suivi technique de la projection ; assurer la mise en place de l'enquête (distribution et collecte des fiches) ; rapporter à MSF (par la rédaction d’un document de reporting). Les Student Promotion Managers devaient remplir une fiche d’identification pour être assuré par MSF et une convention de travail bénévole. Sur leur campus, ils étaient identifiés « Médecins Sans Frontières » et à ce titre, ils étaient garants de l’image de l’organisation. C’est pourquoi, nous attendions de chacun d’entre eux qu’ils respectent des directives précises, notamment qu’il/elle ait une approche respectueuse du public; ne consomme ni cigarette ou autre substance, ni alcool ; ne donne aucune opinion politique ou religieuse, etc.


Au total, 217 « Student Promotion Managers » (107 NL et 110 Fr) ont ainsi assuré la promotion du film sur leur propre campus. Seuls quelques campus ne comptaient pas de Student Promotion Managers, qui ont alors été remplacés par des promoboys/girls. Cela a surtout été le cas du côté néerlandophone (Lessius Mechelen, KATHO, PHL, KHK). 4.1.2. La motivation des étudiants MSF a d’abord compté sur la motivation des étudiants à s’engager dans un tel projet. Mais cela n’aurait pas été suffisant à recruter le nombre important d’étudiants nécessaires à assurer une promotion efficace. Raison pour laquelle nous avons ajouté deux éléments de motivation supplémentaires: - ils se sont vus remettre une attestation officielle de MSF stipulant qu’ils ont bien travaillé pour nous en tant que Student Promotion Manager, ce qui constitue un atout pour leur CV. - une visite sur le terrain (accompagné de médias) pour le Student Promotion manager qui s’est montré le plus engagé, le plus créatif et qui, en dehors des outils de promotion fournis par MSF, a fait le plus d’efforts pour la campagne promotionnelle. Par ailleurs, deux soirées de briefing (NL + FR) ont été organisées pour tous les Student Promotion Managers. En plus d’une soirée de motivation, l’objectif était de présenter MSF et ses valeurs, d’expliquer la stratégie de promotion du tour et de souligner le rôle crucial qu’ils allaient jouer. 4.1.3. La campagne de recrutement Afin de recruter un maximum de « Student Promotion Managers » avant début d’octobre 2010, une vaste campagne de recrutement a été lancée à la fin de l’année académique 2009-2010. -

Affichage dans les endroits stratégiques des campus via les responsables de communication de chaque haute école et université. Deux affiches différentes ont ainsi été créées.


-

Banner de recrutement placé sur notre site web et sur les sites web des universités et hautes écoles.

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Un e-mailing MSF envoyé par l’école à tous les étudiants de l’université ou de l’haute école et/ou envoyé par MSF aux cercles d’étudiants

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E-newslettre Guido, envoyé en septembre à tous les cercles d’étudiants de leur réseau.

Diffusion de la bande d’annonce du film pendant quelques festivals de musique d’été (Sfinks, Dranouter, Marktrock & Brussels Summer festival) avec la mention « coming to your campus soon » et une référence à notre site web.


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Diffusion via l’ensemble des outils de communication de MSF (facebook, site web, e-newslettre, magazine)

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Profil de poste diffusé par le service de job d’étudiants des universités

Annonces publiées dans quelques magazines universitaires : Blix (Hogeschool Gent), Veto (KUL) et Schamper (UGent) 4.2. LE MATERIEL DE PROMOTION Différents outils de promotion ont été développés pour assurer la promotion du film Living in Emergency sur les campus. Ce matériel, mis à la disposition des étudiants, a été développé en respectant la charte graphique du film, avec un design suffisamment moderne pour toucher les jeunes et avec un branding MSF suffisant mais pas trop important non plus. Le stand vidéo, les cubes personnalisés et la banderole (tape) « emergency ». Le stand était livré une semaine avant la projection par un bénévole MSF. Les étudiants devaient demander l’autorisation de mettre le stand et le mettre à un endroit de passage stratégique.


Les invitations nominales avec tickets détachables qui nous ont permis de comptabiliser le nombre de spectateurs effectivement venus voir le film

Les « tabletents » (présentoir de table) à placer dans la cafétéria de l’université

Les affiches à personnaliser (date, heure, campus) et affichage aux valves, etc..


Le t-shirt Ă  porter par les Student Promotion Managers pour la promo du film


En plus de ces outils, du matériel promotionnel (photo, logo, trailer, spot radio) était également disponible en format digital. Tout était disponible sur www.livinginemergencytour.be/resources avec mot de passe: emergency

Ces outils de communication digitaux étaient destinés à : - Partager le tour sur la page facebook de la faculté - Inviter leurs amis ou likes (« j’aime ») de la faculté sur facebook - Demander de faire passer la bande-annonce aux intercours - Demander aux médias de l’université de relayer l’événement (site web, journal, newsletter, radio) via un article et le matériel mis à votre disposition : banner, bouton, spot radio, photos - Impliquer les professeurs dans le projet en incitant leurs étudiants à aller voir le film


4.3. LA STRATEGIE GUIDO Le partenariat passé avec Guido, la régie média ciblant les étudiants, a permis d’atteindre un grand nombre d’étudiants et de bénéficier de leurs 20 ans d’expérience, pour viser les jeunes, et en particulier les étudiants. Les avantages: -

Disposer de leurs propres médias pour toucher les étudiants entre 18-25 ans. Avoir accès à des résultats d’études de marketing, polls, trends et de bénéficier de leur connaissance du monde estudiantin. Leur slogan: le meilleur événement = l’événement de l’étudiant !!! Via leur réseau, ils ont accès à 25 villes universitaires, plus de 200 campus et 400 cercles d’étudiants et 1 200 000 jeunes. Capables de garantir la notoriété d’un projet envers les jeunes.

Médias Guido utilisés: -

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-

Guido Magazine: 80.000 ex. (45.000 NL + 35.000 FR), 2 x une pleine page de publicité FR/NL dans les numéros de septembre et novembre et une pleine page de rédaction gratuite dans le numéro de septembre. Diffusés dans 13 régions : Aalst, Antwerpen, Brussel, Gent, Hasselt/Diepenbeek, Kortrijk, Leuven, Mechelen, LEW, LLN, Liège, Mons, Namur Un réseau d’affichage : une fois deux semaines d’affichage national dans 750 cadres dans 13 villes (Format 70 x 50 cm)

Guido Portal www.guido.be: 100.000 visiteurs uniques. Bannering pendant un mois sur toutes les pages, avec possibilité d’un minimum de 270.000 page requests, avec click through vers le site de MSF.


)

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Campus Flash: newsletter digitale envoyée à 60.000 membres Guido. Apparaît toutes les deux semaines entre le 10 et le 17 du mois. La newsletter était envoyée en suivant les dates de la tournée. Location Guido data base: un mailing de recrutement était envoyé à la data base des cercles d’étudiants (1200 emails, 800 NL / 400 FR)

4.4. ONLINE MEDIA 1. -

Création d’un mini-site www.livinginemergencytour.be. Les objectifs : donner de l’info pratique sur la programmation et le film promouvoir le film (trailer) inciter les gens à promouvoir le film via facebook/twitter/flicker trouver des student promotion managers

Une bannière Living in Emergency renvoyait vers le minisite.

2. Création d’une page FaceBook (« Living in emergency Tour Belgique ») reprenant les dates de programmation, était destinée à ceux qui soutenaient notre projet et surtout aux Student Promotion Managers en Belgique.


Les ambassadeurs pouvaient devenir administrateurs de l’événement et inviter leurs « amis » étudiants à assister à l’événement. Ils devaient animer la page event avec le plus d’infos possibles sur la projection et les actions organisées en marge (débat/conférence, etc.) et afficher des postes sur le « mur ». Il s’agissait d’un forum pour exprimer leurs idées, leurs motivations, réactions par rapport au film... 3. Les étudiant pouvaient également utiliser le wallpaper twitter pour personnaliser leur compte twitter. Ils pouvaient tweeter sur twitter via livinginemergencytour.be. 4. Flickr : les student promotion managers prenaient des photos de leurs actions à partager sur flickr. flickr.com login : msfazg password : CSMeap


4.5. MEDIA Médias cibles - médias estudiantins - médias nationaux et régionaux avec des rubriques estudiantines ou une cible très jeune. Les contacts avec les médias ont été assurés aussi bien par MSF que par les Students Promotion Managers, avec un volet promotionnel (spot radio, annonce du film en soi) et un volet rédactionnel (interview avec un expatrié). Radios Production d’un spot promotionnel du film destiné à être diffusé gratuitement sur les radios estudiantines une semaine avant la projection du film. L’interview avec un expatrié était également proposée.

Médias écrits Contact avec l’ensemble des magazines des campus universitaires, qui ont publié des interviews d’expatriés avec des photos en illustration.


5. LA PROJECTION La projection était organisée et gérée par les étudiants eux-mêmes. Ils devaient donc vérifié que techniquement tout était en ordre pour la projection et devait donc être présent au moins une heure avant. 5.1. L’encadrement MSF Le film « Living in Emergency » compte différents sujets potentiellement polémiques et nécessite donc un encadrement par MSF (introduction avant la projection et participation à une séance de questions-réponses après le film). Une personne a été chargée d’assurer le bon encadrement du film. Lorsqu’elle n’assurait pas elle-même l’encadrement du film (notamment dans les hautes écoles d’infirmières), son rôle était de s’assurer que chaque projection soit encadrée par un expatrié expérimenté dont le profil correspondait à la faculté ou l’école où la projection était organisée. Un pool de personnes a donc été constitué, et briefé en conséquence sur base d’un Q&A, d’un canevas et de guidelines précis (voir documents en annexe 2). Au total, 44 collaborateurs MSF ont été briefés sur le projet. 5.2. Les outils d’évaluation Des outils ont été créés afin de mesurer quantitativement (via les tickets d’entrée) et qualitativement (via un formulaire d’évaluation) le projet sur les campus. L’objectif n’était pas seulement de connaître le nombre d’étudiants qui ont assisté au film, mais également de connaître leur avis à propos du film et de MSF. Les Students Promotion Managers devaient se charger de comptabiliser le nombre de tickets d’entrée. Cela nous permet de connaître le nombre exact de spectateur/étudiants qui ont assisté à la projection.


Les formulaires ont été remis par les Students Promotions Managers lors de la projection, et ils devaient s’assurer qu’un nombre conséquent d’étudiants le remplissent. Voir formulaire en annexe 3. Ce formulaire d’évaluation nous a permis de: - évaluer la promotion faite autour du projet - évaluer l’image de MSF chez les jeunes - rester en contact avec les étudiants après le film (en laissant leur adresse mail pour recevoir la newsletter mensuelle) - capitaliser un réseau d’étudiants intéressés à s’investir pour MSF


6. LES CONFERENCES Un des objectifs du Living in Emergency Tour était de repositionner MSF en tant qu’acteur de débat dans le monde universitaire. Nous avons souhaité ne pas limiter la présence de MSF à de l’événementiel autour de la projection d’un film, mais de permettre à des collaborateurs et experts MSF de venir s’exprimer sur des thématiques prioritaires pour MSF, telles que sur le système d’aide (politisation et instrumentalisation de l’aide dans des facultés de politique internationale) ou sur l’aide médicale d’urgence (dans des facultés de médecine). Les conférences étaient donc destinées en particulier à des étudiants en Communication, Droit, Médecine et en Sciences politiques et sociales. Si les professeurs étaient intéressés, un débat/témoignage pouvait être organisé pendant certains cours. Les Student Promotion Managers ont également joué un rôle important dans l’organisation des conférences.

7. LA VISITE TERRAIN Les deux Student Promotion Managers (un francophone et un néerlandophone) qui ont assuré la meilleure promotion du film sur leur campus et se sont ainsi montrés les plus engagés pouvaient partir sur le terrain dans une mission de MSF pendant quelques jours. Les étudiants deviennent alors les ambassadeurs de MSF et de leur haute école/université. Le but de la visite terrain est de partager son expérience avec les autres et relayer cette mission publiquement par voie de média (deals passés avec deux radios ciblant les jeunes : Studio Brussel/VRT et NRJ), via un blog, un article à publier dans les magazines étudiants, photos, etc... La sélection des Student Promotion Managers s’est faite en deux phases, sur base de critères très précis : Dans une première phase, 8 équipes (4 FR et 4 NL) ont été sélectionnées sur base de la promotion assurée et en fonction des critères suivants:  nombre d’invités à l’event sur facebook  nombre de personnes présentes à la projection (proportionnellement au potentiel de votre université/haute école)  Nombre d’activités organisées autour de l’événement (conférence, fête, discussion en classe,...)  Nombre de bulletins d’évaluations remplis  Album sur flickr : photos de la promotion (théâtralisation et utilisation du matériel) et de la projection.  Rapport : Description écrite des initiatives prises pour faire la promotion de la projection : articles dans les médias étudiants, banner sur le site de l’unif, spot radio, autres idées créatives, etc. Dans une seconde phase, parmi les 8 équipes sélectionnées deux Student Promotion Managers (1 FR et 1 NL) ont été sélectionnés sur base:


 d’une lettre détaillant sa motivation à partir sur terrain avec MSF  d’une interview  de ses capacités à témoigner de son expérience à son retour en Belgique  de ses idées de canaux pour véhiculer et témoigner de son expérience publiquement

8. LES RESSOURCES 8.1. Les ressources humaines Plusieurs personnes ont travaillé quotidiennement sur le projet. Sous contrat : En plus de la personne chargée des événements au sein de l’unité de la Communication en Belgique (1 FTE): - Un(e) chargé(e) des relations publiques (lors de la préparation de la tournée : 1 FTE pendant 2 mois) qui assurait les contacts avec les universités francophones et la promotion de « Living in Emergency » sur les campus ainsi que la sélection des « ambassadeurs » (promoteurs) dans les universités francophones. (Voir jobdescription en annexe 3) - Une personne chargée de la promotion et de la diffusion du film « Living in Emergency » (sous contrat à temps-plein pendant trois mois lors de la tournée – 1 FTE pendant 3 mois) qui devait (voir jobdescription complet en annexe) • constituer et gérer un pool de divers profils MSF qui assureraient l’introduction et l’animation de la session de questions-réponses après la diffusion du film • Assurer l’encadrement (introduction + animation des sessions de questionsréponses) des séances de Living in Emergency dans les écoles d’infirmière francophone de Belgique • En collaboration avec les départements médical et des ressources humaines, préparer l’introduction et la session de questions-réponses grâce à la rédaction d’un document d’introduction et d’un Q&A Contrat à durée déterminée pendant trois mois (octobre – décembre) Bénévoles : Un bénévole qui s’occupe du transport du stand « Living in Emergency » : aller déposer le stand de MSF à une haute école et l’amener ensuite à l’endroit de projection Sur chaque campus, une équipe d’au moins cinq « Student promotion managers ». Ils n’étaient pas rémunérés mais recevaient une attestation de MSF et un bon Fnac de 30 euro. 8.2. Outsourcing


Pour le développement de cette campagne, l’objectif était d’investir davantage dans la diffusion et la promotion de l’outil que dans sa production. Lors de la précédente campagne (Acteurs d’urgence) trop peu d’énergie a été mis dans la promotion de l’événement. On a travaillé avec l’agence YACK Communication pour définir une bonne stratégie de promotion et pour la production d’outils adaptés. 8.3. Les ressources financières Promotion : - Accord commercial avec la régie Media Guido : achat d’espace, affichage, bannering, e-mailing - production d’un mini-site Production de matériel de promotion : - 5000 affiches (25 par Student Promotion Managers) - XX tickets d’entrée - 200 t-shirts - 10 displays vidéo - 24 cubes (chaque fois 3 par stand) - 5000 table tents - 112 rouleaux emergency tape (1 voire 2 par campus)


ANNEXE 1 – LISTE DES PROJECTIONS Date 17-Sep-10 24-Sep-10 13-Oct-10 13-Oct-10 14-Oct-10 19-Oct-10 21-Oct-10 22-Oct-10 25-Oct-10 25-Oct-10 26-Oct-10 27-Oct-10 28-Oct-10 28-Oct-10 03-Nov-10 08-Nov-10 09-Nov-10 16-Nov-10 19-Nov-10 24-Nov-10 25-Nov-10 25-Nov-10 26-Nov-10 06-Dec-10 06-Dec-10 07-Dec-10 09-Dec-10 16-Dec-10 16-Dec-10 21-Dec-10 11-Jan-10

Ville Liège Mons Liège Liège Liège Bruxelles Liège Virton Bruxelles Bruxelles Woluwe Mons Bruxelles Liège Nivelles Libramont Louvain-la-Neuve Gembloux Bruxelles Bruxelles Namur Bruxelles Mons Uccle Uccle Bruxelles Bruxelles Bruxelles Mons Bruxelles Bruxelles

Institut HE Charlemagne HELHA HEPL, campus paramédical HEPL, catégorie sociale Institut Saint-Luc Liège FUSL HELMo HERS HELB ULB campus Erasme UCL Woluwe Saint Lambert UMONS HELB ULG HE Paul Henry Spaak IESP HERS UCL Louvain la Neuve Ulg Gembloux - FUSAGx HE Fransisco Ferrer ULB campus Solbosch FUNDP ICHEC - ISC St louis HE Condorcet ISTI Defré HE Fransisco Ferrer HEG Galilée - IHECS Haute école PH Spaak FUCAM HE Galilée - ISPG Commission Européenne

Date 15/10/2010 18/10/2010

Ville Brugge Sint Niklaas

Institut Europacollege KaHo Sint Lieven - Sint Niklaas

19/10/2010 20/10/2010 20/10/2010 21/10/2010 25/10/2010 26/10/2010 26/10/2010 27/10/2010

Hasselt Hasselt Diepenbeek Brugge Antwerpen Jette Brussel Gent

KHLim - Hasselt KHLim- Hemelrijk Uhasselt - Diepenbeek Howest Brugge Rijselstraat Universiteit Antwerpen VUB Erasmushogeschool Artevelde hogeschool

Heure 13:30 8:45 9:30 13:30 19:00 19:00 17:00 9:30 15:30 19:00 19:00 17:00 9:00 19:30 15:00 15:00 19:30 19:30 13:00 18:00 20:00 20:00 12:40 17:30 18:00 17:00 18:30 14:00 18:00 17:00 19:00 Uur 20:00 14:00 8:30 & 10:45 14:30 19:00 16:00 19:30 18:00 19:00 19:00


28/10/2010 4/11/2010 8/11/2010 9/11/2010 16/11/2010 16/11/2010 17/11/2010 18/11/2010 22/11/2010 23/11/2010 24/11/2010 24/11/2010 25/11/2010 29/11/2010 30/11/2010 30/11/2010 1/12/2010 8/12/2010 8/12/2010 9/12/2010 14/12/2010 16/12/2010

Mechelen Kortrijk Brussel Antwerpen Kortrijk Kortrijk Gent Gent Sint-KatelijneWaver Brugge Brussel Leuven Diepenbeek Antwerpen Aalst Antwerpen Antwerpen Antwerpen Antwerpen Antwerpen Geel Antwerpen

Lessius Hogeschool KULAK VUB Lessius Hogeschool KATHO Howest Kortrijk HoGent UGENT Lessius hogeschool - De Nayer KHBO HUBrussel KUL, KHL, Groep T, Lemmens PHL Tropisch Instituut Antwerpen KaHo Sint Lieven - Aalst Universiteit Antwerpen stadscampus! Plantijn Hogeschool KDG Groenplaats KDG Markgraeve Artesis KHK KDG Zuid

16:00 18:00 19:00 19:00 18:00 13:30 18:30 20:00 16:00 18:00 14:30 20:00 18:00 17:30 16:30 19:00 20:00 18:00 19:00 19:00 18:00 18:30


ANNEXE 2 Introduction *Canevas pour les grandes idées et messages à faire passer tout en vous servant de votre expérience personnelle (les étudiants sont demandeurs) • • -

Présentation de l’orateur (fonction/missions) Présentation du film Production indépendante (a gagné un prix) mais montre bien une des réalité de notre travail =>autorisation MSF=>ce qui a permis de filmer sans complaisance MSF a eu un droit d’utilisation=>est un outil de sensibilisation Présentation en avant première dans le milieu estudiantin belge (déjà présenté par MSF en Italie et au EU) • Contexte du film et autres contextes MSF - Film : *Libéria : Après 15 ans de guerres dévastatrices (3 guerres successives), le Libéria est laissé sans infrastructure médicale => Situation post-conflit *RDC : Pays ravagé par une violence chronique. Plus de 4.000.000 personnes y ont perdu la vie =>Situation de conflit (actuellement l’est du pays) Ce film traite de l’action MSF en situation de conflit : une des réalités du travail humanitaire Contexte de conflit=>!film parfois très dur mais profondément humain (décisions difficiles à prendre aux conséquences importantes, les erreurs humaines,...) -

MSF ne travaille pas que dans des situations de conflits Catastrophes naturelles (Haïti, Pakistan,...) Réponses aux épidémies (rougeole, choléra, Ebola,...)/ Urgences médicales (Sida, nutrition,...) - Secours aux populations vulnérables (migrants, sans-abris,...)  Un expatrié peut donc avoir un parcours très varié • RH - Film : *4 médicaux *Expatriés sur terrain tels qu’ils sont (forces, limites, faiblesses, doutes, burnout,...) *Parti pris du réalisateur de filmer les expatriés. Sans oublier que nous travaillons avec plus de 22. 000 collaborateurs locaux sans qui nous ne pourrions pas travailler ; Sont garant de notre intégration. (Exemple : Somalie remote control) -

MSF n’est pas uniquement constitué de médicaux (emblèmes de MSF)


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Un projet c’est avant tout un travail d’équipe avec aussi des logisticiens, des administrateurs et financiers. Sans cela une mission ne peut pas fonctionner.  MSF ne recrute pas que des médicaux • But Faire découvrir MSF à un public jeune (visibilité) dans toute sa réalité (changer la «vision idéaliste du héros MSF» qui est véhiculé dans le grand public) • Avertissements : - Le but de notre présence n’est pas de recruter mais de (re)dynamiser les échanges entre les étudiants et MSF. La place des étudiants comme acteurs dans la société (kot à projet, organisation de débats, d’évènements,...)=> autre alternative permettant de s’impliquer au niveau de l’organisation Actuellement la cible au niveau recrutement sont les chirurgiens, anesthésistes, gynéco et MG. Il faut minimum 2 ans d’expérience professionnelle avant de postuler sauf pour les médecins. Processus de recrutement très strict. (Possibilité de venir à la séance d’information qui a lieu chaque deuxième mercredi de chaque mois en français et le deuxième mardi de chaque mois en néerlandais à 17h45 au siège (détails de recrutement voir site).) Avant de postuler nécessité d’un cheminement personnel de réflexion pour être au clair avec ses motivations. Possibilité de carrière chez MSF. Pour les auditoires médicaux : En plus de la capacité technique que MSF recherche la motivation reste primordiale=>c’est un métier mais c’est avant tout sauver des vies. - Qualité de la PeC médicale Ne pas rentrer dans des détails techniques où on risque de se perdre mais plutôt mettre en avant que ce qui est vu dans le film n’est pas ce que l’on prône. Il s’agit là de 2 situations extrêmes. MSF met en place et travaille avec des protocoles stricts qui doivent être respecter pour garantir la qualité des soins de santé que nous prodiguons à nos bénéficiaires. Recadrer en terme de volume : En 2009, les équipes MSF ont assuré, entre autres : - 7,5 millions de consultations - 49 600 interventions chirurgicales - la prise ne charge de 154 000 enfants souffrant de malnutrition sévère - Caricatures de 4 individus Succession de faits particuliers dans des situations extrêmes=>volonté du réalisateur. Certains expats se reconnaissent parfois dans l’une ou l’autre situation ; d’autres pas du tout.


NB : Ne pas oublier de ramener les questionnaires d’évaluation. Questions/Réponses *Pour les présentations libres laisser le libre choix aux étudiants de rester ou non pour les questions. *Les questions se rapportent le plus souvent à vous en parallèle avec ce que les étudiants ont vu dans le film (Avez-vous vécu la même situation ? Vous êtes-vous comporté de la même façon ?...) RH - Première mission envoyée seule dans un contexte difficile Dans le film, il y a un log qui est sur le terrain avec le médecin première mission mais que le réalisateur a décidé de ne pas montrer. MSF met toujours des équipes de plusieurs personnes! Ce n’est pas la politique de MSF d’envoyer une première mission seule. Il existe dans la majorité des projets des postes qui sont ouverts uniquement pour des premières missions. MSF les encadre/accompagne notamment en les entourant d’expats plus expérimentés. - Alcool/joints/sexe/comportement en mission Comme toutes les organisations, MSF est parfois confrontée à des personnes qui, par leur comportement, leurs actes ou leurs paroles portent préjudice à autrui. Nous n’échappons pas à cette règle. Même si le problème est marginal, MSF met tout en oeuvre pour éradiquer le phénomène au sein de l’organisation. Avant de s’engager pour MSF, tous les volontaires doivent accepter et signer la charte de l’employé (refus des abus, no tolérance de relations sexuelles avec des mineurs, aucune exploitation, ne tirer aucun avantage personnel, respect des opinions, croyances de la population locale) Lorsque ces engagements ne sont pas respectés, MSF prendra toutes les mesures nécessaires. Ces mesures peuvent aller d’une aide à la gestion ou un appui psychologique à l’exclusion voire des poursuites judiciaires (Garec). De quel type de soutien psy bénéficie les expats qui en ont besoin ? Soutien de la gestion du stress=>Ce support se centre sur la prévention, l’intervention et le suivi des expatriés et du personnel national, en terme de support cumulatif et traumatique. Il s’agit d’une équipe composée de volontaires MSF formés pour partir sur le terrain après un incident critique. Ils sont chargés de débriefer les personnes impliquées dans un incident critique en toute neutralité par rapport aux opérations et en toute confidentialité. La valeur ajoutée de cette équipe provenant de l’extérieur de la mission est d’apporter une écoute externe et distante de l’évènement.


Par la suite si nécessaire une aide psychologique (sur du plus long terme) peut être proposée. - Contrats de travail/salaire Les expatriés signent un contrat de travail dont la durée dépend des besoins du projet et de certains critères spécifiques. Il s’agit d’un contrat à durée déterminée. Ce statut implique des droits et des obligations, tant dans le chef de l’employeur que du travailleur « volontaire ». Le salaire brut des expatriés varie de 1.105 à 2.868 euros (chiffres pour 2009), en fonction du poste occupé et de l’expérience démontrée. Chaque expatrié bénéficie d’une assurance couvrant les soins de santé, l’incapacité de travail, les accidents et la responsabilité civile, l’invalidité permanente, le décès, le rapatriement et la perte des bagages. Médecins Sans Frontières assume les frais de logement, les frais de transport de la résidence de l’expatrié jusqu’à son lieu de mission, les frais de visa (le candidat doit disposer d’un passeport valable) et la plupart des vaccins requis pour le séjour à l’étranger. Arrivé sur place, chaque expatrié reçoit une indemnité supplémentaire, appelée « per diem », destinée surtout à couvrir ses frais de nourriture. - Conditions de vie sur le terrain (parfois trop «luxueux ») Le logement peut varier fortement de projet en projet selon les conditions de vie au sein des différents pays de mission. Médecins Sans Frontières s’efforce d’offrir à ses équipes un environnement de travail favorisant le bon fonctionnement des secours, tout en tenant compte du niveau de vie locale. Un de nos principes de base est que tous les volontaires doivent vivre ensemble en communauté. Il y a plusieurs raisons à cela : encourager l’esprit MSF ; réduire les coûts de mission ; minimiser les contraintes de gestion liées à la rotation des volontaires sur le terrain et parfois pour assurer plus de sécurité. En tant que volontaires, nous devons nous efforcer de mener une vie modeste en mission et le standard de logement MSF doit rester approprié. Cela fait souvent partie de l’image que donne MSF dans les pays de mission. -

Moyenne d’une durée de carrière chez MSF

Tout en devant tenir compte de l’évolution du contexte des activités de Médecins Sans Frontières et de certaines obligations liées au séjour à l'étranger, Médecins Sans Frontières offre à ses collaborateurs des opportunités d’épanouissement personnel et professionnel durables. Les volontaires qui partent pour la première fois aujourd’hui seront peut-être chefs de projet, coordinateurs dans la capitale ou chefs de mission demain. Certains occuperont des fonctions au siège de l’organisation après leur retour. Tout au long de leur carrière, ils pourront suivre des formations dans divers domaines techniques ou en matière de gestion de projet.


- Possibilité famille/couple ? La vie de famille avec la vie en mission avec MSF sont souvent incompatibles. Cela peut être lié aux problèmes de sécurité, au manque d’infrastructures et de services, un accès limité et à la nature même de la vie d’équipe chez MSF. Pour ces raisons, MSF n’encourage pas les volontaires à emmener leur famille en mission. Cependant, chaque cas est étudié séparément et MSF décide selon des critères établis. - Les motivations d’engagement ? Au sein de MSF, les volontaires sont des professionnels qui se vouent aux valeurs de nos actions. Cet engagement entraîne un choix personnel en matière de sécurité physique ainsi qu’en matière de stabilité sociale. En acceptant une mission, les volontaires sont prêts à tester leurs limites personnelles et professionnelles. Les volontaires seront parfois confrontés à des réalités délicates et à des situations qui n’offrent pas de solution facile. - Relations entre expatriés et personnel local C’est nous qui devons nous adapter aux coutumes locales, pas le contraire ! Le personnel national incarne souvent le lien le plus important entre MSF et le pays dans lequel nous travaillons. Dans la plupart des missions, MSF emploie un grand nombre de personnel national qui travaille déjà sur le projet depuis plusieurs années. Ils représentent la présence permanente de MSF sur le terrain et servent de garants de la mémoire historique de la mission. En d’autres termes : l’expatrié apporte une vision extérieure et la connaissance de MSF ; le personnel national apporte de son côté une vision interne et la connaissance du pays, notamment sur le plan social et culturel. Cette interaction permet à la mission d’avoir une vision globale et la dote d’une dynamique enrichissante. La rotation élevée des expatriés MSF peut être un facteur déstabilisant pour le personnel national qui travaille sur le projet depuis déjà de nombreuses années. Il est la mémoire du projet. Le simple fait d’être un « expatrié » en mission ne confère pas automatiquement des droits supplémentaires ou une quelconque autorité hiérarchique. Sécurité -

Accidents et décès dans les contextes de conflits/Jusqu’où va-t-on/Ne prendon pas trop de risque? De plus en plus, les acteurs humanitaires sont confrontés à des situations dangereuses dans les pays où ils travaillent, ce qui explique pourquoi la sécurité reste une préoccupation pour MSF et pour ses membres à tous les niveaux (on est pas des kamikazes) =>le risque zéro n’existe pas et chaque volontaire part en connaissance de cause.


=>les risques qu’on est prêt à prendre est mis en balance avec le nombre de vies que l’on est capable de sauver. MSF a également développé des outils pour éviter et réduire les risques dans la mesure du possible. 1- Mise en place des mesures de sécurité Notamment en terme de mise en place et de respect de règles de sécurité très strictes sur le terrain. =>Existence de guidelines sécu dans chaque mission adaptés au contexte du pays (avec des consignes pour chaque niveau de sécurité) Exemples : -Dans certaines situations, chaque déplacement doit être signalés au radio -opérateur -Couvre feu si la situation se détériore 2- Mise en place de procédures d’urgence en cas de problème (hibernation, évaluation,...) NB : Le Centre opérationnel de Bruxelles a le droit de rappeler tout volontaire terrain MSF – de manière temporaire ou permanente – qui n’observe pas les consignes de sécurité 3- Support psychologique Après un incident de sécurité (accident, agression ou autre événement traumatisant), Médecins Sans Frontières peut envoyer sur le terrain des collaborateurs chargés d’apporter un soutien psychologique. L’organisation peut également faire appel à un réseau de psychologues externes. Opérations - Pq plusieurs sections MSF dans un même pays ? Il peut arriver que plusieurs sections de Médecins Sans Frontières soient actives dans plusieurs pays. Mais ce n’est pas systématique. Ces sections travaillent alors souvent en étroite concertation pour renforcer/compléter leurs actions mais restent indépendantes les unes par rapport aux autres. Le fait d’être plusieurs sections, quand c’est le cas, nous permet de faire plus pour les populations puisque par nature nos missions restent de taille limitée. - Politique d’intervention/retrait En principe, Médecins Sans Frontières démarre les programmes d’aide de sa propre initiative. Une concertation avec les autorités ou des organisations locales a toutefois souvent lieu avant de commencer un projet. Parfois, des autorités ou une organisation internationale demandent officiellement l’aide de Médecins Sans Frontières. Pour évaluer les besoins médicaux immédiats d’une région, quelques collaborateurs expérimentés effectuent d’abord une mission exploratoire. En concertation avec des experts locaux et selon les besoins qu’ils perçoivent eux-mêmes au travers des contacts avec la population, ils préparent une proposition décrivant le type d’assistance et la manière de l’apporter. La décision


de démarrer – ou non – un projet dépend en fin de compte des résultats de cette mission exploratoire. Le critère principal est ici l’accès de la population aux soins médicaux nécessaires. L’origine, les convictions politiques ou religieuses de la population ne peuvent jamais intervenir dans cette décision. Médecins Sans Frontières est strictement neutre et impartiale. Lorsqu’elle travaille quelque part, notre organisation aide tous ceux qui ont besoin d’aide : les victimes de tous les groupes impliqués dans les conflits, qu’il s’agisse de civils ou de militaires. Politique de retrait De même que pour le démarrage d’une intervention, MSF se retire d‘un projet de sa propre initiative. Critères : -Une autre ONG qui est capable de reprendre le projet -MoH qui reprend le projet -Epidémie endiguée -Après période post-conflit Il arrive que des autorités décident de fermer un projet MSF, parfois parce que la présence d’un acteur et témoin impartial dérange. Enfin, il arrive aussi que MSF décide de fermer un projet si les conditions de sécurité ne sont pas/plus présentes. - Qui prend les décisions chez MSF ? C’est le département des opérations au siège qui est responsable de la conception, de l’exécution et de l ‘évaluation de tous les projets. - Charge de travail sur une mission ? La durée moyenne d’une mission peut varier considérablement, de quelques semaines en situation de crise (en urgence où le nombre d’heure de travail est considérable) à un an ou plus dans un projet à caractère structurel dans un contexte stable. => Plus la charge de travail est élevée avec des conditions de vie difficile plus la mission sera de courte durée. -

Urgences/développement ?

MSF n’intervient que dans les crises humanitaires et n’a pas pour ambition et ne possède d’ailleurs pas l’expertise de faire de l’aide au développement. Cela ne veut pas dire pour autant que MSF n’intervient que dans les cas d’urgence : une crise humanitaire peut aussi être ou devenir chronique. Au cours de ces 10 dernières années, MSF a par exemple acquis bcp d’expérience dans le domaine du VIH/Sida et a mis sous ARV dans le monde, plus de 160.000 personnes. Ces projets ont une durée moyenne de 6 mois à 3 ans (et certains projets s’étendent sur des périodes bcp plus longues encore). - Quelles sont les grandes interventions du moment chez MSF ? • Tremblement de terre en Haïti De janvier à mai, MSF a apporté des soins médicaux à plus de 173.000 personnes.


MSF a réalisé en Haïti une des plus importantes opérations d’urgence de son histoire. • Inondations au Pakistan Opérations dans les provinces du sud du pays. L’eau potable reste la priorité, plus de 940.000 litres sont distribués chaque jour. Un centre de prise en charge des maladies diarrhéiques a été mis en place tandis que des cliniques mobiles apportent des soins médicaux aux populations déplacées. D’autres équipes se concentrent sur la prise en charge des cas de malnutrition ou font la distribution de kits de première nécessité ; Dans les provinces du nord où l’eau s’est maintenant retirée, MSF se focalise sur la prévention des épidémies en apportant notamment son soutien aux communautés locales pour remettre en service des puits qui ont été contaminés. • Soutien aux hôpitaux en Afghanistan Vu la situation catastrophique en matière d’accès aux soins en Afghanistan, MSF soutient un hôpital à Kaboul et un autre à Laskargah. L’accent est mis sur l’amélioration des services d’urgences et la distribution de médicaments de qualité. Ces activités sont exclusivement sur fonds propres, seule garantie crédible de neutralité et d’indépendance et donc de sécurité. MSF refuse tout financement gouvernemental quel qu’il soit. • Malaria au Burundi Début mars, les autorités burundaises ont demandés aux équipes MSF de les aider à répondre à un pic important de malaria. MSF a fourni des médicaments et du matériel médical aux hôpitaux de Kayanza et Ngozi. Des équipes mobiles ont également distribué 36.000 moustiquaires pour permettre aux populations de se protéger plus efficacement. • Malnutrition au Niger La population nigérienne est très régulièrement confrontée à des crises nutritionnelles. Cette année encore la situation était très préoccupante. Pour y répondre, plus de 77.000 enfants atteints de malnutrition sévère ont été admis dans les centres de nutritions soutenus par MSF A titre préventif, MSF distribue des suppléments alimentaires. Plus de 143.000 enfants en ont reçu jusqu’à présent. • 4,5 millions d’enfants vaccinés contre la rougeole Les équipes de MSF collaborent intensément avec les Ministères de la Santé pour faire face à une recrudescence d’épidémies de rougeole dans de nombreux pays. Malawi/ N’Djamena/ Afrique du Sud, dans le bidonville/ Nigeria/ zimbabwe AAU - Positionnement MSF par rapport aux UN Souci d’indépendance L’indépendance de MSF se caractérise par une indépendance d’esprit, qui est une condition de son indépendance d’analyse et d’action mais aussi et surtout par une indépendance financière.


Tout cela nous permettant le libre choix de nos opérations, de leur durée et des moyens nécessaires mis en œuvre. (tout en respectant les principes humanitaires). Toutefois si la situation sur le terrain le permet et si cela ne compromet pas l’indépendance et la neutralité, Médecins Sans Frontières peut coopérer avec d’autres organisations. La coopération avec des organisations locales est souvent très utile parce que celles-ci connaissent le contexte mieux que quiconque. - Témoignages/dénonciations : Lorsque MSF témoigne, c’est toujours en vue du bien-être des patients ou de groupes de population vulnérables, et lié à une action médicale. Mais on peut aussi dénoncer un manque d’accès (aux victimes) par exemple. =>On se donne le droit de dénoncer/on ne dénonce que ce qu’on voit MSF ne poursuit aucun but politique. Mais MSF dénonce aussi des manipulations de l’aide ou dénonce quand juste donner de l’aide médicale sans rien dire peut impliquer une complicité (exemple : le fait de travailler dans les prisons, pourrait être vu comme le cautionnement ce système ). Le choix de témoigner est une décision difficile à prendre. Nous devons en effet toujours peser le pour et le contre entre les besoins de la population (témoigner risque peut-être de nous empêcher de continuer de les aider) et notre devoir de dénoncer certaines situations (inacceptables). Le choix de témoigner peut aussi avoir des conséquences sur la sécurité de nos patients et équipes. Logistique -

Quelles sont les contraintes d'importation/approvisionnement sur le terrain?

Contraintes majeures : Restriction d’importation des produits médicaux : Naturellement et heureusement les pays se dotent de plus en plus de centres nationaux de distribution pharmaceutique. Cependant, la qualité des médicaments présents sur ces marchés locaux et qui est testée par le réseau de pharmaciens de MSF ne répond généralement pas à la qualité de médicament que MSF souhaite apporté à ses bénéficiaires (rappel politique d’assurance de médicament – MSF – 2002). 70 % de l’approvisionnement international organisé par la logistique de MSF concerne des produits médicaux (médicaments, vaccins, nourriture spécialisée, matériel labo, etc.). Avec le temps, les pays d’intervention ferment leur frontières à ce type d’importation rendant difficile les procédures d’importation (ex Inde, Afghanistan, Pakistan, Ethiopie, Mozambique, etc.). Restriction d’importation des produits non médicaux : Il s’agit des produits sensibles tels que des téléphones satellitaires, radio, ordinateurs qui sont très réglementés (voire interdits) dans certains pays en situation de conflit. Gestion de produits médicaux : Comme précité, une très grande majorité de l’approvisionnement MSF concerne des produits médicaux qui représentent divers contraintes de transport et de stockage pour un logisticien : - Les médicaments, vaccins, nourriture sont des produits sensibles aux températures (froides et élévées), à l’humidité, avec des risques de


contamination (rongeurs, insectes) et des durée de vie limitées (gestion des dates de péromption) - Leur destruction représentent également un élément délicat pour éviter toute contamination. Les aléas des besoins médicaux : Il est souvent difficile pour une équipe médicale d’estimer exactement les besoins en médicament (manque de statistiques fiables de la population, urgences non planifiées, etc.) ce qui rend également difficile l’élaboration de planification d’approvisionnement pourtant essentielle à toute organisation logistique. Intervenir en zone reculée : Une grande majorité des programmes sont conduits par MSF dans des zones reculées ou/et avec une faible accessibilité du fait du manque d’infrastructures ou/et à cause des violences liées à un conflit. Cette contrainte oblige la logistique de MSF à être aussi autonome et flexible que possible avec – quelques fois – le recours à des opérations aériennes organisées par MSF. Pour toutes ces raisons, les départements logistiques de MSF s’entourent de plus en plus de professionnels de l’approvisionnement (achat, transport, entreposage, import/export, fret) -

Pq MSF roule avec des 4X4?

Le manque d’infrastructures, de véhicules + pièces détachées de qualité, de services de maintenance fiable, et les conditions difficiles de transport font que MSF a décidé de se doter de flotte de véhicules fiables et homogène sur le terrain. D’autre part ces véhicules sont régulièrement transformées en ambulance en cas de transport de patient. Cependant, des voitures de ville composent une bonne partie de cette flotte lorsque l’usage de 4x4 n’est pas indispensable. Le recours à de l’essence n’est pas conseillé en zone dépourvue de stations et surtout dans des zones de guerre (hautement inflammable). -

Est-ce que nos systèmes de télécommunications sont toujours bien au point ? (Dans le film on voit une radio qui ne fonctionne pas)

Il existe une multitude de moyens de télécommunication qui – lorsqu’ils sont bien choisis et montés/maintenus correctement – permettent aux équipes une très bonne communication de base à base et des mouvements : - Equipements radio HF/VHF - Equipement satellitaire - Téléphones mobile (couverture de plus en plus grande) Cependant, il arrive que les conditions ne permettent pas d’utiliser les équipements voulus (zone de guerre, mauvaise propagation des ondes durant la nuit, démarrage d’un projet, etc.). Dans le cas du film, on peut questionner le type de matériel mis à disposition de l’ équipe puisque la communication se fait d’une voiture au lieu d’une salle radio avec des appareil plus puissants. Médical


- Techniques médicales qui ne sont plus d’actualité... Si critiques par rapport à ce qui est vu dans le film, ne pas rentrer dans des explications techniques. Recadrer en disant ce qui vu dans le film n’est pas ce que l’on prône. Nous mettons en place lors de chaque intervention des protocoles d’hygiène et de PeC médicales très stricts. La qualité de la PeC reste bien sûr une priorité. Mais dans certains cas extrêmes, nous devons parés au plus pressés et faire des entorses aux protocoles dans le seul but de sauver des vies. N’oublions pas contrairement à ce qui est montré dans le film (dans le film on ne voit que des PeC individuels) que MSF c’est une prise en charge médicale de dizaine de milliers de déplacés, maîtrise des épidémies de choléra, de méningite ou de rougeole, aide nutritionnelle d’urgence,...autant de problématique qui ont vu se développer, au fil des ans, le savoir-faire de MSF ; savoir-faire qui a souvent permis à l’association d’être le moteur dans l’évolution des pratiques au niveau international. Les conduites à tenir face aux urgences médicales sont aujourd’hui clairement définies, standardisées, et partagées par l’ensemble des opérateurs humanitaires. En 2009, les équipes ont assurées, entre autres : • 7,5 millions de consultations • 49 600 interventions chirurgicales • PeC de 154 000 enfants souffrant de malnutrition sévère En plus d’être des prestataires de soins, MSF s’implique dans la recherche médicale au niveau des maladies négligées - maladie du sommeil, le kala-azar et la maladie de Chagas – menacent plus de 500 millions de personnes. En 2009, MSF a donc engagé 18 millions d’euros pour les six prochaines années dans un projet conjoint mené avec la DNDi (Drugs for Neglected Diseases Initiative) pour poursuivre les recherches sur de nouveaux médicaments cruciaux afin de disposer de traitements plus efficaces contre ces maladies. Sur le terrain nous nous rendons compte que ce travail fait bel et bien la différence pour les victimes.


ANNEXE 3 Le département de la communication à Bruxelles, recherche un/une responsable pour la promotion du projet « Living in Emergency », dans les universités et hautes écoles belges Pour assurer la sensibilisation des étudiants à la réalité du travail humanitaire, MSF va promouvoir et diffuser le documentaire de Mark Hopkins « Living in Emergency » (primé lors de nombreux festivals) dans les principales universités et hautes écoles en Belgique entre la mi-octobre et la mi-décembre 2010. Dans ce cadre, l’Unité « Presse-Information-Sensibilisation » du Département Communications de MSF engage de début octobre à mi-décembre:

Un(e) chargé(e) de la diffusion du film « Living in Emergency » (m/f) En collaboration avec la personne en charge des Evénements, il/elle assurera: - Le suivi de la projection du film « Living in Emergency » dans une septantaine d’universités et de hautes écoles, la plupart planifiée en soirée, incluant : o La présentation du film avant sa projection o Une présence après le film pour répondre aux questions de l’auditoire à propos du film et du travail de MSF - Les contacts avec les universités (responsables de communication, les cercles d’étudiants, les professeurs, etc.) - Le suivi de la promotion de « Living in Emergency » sur les campus ainsi que le travail des « ambassadeurs » (promoteurs) dans les universités et hautes écoles Profil: - Expérience de terrain MSF - Excellente capacité à prendre la parole en public et à dialoguer avec un auditoire - Contact aisé - bilingue FR-NL - Grande flexibilité et mobilité, prêt à travailler en horaires décalés (conférences en fin de journée / début de soirée, du lundi au jeudi ; pas de travail le weekend) - Disposer d’un véhicule (frais de déplacements remboursés) Offre : - Poste à pourvoir entre début octobre et mi-décembre - Contrat à durée déterminée pendant deux mois et demi - Temps plein (horaires flexibles, à aménager avec la personne). CV + lettre de motivation à envoyer avant le 6 septembre 2010 à l’attention de Anne Missal, département Communications, Rue Dupré 94, 1090 Bruxelles. E-mail : anne.missal@brussels.msf.org Website : www.msf.be


Living in Emergency Tour