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EVALUATION

exposition itinérante 16 juin – 23 décembre 2009


CONTENU 1.

L’exposition

1.1. 1.2. 1.3. 1.3.1. 1.3.2. 1.4. 1.5. 1.6. 1.7. 2. 2.1. 2.2. 2.3. 2.4. 2.5. 2.6. 2.7. 3. 3.1. 3.2. 3.3. 4. 4.1. 4.2. 4.3. 4.4. 5. 5.1. 5.2. 6. 6.1. 6.2. 7.

Le parcours et la scénographie La tournée et le choix des sites Le planning Les périodes & les dates Jours et heures d’ouverture Le montage et le démontage Le public Langue Les taux de fréquentation

La promotion & la visibilité Le symbole « Pas d’armes » et les stickers L’action guérilla Le partenariat commercial avec le quotidien gratuit (Métro) Les cartes Boomerang Les T-shirts La newsletter Promotion in situ/promoboys & promogirls La couverture presse Lancement national Lancements régionaux Contenu des articles Le volet Jeunesse La promotion La matériel pédagogique Le concours Le public Le Web Mini site Web 2.0 La récolte de fonds Le mailing Les équipes Face to Face Outsourcing/Collaboration avec les agences

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8. 8.1. 8.2. 8.3. 8.4. 9.

Les ressources Le budget Les ressources humaines Au camion Au bureau Conclusions et leçons à tirer

ATTENTION Ce document doit être lu conjointement avec le « document de capitalisation » d’Acteur d’urgence, qui présente les différents outils produits dans le cadre de cette tournée, ainsi que leurs objectifs stratégiques.

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1. L’EXPOSITION 1.1 Le parcours et la scénographie Le parcours proposé aux visiteurs et la scénographie autour du camion semble avoir bien fonctionné. • • • • • •

Le trajet entre les différentes phases de l’expo était fluide, bien pensé et logique. Les photos magnum ont bien rempli leur rôle de ralentisseur et d’attraction des passants. Les passeports (remis pas les promoboys/promogirls pour attirer les visiteurs) ont surtout été appréciés par les enfants mais les adultes les conservaient également. Peu de passeports ont été retrouvés par terre. Le jeu interactif proposé en fin de parcours a connu un grand succès, même s’il nous est impossible d’évaluer précisément le nombre de visiteurs qui y ont joué étant donné les dysfonctionnements du compteur. La photo était surtout chouette pour les enfants. La moitié des visiteurs était quand même intéressé à se faire prendre sur photo. Un millier de photos ont été téléchargées sur le mini site (lire point 4) Audio-guide : très prenant, parfois trop dur pour les plus jeunes. Le passage d’une salle à l’autre n’était pas toujours suffisamment clair. La version néerlandophone, réalisée sur base de traduction de la version francophone a été jugée moins forte.

 Leçons à tirer : Indiquer clairement le passage d’un espace à l’autre (en numérotant les pièces ?) 1.2. La tournée et le choix des sites Le parcours à été réalisé de manière à sillonner l'ensemble du pays. Au total, le camion a parcouru quelque 35 villes en Belgique. •

Préparation parcours: ni le poids du camion ni l’envergure de l’exposition n’ont été un obstacle à l’obtention des autorisations d’installer notre expo dans une ville (à part à LLN et Chassepierre). On a établi de bons contacts avec les différentes communes et universités ce qui nous servira pour les événements futurs.

Par contre, avant de faire la demande officielle auprès d’une ville, chaque site potentiel devrait toujours être contrôlé par quelqu’un du bureau : •

Pour s’assurer du passage potentiel : en squattant plusieurs heures sur place et en discutant avec les commerçants / administrations alentours afin de connaître les meilleures tranches horaires, jours… Nous avons eu plusieurs cas de bluff provenant du service culturel des villes et des bureaux de tourisme nous assurant d’un succès certain.

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Pour valider la possibilité d’y installer l’expo (techniquement : espace suffisant, espace de manœuvre en camion, accès en ville...). On n’a pas pu ouvrir l’expo à Louvain-la-Neuve à cause d’un accès impossible en camion. Idéalement, la personne du bureau devrait être accompagnée par un chauffeur avec permis poids lourd !

 Leçons à tirer : o Privilégier la grand place d’une ville. Si celle-ci n’est pas possible, toujours aller vérifier sur place l’emplacement proposé par la ville o Mieux vaut laisser tomber une ville qu’avoir un emplacement qui n’est pas idéal ou pas assez stratégique. o Endroits à éviter : - Parcours sportifs (la Roche en Ardennes, Anseremme) - Zones d'attractions touristiques (Grottes de Han): Les gens viennent en famille pour s'amuser et sont pris dans une spirale d'activités qui ne leur laissent pas une minute de liberté. - Les gares: le public à potentiel y transite mais ne s’y attarde pas. Les gens arrivent 5 min avant le départ de leur train et en sortant de la gare n’attendent qu’une chose : rentrer chez eux ! Les gares de grandes villes ont quand même du potentiel mais celles de provinces aucun (Leuven, Mons). - Les villes à réputation bourgeoise (Knokke) - Les marchés classiques (La Roche en Ardenne, Jette, gare du midi (Bruxelles), Hasselt ou Tournai). Les gens sont chargés de courses et ne s’attardent pas. Dans les grandes villes, ça fonctionne un peu mieux. Les marchés de noël, annexes de supermarché, attirent beaucoup de monde à partir du milieu d’après midi et jusqu’à 21h. Nous étions présents mais pas aux bons horaires. o Endroits à privilégier: - Les grands places : Situées en général dans le cœur historique des villes, souvent entourées de bars, restaurants et magasins. Les gens qui s’y promènent ont du temps. Ce sont aussi des points de rencontre souvent bien desservis par les transports publics (Bruxelles, Anvers, Gand, Liège). - Les rues piétonnes et commerçantes : Les gens s’y promènent ou s’y rencontrent (la mer, Namur) - Les universités : Succès fou à l’ULB et à la VUB. A Louvain-laNeuve, si nous n’avions pas eu tant de problèmes, nous aurions eu à coup sûr du succès.. - Les festivals : Attention, pas tous! (cfr. Rossignol ou techno parade: échec !). Sfinks a été une de nos meilleures dates. A privilégier festivals alternatifs, pop rock, musique du monde. A Rossignol nous nous sommes plantés pour deux raisons : Festival en perte de vitesse, sans sponsors d’où un prix d’entrée sélectif (78€) et musique très spécifique s’adressant uniquement à des passionnés. - Salon de l’artisanat/bio/écolo : Nous avons fait 2 bonnes dates un weekend à Tour & Taxi grâce à la présence de «l’Artisan’art». C’était un bon public qui avait du temps (weekend !).

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1.3. Le planning 1.3.1. Les périodes & les dates De mi-juin à mi-décembre En été, notre expo a bien fonctionné à la mer. Les Ardennes ne sont pas un bon endroit pour sensibiliser les gens. Il y a trop d’activités sportives et en plus on y est resté trop longtemps (à un moment où la saison touristique touchait à sa fin). La promotion n’y a pas été suffisante. Nous avons eu beaucoup de chance avec le temps. Nous avons été très peu handicapés par la pluie et le froid. On a dû fermer plus tôt deux fois à cause du temps (Blankenberge, Jette). Néanmoins, les mois de novembre et de décembre étaient des périodes non stratégiques pour une expo qui se déroule en grande partie à l’extérieur.  L’idéal pour une période de six mois aurait été de début mai à fin octobre. 1.3.2. Jours et heures d’ouverture En théorie du mercredi au samedi de 10H à 18H Légalement, MSF ne peut pas couvrir le personnel travaillant le dimanche. Nous avons donc dû adapter le parcours en tenant compte de cette composante. Or pour ce genre de projet, il faut être ouvert lorsque les gens ont du temps c'est-àdire les mercredis, samedis et dimanches. On a donc souvent raté un bon public en évitant les dimanches. Les heures d’ouverture étaient bonnes. Les jours d’installation de l’exposition (jours d’arrivée dans une ville), l’équipe a souvent dû ouvrir plus tard en raison de certains problèmes qui ralentissaient le processus (électricité, arrivée tardive d’un membre de l’équipe, difficulté d’accès au lien d’exposition). Ces soucis – inévitables – ont pour conséquence qu’il est très difficile de tenir un horaire précis et qu’il faut pouvoir accepter une très grande flexibilité au niveau des heures d’ouverture (qui peut néanmoins avoir des conséquences préjudiciables lors de visites planifiées de classes, lire ci-dessous). Rythme : pour l’équipe, les journées étaient bien chargées et fatigantes mais faisables, surtout pour une période de quelques mois. 1.4.

Le montage et le démontage

Une fois l’équipe rôdée et avec un nombre suffisant de personnes (idéalement 4), le montage prenait 45 minutes en fin de tournée (contre parfois 1H30 en début de tournée), et la même chose pour le démontage. Il est important de tenir compte de ce temps pour définir les heures d’ouverture du camion et ne pas surcharger les équipes. Etant donné le temps que prend ce montage et démontage, mieux vaut, si possible, laisser le camion sur site lorsqu’il reste quelques jours dans une même ville afin de n’avoir qu’une partie seulement de l’exposition à monter/démonter.

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1.5.

Le public

L’exposition a été présentée dans tous types de villes et villages dont certains fréquentés uniquement pendant la saison estivale. Nous avons donc touché un public très large culturellement et socialement. •

• • •

Public « bourgeois » à Knokke, Spa ou Kortrijk, où nous avons dû faire face au dédain et à l'ignorance! Public plus difficile à accrocher et les personnes qui entraient dans le camion en général, venaient spécialement pour ça... Les autres étaient plutôt indifférentes. Public middle class dans des villes comme, Namur, Liège Hasselt, Leuven, Mechelen ou Tongeren. Public populaire à Blankenberge, Charleroi, Tournai ou Mons et enfin très mixé dans les grandes villes comme Bruxelles, Anvers, ou Gand. Public estudiantin à Bruxelles. Il s’agit d’un public à potentiel pour nos actions de sensibilisation. Les étudiants sont sensibles à l’action humanitaire en général et en quête d’identification et d’engagement. Ce public mériterait d’être visé davantage.

En général, on a eu beaucoup de succès chez le public bruxellois que ce soit à Place de la Monnaie, Flagey ou Tour et Taxis. Avec ArtisanArt au T&T, nous y avons retrouvé un public entre 30-60 ans, sensibles aux problèmes liés à l’écologie et à la surconsommation. Ces personnes sont bien souvent aussi sensibles aux causes que nous défendons et bien souvent intéressées par un engagement terrain ou financier. 1.6.

Langue

D'après nos statistiques, nous avons touché autant de néerlandophones que de francophones (700 NL en +). Grosse surprise pendant la saison estivale où nous avons eu dans les Ardennes une très forte majorité de néerlandophones en vacance (jusqu'à 80% du public – Durbuy ou Han sur Lesse). L'inverse ne s'est pas confirmé dans de telles proportions lors de notre passage sur la côte à part Koksijde où nous avons accueilli autant de francophones que de néerlandophones. Réactions La grande majorité du public nous a félicité pour cette manière « différente » de partager, de communiquer. Beaucoup ne réalisaient pas en quoi consiste le travail des humanitaires intervenant dans ce type de zones. Énormément d'émotions ressenties, d’envies de parler, d'en savoir plus, de comprendre pourquoi de telles situations; sentiments mêlés de culpabilité pour certains...que faire?? A ce titre, nous avons eu des réactions personnelles extrêmement fortes. Plusieurs personnes ayant vécu dans des contextes de violence extrême ou touchées par la maladie se sont littéralement écroulées de douleur à la fin de la visite... Le poste « débriefing » était d’ailleurs de loin le plus intéressant. Beaucoup de visiteurs ont spontanément demandé par quel moyen ils pourraient s'engager dans l’organisation physiquement ou financièrement.

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Sur l'ensemble de la tournée, nous n'avons eu que très peu de réactions négatives. La plupart de ces réactions n'avait aucun fondement et était totalement dénuée de sens et d'explications. Elles étaient en général liées à un sentiment de défiance dans le but de se faire remarquer, d'attirer l'attention... Réactions et questions les plus courantes : Que faites vous pour les Belges ? - Que faites vous en Palestine ? - MSF = Kouchner - MSF = Afrique - Question relative à la peur et à la vie de famille - Comment gérez-vous la sécurité ? - Questions sur la situation financière et administrative des expats 1.7.

Les taux de fréquentation

En 113 jours, on a touché 22.349 personnes dont 11.657 visiteurs flamands, 11.064 visiteurs francophones, 552 anglophones et 1130 élèves. La visite moyenne par jour s’élève à 208 visiteurs, ce qui est une vraie réussite (comparée notamment à d’autres expositions organisées dans un container par MSF)1. 1

Bruxelles, La Monnaie

415

2

Boechout, Sfinks

413

3

Bruxelles, Tour & Taxis

394

4

Liège, Place cathédrale

354

5

Koksijde

346

6

Gent Zuid

342

7

Bruxelles, Flagey

333

8

Oostende

275

9

Antwerpen

265

10 Maredsous

247

Les 5 « désastres »

Visites/jour

1 Bastogne

76

2 Roche-en-Ardennes/Spa

89

3 Bruxelles Midi

91

4 Anseremme

96

5 Liège, City Parade

109

1

A titre de comparaison, la moyenne était de 101.2 visiteurs par jour pour l’exposition itinérante « Une fuite, une histoire » organisée par MSF en 2001 (du 4 octobre au 1er février).

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2. LA PROMOTION & LA VISIBILITE 2.1. Le symbole « Pas d’armes » et les stickers Durant les six mois de l’exposition, le logo « Pas d’armes » a circulé sous différentes formes (T-shirt, cartes boomerang, stickers repositionnables) partout en Belgique, en même temps que le camion. Si ces stickers et cette signalétique ont été bien visibles, il est très difficile de savoir dans quelle mesure le public a fait le lien avec l’exposition. La principale critique vient du fait que la mention MSF était tout à fait absente de cette forme de visibilité. L’objectif était d’utiliser cette signalétique comme teaser et comme symbole de l’exposition. Le lien avec MSF n’était pas suffisamment évident, et le message qu’il véhiculait (neutralité dans les zones de conflit) était peut-être trop compliqué. Néanmoins, ce symbole et les autocollants ont rencontré un vif succès auprès des plus jeunes. Nous avons d’ailleurs largement exploité ce symbole sur les brochures d’info pour les étudiants du secondaire, en l’imprimant sous forme de poster au verso. 2.2. L’action guérilla L’action guérilla consistait à poser des stickers « Pas d’arme » repositionnables sur le mobilier urbain dans l’entourage du camion à la veille de son arrivée et d’attirer ainsi l’attention des journalistes et du public de la région. Quelque 500 stickers (facilement décollables) étaient ainsi collés en une journée par une équipe engagée par une agence de promotion. Ce teaser était révélé par un communiqué de presse faisant le lien avec l’exposition et une référence au mini site. Il est très difficile de savoir dans quelle mesure le public s’est rendu sur le site pour comprendre quelle était la signification et la raison d’être de ces stickers, mais force est de constater qu’à part à Leuven (sous forme de polémique) il n’a suscité que peu d’attention de la part des journalistes. A part l’action spécifique de teaser en partenariat commercial avec Metro, seuls quelques articles ont fait référence à cette action. Vu la réaction de certaines villes (dénonçant notamment l’aspect polluant de cette action), nous avons finalement opté pour que les « guérilleros » enlèvent les stickers à la fin de l’exposition, au moment du départ du camion.  L’action guérilla n’est pas le meilleur moyen de promotion d’un événement / d’une exposition 2.3. Le partenariat commercial avec le quotidien gratuit (Métro) Teaser « Pas d’armes » publier sans explication dans les trois éditions du Metro (NL et FR) qui ont précédé le lancement de l’exposition avec une révélation via l’achat d’une pleine page (le lendemain de la conférence de presse) qui présentait à la fois une photo illustrant un sticker « Pas d’armes » en situation réelle (sur une voiture

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MSF) avec le message de l’expo (neutralité & détermination de notre action dans les zones de conflits) et les informations pratiques sur la tournée. Outre son fort tirage, l’avantage d’un deal commercial avec ce quotidien gratuit est qu’il est distribué dans les principales stations de métro et gares et est donc très lu des navetteurs en provenance de différences villes du pays. Ce quotidien est donc un bon relais promotionnel pour des événements qui ont également lieu en province. 2.4. Les cartes boomerang Des cartes Boomerang ont suivi la tournée Acteurs d’urgence et était mise à disposition dans les restau/bars etc. des villes quelques jours avant l’arrivée du camion. Un calendrier a permis d'étaler dans le temps l'ensemble de la campagne, en la mettant chaque fois en place dans les zones où l'exposition itinérante pouvait être visitée. Comme outil d’évaluation, on doit se fier au feedback de Boomerang sur notre campagne. Globalement, Boomerang affirme que cette campagne est une réelle réussite et une belle preuve de la flexibilité qu'un support comme les cartes Boomerang peut apporter à ce type de communication. Au niveau de la création, les équipes field de Boomerang ont continué de recevoir de nombreux témoignages et commentaires vraiment très enthousiastes. Le fait qu'il s'agisse d'une carte sticker (idée proposée par l’agence YACK Communication) a certainement contribué au succès de la prise de cartes sur les différents réseaux qui ont été mis en place. Le fait de n'avoir repris les informations relatives à MSF qu’au verso de la carte était une bonne idée selon Boomerang. Au niveau de la prise de cartes, elle a parfois rencontré plus de succès sur certaines villes que d'autres, après les campagnes menées sur Bruxelles et la côte belge. En ce qui concerne la campagne sur Bruxelles, les cartes Médecins Sans Frontières ont rencontré un franc succès. Les équipes field de Boomerang ont dû assurer des réassorts presque quotidiens dans de nombreux endroits du réseaux pendant la première semaine. La prise de cartes a été très bonne dans les établissements horeca de type active, mais également et surtout dans les cinémas et les McDo. Tant et si bien qu'un nombre conséquent de stickers ont été placés un peu partout dans ces endroits...! Ils ont dû par conséquent retirer les cartes des cinémas et McDo après dix jours de diffusion, et assurer la continuité de la campagne dans tous les autres univers Boomerang. Au niveau de la prise de cartes, et entre autres grâce à l'aspect interactif de la création, la campagne MSF s'est hissée en haut de classement pour sa période de diffusion, devançant par la même occasion certaines campagnes à vocation plus commerciale. Au niveau de la côte belge, le constat est assez semblable. Nous avons vu des stickers collés à de très nombreux endroits : panneaux de signalisation, cuistaxes, sacs à dos, vitres arrières des abribus, trams, etc. Il y a également eu de nombreux commentaires de la part des patrons et gérants des établissements sur la côte nous disant que la création était vraiment sympathique et qu'elle illustrait très clairement le "combat" de

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Médecins Sans Frontières. La prise de cartes y a également été bonne, et nous avons pu la prolonger jusqu'au terme du long weekend du 21 juillet. La campagne a par exemple très bien fonctionné sur Hasselt, Leuven et Liège ; tandis que les périodes sur Gent ou Namur ont pu être un peu prolongées afin que toutes les cartes y soient prises. 2.5. T-shirts On a fait imprimer 500 T-shirts blancs ‘pas d’armes’ et 250 T-shirts gris vendus à la sortie du camion, et offerts aux employés MSF. L’objectif de ce t-shirt était davantage d’en faire un élément de visibilité pour MSF que de rapporter de l’argent (rapporté 2.105.02 EUR, beaucoup ont été offerts aux employés MSF et aux équipes autour du camion). En général, il semble que les gens ont davantage acheté les T-shirts parce qu’ils voulaient contribuer ainsi à l’action de MSF que pour l’esthétisme du t-shirt, à l’exception des jeunes qui semblent l’avoir réellement apprécié. Notons encore que le référencement et la gestion des stocks de t-shirt (en plus du debriefing et de l’animation en général) restent laborieux pour le staff travaillant sur l’expo. A fortiori lorsqu’il y a 5 tailles différentes, des modèles homme/femme et des versions FR et NL. Pour y remédier, la seconde vague d’impression de t-shirts se limitait à trois tailles (S, M, L) et était bilingue.  Simplifier un maximum la gestion et le référencement des Tshirts (limiter le nombre de tailles, de couleurs, de modèles, etc.) 2.6. Newsletters Une première newsletter (conceptualisée par YACK Communication) a été envoyée pour promouvoir l’exposition auprès du grand public au moment du lancement de l’exposition sous forme de teaser, présentant une fois encore le logo « Pas d’armes ». Les résultats obtenus ont été plutôt bons : 22,5% des abonnés ont ouvert la newsletter et ont donc été intrigués par le teaser (Pas d’armes) dont 5,5% ont cliqué sur le lien. Une seconde newsletter a été envoyée en septembre pour promouvoir l’exposition auprès des enseignants du réseau secondaire (lire point sur les écoles), sur base de l’invitation envoyée par la poste (également réalisée par YACK Communication). Pour cette newsletter-là également les résultats ont été bons : 25,5% ont ouvert la newsletter dont 11% ont cliqué sur le lien.  Les newsletters sont de bons outils de promotion d’un événement. Nous devrions être capables d’exploiter davantage cet outil dans un objectif de promotion (par public cible, région, etc.).

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2.7. Promotion in situ/promoboys & promogirls L’action des promogirls/boy (qui consistait à inciter les passants à visiter l’exposition en leur donnant le passeport et en disant que MSF a besoin d’expatriés pour son action de terrain) a été essentielle et indispensable. Selon Julien (fieldco de l’expo), sans cette démarche envers le passant nous n’aurions pas eu 10% du nombre de visites. A l’exception des personnes informées par les médias, très peu sont entrées de manière spontanée dans le camion. Le fait d’installer des panneaux « exposition gratuite » a également favorisé les entrées.  Donner un maximum de visibilité à MSF (logo MSF) sur les sites d’exposition et sur les outils de promotion.  Avec les médias, la promotion sur site via des « promoboys/girls) est un moyen incontournable de promouvoir l’exposition.

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3. LA COUVERTURE PRESSE Outre le deal commercial (achat d’espace) dans le Metro (lire point 2.3), nous n’avons pas pu obtenir de mediadeals avec les rédactions des principaux médias régionaux comme nous l’avions espéré. L’objectif en effet était de faire un partenariat avec les rédactions de Vivacité/Radio2 et de SudPresse/Nieuwsblad en leur donnant une visibilité intéressante (logo sur le camion et sur les différents lieux de l’exposition) en contrepartie d’un article (avec intw d’expat de la région concernée) lors du passage du camion dans chacune des villes. Seul « Le Soir » s’est engagé (en cours de tournée) à envoyer un journaliste régional au point presse et rédiger un article dans ses pages régionales lors du passage du camion, et « Passe-partout » s’est également engagé dans ce sens, avec de bons résultats. 3.1. Lancement « national »2 Initialement, nous avions prévu un double niveau d’information pour le lancement de l’exposition. • Un message plus « politique » sur les défis de l’intervention humanitaire dans les zones de conflits pour les médias classiques • Un message promotionnel de l’expo pour les médias régionaux et populaires Néanmoins, l’intérêt des médias s’est limité au second point, et nous avons d’ailleurs annulé la conférence de presse prévue dans le bâtiment Flagey pour le limiter à un point presse et à la visite de l’exposition. Le message plus « sérieux », et le « Pas d’armes » ont d’ailleurs été peu repris (Knack, MO*,…). Ce qui a intéressé les journalistes était l’aspect promotionnel de cet événement hors du commun. La presse régionale et événementielle a d’ailleurs davantage couvert le point presse que les médias classiques nationaux. Aucune reprise dans les JT, JP, pas de présence de l’agence de presse Belga ! FR Presse : 3 Radio : 7 TV régionale : 2

NL Presse : 6 Radio : 3 TV régionale : 1

Au-delà des médias d’information, l’objectif était également de présenter et de promouvoir l’exposition dans des magazines plus spécialisés ou populaires via des profils d’expatriés MSF. Cette stratégie a donné lieu à quelques belles publications, notamment dans le « Ciné Télé Revue » (l’un des plus gros tirages) ou le « Femme d’aujourd’hui ». Cette diversification des médias aurait néanmoins mérité d’être davantage exploitée.

2

Point presse Place Flagey – Bruxelles

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3.2. Lancements régionaux La stratégie était d’organiser un point presse dans les plus grosses villes et d’y inviter les journalistes régionaux. Au total, une quinzaine de points presse ont été organisés dans 7 villes néerlandophones et 7 villes francophones, en plus de Bruxelles au moment du lancement et de la clôture. Tous les points presse ont été un succès. A quelques exceptions, toutes les éditions locales des journaux ont couvert « Acteurs d’urgence ». Toutes les télés et radios locales sont venues faire un reportage + interview (d’un expat, ou de l’attaché de presse). Tentative d’annoncer l’arrivée du camion dans les éditions locales des Passe-Partouts, Streekkranten etc,… Pas de vue claire sur ce qui est paru, car pas inclus dans notre système de monitoring. La promotion de l’arrivée du camion dans les éditions locales et sur les sites internet touristiques et communaux n’a malheureusement pas été suffisamment systématique. A la mer, mais surtout en Ardennes, un seul point presse a été organisé en début de mois (étant donné que ce sont les mêmes médias régionaux qui couvrent l’événement d’une ville à l’autre de la côte ou des Ardennes). Pour les Ardennes surtout, ce manque de promotion médiatique pendant tout le mois s’est fortement fait sentir et a sans doute eu des conséquences néfastes sur le nombre de visites. La liste complète des contacts des journalistes et médias locaux a été facilement obtenue auprès des services presse des Villes et Communes et nous a chaque fois été très utile pour la promotion média. 3.3. Contenu des articles3 Les titres : • Dans la peau d’un MSF • MSF débarque dans notre ville • Telle ville transformée en zone de guerre La photo est souvent plus grande que le texte qui l’accompagne. Les messages principaux : • MSF est en ville avec un camion. • Pendant cinq minutes, vous pouvez découvrir ce qu’ils font en vous mettant dans la peau d’un msf qui part en mission dans un pays en guerre. • Souvent mention de l’expo Magnum. • Le site acteursdurgence.be est mentionné une fois sur deux.

3

Voir copie des coupures en annexe

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Dans les villes où on a explicitement mentionné la présence d’un expat de la région (Gent, Mechelen, Namur, Durbuy), les journalistes ont préféré mentionner l’expo à travers le témoignage de l’expat (de très chouettes témoignages). Des lacunes ? • Médias spécialisés : approche peu exploitée du côté NL, idem côté francophone • Les télés nationales (une seule fois RTL à Charleroi, VTM à Anvers). • Médias « cool » côté NL (StuBru, Q Music, …). Côté FR , médias « cool » ont été exploités lors du lancement à Flagey. • Renforcer la promotion de l’expo en la médiatisant via médias locaux la veille de son arrivée (interview attachés de presse), via le responsable presse de la commune et les sites web des villes, les sites touristiques. • Contacter les émissions radio faisant les agendas culturels pour que l’expo soit annoncée dans chaque radio locale.  Ne pas compter sur une grosse visibilité dans les médias généralistes nationaux mais sur une couverture dans les médias régionaux  Dans les médias régionaux : exploiter des interviews d’expatriés des régions concernées  Diversifier un maximum les médias (féminins, etc.) notamment via les expats

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4. LE VOLET JEUNESSE Pour sensibiliser les plus jeunes à notre action, nous avons développé des visites de l’exposition (guideline) et du matériel adaptés aux élèves. Les élèves ciblés étaient ceux du secondaire (12-18 ans) car le contenu de cette exposition était trop ardu et difficile à appréhender pour les plus jeunes. L’objectif était d’atteindre 3.000 élèves grâce à la visite de 120 classes (entre le 10 septembre et le 18 décembre les mercredi, jeudi et vendredi - hors congés scolaires et périodes d’examens). Etant donné le retard pris dans la promotion vers les enseignants (envoi du mailing tardif), la première classe n’a été accueillie que mi-octobre. Au total, 1.130 élèves ont visité l’exposition (sur une période de trois mois)4. Le volet Jeunesse de l’exposition est sans doute l’élément le moins abouti de cette tournée, sans doute en raison de l’absence d’une personne chargée exclusivement de son suivi (pas de responsable des projets Jeunesse, et trop peu de temps à y consacrer de la part de Sophie, responsable des événements et de l’info grand public, qui occupait tout son temps au suivi de la tournée). Par ailleurs, les jours et heures d’ouverture n’étaient pas toujours adaptés aux horaires et aux congés scolaires et limitaient très fort les possibilités de visites pour les classes, a fortiori pendant les périodes d’examens. 4.1. La promotion La promotion de la tournée a principalement ciblé les directeurs des établissements secondaires, et non les enseignants via leur adresse à domicile (comme c’est le cas pour la promotion du Meteor par exemple). Cela pour la simple raison que nous ne disposions pas des adresses et que leur achat représentait un coût trop élevé. Nous les avons informé de la tournée via un courrier postal et un e-mailing (newsletter), mais également via certains sites destinés aux enseignants (Annoncer la couleur/Kleur Bekennen) et via des réseaux d’enseignement. Par ailleurs, des relances téléphoniques auprès des établissements ont eu lieu à la veille de l’arrivée du camion dans certaines villes. Néanmoins, cette promotion a commencé trop tardivement (début septembre alors que les premières possibilités de visites commençaient à ce moment-là) et du côté francophone, elle a été victime du chaos de la rentrée scolaire lié à la nouvelle procédure des inscriptions.

4

Au total, 4.192 élèves avaient visité l’exposition « Une fuite, une histoire » organisée par MSF en 2001 (sur une période de quatre mois). Cette différence de résultat s’explique par le fait qu’un concept (expo pour les jeunes) et une stratégie spécifiques avait été conçue par une personne chargée exclusivement du volet Jeunesse.

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Finalement, la moitié des élèves qui ont visité l’exposition ont été trouvé localement suite à la visite de l’expo par un enseignant l’expo ou grâce aux démarches des animateurs. 4.2. Le matériel pédagogique Nous avions produit et imprimé du matériel pour 3.000 élèves et une quarantaine d’enseignants. Bonnes réactions de la part des enseignants. • Dossier pédagogique pour les enseignants : une vingtaine distribués (+ certains envoyés uniquement par mail) • Brochure avec poster pour les élèves : un millier distribués 4.3. Le concours Au terme de leur visite, la classe était invitée à continuer à faire vivre le projet en classe en rédigeant un article sur Acteurs d’urgence et en participant à un concours. Sans doute par manque de promotion, d’encadrement et/ou d’intérêt, le concours n’a rencontré aucun succès. Un seul article nous a été envoyé qui a été publié comme « gagnant » dans le magazine des donateurs (comme ce fut annoncé). 4.4. Le public Une grande majorité des élèves avaient entre 10 et 12 ans. Même si la visite se passe bien, l’outil n’est pas vraiment adapté aux enfants de cet âge. Nous avons également reçu beaucoup d’élèves de 14 à 17 ans en filières techniques. Peu d’intérêt, perturbateur… ainsi que des jeunes présentant un handicap mental. Ces trois catégories ont constitué plus de 80% des élèves reçus et ne représentaient pas le public visé initialement. D’une part, l’outil n’est pas adapté à un tel public et de l’autre, tous manquaient de vocabulaire et de culture générale (sans parler de l’intérêt) pour bien comprendre le parcours et les explications données. Cette exposition s’adressait davantage à des élèves du niveau secondaire supérieur (15-18 ans) et aux étudiants d’établissement supérieur ou universitaire (qu’à ceux du niveau secondaire inférieur), comme en témoigne le succès de l’exposition sur différents campus.  Ne lancer le volet Jeunesse d’un événement que si une personne en est chargée et peut suivre : o Le développement du concept o Le briefing des animateurs (guideline) o La production du matériel pédagogique o La préparation, l’organisation et la gestion des visites (y compris les inscriptions) o La promotion auprès des enseignants et des médias spécialisés  Outre l’objectif de sensibilisation des plus jeunes, les visites des écoles sont un bon moyen de combler le manque de visiteurs/visites durant les mois pluvieux  Adapter les heures et les jours d’ouverture aux horaires des écoles (50 minutes de cours, périodes d’examens, congés scolaires, mercredis après-midi, etc.)

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5. LE WEB 5.1 Minisite5 Un minisite a été lancé au début de la tournée pour répondre à différents objectifs : • Donner des informations pratiques sur la tournée • Permettre le téléchargement des photos • Révéler le teasing (action guérilla) du « Pas d’armes » • Générer du trafic sur le site de msf Le lay-out du site respectait parfaitement le style graphique de l’ensemble des outils de l’exposition. Il comportait également un très bon « trailer » (court film promotionnel) de l’exposition qui a également été diffusé via nos blogs, YouTube et FaceBook. Statistiques : • En moyenne, nous avons eu 1850 visiteurs par mois (la plupart d’entre eux était des visiteurs uniques) • Quelque 60 nouveaux visiteurs par jour (bon résultat pour un mini site d’une durée limitée) • Les visiteurs, ont consulté l’ensemble du site, et sont restés en moyenne 3 minutes (bon résultat) • Le plus grand pic a eu lieu au moment du lancement de l’exposition (900 visiteurs en un jour) – ensuite on constate quelques plus petits pics après les conférences de presse dans les différentes villes • 40% des visiteurs sont arrivés sur le site en direct – ce qui signifie qu’ils se sont souvenus du nom de mini site. 50% sont arrivés via msf.be, google, Facebook ou la newsletter. • Le site a rencontré un peu moins de succès du côté néerlandophone Lien avec l’action guérilla et les stickers « Pas d’armes » Il est difficile de dire dans quelle mesure les stickers « Pas d’armes » qui ont circulé dans le pays via les cartes Boomerang et les actions guérilla ont réellement suscité du trafic sur le site. Lien avec les photos à downloader Moins de 10% des visiteurs du mini site ont téléchargé leur photo. Un millier de photos auront été téléchargées au total sur une période de 6 mois d’exposition. Le système de classement des photos n’a pas été développé de manière suffisamment efficace. Pour les visiteurs, il était très difficile de trouver une photo parmi les centaines d’autres (vignettes trop petites, trop d’images pour scroller efficacement). Impossible de poster des photos verticales (portrait).

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www.acteursdurgence.be - www.inactieinnood.be

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Lien avec notre site Si quelques visiteurs sont arrivés sur le mini site via le site msf.be, seuls 5% des visiteurs du mini site se sont rendus ensuite sur le site msf.be. Le mini site n’a donc pas été un moyen efficace de générer du trafic sur le site général. Ceci peut notamment s’expliquer par le fait que les liens vers le site msf.be n’était pas suffisamment visible sur le mini site. Lien avec l’agenda L’agenda n’était pas suffisamment clair et convivial non plus. Impossible de trier le calendrier par dates. Certaines personnes se sont plaintes de ne pas trouver l’agenda sur les pages « en pratique ». 5.2. Web 2.0. / Facebook Le Web 2.0 a été peu exploité. Il n’y avait pas de page Facebook Acteurs d’urgence en tant que telles, mais la tournée a été annoncées à plusieurs reprises sur les pages/groupes MSF. Néanmoins, cela n’a eu que peu d’impact.

 Le minisite est un bon moyen de promotion des événements mais il faut envisager un outil de promotion efficace (trop d’attentes par rapport à l’action guérilla)  La promotion d’un événement doit également être envisagé à partir de notre site et des réseaux sociaux, web 2.0, etc.  Un mini site entraîne peu de trafic vers le site msf.be  Penser à mettre un compteur sur le site pour avoir une meilleure idée du nombre de visites

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6. LA RECOLTE DE FONDS Le lancement de la tournée « Acteurs d’urgence » a eu lieu au moment de l’envoi d’un mailing de prospection (nouveaux donateurs) et de la diffusion d’un spot télé. Si la thématique était semblable (la détermination de MSF à sauver des vies), on ne peut pas réellement parler de « campagne intégrée ». 6.1 Le mailing En plus d’un spot télévisé (maison qui brûle) diffusé sur les principales chaînes de télévision, un mailing de prospection (avec pour slogan commun « Sauver, c’est plus fort que tout. C’est plus fort que nous. »)) a été envoyé à un million de ménage en Belgique. Ce mailing était également disponible en fin de parcours de l’exposition, mais malgré une demande répétée à l’équipe, il n’a été que très peu distribué aux visiteurs. Le principal argument portait sur une gêne à leur remettre « subrepticement » une demande de dons alors que l’exposition était annoncée comme étant « gratuite » et que le support (dans une enveloppe) n’était pas adapté. Outre les résultats obtenus par le mailing envoyé par la poste, ceux de ce même mailing rendu disponible en fin d’exposition ont été très faibles, voire tout à fait nuls. 6.2 Les équipes Face to Face Quelques tentatives d’inclure à l’équipe des recruteurs F2F ont été amorcées. Les résultats sont mitigés. Et cela pour plusieurs raisons : • les horaires et endroits ne correspondaient pas toujours au planning des équipes • pas judicieux de mettre un F2F les jours de visites des écoles • le nombre de personnes à démarcher (208 visites en moyenne) < les personnes habituellement démarchées (notamment à la sortie des supermarchés) alors qu’a priori le public qui sort de l’exposition est forcément plus réceptif. • difficulté de trouver sa place parmi les équipes de sensibilisation o un « compromis » avait été trouvé avec une recruteuse très appréciée par l’équipe de sensibilisation, qui travaillait au poste « photo » et demandait ensuite de passer aux dons, avec de bons résultats certains jours o très dépendant de la personnalité du/de la recruteuse et de l’équipe de sensibilisation  Comme lors de précédents événements, il reste très difficile de demander à des équipes de sensibilisation de contribuer à une approche de récolte de fonds.  La communication quant aux attentes de chacun doit être suffisante.

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7. OUTSOURCING / COLLABORATION AVEC LES AGENCES Pour le développement de cette campagne/exposition, l’objectif était d’investir davantage dans la diffusion et la promotion de l’outil que dans sa production. En effet, lors de précédents événements ou actions, la charge de travail que représentait souvent le volet production était au détriment de la promotion/diffusion. Pour « Acteurs d’urgence », l’objectif était d’accentuer (et de se concentrer) davantage sur la promotion de l’événement et de sous-traiter la production à MSFFrance mais également à différentes agences : Tempora (pour le graphisme et le jeu interactif), YACK Communications (pour la promotion avec le « Pas d’armes » et une partie du graphisme) et The LittleBig Company (pour la réalisation du mini site et du trailer). A cela s’ajoute un travail en collaboration avec des réalisateurs/son indépendants pour la bande son. La collaboration avec ses différentes personnes s’est bien passée mais notre travail aurait été facilité si nous avions pu sous-traiter l’ensemble de ces tâches à une seule agence. Ce qui était d’ailleurs le cas en sélectionnant Tempora, agence spécialisée dans la mise en place d’exposition interactive et de leur promotion (notamment de l’exposition Terre à Tour et Taxi). Néanmoins, la collaboration n’a pas été aussi efficace que prévue, notamment parce qu’ils n’ont pas considéré ce projet comme prioritaire par rapport à d’autres, plus gros, qu’ils avaient à gérer. D’où l’avantage parfois de travailler avec de plus petites agences, plus disponibles et finalement plus efficaces. Cela s’est confirmé avec la collaboration qui s’est avérée concluante avec YACK Communications.

 Le fait de sous-traiter la production du matériel permet de se concentrer davantage sur la diffusion et promotion de l’événement  Dans la mesure du possible, mieux vaut sous-traiter l’ensemble des tâches à une seule agence (polyvalente)  Le fait de développer une charte graphique pour tous les outils de l’exposition donne à celle-ci une belle unité visuelle

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8. LES RESSOURCES 8.1 Les ressources financières Budget : 150.000 euros •

Production : 80.000 euros, dont : o Camion/scénographie :40.000 o Retirage photos/Expo Magnum : 7.000 euros o Audio-guide (FR/NL) : 4.235 euros o Jeu interactif : 11.000 euros Promotion : 50.000 euros, dont : o Cartes Boomerang : 25.000 euros o Actions guérilla : 3.000 euros o Achat espace Metro : 12.000 euros o Minisite : 7.000 euros Tournée : 20.000 euros, dont : o Accommodations de l’équipe o Essence & déplacement o Location du tracteur

8.2 Les ressources humaines L’une des clés de la réussite d’une telle exposition est un nombre suffisant de ressources humaines. Cet aspect avait d’ailleurs été sous-estimé initialement. En cours de tournée, nous avons d’ailleurs recourir à une personne supplémentaire (support animateur/logisticien) et à un renfort pour le suivi de la tournée depuis le siège. 8.2.1. Pendant la tournée, autour du camion : L’équipe du camion était composée : • d’un « fieldco », avec un profil de logisticien possédant son permis poidslourd et expérience MSF • d’une animatrice, avec expérience MSF • d’un animateur/logisticien en renfort Ces trois personnes étaient sous contrat MSF mais seul le fieldco (Julien Dubeuf) a assuré toute la tournée. Cinq autres personnes ont travaillé sur les deux autres postes, en fonction que le camion circulait en Flandres et à Bruxelles (bilingues) ou en Wallonie. • d’un volontaire/bénévole MSF (expat entre deux missions ou employé du siège) • deux étudiants (promoboys/promogirls) Nous nous sommes très rapidement rendu compte que la charge de travail généré par le montage, démontage, les divers postes nécessaires à une bonne animation, l’entretien de l’expo, la résolution de petits problème sur place etc.….justifiait la présence de quatre personnes. A cela s’ajoute le travail indispensable des « rabatteurs »/promoboys/girls.

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Il est indispensable d’avoir au minimum deux permanents idéalement bilingues sur le projet pour une bonne fluidité des travaux physiques et d’animation. Le fait d’avoir un log/chauffeur était un véritable luxe car il a pu à la fois gérer toute la logistique du camion, et assurer ses déplacements (parfois périlleux !). Cependant, le déplacement du camion pourrait tout aussi bien être gérer par un chauffeur intérimaire ou par une société de transport. Aspects linguistiques L’expérience nous a montré que trois des quatre animateurs doivent être bilingues français / néerlandais. (1 Accueil / casque – 2 débriefing – 3 Photo / passeport / rabatteur lors de périodes de creux). Lors de la saison estivale et durant notre passage dans les grandes villes flamandes nous avons été trop souvent confrontés à l’impossibilité de nous adapter linguistiquement à notre public. D’une part nous avons perdu des visiteurs mais pire, nous n’avons pas pu avoir de discussions de qualité….De plus cela exacerbe la véhémence des « régionalistes » et ne participe pas à la construction d’une image de MSF en tant qu’ONG « belge ». Les étudiants (promoboys/girls) : Pas évident de travailler avec des étudiants. Une bonne majorité considérant ce job comme précaire (1 jour de contrat par ci par là), et ne le prenant pas suffisamment au sérieux (retard chronique, défection à la dernière minute…). L’idéal aurait été de pouvoir compter sur des personnes sous contrat pour cette tâche. Cependant, le poste RH (étudiants, bénévoles) de la campagne était un mi-temps en soi : travailler avec des étudiants s’avère trop difficile pour des projets à long terme. Les étudiants annulent à la dernière minute, ne viennent pas le jour même, bref, ils ne sont pas fiables. La recherche d’un étudiant prend un temps fou. Des étudiants avec des contrats à durée déterminée aurait pu mieux fonctionner. Pour ce qui est les personnes du bureau ou des expatriés, tout d’abord, c’étaient des bénévoles. Ils ne venaient pas toujours à l’heure prévue, ils devaient souvent partir plus tôt, ils annulaient parfois car trop de boulot. Difficile à les interdire, vu qu’ils venaient déjà bénévolement... En plus, c’était une utopie de trouver facilement pour chaque jour de l’expo une personne de MSF. On a déjà du mal à trouver des expatriés pour des conférences (qui n’ont lieu que quelques fois par mois)... La mobilisation de la maison a bien fonctionné au début de l’expo mais l’enthousiasme a vite été tempérée. Idéalement, il faudra une personne (stagiaire, contrat à durée limitée) qui ne s’occupe que des RH sur l’expo. Les expatriés belges Des dizaines d’expatriés belges sont passés bénévolement pour travailler une ou plusieurs journées sur le camion. Leur contribution à l’exposition a été très favorable pour le debriefing des visiteurs et pour un échange d’informations avec eux. Par ailleurs, certains d’entre eux ont eu l’occasion de participer aux points presse organisés dans certaines de leur ville. Les journalistes se sont montrés très intéressés par une interview d’un expatrié de leur région dans l’édition locale d’un média. Ces (bons) contacts établis avec les expats belges dans le cadre de cette exposition pourront très certainement être valorisés pour d’autres événements ou actions.

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8.2.2. Au bureau Le suivi logistique et administratif de la tournée à partir du siège a quasiment représenté un temps-plein et se fait donc au détriment d’autres projets. Le suivi des contrats des étudiants, les « callsheet » à envoyer quotidiennement, les réservations d’hôtels, les contacts avec les autorités des villes, les problèmes en tout genre (pas d’accès à l’électricité, stationnement du camion, etc.) à régler au pied-levé sont des tâches fondamentales au bon déroulement de l’exposition. Elles constituent néanmoins une charge de travail importante qui nous a amené à engager (trop tard !) une étudiante/stagiaire pour soulager Sophie, en charge du suivi des événements et de l’info grand public. Cette charge de travail très élevée liée au suivi quotidien de l’exposition s’est également fait au détriment d’une promotion quotidienne, auprès des sites des Villes, des centres culturels ou des étudiants par exemple.

 La gestion d’un tel projet est possible si (et seulement si) des ressources humaines sont disponibles en suffisance  Renforcer l’équipe au siège (engager un référent de l’expo qui assure le suivi de la tournée et sa promotion au quotidien)  Important de garantir un maximum de stabilité au sein de l’équipe sur le terrain (pas de rotation au sein de l’équipe de base)  Constituer une équipe qui soit complètement bilingue  Ne pas compter trop longtemps sur l’engagement volontaire des membres, des expatriés ou des employés du siège  Eviter la gestion des contrats étudiants d’une journée  Impliquer l’Administration/RH au plus tôt pour tenir compte de la Commission paritaire par exemple et des contraintes éventuelles pour l’engagement de travailleurs (notamment le dimanche)

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9. CONCUSIONS GENERALES ET LECONS A TIRER  La tournée « Acteurs d’urgence » a très certainement permis de répondre à des objectifs de « branding » et d’ancrage en Belgique (y compris au niveau régional). Malheureusement, nous n’avons pas envisagé d’enquête de perception après le passage du camion dans une ville, ce qui aurait été intéressant.  Les taux de fréquentation (208 visiteurs en moyenne/jour) montrent à la fois l’intérêt du public pour ce type d’exposition et la promotion suffisante qui en a été faite (surtout sur le site).  Le choix de l’emplacement et du site de l’exposition est la clé de la réussite de ce type de projet  Le site doit être identifié en fonction d’un public-cible (grand public, étudiants, etc.)  Une telle tournée aura très vraisemblablement des effets à long terme sur la perception de MSF auprès du public qui a visité l’exposition  S’associer à de bons partenaires (agence de communication) pour sous-traiter les aspects de production  La promotion est un élément déterminant de la réussite de ce type d’événement (avoir une bonne stratégie de promotion, y compris sur site, avec un volet média fort)  Ce projet est « RH-hivore » - S’assurer d’un nombre de ressources humaines en suffisance et d’avoir un seul responsable de projet.  Projet efficace pour une visibilité de MSF dans les médias régionaux  Le volet Jeunesse a sans doute été l’élément le plus faible de ce projet et ne doit être développé que si un référent est disponible

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Annexe 1 1. Présence médiatique par région Ville Bruxelles

Flandres (Gent)

Date 16-28 juin

01-04 juillet

Action Media Presse écrite FR Lancement Tribune de Campagne : CP La Bruxelles La Dernière Heure La Libre Belgique Presse écrite NL Het Nieuwsblad Knack De Streeekkrant Het Laatste Nieuws De Morgen Together Magazine Radio FR Nostalgie Radio Contact Fun Radio Vivacité RTBF - La Premiere NRJ Bel RTL Radio NL FM Brussel Radio 2 VlaamsBrabant VRT-Radio 1

CP

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TV FR télé bruxelles Télé matongue TV NL TV Brussel Presse écrite NL Knack Het Laatste Nieuws (3) Het Nieuwsblad De Streeekkrant Radio NL City Music Radio 2 (2) Focus-WTV Radio 2

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Flandres (Ostende)

13juillet

14 CP

Sfinksfestival Durbuy

27 juillet CP 30/07 au CP 02/08

???

???

Namur

13/08 27/07 01-04/09

Liège Liège

08/09 10-13/09

Promotionnel CP

Spa

20-22/09

CP

CP

TV NL AVS Presse écrite NL Passe-Partout Het Laatste Nieuws Presse écrite FR Le Soir Radio NL Radio VBRO De Standaard Presse écrite FR Le Soir, la DH La Dernière Heure L'Avenir du Luxembourg La Meuse La Libre Belgique Radio FR Must FM TV FR TV Lux Cine tele revue ATV (ndlrs media) Presse écrite Vers l'Avenir Le Quotidien de Namur Le Soir Radio FR Radio Contact Bel RTL TV FR Canal C Presse écrite : Le Soir Presse écrite FR Le Soir La Dernière Heure La Libre BelgiqueGazette de Liège Radio FR RTBF - Vivacité RCF Liège (radio) TV FR RTC (télé locale) RTBF - Les Niouzz Presse écrite FR : Le Jour TV FR : Televesdre

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Charleroi

23-26/09

CP

Leuven Leuven

06/10 07-10/10

Interview CP

Malines

15-18/10

CP

Hasselt

18-21/10

CP

Anvers

11-14/11

CP

Kortrijk

30/11

Tournai Tournai

01/12 02-05/12

Promotionnel CP

Presse écrite FR La Nouvelle Gazette Le Soir La Dernière Heure- LLB Vers l'Avenir Radio FR RTBF- La première Vivacité (direct) TV FR RTL-Tvi Tele Sambre Radio NL : Radio 2 Vlaams- Brabant Presse écrite NL Gazet Van Antwerpen Het Nieuwsblad Het Laatste Nieuws De Streekkrant Radio NL Radio Scorpio Radio 2 VlaamsBrabant TV NL ROB TV Presse écrite NL Het Nieuwsblad Gazet Van Antwerpen Het Laatste Nieuws TV NL RTV Presse écrite NL Het Belang Van Limburg Het Nieuwsblad Het Laatste Nieuws Radio NL Radio 2 Limburg TV NL TV Limburg Presse écrite NL Gazet Van Antwerpen TV NL VTM ATV Presse écrite NL : Het Laatste Nieuws Presse écrite FR: La DH Presse écrite FR

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La Dernière Heure Le Soir Le Courrier de l'Escaut TV FR No télé Mons

09-12/12

CP

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Presse écrite FR Jeudi Soir (Vlan group) Radio FR Sud Radio Vivacité Namur (Direct) Vivacité Bruxelles (Direct) TV FR Tele Mons Borinage

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AdU_evaluation_JAN2010  

exposition itinérante 16 juin – 23 décembre 2009 EVALUATION 3.1. Lancement national 3.2. Lancements régionaux 3.3. Contenu des articles 5.1....

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