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Ogan Ozkul

L’horloge de la mort


Le temps fut arrêté, ma passion fut suspendue. La mélodie du temps fut arrêtée, mon temps fut suspendu. Les blessures furent arrêtées, la douleur fut suspendue. La guerre fut arrêtée, les morts furent suspendues. Ma voix fut arrêtée, mes sentiments furent suspendus. Ma destinée fut arrêtée, mes envies furent suspendues. Mon existence fut arrêtée, mes idées furent pourtant suspendues.

Car le temps ne passes plus, les rêves ne se font plus qu’avec l’inconscience des morts mais sauf l’horloge qui continue de tourner. Car mes adieux ne suffisent plus pour emporter la liberté aux cieux cachée par la brume mais sauf l’horloge qui continue de tourner. Car les rejets ne font qu’en mourir des idées venues du vivant provenant de la naissance mais sauf l’horloge qui continue de tourner. Car l’ombre fut plus sombre que l’obscurité de son reflet aux yeux du rêve mort par vivants mais sauf l’horloge qui continue de tourner. Ma vie ne fut que détresses, destructions, illuminations, hallucinations, échéances et nuances mais sauf l’horloge qui continue de tourner. Mes imaginations n’en reviennent jamais lorsque le temps s’achève qui pourtant fut si brève mais sauf l’horloge qui continue de tourner. Ma famille ne fut devenir que de la cendre dans ma mémoire tout comme je fus être avec eux mais sauf l’horloge qui continue de tourner. Mes amours furent partis, loin d’ici, au monde parfait, c’est ici où je fus le prochain vivant mais sauf l’horloge qui continue de tourner. Car ce fut ma vie qui m’a abandonnée et pas moi qui l’a abandonnée au fil du temps, mais sauf l’horloge qui continue de tourner. Car ma très chère me l’a fait remarquer lorsque celle – ci ne s’est plus jamais réveillée, mais sauf l’horloge qui continue de tourner. Car un oiseau lui m’a regardé en me disant… -

Il ne faut jamais t’admirer sans te préoccuper d’autrui, mais sauf l’horloge qui continue de tourner.

Car la vie ne constitue que de personnages vivant le jour mais jouant aux minuits du temps, mais sauf l’horloge qui continue de tourner. Ma voix fut arrêtée, mes sentiments furent suspendus. Ma destinée fut arrêtée, mes envies furent suspendues. L’âme de l’horloge est venu vers le moi sans vie et dit -

Le temps fut arrêté, mais ton existence fut suspendue.


Horloge de la mort