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Thomas Laurent en quelques titres 2016. Asian Le Mans Série (LMP2) Victoire aux 4h de Buriram et deuxième aux 4h de Fuji. 2017. Championnat du monde d’endurance (LMP2) Victoire aux 6h de Silverstone, aux 24h du Mans et aux 6h de Nürburgring. Vainqueur du prix Jean Rondeau du meilleur débutant aux 24h du Mans.

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2018. Champion du monde d’endurance (LMP1) Victoire aux 6h de Silvertsone.

Sacré champion du monde de karting (KZ2) l’année de ses 17 ans, il enchaîne, depuis, les titres nationaux et internationaux d’endurance. Les moteurs sont plus puissants, les pneus plus larges et le public plus abondant. Mais plus sa voiture monte dans les chevaux et plus le pilote monte dans les tours. Son prochain défi, participer au très sélectif championnat Imsa. Un rêve dont il se rapproche à grands coups de levier de vitesses. L’accomplir ne surprendrait sans doute personne sauf lui. Car aussi talentueux soit-il, Thomas sait rester humble. Et ce qui frappe avant tout au premier échange, c’est que ce jeune natif de La Rochesur-Yon qui se fait un nom tout autour du monde est bel et bien Sablais. 16 | LES SABLES MAGAZINE • n°21

UN RÊVE AVANT TOUT Ce n’est pour l’instant qu’un rêve, mais Thomas Laurent s’en rapproche un peu plus à chaque nouveau tour de piste. Même si essuyer régulièrement son pare-brise avec le drapeau à damier ne l’empêche pas de rester lucide. Le pilote sablais sait d’où il vient, et sait où il va. L’Imsa ! Un nom si prestigieux. « Sans doute le championnat le plus dur en course et le plus sélectif de tous les championnats du monde, avoue le pilote. La plupart des épreuves se déroulent aux États-Unis et il est très difficile pour un Européen d’y entrer. » Pour courir là-bas, il faut se faire repérer la-bas. Et pour se faire repérer la-bas, il faut courir là-bas… La boucle

est sans fin. Mais cela tombe bien. Car enchaîner les boucles et passer de l’une à l’autre en franchissant la ligne, c’est justement la spécialité de celui qui gravit les échelons comme il passe les vitesses. Thomas Laurent avale l’asphalte comme les difficultés. Et ce n’est pas fini... AUX ÂMES BIEN NÉES... La course automobile, c’est un peu comme la course en bateau. Si on ne naît pas dans le milieu, difficile de se faire un nom. Celui de Thomas Laurent commence pourtant à résonner plus fort que le bruit des moteurs un peu partout autour du monde. La course

automobile ? Ses parents la côtoyaient en tenant la piste de Karting des Sables, de près par plaisir, de loin par métier. Les pilotes du coin y faisaient quelques apparitions, frustrés par un règlement qui interdit de courir plus de cinq journées par saison en dehors des compétitions. Cette frustration, Thomas la mesure actuellement. Lui, le petit Sablais né à La Roche-sur-Yon qui refuse de quitter la ville côtière qui l’a vu grandir, n’a pas oublié sa ligne de départ. A haut niveau, le sport automobile est un sport qui coûte cher. Et il faut être sacrément mordu, ou talentueux, voire les deux, pour ne pas abandonner si l’on n’est pas bien né. Dans un temps où s’illustrer sur une

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LES SABLES MAGAZINE N°21  

Editions OFFSET 5

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