__MAIN_TEXT__

Page 1

Catalogue interactif


La démarche « Géoparc du Chablais » Entre le lac Léman et le Mont Blanc, la région du Chablais est unique du point de vue géologique. Le paysage raconte une histoire géologique vieille de 250 millions d’années. Avant les reliefs montagneux, il y avait un océan. Les sédiments du fond de l'océan alpin ont donné naissance à des roches, qui lors de la formation des Alpes se sont plissées, fracturées, érigées, nous offrant des spectacles saisissants en tous lieux du Chablais .La diversité et la richesse de l’histoire géologique se traduit par une très grande variété d’aquifères et un très grand nombre de lacs. Depuis 2003, le territoire du Chablais s’est inscrit dans une "démarche géoparc Européen – UNESCO". Un Géoparc est un territoire qui comprend un patrimoine géologique remarquable au regard de sa qualité scientifique, de sa rareté, de son attrait esthétique ou de sa valeur éducative. Le projet « Géoparc du Chablais» entend mettre en exergue l’exceptionnelle richesse géologique du Chablais. Plus d’une vingtaine de sites remarquables ont été identifiés et la dynamique du Géoparc entend les valoriser et mieux les faire connaitre du grand public. Il s’agit également de permettre aux habitants de s'approprier ou de se réapproprier les valeurs géopatrimoniales du Chablais et ainsi de participer activement à la connaissance du territoire. Par cette connaissance, les habitants deviennent alors de vrais ambassadeurs de l’image du Chablais.

La Démarche Géoparc s’inscrit dans le cadre du SIAC (Syndicat Intercommunal d’Aménagement du Chablais)

Accéder à la vidéo histoire géologique du Chablais Le volet culturel et artistique du Géoparc du Chablais En écho à une démarche de médiation scientifique, une dimension culturelle et artistique est apportée au projet : avec sa force et ses langages, l’art est susceptible de dire, évoquer et partager des approches complémentaires favorisant la connaissance de ces sites. Le flux du temps géologique s’étend sur des centaines de million d’années. Cette durée quasiment impalpable à notre conscience nous engage à en percevoir le caractère scientifique mais aussi poétique, voire spirituel. Ainsi, en parallèle à leur approche cartésienne, les phénomènes géologiques structurant l’histoire de notre planète questionnent éminemment notre place au sein de l’univers.. La Maison des Arts de Thonon-Évian a souhaité apporter sa « pierre » à l'édifice, en imaginant un volet artistique et culturel pour ce Géoparc : un projet d’envergure autour de l’art contemporain dans la nature développé en partenariat avec l’ODAC (Office départemental d’Action Culturelle).


Trois sites géologiques, trois artistes, trois œuvres … Le Lac de Vallon à Bellevaux, le Puisoir d’Orcier et le site des Châteaux des Allinges sont les trois sites retenus. Trois artistes plasticiens de Haute-Savoie, Régine Raphoz, Sandy Avignon et Marc Limousin ont été accueillis en résidence de création pendant trois mois ce printemps 2011, en résonance avec les spécificités géologiques des sites mais en en considérant également le vécu humain. L’intervention d’artistes plasticiens en résidences Dans une démarche de mise en relation entre art et science, trois artistes plasticiens portent leurs regards sur trois sites géologiques remarquables différents. Ces artistes sont invités à proposer leur vision singulière des particularités des sites. C’est grâce à un dispositif de résidences d’artistes que se développera en 2011 cet objectif. Ainsi, chaque artiste, durant le printemps 2011, s’imprègnera durant trois mois du lieu et de ses caractéristiques pour enfin créer une œuvre extérieure, installée sur le site lui-même au début de l’été 2011, de manière éphémère et visible pendant 8 à 10 semaines. Art et nature, Land’ art… Depuis longtemps les artistes entretiennent une relation privilégiée avec le paysage et la nature. Durant plusieurs siècles, cette relation consistait en une re-présentation du naturel,

sous forme de dessin, peinture ou ensuite photographie. Mais depuis les années 70, des artistes ont souhaité dépasser les outils intermédiaires de re-présentation du paysage pour y intervenir directement, in situ*. Ces œuvres, inscrites dans un champ de création appelé le Land’ art (l’art dans le paysage) s’inscrivent directement dans le paysage et souvent utilisent comme matériaux de l’œuvre des éléments naturels. Il y a là le désir de se rapprocher le plus possible du sujet (la nature et le paysage) en y inscrivant de manière respectueuse un geste humain, une empreinte culturelle et un dialogue direct et créatif. Les interventions artistiques au sein du Géoparc du Chablais font donc appel à des artistes de Land’ art ou de manière plus large à des artistes, qui, d’une manière ou d’une autre, entretiennent une relation privilégiée, in-situ , avec la nature. La médiation au cœur du projet Une inflexion particulière est portée à la médiation en direction des larges publics des œuvres et des spécificités géologiques des sites. Chaque artiste aura eu soin également d’impliquer ,d’une manière ou d’une autre ,les habitants des lieux concernés par son intervention.

Commissariat : Alain Livache


Par un phénomène naturel géologique, l’apparition récente en 1943 du Lac de Vallon dans le paysage alpestre a eu des incidences humaines importantes en ensevelissant des habitations et en modifiant l’environnement. Trois vaches blanches semblent inexorablement marcher à la surface de l’eau, à l'aplomb d’une ruine encore visible : celle de la Ferme de L'Éconduit.

L’installation a vocation à être abordée de plusieurs points de vue : Autrefois, trois simples vaches permettaient la subsistance d’une famille, c'est bien un temps révolu ... La mise en scène joue comme une maille dans le temps, entre rémanence et anticipation, car ces trois apparitions évoquent aussi le devenir du Lac de Vallon, qui de façon naturelle est voué à se combler petit à petit. «C'est le fantôme de l'animal le plus emblématique du territoire que j'ai choisi pour symboliser le rapprochement du temps humain et du temps géologique ». R. Raphoz. Ce lac est un état transitoire de l’état de la terre. Et ces vaches sont l'expression de la perpétuation du territoire et l’évocation d’une réalité plus permanente que le présent qui s'offre à nous. L’installation est complétée par un objet situé sur la rive Sud du lac, face à l’installation lacustre : cet « Écho du village » propose un recueil d’extraits de témoignages d’habitants ayant vécu cette transformation géologique. Des moments partagés à partager…

L’installation est complétée par un objet situé sur la rive Sud du lac, face à l’installation lacustre : cet « Écho du village » propose un recueil d’extraits de témoignages d’habitants ayant vécu cette transformation géologique. Des moments partagés à partager…

Remerciements aux habitants du site qui ont apporté leurs témoignages. Remerciements au « Club de plongée subaquatique du Léman » . Assistance technique : Gérard Contat, Roland Raphoz, Pierre Guimet, Anne Liger,Patricia Dupont,Gabriel Gavard, ma maman et les autres. Remerciements particuliers aux services techniques de la commune de Bellevaux .

Régine Raphoz Tout à la fois sculpteur et plasticienne agissant en milieu naturel, Régine Raphoz explore les relations complexes que l’Homme entretient avec la nature. Ses processus d’intervention in situ suscitent des temps d’échange sur le terrain qui s’ inscrivent au cœur même de son travail. Cette dimension relationnelle participe à l’enjeu formel de son travail. Régine Raphoz vit et travaille en Haute-Savoie.

www.regineraphoz.com Réminiscence (Détail) Installation sur Lac de Vallon


Par

L’installation

Source : Anne GUYOMARD, géologue, coordinatrice du Géoparc


Le site du Lac avant 1943 ‌


Régine Raphoz - Réminiscence Vue générale de l’installation sur le Lac de Vallon


Régine Raphoz - Réminiscence Premier plan: « Écho du village – 50 plaques témoignages. Second plan: i installation sur Lac de Vallon


Régine Raphoz - Réminiscence Vue aérienne de l’installation sur Lac de Vallon On distingue notamment, sous les 3 vaches, la trace des ruines de la « Ferme des éconduits ». Photo graphie de Gabriel Gavard


Régine Raphoz Réminiscence « Écho du village » – Extraits des plaques témoignages recuillies par l’artiste auprès des habitants du site ayant vécus « l’évènement ».


Sandy Avignon a choisi l’étang du Puisoir qui génère une couleur bleue intense toute l’année grâce à des phénomènes géologiques et chimiques très particuliers. « Cet endroit m’intéresse pour l’atmosphère énigmatique qui s’en dégage. Le paysage m’est apparu comme un lieu d’attraction et de mystère où réel et imaginaire semblent s’effleurer dans un ballet permanent."

Diffusion de l’œuvre entre 10h et 19 h par déclenchement automatique. Remerciement chaleureux aux habitants d’Orcier ayant participé au projet. Voix : Dominique Dupressy - Sandy Avignon Jacques Dupressy, Didier Carrier et Emmanuel Hervé Seillé Assistance technique : François Coly En hommage à Marie Tournier

Depuis son irruption dans le paysage en 1860, Le Puisoir génère de nombreuses légendes et histoires locales troublantes. C’est à partir de ses rencontres avec les habitants d’Orcier que l’artiste a réalisé cette sculpture sonore, installée dans le sous bois en lisière directe du Puisoir. Les phrases, énoncées par des comédiens, sont extraites des propos recueillis auprès des Orciérains qui, souvent pour la première fois, ont exprimé, chacun à leur façon, leur relation intense avec ce lieu. L’intervention de l’artiste est donc constituée de cette « matière » sonore, spécialement composée pour être inscrite dans l’espace. L'œuvre met en scène le pouvoir d'attraction du site et questionne notre rapport à l'inconnu. A travers cette proposition, l'artiste crée une nouvelle fiction dans lequel le spectateur est invité à se perdre.

Sandy Avignon A partir d’éléments du réel, Sandy Avignon construit un univers à travers une pratique artistique multiforme qui inclut la sculpture, le dessin et l’installation. Dans cet univers, les logiques sont manipulées et les règles perturbées. Ses œuvres revêtent dès lors des fonctions inattendues et agissent avant tout comme des propulseurs d’imagination. Née en 1980, Diplômée à l’École Supérieure des beaux-arts de Genève, Sandy Avignon vit et travaille en Haute-Savoie.

www.sandyavignon.com


Source : Anne GUYOMARD, géologue, coordinatrice du Géoparc


Cliquer ici pour accéder à l’œuvre sonore

Sandy Avignon - Entre-temps Sculpture sonore. 15 minutes


Sandy Avignon - Entre-temps Site d’accès au Lac du Puisoir (jour de pluie)


Trois éléments composent l’œuvre de Marc limousin : le premier transforme les panneaux « d’entrée de ville », Allinges devient ainsi « Allinges sur Mer ». Puis, sur le chemin d’accès au Château neuf une peinture sur roche. Enfin, au sein de l’enceinte du Château, dans le bâtiment de droite, visible de l’extérieur : l’installation vidéo.

A l’aube des temps était Téthys, Océan primitif, et Pangée, terre primitive. Pangée s’est fragmentée, la tectonique des plaques a engendré de nouveaux continents. Allinges témoigne ainsi de la présence de la mer dans le Chablais il y a 200 millions d’années... On peut lire dans la pierre les ultimes collusions / collisions de la plaque africaine et de la plaque eurasienne. On se plaît alors à imaginer un retour possible de Thétys, l’océan alpin. Retour improbable ? Certes non, puisque dans un futur à échelle géologique, la mer reviendra... Les dernières époques de cette mer s’inscrivent encore sur les roches affleurantes du site : sur le chemin du Château, l’artiste l’évoque en recouvrant la roche d’une provisoire et naturelle pellicule bleue. Une invitation à poursuivre son chemin jusqu’à l’installation vidéo.

Contre le bâtiment de droite, à travers un hublot / kaléidoscope, le regard du visiteur peut alors « s’immerger » dans une mer résiduelle. La vidéo emplissant l’espace y diffuse de très récentes captations de rivages africains effectuées par l’artiste, en l’occurrence des flots tunisiens. Par ces interventions, Marc Limousin maque une parenthèse temporelle, un éphémère retour… une manière de réintroduire pour un temps l’idée de la mer dans le Chablais ! ‘‘Chablais en Mer, ou les facéties de Téthys’’ est ainsi une invitation à une réflexion sur le temps, sur le passé, mémoire de l’avenir. C’est une réflexion sur la migration, des choses, et par delà, des personnes.

Marc Limousin Artiste plasticien, Marc Limousin entretient une relation singulière avec la nature. De l’eau, des roches, des sols et des mers, il propose une approche où le poétique et le géopolitique s’entremêlent. Photographie, land' art, installations monumentales, vidéos ou peinture sont les langages qu’il emploie selon les particularités des lieux où il intervient. Marc limousin vit et travaille en Haute-Savoie.

www.marclimousin.com


Marc Limousin - Chablais-en-Mer ou Les Facéties de Téthys Transformation des Panneaux d’entrée de ville d’Allinges.


Source : Anne GUYOMARD, géologue, coordinatrice du Géoparc


Marc Limousin - Chablais-en-Mer ou Les Facéties de Téthys Peinture sur Roche Vue générale de la route


Photo en attente

Marc Limousin - Chablais-en-Mer ou Les FacĂŠties de TĂŠthys

Peinture sur Roche Bouillie bordelaise et pigments naturels


Marc Limousin - Chablais-en-Mer ou Les FacĂŠties de TĂŠthys Peinture sur Roche Bouillie bordelaise et pigments naturels


Marc Limousin - Chablais-en-Mer ou Les Facéties de Téthys Peinture sur Roche. Détail


Marc Limousin - Chablais-en-Mer ou Les Facéties de Téthys Peinture sur Roche. Détail


Marc Limousin - Chablais-en-Mer ou Les Facéties de Téthys Sas d’accès au visionnement de l’installation vidéo


Marc Limousin - Chablais-en-Mer ou Les Facéties de Téthys Vue partielle de l’installation vidéo à travers le hublot / kaléidoscope Vidéo projetée et branches de bois .


Marc Limousin - Chablais-en-Mer ou Les Facéties de Téthys Sas d’accès au hublot / kaléidoscope


Cliquer ici pour accéder à L’extrait vidéo

Marc Limousin - Chablais-en-Mer ou Les Facéties de Téthys Vue partielle de l’installation vidéo à travers le hublot / kaléidoscope Vidéo projetée et branches de bois. .


Organisateur

Partenaire associé

Coordination générale : Maison des Arts Thonon- Évian. Contact : Anne-Claire Lécuyer. anneclaire@mal-thonon.org

Direction artistique, commissariat général : Alain Livache ODAC (Office Départemental d’Action Culturelle / Conseil général de la HauteSavoie ) alain.livache<@cg74.fr

Dans le cadre de la démarche:

Avec le soutien:

Anne GUYOMARD, géologue, coordinatrice du Géoparc. a.guyomard@siac-chablais.fr

Cette réalisation a été co-financée par l’Union Européenne dans le cadre du programme Leader 2007-2013

Le site du GEOPARC Allinges

Orcier

Conception du catalogue: Alain Livache © ODAC et Maison des Arts Crédits photos: A. L. , M. Limousin.


Profile for Livache   Alain

Art et nature en Chablais - Géoparc - MAT ODAC  

Calalogue interactif de la manifestation d'art contemporain "Art et nature en Chablais" en lien avec le Géoparc.

Art et nature en Chablais - Géoparc - MAT ODAC  

Calalogue interactif de la manifestation d'art contemporain "Art et nature en Chablais" en lien avec le Géoparc.

Advertisement