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Bonjour à tous, Nous vous souhaitons une belle fête d’Imbolc. Que la Déesse vous porte dans sa Lumière et son Amour, qu’elle vous protège durant cette nouvelle année. Des photos des rencontres de l’année, Lugnasad organisé par nos amis belges du Grand Collège du Chêne d’Or, et Samain en Bourgogne.

Nous débutons la cinquième année d’édition du Menhir, je remercie les rédacteurs, traducteurs et tous ceux qui participent à l’élaboration de notre journal. N’hésitez pas à m’envoyer des articles, poésies et informations. Je remercie aussi les artistes dont les créations illustreront les Menhirs de cette année.

Redacteurs

Sommaire

Traductrices des textes anglais: Dominique Goedert

- Inspiration de Samain - œuvre de couverture - Notre ciel - Ogham Tinne - La danse - L’aubépine - La guérison par le pouvoir de la pensée - Le dialogue des deux sages - Egrégore druidique - Site sacré - Lugnasad au Grand Collège du Chêne d’Or - Nos ancêtres les Yamnaya - Le roitelet - Triades bardiques - Samain 2019 en Bourgogne - Vos tuteurs - Les échos des Clairières - Les Clairières de l’OBOD

Oghams : Annick Jacq Notre carte du ciel : Myrdhin Dossiers : Dominique Goedert / Dieter/ Pierre-Charles Fraysse / Myrdhin / Jaques Lutz / Gwenned Botanique : Philippe Maugirard /Bernadette Boulé Conte : Dianann Témoignages Fabienne/Philippe Hakin/Dianann Page de garde et entêtes : Arzh C'Hoari et Hélène Mise en page et graphisme : Annick Jacq

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Samain 2019 Par-delà le temps et l'espace Par-delà la Terre et les Cieux Au fond de mon coeur vous avez vos places. D'abord venu car j'étais curieux Vous avoir rencontrés a fait de moi Un être nouveau et bien heureux Provoquant au fond de moi un tel émoi. J'en suis revenu fier, fort et joyeux. Vous avez su me rendre meilleur Par votre amour, votre soutien Vous avez éveillé en moi, mon être intérieur Et m'avez permis de retisser des liens. Ce dessin, par mes sentiments créé Est le reflet de ce que j'ai ressenti Quand au moment de se quitter J'ai réalisé que vous m'aviez accueilli. Merci de ces moments de partage Merci de m'avoir montré à l'unisson Par vos sentiments et gestes sages Que j'avais retrouvé le chemin de la maison.

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Imbolc degres symboliques Pour une celebration le 1er fevrier

SOLEIL à 11° du Verseau : Deux guerriers armés SATURNE à 25° du Capricorne : Bran tire des jusqu’aux dents s’avancent puis s’affrontent en mode chevalier sous le regard de Belen.

° d’assertion LUNE à 6° du Taureau : Dans la Haute salle du Graal premier, une femme ceinte de gui. Sur le seuil, Eskia, tricéphale, regarde dans toutes les directions.

° d’intelligence

flèches de roseau qui traversent la clairière. La dernière se fiche dans la queue d’un renard suspendu.

° de decadence URANUS à 2° du Taureau : Borvo le Jaillissant, pour une fois déprimé est étendu à terre alors que le soleil se couche au SSO. Non loin, une femme se fait traîner par un cheval au pas.

° d’indolence

MERCURE à 25° du Verseau : Lug, pour une fois NEPTUNE à 17° des Poissons : Manannann fils le visage sombre, trépigne en agitant son épée. Il a le front traversé d’une traînée de sang.

de Lîr tombe à l’eau, les bras levés, surpris par l’effondrement du Pont du Secret.

° de lourdeur

° d’effondrement

VENUS à 21° des Poissons : Sirona s’est embarquée sur un coracle sans voile ni rame. La voilà ballottée sur la mer d’Irlande. Sur la grève un phoque échoué attire les goélands.

° a double sens MARS à 19° du Sagittaire :

D’une forteresse incendiée sort Esus bien vite arrêté par les flammes.

° d’encerclement JUPITER à 13° du Capricorne : Une herse dans un champ ! Au sud de celle-ci, Taranis tient dans sa main droite un serpent dressé qui siffle trois fois avec fureur.

° d’esprit critique

Conjonctions Lune/Uranus : Cet aspect allie l'imagination et l'émotion à la rapidité et au changement. Donc grande sensibilité, des émotions très fortes, le fait de ressentir facilement ce que les autres pensent et ressentent, des réactions immédiates, et donc une faculté relationnelle intéressante. Conjonction Vénus /Neptune : Possibilité de ressentir une palette de sensations. Neptune par sa conjonction à Vénus, astre symbolisant l’enveloppe charnelle, augmente la réceptivité aux ambiances ainsi qu’aux énergies dans les lieux comme autour des êtres avec notamment une réceptivité aux auras. Carré Vénus/ Mars : Ici nous avons un conflit entre les sentiments et les désirs. Nous aurons du mal à réaliser l'équilibre entre les deux;

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Alban Arthan - Yule

Une ode au solstice d'hiver Je suis la Lumière obscure Dévorant les dernières lueurs en leur apogée Avant le long déclin de mon règne éphémère Les jours sombres sont suspendus Face à moi le fils solaire est immobile Une éternité au nadir de la saison sombre Ainsi au cœur profond de la terre mère Je te confie l’étincelle sacrée discrète et vibrante Une tâche qui te rappelle le besoin de silence Un recueillement solennel et reposant Par ce rappel à soi qui te régénère Par mon héritage en tes mains de sagesse Le germe de lumière attend son heure Un doux sommeil avant son retour promis Que le feu discret célébré marque le renouveau Une lueur en présent comme source du persévérant Et dévoile enfin la quête de ta lumière intérieure.

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Oghams, ecriture sacree des druides

Ilex de la famille des Aquifoliacées Le houx est invincible, il possède l’équilibre, son feuillage toujours vert lui donne sa force. Ses griffes sont bien entendu de piquantes auxiliaires. Il est de l'étoffe des héros.

« barre de métal, lingot ». La tradition végétale donne

« houx ».

Espèces : Il existe 400 espèces principalement tropicales. Dont chez nous le houx commun – (Europe, Asie Mineure, Afrique du nord).

Étymologie de houx : Du francique ; en breton , "à feuilles à dents aiguës". Description : Le houx est un arbuste au feuillage dense et à feuilles persistantes atteignant de 1 à 5 mètres de haut. Sensible au gel, il ne pousse que dans des régions ayant un hiver doux. Les fleurs apparaissent en mai/juin et les fruits mûrissent sur les plantes femelles en Octobre.

Utilisation : Le houx se taille facilement en haies. Son bois est dur et peut être travaillé et tourné. Page 6


Légendes et traditions : Il succède au Chêne, les lettres D et T sont complémentaires et jumelles. L’année se divise entre ces deux arbres, c’est à dire entre les deux solstices. Dans les mythes gallois deux chevaliers, celui du chêne et celui du houx, combattaient chaque premier mai.

Grâce à ses piquants le houx protège des sorciers et de leurs maléfices, cette superstition existe toujours en Europe. Au Moyen-Âge les paysans en trouvaient à leur disposition devant les églises et sur les autels afin de détourner les orages. Plante protectrice par excellence, le Houx garantit le foyer contre toutes sortes de maléfices et de catastrophes. Un mauvais sort ne peut pas atteindre une ferme protégée derrière une haie de Houx. Si vous jetez à des animaux agités une poignée de boules de Houx, ils s'allongeront aussitôt sur leur litière et resteront tranquilles. Lorsque cet arbuste prend de l'âge, ses « dents » s'émoussent et finissent par tomber : les feuilles d'un vieux Houx sont molles, sans épines, et elles perdent leur beau vernis brillant. Selon une tradition allemande, ce sont ces feuilles-là qu'il faut cueillir, un vendredi, juste après le coucher du soleil. Prenez-en neuf, enveloppez-les dans un linge blanc que vous fermerez par neuf nœuds. Placez le tout sous votre oreiller. Vos rêves, bons ou mauvais, se concrétiseront dans la réalité.

Bríatharogham : Dans la mythologie grecque, arbre de la Vie, parce qu'il mûrit en hiver. Les Romains avaient coutume d’offrir des cadeaux ornés de rameaux de houx aux fêtes des Saturnales. Les Chrétiens ont repris cette tradition pour fêter Noël. Le houx aurait surgi, la première fois sous les pas du Christ, car les feuilles épineuses et les baies rouges symbolisent sa souffrance et ses blessures, couronne d’épine et sang. Qui s'embrasse sous du houx en se souhaitant une bonne année a toutes les chances de voir son vœu exaucé. Une tradition béarnaise attribue la création du houx au diable qui voulut imiter le laurier tandis qu'en Bretagne il est la pâle imitation diabolique du chêne et c'est pour cela qu'il porte des piquants. En Sicile il ne faut jamais semer du maïs à proximité d'un bosquet de houx car le nain qui y habite viendrait la nuit voler toutes les graines. Si un garçon se pique souvent à des branches de Houx, il épousera une femme hérissée d'épines, c'est-à-dire une mégère.

Fenius : - Le tiers d’une roue est du houx car le houx est un des trois bois dont une roue est faite. Ogma : - Tinne de l’Ogam, à savoir, houx ou sureau dans la forêt. Morann Mac Main : Un tiers c'est-à-dire autre chose ayant ce sens maintenant. Mac ind Oic : - La force vitale du charbon c'est-à-dire le houx. Ainsi pour la lettre correspondante de l’Ogam, c'est-à-dire tinne (le houx) d’après les autres ; car tindi est un nom pour le houx, comme d’autres disent. Cú Chulainn :

Associations

- Le tiers d’une arme.

: Oiseau – Étourneau ; Couleur – Gris foncé ; Humain – Trois ecclésiastiques ;

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Femme – Trois nonnes ; Agriculture – Chariot ; Eau – Trois barrages ; Chien - Trois lévriers ; Bovin – Trois bœufs ; Vache – Trois trayeuses ; Art – Tournage.

ques. Gravé pour protéger une maison ou dévier un orage.

Le chiffre trois est ici fortement présent, et le combat par l’image de l’arme. Quelles sont les trois parties d’une roue : le moyeu, la roue, les rayons. Quant à l’arme : le manche, le tranchant, le fourreau.

Signification : Combat et justice Nous devons, tout comme le houx restant vert durant le froid de l’hiver, rester tenace dans l’adversité. Le roi de houx, le combattant. Il est le meilleur dans le combat, il possède l'énergie et saura nous donner les conseils, il permet d’équilibrer, il possède la force dans les arguments, arbre de justice, du défi, de la droiture, de la hardiesse et de la puissance. Symbole de la ténacité de la vie, de la force d'unification et de l’équilibre reconstitué. Responsabilité et invulnérabilité. Une lance doit être soulevée pour être lancée, le houx indique l'équilibre et la vigueur au combat si la cause est juste. Voici un personnage difficile à approcher ! Je dis un personnage car c’est tout à fait l’impression qu’il me donne. Et la description du Cad Goddeu ne pouvait pas être plus juste. Invincible, toujours vert et acharné, qui s’y frotte s’y pique. Mais sous cet aspect de vieux grincheux, il arbore l’hiver son habit de fête.

Dans le tirage des Oghams, Tinne est principalement signe d’un combat ou d’un défi à relever. Porté sur soi pour se protéger d'influences magiPage 8


La danse - Damso en celtique Les Danse du Labyrinthe ont une chorégraphie du type des bransles et Plutarque, les décrivant, disait que le rythme en est scandé par des mouvements circulaires et alternatifs, des parallaxes, qui sont des mouvements de gauche à droite et des figures en spirales… Le labyrinthe de Cnossos a pu être une aire ou un orchestre (au sens antique)n de dessin solaire pour la danse mimée d’un danseur masqué comme un taureau qui représentait les mouvements du soleil. ( 2).

l’installation du Christianisme son digne successeur en éradication culturelle (si ce n’est en terrorisme), ces danses avaient encore lieu tous les dimanches jusqu’au festival du Solstice d’Été. C’est pourquoi l’Église installa systématiquement des fêtes religieuses pendant cette période du cycle de renaissance du Printemps afin de “détrôner ces survivances du paganisme”. Ce sont : la Saint-Marc l’Invention de la Sainte Croix, la grande Rogations, la Pentecôte… Par exemple : Selon la tradition, la fête de la Saint-Marc se célèbre le dimanche le plus proche du 25 avril. La veille, les baïle de la Confrérie des Vignerons vont en cortège solennel choisir à travers champs (cortège de rogations) et arracher en grande pompe le plus beau cep de vigne du terroir, la Souche. Le lendemain, enguirlandée de feuillages, de fleurs et de quelques épis de blé, la Souche est portée triomphalement dans l’église par un jeune Vigneron suivi des membres de la Confrérie.

Au moyen âge, on dansait sur ces labyrinthes à l’intérieur des églises : On dansait, et on danse encore, des danses du labyrinthe dans plusieurs régions d’Europe ; en Suisse, en Bavière à Munich, les Danses Schäffer, dansées tous les sept ans, à Traunstein. À Troyes, a subsisté une danse labyrinthique appelée Troyerlais probablement parente de la Danse de Troie ou Jeu de Troie chez les Romains.

Les Danses de Mai : Nous ne traitons pas particulièrement du Mai ici puisque nous le faisons dans toute cette étude ! Voici néanmoins quelques données en rapport avec cet article sur la Danse : Après l’occupation romaine de la Gaule, puis après

À l’issue de la messe, le prêtre bénit la Souche. Son porteur, suivi de toute la Corporation, sort de l’église pour commencer la “Promenade de la Souche” à travers le village. Elle se fait par un pas de marche fortement scandé par la musique, suivi d’une demi-génuflexion qui paraît être une imitation de l’attitude du fouleur de raison de raisin mais qui, en réalité, veut indiquer la faiblesse des forces de la Nature que l’on veut promouvoir. Le cortège, accompagné par les tambourinaires, s’arrête devant les maisons que l’on veut honorer (…) Reprise après l’office du soir, la “Promenades de la Souche” se termine devant un bûcher préparé sur la place de l’église (…) Un Vigneron s’avance pour réciter la prière à saint Marc. Après un silence

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combat où meurt un personnage qui ressuscite et se met à guérir les enfants malades. En Espagne il existe une grande variété de danses sur le motif de l’Arbre Cosmique et nos lecteurs pourront les Au crépitement des flammes, le Vigneron, la Sou- retrouver dans l’excellent livre de Marcelle Mourche sur l’épaule, se livre à une dernière et folle gues :(LaDanse Provençale, ses origines, ses symbosarabande, puis, jetant le cep noueux dans le bra- les). sier dévorant, il conduit un grand branle entraînant Les danses rustiques des cycles de Mai mettent en tous les Vignerons qui, pour attirer la miraculeuse regard de la Fileuse symbolisant la Déesse Mère protection de saint Marc sur leurs vignes sautent le Terre (cf. aussi art. Destin)n, le Taureau-Dieu du plus haut possible, criant dans une ivresse commuCiel dont les cornes percent les nuages fécondant nicative : “Vivo lo Souco”, “Vivo lou Maiou”, la terre et dont le mugissement rappelle le bruit du puissant appel aux forces végétatives puisque le tonnerre. Ce rite de pluie qui, à l’origine compor“Maiou” désigne le plant prêt à être repiqué. tait le sacrifice de l’animal, existe encore en ProvenDeux “baïle” armés chacun d’un “fourcaù” (four- ce à Barjols où le 21 janvier, pour la fête de che à dents), s’avancent vers la souche à demi Saint-Marcel, un bœuf enguirlandé de fleurs et de brulée et l’enserrent pour que, prise entre les deux verdure est promené par les rues et on le fait boire “fourcaù” elle soit soit le centre de l’arc protecteur à chaque fontaine. sous lequel passent dans une farandole infernale Le lendemain il est sacrifié et mis en broche sur la jeunes et moins jeunes pour bénéficier de la protecplace, pendant que sur l’air du cantique de Sainttion magique de la Souche bénie. (M. Mourgues). Marcel, dans l’église et dans les rues, le peuple Il existait une cérémonie similaire à cette archaïque exécute la Danse des Tripettes, sauts (cf. saltations saltation sacrée en Avignon et, de même, il en des prêtres Saliens) inlassablement exécutés sur existe une à Vevey en Suisse où elle fut la source de place, à pieds joints et destinés à promouvoir, par leur célèbre et fort importante Fête des Vignerons magie sympathique, la montée de la végétation (M. mondialement connue, fête qui y est donnée tous Mourgues). les… vingt-cinq ans : Les Rogations : Saint Mamert évêque de Vienne Magnifique exemple de “récupération” par l’Église d’un vieux rite doublement dionysiaque par le rite (F) et saint Césaire archevêque d’Arles aux Vème et de renaissance printanière et par celui de la vigne VIème siècles, instituèrent (récupérèrent) les prosacrée – qui symbolise l’Arbre du Monde– et cessions des Rogations qui remplacèrent les fêtes jusque sur le mât de l’Argo dans le voyage d’Ulysse païennes des Génies. On mimait, dans le cortège, (Homère, Odyssée), rite évidemment accompagné une lutte qui se terminait par la victoire d’un saint du feu solaire que nos Gaulois conservèrent sous le chrétien (!) sur le Génie païen représenté sur le bord du Rhône par la Tarasque . nom de feux de Beltaine (1er Mai) ! solennel, le prêtre se dirige vers le bûcher encadré par deux enfants de chœur porteurs de cierges allumés, pour la bénédiction et l’embrasement du feu purificateur.

La Danse des rubans est du type des danses en

On voit ici l’inversion opérée par l’Église pour éradiquer (quel mot atroce) les fêtes de l’Ancienne Coutume “païenne” (c’est-à-dire paysanne) quand elle transforme le Prince Vert de Mai du printemps récurrent en horrible Noiraud de l’hiver cosmique (Fimbulvetr cf. art. Déluges) ou de l’année…

lacis. Le départ se fait sur le pied gauche. On la retrouve au Mexique dans une danse avec un nombre extraordinaire de Rubans. En Sicile, elle se nomme le Balle della Corda. En Piémont de langue provençale, c’est la Spadonari de Giglione et el bal do Sabre de Bagnasch et de Fenestrelle avec Cordelles et Arlequin ou la Schwerttanz Piémontaise. La Danse roumaine des Calusari se fait autour d’un mât de rubans surmonté d’un bouquet d’ail (le Vampire n’est pas loin) et l’on y voit un HommeCheval d’une blancheur immaculée ; il y a un Page 10

Une Dansa de la Tarasca est connue en Espagne depuis des temps immémoriaux. En Angleterre, le Dragon processionnel est porté par un homme dont


il cache la moitié supérieure du corps. Dans nos chapelles provençales foisonnent des monstres vaincus par des saints que l’on promenait autrefois en procession : Saint Victor “le Victorieux” à Marseille et Saint Hermentaire à Draguignan où la fête autour de La Peiro de la Fado (la “Pierre de la Fée” : un dolmen) se termine par la danse cosmique des Cordelles/ 1er Mai), toutes triomphent du Dragon, de même à Saint Honorat du “Lert” et Saint Véran de la Coudobre (un serpent), enfin la Galamaudo d’Allauch illustre l’exploit de saint Jean détruisant le monstre… du lac de Tibériade. On retrouve le mythe de la Tarasque à Metz, Rouen, Poitiers, à Pise, etc… Comme on le voit, l’Église n’hésite pas à aller chercher dans Son folklore exotique, un substitut de notre Mer du Nord ravagée par le Raz-de-Marée du XIIIe siècle AEC. Habituellement considérée comme le Bouc Émissaire de la cité, nous ne pourrons donc que repenser à son sujet au dragon diluvien Niddhog qui submergeât l’antique Civilisation Nordique (cf. art. Atlantide boréenne), lui que l’on retrouve dans ce Géryon vaincu par Hercule et que ne contredira pas cet autre élément culturel. Cela nous évoque l’ancien dragon diluvien Niddhag qui submergea l’antique Civilisation nordique ; habituellement considéré comme le bouc émissaire de la cité c’est lui qu’on retrouve dans ce Géryon vaincu par Hercule. Un mausolée d’Ostie conservé au Musée du Vatican qui représente un char en forme de barque gréée, monté sur roues et traîné en procession par des enfants en tunique blanche est à rapprocher de la même barque emplie d’enfants de Fréjus (fête et bravade de Saint Vincent de Paule) : (transmis, mais foncièrement déformé par l’Église, le rite a dû être dissocié et les chivau-frus, image des démons, devaient se livrer à l’assaut de la barque emplie d’enfants, signes de la croissance.( M. Mourgues). Comment ne pas penser ici aux “Juments de la Mer” (aux Érinnyes) qui, courant sur la Mer du Nord ont, au XIIIème siècle AEC, submergé Héligoland “le Pays Sacré” et son Âge d’Or, et comment oublier le Char Naval de Nerthus ou d’Athéna ?

Le

Mai figure l’Arbre du Monde qui “opère

l’union du Ciel et de la Terre”, remarque qui suppose que cette évidence fut un jour brisée (cf. art. Déluges et Atlantide). Les 7 couleurs de l’Arcen-Ciel (le Pont Bifrost chez les Nordiques) figurent les 7 niveaux cosmiques qu’il faut traverser pour atteindre la haute et neuvième sphère, celle de la perfection où siègent les divinités (le niveau inférieur est le Hel nordique, le “Néant”, un “enfer glacé”, l’absence de Lumière, de chaleur, de réalité).

Les paysans et les villageois qui dansaient autour du Mai étaient nommés les pastoureaux et ces pâtres qui dansaient sous les murs du château dans les faux bourgs étaient des mainteneurs de la "vieille coutume". C'est ainsi qu'ils donnèrent leur nom aux mouvements populaires de caractère “hérétique” du XIIIème et du XIVème siècle : les Pastoureaux ! Et, c’est à la cour – c’est à dire dans la cour du château ou Bourg – qu’on dressait l'Arbre de Mai, à la croisée des deux “mails” orientés, mais on y dansait alors des danses plus "courtoises", plus élaborées, et les caroles faisaient état d'Atalantes, d'Artémises ou de Dianes caressant des Licornes “lovées sur leur sein”, en leur hortus conclusus plein des Pommes d'Or de l'Insula Pomorum d’Avallon, celle du roi Arthur…Le Maypole britannique est traditionnellement surmonté d’un bouquet fleuri…

Les Toulonnais, le 14 septembre, se rendent en foule sur la montagne de Sicié. Cette coutume se caractérise par l’exubérante gaieté des pèlerins qui en augurent un effet sur le mariage et la fécondité. Ils ramassent sur le parcours du serpolet pour confectionner un Mai, planté au bout d’un roseau, autour duquel ont lieu d’entraînantes rondes et des embrassades toute la journée au son de curieux mirlitons qui rappellent les fêtes païennes.( M.

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retrouve l’élue solaire devenue Lady Mary Anne.

Mourgues, D.P., p. 68). Question : Comment l’Église s’y est-elle prise pour transférer le Mai au 14/ 9 ? Une double célébration de N.-D. de Sicié comme pour cette autre Vierge qu’est “la Belle Briançonne” de Tarascon ? Les caroles populaires et les joyeuses rondes du beau mois de Mai, instinctives et spontanées, ne purent se plier aux règles compliquées des contredanses imposées par les maîtres de ballet. Vidé de toute sa substance rituelle, l’encerclement magique par la ronde, tombé au dernier stade de la dégénérescence, n’est plus, dans nos villages, qu’un simple jeu dansé par les enfants qui s’ébattent au dehors, dès la belle saison. Finalement, les airs allègres des rondos se sont réfugiés dans la musique classique qui sut en conserver la délicatesse et l’esprit. Cette éclipse dans la danse collective s’est effectuée au profit de la danse par couples fermée, dont le XXème siècle a consacré le règne incontesté. (M. Mourgues).

Les Momeries : étaient des danses anciennes ou l’on se grimait en animaux avec peaux, masques de lièvre, têtes d’ânes ou de chevaux, et bois de Cernunnos : c’était des coutumes du solstice d’hiver/ Jul (cf. art. Fêtes). Ces quatre animaux sont très importants dans le paganisme (cf. art. Bestiaire).

Le lundi après le 4 septembre, Abbots Bromley dans le Staffordshire a sa Danse des Cornes/ Horn dance (…) On pense qu’il s’agit de la plus vieille danse existant encore en Europe, datant de l’Âge de la Pierre (…) On estime que les cornes utilisées aujourd’hui ont environ un millier d’années (…) La danse intervenait à l’origine dans la saison de Noël. (Cooper & Sullivan, Maypoles, Martyrs & Mayhem).

Morris Dance :

elle se dansait sur les tours et toits des églises (!) et autour des labyrinthes. (Nigel Pennick, Magie du Nord, Pardès 1996). Les personnages traditionnels sont ceux des contes populaires des Folk’s Tales : Le Bonhomme Hiver s’oppose à la progression de l’Homme Vert, un Robin qui le fait bastonner par les autres danseurs jusqu’à ce qu’il réussisse à arriver au centre où il

C’est le chasseur du conte de Blanche Neige, légende qui cache la “vieille coutume” (païenne), un mythe solaire de renouveau, avec les sept Dieux Ases et Vanes, les cinq planètes plus le soleil et la lune sur sept des huit directions de l’étoile à huit rais ou Rose de Wotan (cf. supra), le Nord n’étant pas visible, conte où la reine belle-mère doit céder une place usurpée aux anciens cultes solaires et à l’ancienne loi, le Spiegel (nous verrons cela en détail dans l’article Gioïa)… Dans les Morris Dances, les exécutants parés de rubans et de clochettes, coiffés de large chapeaux, scandent leurs pas en frappant le sol d'un bâton : ces danses perpétuent des “rites propitiatoires destinés à réveiller la terre et à garantir sa fertilité”. D’ailleurs, des personnages déguisés en animaux figurent une pantomime dans laquelle certaines scènes sont assez cruelles, et d’autres assez “sexuelles”. Une précision cependant : dans ces Morris Dances britanniques, l’étymologie Morris, de Moreys, Moore est tardive, post évangélique, et fait état d’une propension à traiter d’exotique, de “maure”, tout ce qui est devenu étrange, comme l’est devenue cette danse d’accouplement de la grue, lorsqu’on a perdu ses racines ! » Mais, pour compléter cette lettre d’Angleterre de Thierry Manna, citons Dontenville, un de nos Maîtres.

Le terme de sarrasin, on l’a souvent constaté, s’est, comme celui de maure, élargi dans le sens de “païen”… (sous l’influence de l’Église, donc même là où des sarrasins ne sont jamais venus). Mais nous pensons, pour notre part, à une autre

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explication qui se réfère à la période pré évangélique : il existe dans les légendes armoricaines un Château Moreys ou Château de Tristesse. Le mot contient la racine indo-européenne Mor qui recouvre la notion de trépas, par exemple “être marri” et “morrir ” en vieux français. D’où Moreys – les Morris-Dances seraient alors des Danses du souvenir de la Triste Épopée, de la Grande Transgression Marine ! De même la Pierre Blanche Albo Peyro, à Bredon près de Murat , est dite Pierre Morey ! Ces Morris Dances sont donc des “danses du destin”. En effet les Parques sont des Moires, en grec moiraï, féminin pluriel de moros “mort” et “fatalité” (cf. art. Destin). Cela a donné les Mari Morgan bretonnes, des “sirènes de mer” ou ondines qui emportent les marins et qui ne doivent rien à Marie, quoique le jeu de mots subsiste dans l’anglais Mary. Moros est chez Hésiode, un “être divin qui a pour mère la nuit”. Il est donc sombre, c’est le Noiraud de notre folklore, un représentant du Grand Hiver des Nordiques, ce Fimbulvetr qu’il faut combattre pour permettre enfin la Grande Hiérogamie du Soleil lumineux, Apollon Phoebus/ Balder, et de la Terre Noire du Marais/ Héra – représentés par Robin des Bois de Sherwood et Lady Mary Anne en Angleterre – en ce beau jour de célébration des Fêtes du 1er Mai !

Le ballet des “Chivau-frus ” (prononcer tchivaoufreus) ou “Chibalet” est un exemple typique de danse animalière, généralement exécutée par des hommes, il appartient au cycle des jeux de Carnaval et des Rogations, ce qui indique sa fonction agraire (…) Dans une intéressante étude sur “Les Origines Préhistoriques de la Danse (chez Bordighera, 1955), Maurice Louis souligne l’importance qu’eut pour l’homme la capture, puis la domestication du cheval sauvage qui lui apportait une source d’énergie appréciable. Il pense, à juste titre, que des pratiques magiques lui furent associées et que la présentation de l’avoine au cheval, comme le simulacre du ferrage, rappellent les premiers essais de dressage. Les Phocéens représentaient avec des chevaux de bois le combat des Centaures et des Lapithes. Sur un vase du VIème siècle AEC du Musée de Bézier, décrit par Troubat (La Danse du Chevalet, Revue des Lettres 1875) et que Donnadieu a reproduit dans “Les Précurseurs des Félibres”, des chevaux postiches sont portés par deux cavaliers qui s’affrontent, lance en main. Leurs jambes sont recouvertes d’un fourreau imitant des pattes de cheval. De semblables reproductions figurent sur des vases de Numance du IIème siècle.

Proche évidemment de cette racine “mort”, est le nom de Marâ le dieu de la mort des Hindous ! En sumérien mar signifie “mer et matrice” (cf. Oannès) et, en complément, citons Jean-Paul Bourré. Les Patriarches et Prophètes qui ont écrit la Bible ont formidablement bien opéré. Les noms viennent souvent directement des dialectes indo-européens, comme Sara “précieux” en sanscrit, ou Curt Sachs (Histoire de la Danse) a relevé l’existenArimathie “la communauté d'Ari, du Soleil”, ou ce de ce rite chez les premières cultures tribales de Mara “les eaux amères”, la mort en sanscrit, ou l’âge mésolithique. encore Rama, la ville des prophètes en Palestine. À Domfront, les “Chivau-Frus” figurent dans les Nous avons déjà vu des compléments à cette idée cortèges de mariage. Ils sautent et caracolent à concernant cette racine mara, au Cheval de l’article travers la ville, poursuivent les femmes, comme Bestiaire, concernant le “cauchemar” et les rites du dans le Dauphiné, l’Ardèche et la Vallée du Rhône Cheval Mallet : cette interprétation relie à ces où, pendant le Carnaval, des jeunes gens affublés Hobby Horses Festivals ce que les Square Dances de queues de cheval, armés de tenailles et de ont remplacé lorsque dans les cités (polis) ces marteaux, s’amusent à poursuivre les jeunes filles danses se sont… policées, puis ce furent les quaet font le simulacre de ferrer leurs souliers, résidu drilles au Bal de la Cour. probable d’un rite de fécondation. Page 13


Ces suppositions se trouvent confirmées par une incursion en Pays Basque où les danses ont été conservées presque intactes depuis leur origine. La Danse du Verre basque (Godalet Dantza) comporte une mimique suggestive qui renseigne sur le rôle joué par le Cheval : les danseurs l’attrapent et font mine de le châtrer pendant que les maréchauxferrants ferrent les sabots. La bête donne des signes de faiblesse, elle est soutenue par ses palefreniers pour faire quelques pas mais elle reprend peu à peu des forces et, après un saut formidable, recommence à danser, puis elle est soulevée sur les huit mains croisées des danseurs, ce qui rappelle la figure cruciale des jeux de résurrection de la Nature, engourdie pendant l’Hiver.

L’extension de la Danse de l’Homme-Cheval est frappante : on la trouve dans toute la France : Cheval Mallet (frappeur) ou Godon, Godin, Bidoche et Zalmazain en Pays Basque. Algodon en Espagne, Hobby Horse et Morris Dance en Angleterre. Bulgarie, Italie, Allemagne, Belgique (le Lumeçon de Mons), Pologne, Autriche… En Roumanie, le joc de calusari ou danse des chevalets célébrée à la Pentecôte, comporte la danse expressive d’un bouffon masqué qui tient ou un fouet ou un phallus et fait des gestes obscènes. Il se présente comme un rite solaire : l’on amène les malades aux chevaux et les mères mettent leurs enfants dans les bras des danseurs… pour les revigorer. Vers l’Est, citons aussi l’Inde, la Chine, Java et le Pamir.Sous les différents noms portés par les mystérieux chevaux : Cheval Mallet, Bidoche, Mommon, Cheval Fol, Poulain, etc… dans nos provinces, Fernand Benoit reconnaît les mascarades des gody qui fêtaient le début de l’année dans le folklore des pays indo-européens, car la racine du jeu survit dans le Cheval Godon de l’Orléanais, comme le Cheval Godin de Namur, Algodon en

Espagne. Mircéa Eliade (Le Chamanisme) explique que le cheval incarne aussi l’image mythique de la Mort, c’est le conducteur des âmes, chargé de transporter les trépassés dans l’autre monde. Il représente donc un lien entre la Terre et les régions interdites et fut utilisé pour faciliter l’extase et la divination. La chevauchée du danseur figure l’envol de l’âme vers le Ciel où elle obtiendra, pour le clan, certains avantages. Le prêtre danse en faisant semblant de d’adresser au Cheval tandis que les bruits de ferrement, de claquements de fouet, le chasse-mouches, etc… éloignent les esprits hostiles (à commencer par la grêle). Négligeant ces antiques motifs, l’Église tira parti des sympathiques chevaux en leur faisant représenter dans la procession de la Fête-Dieu d’Aix, les Centaures, soit le paganisme dompté par le christianisme (Abbé Guillet, Explication nouvelle des jeux de la Fête-Dieu d’Aix, au point de vue historique et symbolique, 1831)… sic ! L’apport précieux du folklore espagnol et anglais ayant trait au cheval, permet de résumer l’évolution du symbolisme du “Chivau-Frus” provençal : 1°/ Danse libre et instinctive, c’est le simple chevalbâton, jeu inné des enfants… 2°/ Danse imitative, visant à obtenir par magie sympathique la capture, puis la domestication du cheval ou encore à faciliter la montée de la végétation par les bonds du cheval (ce qui se justifie sans magie s’il est un symbole solaire)!

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3°/ Danse non imitative et abstraite donnant lieu à une infinité de conceptions : réveiller par des gestes de force, des piaffements sur les labours, des courses, la Nature endormie, provoquer la pluie pour les cultivateurs, le beau temps pour les navigateurs, par des cérémonies magiques en direction des points cardinaux. Il devint le personnage central du rite de végétation figurant la mort et la résurrection de la Nature ou bien, ce sont les chivau-frus qui entourent le Bouffon qui figure la Nature, personnage grotesque qui fait rire pour… provoquer la pluie ! (Cf. Baubo en Grèce, et la mythologie japonaise).

comme porte-bonheur. À l’occasion de mariages, le ferrement fut simulé pour indiquer le passage du fiancé dans le clan des hommes mariés. Le claquement du fouet, les bruits de marteaux devaient écarter les mauvais esprits (chambard ''schembartlau'' ). Au Pays Basque on castre le cheval.

C’est encore Arlequin (Herlequin/ Hole King/ Wotan/ Hermès/ Mercure) dont le costume multicolore rappelle l’Arc-en-ciel, armé de l’épée dont le sifflement écartera les forces hostiles conduisant au temps du Carnaval l’Homme-Cheval au milieu des masques en qui, croyait-on, s’incarnait les âmes des ancêtres, qui devait rapporter des révélations pour l’avenir de la tribu. Il s’est transformé en Pétassou “le Rapiécé” muni du “diabolique” balai de genêts aux infernales fleurs jaunes (cf. Thor) en lieu et place de son pacifique caducée, ou le Bouffon de la Danse des Olivettes.

fantomatique d’un génie du monde des morts, en Provence ce sont surtout les couplets satiriques du Chef ou Capoulié des chivau-frus, fort attendus, qui déclenchaient chaque année les rires de la foule, puissante force capable d’attirer la pluie, si nécessaire en ce pays.

5°/ Au moyen-âge la chevalerie donna une énorme importance au cheval. En Espagne, sous le nom de las parejas quatre quadrilles de douze cavaliers dirigés par de nobles personnages évoluaient en cadence au son d’une musique militaire, parfois au galop (conservé dans les Ballets Équestres espaLa châtaigne, emblème de fécondité (“testicule de gnols). Les chivau-frus imitèrent ces ballets à DraguiJupiter), de multiplication, donnée en nourriture gnan, ils imitent des jeux de gardians qui remontent aux chevaux, souligne ce but de fertilité et exotique à des jeux auxquels s’exerçaient les chevaliers. que la danse a passé dans les rituels de mariage 6°/ Tandis que dans la brumeuse Irlande et la (outre la conjugaison d’un couple de chevaux). mystique Espagne, le masque-cheval a pris la forme

C’est en définitive “l’esprit français” qu’incarnèrent nos chivau-frus, par leur entrain, leur vivacité et la joyeuse humeur de leurs couplets.( M. Mourgues).

Ce furent surtout dans les mascarades des Gody, que le cheval dont la force paraissait avoir une origine sacrée fut choisi, à côté d’autres animaux mythiques, pour représenter les génies, figures symboliques du temps que ces fêtes tendaient à abolir pour instaurer l’année nouvelle inaugurée par le printemps, car ces fêtes s’étendaient de Noël à Pâques (plus précisément, et pour respecter la tradition “païenne” : au 1er Mai/ Beltaine). Quant à l’épisode du Cheval de Troie, il peut marquer une étape dans le culte du cheval et aurait été créé pour remplacer le sacrifice sanglant de l’animal. Les chivau-frus participèrent à la lutte rituelle entre l’été et l’hiver pour expulser les démons de l’Hiver… 4°/ La découverte des métaux enrichit leur symbolisme : le ferrement devint un rite de fécondité, le fer à cheval est, de nos jours, encore considéré Page 15


Aubepine

(Crataegus oxacantha)

Nom scientifique : Crataegus oxyacantha Le nom latin de l’aubépine provient du grec , , qui signifie « force », par allusion à la dureté du bois, lequel a beaucoup servi à la fabrication d’outils et d’ « aigu » et pour «épine».

Le

fruit de l'aubépine est appelé cenelle. Il est rond, de couleur rouge vif et sa chair est jaune avec une sorte d’étoile à la base. A l'intérieur, on retrouve un noyau. Les oiseaux en font une grande consommation et disséminent les graines.

C'est une plante buissonnante, dont on fait des haies infranchissables. Il existe plusieurs sortes d'aubépine, comme l'aubépine à deux ou à cinq styles par exemple. Il s'avère difficile de les différencier. La couleur des fleurs ou le nombre des noyaux peuvent être une des seules manières de les distinguer.

Nom anglais : hawthorn

On peut trouver de l'aubépine en Asie du SudOuest, mais aussi en Europe et en Amérique du Nord, plutôt en lisière de forêts.

Classification botanique : famille des rosacées (Rosaceae)

Histoire : L'aubépine est connue depuis l'Antiquité, voire par certains peuples de la préhistoire.

Nom commun : Aubépine, Épine-blanche, Épine de mai, noble épine,

D’un bout à l’autre de l’Europe, elle est considérée comme la plante protectrice par excellence.

Famille : Rosaceae

Aux repas de noces à Athènes, chaque convive porte une branche d’aubépine, gage de bonheur et de prospérité pour l’avenir des époux.

Ogham : Huath Planète dominante : Mars

L'aubépine

est un type d'arbuste aux rameaux épineux pouvant atteindre jusqu'à dix mètres de hauteur qui forme des enchevêtrements impénétrables de rameaux à l’écorce gris clair et aux petites feuilles vertes luisantes et échancrées à cinq lobes.

Les

fleurs à 5 pétales, très odorantes (amande amère), sont d’un blanc pur ou parfois légèrement

À Rome, c’est le marié qui en agitait un rameau en conduisant sa femme vers la chambre nuptiale. On attache de l’aubépine aux berceaux des nouveau-nés pour les mettre à l’abri des mauvais sorts et des maladies. Le célèbre buisson ardent près duquel Moïse eut son entretien avec Dieu sur le mont Horeb ne serait qu’une variété d’aubépine, le crataegus pyracantha ou buisson ardent originaire du pourtour méditerranéen et introduit en France en 1629.

rosées, elles sont groupées en corymbes, c'est-à-dire disposées sur un même plan. Elles apparaissent après les feuilles. Page 16


À l’époque des croisades, le chevalier partant pour la Terre Sainte offre à sa dame un rameau d’aubépine lié avec un ruban incarnat, signe qu’il vivra en espérance. Pendant des siècles, les flambeaux qui éclairaient la chambre nuptiale sont de bois d’aubépine. Au printemps, dans de nombreuses régions, on tresse des couronnes d’aubépine afin que les fées qui viennent danser la nuit puissent s’en coiffer et répandre leurs bienfaits en reconnaissance. Elle protège aussi les maisons contre la foudre et les orages. Les paysans fixent une branche d’aubépine à l’entrée des écuries et des étables pour protéger les animaux. La branche d'aubépine bien épointée serait souveraine contre les vampires. La Révolution française fit de l'Aubépine l'Arbre de la Liberté et on en planta 60 000 en trois ans. Histoire de l'utilisation : L'aubépine est répandue en Europe et en Amérique du Nord. Elle est d'abord utilisée pour traiter les troubles vasculaires dans la médecine traditionnelle chinoise. Puis en Europe, au Moyen Age, elle sera reconnue pour traiter les calculs rénaux et vésicaux. A la fin du XIXe siècle, on reconnaît les différents usages de l'aubépine : ses effets sur le coeur, comme fortifiant par exemple, et ses effets contre l'anxiété.

Aujourd'hui, différents médicaments comportant de l'aubépine existent. En Europe, on compte plus de deux cents préparations médicinales à base de cette plante. Composition La partie active de l'Aubépine est constituée par les rameaux fleuris séchés, les fruits et les bourgeons. : Dans l'aubépine on retrouve plusieurs principes actifs comme des acides tri-terpéniques. Cette plante est également composée de 1 à 2% de flavonoïdes. Plus précisément, ces derniers sont surtout présents dans les fleurs, avec du rhamnoside, de la vitexine, de l'hyperoside et de l'acide caféique et chlorogénique.

Ce sont ces principes en particulier qui aident à lutter contre les différents troubles cardiaques. L'aubépine comporte aussi des proanthocyanidols, à hauteur de 2 ou 3%, qui ont un effet tranquillisant. Propriétés médicinales Les propriétés médicinales de l'aubépine étaient déjà connues au moyen âge. Elle est réputée pour traiter des problèmes cardiaques plutôt légers tels que les palpitations ou une insuffisance cardiaque. Cette plante est aussi efficace pour traiter l'anxiété, l'insomnie et des troubles légers du sommeil ou encore des troubles liés à la ménopause. Utilisation interne · roubles cardiaques légers : palpitations, insuffiT sance et troubles du rythme cardiaque, l'aubépine agit comme un fortifiant du cœur. Spasmes vasculaires. Angine de poitrine. ·Troubles du système nerveux : anxiété et insomnie. P· our la ménopause : calme les bouffées de chaleur et les palpitations. Utilisation externe L'utilisation externe est peu connue, mais si l'on souffre d'angine ou de laryngite, il est possible d'utiliser l'aubépine en gargarismes. Indications thérapeutiques usuelles Problèmes cardiaques légers. L'aubépine est recommandé pour divers troubles cardiaques comme ceux du rythme, l'insuffisance ou les palpitations. Des principes actifs contenus dans les fleurs contribuent à traiter ces troubles. Ils vont permettre d'amener plus facilement le sang des artères vers le cœur. Autres indications thérapeutiques démontrées : L'aubépine serait fortement utile lors de troubles du système nerveux, qu'il s'agisse d'insomnies ou aussi d'anxiété. Dans un autre registre, elle serait aussi conseillé pour traiter les différents symptômes de la ménopause. Il s'avère que cette plante est aussi utile en cas de maladies comme l'angine ou la laryngite.

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Action cardio-vasculaire

cin ou un professionnel de santé si : vous souffrez Elle régule le rythme cardiaque en renforçant et en de pathologie cardiaque, vous êtes enceinte. ralentissant les contractions du cœur : amélioration Indications de l’élixir floral d’aubépine des signes subjectifs et objectifs (essoufflement, Pour apaiser les chagrins affectifs (décès, séparahypertension, fatigabilité d'une insuffisance cardia- tions) que d'origine ischéique ou hypertensive (6 semaiPour diminuer le stress relationnel nes de traitement); Par une action vasodilatatrice locale, elle accroît le flux sanguin au niveau des coronaires : l'administration au long cours de crataegus chez des patients coronariens améliore leur électro-cardiogramme dans 50% des cas.

En accompagnement aux mourants Utilisation et posologie

- On utilise beaucoup de préparations comme des infusions. Pour cela il faut entre 10 et 20 g de fleurs séchées par litre d'eau que l'on laisse infuser dix L'aubéine est un hypotenseur léger via l'inhibition minutes. Il est recommandé d'en boire de deux à de l'enzyme de conversion de l'angiotensine. trois tasses par jour. Un autre type d'infusion est possible avec les baies de l'aubépine cette fois. Elle a une légère action tonicardiaque. - Elle s'utilise en gargarismes pour les maux de Action sédative gorge. Il en faut 10 g pour un litre d'eau bouillante, Elle a une action sédative sur le système nerveux, qu'on laissera infuser dix minutes aussi. donc un pouvoir relaxant. Cet effet est plus marqué lorsque l'on utilise la poudre totale que les autres - Il est également recommandé de réaliser une cure formes (extrait aqueux, hydro alcoolique ou macérât de vingt jours dans le mois, avec gélules, gouttes d'extrait, teintures ou comprimé. Les gouttes peuglyciné. vent se prendre avant le repas, pour des problèmes Effet Anti-oxydant et anti-inflammatoire. comme l’hypertension, ou juste avant de se coucher La teinture mère, préparé à partir des branches pour lutter contre l'insomnie. fleuries ou des baies permet un traitement facile. Préparation Moins agressive, la teinture de bourgeons en 1 D 100 à 150 gouttes par jour, permet des traitements Pour abaisser la fière : (à boire ou en bains de pieds): plus en douceur et tout aussi efficaces. La poudre totale (gélules, comprimé) est à utiliser Mettre 10 pincés d’écorce haché par litre d’eau. pour bénéficier de l'action sédative de l'aubépine. Boire 2 ou 3 tasses par jour ou faire 2 ou 3 bains d pied par jour. Associations intéressantes Contre la diarrhée : (à boire) Aubépine et autres sédatifs végétaux (Valériane, Jeter 10 pincés de baies séchées dans 1 litre d’eau. passiflore...) : Troubles mineurs du sommeil Absorber la totalité du liquide obtenu par petits Aubépine et Escholscholtzia (pavot de californie) : verres, en 48h. Troubles mineurs de l'anxiété Précaution d'emploi

Contre tous les spasmes et les troubles circulatoires: La tolérance de l'Aubépine est bonne, on ne connaît ni interactions médicamenteuses, ni contre- Mettre 2 bonnes pincés de fleurs par tasse d’eau indications à l'usage de la poudre totale. L'aubépine bouillante. Prendre 2 ou 3 tasses par jour en faisant ne provoque ni accoutumance ni effets secondaires des pauses de quelques jours. indésirables. Elle risque néanmoins de potentialiser les effets d'un traitement à visé cardiaque. Infuser 10 à 20 pincées de corolles de fleurs par Vous ne devriez cependant pas utiliser d'Aubépine litre d’eau. Si varices, ne faire que des bains de main. sans en avoir discuté au préalable avec votre médePage 18


Il n'existe pas de précautions particulières. Il faut simplement respecter les doses prescrites. Cependant, lorsque l'aubépine est utilisé dans le cas de problèmes cardiaques, il est indispensable d'avoir consulté un médecin au préalable. Cette plante est également déconseillé en cas de grossesse et aux jeunes enfants. Peu d'effets indésirables sont connus, même en cas de long traitement. Parfois apparaissent des allergies cutanés plutôt légères et également quelques troubles digestifs lors d'utilisation à fortes doses. Mais ces effets se soignent très rapidement. I

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Certains médicaments combiné avec l'aubépine ont une action potentialisatrice, c'est-à dire que l'action sur le corps est renforcé. Ces médicaments sont : la digitaline, des antagonistes du calcium, des dérivés nitrés comme la nitroglycérine et l'isosorbide et, enfin, les bêtabloquants. En France l'Aubépine entre dans la formulation de nombreux médicaments à base de plantes traditionnellement utilisés : Dans les troubles de l'éréthisme cardiaque de l'adulte. Dans le traitement symptomatique des états neurotoniques des adultes et des enfants (notamment en cas de troubles du sommeil) L'OMS et l'ESCOP reconnaissent son usage dans le traitement de l'insuffisance cardiaque congestive En Allemagne, la Commission E approuve son utilisation dans le traitement de l'insuffisance cardiaque (stade II), sentiment d'oppression dans la région du cœur et d'une bradycardie légère. Usages domestiques: Gelés et marmelades. Pains, galettes, graines rôties Substitut de café Feuilles : substitut de tabac, jeunes feuilles et fleurs en salade.

Notre belle aubépine est aussi appelée épine de mai ou noble épine. Il était donc normal que des chevaliers partant pour la Terre Sainte offrent à leur dame un rameau d'aubépine lié par un ruban rouge, en signe d'espérance. Les Celtes l'appelaient spetes et disaient « La demeure de Merlin est une tour cachée sous les feuillages et jonchée de fleurs d'aubépine ». Pour eux c'était aussi l'arbre de la chasteté, et donc de l'amour pur. Elle nous guide aussi vers le don de soi dans la pureté intérieure. Il est dit aussi que l'aubépine est l'arbre sacré des fées, mais aussi leur demeure. Les sorcières, ou plutôt les bonnes femmes, plantaient une aubépine devant leur demeure quant elles ne bornaient pas leur terrain avec des aubépines ou bien en faisaient des haies. On a cru longtemps que les aubépines étaient des sorcières qui s'étaient transformées d'elles mêmes en arbre.

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L'église, qui ne put éliminer le culte voué à l'aubépine, fit coïncider le 1er mai, fête de Beltaine, avec celle de St Philippe et St Jacques (oui avant Vatican 2 c'était bien à cette date), il fallait bien deux apôtres pour l'aubépine. Quant à la saint Marc, le 25 avril, devinez l'arbre que l'on bénit : l'aubépine. Les jeunes filles désireuses de convoler dans l'année, se rendaient « certains jours » au pied de l'épine blanche et en faisaient silencieusement le tour trois fois à dextre. Quant aux mères qui avaient des jeunes filles en âge de fréquenter, elles disposaient des bouquets d'aubépine dans leur chambre. Il y a très longtemps on recommandait de ramper sous un arceau de branches d'aubépine pour que les maladies y restent accrochées. Avec son bois on faisait des baguettes magiques pour invoquer les sylphes, mais aussi des hôtes indésirables. Il est dit qu'une canne en bois d'aubépine empêcherait la fatigue. Chez nos frères nordiques elle est en relation avec la rune de l'épine thuriaz, associée à Thor, mais aussi à la rune ingwaz. Ing est le Dieu de la fertilité. Cette rune est donc liée à la fertilité, à la sexualité et à la famille. N'oublions pas que nous trouvons des traces de runes jusqu'en Europe du Sud, dans nos cathédrales, ainsi que sur des vêtements sacerdotaux de bien des évêques de l'époque médiévale. Une autre et belle histoire, celle de Joseph d'Arimathie, qui selon la mythologie chrétienne présida à l'ensevelissement du Christ. Après maintes vicissitudes il arriva en Grande Bretagne en rapportant deux burettes contenant la sueur et le sang du Christ. Il aurait donné les bases de l'église celtique. Du séjour de Joseph d' Arimathie on montrait une aubépine miraculeuse qui croissait à Weary-all Hill, juste au dessus de Glastonbury. C'était le bâton qu'il avait planté en terre et qui fleurissait ponctuellement tous les ans, la veille du jour de la naissance du Christ. Ceci est un très bref résume des pages 379 à 382 du livre de Jacques Brosse « Mythologie des arbres » dont je recommande la lecture car il explore les mythologies celtes, romaines et grecques.

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En vie Envie d'être en Vie De dévorer la Lune Riche de mes infortunes Libre d'aimer sans rancune Forte de mes envies

Envie de danser sans musique Ou alors celle de la Nature Bercée de ses doux murmures D'un regard aimant en clair obscur D'un coeur vibrant, élan mystique

Et quand vient la saison des tempêtes Quand malmenée, le coeur béant Je veux chanter contre et dans le Vent Libérer ce que j'ai de plus violent Et continuer ma quête.

En Vie contre l'inhumain Lui opposer l'Amour de tous les êtres Le naturel sans plus paraître Dans tes yeux me reconnaître Étincelle de Vie sur le Chemin


Nature de l’element Air Je suis l’Esprit de l’Est, l’Elément Air. Je te donne le souffle de la vie et comme le soleil s’élève de l’Est, chaque aube naissante apporte de nouveaux commencements. Je suis le vent bruissant dans les arbres. Je suis la tempête qui hulule pendant les nuits d’orage. Je suis la douce brise caressante d’un jour d’été ensoleillé. Toutes les créatures du ciel m’appartiennent, qui planent sur mes courants, virevoltant et dansant parmi les nuages. Lève les yeux et émerveille-toi des motifs que crée mon souffle. Je suis le haut chant dans les arbres, je suis la chanson sur les lèvres de l’homme, je suis la musique et le rire. Mon élément inspire et renouvelle. Je relie tous les êtres. Mes dons sont la respiration de la vie et le talent du son. Mon énergie inspire les poètes, les écrivains, les musiciens. Leurs pensées prennent leur envol sur l’air. C’est la nature de mon élément.

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La guerison à travers le pouvoir la pensee

« Le Tout est Esprit ; l’Univers est Mental »

Avant de nous rendre dans nos bois sacrés, faisons un petit tour d’horizon du côté des scientifiques et de leurs connaissances sur le sujet qui nous intéresse : Lorsque les chercheurs ont exploré la nature de la matière et de l’atome au début du 20ème siècle, ils ont découvert avec étonnement que la matière n’est pas aussi réelle qu’ils l’ont toujours pensé – la matière est constituée d’agglomérations énergétiques, lesquelles peuvent être décrites comme des ondes stationnaires d’énergie électronique. Plus spécifiquement, les physiciens n’ont pu décrire l’emplacement et l’élan d’un électron qu’en fonction des probabilités – ils ont dû aussi reconnaître que l’électron, et toute matière, possède évidemment des propriétés de la conscience. Grâce à ces découvertes, la science a finalement coupé l’herbe sous ses pieds à cause de son attitude matérialiste. Albert Einstein – probablement le plus grand physicien du 20ème siècle – a dit un jour : « » On peut en conclure que la pensée est la source de toutes choses. La plupart des gens conviennent que cela est le cas, mais peu connaissent sa véritable signification, et encore moins ses énormes implications.

Tout commence par la pensée, rien ne peut être sans avoir été pensé avant. Inversement, cela signifie que tout ce que nous percevons dans notre monde, nous l’avons d’abord pensé, animé de nos pensées et sentiments, le forçant ainsi à l’existence. Page 22


Nous sommes nous-mêmes l’architecte de notre destin. Par le pouvoir de nos pensées, nous sommes au niveau d’un co-créateur de cet univers ! La conséquence est que l’homme, par ses pensées, est son plus grand ennemi ou son meilleur ami. Quand nous changeons notre manière de penser, c’est notre être entier qui change. Les pensées, l’énergie, la lumière, la matière sont des états différents des électrons. Parce que les électrons constituent la substance de la lumière, la lumière et les électrons sont par conséquent identiques. Nous pouvons ainsi dire que la substance lumineuse électronique est la substance qui construit toutes formes. Et, puisque nous connaissons les différents états de l’eau, nous comprenons aussi, par analogie, les différents états de la substance lumineuse électronique.

Pensées

Vapeur d’eau, forme de gaz – humidité dans l’air

Invisible

Energie

Vapeur d’eau dense – nuages

Perceptible

Substance lumineuse électronique

Eau

Perceptible

Matière

Glace

Perceptible

Donc, suivant ce principe montré dans la tabelle, la pensée est l’énergie sous une certaine forme. Tout est pensée ou énergie lumineuse électronique. Tout comme la vapeur d’eau invisible (air humide), la vapeur d’eau visible (nuages), l’eau liquide ou la glace sont toujours de la même nature, les pensées sont l’essence de ce qui est visible et invisible. Toutes les choses sont finalement des pensées à différents niveaux d’énergie ou de vibration. « Que la lumière soit au nord ! Que la lumière soit au sud ! Que la lumière soit à l’ouest ! Que la lumière soit à l’est. » Que les énergies et les pensées positives – la lumière - soient dans le monde entier. Partout où nous dirigeons une substance lumineuse électronique (sous la forme de nos pensées, nos sentiments, nos mots et nos actions), nous y mettons notre empreinte particulière. Par conséquent, elle reste toujours liée à sa source, nous-mêmes en tant que son créateur, du fait que les électrons diffèrent les uns des autres dans leur structure élémentaire, comme les flocons de neige.

L’énergie de la pensée est indestructible. Les conséquences de nos co-créations néfastes nous reviennent sans cesse en obéissant à la loi du cercle

jusqu’à ce que nous les transformions par des pensées d’amour – par des idéaux moraux. C’est ainsi qu’il est possible de s’en libérer. Toutes pensées que nous avons semées, nous les récoltons dans notre réalité. L’amour attire l’amour, la haine attire la haine, la peur attire la peur. C’est la loi de cause et effet.

En effet, la lumière, dans sa vibration la plus basse, est matière. Par le fait qu’en tant qu’être humain nous sommes constitués de matière, nous ne pouvons qu’entreprendre – pour ceux qui le désirent – le chemin de retour vers la lumière. Il est bon de se rappeler que tout ce que nous apercevons autour de nous est constitué de lumière, tout comme nous tous. Etant conscient de ce que cela signifie, nous pouvons constater que, en réalité, il n’y a pas de dissociation entre nous et le monde qui nous entoure. Nous faisons partie du tout et le tout est en nous. Nous faisons partie de la nature et la nature est en nous. C’est donc une évidence de protéger la nature dans laquelle nous vivons. Ceci est valable aussi pour les relations que nous entretenons entre êtres humains.

Tentons

de mieux comprendre ce qui suit en remplaçant la lumière par l’eau. L’eau à l’état de

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vapeur correspondrait à la représentation de nos animaux de pouvoir, de nos guides spirituels, du gardien, de la gardienne de notre bois sacré des Ovates ou de tous les êtres que nous rencontrons dans nos travaux et méditations dans notre bois sacré. Dans notre monde conscient, nous ne pouvons pas les voir si facilement, mais cela ne veut surtout pas dire que ces êtres n’existent pas. Bien au contraire ! Nous trouvons des parallèles dans des mythes et légendes qui démontrent que la matière est lumière, qu’un personnage peut se transformer en élevant sa vibration, sa conscience. Nous ne devons pas chercher bien loin pour trouver un exemple dans la mythologie celtique : les métamorphoses successives de Cerridwen et de Gwion Bach lors de leur course-poursuite grandiose à travers les quatre éléments.

présent. Pour ceux qui le veulent, il est possible de s’enraciner, debout dans leur cercle, assis sur une chaise ou assis par terre en s’imaginant devenir un arbre aux racines plongées profondément dans la terre et dont les branches poussent jusqu’au centre de l’univers. A chaque expiration, les racines poussent plus profondément dans le sol au-dessous de vous. Lorsque cela vous semble approprié, ressentez l’énergie de la terre remontant dans votre corps à chaque inspire en appréciant cette énergie bienfaisante de la Nwyfre nourrissante. Puis, imaginez les branches qui poussent depuis vos épaules ou votre tête et se multiplient à chaque expire. Vous pouvez faire pousser les branches jusqu’au centre de l’univers ou dans une source de lumière. De cette manière, vous créez un canal entre la terre et l’univers, un canal dans lequel l’énergie universelle, la Nwyfre, peut circuler librement.

Au bénéfice de ces explications théoriques fonda- Lorsque mentales expliquant que les pensées sont une autre forme de lumière et surtout de l’énergie, entrons maintenant dans notre bois sacré et découvrons une autre manière, plus profonde, de travailler dans notre cercle.

Avant de tracer le cercle, il est important de se préparer avant toute pratique spirituelle, soit une divination, une guérison à distance, une rencontre avec son animal de pouvoir, une cérémonie ou tout autre travail. Il est indispensable de se mettre en relation, de sentir et de se connecter au monde des esprits. Cette préparation s’effectue en quatre phases : 1. Prendre conscience de son être en entier (corps, émotions, pensées, etc.), ici et maintenant, s’ancrer. 2. Appeler les esprits. 3. Créer une protection pour son lieu de travail. 4. Appel aux directions.

La concentration sur le moment présent sert à être bien centré, bien posé. Plus cette concentration est bonne – avec l’aide de la pierre d’ancrage – plus la communication avec le monde des esprits sera claire. Il s’agit d’avoir les deux pieds sur terre. Cette concentration nous ouvre à la lucidité et à notre ici et maintenant, notre présence dans le moment

vous êtes prêts, appelez les Dieux/Déesses/Grand Esprit et demandez-leur leur soutien et leur bénédiction pour votre travail. Il est important de bien formuler l’intention, le but de votre travail. Il est essentiel aussi de parler avec son cœur. Cette manière de s’adresser aux Dieux/Déesses/Grand Esprit permet de ne pas agir seulement avec le mental, mais aussi et surtout, avec les sentiments, ce qui renforce l’énergie de la pensée et de l’intention que l’on investit dans son travail druidique. Par conséquent, cette manière aide à bien prendre conscience du travail qui est sur le point d’être entrepris. Si vous le voulez, vous pouvez également ajouter une prière personnelle, comme par exemple : « Je reste simple et humble, dans cette pratique druidique, ainsi que dans la vie. Je n’attends rien, je me détache de tout résultat. En accord avec l’Innommé ».

Après

avoir fait un appel aux Dieux/Déesses/Grand Esprit, pour le bon déroulement de notre travail, il est fortement recommandé d’appeler et d’honorer également les esprits du lieu. Il est important de les intégrer à toutes nos pratiques, car ils peuvent nous être d’un grand soutien si on le leur demande. De plus, il me semble naturel de ne pas s’inviter chez eux sans leur permission, car dans tout travail énergétique et spirituel, nous entrons directement dans la fréquence sur laquelle ils vibrent et il serait donc malvenu

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de les importuner. Nous ne rentrons pas non plus chez des inconnus sans dire bonjour et en allant tout droit nous installer au salon comme si nous étions chez nous, n’est-ce pas ? Il s’agit, là aussi, de ne pas uniquement parler avec son mental, mais aussi avec son cœur. En expliquant aux esprits gardiens le but de notre travail, nous les honorons et les respectons comme faisant partie intégrante de notre cérémonie ou rituel. Comme cela, ils nous apporteront plus facilement leur contribution positive, leur protection et leur soutien, nous évitant ainsi qu’ils fassent barrage aux esprits et énergies se présentant au sein de nos voyages druidiques et dans notre cercle sacré. Dans le cas contraire, nous pourrions avoir l’impression de n’avoir rien vu, senti ou entendu. Si malgré toute votre préparation, vous ressentez que vous n’êtes pas le bienvenu dans l’espace choisi, ne forcez pas et ne cherchez pas à comprendre. Ce n’était simplement pas le moment ni le lieu approprié pour votre travail. Cherchez-en un autre et essayez à nouveau d’entrer en contact avec les esprits du lieu.

Il

est important d’installer une protection. En traçant le cercle. Cette protection nous permet de travailler dans notre propre espace et énergie, sans perturbation venant depuis l’extérieur. Cette protection se met en place à partir de l’intérieur de nous, vers l’extérieur. Depuis notre cœur, nous formulons l’intention de créer, de tracer ce cercle autour de nous pour nous séparer du monde apparent, tout en créant un espace sacré. Ce cercle peut être perçu comme un mur de lumière qui brille de plus en plus fort, émanant du centre de notre être et rayonnant à l’extérieur. Cette lumière, alors, repousse hors de notre cercle, de notre corps physique et hors de notre champ énergétique tout ce dont nous n’avons plus besoin et tout ce qui ne nous appartient pas. « Que toute pensée négative soit écartée de mon/notre cercle ». Cette même lumière crée alors un véritable cylindre de lumière dans lequel nous restons concentrés et reliés au centre de la terre et au centre de l’univers. Il est important de ne pas s’enfermer dans une bulle ou une sphère de lumière, une bulle énergétique que l’on forme autour de soi comme un œuf. Ne pas confondre avec l’exercice de corps de lumière. Une

bulle ou une sphère sont des espaces fermés, elles nous isolent entièrement du monde extérieur, elles coupent nos racines sous nos pieds et font barrage aux énergies venant de l’univers. Cette protection en forme de cercle et de cylindre évite que nous nous chargions d’énergies néfastes et que nous soyons influencés par des perturbateurs énergétiques. C’est en cela qu’avant toute pratique druidique, nous mettons cette protection en place. Elle nous permet d’être dans les meilleures conditions.

Enfin, il est également bon d’appeler les esprits et les puissances de toutes les directions. En fait, il y a sept directions, dans cet ordre : l’est, le sud, l’ouest, le nord, le bas, le haut et notre propre centre, là où siège le tréfonds de notre centre intérieur. L’appel des directions nous aide à nous orienter dans l’espace dans lequel nous nous trouvons. Où suis-je ? Quand nous parlons du bas, il ne s’agit pas seulement de ce qui se trouve sous nos pieds, mais de tout ce qui se trouve en-dessous de nous. Si nous traversons la Terre, nous ressortons dans l’espace. La direction du bas est infinie, ainsi que les six autres directions. La direction du haut est donc elle aussi infinie, il ne s’agit pas juste du ciel au-dessus de nous, mais bien de l’espace qui s’étend là. À chaque direction, il y a une énergie sacrée, une puissance, qui possède ses propres qualités. Les invoquer avec notre cœur, leur « faire appel », nous permet d’établir un contact plus conscient et d’approfondir notre relation avec elles.

Maintenant, après ces préparations bien conscientes et profondes, tout travail druidique peut commencer.

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La fontaine Prés de la fontaine, J’ai croisé six reines. Dans l'eau, la plus petite sirène pleurait sa sœur, La demoiselle était partie sur un coup de cœur. J’ai cherché prés du ruisseau la petite Vénus entre Terre et Mercure,

En vers, La Fontaine a pu écrire : « On rencontre sa destinée souvent par des chemins qu'on prend pour l'éviter »

Et en chemin faisant, de bonne heure, je l'ai trouvée prés du passage sacré. « L'amour c'est l'essentiel » me dit-elle dans un souffle!...

C'est ainsi qu'au-delà des mots, opère la magie.....

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Le dialogue des deux sages Adna,

fils d’Uthirdir, des gens du Connaught, était docteur d’Irlande en science et en poésie. Il avait un fils, à savoir Néde. Ce fils alla donc apprendre la science en Ecosse, chez Eochu Echbel, et il fut chez Eochu jusqu’à ce qu’il fut habile en science. Un jour, le garçon alla jusqu’au bord de la mer, car c’était toujours un endroit de révélation de science pour les poètes que le bord de l’eau. Le garçon entendit un bruit dans la vague, à savoir, un chant de plainte et de tristesse, et cela lui parut étrange. Le garçon mit alors une incantation sur la vague jusqu’à ce qu’elle lui montra ce que c’était. Après cela il lui fut expliqué que la vague était en train de pleurer son père après sa mort, que sa robe avait été donnée au File Ferchertne et qu’il avait pris la charge de docteur à la place de son père à lui, Adnae. Le garçon alla à la maison et dit à son tuteur, à savoir Eochaid, qui lui répondit : «

».

Quand les questions eurent été résolues pour eux, ils partirent pour Cantire et il alla après cela à Rind Snoc. De Port Rig, ils passèrent ensuite par Semme, par Latharne, par Mag Line, par Ollarba, par Tulac Roisc, par Ard Slébe, par Craeb Selcha, par Mag Ercaite, sur la Bann, le long de Uachtar, par Glenn Rige, par les cantons de Hui Bresail, par Ard Sailech, que l’on appelle aujourd’hui Armach, par le Sidbruig d’Emain. C’est donc ainsi qu’allait le garçon, avec une branche d’argent au dessus de lui, car c’est ce qui était au- dessus des anruth. Une branche d’or était au –dessus des docteurs et une branche de bronze au dessus des autres poètes. Ils partirent alors pour Emain Macha. Ils rencontrèrent alors Bricriu sur la prairie. Il leur dit que s’ils lui donnaient sa récompense, Néde serait docteur d’Irlande par son conseil et son intercession. Néde lui donna une tunique pourpre avec un ornement d’or et d’argent. Briucriu lui dit d’aller s’asseoir à la place du docteur et il lui dit que Ferchertne était mort alors qu’il était au nord d’Emain, guidant la sagesse de ses élèves.

Néde partit alors, et ses trois frères avec lui, à savoir Et Bricriu dit alors qu’un homme imberbe ne Lugaid, Cairpre, Cruttine. Ils rencontrèrent une s’emparait pas de la charge de docteur à Emain tige de digitale sur le chemin. L’un d’eu x dit : Macha parce qu’il était puéril quant à ce qui était « pourquoi cela s’appelle t-il une digitale » ? de l’âge. Néde prit une pleine poignée d’herbe, y Comme ils ne le savaient pas, ils retournèrent chez mit une incantation si bien que chacun pensait Eochaid et furent un mois chez lui. Ils reprirent le qu’il avait une barbe. Il alla s’asseoir sur le siège du chemin. Ils rencontrèrent un roseau. L’un d’eux docteur et prit sa robe autour de lui. La robe était dit : « pourquoi cela s’appelle t-il un roseau ? » de trois couleurs, à a savoir la couleur de d’oiseaux Comme ils ne le savaient pas ils retournèrent chez brillants au milieu ; une averse de bronze blanc à la leur tuteur. Ils s’en allèrent de chez lui au bout d’un partie inférieure et le brillant de l’or à la partie autre mois. Il rencontrèrent une tige de sanicle. supérieure. Comme ils ne savaient pas pourquoi on appelait Après que Bricriu alla à Ferchertne il lui dit : « cela une tige de sanicle, ils retournèrent chez Eochaid et ils furent un autre mois chez lui. Page 27


. » Ferchertne fut fâché et il entra dans la maison royale si bien qu’il en fut sur le seuil, la main sur le montant de la porte. Il dit alors : « »

Ferchertne : Néde

Le lieu de ce dialogue est cependant Emain Macha. Le temps en est le temps de Conchobar, fils de Nes. L’auteur en est Néde, fils d’Adnae du Connoaught, ou bien il est des gens de la Déesse Dana, comme il le dit lui-même dans le dialogue : je suis le fils de Dan (la poésie), Dan fils d’Osmenad (attention) – et Ferchertne, le poète des Ulates. Ma cause de sa composition est que la robe d’Adnae avait été donnée à Ferchertne par Meidb et Ailill après la mort d’Adnae. Si bien que Néde, fils de d’Adnae, vint d’Ecosse comme nous l’avons dit à Emain et s’assit dans la chaire du docteur. Ferchertne entra dans la maison et il dit en voyant Néde : -

Ferchertne

Voici la réponse honorable que fit Néde à Ferchertne

Néde

-

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Ferchertne

Néde

Néde

Ferchertne

Ferchertne Néde

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Ferchertne

NĂŠde

Ferchertne

Ferchertne

NĂŠde

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Ferchertne dit : Néde

Le garçon s’agenouilla alors devant lui. Puis Néde jeta à Ferchertne la robe de poète, qu’il ôte, et se leva du siège de poète, où il était, pour se jeter aux pieds de Ferchertne. Et Ferchertne dit :

Néde

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Egregore druidique Il y a une interaction constante entre la pensée, l'énergie et la matière. La pensée est génératrice d'énergie qui impacte la matière. Un égrégore est un champ de force, une structure d'énergie, crée par un état de conscience collective.

La célèbre formule d'Enstein E=MC2 peut s'appliquer pour un égrégore : E (Energie) = M (Masse ou nombre de personnes) x Conscience au carré. Des égrégores de même nature sont reliés entre eux par un maillage énergétique à travers l'espace et le temps. Ce lien est créé lors de la consécration d'un lieu sacré.

C'est le cas lors d'une cérémonie Druidique : Après l'ouverture du cercle, sa consécration, et le récit d'une prière telle la prière des Druides, se forme naturellement un égrégore. Apparaît alors une sphère d'énergie englobant toutes les personnes formant le cercle.

Voici quelques exercices permettant de vérifier la réalité physique, énergétique et psychique de l'existence d'un égrégore :

Il procure un état de conscience élargie pour toutes les personnes du groupe, l'harmonie, la communion spirituelle. Toutes les personnes de cet égrégore partagent un même état de conscience élargie.

- une personne sensitive externe à l'égrégore peut voir l'enveloppe énergétique, une brume transparente, qui englobe le groupe de personnes. Elle peut également ressentir avec sa main la plus forte densité d'énergie à l'intérieur de la sphère.

Une personne qui entre dans ce champ de l'extérieur est immédiatement intégrée dans l'état collectif. Cet égrégore a également un impact sur l'ensemble de la planète.

- si une personne quitte la structure énergétique de l'égrégore … puis la réintègre : tout le groupe de personnes formant cet égrégore peut ressentir alors la variation énergétique. - chaque personne présente dans l'égrégore peut ressentir avec la main : - la faible densité à l'extérieur du cercle

Une structure semi-sphérique est visible au-dessus du sol par des personnes sensitives. La limite spatiale est très précise. L'égrégore n'est pas permanent, sauf si les personnes l'entretiennent constamment par la méditation, la prière (notamment dans les lieux sacrés). La mémoire de l'égrégore, elle, par contre, restera présente dans le temps.

- la densité plus forte d'énergie ( tellurique et cosmique ) dans le cercle - le renforcement de cette densité au centre du cercle Si l'ensemble des personnes projettent des pensées de respect et d'amour envers nos ancêtres les Druides, lors de la cérémonie de Samhain par exemple, vers le centre du cercle, elles vont ressentir une montée en énergie.

La taille de l'égrégore et son élévation vibratoire Cette structure énergétique qu'est l'égrégore a donc sont fonctions du nombre de personnes qui sont à bien une réalité. l'origine de sa création et de son entretien, et ceci d'une manière exponentielle. Page 33


La pierre aux neuf gradins Vous aimez notre Gaule profonde et vous aimez les mystères. Ça tombe bien. L’été dernier, je me suis perdu dans la Creuse, pays où nous avons cependant bon nombre de frères et de compagnons.

pierre aux gradins possède des vertus thérapeutiques extrêmement positives.

L’un d’entre eux m’avait autrefois parlé du Puy Maria en m’invitant à m’y rendre à la prochaine occasion. Ce que je fis à l’issue des dernières fêtes de Lughnasad. J’ai quitté Guéret en allant vers Bourganeuf. Passé Pontarion, je pris la direction de Soubrebost. Peu après le hameau de la Martinèche, je vis un panneau signalant la pierre aux gradins. Il faut encore un bon quart d’heure pour grimper à travers une belle chênaie et atteindre le sommet du Puy Maria couronné de magnifiques pierres mystérieuses.

L’une de ces roches, hautes de trois mètres, reste un mystère archéologique. Elle est en effet creusée de neuf marches et au sommet se trouvent deux cavités de taille inégale, reliées entre elles par une rigole. Certains y verront des cavités sacrificielles tandis que les esprits forts ne voudront voir que l’érosion naturelle. Quant à nous, on y voit un lieu merveilleux pour célébrer nos fêtes rituelles. J’avais à mes côtés un ovate particulièrement doué qui a très vite analysé la situation et repéré que cette

Après une longue méditation, nous sommes redescendus dans la vallée et nous nous sommes arrêtés dans la première ferme afin de poser quelques questions aux anciens qui y vivaient encore. Leurs réponses allèrent au-delà de nos espérances : je vous les traduits en « bon » français :

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Lughnasad druidgames - College du chene d’Or GODIO LUGUN, KANEMI SEG-NONEN Je chante la lumière, je scande ton nom. KANEMI REGANI, DEONA BELLISSAMA Je chante la royale, Déesse flamboyante. CANTO ANMEN TOUOS, TOUTATI OGMIOS Je chante ton nom, petit père du peuple Ogmios. : - Là où tu ne parles pas la langue, tu te tais le plus. - C’est au bout du poteau où l’équilibre est le plus important.

- Pour voir le poisson remonter le courant, reste les pieds dans l’eau. - A force de chercher, tu finis par trouver et ça c’est vraiment insupportable. - Quand l’arc est tendu, lâches tout.

- Si tu sautes sans ailes, tu tombes.

- Quand tu lances le sac, il tombe dans le trou.

- Quand la terre est proche, tu t’écrases.

- Qui veux voyager loin sort la tête du sac.

- Là où l’aîné se courbe, les cadets se penche.

- Lance le fer et garde le cheval.

- Après 3 verres, tu connais l’uni-vers.

- Quand le poids tombe le pied bot.

- Quand tu marches, tu arrives forcément quelque part.

- Qui mange une hache sait bien m’hacher.

- Quand le chêne ploie, le druide tombe comme un gland.

- Quand le clou s’élève le druide est frappé

- Mon dieu, mon dieu, ou vont-ils chercher tout cela ? Dans le foie. - Quand Mary garde les portes, les douves sont profondes et vaux mieux rester dans les douves avec les crocodiles.

- Si tu tires sur la corde, tu auras la tribu sur le dos. - Le druide s’élève en enfonçant le clou - Quand le tonneau est plein, vide-le, quand le tonneau est vide, roule-le - Quand les jeux se cl’or-ent, les druides s’évap’or-ent

- Bienvenu, prenez une pierre, assoyez-vous !

- On a beau me foutre le cul dans l’eau, le feu brûle toujours.

- Si tu mets tes gwers au frigo, les connaissances gèlent et le savoir se fige.

- Elle a dit non avec la tête, elle a dit oui avec le cœur.

- Repars avec le vent.

- Quand tu éteins la bougie, gardes en toi cette puissante lumière en ton cœur.

- À la chaise musicale solidaire, le plus lourd est en dessous. Page 35


Ateliers

Jeux

Promenade contée

Célébration de Lugnasad La Bretagne était fièrement représentée

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Nos ancetres,les Yamnaya Je n’avais jamais entendu parler d’eux jusqu’aux Autant dire que la prise de conscience de mon premières lignes de l’article de Colin Barras paru ascendance yamnaya ne s’est pas faite sous les dans le New Scientist (1) et traduit dans le Courrier meilleurs auspices. Les titres mêmes des articles récents parus sur le sujet : « International (2) : », « » n’incitaient pas à les accueillir à bras ouverts dans la famille.

Kristian Kristiansen de l’Université de Gothenburg en Suède surenchérit :

Jusqu’alors, l’Europe néolithique était peuplée de

Stonehenge m’a toujours inspiré un grand intérêt,

cultures assez proches de celle qui a bâti Stonehenge, plutôt agricoles, prospères, paisibles, centrées sur la vie des communautés. Et, brutalement, tout bascule. Vers 3000 avant notre ère, on constate l’apparition de nouvelles pratiques funéraires : les dépouilles sont peintes à l’ocre rouge, la salle mortuaire est consolidée par des poutres et surmontée d’un monticule de quelques mètres de haut. C’est la « culture pontique des tombes à fosses », « yamna-ya » en russe, caractéristique de la steppe eurasienne et son expansion en Europe est, d’après l’archéologue finnois Volker Heyd, la preuve d’un

un profond attachement, de la révérence : l’archer de Stonehenge, le fils de l’archer de Stonehenge qui serait enterré non loin de son père, le retour du fils de l’archer…. Stonehenge m’est, littéralement, familier ; j’ai eu l’occasion de m’imaginer ses bâtisseurs et, selon les différentes hypothèses (rituels, soins, observations astronomiques…), ses visiteurs. Mais je n’avais jamais imaginé leur disparition sous les Le phénomène s’étend rapidement sur tout le coups de hordes nomades venus des steppes au continent puisqu’après le Nord et l’Est de l’Europe, galop ! Page 37


l’expansion yamnaya touche bientôt le Sud et l’Ouest. Il semble que, quelque temps auparavant, l’Europe ait traversé une crise grave, une épidémie sans doute qui, progressant du sud vers le nord, grâce aux routes rudimentaires et aux chariots, aurait entraîné une baisse démographique significative (3). Il est probable que, lorsque les Yamnaya arrivent, en plusieurs vagues et sur plusieurs siècles, la population indigène, déjà réduite et affaiblie, ne peut opposer une résistance suffisante. La vitesse de l’expansion prouve le dynamisme et l’agressivité de ces jeunes guerriers. Car, comme très souvent, la plupart de ces migrants en quête de terres sont des hommes : on compterait, sur l’ensemble, une femme pour dix à quinze hommes. Ce sont des bergers nomades, éleveurs de chevaux, ayant développé de grandes compétences en métallurgie et armés de haches ; leur mode de vie encourage la vigueur et l’endurance. En Grande Bretagne, 90% de l’ADN des populations existantes entre – 2500 et -1800 a disparu en quelques centaines d’années. En Espagne, la population a mieux résisté puisque, vers –2000, la diversité génétique se stabilise dans une proportion de 40% d’ascendance ibérique et 60% d’ascendance yamnaya. Mais les chromosomes Y, qui sont uniquement présents chez les hommes, ont disparu à 100% pour la population ibérique.

Les

Yamnaya constituent, en tous cas, l’un des trois groupes qui ont fondé la civilisation européenne. Le premier groupe est celui des chasseurs cueilleurs autochtones qui se sont implantés en Europe il y a 45.000 ans, juste avant l’Ere glaciaire

– et qui ont cohabité avec Néandertal, avant la disparition mystérieuse de ce dernier autour de -30.000 ! Puis, au néolithique ancien, il y a environ 8.000 ans, arrive une première vague de migration avec le renouvellement génétique massif par des populations venues, au moins, d’Anatolie, qui apportent du Proche-Orient l’Agriculture et vont fonder cette société de « fermiers européens ».

Enfin,

il y a cette autre vague de migration au Néolithique récent, il y a environ 4.500 ans, avec l’arrivée de groupes steppiques de l’Est (Ukraine, Russie) qu’on dit donc aujourd’hui Yamnaya, dont l’ADN montre le métissage, à la fin du néolithique, entre des populations présentant une ancestralité au Proche-Orient et des chasseurs cueilleurs esteuropéens. Les caractéristiques des Yamnaya sont absentes des « fermiers européens » du Néolithique ancien et Moyen mais apparaissent au Néolithique récent et à l’Age du Bronze.

Il n’est cependant pas inutile de relativiser. Pour des études remontant à des périodes aussi lointaines et aussi étendues, les chercheurs travaillent sur un nombre réduit de squelettes, entiers ou partiels : pour l’étude sur le chromosome Y ibérique, des chercheurs ont analysé le génome de 271 individus ayant vécu en Espagne entre -7000 et 1500. Après la parution de ces articles, cette année, est vite venu le temps des controverses et des débats. Car on en est forcément réduit à interpréter les éléments matériels dont on dispose, à faire des hypothèses dont les plus sensationnelles ne sont pas forcément les plus plausibles. Et la vulgarisation risque encore d’aggraver la tentation du simplisme. Les lecteurs non spécialisés, dont je fais partie, peuvent confondre les pourcentages d’ADN et de génome ou les datations : S’il y a alors clairement une baisse démographique des peuples dits « fermiers européens », il ne s’agit pas forcément de massacres. En l’état actuel de nos connaissances, en tous cas, il n’y en a pas de trace formelle, aucun charnier. Peut-être qu’il y a eu de nombreux et violents affrontements mais peut-être qu’une épidémie avait décimé la population européenne plusieurs siècles avant l’arrivée des Yamnaya, peut-être aussi que les Yamnaya portaient les germes d’une maladie pour lesquels les indigènes n’avaient pas d’anticorps,

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On sait malheureusement que des gens mal inten. Peut-être que les populations locales se sont mal adaptées à un changement climatique ? En ce qui concerne l’Espagne, l’absence de chromosome Y ibérique ne signifie pas forcément que tous les hommes ibériques ont été tués. Peut-être que la culture dominante yamnaya a juste écarté les ibériques mâles de la reproduction ( ). Peut-être que les Yamnaya bénéficiaient d’avantages reproductifs …

Quoi qu’il en soit, ils ont une contribution ances-

tionnés peuvent instrumentaliser la génétique à des fins racistes ou eugénistes. Il s’agit donc de manier cette science avec précaution. Mais l’Histoire ancienne, l’archéologie associent aussi la culture yamna aux Proto-Indo-Européens. Faisant le lien avec la région Inde/Iran, à l’époque où les linguistes placent l’apparition de la mythique langue indoeuropéenne, cette culture pourrait également en être le berceau. Mais c’est peut-être beaucoup attendre de nos ancêtres Yamna !

trale de 40 à 54 % des Européens modernes du Nord, de 20 à 32% des Européens modernes du Sud (4).

C’étaient

aussi des recherches génétiques sur l’ADN fossile qui avaient démontré l’hybridation -discrète- de l’Homo Sapiens Sapiens et de Néandertal. De même, une étude d’Harvard (5) a montré que la peau blanche, la grande taille, la capacité pour des adultes à digérer le lait étaient des caractéristiques assez récentes. Il y a 8 500 ans, les chasseurs-cueilleurs d’Espagne, du Luxembourg ou de Hongrie avaient la peau foncée. Mais on a trouvé en Suède, datant de 7 700 ans, des gènes liées à la peau claire car cette caractéristique, comme les yeux bleus, manifeste une adaptation progressive à l’absence de lumière. Quant au gène de tolérance des adultes au lactose, il s’est répandu en Europe il y a seulement 4.300 ans.

- 1 : Mars 2019 ; - 2 :No 1484, 11-17 avril 2019 ; - 3 : des études de sépultures ont permis d’isoler l’ADN de la peste dans certaines sépultures yamnaya, sans qu’on puisse dire si c’est en rapport avec l’épidémie qui a sévi en Europe ; si ça l’est, ce sont peut-être les Yamnaya qui ont attrapé la peste au contact de fermiers européens !. - 4 :seulement 7,1% chez les Sardes et 11,6% chez les Siciliens ; - 5 : parue dans Science Magazine et citée à la 84e conférence de l’Association américaine d’anthropologie physique.

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Le roitelet Un Oiseau s’est posé au bord de la fontaine, et scrute avec insistance au fond de celle-ci. « » lui dis-je. « »

A ma grande surprise l’Oiseau vient de parler.

Je le regarde avec de grands yeux ronds, et il ajoute en

souriant, une lueur de malice dans les yeux : «

»

Je m’approche du bord, et je ne vois que des pierres. «

»

«

»

J’ai fermé les yeux et j’ai imaginé qu’un oiseau s’était posé au bord de mon cœur. Et avec surprise j’ai entendu le clapotis de l’eau.

Alors j’ai ouvert les yeux, la fontaine était là, vivante, gaie, elle chantait et l’Oiseau souriait. Je me suis penchée en avant, pour regarder au fond, mais à ma grande surprise je ne voyais pas mon reflet dans l’eau. « »

L’Oiseau s’est mis à rire, devant mon désarroi. « » Et il s’est envolé.

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Triades bardiques - suite

Trois caractères primitifs de Gwyndyf (le monde Trois différences (ou facteurs de différences) des blanc/sacré) : vivants, entre eux : - Non-mal

-L’awen ( )

- Non-besoin - Le cof (

- Non-mourir

) - Le Canfod ( )

Trois restitutions du cercle de Gwynfyd (le monde blanc/sacré) : - Awen primitive (

)

- Amour primitif ( ) - Souvenir du primitif ( )

Trois choses que donna Duw à tout être vivant : - La plénitude de son espèce (

)

- La distinction individuelle - La prééminence de son awen primitive devant tout autre

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Par la compréhension (Deall) de trois choses, il y a annihilation et contrainte sur tout mal et mort : - Leur nature propre - Leur cause

Trois prééminences de tout vivant permettent la plénitude dans le cercle de Gwynfyd :

- Fonction - Et leur fonctionnement et cela, on l’obtient dans - Privilège le Gwynfyd ( ) - Et awen

Trois puissances du savoir : - Avoir accompli le parcours de chaque situation de Trois choses que seul peut Duw : vie - Supporter les éternités de Ceugant - Se souvenir du parcours de toute situation et des - Se combiner avec chaque situation sans changer ses incidents - Améliorer et renouveler toute chose sans la mener - Et pouvoir parcourir chaque situation comme on à perte veut, à fins d’épreuve et de jugement, et cela dans le Gwynfyd.

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Triades 41, 42, 43, 44 ) Trois choses qui sont en accroissement : - Le feu, c'est-à-dire la lumière(

)

- La compréhension, c'est-à-dire la vérité (

)

- Et l’âme, c'est-à-dire la vitalité ( ) et elles finiront par prédominer sur toutes choses, et c’est ainsi la fin de l’Abred.

Duw fait perdurer les qualités positives des êtres Trois choses qui sont sur leur déclin : (trois choses) : - La forme d’existence

- Ténèbre (

)

- L’état d’existence

- Fausseté (

)

- Et l’avantage d’existence car de telles choses sont - Et mort ( pour l’éternité dans leur non-mal.

)

Trois choses qui vont se renforçant chaque jour : - Amour - Savoir - Et justice Trois avantages du changement de situation dans le Gwynfyd : - Instruction - Beauté

Trois choses qui s’affaiblissent chaque jour, car la plus grande quantité va contre elles :

- Et repos

- Haine - Dévoiement de la justice - Et nescience

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- Amour pour tout vivant et tout être et en premier envers un seul, à savoir Duw

Trois nécessités de Duw : - Être infini par lui-même - Fini par rapport au fini - Et en union avec chaque état des organismes vivants dans le cercle de Gwynfyd

Trois plénitudes de Gwynfyd : - Co-participation à tout caractère propre et une seule plénitude est déterminante - Comportement commun avec toute awen et un seul est précellent Page 44


L’intégralité des traductions et des commentaires sont de Philippe JOUËT. Je me suis astreint à simplement synthétiser les propos de l’auteur dans un but de vulgarisation de son œuvre. Bien sûr, reste une part de subjectivité dans le choix des propos rapportés de l’auteur.

Conclusion de l’auteur sur les Trioedd Barddas, et particulièrement sur le dieu des Triades :

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Bâton de parole Une belle assemblée de plus de 50 personnes

Lieu sacré

Initiations

Agapes

Conférence Cérémonie

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Merci aux musiciens et aux conteurs

De belles cérémonies, des moments de partage, de bonheur et de convivialité. Merci aux organisateurs : Finn, Gwinver, Beithonos et Dianann, aux bardes et ceux qui nous ont proposé des ateliers, ainsi qu’à tous ceux qui nous ont aidé en cuisine et à TOUS pour votre bonne humeur.

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Ewen

Dominique

Garaph Mithrin

Dianann

kaouenn

Den ar C’Hoat 29

Den ar C’Hoat 56

Jacques Page 48


Une nouvelle Clairiere Duir Agus Ngetal

Le 1er Mai 2020, une nouvelle Clairière de l'OBOD va voir le jour dans le Sud de la France.

Cette Clairière répond à une demande de l'Ordre via notre Amie Dianann mais également à la demande d'un certain nombre de Membres ainsi qu'à une réalisation qui s'inscrit dans la continuité des objectifs de l'OBOD.

Située au pied du contrefort des Cévennes à quelques kilomètres de Nimes (Gard), la Clairière naît sur la commune de Sainte Anastasie (30190) entre garrigue, forêts et versants abruptes, point de rencontre d'une Terre indomptable, de Vents tournoyants, d'Eaux capricieuses et d'un Soleil omniprésent.

Duir Agus Ngetal (de l'Ogham Chêne et Genêt) se veut être un symbole à la fois de purification, de lâcher prise et d'harmonie comme le mentionne l'Auraicept, tout en apportant la force et la sagesse de Duir qui conduit à l’intériorisation et aux Mondes profonds, visibles et invisibles.

Comme toutes les Clairières de l'Ordre, la Clairière Duir Agus Ngetal vous accueille avec simplicité et générosité, dans le respect des pratiques druidiques de l'OBOD.

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Le Souffle de l’Ourse

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Les Etoiles d’Artio

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Contact : Didier

Contact : Dianann

Le Souffle de l’ourse

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Contact : Awen

Contact : Den Ar C'Hoat

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Les 3 Chaudrons

Contact au Quebec

Contact Willow-moon

Contact : Kaouenn

La Source aux Fees

Le Menhir et le Loup

Contact : Gwinver

Contact : Ewen

Le Chaudron des Sangliers

Inspiration des 4 Dragons

Contact : Olรณrin des plaines de l'Est

Contact : Gwalchaved

Duir agus Ngetal Contact : Garaph Mithrin ar Druizh

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Profile for Menhir

Menhir - Imbolc 2020  

Menhir - Imbolc 2020  

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