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Bonjour à tous, Nous vous souhaitons de belles fêtes de Lugnasad. Il est temps des premières récoltes de l’été, que les rayons de Belenos soient présents dans vos Nemetons et dans vos cœurs. Que la puissance de Lug vous accompagne, et honneur à Tailtiu.

Nous

avons eu le plaisir de passer une journée avec Philip Carr Gomm et quelques membres anglophones en Bretagne, Brocéliande puis Carnac. Quelques photos de ces belles rencontres dans ce journal.

Je remercie les rédacteurs, traducteurs et tous ceux qui participent à l’élaboration de notre journal. N’hésitez pas à m’envoyer des articles, poésies et informations. Je remercie aussi Gwendoline dont les créations illustreront les Menhirs de cette année.

Redacteurs

Sommaire

Traductrices des textes anglais: Dominique Goedert

- Beauté intérieure - page de couverture - Rencontres avec Philip Carr Gomm - Méditation de la respiration - Archéologie : Kreven Teignouse - Voyage chamanique - Les 12 sybilles de Brennilis - Les Dieux de la trifonctionnalité indoeuropéenne - Notre ciel - Plume du Barde - Ogham Huathe - Le druidisme est un plaisir - Epoques épiques : le Kalevala - Alignements de Carnac - La danse - Le chaos granitique des Darots - La rivière et le volcan - Peaufinons notre gaulois - Vos tuteurs

Oghams : Annick Jacq Notre carte du ciel : Myrdhin Dossier archéologie : Annick Jacq/ Dossiers : Dominique Goedert / Pascal Eloy/ Pierre-Charles Fraysse / Myrdhin Conte celtique et breton : Hélène Bessoles/Annick Jacq Page de garde et entêtes : Gwendoline Mise en page et graphisme : Annick Jacq

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La beaute interieure Qu’y a-t-il de plus beau ? Que l'envol aquatique De trois méduses lumineuses ? Elles déploient leurs tentacules Avec grâce et harmonie. Trois âmes qui cheminent : La jeunesse, la maturité et la vieillesse. Leur précieuse beauté Est un mandala coloré Aux cœurs de leurs corps Illuminant leurs intérieurs. C'est une source vitale Que personne ne peut atteindre Car elles sont protégées Par leurs membranes électriques. A l'abri de toute violence Dans leur matrice protectrice, Par leurs danses langoureuses Elles se libèrent avec douceur Pour s'ouvrir à leur épanouissement.

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Rencontres avec Philip Carr Gomm Philip Carr-Gomm et sa délégation internationale ont commencé leur tro Breizh en Brocéliande le 21 mai dernier. Myrdhin leur a consacré une pleine journée. Ci-dessous au château de Trécesson pour « Perceval et le conte du Graal » Cela leur a valu quelques bons coups de soleil !!!

Le Tro Breizh s’est poursuivi par une rencontre avec quelques membres français, venus de loin pour certains, sur Carnac. Visite du site du Grand Menhir Brisé puis des alignements de Carnac et Géant du Manio. Une belle journée de rencontres sous notre soleil breton. Outre Philip et Stéphanie Carr Gomm, nous avons eu le plaisir de rencontrer Penny, maître d’œuvre du Touchstone, ainsi que Eimear qui prendra le relais de Philip l’année prochaine.

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Meditation de l’arbre de la respiration Dans

son article « », Erynn Rowan Laurie nous explique que le contrôle, sous entendu les moyens de ressentir et de maîtriser cet aspect corporel qu’est la respiration, permet de s’identifier, de vivre pleinement l’arbre et le monde qui nous entourent. Elle en veut pour preuve l’information que nous donne l’Auraicept na-Eces « ». Elle suppose même que certaines techniques de respiration étaient enseignées « » afin d’aider les jeunes initiés à atteindre la connaissance ou comme elle le dit si joliment à grimper à l’arbre car « ».

Mais une question peut être posée. En quoi la respiration peut-elle être un moyen de se connecter, de ressentir, de vivre pleinement l’arbre et le monde qui nous entourent. Dans les moyens connus de nous connecter à notre environnement matériel et spirituel, il y a la pratique de la méditation : de tout temps la respiration est au cœur de la pratique de la méditation, elle est même pour certains courants méditatifs le seul acte de méditation. Prenez n’importe quel ouvrage sensé sur la méditation, que ce soit une pratique passive corporellement comme le zazen, ou active corporellement comme le Hata Yoga, il traitera immanquablement de la respiration.

Tout simplement parce que la respiration est une petite chose du quotidien qui cache un trésor insoupçonné.

C’est

le premier acte que tout être réalise en venant au monde et c’est le dernier de chacun, nous rendons tous notre dernier souffle un jour ou l’autre. La respiration regroupe une très large palette d’énergie corporelle. Bien souvent, nous la limitons à l’air qui rentre et qui sort de notre corps. Mais cet air ne se déplace pas tout seul, ce mouvement d’air ne serait pas s’il n’y avait pas une autre énergie qui active les muscles pour inspirer et expirer l’air de notre corps et encore une autre qui permet de diffuser cet air dans l’ensemble du corps.

Une attention soutenue à la respiration dans le cadre d’une pratique spirituelle méditative offre la possibilité dans une premier temps de prendre contact avec nous et avec l’univers qui est en nous et l’arbre en nous. Il y plusieurs raisons au choix de la respiration dans une pratique méditative, les deux principales sont le développement de la concentration et du discernement, qualités qui sont indispensables pour vivre pleinement l’arbre et le monde qui nous entourent.

Les trois qualités nécessaires au développement de

Mais pourquoi cette action si simple, si naturelle,

la concentration sont une attitude alerte, une vigilance consciente remémoratrice et l’action consciente.

presque insignifiante au regard de nos actions quotidiennes prend-elle une place si importante dans l’ensemble des courants spirituels qui veulent se connecter à quelque chose de plus grand ?

L’attitude alerte est développée car la respiration ne peut être observée que dans l’instant présent. La respiration n’est ni dans le passé, ni dans le futur mais elle est dans l'instant présent. Dans la médita-

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tion, nous pratiquons la respiration dans l’instant présent, c’est seulement dans l’instant présent que nous pouvons être pleinement conscient de notre corps et de l’environnement qui l’entoure. Je suis dans une attitude alerte car je prends pleinement conscience des déplacements intérieurs corporel et mental qui s’effectuent à l’instant présent. Je suis dans une écoute attentive envers moi-même. L'exercer sur moi-même me permettra, par la suite, de pratiquer cette attitude alerte, cette écoute attentive envers l’environnement qui m’entoure. Et ce, qu’il soit animal, minéral, végétal, humain, tangible ou non.

La vigilance consciente remémoratrice est développée par la pratique de l’attention portée à la respiration car celle-ci est une des actions physiques tellement proches de notre conscience présente, de l’instant présent qu’une simple inspiration ou expiration nous remet dans cet instant présent. Si nous nous sommes perdus, revenir consciemment à la respiration nous fait revenir à l’instant présent. Je suis vigilant au moindre mouvement de mon esprit et, quand celui-ci se perd, j’en suis conscient. Je me remémore la respiration et reviens à l’instant présent. Cette vigilance consciente remémoratrice m’offre dans mon quotidien la possibilité d’être pleinement à ce que je fais, de me détacher d’actions qui ne sont pas dans l’instant présent, m’offrant un regard entier sur l’action imminente.

L’action

consciente : la respiration est une des actions physiques où exercer un contrôle conscient est des plus faciles. La pratique de la respiration méditative offre la possibilité de l’expérimenter pleinement, de découvrir comment celle-ci peut être apaisante, comment nous pouvons la déposer dans notre corps. L’expérience de ce voyage respiratoire offre une conscience de l’environnement corporel, tout en étant dans une action volontaire. J’ai pleinement conscience de mon thorax qui se gonfle et se dégonfle au rythme des actions d’inspiré et d’expiré. Je suis pleinement conscient des actions que je réalise et pleinement conscient des conséquences des actions réalisées. Je réalise l'action d'inspirer et d'expirer et j'en suis pleinement conscient.

cience du processus de fabrication, l’apaisement volontaire.

L’attention soutenue est développée par l’écoute attentive que nous déployons, à l’attention de notre corps et de la respiration dans la pratique de la respiration méditative. J’ai focalisé mon esprit sur mon corps, sur les mouvements de celui-ci et sur les conséquences de ces mouvements sur mon humeur. Cela m’offre la possibilité de constater que l’un entraîne l’autre, que de l’un découle l’autre. Grâce à cette attention soutenue je peux constater qu’une respiration lente, à mon rythme, posée et contrôlée a de fortes chances d’apporter en moi calme et sérénité. Au quotidien, cette attention soutenue m’aide à décrypter les chaînes d’action qui m’entourent et mes processus de fabrication.

La conscience du processus de fabrication découle de cette attention soutenue car elle nous permet de comprendre les trois types de fabrication : • la fabrication corporelle: ou le processus de cause à effet du corps, comment la respiration agit sur notre corps, comment le contrôle de la respiration agit sur notre corps. Le rythme donné à votre respiration donnera le rythme à votre cœur, à votre humeur. Cela permet de donner un aperçu du processus de cause à effets du corps. De voir que toute action corporelle entraîne une autre action corporelle. • la fabrication verbale : ou la manière dont nous orientons nos pensées vers un objet physique ou intellectuel et la façon dont nous le commentons. C’est le fondement d’une conversation intérieure, d’une visualisation. Nous introduisons dans notre esprit un sujet. Sujet qu’il peut penser, qu’il peut visualiser et ensuite évaluer et commenter. • la fabrication mentale : ou la manière dont le mental pose des perceptions et des ressentis sur les choses. Les mots, les images, que l’esprit y associent. Se communiquant à lui- même des informations, créant des sensations aux tonalités de douleurs, de plaisirs ou neutres.

L’apaisement

volontaire, dans la pratique de la Les trois qualités nécessaires au développement du méditation respiratoire, c’est le contrôle de la respidiscernement sont l’attention soutenue, la cons- ration pour apporter volontairement en moi le calme et la sérénité. Mais là où repose toute la force Page 7


de l’apaisement volontaire, c’est quand on l’associe à la conscience des processus de fabrication et à une attention soutenue. Car à ce moment nous pouvons désamorcer tous les processus qui entraînent un mouvement violent interne, nous offrant une clairvoyance et un discernement jamais égalés. J'ai une attention soutenue envers moi-même, s’il y a un mouvement soudain, je l'identifie, le décrypte et le comprends selon les processus de fabrication et j’y apporte l'apaisement volontaire pour trouver à nouveau calme, sérénité et clairvoyance.

Je

développe ma concentration, mon discernement, en exerçant la méditation de la respiration et en prenant conscience des processus corporels, intellectuels que j’active en la pratiquant dans la pleine conscience. Malheureusement, si je ne prends pas conscience de ces processus, si je ne vais pas à la rencontre de ces processus, il n’y a pas d’intérêt intellectuel et spirituel à cette pratique. Car il ne faut jamais oublier que cette pratique méditative interne a pour but de nous ouvrir à ce qui nous entoure. Si je me comprends mieux, je comprends mieux ce qui m'entoure. La graine se développe sur elle-même avant de déployer ses branches vers le ciel. Là où les poètes grimpent, les dieux descendent.

Par une pratique méditative respiratoire, je poursuis un chemin qui a pour but mon élévation spirituelle et intellectuelle. La concentration que nous développons dans la pratique de la méditation respiratoire a pour but de nous aider à focaliser notre esprit, nos gestes sur une action donnée. Comment pouvoir accéder à un autre niveau méditatif, à un autre niveau du rituel si, pendant la pratique de celui-ci, mon esprit vagabonde et se disperse ?

offrant les bases pour une juste compréhension et pour vivre pleinement l’arbre et le monde qui nous entourent.

C’est pour cela que la respiration ou la pratique méditative de la respiration est à mon sens le premier exercice, la première marche. Et je ne suis pas étonné qu’il existe des traces anciennes de pratique respiratoire chez les Druides et Bardes.

Malheureusement aucun texte ne nous est parvenu de ces pratiques, j’ai personnellement cherché un texte similaire et je ne l’ai jamais trouvé. Pour répondre à un besoin personnel, j’ai composé une Méditation de la respiration empreinte d’une spiritualité Druidique. Celle-ci est inspirée des grands courants méditatifs et y intègre la philosophie de l’Arbre et plus particulièrement de l’Arbre en nous. Elle est accessible à tous et aucun prérequis n'est nécessaire, seule l’envie de pratiquer doit être présente. Elle peut être pratiquée n’importe où et dans n'importe quelles conditions, c’est à mon sens sa grande force. Elle peut aussi bien durer cinq minutes qu’ une heure ; tout dépend du temps que l’on a à y consacrer. Personnellement, elle fait maintenant partie de ma pratique quotidienne et je fais appel à elle en de nombreux moments où mon discernement et ma concentration sont mis à l’épreuve. Car en plus d’être une pratique d’élévation spirituelle, elle est aussi, comme toutes les méditations de la respiration, un très bon outil de gestion personnelle.

Le discernement, quant à lui, va me permettre de faire la lumière sur ce que je reçois réellement et sur ce que je veux recevoir. La concentration et le discernement sont les deux racines d’une juste pratique méditative et spirituelle. Ils sont les gardiens de nous-mêmes et nous empêchent de nous désabuser face à nos propres constructions mentales, nous offrant une clairvoyance sur ce qui est réel, tangible ou non, nous Page 8


J’espère en vous l’offrant que vous trouverez, vous aussi, un outil, un rituel qui pourra vous être utile.

Narines qui bougent au rythme de vos inspirs et expirs.

Méditation de l’arbre de la respiration. (ceci est

Comme les feuilles et branches de l’arbre poussées par le vent.

une trame d’utilisation, et cette méditation pouvait être enregistrée et réécoutée afin de pouvoir en profiter pleinement. Ne sont pas marqués les temps de silence dans la parole du guidant pour donner au participant le temps de contempler ce qu’il vit et ressent. Un certain nombre de choses peuvent et sont bien souvent rajoutées lors d’une guidance et ce, en fonction du public auquel elle est donnée)

Prenons

le temps de nous installer confortablement, de trouver une position qui nous convient, qui nous fait du bien. Une position où notre attention est soutenue. Vous n’entendrez que ce qui vous fait du bien, le reste n’est pas là.

Dans un subtil mouvement de vie. Vous prenez conscience des branches et feuillages de l’arbre de la respiration. A ce lieu de votre corps les mouvements sont plus simples à identifier, à ressentir, à vivre. Ici l’air, le souffle de vie, joue avec votre corps, comme le vent joue avec les branches de l’arbre. Que ressentez- vous ? rappelez- vous que l’absence de ressenti est un ressenti. Poursuivons notre chemin, en faisant descendre notre attention avec notre respiration. Vers le tronc de l’arbre de la respiration.

Je vous invite à écouter attentivement ma voix, elle est l’encrage dans le labyrinthe de vos pensées.

Cette zone se trouve entre le cou et la base du plexus solaire.

L’attention de cette séance est de découvrir ou de redécouvrir votre cycle respiratoire, l’importance qu’il exerce dans votre bien être.

Ici les mouvements sont légers, subtiles.

Sa place primordiale dans votre vie, première et dernière action de tout être vivant.

Comme un mouvement aquatique, doux en fluidité.

Je vous invite à laisser cette journée derrière vous, à n’être présent que dans l’instant. Dans l’ici et maintenant Je vous invite à porter une attention toute particulière à votre respiration, sans la forcer, sans l’exagérer. À constater comment elle se place, comment elle se crée, comment elle se déploie en vous L’invitation suivante sera de porter votre attention à votre nez, à vos narines. À votre bouche.

Ils sont faits de va et vient comme les douces vagues sur une plage. Prenez conscience de vos inspirs et de vos expirs sans les forcer. Prenez conscience de ce va et vient . Prenez conscience de cet aller et retour. De cette légère levée de votre corps. De cette légère descente de votre corps. De ce mouvement qui fait couler l’air dans votre corps. Comme le tronc qui fait circuler la sève des racines aux feuilles, des feuilles aux racines.

A la délicate sensation de l’air qui circule.

Vous prenez conscience du tronc de l’arbre de la respiration.

Prenez conscience de vos inspirs et de vos expirs sans les forcer.

Poursuivons notre chemin, en faisant descendre notre attention avec notre respiration.

Prenez conscience de l’air frais qui rentre.

Vers les racines de l’arbre de la respiration.

Prenez conscience de l’air chaud qui sort.

Là où le ventre se gonfle et se dégonfle.

Prenez pleinement conscience des sensations qui vous habitent.

Nous ancrant profondément dans la terre.

Du délicat mouvement de vos narines.

Nous enracinant dans notre être profond.

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Nous nourrissant de nous- mêmes comme la terre nourrit l’arbre. Prenez conscience de vos inspirs et de vos expirs sans les forcer. Prenez conscience de ce gonflement, de ce dégonflement . Prenez conscience de cet enracinement. De cet ancrage puissant qui est en vous. Comme les racines de l’arbre qui lui permettent de puiser toute sa force de la terre, le rendant inébranlable face aux intempéries. Et maintenant,parcourons à notre rythme, avec une bienveillance envers nous et envers tout ce qui nous entoure. L’ensemble de l’arbre de la respiration. Des racines aux feuilles, des feuilles aux racines. Suivons le circuit de l’air dans notre corps. Qui nous apporte le feu de la vie. Vivez pleinement vos inspirs et vos expirs sans les forcer. Vivez pleinement l’air frais qui rentre. Vivez pleinement l’air chaud qui sort. Vivez pleinement les branches de la respiration Vivez pleinement vos inspirs et vos expirs sans les forcer. Vivez pleinement ce va et vient . Vivez pleinement cet aller et retour. Vivez pleinement le tronc de la respiration Vivez pleinement vos inspirs et vos expirs sans les forcer. Vivez pleinement ce gonflement, ce dégonflement . Vivez pleinement cet ancrage. Vivez pleinement les racines de la respiration. Vivez pleinement l’arbre de la respiration. Dans l’ici et maintenant. Tranquillement nous allons ré-apporter le mouvement dans notre corps, de façon subtile et légère. Se réapproprier les sons qui nous entourent. Ré-ouvrir les yeux Page 10


Kreven Teignouse Kerven Teignouse se situe à trois kilomètres au sud du bourg d’Inguiniel, à l’ouest du département du Morbihan, non loin de la limite finistérienne ; Les formes de ce paysage réservent de bonnes possibilités d’installation humaine, l’habitat de Kerven Teignouse, implanté sur un replat dominant vers le nord la confluence de deux petits cours d’eaux en témoigne.

remparts de terre imposants, notamment aux abords de l’entrée qui devient monumentale au cours du IVème siècle avant notre ère. Parallèlement à cette évolution physique, on constate une augmentation des volumes de stockage par le creusement de cavités souterraines. Kerven Teignouse a aussi livré pour cette phase un ensemble de céramiques dont l’ornementation est exceptionnelle.

Une stèle est visible sur la place de l’église du bourg, à proximité du monument aux morts. La taille et la forme du monument demeurent exceptionnelles dans la région car il s’agit d’une stèle haute d’1,92m, elle présente une surface bouchardée et encore quelques traces de gravures rectilignes à peine visibles. Son sommet est orné d’une large cupule de 10cm de diamètre.

L’opération archéologique a débuté en 1991, à la suite d’un inventaire des stèles funéraires de l’âge du Fer dans le Morbihan. Les premiers sondages mécaniques ont confirmé immédiatement la présence d’un important habitat de La Tène caractérisé par l’existence de fossés, fosses, souterrain, associés à un abondant mobilier. En 2006, l’extension de la fouille vers la hauteur dominant l’habitat gaulois au sud a mis en valeur des vestiges d’une implantation datée du Bronze ancien.

La première installation évolue tout au long de La Au début du IIIe siècle avant notre ère, l’habitat Tène ancienne par l’adjonction de nouveaux enclos et la reprise ainsi que la transformation de limites plus anciennes, et son évolution se traduit aussi par le creusement de limites plus importantes. Les fossés deviennent imposants et sont associés à des

subit une réorganisation complète. Les anciennes limites sont arasées et de nouveaux systèmes d’enclos quadrangulaires les remplacent en prenant des proportions parfois monumentales. La nouvelle organisation du site se caractérise par une segmen-

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tation de l’espace qui s’articule autour d’un enclos central défendu par une tour portière surmontant une passerelle jetée sur un fossé large de 6 mètres. Autour de celui-ci se développe des enclos à vocations domestiques et artisanales. Ces activités sont protégées par le système de défense mais l’habitat se développe aussi en dehors du site fortifié. La voie décalée de quelques mètres par rapport à la précédente devient vers 240 avant J.C. une véritable chaussée et l’ancien ponton est abandonné. Le site fortifié est constitué de trois systèmes de défense et intègre le cours d’eau et son franchissement.

Aperçu des poteries retrouvées :

A la Tène finale, et sans doute durant le 1er siècle av. J.-C., les fossés sont comblés après avoir reçu, au cours du II e siècle avant notre ère, une palissade. De nouvelles limites, plus modestes, sont perceptibles ; Enfin, il existe sur l’ensemble du site un saupoudrage diffus d’un mobilier romain, parfois daté du IIe et IIIe siècles après notre ère qui montre que l’occupation a bien perduré au-delà de la présence gauloise à Kerven Teignouse.

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Voyage chamanique au Mont Tomblaine Equinoxe d’automne 2016

Sur le mont Tomblaine seule, J’ouvre les bras en haut, La lune se place au-dessus de moi, Comme une voûte d’argent blanc, Superbe et lumineuse.

La voûte me dit : la lune est toujours en lumière pour moi Toute la saison sombre pour dynamiser ma lumière intérieure Et solaire aussi.

Puis je suis au Mont Saint-Michel, Aller sur le rocher, le toucher Et un dragon d’or sort, il fait le tour de l’île, Part dans la mer, revient et se place tête vers le ciel, Comme une fusée, et il ouvre sa gueule, Laisse descendre une lumière dorée Qui le remplit complètement doré et lumineux. En fait, c’est une dragonne ! Alors elle se remet dans le rocher en boule Jusqu’au prochain équinoxe d’automne.

Le rocher et tout le Mont Saint-Michel rayonne de lumière dorée.

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Les douze Sybilles de Brennelis La mythologie gréco-romaine s’invite à Brennilis. Sur le retable de chêne défiant le temps, les 12 sibylles païennes veillent sur l’église paroissiale depuis plus de 400 ans. Intrigant.

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A quoi servaient ou que représentaient ces Sybilles le plus souvent en bas relief de bois à la base par exemple, des sièges autour du choeur = ( Des sièges du 17e siècle ? Avant les statuaires étaient plus sobres et en pierre)

Alors que les Romains ont, au mieux converti, au pire détruit, les lieux de culte celtique de notre région, comment des prophétesses païennes grécoromaines ont-elles atterri 1 000 ans plus tard dans les églises chrétiennes, si loin de leur terre d’origine qu’est la Grèce antique ? D’Athènes au Finistère, ce ne sont pourtant pas moins de 70 représentations des contemporaines d’Apollon qui ont pris place au sein de onze églises et chapelles du département finistérien. Dont l’église Notre-Dame de Brennilis qui, avec sa proche voisine de Saint-Herbot, et l’église de Lampaul-Guimiliau dans le nord du département, sont les seuls édifices religieux finistériens à présenter la cohorte complète des douze devineresses. Les sibylles étaient dans l’antiquité des femmes ayant reçu d’Apollon le don de prophétie. Elles étaient indépendantes.

Leurs oracles furent consignés dans les livres sibyllins – 6 livres épargnés par le feu sur les 12 que comptait la collection originale –.

Les premiers chrétiens essayèrent de trouver dans ces textes obscurs l’annonce de la venue du Sauveur. À Brennilis, sur le retable de l’hôtel non polychrome finement sculpté, la ouvre le ban des sibylles âgées de 14 à 50 ans.

Arborant un biberon antique en forme de corne, «elle rappelle que la Vierge allaita son enfant», indique Marie-Thérèse Klaus, guide locale passionnée et passionnante. Et de poursuivre : «Avec son glaive, ou Europa rappelle aux fidèles le massacre des innocents et la fuite en Égypte ». La flamboyante de 15 ans porte un grand rameau fleuri dans la main droite. Il évoque l’Annonciation à la Vierge Marie par l’archange Gabriel. « Elle fut la terrible prophétesse du jugement dernier ». Dans la force – 30 ans – foule au pied le de l’âge, serpent de la Genèse qui abusa Ève. « Sa lanterne est le symbole de la lumière apportée au monde par le Messie », poursuit Marie-Thérèse Klaus avant de mentionner (23 ans), « dite encore la sibylle de Samos. Elle porte un berceau en perspective avec des montants latéraux. En effet, elle avait entrevu la vierge couchant l’enfant dans une crèche »

Annonce

de l’âge d’or : Probablement parce qu’elle apparaît dans maintes légendes, l , dite aussi sibylle de Cumes, est sans doute la plus célèbre. « Elle tient un objet que l’on prend pour un pain, mais qui en réalité est un coquillage appelé “vulve de la vierge”», décrit la guide de l’église paroissiale. Le dernier âge prédit par la sibylle de Cumes voit « éclore un grand ordre de siècles renaissants et avec lui, s’élèvera l’âge d’or à la face du monde ».

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Les Dieux de la trifonctionnalite indo-europeenne Durant

la préhistoire eurent lieu deux grandes révolutions majeures qui changèrent le cours de l’histoire de nos ancêtres païens: la révolution du néolithique qui apporta avec elle le passage de la chasse à l’agriculture, et la révolution indo-européenne qui apporta avec elle un autre profond changement de la société humaine. Ce changement s’articulait autour du principe des trois fonctions, un principe également connu de certains peuples non-indo-européens, mais seuls les Indo-européens l’élevèrent au monde des Dieux. La société divine comme celle des hommes reposait sur la tri-fonctionnalité. - Le paléolithique, période de la chasse, pêche et cueillette, connaissait des cultes chamaniques liés aux forces chthoniennes de la terre indomptée et des animaux sauvages. - Le néolithique, période de l’agriculture et de la sédentarisation, vouait des cultes liés à la TerreMère domptée et aux forces de fécondité et fertilité. - Avec l’arrivée des Indo-européens, vers la fin du néolithique et au début de l’âge du bronze, s’établit un culte plus prononcé aux Dieux ouraniens (célestes) et un lien particulier avec la noblesse guerrière.

Les trois fonctions indo-européennes sont les suivantes: 1. La première fonction, la fonction souveraine, celle de la classe dirigeante composée par les rois, la noblesse de sang, et les grands prêtres. Cette première fonction souveraine se divise elle-même en deux sous-ensembles: 1 a ) :la fonction souveraine du droit, de la justice, et de la politique ; 1 b) : la fonction souveraine magico-religieuse, de la puissance spirituelle, de la sagesse, et des sciences.

2. La deuxième fonction, la fonction de la noblesse guerrière, celle de la force physique, des vertus de la guerre, de l’énergie, de la protection, de l’héroïsme, du courage et de la sécurité. 3. La troisième fonction, la fonction dite de ''production et reproduction'', celle qui couvre les aspects de fertilité et fécondité, abondance et richesse, santé, paix, et productivité.

Contrairement aux monothéismes qui firent table rase des cultes passés ou bien qui se spécialisèrent dans la récupération d’anciens cultes en corrompant le fond même de ces cultes, c’est-à-dire en conservant la forme mais en donnant un sens complètement étranger à celui des origines, les Indo-européens, eux, respectèrent les anciens cultes du néolithique en les intégrant principalement dans leur troisième fonction. Alors que les deux premières fonctions sont purement indo-européennes, on peut dire de la troisième qu’elle est un subtil mélange de la vision des peuples indo-européens et de celle des peuples antérieurs issus du néolithique ancien. La société du néolithique, contrairement aux mensonges modernes des matriciens, ne reposait pas sur des cultes purement féminins, n’était pas une société ultra pacifique et ne s’articulait pas autour d’un matriarcat pur et dur accompagné d’un égalitarisme imaginaire. Les choses étaient bien plus nuancées que ça. Certes les cultes féminins y étaient très prononcés et les relations tendaient vers un idéal pacifique, mais les guerres existaient aussi et la société se basait sur des principes masculins comme féminins, sans oublier une hiérarchie typique de la société du néolithique. Les Indo-européens ne vouaient pas non plus

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exclusivement des cultes guerriers, car ils cherchèrent justement par leur tri fonctionnalité à assurer une société plus équilibrée au niveau des relations entre forces célestes et terrestres, entre forces masculines et féminines. Les Indo-européens apportèrent une société basée sur l’élevage, les vertus guerrières, et une hiérarchie œuvrant pour le respect de l’ordre cosmique. On leur doit entre autres l’invention de la roue et la domestication des chevaux, éléments qui peuvent paraître dérisoires de nos jours, mais qui furent fondamentaux pour nos ancêtres, générant un profond changement dans le mode de vie.

Les trois fonctions indo-européennes se retrouvent parmi presque tous les peuples qui descendent de ces Indo-européens des origines. La société féodale du moyen âge est à ce titre une lointaine héritière de cette structure tripartite, celle qui s’est construite sur le principe de ''Roi-Chevaliers-Paysans et Artisans'' Même si la structure même de cette tri fonctionnalité semble parfois transmise de manière authentique et pure, il est notoire que certaines fonctions inter-agissent entre elles. C’est ainsi par exemple que la fonction guerrière ou la fonction souveraine agit aussi dans le domaine de la fertilitéfécondité et vice-versa, une constatation que l’on fait souvent avec le Dieu de la foudre, qui, tantôt de la première fonction (Zeus) ou tantôt de la deuxième fonction (Thor), a toujours conservé un double aspect: souverain et fécondateur, ou bien guerrier et fécondateur, la foudre étant une arme mais aussi l’élément qui apporte la pluie fertilisante. Ceci nous amène justement à voir maintenant la structure de la société divine des Indo-européens, la tri fonctionnalité dans les différents panthéons. Nous ne verrons ici que les principaux panthéons indo-européens. La liste serait sinon bien trop longue, car il faut se souvenir que parmi les peuples d’origine indo-européenne, on en compte une multitude assez impressionnante: Indo-aryens, IndoIraniens, Perses, Hittites, Cimmériens, Thraces, Illyriens, Scythes, Grecs (Ioniens, Achéens, et Doriens), Latins, Celtes, Germains (continentaux et scandinaves), Slaves, Baltes, etc… Par ailleurs, et bien que cela dérange certaines idéologies modernes hypocrites et très à la mode, il faut préciser également au passage que les Indo-européens partagent aussi une caractéristique raciale, qui est celle d’appartenir à la race blanche.

Voici donc à présent certains panthéons selon la tri fonctionnalité indo-européenne. Il n’existe pas d’unité pour la troisième fonction, ce qui fait qu’elle regroupe souvent une grande variété de Divinités liées à la fécondité et fertilité. De plus, certains peuples indo-européens ont reçu d’importantes influences du néolithique, comme par exemple les Celtes, ce qui rend plus difficile l’identité fonctionnelle de certaines Divinités. (époque védique): 1a) Mitra 1b) Varuna 2 ) Indra 3) Ashvins, Vasu, …

1a) Jupiter Dius Fidius 1b) Jupiter Vedius 2 ) Mars 3 ) Quirinus, Minerve, Nepture...

1a) : Zeus 1b) : Zeus 2 ) -Arès 3 ) -Déméter, Poséidon, Athéna, …

1a) Teutatès 1b) Lug 2 ) Taranis 3 ) Esus

1a) Nuada 1b )Dagda, Lug 2 ) Ogme 3 ) Diancecht, Brigit, …

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1a) Tiwaz 2a) Wodan 2 ) Donar 3 ) Frey, Fulla, Frija, Nerpus...

1a ) Týr 1b ) Óðin 2 ) Thor (þórr) 3 ) Freyr, Freyja, Njörðr, …

1a) Dievas (Deiva) 1b) Pocullus Velinas 2 ) Perkûnas 3 ) Potrimpo ...

1) Sius 2 )Tarhun

1a) Vohu, Manah 1b) Asha 2 ) Khshathra 3 ) Aramati, Haurvata...

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Lugnasad degres symboliques Pour une celebration le 1er aout

SOLEIL à 8° du Lion : Dans le foyer de Belenos JUPITER à 14° du Sagittaire : Taranis qui vient de d’où s’élèvent de hautes flammes, éclairant au milieu d’une auréole un triangle, un œil percé en son centre.

° d’activite d’esprit

lancer une flèche de roseau se cramponne au cou de sa monture.

° de divagation SATURNE à 15° en Capricorne : un grand tré-

LUNE

à 13° du Lion : Eskia, debout sur un rocher, dans une pose conquérante. Dans les interstices du rocher, quelques brins d’herbe se fraient un chemin vers la lumière.

° de volonte opignatre

pied avec un brasier d’où montent de très hautes flammes. Bran se tient debout un mouton sur les épaules avec l’air d’un sacrificateur.

° de vie ardente URANUS

à 23° du Cancer : Lug s’étire en bâillant, prêt à s’endormir au soleil. Ses effets sont dérobés par des voleurs.

à 6° du Taureau : dans un beau Nemeton, Borvo ceint de gui. Près de l’autel, un homme à trois têtes regardant dans toutes les directions.

° de negligence

° d’intelligence

MERCURE

VENUS à 4° du Lion :

au bord d’un étang en Brocéliande, un chat guette un poisson se faufilant entre deux eaux.

NEPTUNE à 6° des Poissons : un cheval portant

° de circonspection

Manannan sans selle qui tombe au saut d’une barrière ; Il met du même coup le désordre dans une bade de chevaux dont deux se jetant l’un sur l’autre pour se mordre.

MARS à 19° du Lion : Esus, à pied, lutte contre

° de catastrophe

le vent refusant de monter sur son cheval qu’un de ses fils tient par la bride.

° de sottise

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Gabhlan Avec mes ailes taillées en forme de faux Tranchant l’espace lors de mon vol fulgurant Mon cri perçant annonce la belle saison Seigneur du ciel veillant dans le firmament En messager je vous offre l’inspiration en ressource Provenant de mes nuits passées à cueillir le fruit des étoiles Migrant sans cesse en quête de connaissance Mon long voyage devient chaque jour plus serein Et mon vol toujours plus précis et harmonieux Ainsi je danse allègrement avec mes autres frères Enseignant inlassablement ce que j’ai reçu de cette vaste terre Lorsque notre exode reprendra au début des mois noirs C’est en promesse de vous apporter plus de lumière En ces prochains jours où la terre renaît en feu de joie Nommé GABHLÁN en pays de la belle Éire Du haut de mon éternelle citadelle du ciel j’annonce volontiers la bonne nouvelle.

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Oghams, ecriture sacree des druides

Crataegus de la famille des Rosacées L'aubépine, avec ses piquants, porte une cuirasse qui la protège de tous côtés. Gare à celui qui s'y aventurerait de trop près !

du vieil Irlandais « horreur, de peur », la tradition végétale lui donne « épine blanche ». L'étymologie d’origine du nom, et de la valeur de la lettre ne sont pas claires. McManus (1986) a suggéré une valeur [y]. Peter Schrijver suggère que si « peur » est connexe au latin , des traces de pourraient avoir survécu en irlandais primitif, mais il n'y a pas de preuves de ceci.

Espèces : : Il existe 200 espèces. Dont l'aubépine ergot de coq – l'aubépine à deux styles ou épine blanche – (Europe).

Étymologie d’aubépine

(Amérique du nord), (Europe), l'aubépine monogyne –

: C’est un mot féminin (une aubépine), qui vient du nom du latin « épine blanche », en raison de sa fleur blanche (du type de la rose) et des épines à la base. Page 21

,


Description

: Arbuste en général de 3 à 4 mètres, il peut atteindre 12 mètres. Sa croissance est rapide et vigoureuse. Ses rameaux sont couverts de fortes épines, à feuilles lobées d’un vert brillant, à fleurs blanches et fruits ovoïdes rouges comportant deux noyaux. Une des plus anciennes aubépines, en Mayenne, est estimée millénaire.

Utilisation

: Le bois ne convient qu’à la fabrication de petits objets, par exemple des poignées. Il brûle particulièrement bien et est un bois de chauffe des plus performants (utilisé dans les fours pour la cuisson du pain). Il produit également un bon charbon de bois. Les fleurs peuvent être ajoutées aux sirops pour faire le vin. Les baies peuvent être employées en confitures et en gelées.

L’aubépine est l'arbuste sacré des fées. Elle fait partie des trois « arbres féeriques » que révéraient les anciens Bretons : chêne, frêne, Aubépine. Là où ces trois arbres croissent ensemble, disaient-ils, on est sûr d'assister, au crépuscule, à des manifestations surnaturelles. Dans la mythologie romaine, l'aubépine est dédiée à Maïa, mère d'Hermès, fêtée en Mai (de "Maïa"). C'est en mai que fleurissent en général les aubépines. Mai est devenu le mois de Marie, la Vierge, par identification. Mai est le mois du renouveau.

Propriétés curatives

: Régulateur de la circulation sanguine en agissant sur le cœur (sédatif cardiaque), les artères (hypotenseur, vasodilatateur), les veines (tonique veineux, jambes lourdes) et sédatif nerveux. Également recommandé pour les palpitations, angine de poitrine, acouphènes (bourdonnements d’oreille), artériosclérose, troubles vasomoteurs, ménopause, nervosité, spasmes, diarrhée. En usage externe : Cellulite, angines, maux de gorges, gargarismes. : Sommités fleuries et fruits

: Nombreuses substances propres comme la cataegine, l’oxyacanthine, la quercétine et la thyméthylamine ainsi que des éléments minéraux dont le manganèse.

Légendes et traditions : Elle fleurit dès le début des beaux jours. En Bourgogne, on dit que les mères portaient leurs enfants malades au pied d'une aubépine afin que leur prière monte au ciel avec le parfum des fleurs. En Bretagne, c’est un arbre à sorcières car la foudre ne tomberait jamais sur un buisson d'aubépine. La passion qu'avaient les sorcières du Moyen Age pour cet arbrisseau est peutêtre une réminiscence de cette ancienne croyance : Tout jardin de sorcière avait sa haie d'Aubépines et à l'approche des inquisiteurs, cette bordure révélatrice avait la faculté magique de se transformer en une innocente haie de ronces ou de groseilliers.

Dans la région de Sedan, l'aubépine était l'objet d'une vénération toute particulière. On lui attribuait des vertus merveilleuses et on la considérait là, comme l'emblème de la pureté. A Athènes, aux repas de noces, chaque convive portait une branche d'aubépine, gage de la prospérité et du bonheur, pour l'avenir des époux. A Rome c'était le mari, qui agitait un rameau en conduisant sa femme vers la chambre nuptiale, et on avait coutume d'attacher des rameaux d'aubépine aux berceaux des nouveaux nés pour les mettre à l'abri du mauvais sort et des maladies. Lorsqu'elle est en fleur, l'aubépine écarte la foudre de la maison à laquelle on en a accroché une branche, elle offre la chance pour le joueur qui en porte sur lui, elle chasse la fièvre, si dans la chambre d'un malade on en a mis un

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bouquet dans un vase. Une branche d'aubépine accrochée à la porte de la maison éloigne les mauvais esprits, et protège la maison. En Gironde, elle guérit de la fièvre : Il suffit de couper une motte de gazon sur laquelle le malade a posé le pied, et de la suspendre à un buisson d'aubépine. Le temps faisant, l'herbe sèche, le malade guérit et l'aubépine meurt.

Bríatharogham :

Signification : Purification Purification et chasteté, protection, obstacles, obstruction. Une période de retenue, attente ou chacun se garde de l’autre. Concentration sur l'activité mentale comme prélude à la fertilisation spirituelle. Nettoyage pour se rééquilibrer, purification du corps et de l’esprit.

Je trouve dommage que cet arbuste ait une mauvai-

Fenius : - Une assemblée de chiens est huath, c'est-à-dire l’aubépine : ou parce que c’est terrifiant à cause de la piqûre des épines. Ogma : - Uath de l’Ogam, c'est-à-dire arbre test ou aubépine, du fait de ses épines.

se réputation aujourd’hui, surtout quand on sait pourquoi, mais on constate dans les légendes, bien souvent d’origine païenne, que l’aubépine était vénérée et signe de chance et protection. J’aime ses fleurs fragiles, son annonce du printemps, j’associerais à l’aubépine la légèreté, la candeur, la pureté.

Morann Mac Main :

- Meute de loups, c'est-à-dire uath [la terreur], car une meute de loups terrifie tout le monde. Meute de loup est dit de [la lettre de] l’Ogam huath du fait de l’affinité des mots, car elles sont la terreur, de la même façon. Mac ind Oic :

- Face exsangue (ou pâle), c'est-à-dire terreur, car exsangue est la face de celui qui est confronté à la terreur ou à la peur de la tombe. D’où pour la lettre de l’Ogam du fait de l’identité des noms entre eux, c'est-à-dire la terreur est en place pour les deux. Cú Chulainn : pendant la nuit.

- Le plus pénible

Associations

: Oiseau – Corbeau ; Couleur – Terrible ; Humain – Un ecclésiastique ; Femme – Une nonne ; Agriculture – Tonneau ; Eau – Un barrage ; Chien - Un lévrier ; Bovin – Un bœuf ; Vache – Une trayeuse ; Art – Poésie trisyllabique. Quelques images peu engageantes, la meute, image de la chasse, la pâleur des visages et la nuit. Ces images rappellent les chasses aux sorcières. Mais nous retrouvons ici les liens entre celles-ci et l'aubépine. Page 23


Dans le tirage des Oghams, Huathe est principalement un signe d’attente. Porté sur soi pour se protéger. Gravé pour faire obstacle.

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Le druidisme, c’est un plaisir ! Le druidisme, c’est un plaisir ! c’est la conclusion à laquelle je suis parvenue après la 17e Assemblée de l’OBOD en Australie dont l’organisation remarquable était assurée par le groupe Golden Wattle Seed.

Je sais que nous parlons beaucoup de sagesse, de paix et d’amour dans le druidisme et c’est, entre autres, pour les trouver que nous parcourons ce chemin mais il y a un autre aspect merveilleux de ce cheminement, qui est moins reconnu et qui est le plaisir !

Il y a les choses sympa que nous découvrons tout au long de notre parcours, en suivant les cours, comme le fait que le voyage de la méditation est la chose la plus plaisante qu’on puisse faire tout seul ( pour emprunter la moitié d’une phrase à Terry Pratchett). Nous nous retrouvons à errer à travers des forêts et des parcs, au long de plages ou à descendre des rues urbaines en saluant les arbres des trottoirs d’un signe de tête et nous nous sentons sauvages et libres et reliés, d’une manière qui rend chaque jour qui passe plus appréciable. Nous nous engageons dans une célébration des saisons et du Soleil et de la Lune. Nous apprenons à prendre plaisir au battement de l’aile d’un oiseau vif, au son de la mer, à la senteur de l’herbe fraîche que nous faisons pousser.

travail manuel. Nous découvrons aussi comme c’est merveilleux de faire de la musique avec d’autres gens, de chanter ensemble, de faire de belles cérémonies ensemble.

Nous rions ensemble. Nous nous serrons dans les bras les uns des autres. Nous nous autorisons les bêtises, l’extase, les plaisanteries, les larmes nées de la joie et de la beauté en même temps. Nous profitons de nos corps, nous les aimons, peu importe s’ils sont vieux ou ridés. Nous les bougeons dans la danse et dans la cérémonie, parmi les arbres et les plantes que nous aimons et parfois quand il fait assez chaud, nous les laissons tout entiers profiter de la caresse du soleil.

Il y a une légèreté d’esprit qui nous vient avec le druidisme. Je pense qu’on la voit et qu’on la sent chez les leaders choisis de notre Ordre et je pense qu’on la ressent définitivement quand on a la chance de participer à une Assemblée. J’ai eu cette chance récemment et ces journées d’émerveillement, de rires, de lien, si chaleureuses, m’ont totalement convaincue que j’étais sur le bon chemin. Le chemin de la joie.

Nous apprenons qu’être créatif est une activité très joyeuse et nous nous jetons dans les arts et les artisanats avec volonté. Nous apprenons à honorer le voyage lui-même plutôt que sa destination. Nous essayons des choses nouvelles et nous trouvons cette joie particulière qu’on peut avoir dans le

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Priere pour travailler avec les herbes J’ouvre mon cœur, mon esprit et mon âme Comme je commence mon travail avec ces herbes Que le Feu a réchauffées Et que l’Air a alimentées Et que la Terre a nourries Et que l’Eau a fait fleurir… O, Grand Esprit, qui donne vie à toute chose Et qui, également, vit en tout, Relie ma force de vie à celle de tout ce qui m’entoure Enseigne à mon cœur à utiliser ce que j’apprends Pour le plus grand Bien seulement O, anciens guérisseurs des temps passés Communiquez-moi votre sagesse Comme je commence mon travail. Amen

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Epoques epiques Le Kalevala

Finlande, XIXe siècle

Dès 1827, Elias Lönnrot voyage dans les provinces En 1845, il découvre à Mekrijärvi un barde d’une de Savo et de la Carélie finlandaise, où il recueille assez de chants pour publier à ses frais quatre petits volumes, les Kantélé. Nommé médecin dans une des provinces orientales du Grand-Duché de Finlande, il va mettre à profit cette situation pour entamer une collecte systématique des deux côtés de la frontière, jusqu’en Carélie orientale, auprès des grands bardes qui y vivent encore et savent dire les longs chants de la tradition orale. La poésie populaire orale des Finlandais est déjà connue de longue date. Dès le XVIe siècle, l’évêque Mikael Agricola mentionne ces poèmes dans lesquels il voit une émanation du diable.

A la fin du XVIIIe siècle, quelques grands partisans de l’éveil finnois, que la renommée a d’ailleurs négligés, vont travailler avec acharnement à rendre gloire à la tradition populaire finnoise : Porthan, Ganander, puis Gottlund et Topelius ont recueilli nombre de poèmes et de chants populaires.

Et Lönnrot, sillonnant avec entêtement ces territoires, va parcourir plus de 20 000 kilomètres, transcrivant près de 65 000 vers de poésie, proverbes et dictons. Il rencontrera ainsi maints chanteurs, dont de très grands bardes, certains capables de lui chanter près de 4 000 vers d’une traite.

Il compose ainsi une première œuvre, le Poème de Väinämöinen, somme de 5 000 vers, complétée avant même sa publication pour former en 1835, en 16 chants et 16 000 vers, le Kalevala ou les Vieilles chansons caréliennes du Peuple finnois d’antan.

mémoire phénoménale et d’un immense talent, Simana Sissonen. De cette découverte et des autres collectes de poèmes qui n’ont pas cessé depuis la publication du premier (« Ancien ») Kalevala, Lönnrot tire la matière de la version définitive : le (« Nouveau ») Kalevala, une œuvre monumentale de 50 chants, 22 795 vers, qui paraît en 1849.

Kaleva semble avoir été un dieu important de la mythologie finnoise ; il donna naissance à douze fils légendaires, sortes de géants parmi lesquels Lönnrot compte Kullervo, Väinämöinen, Ilmarinen…La Terre de Kaleva devient donc le lien logique entre les chants dont va naître l’œuvre : le Kalevala – la désinence « la » indiquant le lieu.

Les thèmes sont ceux de la création du monde, la naissance de l’Homme, des animaux et des plantes, au temps où Väinämöinen naquit et créa les règnes vivants, pendant qu’Ilmarinen forgeait le ciel. On y trouve aussi le voyage orphique, la joute des sorciers, les chants de guérison, les chants de malédiction, la descente dans les entrailles du géant …

Väinämöinen et Ilmarinen, les grands dieux démiurges, deviennent les sorciers qui croisent et soumettent d’autres chamanes dans leurs voyages et leurs périples sont autant d’itinéraires initiatiques pour ces orfèvres de la magie. Ils deviennent des héros capables d’exploits fabuleux.

Par

ailleurs, la langue finnoise est savoureuse : même si vous ne parlez pas finnois, écoutez un extrait de la version originale du Kalevala. C’est si musical qu’on comprend pourquoi Tolkien s’est

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inspiré de cette langue pour créer l’elfique. La traduction française la plus connue est celle de Gabriel Rebourcet, qui a pris le parti de restituer les qualités musicales et poétiques de la langue originale, est très réussie.

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Carnac Beaucoup de théories ont été avancées jusqu’aux plus farfelues comme celle des stèles funéraires ou des vestiges du camp de César venu conquérir les Vénètes. Avec le mystère des alignements de Carnac la première hypothèse qui vient à l’esprit c’est l’explication religieuse. Culte religieux, site astronomique ou armée de pierres ?

On trouve des alignements partout en Bretagne, les plus importants sont le Menec, Kermario, Kerlescan et le Petit Menec avec environ trois mille menhirs sur près de 4 kilomètres et il est fort probable que les menhirs subsistants ne sont plus qu'une petite partie d'un ensemble gigantesque, aujourd'hui disparu. Sous les menhirs ont été trouvé du charbon de bois qui ont permis une datation entre, -5000 et -4000 donc exit César !

Zacharie Le Rouzic consacre sa vie à la restauration et à la consolidation des mégalithes, jusqu'à sa mort en 1939. Les travaux de chercheurs indépendants prouveraient que les alignements de Carnac correspondent à un gigantesque observatoire astronomique. En effet l'orientation géographique des différents alignements montre qu'ils étaient des repères pour un calendrier lié aux activités rurales. Certains grands menhirs isolés, comme le Géant du Manio, auraient pu servir de crans de mire permettant de viser la position des astres, à certaines périodes de l'année.

les alignements de Carnac seraient un système calendaire représentant les jours à Kerlescan, les mois à Kermario et les années au Ménec. Les mesures sont basées sur l'observation des mouvements du soleil à Kerlescan et à Kermario et de la lune au Ménec. - L’orientation des alignements pourraient pointer les levers de soleil aux équinoxes ou aux solstices, mais globalement car ils peuvent être incurvés et si on mesure une orientation globale de +56,5° pour Kermario on constate qu'il faudrait +52°pour le solstice d'été, idem, le petit morceau de Kerlescan ne semble pas parfaitement sur l'équinoxe à 90° mais 95° soit 5° de décalage (environ 10 jours) ce qui ne peut pas être dû à la précession, il est difficile de croire que ce soit une erreur des grands bâtisseurs de ce site, d’autant plus que les dolmens sont orientés correctement. - Pour Francis Gaillard, la visée astronomique ne doit pas être faite par rapport à l’orientation globale des alignements mais par rapport à des menhirs plus grands, alors se pose la question de l’utilité des alignements. F. Gaillard émet l’hypothèse d’un chemin cérémoniel. - En 1970 un ingénieur anglais, Alexander Thom, a fait un relevé de tous les alignements de Bretagne, Angleterre et Irlande, il les a publiés dans le journal . André Maucherat – astrophysicien, a calculé les levers et couchers de différentes planètes et a trouvé des concordances avec les orientations.

Mais

l’hypothèse astronomique, qui est la plus vraisemblable, est difficile à prouver, là aussi plusieurs hypothèses ont été émises :

L'alignement est composé de plus de 1 050 de menhirs, sur 11 rangées et débute par un - Selon certains chercheurs, les menhirs servaient à cromlech composé de 71 blocs. Les menhirs dimil'observation des astres et au calcul du temps. Ainsi, nuent de taille d’ouest en est. Les premières pierres atteignent quatre mètres de haut et pèsent environ Page 30


50 tonnes ; celles situées vers le milieu font une cinquantaine de centimètres ; les tailles augmentent ensuite en fin de l'ensemble, mais sans jamais atteindre la hauteur des premières.

L'alignement du Ménec, en breton "l'endroit des pierres", n'est pas parfaitement rectiligne : à milongueur, on relève en effet une déviation. A ses deux extrémités, on relève les traces de deux grands ovales de pierres, vestiges de cromlechs.

Le cromlech situé à l'ouest a la forme d'un œuf de 91 m sur 71 m dont la pointe serait tournée vers le

sud-est. Il ne subsiste malheureusement plus que 70 menhirs de ce cromlech. Le petit axe est orienté vers le coucher du soleil au solstice d'hiver et vers le lever du soleil au solstice d'été. Du cromlech est, ne subsistent que 25 menhirs. Ce cromlech a également la forme d'un œuf de 108 m sur 90 m. La pointe de l'œuf est disposée au nord-ouest à l'opposé de la disposition du cromlech ouest. Dans ce cromlech c'est globalement l'axe principal qui est orienté sur le lever du soleil au solstice d'hiver et sur le coucher au solstice d'été.

La direction générale du monument fait avec le nord géographique un angle moyen de 68°, os-

Depuis l’ouest, les 4 première rangées visent Aldébaran (l'étoile la plus brillante de la constellation du Taureau) qui se couchait dans cette direction en -4400 sur l’écliptique (le grand cercle représentant la projection, sur la sphère céleste, de la trajectoire annuelle apparente du Soleil vue de la Terre.) au

même endroit que le soleil le 21 mars. La variation d’orientation des lignes correspond à la variation de Vénus sur 12 jours, chaque jour représente une ligne de menhirs. La partie est correspond à la visée de Castor et Pollux.

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A 600 mètres à l'est du Ménec commence l'aligne- À l'extrémité est de l'alignement se situe un tertre ment de Kermario, en breton "le village des morts". S'étendant sur 1 120 mètres, cette allée imposante et très longue est formée d'un millier de monolithes dont certains atteignent 5,5 mètres de haut. Kermario est globalement orienté sur le lever solaire au solstice d'été, soit sur l'azimut de 54° le 21 juin.

A un certain point,

ces rangées s'interrompent, juste au niveau d'un petit lac, puis reprennent en se rapprochant au fur et à mesure que la hauteur des menhirs diminue vers l'est. À l'extrémité ouest de l'alignement se trouve un dolmen à couloir. Sa longueur est de 8,50 m. La partie ouest pointe vers Pollux, puis se déplacent à l’est vers Castor.

L’alignement de Kerlescan est, comme le Ménec,

de 35 m sur 16 m et de 1 m de hauteur et un grand menhir de 4,50 m de hauteur. Le menhir du Manio II tranche littéralement par rapport à ceux des alignements. À la base de ce menhir, ont été reconnues cinq gravures serpentiformes auprès desquelles, ont été retrouvés quatre haches en diorite et un pendentif en quartz. Exactement à 250 m au nord du menhir du Manio II se trouve un autre menhir de 6,50 m de hauteur, dénommé le Géant du Manio ou Manio I.

À 45 m au nord du Géant du Manio, est visible un enclos rectangulaire : le Quadrilatère du Manio. Cet enclos, long de 37 m et large de 10 m à l'est et de 7 m à l'ouest, est orienté nord-est/sud-ouest.

300 mètres de long, orienté nord-ouest/sud-est, jalonnant sensiblement la ligne équinoxiale, est précédé d'un cromlech semi-circulaire. constitué par treize rangées de menhirs dont, là Cet alignement contient 540 menhirs répartis sur aussi, la hauteur diminue vers l'est, Kerlescan signi13 lignes, un vaste éventail de pierres, d'environ fie "village brûlé". Page 32


Un peu plus loin, on découvre le Petit Ménec, Trois directions principales, la première en proautre grand champ d'alignements, de nos jours très abîmé, qui forme un arc de cercle orienté sudouest/nord-est. Il ne subsiste qu'une centaine de menhirs, repartis sur huit files d'une longueur de 350 m environ. En 1874, on dénombrait un total de 245 menhirs.

longement de Kerlescan, la seconde au lever de Pollux en -4400 et la troisième au lever de la lune le plus au nord au solstice d’hiver.

Le quadrilatère du Manio est constitué de blocs de granit d'un mètre de hauteur et restauré au début du 20ème siècle. Il est de même facture que le Jardin aux Moines A côté, se dresse le Géant du Manio, plus haut menhir de Carnac de 6,5 mètres de hauteur, redressé par Zacharie Le Rouzic.

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La danse - Damso en celtique Origine

1896, Slatkine reprints, 1994).

Dans le mythe pélasge de la Création, la Grande La danse, dans les anciens temps, était une pieuse Déesse primordiale, Eurynomé, commença par créer l’Océan sur lequel elle se mit à danser. Puis, avec le “Vent du Nord”, elle façonna le serpent Ophion, auquel elle s’unit. Ayant pris la forme d’une colombe (péléia), elle couva ensuite, sur les vagues de la mer, l’œuf qu’elle avait pondu. Ophion s’enroula sept fois autour de cet œuf qui, en se brisant, donna naissance à tout ce qui existe ; ce mythe évoque l’Œuf de Serpent, cher aux druides, et il renvoie aux représentations d’omphalos entouré par un reptile. (Raimonde Reznikov, Edt. Dangles).

manifestation de la foi. Le chœur des prêtres saintement autour de l’autel. Danser était un acte sacré ; danser, c’était prier avec ses jambes. (Heinrich Heine).

Jadis tout était clair et dansant : c'était la félicité du monde d'en bas. On honorait les morts avec du vin, le chant des flûtes invitait à la danse et les membres tressaillaient… Comme le dit un auteur païen de l'Antiquité : « ...

L’histoire

L’histoire de la danse est celle de l’histoire des civilisations et donc de l’histoire des religions. Il semble que la danse fit son apparition au début de toutes choses et se manifesta en même temps qu’Éros l’ancien, car nous voyons cette première danse apparaître clairement dans le ballet des constellations et dans les mouvements imbriqués des planètes et des étoiles et leur rapport dans une harmonie ordonnée. (Lucien, IIème s. EC). Ceux de nos lecteurs qui s’intéressent aux mythes hindous trouverons là d’évidentes parentés.

Les danses primitives étaient des actions mimées et la prédominance des mouvements purement gymnastiques ne s’est établie qu’à la longue. est complète aujourd’hui entre la musique et la danse, entre les gestes et les mouvements. Mais ceux-ci n’ont plus de valeur comme signes. (Maurice Emmanuel,

».

Dans les danses étrusques, ceci est manifeste. Ils connaissent les dieux jusqu'au bout des ongles. Ces merveilleux fragments de membres et de corps qui dansent entourés d'un vide mutilateur, ils connaissent toujours les dieux et nous l'annoncent clairement. (D.H. Lawrence). L’état de danse : une sorte d’ivresse, qui va de la lenteur au délire, d’une sorte d’abandon mystique à une sorte de fureur. (Paul Valéry). Il n’y a rien qui soit si nécessaire aux hommes que la danse. Sans la danse, un homme ne saurait rien faire… Tous les malheurs des hommes, les travers funestes dont les histoires sont remplies, les bévues des politiques et les manquements des grands capitaines, tout cela n’est venu que faute de savoir danser. (Molière, Le Bourgeois gentilhomme, I-2).

Mais nous faisons maintenant – bien bourgeoise-

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ment – « de l’Art », nous sommes des « esthètes », tout le monde dansait, même les dieux !… nous dissertons du Sacré Que pourrions-nous d’ailleurs célé- La danse est (pour les philosophes grecs) un de ces brer de nos jours : la « symphonie du tiroir-caisse »? trois arts musicaux qui sont comme les modérateurs de l’âme antique. Étroitement liée à la poésie et à la musique, elle participe à leur nature divine Dans l’art grec antique et, comme ses sœurs, a été léguée aux hommes par La force des traditions est telle que sept ou huit les immortels. Elle n’est pas seulement un plaisir, siècles après la création d’un motif, on le retrouve elle est un culte, elle sert à honorer les dieux, de qui encore, plus ou moins altéré, mais reconnaissable. elle vient. (Maurice Emmanuel). Cette persistance doit être attribuée en partie au formalisme religieux ; dans les religions antiques, Les danses rituelles, généralement accomplies en les gestes comme les objets du culte ont leur groupe, évoquent par leurs figures, leurs rythmes, signification rituelle qui est pieusement conservée. les mouvements des astres et les rythmes de la création. D’après Lucien ( ), Dans la vie privée elle-même, les usages sont loin « de subir au même degré que chez nous ». , parce que . En dépit des bouleversements politiques, Dans les cérémonies religieuses crétoises et mycéniennes, les processions et les danses occupaient une place importante. Il est question de danses du taureau, de danses érotiques, de danses labyrinthiques. Selon Plutarque : {…} Comment s’étonner que

Thésée,

Platon. (Maurice Emmanuel).

L’homme a reçu des dieux, avec le sentiment du plaisir, celui du rythme et de l’harmonie. Les dieux eux-mêmes se font les conducteurs de ses danses, et le nom du chœur, Choros, dérive tout naturellement du mot qui signifie joie, chorà. (Platon, Lois, (« Oxford »et alia, Diction. de l’Antiquité). II, 653/4). La danse grecque est mime et même pantomime. Elle est rituelle et de pratique populaire. Elle n’est pas professionnelle, quoique nos chorégraphes des Vestales, modernes prolongent Ménades et Satyres. Elle est holiste et jamais au sens moderne du mot. Chez les Grecs, Page 35


Ainsi, le commémoratif, le religieux, cédait-il peu à peu le pas à la « représentation factuelle » : au profane ! Nous avons déjà vu la parenté du caducée avec l’ , mais jusqu’à présent nous n’avons pu le retrouver entier. Et pourtant, sur la gravure ci-dessus nous en voyons deux constituants essentiels : le bâton enrubanné et celui aux couronnes, ce qu’on peut compléter par les dires d’Emmanuel: Il existe au Louvre trois groupes, de terre cuite ou pierre calcaire, de provenance chypriote qui représentent trois femmes exécutant ou autour d’un joueur de flûte. Profitons-en donc pour remarquer qu’une des figures de notre – celle de la polka exécutée par les deux cercles, dextre et senestre, qui s’entrecroisent – fait un tressage des douze (ou vingt-quatre) rubans sur le Mai, tressage qui n’est autre qu’un (épis), un bandage particulièrement efficace et esthétique, celui que font les Ménades lors d’une “danse furieuse”, pour tenter de reconstituer les membres de Zagréus, le fils de Zeus, après qu’il eut été déchiqueté par les Titans auteurs de la Gigantomachie (le Ragnarök des Nordiques. Cf. aussi Isis et Osiris).On peut donc penser que ce spica sur le Mai sert à consolider l’Arbre du Monde qui est ébranlé par la terrible Niddhog des Nordiques, ancêtres des Doriens, et qui n’est donc autre que le serpent Ophyon d’Eurynomé Mais cette danse en « Polka croisée » est précédée d’une figure plus simple dans laquelle les Ases tournent à dextre, comme le Soleil dans sa course journalière et spiralent de leurs rubans de nuance printanière et lumineuse, tel un rostre de Licorne jusqu’en bas comme l’Arc en ciel Bifrost qui mène en Asgard. Ils sont bientôt suivis par les Asines/ Assina qui le couvrent d’une spirale de rubans de nuance plus sombre puis elles repartent en sens inverse et la Nuit fait peu à peu place à l’Aurore des rubans printaniers qui, à leur tour, libéreront le tronc de bouleau « lumineux comme le Jour ».

Remarquons que, sans que le commentateur des

suivi de son trajet nocturne, donc senestre…

La mauvaise interprétation de la

, sur les décors de la céramique antique, fit dire aux rédacteurs de la gazette archéologique de 1879 que les Bacchantes étaient homophages parce qu’elles dansaient avec des figurations ( ) de membres divers, ou qu’elles étaient des sauvages parce qu’elles déchiquetaient le chevreau du sacrifice (ou un daim, d’où la cultuelle peau Nébride ou Pardalide). Cette interprétation « post évangélique » est comme d’habitude aussi malveillante qu’inculte (cela se tient) ! Il est vrai qu’à cette époque ( où le nationalisme jacobin issu de notre Révolution donnait l’habitude de tout cloisonner suivant les frontières de nouveaux et souvent artificiels États) ,la mode n’en était pas encore à expliquer les trous de la mythologie d’un peuple par les résidus de celle de leurs cousins (alors que cela nous semble d’une rare évidence maintenant) mais nous, nous adorons rassembler pour mieux comprendre puisque la Grande Transgression Marine dont nous parlons à l’article Déluges a laissé le même mythe de destruction d’un « Dieu », d’un Grand Sage, devenu « gris » (d’où le nom des Grecs) qu’il faut tenter de ramener à la vie par des rites communautaires.

Ainsi

le mythe d’Isis qui rassemble les treize membres épars d’Osiris avec des bandelettes ( le quatorzième, son phallus, symbole de la Vie, étant introuvable ne put être réanimé dans ce monde ) est devenu un rite du souvenir, donc de qui allait être appliqué pour l’ensevelissement du Pharaon mais, là aussi, mal interprété : il n’est pas question de résurrection mais de retrouver, dans l’au-delà, le Vieil Ancêtre qu’un déluge « titanesque » tua en pleine force de l’âge, avortant ainsi cette brillante civilisation boréenne nommée depuis « l’Âge d’Or »…

Les danses « orgiastiques » n’étaient donc pas ce que l’on en a dit. Danses du « souvenir »,

, c’est à dire un (du grec en théio « propre à changer le sens de la vie ») car : Dans les orgies, dans , d’autres facteurs (que le vin, le manque de sommeil) entraient en jeu : la musique, la danse, et l’on Page 36

Fêtes de l’Homme Sauvage/ en Allgaü en ait pris conscience, ce double cercle des douze danseurs de lichen est bien signalé comme le trajet diurne et dextre du Soleil,


sait que certains rythmes, la répétition de certains mouvements (comme chez les derviches tourneurs soumis à une véritable ascèse de la danse) provoquent des états de transe. (Joëlle de Gravelaine, , Dangles 1993).

Un très haut niveau sonore est utile pour provoquer des états de transe. Le dieu du dithyrambe est appelé le Bruyant ( ), le Grand Crieur ( ). Shiva est, lui aussi, appelé le Hurleur, le Bruyant. (Alain Daniélou, ). Les extatiques, inspirés ou possédés par le dieu, acquièrent des perceptions du monde invisible, des pouvoirs oraculaires et magiques. Dans l’état hypnotique semi-inconscient que procurent les rythmes des tambours et les mouvements de la danse, ils entrent en contact avec les dieux, les bêtes sauvages, même les pierres, et les charment. Les vases antiques et les fresques ont reproduit les mouvements convulsifs et spasmodiques, la flexion du corps en arrière, le renversement et l’agitation de la nuque, que nous pouvons toujours observer aujourd’hui dans les danses extatiques de l’Inde. On disait que les Korybantes étaient ainsi appelées parce qu’ils secouaient la tête comme des taureaux durant leur danse… ( Alain Daniélou).

Le Dr Nghiem Mingh Diem nous en apporte une moderne confirmation dans son livre (Paris 1999) et, de ses développements, il ressort que : « Les battements primaires des tam-tam, des cymbales des musiques « jeunes » et « nouvelles » peuvent mener à la transe en excitant le cerveau droit et en inhibant son homologue gauche. Et l’homme régresse mentalement pour revenir à son état primordial : il redevient « primitif », instable, cruel, violent et « suggestible », hystérique (c’est ce qui est recherché dans les rites shivaïtes et dionysiaques des bacchants mais canalisé vers une résolution de fusion adoration du divin).

La

musique classique, la musique baroque en particulier (Mozart par exemple), riche en « composantes » et complexe en structures, stimule les fonctions intellectuelles du cerveau, accroît l’éveil et développe l’intelligence et la mémoire. La télévision, en favorisant le « raisonnement par l’image » bloque aussi la maturation cérébrale. L’homme de la culture « tam-tam, télé », du stade cérébral du rythme et de l’image, est donc un sauvage faisant usage prédominant de son cerveau reptilien. D’où l’ensauvagement de la jeunesse par le progrès technique et la Culture ! (Notes de l’éditeur).

Remarquons qu’il n’est pas fait état ici de la danse, ou des « mouvements gymnastiques » : le fonctionnement de l’oreille interne dans une spirale continue induit une ivresse neutralisant la présence au monde (cf. les « rêves parties », sans parler des drogues qui s’y distribuent ouvertement) !

Il

en était de même pour la Pythie, dont les « contorsions » précédaient les Oracles. Vues sous cette lumière, celles de Cuchulainn prennent un tout autre sens. Ces danses étaient pratiquées en l’honneur de Dionysos (« conducteur ») des trois « Heures » (de Héra), les filles de Zeus et de Thémis – c’est à dire Eunomia (la méthodique), Dikè (la loi, justice) et Eirènè (qui éloigne), les gardiennes des “portes du ciel” (cf. in Blasons) ou bien Thallos (la Thalassienne), Carpo (la desséchante) et Auxo (augmentation, croissance) à Athènes (cf. art. Justice) – de Pan « conducteur » des trois Nymphes, ou d’Hermès, son père, “conducteur” des trois Charites ou Grâces. Et, Dionysos est représenté sur un char attelé de panthères, de tigres ou de cerfs (daims, “pauvres hères”)n. Dans d’autres cas, il est tiré par deux satyres. Ce char a un éperon en forme de tête de porc (sanglier), l’arrière en col de cygne. À l’intérieur, deux satyres nus jouent de la flûte. Dionysos tient un rameau de vigne (ou de houblon). Devant le char, un joueur de trompette, des joueurs de flûte, des personnages portant l’autel à parfums, des porteurs de guirlandes précèdent le taureau sacrificiel orné de bandelettes blanches. (H. Jeanmaire, Dionysos, Histoire du Culte de Bacchos, Paris 1951). M. Mourgues nous dit : « ... La danse était telle-

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ment partie prenante de la vie cultuelle dans l’antiquité que quelqu’un qui ne savait pas danser était considéré comme vraiment disgracié et même longtemps après, lorsque l’Église eut interdit ces activités rejetées dans son profane : Ronde toulonnaise)... »

qui demeurèrent vaines en Provence. ( M. Mourgues) En 1364, l’évêque de Marseille avait retiré aux troubadours et aux mimes la permission d’entrer au couvent des Dames du Saint Sacrement « pour y folâtrer » !

Dans les Cyclades : cette poupée de 1200 AEC à La Danse Classique des jambes mobiles pour que l’enfant puisse la faire Il existe aussi quantité d’autres danses danser. Très pédagogique, elle représente une traditionnelle danse en rond. On remarquera que des svastikas sacrées (signe incontestable de la présence des Indo-Européens) ont été peintes sur son cou. Sur sa poitrine figure le schéma de l’Escarboucle/ Muhlespiele ou étoile octoradiée (cf. art. Astrologie nordique) qui figure les levers et couchers héliaques aux deux solstices, et ce détail nous donne à penser que cette statuette aurait pu accompagner une enfant… dans sa tombe !

Aux Indes : le dieu de la danse est Shiva Nataraja… L’Église et la Danse

Voici quelques citations « édifiantes » : « ...Dieu ne nous a pas donné des pieds pour danser, mais pour marcher modérément... » (saint Jean Crysostome (?!)). La danse, indigne d’un honnête homme, n’est qu’un spectacle infâme et inutile, une assemblée d’intempérance. (François Pétrarque, archidiacre de Padoue)

Et pourtant nos populaires abbés du Moyen Âge

que les

amateurs pourront retrouver dans le livre de Maurice Emmanuel que nous avons cité. Il a été conservé le nom de 200 danses grecques et il semble qu’en matière de pas et de figures, ils aient tout inventé. Cette tradition devait remonter à loin, à moins que cela ait été « génétique » : qui sait ? Pour l’essentiel, on retrouvera tous ces pas dans ce que nous appelons de nos jours “la danse classique” : À l’origine, la danse classique récupéra des pas folkloriques, opéra leur classement, établit les cinq positions. Emmanuel, par une minutieuse décomposition des pas, montre que les Grecs utilisaient déjà ces positions qui sont le point de départ d’une infinité de pas. Au XVIIème siècle, l’Académie de Danse et de Musique inaugura une étude sérieuse de la danse ; Charles Beauchamp (1636-1705) détermina les positions principales et son élève L. Feuillet établit une notation des pas. (Mourgues Marcelle, C.P.M. Marcel Petit, 1985).

dansaient avec le peuple les danses du labyrinthe dans l’église ! Les pères de l’Église primitive, comprenant que l’admission de ces pratiques (d’origine païenne) faciliterait les conversions, s’étaient appliqués à faire coïncider leur symbolisme avec le dogme chrétien et avaient (Mircéa Eliade, , Gallimard 1952).

Cependant que la suppression de la danse, poursuivie inlassablement par le clergé devait, en ôtant la part de spiritualité que le peuple y mettait, entraîner la décadence des fêtes religieuses (… mais) la danse profane fut l’objet des mêmes persécutions Page 38


Lughnasadh

Rassemblez-vous en cet ardente période En ronde vous tous entonnerez cette ode Nobles labourants du ciel et de la terre Poètes annonçant en verbe cette nouvelle ère Artisans aux mains d’or par la sueur de votre front Récolterez en joie les fruits de votre moisson Ainsi telles les abeilles œuvrant en leur ruche sacrée Sera partagé le divin nectar d’or suave et sucré Ceci marque la fin du grand soleil souverain Les premiers mois d’automne sont en début de chemin Profitez ensemble et festoyez haut les cœurs Cœurs humbles vivant ce moment de bonheur

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Le chaos granitique des Darots

C’est

au cœur d’une très vieille forêt autrefois fréquentée par les druides que coule la rivière Couzon, celle-là même qui alimente le lac d’Aubusson. Le site mégalithique est tapissé de bruyères et de myrtilles. Ces mégalithes résulteraient de la dégradation des roches par les eaux d’infiltration. Les sables résiduels ont été emportés par le ruissellement dégageant ces roches ovoïdes empilées en chaos. Nos Ancêtres ont trouvé ici un lieu de culte idéal.

de la vallée. Ses angles sont légèrement courbés « vers la Bretagne » dit-on ici comme pour rendre hommage à une Mère vénérable – c’est La pierre d’initiation.

En septième lieu, la « Pierre des cartes » est dédiée à Taranis que vous connaissez tous (je l’espère !)

De là, après une belle méditation, vous n’aurez

« La pierre du guet » semble avoir été celle d’un . La « Pierre de la chouette » abritait les feux des solstices et des équinoxes ; La « Pierre du sacrifice » nous rappelle qu’on présentait ici à Teutatès, à Lug et à Dana, les offrandes les plus belles et les plus pures. Un peu plus loin, la « Pierre du Diable » est celle de la légende médiévale qui disait que tous les soirs, le Diable venait ici se restaurer…

aucune peine pour atteindre les qui aujourd’hui ne bougent plus du tout… La « pierre de Tau » serait la plus car elle offre trois signées horizontales qui représenteraient les trois forces énergétiques et magiques : l’air, le feu, et l’eau.

De nos jours, la Vallée des Darots est encore ( ou de nouveau) fréquentée pour célébrer les solstices. Par la musique, la poésie – et autres choses aussi – des frères et des sœurs veulent marquer ces moments forts de l’année. Vous en savez quelque chose…. !

Le chemin mène ensuite au « Château des Fades », c’est à dire celui des fées qui sont les seules, par agie, à avoir pu construire cette muraille cyclopéenne. À hauteur du pont de bois, il vous faudra *Situation : Volloré-Montagne (63) tourner sur la gauche. Vous trouverez alors la à 15mn de l’A 72, sortie Thiers-Est, prendre Celles-sur« Pyramide » qui est la pierre la plus remarquable Durolle et la D 102, le col du Pertuis et Volloré Montagne par la D 42. Circuit de 7kms, durée 3h minimum. Page 40


La riviere et le volcan

C’était une jolie rivière, aux eaux pures et tranquilles, qui glougloutait joyeusement en descendant dans la vallée. Limpide et rafraîchissante, elle abreuvait les arbres, les buissons, les plantes et tous les animaux qui vivaient à ses côtés : ils grandissaient tous en beauté et en santé à son contact.

La Nature environnante était luxuriante, magnifique … Une jungle remplie de chants. Dans les grands arbres verdoyants on entendait le vent : il bruissait dans les feuilles. Cela faisait comme de petits cliquetis, des danses légères et sans fin, peuplées d’écureuils joueurs, des chorégraphies dans les feuilles argentées, et le parfum des fleurs, au printemps, se répandait dans l’air …

Et

le vent chantait pour la rivière, et la rivière enchantait le vent : les deux amis devinrent inséparables … Comme ça sent bon, et quelle délicieuse musique ! disaient les papillons et les abeilles en butinant gaiement …

son sommet et parfois, dans le cratère, des chouinements pch…pch…pch … comme ceux d’une baleine quand elle remonte à la surface … et d’étranges lueurs, des fumées verdâtres qui sentaient l’oeuf pourri se répandaient dans l’atmosphère.

La montagne gémit, gronda, et les oiseaux s’arrêtèrent alors de chanter. Les fumées devinrent si toxiques que certains arbres, certaines herbes jaunirent, se fanèrent, séchèrent et moururent ….

Mais la rivière, joyeuse et courageuse, continuait de couler tranquillement, comme si de rien n’était. Alors les oiseaux un peu rassurés, recommencèrent timidement à chanter, puis, de plus en plus fort, ils reprirent courage. Au pied de la montagne l’eau s’accumula et forma un lac. Un beau lac très profond, plein de poissons, et d’herbes aquatiques qui se mouvaient au gré du courant … Transparent, bleu-vert, pur comme un bijou … Plus la barrière de la montagne s’élevait et plus la rivière s’approfondissait … Une ode à l’amour au pied de la menace.

Alors, avec la force et avec la pression de l’eau, une

Or, voici ce qu’il advint … Au détour d’une colline, la rivière, en continuant à descendre, rencontra une gigantesque montagne : de gros rochers noirs, luisants, impassibles et silencieux, barraient la vallée à cet endroit là : impossible de passer … Cette très haute montagne sombre, triste, froide, était recouverte de gros nuages gris, très menaçants. On voyait les éclairs zébrer régulièrement le ciel à

petite fissure se creusa dans la roche, qui, peu à peu, se dissolut et se laissa traverser par le liquide bienfaisant. Cela prit plusieurs années. Des années de patience, de lent labeur, de persévérance, et de tendres mouvements …

Et la rivière continuait d’avancer en se frayant un minuscule passage, elle devint comme un simple

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filet, tout discret et tout timide, un peu taiseux, au glouglou imperceptible, qui parvint tout de même jusqu’à la grande mer, là où les vagues salées se mélangent à l’eau douce, et reçoivent le soutien des eaux pures et neuves venues de la vallée …

-

Oui ; la rivière coulait tout petit mais elle continua et ne s’arrêta pas … Et les arbres reverdirent, les herbes repoussèrent, et le désert se transforma peu à peu … Comme c’était beau à voir, toute cette floraison sur les pentes du volcan … La rivière, rassurée, reprit ses aises et s’étala. Le lac grossit et se ramifia.

Néanmoins quelque chose d’imprévu et de terrible se passa… Une boule de feu, énorme et meurtrière, s’était progressivement assemblée dans le fond du cratère. La colère de la montagne. Patiemment accumulée, par des siècles de rancune, nourrie par des idées noires, par des scénarios catastrophe entretenus par des idées malsaines et violentes … et par des dialogues intérieurs ravageurs et perfides …

Malgré tous ces commentaires fort désobligeants, la rivière continua sa route, mais en profondeur cette fois. Elle suivit une veine d’argile qui dans sa douceur, apaisa la surprise et le chagrin de ses eaux souillées. Elle forma un lac souterrain, et elle continua d’exister cachée aux regards.

Le volcan se calma et s’endormit quelque temps: dans ses entrailles on entendait distinctement deux chants, très différents : le grondement de la lave, remontant par sa faille interne, et le discret murmure de la rivière …

Une gigantesque explosion fit vibrer le rocher. La terre trembla, une grande faille se creusa, une blessure profonde apparut, de la lave s’écoula et une bonne partie de l’eau du lac bleu-vert s’évapora instantanément, formant de sinistres nuages au dessus de la vallée, autrefois si ensoleillée et si gaie…

Des nuages formés par l’eau du lac au moment de l’explosion s’étaient transformés en pluie, au gré des saisons, et l’eau de la fille-pluie en filtrant à travers la roche, s’était faufilée pour revenir au sein de sa mère, la rivière des origines …

Un temps, on craint le pire : la disparition totale et définitive de la rivière ; car elle se jetait maintenant dans un abîme dont on ne voyait pas le fond, dans un effroyable gémissement qui ressemblait presque à un cri de détresse.

par le chant de la fille-pluie, par le goutte à goutte des stalactites chargées d’eaux riches en minéraux plic, plic, plic.. qui retombaient dans le lac mystérieux et silencieux, caché aux regards : Plouc plouc plouc.

Alors le chant de la mère-rivière fut accompagné

Devant ce triste spectacle, les animaux de la forêt, qui avaient si longtemps profité de ses bienfaits, eurent tôt fait d’oublier la gratitude, ils prirent la rivière en pitié, puis leur pitié se changea en irritation. Ils s’endurcirent pour ne pas pleurer.

Un lac souterrain, fortement minéralisé, un lac pour soigner la rencontre des opposés … mais … Comme il est difficile d’entendre le bruit de l’eau quand la lave gronde et que la faille s’élargit !

La force de la lave reprit le dessus et le volcan entra -«

à nouveau en éruption. Et encore une fois, l’eau de la rivière se transforma en vapeur, et un mélange Page 42


boueux et malodorant de roches pulvérisées, d’eau vie reprit son cours … comme elle le fait toujours. sale, et de lave incandescente se répandit dans la Un beau matin, le soleil revint. riante vallée. Les feuilles des arbres se couvrirent de cendres. Le chaos régna : un spectacle de totale désolation. Les oiseaux battirent en retraite. Plus personne n’avait le coeur à chanter …

Les animaux virent alors que la montagne avait perdu plus d’un tiers de sa hauteur.

On voyait la belle rivière sinueuse chargée maintenant de débris de toutes tailles, couler péniblement à travers les chaos de pierres, alanguie, fatiguée … Mais elle continuait, elle continuait.

Sinueuse, chaotique, de couleur grise, marbrée d’ocre et de marron, elle se frayait un chemin compliqué au milieu des débris qui reformaient un paysage bien différent du paysage précédent.

Que la rivière avait changé son cours et son apparence.

Je suis une rivière, pensait-elle : c’est mon job de

Les débris charriés par la rivière comblèrent peu a couler. Alors je continue. Parfois j’aimerais m’arrê- peu la faille : ils créèrent une sorte de barrage, un ter, et m’évaporer toute entière, me transformer en rempart contre l’anéantissement. nuages, et alors aucune montagne ne viendrait plus Petit à petit le lac se reforma au pied de la montacontrecarrer mon parcours, mais cela ne produirait gne, et la boue de ses eaux grises se déposa au fond, rien de bon, n’est ce pas ? laissant à nouveau apparaître la merveille : le reflet Que deviendraient les animaux et les arbres, sans bleu-vert du joyau aquatique … moi ? Un bleu vert plus nuancé, plus doux, comme Alors même fatiguée, même chargée, même affai- apaisé par les cendres du volcan. blie, même transformée en partie en nuages, je continue mon job de rivière … mon devoir de Et l’autre lac, le lac caché, plus bas dans la vallée, rivière … mon dharma de rivière … se dévoila un jour, au gré d’un glissement de ses eaux sulfureuses chargées de minéraux Cependant elle réfléchit et décida de demander de terrain: rares et précieux attirèrent une foule d’animaux l’aide : elle appela au secours son grand ami le vent… malades et maigrichons, et les premiers chamanes Le vent, son amoureux discret, son chevalier ser- des premiers hommes, en les observant se rouler dans les boues bienfaisantes, vinrent y soigner leurs vant, répondit tout de suite ! tribus sur ses bords … A ton service, O Dame rivière, je t’aime de loin je Une légende grossit, rapportée par les conteurs du te vénère, je te regarde, je t’admire … monde sauvage, un mythe se créa, et pendant Il souffla. Un souffle comme un baiser…. l’Antiquité, des foules de gens malades vinrent se Il secoua les feuilles des arbres pour enlever la baigner sur ses rives, et en firent un lieu de pèleripoussière toxique qui bloquait leur respiration nage et un refuge. naturelle, et les feuilles redevinrent vertes et luisanEt de l’étrange et improbable mariage des opposés, tes. Il accumula les nuages au sommet du volcan, entre la montagne et la rivière, naquit une amitié les poussa et les souleva vers les fraîches couches de solide : un temple. la stratosphère, là-haut, tout là-haut, plus près des étoiles … et depuis là-haut … Depuis l’Ouest, des rives de l’Indus, des druides Toute l’eau de la rivière qui s’était évaporée se condensa et retomba en pluie bienfaisante, lavant le paysage. Cela dura des jours et des jours, pendant lesquels le sommet de la montagne fut entièrement caché par l’épaisse calotte des nuages

vinrent, et consacrèrent le lac sulfureux à Borvo, le Dieu celte des eaux chaudes, et le lac bleu-vert à Divonna, la Déesse celte des eaux limpides et rafraîchissantes. Puis les druides repartirent et pendant des siècles,

Les rochers calcinés se couvrirent de mousse, et la Page 43


soulage, je suis … la rivière.

nul ne sut ce qu’ils étaient devenus.

Les gens continuaient à affluer, mais ils ignoraient Alors finalement quelques mois plus tard lorsque vous lirez sur le troisième panneau: pourquoi. Le récit tomba dans l’oubli.

Deux mille ans plus tard, des humains du 20ème siècle, munis d’étranges instruments de mesure, de loupes et de lunettes, de blouses blanches, de thermomètres, de pH-mètres et de sismographes, vinrent et y apposèrent un premier écriteau :

« CENTRE THERMAL MEDICAL » « sur prescription de votre médecin référant, effets scientifiquement prouvés » Vous vous rappellerez que c’est le mariage des opposés, ce sont les noces sacrées des contraires qui ont produit cette merveille …

« LABORATOIRE DE VULCANOLOGIE » « » Puis au gré des changements de politique et du manque de crédits pour la recherche, au gré des guerres qui font s’affronter avec la plus extrême stupidité des troupeaux d’hommes rendus imbéciles par le lavage de cerveau médiatique dont les élites tirent les ficelles, l’argent vint à leur manquer…

Le premier panneau se délava, ses écritures disparurent, un coup de vent l’arracha, il tomba dans l’eau, C’est par la hiérogamie intérieure, entre les émopourrit et fut emporté. Un siècle passa ainsi. tions perturbatrices de la Montagne et la persévédans la douceur des pratiques spirituelles de A l’aube du 21ème siècle, une deuxième longue rance méditation de la Rivière, à l’intérieur de vous procession d’hommes en blanc munis de microsco- mêmes, que le lac tranquille et thérapeutique a vu pes, d’ordinateurs portables, de téléphones cellulai- le jour. res et de scalpels, de tubes à essais, et de réactifs chimiques vinrent étudier sur les rives du lac, et Ce que les humains en diront ou écriront à son sujet sera certes intéressant, mais théorique. apposèrent un deuxième panneau.

Le récit sera porteur d’espoir, mais vous … ? « PROSPECTION DE LA SOURCE THERMALE »

Vous, vous saurez dans votre corps comment cela fonctionne.

La rivière se dit : cela doit être la nouvelle religion. Ces hommes là sont bien habillés de blanc, eux aussi, comme les druides des temps jadis. mais peu importe ce qu’ils disent, moi je continue mon travail : Je coule, je dissous, je calme, je caresse, j’apaise, je cicatrise, je joue, je chante, je vis, j’abreuve, je Page 44


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Peaufinons notre gaulois

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Horizontal

tant la désinence de dat. plur. et un thème composé du préfixe « en dessous » (de * ) et de « eau, » comparable au latin , au breton « source ».

: Mot lu dans une inscription (Lezoux, L-67) [ ] « j’ai dédié cela à la Reine et à Rosmerta » (= La Grande Pourvoyeuse), dat. du fém., du nom du roi , soit * , soit * , les deux formes évoluant en - , comparable au vieil irlandais « reine », au gallois « jeune fille » et le personnage mythologique « Royale » (de * ).

: Mot déduit du nom de lieu , dérivé avec le suffixe , du nom de la jument révélé par par le gallois , cornique , breton .

: Mot déduit de noms de personnes … peut être du nom des Alpes dont le sens d’origine est « blanc », cf. Le latin (de l’indo-européen ), mais qui a du prendre une acceptation religieuse et désigner le monde lumineux, le monde d’en haut (sens qu’il faut probablement prêter au nom de la Grande-Bretagne ), comparable au gallois « monde » (de * ). Roi-du-Monde : nom déduit du théonyme dat. et lu comme nom commun dans l’inscription (Chamalières, L-100) : « par la magie de ceux d’En Bas », et (Larzac, L-98): « la magie de ces femmes » qui se retrouve dans la formule en vieil irlandais connue sous le nom de de St Patrick : « magie des femmes », comme le vieux breton « magie » remonte à une forme indo-européenne * « formule magique, incantation ». : Mot déduit de noms de personnes comparable au vieil irlandais , gén. « monde, vie ». Roi(s)-du-Monde , devenu et (fém.), : Nom déduit de noms de rivières, comparable au vieil irlandais , au gallois, breton « noir ». Le Doubs « la Noire » ; la Dheune, la Douyne, la Dhuine * « la Noirette » ; La Deule, la Déoule * « la Noiraude » ; Duesme, Dôme * « le/la Très Noire ». Remonte à une forme * dont le premier sens serait « enfumé » d’où « noirci, noir ». : Confident secret (Collias, G-183)

: Mot lu dans une inscription , théonyme présen-

: Mot déduit des noms de personnes …, comparable au vieil irlandais , breton « ours » et « guerrier », au prénom anciennement (d’un « Seigneur des Ours ») et peut être d’ , issu d’un venant d’un plus ancien « Roi des Ours/Guerrier ». Fils-de-l’Ourse , Grande-Ourse dat., L’Ourse (déesse) dat. avec une statue de femme s’avançant vers un ours, Roi-de-tous-les-Ours , Cita, Fort-de-l’Ours delle-de-l’Ours devenu Arthun, Artonne, Arthenay, Arçais, Arcy.

: Mot déduit du nom des peuple gaulois de la Narbonnaise, composé de « autre » et « pays ». Cf. Juvénal

,

« on les appelle Allobroges parce qu’ils avaient été déplacés d’un autre lieu ». Comparable au gallois « étranger, exilé », dont l’antonyme est « ceux de leur propre pays » de « personnel, à soi ». : Mot reconstruit à partir de nom de personne Et de qui traduit dans la Bible le terme « disciple ». Remonte au radical , issu de la racine « suivre », d’où le vieil irlandais , le latin Nom donné par les gloses latines du IX ème siècle avec le sens d’écorce, déduit des noms de personnes comparable au vieil irlandais « écorce », au gallois , vieux cornique , breton et « ruche », on

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faisait des ruches depuis l’époque gauloise à l’aide de fines lamelles d’écorce tressées. : Mot déduit de nom de personne …, lu dans le Glossaire de Vienne : où il est traduit par « mont », comparable au vieil irlandais « fort, forteresse », au gallois et « ville », vieux breton « citadelle », continué par le français « colline », « petite colline » et Meung (Loiret), Embrun (Hautes-Alpes), , Lyon (Rhône), , Verdun (Meuse) … : Mot déduit de nom de personne Dubna, Dubnacus …, comparable au vieil irlandais domun « monde », au gallois dwfn « profond ». Roi du monde « Ténébreux » : Nom déduit de plus de 70 noms de lieux, dont (Cher), (Suisse) … composé de milieu, centre » et de l’élément comparable au vieil irlandais , au gallois , au breton « plein ». Ce « centre-plein », souvent situé en des lieux excentrés et en hauteur, est un terme de géographie religieuse, que Xavier Delamarre rapproche du « enclos du milieu » des Germains.

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SAMAIN 2019

L’

le plaisir de vous annoncer le grand rassemblement OBOD de cette année.

Nous vous proposons de nous retrouver du 8 au 11 novembre 2019 en Bourgogne, au Domaine de la Forêt à Beaubery.

Vous trouverez le détail ainsi que le bulletin de réservation en pièce jointe à notre email et sur notre site www.obod.fr

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Les 3 Chaudrons

Contact au Quebec

Le Menhir et le Loup

La Source aux Fees

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Inspiration des 4 Dragons

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Profile for Menhir

Menhir - Lugnasad 2019  

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