Issuu on Google+

Le Caire © AFD, Didier Gentilhomme

Agence Française de Développement

ÉGYPTE


ÉGYPTE

AGENCE FRANÇAISE DE DÉVELOPPEMENT

L’Égypte Alors que les villes égyptiennes et leurs périphéries accueillent déjà plus de 50 % de la population du pays, la croissance démographique se poursuit rapidement dans ces zones urbaines : dans les 20 prochaines années, plus de 20 millions de nouveaux habitants sont annoncés. Pour réduire la pauvreté, l’État a décidé d’investir dans de nouvelles infrastructures et les services publics correspondants, avec pour objectif la création d’au moins 700 000 nouveaux emplois par an. Avec plus de 18 millions d’habitants et près de 50 % du PNB du pays, le Grand Caire est une mégalopole où coexistent une zone centrale hyperdense, des villes nouvelles créées sur le désert dans les années 1970‑80 pour décongestionner le centre, des enclaves résidentielles et enfin des quartiers dits « informels » ou « non planifiés ». 40 % de la population urbaine est concentrée dans ces quartiers, dont le nombre d’habitants augmente sensiblement.

L  ’engagement du groupe AFD en Égypte Soutenir un développement urbain durable Face à ces défis urbains, l’AFD, en lien avec ses partenaires égyptiens et européens, se positionne sur deux axes :

Répartition des projets approuvés par secteur Patrimoine-Tourisme

Environnement

Agriculture

2 %

5 %

PME-Emploi

11 %

17 

%

Énergie

13 

%

EauAssainissement

7 % 45 %

Transports

Développer des transports urbains efficaces et moins polluants L’AFD cofinance la ligne 3 du métro du Caire et assure le suivi, en lien avec le FFEM (Fonds français pour l’environnement mondial), de conseils et expertises pour des projets pilotes d’organisation des transports collectifs de l’agglomération. L’objectif est de ralentir l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre produits par les véhicules individuels, grâce à la mise en place d’une politique appropriée de transports collectifs. À Alexandrie, l’AFD assure le suivi, avec les autorités égyptiennes, d’une étude financée par l’Union européenne sur l’amélioration des transports publics.

Le Caire © AFD, Thierry Latreille


AGENCE FRANÇAISE DE DÉVELOPPEMENT

ÉGYPTE

Cette étude a vocation à aider les autorités à faire un choix éclairé et rationnel, en amont de la mise en œuvre du projet de transport de masse à Alexandrie, en cohérence avec les options retenues pour le développement stratégique du Grand Alexandrie. Cette stratégie “transports urbains” est cruciale pour le développement équilibré de la ville. Ces actions doivent réduire à terme la congestion urbaine, la pollution et les inégalités territoriales.

Améliorer les conditions de vie dans les quartiers pauvres du Caire et les autres Gouvernorats L’AFD met à disposition une ligne de crédit pour la microfinance et réalise des infrastructures de base afin d’améliorer les conditions de vie de la population et encourager les activités génératrices de revenus. L’objectif est double : contribuer à la rénovation urbaine par le financement de travaux communautaires à haute intensité de main d’œuvre et soutenir l’accès au financement des micros et petites entreprises (MPE), principales créatrices d’emplois en Égypte.

Appuyer les entreprises et la création d’emplois Avec le printemps arabe, la classe politique a pris conscience de l’importance des micros, petites et moyennes entreprises (PME). Représentant plus de 99 % du nombre d’entreprises et les deuxtiers des emplois du pays, leur développement est primordial pour lutter contre la pauvreté et préserver la cohésion sociale. Les autorités ­égyptiennes ont donc confié au Social Fund for Development (SFD), pour l’automne 2013, l’élaboration d’une nouvelle stratégie de soutien aux PME.

PME © AFD, Didier Gentilhomme

Avec un accès limité aux services financiers et en particulier au crédit bancaire, elles peinent à financer leur croissance (86 % des achats d’équipements des MPE sont autofinancés). Par conséquent, depuis 2006, l’AFD développe des partenariats avec des acteurs financiers locaux en faveur des entreprises égyptiennes afin de soutenir la compétitivité et l’emploi. Un premier projet d’un montant de 30 M€, mis en œuvre en 2010 avec la National Bank of Egypt, première banque de la place égyptienne, vise à promouvoir le financement des investissements des PME, notamment dans la santé et l’éducation. Ce projet s’accompagne d’un programme de renforcement des capacités de la banque sur son activité de financement et d’appui aux PME. L’AFD prévoit de lancer de nouvelles initiatives en partenariat avec les acteurs publics et privés qui soutiennent l’investissement productif et la création d’emplois en Égypte.

Le Caire © AFD, Thierry Latreille

Ces initiatives pourraient s’appuyer sur PROPARCO, filiale de l’AFD dédiée au financement du secteur privé, via des financements directs d’entreprises publiques et privées, et sur le SFD et les banques de la place, pour renforcer l’accès des PME aux services financiers. En 2013, l’AFD approuve un projet de financement des PME avec le SFD, à destination de zones défavorisées du pays.


AGENCE FRANÇAISE DE DÉVELOPPEMENT

ÉGYPTE

Un projet emblématique du partenariat avec l’AFD :

la ligne 3 du métro du Caire

Le Caire @ AFD, Thierry Latreille

Promouvoir les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique L’Égypte est le plus gros consommateur d’électricité d’Afrique, avec une demande qui augmente de 7 % par an depuis 10 ans. L’intensité énergétique (1,8 fois celle de la Turquie) et la consommation moyenne par habitant en électricité (2 fois celle du Maroc) sont plus élevées que dans les pays voisins. Par ailleurs, des subventions massives sont accordées aux sources primaires d’énergie, au détriment d’investissements publics dans l’énergie renouvelable ou l’efficacité énergétique. En matière de production et transport, l’Égypte dispose déjà d’une capacité de production installée de 31,1 GW et le réseau comprend plus de 42 000 km de lignes. Aujourd’hui, le mix énergétique repose essentiellement sur les hydrocarbures (à près de 90 %) dont les ressources locales restent limitées alors que le pays dispose d’un potentiel éolien et solaire d’excellente qualité et encore très peu exploité.

Depuis 2012, l’AFD cofinance la troisième phase de construction de la ligne 3 du métro à hauteur de 300 M€, qui s’ajoutent aux 44 M€ déjà octroyés en 2009. Cette troisième ligne de métro transportera chaque jour, 2,5 millions de passagers. Les impacts attendus sont à la fois sociaux (accès élargi aux usagers à revenus modestes), économiques et environnementaux (réduction de la pollution et des gaz à effet de serre). L’AFD pourrait participer prochainement au financement de nouvelles extensions de cette même ligne 3 du métro du Caire.

Depuis 1980, au Caire La part du métro dans les transports publics est en constante augmentation :

Ligne 1 : 1,4 million de passagers/jour ; Ligne 2 : 1 million de passagers/jour ; Ligne 3 : 2,2 millions de passagers/jour. En comparaison, les 14 lignes du métro parisien transportent 3,9 millions de passagers/jour.

En raison de tensions plus vives sur l’approvi­sionnement des centrales électriques en sources d’énergie primaire, l’offre d’électricité peine à répondre à la demande. Le pays s’emploie activement à relever ces défis, grâce à un cadre réglementaire et institutionnel en cours de refonte, et des stratégies nationales impliquant le secteur privé. L’objectif est de valoriser le potentiel éolien et solaire, d’améliorer l’efficacité des installations de production et de transport et de réformer les modes de consommation d’énergie. L’AFD entend participer au dialogue sectoriel mené avec les Autorités égyptiennes, concentrer ses interventions dans la production d’énergies renouvelables, la mise à niveau des infrastructures et l’efficacité énergétique. L’Agence a notamment engagé 50 M€ pour améliorer les réseaux haute tension. Elle étudie avec d’autres bailleurs de fonds et les autorités égyptiennes des projets de production d’énergie solaire et éolienne. À moyen terme, l’AFD pourrait contribuer à promouvoir l’efficacité énergétique dans l’industrie.

Construction du métro du Caire © AFD, Thierry Latreille


AGENCE FRANÇAISE DE DÉVELOPPEMENT

ÉGYPTE

Accès aux services d’eau et d’assainissement Si les progrès dans la desserte en eau potable sont réels, l’accès à l’assainissement pose encore problème. Le taux de traitement des eaux usées en zone rurale reste très faible (seulement 20 % en 2012). Cette situation est particulièrement préoccupante dans les zones à densité de population élevée comme le Delta du Nil. La pollution du Nil et du réseau des canaux d’irrigation par les eaux usées menace l’agriculture intensive et la production d’eau potable, ce qui met en danger la santé de la population avoisinante. L’AFD veut donc faire de ce secteur l’un de ses domaines d’intervention prioritaire dans le pays. Elle finance ainsi avec d’autres bailleurs de fonds européens deux programmes majeurs d’amélioration des services d’eau et d’assainissement (Improved Water and Waste Water Services Programme – IWSP). Des financements de 40 M € et 57 M € seront destinés respec­tivement au Delta du Nil et à la Haute Egypte, deux régions essentiellement rurales. Les retombées attendues sont aussi bien sociales et environnementales qu’institutionnelles. L’amélioration globale des services d’eau et d’assainissement dans les gouvernorats concernés permettra de réduire la pollution des eaux de surface et les risques sanitaires qui en découlent. Ces deux programmes visent aussi à renforcer les capacités des compagnies d’eau et d’assainissement, et à consolider les réformes sectorielles déjà engagées par le gouvernement égyptien. Ces programmes se composent de dizaines de sous-projets aux objectifs variés : certains visent la réhabilitation des installations déjà existantes, d’autres prévoient la construction de nouvelles stations d’épuration.

Améliorer les conditions de vie en milieu rural La pauvreté rurale continue d’augmenter (17 % en Basse‑ Égypte et 51 % en Haute-Égypte). Le développement du secteur agricole (qui emploie plus de 30 % de la population et en fait vivre près de la moitié) constitue un levier crucial d’amélioration des revenus et de réduction de la pauvreté. Toutefois, ce développement est freiné par la fragilisation des terres de la vallée du Nil et du Delta (menacées par l’urbanisation croissante) et la raréfaction de l’eau. L’AFD a choisi d’intervenir en Égypte sur trois axes, inscrits dans la stratégie agricole du pays à l’horizon 2030 :

la facilitation de l’accès au crédit pour les petits producteurs et pour les PME agricoles afin de soutenir l’investissement et l’emploi,

l’assistance technique auprès des filières (aquaculture marine, lait) pour améliorer la qualité des produits et leur commercialisation,

la modernisation de l’irrigation à la parcelle pour une meilleure efficacité de l’usage de la ressource en eau et une augmentation des revenus des agriculteurs. Cofinancées avec d’autres bailleurs comme l’Union européenne ou la Banque mondiale, les interventions de l’AFD permettent d’améliorer les revenus des populations rurales.

Gouvernorat de Damiette, station d’épuration d’El-Rahamna @ AFD, Ahmad Badr


AGENCE FRANÇAISE DE DÉVELOPPEMENT

ÉGYPTE

Établissement public, l’Agence Française de Développement (AFD) agit depuis soixante-dix ans pour combattre la pauvreté et favoriser le développement dans les pays du Sud et dans les Outre-mer. Elle met en œuvre la politique définie par le Gouvernement français.

En 2012, l’AFD a consacré près de 7 milliards d’euros au financement d’actions dans les pays en développement et en faveur des Outre-mer. Ils contribueront notamment à la scolarisation de 10 millions d’enfants au niveau primaire et de 3 millions au niveau collège, et à l’amélioration de l’approvisionnement en eau potable pour 1,79 million de personnes. Les projets d’efficacité énergétique sur la même année permettront d’économiser près de 3,6 millions de tonnes d’équivalent CO2 par an.

La fleur du Nil © AFD, Laurence Wunderle

Cette publication a été imprimée dans le respect de l’environnement avec des encres végétales et sur du papier PEFC™ (gestion durable des forêts).

Présente sur quatre continents où elle dispose d’un réseau de 70 agences et bureaux de représentation dans le monde, dont 9 dans les Outre-mer et 1 à Bruxelles, l’AFD finance et accompagne des projets qui améliorent les conditions de vie des populations, soutiennent la croissance économique et protègent la planète : scolarisation, santé maternelle, appui aux agriculteurs et aux petites entreprises, adduction d’eau, préservation de la forêt tropicale, lutte contre le réchauffement climatique…

Filiale de l’AFD, Proparco a pour mission de favoriser les investissements privés en faveur de la croissance, du développement durable et de l’atteinte des objectifs du millénaire, dans les pays émergents et en développement. Elle propose des financements permettant de répondre aux besoins spécifiques des investisseurs dans le secteur productif, les systèmes financiers, les infrastructures et le capitalinvestissement.

www.proparco.fr

Le Fonds français pour l’environnement mondial est un fonds public bilatéral qui a été créé en 1994 par le Gouvernement français à la suite du Sommet de Rio. Il a pour objectif de favoriser la protection de l’environnement mondial dans des projets de développement durable dans les pays en développement. Le FFEM intervient en appui à des réalisations concrètes dans les pays bénéficiaires, avec une démarche d’apprentissage et en testant des approches novatrices ou exemplaires.

www.ffem.fr

AGENCE FRANÇAISE DE DÉVELOPPEMENT

AFD ÉGYPTE

5 rue Roland Barthes 75598 Paris Cedex 12 – France Tél. +33 1 53 44 31 31 Fax +33 1 44 87 99 39 www.afd.fr

10 rue Srilanka, Zamalek, Le Caire – Égypte Tél. 00 (20) 2 27 35 17 88 Fax 00 (20) 2 27 35 17 90 afdlecaire@afd.fr egypte.afd.fr

Exécution : Planet 7 – Avril 2014

FFEM


L'AFD en Egypte