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GABON

NIGERIA

BÉNIN

Éditions Ntsame Allô jeunesse !

Book fair for the industry

L’agonie du livre ?

CAMEROUN

Depuis le décret du Premier ministre du 23 novembre 2017 portant réorganisation du secteur du livre scolaire, la panique à bord se fait pressante. Enjeux, défis et nouvelles opportunités

Livre scolaire les pleines mutations

CÔTE D’IVOIRE / PDG ÉDITIONS EDILIS

« Pour moi, la langue est la porte, le véhicule de chaque culture... »

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- n°001 de juin 2018


Vous croyez en une Afrique des livres ? NOUS AUSSI.


sommaire

édito Ulrich Talla Wamba

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Éditorial

de Ulrich Talla Wamba, Directeur OAPE

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Spécial du mois

Cameroun - Livre scolaire : les pleines mutations Décret du Premier ministre: enjeux, défis et opportunités

16 Brèves Gabon, Nigeria

17 Le coin du droit

Les 09 pétites choses que vous devriez connaitre sur le Droit d’auteur

18 Zoom

Cameroun : original coffret de livres - D&L ÉDITIONS Rwanda: les éditions BAKAME

20 La grande interview

Côte d’Ivoire : Mme MICAL DREHI PDG Éditions EDILIS

24 Dans les livres

ODUFA, things of love Le Tchad et son pétrole

27 Tribune libre

à Vincent Francis Djeguede, écrivain

31 Gadgets

Ils ont dit Vos rendez-vous

Publishers Book

Lueur nouvelle

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orsque je commence à m’intéresser de plus près aux métiers de l’Édition et des Arts graphiques, plusieurs personnalités influencent mes convictions. Au Gabon, j’ai toujours été bluffé par le dynamisme de Sylvie Ntsame. Elle donne à exister dans un contexte du « presque-néant». Au Rwanda, c’est Agnès GyrUkunda. Elle également est une pionnière : elle reconstruit les avenirs de jeunes de son pays à travers des publications riches en culture et en qualité. Au Sénégal, Mame Hulo et sa vision d’une Afrique adoptant (à côté du livre imprimé) le livre numérique. Au Cameroun, les professeurs Alice Nga Minkala et Vounda Etoa. Ces personnalités m’ont convaincues, de la valeur ajoutée positive que peut (et doit) apporter le livre dans l’élévation de l’Afrique. Ce sont ces sentiments qui s’expriment en de nombreux jeunes, eux aussi, réchauffés par la flamme de l’innovation, et de l’entrepreneuriat. Ils ont compris que ces grands domaines de l’Édition, (de l’imprimé, du Cinéma, de l’audiovisuel, du multimédia, de la

l’Oape qui évalue, apprécie, promeut et valorise l’Édition et ses différents produits musique, notamment) devaient se saisir des Technologies de l’Information et de la Communication pour mieux se vendre, et accompagner l’émergence de l’Afrique. Le magazine « Publishers Book», est une première réponse, une lueur nouvelle apportée par l’Oape (Observatoire africain des professionnels de l’Édition), qui évalue, apprécie, promeut, et valorise l’Édition et ses différents produits. Dans ce premier numéro, nous avons effectué pour la une, la radioscopie de la décision du Premier ministre camerounais Philémon Yang, sur l’épineuse question du « livre et manuel scolaires ». Ce travail est le fruit de beaucoup d’énergies positives. La grande équipe vous remercie chaleureusement et vous souhaite une excellente lecture.


cameroun

livre scolaire

les pleines mutations Depuis le décret du Premier ministre du 23 novembre 2017 portant réorganisation complète du secteur du livre scolaire, la panique à bord se fait pressante. Enjeux, défis et opportunités du décret. Enquête, interview. Dossier coordonné par: Zenabou Mayonmoun & Symphorien Ambassa

© DR


Par Symphorien Ambassa

Quels enjeux pour les acteurs du marché du livre après la publication du décret ? Rendu public le 23 novembre 2017 par le Premier ministre Chef du Gouvernement, le décret N°2017/11732/CAB/PM portant réorganisation du livre, du manuel scolaire et autres matériels didactiques a entièrement refondé l’industrie de production des livres scolaires au Cameroun. Longtemps resté sous le joug des pratiques atypiques florissantes, cette filière connaitra de nombreuses réformes dont celles spécifiques à l’édition et à la distribution qui seront visibles dès le début de la prochaine rentrée scolaire.

© OAPE

Les enjeux liés à cette note ministérielle s’inscrivent d’un bout à l’autre selon la structuration de la chaine

des valeurs de ce vaste champ de production. Afin d’abroger les dérives mercantilistes qui sont légions dans la filière du livre et du manuel scolaire, le décret du Premier Ministre, outre l’existence d’un conseil d’agrément dont la mission consiste en l’évaluation et au choix des livres et des manuels à instaurer au programme scolaire suivant un nombre arrêté de critériologies, porte création, organisation et fonctionnement d’une commission nationale qui sera chargée de l’évaluation et de la mise en place d’une politique nationale du livre. Bien plus, il y inclut en qualité d’acteurs toutes les institutions qui constituent l’environnement externe de la filière du livre et des manuels scolaires. Cet organe placé sous sa tutelle est ainsi en faveur de l’industrie du livre et du manuel scolaire. Car, il définit non seulement les mesures correctives à tout disfonctionnement dans les différents segments de la filière du livre scolaire, mais aussi veille sur son accessibilité sur l’ensemble du territoire national.

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C’est une bonne chose. Mais seulement, j’espère que ce ne sont pas des décisions du papier comme c’est souvent le cas dans ce pays. Ça va permettre d’uniformiser les enseignements, faire cesser la corruption et faire mieux économiser de l’argent surtout pour nous, débrouillards (de la classe moyenne)

Sans vous mentir, j’en suis fière. Je me rappelle que plusieurs fois, j’ai été obligée d’expliquer un même cours de Français plusieurs fois parce qu’il fallait tenir compte du livre de chaque groupe d’élèves. Dans la même classe, nous avions utilisé « Les majors », « L’excellence », « Le Génie », et que sais-je encore ?

Ismaïl Njoya Parent d’élève, Douala

Ladouce Aminetou Penjiyap, Enseignante, Foumban

© OAPE

Les enjeux du décret


Spécial Livre scolaire Cameroun Des enjeux à floraison, pour les secteurs de l’Édition, de la distribution Pour ce qui relève de l’Édition, de l’impression et de la distribution, la règle reste celle de la libre concurrence tel que stipulée dans la circulaire N°002/CAB/PM dans les principes régissant la filière du livre, du manuel scolaire et autres matériels didactiques. Les opérateurs de chacun des segments évoqués, notamment les éditeurs sont ainsi conviés à mettre en branle leurs acquis professionnels et techniques afin de convenir aux principes généraux fondés sur la valeur scientifique, l’approche pédagogique et la présentation physique par ailleurs établis dans la même circulaire. D’autant plus qu’e n terme d’usage, ledit principe instaure au programme scolaire officiel la dispensation de toute discipline par le biais d’un seul manuel, par matière. Encore faudrait-il qu’il y ait une accordance et une continuité entre les livres retenus dans chaque niveau et que chaque pédagogue se plaise à l’approche pédagogique élaborée afin de se rassurer de la fiabilité et de l’adéquation des enseignements dispensés. Par ailleurs, la durabilité du livre scolaire fixée à six ans et par ricochet l’engagement de l’État camerounais à garantir la gratuité des manuels de Français, d’Anglais, d’Éducation à la citoyenneté, de Mathématiques et d’Informatique dans les écoles primaires publiques et d’en assurer la gratuité complète dans les écoles les zones à éducation prioritaire constituent un grand avantage pour les parents d’élèves

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et éducateurs en ce qu’ils contribuent à l’allègement de l’énorme cahier de charges qu’il leur était donné de concevoir à l’approche de chaque rentrée scolaire. Mais aussi une occasion plausible d’établir une éducation équitable. Le présent décret envisage de ce fait, l’implication des collectivités territoriales décentralisées à travers les bibliothèques municipales afin de promouvoir la lecture et l’utilisation du livre d’une part et de favoriser la digitalisation desdits outils d’autre part. Occasion idoine d’arrimer le système éducatif aux nouvelles technologies et d’y initier les jeunes apprenants. À propos de la distribution et de l’accessibilité du livre, la difficulté majeure est celle de l’écoulement des anciens stocks de livres qui va engager d’énormes pertes financières pour les éditeurs, principaux investisseurs de l’industrie de production du livre scolaire et impacter parallèlement sur l’activité quotidienne des librairies informelles communément connues sous l’appellation des «librairies du poteau». Somme toute, les enjeux relatifs au décret du Premier ministre, sont autant plus mélioratifs que péjoratifs. Que ça soit l’apprenant, le parent, le simple usager ou l’enseignant, la chaine est alertée. L’Édition et la distribution de ces outils didactiques, peuvent être perçus dans ce cas comme un centre d’intérêt surtout à la conception ; afin que les principes évoqués dans la décision ministérielle concourent efficacement à l’implémentation d’un système éducatif solide, fiable, accessible pour une jeunesse digne d’arborer le slogan «Fer de lance de la nation».

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Spécial Livre scolaire Cameroun © OAPE 2018. DR

Ngono Martial est libraire du poteau* depuis 20 ans (*appelation locale pour désigner les vendeurs de livres de l’informel : leur stock contient majoritairement les ouvrages de

seconde main)

Propos recueillis par Zenabou Mayonmoun

Ngono Martial, libraire du poteau

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eaucoup d’acteurs du secteur de livres se plaignent de la rareté du livre au Cameroun. Quel rôle pour vous, libraires du poteau ? Je ne pense pas qu’il ait une rareté de livres au Cameroun. Je crois plutôt qu’il y a une plurielle de livres dans ce pays. Regardez, lorsqu’on se retrouve en classe de 6e avec six livres de Mathématiques, six livres de Français et six livres de Sciences, c’est ce qui créé tout ce désordre. Donc, je salue le décret du Premier ministre qui voudrait qu’on revienne au livre unique dès la rentrée prochaine. (donc) Nous attendons que l’État joue son rôle et que son applicabilité soit implémentée. Dans ce décret, l’État garantit la gratuité d’un nombre d’exemplaires aux élèves. Est-ce que cette gratuité n’aura pas un impact négatif sur votre activité ? C’est vrai que ça a un impact, mais

pas très grand. La gratuité du livre concerne davantage des niveaux spécifiques et sur des matières spécifiques. Par exemple, les matières comme la Science, on peut se rattraper. Donc, de toutes les façons, on trouve notre compte. Quels sont les avantages de ce décret pour votre activité ? Le principal avantage est que maintenant, on est sûr de notre investissement. On sait que sur un livre, on peut avoir un retour sur notre emprunt. Pourquoi ? Parceque lorsque vous avez six livres, vous ne savez pas quel livre peut mieux se vendre, et à la fin, on a des pertes. Avec cette décision, on est sûr qu’on pourra aller dans les petites banques, pour faire des crédits et être sûr de rembourser. La librairie du poteau est spécialisée dans les échanges. Comment vous comptez-vous y prendre pour cette année ?

Beuh, écoutez, on n’a pas de choix. On est passé de l’analogie au numérique. On est obligé de s’arrimer. Si on passe d’une multitude de vieux livres aux livres neufs, c’est une bonne chose. Nous allons commencer avec les nouveaux livres tout en sachant que l’année prochaine, nous allons continuer avec les nouveaux et les anciens que les parents vont acheter cette année. Donc, nous espérons que ça va effectivement se réaliser. Que ça ne soit pas du bluff comme on l’a vu souvent. Comment va s’effectuer la gestion des stocks actuels ? Le livre ne se périme pas. Les connaissances demeurent. L’autre piste est la bibliothèque, on compte sur l’État pour réaménager les espaces de lecture publique. Généralement, les anciens livres, on les dépose dans les bibliothèques. Même des lycéés. Si c’est fait, le tour est joué.

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© DR

Spécial Livre scolaire Cameroun

Malgré la décision, le mal reste profond À la base de tout

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Les différents acteurs de la chaîne graphique et de production du livre sont soulagés depuis la décision du Premier ministre en faveur du livre et manuels scolaires. Les parents sont les plus flattés. Pour autant, le mal reste cuisant et profond. Nous interrogeons ici quelques statistiques.

Par: Zenabou Mayonmoun & Ulrich Talla Wamba

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n 2015, un expert de la Banque mondiale est arrivé au Cameroun pour mener une étude du livre scolaire sur le terrain. Il a rencontré séparément les éditeurs, les libraires, les parents d’élèves. Ils ont visité quelques salles de classe. Ils ont remarqué que le taux d’ouvrages par classe au Cameroun est le plus bas en Afrique francophone. À peine, 17 livres pour 100 élèves. La conclusion avait été orientée vers un changement de la politique nationale du livre du pays. Bien plus, du 22 au 23 novembre 2017, Yaoundé a accueilli une Conférence régionale de haut niveau sur l’industrie de l’édition en Afrique et son rôle dans l’éducation et la croissance économique. Propulsée par l’OMPI (Organisation mondiale de la Propriété intellectuelle), cette rencontre a connu la présence de nombreux pays du continent. C’est à la suite de celle-ci que le gouvernement a pris des mesures fortes à travers le décret du 23 novembre. Le livre unique, est alors remis au goût du jour après plusieurs années d’abandon.

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Les prouesses du Conseil La mise sur pied du Conseil national d’agrément des manuels scolaires et des matériels didactiques, avec à sa tête le Pr Vounda Etoa avait créé une panique dans le secteur. Ce professionnel, ancien directeur des éditions CLÉ avait déjà dénoncé dans tout un ouvrage, ce qu’il appelait « la dérive mercantiliste du livre et manuel scolaire au Cameroun ». Acteur de la première heure dans la valorisation du livre et de l’Édition dans son pays, il conduit depuis lors avec une équipe de professionnels triés sur le volet, des travaux de validation des manuels pour l’année scolaire prochaine. Tout au long du processus d’évaluation, plusieurs critères ont été mis en avant : la conformité juridique (certains ouvrages inscrits au programme scolaire ne disposaient pas de numéro Isbn), le respect du programme officiel, le respect du genre, la promotion de la culture locale, les attraits orthographiques, syntaxiques, grammaticales, et typographiques des ouvrages. Bien plus, la garantie de livrer en stock suffisant et à temps, le marché scolaire national.


Spécial Livre scolaire Cameroun Les 13 & 14 juin derniers, les Ministres de l’éducation de Base et du Secondaire ont respectivement rendus publique, la liste officielle des ouvrages pour les six prochaines années.

Source : rapport annuel statistique 2009/2010 du MINEDUB/DPPC

On note au premier abord, le retour massif des éditeurs locaux dans ce marché, confisqué depuis des lustres par des mastodontes occidentales. On note également le nombre d’éditeurs concernés par les livres inscrits sur la liste officielle qui est réduit de plus de la moitié (50) en comparaison à l’an dernier (près de 115).

Le ver est dans le fruit Malgré ces prouesses et autres avancées, le secteur du livre souffre. Les indicateurs pouvant étayer cette thèse existent :

Source : Observatoire africain des professionnels de l’Édition, mai 2018.

• le chiffre de vente de littérature générale fourni par les libraires (et les éditeurs) qui reste faible : 200.000 livres pour 14,5 millions d’habitants scolarisés et alphabétisés ; • bien plus, une quasi-inexistence des lieux de lecture (bibliothèques). En dehors de quelques établissements scolaires de prestige qui en disposent, le reste de la population en est privé. Dans la capitale, Yaoundé par exemple, nous avons pu recenser quelques points courus : le CLAC (Mimboman), l’Institut français, le Goethe Institut et l’Ambassade des États-Unis.

Source : Observatoire africain des professionnels de l’Édition, mai 2018.

C’est le même constat au niveau des librairies. Dans la même ville, nous avons visité : la librairie St Paul (davantage religieuse), la librairie Tchuente & Fils (ouvrages techniques), la librairie D & L (ouvrages de jeunesse), et la principale, la librairie des Peuples noirs (héritage de l’écrivain engagé, Mongo Béti).

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Spécial Livre scolaire Cameroun

© UCAC. DR

Educational books : a Challenges The publishing sectors

According to the PM, his attention has been drawn on the confrontation of textbooks and other didactic materials. In his decree, he clearly states the principal of one book policy practically. Judging this decree, it presents some challenges that will be faced by the actors of the book sector.

by: Chesly Forben & Kenneth Nda-Lot

Cameroonian publishers are greatly affected by this one book policy because the big question that remains is this, what happens to the other publishers? This is because, when these numerous publishers will present theirs books to the validation committee, it’s obvious only one publisher will be chosen, and this is where the one book policy’s cry comes in. It has been considered that, the duration of the policy is long and for one book policy to succeed, it is better for it to be in short term and not in long term which will cause many publishers to go bankrupt. This period of 6 years is equally too long for those publishers who were not selected to get in to the competition again, therefore a loss of zeal. Also, the one book policy is somehow going to encourage piracy as some people in the interior who cannot gain access to

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the book will tend to pirate. Imagine one publisher distributing books to the entire country, how will he succeed in doing that alone. Moreover, considering our present day economic unrest, and bad means of transportation how will these books reach the interior parts of the country. This is because the government is only thinking of the book without putting into consideration the production and distribution aspects.

The educational sector The one book policy in terms of the period is too long for just one source to render knowledge to students. Imagine that as a student you have been taught all your life by just one teacher, the impact will be devastating in the psychology of those learning because it gives them one way of thinking. But when you are taught by different teachers, your scope is large, and you think in different perspectives. That is the reason we have textbooks, teacher’s guide and workbooks, in order that the teacher in addition to his knowledge he is getting more information from a


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long river not tranquil different source or even books while the students are with their textbooks. A book like “Mamadou et Bineta” by Andre Davesne and the oxford English reader which was used in the 60s for a very long period of time cannot be compared to today, because the mentality of students nowadays is not the same. The old system has gone, and we now belong to a new dispensation. Taking a country like Kenya for example who adopted the one book policy. This policy posed a lot of problems in the educational sector because it was realized that a book that was chosen had many error, even though it was crossed checked. What makes us think this will not be the case in Cameroon if we adopt the one book policy? Taking another example, of the book which was banned from the syllabus which contained the so called “Ambazonian” flag. How could this be explained that a book that was examined had such a scandal in it. That’s the reason why the Whites will say, “If you want to hide something from an African put it in a book”.

Printing sector In terms of printing the books, so far it has been analyzed that Cameroon printing presses are not up to the task of printing books for the whole country. The Cameroon printing sector is poor for just one printer to be able to print books for the whole country. The permanent secretary at the validating committee made mention of the books being printed overseas. Printing overseas is not the problem, but it enquires a lot of risks, for the length of time how will the printing sector in the country look like? This will reduce our local printers not to develop and improve their skills. Equally, during the transportation of these books there can be delayed as well as dangerous through shipping. Imaging one publisher distributing books the entire country, how will he succeed in doing that alone. And in case like now whereby we have economical unrest, and bad means transport, how will these books reach the most interior parts of the country. This is because we are only thinking of the book without putting into consideration the production and distribution aspects.

1 The Publishing sectors

2 The Educational sectors

3 The Priting sectors

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© BUMA KOR. DR

Spécial Livre scolaire Cameroun

Buma Kor, writer, publisher, teacher Mr. Buma Kor as a publisher on the development side brings up some challenges regarding the PM decree. According to him, this decree is likely to succeed because is a long term policy.

© DR

Interview by: Chesly Forben & Symphorien Ambassa

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How sure are you that the one book policy will succeed in Cameroon despite the fact that it failed in other African countries ? We cannot at this point talk of whether it will succeed or not but it is all our wish that it succeed, even though the one book policy has a number of problems and these problems are coming from various quarters. From the point of view of the publishers, teachers and also that of the market. We are in a situation where the one book policy has been instituted by the Prime Minister because of some reasons. We didn’t have this policy before, it was a multiply book policy. The one book policy is something that has been there more than 30 years ago but it was abandoned because of these problems that we are facing. So, we wish that in reinstituting the one book policy, it is a hope that it should succeed. The multiple book policy had a number of problems as well and I think the PM instituting this one book

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policy at this time is to correct the mistakes of the multiple book policy and the corruption that has gotten into the system. It is my wish that it should succeed but I also wish that this one book policy this time should not be for a long term. Because the one book policy is good to correct certain things that had been going on with the old policy but it should not be forever. I hope that after these corrects have been made, they can bring back the multiple book policy in a proper way so it should be good for everybody. I also think that the one book policy was instituted because of the cry of parents. A lot of parents buy a number of books for one subject and you see children carrying heavy bags with many books even primary and nursery school pupils carrying heavy bag of books, it was too much for parents. And that came as a reason of certain people not doing their jobs especially the schools and the teachers. The schools are supposed to select of the old system one book out


Spécial Livre scolaire Cameroun of the three recommended books but the teachers were not doing their jobs, parents went to bookshops and bought books as it was listed on the booklist. I think the one book policy will succeed to correct what has been going wrong and we should quickly come back to the multiple book policy and correct everything. Given that only one publisher will be selected what will happen to the other publishers ? I think that is where we will have to wait and see, I can’t now say but the danger of the one book policy is part of that. Because so many publishers have submitted, they have gone under the contract to submit books and unfortunately if they are not selected, they will just wait for next term. And that is where the one book policy cry is for publishers because the publisher who have spent quite a lot of money to produce books to submit for the tender, if he is not selected it may be the end of his career. Imagine publishers who have submitted 5-10 book on the booklist and only one or two is chosen what will happen to the rest of the books? So these are one of the problems we have to sort out. Given that the PM said the one book policy will be renewed after a period of six years (long-term) don’t you think it will increase piracy? Firstly, my point of view is that the one book policy should not be for a long term because, the disadvantage is devastating and psychological for the people learning. If you are being taught by only one teacher, you have only one way of thinking and that is not good for the students because in a subject if you have several teachers teaching your from one level to the other; you change methods , teachers and environment. Secondly, about piracy, the

government by putting in place this one book policy is seriously thinking about piracy. That is why they are asking the publishers to state where they printed their books, is it in Europe, in Cameroon or wherever, they should let the commission know. So the government is putting in place mechanism to check piracy. But we equally hope that the piracy doesn’t raise it useless head. But Mamadou et Benita alongside the Oxford readers lasted for long why don’t you think the one book policy will not follow suite? Talking of Mamadou et Benita we make allusion to the Oxford readers, we used the oxford reader throughout; but note that the period of Mamadou et Benita is not the period of today. Methodology have changed, and the children of today don’t think the way we used to think. Today the educational system is evolving and we should evolve with time that is why we cannot only depend on one book. Because several teachers are bringing several methods even though we talk about the “competent base approach” now, but many teachers use the competent base method to teach their students. That is how books are also written, on different approaches and methods to enable children understand the subject. A book can be on the same subject but presented in two different ways, one student will like one method the other student will like the other. That is why we are saying that the old system has passed we are in a new dispensation, the methodology of yesteryears is no more what we have today so let us evolve with time. It was good that Mamadou et Benita and the oxford readers lasted that time but those were longtime in the 40s, 50s, and the 60s and since then we are now in the 2000s, we are

talking about some 50 years back. The methodology of teaching has changed, the psychology of students is not like they were before, so do not compare the old from the new. Do you think there is any printer in Cameroon who will be able to print books for the entire country within this length of time still September? Firstly am a publisher on the development side, and publishing is not all bout producing and marketing but publishing is also about developing minds, citizenship and developing the country. I will encourage the printing of books within the country, because when we print within the country, especially with this one book policy now it is going to increase the level of our professionals. The printing today is not very good, there are not many printers who can print books in the quality we want, but the few we have can do a good job. With the one book policy, if we print within the country, many commercial people will invest in the printing sector. Printing is machine, but printing is also the knowledge, so if we print locally we will be able to invest in our country. Take example a book that is printed in 100 copies with 100 pages, do you know how many people will be employed? And printing is one of the sectors which is labor intensive it need a lot of labor. If we can encourage our printers with a new system, and that is where we come to talk about the one book policy who should give incentives to the players of the book sector to get into the book profession and ameliorate it. Now it will be difficult but in the future it will be better because more professionals will come and invest in the printing sector.

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© GABON REVIEW. DR

Brèves du Continent

GABON Geraldine Naseh

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a seconde édition des Journées du livre jeunesse a eu lieu le 29 mars dernier à Libreville. Cet

NIGERIA Book fair 2018 for the industry Ruth Fonyong

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rganisers of the Nigeria International Book Fair say several countries will participant in the 17th edition this year. Executive Secretary of the Nigerian Book Fair Trust, Mr. Abiodun

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évènement lancé en 2017, par les éditions Ntsame, vise à encourager les jeunes apprenants à s’intéresser davantage à la lecture, à travers un contact physique direct avec les livres. Les échanges se sont concentrés sur des présentations livresques, des séances de

lecture à haute voix, des expositions, dédicaces-ventes d’ouvrages de jeunesse. Plusieurs dizaines de jeunes écoliers (pré-primaire et primaire) venus de différents établissements scolaires locaux ont pu ainsi se mouvoir avec la lecture du livre jeunesse.

Omotubi, said the 2018 book fair will have participants from United States, United Kingdom, Singapore, India, Turkey, Malaysia, South Africa, Kenya, Ghana, Senegal and Botswana, among others. The foreign participants will join the Nigerian book industry stakeholders to interface and exchange ideas and information on the way forward.

flagship of the programmes of the annual book fair, International Conference, will this year focus on: Networking – A Sustainable Vehicle for Dynamism and Survival of Book Business in Africa. The book fair holds from Monday, 7th May to Saturday, 12th May, 2018 at University of Lagos.

Interestingly, members of the International Publishers Association from different countries of the world will converge in Nigeria during this year’s Nigeria International Book Fair to have a workshop and gala night. This will not only boost the foreign participation at NIBF 2018, it will also open business opportunities for the stakeholders within the Nigerian book industry. According to a statement, the

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éditions Ntsame Allô jeunesse !


Le coin du Droit

09 choses à savoir sur le Droit d’auteur Proposées par

Yvan Biwole Bekono & Flavie Wancha

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L’originalité d’une oeuvre

Catégories de droits

Le Droit perpétuel

Quand l’œuvre est mise en forme, son originalité est présumée. En théorie, il n’y a donc pas formalité à remplir pour faire valoir ses droits. En pratique, il est essentiel de déposer l’œuvre pour pouvoir, en cas de litige, faire la preuve de son antériorité

On distingue principalement deux catégories de droits d’auteur : le droit moral et le droit patrimonial. Le droit moral présente deux caractères essentiels : • il est perpétuel • il est incessible

Contrairement aux droits pécuniaires qui cessent 70 ans après la mort de l’auteur, le droit moral se poursuit et se transmet aux ayant droits. De la même manière, il ne se perd pas par le non-usage

Le Droit incessible

Prérogatives du Droit

Droits au respect, de retrait

Même dans le cas d’une cession des droits d’exploitation à un producteur, l’auteur conserve des prérogatives inaliénables sur son œuvre. Il est en quelque sorte protégé contre lui-même et ne pourra donc pas y renoncer, ni même les donner

Les prérogatives du droit moral : • le droit de divulgation : l’auteur choisit quand et comment l’œuvre sera rendue publique ; • le droit de paternité : l’auteur décide du nom qui sera attaché à l’œuvre. Il peut choisir un pseudonyme

• le droit au respect : l’auteur a une capacité à agir contre toute dénaturation de son œuvre. • le droit de repentir et de retrait : l’auteur peut décider du retrait de son œuvre ou de sa modification sur le fondement de son droit moral

Droit patrimonial

Le domaine public

Les contrats d’une oeuvre

Le droit patrimonial se différencie du droit moral en ce sens qu’il peut être cédé en tout ou partie à un tiers (un éditeur par exemple) et qu’il conserve un caractère temporaire. Le droit patrimonial est encore appelé droit pécuniaire.

Autrement dit, elle peut être exploitée par tous sans demander d’autorisation ni verser de rémunération, à condition bien sûr de ne pas la dénaturer après que celle-ci (l’oeuvre soit tombée dans le domaine public)

les contrats doivent être conclus par écrit et comporter des mentions obligatoires sur la nature des droits cédés ainsi que sur leur domaine d’exploitation. L’auteur ne peut s’engager à céder globalement ses droits sur des œuvres futures - n°001 de juin 2018

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ZOOM Cameroun

Un coffret de livres aux éditions D & L

1OO00

0272

Prix de vente du coffret de livres (CFA)

272 pages, le roman «l’infortunée» du coffret

0090 90 pages, «La cloche & le typan», poèmes

Sonia Tigomo

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© OAPE 2018. DR

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arlant d’originalité, c’en est une ! Dans le paysage de la production livresque au Cameroun, il est rare de voir des coffrets de livres. Bien plus, il est rare de voir un coffret d’un auteur, comportant 05 livres et publiés au même moment…Merhoye Laoumaye, l’écrivain, s’inscrit donc dans cette lignée de privilégiés. Daniel Najiber, responsable des éditions D & L (Danimber & Larimber) explique comment s’est effectué la trouvaille : « C’est par un coup de hasard que je suis tombé sur cet auteur. Arrivé chez lui, il m’a fait savoir qu’il avait plusieurs manuscrits dans ses coffres et ne souhaitait plus les présenter aux éditeurs ». Celui-ci, après avoir lu le premier s’est montré séduit et a pu convaincre ce dernier à lui faire confiance. Ce coffret publié compte pour un des bestsellers de la maison d’éditions. En plus clair. Il s’agit donc d’un produit éditorial, cartonné de format 16x20x5cm, imprimé en quadrichromie, et en relief. Il présente deux modèles : le premier

de couleur noire (à gauche) et le second, de couleur blanche (à droite, en dessous). Le coffret comporte cinq (05) ouvrages dont : deux recueils de poèmes intitulés « La Cloche et le Tympan » (90 pages), «Le Silence se tait» (76 pages), deux recueils de nouvelles : «Les lunettes du caméléon» (120 pages), «le Tourniquet»

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(72 pages), et un roman intitulé «L’infortunée» (272 pages). L’achevé d’imprimer nous indique que cette belle production a été faite en Turquie. Le coffret est disponible chez l’éditeur au prix de 10.000 FCFA. Elle devrait inspirer les éditeurs de ce continent riche en symboles (écrivain, politique, humanitaire, etc.)


ZOOM Rwanda

Dans la maison d’édition BAKAME

1995

2005

Date de création des éditions Bakame

Date de construction d’un bâtiment à Kigali

2012 Confirmée Organisation d’utilité publique Le concept est basé sur le principe de l’Œuvre suisse des lectures pour la jeunesse (OSL) qui a parrainé la création de la maison. L’association Bakame – livres pour enfants rwandais la soutient professionnellement et financièrement.

Profil

Nelly Françoise

B

akame est le nom d’un lièvre rusé, bien connu des enfants du Rwanda. Fondées en 1995 à Kigali, les Éditions Bakame, sont la première maison d’édition rwandaise pour la littérature d’enfance et de jeunesse. Elles publient des contes, des documentaires, des romans et des albums et font la promotion de la lecture dans les écoles.

Profondément touchée par le génocide qui a frappé son pays d’origine, Agnès Gyr-Ukunda a fondé les Éditions Bakame, maison d’édition pour l’enfance et la jeunesse. Elle voulait offrir une base culturelle aux nombreux enfants pour les aider à surmonter les conséquences psychiques du traumatisme vécu et elle espérait, avec la littérature de jeunesse, contribuer à la promotion de la paix.

Les Éditions Bakame éditent pour les enfants et les adolescents des textes basés sur la culture locale dans la langue du pays, le kinyarwanda. Pour que les livres soient à la portée de tous les enfants, le tirage doit être élevé et le prix bas. Il faut donc des donateurs qui assument les frais d’impression. La distribution est assurée en grande partie par les écoles. Les éditions promeuvent aussi la lecture dans une culture où l’écrit est encore très récent. Ainsi, Bakame a mis sur pied un projet stimulant de « bibliothèque-sac à dos» qui rencontre un grand succès. Sous le nom de « Bana dusome », les livres vont ainsi d’école en école, de classe en classe, accompagnés par un animateur. Le conseil des ministres du Rwanda l’a reconnu Organisation d’utilité publique en 2002 et l’a confirmé en 2012.

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© LIBRAIRIE - EDILIS. DR

© UNESCO. DR

La Grande interview Côte d’Ivoire

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La Grande interview Côte d’Ivoire

Mme Mical DREHI Lorougnon PDG, éditions EDILIS Portrait de Landry Amassayoga Propos recueillis par Ulrich Talla Wamba

L

a Côte d’Ivoire obtient son indépendance le 07 août 1960. Mical Drehi a sept ans. Fille d’instituteur, elle cultive vite sa curiosité pour la lecture, et donc les livres. À 39 ans, la professeure des lycées et collèges (d’Histoire & Géographie) met sur pied une maison d’édition (EDILIS). Sa motivation est toute tracée ; spécialisée dans l’alphabétisation et la post alphabétisation, et s’investit très vite dans la production de livres en français et en langues maternelles. Basée à Marcory, commune industrielle de la ville d’Abidjan, elle produit différents genres littéraires avec une spécialisation dans l’édition d’ouvrages

d’alphabétisation tant en français qu’en langues maternelles. Les éditions livre Sud EDILIS sont une maison d’édition créée en 1992. C’est une Société Anonyme avec un capital de 18.500.000 F CFA. Edilis a été créée sur l’initiative de promoteurs africains afin de participer au développement culturel de l’Afrique. Sa mission est donc l’édition, la promotion et la diffusion du livre. Elle est spécialisée dans tous les domaines de l’édition : littérature générale (romans, nouvelles, poésie), préscolaire, scolaire, parascolaire, alphabétisation, post-alphabétisation. Edilis possède également une librairie, la librairie du Commerce

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En collaboration avec l’ILA (Institut de linguistique appliquée de l’université d’Abidjan-Cocody) et la SIL (Société internationale de linguistique), Edilis a produit une série de syllabaires en langues nationales (baoulé, bété, sénoufo, dioula, koulango, akyé, abidji, dan, wobé, mahou, lobiri…). Ces syllabaires sont d’un apport très précieux dans la promotion des langues nationales.

ISBN : 2-909238 2-913942 2-914867 La production se poursuit afin de doter chaque langue ivoirienne d’un syllabaire, support d’un apport appréciable dans la promotion des langues maternelles. Afin de consolider les acquis de l’alphabétisation, EDILIS travaille à mettre à la disposition de la littérature de post-alphabétisation en langues maternelles. Tout cela, dans le but de participer au développement d’un environnement lettré en langues maternelles. Comme exemples nous avons « Les confidences de Médor » de Micheline Coulibaly, ouvrage au programme de la classe de 5e dans les lycées et collèges dont

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©MICAL DREHI SUR UN PLATEAU. DR

(située au Plateau, rue du Commerce). Cependant elle fait de l’alphabétisation, seule clé du développement, son cheval de bataille. En effet, Edilis, soucieuse du développement de la Côte d’Ivoire, entreprend depuis plusieurs années des actions dans le sens de l’apprentissage des langues nationales.

Quelle est la différence entre la « langue », le « dialecte » et le « patois » ? La langue maternelle est bien la langue que l’enfant entend dans son environnement immédiat dès sa naissance. C’est la langue de communication. Ainsi, pour ma part, en plus des langues africaines, je considère le français comme une langue maternelle chez les francophones, l’anglais chez les anglophones, lusophones, etc. En tant que moyen de communication, nos langues sont des langues au même titre que l’allemand, le français, l’italien, l’anglais, etc. Les termes « dialectes, patois, etc. » sont des termes qui traduisent un certain sentiment péjoratif, méprisant, pour celui qui est en face. Pourquoi avoir choisi de faire de l’alphabétisation par les langues maternelles, une priorité absolue ?

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Je ne crois pas avoir dit que cela était une priorité absolue. Pour moi il ne faut pas tomber dans l’excès. Actuellement on estime à 40% les alphabétisés sachant lire et écrire ; et 60% les analphabètes. Mais, ne pas savoir lire et écrire ne veut pas dire qu’on n’a pas de culture. Pour moi, la langue est la porte, le véhicule de chaque culture. Il se trouve que l’alphabet international prend en compte les langues africaines et autres. Avec introduction des différents tons qui permettent de faire la différence entre les langues.

Pour moi, la langue est la porte, le véhicule de chaque culture Toutes les langues peuvent donc s’ écrire et se lire. Donc elle est apprise et être préservée et conservée. L’UNESCO parle de 7 000 langues qui existaient et de la


la traduction intégrale en 23 langues ivoiriennes est déjà achevée. Les versions Dioula et sénoufo sont disponibles en librairie.

la diversité linguistique et culturelle de la Côte d’Ivoire, loin d’être un handicap, est une véritable richesse disparition de 1 000 langues sur le plan mondial avec bien sur la disparition dans nos pays, des langues parlées par une communauté qui ne s’étant que sur peu de villages. À l’heure du numérique, les continents sont donc des villages, les pays des quartiers. La langue est le nerf de l’école comme l’argent est le nerf de la guerre. Selon l’Unesco, les enfants apprennent mieux dans leur langue maternelle. Comment devrait s’y prendre la Côte d’Ivoire qui compte près de 60 langues ? Ou le Cameroun qui en a plus de 250 ? Alphabétiser dans les langues maternelles parlées par près de 60% de la population rurale permet de gagner du temps une fois une situation exprimée dans la langue écrite dans la langue est retenue car il n’y a pas d’oubli, il n’y a donc pas à apprendre par cœur. Cette énorme économie permet un apprentissage rapide.

Les apprenants peuvent faire un transfert aux français sans trop d’exercices de sonorisation. Il a été fait un dénombrement des locuteurs par langue et par groupe linguistique. Il convient de faire un choix par zone et y associer les parents. Il y a de plus en plus de mariages mixtes. Que les parents se parlent et parlent à leurs enfants. Le français est partenaire des langues africaines. Aussi, il faut développer une littérature bilingue pour assurer un environnement lettré. EDILIS a produit les ouvrages suivants selon les thèmes suivants : l’environnement, la santé, les techniques culturales. Ce qu’il faut pour assurer la lecture c’est bien le nerf de la guerre (l’argent). C’est ce qui manque. Nous avons fait la liste des ouvrages à produire pour le Cameroun avec 250 langues et plus. ANACLAC continue de travailler.

EDILIS, soucieux du développement du pays, a fait de la lutte contre l’analphabétisme son cheval de bataille. Outre l’édition d’ouvrage d’alphabétisation en français et en langues maternelles, EDILIS entreprend depuis plusieurs années par le biais du concept « Quinzaine de langues maternelles », des actions de promotion des langues maternelles. Au nombre de ces actions, nous pouvons citer des ateliers d’écriture, de séances d’initiation à la lecture et à l’écriture des langues maternelles, des concours et des jeux. L’objectif premier de cette Quinzaine des langues maternelles est de montrer que la diversité linguistique et culturelle de la Côte d’Ivoire, loin d’être un handicap, est une véritable richesse dont il faut tenir compte pour la création d’une vraie nation et du développement d’une cohésion sociale. Propulsé par : www.edilis.org

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Dans les livres

ODUFA, A lover’s Tale

by Othuke OminiaBohs Nigerian writer

© DR

By Vanelle Ngo Ntjee & Kenneth Nda-Lot

B

y the Nigerian novelist OTHUKE OMINIABOHS,” Odufa a Lover’s Tale” is a tumultuous and unmeasured love story between two young students: Anthony and Odufa. This novel constitutes 52 chapters written on 500 pages. Suffering from hypertension and infertility, Anthony is desperate when he meets Odufa who becomes his wife despite the opposition of their families. Thanks to his wife’s prayers, she brings forth a child which will later on be the cause of their separation. In order to overcome their grief, Anthony and Odufa decide to go spend some festive moments in Abuja (Nigeria) with his friend Brodun who proposes to help him finish the writing of his unfinished book. But against all odds, Odufa becomes hysterical and commits scenes of unheard violence. On their return to Kano after the proclamation of the presidential elections, they move into their apartment for the first time and Odufa gives birth to a baby boy. In the view of all the objections of non-reception opposed by odufa, Anthony remains skeptical on the paternity of the child. In order

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to momentarily avoid his friend, Anthony leaves early in the mornings and returns late at night. His mother-in-law accuses him of not being able to assist his wife in cooking, and threatens to go back to Lagos with Efizemo, Odufa’s son. The noose is tied around Anthony, his health deteriorates and his home is in disorder. Odufa and her family confiscate the child, and Anthony clings to his parents for help. In his ultimate attempt to get his wife and child back, Anthony fails due to the derailment of his family-in-law.

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Anthony passes his whole miserable life in review and forecasts ending it. True lyric narrative, this text has a capital importance in the sense that it outline’s relations between two families which were at a certain time hostile to each other, the nefarious consequences of certain illnesses and early engagements in love relationships. In view of the story told, there is a constant intrigue upheld in the narration of the story which captivates and keeps the reader constantly glued to his book.


Dans les livres

Le Tchad et son pétrole © DR

Défis politiques et enjeux géostratégiques de Hassan Adoum-Bakhit Haggar Hassan Adoum-Bakhit Haggar,

auteur, Responsable - Programme Infrastructure Qualité - Afrique centrale

pour aboutir aux différentes crises politiques que traverse son pays. C’est cette dernière destination qui l’amène à conclure que le pétrole est la cause du théâtre tragique qui se joue sur le sol tchadien aujourd’hui ; car il constitue la principale richesse du territoire.

Par François Gaël Mbala

L

E TCHAD ET SON PÉTROLE : DÉFIS POLITIQUES ET ENJEUX GÉOSTRATÉGIQUES est un

essai de l’écrivain tchadien Hassan Adoum-Bakhit Haggar. Publié aux éditions Veritas dans la collection Economia3, cet ouvrage de 300 pages est une démonstration, un cri, voire une vue panoramique de la gestion pétrolière tchadienne. Bâti sur trois parties, elles-mêmes construites sur neuf chapitres, LE TCHAD ET SON

PÉTROLE : DÉFIS POLITIQUES ET ENJEUX GÉOSTRATÉGIQUES est une

réflexion qui porte logiquement sur la problématique de l’exploitation et la commercialisation de l’or noir dont regorge le sous-sol du pays d’Idriss Deby Itno. Dans un style simple et ancré, l’auteur mène une étude diachronique qui va de la décolonisation, passant par la gestion du pétrole,

L’intérêt de cet essai nait de la critique de la mauvaise gestion du pétrole qui constitue aujourd’hui la plaque tournante des crises présent sur son territoire. L’auteur dans un examen fin et plein d’ingéniosité linguistique s’inspire également des réalités socio-politiques tchadiennes. Cet ouvrage d’Hassan AdoumBakhit Haggar est très riche en analyses et en solutions relatives à l’économie pétrolière pour parvenir à l’émergence. Il s’agit donc d’une approche à la fois politique et géostratégique correspondant à la nécessité d’initier le politique à la réflexion sur des questions de la gestion du sous-sol tchadien.

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Dans les livres en plus clair

Le Tchad et son pétrole Défis politiques et enjeux géostratégiques

D

En observant les faits à chaque étape, l’on se rend compte que le pétrole serait l’épicentre des tragédies que le pays a connues ; car la situation historique et politique du Tchad au regard de ses voisins et les grandes puissances est examinée par le biais des études stratégiques. Ces études relèvent de la géopolitique bien que son point de vue se réduise aux aspects militaires et les conséquences sur l’enjeu des ressources naturelles fréquemment l’objet de conflits.

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Reine Ngo Nyobe

Cheffe de rubrique

© OAPE 2018

epuis une trentaine d’années, le Tchad n’a pas manqué d’occuper de manière sporadique le devant de l’actualité au niveau des médias comme ça été le cas dans les rencontres internationales. Les sujets ne manquaient pas pour alimenter la chronique des journaux spécialisés chargés de régler les problèmes spécifiques le concernant ; lesquels vont de la décolonisation mal-achevée à la gestion de son pétrole en passant par les dictatures, les coups d’État et biens d’autres difficultés. « Tous ces sujets se font imbriqués les uns aux autres pour produire les mêmes effets : famine, épidémies, exode rural, afflux des réfugiés, violence (…) et perte d’identité du pays ».

« Les enjeux géostratégiques du Tchad se situent au niveau de sa continentalité, de sa position stratégique en Afrique, de la localisation des zones pétrolières sans oublier les divers conflits internes que le pays a connus ». Nous constatons qu’il existe une corrélation entre les défis politiques et les enjeux géostratégiques en partant de l’exportation et l’exploitation du pétrole au Tchad. De nos jours, le pays possède plus d’atouts et d’opportunités qu’autrefois pour faire face aux multiples défis du développement. Il est en mesure de prendre son destin en main. Pour cela, il est indispensable de réunir un minimum de conditions pour gagner cette nouvelle bataille.

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Celles-ci passent non seulement par la paix véritable, la stabilité politique, la bonne gouvernance, la transparence de la gestion des deniers publics ; mais aussi par une définition claire des stratégies de développement autour desquelles il doit avoir un large consensus d’acteurs de la vie politique et surtout des bénéficiaires « le pétrole peut créer des opportunités tout comme il peut être l’objet des discordes préjudiciables à l’unité nationale et à la stabilité si les revenus générés ne sont pas partagés équitablement. » Il peut également donner l’occasion au pays d’émerger et de bâtir une cohésion nationale harmonieuse, consistante capable de satisfaire ses besoins. Le pétrole a occasionné un déclic positif dans le paysage politique, économique et social. Le pétrole est cette ressource qui réveille les vieux démons de la sécession dans les pays où l’unité nationale n’est pas consolidée. Cet ouvrage serait certainement plus riche si Abderhaman Dady, ami de l’auteur était encore vivant ; car c’est lui qui avait assuré la coordination de la phase finale de l’exécution des contrats avec le consortium et les financiers dans ce pays.


Tribune libre Bénin

La lente agonie du livre au Bénin Quand écrire rime avec périr

S

i l’Article 40 de la Loi du 05 avril 2006 sur les droits d’auteur et droits voisins au Bénin stipule bien : « Le contrat d’édition doit faire mention d’un minimum d’exemplaires constituant le premier tirage. Il doit prévoir une rémunération proportionnelle aux produits d’exploitation (…) » ; la réalité des pratiques semble bien différente. Les droits d’auteur au Bénin ont une réalité juridico-légale, mais peinent à s’inscrire dans la réalité sociohistorique. Il convient alors d’interroger les causes profondes de cet état de chose afin d’arrêter les lentes et pénibles râles d’agonie du livre. Nombre de modèles d’organisation sociale ont pris forme au fil de l’histoire et se sont imposés dans divers contextes socioculturels. La question de la répartition des biens ainsi que celle de leurs destinations firent l’objet d’éminents traités, de réflexions qui n’ont guère perdu de leur quintessence. Des modèles ont donné une place singulière à l’individu dans la structuration sociale et dans la destination des biens d’autres visent davantage la communauté, il en existe enfin d’autres qui harmonisent individu et com-

Vincent Francis Djeguede Écrivain munauté. Aussi, propriété, patrimoine, véritables invariants sociaux, ont-ils de toujours constitué des enjeux dans les divers modèles socioculturels. Si l’action humaine a toujours revendiqué la responsabilité de son auteur, la production ou les productions humaines se doivent également de revendiquer leurs auteurs, leurs agents pour être plus précis. La Praxis serait ainsi une sorte d’analogie de la poesis ; autant l’homme produit-il des actes moraux et responsables, autant produit-il des choses, des objets, des idées, des biens matériels et immatériels. On pourrait saisir toute la pertinence de la notion de « propriété», de « patrimoine » et fonder le « droit » d’auteur, c’està-dire la capacité de la société à reconnaître les mérites d’un agent, l’utilité de sa production et de lui en rendre les fruits, d’une manière ou d’une autre. Les droits d’auteur

des œuvres de l’esprit ont progressivement émergé dans l’histoire se complexifiant juridiquement. Celui qui écrit un livre a autant de droits sur les fruits de ses idées que celui qui fabrique un avion par exemple. Mais force est de constater le déséquilibre de rapport et tout le conflit entre sciences dites « dures » et sciences dites « molles » et ainsi, les corollaires de la mentalité utilitariste et matérialiste issus de cette dichotomie épistémologique. Nos propos dans cet article se veulent une analyse critique des rapports à la « culture » intellectuelle, immatérielle à travers le livre au Bénin d’une part et d’autre part un état des lieux des droits d’auteurs dans ce même pays.

Bref historique des droits d’auteur au Bénin Ce fut à la Société française des Auteurs, Compositeurs et Éditeurs qu’était assignée la gestion du droit d’auteur dans les États africains anciennement colonisés par la France. Pour tout fonctionnement, des fonctionnaires de la SACEM en poste à Abidjan, par périodes régulières, se rendaient au Dahomey (ancien nom du Bénin) pour percevoir des redevances de droit

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Tribune libre Bénin

Analyse critique du marché du livre au Bénin Dresser un état des lieux des droits d’auteurs au Bénin, reviendrait avant tout, à passer au crible de l’analyse la place-même de la culture, de l’éducation et des politiques respectives qui les accompagnent. Ainsi, il convient de faire remarquer d’entrée de jeu, que le marché de l’écriture, du livre est de plus en plus difficile au Bénin, puisque le goût pour la lecture, la culture tend à s’affadir ; et que la

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production de livres devient une aventure «ambiguë». Les raisons de cet état de choses paraissent multiples, tant méritent-elles un approfondissement. D’une part l’invasion des Technologies de l’Information et de la Communication lesquelles constituent un véritable fait social total pour citer Marcel Mauss, aujourd’hui et suscitant de nouvelles questions. Les Tic(s) se heurtent à la question de leurs propres finalités, instaurant un conflit entre téléologie et axiologie. La valeur réside-t-elle dans la finalité des Tic(s) ou la finalité (les finalités) coïncide avec la valeur ? Ces questions sont loin d’être résolues et se complexifient avec les problèmes liés à l’éducation au Bénin, les problèmes liés au système éducatif béninois . La culture en tant que connaissance spécialisée et généralisée mais également en tant que représentations symboliques, paradigmes d’un peuple d’une société donc la culture dans sa double dimension est en perte de vitesse du fait du phénomène des Tic (s) et des problèmes structurels de l’éducation au Bénin. Les gens ne lisent plus ! Les jeunes ne lisent plus ! Parce qu’ils sont pris dans l’engrenage de la culture de l’image et se retrouvent face à un système éducatif qui ne s’est pas encore stabilisé. La difficulté à être auteur, écrivain au Bénin réside également dans l’absence d’une bonne politique en termes de visibilité des maisons d’édition. Les maisons d’édition au Bénin de par notre propre expérience d’écrivain n’ont pas su développer des stratégies de valorisation des œuvres et d’innovation en termes

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de lignes éditoriales originales pouvant susciter l’attention et l’intérêt dans un contexte de désamour de la « culture ». Parler des droits d’auteurs, c’est donc faire un diagnostic du système encore en construction et pas harmonisé. Nombre d’écrivains béninois s’auto-publient ou publient à l’extérieur du fait des difficultés liées au marché de la lecture, de l’édition et des droits d’auteurs. Les droits d’auteur semblent en conséquence ne pas être un acquis au Bénin ; puisque l’effort de l’écrivain, de l’auteur ne cesse de buter à un ensemble de facteurs qui tiennent comme nous l’avons développé du contexte socioculturel et des dysfonctionnements liés au système éducatif. Ainsi, lors de la journée mondiale du livre et du droit d’auteur, célébrée ce 23 avril 2018 à travers le monde entier sur le thème : « lire, c’est mon droit », quelques écrivains béninois dont Fassinou Adélaïde Allagbada ont saisi l’occasion pour exprimer leurs conditions difficiles de vie et de travail. Elle affirme : « Non, jamais. Je n’ai jamais joui de mon droit d’auteur. J’ai publié des œuvres ici au Bénin comme en France. J’ai déposé mes publications à la bibliothèque nationale. Mais je n’en joui pas. Normalement, la bibliothèque nationale et le Bureau béninois du droit d’auteurs et des droits voisins (Bubedra), devaient travailler de concert de manière à ce que ceux qui publient des ouvrages et qui les déposent à la bibliothèque nationale, puissent jouir de leurs droits d’auteur. « Pire, au Bénin ici si tu n’as pas les moyens pour publier, tu ne sortiras aucun ouvrage ».

FAIBLE QUALITÉ DE L’IMAGE. DR.

d’auteur afin de les redistribuer aux sociétaires. En 1976 le Bénin (République Populaire de Bénin en ce moment) s’était émancipé avec une ferme volonté d’indépendance et d’auto-gestion du système juridique béninois à tous les niveaux. Il faut attendre 1984 pour voir le Président de la République, le Général Mathieu Kérékou promulguer la première loi sur le droit d’auteur. Elle est connue sous le nom de la loi n°84-008 du 15 mars 1984 relative à la protection du droit d’auteur en République Populaire du Bénin, instituant le Bureau Béninois du Droit d’Auteur (BUBEDRA). En 2006, une loi relative à la protection des droits d’auteurs et droits voisins au Bénin fut également adoptée. Mais doit-on se frotter tranquillement les mains et se murer dans un confort juridico-légal, ne citant que les mots d’une loi sans interrogation ? Les dispositions légales suffisent-elles à vraiment protéger les auteurs et leurs droits ? Quelle analyse peut-on faire du marché du livre au Bénin en général et de la gestion des droits d’auteurs en particulier ?


On pourrait ainsi dire sans risque de se tromper que les droits d’auteur au Bénin ont une réalité juridico-légale, mais peinent à s’inscrire dans la réalité sociohistorique. Il convient d’interroger les causes profondes de cet état de chose et d’approfondir les recherches ainsi que les analyses pour un changement de l’ordre actuel des choses à travers des réformes concrètes tant sur le plan de l’éducation formelle et informelle, tant sur le plan du fonctionnement des maisons d’édition, du BUBEDRA et des ordres organismes de gestion et de promotion de la culture au Bénin.


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J

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engage with fellow residents. The residency will include a daily breakfast. If you are interested, kindly forward a copy of your CV, the names and contact details of three referees, and proposal of 500 words outlining the work you intend to do to info@jias.joburg by 31 August 2018.

ILS ONT DIT

Publishers Book est édité par l’Oape (Observatoire africain des professionnels de l’Édition) Fondateur : Ulrich Talla Wamba (mai 2018) Directeur de la publication : Ulrich Talla Wamba RÉDACTION Directrice de la rédaction : Zenabou Mayonmoun Rédacteurs en chef : Symphorien Ambassa, Chesly Forben (Adj.) Cheffe du service anglais : Chesly Forben Chefs de Rubriques : Ruth Fonyong, Yvan Biwole Bekono, Papin Loïc Nang-Mbi, Reine Ngo Nyobe, Cyrille Noah Rédacteurs : François Gaël Mbala, Vincent Francis Djeguede, Kenneth Nda-Lot, Jasmine Ngo Ntjee, Sonia Tigomo, Landry Amassayoga, Flavie Wancha, Géraldine Naseh

Richard Ali, Éditeur, Nigeria « Il semble y avoir beaucoup plus d’obstacles à l’accès au marché chinois que les difficultés déjà énormes d’un éditeur africain accédant aux marchés européens, nord-américains et arabes »

LES CRÉATIFS (Direction Créa) Directeur de la créa : Destin Yimka Les créatifs* : Danielle Ndo’o Nana, Rose Andela Elingui, Kelly Tatnkam, Sonia Tigomo, François Gaël Mbala, Yvan Biwole Bekono, Danielle Nzogong Djotta, Linda Akouassovi, Cyrille Noah, Sergine Bibega, Flavie Wancha, Jacques Christian Abanda Mbarga,

SUR, CONAKRY, CAPITALE MONDIALE DU LIVRE (RFI) Sansy Kaba Diakité Éditeur, Guinée Conakry

Marie-paule Huet Éditeur, Guinée Conakry

Alhassane Chérif, Écrivain, Guinée Conakry

« On ne travaille pas pour peuple. Ce n’est pas pour choquer. C’est à l’État, au président de la République, de faire ce travail. Ce n’est pas à nous, pendant une année d’alphabétiser toute la Guinée »

« C’est désolant. On a vu beaucoup de jeunes s’intéresser aux livres, mais ils appartiennent déjà à des clubs littéraires. Je ne crois pas qu’on ait eu énormément d’impact sur la population même »

« Il y a eu un engouement, une émulation. Tout le monde s’est mis à écrire et 160 titres ont été édités rien que pour l’évènement ‘‘Conakry, capitale mondiale du livre’’ »

LA SUITE SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX

MARKETING & COMMERCIAL Directrice : Rosalie Ntsama Mbogossi Équipe : Klara Minlo Mboe, Audrielle Tchamo Tcheugoua, Christophe Nguema, Marie-Thérèse Etoundi Prix de vente : 1 euro (version numérique) & 3 euros (version imprimée) COMMUNICATION Directrice : Laure Nayap Équipe : Rose Andela Elingui, Sonia Tigomo RETROUVEZ-NOUS SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX :

Twitter : @oape_africa Facebook : oape-africa Tél.: (+237) 691784878 / (+237) 677243273 Émail.: oape.africa@gmail.com © Dépôt à la publication. OAPE juin 2018.


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- n°001 de juin 2018

Publishers Book - n°001 - juin 2018 by OAPE - African Observatory of Professional Publishers  

L'Oape publie tous les mois un magazine professionnel et spécialisé dans les métiers du livre. Dans ce numéro: - CAMEROUN: dossier complet s...

Publishers Book - n°001 - juin 2018 by OAPE - African Observatory of Professional Publishers  

L'Oape publie tous les mois un magazine professionnel et spécialisé dans les métiers du livre. Dans ce numéro: - CAMEROUN: dossier complet s...

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