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as simple de trouver dans l’actualité des marchés et des entreprises un rayon de soleil pour éclairer ce triste mois de novembre. Les nouvelles négatives s’accumulent, l’économie mondiale s’arrête et les efforts des Etats sont vains pour ranimer un consommateur qui a décidé de faire grève.

L’arrêt est tellement spectaculaire que le temps des records a sonné sur les marchés financiers ! Saviezvous, par exemple, que : • le montant total des pertes enregistrées sur les marchés boursiers depuis le début de l’année avoisine 33 000 Md$, une baisse de plus de 50% de la capitalisation boursière mondiale, • avec une valeur de 36,2, l’indice manufacturier ISM (Institute for Supply Management) a atteint son plus bas niveau depuis mai 82, • le Baltic Dry Index (indice qui mesure le prix des bateaux pour le commerce mondial) est passé d’un plus haut historique de 11 793 points le 20 mai dernier à guère plus de 800 points aujourd’hui (-93% en 6 mois !), enfonçant sa valeur de départ de 1 000 points établie en... 1984, • le total des garanties et des financements qui peuvent être mobilisés par la Réserve fédérale pour sauver les banques (306 Md$ et 45 Md$ de fonds propres pour la seule CITIGROUP) et soutenir l’activité dépasse dorénavant 8 300 Md$, près de 60% du PIB américain actuel… Bref, plein de chiffres, de statistiques et de repères plus extraordinaires les uns que les autres pour nous faire comprendre depuis quelques semaines que le monde va mal : selon le National Bureau of Economic Research (NBER), l’Amérique est entrée "officiellement" en récession depuis le mois de décembre 2007 ! Ouf, on aurait pu croire que ça venait seulement de commencer… Mais, au fond, à quoi ça sert de savoir tout ça ? Qui doute encore que la crise financière a envahi l’économie mondiale ? Depuis le mois d’octobre, une seule question est importante : quand allons-nous sortir de cette tourmente ? Après avoir sous-estimé l’ampleur de cette crise, nous serions bien présomptueux de prévoir et d’affirmer le calendrier de la sortie. En revanche, nous affirmons que les moyens mis en œuvre par les autorités (banques centrales, Etats, marchés) vont permettre d’en sortir dans les mois qui viennent, et non pas dans plusieurs années, comme on ne cesse de l’entendre de la part de ceux qui n’ont rien vu venir ! Pendant ces périodes de crise, la psychologie négative s’installe dans l’esprit des investisseurs et toutes les catastrophes semblent possibles même si elles n’arrivent pas : les dettes ne sont plus remboursables, les consommateurs ne consommeront plus et le monde ne sera jamais plus comme avant… Refrain habituel que nous avons déjà entendu à plusieurs reprises : lors de la crise de 2001/2002, toutes nos Lettres de l’époque * décrivaient déjà ce désarroi quotidien des intervenants.

La dictature de l’instant est toujours mauvaise conseillère ! Nous l’avons souvent relevé en parlant de la perception des « évidences * ». L’évidence aujourd’hui est aussi négative que l’évidence précédente était euphorique. Par exemple, l’absence de transaction sur les marchés obligataires est aussi ridicule que l’euphorie qui y régnait il y a 18 mois lorsque "l’océan de liquidités" ne semblait jamais pouvoir s’assécher. « Alors, arrêtons de mettre les petits plats (les comportements grégaires) dans les grands (les prophéties visionnaires) * » : "l’océan de liquidités" n’a jamais existé et il n’a donc pas disparu ! La déflation mondiale n’aura pas lieu et les excès de levier financier se corrigent de façon d’autant plus excessive que l’intoxication a été grande. Mais au bout du compte, ce n’est pas parce que le sevrage est difficile et que la cure de désintoxication est pénible que l’économie a disparu. Nous n’avons toujours qu’un seul repère en bourse : « La valeur des actions dépend toujours étroitement de la croissance des bénéfices, du niveau de taux d’intérêt et… de la confiance des investisseurs dans leur futur » (cf. Lettre d’avril 2000). Si la croissance des bénéfices est faible à court terme, aucun doute que la fin de la peur et le retour de la confiance permettront un effet de levier sur le prix des actifs bien supérieur à celui du crédit.

* Lettres d'octobre 2002 et mars 2003. Retrouvez la version intégrale sur notre site www.fin-echiquier.fr

Didier LE MENESTREL


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AGRESSOR Depuis la fin du premier trimestre, Agressor a fait le choix d’investir les actifs que vous lui avez confiés à plus de 90% en actions. La confirmation du ralentissement économique mondial et la peur grandissante d’une dépression (sans équivalent depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale) ont entraîné tous les prix des actifs (matières premières, dette, immobilier) dans une baisse brutale : le pétrole perd par exemple 60% depuis 4 mois, rattrapant les performances épouvantables de tous les marchés d’actions (-50% en moyenne) depuis le début de l’année. Pas de refuge pour les investisseurs, "cash is king" ! Votre équipe de gestion estime que le pire est désormais derrière nous. Le pessimisme des opérateurs atteint des sommets, nourri par un flot de nouvelles particulièrement négatif à court terme. Ce pessimisme est excessif, les mauvaises nouvelles sont le fruit d’une année complète de restriction du crédit qui a atteint son paroxysme au mois d’octobre 2008 ! C’était il y a un mois déjà… Premier signe d’amélioration, le marché du crédit renaît, les taux courts se détendent et les émissions obligataires reprennent. Le coût est plus élevé pour les secteurs liés au cycle économique (8,8% pour BMW contre 6,7% pour CARREFOUR), mais supportable pour les meilleurs élèves. Même les cas "désespérés" comme FAURECIA parviennent à se refinancer (1,4 Md€) dans des conditions raisonnables : moins de 9%, mieux que pour DAIMLER !

Les opérations CONJONCTURELLES : Le marché est allé très loin dans la correction des valorisations, beaucoup plus que nous ne l’anticipions : PSA -67%, SAINT-GOBAIN -36%, ou encore REXEL -57% depuis leur entrée dans votre fonds. Reste que l’écart de perception entre les secteurs dits "cycliques" et ceux dits "défensifs" n’a jamais été aussi fort. La valorisation des sociétés cycliques et endettées reste très inférieure aux plus bas des précédents cycles. L’automobile et la construction traitent sur des ratios historiquement faibles : PSA se négocie à 28% de ses fonds propres, en dessous du plus bas de 1993 (43%). Pire, en absolu, la société cote juste au-dessus de 12€, le cours "plancher" de 1991. A l’inverse, les entreprises "défensives" demeurent valorisées avec des primes extrêmement fortes. ESSILOR (2xCA), DANONE (idem) ou encore L’OREAL (2,3x CA) traitent à leur moyenne historique de valorisation, le marché leur accordant une "surprime de visibilité" qui limite une revalorisation potentielle future. Le levier sera plus fort sur les sociétés qui cotent en dessous de leurs fonds propres (54% de votre fonds), plutôt que sur les sociétés dont les actifs sont déjà bien valorisés. Agressor reste convaincu du potentiel de revalorisation de ses choix "contrarian" et ne cèdera pas aux sirènes de la thématique défensive. La baisse unilatérale des marchés nous a quand même permis de nous positionner sur des dossiers rarement présents dans votre FCP. Agressor a renforcé son exposition à des modèles "créateurs de valeur" sur le long terme, aux caractéristiques moins cycliques que les choix habituels de votre équipe. ACCOR (cours 25€ - PE de 10) fait partie 5

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de ces nouveaux investissements à un cours au plus bas depuis plus de 10 ans (26€ en 2003, 24€ en 1997). Si le cycle hôtelier s’annonce difficile dans les mois à venir, le modèle économique et la forte présence d’ACCOR sur le marché du tourisme grâce à sa position en France lui permettront de limiter les dégâts. Nous comptons surtout sur la division Chèques et Cartes de Services qui représente désormais 43% du résultat opérationnel du groupe, facteur de croissance et de rentabilité régulières, pour limiter la volatilité des résultats futurs. Le dynamisme de cette activité "titres de service" est aussi l’une des raisons de notre investissement dans SODEXO (0,5xCA) qui démontre, mois après mois, sa capacité à profiter de la tendance long terme d’externalisation des services. Dans les deux cas, les managements sont entourés par des actionnaires "volontaires".

FONDAMENTALES : Une fois n’est pas coutume, nous évoquons un cas de "noninvestissement". Le groupe pétrolier TOTAL, qui représente 16% de l’indice CAC 40, n’est pas présent dans votre portefeuille malgré son influence majeure sur la variation de cet indice de référence et la tentation "boursière" de venir s’y réfugier pendant les périodes troubles. Depuis 2002, les résultats du groupe pétrolier ont fortement progressé (+120%) en parallèle direct avec l’évolution du prix du pétrole (+380%). L’augmentation de la rémunération des capitaux employés sera plus difficile dans les années à venir avec un seuil de rentabilité des nouveaux investissements de 65 dollars par baril et des acquisitions obligatoires pour renouveler

les réserves à long terme. Sans oublier que les perspectives de croissance de volumes sont limitées et que l’évolution des résultats dépend toujours principalement du prix du baril et de la gourmandise fiscale des états, deux facteurs que nous ne maîtrisons absolument pas. Bref, nous assumons ce choix difficile (TOTAL ne perd que 32% depuis le début de l'année) de ne pas confier de capitaux à la première capitalisation boursière de Paris. Pour finir sur un ton plus positif, remarquons qu’après trois ans de calme plat, le cycle de la réassurance repart et nous participons à ce redémarrage via le N°5 du secteur : le réassureur SCOR (valorisé 76% des fonds propres), l’acteur qui a su très tôt lire la crise et s’adapter en conséquence. L’aversion au risque lui redonne un fort "pricing power" et la gestion irréprochable des actifs au bilan lui confère une forte crédibilité dans un secteur peu exempt de tout reproche dans le développement de la crise financière : dans tous les métiers il y a de bons élèves et surtout de bons managers, Monsieur Kessler, président de SCOR, en fait partie !

Stratégie d’investissement A contre-courant de la peur actuelle des investisseurs, Agressor investit en actions et continue de privilégier les sociétés mondiales ou nationales qui sortiront grandies de cette période trouble pour dégager de la performance. Dans son radar, toujours les mêmes critères de visée : un management fort, capable d’anticiper et de réagir, ayant les moyens de ses ambitions grâce à une génération régulière de cash et sous l’impulsion (un peu de contrôle ne nuit pas) d’un actionnaire impliqué et présent pour défendre l’intérêt des actionnaires minoritaires.


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La reprise des émissions obligataires est sans aucun doute la bonne nouvelle que nous attendions et ce, malgré des niveaux de rémunération élevés (souvent supérieurs à 6%) demandés par les investisseurs. Parmi les qualités que nous recherchons pour nos investissements, nous avons toujours privilégié la solidité financière et la capacité à rembourser la dette. Avec, en moyenne, un niveau d’endettement sur capitaux propres de 57% et des cash-flows sur dette nette de 137%, les valeurs d’Echiquier Major font partie des entreprises les plus robustes pour les agences de notation (80% des entreprises notées sont AA ou A). Pas étonnant que, parmi les sociétés ayant eu recours au marché obligataire pendant ce mois de novembre, on retrouve cinq valeurs de votre fonds : AIR LIQUIDE, DANONE, BP, BASF et METRO. Depuis la création du fonds, nous vous affirmons que les leaders traversent mieux les crises. Pour le démontrer, nous avons effectué un travail sur les performances économiques et boursières des valeurs de votre portefeuille au cours des dix dernières années (1998-2008) en les comparant à celles de notre indice de référence, le Dow Jones Stoxx 600. Les résultats sont (heureusement) rassurants. Sur la période, la croissance des bénéfices par action du portefeuille actuel aurait été de 201% contre 88% pour son indice. Pour sa part, la performance boursière aurait atteint +51% contre une baisse de 21% pour son indice. Même si cet exercice est théorique et ne préjuge pas des résultats des dix prochaines années, ils confirment néanmoins qu’investir sur le moyen terme sur des valeurs de qualité est attrayant. Face à cette capacité de croissance bénéficiaire, nous n’avons pas de doute que le marché saura valoriser à sa juste valeur ces beaux modèles économiques comme il a su le faire dans le passé.

ECHIQUIER PATRIMOINE Echiquier Patrimoine a fait de la résistance dans un mois de novembre chahuté. La part de votre fonds cède 0,3% sur la période, portant le repli annuel à -6,8%. Que faire dans ce contexte ? Une certitude : tenir

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quand les fondamentaux et les valorisations le permettent. A la suite d’un contact avec Christian Richel, président de RICHEL SERRES DE FRANCE (fabrication de serres et de jardineries), nous avons été confortés dans la conviction que la société a la capacité de maintenir son dividende et de préserver ses résultats sans compromettre son développement. Aujourd’hui, le rendement ressort à plus de 10% et le potentiel d’appréciation du titre est supérieur à 100% ! Nous conservons donc notre position et confirmons l’adage chinois qui dit « qu’un moment de patience peut préserver de grands malheurs et un moment d’impatience, détruire toute une vie ». « Les fous font les banquets, les sages les mangent » est le deuxième dicton que votre équipe a adopté ce mois-ci. Suivant ce précepte, nous continuons de rester à l’affût d’opportunités que le marché offre sur le compartiment des grandes valeurs. Ce mois-ci, nous avons jeté notre dévolu sur BOUYGUES, dont le rendement "historique" de 5%, et la décote de près de 30% sur l’actif net réévalué, nous rendent la valorisation particulièrement attractive aujourd’hui. Devant ce festin d’opportunités, Echiquier Patrimoine reste toutefois fidèle à sa stratégie prudente avec une sélection d’actions financièrement solides (tangibilité des bilans, capacité à produire des flux financiers réguliers) et un taux d’investissement en actions qui demeure proche de 10%.

ECHIQUIER QUATUOR Le marché financier est comme le maniacodépressif : il alterne les phases d’exaltation ("rally") et les phases de dépression (chute). Depuis mai, il s’est clairement enfermé dans une spirale dépressive et au cours du mois écoulé aucune amélioration n’a pu être constatée. La Bourse de Paris a ainsi perdu encore plus de 6% sur la période et le syndrome des "faillites à venir" a entraîné dans les abysses des valeurs comme PEUGEOT (-31,6% sur le mois) à 14,2€, VALEO (-27,5%) à moins de 10€, MONTUPET (-21,2%) à un peu plus de 3€ ou encore le GROUPE PARTOUCHE (-27,5%) …à moins de 3€ ! Bref, difficile de « faire boire un âne qui n’a pas soif » et même les bonnes nouvelles sont rapidement occultées, l’état dépressif reprenant alors rapidement


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Un revirement certes surprenant mais qui présente de nombreux avantages. Tout d’abord, avec 26% du capital de THALES, DASSAULT AVIATION deviendrait encore plus incontournable dans la recomposition du paysage de la défense en France et en Europe. Patrimonialement, c’est donc une bonne affaire. Ensuite, sur le plan industriel, la coopération entre les deux groupes est moins évidente, mais les compétences de THALES et de ses filiales (ex ESD) dans les radars et l’électronique embarquée pourraient enfin permettre à l’avionneur d’engranger son premier succès à l’export du Rafale. Enfin, en proposant seulement 38€ par action, soit une facture globale avoisinant les 2 Md€, DASSAULT AVIATION fait une belle opération financière. Non seulement, il lui restera encore 2,7 Md€ dans ses caisses mais l’impact sur les profits serait relutif de près de 30% dès la première année, le bénéfice du groupe augmentant d’environ 110 M€ à près de 500 M€. Tout cela est jugé insuffisant par le marché et le titre cote quasiment au plus bas de l’année à 420€. A ce niveau, "Monsieur Marché" en oublie que la valeur boursière est à un niveau inférieur au cash détenu dans les livres, et fait fi de la baisse du pétrole ou de l’appréciation du dollar par rapport à l’euro. Décidément, quand l’âne n’a pas soif…

ECHIQUIER AGENOR Novembre s’est avéré un nouveau mois difficile pour votre fonds et plus largement pour les petites et moyennes valeurs européennes ! L’indice de référence affiche un repli de 8% et votre fonds baisse de 8,9%. Parmi les rares satisfactions du mois, la bonne résistance des titres liés au secteur ferroviaire :

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le dessus. L’initiative menée par DASSAULT AVIATION pour racheter la participation de 20,9% de THALES détenue par ALCATEL est une bonne illustration de cet état psychologique. Après avoir chanté tout l’été que DASSAULT AVIATION n’était pas intéressé par THALES, et même plus encore, était vendeuse de sa participation de 5% dans le groupe d’électronique de défense, Charles Edelstenne son président vient d’annoncer qu’il entrait en négociation exclusive avec ALCATEL pour reprendre les titres THALES…

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VOSSLOH (+21%), DELACHAUX (+17%) et, dans une moindre mesure, CAF (+3%). Ces titres ont salué l’accélération des dépenses d’infrastructures dans plusieurs pays. Notons aussi le rebond de TELEPERFORMANCE (+12%) qui profite de la bonne tenue de son activité au troisième trimestre et de la publication de prévisions positives pour 2009, un message de confiance en l’avenir remarqué, à un moment où peu d’autres groupes se risquent à prendre ce risque. Ces titres ont bénéficié à plein des caractéristiques contra-cycliques de leurs secteurs, contrairement au dossier DRAEGERWERK (-26%), équipementier médical, normalement résistant au cycle mais incapable de faire face à la tendance baissière du marché boursier. Une réaction qui prend d’autant plus vos gestionnaires à revers que la valorisation du groupe est faible (P/B 0,8x, PER08 7,5x). Preuve que, dans un marché où la recherche de liquidités domine le comportement de certains opérateurs, les méthodes de valorisation peuvent devenir caduques. Une situation qui ne peut être que temporaire ! Face à cet environnement, nous faisons preuve de pragmatisme. Nous avons initié une position sur le distributeur grec FOURLIS afin de profiter du programme d’ouverture des magasins IKEA dont le groupe est le franchisé sur sa zone géographique. A un moment où le segment des valeurs moyennes est déserté, nous réaffirmons nos convictions sur cet univers qui regorge d’opportunités pour des investisseurs motivés et patients.

ECHIQUIER JUNIOR Après un mois d’octobre particulièrement difficile sur les marchés financiers, le mois de novembre a été marqué par une volatilité très forte sur les indices. Echiquier Junior "résiste" dans cette tempête boursière en limitant la perte à 5,7% contre son indice de référence qui abandonne 7,1%. Après la fusion effective le 21 novembre 2008 avec Echiquier Neteor, nous avons continué de concentrer le portefeuille avec pour objectif de détenir, à terme, 35 lignes. Nous avons soldé nos positions sur les


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dossiers européens (BOEWE SYSTEC, WASHTEC, NEMETSCHEK) et sur les valeurs qui ne correspondent plus aux critères d’investissement d’Echiquier Junior (VIEL & CIE, GROUPE GUILLIN et VOYAGEURS DU MONDE). Dans cet environnement morose, nous nous sommes concentrés sur le terrain ! Rien ne sert de contempler les écrans qui délivrent tous le même message pessimiste. C’est en allant au contact des entrepreneurs pour bien comprendre les enjeux de la crise et analyser la capacité des sociétés à en sortir encore plus fortes que nous allons construire les performances de demain. Nous avons donc initié une ligne sur le dossier 1000MERCIS (1,6% du fonds) que nous suivons depuis l’introduction en bourse en 2006. La société est positionnée sur le marché de l’e-mailing en France, un marché d’environ 100 M€ en croissance de 15/20% par an d’ici 2010. Nous avons réalisé de nombreux entretiens avec des professionnels du secteur, des managers de sociétés cotées ou privées, des responsables marketing et des spécialistes de bases de données. Ces contacts confirment la grande qualité d’Yseulis Costes et de Thibaut Munier, les fondateurs et principaux actionnaires avec 44% du capital, et le bon positionnement stratégique du groupe. Tous ces éléments nous permettent d’avoir confiance dans les capacités de croissance de ce petit projet. Dans le secteur agro-alimentaire, nous avons visité la plus grande usine de conserves et de surgelés de BONDUELLE (0,5xCA09 et 9xPER 2009). Le groupe a su, au fil des années, conquérir sa position de leader grâce aux relations étroites nouées avec les agriculteurs, à la stratégie d’implantation locale de sites de production (33 dans le monde), et à l’excellente maîtrise des processus de fabrication.Visiter un entrepôt peut révéler d’autres barrières à l’entrée, financières cette fois-ci, car l’activité est très saisonnière et "gourmande" en capitaux : plus de 6 mois de chiffre d’affaires stockés au pic d’activité ! Même si l’année 2009 s’annonce difficile sur le plan des résultats des entreprises, nous sommes persuadés que les valorisations atteintes sont déconnectées de la réalité économique. Avec 14% de liquidités dans votre

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fonds, nous travaillons actuellement à dénicher les sociétés qui sortiront plus fortes de la crise en concentrant nos efforts sur les entreprises saines financièrement et dont les équipes de direction ont déjà su traverser des crises économiques.

ECHIQUIER REAL ESTATE Le mois de novembre n’a pas inversé la tendance d’octobre. Votre fonds a perdu 14% et près de 50% depuis le début de l’année. Les conditions de crédit sont toujours le "chef d’orchestre" des marchés, notamment d’actions. Les dettes à échéance 2009 seront-elles remboursées, les garanties bancaires seront-elles activées ? Telles sont les grandes questions du moment. Cette situation crée les opportunités de demain. Votre fonds est, par exemple, devenu actionnaire de KLEPIERRE. Au cours des dix dernières années, la société s’est imposée comme l’un des premiers investisseurs européens de centres commerciaux, grâce notamment à un recours massif à la dette. Son portefeuille est aujourd’hui valorisé 12,5 Md€, ses dettes représentent plus de 6 Md€. En d’autres termes, KLEPIERRE se rapproche du fameux ratio de garanties bancaires selon lequel les dettes ne doivent pas excéder 50% de la valeur du patrimoine : la société s’est engagée vis-à-vis de ces banques à ne pas dépasser 52%. Dans le cas inverse, le marché anticipe le pire : hausse des taux d’emprunt, ventes forcées d’actifs, recapitalisation du bilan… un scénario très noir : le cours a perdu 56% depuis le 1er janvier et 25% en novembre. Mais ce faisant, le marché oublie que le premier actionnaire de KLEPIERRE est BNP PARIBAS, avec 52% du capital. BNP PARIBAS est l’une des banques européennes les plus robustes dans la crise financière actuelle. Elle a fait son travail d’actionnaire et s’est engagée à souscrire à la totalité d’une augmentation de capital de 356 M€ que KLEPIERRE a finalisé en novembre. L’augmentation de capital, réalisée au cours attractif de 15€, est de nature à rassurer. Elle rééquilibre le bilan de KLEPIERRE et prouve le soutien solide de BNP PARIBAS. A ce cours, le titre capitalise 7,1 fois son cash-flow 2008. Il faut remonter à 1992 pour


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ECHIQUIER JAPON Novembre a encore été mauvais pour les différentes bourses, dont celle de Tokyo. Le Topix a perdu 3,7% au cours du mois, mais Echiquier Japon a progressé de 1,4% sur cette même période. Le résultat des élections américaines n’a pas permis de dissiper les inquiétudes dues au renforcement du yen. Deux secteurs ont été fortement impactés, le secteur automobile et le secteur immobilier. Ce dernier a également fortement reculé en raison de nouvelles faillites, dont celle de MORIMOTO. En revanche, le marché du papier (baisse des matières premières) et celui des télécommunications ont progressé. Nous avons maintenu une couverture de change d’environ 20% de l’actif, de façon à limiter la volatilité du fonds, notamment au cas où la Banque du Japon tenterait de faire baisser la valeur du yen. Nous avons renforcé notre position en NTT, la société bénéficiant d’une très forte position concurrentielle et d’une bonne visibilité sur les prochaines années, et acheté SHIMA SEIKI, fabricant de machines à tricoter qui va lancer une nouvelle machine très prometteuse. Nous avons allégé notre position sur TOYOTA, confrontée à une forte baisse des ventes aux EtatsUnis comme au Japon et avons également réduit notre position sur CANON.

ECHIQUIER AMERIQUE Dans le contexte économique actuel, les annonces de résultats positifs sont accueillies avec enthousiasme. TRANSDIGM GROUP, le meilleur contributeur à la performance ce mois-ci, a annoncé une hausse de 54% de son bénéfice trimestriel, essentiellement grâce à une augmentation de ses ventes couplée à une réduction de ses coûts de recherche et développement. Sur l’année fiscale, les résultats sont en augmentation de 50%. Le groupe conçoit et produit des composants aéronautiques pour les appareils commerciaux et militaires. Sa gamme est

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retrouver ce niveau. Il s’agit donc d’un bon point d’entrée pour votre fonds Echiquier Real Estate.

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bien diversifiée et la société bénéficie d’un chiffre d’affaires récurrent très profitable lié à la maintenance de ses produits installés. ST JUDE MEDICAL, un fabricant d’appareils cardiovasculaires, a enregistré la moins bonne performance sur la période. Comme nombre de sociétés qui exercent une large part de leurs activités en dehors des Etats-Unis, elle a subi la hausse du dollar, ce qui l’a conduite à réduire ses estimations de résultats. ST JUDE MEDICAL est présente depuis longtemps dans le portefeuille et a récemment annoncé que l’un de ses produits avait obtenu une extension de son autorisation de commercialisation sur le marché japonais. Nous maintenons notre confiance dans les capacités de la société à faire croître ses résultats. Le vieillissement des américains du "baby-boom" rendra l’usage de ses produits de plus en plus nécessaire, ce qui soutiendra très fortement la demande des produits du groupe pour les années à venir.

ECHIQUIER OBLIG Cela peut paraître surprenant en pleine crise de crédit mais le mois de novembre aura été le meilleur mois de l’année en termes d’émission primaire obligataire d’entreprises privées. Avec plus de 23 Md€ d’émissions durant le mois, le volume annuel total va sans doute égaler voire dépasser celui des années précédentes. Le renchérissement des primes de risque est néanmoins flagrant : pour séduire les investisseurs, les entreprises doivent accepter de payer le prix fort. Votre fonds a ainsi souscrit aux émissions de DANONE et CARREFOUR avec des taux de rendement dépassant 6,5%. De tels niveaux sont d’autant plus attractifs aujourd’hui que le mouvement de baisse de taux est clairement enclenché. Après les Etats-Unis, ce sont les banques centrales du Japon, de Chine, du Royaume-Uni, de Suisse ou d’Australie qui ont fortement réduit le loyer de l’argent. En zone euro, l’inflation a atteint 2,1% en novembre, soit quasiment la moitié de ce qu’elle atteignait en juillet ! Si on y ajoute les mauvais chiffres d’activité et d’emploi qui se succèdent, la Banque Centrale Européenne a devant elle un "boulevard" pour baisser ses taux. Saura-t-elle s’y engouffrer ?


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L’actualité P A T R I M O N I A L E INVESTIR OU DONNER : DEUX MANIERES DE REDUIRE VOS IMPOTS AVANT LA FIN DE L'ANNEE Vous êtes nombreux à nous interroger sur les possibilités d’alléger vos impôts. La fin de l’année est toujours un moment opportun pour réduire votre impôt sur le revenu ou votre ISF. Plusieurs solutions s’offrent à vous :

N’oubliez pas de tenir compte de ces différents régimes au moment de souscrire. Dans les deux cas, vous bénéficiez d'une exonération d'impôts sur les plus-values (hors prélèvements sociaux) à partir de 5 ans de détention.

Investir directement dans les PME Si vous réalisez des investissements directement au capital des PME, vous pouvez bénéficier : • soit d’une réduction d’impôt sur le revenu, égale à 25% de l’investissement dans la limite de 20 000 € pour une personne seule et 40 000 € pour un couple (loi "Dutreil") ; • soit d’une réduction d’ISF, égale à 75% des sommes versées dans la limite annuelle de 50 000 € (loi "TEPA"). Dans les deux cas, les titres doivent être conservés jusqu’au 31 décembre de la cinquième année suivant l’acquisition.

Investir indirectement dans les PME La souscription de parts de FIP (Fonds d’Investissement de Proximité), de FCPI (Fonds Commun de Placement dans l’Innovation) ou de FCPR (Fonds Commun de Placement à Risque) ouvre droit à des réductions d’impôt. Selon votre choix, vous pourrez bénéficier : • soit d’une réduction d’impôt sur le revenu égale à 25% de votre investissement dans des FIP ou des FCPI, dans la limite de 24 000 € pour un couple, ou d’une réduction maximale de 6 000 € ; • soit d’une réduction d’ISF de 50% de la fraction du FIP, FCPI ou FCPR investie dans des PME éligibles, plafonnée à 20 000 €. Cet avantage fiscal se cumule avec la réduction d’impôt sur le revenu sur la quote-part du fonds non éligible à la réduction d’ISF.

Réaliser un don en faveur d’une fondation ou d’une association reconnue d’utilité publique Là encore, effectuer un don vous permet de diminuer soit votre impôt sur le revenu, soit votre ISF. La réduction d’impôt sur le revenu est égale à 66% des sommes versées dans la limite de 20% de votre revenu imposable. Les dons en faveur de certaines fondations permettent également de réduire votre ISF de 75% des sommes versées dans la limite d’un abattement global de 50 000 €. Si vous souhaitez bénéficier de cette disposition très avantageuse tout en participant à une action de solidarité, vous pouvez rejoindre ceux qui, nombreux, ont déjà effectué un don en faveur de la Fondation Financière de l’Echiquier. Placée sous l’égide de la Fondation de France, la Fondation Financière de l’Echiquier agit en France en faveur de personnes en difficulté. Elle soutient des projets d’insertion par le travail et la formation. Pour en savoir plus, n’hésitez pas à consulter son nouveau site Internet : www.fondation-echiquier.fr. Investir dans les PME ou faire un don à une œuvre qui vous tient à cœur vous permet donc de concilier investissement financier et générosité, avec des avantages fiscaux appréciables. Bien entendu, l’attrait fiscal ne doit pas être votre seule motivation : votre gérant privé est là pour vous aider à en apprécier la pertinence dans le cadre de l’organisation de votre patrimoine.

N’hésitez pas à questionner Avy AMIEL au 01 47 23 99 48 Le traitement fiscal dépend de la situation individuelle de chacun et est susceptible d’être modifié ultérieurement. Ces placements comportent un risque de perte en capital et sont susceptibles d'être conservés 8 ans minimum.

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C O N TAC TS I n ve s t i s s e u r s p a r t i c u l i e r s N a d èg e SY LV E ST R E 01 47 23 55 23 n s y l ve s t re @ f i n - e c h i q u i e r. f r

Investisseurs institutionnels et Allocataires d’actifs Célia JACQUETON 01 47 23 96 52 cjacqueton@fin-echiquier.fr

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53, avenue d’Iéna 75116 Paris Tél. : 01 47 23 90 90 – Fax : 01 47 23 91 91 www.fin-echiquier.fr Société de gestion de por tefeuille agréée par l’A.M.F. n° GP 91004


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N FO RM AT ION

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I N A NCIÈR E

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Performances au 28 novembre 2008 Valeur liquidative

Vos Fonds

au 28.11.08

Taux de liquidités

Performances

depuis le 01.01.08

du 31.10.08 au 28.11.08

Montant de l’actif

Les 3 premières lignes

en 2007

Fonds actions de sélection de titres FRANCE Echiquier Junior

88.52€

-46.2%

-5.7%

-3.9%

14.1%

65.4 M€

5.07% Ilog Pierre & Vacances 3.36% 3.21% ESI

Echiquier Quatuor

142.79€

-42.5%

-9.0%

-6.7%

5.0%

180.1 M€

Kesa Electricals 5.00% Dassault Aviation 4.89% Altran Technologies 4.05%

EUROPE

Agressor

697.49€

-44.0%

-7.7%

-0.1%

5.1%

560.4 M€

Safran Rexel Saint-Gobain

4.27% 4.06% 4.04%

Agressor PEA

124.07€

-44.3%

-7.4%

-1.0%

6.5%

83.0 M€

Safran Rexel Saint-Gobain

4.30% 4.04% 4.01%

Echiquier Agenor

92.61€

-49.9%

-8.9%

-2.0%

8.2%

260.6 M€

Ilog Teleperformance Ansaldo

3.93% 3.10% 3.08%

UPM-Kymmene Sanofi-Aventis Autogrill

3.53% 2.87% 2.80%

Nexity Alstria Office Unibail Rodamco

4.71% 3.49% 3.31%

Echiquier Major

88.61€

-35.5%

-5.2%

+2.5%

6.0%

272.3 M€

Echiquier Real Estate

44.39€

-49.2%

-14.1%

-19.9%

5.4%

2,9 M€

Les performances passées ne préjugent pas des performances futures et ne sont pas constantes dans le temps.

5

DECEMBRE

2008


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N FO RM AT ION

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I N A NCIÈR E

DE

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IQU I E R

Performances au 28 novembre 2008 Valeur liquidative

Vos Fonds

au 28.11.08

Taux de liquidités

Performances

depuis le 01.01.08

du 31.10.08 au 28.11.08

Montant de l’actif

Les 3 premières lignes

en 2007

MONDE Echiquier Japon

102.41€

-28.7%

+1.4%

-18.1%

4.9%

50.8 M€

Aoki Super Okinawa Cellular NTT

4.61% 3.52% 3.36%

Echiquier Amérique

57.94€

-29.0%

-9.8%

-10.3%

5.3%

4.7 M€

St Jude Medical Express Scripts Charles Schwab

3.77% 3.49% 3.29%

Fonds diversifié (produits de taux + obligations + actions) Echiquier Patrimoine

708.34€

-6.8%

-0.3%

+3.0%

90.4%

591.4 M€

Elec. de Strasb. Heracles Général Vicat

20.6 M€

Casino 2010 6.42% Air Liquide 2013 5.07% Deutsche Telekom 4.88%

0.76% 0.65% 0.58%

Fonds obligataire Echiquier Oblig

100.19€

+1.5% -1.3%

+1.3%

Créé le 20/07/2007

-

Variations depuis le 1er janvier 2008

Indices boursiers CAC 40 :

-41.9%

Dow Jones Stoxx 600 :

-43.4%

SBF 250 :

-42.4%

FTSE Global Small Cap Europe :

-50.1%

CAC Small 90 :

-45.4%

Russell Mid Cap Growth (USA) :

-46.5%

Bloomberg New Market 50 :

-43.6%

Topix :

-43.4%

Dow Jones Euro Stoxx 50 :

-44.8%

Eonia :

+3.7%

Les performances passées ne préjugent pas des performances futures et ne sont pas constantes dans le temps.

5

DECEMBRE

2008


Financiere de l'echiquier - Lettre d'information 12/2008