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HELEN McNICOLL


On the Beach 1912, huile 63,5 cm x 76 cm, Collection particulière Photo page couverture : Montréal en hiver vers 1910, huile 46 cm x 35,5 cm, Collection particulière

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HELEN McNICOLL (1879 – 1915)

Peintre impressionniste canadienne

Du 19 octobre au 2 novembre 2019 Exposition inaugurale des nouveaux locaux de la galerie

A Canadian Impressionist

From October 19 to November 2, 2019 Opening Exhibition of the gallery new premises

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AVANT-PROPOS

À l’occasion de l’inauguration de mes nouveaux locaux sur l’avenue Laurier, un retour aux sources en fait puisque la galerie l’Art Français était située à cette même adresse il y a 85 ans, je suis heureux d’exposer plus de quinze oeuvres de l’artiste impressionniste canadienne Helen McNicoll. Je suis particulièrement sensible au travail de cette artiste montréalaise dont nous avons vendu au cours des douze dernières années la plupart des oeuvres présentées dans cette exposition. L’apport de Helen McNicoll à l’histoire de l’art du Québec et du Canada est indéniable. Je remercie particulièrement les collectionneurs privés canadiens qui ont bien voulu nous prêter des oeuvres majeures de cette artiste morte prématurément à trente six ans et dont la production s’échelonne sur un peu plus d’une décennie. Helen McNicoll, une peintre impressionniste canadienne dont l’oeuvre reste encore à découvrir. Jean-Pierre Valentin

FOREWORD

85 years ago, Galerie l’Art Français opened in the same building we just moved in. Our Opening Exhibition will, I hope, give you the opportunity to see fifteen major works by Canadian Impressionist artist Helen McNicoll that I borrowed from private collections. I am particularly sensitive to the work of this Montreal artist who contributed to the art history of Québec and Canada. My sincere thanks go to the private collectors who accepted to lend us those major works. Helen McNicoll, a Canadian Impressionist painter whose work is yet to discover. Jean-Pierre Valentin

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Belgian Peasants vers 1910, huile 81 cm x 100 cm, Collection particulière

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HELEN GALLOWAY McNICOLL

Extrait de l’ouvrage IMPRESSIONISM IN CANADA, A JOURNAY OF REDISCOVERY par A.K. Prakash, chapitre 15 Toronto, Arnold Art Publishers, 2015. Traduction : Céline Bianchi

Au cœur de la génération d’artistes canadiens ayant émergé de la classe de Brymner, Helen McNicoll se démarque en tant que peintre s’étant consacrée exclusivement à l’impressionnisme. Aucun autre artiste n’a exprimé avec une telle constance le pur enchantement que peut provoquer le monde visible. Sans relâche, McNicoll a été à l’affût de ces moments d’allégresse qui précèdent les tragédies. Elle a peint des femmes et des enfants passant leurs journées dans des jardins ensoleillés et se prélassant sur la plage. Ses images ne relevaient que de la lumière, exploitant celle-ci afin d’accentuer la masse. Si Monet a établi la norme pour ce genre de peinture, Cullen et Suzor-Coté ont brillé dans son exécution, et McNicoll a créé à elle seule une géniale célébration de la lumière.

À l’instar de tant de filles issues de la classe moyenne, privilégiées et nées dans les dernières décennies du dix-neuvième siècle, McNicoll colligeait en de nombreux scrapbooks des cartes à collectionner ou des illustrations qu’elle découpait dans des magazines. La plupart de ces images représentaient des femmes et des enfants au travail ou dans leurs temps libres. Lorsqu’elle a commencé à peindre, elle a poursuivi cette tendance, montrant des femmes et des enfants ou, parfois, les espaces qu’ils occupent - des tables dressées pour le thé dans un jardin ou des chambres inondées de soleil. Ce royaume « domestique » était traditionnellement considéré comme un thème approprié pour les « dames » artistes bien que, avec l’idéalisation du foyer sous le règne de Victoria, un nombre croissant d’artistes de sexe masculin en GrandeBretagne et en Amérique du Nord se soient éloignés de l’univers du flâneur et peignaient, eux aussi, des scènes d’intérieur et des études sur la mère et son enfant.

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Fruit Vendor vers 1910, huile 61,5 cm x 51,5 cm, Collection particulière

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Au sommet de sa carrière, en 1915, McNicoll succomba subitement au diabète à Swanage, dans le Dorset. Elle avait trente-cinq ans et en seulement dix ans, avait réalisé plus d’une centaine de toiles, ainsi que de nombreux croquis à l’huile. Ce n’est qu’en 1925 que la Art Association of Montreal organisait enfin une exposition commémorative de 141 tableaux et croquis appartenant à sa famille. L’année suivante, trois de ses œuvres étaient intégrées à l’exposition inaugurale du Art Gallery of Toronto. Mais malgré les éloges et la réputation qu’elle avait acquis au cours de sa vie, elle a rapidement sombré dans l’oubli dans son pays d’origine. Les collectionneurs publics et privés se sont ensuite complètement désintéressés à elle, tandis que les historiens de l’art l’ont carrément ignorée. Quarante-cinq ans devaient s’écouler avant la tenue d’une autre petite exposition de son travail, cette fois au club privé Granite à Toronto. Enfin, en 1974, la galerie Jerrold Morris, également de Toronto, mettait en vente vingt-huit des tableaux de sa succession, ramenant son œuvre à la mémoire d’un groupe de collectionneurs de plus en plus dévoués. En 1999, le Musée des beaux-arts de l’Ontario présentait une importante rétrospective de son travail, accompagnée d’un catalogue magnifiquement illustré écrit par la conservatrice invitée Natalie Luckyj, permettant à McNicoll d’enfin retrouver sa place légitime parmi les artistes impressionnistes les plus doués du Canada. Hiver, Montréal 1910, huile 18 cm x 14 cm Collection particulière

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The Gleaner vers 1910, huile 101 cm x 83 cm, Collection particulière

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Jardin 1910, huile 63,5 cm x 76 cm, Collection particulière

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Market Place 1910, huile 23 cm x 28 cm, Collection particulière

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HELEN GALLOWAY McNICOLL

An excerpt from the book IMPRESSIONISM IN CANADA, A JOURNAY OF REDISCOVERY by A.K. Prakash, chapter 15 Toronto, Arnold Art Publishers, 2015.

In the generation of Canadian artists who emerged from Brymner’s classroom, Helen McNicoll stands apart as a painter concerned exclusively with Impressionism. No other artist expressed with such consistency a sheer delight in the visible world. McNicoll always sought those joys of life that ever degenerate into tragedies. She painted women and children passing their days in sunlit gardens and relaxing on beaches. Her images depended purely on light, using it to accentuate mass. Monet set the standard for this type of painting, Cullen and Suzor-Coté excelled at it, and McNicoll alone painted an ingenious celebration of light.

Like so many middle-class and privileged girls born in the later decades of the nineteenth century, McNicoll compiled scrapbooks from cards she collected or illustrations she cut out of magazines. Most of these pictures depict women and children at work or at play. When she began to paint, she followed this trend, painting women and children or, occasionally, the spaces they occupied- tables set for tea in a garden or bedrooms flooded with sunlight. This “domestic” realm had traditionally been seen as a suitable theme for “lady” artists, though, with the idealization of the home during Victoria’s reign, an increasing number of male artists in Britain and North America had broken from the public world of the flâneur and were painting interior scenes and mother-and-child studies too.

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On the Boulevard vers 1906, huile 19 cm x 24 cm, Collection particulière

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At the peak of her career, in 1915, McNicoll died suddenly of diabetes in Swanage, Dorset. She was thirty-five years old and, in just ten years, had painted more than a hundred canvases as well as many sketches in oil. Belatedly, in 1925, the Art Association of Montreal organized a memorial exhibition of 141 paintings and sketches owned by her family, and the following year three of her works where included in the inaugural exhibition of the Art Gallery of Toronto. Despite the accolades and the reputation she had earned during her life, however, she quickly slid into oblivion in her home country, public and private collectors forgot all about her, and art historians ignored her. Forty-five years were to pass before there was another small exhibition of her work, this time at the private Granite Club in Toronto. Finally, in 1974, the Jerrold Morris Gallery in the same city offered twenty-eight of her works from her estate for sale, bringing her once again to the notice of an increasingly devoted group of collectors. In 1999, when the Art Gallery of Ontario presented a major retrospective exhibition of her work, accompanied by a well-illustrated catalogue written by guest curator Natalie Luckyj, McNicoll once again regained her rightful position as one of Canada’s most gifted Impressionist artists.

The Avenue vers 1912 Huile 97 cm x 79 cm Collection particulière

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Footbridge in Venice vers 1910, huile 47 cm x 42 cm, Collection particulière

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BIOGRAPHIE

Née à Toronto en 1879, Helen McNicoll grandit à Montréal dans une famille qui encourage ses aspirations artistiques. Sa surdité, contractée après avoir souffert de la fièvre scarlatine à l’âge de deux ans, n’est pas un frein. McNicoll étudie d’abord auprès de l’artiste accompli William Brymner à l’Art Association of Montreal. Ce dernier reconnaît le talent de son étudiante et l’encourage à étudier à la Slade School of Art de l’Université de Londres pour terminer ses études, ce qu’elle fait en 1902. Vivant et étudiant en Angleterre, McNicoll étudie également auprès de l’impressionniste britannique, Algernon Talmage, à St. Ives, une colonie d’artistes de Cornwall. Au milieu de la beauté scénique de la côte, McNicoll développe son talent pour capter la nature évocatrice de la lumière et ses effets sur l’environnement. McNicoll envoie régulièrement ses tableaux au Canada afin qu’ils soient inclus dans les expositions annuelles à Montréal et Toronto. Avec sa réputation grandissante tant en Angleterre qu’au Canada, elle est élue à la prestigieuse Société royale des artistes britanniques de Londres en 1913. En 1914, elle devient membre associée de l’Académie royale des arts du Canada et remporte le prix de la Women’s Art Society. McNicoll reçoit constamment des éloges pour son traitement de la lumière et on lui reconnaît la capacité de saisir le subtil chatoiement du soleil dans l’air. Après sa mort à Swanage (Angleterre) en 1915, sa famille et ses amis proches conservent la majorité de ses œuvres jusqu’à ce que l’Art Association of Montreal organise une exposition commémorative en 1925. En 1926, l’Art Gallery of Toronto expose ses tableaux à côté de ceux de grands artistes canadiens comme Tom Thomson, Cornelius Krieghoff et Paul Peel. En 1999, une rétrospective au Musée des beaux-arts de l’Ontario renouvelle l’appréciation de la contribution de cette artiste à l’art canadien. Texte extrait de la biographie Helen McNicoll du Musée des beaux-arts du Canada

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Born in Toronto in 1879, Helen McNicoll grew up in Montreal in a family that encouraged her artistic aspirations. Her deafness, contracted after suffering scarlet fever when she was two years old, did not hold her back. McNicoll first studied with the accomplished artist William Brymner at the Art Association of Montreal. Brymner recognized the skill of his student and encouraged her to go to the Slade School of Art, University of London to complete her studies, which she did in 1902. Living and studying in England, McNicoll was also taught by the British Impressionist Algernon Talmage at St. Ives, an artist’s colony in Cornwall. Amidst the beauty and drama of its coastline, McNicoll developed her talent for capturing the evocative nature of light and its effects on the environment. McNicoll regularly sent paintings back to Canada to be included in annual exhibitions in Montreal and Toronto. Gaining recognition in both England and Canada, she was elected to the prestigious Royal Society of British Artists in London in 1913. In 1914, she became an associate member of the Royal Canadian Academy and won the Women’s Art Society prize. McNicoll consistently received praise for her handling of light and was credited with the ability to capture the subtle ways that sunlight filters through the open air. After her death in Swanage (England) in 1915, the majority of her works remained in the possession of her family and close friends until the Art Association of Montreal held a memorial exhibition in 1925. In 1926, the Art Gallery of Toronto exhibited her paintings alongside those of prominent Canadian artists such as Tom Thomson, Cornelius Krieghoff and Paul Peel. In 1999 a retrospective exhibition at the Art Gallery of Ontario, curated by Canadian art historian Natalie Luckyj, brought renewed appreciation to the artist’s contribution to Canadian art. Text extracted from Helen McNicoll Biography of the National Gallery of Canada

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BIOGRAPHY


Sunny Days 1910, huile 63,5 cm x 79 cm, Collection particulière

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Photo couverture dos : By the Lake 1912 huile, 51 cm x 61,5 cm, Collection particulière

Conception artistique : Communications Sencha. Publication et distribution : Galerie Valentin 14628945 Québec Inc. Menbre de l’Association des Marchands d’art du Canada Inc. Member of the Art Dealers Association of Canada. Membre de l’Association des Galeries d’art Contemporain. Photos : Galerie Valentin © Tous droits réservés pour les textes. Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec, octobre 2019. Dépôt légal Bibliothèque nationale du Canada, octobre 2019.

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