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Jeudi 1er décembre 2016 - N° 2179 - Hebdomadaire - 15, rue Furtado - 33800 BORDEAUX - Prix : 0,80 euro

PRÉSIDENTIELLE

LE PCF, APRÈS LE VOTE DE SES ADHÉRENTS, APPELLE À VOTER JEAN-LUC MÉLENCHON

DÉCÈS DE FIDEL CASTRO

L'ÉMANCIPATION EN DEUIL


ACTUALITÉ SANTÉ

PROJECTION-DÉBAT À BIGANOS

Pas de trêve électorale pour l’intersyndicale CGT-FO-SUD

Solidarité autour des réfugiés

L’intersyndicale CGT-FO-SUD annonce une série de meetings régionaux et un rassemblement national des personnels de santé, paramédicaux et de l’action sociale début 2017. Après la mobilisation réussie du 8 novembre, le boycott du Haut Conseil aux professions paramédicales (HCPP) et du Conseil supérieur de la fonction publique hospitalière (CSFPH) en fin de semaine dernière, l’intersyndicale CGT-FO-SUD annonce une série de meetings régionaux et un rassemblement national des personnels de santé, paramédicaux et de l’action sociale début 2017. « Élection ou pas, nous ne lâcherons rien. Nous voulons mettre les questions de la santé et du social au cœur de la campagne de la présidentielle », ont déclaré les responsables des trois syndicats, vendredi 25 novembre, au cours d’une conférence de presse commune. La veille, leur rencontre avec le directeur du cabinet de Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé, les a laissés dubitatifs. « C’est pathétique. Le ministère partage notre constat mais en reste là », a commenté Denis Basset (FO). Les syndicats espéraient une oreille plus attentive sur le carcan budgétaire imposé aux établissements et au personnel du secteur. « Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale est à un niveau historiquement bas, la colère est forte », a rappelé Mireille Stivala (CGT). Pour preuve, mercredi, les chefs d’établissements de santé prenaient le relais des anesthésistes qui avaient manifesté la semaine précédente. Sylvie Ducatteau, dans l’Humanité du 28 novembre

La salle des fêtes de Biganos était comble, le 25 novembre pour la projection du film Les Migrants ne savent pas nager, organisée par l’Association d’entraide sur le Val de l’Eyre (A.R.E.V.E.) WELCOME, la Ligue des Droits de l’Homme, Entraide 33. Dans le débat qui a suivi, de nombreuses personnes ont évoqué la nécessité de la Paix, face à de telles détresses humaines, et que le Gouvernement de la France cesse d’alimenter des logiques de guerre et de chaos. Le terme « émouvant » est faible pour exprimer ce que l’on peut ressentir devant la détresse de ces malheureux qui essaient de sauver leur peau au milieu d’une mer souvent bien agitée, sur leur canot pneumatique. Le film projeté montre l’action de l’AQUARIUS qui, grâce à l’opération S.O.S. Méditerranée, maraude sur les flots à la recherche des canoës en déshérence, chargés au-delà du supportable d’émigrés, d’hommes, de femmes et d’enfants. L’équipage après avoir repéré une embarcation de fortune, s’approche de celle-ci pour sauver et délivrer un nombre impressionnant de migrants. Des nourrissons passent des mains de leur mère vers les sauveteurs, pour être ensuite pris immédiatement en charge par le médecin de bord et l’infirmière. L’ensemble des migrants ainsi récupérés est immédiatement visité par le médecin de bord, suivent d’autres prestations nécessaires à la

MÉRIGNAC

Pour la réouverture du bureau de poste de Chemin long Des habitants de Chemin Long et la section du PCF de Mérignac appellent à se joindre à leur pétition pour demander à la Poste une concertation avec les usagers, habitants et les élus de Mérignac pour ré-ouvrir le bureau de poste de Chemin long. Cette pétition peut être signée en ligne sur le lien suivant : http://www.mesopinions.com/petition/social/poste-merignac/26120

Le débat était animé par Raymond Blet, avocat honoraire, « la Cabane juridique Calais » survie de ces hommes et femmes. Le sauvetage effectué, chaque personne peut se reposer et se nourrir, le temps de la traversée, pour arriver sur les côtes de Lampedouza, où un garde côtes va les récupérer pour assurer la suite du suivi. La projection du film a été suivie d’une conférence-débat menée par Me Raymond Blet, avocat à la retraite, qui a passé plusieurs mois dans la Jungle de Calais, ayant constitué là-bas, un groupe juridique chargé d’aider les migrants dans leur identification et démarches pour obtenir l’asile politique. Il a fort bien expliqué les différentes difficultés tant humaines que juridiques rencontrées par ces migrants pour poursuivre leur parcourt d’intégration sur le sol européen, sans compter quelques exactions de certains membres du service policier. L’assistance nombreuse, dans la salle des fêtes de Biganos, a été profondément émue de cette projection. Certaines personnes ont ensuite manifesté leur désir d’apporter leur aide pratique

en direction des réfugiés arrivés en Aquitaine après le démantèlement de la Jungle de Calais. Déjà, sur le Val de l’Eyre et le bassin d’Arcachon une trentaine de familles reçoivent en séjour court, des réfugiés, hébergés dans les différents C.A.O. de la région, et qui viennent « souffler un peu » au sein d’un foyer chaleureux. Et ça se passe très bien ! Des aides sont également souhaitées pour des actions d’accompagnements : approche de la langue française, interprétariat en arabe, loisirs, etc… Heureusement, les français qui s’émeuvent et viennent en aide à ces émigrés qui cherchent l’asile politique en respect de la convention de Genève, sont beaucoup plus nombreux que ceux qui s’élèvent contre l’arrivée sur leur commune de cette population en souffrance totale. Michèle GOUAUX, section Pcf Bassin d’Arcachon-Val de l’Eyre

À BORDEAUX, LE 3 DÉCEMBRE

Contre le chômage et les précarités, pour la justice sociale

SERVICES PUBLICS

L’APEIS et AC ! Gironde ont tenu une conférence de presse pour appeler, avec plus de 17 organisations politiques et syndicales, à la 14ième manifestation des privés d’emploi et précaires ce samedi. Tout d’abord, un constat d’échec. La politique de l’emploi ne réussit pas à inverser la courbe du chômage comme promis par François Hollande. Après le chantage du Medef, les mesurettes, l’UNEDIC annonce son augmentation en 2017. Comment s’en étonner, la seule politique économique à l’œuvre est basée sur l’aide aux entreprises sans contreparties et sans obligations. Le CICE, c’est des dizaines de milliards de cadeaux au patronat : PSA a perçu 80 millions d’euros pour 8000 suppressions d’emploi, La Poste 297 millions d’euros pour 4 500 suppressions d’emploi. Cette logique destructrice est à remettre en cause de toute urgence. Les vies des millions de chômeurs-précaires sont à peine des survies, des parcours du combattant semés d’embûches, des courses quotidiennes d’urgence en urgences. La réalité, c’est 6,5 millions de chômeurs, 5, 7 millions pour les seules catégories A, B et C. L’explosion de la catégorie B montre le développement de la précarité, des petits boulots, petits contrats ou courtes missions, trop souvent le lot des femmes. La conséquence, ce sont des petits salaires, des revenus insuffisants, plus de pauvreté et de misère. Ces chiffres, qui sont des vies, ne tiennent pas compte des radiations, des découragés, des invisibles, de celles et de ceux n’ayant aucun droit. Les exigences doivent être le CDI à temps plein, la réduction du temps de travail sans perte de salaire, la retraite à 60 ans, le SMIC à 1700 euros, la revalorisation des indemnisations de toutes les formes de chômage, la gratuité des transports, le développement de tous les services publics et les moyens pour tous de vivre dignement. En urgence vitale, est exigée une allocation exceptionnelle de 500 euros dite « prime de Noël », l’arrêt des contrôles, des radiations et des trop perçus, la garantie, avec ou sans emploi, d’un revenu minimum personnel ayant le SMIC pour référence.

Communiqué de la section du PCF. À Bordeaux, tout se développe, le tourisme, les espaces réservés aux promoteurs immobiliers, les lignes à grand vitesse… Mais les services publics, eux, se rabougrissent ! Stupéfaction, le relais de caisse d’allocation familiale (CAF) de proximité, à Saint-Pierre, doit fermer ses portes en janvier 2017. Ceux qui prennent cette décision renvoient les familles à Internet, au téléphone et, si vraiment ils insistent, à Belcier ou Bordeaux Nord ! Derrière la prétendue « modernité », il n’y a en réalité que recherche d’économies sur le dos des services publics. « Réduire la dépense publique », ils n’ont que cela à la bouche après avoir renfloué par milliards les caisses des banques prises en faute suite à la crise de 2008. Ici, ce sont les collectivités locales qui doivent réduire leurs dépenses et donc baisser le niveau des investissements utiles, là ce sont les bureaux de poste qui ferment les uns après les autres, et maintenant les relais de CAF. En novembre déjà, la Poste a pris la décision de fermer le bureau de Poste du cours Aristide Briand, laissant celui de la Victoire absorber le flux de tous ceux qui ont encore besoin de ce service de proximité. Vivre dans le centre-ville, comme vivre dans une

Manifestation Samedi 3 décembre 15 h place de la Victoire-Bordeaux 2 • Les Nouvelles 1 décembre 2016

Non à la fermeture de la CAF rue du Mulet ! zone rurale, c’est aussi avoir besoin de services publics de proximité, pratiques et utiles. Voilà pourquoi nous refusons cette nouvelle fermeture qui toucherait de plein fouet des allocataires CAF déjà trimballés de rendez-vous téléphoniques en applications Internet sans jamais voir de véritable amélioration du service rendu. Nous soutenons les agents de la CAF en grève pour de meilleures conditions de travail et demandons aux politiques et aux dirigeants de la CAF de revenir sur cette décision, en maintenant le relais de la rue du Mulet (Saint-Pierre). Oui, maintenir et développer les services publics, c’est possible si on prend la peine d’aller chercher l’argent là où il se trouve : dans les poches des actionnaires, dans les profits des grands groupes et dans les intérêts prélevés par les banques sur le dos des usagers !  Pour signer et faire signez la pétition, vous pouvez envoyer vos coordonnées à sectionbordeauxpcf@gmail.com. Mobilisation du personnel Depuis septembre, les personnels de la CAF de Gironde ont participé à plusieurs journées d’action pour protester contre des décisions de gestion qui poussent les personnels à bout et qui dégradent les conditions d’accueil

du public. Après la journée nationale d’action, à l’appel de l’intersyndicale FO/CGT du 22 novembre dernier, la centaine de salariés rassemblés sur le parvis de la CAF Gironde a décidé de poursuivre le mouvement. Interviewés par TV7, des agents expliquent comme il est « difficile de garder une certaine neutralité quand on reçoit des personnes dans la même situation que soi », une jeune femme qui témoigne travaille à 80% et perçoit 1000 euros, des salaires « très précaires avec plusieurs années dans l'établissement, des salaires qui augmentent peu alors que dans d'autres établissement ça évolue différemment ». « Il y a de plus en plus d'allocataires et de moins en moins de monde pour les accueillir, nous explique Servane Crussière, déléguée CGT. Outre la diminution du nombre de points d’accueil en Gironde, pour un oui ou pour un non, ceux-ci sont fermés pour rattraper le traitement des dossiers car nous n'avons plus de délais raisonnables pour le faire ». Les salariés demandent donc l'arrêt de la réduction des effectifs, des embauches en CDI et à temps plein mais aussi une augmentation des salaires gelés depuis 7 ans. De nouvelles actions étaient prévues en cette fin de semaine.


ACTUALITÉ

Editorial

REPRENDRE LE POUVOIR À LA FINANCE 

Le combat d’une génération

134 livres vendus, environ 400 personnes rencontrées, une journée bien remplie pour les "frères Bocquet". Éric et Alain Bocquet, parlementaires communistes et rapporteurs de commissions d’enquête sur l’évasion fiscale étaient en Gironde le 29 novembre pour présenter leur livre Sans domicile fisc (cf p4 précédente édition). Devant des cheminots, des étudiants, des élus, des militants, ils ont décortiqué la façon dont la Finance, au niveau mondial, s’est organisée pour échapper à l’impôt, pour contrôler la vie publique et ainsi piller les États, les pays, les peuples. Ils appellent à la construction d’un large mouvement citoyen pour reprendre la main et redonner le pouvoir au politique. À la bibliothèque du CER SNCF de Bordeaux le midi, à Sciences po en début de soirée puis au Bouscat, à l’invitation des élus communistes et républicains, les « frères Bocquet » ont partagé les informations et la prise de conscience de plusieurs mois de travail parlementaire, d’investigation, d’auditions. Éric Bocquet, le sénateur, rappelle que le groupe communiste en 2011 avait demandé une enquête sur l’évasion fiscale, à l’époque où le Sénat était à gauche. « Nous voulions d’une part, tordre le cou à l’idée qu’il n’y a plus d’argent pour les politiques publiques, et d’autre part, montrer que les fraudeurs ne sont pas ceux que nous désignent les grands médias. » Avec des moyens pour enquêter deux fois 6 mois, avec des auditions - pour lesquelles le sénateur rappelle que les personnes sont obligées de venir et de prêter serment comme au tribunal-, avec des déplacements en Belgique, Suisse, Angleterre, le résultat a dépassé leurs attentes. On pourrait en écrire ici des pages, le mieux est encore de lire le livre. Mais quelques chiffres marquent : chaque année, l’évasion fiscale coûte 1000 milliards d’euros aux 28 États membres, c’est 6 fois le budget de l’Union européenne et cela prouve qu’elle n’a rien à voir avec la politique fiscale de la France puisque tous les pays sont touchés. 8 % de la richesse mondiale est gérée dans les paradis fiscaux, ce qui fait dire aux associations : « Aujourd’hui, quand un enfant meurt de faim, c’est un meurtre car l’argent existe pour que ça n’arrive pas ». « On est dans des chiffres astronomiques ! » commente Éric Bocquet. « Ceux qui gèrent la Finance, gèrent aussi l’État. À Jersey, “l’industrie de la Finance” représente 40 % du PIB. En

Suisse, les élus n’ont pas d’indemnités mais ils sont tous membres de CA des banques. Rhode Island, le plus petit Etat des États-Unis, compte plus de sociétés enregistrées que d’habitants. Trump, Clinton, tous ont une société enregistrée là-bas. Un holding y a été créé qui va gérer l’Olympique de Marseille. » Le sénateur montre aussi la grande connivence entre des responsables politiques de haut niveau et la Finance, les plus connus étant Jérôme Cahuzac, Jean-Claude Juncker, José Manuel Barroso… « Avec Trump, la Finance a pris le pouvoir aux États-Unis », ajoute Alain Bocquet. Le député insiste sur le fait que la Finance est bien au cœur de la mondialisation. « On parle souvent d’argent planqué en Suisse et le gouvernement français met ça en avant, dans la lutte contre l’évasion fiscale. Mais c’est 2 milliards récupérés sur 80 milliards. » Des rapports avaient déjà été réalisés sur ces questions mais ils ont été passés sous silence. Ce sont des ONG comme Oxfam, avec d’anciens de la Finance, des chrétiens de Ccfd Terre Solidaire ou des lanceurs d’alerte comme Nicolas Forrestier (licencié et menacé pour avoir dénoncé la double comptabilité d’UBS), des journalistes de Luxleaks, les Panama Papers, qui ont révélé ce système. En faire l’affaire de tous

« Mais les gens se demandent comment faire et beaucoup tombent dans le “tous pourris”  », constate Alain Bocquet. « Pourtant, si cette question ne devient pas une question citoyenne, on ne s’en sortira pas. C’est pourquoi nous proposons une COP sur l’évasion fiscale. Ensuite, il faut prendre des mesures dans chaque État, à commencer par la France qui doit lever le verrou de Bercy. Nous faisons 153 propositions, il faut en faire l’affaire de tout le monde. On a bien vu que dans la primaire des primates qu’il n’y a pas eu beaucoup de débat autour de cette question, dans la prochaine, je doute qu’on évoque le sujet. Nous voulons le porter dans la campagne, si on ne s’attaque pas à ça, on ne changera pas le monde. » Dans le débat, des questions viennent sur la nature de la fameuse « dette », deuxième poste budgétaire après l’Éducation, 41 milliards remboursés cette année et 180 milliards qui vont être à nouveau empruntés par l’État. Pour les « frères Bocquet », la dette est une construction

pour imposer l’austérité à vie. « Si on était à ce point au bord du gouffre, les banques ne nous prêteraient plus d’argent », expliquent-ils. « Notre voisin de librairie, François Lenglet, penseur de l’austérité, dit Tant pis, nos enfants paieront. Nous, on dit qu’il y a de l’argent. Les banques françaises font 27 milliards de profit par an avec nos agios ! » On peut imaginer leurs profits avec cette fameuse dette des États… «  La République d’Irlande refuse les 13 milliards que lui doit Apple, c’est tout juste si elle ne va pas faire un procès contre la Commission européenne qui a rappelé à l’ordre l’entreprise. Le pouvoir a basculé. Apple pèse 250 milliards de dollars, plus que le PIB du Portugal. Il a négocié son retour sur le sol américain pour un taux fiscal extrêmement avantageux. Le taux effectif en Irlande, c’est 0,05 %. » détaille Éric Bocquet. Ils veulent gérer le monde sans les États

Il raconte encore un déplacement avec la commission Finance du Sénat, en avril 2016, sur la côte Ouest des États-Unis, dans la fameuse Silicon Valley, où il a visité les plus grosses entreprises du numérique, les GAFA (Google, Amazon, Facebook, Airbnb…) qui ont « construit leur monde », où « ils échappent à l’impôt et détiennent 80 % des informations sur chaque personne connectée, en temps réel, qui leur apporte volontairement ces informations ». « C’est une dictature, ils veulent gérer le monde pour faire leur business ». « Du coup pas besoin d’État, de politiques, les partis ne serviraient à rien… Tout ça va dans le même sens. » De la salle, on ajoute que le CETA et le TAFTA font partie du même système. « Qu’est-ce qu’on peut faire ? » Ils répondent « diffuser les informations ». « Nous avons dédié ce livre à nos petitsenfants, c’est le combat d’une génération, il faut créer un mouvement populaire. Les rassemblements se font sur des coins de table, alors que la Finance a pris le pouvoir. C’est la démocratie, les États, la République qui sont en danger. Il faut rassembler bien au-delà des progressistes ». Et de citer des actions qui font avancer le combat : les salariés de Mac’Do Île de France qui ont attaqué l’entreprise, soutenus par Éva Joly, et permis que Bercy découvre que l’entreprise doit 1,5 million d’euros à l’État… La campagne citoyenne qui a obligé Starbucks à négocier avec le fisc anglais pour commencer à payer des impôts dans le pays. Et les actions à entreprendre rapidement : interroger sur les filiales dans les paradis fiscaux dans les assemblées générales des banques, faire inscrire l’absence de filiale dans les paradis fiscaux pour les appels d’offre des collectivités… À la question d’un étudiant de Sciences-Po sur les cours d’économie à la fac, « oui, il faut aussi y dénoncer la pensée unique », affirment-ils. Christelle Danglot

Rassembler largement sur des contenus en rupture avec l’austérité À défaut de s’éclaircir, le paysage politique se précise. Près de 5 millions d’électeurs et d’électrices ont participé durant deux dimanche à la primaire de droite qui a désigné François Fillon. Si l’électorat de droite s’est, semble-t-il, fortement mobilisé pour cette primaire, elle a eu aussi pour effet de faire prendre conscience à l’électorat de gauche de la nature profondément régressive du projet de la droite. Le programme de la droite et du centre est d’une violence extrême pour les salariés, les retraités, les jeunes. Il propose une France au service des forces de l’argent. Il décrit une vision de la société rétrograde, notamment pour les femmes, les couples homosexuels, les jeunes, les étrangers. S’il remportait l’élection présidentielle, le visage de la France en serait profondément transformé. Les conquêtes de progrès du mouvement social, les solidarités seraient toutes remises en causes, tout comme la sécurité sociale, l’offre de soins, les services publics, les retraites, le code du travail, l’éducation. Le candidat de la droite dure, désormais candidat de toute la droite pourra, s’il l’emporte, s’appuyer sur les lois adoptées par le parlement -durant le quinquennat Hollande- et que les parlementaires communistes et du Front de gauche ont combattu : de la réforme des collectivités à la loi Macron, de la loi Travail à la réforme de la Santé. Depuis des mois, des voix s’élèvent et notamment celle de Pierre Laurent et du Parti communiste pour qu’une candidature de rassemblement émerge à gauche, une candidature porteuse de mesures en rupture avec l’austérité et qui répondent aux besoins des populations. Disonsle clairement, cette candidature ne peut être ni celle de Hollande, ni de Valls, et encore moins de Macron ou d’une personnalité soutenant ce gouvernement à la dérive. Les communistes ont fait le choix ce week-end de poursuivre ces efforts et de rentrer en campagne sur des contenus et une conception du rassemblement à vocation majoritaire, et de lancer la campagne pour la présidentielle et les législatives. Ils ont fait le choix d’une campagne autonome appelant à voter pour Jean-Luc Mélenchon dans un soutien critique et constructif et d’une entrée rapide en campagne pour les législatives. Aujourd’hui des milliers, des millions d’hommes et de femmes cherchent une perspective crédible d’une véritable alternative, faute de cela ils resteront démobilisés. Cela ne sera possible que si s’ouvre enfin à gauche et avec la population un véritable débat sur les contenus d’une politique de progrès et les conditions d’un rassemblement large à tous les niveaux. Chaque force politique, chaque candidat putatif est aujourd’hui face à ses responsabilités. Il y a urgence à ouvrir un cadre de rassemblement des forces politiques et citoyennes permettant de battre la droite et le FN et de porter au pouvoir une majorité alternative. Sébastien Laborde secrétaire départemental, et membre du conseil national du PCF

Les Nouvelles 1 décembre 2016 • 3


PARTI COMMUN CANDIDATURE 2017

Des communistes unis pour faire grandir le rassemblement

Résultats départementaux de la Gironde

Déclaration du Comité exécutif national du PCF, 26 novembre 2017.

Vote sur la résolution

Suite à la Conférence nationale du 5 novembre, les 120 000 membres du Parti communiste français étaient invités à poursuivre le débat engagé sur leur choix pour les échéances électorales de 2017. Ils l’ont fait sur la base de l’analyse des développements de la situation politique, de la résolution adoptée par la Conférence nationale et des deux options qui étaient soumis à leur vote pour l’élection présidentielle. La discussion des communistes a confirmé l’inquiétude et la lucidité partagées devant la montée des dangers de droite, d’extrême-droite et de populismes rétrogrades, et aiguisé la conscience des responsabilités qui sont les nôtres pour ouvrir un nouveau chemin d’espoir. Des dizaines de milliers de communistes ont activement participé à cette consultation dans un état d’esprit respectueux et de grande responsabilité, faisant honneur à la vie démocratique de leur parti et de la vie politique nationale. Ils ont largement exprimé leur volonté de sortir unis et rassemblés de cette consultation pour mener les batailles cruciales qui nous attendent. Sur les 56 440 cotisants à jour de leurs cotisations et pouvant donc participer au vote, 40 943, soit 72,54 % des inscrits, ont voté ces 24, 25 et 26 novembre. Plus de 94 % ont adopté la résolution stratégique « Uni-e-s pour l’humain d’abord, les communistes en cam-

POUR CONTRE

ABSTENTIONS

RÉSULTATS NATIONAUX

voix 7,40%

voix

1088

cotisants

889

votants soit 81,71 %

98,76% d'exprimés

724

voix 82,46%

65

70

pagne », qui fixe le cap général de nos batailles pour 2017 : porter un pacte d’engagements pour la France à même de sortir notre pays de la crise dans laquelle il est plongé ; construire le rassemblement de toutes les forces disponibles pour un nouveau pacte de majorité à gauche alternatif à l’austérité ; présenter dans toutes les circonscriptions de France des candidate-s capables de porter ce projet et cette démarche de rassemblement. Sur le choix présidentiel, 53,52 % des exprimés ont voté pour l’option 1, qui devient de ce fait la décision du Parti communiste français, et 46,48 % ont voté pour l’option 2. Le Comité exécutif national appelle donc l’ensemble des communistes à se rassembler autour du choix majoritairement validé. Les votes et les débats sur ces deux options ont été partagés. Quels qu’aient été leurs choix, l’unité des communistes est désormais indispensable. Elle est nécessaire pour permettre une mise en œuvre efficace de nos combats. Pour être forte, cette unité doit se faire dans le respect du choix majoritaire, de tous les communistes, du débat qui a lieu, des convictions et des questionnements qu’il a exprimés. C’est dans cet état d’esprit que le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, et l’ensemble du Comité exécutif national, s’engageront au service du choix démocratiquement effectué. Le choix 1, retenu par la majorité des votants, est celui d’une campagne communiste autonome appelant à voter Jean-Luc Mélenchon, « considérant qu’un rassemblement peut s’opérer avec cette candidature et qu’elle porte

une grande partie des propositions de la gauche alternative à l’austérité ». Ce choix indique également que « les communistes poursuivront leurs efforts pour une candidature commune, porteront cet appel en conservant leur autonomie, critique et constructive, travailleront à un cadre collectif de campagne élargi afin d’œuvrer à la construction d’un rassemblement le plus large possible ». Le Conseil national du PCF se réunira le jeudi 1er décembre pour prendre toutes les décisions nécessaires à la mise en œuvre offensive de ce choix : porter sans attendre nos propositions dans le débat national, prendre de nouvelles initiatives de rassemblement en mettant notre choix de candidature au service de cette démarche, impulser notre campagne et la désignation de nos candidat-e-s pour les législatives. Le Comité exécutif national invite dès à présent tous les communistes à amplifier le travail sur les élections législatives, la désignation des candidat-e-s - ainsi que la désignation des chefs de file pour les élections sénatoriales – et la construction des rassemblements nécessaires. Le 14 janvier 2017, le Conseil national validera les candidatures présentées ou soutenues par le PCF à ces élections. Le Comité exécutif national remercie tous les secrétaires départementaux, tous les conseils départementaux, les secrétaires de section pour l’organisation du vote qui s’est déroulé dans de très bonnes conditions. Il félicite tous les communistes pour la qualité du débat mené. Aujourd’hui, le choix des communistes nous engage. Soyons ensemble pour le mettre en œuvre.

Résultats nationaux du vote des communistes afin d’œuvrer à la construction d’un rassemblement le plus large possible. » Celle-ci devient donc, de ce fait, la décision du Parti communiste Français

46,40 % ont voté pour l’option 2

Vote sur la candidature OPTION 1 OPTION 2

445

voix 50,68%

406

voix 46,24%

Rappel de la proposition :

ABSTENTIONS

20

voix

Sur les 56 365 adhérents à jour de leurs cotisations et pouvant donc participer au vote, 40,937 (soit 72% des inscrits) ont voté ces 24, 25 et 26 novembre. Plus de 92 % ont adopté la résolution stratégique « Uni-e-s pour l’humain d’abord, les communistes en campagne ». Sur le choix présidentiel

53,60 % des exprimés ont voté pour l’option 1 4 • Les Nouvelles 1 décembre 2016

Rappel de la proposition : « Les communistes décident d’appeler à voter pour Jean-Luc Mélenchon, considérant qu’un rassemblement peut s’opérer avec cette candidature et qu’elle porte une grande partie des propositions de la gauche alternative à l’austérité. Tout en poursuivant leurs efforts pour une candidature commune, les communistes porteront cet appel en conservant leur autonomie, critique et constructive, et travailleront à un cadre collectif de campagne élargi

« Les communistes décident de présenter une candidature issue de leurs rangs, considérant qu’elle est le moyen de porter dans le débat nos propositions et notre démarche de rassemblement. Des camarades sont disponibles. Cette candidature pourrait, si la situation l’exige, sur la base d’un accord politique et après consultation des adhérent-e-s, se retirer au profit d’une candidature commune d’alternative à l’austérité telle que nous le proposons. Si cette option est retenue, le Conseil national soumettra le choix d’une candidature à la ratification des communistes. »


NISTE FRANÇAIS PCF GIRONDE

Un week-end de convivialité

160 personnes sont venues se restaurer et partager un moment de convivialité, dimanche 27 novembre, au repas organisé par le fédération du PCF au Gymnase de la Marègue à Cenon. Ce même jour, 70 personnes participaient également à un repas prévu de longue date à Bègles et la veille 55 s’étaient retrouvées à Coutras. Avant de passer à table, Sébastien Laborde, secrétaire de la fédération puis Éliane Assassi, sénatrice communiste se sont adressés aux militants et amis présents. Extraits de leurs interventions. Sébastien Laborde.

« Nous sommes depuis bientôt 97 ans de tous les combats pour l’émancipation humaine, de toutes les luttes du mouvement ouvrier. Ce combat nous le menons ici en Gironde en France et en Europe, et nous faisons vivre la solidarité avec tous les peuples en lutte, avec les palestiniens, les kurdes, les sahraouis, comme nous le faisons depuis longtemps avec le peuple sud africain, vietnamien, algérien, et tous les peuples de cette planète sur laquelle nous vivons et que nous voulons préserver des appétits des capitalistes. Parmi ces peuples, il en est un qui a toujours pour nous une place particulière, il s’agit du peuple cubain. Je veux ici saluer le combat d’un grand homme qui vient de disparaître : Fidel Castro. Fidel a libéré le peuple cubain et a incarné la lutte contre la dictature et l’impérialisme américain en Amérique du Sud et sur tous les continents. Il a mené durant plus de 60 ans une révolution qui a conduit Cuba sur la voie du progrès. 11 Présidents américains ont essayé de s’en débarrasser, mais Fidel est mort paisiblement, dans son lit à l’âge de 90 ans. Viva Cuba, Viva Fidel, hasta la victoria siempre ! Dans les débats qui nous animent, nous oublions trop souvent d’évoquer ce qui nous rassemble, ce sur quoi nous sommes d’accord. Dans ce moment inédit de l’histoire de notre pays, il y a besoin d’un Parti communiste fort, nombreux, organisé, présent dans toutes les luttes et tous les combats. Et des moments comme aujourd’hui sont propices à cela. Il y aura besoin dans les mois et les années qui viennent d’un grand Parti communiste, ouvert sur la société

telle qu’elle est et porteur d’un projet d’émancipation humaine, porteur d’une ambition politique qui fasse de la démocratie, le but et le moyen de la transformation de la société, qui s’attache à rassembler toutes celles et ceux qui souffrent aujourd’hui et subissent les ravages du capitalisme financiarisé. Nous avons débattu et voté, en Gironde comme partout en France et je veux saluer l’esprit de responsabilité, le respect mutuel, la qualité de débat et d’écoute qui ont présidé à nos discussions. Nous avons donné une belle leçon de démocratie à l’ensemble des forces politiques de ce pays. Contrairement au spectacle des autres Partis, et notamment l’affrontement au travers d’une primaire, qu’elle soit de droite ou des verts, socialiste ou ce que vous voulez. Il n’y a pas de gagnants, ni de perdants suite au vote des communistes. Il y a une orientation, décidée majoritairement, avec une courte majorité du reste qui est maintenant le choix sur lequel doivent se rassembler les communistes. Nous le savons et nous nous le sommes dit, aucune des grandes questions qui nous sont posées n’est réglée avec le choix d’un candidat à l’élection présidentielle, nous sommes d’ailleurs très nombreux à avoir hésité, tourné et retourné les arguments. Ce qui va compter dans les jours et les semaines qui viennent, c’est notre capacité à nous mettre en mouvement, pour la présidentielle et pour les élections législatives. C’est notre capacité à nous adresser au peuple de France, au Monde du travail, à celles et ceux qui luttent. (…) Ce qui va compter c’est notre capacité à nous adresser au plus grand nombre, à ouvrir des espaces de construction politique et de rassemblement avec les citoyens sur des contenus qui répondent à leurs attentes. (…) Face à nous il y a cette droite extrême et cette extrême droite aux portes du pouvoir qui promettent de briser tous les acquis du monde du travail, toutes les solidarités, ils promettent d’ouvrir à la marchandisation tous les pans de nos vies. La lutte contre le fascisme, le racisme et toutes les discriminations sont dans notre ADN, tout comme les luttes du monde du travail et de la jeunesse, pour l’emploi, les salaires,

de nouveaux modes de développement, c’est cela qui nous rassemble et qui fait de notre Parti, un parti pas comme les autres et utile à la société. Face à nous il y a ce gouvernement qui n’en finit plus, de renoncements en renoncements de tourner le dos aux valeurs de la gauche, de trahir l’électorat populaire, les salariés, les jeunes, les retraités. Mais il y a aussi des milliers, des dizaines de milliers d’hommes et de femmes qui cherchent une alternative politique, qui luttent et se battent et voient bien la situation dans laquelle se trouve l’offre politique à gauche aujourd’hui. Ce qui va nous rassembler c’est la mise en débat, dans la société, de nos propositions en rupture avec l’austérité et pour un dépassement des contradictions d’un système en crise profonde. Ce qui va nous rassembler, pour résumer, c’est l’affrontement avec les forces du Capital, les forces de l’argent qui veulent transformer la société. Il nous faudra, il faudra pour notre peuple, des députés de combat, des députés et sénateurs qui rassemblent ce monde du travail, des députés qui affrontent et proposent, qui luttent et transforment. (…) » Éliane Assassi.

« Merci à la fédération du PCF de la Gironde et particulièrement à Sébastien Laborde de m’avoir invitée à ce banquet populaire et fraternel. Cette invitation date de plusieurs semaines mais je n’avais pas mesuré que nous allions nous retrouver le jour-même où se déroule le second tour de la primaire à droite qui oppose le maire de Bordeaux à François Fillon, et le lendemain du vote des communistes sur le choix qui leur a semblé le meilleur pour la présidentielle de 2017. Nous sommes donc dans un moment particulier, intense, parfois même tendu, mais qui va avoir un impact sur l’avenir de chacune et chacun. Forcément, le président et son gouvernement portent une grande responsabilité dans la façon dont les débats se construisent car leurs choix politiques de ces presque 5 dernières années n’ont pas répondu aux attentes et aux espoirs que leur arrivée au pouvoir avait suscités. Peur et résignation, colère et déception, c’est ce que nous entendons souvent autour de nous tant ces choix

ont dévitalisé la politique. Beaucoup ont le sentiment d’une trahison, d’une soumission face à la finance et ceux qui l’incarnent. Tout cela conduit dans un tunnel de frustrations qui permet à certains, comme Zemmour par exemple ou comme M. Le Pen de théoriser et projeter leurs fantasmes peureux et haineux sur la société tout entière. Or la peur, si nous nous y résignons, peut enfermer notre peuple dans un cycle de violence, dans un repli communautaire, voire identitaire, ce que, pour notre part, nous ne pouvons accepter ! Nous refusons que cette peur devienne un programme politique qui fait flotter en France et en Europe un parfum nauséabond aux relents des années 30. Dans ce contexte où il s’agit de lutter pied à pied dans l’intérêt de toutes et de tous, vous pouvez compter sur le Parti communiste français, ses militants et sur ses nombreux élus qui, du conseil municipal au Parlement, à travers leur action quotidienne, non seulement ne se résignent pas face aux coups portés mais sont disponibles pour construire d’autres réponses pour changer la société. Mais c’est vrai que les coups sont très nombreux et demain ne nous annonce rien de très réjouissant quel que soit d’ailleurs celui de M. Fillon ou M. Juppé qui sortira en tête de la primaire de droite. Aujourd’hui, le budget du gouvernement Valls illustre malheureusement l’austérité dont les consommateurs, c’est-à-dire vous et moi, devront payer l’addition. (…) Voilà ce qui a marqué le quinquennat qui s’achève : l’austérité ! Ce faisant un boulevard a été ouvert à ceux qui souhaitent mettre un terme à ce qui subsiste de notre modèle social français. En abattant les digues de la résistance sociale, la possibilité existe du retour au pouvoir d’une droite qui espère revenir définitivement sur plus d’un siècle de progrès social, à l’image de M. Fillon qui envisage d’exploser la limitation de la durée du travail. Le projet de la droite est dévastateur sur le plan sociétal et social, de casse massive du service public avec l’annonce de la suppression de 250 à 500 000 postes de fonctionnaires. En quoi supprimer des postes d’infirmières, de policiers, d’enseignants constituerait-il un progrès pour la

France ? La vieille rengaine d’une dépense publique inutile, chère à Margaret Thatcher en Angleterre, a produit le désastre social que l’on connaît dans les villes et banlieues anglaises sinistrées. Pour nous, la France de l’avenir, ce n’est pas l’Angleterre des années 80, des charges à cheval contre les mineurs. C’est la France de la solidarité, du partage des richesses, de la mobilisation générale pour l’emploi et en faveur de l’éducation pour tous, pour l’accès aux soins de l’ensemble de nos compatriotes, pour un logement digne à chacun, pour le droit à vivre et à vieillir dignement. Nous regrettons que F.Hollande et ses gouvernements n’aient pas affronté la finance alors que les moyens existaient pour agir. Non, le changement n’a pas eu lieu, le bilan du quinquennat montre qu’il n’est pas allé dans le sens voulu par les électeurs du 6 mai 2012. Ensemble, mettons toutes nos forces en commun pour empêcher le scénario catastrophe d’un second tour des présidentielles avec la droite et le FN présents, mais aussi pour empêcher qu’une majorité bleue et bleue marine ne s’installe sur les bancs de l’assemblée nationale en juin prochain, apportant le malheur sur le pays et notre peuple. (…) Quel que soit leur vote, les communistes partagent une même ambition : battre la droite et l’extrême droite, partir à la bataille rassemblés, d’autant que la première de leurs exigences est de préserver l’existence et la pérennité du PCF. (…) Le vote des communistes va éclaircir le paysage politique. La gauche, celle qui veut en finir avec les politiques d’austérité, est prête, dans une configuration plus visible : des communistes rassemblés et disponibles pour répondre aux besoins de nos concitoyens, une droite resserrée autour du vainqueur de la primaire, un FN prêt à saisir sa chance, un PS divisé, enfermé par les choix qui ne sont pas de gauche, en attente de savoir ce que fera F.Hollande. (…) Les communistes entrent en campagne et mettent en débat leurs propositions contenues dans le pacte d’engagements communs pour la France (…) Rassemblés aujourd’hui autour de ce banquet fraternel, tous ici nous voulons le meilleur pour notre peuple. (…) »

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INTERNATIONAL CUBA

Fidel, conquérant de l’impossible grands propriétaires. Au terme d’une campagne de vingt-cinq mois (300 guérilleros affrontent 12 000 soldats), jouissant d’un crédit énorme auprès de la population cubaine, au sein de la petite bourgeoisie et de la classe ouvrière, ainsi que dans l’opinion internationale, Fidel et les barbudos entrent triomphalement dans La Havane où l’attendent Le Che et Camilo Cienfuegos, le 8 janvier 1959. Batista est contraint de fuir le pays. Fidel Castro gardera une méfiance à l’égard de l’URSS

Leader charismatique de la révolution cubaine, Fidel Castro est mort vendredi, à La Havane, à l’âge de 90 ans. Héros national, porteur d’un message universel d’émancipation, il a défié la superpuissance américaine pendant près de cinquante ans. Bernard Duraud, dans l’Humanité du 28 novembre, 2016 (…) La mort de Fidel Castro va attrister les uns, ceux portant le deuil d’un capitaine révolutionnaire du navire dénommé Cuba, le David du Goliath américain, autant qu’elle va réjouir les autres qui ne voyaient en lui qu’un tyran ou un dictateur. Entre laudateurs et procureurs, il y a un petit pays pauvre vivant de la monoculture du sucre, amarré au large des côtes américaines, Cuba à l’existence incertaine depuis la révolution de 1959, tant on a voulu lui faire rendre gorge et tant le prix a été lourd à payer. Fidel et Cuba, difficile de dissocier l’un de l’autre. Le premier avait hérité d’un « enfer » et s’était mis en tête « de commencer à construire un paradis socialiste ». La seconde, environ cinquante ans plus tard, a vu s’accomplir une œuvre immense, mais tout est loin d’y aller pour le mieux. C’est donc entre ombre et lumière que Fidel entre au panthéon des personnages hors du commun qui ont marqué l’histoire. Enfant, il est en contact avec les fils des paysans pauvres

Fils d’un paysan gallego, originaire de Galice en Espagne, devenu hacendado (grand propriétaire terrien) au début du siècle, et de sa servante cubaine, Fidel Alejandro Castro Ruz est né le 13 août 1926 à Biran, dans la province d’Oriente (l’actuelle Holguin). Enfant, il est en contact avec les fils des paysans pauvres qui se tuent à la tâche pour son père. Confronté à un univers patriarcal brutal, rebelle et turbulent, il est envoyé chez les jésuites pour y accomplir ses études secondaires. Boulimique de lecture, ce qu’il sera toute sa vie, il avale notamment les textes de José Marti, écrivain, poète, journaliste, essayiste, héros de l’indépendance cubaine. Il entre ensuite à la faculté de droit de La Havane, où il se plonge activement dans l’action politique et participe à des mouvements étudiants d’opposition au régime corrompu de Grau San Martin. En 1947, il rejoint le parti orthodoxe pour appuyer la population de La Havane dans ses revendications

touchant le coût de la vie, excédée par la corruption. Jeune diplômé, plein de verve et de brio, il ouvre un cabinet d’avocats dans la capitale et se consacre à la défense des pauvres. Après avoir tenté sa chance devant les tribunaux pour invalider le coup d’État de Fulgencio Batista, il accuse le dictateur, lié à la grande bourgeoisie latifundiaire et aux États-Unis, d’avoir violé la Constitution. Vainement. Il choisit alors la voie armée. Il organise le 26 juillet 1953 l’assaut, manqué, de la caserne de Moncada, à Santiago. Le mouvement qui se formera autour de Fidel sera appelé Moncada, mais gardera pendant longtemps le nom de Mouvement du 26 juillet. Castro avait 26 ans lors de cette première tentative de soulèvement contre la dictature de Batista. Capturé, puis relégué au pénitencier spécial de l’île des Pins, il plaidera sa cause pendant plus de deux heures dans un réquisitoire contre la dictature, l’Histoire m’acquittera, qui constitue tout un programme politique de justice sociale. La révolution castriste est en germe dans ce texte diffusé sous le manteau, et si Fidel a échoué, il acquiert un prestige national et est prêt à recommencer. Condamné à quinze ans de prison, libéré en mai 1955 à la faveur d’une amnistie générale, il s’exile au Mexique où il rencontre deux hommes qui auront une importance décisive pour son combat : Ernesto « Che » Guevara et Alberto Bayo, d’origine cubaine, combattant contre Franco et reconnu pour ses compétences militaires. Les barbudos forment la première guérilla

Fidel revient en 1956 pour « libérer Cuba » à bord d’un yacht, le Granma, embarcation mal préparée à une traversée houleuse et surchargée en hommes et munitions. Le débarquement de 82 insurgés a finalement lieu dans la province Orientale. C’est un échec cuisant, car le gouvernement Batista a été prévenu, la plupart des hommes périssent, seuls douze parviennent à survivre, notamment Fidel et son frère Raul, le Che et Camilo Cienfuegos. Après plusieurs semaines d’errance, une colonne de douze combattants, les « barbudos », forme la première guérilla de la Sierra Maestra. Leur slogan : « Patria o muerte ». Le mouvement fait peu à peu tache d’huile, les troupes de Castro obtiennent d’importants appuis chez les paysans pauvres de la sierra Maestra, victimes de l’arbitraire des

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Nationaliste, réformiste, si l’on en croit Fidel Castro lui-même, le nouveau pouvoir lance un programme social aux résultats spectaculaires et enviables pour nombre de pays pauvres dans les domaines de l’éducation (en mettant fin à l’analphabétisme), de la santé et de la lutte contre les inégalités. Mais les expropriations, la réforme agraire sans précédent en Amérique latine et les nationalisations des secteurs clés de l’économie (énergie, industrie sucrière) lui valent de nombreux ennemis. Elles provoquent une première vague de départs – les riches cubains – et de vives tensions avec les États-Unis. Celles-ci culmineront avec la rupture diplomatique, l’embargo total sur le commerce avec Cuba (19 octobre 1960) toujours en vigueur et même durci, le débarquement de la baie des Cochons, la crise des missiles et des centaines d’attentats et de tentatives de déstabilisation orchestrés par la CIA. Conséquence inéluctable, l’Union soviétique, puissance qui n’avait manifesté jusque-là aucune hâte à

établir des relations avec cette révolution venue des Caraïbes qu’elle ne contrôlait pas, devient la garante de la survie économique de l’île où elle s’approvisionne en sucre. Le dénouement de la crise des missiles, sans que La Havane ait été associée aux tractations, nourrira le ressentiment de Fidel Castro qui gardera une méfiance à l’égard de l’URSS. (…) Vers la fin des années 1970, Fidel Castro adopte pour l’île le modèle socialiste. Jusqu’à la chute du mur de Berlin et l’effondrement du bloc du socialisme réel, Cuba restera étroitement dépendante de l’aide économique de l’URSS et des pays de l’Est. Un personnage complexe

Au fil des ans, Fidel n’a rien perdu de ses idéaux, dans un contexte où il est apparu seul, à contre-courant de son temps. (…) Il entrevoit très tôt, de façon prémonitoire, les dangers de la mondialisation et les risques que fait peser l’américanisation du monde sur la culture et l’environnement(…) Pour cette raison, il s’élève contre la mise en place d’une zone de libre-échange des Amériques (Alca) que tente d’imposer Washington de l’Alaska à la Terre de Feu. Ultérieurement, il condamnera vivement la politique étrangère agressive de George W. Bush : « Il est impossible d’établir un ordre mondial sur la force. » Loin des portraits officiels, Fidel est un personnage complexe, à la fois opiniâtre et timide, drôle et dogmatique, authentique et imprévisible ! Marxiste, il reconnaît que la religion n’est pas toujours l’opium du peuple car la « tendance naturelle de l’homme

est de croire ». (…) Son plaidoyer flirte parfois avec la mauvaise foi quand il vante Cuba comme un modèle de démocratie où l’oppression policière et le manque de liberté n’existeraient pas. Fidel n’a pas partagé le pouvoir. (…) En revanche, il a été rarement seul, entouré de manière fluctuante, de proches ou de conseillers. (…) S’il a monopolisé les leviers du pouvoir (commandant en chef, premier secrétaire du Parti communiste cubain, président du Conseil des ministres et président du Conseil d’État), il ne les a pas utilisés à des fins d’enrichissement personnel. Il a vécu au contraire simplement. Pour lui, la démocratie formelle à l’occidentale était une formule creuse. (…) Le long pouvoir de Fidel jusqu’en 2006, date à laquelle il est remplacé par son frère Raul pour raisons de santé, porte l’empreinte d’indéniables succès dont se sont inspirés nombre de pays latino-américains (le Venezuela sous Hugo Chavez, la Bolivie d’Evo Morales ou l’Équateur avec Rafael Correa), décomplexés par la résistance de la Grande Île caraïbe face à l’impérialisme américain. Pour les Cubains, l’éducation et la santé, l’égalité entre les sexes et l’affirmation des droits des Noirs en particulier, sont à porter au crédit de la révolution. (…) Le nationalisme cubain a été l’arme principale qu’a utilisée Fidel pour créer une cohésion sociale autour de la révolution. Et si Cuba a fait Fidel, Fidel, avec les qualités peu communes qui fondaient son charisme, a contribué à façonner Cuba à la dignité retrouvée. Il est le constructeur de l’histoire de son indépendance.

FIDEL CASTRO

Figure du mouvement d’émancipation humaine Déclaration de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF « C’est avec une très vive émotion que j’ai appris le décès du Président Fidel Castro. Il fut l’artisan de l’une des plus importantes révolutions initiées au XXe siècle et une personnalité majeure de notre histoire. La révolution qu’il dirigea dès 1953, est l’un des plus fondamentaux moments de l’histoire de Cuba et de l’Amérique latine. Pour le peuple cubain, elle a permis la conquête de l’indépendance et le début d’un processus de construction d’une nouvelle société. À l’échelle de l’Amérique latine, elle reste un symbole de résistance et la démonstration de la possibilité de bâtir une société juste et souveraine pour tous les peuples. Le décès de Fidel Castro intervient alors que Cuba entre dans une nouvelle étape initiée par le rétablissement des relations avec les États-Unis qui pendant des décennies mobilisèrent tous les moyens possibles pour abattre la révolution cubaine sans jamais y parvenir. La politique de harcèlement et de blocus mise en œuvre par Washington a fait la démonstration de l’impuissance des États-Unis face à la résistance de tout un peuple et aux changements progressistes inter-

venus dans la région. L’influence de Fidel Castro a été décisive tant par sa vision politique que par sa volonté et celle du peuple cubain de défendre la souveraineté de Cuba. Avec lui, la lutte pour l’indépendance s’est jointe à celle de la construction d’une société nouvelle et socialiste. Fidel Castro fit face toute sa vie aux multiples attaques violentes dont son île et sa personne furent l’objet. Il fut admiré par ses soutiens comme par ses détracteurs pour son courage, son sens politique, sa grande culture, et les combats progressistes de solidarité internationale qu’il mena toute sa vie à l’image de la lutte contre l’apartheid ou par l’envoi de milliers de médecins cubains à travers le monde. Aux côtés des forces de gauche latino-américaines, il joua un rôle de premier plan dans l’émergence d’une nouvelle configuration politique marquée par l’arrivée des gouvernements progressistes et la création d’instruments d’intégration régionale. Cuba assuma ainsi en 2013 la présidence de la Communauté d’États latino-américains et des Caraïbes comme une reconnaissance de sa place et de son action en faveur de l’unité des peuples. Même dans les moments les plus difficiles, la révolution cubaine est restée fermement

solidaire avec les forces progressistes du continent. Le président Fidel Castro nous quitte au moment où Cuba construit une nouvelle étape de son histoire donnant continuité au projet ouvert par l’attaque contre le Moncada, l’arrivée des premiers guérilleros de l’armée rebelle au bord du Granma et la construction des fondements du socialisme cubain. Le gouvernement actuel fort de l’autorité gagnée par la mise en œuvre de politiques qui permettent à Cuba d’atteindre un niveau de développement social et humain comparable à certains pays industrialisés et conscient des transformations profondes dont le modèle cubain a besoin impulse aujourd’hui une nouvelle étape dans la construction d’un modèle de société juste et souverain. Les défis à affronter sont immenses mais le peuple cubain, dans la continuité de son histoire et de sa tradition d’indépendance saura sans aucun doute les relever avec force et dignité. En mon nom et celui du Parti communiste français, je tiens à lui adresser un message d’amitié et de solidarité, au président Raul Castro et au Parti communiste de Cuba en nous associant à l’hommage qui lui est rendu. »


PCF ANECR

ÉTATS GÉNÉRAUX LÉGISLATIFS

Communes et élus debout ! 400 élus-es de tout le pays ont participé au congrès de l’Association nationale des élus communistes et républicains (ANECR) à St Etienne le 20 novembre, dont 4 girondinsnes. Une adresse aux élus et une aux citoyens ont été adoptées : « Nous ne laisserons pas la France se donner à Marine Le Pen. » « Dans un contexte marqué par le risque d’une prise de pouvoir de l’extrême-droite dans notre pays, par les difficultés à venir aux élections présidentielle et législatives, nous sommes, avec 7500 élus, une force considérable » souligne Patrice Bessac, nouvellement élu président de l’association avec une équipe fortement renouvelée. Le congrès a remercié chaleureusement le travail du président sortant Dominique Adenot et l’équipe précédente qui ont décidé de donner des responsabilités aux nouveaux élus issus des municipales de 2014. « Nous avons conscience qu’aujourd’hui la France est fracturée, qu’une partie du monde rural et périurbain décroche » explique P. Bessac pour présenter la campagne « commune debout ». « Nous avons la volonté de préserver cet outil démocratique face à une technocratisation qui éloigne les citoyens des centres de décisions », laquelle « vise à briser l’une des originalités de la France : son réseau de communes qui forme la première cellule de la vie démocratique ».

Dans quelques semaines, le Conseil national de l’ANECR, à partir des travaux du congrès, annoncera un dispositif de travail et de premières lignes d’actions politiques. Sans attendre, une campagne pour les services publics La bataille pour les moyens des collectivités territoriales doit s’intensifier car le programme de la droite promet près de 100 milliards d’euros d’économie sur le service public dont près d’un tiers imputé aux collectivités », comme l’a d’ailleurs souligné Eliane Assassi, présidente du groupe communiste, républicain et citoyen (CRC) au Sénat, lors du repas des communistes girondins à Cenon. « C’est la double peine » s’indigne P. Bessac, pour qui le combat devra s’ancrer dans tout le pays « au-delà même des élus communistes et Front de gauche, car à travers les moyens des communes c’est la question du devenir du service public local qui est posé ». Avec cette campagne, les élus-ues de l’ANECR ont adopté deux adresses, l’une aux élus, l’autre aux citoyens, avec la volonté de « connecter l’action des élus communistes et partenaires à la vie de nos concitoyens » et pour cela « aller au devant de nos compatriotes ». Ils ajoutent qu’ils « ne laisseront pas la France se donner à Marine Le Pen » et « mettre en œuvre tous les actes qui permettront d’éviter la catastrophe annoncée que ce soit en 2017, en 2020 ou en 2022 ».

À l’écoute et à la rencontre du peuple de France Rencontres citoyennes 11e circonscription (Blayais, Coutras, Nord Gironde) - Vendredi 25 novembre, 20h30, Saint Savin, Centre culturel - Vendredi 2 décembre, 18h, St-Denis-de-Pile, salle des associations - Vendredi 9 décembre, 20h30, St-André-de-Cubzac, salle du Mascaret 5e circonscription (Nord médoc, Portes du Médoc) - Vendredi 2 décembre, 18h30, Castelnau-Médoc, ancienne salle des fêtes 3e circonscription (Bègles, Villenave, Talence, Bdx) - Vendredi 9 décembre, salle St Maurice à Bègles

[ Patrice Bessac, 38 ans, maire de Montreuil (Seine-Saint-Denis) est le nouveau président de l’ANECR. Il prend la suite du maire de Champigny (Val-de-Marne), Dominique Adenot. ]

Souscription Je verse ……………………………… € (ma remise d’impôt sera de 66% de ce montant)

Nom-Prénom ……………………………………………… Adresse …………………………………………………… ……………………………………………………………… Chèque à l’ordre de ADF PCF 33

[ Claude Mellier, CM de Mérignac et vice-présidente de la métropole. Véronique Lavaud, adjointe à SaintAndré de Cubzac. Patrick Alvarez, CM Bouscat-Bruges. David Valade, CM de Mérignac. ]

Retournez à PCF - 15, rue Furtado - 33800 Bordeaux

Souscription

Les dons sont limités à 7 500 € par personne Les versements ouvrent un droit à déduction de 66% du don dans la limite de 20% des revenus nets imposables. Ainsi, un don de 100 € permettra une réduction d’impôt de 66 €

M. CAMBET GABARRA Jean, Avensan M. GAI Christian, Yvrac M. FERNANDEZ CANAL Jesus, Cenon M. FRANCO Francis, Bassens Mme HERICE Paulette, St-Pierre-d’Aurillac Mme HERICE Marie-Pierre, St-Pierre-d’Aurillac M. MELLIER Jean-René, Bordeaux

Ils ont donné un total de 750 €

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Carnet

ADECR 33

Elus-es girondins-nes Le 5 novembre, les élus communistes et républicains de Gironde organisaient une formation des élus, sous l’égide du Cidefe, et une assemblée générale où le bureau a été élu, ainsi que la délégation au congrès national. A l’occasion de la formation sur le thème « connaître et maîtriser les nouveaux transferts de compétences », les élus ont dressé un état de l’évolution du paysage intercommunal et examiné le schéma régional de développement ,

d’innovation et d’internationalisation . Lors de l’assemblée générale dans le cadre de la préparation du congrès national, les élus ont travaillé à l’organisation de l’adhésion à l’association et de la structuration de l’ADECR en Gironde en datant une réunion régulière tous les deux mois ainsi que la réponse aux besoins de formation des élus et la mise en œuvre de la campagne «Commune debout». Puis l’Assemblée a désigné la délégation au congrès et voté pour la composition

du bureau : Patrick Alvarez, président, Claude Mellier, vice-présidente, référente pour la Métropole, Véronique Lavaud, formation Cidefe, Jean-Claude Galan, trésorier, Renaud Sébastiani, coordination hors métropole, Raymond Rodriguez, coordination des maires, Nicolas Ong, communication, questions numériques.

VILLENAVE D’ORNON. Les obsèques de Gérard Rouanet ont eu lieu le 27 novembre au crématorium de Montussan, en présence de très nombreux camarades qui entouraient son épouse Christiane et leurs enfants. Un hommage lui a été rendu par ses camarades de la CGT dont il fut longtemps un dirigeant. Michèle Jean-Marie, pour la section de Villenave d’Ornon du PCF, lui a rendu l’hommage de ses camarades communistes, rappelant son parcours de militant et responsable communiste, ainsi que son action d’élu à la mairie de Villenave d’Ornon. La Fédération de la Gironde du PCF renouvelle ses condoléances et son amitié à Christiane, leurs enfants et tous leurs proches. CASTELNAU DU MÉDOC. La direction de la Fête de l’Humanité Gironde, la section PCF Nord Médoc et la cellule PCF TBM ont la douleur d’annoncer le décès de Christian Eysson. Christian était l’une des chevilles ouvrières des Fêtes de l’Humanité. Sa gouaille et sa répartie mettaient toujours de la bonne humeur dans le groupe. Durantbde nombreuses années, il conduisait les camions chargés de matériel à la Courneuve pour l’espace Gironde de la Fête de l’Humanité Paris. Nous perdons un ami, un camarade. La Fédération de la Gironde du PCF, renouvelle ses condoléances à son épouse et ses proches. Les obsèques auront lieu le mercredi 7 décembre à 15 heures au crématorium de Mérignac. Les Nouvelles 1 décembre 2016 • 7


CULTURE & SOLIDARITÉ DÉBAT ARAC 33 - CAFÉ REPAIRE DE BACALAN

CINÉMA EN GIRONDE

Paix, Armée et Citoyenneté : le soldat-citoyen

Projections La Sociale

Mardi 13 décembre, à 19h30, au café repaire de Bordeaux Bacalan. « La France a besoin avant tout de Paix et de Sécurité pour accomplir son évolution vers l’entière justice sociale. Pour cela, la force de dissuasion sera la Nation en armes du fait du soldat-citoyen et du citoyen-soldat, du fait de la symbiose entre Armée et Nation et où le Peuple (le prolétariat disait Jaures) occupera légitimement la place qui lui revient. Cette Armée Nouvelle n’implique-telle pas un changement de stratégie et de mentalités ? Nous sommes aujourd’hui dans la conception de gendarme du capitalisme et nous intervenons dans 44 pays… La France n’a-t-elle pas un rôle politique, diplomatique, juridique et de

coopération pour obtenir la mise en œuvre du rôle de l’ONU et ainsi obtenir le règlement des conflits par la négociation ? En sachant que le France devient le deuxième exportateur mondial d’armes, son rôle diplomatique doit-il se cantonner à la seule vente d’armements ? » À l’invitation de l’ARAC 33 avec le secrétaire général de l’ARAC (Association Républicaine des Anciens Combattants et V.G. et combattants pour la Paix), Patrick STAAT et un officier supérieur de l’Armée de l’Air, Lieutenant-colonel de Réserve. Thêatre du pont tournant 13, rue Charlevoix de Villiers (face à la salle Buscaillet), Bordeaux, Tram B, arrêt « New-York ». Face à l’ancienne  raffinerie Beghin-Say.

LSR 33

Cours d’espagnol à la Bourse du Travail Finis pour vous les sudokus sur la table de la cuisine, les mots croisés sempiternellement répétés… et je ne parle pas du puzzle de 750 pièces… Nous vous attendons chaque lundi à 10 h 30 pour les cours d’espagnol de LSR33, salle 103 au premier étage à la Bourse du Travail, 44 cours Aristide Briand. Rejoignez ceux et celles qui apprennent l’espagnol dans une ambiance détendue mais sous la houlette rigoureuse d’un professeur hispanophone. À cela, ajoutez des moments de conversation avec des bénévoles, disponibles et attentifs, originaires, eux ou leurs parents, d’Espagne et poussés vers la rue Kléber ou Giner de los Rios par des pouvoirs fascistes ou/et par des conditions de vie  difficiles. Vous comprendrez que les cours d’Espagnol de LSR33 sont bien autre chose qu’un simple cours de langue, ils nous aident à communiquer avec nos voisins immédiats « Tras el Pirineo ! ». Ils nous font travailler en autonomie chez nous et en groupe, nous permettent de retrouver chaque semaine des retraités qui veulent éviter de s’isoler et de voir leurs méninges se rouiller !

L’Espagnol avec LSR33, c’est facile et presque ludique !!! Essayez donc… Une contribution de 60 € par trimestre est demandée. Plus de renseignements sur le site : loisirs-solidarite-retraites33.e-monsite.com ; lsr33@outlook.fr ; Lucien répondra à toutes vos questions : 06 25 47 18 22.

BAZAS, mercredi 11 janvier, 20h30, cinéma Le Vog, Jacques Delaveau, vice-Président du mouvement de sauvegarde, de promotion et de démocratisation des services publics en Sud-Gironde. CANEJAN, jeudi 12 janvier, 20h30, centre culturel Simone Signoret, Christian Gaudray, président UFAL nationale (Union des Familles Laïques) CADILLAC, vendredi 13 janvier, 20h45, cinéma Le Lux, Christophe Miqueu, Président du mouvement de sauvegarde, de promotion et de démocratisation des services publics en Sud-Gironde. PESSAC, samedi 14 janvier, 20h30, cinéma Jean Eustache, en présence du réalisateur Gilles Perret

40 ans des Pères Noël verts jouets, livres, colis alimentaires festifs mais aussi parades, sorties, spectacles, cirque, événements sportifs, séances de cinéma, vacances ou encore repas au restaurant et goûters de Noël.

BATI-BORD SARL au capital de 5 000 € Siège social :49 avenue de Labarde 33300 Bordeaux Siren : 810 245 316 RCS Bordeaux

Pour avis et mention,

CREON, lundi 16 janvier, 20h30, Cinéma Max Linder, en présence de Christophe Miqueu, Président du mouvement de sauvegarde, de promotion et de démocratisation des services publics en Sud-Gironde.

SAINT MEDARD-EN-JALLES, mardi 17 janvier, 20h15, Le CinéJalles, en présence de Christian Gaudray, président UFAL nationale SAINTE FOY-LA-GR ANDE, mercredi 18 janvier, 20h30, cinéma La Brèche SALLES, jeudi 19 janvier, 20h30, cinéma Le 7ème Art, en présence de Christian Gaudray, président UFAL nationale EYSINES, vendredi 20 janvier, 20h30, cinéma Jean Renoir ANDERNOS-LES-BAINS, samedi 21 janvier, 17h, cinéma Le Rex CESTAS, samedi 21 janvier, 20h30, cinéma Le Rex LA REOLE, dimanche 22 janvier, 18h, cinéma Le Rex, en présence de Christophe Miqueu, président du Mouvement de sauvegarde, de promotion et de démocratisation des services publics en Sud-Gironde. SAINT-ANDRE-DE-CUBZAC, lundi 23 janvier, 21h, cinéma Le Magic MERIGNAC, mardi 24 janvier, 19h, Mérignac-Ciné, en présence de Christian Gaudray, président UFAL nationale

SECOURS POPULAIRE

AVIS DE DISSOLUTION

Les associés de la société ont décidé suite à l’AGE du 29/10/2016, la dissolution complète de la société à compter du 01/11/2016 M. GHEZZAZ Lounes demeurant 89 rue Saint-Jean 33800 Bordeaux a été nommé en qualité de liquidateur. Les pouvoirs les plus étendus pour terminer les opérations sociales en cours, réaliser l’actif, acquitter le passif lui ont été confiées. Le siège de la liquidation est fixé au 89 rue Saint-Jean 33300 Bordeaux.

MONSEGUR, dimanche 15 janvier, 17h30, cinéma L’Eden, en présence de Jacques Delaveau, vice-Président du mouvement de sauvegarde, de promotion et de démocratisation des services publics en Sud-Gironde.

Du 11 au 24 janvier

ANNONCES LÉGALES

Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest S.A.S. au capital de 37 000 euros Associés (à parts égales) : L. Chollon, F. Mellier, S. Laborde Directeur de la publication : Frédéric Mellier Abonnement 1 an : 25 euros. Abonnement de soutien : 40 euros Rédaction, composition, impression : S.A.S. Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest 15, rue Furtado - 33800 BORDEAUX Tél. 05 56 91 45 06 - Fax 05 56 92 61 01 - Annonces légales : annonces@nbso.fr Comptabilité : compta@nbso.fr - Redaction/Proposition d’article : redaction@nbso.fr @nvlbx Les nouvelles de bordeaux nbso.fr Commission paritaire de presse : 0118 C 85932

8 • Les Nouvelles 1 décembre 2016

CLINDOEIL - CINEMA, animé par Jean-Louis Ribreau, a programmé pour le mois de janvier la projection du film La Sociale, le film de Gilles Perret, dans 15 villes et salles de cinéma du réseau de l’Association des Cinémas de Proximité de la Gironde.

Dossier de presse

40 ans des Pères Noël verts

En 2016, face à la montée de la pauvreté, les Pères Noël verts du Secours populaire français, qui sillonnent la France pour venir en aide au Père Noël rouge depuis 1976, redoublent d’efforts « pour que Noël n’oublie personne ». Revêtus de leurs costumes verts, les Pères Noël multiplient les activités solidaires afin de collecter des dons financiers, des jouets neufs et des produits de fête pour les plus démunis. Ils permettent à tous de célébrer Noël et la nouvelle année dans la dignité. Grâce à eux, le Secours populaire peut proposer aux enfants, aux familles et aux personnes isolées : cadeaux,

En Gironde, le Secours populaire a lancé sa campagne, le vendredi 25 novembre, à l’occasion du lancement des illuminations de la Promenade Sainte Catherine à Bordeaux, avec l’inauguration de son stand de paquets cadeaux. L’occasion de sensibiliser le grand public à l’importance de faire acte solidaire en soutenant l’action des Pères Noël verts. Au programme de la campagne cette année : repas et croisières des « cheveux blancs », le week-end des 9 et 10 décembre, 700 enfants sont invités, grâce à l’inter-Comités d’entreprise, à un spectacle de Noël de qualité, le même jour 150 enfants sont invités par le cirque Medrano avec le partenariat de France Bleu, le lendemain ce sont les Girondins de Bordeaux qui offrent des places pour le match Bordeaux-Monacco, le même weekend, les magasins Carrefour font une opération coupon-cadeaux, pour toutes ces initiatives, pour collecter des fonds, des cadeaux neufs, des produits alimentaires festifs, des places de spectacles… Les bénévoles du Secours populaire en Gironde se démènent.

Ils ont besoin de votre soutien.

Pour faire un don « Pères Noël verts » : Fédération de la Gironde 95 quai de Paludate, 33800 Bordeaux Tél.  05 56 92 79 92 Fax. 05 56 91 46 38 www.secourspopulaire.fr/33 Secours Populaire Gironde (Page officielle) @spf_33

Braderie de Noël à Bègles

SAMEDI 10 DECEMBRE 2016, de 10 h à 17 h Vous y trouverez : Vêtements, chaussures, livres, bijoux, ect. Adresse et contact : 15 rue Yvonne et Robert Noutary 33130 BEGLES Tél : 05 56 49 58 45 spf.begles@sfr.fr // spfbegles.voila.net


Nouvelles N° 2179