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Jeudi 6 février 2014 - N° 2032 - Hebdomadaire - 15, rue Furtado - 33800 BORDEAUX Prix : 0,80 euro

Pierre Laurent à Bordeaux et à Bègles pour les municipales,

REMPARTS À L’AUSTÉRITÉ

23 & 30 municipales 2014 / Les communistes en campagne

mars 2014


ACTUALITÉ Métropole

Tout sauf un changement technique

Madrid, 1er février 2014

Aborto legal para no morir par Hélène Cesbron, Médecin

Groupe communiste de la CUB Le nom de votre élu à la CUB directement inscrit sur le bulletin de vote des prochaines élections municipales. C’est un détail et qui penserait à s’en plaindre ? Avec un budget colossal (1,3 milliards en 2013) et des compétences qui touchent à nos vies quotidiennes (transport, eau, voirie, logement…), les décisions qui se prennent à la CUB sont tout sauf secondaires. Qui pourrait donc se plaindre qu’on cherche, en les identifiant sur le bulletin de vote, à donner plus de légitimité aux élus de la communauté urbaine ? Sauf… sauf si on cherche un peu plus loin. Car ce changement en cache d’autres. A-t-on dit par exemple aux citoyennes et aux citoyens de la CUB que les élus qui les représenteront au niveau de l’agglomération seront moins nombreux qu’auparavant ? Moins d’élus issus de nos communes pour nous représenter à la CUB, vous l’a-t-on dit ? A-t-on dit que ce que l’on appelle maintenant la « métropolisation » est une très ancienne revendication des instances européennes et, derrière elles, de ceux qui pensent qu’il faut

toujours dépenser moins pour les services publics et laisser « libres » les grands groupes de la finances ? Vous a-t-on dit enfin votre commune pourra être sanctionnée financièrement si elle refuse de transférer des compétences et des personnels vers la Métropole ? La métropole, les élus communistes ne sont pas contre à priori. Mais pourquoi devrait-elle se faire au détriment des élus de proximité ? En fait, sous prétexte de lutter contre le « millefeuille » administratif, la loi dite de « décentralisation » va rajouter une couche, plus éloignée des citoyens. Or la crise sociale, économique, écologique et politique actuelle devrait appeler à réfléchir à beaucoup plus de démocratie à tous les étages de la République. Cette crise appelle de nouveaux pouvoirs, non pas pour des supermaires de super-métropoles ; des nouveaux pouvoirs d’intervention pour les citoyens dans leurs quartiers, pour les travailleurs dans leurs entreprises, pour les étudiants dans leurs universités. Parce que la crise c’est eux mais la solution, c’est nous !

Au cente, Sébastien Laborde, secrétaire départemental du PCF et Christelle Baudrais, candidate Front de gauche à Bègles en manifestation à Bordeaux

C’est humiliant ! «Abortar es un derecho no un privilegio». Alors que cela devrait être enfin une évidence, les Espagnoles demandent encore au 21e siècle d’avoir le droit d’interrompre leurs grossesses non prévues ou non désirées. Pire, on leur confisque un droit qu’elles avaient durement et finalement obtenu en 2010... Alors pourquoi une évidence ? Parce que les femmes ont toujours avorté, du plus loin que nous emmènent les historiens et les anthropologues. Quelles qu’ont été leurs conditions de vie, leurs conditions sociales, leurs religions, elles ont avorté de grossesses qui ne pouvaient pas être. De la femme de la classe dirigeante à celle qui fut exploitée, de celles qui pouvaient

se payer un médecin à l’étranger à celles qui faisaient appel à leur voisine ou à la tricoteuse du village, elles ont avorté. Au risque parfois d’y perdre leur vie, alors qu’elles étaient mères de famille, au risque de mourir dans les plus affreuses souffrances, de septicémies ou d’hémorragies, elles ont avorté. À l’époque de la Grèce antique, Hippocrate, ce célèbre médecin, donnait des remèdes pour avorter simplement. Au Moyen Age, les prêtres recommandaient un jeûne de quelques jours pour pénitence. Alors pourquoi le Code Napoléonien de 1810 les a-t-il envoyées au bagne pour fait d’avortement ? Pourquoi le

gouvernement de Vichy leur fit couper la tête pour crime contre la sûreté de l’état français? Et aujourd’hui dans le monde 80 000 femmes meurent encore chaque année d’avoir interrompu clandestinement leurs grossesses, une honte terrible, une erreur médicale et sociale évidente ! Les grossesses se font à deux, il faut être un homme et une femme pour faire, provoquer une grossesse. Et pourtant seules les femmes sont punies, bannies, réprimandées tels de petits enfants ? Le corps des femmes appartient_il à la société au point d’en dicter et leur conduite et leur contenu ? Les femmes européennes sont encore des mineures en Espagne, en Pologne, en Irlande. Elles ne peuvent être que folles ou doivent dénoncer leur violeur pour avoir l’autorisation d’interrompre cette grossesse faite à deux. Une ineptie de l’Histoire de l’être humain, un non-sens philosophique et politique ! Car dans les pays où la loi protége les femmes, en assurant la promotion d’une bonne contraception et la possibilité d’interrompre sa grossesse dans des conditions sanitaires sures et efficaces, celles-ci ne meurent plus !

Assises régionales de santé Inviter les questions de santé dans les débats municipaux De mi-décembre 2013 à mijanvier 2014, se sont tenus en Aquitaine des débats départementaux et un débat régional sur la stratégie nationale de santé. Maryse MONTANGON, technicienne de laboratoire, membre de la commission nationale Santé du PCF, revient sur la démarche et le contenu dans une interview à la République des Landes. Marisol Touraine ministre des affaires sociales et de la santé a demandé aux ARS (Agences Régionales de Santé) d’organiser des débats départementaux et régionaux afin d’enrichir la future loi de santé publique qui sera proposée en 2014. «  Démarche participative, à priori intéressante puisqu’elle était censée faire remonter les contributions des territoires sur les problèmes et les propositions d’actions », explique Maryse Montangon. Elle regrette cependant un débat d’experts et constate que les seules propositions retenues sont celles allant dans le sens « de la feuille de route de la stratégie nationale de santé ». « Comment peut-on croire à la véritable volonté de Marisol Touraine 2 • Les Nouvelles 6 février 2014

et de son gouvernement de refonder notre système de santé français dans une vraie grande loi de santé publique, interroge la responsable nationale, quand elle affirme que la mise en œuvre des axes prioritaires de cette future loi trouvera une première traduction concrète dans la LFSS (loi de financement de la sécurité sociale) de 2014. LFSS qui demande plus de 4 milliards d’euros de réduction des dépenses de sécurité sociale, autant de non-réponses aux besoins de santé de la population ! » Maryse Montangon rappelle les propositions du PCF pour une santé et une protection sociale solidaire. « Je pense que nous pouvons, dès à présent, défendre et initier le concept d’assises régionales de la santé, en invitant les questions de la santé dans les débats municipaux ; santé, protection sociale et solidarité doivent faire partie des programmes municipaux. Enfin, cette bataille autour de la santé s’inscrit dans une démarche globale, indissociable de la politique de réduction de la dépense sociale et de l’idéologie de la baisse du coût du travail », conclue la responsable du PCF.

Un millier de manifestants à Bordeaux pour la défense de l'IVG le 1er février 2014

Airbus group

La mobilisation continue Vendredi dernier, la CGT organisait une distribution de tracts au rond-point Dassault Mérignac pour « alerter la population et les salariés sur les stratégies de financiarisation de la filière aéronautique et spatiale ». Lundi, Airbus Group donnait des détails sur les 5 800 suppressions de postes, annoncées en décembre, dans ses activités défense et espace. 396 emplois sur 2 500 seraient supprimés dans le principal établissement français d’Astrium, à Toulouse. 309 autres suppressions d’emploi sont prévues aux Mureaux, en région parisienne, et 213 à Bordeaux. Par ailleurs, 411 emplois

devraient être supprimés à Elancourt, le principal site en France de Cassidian. Une petite partie de ces 411 suppressions toucherait des salariés d’Astrium également employés sur ce site. La CGT conteste ce plan de suppression d’emploi et sa procédure, « aucun document n’a été remis aux élus et aux experts », explique Luc Rimbert, délégué syndical central Astrium Aquitaine. Le syndicat poursuit une mobilisation qui semble avoir déjà fait fléchir la direction. Celle-ci a annoncé qu’en fonction de nouvelles commandes, le plan social pourrait être allégé. Le syndicat se méfie cependant

des effets d’annonce qui viserait à « dégonfler la mobilisation ». La semaine dernière, 1 000 personnes étaient réunies en assemblée générale au siège d’Airbus à Toulouse. En Aquitaine, une intersyndicale discute des modes d’actions à venir. Elle pourrait bien s’orienter vers une grève. Plus largement, la CGT appelait, ce jeudi 6 février, à un rassemblement devant le siège du Medef et celui du Parti socialiste pour la revalorisation du SMIC, des salaires, pour l’emploi, la protection sociale, le service public...


ACTUALITÉ

Editorial L’humain d’abord : une urgente nécessité

Alexis Tsipras à Paris

Nous serons la surprise des européennes L’Humanité.fr du 3 février 2014 Le candidat du Parti de la gauche européenne à la présidence de la Commission européenne, Alexis Tsipras, a rencontré les électeurs français ce lundi soir au siège du PCF, à l’invitation de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF. Le président de Syriza est arrivé ce lundi matin à Paris pour une visite de deux jours dans le cadre de sa candidature à la présidence de la Commission européenne au nom du Parti de la gauche européenne (PGE). Temps fort de sa venue en France, Alexis Tsipras a tenu une rencontre publique à l’invitation de Pierre Laurent, Président du PGE, ce lundi soir, au siège du Parti communiste français, devant une salle comble. « Nous allons faire ensemble le voyage de l’espoir et du changement pour changer l’Europe mais aussi pour changer nos vies », a promis le candidat à la présidence de la Commission européenne. « Nous pouvons envahir la Bastille du néolibéralisme global qu’est l’actuelle Europe néolibérale. » Prenant acte que « les socialistes rejettent leurs mandats progressistes et deviennent «co-managers» du consensus néolibéral avec Merkel », Alexis Tsipras constate que « si le gouvernement de François Hollande était différent, je pense que toute l’Europe aujourd’hui serait différente. »

Europe des peuples « Nous devons demander avec force aux socialistes: êtes vous avec l’Europe des marchés et du capital ou avec l’Europe des peuples ? », demande le leader de Syriza qui pose d’emblée les ambitions du Parti de la gauche européenne : « Nous avons besoin d’une transformation écologique et politique totale de l’Union européenne, particulièrement en ce qui concerne l’immigration. » À propos du drame de Lampedusa et, plus récemment, des migrants rejetés par la police grecque le long de côtes turques : « Nous ne voterons pas une Europe qui tuent des gens ! » Condamnant « l’extrême droite populiste qui représente le plus grand drame de l’Europe », particulièrement en Grèce où « Aube Dorée prétend être une force anti-système mais n’est rien d’autre que le bras armé du système », le candidat du PGE affirme : « Le 25 mai (soir des élections européennes, ndlr) nous serons la surprise parce que vos luttes sont nos luttes et les notres sont les vôtres. » « La vraie gauche » Un peu plus tôt ce lundi, lors d’une visite au siège du Parti de gauche, le leader de Syriza avait affirmé que « la vraie gauche », est en mesure d’emporter les scrutins aussi bien européens que locaux en Grèce.

Canton de Saint-Macaire

Michel Hilaire, médaillé d’or Michel Hilaire s’est vu remettre la médaille d’honneur régionale, départementale et communale décernée par le Préfet de la région Aquitaine, préfet de la Gironde, en récompense de son dévouement au service des collectivités publiques et établissements publics. Le maire de Saint-Pierre d’Aurillac, Jean Corbanèse, a remis la distinction à Michel Hilaire, au milieu des applaudissements des élus et

des agents communaux. L’élu était d’autant plus ému qu’il a décidé de ne pas se présenter sur la prochaine liste municipale ni donc intercommunale. « Je me retire sur la pointe des pieds car la vie politique vécue du côté Front de Gauche est usante, surtout quand on y croit au quotidien, a-t-il expliqué. Alors, je pense que le renouveau politique a besoin de troupes fraîches, qui ont gardé intacte leur capacité de s’indigner, capables de fraternités inédites. »

« Les Européennes sont importantes pour rompre avec l’austérité et ses destructions sociales. La seule alternative est à gauche, la vraie gauche. Elle ne se trouve pas auprès d’une droite extrême populiste, non plus chez les socialistes qui sont en train de se transformer en conservateurs néolibéraux, non plus à droite qui nous a menés dans la crise actuelle. La seule manière pour sortir de cette crise, c’est la lutte unie avec toutes les valeurs de la gauche ». Quant aux municipales et régionales grecques du mois de mai, « la perspective de l’arrivée au pouvoir de Syriza fait peur à l’establishment grec et européen », explique Alexis Tsipras ce lundi. La semaine dernière, il explicitait lors d’un discours devant le comité central de son parti : « Le retournement dont nous rêvions, pour lequel nous nous sommes battus afin de délier le pays du mémorandum (d’austérité) est à notre portée. L’heure des comptes (est arrivé pour) un système politique usé, une élite économique corrompue qui a mené la Grèce et son peuple à la tragédie d’aujourd’hui. L’heure du peuple et du Syriza est arrivée », a-t-il ajouté.

Les électrices et les électeurs qui ont rejeté il y a presque deux ans la politique ultralibérale de Sarkozy se sentent depuis trahis et abandonnés par cette partie de la gauche qui a choisi son camp : celui du Medef, de l’austérité, de la flexibilité, de la soi-disant compétitivité. Car le «pacte de responsabilité» de François Hollande n’est ni plus ni moins qu’un marchandage avec le grand patronat dont l’objectif est d’augmenter les profits, au détriment des salaires, de la protection sociale et des services publics. Les 100 milliards sont volés dans la poche des ménages. Et pour que la citoyenneté ne dérange pas trop l’ordre ainsi établi, la réforme institutionnelle en cours concentrera et éloignera de plus en plus les lieux de décisions des électeurs, y compris des élus locaux. C’est la ligne que le président voudrait imposer à la gauche française tout entière: le renoncement à toute ambition de transformation sociale pour construire une nouvelle majorité politique dégagée de la gauche. Le PCF ne se résigne pas. Il a lancé un appel à toutes les forces de gauche pour faire valoir des solutions alternatives pour sortir de l’austérité. Avec le Front de Gauche, les communistes poursuivent la campagne de vérité sur le « coût du capital », les batailles pour le service public, la protection sociale, pour une proposition de loi contre les licenciements boursiers. Du même pas, les états généraux pour une nouvelle fiscalité se préparent avec des forces politiques, syndicales, associatives et citoyennes. Et nous sommes naturellement avec les salarié-es et leurs organisations mobilisés pour l’emploi, le pouvoir d’achat et les salaires, contre les politiques d’austérité, refusant la fin programmée de toute législation sociale nationale, cette fin tant espérée par la droite. C’est dans ce contexte qu’aura lieu le premier rendez-vous électoral de 2014 avec les municipales, les 23 et 30 mars. C’est dire si le champ est ouvert pour faire vivre les alternatives possibles de justice et de progrès social pour tous : la commune est le meilleur lieu de proximité où les citoyens peuvent dire ce qu’ils ne veulent plus et rechercher ensemble les actes politiques et les batailles collectives pour répondre aux besoins. C’est ce qu’ont exprimé les forces politiques, syndicales, associatives et citoyennes lors de leur rencontre avec Pierre Laurent et Christian Picquet à Bègles le 1er février, avec enthousiasme, comme ils le font au porte à porte, à l’écoute et en débat avec les habitants : c’est aussi cela l’humain d’abord.

Christine Texier Tête de liste front de Gauche aux municipales à Bègles

Les Nouvelles 6 février 2014 • 3


P Front de gauche Bordeaux et Bègles

Rassemblement et audace pour les municipales

Egalité homme-femme dans nos villes Sophie Elorri, candidate PCF

Sophie Elorri a rappelé que « dans un contexte économique et social catastrophique, les femmes sont les premières victimes de la précarité, de la montée du chômage et des bas salaires. » Pourtant, l'égalité entre les femmes et les hommes ne se gagnera pas sans l'égalité salariale. Sur la montée des idées rétrogrades en Europe. Elle a fait un petit tour d'horizon. En France, les conservateurs et intégristes religieux «  défilent avec haine et violence dans les rues de Paris  ». « En Pologne l'avortement est interdit depuis 3 ans ». « En Hongrie ce droit est extrêmement restrictif », et maintenant, c'est en Espagne que

le gouvernement s'apprête à adopter « la législation la plus rétrograde en matière de droit à l'avortement ». « Alors la digue ne doit pas céder, car demain ce sont tous nos droits, nos progrès sociaux gagnés de hautes luttes qui seront remis en question », a-t-elle conclu sur le sujet. « Nos villes doivent être des pôles de résistance (…), a-t-elle ajouté, en développant les services publics, en renforçant l'accès des femmes, souvent parents isolés, au logement, en mettant les moyens de lutter contre les violences faites aux femmes par un accompagnement social et juridique aux victimes. »

Protéger les jeunes de la précarité Ariane Gallet, responsable Secteur jeunes GU « En France, 25% des moins de 25 ans sont au chômage et 20% des 16-25 ans vivent sous le seuil de pauvreté », a rappelé Ariane Gallet. « Cette situation ne peut pas continuer ! La jeunesse n’a pas été la priorité du gouvernement comme cela avait été promis, c’est pourquoi il est primordial qu’elle s’ impose comme l’un des thèmes phares de ces élections municipales.  » Location de petites surface, chèque santé pour les jeunes, gratuité des transports et Pass culture, voici «  les priorités de la liste Bordeaux pour tous pour faire de notre ville le rempart anti-austérité qui protège les jeunes de la précarité. » 4 • Les Nouvelles 6 février 2014

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF est venu soutenir les candidats communistes et plus largement ceux du Front de gauche à Bordeaux et à Bègles les 31 janvier et 1er février. Il a rencontré des salariés et des habitants de Bordeaux Bacalan, accompagné d’élus et responsables de la fédération du PCF, pour parler de l’emploi et du logement. Il est allé à la rencontre de la mémoire du Bordeaux négrier avec la Fondation du mémorial de la traite des noirs. La soirée bordelaise s’est finie sur un beau meeting rassemblant 700 personnes dont les représentants de différentes organisations du Front de gauche, notamment celles de la liste Bordeaux pour tous, dont Vincent Maurin a présenté les ambitions et le programme. Le lendemain, Pierre Laurent échangeait avec des militants et candidats Front de gauche, des responsables d’associations, des syndicalistes et des habitants, sur le marché de Bègles. Sophie Elorri (PCF) sur l’égalité homme-femme, Ariane Gallet (Gauche unitaire) sur la précarité des jeunes, Martine Michaudet (Ensemble) sur l’environnement, Karfa Diallo sur la mémoire de l’esclavage, Rodolphe Jammet (de la SAFT), c’est qu’ils en ont à dire, à entendre, à proposer, ces militants, ces candidats du Front de gauche aux municipales (lire ci-contre). 9 intervenants se sont succédés et la salle de l’Athénée de Bordeaux, en ce vendredi 31 janvier, est restée comble jusqu’au bout. Le dynamisme de la campagne engagée par le Front de gauche autour de Bordeaux pour tous, avec Vincent Maurin, à sa tête, n’y est sans doute pas pour rien. C’est d’ailleurs avec beaucoup d’énergie que le candidat s’est adressé à la salle, annonçant tout d’abord la bonne nouvelle de la rénovation future de la ligne circulaire de transport pour laquelle se battent les élus communistes depuis plus de 30 ans et l’arrivée du refit annoncée aux bassins à flots. Présentant les diverses composantes de la liste Bordeaux pour tous, « nous sommes les représentants du Bordeaux qui lutte, qui ne se résigne pas », a-t-il commenté. C’est un Bordeaux « plus ouvert », « plus solidaire  », «  plus démocratique  » auquel aspire le candidat. Face au Bordeaux tout en apparence d’Alain Juppé, le Front de gauche défend la mixité d’emploi, une nouvelle logistique durable, la batellerie, le logement pour tous avec 50 % de logement social au

minimum voire 100 % quand il y a, comme à Casteja, du retard à rattraper avec, en plus, un terrain d’état dans un quartier bourgeois. Vincent Maurin n’a pas manqué d’évoquer la petite enfance et les propositions du Front de gauche pour l’accueil des moins de 3 ans, l’accès à la culture, la gratuité des transports, campagne portée par les jeunes, la démocratie... Vincent Maurin pour défendre un bordeaux « de la solidarité, du vivre ensemble, riche de sa diversité, de ses histoire » est bien décidé à faire mordre la poussière à Alain Juppé. Pour ce faire, le rassemblement est une force, ce que soulignera Anne Druais, représentante du parti de gauche à Bordeaux. Elle a rappelé toutes les grandes initiatives du Front de gauche depuis les présidentielles où ses résultats électoraux l’ont placé comme 3e force politique sur la ville et la volonté du PG de présenter des listes autonomes « qui ne transigent pas  » pour «  créer de nouveaux droits dès l’échelon local », « créer des emplois sans nuire à l’environnement », notamment en favorisant les « circuits courts et l’agriculture paysanne ». « Vous avez fait le bon choix à Bordeaux » «  Je crois à ce choix politique que vous avez fait », dira Pierre Laurent. « Alain Juppé est présenté comme le visage acceptable de la droite. Mais c’est une droite violente, aux ordres du Medef. » Pour appuyer ce propos, le secrétaire national du PCF a cité quelques unes des « mesures d’urgence  » présentées sur le site de l’UMP dans le cadre de ses Etats généraux : « fin des 35h, disparition de la durée légale du travail », « plus d’augmentation nationale des salaires mais des négociations par branche  », «  une agence publique pour le travail en concurrence avec des agences privées choisies par les employeurs », « 130 milliards d’économies sur les dépenses publiques en 5 ans  », «  construction de 20000 places de prison  », etc. Pour faire face à cette droite, il faut une gauche combative, qui ne reste pas sans réagir face aux renoncement de François Hollande. « Vous avez fait le bon choix à Bordeaux car Vincent Feltesse n’est pas capable de battre Alain Juppé », ajoutera Pierre Laurent. Le secrétaire national du PCF, comme Christian Picquet représentant de la gauche unitaire et Myriam Martin, porte parole d’Ensemble est revenu largement sur la politique d’austérité menée

par ce gouvernement, les diverses atteintes à la justice fiscale, au droit du travail, à la protection sociale... la nécessité de combattre cette politique d’austérité qui enfonce toujours plus les pays dans la crise. « Lorsque l’Etat réduit ses dépenses de 1 euro, il réduit la production de 1,5 euros  », commente Christian Picquet avant d’ajouter «  c’est le non travail qui coûte à la protection sociale, creuse le déficit(... )». Les responsables politiques sont également largement revenus sur la possibilité de faire des communes un « rempart contre l’austérité », un « bouclier de la protection sociale et écologiste ». «  Vous pouvez changer la donne grâce à la qualité de vos arguments, à votre énergie », encourage Christian Picquet. La montée des idées les plus réactionnaires et les manifestations qui rassemblent droite et extrême droite ont également été fortement commentées, «  manifs de toutes les haines » dira Myriam Martin, ainsi que la responsabilité du gouvernement dans cette situation. « Quand Valls laisse à penser que des hordes de bulgares, de roumains, de moldaves se déverseraient dans nos rues, le pouvoir joue avec toutes les peurs, ajoute la porte-parole. J’aimerais bien voir de temps en temps Valls arrêter des hordes d’évadés fiscaux ». «  La droite rêve d’un nouveau 6 février 1936  », affirme Christian Picquet, pour la combattre, il faut tendre la main à toute la gauche, à tous ceux qui se sentent trahis. Même remède pour Pierre Laurent : « François Hollande n’a pas de majorité à gauche. Notre responsabilité est de s’adresser à ces électeurs de gauche, si nous ne le faisons pas, qui le fera ? » « Même si nous n’avons pas les mêmes idées sur tout, nous devons construire patiemment une gauche majoritaire qui porte une alternative à cette politique d’austérité. C’est l’objectif du front de gauche. » Pierre Laurent a conclu son intervention en invitant le front de gauche à ne pas laisser le terrain des élections européennes au Front national, en proposant une grande marche contre l’austérité en France et en Europe, pour porter un message simple audible et efficace.


PIERRE LAURENT EN GIRONDE Bordeaux Bacalan

Bègles

Un joyeux marathon De nombreux Béglais ont rejoint en tram le meeting du Front de Gauche le 31 janvier, apportant leur soutien à Vincent Maurin, tête de liste à Bordeaux. Le lendemain, en compagnie de Pierre Laurent et Christian Picquet, ils se sont retrouvés à Bègles, à la cité Maurice Thorez, puis chassés par la pluie torrentielle, sur le marché avec Christine Texier, tête de liste du Front de Gauche qui conduit la liste «Bègles pour tous». Avec des femmes et des hommes, militants syndicaux et associatifs, communistes, du PG, de la GU, le débat fut très animé avec les colistiers engagés dans les municipales. «Nous avons passé trois ans à faire le porte à porte chaque semaine pour exiger des conditions de relogement dignes pour les locataires d’Yves Farge» raconte Isabelle, qui habitait l’une des tours démolies dans l’opération de renouvellement urbain. «On a même rédigé avec

les habitants une charte pour leurs droits». Des syndicalistes décrivent les conditions de travail à la maison de santé Bagatelle, les rassemblements des salariés pour leurs droits et exiger les moyens d’un meilleur service aux patients. A la question sur les choix de rassemblements différents selon les communes, Pierre Laurent prend le temps d’expliquer comment l’intérêt des populations, en fonction des réalités locales, a guidé les décisions «pour gagner des progrès sociaux partout où c’est possible» en faisant «barrage à la droite» qui cherche sa revanche.

Un petit tour chez Fred pour se réchauffer et Pierre Laurent repart pour être à la manifestation parisienne pour la défense des droits des femmes espagnoles à l’IVG. Les Béglais iront à celle de Bordeaux avant de se retrouver pour inaugurer le local de campagne qui est désormais ouvert à tous les Béglais comme un point de rencontre supplémentaire : 26, cours Victor-Hugo (barrière de Bègles). www.beglespourtous.fr

Clément parle du succès du marché campagnard «direct du producteur aux consommateurs» organisé tous le jeudis au Dorat, puis Gilbert évoque les difficultés des associations familiales face à une paupérisation croissante des familles.

«  Regardez la Ciotat, il n’y avait qu’une poignée de syndicalistes pour y croire et aujourd’hui, ils n’arrivent plus à répondre aux commandes. »

Bordeaux

Visite du « Bordeaux nègre »

La Fondation du mémorial de la traite des noirs apporte son soutien à la campagne du Front de gauche pour les municipales. A l’occasion de sa venue à Bordeaux, vendredi 31 janvier, les membres de la fondation ont emmené Pierre Laurent sur quelques lieux symboliques du Bordeaux négrier. Karfa Diallo, président-fondateur, était accompagné de Patrick Serres, également membre fondateur et Isabelle Kanor, chargée de communication. De la colonne des girondins où figure Armand Gensonné, avocat qui fût membre de la Société des noirs, à la rue Saige, armateur négrier qui fût maire de Bordeaux, en passant par le plafond peint du Gabriel... Karfa Diallo raconte 400 ans de relation entre les

principaux ports français et ceux d’Afrique, des Antilles, de SaintDomingue. Il raconte les 500 navires partis de Bordeaux dans l’allégresse car ils étaient symbole de prospérité. Il rappelle que les Bordelais n’ont pas vu charger ou décharger d’esclaves, ce sont des marchandises que les navires emmenaient, pour être échanger contre des esclaves qui sur le continent américain seraient à nouveau échangé contre des marchandises qui reviendrait dans le port de Bordeaux. Cette visite, en principe en 6 étapes, que la fondation a imposé à la frilosité des élus et des acteurs culturels à investir et à valoriser cette mémoire, ne vise pas à raconter une histoire manichéenne qui se déroulerait entre blancs

L’activité de réparation navale peut et doit revivre Vincent Bordas

et noirs. Il s’agit, au contraire, pour Karfa Diallo, d’investir la mémoire « pour être plus fort contre le racisme, l’injustice et l’esclavage actuel », pour lutter contre « l’instrumentalisation de la mémoire qui entraîne la frustration ». « L’oubli est une arme sans grâce », dira aussi le président de la fondation, un peu plus tard dans la soirée, à l’occasion du meeting où il a reçu des applaudissements nourris.

Face à Pierre Laurent, les patients défenseurs de l’emploi industriel ont déployé leurs arguments et une certitude : l’activité de réparation navale (refît) peut et doit revivre à Bacalan. Parmi ceux- là, des animateurs d’associations du quartier (et notamment Vie et Travail à Bacalan), un syndicaliste de la CGT du Port (qui interviendra aussi lors du meeting de l’Athénée), le responsable de l’association d’usagers des Bassins à flot, Lagon Bleu - qui reste persuadé qu’il « n’y a de combats perdus que ceux qu’on ne mène pas », des militants communistes du quartier - attachés à « l’identité ouvrière » de celui-ci, Max Guichard, qui avait une semaine plus tôt provoqué la colère d’Alain Juppé en l’accusant publiquement de vouloir « enterrer ici l’emploi industriel ». Et Vincent Maurin, candidat à la mairie de Bordeaux pour « faire de cette ville

autre chose qu’un immense lieu de promenade ». Très attentif, le secrétaire national a relevé les arguments et adhéré au combat de tous ceux-là. « Parce que, a-t-il expliqué, c’est un bel exemple du nécessaire mariage des ambitions écologiques avec la   réindustrialisation. » Ces deux choses n’étant, pour aucun des participants à la rencontre, certainement pas inconciliables. Un fait que même le maire de Bordeaux a été obligé d’admettre puisque suite à l’intervention de Vincent Maurin en conseil municipal, il a rencontré une nouvelle fois les porteurs du projet de refit. À la sortie de cette rencontre, Alain Juppé ouvrait la porte pour une étude sérieuse de la question. Ce fut une des bonnes nouvelles que Vincent Maurin pût annoncer aux 700 participants au meeting de l’Athénée. C’est surtout du carburant supplémentaire pour tous ceux qui ne se sont jamais résignés.

Meeting

700 personnes

pour le meeting du front de gauche avec Pierre Laurent à Bordeaux

Pierre Laurent a proposé de relayer auprès du Sénat tout ces enjeux de mémoire, notamment la question des rues portant des noms de négriers alors même que l’esclavagisme est inscrit, dans la loi française, comme crime contre l’humanité. Les Nouvelles 6 février 2014 • 5


MUNICIPALES

PROJET MUNICIPAL

Bègles

Pour que l’humain l’emporte !

Carbon Blanc

Réunion publique Jeudi 6 Février 2014,

Présentation de liste « A gauche autrement »

Saint Pierre d’Aurillac

Réunion Publique Les réponses au questionnaire diffusé bénévolement d’octobre à décembre, destiné à recueillir l'avis des Béglais pour co-élaborer un projet municipal, a rencontré un vif écho*. Il est vrai qu'il y a tant à faire pour répondre aux besoins des anciens comme des nouveaux Béglais ! Le projet municipal que nous vous proposons de construire ensemble, dans la durée, porte les valeurs de justice sociale, d’égalité, de solidarité et de l’urgence environnementale, avec des outils démocratiques pour que les besoins, les propositions, soient enfin écoutés et réellement pris en compte. Pour que l’humain l’emporte, les citoyens doivent reprendre le pouvoir de décider des choix qui les concernent, avec au coeur le progrès commun, dans l’intérêt général, avec les élus-es, les personnels municipaux, les associations et les partenaires économiques de la ville, de l'agglomération. Cette volonté a été au coeur de l'action des élus du groupe «Bègles pour tous» au conseil municipal,

à l’écoute des besoins, malgré l’absence de moyens pour exercer leur mandat. Une politique néfaste pour le plus grand nombre Les choix du gouvernement Hollande déçoivent beaucoup d'électeurs qui attendaient le changement à gauche, car ils répondent d'abord aux besoins du très grand patronat, réduisant les dotations pour les collectivités locales, fragilisant encore plus les familles, les jeunes, les salariés, les sans emploi, les retraités. A Bègles, depuis 25 ans, alors que les impôts ont explosé, les choix politiques du maire avec ses majorités successives sont restés sourds aux besoins prioritaires des familles : crèches, écoles, centres de loisirs, accueil de nos anciens, équipements sportifs et culturels, logements, salles et espaces verts de quartiers, commerces de proximité, etc… tout en liquidant une bonne part du patrimoine public, fruit de plusieurs générations de Béglais. Promesses de dernière minute… Juste avant l'élection municipale, le maire essaie de courir après ce

retard historique par des effets d'annonces. Or ce n'est que grâce à la mobilisation des habitants que des avancées, même insuffisantes, ont été gagnées : pour le logement, la piscine, la reconstruction d’une école, les droits des agents municipaux, les familles sans papiers, le futur pont J.J. Bosc. Et il reste beaucoup à faire : l’accueil CLPE et périscolaire, la protection contre la spéculation, le devenir du fret ferroviaire, etc. Bègles ne se fera qu'avec vous * A lire sur notre blog et à votre disposition dans notre local de champagne (voir au verso). Vendredi 14 février, à partir de 18h30, salle Jean Lurçat Présentation du projet/programme municipal et de la liste qui le fera vivre avec vous, suivie d'une soirée festive

(garderie/jeux pour les enfants)

Jeudi 6 février - 20h30

L’intercommunalité : ensemble nous sommes plus forts, mais pour quoi faire ? salle des fêtes

Bordeaux

Table ronde Vendredi 7 février - 20h

Egalité des droits, laïcité, citoyenneté, vivre ensemble ! Maison cantonale, rue des nuits à la bastide (tram A, arrêt jardin botanique)

Bordeaux

Inauguration local de campagne Samedi 8 février - 12h30 70 cours de l’Yser

Gradignan

Réunion Publique

Bordeaux

Jeudi 13 février - 20h

Rassemblement

Salle Saint-Géry 1

RDV des travailleurs et syndicalistes, soutiens de la liste conduite par Vincent Maurin

Médoc

Vendredi 14 février à 17h

Vendredi 14 février - 18h30

devant le siège bordelais du MEDEF (41, Rue Durieu de Maisonneuve)

Ils valent bien une saint Valentin !

Entre Hollande et le patronat, c’est l’amour fou ! Oui mais. Mais quel manque de romantisme... «Crédit d’impôt pour la compétitivité», «accord national interprofessionnel» (ANI), et maintenant le «pacte de responsabilité» ! La liste Bordeaux pour tous va remettre un peu de poésie dans cette relation.

6 • Les Nouvelles 6 février 2014

Réunion Publique dans le cadre des Etats Généraux de la fiscalité

« Quel impôt, et pour quoi faire ? quel budget pour nos collectivités ? » salle des fêtes à Saint Laurent

Libourne

Réunion publique

Mardi 25 Février 2014, à partir de 20h, à la Salle des Fêtes de Libourne

Les rythmes scolaires :

Quels enjeux ? Quelles solutions ? Comment aborder la réforme Peillon ?


MUNICIPALES

PCF

Villenave d’Ornon

Union des étudiants communistes

Battre la droite !

Semaine de la pensée marxiste

Christiane Rouanet, candidate PCF Sollicitée par mon parti, pourquoi ai-je accepté d’être sur la liste PS- PCF -Verts-Société Civile à Villenave-d’ornon ? Nous ne partons pas de rien : les élus du PCF ont toujours permis par leurs interventions et leurs votes de faire avancer des propositions pour l’amélioration de la vie des citoyens. L’utilité d’élus PCF reste ma conviction. À Villenave, nous vivons un paradoxe. Votant majoritairement à gauche aux élections nationales, la

droite dirige la commune ! Il nous fallait dès le premier tour rassembler largement toutes les forces de gauche pour reconquérir cette ville. Les communistes ont voté à 92% pour la liste de rassemblement. Nous regrettons que le PG n’ait pas souhaité s’associer à cette démarche. Il ne s’agit pas pour moi de renoncer à la bataille contre la politique libérale mais au contraire de porter, dans cette liste, des propositions alternatives pour la commune, de

Sarah Chakrida, secrétaire de l’UEC 33

ne pas désespérer les citoyens car les possibilités d’avancer avec eux contre l’austérité malgré les différences des composantes de cette liste existent. Je me battrai pour que la solidarité, l’égalité, la démocratie ne restent pas des slogans.

Inondations

St Louis de Montferrand a échappé au pire Jean Chazeau, tête de liste de « St Louis, avec vous, pour vous»

Si de nombreuses conditions étaient réunies pour craindre une forte submersion, les habitants de cette commune de la rive droite de la CUB ont échappé au pire. Seule une surcôte importante, due à la descente des eaux de l’amont, ont occasionné, samedi matin 1er février, un débordement partiel du fleuve dans le quartier sud de Jourdanne. Mais cette crue modérée aura une fois de plus permis de faire un constat de l’état plus que précaire des installations de protections.

Un clapet qui reste en position ouverte, un affaissement de la digue de plusieurs dizaines de centimètres sur plusieurs dizaines de mètres de long, c’est ce que j’ai pu constater lors de mes nombreuses visites sur le terrain et qui demeurent la cause essentielle des débordements. Cette situation n’est plus supportable pour les administrés qui, au nom du principe de précaution édicté par l’Etat, se voient régulièrement tout droit à construire refusé, alors que ce même Etat ne respecte aucun de ses engagements qui pré-

voyaient sa participation financière pour les travaux d’investissements. De même que la CUB, lors du conseil du 17 janvier dernier, a prévu d’investir 29 millions d’euros, sur la rive droite sur les communes de Bouliac, Floirac et Bordeaux, mais rien pour la presqu’île. Conscient du danger, si cette situation devait perdurer, je prends l’engagement de porter ce sujet au premier rang des priorités communales, si les électrices et électeurs m’accordent leur confiance en votant pour la liste « Saint-Louis, avec vous, pour vous ». L’heure des promesses est terminée, nous voulons des actes. Membre de droit du SPIPA, Syndicat intercommunal de Protection contre le risque Inondation de la Presqu’île d’Ambès, je mettrai toute mon énergie dans ce combat pour la sauvegarde de notre village de ses administrés et de leurs biens.

Bassens

Le choix d’une liste d’union est-il le bon ? Contribution de Patrick Gratchoff sur les enjeux des municipales Plusieurs réunions élargies aux citoyens de la société civile qui affichaient la volonté de participer et de peser sur les choix de gestion de la ville, se sont déroulées ces trois derniers mois. Les débats où l’avis de chacun a été pris en compte, ont abouti à la décision majoritaire d’une liste commune avec le parti socialiste. Qu’ils soient pour ou contre, même si chacun a jugé que tout n’était pas parfait, tous ont entendu le témoignage des élus sortants pour qui, les rapports avec les élus PS se sont déroulés dans la transparence et le respect de chacun. Les plus jeunes estiment qu’un autre choix que l’union ne serait pas compris par les Bassenais(es) face à un bilan jugé plutôt positif depuis

12 ans. Au-delà des aspects de gestion, la perspective confirmée d’une liste de droite et peut être du Front National, est à prendre en compte. Certes les vœux du président Hollande concrétisant son PACS avec le Medef, les milliards d’euros à la finance « son pire ennemi », la casse de la Sécurité sociale soutenue par le discours d’élus locaux comme M. Rousset pour qui il n’est pas possible de s’arrêter au milieu du gué (sur les cotisations employeurs) confortent les contre qui estiment, mais nous pensons la même chose, que les décisions nationales ne peuvent être exclues du débat local. Avec lucidité, détermination et pragmatisme, nous devons être plus que jamais les rassembleurs et les porteurs d’espérance. Prendre notre place, sans se fondre

dans le consensus, informer la population, développer la démocratie locale sont les missions confiées aux sept membres du front de gauche dans cette liste d’union. Une des difficultés majeure qu’il est nécessaire de faire évoluer est l’absence de statut de l’élu qui ne permet pas ou peu aux salariés actifs et particulièrement aux femmes une plus grande participation à la vie démocratique. Notre credo n’est pas de « gérer » la commune comme une entreprise privée, mais comme le lieu le plus proche de la citoyenneté participative, de la démocratie et de la réponse aux besoins de la population à contresens d’une société de l’offre. En définitive, Bassenais, Bassenaise, c’est votre intervention et vos choix qui Construiront l’avenir.

Alors que la recherche universitaire et les contenus des cours sont de plus en plus soumis aux exigences du patronat, l’UEC propose une alternative concrète : la semaine de la Pensée Marxiste ! Face à l’idéologie dominante qui se veut triomphante, l’UEC propose tout au long de cette semaine des conférences de niveau universitaire, des expositions et des débats. Pour cette 4e édition, le thème choisi est le centenaire de la première Guerre Mondiale. L’année 2014 sera riche en commémorations et les étudiants communistes apporteront tout au long de la semaine un éclairage sur cette période. L’Université de Bordeaux 3 accueillera trois conférences sur la Grande Guerre. Mardi 11 Février, une conférence sera animée par Dominique Pinsolle, docteur en histoire contemporaine et Jean_ Jacques Cheval, professeur en sciences de l’information et de la communication sur la presse de propagande pendant la Grande Guerre à 18h en amphi Renouard (bât. J). Mercredi 12

Février aura lieu une conférence de Christophe Lastécouères, mai conférences en histoire contemporaine et Charles Signorini, professeur d’économie sur l’industrie au service de la guerre à 18h en amphi Renouard (bât. J). Enfin, pour clôturer cette semaine, une conférence animée avec diapos et documents d’archives sera présentée par Fanny Bugnon, docteure au Centre Emile Durkheim de l’IEP de Bordeaux. Elle analysera le rôle des femmes dans la Première Guerre mondiale en s’attachant à tordre le cou aux nombreuses idées reçues, le Jeudi 13 Février à 18h en amphi Papy.

MJCF

Retour sur le festival mondial de la jeunesse Compte-rendu du 18éme festival mondial de la jeunesse et des étudiants qui s’est tenu du 4 au 17 décembre dernier. Samedi 8 février, 18 h à la fédération du PCF 33 Suivie par les vœux de la JC et par une soirée fraternelle.

Souscription Elections 2014

40 000 € en Gironde Ils ont versé pour un total de 320 € DELEZE Pierre, Bordeaux LACASA Jean-Marc, Carbon-blanc

SIF Abderrahman, Gradignan BERGES Henri-Claude, Gradignan

SOUSCRIPTION 2014 Je verse ……………………………… € (ma remise d’impôt sera de 66% de ce montant) Les dons sont limités à 7 500 € par personne Les versements ouvrent un droit à déduction de 66% du don dans la limite de 20% des revenus nets imposables. Ainsi, un don de 100 € permettra une réduction d’impôt de 66 €

Nom-Prénom ……………………………………………… Adresse …………………………………………………… ……………………………………………………………… Chèque à l’ordre de ADF PCF 33 Retournez à PCF - 15, rue Furtado - 33800 Bordeaux

Les Nouvelles 6 février 2014 • 7


AGENDA Bordeaux

LA CLASSE OUVRIÈRE C’EST PAS DU CINÉMA 11e édition

Du Mardi 11 au Dimanche 16 Février : Rencontres Cinématographiques organisées par Espaces Marx Aquitaine Bordeaux Gironde, en partenariat avec les librairies BD Fugue, Comptines et La Machine à Lire, la Radio La Clé des ondes et l'Institut Cervantès. Le programme complet et détaillé de ces 11e Rencontres est disponible au cinéma ou sur le site (http://www.cinemas-utopia.org/ bordeaux) Mardi 11 février : Ouverture Résistance, Démocratie 14 h 30 Jean Epstein, bon pour la légende, Pascal CONVERT. 2007, 65 mn 16 h 30 Histoire Enfance, Pascal CONVERT. 2011, 75 mn 20 h 30 Démocratie zéro6, Michel TOESCA. 2013, 75 mn Mercredi 12 février : Japon rayonnant 10h La Vie après Fukushima, Stéphane THIBIERGE. VOSTF, 2013, 54 mn 14h Au-delà du nuage, Kaïko COURDY. France/Japon, Vostf, 2013, 94 mn 17 h 15 Echo d' il y a cent ans, Tomoko FUJIWAR A et Kei TANAKA. Japon, Vostf, 2012, 90 mn 20 h 30 Gens d'Hiroshima, Mori M ASA K I, A ka M A MORU SHINZAKI. Japon, Vostf, 1983, 90 mn. Jeudi 13 février : Brésil. Et 1 le sport et 2 le travail et 3 la mémoire 14 h 30 Garrincha, héros du Peuple, Joaquim Pedro DE ANDRADE. Brésil, Vostf, 1963, 58 mn

20 h 30 L'année où mes parents sont partis en vacances, Cao HAMBURGER. Brésil, Vostf, 2006, 104 mn.

Commémoration

4 février : 220e anniversaire de l’Abolition de l’esclavage par la Convention Guadeloupe, à la fin du printemps 1794. Il apporte le décret du 16 pluviôse qui « abolit l’esclavage des Nègres dans les colonies ». Le texte dispose que « tous les hommes, sans distinction de couleur, domiciliés dans les colonies, sont citoyens français, et jouiront de tous les droits assurés par la Constitution ».

Vendredi 14 février : Scop, mon amour... 10h Stage syndical, animé par Jacques PRADES, directeur du Centre européen de ressources sur les initiatives solidaires et les entreprises sociales (Cerises), Université de Toulouse.

Dans ces îles d’Amérique se joue alors l’un des actes de la guerre opposant la jeune République à la coalition des monarchies d’Europe. Le 23 mars, la Martinique est tombée aux mains des Anglais, la Guadeloupe, elle aussi, est occupée. La reconquête de cette dernière est impensable sans l’appui des esclaves noirs, majoritaires dans l’île. Habile tacticien, Victor Hugues usera de leur émancipation comme d’une arme. « Libérer les Noirs, c’était créer une armée pour combattre les maîtres d’esclaves, alliés des Anglais »

14h Charbons ardents, Jean-Michel CARRE. France, 1998, 88 mn. 16 h 30 Les Fagor et les Brandt, Anne ARGOUSE et Hugues PEYRET. France, 2007, 52 mn. 18 h 30 Institut Cervantès, conférence de Jacques PRADES, Le « modèle » Mondragon. 20 h 30 Marinaleda, un village en utopie, Sophie BOLZE. 2009, 80 mn. Samedi 15 février Vingt-cinq ans de Guédiguian 14 h 30 Ki lo sa ? 1985, 86 mn. 16 h 30 La ville est tranquille 2000, 132 mn. 20 h 30 Les neiges du Kilimandjaro 2011, 107 mn. Dimanche 16 février Semprùn, Resnais, Costa-Gavras 11h La guerre est finie, Alain RESNAIS. France, 1966, 121 mn. 16h Section spéciale, COSTA-GAVRAS. France, 1966, 120 mn. 20h Z, COSTAGAVRAS. France/ Algérie, 1969, 127 mn.

18h ABC de la grève, Leon HIRSZMAN. Brésil, Vostf, 1990, 86 mn.

Dans le cadre du 220ème anniversaire de l’Abolition de l’esclavage par la Convention, le parti communiste français et l’association Aden organisaient, en collaboration avec la Fondation du mémorial à la traite des noirs, ANNONCES LÉGALES TRANSFERT DE SIEGE SOCIAL JBCG SARL au capital de 8 000,00 € 2 boulevard du Président Wilson – 33000 Bordeaux RCS de Bordeaux 798 424 602 Il résulte du procès-verbal du 19/12/2013 que le siège social de la société a été transférée Ancienne mention : 2 boulevard du Président Wilson – 33000 Bordeaux (Gironde) A Nouvelle mention : 4 chemin de Tanaïs – 33320 le Taillan Médoc (Gironde) Mention en sera faite au RCS de Bordeaux. AVIS DE RESILIATION FONDS DE COMMERCE TOTAL MARKETING SERVICES SA, au capital de 324 158 696 € Siège social : 24 cours Michelet – 92800 Puteaux RCS de Nanterre : 542 034 921

Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest S.A.S. au capital de 37 000 euros Associés (à parts égales) : L. Chollon, F. Mellier, S. Laborde Directeur de la publication : Frédéric Mellier Abonnement 1 an : 25 euros. Abonnement de soutien : 40 euros Rédaction, composition, impression : S.A.S. Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest 15, rue Furtado - 33800 BORDEAUX Tél. 05 56 91 45 06 - Fax 05 56 92 61 01 - Annonces légales : annonces@nbso.fr Comptabilité : compta@nbso.fr - Redaction/Proposition d’article : redaction@nbso.fr Commission paritaire de presse : 0113 C 85932

8 • Les Nouvelles 6 février 2014

Suivant acte SSP du 16/10/13, la société TOTAL MARKETING SERVICES, a confié sous contrat de location du 18/11/13 au 30/11/16 à la société JBCG, susnommée, un fonds de commerce de station-service et activités annexes, dénommé le RELAIS TRINQUET, exploité à 2 Bd du Président Wilson, 33000 Bordeaux. Le contrat liant la société TOTAL MARKETING SERVICES et la société JBCG a été résilié par anticipation au 19/12/13.

Pour avis

une soirée table ronde mardi dernier. En attendant d’y revenir, vous pouvez lire quelques extraits d’un portrait par Rosa Moussaoui pour l’Humanité Dimanche. Victor Hugues était le commissaire civil délégué par la Convention aux Isles- du-Vent. À la Guadeloupe, il usa de l’émancipation des esclaves noirs comme d’une arme dans la guerre contre l’Angleterre, ralliant à son armée les nouveaux libres acquis à la cause républicaine, faisant tomber les têtes des colons blancs royalistes. Le même, huit ans plus tard, fit appliquer avec zèle, à la Guyane, le décret de Bonaparte rétablissant l’esclavage. Tour à tour flibustier, commerçant, imprimeur, Victor Hugues séjourne pendant près de dix ans à Saint-Domingue, où il fréquente une loge maçonnique et s’imprègne des idéaux des Lumières. À la veille de l’insurrection des esclaves dirigée par Toussaint Louverture, Victor Hugues, pourtant philanthrope et humaniste, se méfie des revendications égalitaires des libres de couleur, fuyant les troubles qui agitent la Grande Île, il revient en France au début de 1790. Investi de pouvoirs illimités par le Comité de salut public, le révolutionnaire débarque au Gosier, en

Dès le 7 juin, le commissaire proclame l’abolition et recrute une armée de Noirs et de Mulâtres qui repousse la flotte anglaise et reprend possession de la GrandeTerre. Le 6 octobre 1794, les Anglais capitulent à Basse-Terre. En décembre 1798, le Directoire le rappelle à Paris. Un an plus tard, le Consulat le dépêche en Guyane, où il institue un régime de travail forcé, prélude au rétablissement de l’esclavage. Victor Hugues, commissaire, puis proconsul de la colonie, fera exécuter le décret du 30 floréal an X rendant les anciens esclaves à leurs chaînes avec autant de zèle qu’il fit appliquer en Guadeloupe le décret d’abolition de la Convention. « Si rétablir l’esclavage est une nécessité politique, je dois m’incliner devant elle » Victor Hugues fait ensuite appliquer à la lettre le Code civil, qui interdit strictement les mariages entre Noirs et Blancs, n’admet l’adoption qu’entre personnes de même couleur, frappe de nullité les donations d’un Blanc à un Noir. Après la conquête de la Guyane par les Portugais, en 1809, Victor Hugues est accusé de trahison, puis acquitté. Il est rétabli dans ses fonctions en 1817. Il s’éteint en 1826, après avoir traversé tous les régimes. Arrivé au Nouveau Monde avec la liberté, il aura emprunté sans états d’âme les chemins tortueux qui menèrent à la restauration de l’ancienne servitude.


Nouvelles N° 2032