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Jeudi 14 novembre 2013 - N° 2020 - Hebdomadaire - 15, rue Furtado - 33800 BORDEAUX Prix : 0,80 euro

Marche le 1 décembre à Paris er

Du 25 novembre au 1er décembre

une semaine d'actions pour la justice fiscale, contre l'austérité et les licenciements


actualité

e n b re f Cérémonies

Armistice du 11 novembre 1918

De nombreux communistes ont participé aux hommages rendus aux morts de la guerre 14-18.

A la Réole/Monségur, avec une gerbe rendant hommage « à ceux qui ont subi la guerre sans l’aimer, qu’ils l’aient faite ou non ». Les cheminots à la gare St Jean de Bordeaux, à l’appel de l’ANCAC. A Bègles où des élèves de l’école Roger-Salengro ont chanté la Marseillaise puis lu des lettres de poilus pour rappeler l’horreur quotidienne de cette guerre et l’espoir de la Paix dans le monde. A Caudéran aussi avec les élèves de l’école Jules-Ferry, comme nous en parle Madau Lenoble : « Une colombe de Paix en ce 11 novembre à Caudéran. Il y a ceux qui sont revenus avec une jambe ou un bras laissés là-bas sur un champ de bataille. Il y a ceux qui sont revenus et sont morts quelques temps plus tard les poumons gazés. Il y a ceux qui ne sont pas revenus, déchiquetés par les obus. Il y a ceux qui ne sont pas revenus, fusillés pour avoir refusé de continuer la guerre. Je suis allée comme chaque année au monument de mon quartier avec une colombe sur mon cœur. Je n’avais jamais vu autant de monde et pourtant la cérémonie risquait d’être compromise, la sono (sauf un micro) ne fonctionnait pas, un seul porte drapeau était présent et certains « officiels » pour diverses raisons n’étaient pas là. C’est peut-être un peu pour cette ambiance moins conventionnelle que j’ai aimé ces hommages aux morts de quatorze dix-huit lus par les élèves de l’Ecole Jules Ferry conduits par notre camarade Jean-Yves et ses collègues. Comme elle était belle la Marseillaise chantée avec pour seule musique les voix pures des enfants de mon quartier. Il m’a semblé pour la première fois entendre un chant de vie et de Paix. »

Collectivités locales et Etat

Vaches à lait des banques ? Chaque année, 50 milliards d’euros sont versés en intérêts, une ponction telle qu’elle est devenue le premier budget de la Nation. Auxquels s’ajoutent 200 milliards d’euros d’allègements et d’exonérations fiscales qui chaque année font défaut dans le budget de l’État et des caisses de la sécurité sociale. Les collectivités piégées Prises en tenaille entre une décentralisation et des transferts de compétences de l’État qui se débarrasse de ses responsabilités sur elles pour réduire sa propre dette, et une baisse constante des dotations de l’État (-4,5 milliards sur 3 ans de réduction des dotations ont été décidé par l’actuel gouvernement), elles disposent de moins en moins de moyens pour conduire des politiques qui répondent aux besoins. Alors que les villes, départements, régions assument une part déterminante de la solidarité nationale en réalisant plus de 70% de l’investissement public, elles sont endettées à concurrence de 200 milliards d’euros et aussi placées dans les mains des marchés financiers et des banques. Ainsi en 2012, les frais financiers des seules communes ont cru de 3,2% alors que le pays entrait en récession. Au total, les collectivités ont versé cette année 4,5 milliards d’euros d’intérêts aux banques, dont 3 milliards pour les seules villes et intercommunalités. Au final, les collectivités deviennent à la fois les instruments et les otages de politiques nationales austéritaires. Leur asphyxie financière organisée porte atteinte tant à leur capacité à assumer leurs missions essentielles qu’à exercer leur droit de libre administration. C’est à dire la garantie d’un espace de liberté dans lequel les

collectivités peuvent agir dans l’intérêt des populations. Au total, ce sont plus de 550 milliards d’euros par an, soit l’équivalent d’un quart de la richesse produite qui sont ainsi ponctionnés. Il y a urgence à une grande réforme de la fiscalité pour mettre ses richesses

gaspillées au service du bien commun. Pour le Front de gauche, il faut augmenter les ressources propres des collectivités locales sans accroître la pression fiscale sur les couches populaires et moyennes et sans s’enfermer dans une spirale de la dette.

argumentaire 6 fiches en 11

Au cœur des municipales, le besoin d’une réforme de la fiscalité populations dans l’élaboration C’est possible à condition : - de créer un nouvel impôt local d’un vrai budget participatif ; sur le capital des entreprises - créer des fonds publics ré(bâtiments, équipements et gionaux pour mobiliser le crémachines, actifs financiers soit dit et les banques sur des actions de développement des plus de 5.000 milliards €) ; - de réformer la fiscalité locale ressources des collectivités des personnes en la modulant locales afin qu’elles puissent en fonction de la situation des soutenir un essor des services ménages, et en impliquant les publics locaux.

CNL

Gaz : une nouvelle hausse inacceptable

Espaces Marx

Rendez-vous de novembre • Lundi 25 Novembre, 19h, Bistrot politique d’Espaces Marx, Athénée Municipal de Bx • Lundi 2 Décembre, 19h, Conseil d’Espaces Marx, Athénée Municipal de Bx, • Du 4 au 7 Décembr,e 9h-18h « Horizons de civilisation » Rencontres « Actualités de la pensée de Marx et nouvelles pensées critiques », Amphi « Manon Cormier » Ubx4 • Vendredi 6 Décembre à 18h Emission Radio à RIG 90.7 animée par Joël Guerin, Locaux de RIG à Blanquefort • Jeudi 12 Décembre, 19h, Atelier d’économie Politique d’Espaces Marx et Attac-Campus, Athénée Municipal de Bx 2 • Les Nouvelles 14 novembre 2013

La CNL demande au gouvernement de prendre des mesures fortes en faveur du pouvoir d’achat des familles. Elle rappelle que le décret d’application de la loi visant une extension du Tarif Première Nécessité d’EDF, dit « tarif social de l’énergie » à quatre millions de nouveaux foyers n’est toujours pas pris. « Huit millions de nos concitoyens sont en situation de précarité énergétique, 34% des Français déclarent avoir des difficultés à payer leurs factures d’énergie (43% chez les locataires). Une situation qui ne cesse de s’aggraver avec l’augmentation chronique des coûts de l’énergie. » Le 1er novembre, les tarifs du gaz ont connu une nouvelle augmentation : 0,63% en moyenne. Cette nouvelle annonce aggrave une situation déjà

critique, dans un contexte de crise économique et de baisse du pouvoir d’achat. Pour les consommateurs, cette annonce est synonyme de difficultés toujours plus grandes : factures impayées, restriction ou privation de chauffage... Et, les locataires qui ne peuvent pas choisir leur source d’énergie sont les plus pénalisés, notamment dans le parc social où le chauffage collectif est largement présent. Il y a urgence à stopper ces augmentations des tarifs énergétiques ! L’accès de tous aux produits de premières nécessités, dont ceux de l’énergie, doit être garanti. Le décalage entre le discours et la réalité doit cesser. La CNL attend de vraies mesures sociales qui accom-

pagnent les millions de consommateurs et notamment les plus fragiles. La CNL demande : • L’arrêt de toutes les saisies, expulsions, coupures d’eau, de gaz et d’électricité. • Le gel des loyers pour 3 ans et sur tout le territoire, dans tous les secteurs locatifs. • La construction de 250 000 logements véritablement sociaux par an. • La revalorisation de 25 % des aides personnelles et la prise en compte dans le calcul de la totalité du coût des charges locatives. • L’abrogation de la loi Boutin. • Le versement de 100% de la collecte du Livret A pour la construction de logements sociaux.


actualité

Editorial

Mobilisation populaire, maintenant !

Contre l’austérité, une révolution fiscale Semaine de mobiliation du 25 novembre au 1er decembre L’état social et politique du pays est de plus en plus préoccupant. D’un côté, les souffrances populaires grandissent. De l’autre, le capital continue de licencier et de tout faire pour se soustraire à l’impôt. La politique gouvernementale, qui a renoncé à combattre la finance, s’enfonce dans l’injustice. Elle est rejetée, la colère et les cris d’alarme montent de partout. Et François Hollande n’entend rien, il refuse la moindre inflexion d’un cap qui mène pourtant à l’évidence à l’échec. La droite, le Medef et l’extrêmedroite cherchent à en tirer profit en jetant la confusion sur les causes de la crise et sur les solutions nécessaires, en nourrissant un climat de violences. Il n y a rien à attendre de ce côté là dans l’intérêt du peuple. Dans ces conditions, la mobilisation populaire pour imposer de nouveaux choix politiques de justice est indispensable. Des

choix qui stoppent les licenciements, répondent aux urgences du pays par la justice sociale et fassent enfin payer le capital, c’est la seule voie sérieuse de sortie de la crise. La seule voie possible à gauche, car le problème du pays n’est pas le coût du travail mais le coût du capital. Au nom du Parti communiste français, suite aux réunions de notre comité exécutif national et des secrétaires départementaux, j’appelle à engager dans tout le pays et dans la durée, une campagne nationale d’actions politiques pour la justice fiscale et l’arrêt des licenciements, la fin de l’austérité et le refus des injonctions européennes; pour la relance sociale, industrielle et écologique. Nous sommes disponibles pour les initiatives d’actions les plus large possibles, associant toutes les forces de gauche, du Front de gauche et au delà, citoyennes, syndicales et associatives disponibles pour en déterminer ensemble les objectifs.

Réunion publique

Vraiment plus d’argent pour nos retraites ?

Jeudi 21 novembre, 19h, Athénée Municipal de Bordeaux à l’initiative du CAC 33 Collectif girondin pour un audit citoyen de la dette

Quel impact de la Dette sur le démantèlement des retraites ? Subir encore ou agir ? Le Sénat vient de retoquer le projet de réforme des retraites du gouvernement Ayrault. Débattons des alternatives avec Gérard Filoche, inspecteur du travail, Annick Coupé Secrétaire Nationale de Solidaire, un secrétaire national d’ATTAC. Le discours dominant sur la dette qui voudrait nous faire croire qu’il n’y a pas d’alternatives est un mensonge d’état. La question des retraites pose celle de la société dans laquelle nous voulons vivre. La retraite à 60 ans par répartition n’est pas un fardeau, elle est une transmission continue et solidaire de la prise en charge d’une génération par la suivante. C’est pourquoi elle dépend aussi de l’avenir que la société sera capable d’offrir aux jeunes générations. Nous ne pouvons accepter la paupérisation programmée des futurs retraité-es, la destruction des solidarités sociales, l’idéologie absurde du « travailler toujours plus » dans une société productiviste et inégalitaire. Cet engrenage favorise l’extrême droite et menace à terme la démocratie. Comme en Europe du Sud et dans bien d’autres pays du monde, la société doit se mettre en mouvement. Nous voulons un système de retraites solidaire. Pas un trimestre de plus, pas un euro de moins !

Nous soutiendrons les mobilisations syndicales engagées dans le respect du rôle de chacun, notamment la journée d’ action intersyndicale organisée le 26 novembre pour les retraites, les salaires et l’emploi. Le pays doit en effet imposer par sa mobilisation de nouvelles lois et de nouvelles décisions permettant : - de rétablir la justice fiscale, de lutter contre l’évasion fiscale, de faire réellement contribuer le capital au financement des budgets de la nation, et de la protection sociale. La hausse de la TVA prévue au 1er janvier pour financer le crédit impôt compétivité distribué sans contrepartie aux entreprises doit être annulée. Les exonérations de cotisation sociale accordées au patronat doivent être entièrement remises à plat. - de stopper l’hémorragie actuelle d’emplois singulièrement dans l’industrie et les services publics, en votant nos propositions de loi pour l’interdiction des licenciements boursiers et l’amnistie sociale; en décrétant un moratoire des plans de licenciements pour examiner dans chaque entreprise des plans alternatifs et leur financement; en annulant les coupes budgétaires dans les services publics, en décrétant un moratoire des restructurations hospitalières, et en rétablissant les dotations aux collectivités locales. - d’impulser un plan national de relance social, industriel et écologique, en augmentant les salaires et le pouvoir d’achat, et en mobilisant l’argent des banques et des assurances pour financer l’activité réelle et non les dividendes et la rentabilité des marchés financiers. - de sortir du carcan de l’austérité et de la concurrence aveugle imposée par l’Union européenne. La France doit dénoncer le critère intenable des 3% de déficit public, ainsi que les nouvelles injonctions de déréglementation notamment en matière de droit du travail, de transport ferroviaire et de politique agricole et demander à rouvrir la négociation européenne. Pour lancer cette campagne, le Parti communiste appelle à une semaine d’actions avec marches, sit-in, soutien aux entreprises en lutte, occupations symboliques de places, chaînes humaines... et toutes autres formes décidées localement du 25 novembre au 1er décembre dans tout le pays. Il sera pleinement partie prenante de la marche pour la justice fiscale, pour l’annulation de la hausse de la TVA et la taxation du capital organisée à l’initiative du Front de gauche le 1er décembre à Paris devant Bercy. Pierre Laurent Secrétaire national du PCF

Sortir notre peuple de l’impasse Les souffrances sociales sont de plus en plus insupportables et de son côté le capital continue de licencier, d’échapper à l’impôt et d’étouffer les solidarités et la démocratie. Il engrange des bénéfices colossaux. Le gouvernement, en refusant de s’attaquer à la finance, poursuivant à marche forcée sa politique d’austérité, enfonce notre pays dans la misère et l’injustice. Le sentiment d’abandon est immense. Le gouvernement Ayrault ne dispose plus d’une majorité populaire pour soutenir sa politique. Il navigue à vue, dans la tempête et le brouillard. La droite, le MEDEF et l’extrême droite tentent de tirer profit de cette crise profonde en maintenant un climat délétère contre une partie de notre peuple, un climat de violence sous toutes ses formes, sociales et politiques. La droite et l’extrême droite en divisant notre peuple et en agitant de fausses solutions sont les meilleurs alliés du patronat et de la finance. Seule une mobilisation populaire pour imposer d’autres choix peut nous sortir de l’impasse. Un mouvement populaire multiforme, contre les licenciements, pour répondre aux urgences de notre pays : le pouvoir d’achat, la relance sociale, économique et environnementale. Un mouvement pour la justice fiscale et sociale en imposant une loi contre les licenciements boursiers, pour une réforme fiscale qui prenne au capital pour garantir la pérennité des services publics, des solidarités plutôt que la hausse de la TVA prévue le 1er janvier prochain. Un mouvement pour des droits nouveaux dans la ville, dans les quartiers, dans nos vies. Du 25 novembre au 1er décembre, à l’appel du Front de gauche, il s’agit de monter d’un cran la colère et la mobilisation populaire avec la double ambition de porter des contenus en rupture avec les politiques d’austérité et de rassembler le plus largement possible, sans exclusive. Sortir du carcan de l’austérité, imposée par le patronat et l’Union Européenne et mis en œuvre par le gouvernement, impose de trouver les formes de mobilisations les plus larges possibles : des contenus qui touchent au quotidien de la vie de chacune et chacun d’entre nous, et de tendre la main à toutes celles et ceux qui veulent un véritable changement de cap. Ce n’est pas d’un simple remaniement dont il s’agit, mais d’imposer une autre politique. Cela implique l’engagement plein et entier de toutes les forces disponibles, sociales, politiques, associatives. Il s’agit de mettre en mouvement la jeunesse et le monde du travail pour des avancées concrètes. Dans les jours qui viennent, reprenons le flambeau de la contestation à ceux qui le détournent pour mieux défendre leurs intérêts particuliers. Rendons à notre peuple sa capacité de mobilisation pour l’intérêt collectif, n’en déplaise aux tenants de l’ordre établi et à leurs alliés précieux, les ennemis de la République. C’est à un Front de gauche dans l’action, ouvert et rassembleur, qu’appelle cette situation, un Front de gauche ambitieux et exigeant sur les contenus d’une autre politique.

Sébastien Laborde secrétaire du PCF 33 membre du Conseil national Section de Coutras

Les Nouvelles 14 novembre 2013 • 3


solidarités Congrès du SPF 33

Toujours plus nécessaire Le Secours populaire de la Gironde a tenu son 25e congrès le 9 novembre durant lequel il a élu ses nouvelles instances. Alain Salinères, secrétaire général, dont le travail été salué, a laissé sa place à Denis Laulan, élu pour un mandat de deux ans.

r i c he s s e s de n o s Rythmes scolaires

D’abord corriger les inégalités ! En préparation de la réforme des rythmes scolaires, le maire de Bordeaux a fait parvenir à tous les parents d’élèves une lettre très longue et peu claire. Les questions posées par cette réforme sont pourtant simples : - Le passage à 4,5 jours peut-il améliorer la prise en charge périscolaire à Bordeaux, sans surcoût pour les familles ? - Le projet municipal bordelais est-il le fruit d’une concertation aboutie avec les enseignants et les parents d’élèves ?

Parmi les remerciements aux bénévoles, un hommage à Carmen Bidau bénévole active du secours populaire au comité de Pessac depuis plus de 30 ans (à droite sur la photo avec Denis Laulan - A gauche, Alain Salinières).

Le nouveau bureau Secrétaire général : Denis Laulan, secrétaire général Trésorier : Louis Quetier Secrétaires départementaux : Valérie Lafon, Lisa Deloubes, Annie Garat, Arnaud Husson, Louis Martin, Christian Laquieze. Inquiétudes sur l’avenir « Les demandes sont en augmentation constante  » avec la précarisation galopante des personnes et des familles « dans un contexte économique qui rend les Français moins généreux » craint le nouveau secrétaire. Une solidarité sur laquelle plane en plus la menace de diminution du Fonds européen d’aide aux plus démunis (FEAD) sur l’aide alimentaire. Et Denis Laulan rappelle que si la bataille unie des associations caritatives a réussi à faire maintenir le même niveau de dotations que les années précédentes, la dotation réservée à l’alimentaire va être réduite de moitié. Nouvelles orientations L’ouverture vers l’extérieur pour une solidarité en mouvement, car « 1 000 bénévoles en Gironde, ce n’est pas rien, mais cela reste insuffisant » face aux besoins. Le SPF va essayer d’avoir « plus de visibilité dans un certain nombre de manifestations », mais aussi « travailler avec les établissements scolaires » pour enrichir son réseau, tout en poursuivant son action de solidarité sur tous les terrains.

SPF Bègles

Journée porte ouverte Samedi 16 novembre, de 9h à 17h sans interruption

Suite au typhon Haiyan qui a touché les Philippines, le SPF au plan national a débloqué un fonds d’urgence de 100 000 € et tous les comités du Secours populaire, dont celui de Bègles, organisent une collecte pour aider les populations.

4 • Les Nouvelles 14 novembre 2013

municipal de l’Enfance et de la Petite Enfance ? Au moment où enseignants et parents manifestent pour obtenir de meilleures conditions de réussite scolaire pour tous les enfants, il nous semble important de demander au gouvernement la réécriture de cette réforme des rythmes et les moyens d’une réelle refondation de l’école primaire (effectifs, remplacement, RASED, formation..).

Le Maire de Bordeaux et le Directeur académique doivent revoir leur copie et prendre en compte les remarques des Conseils d’écoles. C’est ce portera la liste Front de gauche aux élections municipales de 2014, avec Vincent Maurin.

- L’annonce des sorties de classe à 16h, fait craindre que les 30 minutes libérées ne soient que de simples garderies. Est-ce bien l’esprit de la réforme ? - L’allongement de la pause méridienne en maternelle pose problème. La Ville se donnera-t-elle les moyens en personnels et locaux pour assumer ? - Quelle cohérence du projet municipal et de l’égalité de traitement des quartiers de Bordeaux sans un renforcement du service public

Education et petite enfance à Bègles

Elle mérite un vrai débat démocratique Les élus du groupe « Bègles pour Tous » se réjouissent de la mobilisation des parents, exaspérés de prendre sur leur temps de travail et d'attendre des heures pour inscrire leurs enfants au centre de loisir de la petite enfance (CLPE), sans être sûrs d'obtenir une place. Leur rassemblement autour d’une pétition a obligé la majorité municipale à ouvrir d’urgence des places supplémentaires dans les écoles Buisson et Joliot-Curie. Mais comme le disent les familles, qui poursuivent leur action, cela ne saurait répondre aux besoins, ni en quantité, ni en qualité d'accueil. D'une part, les projets pédagogiques engagés par les équipes d’animation - déjà chamboulées sans concertation à la rentrée - ont été sérieusement remis en cause. D'autre part, l’accueil des maternelles dans les écoles, comme c'est déjà le cas depuis de longues années pour les élèves de primaire, se dessinerait-il ? Or l'accueil spécifique des petits en CLPE, avec les personnels qualifiés et les équipements adaptés, est une nécessité qui aurait pu être anticipée, comme les élus «Bègles pour Tous» le réclament depuis des années.

Et la réforme des rythmes scolaires - dont rien n’assure la pérennisation au vu des problèmes et des inégalités qui se font jour là où elle est mise en oeuvre cette année - ne doit pas servir de prétexte à une "mutualisation" synonyme de "réduction de la dépense publique". C'est déjà le discours qui avait présidé, il y a plus de 20 ans, pour justifier la fermeture et la vente du centre de loisirs municipal de Martillac, et plus récemment celui de St Lary, alors que le choix politique d'avenir aurait dû être de les moderniser ou d'en construire de nouveaux.

De la même manière, la densification galopante qui amène de nouvelles familles ne s’est pas accompagnée notamment d’école supplémentaire, qui aurait dû être une mesure prioritaire. Pourtant, tous les projets de la ville n’ont pas subi les mêmes mesures "d’économies" ! Il s'agit maintenant d'engager un vrai débat démocratique avec tous les citoyens béglais avec un objectif : co-élaborer des projets publics ambitieux, garants d'une égalité d'accès et de services à toutes les familles. Christine Texier


s erv i c e s p u b l i c s

en lutte

Fin de vie

Collectif Bordelais pour les Droits des Femmes

Vendredi 29 novembre, 20h30, salle St-Auhustin à Bordeaux à l’initiative de la commision Santé du PCF 33

Rassemblement pour le droit à la contraception et à l’avortement

Conférence Débat Les questions de la fin de vie, du suicide assisté, de l’euthanasie occupent régulièrement le devant de la scène médiatique. Pour les citoyens et les professionnels de santé les interrogations sont multiples : - Quelle loi encadre aujourd’hui ces problématiques complexes car éminemment humaines ? - La législation doit-elle évoluer et dans quel sens ? - Quel est aujourd’hui le bilan de notre système de soins palliatifs et du soulagement de la douleur ? - Ces questions échappent-elles aux règles du marché, aux injonctions idéologiques et religieuses diverses ? S’entendre sur un registre de valeurs autour de ces questions ne peut se

faire qu’à travers un large débat citoyen. Alors vous, qu’en pensezvous ? La Commission santé du PCF vous propose d’en débattre, avec la participation : du Pr Benoît Burucoa, chef de service des soins palliatifs au CHU de Bordeaux,

de Mme Claudine Crang, déléguée de l’Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD) pour la Gironde et administratrice de l’ADMD, du Dr Paul Cesbron, ancien chef de service à l’hôpital de Creil, responsable des questions éthiques à la commission santé nationale du PCF.

Maison de Santé de Bagatelle

En grève le 12 novembre

A l’appel des 3 organisations syndicales CGT, CFE-CGC, CFDT, 150 salariés ont manifesté leur ras le bol face au refus de dialogue de la Direction qui n'applique pas plusieurs dispositions d'un accord d'entreprise malgré la demande en ce sens de l'Inspection du travail Les conditions de travail ne cessent de se dégrader : surcharge de travail, heures supplémentaires, manque d'effectifs, augmentation des ruptures conventionnelles…

je choisis une

e L L e u T u M e i A VR

Samedi 16 novembre, 14 h, place Pey Berland, devant la Mairie

à l’appel de AC Gironde, APAFED, CGT Gironde , CDGM 33, EELV Aquitaine, Femmes Solidaires La Teste, FSU 33 , Maison des Femmes BX, MJS 33, NPA 33, Osez le Féminisme 33, PCF 33, Planning Familial de la Gironde, PRG, PS 33, SOS racisme Gironde, Solidaires, UNEF Bordeaux, des individuel-le-s… A Bordeaux, cette année encore, les catholiques intégristes du collectif « SOS tout-petits » et l’extrême droite vont occuper les rues de Bordeaux, le 16 novembre avec un « rosaire pour la vie ». Cette prière publique n’est rien d’autre qu’une manifestation remettant en cause le droit à l’avortement, et au-delà, le droit des femmes à disposer de leur corps (contraception, procréation médicalement assistée, homoparentalité…) prônant un modèle familial patriarcal et homophobe. En protégeant ce type de manifestations, l’Etat français se rend complice des intégristes et de l’extrême droite. En effet, Marine Le Pen promeut une politique familiale nataliste, réaffirme sa volonté de dé rembourser l’IVG (à terme de supprimer ce droit) et de renvoyer les femmes aux foyers, proposant un salaire parental (lisez salaire maternel)… En les installant à l’église Saint Eloi, le maire de Bordeaux, Alain Juppé, a permis aux intégristes catholiques et à l’extrême droite bordelaise de mieux s’organiser, de mettre en œuvre des réseaux de financements, de déployer leur lobbying et leurs moyens d’action, favorisant ainsi le développement à Bordeaux des idées racistes, sexistes, homophobes, lesbophobes, transphobes… Le Collectif Bordelais pour les droits de sfemmes luttent pour : • Le respect des choix de vie • Le libre choix des sexualités • L’abolition des stéréotypes de genre • Le droit à une éducation sexuelle non sexiste • La contraception et l’avortement libres et gratuits

Planning familial 33

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Les Nouvelles 14 novembre 2013 • 5


m u n i c i pa l e s SDIS

Assurer l’égalité territoriale

Bègles

Les Services d’Incendie et de Secours (SDIS) de la Gironde assurent la protection des personnes et des biens par les sapeurs-pompiers professionnels (SPP) et les sapeurs-pompiers volontaires (SPV). Lors du congrès des sapeurs-pompiers en octobre à Chambery, le Président de la République a axé son intervention sur les « volontaires ». Est-ce la solution face à l’accroissement des opérations d’aide aux personnes, aux feux de forêt ? Le volontariat des sapeurs-pompiers est essentiellement une tradition des milieux ruraux. Cet engagement citoyen est aujourd’hui valorisé par le soutien aux sections de jeunes sapeurspompiers, notamment dans le secteur de Grignols/Aillas et de la Haute Lande (Captieux). La place déterminante des SPP dans les villes et la CUB Les SDIS sont de plus en plus sollicités comme ambulanciers face à la carence des ambulanciers privés et sont rémunérés à un coût inférieur au coût réel. Le constat est national, les secours à la personne représentent 80% des interventions des pompiers. En Gironde, leur augmentation est de 58,50%. La foire aux urgence Les sapeurs-pompiers sont confrontés aux difficultés d’accès aux urgences par des patients qui n’ont d’autres solutions que l’hôpital la nuit et le week-end.

21 personnes ont participé à la première rencontre de quartier à l’invitation du Front de Gauche béglais (PCF, PG, Fase et des citoyens), après une semaine de porte à porte où les habitants rencontrés ont pris connaissance du questionnaire mis à leur disposition qui les invite à devenir acteurs du projet municipal, à partir de leurs préoccupations, pendant et après la séquence électorale.

Les missions des pompiers dans le débat des municipales

Rencontres de quartiers

Une vidéo évoquant l’expérience de démocratie participative dans la ville de Grigny (Rhône) introduisait le débat dans lequel la question de «l’expertise» des citoyens a été mise en avant avec l’idée qu’elle doit pouvoir se croiser avec celle des techniciens et des élus(es). Selon une étude de la « coordination des hôpitaux et maternités de proximité », on est passé de plus de 3 000 services d’urgences en 1988 pour 9 millions de passages à 690 services d’urgences en 2013 pour 18 millions de passages. Des études qui confirment la dégradation des conditions de travail tant pour les personnels hospitaliers que pour les sapeurspompiers et pose avec force la question d’une autre politique de santé et la création de centres de santé, structures de proximité, de qualité, pratiquant le tiers-payant. Autre exemple, le tourisme fluvial, la multiplication des services de bateaux à passagers entraîne un accroissement du trafic passager sur le fleuve dont nous pouvons nous féliciter mais qui exige des réponses au niveau de la sécurité et donc des nouveaux moyens. Le financement des SDIS Se pose un problème majeur : celui du financement des SDIS (personnels et équipement avec l’objectif de maintenir le niveau d’équipement pour préserver l’outil opérationnel).

Depuis plus de 10 ans, l’État a transféré sa compétence de protection des personnes et des biens vers les départements. Ce désengagement implique aujourd’hui les collectivités (départements, CUB, communautés de communes) dans le financement. Aussi, dans la perspective des élections municipales, cette question peut être l’occasion de faire vivre des propositions qui soulagent les collectivités locales et placent les entreprises à risques face à leurs responsabilités. En effet, pourquoi ne pas taxer les sociétés autoroutières ? Les sociétés d’assurances pourraient être mises à contribution, comme c’est le cas au Portugal. Ainsi, un fond de péréquation pourrait être abondé par ces taxes pour harmoniser les moyens des différents SDIS et assurer une égalité des citoyens sur le territoire. Claude Mellier conseillère communautaire membre du CA du SDIS 33

Carbon Blanc

L’invitation est faite aux habitants, à partir de leurs connaissances, leurs besoins et leur expérience particulière de participer aux taeliers pour construire un projet municipal. Un recueil des échanges au porte à porte servira aussi de base à cette élaboration. Les rencontres se poursuivent :

Samedi 16 novembre, 15h, salle Mussonville Samedi 23 novembre, 10h, Maison des associations Samedi 30 novembre, 15h, salle Joliot-Curie Samedi 7 décembre, 15h, salle 12, rue du Prêche Langoiran

Réunions publiques Samedi 16 novembre à 11h Thèmes : lien social, partage, culture, assos

Samedi 23 novembre à 10h52 Thèmes : sports, infrastructures, sécurité

Samedi 30 novembre à 11h Thèmes : économie, environnement, communauté de communes organisées par le Collectif des forces de gauche et citoyennes

Canéjan Mardi 26 novembre, 18h30, salle des Aînés au Centre Commercial de Canéjan La House

Rencontre publique

Citoyens engagés, amis et voisins sympathisants, militants syndicalistes et associatifs, parents d’élèves, porteurs de valeurs de gauche, de démocratie et de solidarité, nous avons impérativement besoin de votre avis, de réfléchir et travailler avec vous.

Les militants du PCF/FdeG poursuivent leur démarche pour construire le projet municipal. Un questionnaire a vu le jour et l’objectif de le distribuer à tous les carbonblanais a été tenu. « Par expérience, nous savions qu’il ne reviendrait pas rempli par enchantement. Serait-ce qu’on n’a pas été habitué à donner son avis ? Ou intrigué quand il nous est demandé ? Cela peut se guérir. Il y a dans chacun de nous des choses à dire, à écrire et à faire partager » explique Michel Becerro. Côté résultats, une quarantaine de sujets évoqués par une douzaine de contributeurs. « Peut mieux faire » pensent les organisateurs qui lors de leur rencontre du 5 novembre ont fait appel aux volontaires pour examiner, mettre en ordre, argumenter, enrichir et

Un questionnaire est mis à disposition pour recueillir l’avis des habitants, à remettre à un membre du PCF Canéjan ou lors de l’assemblée du 26 novembre.

Mardi 3 décembre, 18h, foyer municipal, place Vialolle

Libourne

Assemblée citoyenne

Mardi 3 décembre, 20h, salle des fêtes 1, rue Montesquieu synthétiser, tout en poursuivant le recueil des contributions. « Elargissons notre champ » avec des amis, voisins, habitants porteurs de valeurs de gauche, de démocratie et de solidarité, intéressés par la démarche. Puis vient la question de la construction d’une liste de 29 candidats. La boussole c’est le programme et la déclinaison

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de propositions à faire avancer, partager aboutir. S’ensuivait une large discussion concrétisée par la mise en place de deux groupes de travail et l’annonce de l’envoi par les communistes d’un courrier au PS faisant part de leurs positions. Nouveau rendez-vous le mardi 3 décembre.

http://www.pcf-fdg-carbonblanc.org

« Un impôt plus juste ? Quelles solutions ?» avec J.J. Gaillard, référent historien, B. Ferranti, référent impôt, S. Laborde, secrétaire départemental du PCF 33

Sainte-Eulalie

Rendez-vous hebdomadaire

Tous les jeudis à 20h30 au foyer des Anciens, 6, rue Boulière

Contact courrier : BP 10007 - Sainte-Eulalie - 33560 Carbon-Blanc Un questionnaire est en circulation. Pour le remplir en ligne : www.frontdegauche-st-eulalie.fr www.facebook.com/sainteeulalie.fdg33


P CF Jeunesse communiste

Voter est un droit !

Repas des anciens et amis

Pouvoir l’exercer implique d’être inscrit sur les listes électorales avant le 31 décembre 2013

Samedi 7 décembre, 12h, restaurant SNCF de Bordeaux Les jeunes communistes de Gironde souhaitent remercier les camarades et les sections qui ont répondu à la souscription pour le 18e Festival Mondial de la Jeunesse et des Etudiants à Quito. Trois camarades ont été désignés pour participer à cet événement international majeur, qui sera un lieu de rencontre et d’échanges tant sur la situation internationale que sur les leviers de l’anti-impérialisme. Le fait de choisir l’Equateur, en plein cœur d’un processus démocratique au cœur des changements

progressistes en Amérique Latine n’est donc pas anodin. Ce festival se voudra aussi un hommage à Hugo Chavez qui avait accueilli en 2006 à Caracas le 16e festival. Pour préparer ce Festival, les jeunes communistes proposent de tenir une semaine nationale internationaliste juste avant le départ des camarades. En Gironde, cette semaine se concrétisera par divers événements. D’abord, nous tiendrons à la suite de notre assemblée générale le samedi 23 novembre à partir

Section de Bègles

Inscriptions et cartes-pétitions Samedi 16 novembre, 9h30, siège de la section, porte à porte de 10h à midi

Les communistes béglais poursuivent la bataille d’idées pour le droit à la retraite à 60 ans à taux plein, l’augmentation des salaires, des pensions, financés en taxant le capital, avec la carte-pétition proposée au porte à porte. Ils distribuent aussi le «mode d’emploi» pour s’inscrire sur les listes électorales avant le 31 décembre 2013.

Section de Langon

Assemblée des communistes

Jeudi 21 novembre, 18h30, Maison des associations Fargues de Langon Section de Mérignac

Grand Loto Dimanche 24 novembre, 9h30, gymnase Jean-Macé rue Courteline

de 19h30, une soirée Amérique Latine à la fédération, au cours de laquelle nous pourrons effectivement échanger sur les enjeux du continent Sud Américain, sur les enjeux internationaux, mais aussi faire la fête avec Salsa et Mojitos à l’appui. Nous invitons tous les camarades à participer à cette soirée, notamment pour échanger avec les délégués avant leur départ. Un autre événement jalonnera cette semaine de préparation. Ce sera le repas des anciens et amis de la JC, qui aura lieu le 7 décembre, à partir de 12h, au restaurant d’entreprise de la SNCF de Bordeaux. Nous avons choisi cette année pour thème à ce repas les voyages de solidarités. Vidéos, compte rendus, photos de nos différents voyages ces cinq dernières années nous permettront de partager un moment fraternel autour d’un bon repas. Nous demandons, pour une question évidente d’organisation aux camarades intéressés pour participer à ce repas de s’inscrire avant le 3 décembre. Benjamin Regonesi Inscriptions au repas du 7 décembre : Renaud 06 38 02 30 79 Théo 06 21 58 10 65 ou renvoyer vos nom, prénom, adresse et téléphone à MJCF 33 - 15/17 rue Furtado 33800 Bordeaux

Municipales 23 et 30 mars 2014 Européennes 25 mai 2014

MODE D’EMPLOI Pour vous inscrire sur les listes électorales, vous devez vous présenter en MAIRIE, vous devez vous munir de : • un titre d'identité, au choix : - Carte nationale d'identité en cours de validité - Passeport en cours de validité Toute personne venant d’acquérir la nationalité française et n’étant pas encore en possession d’une pièce d’identité française peut présenter à la place son titre d’identité d’origine + une preuve de sa nationalité française (décret de naturalisation ou certificat de nationalité en cours de validité). • un justificatif de domicile, au choix : - Pièce attestant que vous êtes domicilié dans la commune où vous souhaitez être inscrit(e) : feuille d’impôt, facture d’électricité, de gaz, de téléphone fixe… Veillez à ce que les factures soient établies à votre nom et prénom et qu’elles ne datent pas de plus de trois mois.

Humanité

Je soutiens le journal de Jaurès Le SNJ CGT de l’Humanité, s’associant à la mobilisation des syndicats du spectacle face à l’austérité budgétaire dans le budget de la culture, a lancé une pétition pour protester contre la baisse des aides à la presse. « Monsieur Hollande, serez-vous celui qui laissera fermer le journal de Jaurès ? »

« Les aides publiques à la presse ne doivent donc pas être considérées comme un supplément d’âme pour l’Etat, ou conditionnées à des exigences gouvernementales,mais bien comme la garantie d’un service public, d’autant plus indispensable en ces temps de crise, de recherche d’alternatives. La presse d’opinion, et l’Humanité en particulier, pour-

rait être la première à en payer la facture, face à une concentration au profit de groupes bancaires et de grandes fortunes françaises. Notre journal, l’Humanité, est un des titres garants du pluralisme, un des rares à s’opposer au déferlement de la pensée unique, érigée dans la plupart des médias en ligne éditoriale. »

Souscription Elections 2014

40 000 € en Gironde 2, 5, 10, 50, 100, 1500 € … Ils ont versé pour un total de 940 € DULHOSTE Michel, Bassens GOULIERE Dominique, Cadaujac LAFON André, Fargues St Hilaire LE HYARIC Patrick, Cérons

METEREAU Michel, Le Bouscat MICHIELS Alain, Villen. d’Ornon PINAUD Jean, Lansac PINTOS André, Villenave d’Ornon

souscription 2014 Je verse ……………………………… € (ma remise d’impôt sera de 66% de ce montant)

Nom-Prénom ……………………………………………… Adresse …………………………………………………… ……………………………………………………………… Chèque à l’ordre de ADF PCF 33

Retournez à PCF - 15, rue Furtado - 33800 Bordeaux

Les dons sont limités à 7 500 € par personne Les versements ouvrent un droit à déduction de 66% du don dans la limite de 20% des revenus nets imposables. Ainsi, un don de 100 € permettra une réduction d’impôt de 66 €

gironde.pcf.fr/45325 Les Nouvelles 14 novembre 2013 • 7


l’ormée numéro 100 Publication du secteur culturel du PCF Gironde

Des Ormées... la déraison est justifiée ! « Pour ce centième numéro, j’aurais pu évoquer comment, en 1987, dans ces petits soirs de remue-méninges, « L’Ormée » est devenue le titre de notre revue, après avoir supplanté le « Bouillon de culture », repris plus tard par Bernard Pivot. J’aurais pu analyser comment, en 1986, la commission culturelle du PCF girondin a voulu dépasser « l’entre-nous » de sa réflexion pour la partager publiquement, ouvrir sa revue à tous les acteurs culturels, à leur travail, à leurs combats et faire de L’Ormée un outil de rencontres, de découvertes, d’émotions partagées avec ces jeunes artistes, ces créateurs modestes ou reconnus, ces publics passionnés ou empêchés. J’aurais pu déplorer comment, en ce temps de 2013, la culture est, encore, cette « variable d’ajustement budgétaire » qui passe la première à la guillotine quand l’austérité se fait reine et que « les véritables causes des séditions et du changement des états sont les richesses excessives de peu de sujets », comme le dénonçait déjà, en 1651, le menu peuple de l’Ormée. J’aurais pu... Mais je pré- fère donner à re-lire

l’extrait d’un article du premier numéro, de son premier rédacteur en chef. Il garde - heureusement ?, malheureusement ? - beaucoup de son actualité. « Déraisonnable, une publication centrée sur la réalité culturelle de notre région, la rencontre entre les femmes et les hommes de culture, le public et les communistes ? « Déraisonnable, la volonté d’affirmer l’identité de notre parti dans le champ culturel et, dans le même temps, d’aider à la prise en compte de ce qui bouge, se construit, et de favoriser les actions convergentes ? « Nous ne le pensons pas. Au moment où les artistes de toutes disciplines vivent douloureusement la subordination de leurs capacités créatrices au pouvoir de l’argent, où la culture est dévoyée dans un rôle dérisoire de supplément d’âme, où la ségrégation culturelle limite l’épanouissement de la personnalité, cœur et raison mêlés, il est urgent d’envisager des réponses neuves. Chacun, de sa place, en donnant à voir et à comprendre, sans soumission idéologique ni ingérence esthétique, peut y concourir...

« Le principe de toute culture véritable est de déshabiller ce qui ne consisterait qu’à transmettre et faire partager les mots et les choses qui supportent l’ordre existant. En ce sens la création dérange. C’est tant mieux. « Contre la pédagogie du renoncement, le fatalisme de la résignation, L’Ormée entend participer au combat pour créer de réelles conditions de développement de la culture. « Comment veux-tu que l’espoir capitule ? » dit Jacques Higelin ». c’était notre appel du 18 juin 1987 ! L’Ormée, maintenant forte de cent expériences, va continuer sa route « d’utilité publique » dans le paysage culturel girondin. » Jean-Claude Laulan

Fête du numéro 100

Dîner de L'Ormée

Lundi 2 décembre, à partir de 20 h, au 29 café (156 cours de La Marne)

précédé d’un apéro-débat sur la culture à 18h30 en présence de Alain Hayot, sociologue, délégué national à la Culture du PCF, et de Vincent Maurin, président du groupe communiste au conseil municipal de Bordeaux, élu à la CUB et candidat aux élections municipales 2014 à Bordeaux avec le Front de gauche. Réservation ferme avant le mercredi 27 novembre au 06 10 32 55 06 ou nattendrevr@hotmail.com Participation : 17,50 € tout compris

annonces légalEs AVIS DE CONSTITUTION Acte reçu par Maître Emmanuel TATER, Notaire, soussigné, associé de la Société Civile Professionnelle dénommée, « Emmanuel TATER, Notaire, associé membre d’une société civile professionnelle », titulaire d’un Office Notarial dont le siège est à COGNAC (Charente), 3 Rue Georges Briand, le 28 décembre 2012, publié au service de la publicité foncière de Bordeaux 1er bureau sous les mentions 2013 P volume 859. Dénomination : STALE Forme : Société Civile Immobilière. Le siège social : BORDEAUX (33200), 50 Avenue Louis Barthou. Objet : l’acquisition par voie d’achat ou d’apport, la propriété, la mise en valeur, la transformation, la construction, l’aménagement, l’administration et la location de tous biens et droits immobiliers, de tous biens et droits pouvant constituer l’accessoire, l’annexe ou le complément des biens et droits immobiliers en question. Durée : 75 ans Capital : 510.000,00 Euros Gérant : Madame Marie Françoise BIGI, demeurant 50 Avenue Louis Barthou à BORDEAUX Cessions de parts : les parts sociales sont librement cessibles entre associés uniquement. Le premier gérant de la société est Madame Marie Françoise BIGI demeurant 50 Avenue Louis Barthou à Bordeaux La société sera immatriculée au registre du commerce et des sociétés de BORDEAUX. Pour avis, Le Notaire MODIFICATION DE GERANCE

Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest S.A.S. au capital de 37 000 euros Associés (à parts égales) : L. Chollon, F. Mellier, S. Laborde Directeur de la publication : Frédéric Mellier Abonnement 1 an : 25 euros. Abonnement de soutien : 40 euros Rédaction, composition, impression : S.A.S. Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest 15, rue Furtado - 33800 BORDEAUX Tél. 05 56 91 45 06 - Fax 05 56 92 61 01 - Annonces légales : annonces@nbso.fr Comptabilité : compta@nbso.fr - Redaction/Proposition d’article : redaction@nbso.fr Commission paritaire de presse : 0113 C 85932

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CALISOL SARL au capital de 7 500 € Siège Social : 11 Avenue du Bois du Moulin CENAC (Gironde) 443 037 536 RCS BORDEAUX Aux termes d’une décision en date du 15 septembre 2013, l’assemblée générale ordinaire a pris acte de la démission de M. Bastien CASADEMUNT de ses fonctions de gérant et a nommé en qualité de nouvelle gérante Mme Maria Del Pilar CASADEMUNT, demeurant 11 avenue du Bois du Moulin 33360 CENAC, pour une durée illimitée avec effet immédiat. Dépôt légal au RCS de BORDEAUX, Pour avis, Le Représentant légal

CHRONIQUE par Jeanne R.M.

République, république chérie, 1942, sa mère ne pouvait pas la désirer. L’exode les avait déjà fait tout abandonner cet hiver, ils étaient passé de l’autre côté du fleuve, fuyant les invasions barbares. Une grossesse ne pouvait pas être, le froid de dormir dehors, la famine pointant son nez, le marasme s’instaurant tel un moyen-âge inquisiteur. Et lorsqu’elle a pointé le bout de son nez, dix ans après son grand frère, Minette a conquis son père. Il était ouvrier forgeron près du fleuve et revenait saoul et violent tous les soirs. Sa mère, bonne chez les notables du quartier ne voulait pas enfanter dans ce monde. Elle n’aima pas sa petite fille mais elle prendrait grand soin d’exiger d’elle de s’en sortir. A défaut de la choyer, elle investirait sur sa carrière, elle l’a ferait sortir de ce marécage de misère et atteindre l’autre monde. Son père pouvait l’aimer, il arrêta d’être sous emprise, il n’aimerait plus qu’elle. Elle entra à l’école du quartier, un peu en avance, en suivant sa mère faire les ménages dans les classes après la sortie. Elle aima vite cette atmosphère de poussière crayeuse, de cartes immenses et magiques sur les murs et tous ces livres imagés jonchant les étagères. Elle aimait tout, toutes les matières, du latin aux mathématiques, de l’activité sportive à l’anglais. Elle reçut les prix de bonne conduite et d’assiduité, ses parents furent félicités. Elle aimait ses maitresses, même Madame Legrand, sorcière grande et rigide, lui inspirait un sentiment de protection. Elle entra au collège de secteur et accumulait les encouragements des professeurs. Une bourse d’étude lui permit d’intégrer le lycée Joachim du Bellay, auteur qu’elle apprit à connaître, à comprendre et à maîtriser. Au lycée, elle avait moins d’amies. Les filles de son quartier travaillaient déjà avec leurs parents. Et les bourses d’excellence continuaient de l’encourager à continuer, elles lui permettaient d’acheter les livres que déjà certaines possédaient dans leur vaste bibliothèque familiale. C’est tout simplement qu’elle s’inscrivit après le bac, à l’école de médecine, qu’elle entrevoyait de la fenêtre du salon depuis son enfance. Elle continuait d’être passionnée par la connaissance et reçut une bourse annuelle d’être la major de sa promo. L’élite républicaine, elle y accédait et partit sur la capitale finir un parcours honorable. Son père l’aimait plus que tout et sa mère commençait à se détendre. Lequel des deux lui avait donné cette force inimaginable et inespérée en ce terrible hiver de trahison, d’angoisses et d’infamie ? Elle devint médecin sur les barricades de la Sorbonne, lors de cet autre tremblement social. Elle s’occupa des enfants, les petits et les faibles, les enfants des cités et des voyages. Les méningites et autres cancers ne l’intéresseraient plus, elle voulait encore comprendre. Pourquoi les enfants cauchemardent-ils, pourquoi pleurent-ils, comment accéder à leur monde fabuleux sans cette autorité sadique et castratrice ? Sa mère devint mère de médecin et se mit à porter fourrure, Minette devenait le médecin des enfants du quartier, le médecin de PMI et elle remercie chaque jour cette république qui lui a permis d’accéder au meilleur d’elle-même.

Nouvelles N° 2020  

Nouvelles N° 2020 du 14 novembre

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