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Jeudi 5 septembre 2013 - N° 2010 - Hebdomadaire - 15, rue Furtado - 33800 BORDEAUX Prix : 0,80 euro

C’est la rentrée ! Ne nous laissons pas voler notre avenir !

10

sept.

Manif à

Bordeaux

&

13

sept.

Fête de

l’Huma Paris


actualité Mardi 10 septembre

Rassemblement unitaire à l’appel de l’intersyndicale CGT, FSU, FO, Solidaires et UNEF 11h30 place de la Bourse à Bordeaux Affi40x60_MOBILISATION_HD.pdf

1

05/07/13

16:17

Parcours : Esprit des Lois,

allées de Tourny, cours Clémenceau, Gambetta, Nancel Penard, Claude Bonnier, Hôtel de Région,

Création :

- Juillet 2013

Crs du Maréchal Juin, www.cgt.fr

Arrivée place de la République

Libournais

Bus et rassemblement le 10 septembre Dans le cadre de la journée nationale interprofessionnelle et intersyndicale, l’Union Locale CGT du libournais invite les salarié(e)s, retraité(e)s, précaires et privé(e)s d’emploi à se rassembler pour défendre le système de retraite par répartition et la protection sociale en général. Un bus est organisé pour participer à la manifestation de Bordeaux :

• Castillon à 9h30 au Champ du Foire • Libourne à 10h, parking du stade Robert Boulin Un rassemblement est aussi organisé à 17h30, square du 15ème Dragon à Libourne.

Blaye

Bus au départ de Blaye. Infos : UL-CGT de Blaye au 05 57 42 91 82

2 • Les Nouvelles 5 septembre 2013

Mobilisation

La guerre, oui : mais à la finance ! Le 14 septembre 2010, le premier ministre déclarait à la tribune de l’Assemblée nationale : « La retraite à 60 ans c’est le bouclier fiscal des ouvriers. Il faudra reprendre cette réforme en 2012. » Or avec les annonces faites après la rencontre avec les syndicats et les organisations d’employeurs, il entérine, prolonge et amplifie toutes les contre-réformes régressives des gouvernements de droite. 43 ans de cotisation C’est la prolongation de l’objectif des réformes passées de la droite : l’augmentation continue de la durée de cotisation. Actuellement de 41ans, celle-ci sera ainsi portée à 41 ans et 3 trimestres en 2020, pour atteindre 43 annuités de cotisation d’ici à 2035. En pratique, cela signifie qu’un salarié âgé aujourd’hui de 30 ans partirait donc, dans le meilleur des cas, à 66 ans. Dans les faits, nombre de salariés, faute de pouvoir atteindre le nombre de trimestres exigés, partiront avec une pension diminuée. Prise en compte des années d’études : un pas mais encore beaucoup d’inégalités Le gouvernement propose de conforter et généraliser le système actuel de rachat de trimestres d’études avec une aide forfaitaire (1 000 euros) limitée à quatre trimestres. Or le coût du rachat d’une seule année d’études revenant à 4 000 euros, beaucoup de jeunes seront pénalisés, en raison de parcours professionnels chaotiques ou faute d’épargne disponible. Pour les apprentis, rare mesure positive, un trimestre d’apprentissage sera équivalent à un trimestre validé pour la retraite. Pour la première fois, les retraités vont payer  ! Si pour l’heure la hausse de la contribution sociale généralisée (CSG) est écartée au profit d’un relèvement progressif de 0,6 point des cotisations vieillesse entre 2014 et 2017, par contre le gouvernement envisage d’exonérer les employeurs des cotisations famille et maladie, soit 34 milliards d’euros. Cadeau ! Les retraités, de leur côté, verront leur revenu ponctionné. D’une part, les pensions seront revalorisées en octobre, au lieu d’avril. Un décalage qui signifiera une perte nette de pouvoir d’achat, les prix, eux, ne cessant d’augmenter entre-temps. D’autre part, les majorations de pensions dont bénéficient les retraités ayant élevé trois enfants ou plus seront désormais imposables. C’est la première fois que les retraités sont ainsi appelés à mettre la main à la poche pour financer une réforme des retraites.

Pénibilité : toujours pénible ! Confirmation de la création d’un « compte personnel de prévention de la pénibilité » ouvrant droit soit à des formations pour changer de métier, soit à un complément de rémunération lors d’un passage à temps partiel en fin de carrière, soit à des trimestres supplémentaires de cotisation pour profiter d’un départ anticipé. Concrètement, chaque trimestre d’exposition à des travaux pénibles induirait l’obtention d’un point (deux dans le cas où plusieurs facteurs d’exposition seraient cumulés) mais ce compte serait plafonné à 100 points. D’après le calcul annoncé, 10 points correspondraient à un trimestre de bonification. Mais les 20 premiers points devront obligatoirement être consacrés à la formation. Au final, d’après une estimation de la CGT, « une carrière complète de travail pénible conduirait à un départ à 60 ans, sous certaines conditions restrictives ». Loin des revendications du syndicat en la matière. Les temps partiels mieux pris en compte Prenant en compte la discrimination subie majoritairement par les femmes, le seuil de validation des trimestres serait abaissé : 150 heures au Smic pour acquérir un trimestre, au lieu de 200 actuellement. Une petite avancée, assortie d’un risque : que ces petits salaires entrent dans les « 25 meilleures années » et fassent baisser le niveau de la pension. Au-delà, cette mesure pose la question : est-ce à la retraite

de remédier à toutes les inégalités dans la vie active ? La priorité n’estelle pas, en l’espèce, de combattre le problème à la source et de restreindre l’usage par les employeurs du temps partiel ? Droits familiaux : un partage sur la même enveloppe La réforme porte sur la majoration de 10 % des pensions attribuée aux parents de trois enfants et plus, bonification qui serait refondue au motif qu’elle profite davantage aux hommes qu’aux femmes. Plafonnée à partir de 2020, la majoration serait ensuite transformée en un forfait attribué « principalement aux femmes », et dès le premier enfant, mais à enveloppe constante avec le risque que l’amélioration des unes diminue celle d’une partie des assurés qui jusqu’alors percevaient cette bonification. Deux inconnues : le niveau auquel la majoration sera plafonnée et le montant du futur forfait.

Et le coût du capital ? On l’aura compris, ces annonces sont dans le droit fil de l’objectif annoncé par le premier ministre pour cette réforme : « Pour que le financement de la protection sociale pèse moins sur le coût du travail ». Par contre, il ne dit jamais rien du coût du capital : plus de 300 milliards d’euros. Voilà bien la question : pourquoi les travailleurs et les retraités sont-ils toujours ponctionnés, alors que les revenus financiers du capital ne contribuent en rien à la solidarité sociale ? Le mouvement syndical et social, les forces progressistes sont prêts à se lever aux côtés du gouvernement pour récupérer tout de suite les 80 milliards d’euros d’évasion fiscale ! Pour reconsidérer les 200 milliards d’aides publiques aux entreprises ! Pour l’égalité salariale homme-femme qui rapporterait 10 milliards d’euros aux comptes sociaux ! Pour créer une contribution sociale sur les revenus financiers rapportant de 20 à 30 milliards d’euros par an ! Voilà de quoi financer une politique sociale nouvelle, attendue par les salariés, les jeunes, les retraités. L’amélioration des salaires et la création d’emplois seraient également source de recettes nouvelles. Alors, la finance ou les retraites  ? Il faut choisir ! Le PCF choisit les retraites pour la justice et l’efficacité économique. C’est le sens des manifestations unitaires du 10 septembre. Soyons-y nombreux. Et poursuivons les 13, 14 et 15 septembre à la Fête de l’Humanité… et encore après… 21€ les 3 jour s

moins de 15 ans

gratui t


a c t ua l i t é

Editorial

Jeunes

La Paix et le progrès !

Le collectif «La retraite : une affaire de jeunes» appelle à manifester le 10 septembre

En cette semaine de rentrée scolaire, notre pays sort directement de cette période estivale, propice à un peu de relâche, même pour tous ceux qui n’ont pas pu partir, un peu « brutalisé » par le bruit des bottes et la poursuite d’une politique d’austérité qui pourtant est en échec depuis des années.

Pour une retraite solidaire « Je demande à être jugé sur deux choses : la justice et la jeunesse » François Hollande, 2012. Mardi 27 août dernier, le Premier ministre Jean Marc Ayrault a annoncé les contours de la future réforme des retraites. Les jeunes ne sont pas dupes. Les mesures de justice mises en avant ne sauraient masquer les graves reculs sociaux pour les jeunes générations. Pour le collectif «La retraite: une affaire de jeunes», qui rassemble 17 organisations de jeunesses syndicales, politiques, et associatives, le message envoyé aux jeunes est clair : « la retraite à taux plein, ce ne sera pas pour nous ! » Allongement de la durée de cotisation = double peine pour les jeunes Alors que 5 millions de personnes sont au chômage, première cause du déséquilibre financier des retraites, il est inacceptable de vouloir faire travailler plus longtemps les jeunes générations. L’allongement de la durée de cotisation, d’au moins 43 annuités, signifie pour les jeunes : être au chômage aujourd’hui, et toucher une retraite incomplète demain. Une situation que les femmes subissent encore plus durement, elles qui sont plus nombreuses à être au chômage et ont des carrières plus courtes. Le collectif s’oppose à tout allongement de la durée de cotisation. D’autant plus que d’autres mesures sont possibles : taxer les revenus du capital et lutter contre les inégalités

salariales femmes-hommes par exemple. Cette dernière permettrait de dégager 5 à 10 milliards d’euros contre 3 milliards d’euros seulement via l’allongement de la durée de cotisation. Les jeunes, toujours dépourvus de droits sociaux Entre 18 et 25 ans, les jeunes sont dépourvus de droits sociaux. La réforme des retraites aurait pu être l’occasion de corriger cette injustice. Mais malgré quelques avancées positives pour les apprentis, la prise en compte des périodes d’inactivité forcée manque cruellement dans le projet de réforme. En effet, la possibilité pour les jeunes de racheter une année de leurs études est inefficace et totalement injuste. Il faudrait tout de même que les jeunes déboursent près de 2 800 euros : un montant impossible à réunir pour des moins de 30 ans dont le taux d’épargne est quasi nul ! Les stages ainsi que les périodes de chômage pour ceux qui n’ont pas commencé à cotiser, ne sont pas pris en compte dans la future réforme. Une réforme juste ne peut

pas ignorer l’enjeu, pour l’ensemble de la société, de protéger la jeunesse durant la période d’insertion et garantir un droit à se former pour tous. Faire confiance aux jeunes pour garantir l’avenir de notre système de retraite Le collectif met en garde le gouvernement contre une réforme des retraites qui aboutirait à la mort de notre système solidaire. En effet, en ne prenant pas en compte les jeunes, ceux-ci n’auront d’autres choix que de s’en détourner au profit des assurances privées, par capitalisation. « Nous refusons d’être la première génération à devoir renoncer à une retraite solidaire ! » Le collectif rappelle en outre qu’une politique ambitieuse d’emploi, qui pose le CDI comme la norme d’emploi pour les jeunes, est une priorité pour répondre aux besoins de financement des retraites. Alors qu’il y a près de 2 millions de jeunes de moins de 30 ans qui ne sont ni en emploi ni en formation, la priorité n’est-elle pas de partager le travail plutôt que de faire travailler les seniors plus longtemps ? Le collectif appelle l’ensemble des jeunes à manifester aux côtés des salariés le 10 septembre, pour refuser tout allongement de la durée de cotisation, et porter une autre réforme qui permette la reconnaissance des jeunes à travers la validation des années d’études et d’insertion professionnelle dans le calcul des retraites.

MJCF

La précarité c'est pas un métier Finalement tout va bien ! La croissance pointe le bout de son nez, les profits versés aux actionnaires des entreprises se sont multipliés par 7 en 20 ans et les 500 plus grandes fortunes de France ont grimpé de 25% en seulement une année.

Mais pour le 26e mois consécutif, le chômage augmente. Les intérimaires ou les contrats à durée déterminée sont les premiers touchés. 1 600 000 de jeunes sont actuellement en recherche d’emploi. Les contrats aidés et la « garantie jeune » de 400€ font d’eux la main d’oeuvre la plus précaire et la plus corvéable qui soit... Métro, boulot, tombeau ? Baisser les salaires, faciliter les licenciements, allonger le temps de travail... C’est le chantage au chômage pour tous les salariés. Il faudrait accepter les conditions des patrons ou dégager, alors que loin d’être un « coût », les salariés sont les seuls producteurs de richesse, et ils n’en ont jamais produit autant ! C’est parce qu’elles ne servent qu’engraisser le patronat et la finance qu’on appauvrit tout le pays

et étrangle les peuples partout en Europe. Sortir nos vies de la précarité Eradiquer le chômage et la précarité : les jeunes proposent de vivre, étudier, travailler autrement. En mettant fin aux exonérations et aux cadeaux fiscaux qui engrais-sent le patronat sans contrepartie, en luttant pour les services publics et contre les licenciements boursiers, en gagnant le CDI comme norme, la sécurisation des parcours de formation et de travail grâce à une mise en statut social, le droit à un vrai salaire, à une formation de qualité. Le 10 septembre partout en France, à la Fête de l’Humanité les 13, 14 et 15 septembre, les jeunes communistes seront massivement mobilisés.

Poursuite de la casse du système des retraites, menaces persistantes d’intervention guerrière en Syrie sont les deux sujets du moment qui du coup « masquent » un peu une rentrée politique dont on aurait pu penser qu’elle se serait plus concentrée sur les échéances électorales de 2014, puisque nous sommes à 6 mois des municipales et 9 mois des européennes. Mais, sans se laisser dicter ni les calendriers ni les ordres du jour de l’actualité politique et sociale, les communistes, comme d’autres, sont déjà à l’offensive sur les deux sujets « phares » du moment. Rassembler, rassembler largement, tel est notre objectif ! Et notons les potentialités : des quatre grands meetings de la CGT pour préparer la mobilisation du 10 septembre aux divers appels unitaires en passant par celui de 3 000 socialistes contenant ce mot d’ordre simple et précis « Pas un trimestre de plus, pas un euro de moins », des forces militantes ne baissent pas les bras et sont déjà en phase offensive. Sur le terrain de la paix et de l’exigence de solutions politiques en Syrie, plusieurs rassemblements ont déjà eu lieu dans notre pays et les velléités guerrières de notre Président de la République sont loin d’emporter l’adhésion de notre peuple. Le débat actuel à « tiroirs », sur le vote ou non de la représentation nationale sur le fait d’aller faire la guerre, montre à sa manière la complexité de la situation, surtout après le rejet d’intervention du parlement britannique et la décision d’Obama de consulter le congrès. Faire cesser la guerre, déjà hyper meurtrière en Syrie, qui pourrait être contre ? A cette question apparemment « anodine », notons tout de même que si 99,5% des terriens répondraient « personne », il se trouve quelques marchands d’armes à répondre différemment, mais pas seulement eux ! Après l’Irak, la Lybie, des guerres de « positions géopolitiques » ont fait entrer le 21ème siècle dans un tunnel dangereux, et vouloir s’affranchir de l’ONU, même « imparfaite », c’est dans les faits, faire encore reculer le droit international et rajouter du sang au sang déjà versé : bien sûr, les USA, la France, la Grande Bretagne peuvent aider à une solution politique, mais ils ne le feront pas sans la Russie, l’Iran et les monarchies pétrolières… Ajoutons à cela qu’une intervention guerrière pourrait être utile pour tenter de faire taire la contestation intérieure et nous pouvons en déduire qu’il nous faut être présent sur les deux terrains, la Paix et l’exigence de progrès social à l’opposé de la guerre et de l’austérité !

Michel Dubertrand membre du comité exécutif du PCF 33 Section de Bordeaux

Les Nouvelles 5 septembre 2013 • 3


l a ren t r é e , ma i s en c ore en é t é Lamothe Montravel

Fête de la ruralité

Forum citoyen

Grand succès 2013 ! Pour les militants du PCF, comme pour l’ensemble des participants, il y avait un sentiment largement partagé d’avoir vécu une très belle fête de la ruralité 2013. Il faut dire que tout était réuni pour cela. Le soleil d’abord qui était au rendez vous. Le délicieux le repas (bravo pour le jambon a la broche !) qu’ont pu déguster les participants, le tout dans un esprit convivial. L’animation musicale de grande qualité proposée par Thierry Bordenave et son pianiste qui donnera à ce rendez vous une véritable dimension festive. Enfin une participation plus diversifiée et en hausse, avec environ 130 personnes présentes, dont 80 ont pu assister au débat. Celui-ci se tenait en présence d’Alain Baché, conseiller régional PCF/FDG, d’une délégation de la JC, de Pierre Augey, conseiller général de Langon. En introduction, Julien Ruiz se fera l’écho de l’inquiétude face à la menace d’escalade guerrière en Syrie : une intervention militaire americano-francaise ne ferait qu’aggraver la situation déjà explosive dans cette région. Les opinions publiques ont raison d’y être opposées. Ensuite, il rappellera qu’un an après l’élection de F. Hollande, il y avait loin de la coupe aux lèvres en matière de changement. Dans un contexte porteur à la fois de potentialité de mobilisations importantes (retraites, pouvoir d’achat), mais aussi de dangers de voir s’installer la résignation, le découragement, voire parfois le repli, le populisme, le racisme, le responsable communiste appellera au débat, à la mobilisation et au rassemblement pour gagner un changement de cap.

C ’est da ns cet esprit que le PCF abordera les futures élections européennes, mais aussi municipales, ave c l ’obje c t i f d’avoir plus d’élus. A lain Baché insistera sur l’importance de mobiliser pour une autre reforme des retraites. La stratégie de «déminage» de J.M. Ayrault ne peut occulter que sa reforme s’inscrit dans la continuité des précédentes : toujours plus d’efforts pour les salariés, et toujours des cadeaux a la finance. Benjamin Regonesi, responsable de la JC, montrera que cette réforme est d’abord une réforme anti-jeunes : « Les jeunes ne sont pas dupes et ils commencent à se mobiliser comme en témoigne la déclaration des 14 organisations de jeunesse « la retraite, une affaire de jeunes ». Le débat se fera l’écho du mécontentement qui monte partout, en particulier sur les salaires et le pouvoir d ’achat, mais aussi de l ’inquiétude, voire de l’amertume, face aux choix actuels du gouvernement. Un intervenant exprimera sa colère, appelant à désigner ce gouvernement comme « l’ennemi ». Nicole Ruiz montrera avec ironie la satisfaction du président du Medef à la sortie de Matignon qui va bénéficier de nouveaux cadeaux. Elle dira aussi avec gravité que dans cette crise, il nous faut prendre de la hauteur, être lucides sur les risques de montées des extrémismes (Grèce, Espagne…) : cela s’accommode mal du simplisme politique, du « tout ou rien ». Une milita nte de la JC affirmera elle que l’ennemi c’est la finance, le système capitaliste. Raymond Lagardère remerciera tout le monde pour la participation à cette

Samedi 7 septembre, 10h à 18h, parc de la gare «Penser un monde nouveau »

Invitation au débat avec la participation du PCF, du Parti de Gauche, d’ATTAC, de citoyens membres du M’PEP, de la FASE, de la CGT, et bien d’autres…

fête. En puisant dans sa riche expérience militante, il montrera que malgré des contextes difficiles, il est possible de changer le cours des choses dès lors qu’on veut rassembler. Par exemple, nous avançons sur la forêt et la relance du gemmage. Pierre Augey dira avec vigueur le danger de la réforme territoriale qui conduit à la recentralisation des pouvoirs, à l’effacement de la démocratie de proximité que sont les collectivités locales. Dans cette situation, avoir des élus communistes et FDG dans les communes et l’intercommunalité est particulièrement utile et important.

A la in Baché terminera en indiquant que le PCF s’engage avec détermination dans les élections européennes pour donner une orientation radicalement nouvelle à la construction européenne, mais aussi pour les municipales en tenant compte du mode de scrutin (anti démocratique) en cherchant à rassembler largement face à la droite, à partir de projets municipaux qui répondent aux attentes et aux besoins des citoyens. Enfin Guy Bordenave, vétéran du PCF, appellera solennellement à se rassembler et à renforcer le PCF : « Nous sommes une force ensemble » conclura-t-il. Bravo à tous les militants, femmes et hommes, jeunes et anciens, qui ont fait le succès de cette édition 2013. J.R

Blayais

Convivialité et combativité Le repas fraternel organisé dimanche 1er septembre par la Section PCF et le Cercle des Amis du Front de Gauche du Blayais a rassemblé, cette année, 49 personnes près du Lac de Laruscade. 42 signatures ont été recueillies sur la pétition de l’Huma contre l’intervention

militaire en Syrie. 5 Huma Dimanche ont été vendues et 1 adhésion au PCF réalisée. Les participants ont dénoncé toute intervention militaire en Syrie. Ils se sont unanimement prononcés pour une revalorisation générale des salaires à partir d’un SMIC à 1 700 €, contre la remise en cause

4 • Les Nouvelles 5 septembre 2013

du droit à la retraite pleine et entière à 60 ans et se sont donné rendez-vous à la manifestation à Bordeaux le 10 septembre. Satisfaits de la bonne ambiance, les participants souhaitent se retrouver encore plus nombreux et combatifs l’année prochaine ! F. Laparra

Ateliers proposés* : L’Europe sociale n’existe pas : où allons nous ? La démocratie et le capitalisme sont-ils compatibles ? Réforme territoriale : quel avenir pour nos communes ? Bien vivre ou mieux vivre ? Renseignements / Réservations (si repas) 06 11 07 65 63 * Des modifications de dernière minute sont susceptibles d’intervenir

RdP-29_V10_RDP 20/08/13 14:34 Page1

N°29

SEPT P.4 POÉSIES

P.34 LE GRAND ENTRETIEN

2013 OLIVIER BARBARANT LA CONNAISSANCE

REVUE POLITIQUE MENSUELLE DU PCF

Par Nicolas Dutent

N'EST PAS UN OBJET CONSOMMABLE Par Anne Mesliand

P.44 PRODUCTION DE TERRITOIRES FIGURES FÉMININES DE LA MIGRATION EN EUROPE DU SUD Par Camille Schmoll

P.6 LE DOSSIER

COMMUN(ISM)E ET MUNICIPALES Ambarès

Assemblée citoyenne

Mardi 24 septembre, 20h, salle du self (derrière la mairie)

pour élaborer avec la population le futur projet municipal


l es ser v i c es pub l i c s son t no t re r i c hesse Conseil de Cub

Investir au service des populations Le conseil de CUB du12 juillet a examiné un budget supplémentaire « sans grande surprise » sinon « l’observation de la réduction du recours à l’emprunt ». Une politique de désendettement que JeanClaude Galan, au nom du groupe communiste, a qualifiée de « capitulation face au monde des banques et de la finance ». Il regrettait « une tendance qui révèle l’impuissance de nos collectivités locales face au monde bancaire qui continue d’imposer sa loi, y compris face à la puissance publique » d’autant plus « après une conférence économique et sociale dont l’un des buts aurait pu être de débattre avec le monde bancaire de nouvelles règles de financement de l’économie et de projets utiles ». Ainsi « combien de logements sociaux supplémentaires ou de routes remises en état avec ces 35 millions d’euros que nous décidons de retirer des griffes de l’emprunt bancaire ? » interrogeait-il.  Si le groupe communiste s’est félicité de la meilleure consommation des crédits en 2012 « il n’est pour autant pas question de cautionner une politique de restriction de la demande des services » au moment « où l’on ambitionne 50 000 nouveaux logements autour des axes de transports, 55 000 hectares pour la nature, et 75 000 nouveaux emplois ». D’où l’inquiétude du groupe « sur la mise en œuvre du comité d'engagement sur le PPI dont le travail se résume pour l’instant en une coupe aveugle sur des projets utiles ». Ligne de ceinture, réseau ferré et transports de demain

Ce conseil planchait également sur le lancement d’études sur l’équipement ferroviaire autour de Bordeaux (étoile ferroviaire) dont s’est félicité le groupe communiste par la voix de Michel Olivier qui soulignait « l’outil d’avenir pour les déplacements du système ferré, au vu notamment des enjeux environnementaux et sociaux, tant dans le déplacement des voyageurs, que dans celui des marchandises ». Une efficacité qui demande « demande beaucoup d’ambition et donc beaucoup de moyens » poursuivait-il en relevant trois enjeux majeurs : 1. La ligne de ceinture SNCF : « Si elle n’est pas la réponse à toutes nos difficultés, elle est amenée à jouer un rôle essentiel

dans les années à venir pour les déplacements tant à l’intérieur qu’autour de notre agglomération. En ce sens nous nous félicitons de la ré-ouverture du triangle des échoppes. Plusieurs conditions de réussite : un cadencement régulier et fiable qui permette aux yeux des usagers de voir cette ligne comme un outil pertinent ; le bouclage par le pont Bacalan-Bastide afin d’éviter le passage obligé par la gare SaintJean ; la modernisation pleine et entière de la ligne du Médoc, aujourd’hui moins efficace qu’une ligne de bus ! Enfin, poursuivre la modernisation et rénovation des matériels roulants pour un meilleur confort des usagers. » 2. Le fret : « La politique de la SNCF qui a abandonné la politique du wagon isolé, mais aussi le manque d’ambition politique sur cette question, font qu’aujourd’hui le fret ferroviaire est très mal

en point. Or il ne peut y avoir d’ambition environnementale sans une politique volontariste sur cette question. » 3. Cesser de supprimer des voies : « Petit à petit sur notre territoire nous détricotons un maillage ferré qui avait été construit durant des décennies entières. Une voie aujourd’hui inutilisée peut trouver toute sa pertinence dans 10 ans. Donc avant de tirer un trait définitif sur une voie, prenons le temps de la réflexion. » Ces 3 questions mises en avant, l’élu invite à réfléchir ensuite aux infrastructures nécessaires à un trafic régional, national, et international pertinent et efficace : « Si nous saluons la volonté d’en finir avec le tout TGV, cela ne peut se traduire à notre sens par l’arrêt des investissements. Le besoin existe, mais ce sont les priorités qu’il nous faut interroger. »

Réseau sur la CUB Priorité à la desserte des zones d’emploi !

Le président du groupe, Max Guichard, a exprimé leur approbation « de développer l’offre ferrée pour desservir la presqu’île d’Ambès » avec au centre « la question du matériel utilisé dans ce secteur » afin d’envisager « une complémentarité avec le TER classique modernisé, voire l’utilisation du tram-train pour aider aux interconnexions avec le réseau urbain ou pour gagner en rapidité sur les courtes distances que représentent ces trajets ». Exprimant aussi la satisfaction de son groupe sur la place réservée à la ligne de ceinture ferroviaire, Max Guichard invitait à « ne pas sous-estimer son potentiel » et à prendre le temps d’examiner « les modifications de comportement des usagers qui évoluent ». Ainsi, sur la liaison gare Saint-Jean-Aéroport : « Notre point de départ sera plus la capacité à offrir aux salariés du secteur un transport de qualité, que la nécessité de répondre aux besoins des voyageurs. Si nous pouvons faire les deux nous en serons ravis. De ce fait nous serions assez favorables à un prolongement de la ligne A du tramway. » Sur la desserte Médoquine-Gradignan : « Il est essentiel de desservir les zones les plus densifiées du territoire dans ce tracé » et l’élu rappelait l’attachement de son groupe à la réouverture de la gare de la Médoquine « parce qu’elle répond à un besoin des usagers tant pour le campus que pour le centre hospitalier universitaire (CHU), ainsi que les personnes qui viennent du Bassin d’Arcachon ou du Médoc ». Enfin, sur la question du matériel roulant, il redonnait la position que le groupe avait fait valoir lors du débat sur la 3ème phase du tramway, à savoir qu’il est « favorable au bus à haut niveau de service (BHNS) » et que « pour une question d’efficacité, nous devrions garder le même matériel dès lors qu’il s’agit d’une prolongation de ligne ».

Rythmes scolaires

Décentralisation, austérité... L’école vaut mieux que ça ! Le groupe communiste au conseil municipal de Bordeaux fut le premier à demander au Maire le report de la réforme des rythmes scolaires à 2014 : «...Ce sera l’occasion d’une mise à plat des dispositifs municipaux existants et un vrai défi pour la correction des inégalités d’offres périscolaires dans les différents quartiers...». Pour Vincent Maurin, président du groupe, « aujourd’hui, les premières propositions du Maire posent problème : il n’y aurait que 2 jours d’allègement de la journée scolaire et l’allongement de la pause méridienne en maternelle entraînerait des difficultés de locaux, de personnels et de repères pour le petit élève ». Il déplore l’absence de nouvelles ambitions en direction des quartiers «politique de la ville», absence d’autant plus grave que « le mode de concertation annoncé laisse les écoles réceptrices d’un projet, au printemps 2014, conçu sans elles... Un comble ! » Il dénonce ainsi « une application bordelaise de la réforme qui mérite que parents, enseignants et personnels municipaux et associatifs s’emparent du débat dès la rentrée ». Vincent Maurin, qui est aussi directeur d’école et responsable syndical, souligne que cette réforme « ne doit pas nous détourner d’un travail sur les contenus, les pratiques et les conditions d’apprentissage, là où se fabrique l’échec scolaire », appelant à la construction d’une école de la réussite pour tous : « Elle doit viser non pas à moins d’école mais à plus et mieux d’école, à l’accès de tous à une culture commune de haut niveau, sous peine d’aggraver encore les inégalités. » Il précise que «  les missions du scolaire et du périscolaire doivent être clairement définies, dans le respect du rôle de chacun, pour une école vraiment commune. La réforme Peillon est à la charge des communes, alors même que les moyens alloués aux écoles varient encore de un à dix ! » Et il détaille : « Savez-vous par exemple qu’à Bordeaux, les dotations budgétaires pour les fournitures des 98 écoles publiques n’ont pas bougé depuis 10 ans ? 44€ par élève d’élémentaire et 33,20€ en maternelle, alors que les prix ont explosé (+100% sur certains consommables). Savezvous que les budgets «classes découvertes», pourtant au coeur de l’agenda 21 bordelais, stagnent ? Idem pour les enveloppes bus des sorties scolaires. » Enfin, l’élu dénonce l’acte III de la décentralisation, en débat au Parlement, qui remet en cause le principe de l’égalité républicaine : « Sur fond de politique d’austérité, le gouvernement veut imposer une territorialisation de l’école qui aggravera les disparités au lieu de les corriger. » Pour lui, la visée libérale de la gestion municipale bordelaise s’en accommode d’ailleurs parfaitement : « Sinon, comment expliquer l’accord parfait entre Ville et Direction académique privant des quartiers prioritaires comme le Grand Parc et Dupaty de places pour la scolarisation des enfants de moins de 3 ans ? Comment expliquer le silence de l’Etat quand Bordeaux favorise l’enseignement privé ? Et encore, la largesse académique attribuant 2 postes pour 21 élèves à Ginko et refusant d’ouvrir une classe à Schweitzer élémentaire où la moyenne dépasse pourtant 27 élèves ? Vincent Maurin interroge : « Bordeaux n’est-elle pas en train de glisser subrepticement dans l’expérimentation de ce que sera la territorialisation de l’école de la République ? » et estime que cette orientation est « à des années lumière d’une réelle transformation de l’école, dans une perspective égalitaire et émancipatrice ».

Grand Parc

Non aux classes surchargées Oui à la scolarisation des enfants de moins de 3 ans Le PCF, le Front de Gauche, leurs élus soutiennent sans réserve la lutte des parents d’élèves, des enseignants, du personnel municipal pour réclamer davantage de moyens en maternelle et l’ouverture d’une classe supplémentaire au groupe scolaire Schweitzer dès cette rentrée. « Il est beaucoup question de «refondation» de l’école : chiche ! » disent-ils « en commençant par améliorer les conditions d’apprentissage par la baisse des effectifs et le renforcement des équipes pédagogiques là où les besoins sont incontestables ».

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so l i dar i t é i n t erna t i ona l e Syrie

Arrêter l’escalade meurtrière

La question de la guerre n’est pas le problème d’un homme seul, c’est celui du peuple français Lors de son discours de clôture de l’université d’été du PCF, le 1er septembre, Pierre Laurent a lancé un nouvel appel à la raison à François Hollande : « Écoutez les Français majoritairement hostiles à cette intervention, ne joignez pas la France à cette escalade guerrière ! (…) Ne décidez rien sans le vote du Parlement. » « Avec la menace d’intervention militaire franco-américaine, nous sommes au bord de ce qui serait, si cette intervention devait se déclencher, d’une très lourde faute politique, diplomatique et humanitaire. » Rappelant que Barack Obama, devant la montée des protestations, a retardé l’échéance d’une intervention et a convoqué le Congrès pour le 9 septembre en lui demandant un vote, Pierre Laurent appelait le président de la République à ne pas décider seul. « La question de la guerre n’est pas le problème d’un homme, c’est le problème du peuple français. Devant tant de contestations, l’engagement de la France dans une nouvelle guerre ne peut être le choix d’un seul homme ainsi que le permet l’article 35 de la Constitution voté par la droite sarkozyste en 2008. Les parlementaires ne sont pas une assemblée de marionnettes. Convoqué en session extraordinaire le 4 septembre, le Parlement ne doit pas être seulement informé, il doit être saisi du choix et voter. » Les raisons de notre opposition déterminée au choix de la guerre « Nous avons tous vu les images de ces corps, femmes, enfants, victimes de l’utilisation criminelle des armes chimiques. Ces images nous révulsent. La mission de l’ONU doit établir clairement les responsabilités de ce terrible massacre. Mais nous ne croyons en rien que les frappes américaines appuyées

par la France en dehors de tout mandat international soient une réponse appropriée pour stopper le massacre et protéger le peuple syrien. Cela fait plus de deux ans que la tragédie se prolonge. En juin dernier, le rapport de la commission d’enquête internationale indépendante remis à l’ONU déclarait déjà que « les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité sont une réalité quotidienne en Syrie ». Et ajoutait : « Personne n’est en train de gagner la guerre et personne ne la gagnera. La livraison d’armes supplémentaires ne conduira qu’à plus de civils tués ou blessés. » « 100 000 morts, 7 millions de personnes en attente d’une aide humanitaire, dont plus de 4 millions de déplacés sur une population de 20 millions. Ces chiffres effroyables sont justement le résultat de deux ans d’escalade meurtrière. Non, en Syrie, ce n’est pas la guerre qui arrêtera la guerre ! Elle n’ajoutera que du sang au sang ! François Hollande parle de punir « les auteurs du massacre chimique ». Mais de quel droit la France jouirait-t-elle d’un droit à punir en dehors de la justice internationale et de tout mandat de l’ONU ? Et s’il s’agissait de cela, pourquoi avoir proféré la menace au moment même où débutait la mission de l’ONU chargée d’établir les responsabilités du crime, au risque de la mettre en grave danger, voire même de la saboter ? Non, encore une fois, la France semble bel et bien privilégier l’option militaire contre la recherche d’une solution politique. Or, c’est la militarisation croissante du conflit qui est la cause de la tragédie syrienne. Quand en mars 2011, Bachar El Assad a choisi la répression contre plus de deux millions de manifestants pacifiques qui réclamaient justice et démocratie, il a fait basculer la Syrie dans l’engrenage guerrier, dans une guerre civile où le peuple syrien est sacrifié derrière l’affrontement des intérêts de puissances dont

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la Syrie devient une ligne de front et un point de fixation. Tout le monde arme tout le monde et les civils syriens en paient un prix toujours plus lourd. Dès le départ, la France de Sarkozy a joué un jeu pourri, faisant croire à la répétition d’un «modèle» d’intervention libyen dont on mesure à quel point aujourd’hui il n’a été qu’une bombe à disséminer la guerre et les armes dans toute la région. Depuis, et cela continue avec François Hollande, la France passe plus de temps à menacer d’intervention, à plaider la levée de l’embargo sur les armes, à encourager l’option militaire qu’à prendre l’initiative pour la fin des hostilités et l’engagement des négociations politiques. On nous dit que la solution politique est impossible. C’est faux. Elle s’imposera tôt ou tard, sauf à admettre l’engloutissement de la Syrie dans une guerre à outrance sans fin. Quand le 30 juin 2012, Genève I a produit une plate-forme ratifiée par l’ONU, la ligue arabe et l’UE, Français et Américains ont dès le lendemain mis en doute cet accord au lieu de l’appuyer. Aujourd’hui leurs menaces d’intervention éloignent encore la perspective incontournable d’un Genève II. La punition promise par François Hollande est un leurre qui nous écarte du chemin de la paix et de la transition démocratique nécessaires pour la Syrie. Ce que nous attendons de la France « Ce n’est pas qu’elle souffle sur le feu déjà brûlant, c’est qu’elle multiplie les initiatives pour la cessation des hostilités, pour une opération d’aide humanitaire à grande échelle imposée à toutes les parties, pour la convocation d’un sommet de tous les belligérants, syriens et de toutes les puissances impliquées. Qu’elle agisse en faveur d’un plan de transition politique et démocratique pour la Syrie, pour l’application internationale de l’interdiction de toutes les armes chimiques, qu’elle plaide la dénucléarisation de tout le Moyen-Orient. Voilà la France que l’on aimerait entendre avec la gauche au pouvoir, pas celle que Jaurès dénonçait en ces termes : « Donner la liberté au monde par la force est une étrange entreprise pleine de chances mauvaises. En la donnant, on la retire. ».

Bordeaux

Rassemblement pour la paix Vendredi 30 août, à l'appel du Mouvement de la Paix et de l'Appel des cents, un rassemblement d'une centaine de personnes a été organisé place Jean Moulin, à Bordeaux contre une possible intervention guerrière de la France en Syrie. L'ARAC, l'USR et l'UD CGT, AC! le PCF, le PG, la GU, la GA, le PCOF, le NPA étaient présents et diverses déclarations ont été lues appelant à la solidarité avec les forces de paix de justice et de démocratie en Syrie. Sophie Elorri, membre du Conseil national du PCF, est intervenue pour rappeler que bien évidemment le PCF soutenait l'initiative de l'Appel des cents et du Mouvement de la Paix, ainsi que la nécessité d'une solution politique en lieu et place d'une stratégie guerrière risquée. Appel du Mouvement de la Paix http://gironde.pcf.fr/43396 @

Les parlementaires communistes / Front de gauche « Un entêtement militaire du chef de l’Etat contre la volonté des peuples » André Chassaigne, président du groupe GDR à l’Assemblée nationale, le 2 septembre «  La France ne doit pas s’engager dans une intervention militaire. Dans le cadre de l’Article 50-1 de la Constitution, le Parlement peut et doit se prononcer par un vote sur une déclaration du gouvernement. » Eliane Assassi, présidente du groupe CRC au Sénat, le 2 septembre. «Un vote s’impose au sujet d’une intervention en Syrie». JeanJacques Candelier, député Front de gauche, le 3 septembre Lire les déclarations

http://gironde.pcf.fr/43536

PÉTITION

Non à une intervention militaire de la France en Syrie L’utilisation d’armes chimiques, dont ont témoigné de nombreux médecins dans un quartier de Damas le 21 août 2013, a fait franchir à la Syrie un nouveau palier dans l’horreur. Depuis deux ans, la confrontation provoquée par le régime de Bachar Al Assad, qui a refusé d’entendre les revendications populaires de démocratie, affiche un bilan effroyable : 100 000 morts, plusieurs millions de réfugiés, dont un million d’enfants, un pays dévasté, des villes détruites, une population prise en otage par les affrontements internes soutenus par les différents Etats de la région. Une intervention militaire des états-Unis et de leurs alliés, dont la France, ferait courir le risque d’une nouvelle escalade de la violence, d’un embrasement régional favorisant un recours sans limites aux armes de destruction massive, notamment chimiques. Ajouter la guerre à la guerre serait la pire des solutions. Nous exigeons que la France ne participe pas à une intervention militaire en Syrie. Le conflit en Syrie est devenu une crise géopolitique internationale. Une pression diplomatique vigoureuse doit s’exercer pour obtenir l’arrêt des hostilités et la mise en oeuvre d’une transition démocratique garantissant l’intégrité du pays. Un sommet réunissant sous la responsabilité de l’ONU les parties en conflit et les principales puissances impliquées pourrait tracer les contours d’un règlement politique. Il n’y a pas d’autre voie. Signer la pétition en ligne

http://www.gironde.pcf.fr/43564


PCF Université d’été

Beau moment d’intelligence collective « En embrassant, dans près de 100 ateliers sur 3 jours, les défis de la transformation du monde, nous avons vécu un beau moment de fraternité, de culture, de politique, au fond d’intelligence collective. Tout cela nous rend plus forts. Face aux urgences nationales et internationales, nous voulions une université d’été de mobilisation. Le pari est tenu. Nous avons fait le plein d’énergie pour l’action. » Pierre Laurent. Comme 8 autres camarades girondins, j’ai participé à l’université d’été 2013 du PCF. Plus de 90 thèmes de formation ou débat sur les 3 jours nous étaient proposés, concernant l’actualité, les municipales, l’international, la culture et les projets de société. Et il est très difficile par moment de choisir entre son désir d’apprendre, d’approfondir ou de réfléchir aux projets. Mes choix se sont portés sur l’actualité autour des questions de la santé car même si je suis engagée dans la commission santé, l’opportunité de débattre avec des militants provenant des 4 coins de France est rare et très enrichissante. Ensuite mon envie de réfléchir aux projets de société m’a fait choisir deux ateliers, l’un autour du livre « Nous avons le choix ! » et l’autre sur un entretien vidéo avec le philosophe Lucien Sève. Enfin mon besoin d’apprendre m’a dirigée vers le débat sur les rythmes scolaires

9 “universitaires” girondins : Ivan Lavallée, Loïc Boisson, Bertrand Izing, Sébastien Laborde, Benoit Garcia, Maryse Montangon, Théo Kececi, Nicole Veylit et Olivier Fondriest (auteur de la photo)

animé par Sébastien Laborde et là encore le croisement des expériences et la diversité des participants ont enrichi mes connaissances sur ce sujet. Même constat sur celui autour de l’accaparement des terres sur le continent africain où les partici-

pants étaient tous en attente d’informations. Mais l’université d’été du PCF c’est aussi des projections de films, une piano-conférence, l’observation du soleil, du sport le matin avant de démarrer la journée et les fins de journées conviviales autour d’un verre. Ce n’est pas un centre d’enseignement supérieur, ce n’est pas un rendez-vous des « grosses têtes », c’est un rassemblement intergénérationnel des communistes avec une majorité de jeunes où les militants, les responsables, du national au local, débattent ensemble, échangent leur point de vue sur fond d’amitié et de chaleur fraternelle. Alors camarades et militants girondins, ne ratez pas ce moment unique et inscrivez-vous nombreux en 2014 ! Maryse Montangon

Ne pas connaître l’Histoire nous condamne à la revivre Débattre, comprendre, analyser... cette université d’été du Parti communiste français fait un bien fou dans ce monde dominé par la pensée unique. Parmi les ateliers auxquels j’ai participé, celui sur l’apartheid sud africain est celui qui m’a le plus marqué. Cette lutte structurante pour de nombreux jeunes de ma génération, fut l’un des marqueurs de mon entrée et mon engagement politique. La santé actuelle de Mandela rappelle pour de nombreux communistes, l’une des dernières grandes victoires et mise en perspective pour un monde meilleur, dans une lutte à dimension internationale. La médiatisation de la santé de Mandela en fait une espèce d’icône intouchable et fausse ce que fut la lutte contre l’apartheid, négligeant les dimensions complexes que revé-

taient la lutte contre l’apartheid et la raison d’être de celui-ci, intégré à la structuration du système capitaliste. Car c’est bien sur une matrice du capitalisme sud africain, pays très riche de toutes les ressources naturelles en dehors du pétrole que s’est petit à petit construit l’Apartheid. L’histoire de l’Afrique du sud démontre comment après l’affrontement de l’impérialisme anglais, face aux enfants des colonialistes hollandais, ils ont su construire un pays où 10% de la population régnait sur les 90 % restant. Et il est important de souligner que l’Afrique du sud fut le premier pays à créer des camps de concentration, à mettre en place les déplacements de population à grande échelle et de les contrôler, à créer des ethnies, à diviser pour mieux régner, pour effacer la mémoire collective… Oui le capitalisme mondialisé a

bien appris de cette Afrique du sud-là. Mais si la construction s’est faite sur un modèle, sa remise en cause le sera sur des bases sociales. En effet, la dégradation sociale - car ce sont les noirs qui sont les ouvriers dans un pays gouverné par les 10% de blancs - pousse à une grosse grève en 1973. Une grève que personne n’à vu venir, ni l’ANC et le PAC (dont les dirigeants étaient emprisonnés) ou le gouvernement. Ces grèves réveillent les consciences. Tous les jours, les magasins tenus par les blancs seront boycottés, au prix d’une répression féroce. C’est de ce mouvement que prendra corps la lutte mondialisée contre l’Apartheid. Le reste, c’est aux peuples de l’écrire pour construire une alternative sociale au modèle économique dominant. Olivier Fondriest

Mérignac

Inauguration du nouveau siège du PCF

C'est dans une ambiance amicale, estivale, que s'est déroulée, le 29 août, l'inauguration du nouveau siège du PCF de Mérignac, avenue de Belfort, à 100 mètres du tram. Près de 60 personnes, militantes du PCF, PG, PS, des élus communistes et socialistes se sont retrouvées, la gauche présente au complet. Ne manquaient que les Verts. Joël Girard, secrétaire de la section, a remercié toutes les formations politiques présentes et valorisé le militantisme comme force pour construire du commun. Évoquant la situation en Syrie, il a lancé un appel à la paix, aux négociations face aux va-t-en-guerre. Et puis la défense des retraites avec la manif du 10 septembre à l’appel de l’intersyndicale CGT, FO, Solidaires, FSU, Unef, et à laquelle les militants communistes participeront activement.

C’est la rentrée ! Assemblées générales des communistes Bassin Arcachon/Val de L’Eyre

Vendredi 6 septembre, 18 h, à la section Bègles

Jeudi 3 octobre, 18h, au siège de la section, 12, rue du Prêche

Cette assemblée générale, qui fera la proposition de chef de file des communistes pour les municipales, sera précédée de 5 assemblées des communistes béglais, par quartiers, courant septembre.

Points rencontres Portes du Médoc

Sur les marchés: • Blanquefort : Samedi 7 septembre à 10h30 (rdv devant les Colonnes) • Eysines : Dimanche 8 septembre à 10h30 au marché de Migron

Pétition

Le grand stade de Bordeaux doit s’appeler Nelson Mandela www.vincentmaurin.fr Les Nouvelles 5 septembre 2013 • 7


cultures et solidarités Septembre 1973-2013

Politiques culturelles départementales

Gangrenées par l’austérité Fin juin, les salariés de l’Iddac s’adressaient aux membres du conseil d’administration afin d’exprimer leur inquiétude à la veille des arbitrages financiers résultant de la baisse des dotations à la Culture au plan national et départemental. Alors que la convention triennale arrive à son terme au 31 décembre 2013 « les efforts consentis par le personnel de l’Iddac durant l’année 2013 à titre individuel et collectif ne peuvent pas se poursuivre à l’infini » soulignaient les salariés. Et ils exprimaient leur volonté « à la fois de garder pour le futur la capacité de mener un volume d’activités pertinent et qualitatif et de maintenir l’emploi des 32 salariés de l’Iddac pour poursuivre le travail dans le paysage artistique et culturel girondin », sollicitant pour cela le soutien des administrateurs. Le groupe Front de gauche/PCF au conseil général, par la voix de son président Jean Jacques Paris, s’était exprimé lors de l’examen par l’assemblée départementale du budget 2013 consacré à la culture en défendant « la sanctuarisation des crédits en faveur des politiques publiques de la culture ».

Rappelant le contexte « extrêmement défavorable à l’intervention publique, durement encadrée par les objectifs du Traité de l’Union Européenne et la loi de finances qui les met en œuvre », Jean jacques Paris appelait les élus locaux « à soutenir la mission de service public des collectivités locales » dans le domaine des arts et de la culture. Or après les baisses enregistrées au niveau de la région, le département de la Gironde s’est engagé à son tour dans son budget 2013 sur une régression des moyens alloués aux politiques culturelles. « L’atteinte à leur stabilité financière est une atteinte directe aux droits culturels des personnes, à

Mémoire du Chili

leur faculté d’espoir, de vigilance, de réactivité et de solidarité. Elle est aussi un coup porté à des secteurs d’activité souvent précaires, déployant des efforts difficiles en faveur de la vitalité, de l’imaginaire partagé et du dynamisme des territoires, sans aucune garantie de leurs moyens. » Autant de raisons qui ont amené le groupe Front de gauche/PCF à ne pas voter le dossier de la culture tout en exprimant le souhait « que la baisse des crédits consacrés à la culture, qui va sérieusement affecter l’IDDAC d’une part mais aussi l’avenir de tous les opérateurs et partenaires culturels du département, ne soit que passagère ».

L’intégralité sur : http://groupe-fdg-cg33.elunet.net Sur le site de l’Iddac « En raison des difficultés financières rencontrées par notre collectivité départementale et de la baisse des moyens alloués à notre structure, l’Iddac, agence culturelle du Conseil général de la Gironde, fermera pour chômage technique du 2 au 6 septembre. Cette mesure, qui s’ajoute aux réductions de temps de travail d’un certain nombre de ses personnels, permet en 2013 de maintenir solidairement ses effectifs et ses capacités d’actions et de soutien aux acteurs culturels et artistiques de notre département. » François Pouthier, Directeur   http://www.iddac.net/

annonces légalEs AVIS DE DISSOLUTION ET DE LIQUIDATION GEOLI-RESTO EURL au capital de 1 000 € Siège Social : 44 Avenue Fernand Coin 33140 Villenave d’Ornon 495 021 289 RCS Bordeaux Aux termes d’une décision en date du 08/08/2013 l’associé unique a approuvé les comptes définitifs de liquidation, a déchargé Mr KHOURY Georges de son mandat de liquidateur, lui a donné quitus de sa gestion et a constaté la clôture de liquidation à compter de ladite date. La société est radiée du RCS de Bordeaux Pour avis, Le Liquidateur AVIS DE LIQUIDATION YATTO-LJP EURL au capital de 2 000 € 40, Bd Daney apt 3 33300 Bordeaux RCS BORDEAUX 532625050 Aux termes d’une AG du 05/08/2013 l’associé a approuvé les comptes définitifs de liquidation, a déchargé Mme Linda Pouchard demeurant 40 Bd Daney 33000 Bordeaux Bordeaux de son mandat de liquidateur, lui a donné quitus de sa gestion et a constaté la clôture de la liquidation à compter de ladite date. La société est radiée du RCS de Bordeaux Pour avis Le Liquidateur AVIS D’INSERTION

Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest S.A.S. au capital de 37 000 euros Associés (à parts égales) : L. Chollon, F. Mellier, S. Laborde Directeur de la publication : Frédéric Mellier Abonnement 1 an : 25 euros. Abonnement de soutien : 40 euros Rédaction, composition, impression : S.A.S. Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest 15, rue Furtado - 33800 BORDEAUX Tél. 05 56 91 45 06 - Fax 05 56 92 61 01 - Annonces légales : annonces@nbso.fr Comptabilité : compta@nbso.fr - Redaction/Proposition d’article : redaction@nbso.fr Commission paritaire de presse : 0113 C 85932

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COMMUNE DE SAINT PIERRE D’AURILLAC Relevage physique de 25 tombes dans le cimetière communal Procédure adaptée – Offres pour le 20 septembre 2013 Cahier des charges à demander à : Mairie de St Pierre d’Aurillac 124 ave de la Libération 33490 St Pierre d’Aurillac 05 56 63 30 27 commune-de-st-pierre-daurillac@ wanadoo.fr

Le 11 septembre prochain, le Chili célébrera un triste anniversaire : il y a quarante ans, le coup d’Etat du général Pinochet en finissait avec les espoirs mis dans le gouvernement de l’Unité populaire conduit par Salvador Allende. Quelques jours plus tard, mourait le grand poète Pablo Neruda. Pucéart (Pour un commerce éthique de l’art) est une petite association à l’initiative de laquelle, il y a six ans, s’est créé un Collectif Mémoire (France-Chili Aquitaine : Les Amis de l’Ormée ; Pucéart ; Delaba et Dissi. Migrations solidaires) qui, chaque année, propose une exposition sur la mémoire en relation avec l’Amérique latine. Le Collectif Mémoire avec le soutien des associations Les Amis de la fresque murale de Pessac et L’Etoile Blanche, présente, du 13 au 26 septembre, à l’Espace Saint Rémi, à Bordeaux l’exposition « Mémoire de l’Unité Populaire. Le rêve de Neruda ». • Samedi 14 septembre, 19h, vernissage de l’exposition avec un spectacle musical et artistique, Espace St Rémi • Mardi 17 septembre, 18h30, le photographe Georges Bartoli présente son livre « Chili », à La Machine à Lire • Samedi 21 septembre, 17h, la Chorale de l’Ormée chante les chants du Chili de l’Unité populaire, Espace Saint Rémi,. • Lundi 23 septembre, à 18h30, Alain Sicard, spécialiste de Pablo Neruda, offre une conférence «Neruda entre peuples et océan», à la Maison du Pérou, rue Saint Rémi.

Autres manifestations en septembre

Rocher Palmer à Cenon • Du 4 au 27 septembre, France-Chili Aquitaine propose l’exposition «La cité des photographes», inaugurée le 4 septembre. • Jeudi 12 septembre, à 18h30, L’art de rue au Chili, conférence de Valérie Joubert Anghel, maître de conférences à l’Université de Bordeaux 3. • Jeudi 19 septembre, 18h30, conférence sur Pablo Neruda. • Mercredi 25 septembre, 20h30, concert du groupe chilien Quilapayun en hommage à Salvador Allende et à Victor Jara. Cinéma Jean-Eustache à Pessac • Mardi 10 septembre, avant-première du film Les enfants des mille jours en présence des réalisateurs avec France-Amérique latine 33. Saige-Formanoir à Pessac • Mercredi 11 septembre, 19h, devant la fresque murale de Saige, cérémonie d’hommage aux victimes de la dictature, organisée par les Amis de la fresque murale de Pessac avec le soutien de la mairie de Pessac et du Collectif Mémoire. • Samedi 14 septembre, à la bibliothèque Pablo Neruda, la compagnie du Si rend hommage à Pablo Neruda. Cinéma Utopia à Bordeaux En collaboration avec France-Chili Aquitaine, trois films chiliens : • Vendredi 13 septembre, Salvador Allende de Patricio Guzman • Vendredi 20 septembre, Le cas Pinochet de Patricio Guzman, soirée-débat avec l’avocate Sophie Thonon, co-présidente de France-Amérique latine, et Hector Vasquez, président de l’association des ex prisonniers politiques chiliens en France. • Lundi 30 septembre, Violeta d’Andrés Wood, avec un hommage musical à Violeta Parra. A Talence, salle Thouars, samedi 21 septembre, 21h, l’association Etoile blanche célèbre la Fête nationale chilienne. A Bordeaux, Institut Cervantès, mardi 24 septembre, 18h30, un hommage poético-musical à Pablo Neruda avec le groupe Los Marengos. A Blanquefort, salle Fongravey, samedi 19 octobre, à partir de 19h, Peña chilienne, soirée musicale avec les groupes chiliens de la région bordelaise, organisée par les Amis de la fresque murale et France-Chili Aquitaine. A Marmande, Médiathèque, du 3 au 21 décembre, l’association Inti et le Collectif mémoire présentent l’exposition Mémoire de l’Unité Populaire. Le rêve de Neruda.

Pour le Collectif Mémoire Françoise Constantin, secrétaire de Pucéart

http://puceart.free.fr Contact : puceart2007@yahoo.fr

Nouvelles N° 2010  

Nouvelles N° 2010 du 5 septembre