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Jeudi 29 ao没t 2013 - N掳 2009 - Hebdomadaire - 15, rue Furtado - 33800 BORDEAUX Prix : 0,80 euro

Ne nous laissons pas

voler notre avenir !


actualité Cheminots

Des droits, pas des privilèges ! La Fédération CGT des cheminots réagit au dossier édité dans le numéro du journal «Le Parisien» intitulé « EDF, SNCF, Air France… les salariés seront moins chouchoutés ». Dans un contexte de chômage de masse, de gel des salaires, d’attaques sur les retraites, les médias relaient la « nécessaire remise en cause des droits des salariés des entreprises publiques » et notamment les facilités de circulation pour les cheminots. Eclairage : les facilités de circulation sont délivrées dans le cadre juridique du décret-loi du 12/11/1938 et ne rentrent pas dans la définition d’un « avantage en nature », contrairement à ce que la direction de la SNCF tente de laisser penser. Leur finalité est liée aux exigences de mobilité professionnelle résultant des modes de fonctionnement de la SNCF. Les cheminots ont fait et font la SNCF, en assurant le service public, 7 jours sur 7, 24h sur 24. Ils sont les acteurs de son développement et les artisans des multiples engagements de l’entreprise. A ce titre, ils ont acquis ces droits ! Alors que les restructurations se multiplient, que la mobilité s’amplifie, que le pouvoir d’achat se dégrade et que les cheminots exigent de nouveaux droits, cette attaque est une véritable provocation. Quand on sait que 200 milliards d’aides publiques sont distribuées aux entreprises sans réelles contreparties, que 50 milliards de ces aides, soit un quart du total, ne servent pas à ce pour quoi elles étaient destinées, il est légitime de s’interroger sur les véritables privilégiés dans ce pays. Cette méthode qui vise à à opposer public/privé, salariés/privés d’emploi, jeunes/seniors, doit renforcer la mobilisation masssive du 10 septembre prochain, à l’appel de la CGT, dans un cadre unitaire, pour gagner des emplois supplémentaires au cadre permanent, des augmentations de salaire, préserver le régime spécial (de retraite et prévoyance) et le statut des cheminots.

Retraite

Pousser, encore, plus fort En entérinant l’allongement de la durée de cotisation prévue par la réforme Fillon-Sarkozy et en prolongeant cette augmentation à 43 ans d’ici 2035, Jean-Marc Ayrault tourne le dos à l’attente des Français qui ont élu la gauche et s’étaient mobilisés en 2010 contre la réforme de la droite. Cette mesure va continuer à pénaliser durement les jeunes quand ils atteindront l’âge de la retraite. Elle entraînera une baisse régulière du niveau des pensions. De plus, l’augmentation des cotisations annoncée par le Premier ministre pèsera autant sur les salaires déjà trop bas, que sur les profits. La seule augmentation des dix plus grandes f o r t u n e s e n 2 0 12 suffirait à éponger le déficit du régime des retraites à l’horizon 2020

Contrairement à ce qu’a affirmé le Premier Ministre, il y a d’autres solutions pour financer l’équilibre des régimes, notamment la mise à contribution des revenus financiers et la modulation des cotisations des entreprises en fonction

de leur politique d’emploi et de salaires. Une nouvelle fois, Jean-Marc Ayrault écarte cette piste sans même l’évoquer. Le PCF, avec beaucoup d’autres, continuera à la porter. Premiers signes encourageants pour les mobilisations Les annonces du Premier Ministre portent la marque des protestations et des mobilisations sociales en préparation. Le gouvernement renonce pour le moment à une augmentation de la CSG. Il faudra veiller à ce qu’elle ne cache pas de nouvelles contreparties accordées au patronat. Le gouvernement a toutefois pris en compte une partie des exigences syndicales exprimées de longue date pour réduire des injustices. Des mesures positives corrigent, en partie, les inégalités existantes, pour la pénibilité, les retraites des femmes, les apprentis et jeunes en formation, les salariés aux carrières heurtées et les salariés agricoles, Preuve que la pression sociale et politique engagée et les mobilisations prévues sont utiles, même si ces mesures ne compensent pas les effets de l’allongement de la durée de cotisation.

Le Parti communiste français appelle à poursuivre la mobilisation jusqu’au débat législatif dans lequel les Parlementaires communistes et du Front de gauche porteront des propositions alternatives.

Parti 15/17 rue furtad Communiste Français / Fédé ration de la Giron o 33 800 Borde aux - 05 56 91 de 45 06 - girond e.pcf@

gmail.com

Le tract est à commander à la fédération 05 56 91 45 06

Perspective

Le changement… c’est pour 2025 15 juillet

Martyrs de l’aéronautique

Une cérémonie à la stèle de la SNCASO sur le site d’EADS Mérignac, a rendu hommage cet été aux 96 travailleurs de l’aéronautique en Gironde, résistants, fusillés et déportés, morts pour la Liberté, en 39-45. D e nomb re use s personnalités civiles et militaires y étaient présentes. L’ a s s o c i a t i o n des mar tyrs de l’aé ron au t i q u e, présidée par Georges Gili, en lien avec l’Institut d’Histoire Sociale C GT A q u i t a i n e , continue son travail de mémoire avec déjà à son actif la rénovation de la stèle, grâce à l’engagement du collectif pluraliste qui a oeuvré en amont et tout au long de l’année 2010, lors du centenaire de Cérémonie du 8 mai 2011 l’aéronautique.

2 • Les Nouvelles 29 août 2013

« En 2025 j’aurai… 35 ans. Si tout se passe bien pour moi, j’aurai plus de dix ans d’ancienneté dans la même entreprise, un appartement à Bordeaux, une inscription dans un club de sport et une autre à la médiathèque. J’aurai quitté la JC sept ans auparavant, content de laisser la place aux jeunes et serai trop occupé par les municipales de 2025 pour penser à autre chose que le collage du soir. En 2025 j’aurai… 35 ans. Si tout se passe comme prévu, je serai précaire, je vivrai encore chez mes parents, j’aurai retapé le vélo de mon grand-père pour aller travailler, et je demanderai aux copains de me prêter leurs livres pour me cultiver. J’aurai quitté la JC sept ans auparavant, rageur de n’avoir pas fait mieux et serai trop préoccupé par des questions de survie pour penser aux municipales de 2025. En 2025, je repenserai à cet été 2013 où on me parlait de la France de 2025. Je repenserai à la ligne TGV Bordeaux Lyon qu’on n’aura jamais construite. Au plein emploi qu’on m’avait promis. Je repenserai à la grande guerre économique de

2014-2018 contre l’Allemagne, à la victoire qui avait laissé le pays exsangue et aux millions de morts. Jusque dans les petits villages fleuriront des stèles commémoratives : « A Pierre Bahut, mort pour la Banque Populaire et François Latran, mort pour la Pâtisserie Latran & fils ». Le gouvernement fera défiler sur les Champs-Élysées des hordes d’accidentés du travail et de veuves de cadres suicidés. Parce que la guerre économique ne connaît pas de trêve, parce que le profit prime sur l’humain, parce que nous ne comptons pas, 2025 aura ces airs d’années folles et d’insouciance. Mais au loin se dressera déjà l’ombre menaçante de la revanche et le désir d’en découdre. En 2025, comme en cet été 2013, je penserai qu’il faudra faire attention à ne pas se tromper d’adversaire. Je penserai à ce gouvernement qui, trop soucieux de l’image du pays dans 12 années, ne s’est pas inquiété de ceux qui souffraient au quotidien. De ces retraités sans retraites qui ne verront pas 2025. De ces parents inquiets de ne pouvoir faire mieux pour l’avenir

de leurs enfants. De ces jeunes étudiants trop pauvres pour vivre leurs jeunesse. De ces enfants qui ne savent pas compter jusqu'à 2025, car leur instituteur malade n’a pas de remplaçant. Voilà, mesdames et messieurs les ministres, ma vision de la France de 2025. Elle en vaut une autre, mais elle a le mérite de tenir compte de la politique que vous faites subir aux moins nantis de ce pays. » R.S.


a c t ua l i t é

Editorial

Mobilisation du 10 septembre

Le pari de l’intelligence

Grèves et manifestation se préparent pour cette journée nationale d’action intersyndicale et interprofessionnelle

Il faut vraiment s’appeler Harlem Désir ou JeanMarc Ayrault pour trouver que le pays va mieux. La rentrée sociale et politique pointe déjà les enjeux de l’année qui vient, entre mobilisation pour la retraite à 60 ans et échéances électorales, municipales et européennes. Le gouvernement, lui, se projette à l’horizon 2025 quand, pour des millions de Français, il est question de tenir jusqu’à la fin du mois.

Stop aux sacrifices ! Pour sortir de cette crise, l’UDCGT 33 affirme que d’autres solutions existent que l’austérité et les sacrifices toujours pour les mêmes. Pour cela, l’organisation syndicale revendique d’autres choix économiques gouvernementaux et un plan de relance en urgence. Dans un communiqué, elle estime que « malgré l’annonce d’une reprise de la consommation au mois d’août, la croissance française reste toute relative » : 0,5 point de PIB en plus « ne va pas résoudre les problèmes profonds que rencontre la France au niveau économique tel que l’accroissement du chômage et la baisse du pouvoir d’achat, des salaires et pensions ». Elle rappelle qu’« en trente ans, la masse salariale des entreprises a été multipliée par 3,6 alors que la somme des dividendes versés aux actionnaires a été multipliée par 20 ». Une évolution qui s’est faite « au détriment de la rémunération du travail, de l’emploi de qualité, des droits des salariés, mais aussi au détriment des services publics, des politiques publiques, des investissements productifs et de la recherchedéveloppement en particulier dans l’industrie ». Pour la CGT, l’argent existe pour d’autres choix économiques. Elle propose : • La chasse aux fraudes fiscales : 80 milliards d’euros de plus dans les caisses Affi40x60_MOBILISATION_HD.pdf

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05/07/13

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• La suppression des exonérations de cotisations sociales et autres cadeaux fiscaux aux entreprises : 200 milliards d’euros • L’obtention de l’égalité femmes/ hommes : 10 milliards d’euros d’ici 2020 • La Contribution des revenus financiers : 20 milliards d’euros Pénibilité Pour la CGT, prévenir et réparer la pénibilité est une priorité car l’espérance de vie en bonne santé a tendance à stagner, voire à régresser*. Le rapport Moreau ne retient pas l’ensemble des 12 critères de pénibilité établis lors de la dernière négociation. Ainsi, le nombre de salariés qui seraient éligibles représente à peine la moitié des salariés réellement concernés (40 000 par an contre environ 100 000 par an. La CGT propose ainsi que l’exposition soit établie sur la base des 12 critères retenus lors de la négociation sur la pénibilité, organisés en 3 groupes : contraintes physiques, environnement agressif, contraintes liées aux rythmes de travail. L’exposition à un ou plusieurs critères pendant une certaine durée donnerait droit à un départ anticipé à partir de 55 ans (voire avant pour certains métiers). Des bonifications seraient également attribuées afin que le départ anticipé soit associé à un niveau de pension correct. Alors que le gouvernement martèle sa volonté d’allonger la durée de cotisation dans le cadre de la prochaine réforme des retraites, la

CGT interroge : est-ce en contraignant les salariés à travailler plus longtemps que l’on préviendra et réparera mieux la pénibilité ? Lettre ouverte Suite à la rencontre avec le Premier ministre le 26 août, dans le cadre d’une série d’entretiens entre le gouvernement et les organisations syndicales de salariés et d’employeurs, Thierry Lepaon, secrétaire général de la CGT, a écrit une lettre ouverte à Jean-Marc Ayrault. Il y rappelle les propositions de la CGT et que son organisation syndicale réclame toujours « une négociation tripartite entre syndicats de salariés, organisations patronales et gouvernement ». Il considère que « ces entretiens bilatéraux » ont pour effet « d’éluder le débat nécessaire sur la part des richesses produites par les entreprises consacrée au financement de la protection sociale ». Or « la responsabilité du patronat en matière d’emploi, de politique salariale, de conditions de travail et d’égalité entre les femmes et les hommes est également au cœur des enjeux ». Il ajoute que si la CGT considère qu’une réforme est nécessaire « elle doit être destinée à améliorer la situation des retraités actuels et futurs et à favoriser l’emploi et les salaires. C’est en fonction de ces objectifs que les ressources de financement doivent être dégagées ». Lire l’intégralité sur www.CGT.fr

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Rassemblement unitaire à l’appel de la CGT, FSU, FO, Solidaires et UNEF Mardi 10 septembre

- Juillet 2013 Création :

Il apparaît en effet comme injuste et inefficace de faire payer aux salariés, aux actifs et retraités, une réforme qui n’en serait alors pas une. Oui, de l’inquiétude et de la colère, il y en a, et il y a de quoi. 8 000 milliards d’euros dorment dans les coffres des banques… L’égalité salariale hommes/ femmes rapporterait 52 milliards aux caisses de solidarité… L’évasion fiscale c’est 40 à 60 milliards d’euros… Les exonérations 290 milliards en 10 ans. Ces chiffres doivent être mis entre toutes les mains quand le déficit des caisses de retraites ne représente « que 7 à 8 milliards ». Puisqu’il faut trouver de l’argent, chiche ! Cherchons ensemble pour que la retraite à 60 ans et à taux plein redevienne l’objectif de toute la gauche et du monde du travail. Car l’enjeu est bien celui-ci  : la politique d’austérité mène au désastre, une majorité pour un changement de cap est à construire. Et puis s’ouvre le débat sur les municipales de 2014. J’ai bien dit, s’ouvre... Qu’est-il possible de faire aujourd’hui dans le domaine du logement, des transports, de l’éducation, de l’accès aux services publics, à la santé, à la culture et aux loisirs dans ma ville ? Voilà les questions que vont se poser les électeurs dans les mois qui viennent. C’est-à-dire, quels contenus d’une politique qui réponde à mes attentes, mais aussi comment y parvenir ? En somme : Que peut-il sortir de bon pour moi de cette élection ? Il n’y a rien de plus urgent que de construire le plus largement possible les réponses à ces questions.

11h30 place de la Bourse à Bordeaux

L’heure est donc à la mobilisation et au débat, à la mise en mouvement, à la prise d’initiative. La colère, l’indignation, le désarroi doivent se muer en espoir de changement réel, en mouvement concret pour l’alternative, en luttes pour des politiques de progrès partout.

http://www.cgt-gironde.org

Et pour cela, il s’agit de faire le pari de l’intelligence, de chacun et chacune, et aussi de l’intelligence collective : de toutes celles et ceux qui aspirent au changement réel, des militantes et militants du Front de gauche, des citoyens, du monde du travail.

Parcours : Esprit des Lois, allées de Tourny, cours Clémenceau, Gambetta, Nancel Penard, Claude Bonnier, Hôtel de Région, Cours du Maréchal Juin, arrivée place de la République. www.cgt.fr

D’abord, il y aura le débat sur la réforme des retraites. Les tergiversations du premier ministre témoignent bien d’une chose : ce gouvernement peine à trouver une majorité de l’opinion pour soutenir sa politique, y compris dans son propre camp s’agissant des retraites.

Retraites

«Pas un trimestre de plus, pas un euro de moins !» 3 000 socialistes lancent un appel

«Il y a 30 ans avec toute la gauche, c’est nous qui instaurions le droit à la retraite à 60 ans» rappellent ces membres du PS. Parmi eux, 10 membres du bureau national, dont Gérard Filoche et Marie-Noëlle Lienemann et 20 membres du Conseil national du parti. «Nous autres, socialistes, le disons avec force : Pas un trimestre de plus, pas un euro de moins !» A lire dans «l’Humanité» du 26 août ou en ligne sur

www.humanite.fr

Tous nos efforts iront dans ce sens dans les semaines qui viennent. Bonne rentrée à tous. Sébastien Laborde secrétaire départemental du PCF 33 membre du Conseil national

@ Les Nouvelles 29 août 2013 • 3


l a ren t r é e dans t ous ses é tat s Auxiliaires de vie scolaire

Enfin une mesure de justice sociale ! Parmi les annonces du premier ministre en cette rentrée, celle de la professionnalisation des Auxiliaires de vie scolaire (AVS) montre que le gouvernement est capable d’entendre ! La campagne menée par le SNUipp avec les personnels enseigants depu i s plu sieu r s a n né e s commence à porter ses fruits. Un encouragement à poursuivre les mobilisations. 2 8 0 0 0 AV S e n c ont r a t d’Assistant d’éducation passeront progressivement en CDI à partir de la rentrée 2014. Pour l’année scolaire 2013-2014, une mesure transitoire permettra de reconduire pour un an les 3 000 contrats arrivant à terme au cours de cette période. Les 26 000 emplois de vie scolaire (EVS) sous Contrats Uniques d’Insertion (CUI) et exerçant aussi les missions d’AVS, non concernés

par cette mesure, verront eux leur temps de formation doublé, passant de 60 à 120 heures. Ils pourront ainsi valider une partie du futur diplôme d’État, qui sera créé au cours de l’année 2014. Par ailleurs, le ministère a annoncé pour la rentrée 2013, le recrutement de 8 000 AVS sous contrat aidé et 350 sous contrat d’assistant d’éducation. Ces mesures permettent à plus de la moitié des personnels concernés de sortir de la précarité. Le SNUipp se félicite également que des mesures transitoires soient prises dès cette rentrée, conformément à sa demande. Ces annonces vont dans le sens des campagnes menées par le syndicat pour la création d’un nouveau métier. Elles n’envisagent cependant pas la création d’un corps de la Fonction Publique. Des points à préciser

Ils concernent les conditions des recrutements, le cadre d’emploi, les rémunérations, la quotité et les

conditions de travail. Par ailleurs, le recrutement sous contrats aidés, majoritaire dans le primaire (65%), perdure sans perspectives d’emploi pérenne. Le SNUipp demande que des discussions s’ouvrent sans tarder pour suivre la mise en place du nouveau dispositif et donner les garanties nécessaires aux personnels concernés. Par ailleurs, il reste cependant encore trop de demandes non satisfaites, et surtout, quelques 5 000 enfants en situation de handicap restent sans solution éducative à chaque rentrée. Avec l’intersyndicale CGT, FO, Solidaires, UNEF, l’ensemble de la FSU appelle à la mobilisation unitaire le 10 septembre pour dire non au report de l’âge de départ, à l’allongement de la durée de cotisation requise pour le taux plein, à la désindexation des pensions, ce qui nécessite que le gouvernement sorte de l’austérité salariale et budgétaire.

Les chiffres en 2011 De 2006 à 2011, la proportion d’enfants bénéficiant de l’appui d’un Auxiliaire de vie scolaire est passée de 26% à 47%. 66 845 élèves étaient accompagnés par 27 882 AVS-i (équivalents temps pleins, tous statuts confondus). Sur ces 66 845 élèves : 39 159 étaient accompagnés par un EVS (CUI) 27 686 étaient accompagnés par un AED (Assistant d’éducation). 52 871 sont dans le premier degré (maternelle/élémentaire), accompagnés à 64,1 % par des EVS (CUI) 13 974 sont dans le second degré (collèges/lycées), accompagnés à 37,7 % par des EVS (CUI)

«la saga» des Rythmes scolaires http://www.snuipp.fr/Rythmes-scolaires

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Coût de la rentrée

Encore beaucoup trop cher Si la rentrée scolaire échappe à la flambée des prix, la hausse modérée cache de profondes disparités. L’étude de Familles de France et de l’UFC-Que choisir indique néanmoins une hausse de 1,4% sur 2012 pour les fournitures scolaires, et une hausse du coût global de la rentrée de 0,6% (0,3%pour l’Insee). Au final, les parents d’un élève entrant en sixième devront débourser 185,08 euros pour équiper leur enfant. Disparités Le coût de la rentrée est plus important pour les élèves entrant en formation professionnelle avec des coûts d’équipements trop importants pour les familles modestes. L’allocation de rentrée scolaire versée à près de 5 millions d’enfants est comprise entre 360,47 et 393,54 euros peut suffire pour le primaire, voire le 4 • Les Nouvelles 29 août 2013

collège, mais pas pour le lycée, notamment professionnel. L’a rdoi s e e s t s a lé e pou r l’université indique l’UNEF, syndicat étudiant. Les étudiants devront en moyenne dépenser 1,6% de plus qu’en 2012, + 2% pour les étudiants non boursiers. Deux postes principaux tirent les coûts vers le haut : le logement e t le s f r a i s obl i g a t oi r e s (inscript ion, re st au rat ion, Sécurité sociale...) qui grimpent de 35 %. C’est en premier lieu la santé des jeunes qui en souffre, les étudiants négligeant les soins courants. Au moment où la solidarité familiale devient plus difficile avec un pouvoir d’achat en berne, un étudiant sur deux cumule un petit boulot à côté, soit plus d’un million de personnes : 55 % des ressources disponibles proviennent de jobs étudiants, au détriment des

chances de réussite. 50 % des jeunes travaillant plus de 15h par semaine échouent aux examens, selon l’Insee. 180 000 étudiants s’endettent lourdement, selon l’Unef, pour contourner l’échec. Le syndicat étudiant demande l’augmentation des aides à l’autonomie, notamment pour le logement qui n’ont pas été revalorisées depuis 20 ans. L’unef estime que « L’État ne peut pas laisser aux seules familles la charge de former les étudiants » et réclame un encadrement des loyers, la construction de logements sociaux et la mise en place d’un chèque santé national, pour permettre aux étudiants de souscrire à une complémentaire santé. L e s y nd ic at ét ud ia nt e st mobilisé avec l’intersyndicale pour la journée d’action du 10 septembre pour un système de retraites solidaire.

30, 31 août et 1er septembre 10 girondins à l’Université d’été du PCF Sébastien Laborde, adjoint au maire à St Denis de Pile et enseignant en SEGPA, membre du Réseau Ecole du PCF, y animera un atelier sur les rythmes scolaires : «  Quel rôle des municipalités dans les politiques éducatives ? » maq-formation-2013_Mise en page 1 07/05/13 11:45 Page1

Les 30, 31 août et 1er septembre

Aux Karellis à 18km de St Jean-de-Maurienne en Savoie

Université d'été 2013

démocratie citoyenne

communisme

concert InScrIPTIon En LIGnE Sur LE formuLAIre http://formation.pcf.fr/17710 Adulte : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .140€ en chambre de 2 à plusieurs personnes Adulte : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .240€ en chambre seul Enfants de 2 à 12 ans : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .90€ garderie comprise Accès simple aux ateliers sans pension complète : . . . . .60€

Roms sur Bordeaux

L’équipe Pour de vraies solutions alternatives Patrice Bessac

directeur de l'Université, pbessac@pcf.fr

Thomas Livonnet

accueil des invité-es et intervenant-es, tlivonnet@gmail.com

Gérard Pellois

inscriptions et accueil des participant-es gpellois@pcf.fr

Véronique Sandoval

membre du Conseil national sandoval_ve@yahoo.fr

Natalie Victor-Retali, conseillère municipale dans le groupe communiste à Bordeaux, interpelle sur l’urgence face aux expulsions de familles et fait des propositions. « Les expulsions de squats occupés par des familles roms se sont accélérées durant l’été sur Bordeaux. L’ONG Médecins du Monde dénonce ces expulsions abusives et constate des situations sanitaires préoccupantes. Une grande majorité des expulsions se fait toujours sans diagnostic préalable et sans solution de relogement pourtant prévus par la circulaire.  Ils préconisent, comme nous le demandons depuis plusieurs années, un véritable travail en concertation avec les différents acteurs, en particulier le Centre d’Orientation Sociale.  Face à l’urgence sanitaire, sociale et éducative, nous souhaitons que les associations soient entendues. Nous voulons maintenant des réponses politiques. Il est urgent d’agir   et de trouver des solutions alternatives. La préfecture n'apporte aucune solution en augmentant le nombre d'expulsions et de démantèlement de camps sans mettre en place de réelles solutions alternatives, particulièrement en ce qui concerne la scolarisation et les conditions de vie des enfants. Nous incitons vivement les pouvoirs publics à trouver de réelles solutions. Aussi, je propose : - L'adoption immédiate d'un moratoire sur les expulsions. - L'arrêt des discriminations au regard du droit du travail. - L’organisation de tables rondes départementales associant représentants du gouvernement, élus des collectivités territoriales et associations qui agissent auprès des familles. - La mobilisation des Fonds européens (FEDER) pour favoriser l’accès au droit de ces personnes. (…) » Il faut pour aller de l'avant, s'appuyer sur les expériences menées dans des villes et des départements. Le droit au travail, le droit au logement, le droit à l'école et à la santé sont les conditions d'une vie digne pour tous dans notre pays. »


r i c hesses durab l es de nos t err i t o i res Filière bois

Pour un observatoire du développement économique et social Entretien avec Alain Delmas, président du CERESA

(Centre d’Etudes et de Recherches Economiques et Sociales d’Aquitaine, fondé en 1978 par la CGT)

Le 5 avril 2013, la tenue des Etats Généraux de la Filière Bois impulsée par le CERESA réunissait enfin employeurs, syndicats, élus, services de l’État au lycée Haroun-Tazieff à St-Paul-lès-Dax dans les Landes, en présence aussi de jeunes en formation. Les Nouvelles. Comment s’est préparée cette journée ? Alain Delmas. L’objectif de ces Etats Généraux auxquels nous travaillons depuis maintenant plus d’un an, est multiple : faire prendre conscience que l’Aquitaine est riche de la plus grande forêt d’Europe, riche de 34 000 emplois dans cette filière loin d’être obsolète, élargir le champ des acteurs actuels, donner à voir aux élus, aux services de l’Etat le potentiel de développement, intéresser les industriels qui restaient observateurs… Le prisme central étant l’emploi et la formation, nous avons fait le tour de tous les acteurs, sous forme de rencontres individuelles, de réunions mensuelles et avec trois débats publics dans les Landes, le Lot et Garonne et en Gironde, en privilégiant la proximité. Avec les salariés de la filière pour élaborer avec eux des propositions alternatives. Voila ce qui est enthousiasmant et porteur d’espoir. Avec les sylviculteurs et les PME pour aider à élargir la vision d’un développement au-delà de «chacun dans son coin», pour s’ouvrir sur des coopérations régionales, nationales, européennes. Le Rectorat nous a aussi donné carte blanche pour rencontrer tous les proviseurs des lycées concernés par la filière. Avec tous ces atouts, nous avons sollicité les acteurs politiques, la Région, le Département, l’Etat. Cela nous a a permis de trouver des financements pour une préparation plus efficace de ces Etats Généraux.

L.N. La conclusion est-elle satisfaisante ? A.D. Oui, parce que la journée du 5 avril n’a pas été un aboutissement, une fin en soi, mais plutôt un lancement de ce chantier passionnant. Et le choix du lieu était délibéré, pour que les jeunes expriment comment ils vivent leur formation et leur avenir. Ils sont formés aux métiers de forestiers, de la construction bois et aménagements notamment de bateaux. Ces jeunes étudiants et étudiantes ont pu parler à la tribune. Cette étape a débouché sur des propositions concrètes afin de poursuivre l’élaboration commune : deux publications et un site internet afin de populariser les pistes de réflexion et d’actions. Sept fiches de propositions ont été élaborées à partir des axes principaux qui se sont dégagés aussi bien au fil de l’année des Etats Généraux que lors de cette rencontre avec l’objectif de les enrichir encore. Sept axes : la collecte de la gemme par de nouveaux procédés, l’égalité hommes/femmes dans une profession essentiellement masculine, la formation, les conditions de travail dans une filière qui génère beaucoup trop d’accidents du travail, la création d’un Observatoire de la filière bois pour mettre les acteurs et les propositions en cohérence (voir ci-contre), le statut des travailleurs salariés de la filière dont 62% sont des ouvriers et ont besoin d’un accompagnement dans leur parcours professionnel. http://www.ceresa-aquitaine.fr @

L.N. Quelles vont être les suites ? A.D. Deux propositions principales vont être dès la rentrée mises en débat. La relance du gemmage : une rencontre se tiendra le 6 septembre à Saint-Symphorien, à laquelle le Conseil régional invitera tous els acteurs concernés et en lien avec les expérimentations menées dans le sud-ouest, notamment par Claude Courau. Pourquoi importer massivement la gemme de Chine quand on a la ressource sur place ? De quoi donner une perspective aux sylviculteurs… et d’explorer toutes les transformations et applications possibles avec un potentiel de 200 produits dérivés de la gemme. Cela pose la question du statut des gemmeurs «de 3e type», quelle formation, l’entrée de femmes dans cette professionnalisation, d’un temps de travail repensé entre collecte et entretien des forêts… La mise en place d’un Observatoire de la filière bois : une rencontre entre le CERESA et la Région est programmée fin septembre, toujours avec les acteurs concernés, avec l’idée de donner une visibilité de l’évolution de la filière. Notre fil rouge reste bien sûr l’emploi et la formation avec l’idée que l’Observatoire ne soit pas qu’économique mais social avec des conventions collectives pour les travailleurs qui tirent tout le monde « vers le haut ». Les Etats généraux de la filière bois se poursuivent donc, dans la démarche de co-élaboration qui a présidé à leur mise en oeuvre. L.N. Merci à Alain (et ses collègues) de l’enthousiasme pour ce chantier d’avenir, porteur d’espoir, que partagent beaucoup de nos lecteurs, dont notamment un certain M. Raymond Lagardère, du côté de Saint-Symphorien.

L’Observatoire proposé Afin de promouvoir l'innovation sociale en Aquitaine, un observatoire du développement économique et social doit être créé dans la région. La gouvernance de l'Observatoire régional de la filière bois est assurée sous l'autorité d'un président, par un conseil dont les membres (nombre à déterminer) sont choisis au sein des différents partenaires, élus politiques, responsables des administrations publiques, acteurs associatifs, organisations des salariés, des employeurs, universitaires et autres opérateurs du secteur. Il aurait trois missions principales : • C’est un lieu de synthèse : il rassemble, analyse, diffuse les informations et les données relatives aux dynamiques de la gestion de la forêt aquitaine ainsi que de politiques publiques menées dans le champ de l’aménagement et du développement du territoire de gestion forestière. •  C’est un lieu d’échanges d’expériences entre les propriétaires, l’Etat, les collectivités territoriales, les industriels et les salariés qui permet de favoriser l’harmonisation de la gestion de la forêt en réelle filière bois (par des méthodes d’observation et d’analyse, la mutualisation des connaissances), et de créer les conditions de diagnostics partagés sur l’état de gestion de la forêt. L’objectif central étant le développement de l’emploi et de la formation pour une réponse aux besoins économiques et sociaux. • C’est un lieu d’innovation et d’expertise, fondé sur le dialogue social. Il réalise une surveillance permanente sur la nécessaire évolution des métiers et les qualifications dans les principaux secteurs de la filière bois. Il produit des études sur les questions d’hygiène, de sécurité et condition de travail dans la filière. L’observatoire mettrait à disposition en libre accès sur son site un ensemble d’indicateurs mis à jour régulièrement, et présentés sous forme de cartographie interactive. Ils sont en général accompagnés de courtes analyses, issues notamment du rapport de l’Observatoire. L’Observatoire réalise tous les trois ans un rapport sur les dynamiques territoriales, l’état et le développement et les gestion de la forêt, à l’attention du président de Région et de l’ensemble des acteurs dans le territoire aquitain. L’Observatoire émettrait des avis et des propositions sur les atouts, les potentialités et l’attractivité du territoire régional et sa forêt. Les acteurs publics, aux différents niveaux du territoire régional, ont besoin de mieux connaître les ressources et les potentialités propores à la forêt afin de construire des stratégies de développement adaptés, développer l’emploi et mobiliser les capitaux nécessaires aux mutations économiques souhaitables. Il s’agit donc de construire des indicateurs qui fournissent des repères pour la décision publique. - Maintenir et développer le référentiel d’indicateurs de développement durable en Aquitaine en considérant la forêt comme un atout déterminant. Le référentiel serait mis à jour régulièrement dans un cadre partenarial avec les services statistiques des ministères concernés. Il serait enrichi de quelques indicateurs nouveaux, notamment dans le domaine de la gouvernance par le dialogue social, d’approches intégrant davantage les différentes dimensions du développement durable, les questions de l’emploi. - Mesurer les facteurs d’attractivité et de qualité de vie de la population des territoires Il n’y a pas de développement de la ressource forestière possible dans un désert rural. Le cadre de vie des habitants est déterminant. Les domaines du logement, de la santé, de l’éducation, du transport, des services, recouvrent les principaux facteurs d’attractivité du territoire, auxquels il faut ajouter la valorisation d’aménités naturelles ou culturelles. La mise à disposition d’indicateurs dans ces domaines doit inclure l’amélioration de la connaissance des investisements publics et de l’accessibilité des services publics. Renouveler la cartographie interactive sur le site de l’Observatoire. A l’occasion de l’évolution des outils de cartographie interactive, de nouvelles fonctionnalités permettront notamment de fusionner le module «zonages» avec celui des indicateurs et d’intégrer le volet forêt. La mise en commun des diverses sources de connaissance sera l’objectif de l’Observatoire. - Approfondir la connaissance des facteurs de développement territorial notamment l’innovation. Cette démarche vise à capitaliser et à pérenniser le résultat d’études proposant le développement du potentiel d’innovation de la région dans la filière. Certains thèmes deront être approfondis, tels que l’entreprenariat, les PME innovantes, les coopérations, la mesure des financements de la recherche et de l’innovation et le développement des emplois. L’étude de l’efficacité, la pertinence des interventions publiques.

Les Nouvelles 29 août 2013 • 5


f ê t e de l ’ human i t é Cuvée 2013

Espace ouvert, créatif et offensif !

65 concerts sur 8 scènes durant 3 jours

Lors du rendez-vous d’étape de diffusion de la vignette le 22 août, Patrick Le Hyaric, directeur de l’Humanité, appelait à multiplier les efforts pour faire de cette fête « un grand rassemblement populaire à la hauteur des enjeux auxquels nous sommes confrontés, contre l’austérité et pour une autre réforme des retraites ». Après les Assises citoyennes du Front de gauche en juin dernier, la Fête de l’Huma sera une espace ouvert où de débat, argument contre argument,

pour reprendre l’offensive avec une seule question : comment être utile aux salariés, aux peuples français et européens durement touchés par la crise et l’austérité. En Gironde, ce sont près de 200 camarades et amis-es qui «montent» à Paris pour aider à la tenue du stand girondin… Autour de son activité de restauration gastronomique pour faire découvrir les saveurs bordelaises, c’est aussi un des lieux de débats et de découvertes dans la chaleur des plats et cuvées du terroir.

Dans une période où il n’est pas question de se replier mais au contraire de déployer les solutions alternatives et les solidarités, rien n’est plus urgent que de proposer à nos adhérents-tes, à notre entourage, de vivre ce moment politique et festif intense. Et d’inviter celles et ceux qui ne pourront pas y participer à donner leur coup de main en achetant la vignette-bon de soutien.

-M- en tête d’affiche

Archive

et des moments exceptionnels entre concerts mythiques, découverte de jeunes talents, artistes engagés et populaires…

Trois jours après la journée de mobilisation du 10 septembre, un rendez-vous de luttes, de débats, rencontre de salariés, de sans emploi, de retraités, de jeunes, de tout le pays, avec des syndicalistes, des économistes, des responsables politiques…

http:// fete.humanite.fr/?-DebatsVENDREDI 13 Jamel debbouze

San Severino

Tryo Féfé

Asaf Avidan

Asian Dub Foundation

http://fete.humanite.fr/?-Concerts6 • Les Nouvelles 29 août 2013

Agora 17h. Quelles convergences construire entre le mouvement syndical et le mouvement politique de transformation sociale ? 18h. Carte blanche à Lilian Thuram 19h. Ecommunisme, écosocialisme, écologie… Quel développement durable ? Village du Livre 18h30. Lancement du Village du livre : La violence des riches avec les Pinçon-Charlot Forum Social 17h. « Vivre de son travail à l’heure de la mondialisation » avec David Eloi, rédacteur en chef d’Altermondes. 18h30. Inauguration Village du Monde 18h. Vers un monde sans armes nucléaires ? 19h30. « Libérez Marwan Barghouti »

SAMEDI 14

Agora 12h. Pourquoi choisir «l’Humanité» ? 13h. Faut-il parier sur l’économie sociale et solidaire ? 14h. Jeunes, un avenir à construire. 15h. La priorité à l’école, comment pour qui ? 16h. Forum pour une autre réforme des retraites. 18h. Pierre Laurent face à la presse. 19h. Hommage à Pablo Neruda. 19h30. Osons la Culture. Village du Livre 10h. Le livre à l’épreuve du marché 10h45. Le progrès humain est possible 11h15. Carte blanche avec…Paul Boccara 11h30. «  Diderot contre les obscurantismes » 12h15. Un autre sport ? 13h. Psychiatrie : entre folie de classer et nécessité de soigner ?

13h45. La victoire de Jean Jaurès 14h30. Hommage à Henri Alleg. 15h15. Où va la France ? 16h15. Picasso, l’art et les enfants : quel imaginaire pour repenser le monde ? 17h. Rentrée littéraire 17h45. « Chili, 11 septembre 2013 : l’espoir assassiné » 18h30. La résistance étrangère en France : les FTP-MOI Forum Social 11h15. «  La place des industries chimiques dans la reconquête des industries de notre pays » 14h. « Le droit à l’accès aux transports pour tous en Ile-de-France » 15h30. « La réforme ferroviaire » 16h30. « Transition énergétique, de quoi parle-t-on ? » 18h. « La responsabilité et les ambitions du syndicalisme aujourd’hui » 19h45. « Face à la montée de l’extrême droite, l’urgence du progrès social » Village du Monde 10h45. Inauguration 14h. Peut-on changer l’Europe ? 15h30. Après les printemps arabes, quel chemin vers l’émancipation ? 17h. Syrie  : Comment sortir de l’impasse ? 19h. Soirée « Chili/Uruguay 40 ans après le coup d’Etat » Les amis de l’Humanité 14h. Les riches mènent le monde… jusqu’où ? 15h30. Jaurès, Gramsci  : deux indomptables 17h. Le vélo, le champion, et le tricheur

DIMANCHE 15

Agora 11h. Jaurès ou Clémenceau, ordre ou révolution ? 13h. Carrefour pour une autre Europe. 13h. Comment conjurer la tentation

brune et les populismes ? 14h. Le marché transatlantique contre le modèle social français et la construction d’une Europe sociale. 15h. Quel projet pour la nation ? Quel projet pour l’Europe  ? Quel projet commun ? 16h. Une autre répartition des richesses est-elle possible ? 17h. Quelle laicité ? 18h. Comment empêcher l’évasion fiscale. Village du Livre 10h. L’origine des classes sociales 10h30. Alvaro Cunhal, un militant de l’émancipation humaine 11h15. Résistances féministes 12h. Industriels et banquiers français sous l’Occupation 12h45. «  Gauche et mouvements sociaux en Europe » 13h45. Autour de l’ouvrage «  Les intellectuels et la stratégie communiste » 14h30. Dialogue libre entre Emmanuel Todd et Thomas Piketty 15h30. Louis Aragon, un destin français 16h30. Et la littérature devient urbaine 17h15. Rentrée littéraire Forum Social 9h45. « Le Grand Paris, Métropole, acte 3 de la décentralisation » 13h30. «  Retraite - Protection Sociale » Village du Monde 10h. SUD-SUD : de nouveaux rapports dans la mondialisation 11h30. L’autodétermination des peuples, un enjeu d’aujourd’hui. 13h. Solidarité Kurdistan 14h. Amérique Latine : la révolution après Chavez 15h30. Sahel  : La poudrière (Mali, Libye, Niger….) Les amis de l’Humanité 11h30. Le journalisme en question 15h. Rimbaud par Aragon


Achetez vos bons de soutien-vignette dès maintenant PCF

PCF Saint Symphorien

Fête de la Ruralité

Samedi 31 août à partir de 10h30

lieu dit Lassus, chez Raymond Lagardère 10h30. Débat citoyen  en présence d’Alain Baché, conseiller régional, sur le thème «  Débattre et agir pour changer de cap » 12h30. Repas festif (16 €) Animation avec Thierry Bordenave et la participation de Guy Dartailh, conteur landais Inscriptions : Guy Bordenave 05 56 25 30 50 Julien Ruiz 06 83 59 90 79 Raymond Lagardère 05 56 25 73 33 Lucette Duffau 05 56 25 74 50 Florent Sanz 05 56 88 77 50

21€ les 3 jours

C’est la rentrée !

moins de 15 ans

gratuit

Je vais à la Fête de l’Huma pour aider à la tenue du stand Pour ne pas rater cet événement, il faut s’inscrire dès maintenant Transports collectifs

C’est ce qui revient le moins cher, assure le maximum de sécurité, le moins de fatigue et le moins de pollution. Nous vous invitons donc à vous inscrire dès aujourd’hui, à remplir et à renvoyer le coupon cidessous à la Fédération au 15 rue

Furtado - 33800 Bordeaux, pour : • Le bus aller-retour (vendredi soir/dimanche soir) • En co-voiturage ou en train

(dans la limite des places disponibles) les lundi, jeudi et vendredi. Retour dimanche 15 ou lundi 16 septembre.

Matériel de camping

Pour les camarades et amis-es qui aident à la tenue du stand, leur matériel (sacs, tentes) peut partir en camion en le déposant avant le 6 septembre à la Fédération ou à la

En train ou en bus, je m’inscris :

section de Bègles.

Participation forfaitaire 20 euros pour les transports + 19 euros pour les 5 repas du week-end + 21 euros pour la vignette = 60 euros au total

Renseignements :

05 56 91 45 06 gironde.pcf@gmail.com

Nom : ...................…………………………………………………...........................................……………………………... Prénom : ..................................……………………………………………………………………………………………………… Adresse : ……………………………………………………………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………… ……………………………………………..……………………………………………………………………………………………… Tél. : ……………………………………………………… E-mail : ...……………………………………………..……………………

• Départs collectif (semaine)  • Départs en bus  (week end)

Bègles

Rencontre de rentrée pique-nique

Vendredi 6 septembre à partir de 18h30 square Yves Farge Les communistes de la section invitent les habitants à débattre sur le thème : « Logement, emploi, services publics…  Quelle alternative pour une autre politique municipale ? » « Vos attentes, vos besoins, parlons-en ensemble pour construire une ville durable et solidaire » suivie d’un pique-nique citoyen

Assemblées de rentrée des communistes Bordeaux

Mercredi 4 septembre, 18h30, 15, rue Furtado à Bordeaux suivie d’un pot fraternel Bassin Arcachon/Val de L’Eyre

Vendredi 6 septembre à 18 h, à la section. Les Nouvelles 29 août 2013 • 7


cultures et solidarités Syrie

Palestine

Lettre à François Hollande Avant de décider, ouvrir une discussion parlementaire Avant l’intervention du président de la République le 27 août au soir, Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, sénateur de Paris, président du Parti de la gauche européenne (PGE), a adressé une lettre à François Hollande pour que la France pèse dans le sens d’une solution politique face à l’escalade guerrière. « Depuis deux ans le peuple syrien vit un terrible drame que l'utilisation inacceptable d'armes chimiques vient de rendre encore plus insupportable. Tout doit être mis en œuvre pour que l'Onu puisse mener à mener à bien sa mission sur les responsabilités de ce crime contre l'humanité. La situation du peuple syrien est source des plus grandes inquiétudes pour le monde entier. Dans notre pays, nombreuses sont les voix qui, depuis deux ans, expriment le souhait que la France joue un rôle actif en faveur d'une solution politique de ce conflit que le régime syrien a, à dessein, militarisé et internationalisé pour réprimer et affaiblir la contestation populaire qui a eu le courage de se lever contre lui. (…)

Plus les heures passent, et plus l'option d'une intervention militaire de plusieurs puissances internationales, parmi lesquelles la France, se précise. Mais une intervention militaire de Washington et de ses alliés constituerait aujourd'hui un degré supplémentaire dans une escalade sans issue. Bombarder la Syrie serait ajouter la guerre à la guerre, entraînant le risque jusqu'ici inégalé d'un embrasement de toute la région ainsi qu'en témoigne la violence qui s'étend au Liban. Monsieur le président, la décision d'une participation française à une telle intervention armée sur le terrain, si elle devait être prise, ne peut

PCF 33

Syrie : La France doit prendre une initiative politique

La déclaration de François Hollande de mardi soir est un nouveau pas franchi vers une intervention militaire contre le régime syrien, aux côtés des Etats-Unis et de la Grande Bretagne. La crise syrienne est devenue dans les faits une crise géo-politique internationale. Le bilan de cette confrontation est effroyable : environ 100 000 morts, plusieurs millions de réfugiés dont un million d'enfants, un pays dévasté, des villes en cours de destruction, une société pulvérisée par une violence et des affrontements internes directement soutenus par des États et différents acteurs politiques de la région. Il faut arrêter ça ! Aujourd'hui, une intervention militaire de Washington et de ses alliés constituerait un degré supplémentaire dans l'inacceptable, dans cette escalade sans issue. Bombarder la Syrie serait ajouter la guerre à la guerre. Avec les risques rarement égalés d'un embrasement au Moyen-Orient, notamment d'une explosion du Liban où les attentats, les représailles et les vengeances se succèdent. La responsabilité, le rôle de la France n’est pas d’accepter cette escalade. Elle doit prendre au contraire une initiative politique. Celle d’une réunion des belligerants, des USA et de la Russie mais aussi de la Turquie et de l’Iran afin d’envisager une issue à cette boucherie qui ne passera que par la transition démocratique en Syrie. La France doit également aussi saisir le conseil de sécurité de l’ONU pour que face à ce risque d’embrasement une solution politique soit privilégiée. La fédération de Gironde du PCF appelle tous les progressistes, les pacifistes à se mobiliser si le gouvernement franchissait le pas de l’intervention armée. Bordeaux, le 28 août 2013

l'être qu'après avoir été débattue devant la représentation nationale. C'est pourquoi, au nom du Parti communiste français, je vous demande de bien vouloir inscrire en priorité à l'ordre du jour de la session extraordinaire qui s'ouvrira le 10 septembre une discussion parlementaire sur la situation en Syrie, discussion qui serait préparée par la réunion des deux commissions des Affaires étrangères et de la Défense de l'Assemblée nationale et du Sénat la semaine précédente. Nous devons obtenir l'engagement du Secrétaire général de l'ONU pour que l'exigence d'une solution politique l'emporte contre les menaces qui pèsent sur la sécurité internationale. La France doit peser de tout son poids pour exiger la réunion d'urgence d'un sommet des belligérants et des principales puissances impliquées, les États-Unis et la Russie bien sûr, mais aussi la Turquie et l'Iran, afin de définir les conditions d'un arrêt de l'escalade dans la confrontation militaire, et d'une transition démocratique en Syrie – une réunion dans l'esprit et l'ambition de la deuxième conférence de Genève qui aurait dû tracer la voie d'une telle solution il y a plusieurs mois déjà. »

annonces légalEs TRANSFERT DE SIEGE SOCIAL BX France Bois et Parquet Sarl au capital de 11 750 Euros Siège social : 81 cours d’Albret 33000 Bordeaux 479 327 975 R.C.S. Bordeaux Par décision de l’associé unique en date du 25/07/2013 il a été pris acte de modifier l’art. 4 des statuts comme suit : «  Le siège social est sis à Bordeaux, 19 place des Basques. Il peut être transféré par décision de l’associé unique. » Mention en sera faite au RCS de Bordeaux Pour avis, MODIFICATION DE GERANCE

Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest S.A.S. au capital de 37 000 euros Associés (à parts égales) : L. Chollon, F. Mellier, S. Laborde Directeur de la publication : Frédéric Mellier Abonnement 1 an : 25 euros. Abonnement de soutien : 40 euros Rédaction, composition, impression : S.A.S. Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest 15, rue Furtado - 33800 BORDEAUX Tél. 05 56 91 45 06 - Fax 05 56 92 61 01 - Annonces légales : annonces@nbso.fr Comptabilité : compta@nbso.fr - Redaction/Proposition d’article : redaction@nbso.fr Commission paritaire de presse : 0113 C 85932

8 • Les Nouvelles 29 août 2013

LACORDAIRE IMMOBILIER Sarl au capital de 2 500 € Siège social : 22 rue d’Aubidey 33800 Bordeaux RCS Bordeaux 531 627 966 00017 Suite à l’AGE en date du 17/07/2013, il a été décidé par les associés en remplacement du gérant M. BUNUEL Ludovic, demeurant 24 rue Edmond Rostand – 33260 La Teste, de nommer Mlle RICHARD Virginie, demeurant 44 route des Graves, Lot 1 –33650 Cabanac. Mention en sera faite au RCS de Bordeaux Pour avis,

L’urgence pour la Paix La Fête de l’Humanité 2013 sera marquée par ce nouvel élan avec le lancement en France de la campagne mondiale pour la libération de Marwan Barghouthi et des prisonniers politiques palestiniens. « Libérer Marwan Barghouthi, c’est libérer la Palestine ». La France doit être au rendez- vous. Une délégation officielle du PCF conduite par Pierre Laurent, président du Parti de la gauche européenne (PGE) et sénateur, s’est rendue en Israël et en Palestine début juillet. Au cours de ces entretiens et de ces visites, leurs interlocuteurs ont montré sur le terrain à quel point, chaque jour, le gouvernement israélien s’ingénie à bloquer tout processus de dialogue avec les Palestiniens et à attiser la tension. Alors qu’il s’agirait d’amorcer un mouvement réel de décolonisation, le gouvernement s’entête à encourager la poursuite de la colonisation – en particulier à Jérusalem-Est –, laissant l’armée détruire les fruits de coopérations internationales et de l’aide humanitaire (même dans les zones où Tsahal n’est pas autorisée à intervenir). Alors qu’il s’agirait d’appuyer le développement et les coopérations – y compris entre Israël et la Palestine, B. Netanyahou et son gouvernement multiplient les arrestations arbitraires et les détentions administratives, et déportent maintenant les Bédouins du Neguev, pourtant « citoyens israéliens », chassés de leurs villages qui sont détruits : près de 70 000 personnes, enfants et adultes, sont concernées par cette opération inadmissible qui fait l’objet d’un projet de loi ! Israël agit ainsi au mépris du droit international et au mépris des accords d’association qu’il a lui-même passé avec l’Union européenne, qui se tait, en violant les clauses de respect des droits de la personne. Le PCF appelle à intensifier le mouvement de solidarité en France et en Europe avec le peuple palestinien pour son droit légitime à un État souverain, dans les frontières de 1967 et avec Jérusalem-Est pour capitale, et de solidarité avec ceux qui en Israël se battent contre les discriminations raciales, pour la justice sociale, l’égalité des droits et la dignité. La France doit réaffirmer son engagement en faveur de la paix et reconnaître l’État de Palestine, ainsi qu’appuyer son adhésion aux instances internationales, afin d’isoler le gouvernement israélien. L’accord d’association UE-Israël doit être suspendu et les entreprises qui profitent de la colonisation israélienne sanctionnées. Après la Grande-Bretagne et les Pays-Bas, il serait tout à l’honneur de notre pays d’adopter l’étiquetage des produits provenant des colonies.

Expulsion de militants jeunes communistes

La répression n’entamera pas leur détermination !

Trois jeunes communistes participant au voyage de solidarité organisé chaque été par le MJCF en Palestine ont été arrêtés à l’aéroport de Tel-Aviv , interrogés puis expulsés en raison de leurs origines. Ce voyage permet aux jeunes de découvrir la situation sur place et de mieux appréhender l’ensemble des problématiques en rencontrant des progressistes israéliens et palestiniens. Trois d’entre eux n’auront découvert que le centre de rétention du côté israélien, lorsque les autorités militaires et douanières se sont aperçus qu’ils étaient militants communistes. Dès le lendemain, ils furent expulsés dans le premier avion direction Paris, escortés par les forces de police jusque dans l’avion, assortis d’une interdiction de revenir sur le territoire israélien. La détermination des jeunes communistes à mener le combat pour la liberté du peuple palestinien n’est en rien entamée. Partout en France, ils continueront d’animer la bataille pour faire connaître la situation sur place, sur la question du droit des Palestiniens à vivre dans un Etat libre et souverain, et en exigeant du gouvernement français qu’il reconnaisse enfin la Palestine comme un État. Fabien Gay

Carnet Les communistes girondins ont une pensée affectueuse pour notre camarade Katia Ruiz dont le père, Jean-José, frère de Pepe Ruiz, a quitté les siens durant l’été, le 17 juillet. Membre du Parti communiste espagnol, Jean José fut de tous les combats républicains pour la liberté. Le PCF s’associent à leur peine et celle de tous leurs proches.

Nouvelles N° 2009  
Nouvelles N° 2009  

Nouvelles N°2009 du 29 août

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