Page 1

Jeudi 11 octobre 2012 - N° 1963 - Hebdomadaire - 15, rue Furtado - 33800 BORDEAUX Prix : 0,80 euro

7à Bordeaux 000

L’emploi au coeur du développement du territoire !


a c t ua l i t é Accès aux soins

Contre la marchandisation

Région

« Il faut choisir son camp ! » «  Notre santé en danger  » 33 organisait le 4 octobre dernier deux initiatives, un rassemblement et un débat, dans le cadre de la semaine européenne pour la défense à l’accès aux soins et contre la marchandisation de la santé. De nombreux témoignages ont mis en lumière la difficulté que représentent ses pratiques tarifaires pour les patients. Une majorité a souligné qu’il n’y avait pas de petits ou gros dépassements et a exprimé le souhait d’un retour à des tarifs opposables et la fermeture du secteur 2. A l’issue de cette réunion publique, il a été décidé d’envoyer une lettre ouverte à Marisol Touraine, ministre de la Santé signée par 68 personnes représentatives du collectif NSED 33  : «  Accès aux soins pour tous ou dépassements d’honoraires… il faut choisir son

camp ! Vous savez comme nous que le renoncement aux soins pour raison financière est en notable augmentation pour les citoyens de notre pays. Il concerne dorénavant 30% de la population. Parmi les facteurs explicatifs de cette situation (déremboursements, forfaits franchises, hausse des complémentaires santé, etc.) nous souhaitons vous transmettre quelques éléments sur l’un d’entre eux qui nous paraît hautement symbolique : les dépassements d’honoraires médicaux. Exceptionnels avant 1980, date de création du « secteur 2 », ils sont depuis en augmentation régulière (12% de l’ensemble des honoraires médicaux en 2010) et sont pratiqués par de plus en plus de praticiens, même si ces médecins restent minoritaires (20 %) pour l’instant. Ils occasionnent des situations

inacceptables, ils posent un problème de civilisation pour notre société qui autorise, dans le domaine de la santé, certains de ses professionnels à piocher dans la poche de nos concitoyens, plus particulièrement celles de ses anciens et de ses grands malades. Vous avez fixé le cadre d’une négociation : elle associe la Sécurité Sociale, les complémentaires santé et les syndicats médicaux représentatifs. Elle doit faire part de ses solutions le 17 octobre 2012. Ce que nous entendons des propositions en cours nous inquiète quelque peu ! Nous venons donc solennellement vous signifier qu’à notre avis : - contrairement à ce qu’a affirmé votre ministre déléguée Mme Michèle Delaunay, notre pays est prêt pour une extinction progressive de ces dépassements qui constituent un outil de démolition de notre sécurité sociale ; - que la majorité des médecins situent la défense de leurs pratiques dans le cadre de la solidarité nationale ; - que toutes les forces sociales qui ont favorisé l’alternance politique ne comprendraient pas que vous laissiez perdurer un système qui, après 32 ans d’existence, s’avère une véritable impasse. » Pour le collectif NSED Patrick Julou

Le groupe Front de Gauche Aquitaine était présent pour soutenir la manifestation des salariés devant le conseil régional à l’appel des organisations syndicales ce 9 octobre. « L’activité industrielle de notre pays, de notre région, souffre du cancer des marchés financiers qui finira par la tuer si rien n’est fait. Les exemples de Lagarde, Cofinoga, Ford, Groupe Gascogne dans notre région, soumis à des logiques financières au détriment de l’humain. Dans l’économie d’un pays, d’une région, l’industrie joue un rôle majeur dans l’aménagement de son territoire. Par l’activité économique et sociale qu’elle génère autour d’elle, par les infrastructures qu’elle utilise et dont elle dépend, elle est pourvoyeuse d’emplois directs et indirects en nombre. C’est pourquoi, nous appelons les pouvoirs publics à prendre en compte les revendications émises par les salariés qui portent l’exigence d’une autre répartition des richesses créées pour les mettre au service du développement et de la modernisation de l’outil industriel. Les salariés ont des propositions concrètes pour développer l’emploi en Aquitaine, dans ses bassins d’emploi, dans ses filières industrielles qu’il faut entendre avec juste raison afin de sortir de l’austérité qui est imposé partout en Europe. » Alain Baché Président du Groupe Front de Gauche Aquitaine

60 personnes se sont rassemblées le 4 octobre place Gambetta pour dénoncer les dépassements d’honoraires médicaux, puis 80 participants au débat ont débattu sur ce thème au Grand Parc à Bordeaux

CGT

C’est le capital qui coûte cher, pas le travail

« Il est le seul levier de création de la richesse par les salariés »

Espaces Marx

Rendez-vous d’octobre

• Vendredi 19 octobre, 10h, Préparation des Rencontres Ciné 2013, local NPA, 99 Rue C.Sauvageau à Bx • Mercredi 24 octobre, 19h, Atelier d’économie politique d’Espaces Marx et Attac-Campus, Athénée Municipal de Bx • Jeudi 25 octobre, 17h30, Les Jeudis du Genre Avec Geneviève Fraisse, Iut Michel Montaigne à Bx •  Lundi 29 octobre, 19h, Bistrot politique d’Espaces Marx « Le changement : C’est maintenant… ? » (Suite) restaurant La Rose des Sables à Talence

2 • Les Nouvelles 11 octobre 2012

Après la réussite de l’initiative inter-régionale qui a rassemblé plus de 7 000 manifestants à Bordeaux pour l’avenir de l’industrie, des emplois et des services publics, la Cgt pointe dans le sondage Harris du 8 octobre les convergences avec les aspirations des Français. « Ce sondage prouve que la Cgt est proche des préoccupations et des exigences des salariés dans ce pays ». 3 Français sur 4 se disent favorables à une interdiction des licenciements dès lors qu’une entreprise fait des bénéfices. 95% pensent qu’il faut investir dans la recherche et la formation, jugeant que ce sont des moyens appropriés pour lutter contre le

chômage. Et 91% disent qu’il faut conditionner les aides publiques ! En revanche, l’idée défendue par les patrons de flexibiliser les contrats de travail ne convainc qu’une minorité de sondés : 37%. « Si certains veulent enfermer les Français dans le fatalisme et la résignation, il apparaît clairement que nombreux sont les salariés qui savent que d’autres choix doivent être faits pour sortir de la crise ! Ce n’est pas le travail qui coûte cher comme le pleure le patronat mais c’est le coût du capital. » La CGT appelle à combattre le traité européen qui enfermera l’Europe dans un carcan budgétaire. Chacun voit bien que les

mesures d’austérité ne sont pas de nature à relancer l’économie de nos pays. C’est l’amélioration de nos emplois, de nos salaires, de notre protection sociale. Le travail n’est pas un coût. Il est le seul levier de création de la richesse par les salariés. Pour sortir de la crise, il faut rompre avec l’austérité et faire d’autres choix. La Cgt invite à poursuivre la mobilisation pour : - le développement de l’emploi et la revalorisation du travail. - la reconquête de l’industrie et des services publics -  l’augmentation des salaires, véritable urgence sociale et économique.


a c t ua l i t é

Editorial

Pour l’emploi et les industries

Droit d’alerte, de la rue à l’Assemblée ! 7 000 manifestants à Bordeaux, des dizaines de milliers à Paris et dans toute la France le 9 octobre. Les retraités manifestent le 11. Bordeaux, Épinal, Belfort, Lyon, Marseille, Paris, Rennes, Toulouse, Clermont-Ferrand, les salariés manifestaient dans toute la France, le 9 octobre pour l’emploi et le développement industriel, dans le cadre de la journée européenne d’actions de l’industrie, à l’appel de la CES et de la CGT. «  Une réussite  » pour Bernard Thibault, puisque «  rien qu’à Paris, des dizaines de milliers de manifestants ont répondu à l’appel de la CGT » et qui voit dans cette journée « une alerte à l’égard des pouvoirs publics et du patronat» alors que « la situation rend chaque jour plus gravissime l’état de l’appareil industriel. » A Bordeaux, la manifestation s’est gonflée d’unité avec les organisations Fsu, Solidaire et Unef appelant avec la Cgt départementale et régionale. Des associations s’y sont jointes pour le droit au travail, à la santé, à l’éducation… Les communistes girondins, acteurs du Front de Gauche, y participaient, avec les jeunes communistes, et ont distribué un tract avec des propositions. L’industrie est le moteur de l’économie Toutes nos industries subissent un massacre social, au prétexte de la compétitivité, du coût du travail ou du ralentissement économique. Les causes réelles de cette casse industrielle sont en premier lieu les exigences de rentabilité financière qui entraînent bas salaires, précarité, baisse de l’investissement dans la recherche et le développement. «  L’industrie c’est le moteur de l’économie » affirme Pierre Laurent, secrétaire national du PCF ,

« un pays sans usine, sans ouvrier, sans ingénieur, sans scientifique, est un pays mort ! ». Et de rappeler à certains à gauche «  qui se bouchent le nez quand ils entendent parler d’industrie (…) que leur Ipad, leur scooter électrique et les serveurs qui accueillent Facebook ne naissent pas dans les choux ! » Le dépassement du cap des 3 millions de chômeurs (5 millions avec ceux d’outre-mer) est une catastrophe qui exige de rompre enfin et définitivement avec la politique mise en œuvre par Sarkozy. Avec la «  flexicurité  » et la recherche d’un «  compromis historique » sur la baisse du coût du travail, le recul du droit du travail, réclamés par le Medef, au lieu de sécuriser l’emploi et la formation et de faire reculer les coûts du capital (intérêts, dividendes...), on ne ferait qu’aggraver les difficultés de l’emploi, l’insuffisance des qualifications et la faiblesse de la croissance. Le TSCG, condamnant les peuples à l’austérité à perpétuité, ne ferait qu’en rajouter. Le 6 mai, les Français ont voté pour le changement Pour ce changement qui se fait attendre, le Président Hollande peut agir, au lieu d’interdire aux salariés de manifester leurs exigences, comme ce fut le cas ce 9 octobre au salon de l’automobile. De toute urgence, le gouvernement doit décréter un moratoire sur tous les plans sociaux pour la recherche de solutions alternatives s’appuyant sur les contre-propositions des salariés, comme le font notamment ceux de Ford, de la SAFT, mais aussi dans les services publics, hôpitaux, éducation, transports, etc. Ainsi, rapprocher la production

Formation / débat du PCF

Financement de la protection sociale Samedi 27 octobre de 9h à 17h, salle du Verdet, 12, rue de Toussaint à Libourne Ouverte à tous - Comprendre les mécanismes du financement actuel de la protection sociale. - Projet de loi de financement de la sécurité sociale ( PLFSS) pour 2013. - Débat autour des propositions alternatives du PCF. Cette journée sera animée par Frédéric Rauch, économiste et rédacteur en chef de la revue "Economie et Politique". Inscriptions obligatoires jusqu'au mercredi 24 octobre au 05 56 91 45 06 ou gironde.pcf@gmail.com Une petite participation financière sera demandée pour le repas Pour la commission santé du PCF Maryse Montangon

industrielle des lieux de consommation et donc investir dans de nouvelles filières correspondantes aux besoins sociaux et écologiques, est une nécessité. Le gouvernement doit pousser, comme le candidat Hollande l’avait promis, à l’adoption d’une loi sur l’interdiction des licenciements boursiers et accorder aux salariés des pouvoirs nouveaux pour réorienter les choix de gestion. C’est le sens des propositions de lois des parlementaires PCF et PG. Et simultanément de mobiliser autrement l’argent des entreprises, des banques, des fonds publics et réorienter la BCE pour une utilisation de la monnaie et du crédit favorisant la création, la sécurisation, la promotion de l’emploi, de la formation et des revenus du travail et de remplacement. Dans la foulée, les retraités Deux jours après la réussite de cette première mobilisation syndicale, les organisations de retraités remettaient le couvert, en Gironde à l’appel de la Cfdt, Cgt, Cftc, Fgr/Fp, Fsu et Unsa, le 11 octobre à Bordeaux. Les retraités, également très présents le 9 octobre, manifestent pour dénoncer et combattre l’opération de culpabilisation dont ils sont la cible, parce qu’ils « coûteraient trop cher » ! Or, ils sont souvent moteurs de la consommation et donc de la croissance, pivots de la solidarité familiale avec la précarité et le chômage qui frappent leurs proches. Mais ils soulignent leur paupérisation grandissante : 10 % des 16 millions de retraités ont un niveau de vie inférieur au seuil de pauvreté et le niveau de vie de tous les retraités a fortement baissé suite à l’augmentation importante des dépenses contraintes (énergie, alimentation, assurances...). Ils réclament des mesures urgentes pour les pensions dont le minimum doit être au niveau du SMIC  ; la création d’un droit à prestation universelle de compensation de la perte d’autonomie prise en charge par la solidarité nationale, dans le cadre de la Sécurité Sociale, avec un financement de l’APA revalorisé ; l’accès aux soins pour tous, mis à mal par la hausse des cotisations des complémentaires santé, des forfaits, dépassements d’honoraires et franchises médicales.

Nous sommes les bâtisseurs d’un avenir plus humain ! Depuis des décennies les dirigeants de ce pays, les dirigeants des entreprises nous promènent avec leur cure d’amaigrissement des charges sociales (part du salaire socialisée) comme remède aux différentes crises qui secouent impitoyablement nos sociétés. De la fin du tunnel de Raymond Barre, à la politique de rigueur de Jacques Delors, en passant par les différents plans d’austérité qui se succèdent régulièrement, ils n’en finissent pas de faire pression sur les budgets sociaux, les budgets publics et ceux des familles. Avec toujours le même résultat : baisse des revenus des familles, augmentation du chômage, de la pauvreté et des inégalités, diminution des services rendus par les collectivités et les services publics, augmentation de la démarche assurantielle au détriment de la solidarité nationale, dégradation de la justice sociale et fiscale… Or la plupart des pays européens qui ont engagé des politiques d’austérité dans la période récente sont maintenant en récession*. N’est-il pas temps d’arrêter de céder aux sirènes des marchés financiers et du Medef ? N’est-il pas temps de réorienter la construction européenne sur de nouveaux critères de coopération et de développement ? N’est-il pas temps d’organiser au plan mondial de nouvelles solidarités qui apportent des réponses durables aux enjeux majeurs des peuples et de notre planète ? N’est-il pas temps de refonder le contrat social et de construire une nouvelle République basée sur les biens communs et les services publics mettant à bas les recettes archaïques de la concurrence libre et non faussée, de la maximisation du taux de profit au détriment de la création de richesses ? N’est-il pas temps de favoriser partout du bas en haut, du local au mondial, à tous les niveaux d’interventions individuelles et collectives, des expérimentations de réponses alternatives de justice sociale et de partage, de biens communs et de services publics, d’émancipation individuelle dans un cadre collectif refondé ? En un mot n’est-il pas temps pour les révolutionnaires du 21ème siècle que nous souhaitons être, sans attendre un grand soir hypothétique, de prendre toutes les initiatives nécessaires pour aider nos sociétés, par l’action des citoyens et des peuples, à accoucher de cette nouvelle civilisation qui est en gestation, qui frappe à la porte, et que nous appelons la visée communiste ? * « La richesse des plus riches ne vient pas de leur contribution à la société, mais de la rente qu’ils prélèvent sur les classes les plus pauvres.  » Joseph Stiglitz, Prix Nobel d’économie en 2001. Journal l’Humanité, 12/09/2012.

Dominique Belougne Membre du comité exécutif du PCF 33

Les Nouvelles 11 octobre 2012 • 3


de l a ba rue taà i l l ’eassemb d é mo clra é et i: qpour ue c on l ’ emp t re llo’ aus i e tt lé es r i tserv é à TSCG

L’Assemblée nationale ratifie l’austérité Pour les parlementaires PCF- Front de gauche, qui ont voté contre avec 70 autres députés, « seuls les marchés financiers peuvent se réjouir » Le gouvernement est parvenu à faire voter le traité européen à l'Assemblée nationale, sans l'aide des voix de droite, par 477 voix pour, 70 contre et 21 abstentions, tandis que 9 députés n'ont pas pris part au vote. 282 députés de gauche ont voté pour, soit 8 voix de plus que le seuil de la majorité absolue de 274 voix. Au sein du groupe des socialistes et apparentés, 264 ont voté pour, 20 contre et 9 se sont abstenus. Les parlementaires socialistes qui avaient proclamé depuis des semaines leur volonté de voter non, ont ainsi tenu bon, ainsi que les 3 députés chevènementistes. Sur les 17 députés écologistes, 12 ont voté contre le traité, 3 pour et 2 se sont abstenus. Les 12 radicaux de gauche ont voté pour, 4 quatre autres membres divers gauche de leur groupe se sont répartis entre vote pour et abstention. Tous les députés du Front de gauche ont été hostiles à ce traité « d'austérité perpétuelle », sauf 2 de leurs alliés ultramarins, Bruno Nestor Azérot (Martinique), qui a voté pour, et Gabriel Serbille (Guyane) s'abstenant.

Même chez les centristes, pourtant très pro-européens, l'un d'entre eux, François-Xavier Villain, a voté contre et un autre s'est abstenu. A l'UMP, 167 députés UMP ont voté pour le traité, 17 contre et 6 se sont abstenus. La proportion de députés hostiles au traité est ainsi comparable dans chacun des deux principaux partis de l'Assemblée. 7 députés non inscrits ont voté contre, dont les 2 du Front national et le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan. En Aquitaine Trois députés PS ont voté contre : Henri Emmanuelli (Landes), Nathalie Chabanne (PyrénéesAtlantiques) et Marie-Line Reynaud (Charente). Deux députés écologistes également, Noël Mamère (Gironde) et Brigitte Allain (Dordogne). Satisfaction… partagée ? François Hollande a aussitôt souligné avec satisfaction « que la gauche s'est réunie pour voter ce traité et qu'elle n'aurait pas eu besoin des voix de la droite pour le faire adopter  ». Mais, a-t-il ajouté, «  il est bon et bien que la droite, l'opposition, une large partie d'entre elle, ait également voté ce traité ». Pour lui, « cette majorité ample donnera à la France une capacité supplémentaire de faire entendre sa voix, c'est-à-dire nous permettra d'avancer sur la réorientation de l'Europe que j'ai engagée depuis mon élection ». Autre satisfait  : le Medef qui a salué le vote « indispensable » de l'Assemblée nationale «  pour l'avenir de l'euro et la stabilité de l'Europe », en profitant aussi pour juger que « la seule voie possible contre les déficits est celle des

Présidentielle au Vénézuéla

Belle victoire de Chavez Avec une participation historique, le peuple vénézuélien s'est mobilisé massivement pour affirmer son choix d'aller plus loin sur la voie de la transformation sociale et démocratique, construisant son avenir d’indépendance et de progrès. Le PCF se réjuit et salue cette très belle victoire d’Hugo Chavez, réélu président avec presque 8 millions de voix. C’est un acte politique fort, face aux campagnes de dénigrement menées par la droite vénézuélienne qui a reçu tout le soutien politique et matériel des adeptes du néolibéralisme étasunien et européen. Une nouvelle étape pleine d'espoirs s'ouvre pour le peuple vénézuélien. 4 • Les Nouvelles 11 octobre 2012

réformes et de la réduction des dépenses publiques ». Jean-François Copé, candidat à la présidence de l'UMP, a lui ironisé sur «  l'hypocrisie  » de François Hollande vis-à-vis du traité budgétaire européen, ratifié à l'Assemblée, en estimant que «  seuls les nonistes de gauche  » étaient «  cohérents  » avec les engagements de campagne du chef de l'Etat. Réorienter l’Europe Par la voix d’André Chassaigne, les députés Front de gauche ont rappelé que « en dépit des engagements du candidat François Hollande, le traité n’a en rien été renégocié (…) Ce traité ne donnera pas plus de force à la France pour réorienter l’Europe, il conduira, au contraire notre pays, comme les autres Etats de l’UE, vers l’abîme de la récession. » (…) «  Seuls les marchés financiers peuvent se réjouir d’une telle ratification annonciatrice de nouvelles baisses du pouvoir d’achat, de chômage massif, de réductions drastiques des dépenses publiques utiles au développement économique et social ».

qui, tôt ou tard, aura un prix politique. » En s’opposant à cette ratification, les 17 députés PS qui n’ont pas oublié cette promesse, ont fait le bon choix, celui du respect de la parole donnée. L’abstention de 14 députés de gauche souligne aussi un grand malaise car la vérité est têtue : l’austérité est en échec partout en Europe avec une flambée du chômage, une destruction massive des emplois, une aggravation des conditions de vie, une saignée des peuples pour satisfaire les marchés financiers, comme le dénoncent et le combattent les milliers de manifestants à Bordeaux et dans toute la France le 9 octobre, et les millions en Grèce, en Espagne, au Portugal…

C’est le m ême jour que le rapport du FMI « pointe un ralentissement mondial et met en garde contre le « trop de rigueur » ! A l’heure de boucler cette édition, la bataille se poursuit au Sénat où Pierre Laurent doit présenter des perspectives européennes pour sortir d’une crise qui vire à la récession : « Alors que l’on nous parle de plus en plus de «choc», «choc budgétaire», «choc de compétitivité», dans un climat où les tensions réapparaissent dangereusement, le seul «choc» attendu est celui d’une rupture avec une orientation injuste et inefficace. » Le collectif unitaire contre le pacte budgétaire appellait à un rassemblement le 10 octobre devant le Sénat où les sénateurs et sénatrices du Front de gauche ont pris la parole.

Jean-Luc Mélenchon, coprésident du Parti de gauche, a relevé qu’« une alternative de gauche s’est manifestée avec le vote commun de députés socialistes, verts et Front de Gauche contre le traité. Là est l’avenir de la gauche ». Le déni démocratique aura un prix politique Pour le PCF, cette rentrée parlementaire est « bien peu glorieuse pour l’exécutif, embarqué dans une ratification sans débat, privant nos concitoyens d’une juste information leur permettant de se forger leur propre opinion, sans la moindre prise en considération des propositions des forces progressistes, politiques, syndicales et associatives, mobilisées contre l’austérité  » a commenté Pierre Laurent, secrétaire national. «  Triste spectacle à l’Assemblée contre la démocratie et contre l’idée européenne : avoir été élus sur la base du « changement, c’est maintenant ! », pour se retrouver, cinq mois plus tard, au côté de la droite sur un sujet aussi essentiel et structurant, constitue une faute

Qui a voté quoi ? www.assemblee-nationale.fr/14/scrutins/jo0030.asp


serv à perp i c es épub t u i tléi c , spour … c on l ’ teurope re l ’ aus des t é rci toop é à éperp ra t i ons étuité Collectivités territoriales

L’inquiétude des élus « Redressement des comptes publics », « redressement productif » et « effort des collectivités locales », ont été au centre de l’intervention de F. Hollande aux Etats généraux de la Démocratie territoriale Pour l’ANECR, « l’intervention du Président de la République ne va pas dissiper les inquiétudes exprimées par les élus, tant au travers du questionnaire que lors des assemblées qui se sont tenues dans les départements et dans les ateliers qui se sont réunis au Sénat ». «  Cette intervention enferme d’emblée le processus de réforme dans ce qu’il appelle le redressement des comptes publics et le redressement productif, insistant sur le fait que les collectivités locales représentent 20% de la dépense publique et qu’elles doivent participer à l’effort, l’œil rivé sur les exigences de l’Union Européenne et du traité budgétaire. Pourtant les propos valorisants de François Hollande à l’endroit des collectivités locales, de leur rôle dans le pays pour répondre tant aux besoins des populations que de l’économie et de l’emploi, devraient déboucher sur une plus grande audace et sur une réforme ambitieuse donnant plus de souffle à la démocratie territoriale, au développement des services publics pour faciliter le vivre ensemble et la cohésion sociale. Dans ces conditions, les propositions qui prônent une large concertation notamment au travers du «  Haut Conseil des collectivités locales » risquent d’être une coquille vide. Rétablir la confiance exige des mesures concrètes qui garantissent la libre administration des collectivités locales au service des citoyens et des habitants. Enfin, la définition stricte de blocs de compétence à chaque niveau et la confirmation d’un nouveau statut de métropole bénéficiant de transfert de compétence des autres collectivités réduiront à peau de chagrin le rôle et la place des communes et des départements. Quant aux régions, elles se verraient attribuer tout ce qui concerne l’emploi et la formation dans des conditions qui restent à éclaircir. Si l’annonce d’un statut de l’élu, la fin du cumul des mandats et la parité vont dans le sens d’une plus grande fidélité de la représentation, les propositions du Président de la République sur le mode de scrutin des conseillers généraux restent dans le flou le plus complet. Après la déclaration du Président de la République, il est de première importance de poursuivre la mobilisation des élus et des citoyens pour agir dans les débats parlementaires et porter les propositions donnant aux collectivités locales, les moyens démocratiques et financiers de contribuer à une croissance utile et durable, et pour sortir le pays de la crise. » Jean-Jacques Paris Secrétaire général de l’ANECR Le 9 octobre, avec les organisations syndicales girondines, des délégations de toute l’Aquitaine (Poitou-Charentes, Limousin Pays Basque.) sont venues manifester à Bordeaux pour l’emploi, les services publics et la réindustrialisation. Corinne Versigny, secrétaire générale de l’UDCGT Gironde, citait entre autres les Ford, l'AIA de Gascogne « attaqués par les banques qui exigent la vente de la branche la plus rentable », la Saft ou encore la société Lagarde dont «  les salariés sont abandonnés par l'État et le Conseil régional  », les Fonderies du Poitou, de l’Energie, des Ports et docks, de Pôle emploi… et beaucoup d’agents territoriaux et de la Santé ainsi que des acteurs du CAC 33, collectif pour un audit citoyen de la dette… La manifestation s’est conclue avec un concert sur le parvis de l’Hôtel de Région, tandis qu’une délégation y était reçue.

Beaucoup de militants communistes dans la manifestation, qui y ont distribué un tract avec les propositions du PCF, sa position sur le TSCG et appelant à la création partout de collectifs contre l’austérité porteurs de propositions alternatives.

Droit à l’énergie

Echec du coup de force parlementaire !

L’Assemblée nationale adoptait, le 4 octobre, un texte de loi sensé « préparer la transition vers un système énergétique sobre », mesures auxquelles se sont opposés les député-e-s Front de gauche « Pas plus qu’il n’envisage de limiter la progression constante des tarifs du gaz, de l’électricité et de l’eau, ce texte ne prévoit de mettre à contribution les opérateurs publics ou privés pour assurer à nos concitoyennes et concitoyens, le droit fondamental à l’énergie. Ces coûts de plus en plus lourds devraient ainsi être supportés exclusivement par les usagers. Le système de bonus-malus sur les factures d’énergie, conduirait à pénaliser en premier lieu, les foyers plus modestes, habitant le plus souvent dans des logements mal isolés, véritables passoires énergétiques. Quant à l’élargissement du nombre des bénéficiaires des tarifs sociaux, mis en avant par le gouvernement, il serait, là encore, supporté exclusivement par les usagers, dans des conditions demeurant, d’ailleurs, particulièrement floues. » André Chassaigne, président du groupe GDR, a déclaré que « le droit à l’énergie pour toutes et tous comme la nécessaire transition écologique, méritent mieux que des coups de force parlementaires. Ils appellent au contraire l’ouverture, au plus vite, d’un véritable débat démocratique ». Depuis, cette proposition de loi PS sur les tarifs progressifs de l’énergie, qui devait être discutée à partir du 17 octobre par le Sénat, a été retirée de son ordre du jour, face au refus des sénateurs Front de gauche de voter le texte en l’état. Les Nouvelles 11 octobre 2012 • 5


A

Contrairement à l'année passée, l'entrée se fera comme habituellement par l'entrée principale du Camp de Souge.

Angoulème Paris 0 A1

7 0 e ann i versa i re des fus i l l ades de souge

Contrairement à l'année passée, l'entrée se fera comme habituellement par l'entrée principale du Camp de Souge.

Angoulème Paris

N A T I O N Les barbares voulaient les I tuer, ilsV lesI ontT rendus immortels I

N

V

I

T

A

T

I

O

N

Dimanche 21 octobre

68ème cérémonie d’hommage aux fusillés de Souge 1942-2012

Les barbares voulaient les tuer, ils les ont rendu Les barbares immortels voulaient les l’un tuer,des fonGeorges Durou, ils les rendu dateurs duont Comité des Fusillés immortels de Souge, témoignait il y a 10

au Camp de Souge, à Martignas*, à partir de 14h45

Les Familles des Fusillés, ans, en 2002, Le Comité du Souvenir des Fusillés de Souge ème lors de l’inaugu68 cérémonie aux allemand Ainsi lorsqu’un officier ration de la stèle aux fusillés ded'hommage dont Mme Germaine Bonnafon (FNDIRP), Mme Michèle fut abattu le 21 octobre 1941 sur Vignacq, M. Jean-René Mellier (ANFFMRFA), Mme Caroline 1940-41 : à Bordeaux et que ème «  Les Allemands entrent àd'hommage Bor- les boulevards Daigueperse Vaultier (LICRA Bordeaux & Gironde), M. Alain 68 cérémonie aux Lagardère (ANCAC), M.  Jacques Loiseau (ANACR), M. deaux le 26 juin 1940. Pétain et les autorités allemandes décidèrent Hugues Dominguez (ARAC), Mme Corinne Versigny (CGT), son gouvemement ne quitteront de fusiller 50 otages, ils avaient sous la main, grâce à la diligence M. Sébastien Laborde (PCF), Mme Graziella Dangui (FSU), Bordeaux pour Vichy que le 30. de la police française, au camp de M.  Eric Aouizerate (Consistoire Israélite de la Gironde), M. Ces trois jours furent mis à profit Mérignac et au Fort du Hâ, des Georges Durou (Président du Comité du Souvenir des Fusillés pour organiser la collaboration des résistants à leur disposition. (...) » de Souge). autorités allemandes et françaises, en présence des autorités civiles, militaires et religieuses civiles, militaires et policières, pour Corinne Versigny, secrétaire sous la présidence de Monsieur le Général d’armes délégué museler l’expression du peuple générale de l’UD-CGT, lors de de la place de Bordeaux l’hommage rendu à la Bourse français et sa résistance. du Travail le 21 septembre derinvitent au 70ème anniversaire des fusillades de 1942 La propagande du parti com- nier aux syndicalistes fusillés à 14h45. Accueil des familles à l’entrée du Mémorial. muniste contre l’occupation alle- Souge, précisait : « Chaque année 15h00. 70 ème anniversaire des fusillades de 1942 mande se manifeste, dès juillet nous sommes amenés à [nous]                  Cheminement parmi les stèles (fleurissement 1940. Le commissaire spécial souvenir que nous devons nos Poinsot (qui sera fusillé à la Libé- libertés d’aujourd’hui aux femmes par les familles), accompagnement musical. ration) informe le préfet le 3 août et aux hommes qui ont relevé la 15h10. Cérémonie des couleurs et allocutions 40 qu’il était «  en mesure éven- tête pour sortir de la nuit au péril 15h35. Appel aux morts. Dépôt des gerbes. Hommage tuellement de fournir des rensei- de leurs vies. » (…) « Pour que les aux drapeaux. gnements utiles sur les principaux jeunes générations sachent que la 16h15. Salut - Remerciement aux porte drapeau. militants ». barbarie n’est pas si loin de nous et 16h45. Dépôt de gerbes au monument aux morts de Le préfet s’empresse de donner n’est pas le fruit du hasard, ni une Martignas. cette information aux allemands 17h00. Dépôt de gerbes au monument aux morts Corps- et précise le 11 octobre 40 : « … Contrairement à l'année passée, l'entrée se franc Pomiès.

question de circonstance, mais que l’existence et le mécanisme de cette barbarie terrible tiennent des fondements même du capitalisme, du pouvoir de l’argent ! » (…) «  Ce n’est pas par erreur que le gouvernement français et le patronat ont collaboré [avec les nazis] mais par conviction, par idéologie. Rappelez-vous ce que déclarait la bourgeoisie «  plutôt Hitler que le communisme, que le Front populaire  ». (…) L'écrivain Romain Rolland, humaniste continuellement à la recherche de la paix écrivait « même sans espoir la lutte est encore un espoir » (…) «  Alors nous devons être dignes d'eux dans nos actes de résistance et notre ambition de transformation sociale pour construire une société au service de l'Homme… »

68 ème cérémonie d'hommage aux Les barbares voulaient les tuer, ils les ont rendu immortels

N

V

I

T

A

0

A1 D6

70

D 1

N2

15

Sortie N° 10

Camp militaire de Souge Martignassur-Jalle

N 89

D 213

Bordeaux

D9

36

Périgueux Libourne

D 106

50

N2

3

A6

N

10

2

Bayonne

D1

0

A6

T

I

O

N

Chaises et abris prévus.  der à des arrestations... dans mon Accès habituel par l’entrée principale du camp de Souge. L’invitation (disponible à la Fédération du PCF 33, à la Bourse département». «… Mon intention du Travail auprès du Comité du Souvenir des fusillés de Souge), et d’ailleurs de créer des centres de surveillés dansau le départeUn séjour bus est organisé départ de peut être demandée à l’entrée. ment àl'église l’usage de desBègles. français et des * Sortie rocade n° 10 étrangers dangereux pour la sécuPour tous renseignements : Mme VIGNACQ rité publique et non susceptibles d’’amendement ». Tél : 06 15 30 75 39 BUS aller/retour Le 22 novembre 1940, 150 per13h00. Eglise de Bègles quisitions et 148 arrestations de 13h20. Mairie de Bègles communistes, eurent lieu, puis Comité du Souvenir des Fusillés de Souge 13h25. Poste de Bègles (rond-point Martyrs de la Résistance) 30 nouvelles, le 14 décembre. Bourse du Travail 44 cours Aristide Briand 13h30. Barrière de Bègles Enfermés au camp de Mérignac, 33000 Bordeaux 20 considérés comme les plus fusilles.souge@sfr.fr 13h35. Barrière de Toulouse dangereux furent sélectionnés par 13h45. Bourse du Travail (cours Aristide-Briand Bordeaux) > Sur le lieu : chaises et abris prévus. le Préfet et regroupés dans une 13h55. Barrière St Augustin > Cette invitation peut être demandée à l'entrée baraque surprotégée « la baraque du camp militaire. 14h00. Barrière Judaïque des otages ». Trajet jusqu’au camp de Souge à Martignas

I

Angoulème Paris

fera Jecomme habituellement par l'entrée vous serais reconnaissant de principale Camp de Souge. vouloir bien du rn’autoriser à procé-

N 113

Agen Toulouse

17h30 à 18h00. Retour même itinéraire

Samedi 13 octobre

Hommage aux 96 martyrs de l’aéronautique 39-45

Monument de la SNCASO à la Sogerma Mérignac à partir de 16h45 suivi d’un vin d’honneur à 18h30 6 • Les Nouvelles 11 octobre 2012

Commémoration Stèle des époux Reyraud

ARAC Pessac Une rue Robert Vayssette

Dimanche 21 octobre, 11 h, Saige Formanoir Le président et les membres de l’ARAC, en mémoire des époux Reyraud, invitent à la cérémonie à la stèle, sise à Saige-Formanoir, qui sera décorée de deux rosiers «Résurrection» créé à l’occasion du 30e anniversaire de la libération du camp de Ravensbrück, en hommage à la Résistance et à la déportation. La cérémonie sera clôturée par un vin d’honneur offert par la municipalité.

Le conseil municipal de Pessac du 4 octobre, suite à la sollicitation de l’ARAC Pessac, a adopté à l’unanimité de nommer une rue, nouvellement créée dans le quartier Sardine de la commune, du nom de Robert-Vayssettes, disparu le 10 novembre 2011. La même démarche a été faite auprès du Maire de Bordeaux.


3 6 e c ongr è s du P C F

Contributions

d é ba t Ecole

Les 7, 8 et 9 février 2013, le congrès du PCF finalisera quatre mois de réflexion des communistes sur leur parti « Les Nouvelles » ouvre une page aux contributions individuelles et collectives Parution des contributions : 2 500 signes maximum, espaces compris (la «suite» pouvant être consultée sur le site du PCF)

Vincent Taconet Section de Bordeaux 1. Planification écologique et « savoir d'achat » Les communistes ont souvent été et sont encore accusés d'être productivistes. Nous nous battons pour l'augmentation des salaires et pour le développement, mais aussi contre le capitalisme, dont le seul moteur est le profit. Il est destructeur des relations humaines, des moyens, mais aussi des ressources énergétiques. Le profit est devenu le moteur... d'énormes gaspillages. Prononçons-nous de la manière la plus ferme, propositions à l'appui, pour une technologie au service des besoins humains. Non aux machines ou aux produits dont l'obsolescence, la destruction polluante, sont programmés à court terme. Le capitalisme a intérêt à une consommation effrénée. Les citoyens ont intérêt à une consom-

mation utile, ce qui n'exclut ni le plaisir ni la responsabilité. Il y a quelques années, à la fête de l'Huma, le philosophe Bernard Stiegler (qui ne croit pas quant à lui au dépassement du capitalisme...) proposait de remplacer la notion non discutée de pouvoir d'achat par celle, novatrice, de « savoir d'achat  ». Donner les moyens, aux exploités que nous sommes, d'une consommation raisonnée et responsable, voici qui nous unit à celles et ceux qui subissent la crise, mais aussi (souvent les mêmes) qui se scandalisent du gaspillage et de la pollution sous toutes ses formes. Ainsi, les communistes seront crédibles et fidèles à leurs convictions : déjà au début des années 70, Roger Garaudy (alors dirigeant communiste) avait fermement dénoncé ces ampoules vouées à griller alors que les progrès techniques pouvaient les faire durer beaucoup plus longtemps...

2. Cumul, contrôle, ou exercice des mandats Les communistes sont attachés à juste titre aux fonctions électives et à leurs élus, si utiles à la population. Ils soulignent depuis des années, à quel point la démocratie bourgeoise ignore dans les sphères du pouvoir politique, les femmes, les ouvriers, les « citoyens issus de la diversité », les jeunes... Force est de constater, pourtant, que les élus communistes ne modifient pas fondamentalement la composition sociale des instances élues. Or la tradition révolutionnaire dit non au cumul ou à la pérennisation des mandats, mais oui à leur contrôle et même à leur révocabilité. Il nous faut actualiser ces exigences, leur donner force de loi.

Pour lutter contre les archaïsmes de la démocratie représentative et favoriser la représentation citoyenne, une solution simple et radicale s'impose. Chaque élu ne pourrait exercer un même type de mandat électif que pour une seule période (exemple : un mandat de député pour une législature). Tout élu, après son exercice, peut postuler pour un autre type de mandat : l'expérience y gagnerait. Les élus seraient beaucoup plus nombreux et pourraient être plus représentatifs de la diversité de la population. Décréter cette obligation ( mandat pour une période) à un temps «T» pour toutes les élections et pour tous les partis donne un point de

départ égal pour tous et évite les obstacles considérables à un renouvellement complet des élus, sans laisser la place au hasard (désignation par tirage au sort par exemple). Chacun a bien conscience du danger de la professionnalisation des élus, de la formation de fait, dans le système actuel, d'une « classe politique ». Tout ancien élu pourrait être sollicité comme formateur, pour initier un nouvel élu. Tout élu, à l'issue de son mandat, aurait droit à retrouver son travail ou au moins un travail égal en salaire et en statut ; il s'agit en clair de transposer dans la vie politique une loi emploi/sécurité/formation tout au long de la vie.

3. Droit de vote des étrangers non communautaires : une urgence nécessaire. Nous avons à choisir entre la division ou la République. Depuis au moins 31 ans la question du droit de vote des étrangers est avancée dans les programmes de la gauche. Depuis 31 ans l'argument, à double face, est que cette disposition diviserait la population et que le temps n'est pas venu... Donner le droit de vote à ceux qui vivent en France, qui paient des impôts et des cotisations, qui ont des enfants, qui travaillent, que nous côtoyons, relève du bon sens, mais aussi d'une nécessité. Ils doivent être reconnus dans leur citoyenneté, au même titre que les citoyens européens, dans

la tradition républicaine et révolutionnaire. Il est urgent que les communistes s'emparent de cette question et la fassent avancer avec toutes celles et ceux qui le souhaitent. Il en va de notre lutte pour un avenir meilleur, contre les xénophobes, les communautaristes, les racistes, et le grand capital qui divise. Comme le dit Eliane Assassi(PCF)* à la

fin de son entretien à l'Huma des 5/6/7 octobre 2012 : « Encore un point auquel je suis très attachée et sur lequel je suis aujourd'hui très inquiète : le droit de vote des étrangers. Poussons le débat d'idées, nous avons toutes les chances de le gagner ! » On ne saurait mieux conclure.

A envoyer Par courrier : PCF - « 36e Congrès »

15, rue Furtado - 33800 Bordeaux

Par internet :

gironde.pcf@gmail.com et http://congres.pcf.fr

A lire sur le site du PCF 33 gironde.pcf.fr

rubrique «36e congrès» A nous de donner un contenu de classe à cette notion de « savoir d'achat », à celle de gaspillage. Elles en ont un urgent besoin. Nous avons deux immenses chantiers  : celui d'un développement durable à visée anticapitaliste  ; celui, parallèle puis convergent, pour l'augmentation des salaires et une éducation civique au « savoir d'achat  », par le débat. Qui est mieux placé que les communistes pour cette mise en oeuvre de « L'Humain d'abord » ?

*Eliane Assassi est la nouvelle présidente du groupe CRC au Sénat.

Les « Pinçon-Charlot » à Bordeaux Mercredi 24 octobre, à l’Université Bx III, 15h30 à 17h30

à l'initiative de l'UEC 33

à la Fédération du PCF, 18h à 20h pour une discussion autour de leur dernier ouvrage

Atelier législatif 20 personnes ont participé à cette initiative du Front de Gauche à St-Pierre d’Aurillac, samedi 6 octobre avec Emmanuel Fargeaut (PCF) et Francis Daspe (PG) Un tel débat sur l’Ecole tenu dans le cadre des ateliers législatif du Front de gauche ne pouvait mieux tomber ! La veille, vendredi 5, le ministre Vincent Peillon recevait le premier rapport du Comité de pilotage pour la Refondation de l’Ecole, un chantier lancé dès le mois de juillet par l’exécutif. Ce court rapport est le fruit d’un travail concerté entre 800 personnalités de l’Education et de la Culture, des associations, des parents d’élèves, voire des médias. Il s’est pourtant construit en plein été, hors son périmètre réel : ni sur le terrain (des classes) et ni auprès des enseignants et acteurs de l’Ecole au quotidien. (…) Ce rapport n’omet pas le bilan catastrophique de ces dernières années, marqué par la disparition de 80 000 postes, et rappelle la perte de vitesse d’une Ecole  en «  décrochage croissant… avec une société en pleine mutation », où le nombre d’élèves sortant du système scolaire sans diplôme, où celui des enfants quittant le primaire sans maîtriser l’écrit et la lecture, sont inquiétants. Faut-il rappeler que le budget de l’Education nationale a perdu plus d’un point de PIB ( 7,5 à 6.5 % en 10 ans de chiraco-sarkozysme) soit 20 milliards perdus ? On a donc fait des économies partout, même sur la scolarisation des 2-3 ans, laissée à la garde -payante- des jardins d’éveil nés du décret Morano en 2010. Le débat à St Pierre n’a pas manqué de dénoncer cette politique budgétaire et de rappeler que l’adoption à la hussarde du TSCG, de son austérité gravée dans le marbre, ne risquera pas d’arranger les choses. D’ailleurs les 60 000 postes qui devraient être (re)créés au cours du quinquennat le seront au dépens d’autres services publics. Et on ne fera pas mieux qu’alors, si la formation des « profs », si la précarité des salariés de l’éducation ne sont pas reconsidérées ! Néanmoins, ce redéploiement se ferait sur les classes charnières du primaire avec plus d’intervenants, plus d’enseignants du CM1 à la… 5ème, dans des approches de nouvelles pédagogies (qui datent déjà) et des logiques « d’apprendre à apprendre » (en autonomie). Par ailleurs, ce qui a préoccupé les intervenants, fut surtout le point saillant du rapport, les rythmes scolaires, dans le primaire surtout, avec le retour des 4 jours et demi et des 5 heures

maximum par jour… Ce qui, pour aller jusqu’à 17 h le soir sera comblé par des activités sportives ou culturelles. Autant d’enseignements déjà à l’œuvre, ont rappelé les enseignants présents. Les collectivités, les communes, s’inquiètent des nouvelles charges liées à cet allongement dont deux semaines de classes rajoutées, sans résister au lobby du tourisme qui a besoin de vacances étalées pour mieux gérer ses affaires. Quelle place sera faite aux associations d’éducation périscolaire, souvent encadrées, supportées par les mairies ? La question est revenue plusieurs fois. Enfin, il faut retenir que ce débat /atelier ne se tenait pas sur ce seul constat critique d’un rapport tout frais et en passe de devenir une loi organique dès novembre. Le Front de gauche, le réseau Ecole du PCF, la commission Education du PG, ont mené la campagne présidentielle et législative 2012 sur ces thèmes d’une Ecole de l’Egalité, pour tous, de 3 à 18 ans, pour ceux qui n’ont que l’Ecole pour apprendre. Considérant que tout enfant peut être éduqué, qu’il faut y mettre les moyens et l’intelligence, l’exigence nécessaire pour la réussite scolaire de tous. Ce qui ne se dessine pas dans le rapport, notamment avec l’autonomie des établissements peu remise en cause, qui induit une concurrence entre bahuts renforcée depuis 5 ans par la fin de la carte scolaire. Ni avec le maintien du socle commun de compétences, véritable « minimum technico-éducatif  » bien utile pour assurer une orientation précoce vers des filières professionnelles non revalorisées. Un «  socle  » qui pénalise les élèves de familles qui ne peuvent pas inscrire leurs enfants dans des cours et activités payants des mercredis et samedis. Pour trouver vraiment la voie de la démocratisation de l’Ecole, retrouver un vrai service public de l’enseignement face à la marchandisation et privatisation croissantes de l’Ecole (confessionnelle comprise), nous avons insisté sur ces points afin qu’ils apparaissent dans nos cahiers de « doléances » législatives à remettre à notre députée de la 12e circonscription M. Faure, ancienne institutrice et membre de ce Comité pour la Refondation de l’Ecole. Ce débat en appelle d’autres, partout où le PCF, le Front de gauche seront en capacité de le porter. E. Fargeaut

Les Nouvelles 11 octobre 2012 • 7


On y vante la vue imprenable sur les Bassins, on annonce une marina, on spécule sur la notion d’écoquartier… Et comme dans la plupart des villes en renouvellement urbain, du logement de standing, des bureaux et… de la communication !

BASSINS : c uÀlFLOT t ures e t so l i dar i t é s

“Quartier libre” 3 jours en octobre pour les promoteurs Vie & Travail à Bacalan Pour les promoteurs, il s’agit de vendre. Malgré le bourrage de crâne du « tous propriétaires » et les facilités fiscales de la loi Scellier, cela ne va pas de soi en période de crise.

Pour la mairie, il s’agit de promouvoir

L

a zone des Bassins à flots (150 hectares plus 13 hectares de plan d’eau) permet à Bordeaux de se développer vers le nord. Un nouveau quartier va voir le jour. Grâce à l’intervention citoyenne, le projet Grumbach a été rejeté et celui de N. Michelin est déjà plus diversifié (logements, commerces, entreprises). A Bordeaux, le fleuve et les Bassins à flot sont considérés uniquement comme des atouts touristiques alors que commerce, transports industries pourraient développer. En 2011, le port de Vincent annéeetses partenariats pours’ytrois cipation notamment maritime de Bordeaux présentait pour le bassin n°1 un projet de jours de culture, d’histoire, de Maurin, conseiller municipal et refit de yachts de grande envergure capable de générer entre 500 découverte communautaire communiste. et 600 emploiset end’échanges. 50 corps de métiers répartis sur plusieurs sites rive gauche et rive droite. Le 11 octobre, après un concert Le 12 octobre, les grands de Ce projet n’enthousiasme ni N. Michelin ni les promoteurs immobiliers, ni le maire ; classiquesur enles début maternelle vontindustries au spectacle de pourtant, voiesd’après-midi d’eau et sur les quais, entreprises, propres, paraussi les élèves du conservatoire la Cie Esclandre, puis à 17h30, et navigation fluviale seraientde beaucoup plus vivants et génèreraient des emplois plus gratifiants qu’un ensemble et d’hôtels. l’école Labarde, un débat au Bar delemusées concours d’affiches des écoles Dans le bassin n°2, le port de plaisance et d’hivernage va être modernisé, avec de la Marine, sur les emplois, bacalanaises « Un coin de nature une augmentation du nombre de places. 5 000 logements doivent être construits industries et services publics,car les à Bacalan  s’expose à la salle et la part du social est insuffisante demandes»sont très nombreuses. Des du projet sont encore perfectibles, il faudrait aller plus loin dans poseaspects la question « Quelles résisPierreetTachou. les ambitions en équipements publics.

l’action municipale. Ici, offre elle imprime L’association chaque année ce temps fort de ses engagements avec la une visée urbanistique tranchée : pas d’industrie, peu de logement social, population et des associations, depuis les écoles à la bibliothèque en passant du bureau (Cdiscount), du touristique et commercial (complexe du vin, par le Bar de la Marine jusqu’à la salle Pierre Tachou musée et hôtel balnéo).

Tout cela d’une concertation Dans ceenrobé quartier à forte hisficelée, corsetée entre plusieurs toire d’où montèrent cerclesouvrière, de décideurs, d’initiés et de spectateurs beaucoup de! résistances qui Alors oui, le doute perdurent au travers des engaest permis. Car la gements associatifs, p h i l a n t h rcitoyens, opie n’est pas de mise syndicaux et politiques, à chez ceux qui se partir d’une sont partagé le gâ- autre idée du teau des Bassins. «vivre ensemble» que celle Comme toujours, ce sera l’intervention des promoteurs immobiliers, des citoyens, de leurs associations qui influera sur leVie cours & des choses. l’association Travail à Bacalan, renouvelle chaque

tances à Bacalan ? » avec la parti-

Jeanine Broucas, Présidente de Vie & Travail.

po.

x.

3jours octobre 2O12

Les en

Jeudi 11 oct.

C’est là que la Chorale des Bacalan, rue Achard, lieu pro14 h 30 : Musique classique avec les élèves du Conservatoire pourson le CM1 Labarde). pice à une rencontre, animée par Amis de l’Ormée ouvre « (école 18 h 00 : Débat : emplois, industries, services publics… Vincent Maurin (Vie & Travail) Cabaret» Quelles pour résistances deux soirées, à Bacalan ? (bar de la Marine, rue Achard). et Didier Periz (Édition Pleine vendredi 12 et samedi 13, où Vendredi 12 oct. (Salle Pierre-Tachou) Page). elle offre à 19h l’apéritif d’accueil 30 : Spectacledès pour 19h30 les grandes sections maternelles, puis14 hinterprète les A sept 15 h, rendez-vous rue Paulin, Compagnie Esclandre, “Noyko et les pierres”. «  Nocturnes  »  ded’affiches Mozart, des deaux Bacalan : 17 h 30 : Concours des écoles Vivres de l’Art pour le départ “Un coin de nature à Bacalan”. chants de présente lutte sond’une visite à 8vélo 19 h 00populaires : La Chorale deet l’Ormée cabaret. Entrée €. de Bacalan. La buffet (assiettes gourmandes : 6 €). croisés avecSpectacle, la musique et chants deuxième soirée «Cabaret» des d’artistes qui ont Samedi 13accompagné oct. Unela Amis de l’Ormée s’ouvrira à 19h chorale dans son parcours. salle Pierre Tachou pour une 11 h 00 : Rencontre avec Jean-Claude Laulan (bibliothèque). restauration gourmande à petit 15 h 00 : Visite de Bacalan à vélo (RDV aux Vivres de l’Art, rue Paulin). et culturelle conclusion festive h 00 : La Chorale de l’Ormée présente son cabaret. Entrée 8 €. prix19entrelarde la soirée. de ces Spectacle, buffet (assiettes gourmandes : 6 €).trois journées 2012 de Le 13 octobre à 11h, Jean- parcours citoyen. Je veux être informé des initiatives de Vie&Travail Claude Laulan présente son à Bacalan. Cotisation 10 €. Nom : livre « Chronique d’un résistant Prénom : ordinaire » à la bibliothèque de Adresse : A retourner à Vie&Travail, 173, rue Joseph-Brunet, 33300 Bordeaux

Samedi 13 octobre

21ème Grand Prix cycliste de l’Humanité

L’Huma fait vivre le stadium !

Samedi 20 octobre, à partir de 13h, Stade-Vélodrome de Bordeaux-Lac, organisé par l’Humanité, Les Nouvelles et l’US Villenavaise Cyclisme

Samedi 20 octobre 2012

vélodrome bordeaux - lac

participation des meilleurs sur pistes

champions du monde médaillés olympiques champions de france

* Licencié ou bon de soutien : 8 €

Programme Omnium de vitesse hommes et dames élites - Epreuves de fond hommes élites 1ere et 2 eme catégorie - Epreuves de fond dames seniors et juniors - Epreuves d’encadrement hommes minimes+dames-cadets+dames-seniors 3eme catégorie+juniors+pass cyclisme… Au cours de cette manifestation auront lieu les finales minimes et cadets du challenge aquitaine vitesse. Horaires des compétitions 13h/18h : Epreuves d’encadrement 20h : Soirée de gala, vitesse, épreuves de fond élites hommes dames. Tout le programme sur www.usvc.fr Restauration Repas gastronomique au centre de la piste Buvette/restauration rapide en haut des gradins. Vignettes-bons de soutien à disposition Réservation au 05 56 91 45 06 www.gphumanite.fr

- gratuit pour les moins de 18 ans co-organisé par l'US Villenave Cyclisme et le journal

Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest S.A.S. au capital de 37 000 euros Associés (à parts égales) : L. Chollon, F. Mellier, S. Laborde Directeur de la publication : Frédéric Mellier Abonnement 1 an : 25 euros. Abonnement de soutien : 40 euros Rédaction, composition, impression : S.A.S. Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest 15, rue Furtado - 33800 BORDEAUX Tél. 05 56 91 45 06 - Fax 05 56 92 61 01 - Email : nouvellesbordeaux@yahoo.fr Publicité : Aquitaine Conseil Publicité 6, rue du Prêche 33130 Bègles - Tél. 05 56 49 69 45 Commission paritaire de presse : 0113 C 85932

8 • Les Nouvelles 11 octobre 2012

Octobre 2012 Conception du journal et rédactionnel : Ch. Rayé, J. Broucas, A. Garcia, V. Maurin, J.-J. Crespo. Composition : Ch. Rayé. Ne pas jeter sur la voie publique. Vie&Travail, 173, rue Joseph-Brunet, 33300 Bordeaux. Tél. 05 56 39 11 31.

annonce légalE augmentation de capital EARL ALLARY RCS BORDEAUX 498 038 769 Par acte de Maître BUGEAUD, Notaire à BLANQUEFORT, du 24 octobre 2008, il a été fait apport à titre d’augmentation de capital à l’EARL ALLARY, de deux parcelles sises à PESSAC (Gironde) 27-29 rue Edouard Vaillant et 137 Avenue Jean Jaurès. Lesdits apports ont été évalués à la somme globale de 1.094.790 € suivant évaluation de Monsieur Jean RENAUD, Expert Agricole et Foncier, du 5 mars 2008. Le capital de l’EARL ALLARY a ensuite été augmenté du montant de l’apport pour être porté à la somme de 1.102.412 €. Pour Avis, Le Gérant

Faites des solidarités

L’Apeis fête ses 20 ans au parc de Courréjean Villenave-d’Ornon, à partir de 11 heures, co-organisée par Delaba & Dissi et Afoulki www.fds33.e-monsite.com

Entrée solidaire tarif libre

Des artistes lnp Roots Family, Afro Social Club, Cie Vent d’Ouest, Fifres et percussions, Tribal Bitume (Urban Percusives), Forro da Lua (bal brésilien), Laurent le slameur, Cheik Sow (contes africains), Pascal Albizu et la Cie des Pingouins…

15 Associations APEIS, Delaba & Dissi Afoulki, Palestine 33, Niokobok Ensemble CNL33, Association des Tunisiens de France, Chômeurs Landes emploi solidarité, AC Gironde, Le CRI, AMI 33, Groupe français d’éducation nouvelle, Droit à l’énergie -Stop coupures, , Interpro Bègles, Secours Populaire.

www.fds33.e-monsite.com

Restauration sur place Animations enfants

Nouvelles 1963  

nouvelles gphuma

Read more
Read more
Similar to
Popular now
Just for you