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JAB CH-1000 Lausanne 21 PP / Journal

Juin 2014 | N° 148

Nouvelles de l’appel de février 2013 au Cameroun Jardins pour les familles de la forêt ljim

Découvrez nos comptes 2013 PAGE 2

Regard sur nos comptes 2013

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Editorial La ténacité des stéréotypes Certaines campagnes de recherche de fonds donnent l’image d’une Afrique au bord du gouffre, empêtrée dans la pauvreté. Un misérabilisme ayant pour but principal de faire naître des émotions afin que vous soyez touché et fassiez finalement un don. Cette méthode a certes fait ses preuves financièrement, mais estce vraiment honnête ? Mitraillés par ces messages et ces images, nous avons l’impression que rien ne s’améliore. A cela s’ajoute que la notion « d’Afrique » est une construction totalement imaginaire et qui ne tient pas compte des disparités. C’est un continent comprenant des réalités sociales, sanitaires, climatiques, écologiques et économiques totalement différentes. Il faut donc absolument déconstruire ces représentations obsolètes et faussées. Dans les faits, il y a aussi beaucoup d’initiatives et un développement positif dans les différents pays d’Afrique. Nous devons changer les explications réductrices des problèmes sur ce continent, ainsi que les solutions esquissées, trop souvent simplistes. Pour appréhender cette complexité il faut se baser sur des connaissances fondées, nuancées et respectueuses des réalités et oser aussi évoquer certaines actions de pays occidentaux ayant eu des impacts négatifs. Une introspection serait salutaire au lieu de continuer à foncer tête baissée et d'exploiter les stéréotypes. La recherche de fonds ne devrait donc pas se baser sur l’exploitation de stéréotypes et les médias devraient diffuser des informations équilibrées afin de donner une image cohérente des réalités locales en respectant la dignité humaine. Finalement, l’aide doit être fondée sur des besoins réels et pas seulement sur de bonnes intentions. La phrase type « c‘est pour la bonne cause » ne suffit pas, il faut se décentrer, se mettre à la place des autres et remettre en question ses propres grilles de lecture. Les camps outre-mer, que Nouvelle Planète propose, souhaitent amener les participants à de telles réflexions et le journal que nous vous proposons tente de montrer les initiatives constructives des acteurs locaux sans nier les défis et les difficultés rencontrés. La déconstruction des stéréotypes est en marche… Xavier Mühlethaler

Vous pouvez visionner deux vidéos élaborées par NORAD qui aborde ces thématiques sous : http://www.africafornorway.no/. Rédacteur responsable : Philippe Randin

SENEGAL

Une prise en charge sanitaire précoce permet souvent d’éviter des complications ultérieures ayant parfois des conséquences fâcheuses. Lorsque cette prérogative banale n’est pas assurée, les conséquences peuvent être cauchemardesques. Plongeons dans la réalité sanitaire d’un village rural sénégalais.

Si vous avez un pépin médical en Suisse, vous pouvez agir en vous rendant chez votre médecin de famille, éventuellement dans une permanence médicale ou alors aux urgences. Même le transport peut être facilement organisé. Un problème durant vos vacances, un avion-ambulance peut vous rapatrier. Certes, les coûts d’un tel système sanitaire sont astronomiques.

Les relais de santé seront formés

La réalité sanitaire à laquelle fait face la population locale de la région du village de Ndème Ndiaye au Sénégal semble être celle d’un monde très lointain, voire d’une autre galaxie. Ce ne sont pas les coûts financiers qui y défrayent la chronique, mais le coût humain.

Les réalités sanitaires sénégalaise en chiffres : - 1 informière pour 4'183 habitants (1 infirmière pour 66 habitants en Suisse)

Allo docteur, vous êtes où ? Le village de Ndème Ndiaye se situe dans la communauté rurale de Ndindy, qui correspond en taille à un district suisse. En termes d’infrastructures médicales on n'y trouve qu’un seul poste de santé dans le chef-lieu pour 13'500 habitants. Face à cette situation, le village de Ndème Ndiaye, distant de 17km du chef-lieu, a créé, il y a 10 ans, une case de santé dans un local provisoire inhabité. Cette structure est restée provisoire jusqu’à aujourd’hui ! Vu l’état du local, l’agent communautaire et l’accoucheuse effectuent fréquemment les consultations sous les arbres à proximité. Les dix accouchements mensuels ont lieu dans des conditions précaires. La réalité est d’autant plus préoccupante que les conditions d’évacuation sont difficiles, voire quasi impossibles pendant la saison des pluies. De plus, le poste de santé de Ndindy n’a pas une capacité d’accueil suffisante pour traiter tous les patients. Autrement dit, mieux vaut ne pas avoir de soucis médicaux, car vous encourez des risques importants. Une structure adaptée au contexte local Face à cette situation, il a donc été décidé avec l’équipe médicale de mettre en place

- 1 médecin pour 18'615 habitants (1 médecin pour 283 habitants en Suisse) - 1 sage-femme pour 3'946 femme en âge de reproduction

Une case de santé de ce type sera mise en place

une case de santé équipée pour accueillir les habitants de la région de Ndème Ndiaye afin de traiter sur place 90% des maladies et également de gérer les accouchements sans complications apparentes. La case de santé va aussi acquérir un âne et une charrette adaptée au transport des blessés ou des malades afin de pouvoir en tout temps les évacuer vers le poste de santé de Ndindy. Un paysan, qui réside à proximité de la case de santé, va veiller sur l’âne et la charrette, afin qu’elle soit opérationnelle en toutes circonstances. Le projet prévoit également de former un comité de santé et quatre relais de santé qui officieront comme rapporteurs concernant la situation sanitaire dans les villages de la région. Ceci permettra au staff médical d'être informé régulièrement et d’organiser des campagnes de sensibilisation concernant le paludisme, les maladies diarrhéiques et la poliomyélite, ou encore les grossesses précoces et l’excision des jeunes filles, en synergie avec les écoles de la région.

Minorités ethniques

Sensibiliser contre le tabagisme en pédalant INDE

Pour célébrer les 100 ans de la naissance de Baba Amte,l’équipe de Hemalkasa a laissé libre cours à son imagination en mettant sur pied une campagne de sensibilisation originale. À vos vélos !

Les minorités ethniques qui vivent dans la forêt de Chhattisgarh ont l’habitude de chiquer du tabac dès leur plus jeune âge. En menant des sondages auprès des patients atteints de cancer, essentiellement du larynx, l’équipe de l’hôpital de Hemalkasa s’est rendu compte que la plupart avait commencé à chiquer autour de six ans. Pour cette raison, des campagnes de sensibilisation ont été lancées l’année passée dans de nombreuses écoles villageoises pour rendre les enfants attentifs aux conséquences d’un tel comportement. Pour marquer les 100 ans de la naissance de Baba Amte, l’équipe de Hemalkasa cherchait une activité originale à mener. Suite à un brainstorming, l’idée est venue de faire une sorte de caravane à vélo à travers la forêt. Celle-ci passerait de village en village pour sensibiliser la population à la consommation de tabac, permettant ainsi d’étendre l’action lancée une année auparavant. Aussitôt dit, aussitôt organisé ! Une équipe constituée de 15 personnes s’est lancée à l’aventure en s’enfonçant dans la forêt pour atteindre des villages reculés. La débrouillardise était de mise

Adresse : Nouvelle Planète, Av. Boveresses 24, CP 84 1000 Lausanne 21 Tél. 021 881 23 80 np@nouvelle-planete.ch www.nouvelle-planete.ch

Appel

Aidez-nous à améliorer l’accès aux soins de base dans la région de Ndème Ndiaye !

A vélo dans les villages reculés

Contribuez à améliorer l’accès aux soins primaires Chaque année, au Sénégal, de nombreuses personnes décèdent ou subissent des conséquences irréversibles suite à des maladies évitables ou à des soins prodigués trop tardivement. Aidez-nous à changer la donne dans la région du village de Ndème Ndiaye en nous soutenant la démarche de mise en place d’un système de soins de base performants et efficients. Votre contribution pourrait être de : - CHF 25.– pour aider à mettre en place le dispositif d’évacuation - CHF 50.– pour contribuer à la construction de la case de santé Pour ce faire, il vous suffit d’indiquer Sénégal sur votre bulletin de versement et en cochant Santé. Nous vous remercions d’avance pour votre soutien. Xavier Mühlethaler

Orphelins

L’orphelinat développe l’élevage de poulets OUGANDA

L’orphelinat St-Moses développe des activités génératrices de revenus pour améliorer son fonctionnement et moins dépendre de dons extérieurs. Il a ouvert récemment un nouveau poulailler.

Le projet a fait l’objet d’un appel dans ce journal en septembre dernier. 55 lecteurs ont versé un total de CHF 4'118.– pour ce projet. Nous avons pu compléter cette somme avec des fonds libres pour soutenir l’entier du projet.

Jeu de rôle pour sensibiliser les villageois

pour affronter les pistes accidentées. Le nombre de pneus crevés témoigne de la difficulté de la mission. Les villageois accueillaient les cyclistes avec beaucoup de ferveur et au son des tambours. La sensibilisation débutait ensuite avec une saynète interprétée en langue locale par des élèves de l’école de Hemalkasa pour rendre la population attentive aux conséquences sanitaires, sociales et économiques de la consommation effrénée de tabac. Un court exposé expliquait certains termes utilisés et encourageait les spectateurs, spécialement les jeunes, à ne pas céder à la tentation. Deux à trois villages étaient visités par jour. L’intensité de l’expérience a marqué l’équipe d’animation et on espère surtout que le message a été entendu afin de réduire les cas d’hospitalisation. Il était grand temps de s’attaquer aux racines de ce problème de santé publique et Baba Amte n’aurait certainement pas procédé différemment. Xavier Mühlethaler

Lors d’une visite sur place, Samuel nous fait visiter les lieux. Il est engagé par le centre pour s’occuper des activités d’élevage et d’agriculture. C’est un passionné. On sent qu’il a du plaisir à s’occuper de ces activités et à nous montrer son travail. Le poulailler a été créé dans une ancienne étable réaménagée et agrandie. La nouvelle partie est faite avec une structure légère, ouverte sur les côtés et protégée par un grillage. Le poulailler est en forme de L. Il est divisé en trois parties : l'une est déjà utilisée pour les poussins. Ceuxci seront transférés dans la deuxième partie une fois qu’ils auront grandi, puis dans la troisième. Cela permettra d’élever en même temps des poussins et des poules à différents stades de maturité. Il est encore prévu un enclos extérieur. En février, les 400 premiers poussins ont déjà bien grandis. Samuel s’apprête à en acheter à nouveau des tout jeunes. Jusqu’ici les résultats sont conformes aux attentes. D’ici peu, le centre espère pouvoir utiliser les œufs pour la nourriture des jeunes pensionnaires et vendre le surplus ainsi

Samuel nous présente ses poussins

que la viande à l’extérieur. De plus, les excréments apporteront un bon engrais pour les jardins du centre. Le bénéfice attendu devrait permettre de couvrir le salaire d’une des « mamans » qui s’occupent des orphelins. Philippe Randin


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Juin 2014 | N° 148 Education

La récolte et après ?

Le village de Zaogo met l’accent sur la formation Les jeunes du village de Zaogo peuvent suivre leurs études secondaires dans un nouveau collège. De leur côté, les femmes développent des activités génératrices de revenus après avoir été formées sur le microcrédit.

BURKINA FASO

L’initiative des villageois de Zaogo a été récompensée surtout grâce à la ténacité du prêtre Pascal Kalesnore, ressortissant du village. Il explique : « J’ai eu la chance de pouvoir suivre des études en quittant mon village. Je me suis rendu compte de l’importance de cette éducation. Il était donc normal que je défende les projets d’éducation et de formation de mon village ». Celui-ci est un village traditionnel sans électricité ni eau courante. Il est situé sur la route qui mène au Niger, à 150 km de la capitale. A partir de la demande orale des habitants, il a écrit un dossier et pris son bâton de pèlerin pour trouver des fonds. Finalement, grâce à l’engagement de plusieurs partenaires, dont la Chaîne de l’Amitié, un des jumelages solidaires du réseau de Nouvelle Planète, les habitants ont pu voir leur rêve se réaliser : un collège secondaire public a été ouvert. Le bâtiment principal comprend quatre classes. On trouve aussi un bâtiment pour l’administration et une bibliothèque. L’Etat y a engagé quatre enseignants. La première classe ouverte accueille 108 élèves, ce qui prouve l’utilité de l’établissement. En plus de la construction du collège, la Chaîne de l’Amitié a aussi soutenu un projet de petits crédits qui s’est accompagné de la formation des femmes membres de l’association locale « Wend

Développement villageois

GUINÉE CONAKRY

L’appropriation de la transformation des matières premières agricoles par les paysans est primordiale. Cap sur Komoya, à l’orée du changement.

Les plants de riz et d’arachide ondulent sous la douce brise du soir. Demain c’est le grand jour : la récolte. Une certaine excitation s’est emparée du village de Komoya. Les familles paysannes s’activent pour organiser les derniers préparatifs nécessaires. Dès que la nuit tombe la plus grande partie de la population locale se retire dans leurs habitations pour profiter d’une bonne nuit de sommeil afin d’être en pleine forme le lendemain. Le coq, quelle originalité, déchire la torpeur matinale avec son cri strident. Le village se met lentement en branle. Les premières charrettes et groupes de personne partent en direction des champs. La récolte se fait sous un soleil de plomb. Heureusement, il y a des palmiers non loin pour prendre la pause à l’ombre. Les gerbes de riz et les tas de plants d’arachide s’amoncellent progressivement et, parallèlement, les acheteurs apparaissent, afin de conclure rapidement de bonnes affaires. Les paysans n’ont pas les

équipements nécessaires pour pratiquer une transformation professionnelle qui permettraient de négocier des meilleurs prix de vente. Malgré une rétribution décevante, les paysans continuent à travailler inlassablement : il faut bien vivre ! Au crépuscule, les paysans se rassemblent sous l’arbre à palabre pour discuter, échanger et se reposer d’une dure journée de labeur. Un vent de révolte gronde. Les maigres retombées financières de la vente de leurs récoltes laissent une profonde frustration. Les 72 membres de l’union des producteurs agricoles de Komoya décident unanimement de changer la donne en s’appropriant la transformation. Grâce à la construction d’une unité de transformation du riz et des arachides financée par Nouvelle Planète, le changement est en marche. La balle du riz et l’odeur des arachides grillées se répandront bientôt à travers le village en signe d’espoir. Xavier Mühlethaler

Les élèves de Zaogo

Panga ». Un animateur est venu expliquer aux femmes comment gérer les fonds de crédits. Il a animé des discussions, ce qui a permis de lancer le crédit. Dans un premier temps, 44 femmes ont bénéficié de prêts de l’ordre de CHF 100.–. Elles ont pu concrétiser les idées

émises lors des formations : élevage de moutons, transformation agricole, par exemple pâte d’arachide, ou petit commerce comme la vente de savons. Philippe Randin

Des unités similaires ont déjà été mises en place au Sénégal.

Environnement

Des villageois se mobilisent pour le bien-être de la forêt

Le nouveau collège de Zaogo

Développement villageois

CAMEROUN

Les ponts, vecteurs de développements VIETNAM

En facilitant la mobilité des populations locales, des retombées bénéfiques sont immédiatement palpables dans des provinces du delta du Mékong.

Depuis quelques années déjà, Nouvelle Planète s’engage au Vietnam pour des projets en lien avec la construction de ponts. Le développement économique et social d’un village dépend très fortement de l’accès pour ses habitants aux régions alentour. La construction de ponts, principalement dans des régions fluviales telles que le delta du Mékong, permet de sécuriser les trajets quotidiens des habitants, de rendre des écoles plus accessibles aux enfants et d’offrir aux paysans un accès direct aux marchés régionaux. Ces ponts ont un impact sur la qualité de vie dans les villages et on a pu constater par exemple une fréquentation plus régulière de l’école ou une amélioration nette des revenus des agriculteurs.

Malgré un fort développement économique du Vietnam, certaines provinces ne sont que très peu touchées par cette croissance. Avec des infrastructures déficientes, la mobilité limitée de villageois entrave le développement de ces régions périphériques qui restent à l’écart des investissements du gouvernement. Par le passé, Nouvelle Planète a réalisé dans ce sens plusieurs projets qui ont permis de rénover et construire des routes, des chemins, des digues, des passerelles et des ponts. Deux projets de ponts viennent d’ailleurs tout juste de se terminer. Une structure de 36,5 m de long et 2,3 m de large a remplacé, dans le village de Phuóc Lôc B, un ancien pont dont les piliers ne pouvaient même plus être réutilisés. Dans

le village de La Ghi, un pont de 30 m de long a été rénové. Ces deux projets ont été accompagnés de formations et de cours de sensibilisation afin de permettre à la population d’entretenir et de rénover ellemême les infrastructures dans le futur. En 2014, grâce au soutien de plusieurs donateurs et partenaires, cinq ponts dans trois provinces du delta du Mékong devraient encore voir le jour. Nouvelle Planète continuera à l’avenir de soutenir des projets qui facilitent la mobilité des populations locales, convaincue que l’investissement dans certaines infrastructures offre de nouvelles perspectives pour les habitants de régions rurales.

A travers la mise en place de jardins biologiques et d’activités apicoles, dix communautés au nord-ouest du pays s’engagent pour une gestion durable de la forêt.

Depuis le milieu des années 90, le Cameroun doit faire face à un déboisement important en raison d’une demande et d’une exportation de bois en forte croissance. La forêt a énormément diminué ces dernières années et les conséquences négatives pour les populations locales sont nombreuses : appauvrissement de la biodiversité, diminution des ressources naturelles, lessivage et perte de fertilité des sols, etc.

replanter plus d’un millier d’arbres. Le projet a reçu un large soutien de la population locale qui s’est beaucoup impliquée dans les activités et qui a par la même occasion pris conscience des bénéfices qu’elle pouvait tirer d’une gestion durable de la forêt. Le projet doit permettre aux femmes et aux personnes âgées de générer un revenu en vendant leur récolte de légumes et de miel. Les enfants de la région se sont également engagés dans le projet en participant régulièrement aux activités de jardinage. CDVTA, le partenaire de Nouvelle Planète au Cameroun, va continuer à suivre attentivement l’évolution des activités agricoles et apicoles des communautés de la région. Toute l’équipe restera très sensible à leurs éventuels besoins pour permettre, à long terme, une gestion de la forêt et de ses alentours qui soit écologiquement saine, économiquement viable et socialement responsable.

Olivier Dumont

Olivier Dumont Les apicultrices de la forêt Ijim

L’ancien pont du village de Phuóc Lôc B…

…n’a rien à voir avec le nouveau

Le projet soutenu par Nouvelle Planète et développé par son partenaire camerounais a débuté en février 2013. Une série de formations pratiques et la mise à disposition d’outils, de matériel et de semences ont permis aux femmes et aux personnes âgées de la région de se familiariser avec les techniques en agriculture biologique et en apiculture. Désormais, les communautés gèrent de manière autonome des ruches ainsi que des jardins biologiques et ont pu

Quelques résultats du projet : · 35 ruchers comprenant 104 ruches · 1015 arbres mellifères plantés · 25 jardins privés et 15 composts · 18 jardins communautaires · Six serres · Achat d’outils pour les paysans · Formations en apiculture pour 49 femmes · Formations en jardinage et agriculture biologique pour 283 femmes


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Juin 2014 | N° 148 Peuples indigènes

La titularisation des terres indigènes avance à grande vitesse AMAZONIE PÉRUVIENNE

Grâce au soutien de Nouvelle Planète, nos partenaires de l’ONG péruvienne CEDIA ont récemment réussi à démarquer une surface plus grande que celle du canton du Valais.

Dans le numéro de février 2014, on vous promettait de vous donner des nouvelles du travail du CEDIA (Centre pour le Développement des Indigènes Amazoniens), Les voici ! L’Amazonie péruvienne est plus étendue que la France ; pour l’instant, environ 15% des terres de la région ont été démarquées et titularisées au nom des communautés indigènes, soit une surface proche de trois fois la Suisse. A lui tout seul, le CEDIA a accompli le tiers de ce travail – en agissant sur la longue durée, et sur le terrain, avec pour seul but d’obtenir des résultats. Le CEDIA cherche maintenant à continuer sur sa lancée, en démarquant et en titularisant 14 nouvelles communautés indigènes dans la région du Bas-Ucayali, près de Requena. Les habitants de ces communautés sont des Indiens KukamaKukamiria et Shipibo-Conibo. La surface totale concernée par ce nouveau projet est estimée à quelque 110'000 hectares (soit 1'100 km 2), ce qui est une surface plus étendue que celle du canton de Neuchâtel. Le coût de l’opération se monte à CHF 77'519.–, soit 70 centimes par hectare. C’est une opportunité à saisir, car le CEDIA bénéficie actuellement d’une entente avec le gouvernement régional de la province de Loreto lui permettant de réaliser le travail topographique et toutes les démarches nécessaires pour l’octroi de titres fonciers. Il n’y a pas si longtemps, le contexte politique national ne facilitait guère la titularisation foncière des territoires indigènes. Mais actuellement, une fenêtre d’opportunité est ouverte dont il convient de profiter.

Sans titre foncier pour leurs terres, les peuples indigènes les plus déterminés ont de la peine à protéger leurs droits territoriaux et leurs terres de forêts. Sans personnalité légale collective, ni moyens de prouver légalement leurs droits fonciers, ils sont à la merci d’individus ou d’entreprises cherchant à exploiter leurs ressources. Les pêcheurs commerciaux peuvent vider leurs ressources piscicoles impunément, les bûcherons peuvent extraire les bois précieux et les colons peuvent s’installer sur les terres qu’ils désirent. Pire encore, lorsque des trafiquants installent des laboratoires et des pistes d’atterrissage clandestins, la police tend à tenir les indigènes pour responsables. Il n’est donc pas surprenant qu’au cours de ces derniers 30 ans, la titularisation des terres reste la première priorité des communautés indigènes de l’Amazonie péruvienne – plus importante encore que l’éducation, les soins médicaux et l’accès au marché ou aux communications. En défendant leurs terres, les indigènes protègent leurs moyens d’existence. Jeremy Narby

Tableau des surfaces comparées (en km2) : · Amazonie péruvienne 782'880 · France 551'603 · Terres indigènes titularisées 114'000 (=15% de l’Amazonie péruvienne)

· Suisse 41'285 · Titularisations vallée du Tigre 5'997 · Canton du Valais 5'224 · Titularisations prévues Bas-Ucayali 1’100

Regard sur nos comptes 2013 Grâce à vous, les projets au Sud apportent des résultats enthousiasmants. Les résultats des camps et des jumelages sont aussi très positifs; tout cela en gardant des frais administratifs en dessous de 6%. Merci à tous les donateurs, collaborateurs bénévoles et partenaires de nous avoir aidés jusqu'ici et de continuer à nous soutenir. 2013 (en CHF)

2012 (en CHF)

PRODUITS Produits liés aux projets Dons (particuliers, communes, cantons, fédérations, fondations, legs, etc) Don exceptionnel pour des projets spécifiques sur 5 ans Soutiens de projets par les groupes de jumelages

Produits « relations directes et sensibilisation » Entrées par les groupes de jumelages Entrées liées aux camps de jeunes Entrées liées aux camps d’adultes-aînés Entrées liées aux voyages-découvertes Entrées des groupes d’actions régionaux

2'812'519'59 0.00 288’858.72

71.3 % 3'334'525.63 0.00% 2'023'842.00 7.3 % 288'960.53

50.0 % 30.4% 4.3 %

3'101'378.31

78.7 % 5’647’328.16

84.7 %

12'630.35 598'494.88 173'704.00 18'668.35 28'657.88

0.3 % 15.2 % 4.4 % 0.5 % 0.7 %

14’440.00 745’882.45 203’348.10 23’600.00 25’614.00

0.2 % 11.2 % 3.1 % 0.4 % 0.4 %

832'155.46

21.1% 1’012’884.55

15.2 %

Produits financiers

8'755.64

0.2 %

5’622.32

0.1 %

TOTAL des produits

3'942'289.41

100.0 %

6’665’835.03

100.0 %

348'751.99 306'333.47 39'615.40 8'450.02 105'981.41 343'636.62 169'756.40 353'634.59 269'403.94 302'756.60 0.0 581'267.13 167'481.51 50’000.00 296'665.58 72'932.12 960.20

8.8 % 7.8 % 1.0 % 0.2 % 2.7 % 8.7 % 4.3 % 9.0% 6.8 % 7.7 % 0.0% 14.7 % 4.2 % 1.3 % 7.5 % 1.8 % 0.0 %

532’410.51 410’534.19 0.0 15’984.69 55’264.37 284’143.85 177’803.34 299’068.03 214’268.00 405'944.34 21.40 688’475.60 315’699.43 50’000.00 288’492.75 70’710.80 343.30

8.0 % 6.2 % 0.0 % 0.2 % 0.8 % 4.3 % 2.7 % 4.5 % 3.2 % 6.1% 0.0 % 10.3 % 4.7 % 0.8 % 4.3 % 1.1 % 0.0 %

86.7 % 3’809’164.60

57.1 %

11'448.42 698'169.58 170'907.91 13'844.97 11'055.45 10'066.80

0.3 % 17.7 % 4.3 % 0.4 % 0.3 % 0.3 %

14’034.50 746’900.16 202’550.65 20’103.75 14’365.80 6’594.00

0.2 % 11.2 % 3.0 % 0.3 % 0.2 % 0.1 %

915'493.13

23.2% 1’004’548.86

15.1 %

231'832.79 2'131.46 -624'794.95

5.9 % 0.1 % -15.8 %

218’499.17 8’470.62 1’625’151.78

3.3 % 0.1 % 24.4 %

3'942'289.41

100.0 %

6’665’835.03

100.0 %

CHARGES Charges liées aux projets Projets au Burkina Faso Projets au Sénégal Projets en Guinée Conakry Projets au Niger Projets en Ouganda Projets à Madagascar Projets au Cameroun Projets au Vietnam Projets en Inde Projets au Myanmar Projets aux Philippines Projets en Amazonie Projets en Haïti Programme du Secours Dentaire International (SDI) Projets des groupes de jumelage Salaires et charges sociales liés aux projets Frais liés à la recherche de fonds

3'417'626.98 Charges « relations directes et sensibilisation » Services rendus aux groupes de jumelages Charges liées aux camps de jeunes Charges liées aux camps d’adultes-aînés Charges liées aux voyages-découvertes Programmes d’action de sensibilisation et d’information Promotion des relations directes

Frais d’administration et d’information Charges financières Utilisation / attribution aux fonds TOTAL GÉNÉRAL

Les comptes sont vérifiés selon les normes Swiss GAAP RPC (RPC 1-6 et RPC 21) et ZEWO par Nathalie Caracas à Lausanne, réviseur agréé. Nouvelle Planète étant reconnue de "pure utilité publique" et exonérée, les dons peuvent être déduits des impôts. Le rapport annuel et les comptes détaillés (y compris le rapport de révision) sont disponibles sur www.nouvelle-planete.ch ou sur demande. Les membres d’une communauté présentent une des bornes de titularisation

Voyage

Être pertinent dans un contexte changeant MYANMAR

Un seul mot résume la situation actuelle du pays : « changements ». Notre stratégie d’intervention a été revue et adaptée à ce contexte en plein chamboulement.

Le mercure est impitoyable en cette après-midi à Bagan : le thermomètre affiche 45°C. En plus, un vent chaud souffle, asséchant les moindres particules liquides. Le bitume sur la route principale fond. En regardant attentivement, on y aperçoit même les traces des pneus. Quelle fournaise ! Ce n’est pas pour rien que cette région est surnommée « dry zone ». Heureusement, les 11 écoles construites dans cette région disposent d’un double-plafond et d’un avant-toit devant les salles de classe, permettant ainsi de dispenser les cours dans un climat raisonnablement agréable. Les bénéficiaires sont certes reconnaissants de notre soutien, mais les multiples interventions du gouvernement dans cette zone nous laissent

songeurs. Le manque d’argent semble donc ne pas être un souci, c’est plutôt une question de volonté. Même si les changements politiques entamés il y a quelques années balbutient actuellement, on constate un certain optimisme de la population. Tout le pays est en chantier, même les régions rurales ! Nombreux sont les ponts, les systèmes d’irrigation agricoles et les projets d’électrification villageoise mis en place par le gouvernement sont nombreux. Devant ces changements, il est primordial de prendre en compte l’évolution de la situation et il ne faut pas hésiter à changer de cap si nécessaire. Après cinq ans d’intervention dans la région de Bagan, du lac Inle et

Kyauktane, au Sud de Yangon, Nouvelle Planète va donc complètement réorienter ses activités pour travailler uniquement dans l’Etat de Chin, situé à l’Ouest du pays, à la frontière avec l’Inde. Cette région d’environ 36'000 km 2 (Suisse = 41'200 km 2 ) est délaissée par le gouvernement, car uniquement habitée par des minorités ethniques et difficilement accessible. Les besoins y sont nombreux et nos projets rendront service aux plus nécessiteux. La pertinence de nos interventions s’en trouve ainsi renforcée. Xavier Mühlethaler Les enseignants de Kan Tein posent fièrement devant leur nouveau logement.


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Juin 2014 | N° 148

Jumelage solidaire

Un des jumelages se dissout après 21 ans d’activités Des dizaines de projets d’aide au développement ont été réalisés à Toézouri depuis 1993 sous l’impulsion du « Groupe de soutien Toézouri » basé à Evilard, membre du réseau des jumelages solidaires de Nouvelle Planète. Retour sur plus de vingt ans de soutien.

BURKINA FASO

Lors de sa création en 1993, le Groupe de soutien s’était fi xé pour objectif de garantir une formation à tous les enfants de Toézouri. La plus grosse partie du budget de l’association a d’ailleurs été consacrée aux frais d’écolage et de cantine, la participation des parents couvrant 20% des charges. Résultat : en 2014, la quasi-totalité des enfants bénéficie d’un enseignement primaire et secondaire. Grâce à leurs études plus ou moins poussées, la jeune génération a eu davantage de perspectives pour trouver un emploi. Un médecin, un greffier,

plusieurs instituteurs et un ingénieur du secteur de l’environnement sont issus des bancs de l’école de Toézouri. Les actions du Groupe de soutien ont également permis d’assurer la sécurité alimentaire dans les villages situés autour de Toézouri. Aujourd’hui, l’autosuffisance semble être en bonne voie grâce à la construction en 2011 de la retenue d’eau Viim-Kuilga. L’ouvrage hydraulique permet la pratique du maraîchage. Papayers, bananiers, pommes de terre, aubergines ou encore oignons poussent désormais en

Pêcheur sur le lac de la retenue d’eau Viim-Kuilga, construite grâce au jumelage

Récital de piano par Nicole Wickihalder Le jeudi 26 juin 2014 à 20h A l'institut de Ribaupierre

quantité sur les rives de Viim-Kuilga. Une fois récoltés, ces fruits et légumes, mais aussi les poissons pris dans les filets des pêcheurs sont vendus sur les marchés. Autant de sources de revenus qui rendent la population de cette région pauvre et aride moins vulnérable. En une vingtaine d’années, avec son ami suisse Walter Bigler et quelques citoyennes d’Evilard engagées, le pasteur burkinabè Michel Nikiéma a donc concrétisé un rêve : celui d’améliorer les conditions de vie dans son village natal. Ses objectifs quasiment atteints et sans réelle perspective de relève, le comité a pris la décision de dissoudre la structure bénévole. « Conformément à la décision de l’assemblée générale, après avoir réglé les derniers frais pour l’année scolaire en cours et les salaires de nos mandataires, le solde restant sera attribué à un projet bénéficiant à l’ensemble des villageois », informe la caissière et initiatrice du groupe Mireille Gujer. « A l’avenir, Toézouri et sa région pourront continuer à se développer en s’appuyant sur le terreau des réalisations entreprises ces vingt dernières années. », rassure Walter Bigler, président de l’association. Sarah Tschan

Avenue Georgette 5, Lausanne Collecte à la sortie (Prix indicatif CHF 30.–) Réservations conseillées auprès de Nouvelle Planète

BACH-BUSONI

Choral « Nun Komm' der Heiden Heiland » BWV659

Claude DEBUSSY

Prélude à l'après-midi d'un Faune transc. de John Montès Estampes Pagodes Soirées dans Grenade Jardins sous la pluie

Bill EVANS

Trois compositions originales des « 70's » arrangées par lui-même

Alban BERG Alexandre SCRIABINE Serge RACHMANINOFF

Sonate op.1 Etude op.2 n°1 Prélude op.32 N°12 Etude-tableau op.39 N°5

Les fonds récoltés serviront à financer différents projets à Madagascar

Manifestation

La FEDEVACO vous invite à la fête SUISSE

Pour ses 25 ans, la FEDEVACO invite petits et grands à faire la fête samedi 13 septembre à Morges. Les Halles CFF prendront les couleurs du Sud : expositions, BD, films, théâtre, danse, saveurs d’ici et d’ailleurs. Le soir, le chanteur K et le griot mandingue Nana Cissokho nous ferons découvrir leurs univers lors de deux concerts.

Gratuites, les animations proposées par la Fédération vaudoise de coopération (FEDEVACO) emmèneront tous les publics à la découverte du travail des personnes qui s’engagent pour un monde plus juste.

De spectateur à spectActeur, il n’y a qu’un pas que la compagnie de théâtre les Arts franchira en proposant au public de modifier ses sketches sur le commerce équitable. Dans la même veine, un défilé de mode pas comme les autres donnera une seconde vie aux vêtements récoltés par Textura. Des saveurs d’ici et d’ailleurs et un espace garderie compléteront ce programme. Le soir venu, le chanteur K emmènera le public dans son univers sonore, plein d’une poésie fraîche et enjouée. Aux notes et aux mots ciselés de K succèdera le rythme endiablé des percussions d’un groupe sénégalais reconnu, Nana Cissokho & The Baye Fall Family.

En mentionnant « Nouvelle Planète » lors de votre commande, vous bénéficiez d’une remise de 5%. … Chocolat noir, bio, pointe de sel 100g

CHF 3.90

… Chocolat noir/baies roses bio 100g

CHF 3.60

… Bâtonnet « orangette » enrobé de chocolat noir bio 150 g

CHF 9.90

… Set de 3 miels bio, 3 x 125g (Mexique) Les femmes d'un groupement soutenu par Nouvelle Planète au Burkina Faso

Organisation faîtière regroupant une quarantaine d’associations actives dans la coopération au développement, dont Nouvelle Planète, la FEDEVACO s’engage depuis 25 ans pour faire vivre des projets liés à l’eau, à l‘éducation, aux droits humains ou à la santé. La Fédération représente ses membres auprès du canton de Vaud et des communes vaudoises. Pour fêter son quart de siècle, elle a souhaité associer la population à son travail et à la solidarité des communes vaudoises. Fidèle partenaire, la Ville de Morges a, par exemple, permis à plusieurs groupements de productrices de beurre de karité au Burkina Faso d’obtenir

une certification « commerce équitable », un projet de Nouvelle Planète soutenu par l’intermédiaire de la FEDEVACO.

samedi 13 septembre 2014, de 13h00 à 01h00

Halles CFF, rue des Sablons, Morges, Entrée libre Programme complet : www.fedevaco.ch

exemplaires supplémentaires de ce petit journal pour distribution gratuite.

Nom, prénom :

CHF 10.90

… Bananes séchées naturelles 100g

CHF 3.90

… Ananas séchés naturels 100g

CHF 3.90

… Jus de mangues mûres bio (Equateur) 1l

CHF 4.40

… Galettes de riz au chocolat noir bio 2 x 15g

CHF 1.35

… Surprise de riz, choix de 3 x 500 g (noir, rouge, jasmin, basmati)

Informations pratiques

Nous vous suggérons de nous aider à faire connaître nos efforts. Demandez-nous quelques exemplaires de ce journal afin de les remettre aux personnes éventuellement intéressées. Nous les enverrons gratuitement. Coupon à découper et à retourner à Nouvelle Planète, av. des Boveresses 24, CP 84, 1000 Lausanne 21 Veuillez m’envoyer :

Le Balafon : un plaisir pour vous, vos proches et les producteurs du Sud ! Découvrez et offrez à vos proches une sélection de nos spécialités culinaires ! Le Balafon, magasin du commerce équitable, propose un grand choix d’articles (alimentaires et artisanat) provenant des quatre coins du monde. Les produits sont commercialisés selon les principes d’une économie solidaire. Les partenaires du Sud sont rémunérés au juste prix mettant en valeur leur savoir-faire local tout en respectant l'environnement. Le Balafon compense le CO2 du transport et une partie des productions. Merci de consommer équitable !

© FEDEVACO / Maxime Gindroz).

Le cirque Coquino ouvrira les feux à 13h00 avec un spectacle interactif. Lors d’un atelier, les plus téméraires pourront goûter aux joies du trapèze. Les ados seront à la fête avec la troupe lausannoise Nuncha Crew et sa breakdance, tandis que Keumart, champion suisse de « Human Beatbox » montrera l’art d’imiter percussions et instruments avec la voix. Entre deux représentations, objets insolites, affiches BD, dessins de presse, courts-métrages et documentaires permettront de s’en mettre plein les mirettes.

Produits solidaires

… Cinq variétés de riz dans un carton triangulaire 5 x 200g (Thaïlande, Laos)

… Lait de coco curry jaune 400ml

CHF 15.60 CHF 19.90 CHF 4.80

… Morilles coniques d’Argentine 20g

CHF 12.40

Port économique et emballage en supplément Nom, prénom Rue, numéro NPA, localité Numéro de téléphone

Adresse, localité : Notre journal paraît cinq fois par an. Il sera remis gratuitement à tous ceux qui le demanderont. Prix du numéro : CHF 2.– (€ 1,40). Abonnement annuel : CHF 10.– (€ 7.–). Un versement plus important, ce que nous souhaitons, servira au financement des actions dans les pays du Sud. Chaque donateur peut choisir un programme précis et affecter son don à ce programme-là. Son vœu sera respecté.

Dons : CCP 18-5792-6 Chèques (en CHF, €, US$) à l’ordre de Nouvelle Planète Changements d’adresse : Nouvelle Planète, CP, 1000 Lausanne 21 Impression : Groux arts graphiques sa Imprimé sur papier 100 % recyclé, certifié FSC

Date

Signature

A envoyer à : Le Balafon, rue de Villereuse 2, 1207 Genève E-mail : balafon@fgc.ch · Téléphone : 022 735 10 65 · www.lebalafon.ch Horaires : lundi 14 h - 18h30 ; mardi – vendredi 10 h - 18 h 30 ; samedi 10 h - 17 h Grand choix de produits sur notre boutique en ligne www.lebalafon.ch

Journal NP juin 2014  

N° 148 en français