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Le mercredi 5 octobre 2011

ACTUALITÉ

Le Old Cosmo brûle des ponts Rémi Frenette Anthony Doiron Durant l’année 2010-2011, le bar Old Cosmo, sur la rue Main à Moncton, était l’hôte par excellence de la grande majorité des activités étudiantes de l’Université. En accueillant le Party bourse, le Jammer du Campus, le Party Halloween et le Party Final, le Old Cosmo avait visiblement monopolisé la scène des activités étudiantes. Cette année, par contre, on s’aperçoit que les choses ont plutôt tendance à se passer au IRock. Le Party bourse (Administration), le Sport party (Kinésiologie et Récréologie) et le Party Halloween (Arts) ont tous lieu au IRock et rien ne laisse envisager pour l’instant que les choses vont changer. Sous la surface en apparence banale de cette transition mijote tout un amalgame de conflits de commandites et de virulents affrontements entre certains élus des conseils étudiants et le propriétaire du Old Cosmo, Jeff Gallant. Le nœud du problème implique surtout le conseil étudiant de la Faculté d’Administration (raccourci à «conseil d’Admin» pour le présent article) et tourne autour de la question des commandites de compagnies d’alcool. En effet, cette année, le conseil a abandonné Moosehead, partenaire officiel du Old Cosmo, pour faire affaire avec la compagnie Labatt, affiliée au IRock. Comme l’explique Rémi Gaudet, président du conseil d’Admin, « les commandites de bière donnent à peu près

$10,000 et ça couvre notre banquet, les Jeux du commerce et plein d’activités qu’on fait au courant de l’année. Moosehead n’a pas permis de faire la même offre que l’année passée, donc je ne pouvais pas dire oui à ça. J’ai trouvé un autre commanditaire qui était Labatt. Labatt a couvert tous ces angles-là. » Pour simplifier, ce fut le transfert Moosehead–Labatt qui entraîna la transition Cosmo– IRock. C’est ici que ça commence à chauffer. Gaudet a contacté Gallant par téléphone près de deux semaines avant le Party bourse du 15 septembre. Il lui annonçait que sa Faculté ne pourrait plus organiser d’activités au Old Cosmo dû au conflit entre leurs commanditaires d’alcool. En apprenant cette nouvelle, le propriétaire a banni indéfiniment les sept membres du conseil d’Admin de son établissement et a promis de tout faire pour nuire au succès de leurs soirées organisées au IRock. Gallant ne bluffait pas. PierLuc Brousseau, VP externe du conseil d’Admin, rappelle que « Jeff a sorti son party bourse en même temps que le nôtre. » Le président du conseil affirme avoir suggéré à Gallant d’y penser deux fois avant de bannir les activités et les élus de sa Faculté. Dans une conversation qui s’est terminée en injures d’un bord et de l’autre, il a rappelé au propriétaire que les ententes de commandites se renouvellent chaque année et que des possibilités de partenariat pourraient survenir dès l’an prochain. Gallant a maintenu sa position : les membres du conseil d’Admin sont bannis à vie du Old Cosmo. Le Front s’est aussi intéressé

à la double position de Marco LeBlanc, d’une part en tant que VP des relations publiques au sein du conseil d’Admin, d’autre part comme promoteur du bar IRock : « Jusqu’à deux semaines avant le Party bourse au IRock, ça se passait au Cosmo puis j’étais d’accord avec cela. J’ai même attendu qu’on me demande l’offre pour le IRock avant de la donner. Aucunement n’ai-je fait de pressions pour qu’on aille au IRock pour le party bourse », explique LeBlanc. Son président confirme : « J’ai mis ça au clair avec Marco bien avant toute cette histoire : “Si ça vient au point où il y a conflit d’intérêts, il faudra que tu fasses une décision [entre être représentant étudiant ou membre du conseil d’Admin].” » D’après les deux élus, il n’y a jusqu’à présent pas de problème de conflit d’intérêts dans ce dossier. Le conseil d’Admin n’est toutefois pas le seul affecté par cette polémique. Myriam Thériault, présidente du conseil de nutrition, a fait part au Front de cet entretien qu’elle a eu avec Jeff Gallant pour l’organisation du Party rétro: « Jeff nous a dit que si on ne choisissait pas le Old Cosmo, qu’il [Jeff] ferait le même party la même soirée avec entrée gratuite. Il a dit qu’il ferait ça avec tous les partys étudiants qui ne se passeraient pas au Old Cosmo. »Le Party rétro aura finalement lieu au Irock le 20 octobre prochain. Le Front a tenté de communiquer avec Jeff Gallant pour l’écriture de cet article, mais en vain. Andréanne Roy, représentante étudiante du Old Cosmo, fut assignée de

s’entretenir avec Le Front à ce sujet. « Bref, Jeff ne l’a pas bien pris puisqu’il s’est senti manipulé. », dit-elle, « Il était fâché et avec raison. » Elle explique que le Old Cosmo s’est retrouvé tel un pion sur l’échiquier du conseil d’Admin et du Irock. « Sa réaction fut sans aucun doute la raison que Rémi [Gaudet] cherchait pour simplifier son choix de changer de club. Quelle entreprise aime recevoir 2-3 semaines d’avis avant que l’on change à leur compétiteur? Surtout lorsque le Party [bourse] comme tel avait été décidé avant l’été sous contrat verbal. Le Irock et le Old Cosmo se sont fait des promesses. Une de ces

promesses était de ne pas voler les employés de l’autre. Depuis cet été, le Irock a approché nos “bouncer”, nos “coatcheck girls”, un “manager” et a réussi à avoir notre DJ des soirées étudiantes [DJ Oli]. Alors, enfin, le Old Cosmo joue la “game” pendant que d’autres brisent leurs promesses ». Lorsque questionnée à l’endroit des propos tenus de M. Gallant envers le conseil d’Admin (le bannissement des élus) et de nutrition (d’organiser de plus gros partys le même jour que ceux des étudiants ne prenants pas place au Old Cosmo), Mme. Roy a corroboré tout ce qui a été dit en justifiant que « c’est comme ça que ça fonctionne dans le monde des affaires ».

Une attitude qui dérange Pour Rémi Gaudet, l’attitude du propriétaire du Old Cosmo envers les étudiants est un problème sérieux, « pas en raison de beer rep ou de rep de club, mais en raison de protection pour les étudiants ». Ce dossier devrait selon lui susciter une forme de solidarité entre les conseils et les étudiants de l’Université : « Je pense que comme étudiants de l’Université de Moncton, on devrait agir ensemble et essayer de le combattre pour vraiment lui montrer qu’on est sérieux. Ce n’est pas vrai qu’il va

juste manipuler d’autres Facultés. Si on peut tous s’unir, on va faire ça ensemble et ne plus aller là. » En effet, dans la mêlée d’échanges tumultueux, notamment dans le cadre de conversations sur certains médias sociaux, des menaces physiques ont été proliférées à l’endroit de certains étudiants. Afin de ne pas mettre en danger la sécurité de ces individus, Le Front s’est engagé à ne pas spécifier la nature des menaces ni l’identité desdites personnes concernées.

La Coupe FÉÉCUM 2011-2012 commence du bon pied ! Amélie Frenette La Coupe FÉÉCUM est une activité mettant en compétition les différentes facultés, les départements, les résidences et d’autres organisations étudiantes. Il y a le « Décathlon for dummies », l’« Amazing race », le « Game show » musical, l’Olympiade de jeux de société, le Tournoi de water polo en tube et le Super-rallye. La septième édition de la Coupe FÉÉCUM a débuté ce vendredi 30 septembre 2011 par le «Décathlon for dummies».

La compétition a eu lieu dans le champ entre le Centre Étudiant et le CEPS. En effet, à 13h30, des équipes se sont présentées afin de participer à ce décathlon. Les équipes représentaient surtout des départements ou des facultés. Les équipes de cette année sont: Nutrition, Sciences, Génie, Arts, MAUI, Éducation, Athlétisme et Administration. Ces derniers sont les gagnants de la Coupe FÉÉCUM 2010-2011. Il y avait dix épreuves à cette compétition. La première épreuve était un concours de limbo. La personne ayant remporté le plus de rondes gagnait. Deuxièmement, il y

avait une course à obstacles dans laquelle les participants devaient se rendre à la ligne d’arrivée avec un oeuf cru contenu dans une cuiller que le joueur tenait dans sa bouche. Ensuite, le lancer du frisbee, la course en sac de patates et le lancer de fléchettes de gazon ont suivi. Dans les épreuves où les joueurs devaient lancer un objet, le but ultime était de se rapprocher le plus possible du CEPS. Comme sixième épreuve, nous avions le saut sur place combiné. Quatre joueurs combinaient la distance de leur saut en longueur afin d’obtenir une plus grande distance. Il y a alors eu la course en brouette, puis le lancer du pamplemousse.

Les deux dernières épreuves requéraient de l’eau. Il y avait un relais mouillé : quatre membres de chaque équipe étaient placés en ligne et devaient remplir un verre en se passant de l’eau avec leurs mains. Pour finir la compétition, il y a eu un slip’slide. Les équipes se sont données à cœur joie. L’ambiance était vibrante et les joueurs portaient des uniformes ou déguisements reflétant judicieusement leur équipe. Il y avait de la musique, des équipes très motivées et la température était superbe. Les équipes étaient déchaînées. Ils dansaient et criaient. L’esprit de compétition

était bel et bien au rendez-vous. N’oubliez-pas que vous pouvez participer à n’importe quelle compétition. Vous n’avez qu’à vous introduire dans une équipe, à condition que vous fassiez réellement partie du département ou de la faculté qu’elle représente. Pour tous les détails, vous n’avez qu’à aller sur le site de la FÉÉCUM. Les résultats seront dévoilés tout au long des compétitions sur le blog de la FÉÉCUM. Venez encourager votre faculté ou votre département, ou bien participez ! C’est une compétition à ne pas manquer !


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ACTUALITÉ

Le recteur s’explique Marc-André LeBlanc Alors que la semaine dernière Le Front a rapporté la fin de la poursuite dans la cause du vice-rectorat aux affaires étudiantes et internationales en publiant une lettre signée par Serge Rousselle, nous posons cette semaine un regard plus complet sur la polémique qui a entaché l’image de l’Université dans les derniers mois. Au mois d’avril dernier, le Conseil des gouverneurs de l’Université de Moncton annonçait la nomination de Marie-Linda Lord au poste de vice-rectrice aux affaires étudiantes et internationales. Cette nomination du Conseil s’accordait à la recommandation du comité d’équité et non à celle du comité de sélection, ce qui en a surpris plus d’un. Après avoir réclamé une révision indépendante dans le dossier, l’un des candidats défaits, Serge Rousselle, a annoncé ses intentions de poursuivre l’Université. Le mois dernier, les documents déposés devant la cour étaient finalement rendus officiels et on apprenait que Rousselle était rejoint par l’autre postulant défait, Yvon Dandurand. Ceux-ci dénonçaient plusieurs anomalies au processus ayant mené à la nomination de la candidate sélectionnée par le Conseil des gouverneurs. Les plaignants étaient armés de huit affidavits, des documents signés sous serment présentant la version des faits d’un individu, dont ceux des présidents de la

FÉÉCUM et de l’ABPPUM, Ghislain LeBlanc et Michel Cardin. Par contre, la semaine dernière, Serge Rousselle a fait parvenir une lettre aux médias annonçant qu’il laissait tomber la poursuite face à l’Université. Ce dernier parle d’une bataille de David contre Goliath avec des procédures qui auraient été longues et où il ne voulait pas « avoir à y laisser ma santé physique et financière ». Suite à ce dénouement, le recteur de l’Université a affirmé par voix de communiqué que cette conclusion ne le surprenait pas, car l’institution avait agi dans les règles. Lors d’une rencontre avec Le Front jeudi dernier, celuici n’avait pas changé d’avis. « Je crois que la décision a été prise. Madame Lord est en fonction et, en abandonnant la poursuite, c’est sûr que ces gens-là reconnaissent que Madame Lord est entrée dans ses fonctions de plein droit », affirme le recteur. Malgré tout, le recteur ne nie pas que la discorde était due à des divergences sur l’interprétation de faits et de politiques, principalement de la part des plaignants. « C’est ça l’enjeu d’avoir un procès ou pas, » soutient le recteur Fontaine. « Quand on a un procès, les gens avancent des arguments dans des affidavits qui pour eux sont des faits. Le procès fait qu’on peut contre-interroger, car il y a toujours plusieurs versions des faits. » Le recteur ne réfute pas que la seule version des faits qui est publique en ce moment est celle présentée par les candidats défaits Rousselle et Dandurand, avec les documents qu’ils ont

présentés en cours le mois dernier. « Je suis loin d’être convaincu qu’il faut produire nos propres versions des faits, car je pense qu’il y a des gens qui seraient blessés là-dedans, donc je ne crois pas qu’on a besoin de ça », rapporte Fontaine en ajoutant que même si l’Université le faisait, personne n’est là pour arbitrer les deux côtés de la médaille. Même s’il est parmi ceux mentionnés dans l’affaire, Fontaine pointe plutôt vers les gens accusés dans les affidavits dans l’espoir de les faire clarifier leur version de l’histoire. « Je pense qu’il y a des gens qui subissent des dommages en raison des affidavits qui ont été déposés. Si ces gens là choisissent un jour de réfuter certaines choses qu’il y a dans les affidavits, ils le feront, mais je ne pense pas que nous, institutionnellement, on doit entrer dans cet exercicelà. » « Je n’ai jamais été réticent à l’idée que nos politiques soient le plus claires possible. Je crois qu’une bonne partie de la controverse est due en partie parce qu’il y a eu soit des interprétations différentes du contenu des politiques, ou des imprécisions concernant la façon qu’on devait acheminer certains dossiers à certains endroits. On va saisir l’occasion de cette controverse-ci pour amener les précisions nécessaires. » À multiples reprises pendant l’entrevue, le recteur a ramené un message central, notamment en faisant référence à la lettre publiée par le président du Conseil des gouverneurs jeudi dernier : « Quand le conseil a

débattu cette question là, il l’a fait avec toute l’information requise, avec la transparence requise et avec la même diligence et le même professionnalisme que le recteur a amené a chaque fois qu’il a amené un dossier au conseil de gouverneurs. »

LA FÉÉCUM LAISSE ÉGALEMENT TOMBER Par voix de communiqué, la Fédération des étudiants et étudiantes de l’Université de Moncton s’est dite déçue que la poursuite soit abandonnée. À ce jour, le dossier est presque clos selon le président Ghislain LeBlanc : « Il faut continuer à avancer sans pour autant oublier le passé. C’est pour cela qu’on a demandé la révision de la politique d’embauche et que l’on va suivre de très près le processus de sélection du nouveau recteur qui est actuellement en cours ». En ce qui concerne cette révision des politiques, le recteur actuel, Yvon Fontaine, a affirmé que le travail était bel et bien en cours, et que des réponses pouvaient être attendues d’ici Noël. De plus, Fontaine, autant que LeBlanc, avoue que malgré les accusations dévoilées lors de la poursuite, les liens établis sont toujours là entre l’université et la FÉÉCUM. « Ce n‘est pas la première fois et ce n’est pas la dernière fois qu’on ne va pas être d’accord l’un avec l’autre, » soutient Ghislain LeBlanc. « Moi, tant et aussi longtemps qu’il va y avoir une ouverture de communication avec l’administration de l’université, on va toujours être

La Rentrée 2011, en intégral. Jessica Savoie Définition du mot « party », selon dicocitations.com : fête de moyenne ou grande envergure, organisée dans un but de détente ou de divertissement. Définition du mot « party », selon les étudiants de l’Université de Moncton : la rentrée. Effectivement, avec toutes les activités de la rentrée organisées par la FÉÉCUM cette année, les étudiants n’ont pas eu le temps de s’ennuyer à l’U de M. Les activités ont commencé avec le Street Fest Pep Rallye du 7 septembre, où les jeunes ont pu se réunir et rencontrer les Aigles Bleus. Est venu ensuite le Méga Show de la Rentrée du

9 septembre, où les étudiants ont eu tout un spectacle en compagnie d’une belle brochette d’artistes et une belle soirée à l’extérieur pour socialiser. La rentrée s’est poursuivie avec le Pep Rallye pour les équipes de soccer, le 17 septembre, ainsi que le spectacle humoristique de Louis-José Houde, le 18. Il va sans dire que la rentrée a permis aux étudiants de commencer leur année universitaire du bon pied, en socialisant au maximum et en s’amusant avec leurs amis dans ces différentes activités. Olivier Doiron, viceprésident socioculturel, dit être très satisfait de la rentrée universitaire 2011 : « Nous avons eu une bonne participation de la

part des étudiants cette année. C’était vraiment plaisant de voir l’enthousiasme des jeunes et leur participation à nos activités.» La question que tout le monde se pose, c’est celle qui pèse du côté économique : estce que la FÉÉCUM s’est ruinée en organisant toutes ces activités ? Non, affirme Olivier. Il explique que toutes les activités étaient budgétées et que le but de la rentrée n’est pas de générer des profits, mais de commencer l’année en force avec des activités qui stimulent les étudiants. Pour ce qui est des étudiants de première année, mineurs pour la plupart, ils n’ont pas pu participer à toutes les activités hors campus. Cette situation a parfois suscité du

mécontentement au niveau du groupe étudiant visé : « Dans le cas de la Rentrée 2011, nous avons vraiment mis de l’emphase sur les activités ouvertes à tous les étudiants, donc incluant les étudiants de première année. Je crois que nous avons réussi à avoir une quantité et une diversité d’activités adéquates. De plus, nous comptons faire de même avec toutes nos prochaines activités. Quant aux quelques activités réservées aux majeurs, qui ont eu lieu et auront lieu cette année, et bien je peux seulement dire que c’est une réalité que tous les étudiants de première année ont à vivre et que j’ai moi-même vécu lors de ma première année universitaire », nous explique Olivier.

à table pour avoir un dialogue. À la fin de la journée, on a chacun le bien être de l’institution en tête et parfois nos moyens pour y arriver divergent, mais ce n’est pas cette divergence qui doit résulter en de mauvaises relations par la suite. » Ghislain LeBlanc dit tout de même ne pas regretter avoir présenté sa version des faits et signé un affidavit pour la cause de Rousselle et Dandurand. Il pense qu’il est maintenant temps de passer à autre chose. « L’Université refuse de répondre aux questions, malgré que c’est elle qui a des comptes à rendre. Donc, à ce point ci, est-ce que c’est la chose à faire d’attaquer l’Université, ou estce qu’on veut plutôt s’assurer que dans le futur les procédures soient suivies ? » rétorque le président. Juste avant de mettre sous presse Le Front a reçu une lettre ouverte adressée au recteur de la part de Michel Cardin, président de l’ABPPUM. Celle-ci peut être retrouvé sur notre site web à http://maui-udem.blogspot.com/

Bref, on peut dire que la FÉÉCUM ne chôme pas et qu’elle a à cœur la participation des étudiants de tous les âges. Pour ce qui est des activités à venir, c’est une véritable surprise. Mais on peut dire que l’excitation des jeunes est à son comble. Avec tous les bons moments déjà passés cette année, et les examens qui s’en viennent, les étudiants n’ont qu’à rêvasser aux prochaines activités entre deux périodes d’études. Bref, en une phrase, on peut affirmer que l’Université de Moncton a fait vibrer le grand Moncton le mois passé !


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ÉDITORIAL

Non à une université bilingue Il y a de cela deux semaines, l’Université de Moncton annonçait à la baisse le nombre d’étudiant fréquentant ses trois campus universitaires. Cette baisse d’inscription est peutêtre peu marquée au campus de Moncton (-0,03%), mais la baisse est beaucoup plus significative dans les campus de Shippagan (-7%) et d’Edmundston (-12%). Globalement, l’Université de Moncton accueille 2% moins d’étudiant que par l’année passé. Même si les chiffres semblent minimes, cette baisse au niveau des inscriptions est loin d’être négligeable, notamment sur un point de vue économique. D’ailleurs, le Conseil de gouverneurs s’est penché sur la question. Lors de sa rencontre à Edmundston il y a de ça trois

semaines, le Conseil a mandaté un comité d’examiner les moyens de contrer cette baisse d’inscriptions. À la base, un tel mandat semble de mise, mais les discussions qui ont mené à celleci sont celle qui sont inquiétantes. Lors de la discussion, un gouverneur aurait partagé l’idée que l’Université de Moncton devrait penser à la possibilité de devenir une université bilingue. Ainsi, l’institution pourrait accueillir plus d’étudiant, un peu à l’image de ce que fait l’Université d’Ottawa. Même si les propos d’une telle teneur ont été tenus dans la mêlée d’un débat, il est inquiétant qu’un gouverneur, membre de la plus haute institution de l’Université, puisse tenir de tels propos. Comme premier point de sa

mission, l’Université de Moncton est caractérisée comme une institution qui a pour but d’offrir « à la population acadienne et à la francophonie en général des programmes de formation de la plus haute qualité ». Ce devoir, l’université, mais surtout ses gouverneurs doivent l’accepter mais aussi le faire valoir. Dans un article publié dans une édition précédente, le vice-recteur Saillant n’avait certainement pas tort en qualifiant l’Université comme «l’institution phare la plus importante en Acadie». En tant que seule institution post-secondaire francophone au Nouveau-Brunswick, l’Université de Moncton joue un rôle clé dans l’accès à l’éducation chez les francophones de la province.

L’Université ne doit en aucun cas se permettre de minimiser l’importance de l’aspect francophone et acadien de cette université. Cette dimension est non seulement primordiale dans le développement de communauté universitaire mais de toute la communauté acadienne. Il semble cependant que ces commentaires, tenus encore une fois dnas le cadre du débat, n’auraient pas réellement eu de suite. Nous ne pouvons qu’espérer que le débat sur cette question soit réellement mort dans l’oeuf, et que les gouverneurs de cette université ne tentent pas de remettre en cause l’identité acadienne et francophone qui a caractérisé cette institution depuis ses débuts.


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ACTUALITÉ

Bilan sélectif du dernier C.A. de la FÉÉCUM Rémi Frenette Dimanche dernier avait lieu la deuxième réunion du Conseil d’administration (C.A.) de la FÉÉCUM. Le texte qui suit se veut un résumé des quelques points saillants de la rencontre.

Abandon de la poursuite Rousselle-UdeM L’un des premiers points discutés fut l’abandon annoncé le 26 septembre de la poursuite contre l’Université de Moncton entamée par Serge Roussel et Yvon Dandurand. Ceux-ci avaient postulé pour le poste de vicerectorat aux affaires étudiantes et internationales qui a finalement été attribué à Marie-Linda Lord suite à un processus d’embauche controversé. Cela avait abouti à l’annonce d’une poursuite judiciaire. Ghislain LeBlanc, président de la FÉÉCUM, résumait le développement du dossier aux membres du C.A. : « Dans sa défense, l’Université allait attaquer chaque petit point de procédure. Pour un procès qui du début aurait dû être 30 à 60 jours, l’estimé était rendu entre deux à trois ans. L’Université payait des avocats avec un salaire de $2000 par jour, et Serge Rousselle était

tout seul. » Roussel explique sa décision d’abandonner dans une lettre adressée aux médias : « [A]u lieu d’être embourbé dans cette saga au point d’y sacrifier mon temps pendant d’innombrables mois, voire des années, j’ai décidé […] de lâcher prise, et ce, sans avoir à y laisser ma santé physique et financière ». LeBlanc, premier à questionner la décision d’embauche et signataire d’un affidavit à l’appui de Roussel et Dandurand, a ensuite clarifié sa position par rapport au dossier : « L’Université, dans mon opinion, n’a pas suivi ses procédures. » Le président de la FÉÉCUM espère que la nomination au poste de recteur, qui devrait avoir lieu cette année, respectera convenablement cette foisci toutes les procédures d’embauche.

Les courriels de la FÉÉCUM diffuseront les activités hors campus Le C.A. de dimanche dernier a procédé à une série de modifications mineures dans plusieurs volets des politiques de la FÉÉCUM. Parmi celles-ci, la politique d’envoi des courriels de masse

(politique 2.14) fut changée au point 6 afin que la FÉÉCUM ait désormais le droit de diffuser des annonces portant sur des activités étudiantes dans les bars hors du campus. Auparavant, la FÉÉCUM n’avait pas le droit d’annoncer des activités d’établissements alcoolisés autres que celles ayant lieu au bar l’Osmose. Cette modification révèle implicitement une forme d’acception officielle du fait que l’Osmose ne puisse plus accueillir les partys étudiants. En permettant légalement de publiciser les activités étudiantes en dehors du campus, la FÉÉCUM laisse entendre qu’elle encourage officiellement cette façon de faire. De toute évidence, ceux qui espèrent le retour de l’Osmose ou une renaissance soudaine du Tonneau risquent d’attendre encore longtemps.

Affichage en français au Centre étudiant Ghislain LeBlanc proposa aussi la modification de leur politique 2.5, « Politique d’affichage au Centre Étudiant ». Jusqu’à dimanche dernier, aucun règlement n’exigeait la prédominance du français sur les affiches publicitaires. C’était plutôt une convention informelle de considérer normale et

essentielle la présence du français dans le texte. En fait, rien d’autre que le point 5 ne réglementait la question des langues d’affichage. On n’exigeait seulement que toute « affiche doit être rédigée dans un français correct. » Le C.A. a donc voté en faveur de la modification proposée qui exige la prédominance du français sur chaque affiche posée dans le Centre étudiant. Voilà une initiative qui raffermit un peu plus le statut officiellement unilingue francophone de l’Université de Moncton.

Endetté ? Mariez-vous ! D’autre part, la v.-p. exécutive de la FÉÉCUM, Joëlle martin, a annoncé les résultats du remueméninge du Comité externe qui avait eu lieu la veille du C.A. Parmi les priorités établies pour l’année 2011-2012, le deuxième point concerne les prêts étudiants, plus précisément l’endettement étudiant et les problèmes issus de la restauration de la contribution parentale dans le calcul du prêt. Outre le travail de sensibilisation auprès de la population étudiante, Martin amène l’idée d’un « stunt » médiatique et symbolique qui viserait à populariser la notion de l’endettement étudiant. L’événement aura le thème

d’un mariage étudiant, tel que l’explique la v.-p. exécutive : « On va organiser un mariage. Ça va être un cheap, cheap, cheap mariage étudiant pour prouver que le système n’est vraiment pas mis à jour ni adapté aux besoins des étudiants. » Ce mariage aurait lieu vers la fin novembre et serait agrémenté, par exemple, d’une réception lors de laquelle seraient servis du Kraft Dinner ainsi que des Mr. Noodles. L’objectif consiste à illustrer le fardeau financier qui pèse sur les étudiants de l’Université. Le choix du mariage fait référence à une faille du système des prêts étudiants. Comme l’explique Martin, les étudiants mariés sont automatiquement considérés indépendants et reçoivent généralement une plus grosse somme des prêts gouvernementaux. Quant aux étudiants considérés dépendants, le calcul de leurs prêts estime automatiquement que leurs parents contribueront au paiement des frais reliés aux études. Au final, ces étudiants reçoivent des sommes inférieures à celles attribuées aux étudiants mariés, d’où la mise en scène d’un mariage étudiant. C’est un dossier à suivre.

Encore un franc succès auprès du Salon carrière Véronique LeBlanc Sur le campus de l’Université de Moncton, l’énergie et l’enthousiasme se faisaient sentir au stade intérieur du Ceps Louis-J-Robichaud le mercredi 28 septembre dernier. On pourrait être porté à croire que c’était dû en partie à cause d’un regroupement sportif or, ce n’était pas du tout le cas. Plus d’une cinquantaine de kiosques étaient répartis dans le stade pendant la journée où plus de 650 étudiants ont circulé à leurs guises afin de découvrir ce que les représentants de diverses compagnies avaient à offrir en terme de stages, de travail d’été, et bien plus encore. Le Salon carrière d’automne en était à sa 11e exposition à l’Université de Moncton et offre aux étudiants chaque année la possibilité de découvrir plusieurs aspects du monde du travail don la grande majorité des compagnies représentées provenaient de milieux de travail

régionaux. Les emplois offerts par les représentants pourraient surement être disponibles pour la population étudiante d’ici quelques années tout dépendamment de leurs années d’études qui leur restes et bien sûr si l’occasion se présente. Ceux qui se sont fait de bons contacts avec des représentants clés lors de cette journée ou même lors de Salons carrière précédant pourraient bien évidemment avoir un emploi directement relié avec leurs bacs, ou encore selon leurs intérêts. Les bacs principalement concernés lors du Salon carrière d’automne étaient principalement les suivants : administration, arts et sciences sociales, en droit, ingénierie, sciences, sciences de l’éducation ainsi que dans des études supérieures et recherches. De plus, il est fort probable qu’il y ait une ouverture d’un poste dans un commerce ou une agence qui touche directement le bac dans lequel nous sommes inscrits, mais duquel nous n’aurions

jamais pensé avant d’y être allés jeter un petit coup d’œil. Les divers kiosques pouvaient se classer selon les groupes suivant : les agences fédérales, les agences provinciales, dans le secteur privé ainsi que des services étudiants. C’est ainsi que peu importe la faculté nommée plus tôt, ou encore du métier que vous aspirez à exercer plus tard, il y avait de fortes chances que vous auriez été satisfaits par ces kiosques. Il faut cependant considérer que cet événement était largement plus profitable pour les finissants que des premières années puisqu’ils peuvent appliquer les connaissances acquises pendant toutes les années antérieures pour ainsi avoir une meilleure accessibilité aux emplois d’été ou autres offerts par les représentants des compagnies En plus d’avoir des kiosques touchant une multitude d’emplois, il y en avait également quelques-unes pour lesquels la population étudiante était plus sensibilisée à faire du bénévolat

par exemple : «Association multiculturelle du GrandMoncton » où les bénévoles misaient principalement sur l’intégration des immigrants dans la région de Moncton. C’est ainsi qu’avec l’aide des médias universitaires ainsi qu’avec la participation des bénévoles lors du 11e Salon carrière que l’on peut affirmer que cet événement a été un succès. Les étudiants les plus curieux peuvent cependant aller voir le site web du Salon carrière d’automne à l’adresse

suivante : http://www8. umoncton.ca/saloncarriere/ accueil. Sur ce site web, on peut y retrouver toutes les réponses à nos questions concernant l’événement. Ce site web offre principalement de l’information concernant les exposants, la démarche idéale à prendre pour obtenir un emploi avec ces compagnies, plusieurs témoignages et tout cela afin d’avoir un guide d’étapes à suivre pour plus assurer la réussite de la population étudiante, alors à vous d’en profiter!

Il y aura une Assemblée Générale Spéciale (A.G.S.) des Médias Acadiens Universitaires Incorporés (MAUI) le mercredi 12 octobre 2011 à 11h15 au local B-140 (salle multi) du Centre étudiant. Les trois points suivants seront à l’ordre du jour :

- Mise à jour de la Constitution - Sièges vacants au Conseil d’administration des MAUI - Vérificateur financier


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ARTS & CULTURE Un début d’année prometteur pour les Mercredis d’humour Mathieu Plourde Turcotte Une semaine est passée depuis que le Tonneau ait été en bonne partie rempli, le 28 septembre, pour la première des Mercredis d’humour. L’événement prenait place pour la première fois hors du CaféCampus, et le tout a récidivédans une ambiance sans vanité possible, à la bonne franquette entre deux pichets de bière et des fous rires intermittents provenant de toutes les directions. L’organisateur de ces soirées, qui est aussi humoriste à ses heures, Samuel Rioux, dit avoir pour objectif de mettre le plus de gens possible dans

la salle, car, rajoute-t-il, « plus les gens sont nombreux, plus le rire se propage bien ». Samuel s’est essayé à quelques reprises dans des bars du centre-ville qui offrent des « stand-up » comiques en anglais. Fort de cette expérience, il regarde aujourd’hui les Mercredis d’humour, le seul événement à Moncton qui offre des « standup » comiques en français, en se disant être heureux d’en être un des acteurs importants.

Les humoristes et l’ambiance qu’ils créent Ces spectacles d’humour de quelques minutes, avec une pause à chaque deux participants, présentent des humoristes en

herbe, la majorité du temps amateurs et peu expérimentés et ne se limitent pas à faire rire et divertir la salle. Ils ont permis en quelque sorte aux jeunes fringants et comiques du campus de faire valoir une facette de leur personnalité dont l’exposition en public est assez rare (Gérard Connolly nous confiait que pour sa part, ça lui avait permis de réaliser une sorte de rêve de jeunesse). Si l’humour est souvent puisé dans le répertoire de l’insolite, de la grossièreté de tous les jours, — sauf l’inévitable censure qui crée l’approbation ou la désapprobation d’une foule qui est toutefois, selon Samuel Rioux, très conciliante si l’on compare à l’esprit de taverne des autres bars offrant des « stand-

up » comiques— les sujets que la morale trop poussée qualifierait de disgracieux ne passent pas sous le tapis (il n’y a pas de tapis au Tonneau, contrairement à la scène du Café Campus). D’une blague sur ceux qui se soucient du fait qu’ingurgiter trop de sperme pourrait faire prendre du poids, en passant par des moqueries sur les hommes qui jouissent trop longtemps et par des onomatopées entrecoupées de blasphème contre ceux qui ont des chats à la maison, une ouverture à tous les sujets s’applique à la tenue de ces soirées. Si, lors du spectacle, bon nombre des humoristes étaient des étudiants en art dramatique, il était plutôt difficile de tirer

une tendance lourde dans la provenance, le sexe ou même le style d’humour. Chacun d’entre eux ayant une originalité dans sa personnalité, le ratio des participants gars/fille étant assez égal — se reflétant aussi dans la foule — et ceux-ci étant originaires surtout du nord-est de la province, l’une d’entre elles du Québec, mais rien de trop similaire dans les références culturelles de l’un à l’autre. Comme quoi les Mercredis d’humour s’offrent à un public qui, dans sa diversité, devrait choyer toutes les origines, les goûts d’humour, etc. La même chose se répétera certes, les participants ne semblant pas se faire prier pour revenir sur scène.

La 15e FrancoFête en Acadie

On fait la scène ! Une édition remplie de surprises Véronique Wade-Gallien La FrancoFête en Acadie fait la scène depuis maintenant 15 ans. L’édition 2011, qui aura lieu du mercredi 2 au dimanche 6 novembre à Moncton, sera également l’occasion de célébrer le 10e anniversaire du Réseau atlantique de diffusion des arts de la scène (RADARTS), organisme qui produit la FrancoFête. Depuis maintenant 15 ans, la FrancoFête en Acadie est devenue l’événement pluridisciplinaire le plus important du Canada atlantique consacré entièrement à la promotion, à la diffusion et à la mise en valeur du produit culturel francophone. La directrice générale de RADARTS, Jacinthe Comeau, indique que la 15e édition de la FrancoFête en Acadie sera remplie de surprises pour tous les participants : « Le slogan est bien choisi pour cette année : La FrancoFête en Acadie fait la scène! On offre une scène aux artistes et une scène de découvertes pour les diffuseurs. C’est également une façon de dire qu’on fait la fête pour souligner ces anniversaires ! L’événement est toujours un moment de célébration des arts de la scène, mais cette année, nous avons tenu à souligner de façon mémorable cette édition. De plus, RADARTS a été officiellement créé lors de l’édition 2001 de la FrancoFête. C’est de mise que les célébrations soient jumelées. » Mme Comeau souligne l’apport important de la FrancoFête en Acadie, ainsi que celui de RADARTS, à l’industrie des arts

de la scène en Atlantique : « On a aidé les artistes à développer leurs marchés, créé un carrefour de rencontres professionnelles, stimulé l’intérêt du public envers les arts de la scène et offert des spectacles francophones de qualité. » Une grande variété de vitrines artistiques permettront au public de découvrir des extraits de spectacles d’artistes du milieu musical, de la danse, du conte, du théâtre et de la variété ; certains artistes entament leur parcours et d’autres sont bien ancrés dans la profession. Des artistes comme Vivianne Roy, les Païens, les Hôtesses d’Hilaire, MORAN, George Belliveau, le groupe Tradition, le conteur Dominique Breau, Ingrid StPierre, Laurie LeBlanc, Francis d’Octobre, et le groupe pop indie d’Hôtel Morphée pour ne nommer que ceux-ci. Selon la coordonnatrice de l’évènement, Véronique Godin, le public est invité à découvrir les nouveaux artistes qui font leurs débuts sur la scène professionnelle : « La FrancoFête en Acadie, c’est trente cinq vitrines, douze Oiseaux de nuits, un cercle d’auteurs et un jam organisé par la Stratégie de promotion des artistes acadiens sur la scène internationale (SPAASI) ; c’est une chance unique de découvrir une panoplie d’artistes ! » Le volet des Oiseaux de nuit sera uniquement constitué d’artistes acadiens professionnels et émergents. Une occasion en or leur permettant de présenter des extraits de leurs spectacles. Ces soirées auront lieu à la salle Empress.

Deux séries de vitrines pour le jeune public seront présentées vendredi le 4 novembre à la salle de spectacle du Pavillon Jeanne-de-Valois de l’Université de Moncton. Les vitrines jeune public sont gratuites, mais les places sont limitées. Il est possible de se procurer les billets pour les différents spectacles de la FrancoFête en Acadie dans le réseau de billetterie du Grand Moncton, entre autres au Centre étudiant de l’Université de Moncton, par téléphone au 506.856.4379 ou 1.800.567.1922, ou sur Internet au www.admission. com. Les billets seront également disponibles à la porte les soirs de spectacle, lorsqu’il en reste. L’entrée pour les soirées Oiseaux de nuit est de 8 $ à la porte

Véronique Godin- Coordonnatrice de la FFA (Photo contribution)

seulement. Toute l’information sur la FrancoFête en Acadie

2011 et ses activités au www. francofete.com.

Résumé d’article en psycho...mais EN ANGLAIS... un E assuré Au revoir demande touristique, trop de bs pour 3 crédit! Dear Spongebob, You live in Bikini Bottom and you’re super absorbant? Sincerely, you’re a tampon. Tsé quand le gars veux étudier mais qui a rien à étudier, fuck jmenmerde


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INTERNATIONAL Après neuf mois d’attente, la Tunisie aura ses élections membres. Dans sa requête, M. Abbas désignait comme frontières celles établies en 1967 et a désigné Jérusalem-Est comme étant la capitale. « Le moment est venu de mettre un terme aux souffrances de millions de Palestiniens. Le moment est venu pour établir un État palestinien indépendant » a-t-il déclaré devant les chefs d’États réunis à New York pour la 66e session de l’assemblée

Martin Savoie La requête est déposée : la Palestine demande à rejoindre les rangs des États membres de l’Organisation des Nations Unies (ONU). C’est le Président de l’Autorité palestinien, M. Mahmoud Abbas, qui en a fait la demande officielle le 23 septembre dernier, devant les 193 représentants des États

générale de l’ONU. Il a aussi profité de l’occasion pour souligner que la demande n’était pas une tentative de délégitimation d’Israël, pays avec lequel la Palestine est en conflit depuis plusieurs décennies. Peu de temps après la demande, le Président israélien, M. Benjamin Netanyahu, a déclaré que son pays « veut la paix avec un État palestinien, mais les Palestiniens veulent un État

sans la paix », selon les rapports d’assemblée publiés par l’ONU par la voie de communiqués de presse. Au Canada, le Premier ministre, M. Stephen Harper, a déclaré auparavant qu’il voterait contre l’adhésion de la Palestine. Toutefois, peu de temps avant la demande officielle, le Président français, M. Nicolas Sarkozy, proposait que l’État siège à l’ONU au même titre que le Vatican, soit

en tant qu’État observateur. Si la requête est acceptée, la Palestine deviendrait le 194e État à siéger à l’assemblée générale de l’ONU. La dernière adhésion d’un État s’est faite en juillet 2011 alors que le Soudan du Sud s’est vu attribuer un siège 5 jours après sa déclaration d’indépendance, soit le 14 juillet.

Manifestations aux États-Unis : Le ras-le-bol du « 99% » Martin Savoie

sociale dans un pays où le taux de chômage frôle la barre des 10%, ainsi que de dénoncer l’influence des investisseurs sur la politique américaine. Au moment de la publication de cet article, le mouvement en est à son 20e jour et s’est étendu, à plus petite échelle, dans d’autres villes des États-Unis; notamment à Boston, Chicago, Los Angeles, et même au Maine. Toutefois, ce n’est qu’après une intervention policière que Lawrence O’Donnell, animateur de l’émission « The Last Word »

« Nous sommes le 99%. » « Le peuple uni ne sera jamais défait. » Il s’agit là de quelques uns des nombreux slogans criés lors des manifestations du groupe Occupy Wall Street qui prennent place un peu partout aux États-Unis, plus particulièrement à Wall Street, dans la ville de New York. Ces manifestations, à revendications multiples, ont deux principaux buts : une meilleure égalité

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nombre, on peut en compter 80 lors des premières interventions policières à la fin du mois de septembre et plusieurs centaines le 1er octobre. Le mouvement a récemment migré vers le pont de Brooklyn, où il a manifesté de la même façon qu’à Wall Street. Après que l’achalandage ait créé un bouchon de circulation, forçant la fermeture provisoire du pont, les policiers sont intervenus. Au total, plus de 700 personnes présentes sur les lieux devront comparaître en cour.

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suggérait une manifestation sous la forme d’un rassemblement passif dans le quartier des affaires de New York. Malgré qu’Adbusters soit associé à cette idée, le mouvement comme tel n’a ni chef, ni dirigeant. Tel que son nom l’indique, Occupy Wall Street revendique en « occupant » un espace donné. Les manifestants ont d’ailleurs trouvé niche au parc Zoccotti, près de Ground Zero. Depuis le début des manifestations, on dénombre près de 800 arrestations. De ce

5 - The Planet Smashers Hippopotamus

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sur la chaîne américaine MSNBC, a mis sous les projecteurs les manifestations en cours en mentionnant la brutalité du département de police de la ville de New York (NYPD). Les vidéos des interventions policières ont vite fait le tour de la toile, ayant été visionnées des centaines de milliers de fois. Les origines de ces manifestations sont toutefois difficiles à cerner. Il s’agirait d’une proposition faite au mois de juillet par le magazine activiste canadien Adbusters, lequel

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2 - Ian Kelly - Drinking Alone 1

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2 - Vulgaires Machins - Je chante pour les sourds

1 - Pascale Picard - Shooting Star 1 - Alfa Rococo - Phenix


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SPORTS Hockey

L’équipe féminine couronnée à la maison Josée Gallant Une belle année s’annonce pour l’équipe féminine de hockey qui a réussi à remporter les grands honneurs cette fin de semaine, alors qu’elle était l’hôte d’un tournoi pré-saison à l’aréna J.-Louis-Lévesque. En tout, six équipes étaient présentes lors de ce tournoi qui est d’une grande importance, car il permet de refléter le potentiel des équipes sur la saison à venir. En plus des Aigles Bleues, les Tommies de St. Thomas, les Mounties de Mount Allison, les Tigers de Dalhousie, les Huskies de Saint Mary’s et les Panthers de la University of Prince Edward Island étaient tous présentes. Dès leur première rencontre, vendredi soir, les Aigles affrontaient les Huskies qui ont la réputation d’être une des équipes dominantes de la ligue. Ça ne les a pourtant pas empêchées de compter coup sur coup et de les blanchir avec un pointage convaincant de 9-0. Une victoire bien méritée alors que 34 lancés ont été dirigés vers la gardienne adverse contre seulement 14 vers le Bleu et Or. Lors de cette rencontre, MarieMichelle Poirier n’a pas cessé d’impressionner en marquant un tour du chapeau, ce qui lui a attribué l’honneur de joueuse du match.

Les aigles avec leur bannière (Photo : Normand A. Léger)

Ce gain les a menées dans une dispute très serrée contre les Panthers samedi aprèsmidi. Après une remontée de la part des Aigles qui tiraient de l’arrière 2-0 à un certain point durant la rencontre la marque s’est finalisée à 5-5 après trois périodes. La bataille s’est donc terminée en fusillade et ce sont les Aigles qui en sont sorties

grandes gagnantes. Natalie Cormier et Geneviève David ont réussi à marquer lors de la fusillade alors que Sabrina Rancourt assurait la protection du filet en arrêtant quatre lancés sur cinq. La marque finale de 6-5 a donc permis au Bleu et Or de se rendre directement en finale ce dimanche contre les Tommies de St. Thomas.

Le désir de gagner était toujours au rendez-vous dimanche alors que la partie débutait contre Fredericton. Les Aigles Bleues ont réussi à marquer 6 buts alors que leurs adversaires n’ont pu riposter qu’une seule fois. Poirier a continué de contribuer au pointage avec deux buts, alors que les quatre autres sont le travail de Janie Leblanc,

Geneviève David, Marie-Pier Arsenault et Kaitlyn Gallaway. Dans le filet, c’est Jenna Van Belois qui c’est assurée de maintenir le pointage, ce qui lui a également attribué l’honneur de joueuse de la partie grâce à son bon rendement. Bref, c’est une année qui promet pour cette équipe !

Francis Rochon marque un des neuf buts des Aigles Bleus lors de leur victoire de 9 à 6 face aux Panthers de UPEI dimanche à Cocagne. Moncton a trouvé le filet 6 fois dans la deuxième période pour obtenir le gain. Le Bleu et Or a maintenant 3 victoires et une défaite sur sa fiche hors-concours et disputera un dernier match d’exhibition avant d’entreprendre sa saison régulière le 14 octobre à Wolfville contre les Axemen d’Acadia University. (Photo : Normand A. Léger)


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SPORTS Soccer masculin

Moncton obtient un point en deux matchs sur la route Normand d’Entremont L’équipe de soccer masculin a ajouté un match nul et une défaite à sa fiche la fin de semaine dernière avec un résultat de 1 à 1 face aux Mounties de Mount Allison University et un autre de 4 à 2 contre les X-Men de St. Francis Xavier University. Moncton a surtout été victime de mauvais départs, allouant 3 buts en première moitié entre les deux matchs et n’en marquant aucun. Vendredi, les Aigles Bleus ont disputé un match nul conter les Mounties. Femi Adegdidi a marqué le premier but du match dans la première moitié pour l’équipe hôtesse, mais Bourama Simpara a répondu pour Moncton dans la deuxième pour créer l’égalité. C’était en effet la deuxième fois que Simpara trouvait le filet dans le match, mais le premier fut annulé parce que les arbitres ont jugé que le ballon était sorti du terrain un peu plus tôt dans la séquence. « Nous n’avons pas lâché après le but annulé, nous avons continué à jouer fort », souligne Sylvain Rastello, entraineur en chef de l’équipe. « Nous avons beaucoup de caractère, beaucoup de potentiel offensif. Nous avons eu une bonne deuxième moitié et nous avons failli faire ce que nous avons fait contre UNB lorsque nous avons marqué 3 buts en deuxième mitemps pour la victoire ». En plus du but annulé, le Bleu et Or s’est senti malchanceux sur une occasion proche du but où un joueur des Mounties aurait

L’attaquant Justin Gautreau durant un match en 2010. Les Aigles Bleus ont disputé un match nul de 1 à 1 avec les Mounties et ont perdu 4 à 2 face aux X-Men la fin de semaine dernière. (Archives. Photo : Normand A. Léger)

touché le ballon avec sa main dans la zone de penalty. « C’est toujours difficile avec l’arbitrage à l’extérieur, il faut être patient », ajoute Rastello. « Avec le but annulé et le penalty qui n’a pas été donné, il semble que nous jouions vraiment contre 11 joueurs et plus ». Ensuite, Moncton a affronté les X-Men de St. Francis Xavier University dimanche

à Antigonish. Le match n’est vraiment pas bien parti pour les Aigles, eux qui ont alloué le premier but (Phil Oppenheim) dans la première minute de jeu. Michael Marousek a ensuite donné une avance de deux buts aux X-Men. Le Bleu et Or a amorcé la deuxième moitié en feu lorsque Bourama Simpara et Maxime Ferlatte ont chacun marqué

dans les 5 premières minutes de la demie pour égaliser la marque 2 à 2. Cependant, St. F.X. a démontré pourquoi ils sont classés 3e au Canada, ripostant de leur côté avec le deuxième but du match de Marousek et un autre de Martin Vlk, se méritant une victoire de 4 à 2. Les Aigles Bleus retournent maintenant à domicile après avoir disputé quatre matchs

à l’extérieur. Ils chercheront à profiter de quatre matchs consécutifs au Stade Moncton 2010 pour monter au classement, le tout commençant le 15 octobre lors d’une rencontre avec les Capers de Cape Breton University à 15h15.

l’extérieur. » Ensuite, le Bleu et Or s’est avoué vaincu aux X-Women de St. Francis Xavier University dimanche après-midi à Antigonish d’une marque de 2 à 0. St. F.-X. a marqué deux buts en première demie, Stephanie Cameron à la 26e minute et Maura Woodman à la 36e, et elles ont réussi à s’occuper des occasions de Moncton pour se mériter la victoire. Maris Miller a affiché le jeu blanc pour les X-Women. Elle a été surtout testée par Edny

Limage qui a failli marquer deux buts pour les Aigles, le premier sur un jeu qui a été jugé hors-jeu, le deuxième sur un tir avec une partie du filet ouvert qui a frappé le côté du but. Les Aigles Bleues (0-6-1) ont maintenant terminé leur série de quatre matchs sur la route et retourneront pour une série d’autant de matchs à domicile. Leur prochaine rencontre de calendrier régulier sera le 15 octobre à 13 h au Stade Moncton 2010 face aux Capers de Cape Breton University.

Soccer féminin

Premier point de l’année pour l’U de M Normand d’Entremont Les Aigles Bleues ont mérité leur premier point de l’année, la fin de semaine dernière, jouant un match nul et subissant une défaite dans leurs deux matchs. Le point est venu lors d’un résultat de 0 à 0 contre les Mounties de Mount Allison University vendredi soir, un match que les deux équipes ont disputé chaudement pendant 90 minutes sans réussir à capitaliser sur les occasions.

La meilleure occasion des Aigles est venue du pied de Stéphanie Leahy qui a frappé la barre transversale sur un coup franc vers la fin du match. Selon Sylvain Rastello, entraîneur en chef des Aigles Bleues, l’équipe commence à jouer avec de plus en plus de confiance. « Les filles sont tranquillement en train de se rendre compte qu’elles peuvent gagner des matchs », affirme-til. « Elles n’ont pas réussi ce soir, mais elles se rapprochent, c’est ça qui est important. Il faut juste savoir tuer un match lorsque

nous avons des occasions de but. » Les Aigles, qui avaient jusqu’alors perdu toutes leurs parties, ont joué fort et ont mené le jeu en deuxième moitié malgré le fait qu’elles n’ont pas su trouver le fond du filet. « Nous avons fait une très bonne deuxième mi-temps, nous l’avons dominée », ajoute Rastello. « Notre première mitemps était très correcte contre le vent. Il faut juste être patients, c’est une équipe jeune. Nous méritions une victoire, mais nous avons encore pris un bon point à



Le Front - Journal de l'Université de Moncton