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Le mercredi 11 janvier 2012

ACTUALITÉ Jeux du commerce 2012

Pas de podium pour la délégation de Moncton Rémi Frenette Cette fin de semaine avaient lieu les Jeux du commerce (JDC), le plus grand concours d’études de cas au pays, une expérience des plus enrichissantes pour les étudiants de la Faculté d’administration de l’Université de Moncton. Ils n’ont cependant pas remporté les honneurs du podium. La première place est allée à l’Université d’Ottawa, la deuxième à l’École de gestion John Molson et la troisième à l’Université Laval. Il faudra attendre encore quelques semaines avant de connaître les résultats du classement général. Olivier Doiron, étudiant au premier cycle en administration et v.-p. des activités sociales au sein de la FEECUM, en était à sa deuxième participation. Il estime que les JDC constituent une expérience mémorable et profitable et que chaque étudiant en administration devrait y participer dans leur parcours universitaire : « Tout le monde qui passe en administration devrait prendre ce cours-là. Ça aide à s’améliorer

à parler devant un public. Quand tu as des rapports à faire dans ton travail, plus tard, ça peut t’aider. En administration, il faut quand même que tu parles, c’est pas juste des chiffres. Puis avec l’expérience là-bas, il y a des chances de recrutement. Tu présentes devant des juges. Comme moi, cette année, j’ai présenté devant trois viceprésidents de Pepsi Co. Canada. On a jasé après avec eux. C’est vraiment une belle place pour faire du réseautage. Pour le recrutement aussi, pour voir qui sont les jeunes qui vont percer dans le marché. » C’est donc une opportunité de mettre en pratique les notions apprises dans les cours du baccalauréat en plus de permettre aux étudiants de bâtir des réseaux sociaux. La couverture médiatique ainsi que la présence d’employeurs du domaine de l’administration constituent également une occasion en or de se faire remarquer sur la scène professionnelle. Les JDC en étaient à leur 24e édition. À chaque année depuis 1989, des délégations de près de 80 participants représentent

des universités de l’Est du Canada. Le nombre d’universités invitées est passé de huit en 1989 à treize et parfois même quatorze durant les dernières années. Les participants en 2012 comprennent l’École de gestion John Molson (Université Concordia), l’École de gestion Telfer (Université d’Ottawa), l’École des Hautes Études Commerciales et les universités de McGill, de Laval, de Moncton, de Sherbrooke, du Québec à Chicoutimi, du Québec à Montréal (ESG), du Québec à Rimouski, du Québec à TroisRivières, du Québec en AbitibiTémiscamingue et du Québec en Outaouais. La formule des épreuves se divise dans les catégories du social, du sport et surtout de l’académique, qui vaut à lui seul 68% du rang final des universités. La liste des épreuves académiques comprend entre autre le commerce international, la comptabilité, l’entreprenariat, la finance, la fiscalité et le marketing, en plus des épreuves supplémentaires du débat et de la simulation boursière. Le volet sportif vaut pour 18 points des

scores finaux et se divisait cette année en trois épreuves : dodge ball, tchouckball et soccer. Enfin, le volet social, qui regroupe une panoplie d’épreuves mettant l’accent sur l’entraide et la socialisation, vaut six points du classement final. Chaque épreuve académique est une étude de cas. En groupes de trois, les étudiants ont trois heures pour analyser le problème, développer des solutions et préparer une présentation de vingt minutes destinée à un panneau de professionnels et de professeurs en gestion. Olivier Doiron place d’ailleurs ce défi parmi les moments les plus mémorables de son expérience. C’est à ce moment, dit-il, que la compétition est à son point le plus intense. Il faut dire que même si l’UdeM n’a pas un historique de vainqueur aux JDC, ses délégations se sont tout de même démarquées à quelques reprises au fil des années. En 2009, la délégation de Moncton a remporté le prix de reconnaissance du volet hors compétition. En 2006, elle a remporté

le Trophée amélioration pour avoir fait le plus de progrès en comparaison à l’année précédente. Cette même année, Robert Boghen a remporté le Trophée reconnaissance pour sa capacité à stimuler l’intérêt des étudiants et pour son engagement dans le développement de l’événement. En 2004, Moncton a remporté le Trophée contribution pour son engagement bénévole dans sa communauté. Le Campus de Moncton a également terminé en deuxième position au débat oratoire et en troisième position dans l’épreuve portant sur la gestion internationale. En 2001, Moncton s’est emparé du premier prix en improvisation et de la troisième position dans l’épreuve de cas en informatique de gestion. En 1999, l’UdeM s’est mérité le prix pour la meilleure amélioration, le deuxième prix à l’épreuve reportage et la troisième place de la course des jeux.

L’art presque perdu de laisser tomber la neige. Mathieu Plourde Turcotte L’hiver est bien arrivé, même s’il faut chercher longtemps pour le trouver. Normalement, l’hiver à Moncton, c’est le froid, la neige et le soleil qui s’arque très bas dans le ciel. Il y a aussi les journées courtes qui s’allongent malgré tout, puis l’hiver avance – ce sont d’ailleurs les seules preuves de sa présence pour le moment –, en faisant sentir la présence du printemps. Pour ceux et celles qui ont vécu les tempêtes à répétition, le bordel dans ces rues qui devenaient de plus en plus étroites et les bancs de neige à profusion de l’an passé à Moncton, inutile de dire que les attentes n’ont jusqu’à maintenant pas été comblées. L’attitude des clubs de motoneige, qui paient leurs dépenses via les cartes de membres et en utilisant des bénévoles pour accomplir les tâches hivernales, le montre bien : la secrétaire du club MonctonSaint Antoine de motoneige, secondée par le directeur général de la Fédération des clubs de Motoneige du Nouveau-

Brunswick, sans pouvoir confirmer les chiffres puisqu’ils sont comptabilisés à la fin de la saison, émet des réserves sur la possible baisse du nombre de leurs membres que la logique météorologique imposerait. La majorité de leur clientèle, disentils, fonctionne par anticipation et ne devient donc pas membre à la dernière minute en fonction des conditions météorologiques. Pour ce qui est des patinoires extérieures et des sentiers de ski de fond urbains, souvent sous la responsabilité des conseils de quartier, la seule chose qui puisse être dite – compte tenu de l’objectif à but non lucratif – c’est qu’ils dépendent de la météo.

De la neige dans le désert ! Non, mais presque … Autrement dit, les entreprises qui dépendent de la neige – centres de ski, hébergement, etc. – pour rentabiliser leur commerce ne peuvent qu’espérer, prier, ou enneiger les pistes à l’aide de canons à neige artificielle crachant de l’eau se changeant en neige au contact du froid, comme c’est le cas des centres

de ski. C’est de cette façon que Poley Mountain réussit à créer ce qui semble être un mirage de neige au beau milieu de la terre, des cailloux et de la pelouse presqu’encore verte. Cette montagne située à environ 50 minutes de voiture de Moncton (près de Sussex), réussit à offrir plus d’une pente de haut en bas sans petites roches désagréables pour le maintien d’une bonne condition des semelles de ski des clients. Lors de la rencontre avec la directrice du marketing de la montagne, Jennifer Muir, le vendredi 6 janvier, 10 pistes étaient ouvertes sur une possibilité de 30, avec prééminence sur les pistes pour débutant, toutes possédant un fond composé uniquement de 35 centimètres de neige artificielle. L’augmentation du domaine skiable devrait se faire graduellement jour après jour, selon la volonté de dame nature. Ce qu’il faut savoir, c’est que pour fabriquer la neige artificielle, il y a tout de même une température maximale. Preuve que l’hiver n’a pas dit son dernier mot et qu’il y a encore de la place pour de nombreuses précipitations cette année, la station a malgré tout

ouvert ses portes deux jours plutôt que l’an passé, soit le 24 cette année et le 26 l’an dernier. Madame Muir a même affirmé que la fabrication de neige se faisait jusqu’en début février peu importe les précipitations de neige, question d’être prêts à

toute éventualité et d’avoir une base de neige qui ne fondra pas et qui durera plus longtemps que la neige naturelle à la première pluie venue. La montagne n’est donc pas en terrain inconnu en ce qui concerne la fabrication de neige.


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ACTUALITÉ Retour sur les premiers huit mois du règne majoritaire de Stephen Harper Rémi Frenette En ce début du nouvel an 2012, Le Front jette un regard sur le règne du gouvernement Harper élu en majorité le deux mai dernier. Des professeurs de l’Université de Moncton estiment que le Canada s’engage dans un parcours bien différent de celui tracé historiquement par le pays. Les valeurs linguistiques et l’économie nationales, entre autre, se voient radicalement transformées dans un tournant idéologique vers la droite. Ronald LeBlanc, professeur d’économie au campus de Moncton, affirme que Harper « s’en va définitivement dans un autre sens. Il est en train de créer un nouveau Canada, à l’américaine ». LeBlanc n’y voit cependant rien de surprenant : « Il fait ce qu’il a dit qu’il allait faire : il met des ressources dans la prison, des ressources dans l’armement, il est en train de reculer le fédéral du champ des provinces et ainsi de suite. » L’économiste considère que l’élection majoritaire permet simplement au gouvernement d’adopter les mesures qu’il envisage depuis sa première élection. Par exemple, depuis 2006, le premier ministre met beaucoup d’emphase sur le besoin de resserrer la sévérité du système pénal. Des mesures concrètes ont été adoptées le mois dernier avec l’adoption du bill C-10, la Loi sur la sécurité des rues et des communautés. Ce projet de loi raffermit les sentences accordées aux jeunes délinquants, au trafic et à la production de drogues, il croît le temps requis pour demander pardon (suspension du casier judiciaire) et élimine des peines d’emprisonnement à domicile au profit du temps de prison, entre autre. LeBlanc se dit dépassé par le bill C-10 en raison de ses coûts importants et de ses justifications douteuses : « On met des milliards dans la prison alors que le taux de criminalité est à la baisse ». En effet, la criminalité n’a jamais été aussi statistiquement basse au pays depuis 1973. « Pour moi, c’est une politique de la peur. Ils nous effraient avec l’armée, avec la criminalité. On n’a pas besoin de dépenser là-dedans », de dire LeBlanc. Le financement du militaire est aussi remis en question par l’économiste : « On va dépenser

des milliard pour des avions [F-35]. Pour qui? Pour tirer sur les américains? Pour tirer sur les Russes? Qu’est-ce qu’on fait avec des avions militaires? » Il souligne également le contrat de 25 milliards signé entre le Canada et la compagnie Irving. Cette entente inaugure la construction de bateaux de guerre à Halifax. Selon LeBlanc, il est trop tard pour revamper le militarisme canadien. Même dans le but de se tailler une part de l’Arctique, actuellement revendiqué par plusieurs pays, c’est par la diplomatie que le Canada a ses meilleures chances. Il faut tout de même dire que le Canada a beaucoup moins souffert que d’autres pays occidentaux de la crise économique de 2008. LeBlanc précise cependant que cela n’a rien à voir avec les politiques du gouvernement actuel : « C’est [dû à] une règlementation assez sévère des marchés financiers qui a été faite par les libéraux dans le passé. » Il explique que les libéraux n’ont pas permis aux banques canadiennes de se fusionner, les empêchant ainsi de spéculer librement sur les marchés internationaux. La lourdeur de la crise récente aux États-Unis serait une conséquence de ce genre de dérèglementation. L’autre aspect favorable à l’économie canadienne selon LeBlanc est son secteur énergétique. Il rappelle que le Canada demeure un grand exportateur de pétrole, de gaz naturels et d’électricité. Mais l’exploitation de ces ressources est elle-même controversée. Le mois dernier, quand le Canada s’est retiré du Protocole de Kyoto, les médias ont vite fait de pointer du doigt l’exploitation des sables bitumeux dans l’Ouest du pays. Ce genre d’industrie, on le comprend très bien, ne peut atteindre son plein potentiel économique lorsque des politiques contraignantes exigent le respect de l’environnement. LeBlanc entrevoit aussi le retour à ce qu’il appelle le fédéralisme classique, c’est-àdire un État fédéral qui laisse les provinces assumer les coûts de leurs institutions. Les programmes de péréquation laissent alors la place à une base par capita. Tandis que les péréquations redistribuent le financement vers les provinces les plus pauvres, la base par capita calcule l’allocution des montants selon la taille de la population. Les conséquences de cette approche sont claires d’après l’économiste : les inégalités vont

croître, autant entre les provinces aisées et défavorisées qu’entre les individus riches et pauvres. Pour Laurence Arrighi, professeure de linguistique au Campus de Moncton, le bilinguisme canadien n’est pas à son stade le plus glorieux. Les nominations de Micheal Ferguson au poste de vérificateur général, de Michael Moldaver à la cour suprême et d’Angelo Persichilli comme directeur des communications sont alarmantes. Laurence Arrighi note que ce sont des hautes fonctions dans l’appareil fédéral et que leur unilinguisme anglophone indique une certaine indifférence quant au fait français de la part du gouvernement actuel : « Sans doute que dans les faits, ils montrent le peu de considération qu’ils accordent au bilinguisme canadien. Ça, c’est sûr et certain. » Dans la même veine, le ministre des Affaires étrangères, John Baird, décidait récemment de supprimer le verso francophone de sa carte d’affaire. « De là à pousser la bêtise jusqu’à vouloir des cartes unilingues, je trouve ça un peu fort », s’exclame Arrighi. Elle n’envisage pas nécessairement de reculs sur le plan linguistique, par exemple en supprimant des lois déjà

existantes. Cependant, elle n’entrevoit pas d’avancées ni une attitude proactive visant à améliorer les lois linguistiques au pays. Cela ne signifie cependant pas pour elle que le gouvernement Harper soit hostile au fait francophone. Il faudrait plutôt parler d’un manque de sensibilisation ou de compréhension des enjeux auxquels font face les minorités. Selon la linguiste, la faiblesse actuelle du souverainisme québécois est peut-être explicative du peu d’intérêt que le fédéral accorde au français. Laurence Arrighi se souvient de ses anciennes impressions du Canada : « Il y a quinze ou vingt ans, quand j’ai commencé ma formation linguistique, tu ne pouvais pas parler de politique et d’aménagement linguistique sans mettre de l’avant l’exemple canadien. C’était vraiment un exemple, supposément, de politique et d’un aménagement linguistique harmonieux, réussi, complet. » Ces réflexions concordent avec celles de Ronald LeBlanc qui voyait un Canada beaucoup plus diplomate sur le plan politicomilitaire et égalitaire sur le plan économique. Cette courte enquête auprès des professeurs de l’Université

de Moncton dresse un sombre portrait de la dernière année et des prochaines à venir sous le gouvernement Harper, notamment en ce qui concerne les Acadiens. Francophones habitant une région économiquement défavorisée, ils n’auront qu’à bien se tenir durant les trois prochaines années si le Canada maintient son nouveau cap idéologique.

Stephen Harper


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ÉDITORIAL

2011 : Les valeurs ont changé Le début d’une nouvelle année est bien souvent une occasion de faire des bilans et de faire des réflexions sur celle qui vient de s’écouler. Pour le Canada, l’année 2011 aura été marquante sur la scène politique canadienne. L’année 2011 marque, notamment, l’arrivée du premier gouvernement majoritaire mené par Stephen Harper. Nous sommes présentement entrain d’assister à une série de différents évènements, qui peuvent avoir l’air anodins, mais qui sont entrain de transformer l’image du Canada. Ces décisions du gouvernement conservateur démontrent bien leur intention de transformer ce que l’on pouvait appeler à un moment, les valeurs canadiennes.

L’exemple le plus flagrant de ce phénomène est sans aucun doute le comportement du Canada lors de la conférence de Durban sur l’environnement. Le Canada est en effet devenu le premier pays à quitter le protocole de Kyoto, s’attirant une pluie de critiques provenant de la communauté internationale. Après avoir été longtemps perçu à travers le globe comme un leader en matière d’environnement et de lutte aux changements climatiques, le Canada est soudain devenu un des pays les plus critiqués dans ce dossier. Parmi les pays qui ont dénoncé cette décision, on retrouve notamment la Chine. Lorsque le Canada est dénoncé sur la scène internationale pour son manque d’implication dans le secteur environnemental par la Chine, il y a lieu de se poser de

très sérieuses questions. Le gouvernement Harper, au courant des derniers mois, à également semblé faire une beaucoup plus grande place à la monarchie, en remplaçant, notamment, un tableau du peintre Alfred Pellan pour le remplacer par un tableau de la reine. Il s’agit ici d’un geste tout à fait inoffensif, mais qui en dit très long sur les priorités du gouvernement, alors que l’on peut assister à plusieurs rapprochements avec la monarchie. L’aspect, cependant, qui est peut être le plus inquiétant, est la tendance que semble suivre le gouvernement depuis quelque mois, qui est celle de glorifier tout ce qui est militaire. Nous avons pu assister, notamment, à des cérémonies marquant la fin de la

mission en Libye. Ces cérémonies étaient sans précédent, alors qu’aucun gouvernement n’avait marqué de la sorte la fin d’une mission militaire. Il semble également que la tendance se poursuivra lors de l’année 2012, alors qu’on annonçait tout récemment que des commémorations auraient lieu entourant le 200e anniversaire de la guerre de 1812. Il est extrêmement inquiétant de voir le gouvernement tenter d’influencer l’opinion publique de sorte à ce qu’elle soit plus favorable à l’armée. On risque de voir de plus en plus de canadiens partir au combat au courant des prochaines années. Il s’agit la d’une vraie transformation des valeurs canadiennes.


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ARTS & CULTURE Ajout sur la scène culturelle de la région en 2012

Les « Soirées cabaret franco de l’Igloo » Véronique Wade Gallien Le bar l’Igloo est reconnu depuis plusieurs années pour les spectacles live qui y sont présentés. Mais voilà que cette année, l’Igloo lance sa programmation des Soirées cabaret franco. Le but est d’y présenter des groupes et des artistes francophones 52 semaines par année. C’est une occasion pour plusieurs artistes de se faire connaître.C’est d’ailleurs le cas de John Boulay qui s’y produira ce soir dès 21 h.

permet de le faire grandir en tant que musicien. Dans le domaine, l’expérience est cruciale et ce n’est pas ce qui lui manque. D’ailleurs, il enseigne la musique, ce qui lui permet de combler ses temps libres et de vivre de son art.

La programmation des Soirées cabaret franco de l’Igloo Voici les artistes qui se produiront sur la scène de l’Igloo pour les trois prochains mois : ce soir - John Boulay ; 18 janvier - Les

Hay Babies ; 25 janvier – Caracol ; 1 février - Loup Noir ; 8 février Daniel Goguen ; 15 février - Kevin McIntyre ; 22 février - Luc Tardif ; 29 février - Gabriel Robichaud ; 7 mars - Mario Lebreton ; 14 mars Danny Boudreau ; 21 mars - Le Bo Band ; 28 mars - Caroline Savoie

et Philippe Desjardins. Ces soirées auront lieu à tous les mercredis soirs à 21 h à l’Igloo, situé au 300, promenade Elmwood, près du campus de Moncton de l’Université de Moncton. Le coût d’entrée est de 5 $ à la porte.

John Boulay, un artiste acadien à découvrir John Boulay a étudié en guitare classique à l’Université de Moncton et poursuit sa formation via de nombreux stages. Il est membre du groupe de Pascal Lejeune et accompagne la violoniste Louise Vautour, ce qui lui a permis de voyager en France et à travers le Canada. Il a monté un spectacle aux saveurs de blues, de rock, de swing, de reggae et de country accompagné de ses trois musiciens : Luc Roy, Denis Hachey et Nicolas Boudeau. John se dit heureux d’avoir la chance de se faire connaître du public et il a hâte de faire découvrir son talent : « On va en profiter pour faire des tests et voir ce qui soulève le public de Moncton. » Il travaille sur son disque depuis 2008 et attend de pouvoir amasser suffisamment de fonds pour le terminer : « C’est un mal pour un bien puisque les chansons ont pu être perfectionnées avec le temps. » Il travaille entre temps sur les projets de ses pairs et affirme que même si son album prend le siège arrière, ça lui

John Boulay présente ce soir son spectacle avec un son de blues, de rock et de reggae.

La Revue Acadienne célèbre ses 10 ans ! Véronique Wade Gallien Bonne et heureuse année à tous ! Pour plusieurs, le nouvel an est synonyme de résolutions, de renouveau et de bilan annuel. C’est aussi le temps pour La Revue Acadienne de faire le bilan de l’année avec son traditionnel spectacle humoristique de fin d’année. 10 ans déjà ! Cette année, l’équipe de La Revue Acadienne célèbre son 10e anniversaire et promet au public un nouveau spectacle avec

plus de 40 numéros d’imitations, de parodies publicitaires, et de clins d’œil sur l’actualité revisitée à leur façon. Plusieurs personnages referont surface comme l’incontournable Yvon Godin, Isabelle Thériault en tant que porte parole de l’événement Accrocs de la chanson, la Sagouine, Angèle Arseneau, qui s’associe avec le groupe de citoyens de Dover Estate à Dieppe qui veulent de l’eau, Wilfred à l’Olympia, et bien sûr Roland Gauvin et Monsieur Crapaud seront eux aussi de la partie. « Au fil des ans, nous avons remarqué que ce ne sont

pas les politiciens qui ont marqué l’Acadie, ce sont les artistes d’ici, » souligne André Roy, membre de La Revue Acadienne. Il affirme qu’ils réservent des surprises au public : « Nous allons présenter 40 nouveaux numéros sur la même actualité, mais le spectacle sera différent de ce qui est passé à la télévision de Radio-Canada les 1er et 2 janvier dernier. On a gardé les « jokes » locales pour nos spectacles en salle. » De plus, pour souligner leurs accomplissements, l’équipe a décidé de rassembler leurs meilleurs moments sur DVD et offre un CD des chansons de La

Revue Acadienne. Origines de La Revue Acadienne André Roy nous a expliqué comment est né ce projet qui est maintenant devenu leur emploi de rêve : « L’équipe était membre de la ligue d’impro acadienne et on leur a suggéré de faire leur revue de l’année dans le cadre du festival Hubcap à Moncton. C’est ce qu’ils ont fait. » Maintenant, les cinq comédiens de La Revue Acadienne présentent une série d’émissions hebdomadaires à la télévision de Radio-Canada et un nouveau spectacle en tournée au Nouveau-Brunswick année après

année. La tournée Ils ont commencé avec une tournée de quatre arrêts, mais aujourd’hui ils parcourent les quatre coins du NouveauBrunswick avec plus de 10 spectacles en janvier et en février. Ils se produiront à la salle de spectacle Jeanne-de-Valois à l’Université de Moncton le vendredi 13 et le samedi 14 janvier à 20 heures. Ils termineront leur tournée le vendredi 10 février à Moncton pour une troisième fois, mais cette fois-ci dans le cadre du Festival d’humour Hubcap au Théâtre Capitol.


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INTERNATIONAL 2011, l’année du peuple ! Martin Savoie Premièrement, bonne année à vous, chers lecteurs du Front ! Non mais, en 2011, nous avons eu droit à tout un show, si vous me permettez l’anglicisme. On se serait crus dans de vieilles montagnes russes tellement ça a brassé ! Et pourquoi ça a brassé ? Parce que des gens se sont tenus debout. Affirmer que le magazine Times était dans le mille avec sa couverture la plus attendue de l’année (celle du « Man of the year », la personnalité ayant marqué l’actualité lors des douze derniers mois) est trop peu dire à ce point. Sur cette couverture, on peut observer un homme, masqué d’un foulard, dont la figure représente les grecs, les espagnols, les indignés, les arabes, et tous ceux qui ont pris part à des soulèvements populaires depuis le début de l’année. Les protestataires, voilà leur personnalité de l’année. Au tournant de la nouvelle

année, on ne peut pas se dire étonnés d’un tel choix. Lorsqu’on y pense, l’année s’est terminée comme elle a commencé, après tout : dans le chaos, le défi de l’autorité, les protestations, bref, dans les remises en question, parfois musclées, des bases des systèmes politiques en place dans le monde. Revenons en arrière d’un an. À ce moment-ci, en 2011, des manifestations étaient en branle en Tunisie, en Algérie et au Yémen. De tous les présidents en poste dans ces pays, seul le président algérien, Abdelaziz Bouteflika, demeurera en poste. Mais pourtant, ce n’était que le début… Plusieurs autres pays ont très rapidement suivi. Le Liban, l’Égypte, la Syrie, l’Irak, la Libye et le Koweït, entre autres, ont connu leurs séries de manifestations, certaines plus rudes que d’autres. Tel est le cas de la Libye, par exemple, où les armes furent de mise afin de se battre contre le régime de Mouammar Kadhafi. Mais nous en avons déjà tant parlé, vous

connaissez le dénouement de cette histoire. Certains conflits, quant à eux, restent à résoudre. La Syrie en est l’exemple parfait. Alors que les civils se sacrifient afin d’assurer un meilleur avenir à leur pays, l’armée contreattaque, tentant tant bien que mal de taire les cris d’une population en colère. Le conflit est tel que des intervenants externes, comme par exemple la Ligue Arabe, condamnent les actes du gouvernement. S’il y a bien une chose qu’il faut retenir de toutes les manifestations qui ont eu lieu cette année, c’est qu’elles avaient toutes un même but : la justice sociale. Les émeutes qui ont eu lieu en Angleterre peuvent aussi être du nombre des manifestations « pour la justice ». Derrière cet événement aux apparences plutôt extrêmes se cache une histoire de justice trop souvent laissée dans l’ombre devant l’ampleur que le tout a pris. L’élément déclencheur de ces péripéties était la mort de

Mark Duggan. Le jeune homme de 29 ans avait été tué par balle dans un taxi lors d’une altercation policière. Un groupe d’amis de Duggan, à travers des manifestations devenues émeutes, réclamaient que justice soit faite pour sa famille en plus de protester contre la brutalité policière. À cela s’ajoute le mouvement des indignés qui s’était déroulé en Europe, plus particulièrement en Espagne où il est né, et en Grèce où il a été parmi les plus forts. Ce mouvement, ayant pris naissance dans les réseaux sociaux, s’est vu rassembler une classe jeune et pacifique qui réclamait du changement, un renversement de la tendance capitaliste des gouvernements. Ce mouvement a réussi à rassembler les manifestants par milliers dans les deux pays, se chiffrant même à plus de 100 000 personnes en Grèce. Avec un tel mouvement, il fallait s’attendre à ce que plusieurs autres pays joignent le mouvement. En effet, des centaines de mouvements

similaires partout dans le monde ont suivi plusieurs mois plus tard, notamment à New York où le mouvement « Occupy Wall Street », ayant débuté en septembre, attirait plusieurs milliers de personnes chaque jour, lesquelles campaient même sur les lieux des manifestations. Les autres villes du monde ont rapidement suivi et le NouveauBrunswick n’a pas été épargné! Pour 2012, mis à part la fin du monde (sarcasme), je crois que sur la scène internationale, il faut s’attendre à observer un temps de reconstruction après tous les soulèvements qui ont eu lieu lors de la dernière année. Nous avons commencé à en voir une parcelle avec l’Égypte et la Tunisie qui tenaient leurs premières élections depuis la chute de leurs présidents, et une multitude d’autres nations emboîteront le pas. Si 2011 était l’année du peuple, 2012 sera l’année où l’on récoltera les fruits de ce que l’on a semé.

Revue internationale

Ce qu’on n’a pas pu mentionner pendant les vacances… Martin Savoie Bonne rentrée! C’est le moins qu’on puisse dire : les vacances ont été mouvementées sur la scène internationale. Mais parmi les grands événements qui ont eu lieu durant ce temps de répit, deux ont su capter l’attention de plusieurs personnes à travers le monde d’une façon particulière.

Décès de Kim Deux… Euh, Jong-Il

Jong-

Le président de la Corée du Nord, Kim Jong-Il, a succombé à un infarctus le 17 décembre dernier. Toutefois, la mort du dictateur ne fut annoncée que deux jours plus tard par la télévision Nord-Coréenne. Il était alors âgé de 69 ans. L’annonce de la mort de Kim Jong-Il s’est vue accueillie de façon mitigée sur la scène internationale. D’un côté, des dirigeants restent prudents quant aux actions du pays tandis que d’autres, comme l’Angleterre, y voient une opportunité à inviter le pays à faire preuve d’une plus grande ouverture vis-à-vis les

autres pays. Plusieurs présidents et premiers ministres ont émis leur opinion quant à la mort de ce dernier. Le premier ministre canadien, Stephen Harper, avait laissé savoir par le biais d’un communiqué de presse que « Kim Jong Il restera dans les mémoires comme le leader d’un régime totalitaire qui a violé les droits de la personne du peuple nord-coréen pendant près de deux décennies ». La discrétion du pays ainsi que son peu d’ouverture au reste du monde depuis la montée au pouvoir de Kim Jong-Il ont contribué à faire de lui l’un des dictateurs les plus énigmatiques du monde. Son fils, Kim Jong-Un, prend ainsi le relai de son père à la tête de la Corée du Nord. Il devient ainsi le troisième de la lignée (après son père et Kim Il-Sung) à prendre le pouvoir du pays.

La Russie s’oppose à son gouvernement Depuis la victoire du parti Russie Unie, parti de l’actuel Premier ministre, Vladimir Putin, la Russie est le théâtre de plusieurs manifestations. Cette victoire, survenue le 4

décembre dernier à la suite des législatives du pays, s’est vue sujette à plus d’une centaine de plaintes, notamment de fraude électorale. Dans plusieurs bureaux de scrutin, on rapporte que les résultats réels et les résultats annoncés ont un écart considérable. Dans certains cas, les résultats annoncés pour le parti Russie Unie sont le double des résultats obtenus. Suite à de telles allégations, lesquelles ont été partagées à travers internet et les réseaux sociaux, plusieurs manifestants se sont réunis sur les places publiques lors du mois de décembre. C’est avec des slogans tels que « La Russie sans Putin » ou « Rendez-nous nos élections » que plusieurs centaines de milliers de manifestants, éparpillés dans plusieurs grandes villes du pays, ont pris d’assaut les rues afin de réclamer la justice. Du côté du gouvernement, l’actuel président russe, Dimitri Medvedev, affirme avoir ordonné qu’une enquête sur les élections ait lieu, ce qui ne satisfait pas les manifestants pour autant. En effet, ceux-ci réclament le remplacement de l’actuel chef de la commission électorale qu’ils soupçonnent d’avoir validé les fraudes soulevées. Parmi les

autres requêtes, on peut compter l’annulation du résultat des législatives ainsi que la libération des citoyens arrêtés pour avoir pris part aux manifestations, lesquelles sont interdites dans le

pays. L’actuel chef du parti et premier ministre du pays, Vladimir Putin, n’a émis aucun commentaire sur le sujet.

Vladimir Putin


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DÉTENTE Chronique gaming! Gérard Connolly Le temps des fêtes est maintenant terminé et vous n’avez pas eu les jeux vidéo que vous souhaitiez ? Quoi de mieux que de se consoler en allant soi-même chercher ce que l’on cherche ! Sachant que depuis quelques décennies les consoles de jeux et cartouches (ou disques) de jeux existent, comment faire un choix juste lors d’un achat. Il est important de se rappeler que certains grands titres fêtent déjà leur 25e anniversaire et continuent de parsemer les étagères avec les nouveaux épisodes. Bien qu’il existe des milliers de titres, le

mieux est d’avoir une piste pour acheter de façon prudente. Tout d’abord, il faut savoir quel est notre (nos) style(s) de jeu(x). Depuis les débuts de l’histoire vidéoludique, de nouveaux genres de jeux apparaissent, rendant le choix plus diversifié. En s’appropriant un type particulier, il est bon de s’informer si un jeu nous convient réellement. Malheureusement, la majeure partie des jeux vidéo n’incluent pas de quel genre de jeu il s’agit. Voici donc quelques trucs pour magasiner de façon réfléchie. Si l’on a une mémoire très courte il est bien de s’emporter un bloc-notes avec nous afin d’y inscrire les titres qui attire notre attention. Ensuite, faire une

recherche de quelques vidéos nous montrant des exemples de «gameplay» pour avoir une idée très explicite sur la façon dont le jeu fonctionne dans son ensemble. Faire une recherche avec la mention «-like» sur internet pour avoir des résultats montrant des listes de jeux semblables au titre de notre recherche (ex. : zelda-like). Une autre astuce consiste à NE PAS se fier uniquement qu’aux images de la jaquette (ou boîtier) de jeu ainsi qu’au petit livret qui sont parfois consultables en magasin. Malgré qu’il nous soit possible de penser que ces emballages démos tentent de présenter un jeu, leur rôle n’est toutefois que de le vendre. De façon générale, ces images nous

dévoilent les scènes les plus colorées du jeu n’appartenant pas au «gameplay», mais bien aux cinématiques. Ce petit truc de marketing nous fausse trop souvent en nous donnant une idée préconçue du jeu quant à sa dynamique et son graphisme. Si vous essayez un jeu et que vous n’êtes pas satisfaits dès la première demi-heure, ce peut être très normal. Parfois on doit passer à travers de nombreux et longs tutoriels avant de passer réellement au jeu. Dans certains types de jeu, apprendre les contrôles est un processus imposant qui nécessite de la pratique et un soupçon de patience. Il est possible qu’une pleine heure de jeu (même parfois plus) soit nécessaire pour

U K O SUD Facile

Puzzle 1 (Easy, difficulty rating 0.40)

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(Quand on joue on prend une pause, mais quand on prend une pause dans un jeu vidéo, estce que c’est du travail ?)

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Bon magasinage!

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finalement, être plongé dans le corps de l’aventure. Pour éviter ce genre de situation et déboucher sur un produit qui ne nous convient pas on peut simplement aller l’essayer ou tout simplement observer chez un ami afin d’obtenir une perception plus juste du jeu. La clé dans le magasinage vidéoludique, est de prendre son temps et d’observer pour faire un choix réfléchi simplement pour éviter une collection de jeux inintéressants.

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Le mercredi 11 janvier 2012

SPORTS Hockey

Le Bleu et Or gagne et perd dans ses derniers matchs à domicile Normand d’Entremont Les équipes de hockey de l’Université de Moncton ont donné le coup d’envoi à leur deuxième moitié de saison la fin de semaine dernière, sur la route, toutes les deux en NouvelleÉcosse. Du côté masculin, la deuxième moitié a commencé de façon semblable à la première, avec une défaite face aux Axemen de Acadia University vendredi, suivie par une victoire contre les Tigers de Dalhousie University samedi. Cette fois, la défaite était de 5 à 2. Après une première période sans buts, les Axemen ont marqué trois buts en deuxième contre deux de la part Aigles. Alex Beaton, Jonathan Laberge et Andrew Clark ont réussi les buts d’Acadia tandis que Mathieu Labrie et Simon Lacroix ont tous les deux marqué en avantage numérique. En troisième, Laberge et Clark ont chacun marqué leur deuxième but du match pour solidifier la victoire. L’entraineur en chef, Serge Bourgeois, soutient que la partie était quand même assez serrée. « Le pointage n’indique pas nécessairement le jeu durant la joute », dit-il. « Nous avons voulu marquer en troisième et nous avons pris des chances qui ont abouti à deux buts de leur part ». Ensuite, les Aigles se sont ressaisis pour vaincre Dalhousie 5 à 1. Francis Rochon a réussi le tour de chapeau pour Moncton, marquant les deux seuls buts de la première période et complétant son exploit en troisième. Patrick Daley avait diminué l’écart à un but au début du dernier tiers,

mais Éric Faille a répondu pour redoubler l’avance. Dean Ouellet a ajouté un cinquième but pour les Aigles. « Il était important pour nous de remporter cette partie ce soir, suivant la défaite de vendredi, afin de ne pas s’éloigner de la première et de la deuxième position », a affirmé Rochon. « Nous sommes sortis forts et nous avons démontré que nous pouvons revenir d’une défaite ». Les Aigles (11-5-0) demeurent ainsi en troisième position avec 22 points, un point derrière Acadia (11-5-1) avec

un match de moins de disputé. Le Bleu et Or aura l’occasion de dépasser les Axemen lorsqu’ils accueilleront Acadia à l’aréna J.Louis-Lévesque vendredi soir. Les Aigles affronteront également les Tigers samedi soir à domicile. Du côté féminin, les Aigles Bleues avaient un seul match en fin de semaine, affrontant elles aussi les Tigers de Dalhousie University samedi. Janie LeBlanc a joué l’héroïne pour les Aigles avec un but en prolongation pour l’emporter 4 à 3. Marie-Michèle Poirier a marqué les deux premiers buts

de la rencontre, un dans la première période et le deuxième au début du tiers intermédiaire. Geneviève David avait l’autre but en temps régulier pour Moncton. Jocelyn LeBlanc a marqué deux fois pour Dalhousie, incluant le but égalisateur avec 45 secondes à faire au match, et Fielding Montgomery a réussi l’autre but des Tigers. Kathy Desjardins a affiché la victoire devant le filet. « Nous avions hâte de retrouver la compétition et même si nous étions un peu rouillées, nous avons bien bataillé, » a souligné la capitaine

Geneviève David qui a récolté deux passes en plus de son but. « Nous avons eu de la difficulté en deuxième période et notre exécution n’était pas au sommet. Il nous faudra travailler sur les détails la semaine prochaine ». La victoire permet aux Aigles (11-1) de demeurer au sommet du classement. Elles accueilleront les Tommies de St. Thomas University samedi à 14h00 et voyageront ensuite à Halifax pour disputer un match contre les Huskies de Saint Mary’s University dimanche.

Janie LeBlanc a marqué le but gagnant en prolongation pour les Aigles Bleues pour l’emporter 4 à 3 sur les Tigers de Dalhousie University. Du côté masculin, Moncton a perdu 5 à 2 contre Acadia et à vaincu Dalhousie 5 à 1 en fin de semaine. (Photo : Normand A. Léger).


LeFront

Le mercredi 11 janvier 2012

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SPORTS

Une année prometteuse Normand d’Entremont Après trois semaines de repos avec la famille, les amis et la nourriture, la routine étudiante recommence encore une fois pour le semestre hivernal. Du côté des sports universitaires, c’est également un retour au travail pour plusieurs équipes et leurs athlètes qui n’ont pas eu de compétitions depuis le début décembre. Après une année 2011 qui a produit à la fois de belles surprises et des résultats décevants pour les équipes du Bleu et Or, l’année 2012, et surtout les premiers mois, est déjà très prometteuse pour les Aigles Bleu(e)s. D’abord, la première moitié de la saison des deux équipes de hockey a été un succès jusqu’à maintenant. Après avoir manqué aux séries éliminatoires deux années consécutives, les Aigles Bleus ont tenté de réclamer leur identité en tant que puissance au sein du Sport atlantique universitaire (SUA) et se trouvent toujours parmi les quatre meilleures équipes du classement. L’athlète de l’année masculin de l’Université de Moncton pour la saison 20102011, Dean Ouellet, continue de briller dans son rôle de capitaine et mène ainsi l’équipe en points marqués. Marc-André Côté a été une très bonne surprise pour l’équipe alors qu’il a ajouté une dimension offensive à un jeu solide défensif, menant ainsi l’équipe en buts. Si Moncton réussit à retrouver les services de Christian Gaudet, qui souffre toujours d’une commotion cérébrale, les Aigles seront encore mieux nantis afin de lutter

pour une des deux meilleures positions au classement, ce qui leur facilitera la tâche pour atteindre leur objectif ultime de se rendre à Fredericton pour le championnat national. L’équipe féminine se trouve également en bonne position pour se rendre au championnat national féminin alors qu’elles se retrouvent toujours au sommet du classement du SUA. L’émergence de MariePier Arsenault et de Johannie Thibeault comme marqueuses élite pour complémenter MarieMichèle Poirier à l’attaque offre une plus grande profondeur aux Aigles Bleues et enlève un certain fardeau au jeu défensif

toujours soutenu par la capitaine Geneviève David à la ligne bleue et par la vétérane Kathy Desjardins devant le filet. Ainsi, même si elles ont perdu des gros morceaux de l’année dernière tels que Mariève Provost et Kristine Labrie, les Aigles ont une occasion de se venger contre les X-Women de St. F.-X. cette année et de reprendre le titre du SUA. Par ailleurs, l’équipe d’athlétisme n’est pas dépourvue en ce qui concerne la possibilité de succès. Les yeux seront encore tournés du côté des équipes de relais masculines de 4x400m et 4x200m qui ont chacune remporté l’or à la rencontre du SUA en février

dernier. Avec une performance aussi encourageante, ces deux équipes pourraient se retrouver à la rencontre du Sport interuniversitaire canadien au Manitoba en mars. Jamie Fitzel, athlète de deuxième année, cherchera également à progresser suite à un effort impressionnant dans son année recrue. Encore une fois, la rencontre du SUA aura lieu à l’Université de Moncton, les 25 et 26 février. Le mois de février sera également mémorable pour l’équipe de volleyball féminin alors que les Aigles Bleues seront elles aussi hôtes au championnat du SUA, du 17 au

19 février. Malgré une fiche de 2-7, Moncton est assurée une position au championnat et saura que tout est possible lorsque le tournoi commencera. D’ailleurs, les Aigles ont déjà démontré leur habileté à faire concurrence avec les équipes fortes en ayant poussé les Tigers de Dalhousie University (7-2) à 5 manches en novembre dernier. Ce sera ainsi très intense pour le Bleu et Or pendant les prochains mois alors que la saison régulière de ces quatre équipes se terminera en février, avec les championnats nationaux en mars.

Le capitaine Dean Ouellet a mené le retour des Aigles Bleus comme puissance au SUA. L’équipe de hockey masculin sera une des équipes du Bleu et Or qui visera un voyage au championnat national en mars. (Photo : Normand A. Léger).

Officiel , rumeurs … Mercato d’hiver Lamrani Ahmed Durant la période estivale, les plus grand clubs de par le monde sont pour la plupart d’humeur dépensière. Le Mercato hivernal 2011-2012 risque apparemment d’être un peu plus calme. Ceci dit, il y aura des vestiaires bien garnis , d’autre vidés, tel est la loi du plus riche dans le domaine.

Italie

On commence par du concret , et c’est à Turin que ça se passé. La Juventus vient de faire signer l’attaquant de l’AS Rome Marco Borriello , alors que le joueur signera également un

prêt de 6 mois avec une option d’achat estimée a 7.5 millions d’euros . Selon les rumeurs , Tevez « l’apache» , l’attaquant argentin de Manchester City, serait dans les pourparlers d’un éventuel transfert en direction de l’Inter Milan. Le président Interiste Massimo Moratti aurait contacté l’ex-coach Nerrazzuro pour parler de l’éventuel transfert et des possibilités offertes sur le dossier, sans oublier que le PSG et le club voisin a savoir l’AC Milan sont sur le coup.

Angleterre

Le fait le plus marquant de ce Mercato est sans aucun doute le retour de Thierry Henry

à Arsenal pour une durée de 2 mois. Le coach Arsène Wenger aime croire que ce retour saura aider son équipe. Ainsi, les jeunes auront l’occasion de profiter de l’expérience de l’un des joueurs qui ont su marquer l’histoire du club des canonniers à tout jamais . Du côté des diables rouges de Manchester Unitd , le seul mouvement serait apparemment le transfert de l’italien Macheda vers les Queens Park Rangers pour un prêt . Ceci dit , Sir Alex Ferguson ne devraitil pas pensé a recruter plus ? Vu les blessures et la mauvaise passe dans laquelle se trouve son club , certains connaisseurs du domaine disent qu’il devrait cesser d’être borné , son équipe

a grand besoin de recrutement.

Espagne

En Espagne , et du côté de la maison blanche , une fois n’est pas coutume , «Mou» souhaite garder tout le monde et se dit très satisfait de son effectif. Il ne faut pas s’attendre à voir des nouveaux du côté de la Casa Blanca en hiver … mais bon il s’agit de José Mourinho, on ne peut jamais être sur de rien à 100% avec lui … Du coté rival, les catalans du FC Barcelone semblent avoir pris , pour ainsi dire, un avantage sur le dossier du brésilien Neymar. D’après les dernières nouvelles , les catalans auraient avancé 10M d’euros pour avoir

l’avantage en 2014 , le temps que le joueur gagne en experience. Ces informations viennent d’un autres journal … l’avenir nous fixera .

France

En ligue 1 , c’est à Paris que ça se passe , grâce aux nouveaux riches propriétaires du PSG , l’équipe se renforce et compte bien suivre l’exemple des Citizens en Angleterre , avec en premier lieu l’arrivée du fabuleux coach Carlo Ancelotti , l’un des meilleurs entraîneurs de la planète , et qui dispose d’un fort chéquier pour subvenir à ses besoins . Officiel ou rumeur? on le saura bien assez tôt .

Le Front - Journal étudiant de l'Université de Moncton  

Le Front - 11 janvier 2012