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no comment® n°7 août 2010

mensuel gratuit - mada - événements - culture - nuits - sorties - www.nocomment.mg


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CLIN D’ŒIL COUV’ BY Soasoa CULTURE patrimoine Vanf : Chroniqueur et défenseur du le Pavillon de l’Emyrne Une perle dans la ville des mille : reflets du monde Tiana Rabenatoandro : capter les La vague des Surfs continue DJ Gouty, le môme des platines d de Sylvain Urfer Le livre du mois : La crise et le rebon Le film du mois : Le cri de la liberté

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L’ASSO DU MOIS l’avez jamais vue EcoTanana : Tana comme vous ne OUT OF TANA the mohair man Éric Mallet et le tapis malgache : à La Terrasse de Tuléar Jeff et son ambiance méridionale

Le Satrana Lodge Destination : Madagascar ÉCO al du réseau CECAM Serge Rajaonarison, directeur génér GASTRONOMIE Élise Andriantsalama, Interview et proposition gourmande : chef du Café Charly 2006 Le vin du mois : Château Sénilhac Cocktail du mois : le Moramora SORTIR l Chez Rodrigue, le goût au nature LA MODE ! BEAUTÉ CAHIERS DE NUIT AGENDA ANNUAIRE

A

oût, c’est le grand mois du tourisme. L’occasion pour les visiteurs de découvrir un patrimoine exceptionnel, et pour les Malgaches de le mettre en valeur. À l’occasion de ce numéro, nous sommes partis à la rencontre de ceux qui s’attachent à promouvoir l’identité, la culture, les savoir-faire, la beauté de la Grande Île. Nous avons porté une attention particulière aux atouts de la capitale, souvent méconnue des touristes qui ne font qu’y passer avant de rejoindre les grandes destinations touristiques de l’île. Nous avons souhaité mettre en valeur le travail de ceux qui, à Tana, s’attachent à sauvegarder un patrimoine souvent menacé, à restaurer maisons et monuments historiques, à promouvoir les charmes secrets de la grande ville aux douze collines. Nous espérons que ces quelques pages donneront envie à ceux qui sont de passage à Tana de s’y attarder un peu ; mais elles peuvent aussi être l’occasion pour nous, qui habitons cette ville aux multiples facettes, de la redécouvrir et d’en apprécier les beautés inépuisables. 

ÉDITO

SOMMAIRE


CLIN D’ŒIL

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1 Nouveau à Antaninarenina, Casino Tana Hotel, avec une centaine de machines qui vous attendent 2 Ouverture du Mois de la photo à Tana avec de jeunes photographes pleins de talent

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3 Les « dimanches de l’amitié » au Pub, à déguster jusqu’à fin août :) 4 Un bar à découvrir ou à redécouvrir, Urban Café à Antsahabe 5 Le désormais fameux bar à huitres du Café de la Gare

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6 La nouvelle galerie photo de Fabrice Delannoy à Faravohitra


COUV’ BY

lle touche à tout. PhoE tographie, direction artistique, peinture, et

scénographie, sa véritable passion. «  J’ai beaucoup d’amis artistes, et je les aidais pour leurs événements, leurs spectacles. J’aménageais leurs scènes. Un jour, on m’a dit : « c’est de la scénographie que tu fais  !  » Moi, je ne savais pas comment ça s’appelait. » Soasoa a commencé à arranger les décors à l’âge de 16 ans. Depuis, on peut voir son travail dans différents spectacles, expositions, films ou défilés de mode. La jeune artiste de 26 ans a même traîné son talent sur le tournage du clip Dynamo pour le groupe de métal français Crossing the Rubicon, réalisé à Madagascar par Benoît Delamare qui a reconstitué le groupe avec des acteurs malgaches. Elle a monté le décor et a même joué dedans (en tant que bassiste). Le clip est sur Youtube. Son prochain défi, c’est de monter sa propre exposition. « J’accompagne toujours d’autres artistes, je n’ai jamais fait quelque chose qui ne portait que mon nom. » Si Soasoa ne peut pas encore nous donner de date pour sa première expo en solo, sa détermination est là : « je vais le faire, et bientôt. »

Soasoa


CULTURE

V

Chroniqueur et défenseur du patrimoine

Vanf

aliavo Andrimihaja Nasolo Frédéric, alias Vanf, est chroniqueur pour un célèbre quotidien malagasy. Ça, tout le monde le sait. Mais Vanf n’est pas seulement journaliste, il est aussi un fervent défenseur du patrimoine. Rencontre avec un homme engagé. Après une scolarité au lycée Saint-Michel à Tana, Vanf a suivi des études de droit en France et en Angleterre. Mais depuis tout petit, c’est l’écriture qui le démange. À l’âge de 13 ans, il envoie une lettre à Eddy Andriamanoro, animateur sportif de radio, qui lui fait l’honneur de la lire intégralement à l’antenne. Lorsqu’il rentre à Madagascar après ses études, il accomplit un stage dans

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le journalisme et intègre Midi Madagascar. Jusqu’en 1996, il écrira aussi pour Jureco et pour le Taratasy, journal d’entreprise de Papmad. Un sombre événement constituera pour lui un déclic  : l’incendie du Rova de Manjakamiadana, le 6  novembre 1995. Scandalisé et révolté, il demande à L’Express de Madagascar de publier un bulletin au lendemain du drame et devient chroniqueur pour le quotidien. Surtout, il décide de s’engager pour la préservation du patrimoine de Tana. Pendant 10 ans, avec l’association Andohalo qu’il a créée avec d’autres passionnés de la ville, il organisera tous les 6 novembre des sit-in pour rappeler l’incendie et pousser à

la restauration du Rova. En 2006, lui et le photographe Daddy Marotiana trouvent une belle idée à l’occasion de la fête nationale  : une reproduction grandeur nature de la case royale de Besakana qui trônait dans l’enceinte du Palais de la reine est exposée dans le parc d’Andohalo. Vanf dénonce la rareté des programmes et initiatives pour la sauvegarde et la promotion du patrimoine de la ville. Il évoque l’exemple des nombreux pays en développement qui savent préserver et


valoriser leur patrimoine, et s’étonne que, dans un pays aussi riche culturellement que Madagascar, presque rien ne soit fait pour préserver le patrimoine. Pire, l’absence de vrai contrôle sur l’urbanisation de Tana et les constructions anarchiques contribuent à la dégradation et à la destruction du patrimoine. Les anciennes bâtisses devraient être protégées et les nouvelles constructions mises aux normes. Vanf exprime son admiration pour les vazaha qui restaurent les anciennes demeures traditionnelles et en construisent de nouvelles dans le style du trano gasy. Et il s’étonne de les voir plus nombreux que les Malgaches à se préoccuper de ces questions. C’est en tout cas sa passion pour le patrimoine de Tana qui l’a conduit à entrer à l’Institut des métiers de la ville (IMV) dont il est aujourd’hui administrateur délégué. L’IMV se charge des expertises techniques et de l’appui financier aux projets d’urbanisme de Tana. En collaboration avec la région Îlede-France, il a appuyé plusieurs projets de restauration comme celui de l’ancien Palais de justice. Le gros problème reste qu’il n’y a pas d’école d’architecture à Madagascar et que les moyens de l’IMV sont très limités. Vanf nous rappelle que 2010 est l’année du 400e anniversaire de la ville d’Antananarivo et le 200e anniversaire de la disparition du roi Andrianampoinimerina. Il s’est donné pour mission de contribuer à rappeler ces dates aux Malgaches pour qu’elles soient largement commémorées.


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Une perle dans la ville des mille

CULTURE

de l’Emyrne est une magniL2006efiquePavillon demeure malgache restaurée en pour devenir un hôtel de charme.

De retour sur l’île rouge, elle travaille pour la Cotona pendant trois ans avant de C’est Anne-Laure Vanier qui nous ac- développer sa propre activité cueille dans ce lieu authentique et chaleu- dans le textile et de mettre reux qu’elle a voulu empreint de l’histoire sur pied huit boutiques dans et de la culture des hauts plateaux. l’ancienne Galerie Zoom Anne-Laure est arrivée à Madagascar d’Ankorondrano. Mais elle en 1982 et a passé son adolescence dans le rêve d’hôtellerie, et lorsque pays avant de repartir pour Haïti, le Bur- l’occasion se présente, elle kina Faso, la Nouvelle-Calédonie et Paris fonce. où elle fait des études de commerce. Mais En 2006, elle apprend que Madagascar lui est resté dans le sang. l’ancien Collège de France, à

Le

Pavillon de l’Emyrne Isoraka, est à vendre. Elle s’y rend et découvre une superbe et spacieuse maison malagasy au cœur de l’un des plus beaux quartiers de la capitale. C’est le coup de foudre, et l’opportunité de voir son vieux rêve se réaliser.

Les travaux de restauration durent un an et se font dans le respect le plus absolu de l’esprit des lieux. L’idée est simple  : mettre en valeur ce décor singulier avec pour toile de fond la fascinante richesse culturelle du pays et la vie des rois et des reines. Résultat  : une atmosphère unique à Tana, chargée d’histoire et de mémoire, une perle de toute beauté dans la ville des mille.

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CULTURE

Capter les reflets du monde rand, imposant, moustache grise. G Sa voix grave résonne entre les murs du centre Tahala Rarihasina. C’est ici

que les passants peuvent découvrir ses images, qui, comme d’autres, sont mises à l’honneur dans ce mois de la photographie. «  Appelez-moi Rabé.  » À 48 ans, Tiana Rabenatoandro ne passe pas inaperçu. Et pourtant, il doit rester discret chaque fois qu’il immortalise un jeu de lumière dessiné sur un mur au coucher du soleil. Et plus encore quand il guette

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une scène de vie qui se reflète dans le verre de l’étal d’un vendeur. Pour Rabé, le déclic arrive au début des années 1980. Mais plus qu’un clic, il s’agit du clac caractéristique des boîtiers reflex à chaque cliché. «  J’ai débuté avec l’appareil de mon cousin et, depuis, je ne cesse de mitrailler. » Et Rabé a la gâchette facile. Il ne sort jamais sans son appareil, prêt à viser vendeurs, passants, voitures, tous pris en flagrant délit d’insouciance. « Je suis avec mon appareil, et je shoote ce que je vois. Souvent, je suis dans ma voiture. » Son style privilégie les sujets indirects. « Ce que j’aime le plus, ce sont les ombres, les reflets, les photos insolites. » Une de ses photos montre un homme portant un panier sur la tête. Son corps est masqué par un

Tiana Rabenatoandro


rétroviseur qui reflète l’image... d’un homme qui porte un panier sur la tête. « Là, il y a un aller-retour, une répétition des formes. La photo, c’est la chance aussi. » Ses ombres chinoises dévoilent ses préférences esthétiques. « Il faut que ça soit bien cadré, et avec le moins de couleur. Les couleurs, ça dévie le regard, ça distrait. C’est la force du noir et blanc. » Ces photos, presque monochromes allient la simplicité des formes à une luminosité unie. « Il y a beaucoup d’ombres à faire au pays du soleil. » Rabé essaie toujours de se distinguer des autres photographes de Madagascar. « Je m’inspire de ce que je vois dans les revues, puis j’imite un peu, mais à ma façon. C’est comme la loi : il faut connaître les règles pour pouvoir les contourner, avec sa touche personnelle. » Il avoue être dans l’apprentissage permanent. « Même si un jour on me dit que je suis au top, je ne le croirai pas. Il y a toujours quelque chose à apprendre. Il ne faut jamais cesser d’apprendre.» Le photographe se définit volontiers comme artiste. « Une photo, c’est une interprétation de la réalité. Voyez cette fenêtre cassée. La plupart des gens ne verront qu’une fenêtre cassée. Et puis il y a des gens qui vont s’accrocher dessus, en faire quelque chose. Celui qui arrive à exprimer ce qu’il ressent à partir d’une scène banale pour d’autres est un artiste. » Médecin de profession, cet amoureux de l’image ne rêve que d’une chose : vivre de sa passion. « Ce serait mille fois mieux que d’aller au paradis ! Je ne demande pas beaucoup, moi ! »


C

onnaissez-vous les Rabaraona  ? Forcément. Rappelez-vous  : 6 frères et sœurs de 1  m  48 en moyenne qui se sont envolés de Madagascar en 1963 pour leur première tournée, et qui sont entrés aussitôt dans l’histoire sous le nom des Surfs. « Si j’avais un marteau », « Reviens vite et oublie », « Scandale dans la famille »… Des tubes qui ont marqué toute une génération. La fratrie Rabaraona était nombreuse  : outre les six aînés des Surfs, il y en avait encore six, dont Luc. Il a commencé sa carrière de guitariste en montant le groupe Les Surfings qui tournait dans tout Madagascar et chantait les tubes des Surfs et d’autres chansons des années 1960-1970. Luc a marqué les scènes malgaches avec bien des noms de groupes. Il y a eu Communication, puis les Surfsfeedback, rejoints par Monikya, leadsinger des Surfs, ou encore les Surfs 2, avec leur grand frère Rocky. Mais Luc ne s’est jamais cantonné à un seul style.

La vague des

Surfs 16

continue

CULTURE « J’aime la soul et le jazz, mais je joue tout ce qui me plaît, dans tous les styles. » Y compris les styles de Madagascar. Sa rencontre avec le groupe Landy Volafotsy de Odeam Rakoto a été déterminante et ses guitaristes préférés viennent de tous les horizons : Jimi Hendrix, Franck Zappa, Larry Carlton, Jeff Johnson, Dezy Saramba, Hajazz du groupe Solomiral… Aujourd’hui, Luc est en répétition active

avec Mbola et Mi, toutes deux ex-chanteuses des Surfs 2, pour préparer de nouveaux événements et faire chauffer les soirées avec les tubes des Surfs et de dizaines d’autres groupes, et bien sûr leurs propres compositions. Contact sur www.nocomment.mg


CULTURE

DJ Gouty DJ en ébullition, Attention, pour la première fois dans … Visage d’ado, no comment®

grand sourire et esprit communicatif, DJ  Gouty est un sympathique jeune homme plein d’ambition. Faly Ratovonirina de son vrai nom, il a 22 ans, est en quatrième année de Droit et technique des affaires et totalise déjà 5  ans de pratique des platines devant le public.

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Comment a-t-il choisi le pseudo de DJ Gouty ? à partir d’une marque locale de biscuits. Sa formation s’est faite aux côtés de son maître Rija DJ, un nom connu des soirées tananariviennes. DJ Gouty intègre rapidement le Dago Mix Club, un collectif très privé fondé par JoyK (Zo Ranjalahy) qui sélectionne minutieusement ses membres et compte à ce jour de 9 disc jockeys. Après avoir débuté dans l’animation de bals pour jeunes les après-midi, Faly poursuit son aventure au Bus, au Pharaon, au Calabria… et il est à

présent l’un des 3 DJ du Palladium Antananinarenina, du jeudi au samedi soir. Des envies, il n’en manque pas. Il projette par exemple de devenir un pro de l’événementiel et de faire venir des artistes de renom. Pourquoi pas son idole, David Guetta  ? Mais en attendant, son plus grand plaisir est de voir le public se déhancher sur la piste au son de ses mixages. Son tube phare du moment ? Tsinjaka tria tria’ de Big MJ. Faly vous donne RDV dans quelques semaines pour la 2e  édition de DJ  Gouty Mix Tour. Le concept  : une tournée de plusieurs boîtes sur 4  samedis après-midi, avec une soirée de clôture e au palladium le 4  samedi. Contact sur www.nocomment.mg

le môme des platines


Le Film du mois 

Le cri de la liberté 1987 - États-Unis - 150min - Drame De Richard Attenborough avec Penelope Wilton, Kevin Kline, Denzel Washington.

L’histoire authentique d’un journaliste blanc, Donald Woods, qui, au cours d’une enquête en 1977, se lie d’amitié avec Steve Biko, un leader de la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud. Mais Biko est arrêté et meurt en prison, officiellement après une grève de la faim. Pendant onze ans, Woods s’efforcera de prouver que Biko a été torturé à mort par le régime de Pretoria. Une dénonciation courageuse du régime de l’apartheid qui sévissait encore lors du tournage. Le film a reçu trois Oscars 1988. Diffusion sur Parabole Madagascar les dimanche 8 août à 20h40, mercredi 11 août à 18h05, jeudi 12 août à 09h35, dimanche 15 août à 01h25.

Le Livre du mois 

La crise et le rebond

DE SYLVAIN URFER

Dans ce recueil de conférences, d’articles et d’interviews donnés entre 2004 et 2009, Sylvain Urfer tente d’identifier les obstacles qui handicapent le fonctionnement social, le développement économique et la stabilité politique dans la Grande Île. Sans prendre parti, il développe de très fines analyses qui s’appuient sur une profonde connaissance du pays et de son histoire. Des réflexions rédigées d’une plume vivante et alerte, et qui tracent les voies d’un avenir meilleur tout en constituant une excellente porte d’entrée pour ceux qui désirent mieux comprendre la société malgache.  Sylvain Urfer, jésuite, lauréat de l’Institut d’études politiques de Paris, travaille à Madagascar depuis 1974. Il a été curé d’Anosibe, paroisse populaire de la capitale, pendant 25 ans, et collabore à l’ADA (Association pour le développement d’Anosibe). Enseignant et écrivain, membre fondateur du SeFaFi (Observatoire de la vie publique), il a créé le centre Foi & Justice à Antananarivo.

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L’ASSO DU MOIS

EcoTanana

Tana comme vous ne l’avez jamais vue

ntananarivo est une ville méconnue. Méconnue des touristes, qui ne font A bien souvent qu’y passer, mais souvent aussi de ses habitants qui vivent parmi ses trésors sans forcément en connaître précisément l’histoire. C’est à partir de ce

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constat que s’est formé le projet EcoTanana. L’idée est simple : vous emmener en balade dans la ville des mille et vous faire découvrir ou redécouvrir ses secrets, son histoire, ses lieux de mémoire. « Il y a beaucoup de lieux extraordinaires dans la ville historique de Tana, et pas seulement dans la haute ville. Notre philosophie est d’essayer de contribuer à un meilleur positionnement de la ville de Tana et à la préservation de son patrimoine identitaire », explique Brigitte Elison, une passionnée d’histoire pour qui


la valorisation du patrimoine d’Antananarivo est devenue une priorité absolue. Diplômée d’histoire, spécialisée en archéologie, en muséologie et en patrimoine, Brigitte a également géré l’Association des amis du patrimoine de Madagascar et mené la restauration du Palais de justice d’Ambatondrafandrana. « Tout le monde passe devant ce palais, mais qui saurait en raconter l’histoire  ? Il y a des tas de lieux comme ça. Par exemple, la résidence secondaire du Premier ministre à Amboditsiry, ou les anciens silos à riz, les ruelles historiques, le quartier des musiciens, le quartier des cuisiniers, le puits royal… » Le programme EcoTanana, piloté par la commune urbaine d’Antananarivo, est financé par l’Île-de-France et mis en œuvre par PlaNet Finance. Son but n’est pas seulement patrimonial : il est aussi d’améliorer les conditions de vie des microentrepreneurs du secteur touristique (artisans, gérants de maisons d’hôtes, guides) regroupés au sein d’un groupement d’intérêts économiques. 6 circuits sont proposés : la haute ville, Ankadifotsy, Amboditsiry, Ambohibao Antehiroka, Ambanidia, et Alasora. Des circuits qui rencontrent un large succès auprès des Antananariviens comme des touristes. EcoTanana a déjà un petit frère : le projet Mihary à Morondava. Et un autre déploiement est prévu sur Tamatave. «  L’objectif final, c’est de faire d’EcoTanana un véritable label. C’est la première fois qu’on développe un label culturel à Madagascar ». Contact sur www.nocomment.mg


OUT OF TANA

ans une vie antérieure, Éric D Mallet parcourait le monde dans le sillage de Jean-Michel

Jarre et de son énorme staff technique dont il faisait partie comme spécialiste des éclairages grande

Éric Mallet et le

The mohair man 22

tapis malgache

puissance. Entre deux tournées internationales, Éric s’évadait sur son catamaran. C’est ainsi qu’en 1993 il quitte le port d’Hyères, direction l’océan Indien. Au large des côtes de la Sava, une tempête a raison du mât. Tant bien que mal, l’équipage poursuit jusqu’à l’île Sainte-Marie. Là s’achève l’aventure maritime. Là se termine la première vie d’Éric… Immédiatement, Madagascar l’interpelle et le fascine. Le jour de ses 30 ans, il débarque à Ampanihy, petite ville perdue dans l’immense bush du Sud qui n’évoquerait rien à personne si elle n’était, en quelque sorte, la capitale malgache du tapis. Ce fils d’adjointe à un commissairepriseur a grandi dans l’ambiance des ventes

aux enchères. Tout ce qui touche au monde de l’art l’intéresse et la découverte de l’ensemble de cette filière mohair en déperdition le passionne. Rapidement, Éric va envisager de redonner son lustre à cette branche artisanale. Quatre années de tests et d’observations le conduisent à un premier constat amer : il est incontournable d’importer de la laine. « Malgré cette triste réalité, le défi


m’a intéressé. Produire des objets de luxe dans un environnement extrêmement pauvre avait quelque chose d’insensé qui correspondait à mon désir du moment. Contrairement à la logique économique qui voudrait que l’on installe des ateliers près de la production de laine, j’ai décidé de rester à Ampanihy, essentiellement afin de profiter du savoir-faire, mais surtout de l’amour des tisserandes pour leur métier ». Éric s’implante donc au fin fond du grand Sud, dans un village dépourvu de tout, et même d’électricité – un comble pour ce spécialiste en éclairage ! Commencent alors de longues expérimentations, notamment dans la recherche de teintures végétales. «  Il était impensable d’utiliser des couleurs chimiques. Pendant des années, nous avons collecté toutes sortes de plantes dans la brousse voisine afin d’en extraire des colorants. Nous disposons de toute une gamme de couleurs ». Aujourd’hui, quelques dizaines de tisserandes maîtrisent une technique incomparable. Chaque tapis est entièrement noué à la main, à raison de 70 000 nœuds au m². Cette densité permet des reflets et des variations de teintes qui confèrent à ces créations une luminosité fascinante. Éric crée des motifs souvent largement inspirés du pays Mahafaly, qui s’orientent de plus en plus vers des sujets contemporains mais expriment toujours une véritable communion entre les sources d’inspiration ethnique et moderne. Si vous êtes de passage à Tuléar, ne manquez pas de visiter le superbe show-room et de rencontrer Éric qui a toujours mille anecdotes à raconter au sujet de la réalisation de ses œuvres d’art. Contact sur www.nocomment.mg


OUT OF TANA

rrivé en 1998 à Tuléar, Amédéo A Raiola, dit « Jeff », passionné de voile et… de bonne chère, a d’abord

Jeff

en début de soirée pour comprendre d’où vient leur réputation. Les poissons, ensuite, sont les grandes vedettes de cet espace convivial larcréé Le Zanzibar, puis, en 2004, La gement ouvert sur la rue et perpétuellement Terrasse, devenue au fil des ans le animé. Qui n’a pas cédé aux attraits du mérou rendez-vous du tout Tuléar. On s’y en croûte de sel ou des filets de rascasses grillés retrouve autant pour l’accueil du pa- avec leur pointe d’huile d’olive n’a pas totatron marseillais que pour la qualité lement goûté les plaisirs d’un séjour dans la de sa table. capitale du Sud. La Terrasse a d’abord établi sa reLes plats traditionnels internationaux constinommée avec ses pizzas. Et il n’est tuent le troisième pilier de cette excellente que de voir s’affairer les pizzaiolos cuisine  : en cet hiver austral, Jeff propose une choucroute qui n’a rien à envier aux grandes brasseries parisiennes. Nous avons bien sûr été tentés de poser la question : et la bouillabaisse  ? «  Non, je me refuse à préparer une bouillabaisse. Il n’y a pas ici suffisamment de poissons de roches. Par contre, je sers la bourride, spécialité sétoise que l’on peut ne préparer qu’avec des poissons blancs  ». Puriste, Jeff, lorsqu’il s’agit de choses aussi sérieuses que les spécialités du Midi… À noter que La Terrasse sert des petits déjeuners avec ses propres viennoiseries et ses jus naturels maison.

et son ambiance méridionale à La Terrasse de Tuléar

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Le Satrana Lodge

es dernières années, on avait pu retrouver C Julien aux fourneaux de La Mangeoire, à la direction de la très branchée La Plage de Betongolo, ou bien encore à la gérance du COT. Madagascar est son pays d’adoption, et les métiers de l’hôtellerie et de la restauration une véritable vocation. Actuellement dans l’Isalo à la direction du Satrana Lodge, il relève un nouveau challenge. « Je me suis transformé en chef de chantier durant quelques mois avant l’ouverture du lodge. Parallèlement, j’ai largement participé au recrutement et à la formation du personnel, en grande partie sélectionné parmi la population locale ». C’est dans un cadre exceptionnel que

OUT OF TANA

Julien exerce ses talents. Le Satrana Lodge et ses 40 bungalows sont blottis au cœur du massif de l’Isalo. Chaque bungalow est constitué d’une belle structure de bois sous toit de chaume, avec une partie des murs en épaisse toile de tente. Ce côté «  Out of Africa  » est d’autant plus séduisant qu’un excellent confort est au rendez-vous  : immense salle d’eau, mobilier en palissandre… Les bâtiments qui abritent la réception, le bar et la salle de restaurant ainsi que les terrasses qui entourent la piscine sont une parfaite réussite, tant au niveau de l’intégration dans le paysage que du charme de la décoration. « L’accueil et l’écoute du client vont être notre priorité. Ce qui me passionne, c’est de sentir que je peux satisfaire les moindres attentes de ceux qui veulent profiter pleinement de ce lieu magnifique qu’est l’Isalo ».

JULIEN CHAIGNOT, UN HOMME HEUREUX DANS L’ISALO

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OUT OF TANA

Madagascar, c’est la nature qui est cinq « À étoiles.  » Jocelyn Ramanambohitra ne mâche pas ses mots quand il s’agit de vanter les mérites de son pays. Président de l’association des tours-opérateurs professionnels

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aujourd’hui, c’est de survivre. En 2008, on a eu une année record. En 2009, on pouvait vivre sur les réserves. Maintenant, elles sont épuisées. On vit un moment très difficile. » Mais le Top ne se décourage pas. Il

estination : Madagascar

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de Madagascar (Top), il parcourt le monde comme VRP de l’île rouge. Berlin, Londres, Pékin… tous les rendezvous internationaux du tourisme accueillent le stand malgache du Top. Lors de la coupe du monde en Afrique du Sud, l’association a mis en place l’offre novatrice « Kick off Madagascar » qui incitait les voyageurs à faire une escale au pays des lémuriens. L’industrie du tourisme ne manque pas d’innovations et de dynamisme, mais c’est un des secteurs qui souffrent le plus de la crise politique. « Le défi

compte par exemple développer l’aspect culturel de la destination. «  Ici, il y a 18 ethnies, qui ont chacune leurs traditions et coutumes. Il y a un côté asiatique, africain, arabe. Madagascar, c’est ce mélange de gens, de paysages, d’architectures. » Et les membres du Top ne cessent de recenser de nouvelles destinations intéressantes sur l’île. Ils viennent d’explorer une région du Nord-Est, et ont découvert des paysages magnifiques, et même une belle formation de tsingy, mais pas de structures d’accueil pour les touristes. Rassurezvous, c’est pour bientôt. Contact sur www.nocomment.mg


ÉCO

Serge Rajaonarison DIRECTEUR GÉNÉRAL DU RÉSEAU CECAM Serge Rajaonarison est directeur général du réseau CECAM, l’une des principales institutions de microfinance à Madagascar. À 39 ans, cet homme de conviction déploie toute son énergie autour d’une idée force  : l’accès aux services financiers (crédit et épargne) et non financiers (éducation) pour les personnes économiquement actives mais exclues du système financier classique, en particulier en milieu rural, constitue un vecteur essentiel du développement économique, social et humain.

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Comment êtes-vous arrivé à la microfinance ? Serge Rajaonarison  : Par un coup de foudre. Après des études de droit à Tana, j’ai commencé ma carrière dans un cabinet de conseil juridique. Un jour, j’ai entendu parler d’une formation sur les enjeux de la microfinance à Madagascar. Cela a éveillé ma curiosité, et j’ai demandé à mon cabinet l’autorisation de la suivre. Ça a été le début d’une véritable passion. C’était il y a quinze ans. J’ai presque aussitôt quitté mon cabinet juridique pour intégrer l’Association pour la promotion de l’entreprise à Madagascar qui appuyait le développement d’institutions


de microfinance. En 2003, j’ai rejoint le Projet microfinance de la Banque mondiale, et en mars 2009, je me suis vu confier la direction du réseau CECAM, l’un des touts premiers réseaux de microfinance à Madagascar, qui existe depuis 15 ans. En parallèle, j’ai effectué des missions de consultance tant à Madagascar qu’en Afrique et suivi études et formations sur la microfinance à Madagascar, en Afrique de l’Ouest, en France et en Italie. J’ai cru très vite en la microfinance, et je continue à y croire. L’accès aux services financiers pour les personnes économiquement actives mais exclues du système financier classique, en particulier en milieu rural, constitue un vecteur essentiel du développement. Quelles sont les différences entre la microfinance et la finance classique ? Les populations que nous servons n’ont tout simplement pas accès aux services financiers classiques. Ces services sont souvent inaccessibles géographiquement : nombreux sont les ruraux qui vivent à plus de 50 km de la moindre institution financière. En outre, le système financier classique exige un degré de formalisation et de garanties que ces populations sont incapables de fournir.

Mais surtout, les institutions financières classiques n’ont pas intérêt à servir ces populations. Il ne faut pas se voiler la face. Si elles ne sont pas implantées là où s’implantent les institutions de microfinance, c’est pour des questions de profitabilité : elles préfèrent financer une personne à 200 millions d’ariary que 200 personnes à 1 million. La microfinance, elle, n’a pas pour simple vocation de réaliser du profit parce que ses objectifs sont différents : nous concevons l’accès aux services financiers comme un outil pour sortir de la pauvreté et restaurer la dignité humaine. Mais ça ne veut pas dire qu’une institution de microfinance ne doit pas être rentable. Pour servir durablement les populations cibles, il faut que la situation financière de l’institution garantisse une certaine rentabilité. S’il y a des excédents, contrairement aux dividendes d’autres établissements, ils ne sont pas redistribués à qui que ce soit : ils sont réinvestis dans les activités. La grande particularité et le grand défi de la microfinance, c’est cette combinaison entre l’aspect financier et économique d’une part et la dimension sociale d’autre part. Cela dit, les banques et la microfinance ne sont pas des secteurs antinomiques. Ils se complètent.

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La microfinance travaille avec des clients qui ne sont pas ciblés par les banques, et elle permet aux banques qui la refinancent de rentabiliser leurs ressources. Concrètement, quels services le réseau CECAM apporte-t-il aux populations cibles ? Nous apportons une sécurisation et une rentabilisation de l’épargne, et nous offrons 14  différents types de crédits, essentiellement orientés vers le milieu rural. Parmi eux, nous avons deux produits phares  : les greniers communautaires villageois, qui offrent aux paysans un crédit de trésorerie au moment de la récolte et leur permettent de stocker le paddy ou le riz en attendant que les prix soient profitables, et la location vente mutualiste qui permet de financer l’équipement en matériel en échange de loyers périodiques jusqu’à l’accès total à la propriété, un peu comme le crédit-bail. Quelles sont les particularités du réseau CECAM ? Notre première spécificité, c’est notre vocation rurale. Il y a une vingtaine d’institutions agréées à Madagascar, mais la plupart d’entre elles sont implantées dans les villes et les gros bourgs. Nous sommes présents au fin fond de la brousse, là où d’autres institutions ne prévoient pas d’aller avant 4 ou 5 ans.

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Et la seconde spécificité, c’est que nous sommes une institution mutualiste. Cela veut dire que nous n’avons pas des clients mais des membres qui, par le biais d’un système d’élection de représentants, sont associés aux grandes décisions et participent à la gestion et à la gouvernance du réseau. Cela nous permet aussi un contact permanent avec nos populations cibles, et donc une meilleure identification de leurs besoins. Le système repose sur une permanente collaboration entre les techniciens et les élus qui représentent les membres bénéficiaires. Quel est l’ampleur du réseau CECAM ? Nous sommes opérationnels dans 9 circonscriptions régionales, avec 119  000 membres, 640 salariés et 167 guichets. En  2009, nous avons accordé 46  891 crédits pour un montant total dépassant 42  milliards d’ariary, soit une moyenne de crédits de 900  000  Ar. Le volume de l’épargne est de près de 21 milliards d’ariary. La part de marché du réseau par rapport aux autres caisses mutualistes est de 33,5 % en encours de crédits. Avez-vous des projets d’extension ? Bien sûr. Notre objectif principal est de contribuer à l’augmentation du taux de pénétration de la microfinance. Pour l’instant, il tourne autour de 14 %, un chiffre d’ailleurs largement supérieur à celui du


système bancaire traditionnel. L’ambition nationale est d’arriver à 17 ou 18 % très rapidement. Notre plan d’affaires sur les 5 prochaines années prévoit une dizaine de caisses supplémentaires. Mais les capacités financières des institutions de microfinance ne sont pas illimitées. Même en étant autonomes financièrement comme nous le sommes, l’ouverture de nouveaux guichets représente des investissements considérables, parfois difficiles à réaliser. C’est pour cette raison que je salue particulièrement des initiatives qui appuient la promotion de la microfinance, notamment celles de l’Union Européenne et de l’AFD, qui ont toujours été à nos côtés. Qu’est-ce qui fait selon vous un bon manager ? Dans mon quotidien, j’ai un maître mot : efficacité et discrétion. On peut être très discret mais efficace. Et comment être efficace  ? par la combinaison de la compétence et de la discipline. On peut être très compétent, mais sans la discipline, ça ne sert à rien. C’est un peu le leitmotiv qui me gouverne chaque matin quand je me lève. Faire davantage et mieux. Par ailleurs, il faut avoir le sens de l’anticipation.

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Qu’est-ce qui vous porte ? Je suis un passionné de travail. J’en oublie de prendre des congés. J’aime me donner des objectifs et relever des défis, dans la microfinance comme dans mes autres occupations. Là où il y a une volonté, il y a un chemin. C’est pour ça que j’aime beaucoup le sport, même si je manque de temps pour m’y adonner. Je joue au tennis. Je trouve dans le sport une espèce d’abri. Quand le boulot est trop lourd à gérer, aller taper dans la balle permet d’évacuer le stress. J’aime aussi les jeux collectifs. Aux derniers jeux corporatifs, pour la première participation du réseau CECAM, nous avons été vice champions en pétanque pour à peu près 150 triplettes participantes ! Des projets personnels ? Pour l’instant, j’ai mis la priorité sur le professionnel. La microfinance est un travail de longue haleine qui suppose un engagement continu. Mais quand le moment viendra, il faudra aussi penser à avoir une famille. Une famille est un grand engagement. Dans une famille, on n’a pas le droit d’être défaillant, il faut bien se préparer. Un jour viendra…


GASTRONOMIE

INTERVIEW GOURMANDE Élise a appris la cuisine dans un collège professionnel et est entrée au Carlton comme commis en 1976, du temps où il s’appelait encore le Hilton et où les chefs changeaient tous les deux ans. Cette rotation régulière représentait l’opportunité d’apprendre des méthodes et des manières de voir la cuisine toujours nouvelles. Élise a également suivi des stages dans des grands hôtels de Paris, de Lyon et de Suisse. Véritable personnage historique du Carlton, elle a gravi peu à peu les échelons pour devenir chef en 2000.

no comment® :

É lise Andriantsalama

Comment définiriez-vous votre style ? Le Carlton est un hôtel international : nous sommes capables de tout ! Qu’est-ce qu’on retrouve toujours dans votre cuisine ? L’authenticité. Même si je travaille dans les standards de la grande cuisine moderne, mes plats ont toujours quelque chose d’authentique. Nous servons par exemple un excellent romazava.

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Quels sont vos produits préférés ? N’importe quels produits à condition qu’ils soient frais. Ce que j’aime travailler, ce sont les produits de saison. Qu’est-ce que vous n’aimez pas cuisiner ? Les produits surgelés. On ne sait jamais à quoi s’attendre, on n’a pas de certitude sur la qualité. Quel est votre plat préféré ? Ce sont les choses simples. Ici, on déguste de tout, alors j’ai besoin de sim-

Chef du

Café Charly

Chef du

Café Charly


LA RECETTE DU MOIS : LE WOK CHARLY PAR ÉLISE ANDRIANTSALAMA, CHEF DU CAFÉ CHARLY

Ingrédients • Viande de crocodile, crevettes, filet de capitaine • Sauce huîtres, sauce soja, 4 épices, oignons, ail, gingembre • Assortiment de légumes • Champignons parfumés, champignons blancs, coriandre, ciboulette

plicité. Une bonne grillade et une petite soupe, il n’y a rien de tel ! Et votre boisson préférée ? Je ne bois presque jamais d’alcool ! Mais j’aime bien les vins sud-africains. À quel rythme changez-vous votre carte ? Tous les trois mois environ, pour suivre le rythme des saisons et proposer les produits les plus frais. Votre recette du moment ? Le Wok Charly, une poêlée thaïlandaise qui se distingue par un ingrédient particulier : la viande de crocodile. Comment inventez-vous un plat ? Je feuillette des livres ou je navigue sur

Préparation Faire chauffer l’huile dans la poêle et faire frire les viandes, ajouter les sauces quand les viandes sont saisies ; ajouter les légumes et les faire légèrement sauter pour les garder croquants. Servir avec du riz parfumé. Bonne dégustation !

Internet pour chercher des envies et des idées. Ensuite, j’invente les plats à ma manière. À quel chef aimeriez-vous être identifié ? Luc Bollen, qui était chef ici. Ce que j’aimais, c’est qu’il attachait beaucoup d’importance à travailler les produits typiques de Madagascar. Votre prochain dîner au restaurant sera où ? Je vais au restaurant pour voir ce qui se passe ailleurs, et pour savoir comment me situer. Ce n’est pas encore programmé, mais j’irai peut-être au Palissandre. Votre actu ? Nous changeons notre carte à la mi-août.


GASTRONOMIE

Souris d’agneau confit au pok pok et gratin de patate douce Palette d’avocat aux viandes séchées

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PROPOSITION GOURMANDE


Terrine de chocolat blanc aux fraises

Délice de la mer au beurre d’escargot

D’ÉLISE ANDRIANTSALAMA, CHEF DU CAFÉ CHARLY

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LE VIN DU MOIS 

GASTRONOMIE

ISABELLE RAKOTOZAFY Œnologue depuis plus de vingt ans, Isabelle Rakotozafy est diplômée de l’École nationale supérieure agronomique de Montpellier.

« Le château Senilhac étend ses 23 ha de vignes sur un terroir argilo-calcaire recelant en soussol une bonne réserve d’eau, ce qui confère aux vins une rondeur et une souplesse exceptionnelles. Le cru Bourgeois 2006, élevé 12 mois en fûts de chêne, présente une robre pourpre intense assez soutenue, un nez aux parfums de fruits mûrs et aux notes boisées. En bouche, sa structure est bonne, fine et élégante, avec une attaque souple. Il s’accordera très bien avec des viandes de bœuf, côtelettes d’agneau grillées, gigot aux flageolets, côte de veau, magret de canard… »

Château Sénilhac 2006 JOHANN DU KUDETA «  Le Château Sénilhac est un vin assez connu et apprécié des clients des restaurants d’Antananarivo. Agréable et fluide, il est facile à déguster, même jeune. À garder éventuellement 3 à 4 ans ou à déguster immédiatement. Pour optimiser le repas, le déboucher une heure à l’avance et le servir avec une viande grillée. Nos clients l’apprécient particulièrement avec notre filet de zébu aux deux sauces poivre vert et bleu de Bevalala. »

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LE COCKTAIL DU MOIS

le Moramora Ingrédients • 3 cl de vodka • 3 cl de pastis • 3 cl de rhum blanc • Sirop de menthe • Limonade (selon le goût) • Jus d’orange (selon le goût)

Soyez prudent, doucement doucement… Le mélange est surprenant, les dosages sont à adapter à votre goût. Asseyez-vous sur un banc ou à votre balcon et regardez les joggers passer devant vous. Quand vous aurez fini votre verre, rentrez vous reposer… 

PAR

l’Atlantis

Préparation Simple et efficace  : mélangez le tout dans un grand verre et ajoutez quelques glaçons. Bonne dégustation ! 


SORTIR

Le goût au naturel

l est midi et quart, nous entrons dans un IArrive minuscule restaurant : Sur le Pouce, à Isoraka. le patron. «  Bonjour, qu’est ce qu’on vous sert ? » Nous regardons le tableau. Pour l’entrée, nous hésitons entre foie gras maison, rillettes de canard et salade landaise. Les assiettes de rillettes arriveront moins de trois minutes plus tard. « Ici, on est servi rapidement  », entonne Rodrigue, avec son léger accent espagnol. « Je fais des plats sans fioritures, sans décorations. Mon secret  ? de bons produits, et une bonne cuisson. » Effectivement, les assiettes ne s’encombrent d’aucun filet d’huile, coulis ou crème de balsamique. Des rillettes, et c’est tout. Dégustons. Une texture fibreuse et crémeuse comme il se doit, un goût simple mais exquis. Chez Rodrigue, on ne rigole pas avec

le canard. Et tant mieux. Le plat de résistance est déjà là : un magret avec gratin de pommes de terre. La présentation est épurée. La cuisson est admirable. Peau grillée, croustillante, chair juteuse à souhait. On s’attarde sur chaque bouchée. Non, ce canard ne sera pas mort en vain. Le lieu respire la convivialité. Dès le premier repas, on se sent l’âme d’un habitué. Rodrigue n’hésitera pas à vous emmener en cuisine pour vous montrer le poulet tout juste sorti du four. En tout cas nous reviendrons, pour goûter à son bœuf bourguignon, à ses côtes de bœuf ou à sa choucroute. Sur le Pouce est ouvert tous les midis sauf le dimanche, et le soir sur réservation pour les groupes de plus de six personnes.

Chez Rodrigue

Contact sur www.nocomment.mg

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LA MODE ! Ce mois-ci, nous vous présentons les modèles de Clea Boutique. Un grand merci au club de COT et à ses chevaux :)

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Clea Boutique Ambondrona (à côté Hôtel Brajas) Tél : 032 07 604 48

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Mannequins : Tiffany & Michah de l’agence SR prod


BEAUTÉ Bain Biotic Ar 45 000

Etape 2 :

Bain et traitement

Etape 1 :

Diagnostic

Suite au diagnostic, rituel de 30 min au bac composé de deux bains.

Analyse de l’état du cuir chevelu et des cheveux (longueur et pointes) afin de proposer les soins adaptées

Ce mois-ci, relooking avec Mirah et l’institut de beauté Aria Beauté - Ampasamadinika 020 22 642 69 - 033 11 642 69

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Masque Chrom Reflect Oléo Fusion Ar 72 000

Bain Miroir N°2 Ar 43 000 Soin profond Oléo Fusion Ar 19 000


Etape 3 :

Texturisation

de la chevelure ou

coiffage

Mirah est habillée par Bellissima Boutique & Mode Tél : 034 17 404 41

Oléo Relax fluid Ar 52 000


CAHIERS DE NUIT

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AGENDA

coupe d’Europe de foot : Norvège-France

Dimanche 01 Août 2010

Jeudi 05 Août 2010

Grill du rova  : Lanto MIANGALY (vakodrazana), du midi au coucher du soleil AFT 9h-17h : Initiation aux jeux

HdO 18h-22h  : VOTRE PLAYLIST Happy hour Soredim (bière rhum) Manson 21h  : Soirée jungle fever avec Tac Tac et les Maîtres Fruitiers Le SIX 22h  : Soirée Année 80, PAF  : 5000 Ar avec Consommation

Lundi 02 au Samedi 14 Août 2010

Vendredi 06 Août 2010

Alliance Française 9h-17h  : Salon des Jeux de société (divers jeux  : go, fanorona, scrabble, échecs, belotte, kalaza, sudoku…), entrée libre AFT  : Exposition thématique  : «  Centenaire du Tour de France  : Les géants de la route », entrée libre

HdO 18h  : Ladie’s cocktail (1 verre offert) Baobar 21h : Concert avec ROLF

Lundi 02 au Samedi 07 Août 2010

Mercredi 04 Août 2010 AFT 15h : Heure du conte avec Aina : « Les petites histoires du père castor », entrée libre AFT 18h  : CinémAlliance  : Adultes  : « Toute la beauté du monde », entrée libre

er

Samedi 07 Août 2010 Baobar 21h  : Soirée créole, spéciale Rougail Morue Dimanche 08 Août 2010 Grill du rova  : MANITSINDAVA (musique du Sud), du midi au coucher du soleil Lundi 09 Août 2010 AFT 9h-17h : Tournois, entrée libre Mercredi 11 Août AFT 15h  : Ciné junior  : «  Kirikou et les bêtes sauvages », entrée libre AFT 18h  : CinémAlliance  : Adultes  : «  Ensemble, c’est tout », entrée libre HdO 20h : HdO Film MAMMA MIA Ouverture des portes 18h - entrée libre Baobar 21h20 : Match amical

Jeudi 12 Août 2010 HdO 18h-22h  : VOTRE PLAYLIST Happy hour Soredim (bière rhum) Le SIX 22h : Soirée Téquila party, PAF : 5000 Ar avec Consommation Vendredi 13 Août 2010 HdO 18h : Ladie’s cocktail (1er verre offert) Baobar 21h45 : Rugby : Toulouse-Agen Le SIX 22h  : Session house party, PAF : 5000 Ar avec consommation Samedi 14 Août 2010 AFT dans l’après-midi : remise de prix aux équipes gagnantes Baobar 21h  : Animation/concert de ROLF Baobar  : Soirée pot au feu de la mer, on remplace la viande par du poisson. Fête de la mer… Dimanche 15 Août 2010 Grill du rova : NAINAKO (musique du Sud), du midi au coucher du soleil Lundi 16 au Mardi 31 Août 2010 AFT : « ARO FOTOTSE » AFT  : Exposition d’objets d’art, d’articles et d’archives sur la cuisine, les armes, le textile et tenues vestimentaires Antandroy, les instruments de musique traditionnelle et quelques rites disparus qu’Arofototse vise à valoriser.


Lundi 16 Août 2010 AFT  : Kabary du president de l’Association, remerciements, petite intervention musicale du groupe Zatovo Mardi 17 Août 2010 AFT 11h : Conférence sur l’exposition et ses thèmes par Sambo, durée 2h Mercredi 18 Août 2010

PAF : 5000 Ar avec Consommation BUS 23h : Soirée VITA BAC

Samedi 21 Août 2010 Baobar 21h  : Soirée disko funk, dj résident Phi

Dimanche 22 Août 2010 Grill du rova : KOEZY mélopée Sakalava, du midi au coucher du soleil

AFT 15h  : Heure de compte avec Aina  : «  Les petites histoires du père castor  », entrée libre AFT 18h  : CinémAlliance  : adultes :  «  Prête-moi ta main », entrée libre Jeudi 19 Août 2010 HdO 18h-22h : VOTRE PLAYLIST Happy hour Soredim (bière rhum)

Vendredi 20 Août AFT 11h  : Conférence sur les atouts acquis dans la valorisation et protection de la culture Antandroy par le président de l’association, durée 2h HdO 18h  : Ladie’s cocktail (1er verre offert) AFT 19h  : Concert de Jazz, RAVALOSON TRIO Baobar 21h : résident ROLF Le SIX 22h : Soirée Tropicale,

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Mercredi 25 Août 2010 AFT 15 h : Ciné junior : « Le magicien d’Oz », entrée libre AFT 18 h  : CinémAlliance  : adultes  : « Entre ses mains », entrée libre HdO 20h : HdO Film ABSOLUT BEGINNERS Ouverture des portes 18h - entrée libre

Jeudi 26 Août 2010 AFT 16h : Conférence-débat : SEHATRA BA-GASY, entrée libre Baobar  : Tirage au sort des poules LEAGUE DES CHAMPIONS HdO 18h-22h : VOTRE PLAYLIST Happy hour Soredim (bière rhum)

Vendredi 27 Août 2010 AFT 11h : Conférence sur l’assosiation Arofototse et ses actions par Monja Mahafay AFT  : Grand spectacle mariant musique et explications sur quelques us et coutumes Antandroy (intervenants  : Monja Mhafay, groupes  : Manintsindava, Zatovo, Mazavaloha…) HdO 18h  : Ladie’s cocktail (1er verre offert) Baobar 21h  : résident ROLF en live Le SIX 22h : Les 4 ans du SIX, PAF : 5000 Ar avec Consommation

Dimanche 29 Août 2010 Grill du rova  : BENJA GASY (danses des 6 provinces), du midi au coucher du soleil Pour paraître dans l’annuaire, merci de nous faire parvenir vos infos avant le 19 août à : agenda@nocomment.mg


A

ANNUAIRE

ANNUAIRE ANTANANARIVO

A&C HOTEL : 020 22 449 06 • AERO PIZZA : 020 22 482 91 • AGAPE : 020 22 444 64 • AGENCE FAACTO : 020 23 297 64 • AGENCE GRAND ANGLE : 020 22 549 95 / 020 22 672 18 • AGENCE TAM TAM : 020 22 218 70 • AINA HOTEL : 020 22 630 51 • AIR FRANCE : 020 23 230 23/ 020 23 230 01 • AIR MADAGASCAR : 020 22 222 22 • AKOA : 020 22 437 11/ 032 62 991 89 • AMIGO HOTEL : 020 23 311 73 • (L’)ANGE BAR : 034 07 327 28 • ANJARA HOTEL : 020 22 053 79/ 020 22 550 98 • ANJARY HOTEL : 020 22 279 58 • APPART HOTEL Radama House : 020 22 334 71 • AQUA VILLA : 033 13 670 83 • ARIRANG : 020 24 271 33 / 032 02 32 390 • (L’)ART BLANC : 020 22 422 20 • ASSIST Aviation : 034 07 185 98 • L’ASTAURIA : 020 22 213 51 • A TABLE : 034 13 196 89 • ATLANTIS : 020 24 642 71 / 033 02 926 33 • (L’) AUBERGE : 032 53 970 70 • AUBERGE DU CHEVAL BLANC : 020 22 446 46 • AU BOIS VERT : 020 22 447 25 • AU JARDIN D’ANTANIMENA : 020 22 663 91 • AU MIRANDAV : 0202245916 • AU N’IMPORTE QUOI : 032 02 418 17 • AU TRIPORTEUR : 020 22 414 49 / 032 61 664 54 • (L’)AVENUE (HOTEL TANA PLAZZA) : 020 22 218 65 • AXIUS TOURISMA : 020 24 540 48 • (Le) B’ : 020 22 316 86 • (Le) BAO’BAR : 033 23 026 06 • (Le) BASMATI : 020 22 452 97 / 032 05 770 00 • (La) BASTIDE BLANCHE : 020 22 421 11 • BELLISSIMA (esthétique & coiffure) : 034 17 404 41/033 11 464 42 • BESOA I : 020 22 210 63 • BESOA II : 020 22 248 07 • BIO 33 : 020 22 246 80 • BLACKWEAR : 032 045 58 89 • (Le) BRETAGNE : 020 26 026 05 • BOOLY FRONTIERE : 020 22 205 17 • (La) BOUSSOLE : 020 22 358 10 • La BOUTIQUE DE V : 032 07 001 32 • (Le) BRAJAS : 020 22 263 35 - 032 07 263 35 • (La) BRASSERIE  : (HOTEL DE FRANCE) 020 22 213 04 • BRASSERIE STAR  : 020 22  277 11 • (Le) BUFFET DU JARDIN : 020 Un grand merci à nos partenaires et diffuseurs : ) 22  632 02 • (Le) BUREAU (PubPizzeria-Bar)  : 033 41 590 60 • (Le) BUS : 020 22 691 00 • CAFE CHARLY RESTAURANT (CARLTON)  : 020 22 517 31 • CAFE DE LA GARE : 020 22 611 12 • CARAMBOLE : 020 22 207 40 • (Le) CARLTON FITNESS CLUB : 020 22 260 60 poste 1503 • (Le) CARREFOUR : 020 22 338 61 • CASTEL MASAY : 020 24 253 54 • (La) CAVE(Vente de vin) : 020 22 664 17 • CCAC : 020 22 213 75/ 020 22 236 47 • (Le) CELLIER : (HOTEL COLBERT) 020 22 202 02 • CH’LUIGGY : 033 02 012 40 • CHALET DES ROSES : 020 22 642 33 / 020 24 803 49 • (La) CHAUMIERE : 020 22 442 30 • CHILLOUT CAFE : 034 19 100 78 • CHIRURGIEN DENTISTE ISORAKA  : 020 22  358 70 • CHEZ ARNAUD  : 020 22 221 78 • CHEZ DANIEL ET NATACHA (atelier réeelle) : 020 22 451 84 • CHEZ FRANCIS : 020 22 613 35 • CHEZ JEANNE : 020 22 454 49 • CHEZ LORENZO : 020 22 427 76 • CHEZ MAXIME : 020 22 431 51 • CHEZ PRISCI : 020 22 222 97 • CHEZ SUCETT’S : 020 22 261 00 • CITY PIZZA : 020 24 165 85 • CLEA BOUTIQUE : 032 07 604 48 • CMA (Bureau d’étude) : 020 22 317 04 • COCO D’ILES TAVERNES : 020 22 007 15 • COFFEE BAR : 020 22 279 09 • COFFEE TIMES : 020 24 106 70 • (Le) COMBAVA : 020 23 584 94 • COOKIE’S SHOP : 032 07 142 99 • (Le) COSMOS  : 020 24 794 61 • (Le) DAMIER  : 020 22 218 19 • DECI-DELA ANKORONDRANO : 032 05 00 274. DECI-DELA IVATO : 032 11 00 277. DECI-DELA ROUTE CIRCULAIRE : 032 05 00 272. DMT SCORE DIGUE : 032 02 046 32 • DMT ANTANINARENINA : 020 22 622 19 • DMT ANALAKELY : 020 22 611 00 • DMT ANKORONDRANO : 032 62 796 30 • DODO TRAVEL : 020 22 690 36 • DREAM STONES TRADING : 034 07 185 83 • ELABOLA AEROPORT IVATO : 033 37 251 09 • ELLE’M : 034 26 381 83 • ESPACE BIJOUX : 020 22 311 85 • ETHNIK Shop : 020 22 611 40 / 020 22 611 40 • (L’)EURASIE : 020 24 303 90 / 033 11 408 02 • EXOFRUIMAD : 020 22 457 96 • FANCY BOUTIQUE : 020 22 308 89 • FELINE ANKADIVATO : 020 22 288 20/ 033 23 008 91 • FELINE BEAUTE ZOOM : 020 22 364 94 • FEON’NY ALA (Andasibe) : 020 56 832 02 • FLEURS de BEAUTE (Salon

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de beauté) : 020 24 354 97 • FLORENCE Fleurs : 032 07 788 73 • (Les) FLOTS BLEUS : 020 24 614 17 / 032 02 609 51 • (La) FOUGERE (HOTEL COLBERT) : 020 22 202 02 • La FOURMILIERE : 020 22 697 93 • FROGGY’S : 033 14 913 00 • GASTRO PIZZA : 033 14 025 54 / 033 12 330 29 • G.I. (Gentleman Individuel) : 034 02 783 60 • GIN’ART (ancien JK Guest House) : 020 22 299 40 • GRACE LODGE : 020 24 326 80 • GRAINS de BEAUTE : 020 22 445 26 • (Le) GRAND ORIENT : 020 22 202 88 • (Le) GRILL : 020 22 588 14 • (Le) GRILL DU ROVA : 020 22 627 24. (Le) GRILL DU SAINT LAURENT : 020 22 354 77 / 032 05 354 77 • GUEPARD : 034 01 908 96 • GUEST HOUSE MANGA : 020 24 606 78 • GUY HOQUET : 032 07 173 17 • (Les) HAUTES TERRES : 020 22 255 53 • HAVANNA CAFE : 034 36 704 62 • HEDIARD : 020 22 283 70 • (Le) HINTSY : 020 22 263 79 • HOTEL BRAJAS : 020 22 263 35 • HOTEL CARLTON : 020 22 260 60 • HOTEL COLBERT : 020 22 202 02 • HOTEL DE FRANCE : 020 22 213 04 • HOTEL DE L’AVENUE : 020 22 228 18 • HOTEL IBIS :020 23 555 55 / 032 23 555 55 • HOTEL DU LOUVRE : 020 22 390 00 • HOTEL GLACIER : 020 22 340 99 • HOTEL GREGOIRE : 020 22 222 66 • HOTEL ERMITAGE (Mantasoa) : 020 42 660 54 • HOTEL LE CACTUS VERT : 020 22 624 41 • HOTEL LE GRAND MELLIS : 020 22 234 25 • HOTEL LE RELAIS DES PISTARDS : 020 22 291 34 • HOTEL MERCURY : 020 22 300 29 • HOTEL PALLISSANDRE : 020 22 605 60 • HOTEL PANORAMA : 020 22 412 44 • HOTEL SHALIMAR : 020 22 606 00 • ID MULTIMEDIA : 020 23 297 64/ 020 23 297 65 • (L’) ILE ROUGE : 032 45 507 34 • IMMO Conseil : 020 22 622 22 • L’APPARTEMENT : 020 24 362 99 • (L’)INDIGO : 020 24 220 52 / 032 07 057 40 • (L’)INDISPENSABLE MASCULIN : 032 05 653 07/032 43 920 31 • ISLAND CONTINENT HOTEL : 020 22 489 63 • IVAHONA (Boutique) : 032 69 554 78 • IVATO HOTEL : 020 22 445 10 • IVOTEL : 020 22 227 16 • (Le) JARD’IN : 032 40 098 64 • (Le) JARDIN DU RAPHIA : 020 22 253 13 • (Le) JEAN LABORDE : 020 22 330 45 • KAMIRA : 032 02 787 94 • KIDORO (Literie) : 020 23 628 84 • KUDETA LOUNGE BAR : 020 22 611 40 • KUDETA URBAN CLUB : 020 22 677 85 • (Le) LAC HOTEL : 020 22 447 67 / 033 11 062 99 • LAPASOA : 020 22 611 40 • (Le) LOGIS : 020 22 291 51 • LOUNGE’ART : 020 22 612 42 • MACADAM : 020 22  640 68 • MAD’DELICES  : 020 22  266 41 • MADA HOTEL : 033 23 717 07 • MADAGASCAR CLASSIC CAMPING : 020 22 448 49 • MADAUTO : 020 23 254 54 • (Le) MAESTRO : 020 22 400 88 / 033 07 166 66 • (Le) MAHAVELO : 020 22 004 64 • MAISON D’HOTES CHEZ AINA : 020 22 641 86 • (La) MAISON DU PYLA  : 020 22 300 76 • MAJOREL : 020 22 253 29 • MAKATY (Magasin Mac) : 034 04 102 87 • MAKI COMPANY  : 020 22  207 44/032 07  305 50 • MALAGASY TRAVEL : 032 41 526 51 • MANANARA LODGE : 020 22 530 70 • MANDRAKA PARK : 020 22 431 27 • MANOU (Bijouterie) 020 22 256 64 • (Le) MANSON  : 032 05 05 032 • (Le) MARRAKECH : 020 22 335 01 • (La) MEDINA : 034 04 134 33 • MENHIR : 032 62 316 42/ 020 22 243 54 • MERINA LODGE : 020 24 522 33 • MERCURE VOYAGE : 020 22 237 79 • MISS SIXTY : 033 11 479 82 • MOISELLE : 034 11 187 60 • MOJO BAR : 020 22 254 59 • MOTO STORE : 020 22 600 00 • (La)

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MURAILLE DE CHINE : 020 22 230 13 • MY SPACE : 034 26 381 83 • (Le) NERONE : 020 22 231 18 • NIKA : 020 22 291 24 / 032 04 739 51 / 033 14 535 37 • NOSY SABA (Hotel) : 020 22 434 00 • O ! POIVRE VERT : 020 22 213 04 • (L’) Ô SUSHI : 034 31 890 34 • (L’)OASIS (HOTEL CARLTON) : 020 22 260 60 • OCEAN PLANET : 032 07 611 30 • OFFICE NATIONAL DU TOURISME  : 020 22 660 85/ 020 22 660 98 • OUTCOOL  : 033 12 12 624 • (Le) PALANQUIN  : 020 22 485 84 • ( Le) PALLADIOS : 020 22 539 49 • PALM HOTEL : 020 22 253 73 • PAPARAZZI : 020 22 567 71/032 02 645 92 /034 11 187 60 • PARABOLE MADAGASCAR : 020 23 261 61/ 032 05 432 10 • PASSION BEAUTE : 020 22 252 39 • (Le) PAVILLON de L’EMYRNE : 020 22 259 45 • (Le) PETIT VERDOT : 020 22 392 34 • PIMENT CAFE : 020 24 509 38 • PLANETE : 020 22 383 82 • POINT MARIAGE : 033 12 161 60 /020 24 537 66 • (Les) POUSSES POUSSES DU RAPHIA IVATO : 020 24 782 79 • PRESTO PIZZA : 020 22 562 01 / 033 14 945 58 • PROGDIS : 020 23 256 10/020 23 368 37 • (Le) PUB : 032 78 690 44 • RADAMA HOTEL : 020 22 319 27 • RAPHIA HOTEL AMBATONAKANGA : 020 22 253 13 • RAPHIA HOTEL ISORAKA : 020 22 339 31 • (Le) REFUGE : 020 22 448 52 • REGAL SHOES : 034 18 991 44 • REGINA’S BEAUTY : 020 26 289 24 • (Le) RELAIS DE LA HAUTE VILLE : 020 22 604 58 • (Le) RELAIS DES PLATEAUX : 020 22 441 22 • (Le) RELAIS DU ROVA : 020 22 017 17 • LE RELAIS NORMAND : 020 22 207 88 • Le RENDEZ-VOUS : 020 24 515 00 • (La) RESIDENCE : 020 22 417 36 • RESIDENCE DU ROVA : 020 22 341 46 • RESIDENCE RAPHIA : 020 22 452 97 • RESIDENCE TOURNESOL : 020 22 571 47 • RESTAURANT ASEAN  : 020 24  767 44 • RESTAURANT SIRENE DOREE (Moramanga)  : 020 56  820 35 • (La) RIBAUDIERE : 020 24 215 25 • (Le) RIVERSIDE (Mantasoa) : 020 42 660 85 • RIVIERA GARDEN : 020 24 792 70 • RLI Radio : 020 22 290 16 • ROKA IMMO : 032 07 848 02/ 034 07 848 02 • (Le) ROSSINI : 020 22 342 44 • ROVA Hotel : 020 22 292 77 • ROYAL ORCHID : (HOTEL PANORAMA) 020 22 412 44 • SAHAMADIO : 020 22 431 93 • (Le)SAINT LAURENT : 020 22 354 77 • SAKAMANGA HOTEL : 020 22 358 09 • SALLE DE SPORT ( IMMEUBLE ARO AMPEFILOHA) : 020 26 296 27 • (Le) SALOON : 033 19 139 10 • SEPT PRIX MEUBLE : 020 22 664 79 • SEVILLA CAFE : 032 53 54 820 • SHALIMAR : 020 22 260 70 • SHAMROCK : 020 22 549 82 • (Le) SHANDONG : 020 22 319 81 • SICAM : 020 22 229 61 • SIFAKA AUBERGE : 020 22 481 32 • SODIREX : 020 22 274 29 • SOFITRANS : 020 22 223 30 • SOREDIM : 020 22 239 27 • STA Aviation : 032 73 369 81 • (Le) STUDIO(SEVILLA CAFE) : 020 24 268 30 • STOP MARKET : 034 36 818 00 • SUCETT’S : 020 22 261 00 • (Le)SUD : 020 22 310 22 • SUNNY GARDEN : 020 22 323 85 • SUNNY HOTEL AMPARIBE : 020 22 263 04 • SUNNY HOTEL ANKORONDRANO : 020 22 368 29 • SUR LE POUCE : 032 45 816 89/ 020 26 300 69 • ( La) TABLE DES HAUTES TERRES : 020 22 605 60 • LA TABLE D’HOTE DE MARIETTE : 020 22 216 02 • TAJ HOTEL : 020 22 624 10/ 020 22 624 09 • TAMBOHO : 020 22 693 00 • TANA JACARANDA : 020 24 235 77 • TANA PLAZZA HOTEL : 020 22 218 65 • TATTI WATTI : 034 02 016 64/034 11 187 60 • (La) TAVERNE (HOTEL COLBERT) : 020 22 202 02 • TECHNOLOGIES ET SERVICES : 020 23 258 12 • TEKNET GROUP : 020 22 313 59 • TERRASSE EXOTIQUE : 020 22 244 09 / 033 11 233 27 • (La) TERRASSE DE TYDOUCE : 020 24 522 51 / 033 11 336 99 • (La) TERRASSE DU GLACIER : 020 22 202 60 • TERRE & MER (Boulangerie - Pâtisserie - Cyber) : 033 02 843 64 • (La) TEESHIRTERIE : 020 22 207 40 • TIMGAD :020 22 327 42 • TISHANAKA : 032 02 200 00 • (Les) TONTONS ZINGUEURS : 033 11 968 33 • TRACCE (Boutique) : 034 02 675 77 • TRACES (Moto) 20 23 350 35 • (Le) TRAM : 020 26 388 28 • TRANOVOLA : 020 22 334 71 • (Les) TROIS METIS : 020 22 359 83 • TROPIC ASIA : 020 22 610 47 • TSIKY RESTAURANT : 020 22 283 87 • UNICEF : 020 22 674 97 • URBAN CAFE : 033 11 258 66 • VAHINY APPART : 020 22 217 40 • VAHINY HOTEL , MONTPARNASSE BAR RESTAURANT : 032 07 848 03/020 22 217 16 • VAHY INY : 020 22 292 02 • VAKONA FOREST LODGE (Andasibe) : 020 22 624 80 • VANGA GUEST HOUSE : 020 22 442 33 • (Le) VANILLA (ORCHID HOTEL) : 020 22 442 03/05 - 032 07 565 80 • (La) VARANGUE : 020 22 273 97/ 034 05 273 97 • (La) VILLA : 020 26 254 73 / 032 51 786 47 • VILLA IARIVO : 020 22 568 18 • VILLA LA MADELEINE : 020

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Z Y GH P R A B C G E L P H FMD R T S V D PS X 24 559 14 • VILLA VANILLE : 020 22 205 15 • WHITE PALACE : 020 22 669 98 • YOU Sacs & Chaussures : 034 02 016 64 • ZAZAKELY : 034 04 245 82/ 020 22 627 48 • ZEBU ORIGINAL BISTROT : 033 14 683 95 • ZENITH HOTEL : 020 22 290 05

ANNUAIRE ANTSIRABE

GOLF CLUB D’ANTSIRABE (Club House)  : 020 44  943 87 • HOTEL CHAMBRE DES VOYAGEURS  : 020 44  979 38 • HOTEL HASINA  : 020 44  485 56 • HOTEL IMPERIAL  : 020 44 483 33 • HOTEL LE TRIANON : 020 44 051 40 • HOTEL RETRAIT  : 020 44  050 29 • PUB LA TARENTELLA  : 020 95  931 84 • RESTAURANT POUSSE POUSSE  : 032 07  191 97 • RESTAURANT RAZAFIMAMONJY  : 020 44  483 53 • RESTAURANT ZANDINA : 020 44 280 66

ANNUAIRE MAJUNGA

L’ALAMBIC  : 032 41  439 27 • AMBIANCE TROPIK ET GOURMANDE : 033 11 735 73 • BADAMIER : 020 62 220 35 • BLUE ROCK CAFE : 032 04 680 89 • BOLO PASTA ET GLACIER : 020 62 923 55 • BOUTIK MAKY : 032 02 620 92 • CAPRICE : 020 62  244 48 • COCO LODGE  : 020 62  230 23 • DMT  : 020 62  245 39 • L’EXOTIC  : 032 63  588 50 • FISHING  : 032 05 160 93 • GUEST : 032 76 193 79 • HOTEL LES MADRAS : 020 62  245 39 • LATINO CAFÉ  : 033 07  746 11 • MARCO PIZZA  : 032 11  110 32 • (LA) PISCINE HOTEL  : 020 62  241 72 • RESTAURANT PETITE COUR : 020 62 021 94 • ROCHES ROUGES : 020 62 020 01 • SUNNY HOTEL  : 020 62  224 15/ 020 62 221 96 • TOBANY : 032 61 753 32 • TROPICANA : 020 62 220 69 • VAHINY HOUSE : 020 62 243 41

ANNUAIRE TAMATAVE

DMT : 020 53 315 09 • PIMENT BANANE : 034 08 043 09 • XL BAR : 034 07 043 09 • SUNNY HOTEL : 020 53 336 08/ 033 11 313 64

MENTIONS LEGALES Directeur de la publication : Michaël Landriu / mic@nocomment.mg - Rédacteur en chef : Alexis Villain / redaction@nocomment.mg - Ont participé à ce numéro : Nicolas Baker, Helvia Jean, Richard Bohan (Rubrique Out of Tana) Régie publicitaire : 034 07 141 41 / pub@nocomment.mg - Photos cahiers de nuit : Anja Andriantiana - Photos mode : nocomment® éditions - Conception graphique : Stève Ramiaramanantsoa - Créa pub : Hoby Ratsimbazafy, Stève Ramiaramanantsoa - Imprimé par : MYE Tana Diffusion : Traces Retrouvez nous à l’adresse suivante : facebook.com/nocommentmada Prochain numéro : Septembre 2010 - Dépôt légal à parution - ISSN en cours - Tirage : 10 000 exemplaires distribué gratuitement par l’éditeur no comment® est une marque déposée auprès de l’OMAPI. no comment® éditions n’est pas responsable des erreurs qui peuvent se glisser dans la diffusion des informations des différents calendriers. Nous vous invitons cependant à vérifier les informations transmises et à nous faire part de toute erreur ou omission éventuelle afin qu’un correctif puisse rapidement être apporté. Il est à noter que no comment® éditions se réserve le droit de ne pas publier l’information transmise si elle ne convient pas à son mandat ou si l’espace est insuffisant - La reproduction partielle ou intégrale des textes, illustrations, photographies, montages et publicités est interdite sans autorisation écrite de l’éditeur. Les photos ne sont pas contractuelles. Les manuscrits, documents, photos, dessins reçus par la rédaction ne sont pas retournés. L’éditeur n’est pas responsable des offres et promotions publicitaires qui n’engagent que les annonceurs. Les articles sont publiés sous la seule responsabilité de leurs auteurs.

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