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n°38 - mars 2013 - mensuel gratuit - mada - événements - culture - nuits - sorties - tv - www.nocomment.mg


44 Haminiaina Ratovoarivony : « Les moyens du bord » 46 Le film du mois : Flight

ACTUEL 10 Des papas formidables !

46 Le livre du mois : Madagascar, voyage dans un monde à part

SONDAGE

PORTFOLIO

12 Quel papa êtes-vous ?

48 Parany Ranaivozanany : Le crépuscule des lieux

CULTURE 34 Voahirana Andriambelo : Lady in blue 36 Ifanihy : Putain de toi

CULTURE CULTURE

40 Mozarteum Madagascar : Le grand air de New York 42 Jean-Nirina Razafindralambo : « La solitude nous égare »

FOMBA AMAM-PANAO 50 Quarante millions d’années sans femmes

TRADITIONS 52 Contes du Sud : Le sadia de Zañahare 56 Des chiffres et des êtres

MÉDIAS 58 Gilles Lejamble : « Un véritable marché aux artistes » 60 Johns & Angelo : Soul Spirit

Chenevar Playa

Hollywood

VINTAGE

SOMMAIRE

62 Crazy Pixels : Fous de télé !

ÉCO 65 Hanta Ramakavelo Châteaux : L’éducation en fer de lance 66 Tahiry Ramanantsoa : « Le genre qui gagne »

Bouge ton fût !

60 ans et toujours frais MÉTIERS 70 Ernest : Gardien de l’avenir

ASSOS 72 Artists Angels : Dix jours pour les Zafimaniry

NATURE 74 Réserve de Berenty : Sanctuaire du Sud 78 Ankafobe : L’appel de la forêt 80 La Casa Flops : L’écogîte qui cogite

ESCALES 82 Rova d’Antongona : Vieilles pierres et vue panoramique 90 Case Madrigal : Le jardin de Bérénice

COUSINS-COUSINES 92 Mariam Banian : La fibre sociale

GASTRONOMIE 96 Interview gourmande : Latia de Le Combava


103 Le vin du mois : Château Le Bernet Beausoleil 2010 104 Le cocktail du mois : Gin ambré d'Emma Planque 106 Arson Ambinintsoa Randrianaivo : « L’international sans complexe »

FANANAHANA 170 Les clés du deuxième bureau

FICTION 176 Petite ronde de nuit

SORTIR

DOWNTOWN

110 Au Bistrot : C'est ma tournée

194 En ville avec Chantal Dixneuf

LOISIRS 112 Husqvarna Park : Et que ça saute ! 116 Street Workout : La rue pour s’entraîner 118 Randy Randrianasoloson : Si tu vas à Rio…

ESSAIS DE STARS 120 Laza craque pour la BYD F0

LA MODE ! 134 Beauté XXL

ESCALES

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CAHIERS DE NUIT BY NIGHT

168 Ra-Mamy Kely : « Ouvert toute la nuit ! »

Nudibranches Fluokids des mers


Des papas formidables ! Profitons de la Journée internationale de la femme (8 mars) pour mettre à l’honneur ces purs produits du féminisme. Des papas complices et câlins qui n’hésitent plus à « materner » leurs bambins au grand jour. Papas poules ou papas cools, ce sont les « nouveaux papas ».

JAOJOBY EUSÉBIA

Papa poule … U

n père hyperprotecteur et très à cheval sur les principes. C’est ainsi qu’Eusébia, chanteuse et gérante du Jao’s Pub, aurait tendance à décrire Jaojoby, le roi du salegy, dans son rôle de géniteur. « Avec les autres il est toujours tolérant et compréhensif mais avec nous, ses filles, c’est une autre chanson ! » Un papa poule toujours inquiet de savoir ce qu’elles font, s’enquérant des moindres détails, même quand il est en tournée à l’étranger. Et sur le chapitre des petits copains, absolument impitoyable ! « À cause de cette overdose de protection, on s’est parfois disputés, mais aujourd’hui je le comprends mieux », confie Eusébia. Car Jaojoby a dû assumer à la fois le rôle de père et de mère dans l’éducation de ses filles. « Nos parents se sont séparés quand je n’avais que cinq ou six ans et mon père s’est battu pour avoir notre garde. Avec sa seconde femme, il nous a élevées jusqu’à ce que nous soyons toutes indépendantes. On a eu une super-éducation et plus j’avance dans la vie et plus j’ai envie de le remercier… »

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… Papa cool

ACTUEL

LALAINA RAJOHNSON

« On a l’impression qu’en public les jeunes papas n’osent pas s’occuper de leur bébé, les premiers mois du moins. Les promener, les langer, leur donner le biberon. Sans doute parce que c’est une activité traditionnellement réservée aux femmes et que cela risque de porter atteinte à leur virilité. Mais c’est en train de changer », estime Lalaina qui se dit pour sa part favorable à une vraie parité hommes femmes en ce domaine. Gérant du cyber-bar Outcool à Ampasamadinika et papa d’une fillette de 5 mois, il s’est tout de suite impliqué dans son rôle de parent. Avant la naissance, angoissé à l’idée de ne pas savoir comment s’y prendre, il s’est préparé en consultant tout un tas de bouquins et en prenant conseil autour de lui. « Pour son éducation, ça viendra avec le temps. Le plus important, c’est de lui donner de l’amour en permanence. » Changer ses couches, lui chanter une berceuse… un rôle sur mesure pour ce « nouveau papa ». « Comme je ne vis pas avec la maman, je m’implique à fond quand je suis avec mon bébé. Il faut juste qu’il soit propre, sec, qu’il ne meure pas de faim et qu’il soit rassuré quand il pleure. » Pour Lalaina, avoir un bébé est une expérience qui dépasse largement le strict cadre de la paternité « J’ai l’impression d’être un autre homme. C’est vrai qu’on dit qu’on ne sent jamais prêt, mais quand l’enfant arrive, ça te rééquilibre naturellement. Après ce n’est que de l’émerveillement… » Un papa cool mais pas out !

Pages réalisées par Aina Zo Raberanto et Solofo Ranaivo Contact sur www.nocomment.mg

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Quel papa

SONDAGE

êtes-vous ?

La féminisation de la paternité est en marche. Après le papa héro et le papa autorité, voici le papa poule qui change les couches, donne le bain et le biberon. Une évolution que certains déplorent au nom de la confusion des genres. Et vous qu’en pensez-vous ? Quel genre de père êtes-vous ou seriez-vous ?

Je ne sais pas, c’est ma femme qui s’en occupe

Papa poule

Le concept de père au foyer pour vous, c’est ...

Strict

7% 35 %

Permissif Entre strict et permissif

2% 56 %

Assister à un accouchement pour vous, c’est...

Oui

52 %

Non

47 %

En cours

12

1%

86 %

Et pourquoi pas ?

6%

Encore un concept inventé par une féministe

8%

Un moment à éviter à tout prix 35 %

Qu’est-ce que vous ne rateriez pour rien au monde ?

Obligatoire, puisque ma femme m’y oblige

10 %

Les premiers pas de mon enfant

A ne surtout pas rater : passez-moi la caméra video

55 %

Le match de rugby des Makis

Pour vous, élever un enfant, c’est ...

Avez-vous des enfants ?

Une aberration

2%

Lui transmettre ma passion

21 %

Veiller à ce qu’il soit toujours le premier de la classe

77 %

L’annonce de ma promotion

77 %

Sa mère s’occupera de son éducation, moi de celle des garçons

23 %

Votre enfant vous demande comment on fait les bébés… L’histoire de la graine…

29 %

Va chercher dans Google

10 %

La vérité, sans heurter sa sensibilité

59 %

Ne sait pas

2%

Seriez-vous prêt à adopter pour être père ?

5%

Oui

16 %

18 %

Non

79 %

Vous êtes papa d’une petite fille…

La décision se prend à deux

4%

Elle grandira dans un pensionnat de jeunes filles

1%

Ne sait pas

1%

Elle ira à l’école comme tout le monde

76 %

Enquête menée en face à face à domicile sur 326 individus de sexe masculin du Grand Tana et représentative des 15 ans et + selon les quotas d’âge et de profession du chef de foyer, après stratification géographique. Marge d’erreur d’environ 5 %.


Tous les 8 mars, c'est le même débat. Pourquoi une Journée internationale de la femme ? L'égalité entre les sexes a-t-elle encore besoin d'être rappelée chaque année au bon souvenir de ces messieurs (et parfois de ces dames) ? De deux choses l'une, soit on considère que la femme a droit à une journée par an, sous-entendu que les 364 autres sont implicitement dédiées aux hommes, soit on considère qu’elle est une faible petite chose qui a encore bien besoin qu'on pense à elle au moins une fois par an… Bien sûr, on pourra toujours rappeler qu'il s'agit d'une journée internationale et qu'il y a de très nombreuses femmes dans le monde, y compris à Madagascar, dont on bafoue les droits et pour qui le mot « égalité » relève du beau rêve inaccessible. Cependant, il est à craindre que leurs oppresseurs se soucient peu de lever le joug une fois l’an. Clairement la journée du 8 mars, ils s'assoient dessus. Et puis, il y a les autres, tous les autres opprimés… Mais eux ont déjà leur journée, le 10 décembre, dédié aux droits de l'Homme. Qui ne seraient donc pas ceux de la femme ? Sans parler de la Journée mondiale des animaux (4 octobre), car il y a aussi les animaux ! Bref, beaucoup de jours à fêter. Comme dit l’autre, à chaque jour suffit sa fête.

COUV’ BY

ÉDITO

Femmes, femmes, femmes

Plus parlant qu’un CV, moins aride qu’une bio, le portrait chinois s’installe dans no comment®. JuliaA, jeune artiste peintre et illustratrice de notre couv’ répond du tac au tac…

Si j’étais un animal… Je serais une tortue, je pourrais voyager avec ma maison. Si j’étais un plat… Je serais un couscous, pour sa convivialité. Si j’étais une chanson… Tammie de The Do pour donner le smile. Si j’étais un personnage de fiction… Le personnage d’un roman de Haruki Murakami,

Le portrait chinois de

JuliaA toujours en quête de soi-même, prêt à l’aventure… Si j’étais une arme… La parole qui peut blesser sans tuer. Si j’étais un endroit… La maison de ma maman pour sa chaleur et son réconfort. Si j’étais une invention géniale… La télé-transportation, j’en rêve… Si j’étais un élément (terre, feu, air, eau)… L’eau parce que je suis une sirène ! Si j’étais un climat… Méditerranéen, origines obligent. Si j’étais un vêtement… Mon jogging du dimanche tout plein d’acrylique pour sa grande classe ! Si j’étais un véhicule… Une formule 1 parce que je suis une pilote ! Si j’étais un lieu imaginaire… Un pays sans frontière. Recueillis par Aina Zo Raberanto


C’est vous qui le dites

COURRIER

Coups de cœur, coups de gueule, envie d’envoyer un message à une personne qui vous est chère ou simplement de vous exprimer… cette rubrique vous est dédiée. Envoyez vos mails à courrier@nocomment.mg, nous les publierons.

Pas que le panama Je réagis à votre article sur le panama paru dans la rubrique Vintage de février (no comment® n° 37). S’il convient de saluer le savoirfaire des chapeliers équatoriens (et non panaméens comme vous le dites justement !), il n’est peut-être pas inutile de rappeler que Madagascar possède une très ancienne tradition du chapeau fait main, à partir notamment de la paille bao (extraite du raphia) et de la paille manarana, la plus recherchée pour son élasticité. Dans la première moitié du XXe siècle, ses chapeaux vantés pour la qualité de leur tressage étaient exportés en Europe et même aux États-Unis sous le nom de « panamas malgaches ». On a le chiffre de 220 000 chapeaux écoulés en 1942 contre 80 000 en 1908, ce qui montre l’importance de cette chapellerie malgache qui a complètement disparu aujourd’hui du marché international. Georgio, Toamasina

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Graine de vie Dans votre dernière édition (no comment® n° 37), j’ai été impressionnée de découvrir le travail colossal abattu par l’association belge Graine de vie qui a planté en deux ans un million d’arbres dans le pays. Je suis curieuse par rapport à la notion d’empreinte écologique, comment pourrais-je, à mon échelle, contribuer concrètement à changer la situation ? Muriel, Ambatobe

Un début de piste pour agir sur l’empreinte écologique serait de visiter le site internet de Graine de vie : on vous montrera comment calculer votre empreinte écologique à partir d’un questionnaire complet prenant en compte votre logement, les transports que vous employez, votre alimentation... Rappelons que l’empreinte écologique est un outil qui sert à mesurer la pression exercée par l’homme sur la nature, sachant que chaque personne a un impact sur l’environnement par sa façon de vivre. On peut ainsi étudier l’empreinte écologique d’un individu, d’une famille, d’une ville, d’un pays ou de la planète. Notre empreinte écologique moyenne dépasse actuellement de 30 % les capacités de la Terre à se régénérer. Si nous continuons à puiser dans les ressources naturelles au même rythme, d’ici le milieu des années 2030 nous aurons besoin de l’équivalent de deux planètes pour maintenir notre style de vie…


Tout bénéfice Juste une remarque en ce qui concerne la rubrique Abidi de votre édition de janvier (no comment® n° 36). Dans la partie Voambolana (vocabulaire), vous avez traduit Mason-karena par bénéfice. Ce qui est faux. Mason-karena est le prix ou coût de revient, c’est selon. Tombom-barotra est le bénéfice. Sincères salutations. Andriamisa

Lemurs Forest Camp La photo illustrant l’article sur le Lemurs Forest Camp (no comment® n° 37) représentait la ferme et non les bungalows qui accueillent les visiteurs. Voici une photo des bungalows, beaucoup plus accueillants que les poulaillers !

no comment® recherche Pour étoffer son équipe rédactionnelle, no comment® recherche des correspondants sur Antsirabe, Fianarantsoa, Toamasina, Toliara et Nosy Be. Excellent français exigé. Une formation en information-communication est un plus. Envoyer CV et lettre de motivation à tana@nocomment.mg


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CLINS D’ŒIL 6

1 Avis aux amateurs des TIC, une présentation des nouveaux produits et pièces de rechange de Sharp Store à La City à Ivandry a eu lieu le 12 février : écrans tactiles, écrans muraux, imprimantes… 2 2ème édition de Basy Gasy au Tana Arts Café à Ampasamadinika le 19 janvier. Un nouveau concept pour faire découvrir la culture urbaine. 3 Rénovation totale de Serena Hotel à Toliara : la décoration ethnique a fait place à des aménagements plus contemporains. 4 Ivahona Maison à Toamasina assure le relooking de l'hôtel Neptune qui ouvrira son nouveau spa Isula au mois de mars. 5 Avec une équipe dynamique assurant une certaine qualité de service, le casino Carlton a réaménagé son aire de jeu avec 120 machines à sous et différentes tables de jeux traditionnelles comme la roulette et les black jack. Un bar lounge vous y attend aussi pour vos réunions d'affaires ! 6 Nouveau décor, nouvelle ambiance pour mieux vous accueillir au restobar L'Étincelle à Diego.

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7 no comment® est lu à Angkor, au Cambodge ! Merci à nos fidèles lecteurs de nous faire faire le tour du monde.


8 La Belle Aventure, un nouvel hôtel restaurant à visiter absolument à Diego ! 9 Exposition de paysages malgaches en aquarelle au COT d'Ilafy le 16 et 17 février.

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10 Studio 101 a déménagé à Ankorondrano avec un nouveau local plus grand, plus accueillant et plus adapté à la pratique de la danse et du fitness. 11 Du linge et des senteurs qui sublimeront l'intérieur de votre maison. Bespoke à Andraharo est la nouvelle boutique faite pour cela.

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Vendredi 01 mars 2013 IFM (ex-CCAC) 19h : rendez-vous chorégraphie Sanga : « Sun above & Ndao », salle de spectacle, tarif unique : 4000 Ar Jao’s Pub 20h : Cabaret avec Tsiliva ChillOut Cafe 21h : Kougar en live, musique Ragga, Reggae et Sound system Samedi 02 mars 2013 IFM (ex-CCAC) 10h : Cinéma : « Brendan et le secret de Kells », de Tomm Moore et Nora Twomey, Belgique, France, Irlande, 2009, 1h15 min - à partir de 6 ans, salle de spectacle IFM (ex-CCAC) 15h : Slam : scène ouverte - Terrasse de la médiathèque, entrée libre IFM (ex-CCAC) 16h : Madagascar Mozarteum présente « Aïda », opéra en 4 actes de Giuseppe Verdi, salle de spectacle, tarif : 10 000 Ar et 20 000 Ar Jao’s Pub 20h : Cabaret avec Willy Dimanche 03 mars 2013 Café de la gare 15h : ciné-dimanche : « le Chat Potté » Café de la gare 19h : ciné-dimanche : « The Dark Knight Rises » Du mardi 05 mars au samedi 23 mars 2013

de la science : « Vivre en ville », salle de spectacle, entrée libre

AGENDA

Mercredi 06 mars 2013 CEMDELAC 15h : séance de contes pour les enfants : « Ilay Vitsika Mpikarenjy (Ny mahatsara ny firaisankina) » avec Arikaomisa Randria, entrée gratuite IFM (ex-CCAC) 15h : animations pour les enfants - animation à thème : « la cuisine des pates », petites histoires et échanges de recettes, espace multimédia jeunesse, entrée libre pour les adhérents IFM (ex-CCAC) 19h : Cinéma : « Lumumba », de Raoul Peck, Haiti, 2000, 1h 55min - salle de spectacle Jeudi 07 mars 2013 Café de la gare 19h : Afterwork Jazz Acoustic avec Michel Rabedasy Kudeta urban club : Trip in musique 4 « Destination Bollywood » : levée de fonds du Leo Club Du vendredi 08 mars au samedi 23 mars 2013 Le Louvre : exposition de Joël Thibaud, vernissage le vendredi 08 mars 2013 Vendredi 08 mars 2013

IFM (ex CCAC) : Exposition - urbanisme/patrimoine : « Tranches de ville », hall d’exposition, entrée libre. Vernissage le lundi 04 mars 2013 à 18h.

Jao’s Pub 20h : Cabaret avec Sisca ChillOut Cafe 21h : cabaret avec Seva et Jimmy, musique traditionnelle malagasy

Mardi 05 mars 2013

Samedi 09 mars 2013

IFM (ex-CCAC) 18h30 : Sciences - La science en image, les images

IFM (ex-CCAC) 09h : Work in Progress : « Rano, rano », avec


Raharimanana et Tao Ravao, salle de spectacle, entrée libre IFM (ex-CCAC) 16h : musique classique - concert de restitution, Academie de piano avec Pascal Gallet, salle de spectacle, entrée libre Jao’s Pub 20h : Cabaret avec Monica Label Dimanche 10 mars 2013 Café de la gare 15h : ciné-dimanche : « Rango » Café de la gare 19h : ciné-dimanche : « Flight » Mardi 12 mars 2013 IFM (ex-CCAC) 15h : Conférence - sciences : « Fréquence grenouille », avec Andolalao Rakotoarison, Morgan Deveaux - Andriananja et Guy Pinault, salle de spectacle, entrée libre Mercredi 13 mars 2013 CEMDELAC : musique traditionnelle avec Jimmy : « Jimmy hi Saranda » IFM (ex-CCAC) 13h : Madagascar Mozarteum présente Pascal Gallet et La Camerata, salle de spectacle, entrée libre Aft 14h à 15h 20 : ciné junior : « Ali Baba, sesame ouvre toi », de Adriano Belli et de Zlata Potancokova Belli, 1996, 1h 20min, entrée gratuite IFM (ex-CCAC) 15h : Littérature - Evènement « Printemps des Poètes » : Jean-Pierre Haga présente « Moment Poézik », salle de spectacle, entrée libre Aft 15h20 à 16h40 : ciné junior : « Migmas », de Jean Pierre Jeunet, 2009, 104min, entrée gratuite Jeudi 14 mars 2013 Kudeta urban club : soirée Melting potes, concert de Rock Du vendredi 15 mars au 15 avril 2013 La Boussole : exposition de Nonoh Ramaro Vendredi 15 mars 2013 IFM (ex-CCAC) 19h : Musique classique : Pascal Gallet (France), pianiste concertiste international, salle de spectacle, tarif adhérent : 4000 Ar et non adhérent : 6000 Ar


Jao’s Pub 20h : cabaret avec Jerry Marcos ChillOut Cafe 21h : cabaret Trio Gasy, musique roots et musique du monde Samedi 16 mars 2013

Jeudi 21 mars 2013 Is’art Galerie 18h : vernissage de l’exposition de Tahina Rakotoarivony Vendredi 22 mars 2013

IFM (ex-CCAC) 10h : Littérature - Evènement « Printemps des Poètes » : « Slamovies, quand les poètes font leur cinéma », avec Fred Bonnet et Sadani, salle de spectacle, entrée libre IFM (ex-CCAC) 15h : Cinéma : « Le Tableau », de Jean-François Laguionie, France, 2011, 1h 20min - à partir de 6 ans, salle de spectacle IFM (ex-CCAC) 10h : Cinéma : « La Grande Illusion », de Jean Renoir, France, 1937, 1h 55min, salle de spectacle Jao’s Pub 20h : cabaret avec Raledey

Aft 18h30 : cabaret concert « Slam-Jazz qpécial francophonie » avec Madajazz et Joey IFM (ex CCAC) 19h : Cirque - spectacle jeune public : « Points de suspension » avec la troupe Cirquons Flex (La Réunion), salle de spectacle, tarif adhérent : 4000 Ar et non adhérent : 6000 Ar ChillOut Cafe 21h : soirée « La Boum », chansons de 70 à 2000, nos années teenage et accessoires. Animations photo minute et déguisements Jao’s Pub 20h : Cabaret avec Black Nadia

Dimanche 17 mars 2013

Samedi 23 mars 2013

Café de la gare 15h : ciné-dimanche : « Wall-e » Café de la gare 19h : ciné-dimanche : « Les Seigneurs »

IFM (ex CCAC) 15h : Conférence - urbanisme/patrimoine : « Richesse du patrimoine et évolution d’Antananarivo : cité historique, capitale moderne », salle de spectacle, entrée libre

IFM (ex CCAC) 14h à 17h : Dans le cadre de la semaine de la langue française et de la Francophonie : « Dis-moi dix mots semés au loin », médiathèque de l’IFM, entrée libre IFM (ex CCAC) 15h : Cirque - cinéma : « Les toiles en Piste » avec la Cie L’Aléa des Possibles et la participation de Judith Manantenasoa, salle de spectacle, entrée libre IFM (ex-CCAC) 18h : Cinéma : « Le Vent se Lève », de Ken Loach, Grande-Bretagne, 2006, 02h 04min, salle de spectacle Jao’s Pub 20h : Cabaret avec Rodman

Mardi 19 mars 2013

Dimanche 24mars 2013

IFM (ex CCAC) 15h : Conférence - urbanisme/patrimoine : « Politique de la ville à Antananarivo », salle de spectacle, entrée libre

Café de la gare 15h : ciné-dimanche : « Up » Café de la gare 19h : ciné-dimanche : « Happiness Therapy »

Du lundi 18 mars au samedi 23 mars 2013 Aft : semaine de la francophonie Lundi 18 mars 2013

Mercredi 20 mars 2013 IFM (ex CCAC) 14h à 17h : Dans le cadre de la semaine de la langue française et de la Francophonie : « Dis-moi dix mots semés au loin », médiathèque de l’IFM, entrée libre IFM (ex CCAC) 15h : Conférence - urbanisme/patrimoine : « Enjeux économiques et perspectives de développement urbain » , salle de spectacle, entrée libre Du mercredi 20 mars au dimanche 24 mars 2013 Tana Water Front : événement « Le Goût en folie »

SONORISATION s ECLAIRAGE SCENIQUE s ESTRADE CONTACT : 033.11.222.15 / 032.07.152.40 MAIL : VUEDELOIN@HOTMAIL.FR


Du lundi 25 mars au jeudi 28 mars 2013 IFM (ex CCAC) : Evènement : « Festival des Arts », salle de spectacle Du mercredi 27 mars au jeudi 11 avril 2013 Aft : concours BMOI amis des arts : exposition de photographies Mercredi 27 mars 2013 Aft 14h à 15h30 : ciné junior : « Corto Maltese », de Pascal Morelli, 2002, 95min, entrée gratuite IFM (ex CCAC) 15h : Conférence littéraire : « L’image de Madagascar dans le roman français d’aventures coloniales autour de 1900 », avec Jean-Marie Seillan, salle de spectacle, entrée libre Aft 14h à 16h40 : ciné junior : « Les Tuches », d’Olivier Baroux, 2011, 1h 30min, entrée gratuite IFM (ex-CCAC) 10h : Cinéma : « Dr Folamour », de Stanley Kubrick, Grande-Bretagne, 1964, 1h 33min, salle de spectacle Vendredi 29 mars 2013 Jao’s Pub 20h : Cabaret avec Rengita ChillOut Cafe 21h : cabaret avec Hery Kabosy, vaky sova Samedi 30 mars 2013 IFM (ex-CCAC) 16h : Madagascar Mozarteum présente « Marie Stuart », opéra en 3 actes de Gaetano Dozinetti, salle de spectacle, tarif : 10 000 Ar et 20 000 Ar Jao’s Pub 20h : Cabaret avec Willy Jao’s Pub 20h : Cabaret avec Chenavar Playa Dimanche 31 mars 2013 Café de la gare 15h : ciné-dimanche : « Le Lorax » Café de la gare 19h : ciné-dimanche : « Argo » Tous les jeudis au Jao’s Pub : groupe découverte Tous les dimanches au Jao’s Pub : soirée discothèque, entrée gratuite

Pour paraître dans l’agenda, merci de nous faire parvenir vos infos avant le 15 MARS à : agenda@nocomment.mg


C’est l’une des grandes voix du jazz à Madagascar. Jamais aussi à l’aise que sur la scène intimiste des cabarets où elle développe un sens instinctif du gospel et du blues. Ces « fondamentaux qui apportent au jazz son supplément d’âme », estime-t-elle.

S

a dernière prestation le 24 janvier dernier au Paprika, un bœuf mémorable aux côtés de Joel Rabesolo et Nicolas Vatomanga, démontre que dans la pure improvisation, exercice jazzistique par excellence, Voahirana Andriambelo est toute à son affaire. De superbes envolées vocales flirtant aussi bien avec le gospel, la soul, le jazz latino que le blues, bien sûr. « Si on aime le jazz, on aime le blues, parce que tout cela vient des mêmes champs de coton », souligne la Dame qui, du plus loin

Voahirana 34

ANDRIAMBELO


qu’elle se souvienne, a toujours baigné dans les 33 tours d’Esther Phillips, Aretha Franklin, Liz McComb, et plus tard Ella Fitzgerald, Betty Carter, Sarah Vaughan. « Beaucoup ont commencé comme moi, dans des chorales, à tenter de canaliser l’énergie du gospel. Le gospel est avec le blues, l’autre fondamental de la musique afro-américaine. » Un attachement qui ne s’est jamais démenti puisque parallèlement à sa carrière de chanteuse, elle est soliste au sein de la Chorale Maintimolaly Ambohitantely depuis plus de 30 ans. « Le blues, je l’ai vraiment intégré en jouant avec des artistes du calibre de Solo Andrianasolo, Datita Rabeson ou Samy Andriamanoro. Techniquement ce sont des suites de notes à 12 temps, mais par dessus tout c’est l’âme qui chante. » Habituée des concours de chants depuis son plus jeune âge, elle rafle toutes les récompenses : interclasses, intervilles, inter-universitaires, y compris en Russie, l’URSS finissante de l’époque où elle est étudiante au début des années 80. Rentrée à Madagascar en 1985, elle commence à se produire comme choriste avec Solo Andrianasolo et Fanja Andriamanantena. C’est là qu’elle fait une rencontre capitale, celle de son futur mari : Naivo Andriambelo, saxophoniste du groupe Tritra dont faisait partie le regretté Tôty. Puis s’ensuit une longue pause dans sa carrière correspondant à son choix de privilégier l’éducation de ses deux fils, Harty et Poun. En 2009, ils feront partie de ses musiciens, l’un comme bassiste, l’autre comme guitariste solo ; tous deux ont par ailleurs fondé le groupe Vacônaka. Au début des années 2000, elle retrouve la scène par le biais de cabarets qu’elle anime pratiquement chaque vendredi soir. « J’aime leur ambiance intimiste, on sent le public tout à côté, on communie dans la musique. » Pour les grandes scènes, c’est plutôt du côté du festival Madajazzcar que ça se passe, elle y est invitée quasiment à chaque édition depuis 2004. Autant dire un monument de la scène jazz malgache. Au même titre que son ancienne complice Fanja Andriamanantena. A la différence de cette dernière, elle se considère comme peu douée pour la composition et l’écriture, préférant s’en remettre aux auteurs-compositeurs de la jeune génération qui la tiennent en très haute estime, Bessa notamment. Il se pourrait même que Harty et Poun composent prochainement pour elle. « La boucle sera bouclée, ce que j’ai reçu des autres je l’aurai transmis à mon tour. Ainsi va la musique... »

CULTURE

Joro Andrianasolo Contact sur www.nocomment.mg

Lady in blue

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Ifanihy 36


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e suis le pornographe du phonographe », chantait Brassens. « Le polisson de la chanson », pourrait lui rétorquer Ifanihy (littéralement la chauve-souris) qui par admiration pour le troubadour de Sète a été jusqu’à traduire en malgache l’irrévérencieux Le nombril des femmes d’agents (Ny foitran’ny vadin’ingahy pôlisy). Capable sur scène, comme tonton Georges, de faire reprendre en chœur le rude refrain de Fernande… eh oui papa, ça ne se commande pas ! Ce côté anar joyeusement assumé qui met depuis trente ans les rieurs de son côté et fait enrager les Tartuffe. Une filiation qu’Ifanihy, Roland Randriamanantsoa pour l’état civil, a quand même tendance à relativiser : « Ca faisait déjà dix ans que je chantais quand j’ai découvert Brassens. C’est d’abord une coïncidence si nos univers se ressemblent. » Soit ! Lorsque Lemena, son premier succès, est diffusé sur les ondes en 1984, l’histoire d’un pêcheur qui disparaît en mer, on a le sentiment d’assister à l’émergence d’un style nouveau. Luimême lui donnera le nom de vazo miteny, l’équivalent de « chanson à texte ». Une écriture particulièrement léchée et un accompagnement musical réduit à sa plus stricte expression : une guitare sèche et c’est tout. Mais ne nous y trompons pas, derrière des compositions comme Lesabotsy (1990) ou Ikala Dauphine (2000) affleure quelque chose du bà gasy de Razilinà. Tout ce bon vieux folk des Hauts Plateaux, remis au goût du jour quelques années plus tôt par Mahaleo et Lôlô sy ny Tariny.

Quant à sa façon de pincer les cordes, Ifanihy reconnaît l’influence de Marcel Dadi, guitariste trop tôt disparu qui sut réinjecter dans le folk-rock des années 70 le fingerpicking dévastateur des Chet Atkins. Et comme Dadi, auteur d’une célèbre Méthode pour apprendre à jouer de la gratte, lui-même ouvrira en juin de cette année sa propre école de guitare… Poète de la rue, Ifanihy ne s’impose aucune censure dans le choix des mots. L’argot des pavés l’enchante. « Il faut juste trouver la bonne façon de jurer, sinon ça fait grincer les dents… » Vulgaire ? On dirait trash aujourd’hui, n’en déplaise aux « cornes d’auroch » ! Il est certain que des chansons comme Irery Madama (Madame se sent seule) ou Zokilahy (l’histoire d’un homme rendu impuissant par l’alcool) ne sont pas à mettre dans toutes les oreilles, mais tellement vraies ! « Je parle des choses de la vie avec les mots qui vont avec, pas la peine de se voiler la face », plaide Ifanihy qui regrette toutefois chez les chanteurs d’aujourd’hui une « tendance à confondre vazo miteny et surenchère dans la provocation ». Pour ses 30 ans de carrière, le chanteur annonce la sortie coup sur coup de deux albums : la version remastérisée du DVD live Kapila hisainana (Disque à méditer) et une galette de douze titres inédits Tany aman-danitra (Terre et ciel). « Dans les six premiers titres, j’évoque de façon décalée le ciel, c’est-à-dire la vie dans l’au-delà, et dans les six autres la guitare et les plaisirs d’ici-bas. » Pour l’année prochaine, il projette un album entièrement constitué de reprises de Brassens. Le gorille des Hauts Plateaux va encore frapper !

CULTURE

Bien arrimé à sa guitare de bois brut, cela fait trois décennies qu’on le compare à Brassens. La moustache en moins. Trente ans de carrière émaillés de mots rudes, qu’accompagne cette année la sortie coup sur coup de deux albums commémoratifs.

Solofo Ranaivo Contact sur www.nocomment.mg

PUTAIN DE TOI !

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Son premier album « Bougez les fesses ! » ne prétend pas révolutionner la musique « mafana », mais pour bouger ça bouge ! Avec tout ce qu’il faut de rondeurs callipyges pour satisfaire les amateurs du genre.

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ous croyiez avoir tout vu avec Black Nadia, Sacha Bambam ou Tinah Ti ? Alors c’est que vous n’avez aucune idée de ce qui peut se cacher derrière le nom de Chenevar Playa ! Son album Bougez les fesses ! sorti en juin 2012, l’a propulsée au rang de « nouvelle reine du

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Chenevar Playa


chaud bouillant » : la mozika mafana, comme on dit, celle qui fait exploser la clim dans les boîtes de nuit passées 22 heures. Car pour bouger, ça bouge ! Combien sur l’échelle de Richter ? À vue de nez, beaucoup ! Il faut admettre que la belle a le muscle « kavitrien » (de kavitry) tout ce qu’il y a de plus dévastateur et un sens aiguisé du dirty dancing comme le montre ce clip où on la voit rivaliser de cambrures entre deux 4 L à l’arrêt (drôle d’idée). Vamos a la playa (allons à la plage), Chenevar ! Et si possible du côté de Diego où la mignonne a vu le jour il y a vingt et quelques printemps. Car c’est bien des rivages du Nord que nous arrivent ces rythmes poivrés où s’enchaînent sans répit zouk, séga, salegy et biguine alanguie. Elle appelle ça le « latino tropical ». Le nom a le mérite de n’avoir jamais été utilisé, même pas par la Compagnie Créole, sinon rien de nouveau sous le soleil. Ah si, quand elle porte le sari et qu’elle se met à se déhancher sur du bhangra, la techno indienne mâtinée de raï, de ragga et de jungle ! Débarquée à Tana il y a tout juste deux ans, après une petite carrière de mannequin en France, Chenevar Playa ne cesse d’enchaîner les cabarets, du Jao’s Pub au Glacier en passant par les Cemes Antanimora et Betongolo où elle a ses fidèles. Peut-

CULTURE être le titre Maîtresse de la maison qui les rend coucou ? La plastique est une chose, mais la voix ? Avec les techniques de studio actuelles, ce n’est plus vraiment une question à poser. Disons que Chenevar Playa chante comme Chenevar Playa et que de toute façon ce n’est pas ce qu’on lui demande en priorité. Si par moment ça pêche dans les aigus, c’est largement compensé par ses « nanojupes » (plus petit que la minijupe) et ses piercings extravagants ! Lucide quant à ses capacités vocales, Chenevar ne se démonte pas et fait même preuve de clairvoyance quand elle compare son physique à un « outil marketing très efficace ». Pour autant, elle se défend d’être la plus « exhibitionniste » des chanteuses actuelles. « La musique mafana, il ne faut pas oublier car ça reste d’abord du spectacle, avec ses codes et ses chorégraphies très exagérées. On chante pour des gens qui en ont bavé toute la semaine et qui le samedi soir veulent s’éclater. Pour ma part, sortie de scène, je suis une fille plutôt sage et même réservée… » La face cachée de la bomba be ? Solofo Ranaivo Contact sur www.nocomment.mg

BOUGE TON FÛT !

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Madagascar Mozarteum réitère pour la saison 2012-2013 ses spectacles lyriques retransmis par satellite depuis le prestigieux Metropolitan Opera de New York. Un vrai pari pour le développement de l’opéra à Madagascar, nous explique Henri Andrianisa, vice-président de l’association.

Henri ANDRIANISA

(MADAGASCAR MOZARTEUM)

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Comment vous est venue l’idée de retransmettre de l’opéra depuis New York ? L’année dernière, nous avons passé un accord avec Pathé Live pour la retransmission par satellite d’une série de six spectacles lyriques qui figuraient au programme du Metropolitan Opera de New York (MET). Pathé Live est une société française spécialisée dans la diffusion de concerts et le MET l’un des opéras les prestigieux au monde, l’équivalent de la Scala de Milan, du Bolchoï… On a pu voir notamment La Traviata de Verdi et Manon de Massenet. L’expérience ayant été concluante, nous la réitérons cette année. Les œuvres sont retransmises en léger différé, mais dans leur intégralité et sans montage vidéo. Elles sont également en version originale, avec sous-titrage en français. Il n’y a qu’à s’asseoir et on est vraiment à New York, en train d’écouter les plus grandes voix du moment… À qui s’adressent ces concerts ? À tous ceux qui aiment ou ont envie de découvrir l’art lyrique. Nous organisons déjà tous les troisièmes mercredis du mois dans l’enceinte de l’IFM (Institut français de Madagascar) nos Concerts de midi qui rencontrent un vif succès. Il y a un vrai public pour la musique classique et de plus en plus d’artistes locaux pour la servir. Malheureusement, ces derniers manquent souvent de références et de technique. La plupart n’ont jamais mis les pieds sur une vraie scène d’opéra et ont dû se contenter de petites formations sur place lorsqu’une troupe étrangère est invitée par un centre culturel. Avec ces retransmissions, ils pourront voir d’authentiques professionnels sur scène, ils pourront mieux s’évaluer et ainsi progresser.

Le grand air de


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Comment avez-vous choisi les œuvres ? L’accord passé avec Pathé Live et le MET ne nous donnait droit qu’à la retransmission de cinq spectacles pour la saison 2012-2013. Notre choix s’est finalement porté sur Otello, Rigoletto et Aida de Verdi, ainsi que L’Élixir d’amour de Donizetti et Jules César de Haendel. Pourquoi trois œuvres de Verdi et aucune, par exemple, de Rossini ? Parce que Verdi est sans doute le compositeur le plus connu à Madagascar. Bon nombre de ses opéras ont été traduits en malgache et joués localement. Là aussi, ce sera un excellent moyen de jauger notre niveau. Ces retransmissions ne sont pas gratuites… Nous devons reverser 60 % de notre recette aux organisateurs et aux diffuseurs. Le chiffre peut paraître énorme et explique le prix des places à 10 000 ou 20 000 Ar. Mais cela reste viable pour nous grâce au soutien de nos partenaires. À commencer par l’IFM qui met gratuitement sa salle de spectacle à notre disposition ou DHL qui se charge de tout ce qui est transport. L’association ne débourse presque rien, mais elle ne fait pas non plus de bénéfices. On veut rester fidèle à notre vocation qui est la promotion des artistes lyriques à Madagascar, et c’est pour cela que nous proposons des prix de groupe très avantageux pour les chorales. Propos recueillis par Solofo Ranaivo Contact sur www.nocomment.mg

New York


Jean-Nirina RAZAFINDRALAMBO

RÉVOLUTION La révolution fait partie intégrante de l’histoire de l’humanité. En ce qui concerne l’art contemporain, elle commence au début du XIXe siècle avec l’apparition de l’Abstrait et du Surréalisme. Cette œuvre raconte ce bouleversement qui se produit à chaque instant de l’existence et qui pour moi se traduit par le démantèlement, la guerre…

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La solitude nous


CULTURE

«T

rop d’artistes font du figuratif à Madagascar. C’est pourquoi je me suis tourné vers le fauvisme et l’expressionnisme. Pour savoir où est ma limite de création… » Jean-Nirina Razafindralambo a commencé la peinture comme aquarelliste sur les conseils de Mamy Rajoelisolo. En 2010, il représente Madagascar au troisième Festival mondial des arts nègres à Dakar. En 2011, il réalise sa première exposition personnelle à l’Institut français de Madagascar sur le thème « Indiscrétion, ombre et lumière », des tableaux se basant sur le mouvement et la composition de couleurs. À travers ses toiles transparaît sa fascination pour les grands maîtres de l’art contemporain : Cézanne, Matisse, Maurice de Vlaminck, voire Salvador Dali. Après avoir représenté Madagascar à la Galerie de portraits de Tuzla en Bosnie-Herzégovine en juin 2011, il prépare sa seconde exposition personnelle prévue pour le milieu de cette année.

SOLITUDE La solitude nous égare. Elle rend une personne pensive, égarée, mais parfois elle aide à se reconnaître et à se retrouver face à soi-même. Pour un romantique comme Lamartine, elle permet de contempler le monde et savourer sa beauté.

égare

UN AUTRE REGARD Quel regard porter sur le monde ? De la désolation, de l’humour, de la tristesse, de la haine… à chacun d’interpréter sa vision du monde.

Recueillis par Aina Zo Raberanto Contact sur www.nocomment.mg

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Haminiaina

RATOVOARIVONY

Projeté en février dernier à la 21e édition du Pan African Film Festival de Los Angeles, « Malagasy Mankany » sonne comme le manifeste de cette Nouvelle Vague malgache tant attendue. Un film qui n’aura pas coûté plus qu’une production vidéo locale, explique son réalisateur.

Comment « Malagasy Mankany » s’est-il retrouvé au Pan African Film de Los Angeles ? Nous l’avons inscrit à différents festivals et le Pan African Film Festival a été le premier à réagir. C’est l’un des plus importants, si ce n’est le plus important dédié au cinéma africain aux Etats-Unis. Une rude compétition face à 150 autres films, dont des productions américaines et européennes. Être à ce festival est en soi une victoire pour un long-métrage de fiction malgache. Le film est également en sélection officielle au Fespaco (Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou) dans la catégorie fiction long-métrage vidéo numérique. C’est le plus prestigieux festival de cinéma sur le continent africain. Y figurer en sélection officielle est un rêve pour les cinéastes. Un seul Malgache y a été primé, Benoît Ramampy pour « L’accident » en 1973… Destin étonnant pour un film qui n’a pas bénéficié de moyens exceptionnels…

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Les moyens


CULTURE

Je peux dire sans exagérer que le budget de production s’aligne entre Tana et la campagne de Mahajanga, où j’ai grandi. sur celui des films locaux, voire beaucoup moins élevé ! C’est L’histoire de trois étudiants, Jimi, Bob et Dylan, et un projet totalement autofinancé auquel je pense depuis 2001. d’une jeune indo-pakistanaise du nom de Charu qu’ils J’ai écrit le scénario entre 2008 et 2009 et les années suivantes prennent en stop. Le titre est inspiré du poème de Randza ont été consacrées à la création de la structure de production, au Zanamihoatra que chaque bachelier de chez nous doit repérage, au tournage et au montage. C’est vraiment le fruit du connaître. On pourrait le traduire par « Malgaches en travail de techniciens et d’acteurs locaux formés sur le tas. Les développement », car il y est question de jeunesse et de rôles principaux sont tenus par des élèves issus des ateliers de film fivoarana. court de l’association Sary Miteny, voire C’est ce qu’on appelle la Nouvelle par des proches. Moi-même je joue Vague malgache ? dedans. Le message est qu’il est possible Une Nouvelle Vague est en de produire avec nos moyens à nous mouvement et je revendique d’en faire des longs métrages exportables. Un partie. Toutefois, chacun met ce qu’il cinéma affranchi des soutiens financiers veut derrière cette appellation. Pour classiques et qui malgré tout est capable moi, si j’ai choisi de faire du cinéma après de toucher l’international. Je ne dis mes études en sociologie, c’est que j’ai la pas qu’il faut refuser les financements conviction que c’est le meilleur moyen étrangers, je dis qu’il faut être capable de d’expliquer aux Malgaches les raisons s’en passer. Si des investisseurs étrangers de notre stagnation économique. Sa Extrait de Malagasy Mankany. veulent s’associer, ils sont les bienvenus diffusion dans les provinces est donc à condition que ce soit un partenariat capitale à mes yeux, autant que son lancement sur l’international. gagnant-gagnant. C’est ce que j’appelle le sinema tsy miankin- On compte éditer des DVD et VCD, mais pas de précipitation, doha, un cinéma réellement indépendant et par son financement notre but est aussi d’explorer un mode de distribution viable pour et par son contenu. que notre industrie cinématographique puisse enfin décoller. Car il ne faut pas oublier les qualités intrinsèques de « Malagasy Propos recueillis par Joro Andrianasolo Mankany ». Une histoire qui tient la route, des acteurs, des Contact sur www.nocomment.mg images… C’est une comédie dramatique sous la forme d’un road-movie Haminiaina Ratovoarivony est né à Antananarivo, diplômé en sociologie,

du bord

fondateur de l’association Sary Miteny, il vit aujourd’hui à Chicago.

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Flight 2013 - États-Unis - 2 h 18 min – Drame de Robert Zemeckis avec Denzel Washington, Don Cheadle et Kelly Reilly

Whip Whitaker (Denzel Washington), pilote de ligne chevronné, réussit miraculeusement à faire atterrir son avion en catastrophe après un accident en plein ciel. L’enquête qui suit fait naître de nombreuses interrogations. Que s’est-il réellement passé à bord du vol 227 ? Salué comme un héros après le crash, Whip va soudain voir sa vie entière être exposée en pleine lumière. L’histoire racontée dans Flight se rapproche de celle du pilote d’avion canadien Robert Piche qui, en 2001, avait réussi l’exploit de poser un avion en difficulté et de sauver ses 300 passagers. Après avoir été érigé en héros, un journaliste dévoila son passé oublié de criminel, ce qui le plongea dans l’envers du décor de la célébrité. Flight est le premier film en prises de vues réelles que tourne le réalisateur culte Robert Zemeckis (Retour vers le futur, Forrest Gump) depuis Seul au monde (2000). Entre ces deux films, le cinéaste s’était consacré au cinéma d’animation, comme avec Le Pôle Express en 2004, faute disait-il de « trouver de bons scénarios pour tourner de manière plus classique ».

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Projection le dimanche 10 mars à 19 heures dans la salle de l’Horloge du Café de la Gare de Soarano.

Madagascar, voyage dans un monde à part Par Michaël Stührenberg et Pascal Maître

L’île de Madagascar, estiment les Européens, est plus grande que la France et la Belgique réunies. À première vue cela peut sembler exact. En vérité elle est beaucoup plus vaste. Car celui qui parcourt cette terre étrange et magnifique ne peut mesurer son chemin en simples kilomètres : ici l’étranger n’a pas forcément l’impression d’aller loin, mais plutôt de voyager longtemps, dans un autre espace-temps dont il n’arrive pas à capter le rythme. Mesurant chaque jour davantage ce qui le sépare du monde d’où il vient, il découvrira un univers à part qui a su préserver maintes espèces animales et végétales disparues ailleurs, qui se plaît à faire coexister sept espèces de baobabs, cent quarante-six sortes de grenouilles et près de la moitié des cent trente et une variétés connues de caméléon, animal cher aux Malgaches, gardant toujours, comme eux, un œil sur le passé et l’autre tourné vers l’avenir. Face à une telle nature, inutile de s’étonner de la richesse des rencontres avec les hommes. Madagascar, c’est un cœur qui bat : dix-huit tribus en tout, sans oublier les ancêtres, partout présents sur la Grande Île. Toute la dignité humaine enracinée dans son histoire. Dimensions : 33 cm × 28 cm, 163 pages, Éditions Vents De Sable. Dans les bonnes librairies ou à commander en ligne.

CULTURE

Le Film du mois

Le Livre du mois


Parany

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RANAIVOZANANY

« Ampasampito, il commençait à faire nuit. Tant qu’à faire, j’en ai profité pour faire des photos discrètement, assez difficile vu le temps de pose nécessaire pour permettre à l’appareil de capter toute la lumière ambiante. »

LE CRÉPUSCULE DES LIEUX


PORTFOLIO

À 26 ans, il se fie d’abord à son instinct sans demander au réel plus qu’il ne peut donner. « Uniquement mes yeux, mon appareil et la lumière ambiante. » Le reste s’appelle le talent.

S

on goût pour la création le portait à une activité artistique. Pour autant, son choix de faire de la photographie son métier ne remonte qu’à trois ans. Parmi ses modèles, les noms de James Nachtwey, Don McCullin ou Sebastião Salgado. « De leur temps, il n’y avait que l’argentique et ils se fiaient plus à leur instinct qu’à la technologie. » Nostalgie de ses 15 ans quand lui-même manipulait son Pentax argentique ? Si la retouche est acceptable et parfois inévitable, il convient de n’en user qu’avec parcimonie, car « la réalité est toujours plus belle quand elle se donne sans artifices ». Joro Andrianasolo

« J’arrivais de Tamatave à 5 heures du matin. Trente minutes d’attente juste pour voir le sujet expirer la fumée de sa cigarette, le moment opportun, le moment à ne pas rater… »

« Un charretier d'Anosizato. J’aime surtout le ton des couleurs et le cadre, j’ai juste attendu qu’il passe. Il était 17 h 30, j’ai coupé la tête exprès histoire de cadrer sur le reste pour donner une impression de puissance dans le mouvement. »

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FOMBA AMAM-PANAO

Quarante millions d’années sans femmes 8 mars, journée mondiale de la femme. Il a fallu attendre 1975 pour que l’ONU reconnaisse qu’il y a des femmes dans le monde et qu’il n’y a pas d’État sans femmes.

L

es hommes font la force des armées, certes, encore faut-il en produire. Rien que pour le si nécessaire processus de renouvellement de l’espèce, les femmes devraient avoir un statut spécial, très spécial et non pas seulement d’ordre honorifique ou sentimental. Mais comme elles ont préféré être des déesses plus occupées à se peinturlurer et à se faire désirer qu’à prendre une part active à la marche du monde, elles n’ont qu’à s’en prendre à elles-mêmes si la planète a longtemps tourné sans elles. L’humanité a donc vécu depuis trois ou cinq millions d’années sans femmes, ou entre 40 000 et 500 000 ans si on se réfère à l’apparition des premiers animaux à notre (vague) semblance. L’Homo sapiens ne connaissait rien à la mécanique automobile, comme les femmes au volant, mais il savait très bien fabriquer un biface ou des pointes de silex, un peu plus tard, voire produire du feu. Il était donc utile et nécessaire. Il n’y avait plus que lui, la femme était reléguée au sérail et vouée au plaisir du seigneur et maître. Même le lexique y met son grain de sel. Quand l’homme est-il apparu sur terre ? La bonne blague ! Comme s’il était apparu tout seul. Il y a combien d’hommes sur la terre ? Il n’y a pas que les hommes. Qu’importe, on parle

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Par Mamy Nohatrarivo

d’Homme pour parler de l’humanité, mot féminin, et pour parler d’un monde au masculin. Combien de millions d’années ou de 8 mars passeront encore pour renverser une tendance d’origine ? Avec la malignité d’Ève, notre grand-mère, la femme aura tout fait pour échapper aux corvées dangereuses mais nécessaires, comme chasser et affronter les mammouths, ou les ancêtres des tyrannosaures aux dents longues, pour la pitance quotidienne. L’homme s’est payé sur son dos, et de fil en aiguille a été, lui aussi, à l’origine du partage du travail. La femme assure tout ce qui est ennuyeux, le ménage, la cuisine, la corvée d’eau, la garde des enfants ou le portage. Les « civilisés », l’engeance onusienne ou droit-del’hommiste (!) s’insurge quand, dans des forêts vierges ou dans une savane à l’africaine, l’homme marche devant sa famille, son arme à la main et comme s’il se promenait, alors que sa femme ploie sous la charge du déménagement. L’explication est simple, la femme se « sacrifie » pour que Monsieur ne laisse pas sa petite famille se faire surprendre par un lion mangeur d’homme. Il faut admettre qu’il y a tout de même des abus, dont une grande part de flemme et de frime. Alors le 8 mars, c’est pour quoi exactement ? L’autonomie des femmes, le droit de vote, l’égalité des genres ou le combat contre les violences conjugales, et on en oublie la révolution du bikini, du porte-cigares, de l’amour libre ou de la femme libérée et bien d’autres choses encore. Comment la célébrer, cette fameuse journée ? En 1998, les soviétiques ont inauguré leur premier 8 mars par un concours de beauté. Qui a dit que les staliniens n’ont pas de cœur ?


Le sadia de Zañahare À

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l’origine, les premiers êtres n’étaient ni homme ni femme. Ils étaient des créatures nanties d’un corps normalement constitué, mais aucun organe ne les distinguait les uns des autres. Tous physiquement semblables. Pourtant, ce n’était qu’apparence aux yeux de Zañahare, le Créateur, qui connaît ce qui se dissimule dans les cœurs. Il distinguait deux groupes : un groupe d’êtres brutaux, qui aimaient utiliser la force physique pour obtenir ce qu’ils voulaient, et qui avaient une propension à s’éloigner du territoire que Zañahare leur avait assigné, capables de rester longtemps absents pour chasser. Un autre groupe

Par Sylvia Mara

d’êtres plus discrets, sédentaires, et à qui la douceur et la pondération servaient de langage de communication. Le fils de Zañahare aimait se promener sur la terre pour observer la nature et les êtres. Un jour, la mine préoccupée, il remonta au ciel. – La promenade de ce jour ne t’a pas contenté, mon fils ? – Père, ces êtres vont finir par s’entre-tuer si tu ne fais pas quelque chose. Il y a un groupe d’êtres qui tâtent leur force sur tout ce qui bouge et qui menacent de s’en prendre à leurs semblables. – Et pourtant, les êtres de la création sont complémentaires. – Qui va le leur dire, Père ?


Contes du Sud – Leur collaboration peut apporter l’épanouissement pour chacun et pour tout ce que j’ai créé. – J’ai tenté de leur ouvrir les yeux, je n’ai pas réussi. À cause surtout de l’orgueil de ce groupe dont je parle et de sa hargne contre ceux qui font montre de douceur et de sagesse silencieuse. Zañahare réfléchit, réfléchit, réfléchit. Et un beau jour, il mit son plus beau sadia – pagne de corps, celui des grandes cérémonies qui possède sept couleurs. Il fit tonner pour avertir de son arrivée sur terre et s’installa sur la plus haute montagne, l’Andringitra. Il s’adressa à la montagne en ces termes : « Toi à qui j’ai donné un maximum de grandeur, avertis les êtres que je souhaite les voir ici demain, au moment où le soleil sera au zénith ». La montagne s’adressa à son tour à la source : « Toi qui voyages loin, préviens les êtres que Zañahare les convie à se rendre chez moi demain, quand le soleil sera au zénith ». La source transmit le message au rocher : « Toi que toute épreuve laisse imperturbable, informe les êtres que Zañahare les appelle pour un rassemblement sur l’Andringitra demain, quand le soleil sera au zénith ». Le rocher interpella l’oiseau en ces termes : « Toi qui as une si belle voix, transmets aux êtres que Zañahare leur donne rendez-vous demain, sur l’Andringitra, quand le soleil sera au zénith ». L’oiseau s’installa à la cime d’un arbre et chanta : « Ô, vous les êtres par ici, vous les êtres par làbas, Zañahare, celui qui a fabriqué mes ailes et a façonné ma voix, nous rend visite sur la Terre. Il séjourne au sommet de l’Andringitra. Demain, quand le soleil sera au zénith, il vous

TRADITIONS

recevra en tenue d’apparat. » Le lendemain, l’ombre ne formait pas encore un rond sous les pieds que les êtres du premier groupe étaient déjà sur l’Andringitra. Ils se montrèrent devant Zañahare, conquérants et fiers, frisant la goguenardise. – Nous voilà car tu désires nous voir. Nous avons hâte de repartir, peux-tu nous dire ce dont il s’agit ? – Attendons que tout le monde soit là, le soleil n’est pas encore à son apogée. Soufflant, éructant, se grattant, ils se démenaient dans tous les sens, scrutant la pente de la montagne qu’aucun être ne s’apprêtait à gravir. – Commençons, Zañahare ! il est maintenant grand temps, insistèrent-ils au bout d’un moment. – Soit ! répondit le Créateur. Commençons, car dès que le soleil amorcera sa descente, ce sera très mauvais pour ce que j’ai à vous donner. Les êtres applaudirent en entendant que le maître de la vie avait pour eux un don. Celui-ci leur montra deux organes qu’il suspendit à un arbre : un organe long et un autre formé en tout d’une fente dissimulant un orifice dans son creux. – Regardez, dit Zañahare, ce sont des organes qui manquent encore à votre corps, et comme je ne peux plus vous les mettre à l’intérieur, je vais les coller à l’extérieur. Choisissez ce que vous préférez des deux, et chacun sera pourvu de son choix. – Mais que faire d’un organe externe qu’on ne peut brandir ? à quoi pourra-t-il servir ? autant ne pas en avoir !

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émit un intrépide, aussitôt applaudi par ses compères. Il n’y a pas à hésiter, nous choisissons tous le petit bâton. – Très bien, dit Zañahare, vous aurez donc tous l’organe érigé. Zañahare leur colla l’organe au beau milieu du corps. – Allez donc et portez-vous bien, poursuivit-il, que votre choix vous porte bonheur. Désormais, votre groupe se nomme Lehilahy. Il ne remonta pas immédiatement au ciel, et le soleil était déjà bien bas quand le deuxième groupe arriva. – Nous voici, Zañahare, dirent les nouveaux venus. Nous te demandons pardon d’être en retard, mais vois-tu, il y avait tellement à faire : le ménage, le nettoyage, la lessive, le repas. Les autres ne veulent jamais nous aider, trop heureux de courir par monts et par vaux. Ce sont toujours les mêmes qui veillent sur le foyer et les biens. – Très bien, dit Zañahare, je comprends. Je vous ai fait venir pour vous faire don d’un organe, ce qui vous a manqué lors de votre création. Seulement, je ne peux pas vous donner le même que celui que le premier groupe a pris puisque vous n’étiez pas avec eux. Or, celui qui reste s’est gâté au soleil qui, en déclinant, détériore toute chose dépourvue d’attache ou de racine. – Ce n’est pas grave, Maître, répondirent-ils, puisque tu as pris la peine de fabriquer cet organe, nous le prenons quand même. Zañahare le leur colla alors au beau milieu du corps, comme il l’avait fait avec les précédents. – Désormais, votre groupe s’appellera Ampela. Les Ampela, femmes, redescendirent la montagne, mais à

peine l’avaient-elles dévalée que chacune sentit l’irrésistible besoin de plonger dans la rivière pour se laver. Depuis, c’est le premier geste qu’elles accomplissent au réveil et qu’elles doivent renouveler le long de la journée. Retrouvant les Lehilahy, hommes, elles furent raillées par ceux-ci et reçurent le sobriquet d’« organe fragile ». Mais du jour au lendemain, un changement s’opéra : les Lehilahy ressentaient un grand besoin de se trouver toujours près des Ampela. La durée des jours de chasse se réduisit sensiblement. Et ils ramenaient volontiers leur prise pour la leur offrir. Leur propre attitude surprenait les Lehilahy et les dérangeait, leur donnait un sentiment d’insécurité. Aussi se mirent-ils à utiliser sur les femmes leurs techniques de chasse afin de les attirer dans leurs filets, et ensuite leur force physique pour les tabasser, voulant montrer ainsi qu’ils continuaient de dominer. Honteuses, les Ampela n’osaient ni se plaindre, ni en parler entre elles, chacune arborant une mine insouciante, cachant aux yeux du groupe sa souffrance intime, que celle-ci fût physique ou morale. Mais leur force magnétique était telle que quand elles avaient du chagrin et qu’elles pleuraient dans leur cœur, le ciel également se mettait à verser des larmes. Et Zañahare, ne supportant pas de les savoir malheureuses, accrocha là-haut, chaque fois qu’il pleuvait, son sadia aux sept couleurs, promesse d’un retour prochain pour apporter une solution éternelle à leur problème de toujours : l’abandon, l’insensibilité ou la trahison de l’homme. Un conte est un conte ; je coupe la canne, vous sucez le jus.

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Hemerson Andrianetrazafy, enseignant chercheur en civilisation.

Des

chiffres et des êtres Pas plus superstitieux que les autres, les Malgaches n’en considèrent pas moins les nombres impairs plus bénéfiques que les autres. Offrir deux roses à un mariage est le type même de… l’impair à éviter.

L

es Malgaches, depuis toujours, croient fort en la signification cachée des chiffres (composés ou non). Sans doute n’ont-ils pas développé toute une théorie à la façon de la Kabbale juive ou de l’arithmancie pythagoricienne, mais force est de constater qu’un exercice de divination comme le sikidy emprunte énormément à la numérologie arabe. « Ce n’est pas que de la superstition. En attribuant des

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propriétés aux nombres, les sociétés humaines ont développé des champs de connaissance considérables, comme les mathématiques », estime Hemerson Andrianetrazafy, enseignant chercheur en civilisation à l’Université d’Antananarivo. On sait que le sikidy utilise un langage binaire proche de celui des ordinateurs, qui fait l’admiration des informaticiens actuels ! Pour les Malgaches, les nombres pairs sont à éviter car toujours susceptibles de porter la poisse. En effet, ces nombres symbolisent la plénitude au-delà de laquelle les choses ne peuvent que se dégrader. « C’est peutêtre lié à l’observation de phénomènes naturels. Après la pleine lune, il n’y a plus rien, c’est le noir total, ce qui signifie le malheur. De la même façon quand une coupe est pleine, elle déborde et ce n’est pas bon du tout. C’est sans doute la raison pour laquelle les gens de Mananjary ont peur d’élever des jumeaux », souligne Hemerson Andrianetrazafy. À l’inverse, le chiffre impair, imparfait en soi, est toujours susceptible d’amélioration et donc porteur d’espoir… C’est pourquoi durant les événements


TRADITIONS joyeux comme le mariage ou la circoncision, les cadeaux sont toujours offerts en nombre impair. Dans les circonstances malheureuses en revanche, funérailles ou hospitalisation, les cadeaux seront obligatoirement en nombre pair, afin d’arrêter la chaîne du malheur. Les seuls chiffres ou nombres pairs que les Malgaches jugent favorables sont les 4, 8 et 12. Le 4 comme les quatre points cardinaux et ses huit subdivisions (nord, nord-est, nordouest, est, sud-est, sud, sud-ouest et ouest). Le 12 correspond aux douze signes astrologiques (alahamady, alohotsy, etc.) « Ce n’est pas par hasard si les rois faisaient reposer leur royaume sur 12 collines sacrées. C’est un nombre qui a une signification particulière pour le pouvoir », constate Hemerson Andrianetrazafy. De tous les chiffres impairs, le 7 est le plus favorable, comme porteur des plus hauts espoirs. Dans d’autres civilisations, ce sont les nombres impairs qui portent malheur, à commencer par le funeste chiffre 13, capable de provoquer de véritables phobies ! Solofo Ranaivo Contact sur www.nocomment.mg


Quand des producteurs étrangers rencontrent les artistes malgaches, cela peut déboucher sur des contrats et des carrières à l’international. Tel est l’objectif des trois soirées « Madagascar voyage au cœur de la musique », comme l’explique le responsable de Libertalia Music-Records.

Gilles

Lejamble 58

Avec « Madagascar voyage au cœur de la musique », c’est un peu le « mercato malgache » qui ouvre ses portes les 7, 8 et 9 mars à la Gare de Soarano… C’est à la fois un festival de musique étalé sur trois jours et un véritable marché aux artistes. Douze professionnels du show-biz venus spécialement de France et de La Réunion (journalistes, producteurs, directeurs de festival et tourneurs) y assisteront pour trouver des groupes à faire tourner en Europe. C’est ce qu’on appelle dans le jargon des prescripteurs. Pour cette première édition, le choix de la maison de production Libertalia Music-Records s’est porté sur neuf artistes : Silo, Baba, Mafonjah, Joël Rabesolo, Thominot Hazolahy, Mika et Davis, Arson Vonjy, Tsiliva et Teta. Pour eux, ce peut être le début d’une vraie carrière internationale. À Madagascar, la créativité des musiciens est immense mais la consommation en produits culturels est très faible, n’aboutissant que très rarement à des succès commerciaux. Et je ne parle même pas du problème du piratage. Avec le marché européen, on accède à une tout autre demande, à un tout autre volume, et cela peut vraiment changer la donne.

Un véritable marché


MÉDIAS Être une star locale signifie-t-il qu’on peut devenir une star internationale ? Non et c’est bien pour cela qu’il faut le regard sélectif de professionnels avant d’envoyer ces artistes se mesurer au marché européen (je parle bien de marché européen, pas du cercle restreint de la diaspora en Europe). Ce n’est pas parce que tel artiste malgache attire 2 000 spectateurs à chacun de ses concerts qu’il fera la même chose à l’étranger. Le public malgache est bon enfant, il applaudit toujours même si l’arrangement, le son et la lumière sont pourris. Il applaudit même si l’artiste arrive avec deux heures de retard. À l’étranger tout cela est impensable. On ne vous jette pas de tomates, simplement on ne vient plus à vos concerts si vous décevez une fois. Tout cela implique énormément de rigueur. Comment atteindre ce professionnalisme ? D’abord, ces neuf artistes ont été choisis sur la base de leur sérieux et de leur persévérance, en plus de leur talent. Et depuis six mois, toute l’équipe technique travaille dur pour les préparer à ces trois soirées. Il faut que les prescripteurs soient convaincus qu’il y a de vrais professionnels de la scène à Madagascar si on espère les voir revenir l’année prochaine. Pour cela, on a fait énormément de formation. Yves Chaulet, ingénieur lumière au Théâtre Marigny à Paris, a encadré un stage pratique de création lumière. Silo, directeur artistique de l’événement, a accompagné chaque groupe dans le réarrangement de leurs morceaux. Christophe David, producteur et tourneur à la Réunion, est aussi de la partie. Sans parler de Lova Rasamimanana de Kanto Productions, à l’origine des concerts à l’Olympia de Mahaleo et de Jaojoby, entre autres, qui assure l’organisation des soirées. Trois soirées qui peuvent changer le destin de la musique malgache. Propos recueillis par Solofo Ranaivo Contact sur www.nocomment.mg

aux artistes


Johns

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&

Angelo

SOUL SPIRIT


MÉDIAS Jones, Isaac Hayes ou Stevie Wonder. Les deux animateurs de Pure Flavour, ne manquent d’ailleurs pas d’anecdotes sur cette période. « On associe à ce mouvement, une façon de se es deux-là étaient faits pour se rencontrer. L’un était coiffer, la coupe afro, une façon de marcher, le strut, inspiré de la démarche des esclaves, chaînes et boulets déjà technicien pour la RLI depuis aux pieds », raconte Johns. « À Madagascar, l’adolescence, l’autre étudiait l’anglais à ce mouvement a existé, confie Angelo, mais l’Université et cherchait sa voix. Tous deux aujourd’hui, il est malheureusement très passionnés par les rythmes afro-américains et LEUR PLAYLIST difficile d’en trouver des traces. » l’histoire de la soul music. Ils décident en 2008 Les années soixante et 70, Johns et Angelo de monter une émission, poussés par l’envie de aÚ%ŸlÚ4b•¬¬ŸÚhÚ Isaac Hayes, n’oublient pas d’y consacrer une partie de leur partager le résultat de leurs recherches sur la Stevie Wonder, émission. Des titres Old School, fruits de nuits naissance et l’évolution de ce courant musical. Main Ingredient. entières de recherches. « La soul music, on « La soul music est née dans les années soixante aÚ#w¬4¬åŸÚhÚ ne l’écoute pas on la respire », lâche Johns en aux États-Unis, explique Angelo. Cette période Erika Baduh, souriant. « C’est un état d’esprit, une maladie Angie Stone, qui a connu une véritable explosion culturelle D’Angelo, John incurable, mais plutôt agréable », complète est la genèse de tout ce qui se fait aujourd’hui. » Legend, Roy aussitôt Angelo. Aujourd’hui, Johns et Angelo « C’est comme ça que je me suis intéressé à la Hargrove, Bilal, veillent à la programmation de la radio Jazz soul music, poursuit Johns, en cherchant Corinne Bailey tout en glanant ici et là les pépites musicales les versions originales des samples (extraits Rae, Donnie. aÚ˜»—•¬»ÚhÚ7•vÚ qui viendront nourrir leur playlist du samedi musicaux) utilisés de nos jours, dans le hipRoots, MosDef, soir. Tous deux rêvent d’un festival Soul à hop, l’électro ou le R‘nB. » Jazz Liberatorz. Madagascar. En attendant, ils essayent de La même démarche les unit, envisager la développer le mouvement, représenté sur l’île soul music dans son ensemble, avec son style vestimentaire, son langage, son histoire, ancrée dans une par des artistes comme Balita Marwin, Roy Rakoto ou Amérique noire en pleine émancipation. Le mouvement Hajaina Jex. politique des Black Panthers y côtoie la naissance des labels Aurore de la Brosse emblématiques de la soul music comme la Mowtown (The Contact sur www.nocomment.mg Jackson 5, The Supremes…) et des noms comme Quincy

Ils animent depuis bientôt cinq ans, la seule émission de la capitale entièrement consacrée à la soul music : « Pure Flavour ». Un goût de Tamla Motown tous les samedis soirs sur la RLI FM 106.

C

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Crazy Pixels

lls sont une dizaine de jeunes, indépendants, motivés et très désireux de faire bouger la télévision régionale. Une équipe enthousiaste et pleine de bonnes idées. Zoom sur les Crazy Pixels.

D

ans le salon du Tsara Guest House, l’ambiance est feutrée, la lumière tamisée. Assis sur des canapés, deux filles et deux garçons, à peine sortis de l’adolescence, chuchotent en plaisantant autour de cocktails colorés.


Derrière eux, un essaim de techniciens s’anime, entre stress et excitation : photographe, éclairagiste, technicien du son. Le réalisateur hausse le ton. On se tait. Jingle. Lancement d’un premier sujet. Sa voisine part dans un grand fou rire. On arrête. Chacun y va de sa remarque. On relit le conducteur. On reprend. Une fois, puis deux fois. La troisième est la bonne : la conversation est partie, enlevée, animée. Quatre copains qui discutent librement autour d’un verre… observés attentivement par une dizaine de paires d’yeux inquiets. Cinq minutes plus tard, le brouhaha repart. On fait une pause. Ils ont entre 16 et 25 ans, lycéens ou étudiants en informatique ou en multimédia et enregistrent leur deuxième émission, diffusée sur une télévision régionale. Ajustement minutieux des micros pour obtenir le meilleur son, en haute définition, travail des ombres et des lumières, placement des animateurs, on sent déjà que des réflexes presque professionnels s’installent. Casting, format, style, l’équation est complète : une émission animée par des jeunes, rythmée par de nombreuses galeries de portraits et des rubriques variées, nouvelles tendances, insolites, mode… mais aussi des thèmes plus militants pour inciter les jeunes à se prendre en main. « On essaye d’alterner, dans nos invités, des personnalités qui ont réussi, et des jeunes prometteurs qui se lancent », explique Fali,

Fianarantsoa

MÉDIAS

animateur. Le style se veut plus détendu, plus libre que les émissions traditionnelles des télévisions régionales : « toutes les nouveautés un peu branchées sont produites à Tana, et les émissions régionales sont un peu ampoulées. On essaye de proposer autre chose ». Ainsi, tous les enregistrements se font en extérieur, à la terrasse d’un café, dans le salon d’un hôtel. « Ça complique un peu l’enregistrement, mais ça donne un aspect plus chaleureux, plus dynamique, et ça permet de découvrir les richesses de la ville », conclut Aina, responsable de la photographie. La troisième émission doit être itinérante, entre plusieurs villes de provinces. Pour soutenir leurs ambitions, les Crazy Pixels ont trouvé des sponsors locaux : « On a besoin de jeunes qui ont des idées et qui se bougent », explique l’un d’entre eux, gérant d’une boutique de vêtements. Mensuelle pour le moment, l’émission veut devenir hebdomadaire et cherche un diffuseur régulier. Une énergie et des idées qui, avec davantage de structure et d’expérience, peut renouveler l’image de la télévision régionale. Bénédicte Berthon-Dumurgier

Fous de télé !

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ÉCO De ses vingt années passées en France pour ses études en marketing et une carrière dans les centres d’appel, Hanta Ramakavelo Châteaux retient une leçon : « Il faut savoir écouter avant de communiquer ».

À

la suite d’un événement qui aura bouleversé le cours d’une vie tranquille, Hanta éprouve l’ardent désir de revenir à Madagascar pour contribuer à son développement. Après une formation dispensée à des artisans, elle perçoit les raisons pour lesquelles ces petits entrepreneurs ne peuvent, bien souvent, guère évoluer. Ainsi va se créer I-madagascar qui conjugue la commercialisation équitable de produits artisanaux via internet et l’accompagnement des artisans, que ce soit d’un point de vue technique ou marketing, mais aussi de leur épanouissement personnel. I-madagascar qui a été récemment primé dans le cadre d’un « concours CAP Export » par la Chambre de commerce et d’industrie France-Madagascar allie démarche commerciale et engagement social. Une partie des bénéfices est également reversée à l’association La maison d’Aina à Ambatolampy qui accompagne familles et enfants déshérités sous la direction du mari de Hanta. « Je redonne confiance à une personne, de l’ambition à un entrepreneur afin que tous deviennent des citoyens dignes de ce nom. Là se situe l’avenir du pays. » Éducation par le chant ou par des poèmes, tous les moyens sont bons aux yeux de Hanta afin de conscientiser jusqu’aux plus modestes acteurs économiques malgaches. Richard Bohan Contact sur www.nocomment.mg

Hanta

RAMAKAVELO CHÂTEAUX

L’ÉDUCATION EN FER DE LANCE

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Tahiry

RAMANANTSOA MADATOURS

Depuis quinze ans, des sociétés aussi diverses que Madatours, Madavision, Madajob, La Grande Braderie de Madagascar ou le Madagascar Trade Show portent sa griffe d’entrepreneure au féminin. Typiquement le « genre » qui gagne et qui n’hésite pas à le revendiquer en cette Journée internationale de la femme.

La femme est l’avenir de l’entreprenariat à Madagascar ? Le monde de l’entreprise se fera avec nous, et nous l’avons prouvé. Prenons l’exemple du GEM (Groupement des entreprises de Madagascar) dont le numéro un est une femme ou encore l’EFOI (Entreprendre au féminin océan Indien), un organisme présent dans plus de 49 pays et visant à renforcer le réseau des femmes entrepreneures. Les femmes sont des entrepreneures nées, c’est sans équivoque, tout simplement parce qu’elles sont polyvalentes. Par leur statut d’épouses et de mères, elle savent gérer plusieurs choses à la fois : les tâches ménagères, les courses, les enfants, les sorties... C’est justement ça savoir entreprendre, anticiper, gérer les conflits, négocier. L’intelligence, c’est une autre question. Mais je pense que les femmes n’ont pas besoin de se comparer aux hommes quant à leur efficacité et leur intelligence.

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Femmes entrepreneures :


ÉCO Quels plus apportent-elles à l’entreprise ? Elles sont plus sur le long terme et cela implique un certain type de management, je dirais moins rentre-dedans, plus stratège, mais tout aussi ferme. Du fait de leur aptitude à la polyvalence, elles intègrent aisément tous les aspects d’un dossier : rentabilité, environnement, ressources humaines, développement personnel. Leur grand problème est qu’elles sont isolées, en tout cas en minorité dans l’entreprise. D’où l’intérêt d’intégrer des réseaux œuvrant pour la promotion de la femme, avec souvent des formations à la clé. Pour ma part, j’applique un management participatif et une communication directive. J’encourage mes employés à s’impliquer de toute leurs forces pour qu’ensemble nous gagnions. Je pense que la vie de mes employés est le nerf de mon entreprise, si mon employé s’y sent bien, ma société ne s’en portera que mieux. La discrimination au travail est-elle toujours une réalité ? Elle existe, c’est un fait, rien qu’au niveau du recrutement. Beaucoup de sociétés orientent leur choix sur les hommes car une femme est toujours susceptible d’avoir des enfants, ce qui va engendrer à terme des charges supplémentaires pour la société. Les femmes avec des enfants en bas âges sont elles aussi perçues comme des sources de problèmes avec les arrêts maladies. Quant au harcèlement physique, il existe partout où existe un manque d’éducation et une méconnaissance du droit de travail. Pas dans ma société qui est constituée à majorité de femmes… Des conseils pour celles qui veulent entreprendre ? En ce moment, vu la conjoncture, ce n’est pas chose facile et

je le déconseille vivement à toutes les femmes qui souhaitent franchir le pas. Il faut attendre que la situation économique et politique s’éclaircisse pour savoir où mettre les pieds. Ce qui n’empêche pas déjà de réfléchir à son projet, de faire des études de marché, monter son business plan ou son plan marketing... Dans l’export, l’activité est totalement indépendante du marché local, donc il n’y a aucune restriction à se lancer maintenant. C’est en ces temps de crises que les bons entrepreneurs sortent du lot et pour cela il faut beaucoup d’innovation et de créativité. Vous-même avez créé cinq entreprises… Tout s’est fait étape par étape et en laissant les choses s’emboîter. En créant Madavision en 1998, nous nous sommes rendus compte que les périodes de solde n’existaient pas et nous avons alors lancé La Grande Braderie de Madagascar. Ensuite, nous avons remarqué qu’il n’y avait aucun bureau de placement ou de recrutement à Tananarive pour faciliter les embauches, et c’est ainsi que Madajob est né. Lors d’un voyage à Bangkok, nous avons rencontré le consul honoraire de Madagascar qui nous a proposé de faire venir des opérateurs malgaches qui seraient à la recherche de partenaires thaïlandais. De là est né le

le genre qui gagne

J’applique un management participatif…

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Madagascar Trade Show (MTS) qui a déjà eu lieu en Thaïlande, en Afrique du Sud, à Dubaï et en Chine. Enfin, dans le sillage du MTS, nous avons décidé de créer Madatours, une agence de voyage spécialisée dans le tourisme business. Toujours profiter de la situation et savoir prendre les bonnes idées où elles se trouvent. Avec Madatours, nous avons développé en 2011 la Smile Box, un pack découverte de Madagascar sous forme de cadeaux destinés aux touristes nationaux et aux résidents, une formule qui connaissait déjà un grand succès en Europe. En 2010, vous avez reçu le Trophée du jeune entrepreneur… (Rires) Jeune, je ne sais pas. Quand nous avons décroché le trophée en 2010, mon mari et moi, cela couronnait quinze ans de dur labeur, des années

et des années de persévérance. Cela a surtout conforté notre conviction qu’à Madagascar tout est à créer. Aujourd’hui, en raison de l’incertitude qui règne sur le monde entrepreneurial, nous ne pouvons plus faire de prévisions, de projections et cela nuit énormément à la viabilité de notre activité. Mais je ne me laisse pas gagner par la crise. Cette année, nous allons perfectionner tous nos produits, que ce soit pour MadaTours, MadaJob ou SmileBox pour qu’ils puissent répondre encore mieux aux attentes de nos clients. Pour cela, nous allons lancer des produits dérivés comme la SmileCard et le ChèqueSmile. Mais pour moi 2013 va marquer un fort engagement dans la vie associative. Juste retour des choses. Propos recueillis par Aina Zo Raberanto Contact sur www.nocomment.mg

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E rnest oilà déjà trois décennies qu’il V exerce le métier de gardien d’école à Ampandrana. Une école

Ernest est gardien dans une école préscolaire d’Ampandrana. En trente ans de métier, il en a vu défiler des bambins. Souvent on l’arrête dans la rue pour se rappeler à son bon souvenir. Des « petits » d’hier devenus de hautes personnalités et qui tiennent à le remercier.

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préscolaire qui a vu passer des générations entières de moutards, dont certains sont devenus très célèbres. Mais ne comptez pas sur Ernest, 49 ans, pour vous donner des noms. Par nature et par profession, il est très discret. À quelques mois de la retraite, il est étonné que le temps ait passé si vite. Pour le reste, il a toujours aimé faire ce métier. « Ce n’est pas un travail difficile puisqu’il n’y a pas de coffrefort à garder, ce n’est pas une banque ou un établissement à risque », explique-t-il. Levé à 5 heures, c’est lui qui ouvre le portail à 7 heures, surveille les entrées et sorties durant

GARDIEN DE L’AVENIR


MÉTIERS les heures de cours et rend les enfants à leurs parents à 16 h 30. Mais la journée n’est pas finie pour lui : il lui faut encore faire le ménage dans les salles de classe et dans la cour, nettoyer les pots dans lesquels les élèves ont fait popo. Ernest est passionné par les bambins, et ce n’est pas seulement parce qu’il gagne sa vie grâce à eux. Quand il a fermé le portail et qu’il se retrouve chez lui – il est logé dans l’école -, il se tourmente encore pour ses « enfants » : « est-ce qu’ils sont tous bien rentrés chez eux ? » On lit tellement de ces choses dans les journaux ! Le lendemain matin, il est heureux de les retrouver frais et dispos. Ernest, qui est lui-même deux fois grand-papa, n’hésite pas à jouer avec eux pendant la récréation ; il leur apprend à sauter à la corde, corrige leurs fautes de prononciation, calme les plus

turbulents. Pendant les vacances, quand les salles de classe sont vides, il se sent seul, errant comme une âme en peine. « Ils me manquent, les aiguilles de ma montre ne semblent pas bouger, c’est comme si la journée durait un siècle. » Ernest a vu pas moins de mille élèves défiler devant lui. Il lui arrive souvent d’être abordé dans la rue par des gens très sérieux en costume cravate qui lui disent être des anciens élèves. De hauts responsables politiques ou d’entreprise. « Certains me remercient, en me disant qu’ils ne m’ont jamais oublié et qu’ils me sont redevables de quelque chose. C’est une énorme fierté pour moi qui n’ai jamais fait d’études… » Solofo Ranaivo


En janvier, l’art contemporain avait rendez-vous à Paris avec la tradition Zafimaniry, accompagné d’une vente aux enchères qui aura rapporté la bagatelle de 280 000 euros. Une somme dédiée à des programmes de développement via l’association Des villages et des hommes.

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epuis 2008, le travail sur bois des Zafimaniry (littéralement les « descendants de ceux qui désirent ») est inscrit sur la liste du patrimoine immatériel culturel de l’humanité de l’Unesco (United

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A rtists Angels


Nations Educational, Scientific and Cultural Organization). L’exposition caritative Artists Angels qui s’est tenue à Paris du 20 au 30 janvier dernier a permis à nouveau de rendre hommage à cette communauté du centre-est de Madagascar à travers 72 œuvres d’art contemporain réalisées au dos de portes et de volets sculptés par les Zafimaniry. Des œuvres à deux visages : d’un côté la pure tradition, de l’autre la modernité. Aux valeurs ancestrales portées par les motifs sculptés (solidarité, hospitalité, respect des ancêtres) font écho les fantaisies créatives d’artistes de renom tels Hervé Di Rosa, François Boisrond ou le Malgache Temandrota. Le 30 janvier, l’exposition s’est clôturée par une séance de vente aux enchères chez Christie’s-Paris, l’une des sociétés les plus en vue en ce domaine. Collectionneurs d’art ou amoureux de la Grand île, chacun pouvait participer en direct, mais aussi par téléphone ou via le site internet christies.com. Cette manifestation initiée par l’hôtel Tsara Komba Lodge a rapporté près de 280 000 euros (780 millions d’ariary) qui seront reversés à l’association Des villages et des hommes (DVDH) afin de financer des programmes de développement en faveur de populations qui vivent toujours avec moins d’un dollar par jour. Pour lancer l’opération, Erick Lauro, président de DVDH, a sollicité l’écrivain Johary Ravaloson qui a servi de médiateur pour Artists Angels. Mais l’idée de faire travailler des artistes contemporains sur des volets et portes Zafimaniry revient à

ASSOS Maryse Zohar, également de DVDH. « Ils sont venus me voir en demandant comment on pouvait s’assurer qu’un volet est Zafimaniry, je leur ai dit que le seul moyen est d’aller le chercher sur place. On y est allé le lendemain », raconte Johary Ravaloson. Familier des Zafimaniry depuis les années quatre-vingt-dix, notamment à travers l’association Zamami (Zafimaniry Mamokatra Miara Miasa) à Antoetra, Johary Ravaloson est un fin connaisseur de leur culture. « Artists Angels tombait bien car depuis deux trois ans, ils cherchaient de quoi financer un écomusée et commencer une pépinière forestière pour garder une trace de leur patrimoine qu’ils sentaient disparaître avec la forêt. » Pour leur contribution à l’opération initiée par DVDH, les Zafimaniry se verront reverser une partie des bénéfices. Réhabilitation et construction de maisons, installation de sanitaires, accès à l’eau, pépinière… le village d’Antoetra (500 habitants), foyer de l’art Zafimaniry, devrait largement en profiter. Les bénéfices de la vente iront également à 150 enfants détenus à la prison d’Antanimora, qui pourront ainsi obtenir un suivi médical permanent et vivre dans des conditions d’hygiène plus décentes. Enfin, le village d’Antrema (150 habitants) devrait être complètement rebâti grâce aux fonds obtenus. Joro Andrianasolo Photos : Alexis Villain Contact sur www.nocomment.mg

Dix jours pour les Zafimaniry

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R éserve de Berenty 74

SANCTUAIRE DU SUD


Fort-Dauphin

NATURE

Avec ses 1 000 hectares de surface protégée, le domaine de Berenty accueille plusieurs réserves, dont une dévolue aux lémuriens appartenant aux espèces les plus rares. Un véritable sanctuaire de la nature à quelques encablures de Fort-Dauphin.

’est à 80 km de Fort Dauphin, dans le bassin de l’Androy et du fleuve Mandrare que se trouve la Réserve de Berenty. Si elle est communément admise pour être un « sanctuaire de la nature et des lémuriens », le domaine de Berenty en lui-même comporte plusieurs autres réserves, dont celles de Bealoka et Anjapolo. L’ensemble s’étend sur quelque 1 000 hectares de surface protégée. Tour d’horizon d’un espace où la nature est reine. On trouve d’un côté une forêt galerie en bordure de fleuve (majoritairement faite de tamariniers), de l’autre des forêts sèches à Didieracées et bush épineux du Sud sur sable roux. La réserve en ellemême compte plus de 1 000 sifakas (propithèques de Verreaux), makis (Lemur catta) ou gidros (Eulemur fulvus), sans oublier les espèces nocturnes (lépilémurs, microcèbes), les oiseaux (102 espèces recensées), les reptiles (crocodiles, tortues, caméléons), les chauves souris ou les tenrecs. Sur la route menant à la réserve de Berenty, on peut croiser une plante endémique, le Diypsis decaryi, plus communément appelé palmier trièdre. Si ce palmier à trois faces est relativement rare au parc national d’Andohahela d’où il est originaire (entre Fort Dauphin et Amboasary-Sud), on le cultive beaucoup plus largement sous les tropiques aujourd’hui. Il est reconnaissable à son tronc doté de palmes bleutées à la base, disposées sur trois rangs et pointant dans trois directions. Bien que les tortues et lémuriens aient longtemps été fady (tabous) pour les Antandroy du Sud (ce qui a permis leur préservation), ce n’est malheureusement plus le cas aujourd’hui. Le musée Arembelo (littéralement

C

Hibou petit duc de Madagascar.

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Vue générale sur la forêt galerie bordant le fleuve Mandrare.

« charbon de vie ») permet aux visiteurs d’en savoir plus sur les us et coutumes de ces populations de la région aride. Si la réserve est créée en 1936 par Henry de Heaulme, son parc n’est ouvert au public que depuis 1980, avec l’aménagement d’un lodge pour la réception des visiteurs venus d’un peu partout dans le monde. Dont bon nombre de chercheurs et naturalistes venus observer et étudier les primates. On peut aussi se rendre sur les lieux par une piste d’aviation privée située au cœur de la réserve. En partant de Fort-Dauphin, la Société hôtelière et touristique de Madagascar (SHTM) organise la visite vers la réserve de Berenty et ses alentours, incluant le lac Anony et le marché aux bœufs d’Ambovombe. Joro Andrianasolo Photos : Marc Gansuana Contact sur www.nocomment.mg


S

A nkafobe Amoureux d’histoire ou passionnés de nature, les 30 hectares de la forêt d’Ankafobe, à quelques encâblures de la capitale, méritent le détour. Ici pousse le sohisika considéré comme l’un des arbres les plus rares au monde…

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i vous disposez d’un jour libre à Antananarivo, faites de ces 24 heures une agréable escale. Sur la RN 4, à 130 km de la capitale, un havre de paix vous tend ses bras: la forêt d’Ankafobe (littéralement « lieux où passent les grands feux »). Déjà, les paysages sur la route vous étonneront. Jadis, ce trajet fut celui que le roi Andrianampoinimerina prit pour aller à la Conquête de l’Ouest (de Madagascar). Le village de Firarazana, à 6 km avant Ankafobe en est le témoin vivant. Là-bas, l’héritage naturel rejoint l’Histoire et vous pouvez vous en rendre compte en admirant la peinture murale de l’école primaire du village. Rare et fragile type de

L’APPEL DE LA FORÊT


végétation de Madagascar, le fragment de forêt des Hautes Terres vous charmera par sa flore et sa faune. L’arbre endémique local communément connu sous le nom de Sohisika représente l’un de ses principaux atours. Longtemps considérée comme éteinte, cette espèce existe seulement à Ankafobe et est une des plus rares au monde. Un sentier planté de panneaux d’information sur l’importance, les menaces et la gestion du site vous mènera au beau milieu de la forêt d’Ankafobe où trône une population de grands Pandanus. Une chute d’eau murmurera à vos oreilles la beauté de la nature devant un spectacle si édénique. Dame nature n’a d’ailleurs pas lésiné pour faire de cette forêt l’habitat privilégié d’une population de lémurs fauves : Eulemur fulvus. Sans prétention aucune, on peut affirmer que c’est l’un des seuls endroits naturels d’Antananarivo où ces emblèmes de Madagascar vivent en toute liberté. Ils n’y restent d’ailleurs pas seuls car des oiseaux ont fait du site leur demeure. Leurs chants réveilleront le poète qui sommeille en vous. Après la marche, une petite pause s’impose. Une aire de repos, avec un point de vue pour visiter avec vos yeux les alentours,

est mise à votre disposition, tout comme le chalet pour votre piquenique. Après la vie tumultueuse

NATURE

de la ville, la forêt d’Ankafobe vous offre le moyen de vous réconcilier avec la nature. Gérée par une communauté de base locale, la conservation de ce site qui reprend vie est placée sous les signes du respect de l’éthique et de la bonne gouvernance. Hans Rajaonera Photos : Missouri Botanical Garden Contact sur www.nocomment.mg

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L a Casa Flops Utilisation de matériaux sains, meilleure gestion des ressources en eau, tri sélectif, recours au solaire, bienvenue au nouvel écogîte d’Andilana. Un lieu pensé de AZ - jusqu’à la literie ! - pour faire de votre séjour à Nosy Be une inoubliable expérience d’écotourisme.

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epuis le 1er mars, Andilana compte un nouvel écogîte : La Casa Flops. Un lieu d’hébergement de quatre chambres offrant une vue imprenable sur les délicieuses îles Mitsio. « On est une structure familiale proche de la chambre d’hôte, contrairement aux écolodges qui visent plutôt une clientèle de grands hôtels », précise Chloé Lemaçon, la maîtresse des lieux. Par définition un écogîte s’inscrit dans une démarche écotouristique marquée par quelques fondamentaux : ne pas gaspiller les ressources locales, produire le minimum de déchets,

L’écogîte qui cogite


Nosy Be

NATURE

recourir à l’utilisation d’énergies renouvelables. C’est ainsi que est également en cours d’élaboration, mais les eaux usées sont La Casa Flops fonctionne entièrement au solaire, 24 heures d’ores et déjà redistribuées afin d’arroser le potager et les arbres fruitiers. sur 24, sans être raccordée au réseau de la La literie est 100 % biologique, à base de Jirama (Jiro sy rano Malagasy). Chloé Lemaçon latex naturel, de fibre coco et de coton bio : L’eau chaude provient de chauffe-eau solaires des matériaux qui ne sont malheureusement et pour éviter de trop taper dans la réserve, pas encore produits sur place, même si c’est les douches sont équipées de réducteurs de le but visé à terme, car l’écogîte s’inscrit pression. Les panneaux solaires alimentent dans une perspective de développement aussi bien la réfrigération que l’éclairage et durable. Le linge en coton bio est lui cousu toutes les prises de courant. Les touristes de à Nosy Be. passage n’auront donc pas à s’initier aux plaisirs « Nous tentons de développer des malgaches trop malgaches du délestage… excursions dans cette optique de « On peut utiliser quasiment tous les appareils développement durable : avec la marche (ordinateurs, appareils photos téléphones) sans et la voile, par exemple, nous poussons nos risque de dommages dus à la variabilité de hôtes à fréquenter des hôtels et gargotes tenus l’intensité du courant. Seul est interdit chez par des Malgaches ou des établissements nous le sèche-cheveux ! » fonctionnant de manière solidaire. » Un L’écogîte propose également des toilettes tourisme solidaire totalement assumé sèches, des w.-c. ingénieux fonctionnant sans puisque La Casa Flops reverse une partie eau mais avec la sciure de bois, le tout allant de ses bénéfices à ses employés, mais aussi alimenter en bout de chaîne le compost qui à l’association Utopiks Loustiks dont le accueille aussi les déchets végétaux et les centre ludo-éducatif est situé au village et à emballages biodégradables de style cartonettes. Cœur de Forêt engagé dans le reboisement « Nous faisons attention d’utiliser le moins de la péninsule de Masoala. de sachets plastiques possibles, privilégiant les sobika et les boîtes. Ainsi nous arrivons à diminuer nos ordures, dont l’incinération est encore un souci Joro Andrianasolo à Nosy Be. » Un système de récupération des eaux de pluies Contact sur www.nocomment.mg

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R ova d’Antongona 82

VIEILLES PIERRES ET


ESCALES À moins d’une heure du centre de la capitale, le Rova d’Antongona offre une excursion chargée d’histoires et l’opportunité de surplomber une grande partie du verdoyant Imerina.

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’Antananarivo, pour se rendre en ce lieu hautement historique, il faut prendre plein ouest en direction de la région volcanique de l’Itasy. Avant d’arriver au village d’Imerintsiatosika en regardant sur la droite de la route, l’on aperçoit dans un paysage collinaire le Rova qui domine l’ensemble du décor. Dans le village, où il est conseillé de s’arrêter afin de visiter les ateliers de quelques artisans dont d’habiles créateurs d’objets miniatures en matériaux de récupération, un imposant panneau, au long de la Nationale, indique le Rova d’Antongona. Une piste de 7 km vous conduit alors à travers un paysage bucolique parsemé de quelques hameaux, jusqu’à un terre-plein, point de départ d’une courte ascension qui peut être guidée par un des enfants du village. Cette aire est aménagée et permet de pique-niquer confortablement à l’ombre d’une petite forêt de pins. À peine a-t-on parcouru les premières centaines de mètres, qu’apparaît une petite habitation individuelle perchée (ici le mot prend tout son sens) sur un énorme rocher qui semble lui-même prêt à débouler vers les plaines rizicoles qui s’étalent, à l’infini, à ses pieds. Fallait-il qu’à une époque pas si lointaine, à peine 150 ans, les dangers soient si fréquents et imminents pour que les habitants aient eu l’idée de se réfugier en des lieux si escarpés ? À la moindre intrusion d’étrangers, ils allumaient des feux afin d’alerter l’ensemble de la région. Félicitons-nous de connaître des temps plus sereins et sachons les préserver… La balade d’une petite heure présente la particularité de gravir ce rocher par

VUE PANORAMIQUE

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un sentier en colimaçon bordé par les anciennes fortifications bien conservées. Portes, remparts et escaliers se succèdent dans un décor grandiose. Au sommet, on découvre que le site comporte en fait des rochers jumeaux (1 512 m et 1 406 m d’altitude). Les deux habitations qui aujourd’hui composent le Rova et qui ont été édifiées près de tombes royales, renferment un musée : les photos mais aussi quelques objets traditionnels et usuels renforcent la nostalgie des lieux. En ce mois de mars, les paysages agrémentés de rizières qui offrent de larges palettes de verts, sont sublimes. Au cœur de cette mosaïque, quelques anciens parcs à zébus, tamboho circulaires, apportent une note de couleurs chaudes. Des villages entourés de larges fossés défensifs se distinguent aisément. Plein est, apparaît la capitale. Cette agréable matinée peut être complétée par une visite du Lemurs’Park tout proche où il est possible de déjeuner mais surtout d’observer, dans des conditions idéales, une dizaine d’espèces de lémuriens et autres représentants de la faune et de la flore qui composent une réserve zoologique et botanique. Que continue-t-on à ignorer les charmes de notre île qui se trouvent à portée de mains ? Textes et photos Richard Bohan


N udibranches 86


Nosy Be

ESCALES

de l’océan Indien et collabore aux recherches de Bill Rudman (Australian Museum) et Nathalie Yonow (Swansea University). Alain-Benoît et Nathalie se fascinent alors pour cet étonnant mollusque : ses branchies nues, ses couleurs vives, sa taille adulte qui peut varier entre 7 mm et 60 cm, certains D’août à décembre, Nosy Be accueille le ballet des récupèrent sur leur peau les cellules urticantes des anémones en les impressionnantes baleines à bosse et le défilé des requins- mangeant. C’est ainsi que 85 espèces ont été distinguées autour baleines. Ses fonds marins cachent d’autres protagonistes de Nosy Be en 18 mois. Et on ne serait même pas à la moitié – plus discrets qui offrent un spectacle différent, haut en on estime qu’il y a plus de 3 000 espèces de nudibranches sur couleurs, tout au long de l’année. Ouvrez l’œil ! la planète. Sakalav’Diving envoie ses photos à Philibert Bidgrain uand Alain-Benoît Rassat ouvre le centre de plongée qui regrettait jusque-là le peu de données venant de la Grande Sakalav’Diving avec Nathalie Bazard en 2009 à Nosy Be, Île. Le recensement est d’autant plus compliqué car une même il connaît peu les nudibranches – il n’en a que dix photos. En espèce peut changer d’apparence d’une zone à l’autre, en fonction constatant la variété d’espèces de ces limaces de mer, il cherche de son environnement – profondeur, température de l’eau et sa un maximum d’informations et entre en contact avec Philibert nourriture. Leur passion se transmet aux clients. Ceux qui plongent « pour Bidgrain. Ce plongeur basé à La Réunion recense les espèces voir du gros » sont d’abord sceptiques quand on leur parle de

Q

FLUOKIDS DES MERS

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si petites bestioles. Mais une fois dans l’eau ils sont émerveillés en assistant à ces chorégraphies bariolées. « Ça change de la plongée stéréotypée », se réjouit un touriste après avoir vu des nudibranches à Nosy Be. « Je veux retourner à l’eau et en chercher d’autres ! » Quand il nous parle de nudibranches, on sent que pour Alain-Benoît, son métier c’est surtout sa passion. Un émerveillement qui reste intact après plus de 8 000 plongées. Probablement grâce à l’exceptionnelle situation de Nosy Be : une zone privilégiée entre la côte Est de l’Afrique, les Comores et Madagascar. Un lieu de brassage pour admirer la grande diversité de la faune sous-marine. Stéphane Huët Photos : Alain-Benoît Rassat Contact sur www.nocomment.mg


Photo : Pierrot Men.

C ase Madrigal 90

Le jardin de BĂŠrĂŠnice


Accrochée à la colline d’Antarandolo, au cœur de Fianarantsoa, la Case Madrigal offre plus que le confort d’une chambre d’hôte. On y savoure tout le charme d’une pension de famille, où vivent sous le même toit locataires et touristes de passage.

Fianarantsoa

ESCALES

grande table familiale, et une vaste cuisine remplie d’odeurs et de couleurs, organisée autour d’une vieille table d’imprimeur. Les murs sont tapissés de piles de livres et de photos. Ventilateur hors a Case Madrigal. Un nom qui associe l’exotisme des tropiques d’âge, miroir de grand-mère, les meubles sont chinés et retapés. et l’élégance des poèmes de la Renaissance italienne. Un nom Un tableau noir recueille pense-bêtes, proverbes, madrigaux aux multiples sens, qui, plus qu’une référence culturelle, est le tendres ou amusés, écrits par certains habitués inspirés. reflet d’une vie et d’une personnalité, Outre ses pensionnaires réguliers qui celle de Bérénice, l’âme et maîtresse passent parfois une semaine, parfois de cette maison d’hôtes un peu quelques mois, Bérénice accueille les particulière. Le nom Madrigal est touristes de passage. Ils sont tous loin d’abord une référence à un roman qui de chez eux et retrouvent ici l’ambiance retrace les destins croisés des habitants d’une maison familiale, avec son d’une pension de famille tenue par accueil, ses horaires, ses règles, ses une maîtresse de maison, Madame repas animés. Le dîner offre l’aspect Madrigal, un peu originale, hippie d’un repas de famille. On descend généreuse et émancipée, qui révèle une en pantoufle, chacun se permet des certaine fragilité. « Je me retrouve un observations sur l’air des convives, sur peu dans cette femme accueillante et la journée écoulée, s’exprimant avec indépendante », explique Bérénice. « En la confiance de l’intimité. Bérénice plus, c’est aussi le nom d’une variété de s’active, cuisine, conseille. Elle parle riz, qui poussait au bord du lac Alaotra, peu d’elle mais plus de ses expériences près duquel j’ai vécu quand je suis et de ses coups de cœur. Réconforté et arrivée à Madagascar. C’est le riz de repus, chaque convive repart chez lui, mes premières années à Madagascar ». dans les chambres installées à l’étage, Quant au mot « case », il est un souvenir d’une enfance grandie toutes décorées différemment. Une petite communauté où sous le soleil de Guadeloupe chacun apporte sa note à l’harmonie commune. Un nom littéraire et exotique pour un décor chaleureux et Bénédicte Berthon-Dumurgier une ambiance détendue. La pièce principale est partagée entre Contact sur www.nocomment.mg un salon aux couleurs chaudes, une salle à manger où trône une

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La Réunion

COUSINS/COUSINES

Mariam Banian La tradition familiale la destinait à un parcours commercial tout tracé. Son cheminement personnel l’amènera pourtant à ajouter la solidarité au commerce, animant aujourd’hui une boutique de la Fondation Abbé Pierre.

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ative d’Antsirabe, Mariam Banian aurait pu commencer sa vie à Madagascar dans n’importe quelle province. Issue d’une famille de commerçants, elle parcourt dès son plus jeune âge les points cardinaux de la Grande Île. Mariam arrive à La réunion en 1977, puis part en métropole pendant dix ans. Secrétariat, vente,

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études d’esthétique, elle touche à tout mais ne se stabilise pas. Trois enfants plus tard, elle fait le choix de revenir à La Réunion, où elle écrit une nouvelle page de son histoire… Sa pratique en esthétique lui ouvre les portes d’une formation en travail social. Elle valorise sa capacité à prendre soin de l’autre et devient éducatrice technique spécialisée. Elle découvre peu à peu un univers de souffrance à La Réunion : des populations en rupture sociale, dont beaucoup de femmes, des situations de handicap et d’exclusion. Mariam utilise ses atouts au service de la redynamisation personnelle, de l’estime de soi, à l’écoute des souffrances du corps et de l’esprit. Sous contrat d’auxiliaire de vie scolaire, elle va accompagner pendant quelque temps un enfant qui se déplace en fauteuil et n’a pas d’autre expérience vécue que son domicile. Les résultats sont probants, l’enfant devient autonome et joue dans la cour de récréation avec les autres en quelques mois. Mariam a conscience de la rupture avec son milieu familial, son passé. Pourtant, il reste toujours quelque chose de la bosse du commerce, et elle s’implique comme bénévole dans une boutique. Fibre sociale oblige, il s’agit d’une « boutique solidarité » de la Fondation Abbé Pierre !

LA FIBRE SOCIALE

Julien Catalan Contact sur www.nocomment.mg


GASTRONOMIE

INTERVIEW GOURMANDE Bien qu’étrangère au milieu de la restauration il y a encore quelques années, Lalatiana dite Latia n’a pas tardé à faire parler de son établissement Le Combava. Il est aujourd’hui l’une des tables les plus prisées pour ses produits frais exceptionnels issus de la Ferme d’Ivato.

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LROBLINE atia de l’hôtel-restaurant Le Combava 96

e Combava voit le jour à Ambodihady, il y a 3 ans. Après un an et demi de travaux, l’hôtel de douze chambres et son restaurant ouvre ses portes durant le second semestre 2009. Un lieu où la « cuisine gourmande », comme aime à l’appeler Latia, a droit de cité. Avec 30 à 40 personnes sous ses ordres, dont une dizaine en cuisine, Le Combava est une ruche bourdonnante dont Latia est la reine. Présentez-nous votre style… Nous proposons une cuisine raffinée mais gourmande, avec des plats copieux. Quand on dit raffiné, les gens ont tendance à penser à de tout petits plats dans une assiette minuscule, ils s’attendent à mourir de faim à la sortie du restaurant. Quand on sort de chez nous, on est vraiment rassasié, et pour les petits estomacs une seule entrée suffit ! Vos produits de prédilection ? Les produits de notre ferme. Quand on a construit nos bâtiments, on s’est dit qu’on allait

saisir l’opportunité de ce grand terrain à Ivato, non loin de nos bureaux, pour produire nos propres légumes et nos volailles. Parallèlement à la construction de l’hôtel-restaurant, nous avons donc démarré notre propre ferme en 2008. Au départ, elle a été créée exclusivement pour fournir Le Combava. Finalement, nous avons fini par produire bien plus qu’il n’en fallait, et nous avons étendu notre clientèle bien au-delà du Combava. Je suis fière de dire que nous avons nos propres asperges, nos endives, nos artichauts, ce qu’on ne trouve pas toujours facilement sur les marchés. En élevage, nous avons nos coquelets, nos canards, nos poulets et nos cochons. Les ingrédients récurrents de vos plats ? Nous nous sommes construit une certaine réputation à travers ce qui vient de la Ferme d’Ivato. Les gens réclament souvent nos coquelets, notre foie gras, nos canards. Nos légumes ont également la certification bio Ecocert, ce ne sont pas juste des produits naturels mais bien des produits bio. Le genre de cuisine que vous n’appréciez pas ? La cuisine grasse. Tout ce qui est huileux, les sauces chargées en crème fraîche. Votre plat préféré ? J’adore tout ce qui est à base de foie gras.


Ici, nous avons l’Assiette gourmande, elle comporte plusieurs déclinaisons de foie gras : au poivre vert, aux baies roses, au Cognac même. Votre boisson préférée ? Le vin rouge. Un bon Bordeaux. Nous avons d’ailleurs depuis peu commencé à importer notre propre gamme de vins. À quelle fréquence modifiez-vous votre carte ? Deux fois par an, comme à peu près tout le monde, je pense. Une pour l’été et une pour l’hiver vu que certains plats sont mieux adaptés à certaines saisons. En plus de notre carte, nous avons une ardoise qui est modifiée quotidiennement. Plus qu’un menu du jour, c’est pratiquement une deuxième carte. Vu que certains clients viennent tous les jours, elle leur est surtout destinée. Bien sûr, nous ne changeons pas chaque jour tous les plats de l’ardoise, ça concerne surtout les suggestions du jour et les desserts. Comment vous y prenez-vous pour créer un plat ? Je laisse libre cours aux chefs, en sachant que tout pratiquement provient de la ferme. Par expérience, ils savent que les asperges vont mieux avec tel ou tel produit. Ensuite ils vont s’occuper de la conception

artistique, puis nous goûtons et nous validons. J’y ajoute ma touche personnelle : plus ou moins d’épices, enlever un peu de crème, voire chercher un nouveau plat si celui-ci n’est pas vraiment concluant. Votre recette du moment ? Le Chef Manafika nous a proposé une déclinaison de foie gras au porc. Il utilise la tête de porc, avec le foie gras au milieu ; le rendu ressemble à une salade de tête de porc. Votre prochain dîner ? J’aime bien le Fleuve Rouge pour sa cuisine vietnamienne. Votre actualité ? Suite à la forte demande de certains clients qui ont beaucoup apprécié nos légumes au Combava, nous avons mis en place l’Auberge de la Ferme d’Ivato, au même endroit, qui ne propose que la cuisine du terroir, uniquement ce qui vient de la ferme. Au Combava, nous ne pouvons pas en faire autant puisqu’on ne fabrique pas nos spaghettis par exemple, nous achetons beaucoup de produits venus d’ailleurs. L’Auberge est ouverte depuis janvier, tous les midis, du mardi au dimanche. Propos recueillis par Joro Andrianasolo Photos : Rakoto A.

Recette du mois : Cuisse de lapin à la bière et aux pruneaux

Ingrédients

Préparation

aÚ ³Úbå˜ÓÓvÚlvÚ lapin aÚ ³ÚëvÐÐvÚlvÚ bière Skol aÚ ³Ú¬˜¨¬¨ aÚ ³Ú¬åÓÓvÚ d’ail aÚ ãڃv嘟ŸvÓÚlvÚ laurier aÚ ³Ú˜¨v£XÐv aÚ ãÚ»Ðå¨vJåí aÚ 4vŸ aÚ .¬˜ëÐv aÚ ³Úb嘟ŸvÐwvÚ à soupe d’huile

Assaisonner la cuisse de lapin de sel et de poivre. Faire saisir la cuisse de lapin et ajouter l’oignon, la gousse d’ail et les feuilles de laurier. Faire suer pendant une minute environ. Mouiller avec la bière et continuer la cuisson pendant 20 minutes. Rectifier l’assaisonnement si besoin. Dresser ensuite la cuisse de lapin sur l’assiette et napper avec un peu de sa sauce. Servir chaud. Les pommes dauphines ou pure de pomme de terre accompagnent délicieusement le plat.

PAR LATIA ROBLINE DE LE COMBAVA

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GASTRONOMIE Galantine de foie gras aux pruneaux

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PROPOSITIONS GOURMANDES PAR Saltimbocca de sole sur lit d’asperges


LATIA ROBLINE DE LE COMBAVA Mmmh au chocolat Quart de pintade en cro没te de s茅sames, frites et salade

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LE VIN DU MOIS

GASTRONOMIE

L’AVIS DE L’ŒNOLOGUE « Ce Château Le Bernet Beausoleil millésime 2010, est un assemblage classiquement réussi de Cabernets et de Merlot, issu d’un terroir « graveleux » spécifique au graves. Sa robe rubis, son nez expressif, son attaque en bouche souple et équilibrée avec des notes de fruits murs, finement boisées, son corps robuste lui font attribuer la reconnaissance d’un bon Bordeaux attrayant et modérément corsé, en pleine évolution de maturité. Excellent pour accompagner les cuisines tropicales, les plats concoctés aux épices douces et les bonnes grillades. »

Isabelle Rakotozafy

10 0 2 il le o s u a e B t e n r e B e C h â te a u L BATI LE CARNIVORE AMBATONAKANGA Ce vin mérite d’être mis à l’honneur, d’ailleurs il le sera tout au long de ce mois de mars, vendu à un tarif attractif afin que tout le monde puisse le découvrir et l’apprécier à sa juste valeur. À vue de nez : • Couleur : robe rubis soutenue avec des nuances violettes • Nez : complexe, épicé, persistant avec des aromes de caramel, de mûre et de poivre • Bouche : souple, équilibre avec des notes de café et de pruneau • Bouteille : 75c l

L'ABUS D'ALCOOL EST DANGEREUX POUR LA SANTÉ, À CONSOMMER AVEC MODÉRATION.

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LE COCKTAIL DU MOIS En ces temps cycloniques, un beau ciel sans nuages ne serait pas de refus. A défaut, plongez dans le grand bleu curaçao ! Cette liqueur à l’orange originaire des Antilles s’allie fort bien au gin avec son équilibre subtil d’oranges amères et de zestes d‘orange douces. A allonger de Tonic et sans lésiner sur les glaçons. Avec modération bien sûr ! Ingrédients aÚãÚbŸÚlvÚӘЬ»ÚlvڍÐv¨Jl˜¨v aÚãÚbŸÚlvڝåÓÚlvÚb˜ÜЬ¨ aÚÞÚbŸÚlvÚbåÐJdJ¬ÚXŸvåÚ Marie Brizard aÚØÚbŸÚlvڍ˜¨Ú¬ÐlÓ¬¨ aÚãÚbŸÚlvÚܬ¨˜bÚ½ƒJbåŸÜJܘƒ¾ aÚ³ÚòvÓÜÚlvÚb˜ÜЬ¨

Gin

ambré d'Emma

Préparation Mélanger d’un côté citron, gin, sirop de grenadine, de l’autre curaçao bleu, gin et sirop de grenadine. Verser dessus le gin, le Tonic et le zest de citron. Votre cocktail est prêt, n’oubliez pas les glaçons !

Planque

L ' A B U S D ' A L C O O L E S T D A N G E R E U X P O U R L A S A N T É , À C O N S O M M E R AV E C M O D É R AT I O N .


A rson

AMBININTSOA RANDRIANAIVO P-DG DE LA GASTRONOMIE PIZZA

En une décennie, la Gastronomie Pizza est devenue la première chaîne de restauration rapide du pays et depuis 2011 une société tournée vers l’international à l’ambition grandissante. Aux fourneaux, le chef Mbinina, un vrai « toqué » qui n’oublie pas que le business est aussi affaire de goût.

On vous cite souvent comme l’exemple même de la success story à la malgache… Sans doute parce que j’ai commencé tout petit, en bas de l’échelle, avec trois fois rien. Pas de relations, pas un profil d’héritier… Mon père originaire d’Antsirabe était instituteur dans le public : il était souvent muté en brousse et il a bien fallu apprendre à se débrouiller, avec des petits boulots à droite à gauche. Les Malgaches se reconnaissent dans ce genre d’histoires. C’est pour ça, j’imagine, que j’ai été récompensé du titre du meilleur entrepreneur en 2008 par la BNI Madagascar. Maintenant il s’agit de durer : je n’ai que 39 ans, l’histoire n’est pas complètement écrite… Le bas de l’échelle, c’est plongeur… Exact, au Manja Ranch d’Ambatolampy. C’était en 1993, je venais juste d’avoir mon bac et je cherchais un job pour les vacances. En fait j’avais été pris pour l’entretien des WC mais le responsable de l’époque a voulu me

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L’international


mettre aux cuisines, et c’est comme ça que la vocation est venue. Aujourd’hui, je peux dire que je connais tout du fonctionnement d’un restaurant, y compris ce qui se passe au niveau de la plonge et des toilettes. Le genre de choses qu’on n’apprend pas dans les grandes écoles… Chef Mbinina ce n’est pas pour faire joli, vous êtes un authentique cuisinier… Absolument. Chaque plat proposé par La Gastronomie Pizza est pensé et mis en recette par mes soins. J’ai gagné mes galons en travaillant pour la plupart des grands restaurants de la capitale, tout en poursuivant mes études le jour. Grill du Rova,Tana Plaza, Colbert, Hôtel de France… j’ai fait le circuit complet d’aide-cuisinier à cuisinier confirmé, puis chef en 1999 à l’issue d’un concours national que j’ai remporté sur 120 candidats. A l’Hôtel de France, j’ai eu le bonheur de travailler avec le chef Philippe Gourio. C’est lui qui m’a appris la discipline quasi militaire qu’il faut savoir installer dans une cuisine. On est 18 chefs sortis de ses rangs, dont le chef Lalaina. Pourquoi avoir choisi la pizza ? C’est le concept de restauration rapide qui est réputé marcher le mieux dans le monde,

GASTRONOMIE

Aujourd’hui 98 % de ma clientèle est malgache

sans complexe

bien mieux que le hamburger-frites, et qui ne demande qu’un minimum d’investissement. Quand j’ai démarré en 2002, je travaillais depuis deux ans pour Sofitrans dans la restauration pour avions, mais je sentais que ce n’était pas mon truc. Et puis je venais de me marier, je voulais avoir mon business. Je me suis donc associé avec Lala, ma femme, mon frère et deux autres connaissances et on est parvenus à dégager 3 millions francs de l’époque (600 000 Ar). On a commencé dans un local de 20 mètres carrés. On n’avait pas assez d’argent pour le four à bois, c’est moi qui en ai fabriqué un avec les moyens du bord. Le premier jour, on a vendu une pizza… on n’était pas sûrs du tout que ça fonctionnerait. Il a fallu attendre deux ans pour qu’on commence à faire du bénéfice. A cette époque, la pizza n’était pas entrée dans les habitudes alimentaires des Malgaches. C’est même vous qui allez l’y faire entrer… La pizza est ce qu’on appelle un produit « mass market », tout le monde en consomme et partout. On parle de 30 milliards de pizzas consommées chaque année dans le monde. Mais à Madagascar, au début des années 2000, c’était perçu comme

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un plat occidental réservé aux grands restaurants, donc hors de prix. Mon idée, dès le départ, a été de l’adapter au goût et au budget locaux. Pour un palais malgache, la pizza à l’italienne est en effet trop salée, trop acide, avec le fromage qui colle à la bouche comme du chewing-gum. Donc j’ai réduit le fromage, viré les anchois, ajouté du gingembre et de l’ail pour que ça corresponde davantage à ce qu’on aime. Pour le prix aussi il a fallu s’adapter, ne pas hésiter à rogner sur sa marge pour que le pouvoir d’achat suive. Et c’est toujours vrai aujourd’hui : une Margherita que nous proposons à 10 000 Ar devrait coûter dans les 15 000 Ar. Dix ans après, je constate que la pizza est largement entrée dans les mœurs et ça ne tient pas qu’à l’américanisation croissante du mode de vie. Je dirais qu’aujourd’hui 98 % de ma clientèle est malgache, beaucoup de jeunes, beaucoup de parents avec leurs enfants. Est-ce que les chaînes de restauration rapide comme Pizza Hut vous ont inspiré ? Pas spécialement. Pizza Hut, le numéro un mondial, fait de la

restauration industrielle, moi je suis un artisan. Je me sens beaucoup plus proche d’Alain Ducasse qui reste un cuisinier avant d’être un homme d’affaires. Lui fait passer la qualité avant le chiffre, ce qui l’amène à contrôler toute la chaîne d’approvisionnement de ses restaurants. C’est ce que j’essaye de faire à mon échelle. Actuellement je me fournis auprès d’une dizaine de fromagers d’Antsirabe qui me livrent chaque jour 300 kilos de fromage (les deux tiers de la production locale) avec un cahier des charges très rigoureux en terme d’hygiène et de sécurité des produits. Même chose en ce qui concerne la ferme porcine que j’ai aménagée en 2005 et la ferme des volailles en 2006. Les animaux sont nourris par les déchets de nos restaurants, donc tout cela est rationalisé. Grâce à ce système, aucun risque de contamination de la viande, une traçabilité totale et l’assurance pour moi de ne jamais être en rupture de stocks ou le jouet de spéculateurs… Je compte intensifier cette activité d’agribusiness, en produisant notamment des épices et des oranges pour nos jus. On peut rester dans la qualité quand


on est la première chaîne de pizzeria du pays et qu’on vise tout naturellement à s’agrandir ? Absolument. Je dirais même que cette recherche constante de la qualité explique le succès de La Gastronomie Pizza. Quand les clients voient nos employés porter des gants ou des couvre-tête pour éviter le contact avec la nourriture, ils savent qu’ils vont pouvoir consommer en toute tranquillité. Et ce n’est pas pour la façade : je fais procéder jusqu’à sept contrôles qualité par jour sur nos restaurants de Tana ! Évidemment, l’hygiène a un coût, un milliard d’ariary sont investis chaque année dans nos équipements pour que le process reste irréprochable… Est-ce en raison de cette vigilance alimentaire que vous avez pu pénétrer le marché mauricien ? J’en suis convaincu. Nous sommes à Maurice depuis 2011 avec un investissement de 12 millions de roupies (850 millions Ar) pour l’installation de deux pizzérias. On y emploie une quarantaine de personnes. Là-bas ils sont très à cheval sur l’hygiène, mais comme je suis moi-même habitué à fonctionner aux normes internationales, ça ne me pose pas de problèmes. Il a juste fallu lutter contre une forme de suspicion qui pèse encore sur les produits alimentaires malgaches. Surtout, j’ai appliqué là-bas ma méthode : proposer des pizzas adaptées au goût local, enrichies par exemple d’épices indiennes. C’est ainsi que très rapidement on a dépassé en affluence les Pizza Hut et Debonairs Pizza ! Aujourd’hui, notre

ambition est de créer encore six points de vente à Maurice, mais en franchisant l’enseigne : pour 300 millions d’ariary, on livre le savoir-faire, les équipements, l’assistance permanente. Cela permettra de nous concentrer sur La Réunion et Mayotte où l’on compte également s’installer, sans doute cette année pour Mayotte. L’Afrique du Sud est également en projet avec une vingtaine de franchises en vue. On veut vraiment développer cette image de chaîne internationale sur la région. Pour nous, comme Malgaches, c’est une grande fierté. Est-ce que cela signifie qu’à Madagascar tout a été fait ? Non, bien sûr. A ce jour, nous sommes implantés dans quatre villes : Tana, Mahajanga, Antsirabe et Toamasina, et notre but est de continuer à densifier le maillage urbain. Toamasina, avec ses trois points de vente, est d’ailleurs beaucoup plus demandeuse en pizzas que la capitale, en raison du grand projet d’Ambatovy. D’autres points de distribution sont en instance d’être développés : Moramanga dès cette année, Toliara et Nosy Be en 2014. On veut aussi continuer à diversifier notre offre, en proposant de véritables menus en salle pour la clientèle de midi, bref fonctionner comme un restaurant à part entière. Propos recueillis par Alain Eid

L’histoire des frères Carney qui lancent Pizza Hut aux ÉtatsUnis en 1958 en empruntant 600 dollars à leur mère (aujourd’hui un empire mondial de 11 000 points de vente !), n’est pas pour l’impressionner. À vrai dire, c’est un peu sa propre histoire à l’échelle de Madagascar. En dix ans, il a su faire entrer la pizza dans les habitudes alimentaires malgaches et créer une chaîne de restauration rapide dont le savoir-faire s’exporte sur la région : Maurice depuis 2011, Mayotte cette année, en attendant La Réunion et l’Afrique du Sud… Un pari qui n’était pas gagné d’avance quand on connaît, selon ses propres termes, « la suspicion qui pèse encore sur les produits alimentaires malgaches ». À tout juste 39 ans, l’homme est d’une modestie désarmante, jamais plus heureux que lorsqu’il retrouve les cuisines et porte sa toque de chef. Papa de quatre enfants, dont une petite fille adoptée, il n’oublie pas que Jarry son aîné est né avec la Gastronomie Pizza. Un business familial qui n’en finit pas de faire des petits…

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Esther Rakotoarimanana

Au

Bistrot

Ouvert depuis janvier, « Au Bistrot » s’annonce comme le nouveau rendez-vous des amoureux d’ambiances posées et conviviales. Orchestres discrets, cocktails bien pensés, spécialités maison, prix à l’avenant, ce qui s’appelle un bon départ !

B

onne chère et bonne musique. C’est ce que promet à sa clientèle Esther Rakotoarimanana, la propriétaire de ce nouveau restaurant qui a ouvert ses portes à Antsahavola le 14 janvier dernier. L’espace mesuré (30 à 40 couverts) lui confère cette ambiance de bistrot où l’on se sent tout de suite chez soi, surtout lorsque vos

C'EST MA


oreilles sont bercées par de la musique jazz ou R’n B particulièrement intimiste. Chaque samedi, en alternance avec un DJ, un artiste s’invite. À ce jour, Kiady, D-Lain et Marion se sont succédé. Atmosphère bon enfant où la salle peut soudain se mettre à chanter ou à danser avec les stars. Comme à la soirée spéciale Saint-Valentin du 14 février qui était animée par Nicolas Vatomanga et Joel Rabesolo, suivie d’une soirée… célibataire. Loin de s’en tenir à la formule restaurant cabaret, Au Bistrot est aussi un bar spacieux de 4 m 40 et un afterwork ouvert dès 11 heures du lundi au vendredi, jusqu’au départ du dernier client, et à partir de 18 heures le samedi. Un environnement chaleureux que rien ne vient contrarier, et surtout pas les prix affichés à la carte, car la maison pratique un excellent rapport qualité/prix : entre 7 000 et 13 500 ariary pour les plats, 2 500 ariary pour les petites boissons hygiéniques. « De quoi casser le préjugé qui veut que dans le quartier tout soit hors de prix », souligne Esther Rakotoarimanana. Carte maîtresse : un choix de cocktails à tomber par terre : Le Débutant (vodka, jus de citron et d’ananas, sirop de menthe), L’Aventureux (tequila, vodka, jus d’orange, sirop de cassis, poivre moulu), Le Suicidaire (quatre verres de tequila avec toutes sortes de spiritueux : tequila, whisky, rhum et… du sirop). Avec modération bien sûr ! Le service bien rôdé tourne à plein régime et sans fausses notes grâce à une dizaine de personnes (quatre en salle, quatre en cuisines et un extra pour les soirées animées) attentives à ce que tout se passe bien pour vous. Au Bistrot est plus le résultat d’une passion

TOURNÉE !

SORTIR que d’une vocation professionnelle. De son propre aveu, Esther a lancé le projet sur un coup de tête. « Avec mon mari, on s’est dit qu’on était jeunes, que c’était le moment de concrétiser une passion remontant à l’enfance, un lieu qui soit à nous. » Et c’est parti ! Les recherches du local commencent en mai 2012 et dès octobre, c’est dans la poche. « On a tout aménagé, le bar a été fait sur mesure vu qu’à la base ce n’est pas un lieu de restauration. » Deux semaines après son ouverture, le restaurant avait déjà ses habitués : employés de bureau le midi, couples et tables d’amis le soir. « Le bouche à oreille fait son chemin, mais certains nous découvrent aussi grâce notre page Facebook. Ce midi on a fait salle pleine pour la première fois », se réjouit la maîtresse de maison. Pas mal pour un petit mois d’activité ! Le restaurant semble bien parti pour évoluer vers le meilleur : « On commence à maîtriser nos stocks, on achète quotidiennement les légumes et la viande, cuisiner frais c’est toujours mieux. » D’ici la seconde moitié du mois de mars, Au Bistrot devait s’agrandir d’une terrasse aménagée. On n’arrête pas le progrès. Joro Andrianasolo Contact sur www.nocomment.mg

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Husqvarna Les sports motorisés tout-terrain prennent leur envol chez nous grâce à l’apparition d’infrastructures adaptées. Témoin l’Husqvarna Park devenu une véritable rampe de lancement pour le moto-cross et l’enduro.

A

mateurs de cylindrées sportives et de sensations tout-terrain, ils s’étaient donné rendez-vous le 13 janvier à l’Husqvarna Park de Ivaoloha By-pass pour tester les nouveaux modèles 2013 de la célèbre marque suédoise. Ou autrichienne puisque Husqvarna est tombée au début de cette année dans le giron de Pierer Industrie AG, après être passée entre les mains de l’allemand BMW et de l’italien MV Agusta. Toute chose qui n’enlève rien à la haute estime dans laquelle la vénérable marque de motocyclettes (depuis 1903 !) est tenue par les passionnés de cross et d’enduro. « Comme chaque année, nous organisons une journée porte ouverte pour présenter nos nouveaux modèles. C’est aussi une occasion de les tester et de rencontrer les passionnés de sport motorisé tout-terrain à Madagascar », explique Paolo Preve, gérant de Motostore et fondateur du club MCM (Moto Club Madagascar). Au programme donc, speed dating avec les tout derniers modèles sortis des ateliers Husqvarna, à savoir les fringantes

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ET QUE ÇA SAUTE !


LOISIRS

Park TC 250, TXC 250, TXC 310 et TXC 511. Sur place, une trentaine de participants venus pour les essayer et se mesurer entre eux. « Tous les weekends, ils viennent ici pour s’entraîner et surtout pour se faire plaisir »,

souligne Paolo Preve. De vrais duels mécaniques basés sur la technique, la vitesse, les jeux d’équilibre et la capacité de pilotage. Deux options possibles :

le moto-cross uniquement sur pistes aménagées ou l’enduro qui alterne terrains accidentés et routes ouvertes à la circulation. « Le parc fait à la fois terrain de cross et d’enduro. Notre but est de promouvoir ces loisirs qui souffrent d’un manque patent d’infrastructures pour s’entraîner », considère Paolo Preve. Rouler dans une structure fermée comme Husqvarna Park est beaucoup plus sécurisant que de partir seul dans la nature, exposé à tous les dangers (chutes, chocs, projections). Un préalable nécessaire

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pour les débutants, d’autant qu’ici on est proche des conditions réelles. « Durant deux manches de 35 minutes, les participants se défient en réalisant des sauts doubles ou triples, des camel jumps ou des whoops, des séries de petites bosses. Le premier arrivé est le gagnant. » Rançon de tous ces efforts, la Grande Île commence à exister dans les compétitions internationales de cross. Ainsi de Jao Razafindrakotohasina, champion de Madagascar junior en 2010, qui a participé au Championnat du monde junior de moto-cross en 2011. L’Husqvarna Racing Team est également fier de son poulain, Tida Claudio qui a décroché le titre national du Cross Tacs Tamatave en 2012. L’enduro est davantage pratiqué par les seniors. Ici c’est l’endurance qui prime, beaucoup moins la vitesse. Contrairement au cross, le pilote a accès aux routes ouvertes à la circulation, il doit donc posséder un permis de conduire et une assurance adaptée. Le port d’équipements de sécurité, en plus du casque qui est obligatoire, est fortement conseillé, à savoir une paire de bottes renforcées, des gants, genouillères et coudières, ainsi qu’un gilet de protection pour protéger des projections de pierres, avec bien sûr un pantalon robuste en cas de chute. « Le parcours est balisé par des banderoles spéciales avec des points de contrôle horaire. Celui qui fait le meilleur chrono est le vainqueur », explique Paolo Preve. Pour l’année 2013, deux courses de cross et d’enduro dont prévues, avec stages à l’appui pour ceux qui veulent s’y mettre sérieusement. Et que ça saute ! Aina Zo Raberanto Contact sur www.nocomment.mg

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Street Workout

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LA RUE POUR S’ENTRAÎNER


Le street workout est ce tout nouveau sport à michemin entre la musculation et l’acrobatie aérienne. Il se pratique chez soi ou dans la rue sans aucun matériel. Démonstration avec Yann Randrianasolo, pionniers de cette discipline dans l’océan Indien.

e parcours de santé redevient à la mode. Pour Yann Randrianasolo, celui du Marais Masay est en tout cas l’occasion de pratiquer un sport encore peu connu à Madagascar et dans l’océan Indien : le street workout, « entraînement de rue » en français. Un curieux mélange de gymnastique et de musculation visant à tirer profit de tout ce qu’on peut trouver sur sa route : banc, muret, rampe d’escalier… « Une façon naturelle de se muscler sans poids ni haltères », souligne Yann Randrianasolo qui pratique le street workout depuis quatre ans. La discipline est apparue aux États-Unis il y a six ou sept ans, sortie tout droit des ghettos urbains, mais elle n’est pas sans rappeler la « gymnastique populaire » jadis en vigueur dans les pays de l’Est ! « Dans le Bronx, les jeunes n’ont pas les moyens de s’entraîner en salle. Pour compenser, ils se servent de tout ce qu’ils trouvent sur les trottoirs, dans les jardins publics, sur les quais de métro… » Le principe est simple : utiliser tous les ressorts de la gymnastique sur barres (fixes ou parallèles) avec uniquement des agrès de fortune. Avec de l’entraînement, on arrive à des figures très ingénieuses comme le « drapeau » (corps à la perpendiculaire d’une barre en hauteur), le « front lever » ou le « back lever ». Ces figures ont donné naissance au freestyle, la facette artistique du street workout avec ses enchaînements spectaculaires sur fond de hip-hop. Pour Yann Randrianasolo, le déclic est venu d’une vidéo

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LOISIRS

sur Youtube de l’Américain Hannibal For King. « Je me suis rendu compte qu’il existait une très forte communauté sur Internet, avec des forums spécialisés pour s’échanger des idées, des trucs. » Un esprit de partage qu’il perpétue à son tour en coachant chaque samedi matin depuis un peu plus d’un an des débutants en street workout. « À la limite, on peut s’entraîner sans sortir de chez soi. Je recommande aux novices de commencer petit : par exemple des séries de dix pompes jusqu’à ce qu’on arrive à cinquante séries sans grand effort. » À raison de huit heures par semaine, on arrive à de bons résultats. « Moi qui n’avais jamais vraiment fait de sport avant l’âge de 20 ans, je suis passé de 29 à 37 cm de tour de bras. Quand j’accompagne des amis en salle de musculation, ils sont surpris de me voir prendre 100 kg en développé couché ou 20 kg en soulevé de terre, et cela sans effort ! » Une façon simple et surtout très économique de se sculpter un physique avantageux, sans forcément viser les « tablettes de chocolat ». D’autant que la discipline est ouverte à tous, quels que soient l’âge, le sexe ou la condition physique. « Je connais des personnes en chaise roulante qui pratiquent le street workout pour leur rééducation… » Pratiquée à haut niveau, la discipline a aujourd’hui ses compétitions internationales. Les troisièmes du nom se tiendront en juillet, en Lettonie, où Yann Randrianasolo est invité en tant que seul représentant des îles de l’océan Indien. Joro Andrianasolo Contact sur www.nocomment.mg

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Randy

RANDRIANASOLOSON Étoile montante du tennis malgache, la championne nationale des moins de 14 ans semble bien partie pour défendre nos couleurs aux Jeux olympiques de Rio en 2016. Un coup de raquette magique qui n’est pas sans rappeler une certaine Dally Randriantefy…

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on coup de raquette ? Une « expérience quasi religieuse », comme on a pu le dire de Roger Federer, son idole de toujours. « Ses revers à deux mains sont foudroyants. Elle attaque sans répit, on a l’impression qu’elle ne touche plus la terre battue », commente Basile Ramanantoanina, son entraîneur depuis 2008, toujours aussi épaté par les prouesses de Randy Randrianasoloson. Et elle n’a que 14 ans ! L’argent et le bronze qu’elle a ramenés de Namibie en janvier dernier, en préambule au Championnat d’Afrique junior au Kenya du 13 au 23 mars, confirment tous les espoirs qui sont placés sur elle. Notamment de la voir défendre en 2016 les couleurs malgaches aux Jeux olympiques de Rio de Janeiro, et peut-être ramener une médaille… Quelque chose qui rappelle furieusement la Dally Randriantefy de la grande époque (44e mondiale en 2005), la plus titrée des tenniswomen du continent africain, avec ses trois participations aux Jeux olympiques (Barcelone (1992), Atlanta (1996),


LOISIRS

Athènes (2004). « Randy peut marcher sur les pas de Dally, elle a le potentiel d’intégrer les cinquante premières places mondiales », estime Sandrine Andrianarimalala, sa mère et principale fan. Une énorme pression pour la jeune adolescente qui avoue jouer d’instinct, faute d’avoir jamais suivi une école de tennis ! « Le dimanche, elle nous regardait jouer en amateurs, son père et moi, et c’est comme ça qu’elle a commencé à taper dans la balle. Toute petite, on la sentait déjà douée », se souvient sa mère. Qu’on en juge. En quatre ans de présence sur les courts, elle s’impose comme championne de Madagascar des moins de 14 ans. « Elle n’a pas eu que des victoires, elle sait aussi ce que c’est que de mordre la poussière, mais elle rebondit vite », souligne son coach. Témoin, sa grosse déception en 2009 à l’Open des Pirates (région océan Indien), sa toute première compétition internationale, où elle s’était classée treizième. Six mois après, grâce à un travail acharné, elle remporte le championnat Circuit Vacances, dans la même région et avec les mêmes adversaires ! Évidemment, tout cela représente des milliers d’heures d’entraînement, cinq heures par jour en moyenne, que viennent compléter deux heures d’étude pour ses cours par correspondance. « Il faut anticiper le fait qu’une carrière sportive, c’est très court. Il vaut mieux avoir un vrai métier à côté, surtout à Madagascar où il n’y a pas de sportifs professionnels », précise sa mère. Randy est loin de bénéficier du régime, normal dans la plupart des pays, d’une sportive de haut niveau. Pour supporter les frais d’entraînement ou simplement le prix des équipements, elle ne peut compter que sur des sponsors, tel le groupe Vision Madagascar (Vima) qui a choisi en 2012 de la soutenir financièrement pendant cinq ans. Ou encore Air Madagascar. Des soutiens précieux, mais qui ne couvrent pas la totalité des dépenses engendrées par ses prestations à l’international. « Ce serait vraiment dommage que faute de sponsors sa carrière s’achève aux portes de Rio », soupire sa mère. Solofo Ranaivo Contact sur www.nocomment.mg

SI TU VAS À RIO…


ESSAI DE STARS

L aza

craque pour la BYD F0 120


Quand une citadine rencontre un rallyeman, ça ne peut faire que des étincelles. Laza Randriamifidimanana, Champion de Madagascar 2012, a testé pour nous la nouvelle version de la BYD F0 de Continental Auto. Une petite qui en a sous le capot…

PAS GOURMANDE

Assez proche de la Toyota Aygo, la BYD F0 est dotée d’un petit 1,0L avec trois cylindres en ligne essence à injection multipoint et douze soupapes. Elle possède un alliage léger répondant aux normes Euro IV et développe 68 chevaux lui permettant de consommer moins soit 4,2/100 km en moyenne. « J’ai déjà conduit la F0 pour des sessions de pilotage. C’est une voiture homogène que ce soit au niveau des maniements, de l’équilibre et du comportement. Elle est moins puissante que la première version mais elle est vraiment économique, idéale pour les routes de Tana », souligne Laza, également président de la Jeune chambre internationale de Madagascar depuis 2012. Si le moteur est souple, la F0 n’est pas faite pour tenir sur de longs trajets. Il ne faut pas chercher la performance, malgré son dynamisme. « Les commandes de la boîte sont trop souples pour moi, sûrement l’habitude de conduire des voitures sportives. » TENUE DE ROUTE FERME

Malgré sa taille, 3,46 m de long et 1,62 m de large, la F0 assure une tenue de route impeccable étant doté de suspensions avant et arrière de type Mc Pherson et d’une barre stabilisatrice. « Ses suspensions sont fermes, adaptées aux routes malgaches. Elle tient le cap et assure une entière sécurité. » Elle a une garde au sol de 120 mm pour un empattement de 2 340 mm pour un poids à vide de 870 kg. Elle permet un freinage efficace et progressif, garantissant une stabilité sans faille. « Le rayon de braquage est excellent. On peut faire un demi-tour complet sans souci », souligne le jeune rallyeman.

SÉCURITÉ AU TOP

« Cette petite chinoise est fiable et tout a fait sécurisante », poursuit Laza. Elle a un double airbag SRS et des freins ABS avec EDB. Elle est dotée de petits détails qui font la différence, notamment au niveau des vitres arrières en papillon assurant une meilleure sécurité surtout pour les enfants. L’alarme antivol, le verrouillage centralisé avec une commande à distance et le repose-pied sont également les bienvenus. « Très compacte, la BYD FO permet de se faufiler dans les petites artères de la ville. » UN NIVEAU D’ÉQUIPEMENTS BLUFFANT

Avec un design extérieur singulier, la F0 propose des équipements intéressants garantissant un confort agréable pour les passagers. Elle dispose d’une climatisation de quatre sorties frontales orientables, d’un pack électronique, de rétroviseurs à commande électrique, d’un volant réglable en hauteur, de lecteur CD avec port MP3 et d’un désembueur de lunette arrière. « Le pare-brise est assez éloigné et les commandes restent proches mais un peu trop plastiques. » L’ouverture et le démarrage de cette petite chinoise ne nécessite pas de clé. « Je la recommande vivement à ceux qui veulent s’offrir une petite citadine », conclut Laza. Avis aux amateurs ! Aina Zo Raberanto Contact sur www.nocomment.mg

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LA MODE !

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’ hippopodame

Dedicated to S.G.

Robe de chez Gaïa 160 000 Ar

Photos : Krees Raharison

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C’est un Rubens C’est une hippopodame Avec un D Comme dans marshmallow Et si j’en pince Pour c’t’hippopodame C’est qu’avec ewlle j’ai des prix de gros


Benetton Top Sisley 120 000 Ar Pantacourt 150 000 Ar Ceinture jaune 40 000 Ar

Haut gris de chez Gaïa 65 000 Ar Pantalons jeans de chez Arabesque 255 000 Ar

Sac pochette de chez Arabesque 130 000 Ar Collier de chez Gaïa 25 000 Ar

Compensées jaunes de chez Jet7 295 000 Ar

Chaussures de chez Jet7 New look 290 000 Ar

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Robe imprimée de chez Shamrock femme Zoom 145 000 Ar

Ah quel suspens Sur mon hippopodame Avec un D Comme dans vas-y mollo Les ressorts grincent Sous l’hippopodame Même au-d’ssus je m’sens bien dans sa peau


Pull tunique marron de chez Arabesque 110 000 Ar

Jean Calvin Klein de chez Ocean 60 000 Ar Sac noir Axara de chez Arabesque 205 200 Ar

L'Adresse Top Kontatto Robe Kontatto

Sac en cuir Shine Blossom de chez Shamrock femme 195 000 Ar

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Chaussures de chez Jet7 Aldo 265 000 Ar


Robe de chez On Abi 130 000 Ar

C’est pas une mince Affaire c’t’hippopodame Avec un D Comme dans gigolo Lorsqu’elle me coince Mon hippopodame Entre ses deux groseilles à maquereaux

Benetton Combi-pantalon 150 000 Ar Sac besace 150 000 Ar

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Puis elle se rince Vite fait l’hippopodame Avec un D Comme dans lavabo Elle redevient princEsse hippopodame Elle me refile mon petit cadeau

Arabesque Robe 310 000 Ar Ceinture grise en cuir 85 000 Ar Chaussures de chez Jet7 New look 290 000 Ar


Robe de chez Kristel Boutique 200 000 Ar


Chaussures de chez Jet7 New look 290 000 Ar


On Abi Top blanc cassé 40 000 Ar

C’est un Rubens C’est une hippopodame Avec un D Comme dans marshmallow Et si j’en pince Pour c’t’hippopodame, C’est qu’avec elle j’ai des prix de gros

Pantalon marron 55 000 Ar

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Gemey Maybelline Fond de teint Super Stay 24h Rouge à lèvres Color Sensationnal Volume Express effet faux-cils

Remerciements : Nasryah, Hoby, ZoA Prise de vue : Rova d'Ambohidratrimo Make-up : Ainah Matisse


Pull Laetita Mem de chez Arabesque 110 000 Ar

Robe-bustier fleurie de chez Jet7 165 000 Ar Blouse Basic de chez Ocean 20 000 Ar Leggins gris de chez Shamrock femme 35 000 Ar Ceinture cuir Bower de chez L'Adresse Collier de chez Shamrock femme Zoom 55 000 Ar

Veste rouge de chez Jet7 180 000 Ar Sac gris de chez Ga誰a 625 000 Ar

Leggings rouge de chez Shamrock Femme Zoom 62 000 Ar

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Beauté XXL Poitrine généreuse, fesses rebondies, hanches larges… trouver un style quand on est ronde est difficile, mais pas impossible. Le diktat de la mode a beau nous imposer les tailles fines (36-38), le glamour et la beauté ne s’adressent pas qu’aux grandes lianes blondes.

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i auparavant être belle était être mince, aujourd’hui ce n’est plus si simple. Les rondes ont désormais leur place sur les podiums et dans les magazines de beauté pour la simple raison qu’elles sont plus conformes à la moyenne statistique des femmes. Conséquence, aux Etats-Unis et en Europe, les mannequins XXL font fureur comme Tara Lynn et ses 85 kilos prenant la pose pour le magazine Elle, ou Robyn Lawley et sa taille 46, choisie par Ralph Lauren. A Madagascar, le phénomène est encore peu perceptible, même peut-être pas pour longtemps si l’on en croit le psychothérapeute Christian Berthelot. « Par rapport aux pays occidentaux, le phénomène de la rondeur existe de façon moindre à Madagascar, du fait d’une nourriture équilibrée et d’habitudes de surconsommation encore peu présentes. Mais j’ai peur qu’il ne s’amplifie à cause de produits comme les biscuits salés en sachet gorgés d’exhausteurs de goût et surtout de graisse, ainsi que les sodas saturés en sucre. Le facteur stress, très présent à Madagascar, a une incidence certaine sur ce phénomène », estime-t-il. Et d’ajouter que très peu de femmes rondes le consultent dans la Grande Île, contrairement à La Réunion où la question de l’obésité est particulièrement exacerbée et pose aujourd’hui un vrai problème de santé publique.


Le diktat des modèles anorexiques serait-il en train de faire long feu ? Finis les régimes hypocaloriques et autres coupe-faim de dernière minute pour espérer entrer dans le maillot de bain taille basse acheté pour les vacances. Souffrir pour être belle ! Un phénomène de conformisme social déjà décrit par le psychologue américain Abraham Maslow : on s’identifie à une image majoritaire pour se faire accepter par la société ou se croire accepté par elle. « Les stylistes se moquent des femmes en leur laissant croire qu’elles vont ressembler aux images vues dans les magazines si elles achètent leurs vêtements », considère Christian Berthelot. Sans parler d’un curieux présupposé qui voudrait que la minceur soit signe de bonne santé (exercices physiques et alimentation équilibrée), alors que les formes et le poids seraient synonymes de relâchement. Une conception du beau qui varie énormément selon les époques et les latitudes. Un « Rubens » (du peintre flamand du XVIIe siècle très

LA MODE ! inspiré par les modèles enrobés) désigne classiquement une belle femme aux formes épanouies. « Au Mali, les femmes se moquent des hommes dont les épouses sont filiformes, en les accusant de mal les nourrir », explique le psychothérapeute. Signe des temps, s’il est toujours aussi difficile pour une ronde de s’habiller à Madagascar, peu d’enseignes proposant des tailles dépassant les 40, on en voit de plus en plus qui revendiquent leur différence. « Comme je fais du 42, je dois demander à des cousines de m’envoyer des fringues de l’étranger ou je retourne les friperies. Quoiqu’il en soit, j’assume le fait d’être ronde. Si ça ne plaît pas tant pis, c’est à prendre ou à laisser », lance Nasryah, 20 ans. Les grandes girafes peuvent aller se rhabiller ! Aina Zo Raberanto


Invitée à une soirée entre copines, Katie Vanessa a décidé de sortir le grand jeu et de se faire un petit relooking. Elle s’est laissé chouchouter par l’équipe de Vaniala à La City Ankorondrano et de no comment®. C’est les copines qui vont être jalouses !

Sacrée soirée Coiffure : des boucles au top ! Pour les cheveux de Katie Vanessa, le coiffeur opte pour un shampooing Revital Capillaire d’Homéopharma. Un soin qui revitalise le cuir chevelu en lui apportant des effets toniques. Pour obtenir des boucles parfaites, il décide d’utiliser le baume Vaniala à l’Hibiscus balsam pour démêler les cheveux. Il passe ensuite au brushing et réalise les boucles avec un fer. Pour donner aux cheveux un aspect naturel, il les pulvérise de laque. Katie Vanessa est passée de cheveux totalement raides à des boucles parfaites !

Manucure express : une touche de fantaisie Avant de passer au vernis, la spécialiste prépare les ongles de Katie Vanessa. La première étape consiste à limer les ongles pour leur donner une même forme. Elle passe ensuite au nettoyage en repoussant les cuticules avec un bâton. Avec un bloc polissoir, elle retire les stries des ongles. Pour nourrir les mains, la spécialiste applique une crème spéciale mains au beurre de cacao de la gamme Homéopharma. Elle passe à la pose du vernis rouge après avoir appliqué une base. A l’aide d’une peinture acrylique spéciale nail art, elle créé avec délicatesse un dessin en forme de fleur sur chaque ongle.

Shampooing Homéopharma Revital Capillaire 6 000 Ar Huile Brillance Capillaire Homéopharma 7 200 Ar

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Lotion Revital Capillaire Homéopharma 4 800 Ar

Crème mains et pieds au beurre de cacao Homéopharma 6 600 Ar


BEAUTÉ

Maquillage : spécial « vahona » Avant le maquillage, il est important de nettoyer le visage. L’esthéticienne utilise les produits de la gamme Homéopharma à base de vahona, l’aloès de Madagascar, une plante qui permet de retrouver une peau jeune. Pour éliminer le sébum, les cellules mortes et les toxines, l’esthéticienne utilise le lait démaquillant Aloe. Afin de tonifier et d’éviter le dessèchement de la couche supérieur de la peau, elle applique la lotion démaquillante Aloe. Ensuite, elle passe une crème de base hydratante. Elle camoufle les imperfections et utilise le fond de teint pour unifier et termine par une poudre pour apporter un effet plus naturel. Pour un visage net, l’esthéticienne décide de redessiner les sourcils de Catie Vanessa. Pour obtenir le style smoky eyes, l’esthéticienne choisit deux couleurs de fards à paupières : le noir et le violet. Elle termine par l’eyeliner et le mascara.

Lotion nettoyante Aloe 6 000 Ar Lait démaquillant Aloe 8 400 Ar Crème visage Vahona 7 800 Ar

Aina Zo Raberanto

Modèle : Katie Vanessa Salon de beauté : Vaniala - La City

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VINTAGE

Hollywood

Avec sa légendaire « fraîcheur de vivre », Hollywood a su créer le mythe de la jeunesse cool, prête à mastiquer la vie par les deux bouts. Soixante ans que ses chewing-gums nous tiennent en haleine et collent à l'époque…

ppelle-moi Brando ou Belmondo ? La question vaut d’être posée, car le plus hollywoodien des chewing-gums est bel et bien frenchy, lancé à Montreuil en 1952 par un industriel américain du nom de Courtland E. Parfet. Son idée, créer pour le marché français le premier chewing-gum au goût de chlorophylle dont l’effet antistress est complaisamment souligné dès les premières pubs. Cela pour clouer le bec aux stomatologues qui accusent la gomme à mâcher de « coller aux boyaux » et aux instituteurs qui enragent de voir leurs chères têtes blondes se transformer en ruminants dans les cours de récré. En 1955, La marque fusionne avec les bonbons Kréma, déjà propriétaires des chewing-gums Malabar, puis tombe dans le giron de General Foods avant de passer au géant Kraft Foods dans les années 90. En 1972, le côté « cool » (frais) de la chlorophylle devient un véritable art de vivre avec l’apparition du fameux slogan « fraîcheur de vivre » qui signe encore aujourd’hui les campagnes de pub de la marque. Soixante ans après sa création, Hollywood, est en vente dans plus de 200 000 magasins, avec 66 % de parts de marché dans le secteur de la gomme à mâcher. Seul endroit au monde où la marque n’est pas vendue : les États-Unis où Wrigley’s défend âprement son monopole… à la gomme !

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Andoniaina Bernard

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ANS ET TOUJOURS FRAIS !

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CAHIERS DE NUIT

e n i u q o c e Soiré b u l C u a L avec XX

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3 ans no com de ent ÂŽ au Cam rrĂŠ


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Vahin y Montp arnas se

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Mojo


Ra-Mamy Kely Ra-Mamy Kely (Petit Mamy) est une figure bien connue d’Antaninarenina « by night ». Marchand ambulant, il dépanne les noctambules à la sortie des boîtes de nuit en proposant, cigarettes, bonbons ou préservatifs. Un épicier de proximité…

En quoi consiste ton travail ? Je sors de chez moi vers 19 heures ou 20 heures, avec mon plateau plein de biscuits, bonbons, cigarettes, préservatifs et noix de cola réputées aphrodisiaques. Je vends ces produits à l’entrée des clubs,

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Propos recueillis par Solofo Ranaivo

Ouvert toute la nuit !

BY NIGHT

boîtes de nuits et bars à prix normal, c’est-à-dire au prix du jour. Mes clients sont les gens qui fréquentent ces endroits. Je ne rentre chez moi que vers 3 ou 4 heures du matin, je ne dors que cinq ou six heures par jour. Parfois, je reste là jusqu’au lever du jour. C’est la vie, quand les uns dorment, les autres travaillent… Quels sont les produits les plus demandés ? Les cigarettes restent en pole position depuis des années. Les gens n’achètent que trois ou quatre tiges à la fois (très rarement par paquets de 20). J’arrive à écouler plus d’une dizaine de paquets en une nuit. Les préservatifs arrivent juste après. C’est le produit le plus demandé à partir de minuit. Les noctambules qui sortent des boîtes de nuit et des bars sont les principaux demandeurs. Les biscuits et les bonbons ne sont là que pour la décoration, on m’en demande très rarement. Combien peux-tu gagner en une nuit ? Ca dépend du jour ! Du lundi au mercredi, c’est maigre, je ne fais que dépanner les rares personnes qui circulent la nuit. Ce que je gagne tient de l’obole, ça compense à peine ma fatigue et le manque de sommeil. Heureusement, il y a les autres nuits (jeudi, vendredi, samedi et dimanche) qui sont beaucoup plus rentables Je rentre chez moi au petit matin, complètement crevé mais avec pas mal de billets dans les poches. Les nuits les plus fastes sont celles du vendredi. Pour moi aussi c’est le vendredi magnifique…


FANANAHANA

Les clés du deuxième bureau

Par Christian Berthelot

Chaque mois, Christian Berthelot, psychothérapeute et sexothérapeute, aborde sans tabous ni ornières un sujet lié à la sexualité et au bien-être du couple. N’hésitez à lui poser vos questions…

e deuxième bureau, expression triviale qui permet de désigner un vadikely, un « 5 à 7 » (17-19 heures), la maîtresse ou l’amant à qui on va rendre visite après le temps de travail, avant de regagner le domicile conjugal ou au cours d’un week-end passé à un colloque particulièrement important… Quelles sont les raisons qui amènent une personne, homme ou femme, à cette seconde journée de « travail » ? Parce que là aussi, il va falloir se donner ! Et donner, disons… « offrir » ? Quelles en sont les causes ? On pourrait penser que Monsieur commence à « prendre de la maturité », qu’il préfère sa TV, son match de foot, ses copains, son whisky. Que Madame se refuse à certaines caresses, probablement buccales, qu’elle ne permet pas de donner libre accès à toute l’anatomie dont elle dispose, qu’elle se refuse… Il est étonnant d’observer que cela, souvent, se fait à travers des nondits, l’impression de l’impossibilité de dialogue dans le couple… Alors que tant peut être dit. Il suffit d’en prendre conscience ! Beaucoup de couples sont en attente de cet échange, les femmes autant que les hommes, voire plus. Mais il est difficile pour certains

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d’oser aborder le sujet de la sexualité dans le couple. D’où l’apparition, souvent, de troubles névrotiques, de troubles comportementaux et… de dérogation aux promesses faites. Que s’est-on promis ? Fidélité ! Les jeunes sont plus attachés à ce concept que les couples plus mûrs. En effet, cette promesse transparaît chez la quasi-totalité des unions naissantes. Elle est légitime. Mais force est de constater que les hommes sont plus enclins à donner un « coup de canif dans le contrat » que les femmes. Veulent-ils montrer leur pouvoir, celui qu’ils s’imaginent, leur capacité financière, leur virilité dont ils ne sont plus tout à fait sûrs, surtout auprès de très jeunes femmes ! Les femmes recherchent, elles aussi, la compagnie d’hommes beaucoup plus jeunes. Elles sous-traitent leurs relations au travers de « petits cadeaux ». Peutêtre le temps d’être rassurées sur leur pouvoir de séduction et leur féminité ? La plupart des psychothérapeutes s’accordent à dire que le « deuxième bureau » est, en fait, un manque de respect de soi-même, et bien sûr de l’autre. Sachant qu’également se crée un sentiment de culpabilité qui entraînera, à terme, une série de comportements en inadéquation avec la vie de couple et la vie de famille. La parole apparaît comme une aide particulièrement efficace : dire et écouter, se parler, dialoguer, échanger autour de ce sujet passionnant qu’est la sexualité, et de l’ouverture que cela procure au couple.


RÉPONSES AUX JEUX DU NO COMMENT N°37 MOTS CROISÉS — LES FLEUVES 1

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SOLUTION DE L’ÉNIGME N°37 Ils se tiennent dos à dos. ÉNIGME N°38 Un fumeur a fumé 120 cigarettes en 5 jours en fumant chaque jour 6 cigarettes de plus que la veille.

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Combien de cigarettes a-t-il fumées le premier jour?

— LES VILLES OLYMPIQUES —

JEUX

HORIZONTALEMENT I. Dans la gamme - A accueilli les derniers Jeux olympiques II. Département français - Voyelle doublée - Assassina III. Les Jeux s’y déroulèrent en 1920 - Pour une suite IV. L’Everest est considéré comme celui du monde - Ancien do V. Réputations - Ville des Jeux en 1960 VI. Ville ayant accueilli les Jeux en 2008 VII. Ville olympique en 1996 VIII. Chanteuse française - Ville des prochains Jeux IX. Obtenu - Ils peuvent être poussés X. Prénom féminin - Ville des Jeux en 1988 XI. A subi un tort - Condition XII. Usages et traditions - Ville qui a accueilli les Jeux en 2000. VERTICALEMENT 1. Les Jeux s’y sont déroulés en 1976 - Nommé 2. Deux romains - Deux points opposés - Entre le chand et le froid 3. Ville des Jeux olympiques en 1904 4. En musique, signifie lentement - Possessif 5. Les Jeus de 1972 s’y sont déroulés 6. Multitudes - De même (abrév.) 7. Solide - Ville des Jeux en 1924 8. Certaine - Département français 9. Annonce une suite - Les Jeux eurent lieu ici en 1964 10. Transpire - Dans la gamme - Déchiffrés 11. Capitale du pays d’origine des Jeux olympiques, elle les accueillit en 1896 et 2004 - On y dort.

LA MINUTE NATURALISTE Une destination qui attire Le tourisme malgache a connu une progression de 14 % en 2012 par rapport à 2011. Sur les 255 922 visiteurs recensés, 54 % viennent de France. Les touristes viennent s u r t o u t admirer sa nature luxuriante, sa faune et flore en majorité endémiques. De 1999 à 2012, 615 nouvelles espèces ont été découvertes sur l’île. Récemment, une équipe internationale de chercheurs a encore découvert une nouvelle espèce de lézard qu’ils ont baptisé «Moby Dick». La grande île possède en tout 19 parcs nationaux, 23 Réserves Spéciales et 5 réserves naturelles intégrales, des aires protégées réparties sur 2,7 millions d’hectares et gérées par l’association Madagascar National Parks. Cinq nouvelles aires protégées devront bientôt s’ajouter à cette liste, selon l’association qui en 2012 a publié un nouveau classement des parcs les plus visités. Près de 1 700 hôtels sont recensés dans toute l’île, possédant au total 19 112 chambres en 2011. L’an passé, l’Office malgache du tourisme a noté une hausse de 11 % dans l’hôtellerie et la restauration et de 4 % dans les entreprises de voyages et de prestations touristiques. Fin 2012, le nombre des chambres atteignait les 20 520.


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o e a i z o k M i foana e ! Koz toujours mon lapin ! / Keep talking honey bunny /

La jeunesse s’est inventé une nouvelle langue qui marie avec humour, inventivité et beaucoup d’à-propos, le malgache, le français, l’anglais ou autres. Glissées dans une conversation familière, ces mots et expressions vous classeront parmi les personnes « cool » que vous soyez garçon, « Kofboay » (de cow-boy), « bandy »(de bandit ou bande) ou d’âge mûr, « Ramsé »( de monsieur) , jeune fille sympa « sipa » ou une femme respectable, « ramatoa ». Florilège avec la lettre K de « Koz » issu du français « causer » ou de « Koko » de noix de coco, mise en situation. The youth generation has invented a new language which aptly mixes Malagasy, French, English and other languages with humor and imagination. Used in a slang conversation, theses words and expressions will put you in a “cool” list, whether you’re a boy, « Kofboay » (from the word cow-boy), a « bandy »(from the word bandit or band) or a middle-aged man, « Ramsé »( from the French word “monsieur”) , a nice young woman « sipa » or a respectable mature woman, « ramato ». Here’s an array with the letter K of “Koz” from the French “causer” or “Koko” from coconut, set in context.

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Kozy eh ! / Kozvréizany Phonétique : kôzié / kôvrézànn C’est vrai, je te jure / It’s true, I swear Aza be Koz’eo eh ! Phonétique : Azàbékôziéou Ne parle pas trop / tu me fais marcher / Don’t talk so much / You’re pulling my leg Kozy bonina zany ! Phonétique : kôzbonnzànn C’est sérieux ce que je dis (ou ce que j’entends) / Ca marche ! / I’m serious about this / It works ! Kozy voretra zany ! / Kozy vinany zany ! Phonétique : kôzvourétch zann / kôz vìnàni zann C’est vraiment salaud ce que tu me dis / Je marche pas ! / What you’re saying is awful/ I’m not falling for this


Bandy be kozy ! Phonétique : bàndi békôz Un beau parleur/ un bavard / a sweet talker Bandy konjokonjo Phonétique : bàndi koundjzoukoundjzou. C’est un type sournois / He’s a sly guy Bekoko Phonétique : bé kôkô Intello ou d’une intelligence dont il faut se méfier / A nerd or the kind whose intelligence one should beware of Ampiasao ny koko ! Phonétique : àmpiàsaow nikôkô Fais travailler ta tête ! / Use your head a little ! Katsaka, voanjobory,tsaramaso ! (maïs, vouandzo, haricots) Phonétique : kàtsàka, vouandjzoubour, tsàràmàss Et tout et tout et tout ! et patati et patata ! / And all that ! Mbola miketrika e ! Phonétique : mboulà mikétchiké Je réfléchis encore / I’m still thinking about it Ketreho kely hoe zay Phonétique : kétchéou kélioué zaii Réfléchis un peu dessus / Think about it Andraso aloha ketrehina Phonétique : andjàssoualou kétchéhina. Attend qu’on y réfléchisse / Let’s think about it

ABIDI

Bandy tsy dia be kozy ! Phonétique : bàndi tssdébé kôz Un type qui parle peu / He ‘s not much of a talker


Petite ronde de nuit P

endant qu’elle se lavait dans le bidet, le brigadier, buvant à petits coups son whisky local, épiait les bruits de la ville qui venaient jusqu’à la petite chambre sous les toits. Du brouhaha sourd et lointain, il distinguait peu à peu le rugissement de qui profitait de la route libre de la nuit pour pousser une petite pointe, on entendit son coup de frein au virage du lac quelques secondes après, le râle du camion poussif qui ramenait quelques ouvriers en retard, les taxis qui rallumaient leurs moteurs en bas des pentes, et l’autre fou qui s’amusait à klaxonner en passant devant l’hôpital. – T’as fini ? Tu mets des heures à te laver ! – Je viens, chéri, attends un peu ! Les voitures marquant une nette pause, il perçut quelques éclats de voix émanant de rares places illuminées avec son lot de restaurateurs ambulants. Puis les chiens. Le brigadier adore imaginer les chiens se passant des messages à travers toute la ville. Il a

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par Johary Ravaloson

plein d’histoires de chiens. Des vrais personnages. Un héros même. Un chien gentil qui aime les enfants, les protège, et qui se transforme même en super héros parfois (il a des ailes qu’il sort aux moments critiques). – Tu connais l’histoire du chien qui a des ailes ? – Tu es bête, chéri ! T’es bête mais t’es gentil. – Bon, tu t’amènes ? Tu vas être plus propre qu’une vierge à la communion ! Il aime ces moments de relâchement. Il en profite parfois pour balancer des leçons de morale, parfois pour ravaler une culpabilité, banaliser une injustice mais, le plus souvent, pour recréer la journée à sa guise et faire rire les filles. Puis, avec leurs éclats de rire et sa flasque, il s’en va affronter les rues. Sous un lampadaire, des noctambules prenaient leurs cafés entre les taxis en maraude. On peut aussi trouver de la soupe avec des nouilles, puis bien sûr le fameux vary amin’anana, le riz aux brèdes. On mange et on boit debout. Les conversations tournent. Des petits cercles se font et se défont. Un mouvement ondoyant autour d’une cafetière en fer-blanc. Voyous et travailleurs de la nuit se repassent les tasses que le cafetier trempe en un diligent rinçage dans un broc d’eau louche. – Après vous, dit le brigadier. Le type, en tenue de vigile, siffla vite fait son breuvage et jeta la tasse dans le broc. Il maugréa quelques choses indistinctes et monta, sous les yeux du brigadier, dans une de ces petite voiture de livraison, marquée au nom d’une importante agence de sécurité. Cinq boîtes disséminées dans la ville à inspecter toutes les heures, il n’a pas le temps de traîner.


avec une bonne ficelle vous tirerez vous-même le câble ! – Ah oui ! Euh, je… j’ai bien peur de ne pas avoir de ficelle… Mais j’ai mes lacets et peut-être ceux des baskets des enfants ! – Ce n’est pas la peine, Monsieur, dit-il, riant franchement, j’ai ce qu’il vous faut. Il revint sur ses pas, farfouilla dans sa boîte à gants et, vite fait, déroula un fil électrique qu’il noua avec dextérité au câble, non sans prendre la précaution de faire un nœud d’arrêt à chaque bout. – Vous voyez, dit-il rayonnant, on introduit ce fil dans l’habitacle et vous tirez dessus quand vous voulez accélérer. – Ouais, dit l’homme, j’ai compris. Il faut pas non plus me prendre pour un con. – Essayez ! Cela dit, il avait nettement perçu le changement de ton de l’homme. Il ne voulait pas qu’il lui gâte sa bonne action. Puis il ne devait pas traîner. – Tirez, et essayez de démarrer ! dit-il, une fois qu’il eut réussi à faire se faufiler le fil électrique le long de la colonne de direction. En baissant le capot, il saisit vaguement, dans les rayons de sa méga lampe, pourquoi il s’était arrêté. Il baissa sa lumière éblouissante comme on baisserait les yeux devant des choses qu’on ne devrait pas voir. Chercha tout de même dans le clair-obscur le regard de la femme. S’approcha du côté du chauffeur. Celui-ci démarra. – Alors ? – Ça va, dit l’homme qui faisait ronronner le moteur en tirant sur le fil. – Roulez doucement, recommanda-t-il. – Tiens, lui dit l’homme en lui fourguant, dans la main qui ne tenait pas la lampe, des billets de 1 000 agrafés. – Un merci aurait suffi ! aurait-il voulu dire, mais la voiture s’éloignait déjà en cahotant. Il n’était plus sûr non plus, en froissant le petit

FICTION

Il n’avait pas vraiment voulu. Il avait ralenti automatiquement quand il avait vu dans ses phares les petites têtes, puis il croisa le regard de la femme, devant, avec le bébé dans les bras, et quand l’homme émergea du capot de la voiture, lui faisant signe, il tourna le volant pour se garer sur le bas-côté. En serrant le frein cependant, un frisson de doute l’effleura. L’homme s’approchait. Il baissa sa vitre. – J’ai cassé le câble de l’accélérateur, je crois ! – Ça m’est déjà arrivé, répondit-il, souriant à l’idée qu’il pourrait être utile, efficace et surtout repartir rapidement. Il sortit de la vannette et se dirigea vers la gueule ouverte sur le moteur, hochant la tête vers l’homme qui ne cessait de parler. Hochement de tête également vers la femme. Agitation à l’arrière. Brèves semonces de la mère aux enfants qui trouvaient le temps long. – Je ne suis pas sûr parce qu’on ne voit rien, je n’ai que des allumettes, s’excusa l’homme. Ça a lâché d’un coup sous mon pied. Effluves d’alcool sous le vent de pas de chance. Il revint sur ses pas, farfouilla dans sa boîte à gants et, vite fait, irradia la nuit avec sa méga lampe 100 watts. Excitations semoncées aussitôt dans la voiture. L’homme est bien habillé mais n’est pas pour autant en tenue pour sortir le soir. Moteur mal entretenu sous le capot. Il dénicha rapidement l’origine du mal, l’homme avait raison. – On ne trouvera nulle part un câble de remplacement à cette heureci ! – Puis, il est déjà trop court pour être raccordé ! – Pour le raccorder à la pédale, oui ! – Quand cela m’est arrivé, expliqua-t-il, heureusement je n’étais pas seul. Une voiture break avec le moteur à l’arrière. Mon collègue s’était mis dans le coffre et tirait avec le bout qui restait lorsque je lui criais d’accélérer. – Hélas, ce n’est pas un break, je ne pourrais pas mettre un des enfants sous le capot. – Ce n’est pas la peine, Monsieur, s’exclama-t-il en riant, un peu gêné,


paquet de billets dans sa main. Il cria « Merci ! » dans la nuit. La voiture cahotait, l’homme ne synchronisant pas encore parfaitement ses mouvements. Le passage des vitesses était particulièrement difficile ; il n’avait pas assez de mains. Il aurait voulu passer le fil à la femme mais elle avait déjà le petit dans les bras et de toute façon cela n’aurait fait qu’ajouter une difficulté. – T’as eu de la chance, dit la femme. – Ouais, je galère en pleine nuit pour rentrer ma famille chez moi et t’appelles ça de la chance ! – Mais tu peux rentrer ta famille chez toi, nous avons eu de la chance de tomber sur un pro. – Ouais, un petit malin ! La femme passait une main derrière la nuque de l’homme et le caressait doucement. – T’es trop tendu ! – J’suis fatigué. – Mon père parle beaucoup. – Et surtout il ne va pas se lever à l’heure où je vais me lever. – Tu es content tout de même qu’il t’ait passé les rênes de la boîte, non ? C’est ce que tu voulais depuis longtemps ? Tu voulais changer les choses, moderniser ? – Ouais mais il faut que je lui rende des comptes toutes les semaines, il veut tout contrôler encore. La moindre de mes dépenses, il la dissèque au milieu du repas de famille. – Calme-toi ! – Je ne peux même pas remplacer cette p… de voiture ! – Attention ! Hurlement de freins. Il n’y eut pas le fracas fatidique de tôles se percutant puis se froissant. Juste quelques secondes de frayeur.


– Il s’en est fallu de peu ! – Ce ne serait pas cool d’avoir un accident maintenant ! – Ce n’est jamais le moment d’avoir un accident ! Les exclamations fusaient dans l’habitacle serré. Le chauffeur, avec son rire gras, entraîna tous les autres. C’était sûr, une heure plus tôt, avec ce qu’ils trimbalaient dans le camion, ils n’avaient pas intérêt à se faire remarquer. Mais si…, bon, hein ! Ils avaient de quoi boucher les yeux des curieux. Le chef se prit une rasade du Mangoustan et refit tourner la bouteille. – Tu nous files un peu d’avance, chef ? On a ramené le colis, hein, n’est-ce pas les gars ? – C’est vrai ! c’est vrai ! dirent les gars. – Vrai qu’on les a gagnés ! hurla le chauffeur. – Demain. C’est convenu comme ça. On ne va pas y revenir. Je vous offre à chacun un bon taxi. Pas une pute, non, ce n’est pas le moment de faire une folie de vos corps, un bon taxi, un vary amin’anana si vous voulez, puis vous rentrez chez vous et on se retrouve demain. – Et pour ceux qui n’ont pas de chez soi ? – Tu auras la pute du camion, rugit le chauffeur. Ha ! Ha ! Ha ! Et une nouvelle fois, le rire du chauffeur comme le moteur tractant ses douze tonnes emporta la peur et les rires de cinq hommes exaltés. Le chef ouvrit une autre bouteille. Cela riait, s’acclamait, vociférait. Le chauffeur accéléra en descendant les vieux pavés de la rue de l’hôpital. Il hurlait et faisait hurler sa trompe dans la nuit. Le brigadier dressa les oreilles et, avant de se redresser lui-même tout-à-fait, jeta son cinquième café dans l’eau de lavasse.


ANNUAIRE

ˆÞÚaÚHAVANNA CAFÉÚhÚôދڳ‹Ú©ˆ‹ÚØ©ÚaÚHEDIARDÚhÚôãôÚããÚã{ÞÚ×ôÚaÚHOTEL BRETON : ÚaÚHOTEL DE FRANCEÚhÚôãôÚããÚã³ÞÚô‹ÚaÚHOTEL DE L’AVENUE : 020 24 194 77 HOTELS, RESTAURANTS, BARS, SALONS DE THÉ 020 22 228 18 I IBIS HOTELÚhÚôãôÚãÞڈˆˆÚˆˆÚaÚ(L’) ILE ROUGE : 032 45 507 34 aÚINDIA PALACE (Antaninarenina)ÚhÚôދÚãˆÚ³©ÞÚ©³ÚaÚINDIA PALACE (Tsiazotafo) : Ú aÚ AINA HOTEL : 020 A AERO PIZZA : 020 22 482 91 ÚaÚINFINITHÉ : 032 03 888 88 ÚaÚIN SQUARE : 034 07 066 033 12 563 73 ÚaÚANJARA HOTEL : 020 ããÚØÞôڈ³ÚaÚAKOA : 020 22 437 11 40 ÚaÚISLAND CONTINENT HOTEL : 020 22 489 63 ÚaÚIVATO HOTEL : ããÚôˆÞÚשÚaÚANJARY HOTELÚhÚôãôÚããÚãשڈ{ÚaÚARIRANG : 020 24 271 33 ôãôÚããڋ‹ˆÚ³ôÚaÚIVOTEL : 020 22 227 16 JAO’S PUB : 034 41 213 33 J aÚ(L’) ART BLANCÚhÚôãôÚããڋããÚãôÚaÚATLANTIS : 020 24 642 71 ÚaÚ(Le) JARD’IN : 032 40 098 64 ÚaÚ(Le) JARDIN DU RAPHIA : 020 aÚAUBERGE DU CHEVAL BLANCÚhÚôãôÚããڋ‹ØڋØÚaÚAU BOIS VERT : 020 22 ããÚãˆÞÚ³ÞÚaÚJASMIN HOTELÚhÚôÞãÚô×ڈީÚô‹ÚaÚ(Le) JEAN LABORDE : 020 22 330 45 ‹‹×ÚãˆÚaÚAU JARDIN D’ANTANIMENAÚhÚôãôÚããÚØØÞÚ©³ÚaÚAU TRIPORTEUR : aÚJED ONEÚhÚôÞãÚôãÚ³‹ãÚދÚaÚJET CLUB : 034 79 361 56 KARIBOTEL : K ôãôÚ ããÚ ‹³‹Ú ‹©Ú aÚ AU N’IMPORTE QUOIÚ hÚ ôÞ‹Ú ô³Ú ދ³Ú ã³Ú aÚ (L’) AVENUE ôÞÞÚ³ˆÚØã©ÚÞÞÚaÚKUDETA LAPASOA : 034 74 645 52 ÚaÚKUDETA LOUNGE BAR : (HOTEL TANA PLAZZA) : 020 22 218 65 B (Le) B’ : 020 22 316 86 020 22 611 40 ÚaÚKUDETA URBAN CLUB : 020 22 677 85 LA L aÚ (Le) BASMATIÚ hÚ ôãôÚ ããÚ ‹ˆãÚ ©×Ú aÚ (La) BASTIDE BLANCHE : 020 22 421 CAVERNIAÚ hÚ ôÞ‹Ú ô³Ú ³ô©Ú {ãÚ aÚ LANTANA RESORT : 020 22 225 54 ³³Ú aÚ BATOU BEACHÚ hÚ ôÞ‹Ú ô©Ú ˆôôÚ ôÞÚ aÚ BESOA I : 020 22 210 63 aÚLAPASOA : 020 22 611 40 ÚaÚLA PLANQUE (Restaurant) : 034 81 226 35 aÚBESOA II : 020 22 248 07 ÚaÚBISTROT 21ÚhÚôÞãڋˆÚ{³ØÚ{©ÚaÚBLACK aÚLA TABLE D’EPICUREÚhÚôãôÚããÚވ©Ú{ÞÚaÚLA TABLE DE NIKA : 032 21 933 19 PEARLÚhÚôދÚãôÚ{{{Úã³ÚaÚBOOLY FRONTIERE : 020 22 205 17 ÚaÚ(La) aÚLAVAZZA : 032 05 045 72 ÚaÚ(Le) LAC HOTELÚhÚôãôÚããڋ‹×ÚØ×ÚaÚLE BED : 034 BOUSSOLEÚhÚôãôÚããÚވ{Ú³ôÚaÚ(Le) BRAJAS HOTELÚhÚôãôÚããÚãØÞÚވÚaÚ(La) ©{Ú{{{Ú׳ÚaÚLE BELVEDERE HOTELÚhÚôދڳØÚ©ˆôÚשÚaÚLE CARNIVORE (Restaurant) : BRASSERIE (HOTEL DE FRANCE)ÚhÚôãôÚããÚã³ÞÚô‹ÚaÚ(Le) BUFFET DU JARDIN : 020 032 05 125 04 Úa LE CARRÉ : 032 60 498 00 ÚaÚLE CLUB : 020 22 22 632 02 ÚaÚ(Le) BUREAU : 033 41 590 60 C CAFE CHARLY RESTAURANT Ø©³ÚôôÚaÚLE KASS’DALL : 034 15 110 47 ÚaÚLE ÚaÚCAFE (CARLTON) : 020 22 517 31 PHARE : 020 26 323 28 ÚaÚLE PHOENIX : 034 DE LA GAREÚhÚôãôÚããÚس³Ú³ãÚaÚCALIFORNIA : 032 ‹ˆÚ ©ØôÚ ˆôÚ aÚ LES HERONS : 033 06 194 65 Un grand merci à nos partenaires et diffuseurs :) 50 269 68 Ú aÚ (LE) CARLTON HOTEL : 020 aÚLGM : 032 95 408 04 ÚaÚ(LE) LOGIS HOTEL : 22 260 60 Ú aÚ (Le) CELLIER (HOTEL Ú aÚ LOKANGA HOTEL : 034 020 26 244 43 COLBERT)Ú hÚ ôãôÚ ããÚ ãôãÚ ôãÚ aÚ CH’LUIGGY : 033 07 051 41 Ú aÚ CHALET DES 14 555 02 ÚaÚL’ORIONÚhÚôދÚ{‹Ú³ã©Úã©ÚaÚ(Le) LOUVRE HOTEL : 020 22 390 ROSES hÚôãôÚããÚ؋ãÚÞÞÚaÚ(La) CHAUMIEREÚhÚôãôÚããڋ‹ãÚÞôÚaÚCHILLOUT CAFÉ : 034 ôôÚ aÚ L-SENS : 032 07 609 18 MAD’DELICES : 020 22 266 41 M ôØÚôôÞÚ×{ÚaÚCHEZ ARNAUDÚhÚôãôÚããÚãã³Ú×{ÚaÚCHEZ FRANCISÚhÚôãôÚããÚسÞÚވÚaÚCHEZ aÚMADA HOTEL : 033 23 717 07 ÚaÚMAKA AKOO (Fast Food) : 034 20 501 27 JEANNEÚhÚôãôÚããڋˆ‹Ú‹©ÚaÚCHEZ LORENZO : 020 22 427 76 ÚaÚCHEZ ÚaÚ(Le) MANSON : 032 05 050 32 ÚaÚ(La) MEDINA : 034 04 134 MAXIMEÚhÚôãôÚããڋ޳ڈ³ÚaÚCHEZ SUCETT’SÚhÚôãôÚããÚãسÚôôÚaÚCITY GRILL : 020 23 ÞÞÚaÚMENHIR : 020 22 243 54 ÚaÚMERCURY HOTELÚhÚôãôÚããÚÞôôÚã©ÚaÚMOJO 096 75 ÚaÚCITY PIZZAÚhÚôãôÚã‹Ú³ØˆÚ{ˆÚaÚCOFFEE BARÚhÚôãôÚããÚãשÚô©ÚaÚCOFFEE BAR : 020 22 254 59 ÚaÚMONTPARNASSE (Bar Restaurant) : 020 22 217 16 TIMES : 020 24 106 70 ÚaÚ(LE) COLBERT HOTEL : 020 22 202 02 ÚaÚ(Le) ÚaÚ(La) MURAILLE DE CHINE : 020 22 230 13 N NERONE : COMBAVAÚ hÚ ôãôÚ ãÞÚ ˆ{‹Ú ©‹Ú aÚ COOKIE SHOP : 032 07 142 99 D DIVINA : 034 ôãôÚããÚãÞ³Ú³{ÚaÚNIAOULYÚhÚôãôÚããÚØã×Ú؈ÚaÚNOSY SABA (Hotel) : 020 22 434 00 ÚaÚDREAMS KARAOKE : 033 11 030 39 E ELABOLA AEROPORT 43 241 22 O ! POIVRE VERTÚhÚôãôÚããÚã³ÞÚô‹ÚaÚ(L’) OASIS (HOTEL CARLTON) : 020 22 260 O IVATO : 033 37 251 09 ÚaÚEMMA PLANQUEÚhÚôދÚô×Ú³{ˆÚ×ôÚaÚEPICURE : 034 60 ÚaÚORCHID HOTELÚhÚôãôÚããڋ‹ãÚôÞÙôˆÚaÚORIENT’HALLES : 032 05 07 185 49 F FIRST FASHION CAFÉ : 032 84 628 99 ÚaÚFLEUVE ROUGE : ³ôˆÚ³ôÚaÚOUTCOOLÚhÚôÞÞÚ³ãÚ³ãÚØã‹ÚaÚOZONE : 020 24 749 73 (Le) PALANQUIN : P 033 04 069 86 ÚaÚ(Les) FLOTS BLEUSÚhÚôãôÚã‹Úس‹Ú³×ÚaÚ(La) FOUGERE (HOTEL ôãôÚ ããÚ ‹{ˆÚ {‹Ú aÚ (Le) PALLADIOSÚ hÚ ôãôÚ ããÚ ˆÞ©Ú ‹©Ú aÚ (LE) PALLISSANDRE HOTEL : COLBERT)ÚhÚôãôÚããÚãôãÚôãÚa FRING’ALL : 020 22 229 13 G GASTRO PIZZA : 033 ôãôÚããÚØôˆÚØôÚaÚPALM HOTEL : 020 22 253 73 ÚaÚPANORAMA HOTEL : 020 14 025 54 Úa (Le) GLACIER HOTEL : 020 22 340 99 ÚaÚ(LE) ããڋ³ãڋ‹ÚaÚPAPRIKA : 032 04 781 57 ÚaÚ(Le) PAVILLON de L’EMYRNE : 020 GRAND MELLIS HOTELÚhÚôãôÚããÚãދÚãˆÚaÚ(Le) GRAND ORIENTÚhÚôãôÚããÚãôãÚ{{ÚaÚ(Le) ããÚ㈩ڋˆÚaÚ(Le) PETIT VERDOTÚhÚôãôÚããÚÞ©ãÚދÚaÚPILI PILI DOCK : 020 26 299 42 GRILL DU ROVAÚhÚôãôÚããÚØã×Úã‹ÚaÚ(Le) GRILL DU SAINT LAURENT : 020 22 354 77 ÚaÚPIMENT CAFÉ : 020 24 509 38 ÚaÚPLANETE : 020 22 353 82 aÚGUEST HOUSE MANGA : 020 24 606 78 H (Les) HAUTES TERRES : 020 22 255

180

ANTANANARIVO

Ces établissements acceptent

Ces établissements acceptent


ÚaÚPOURQUOI PAS (Restaurant)ÚhÚôÞãÚôãڈ‹{Úô‹ÚaÚ(Les) POUSSES POUSSES DU RAPHIAÚ hÚ ôãôÚ ã‹Ú ×{ãÚ ×©Ú aÚ PRESTO PIZZA (Antsahabe, Tana Water Front, Analamahitsy) : 034 19 610 49 R RADAMA HOTEL : 020 22 319 27 aÚRAPHIA HOTEL AmbatonakangaÚhÚôãôÚããÚãˆÞÚ³ÞÚaÚRAPHIA HOTEL Isoraka : 020 ããÚÞÞ©ÚÞ³ÚaÚRATATOUILLE (Artisan Boulanger)ÚhÚôދڋ³Ú×Þ³ÚÞãÚaÚ(Le) REFUGE : 020 ããڋ‹{ڈãÚaÚ(Le) RELAIS DE LA HAUTE VILLE : 020 22 604 58 ÚaÚ(Le) RELAIS DES PLATEAUX : 020 22 441 22 ÚaÚ(Le) RELAIS DU ROVA : 020 22 017 ³×ÚaÚ(La) RESIDENCE : 020 22 417 36 ÚaÚRESIDENCE DU ROVA : 020 22 341 ‹ØÚaÚRESIDENCE LA PINEDEÚhÚôÞãÚô×Úãވڈ{ÚaÚRESIDENCE RAPHIA : 020 22 452 97 ÚaÚ(La) RIBAUDIERE : 020 24 215 25 Úa RIVIERA GARDEN : 020 24 792 70 ÚaÚ(Le) ROSSINI : 020 22 342 44 ÚaÚROTISSERIE-GRILL : 032 11 222 ô×ÚaÚROVA Hotel : 020 22 292 77 S (LE) SAINT ANTOINE HOTEL : 033 21 597 19 ÚaÚ(LE) SAINT GERMAIN HOTELÚhÚôÞÞÚãˆÚ{{ãÚسÚaÚ(Le) SAINT LAURENT : ôãôÚããÚވ‹Ú××ÚaÚSAKAMANGA HOTELÚhÚôãôÚããÚވ{Úô©ÚaÚ(Le) SALOON : 033 19 139 ³ôÚaÚSAVANNA CAFE : 032 07 557 45 ÚaÚSHALIMAR Antsahavola : 020 ããÚãØôÚ×ôÚaÚSHALIMAR HOTELÚhÚôãôÚããÚØôØÚôôÚaÚ(Le) SHANDONG : 020 22 319 81 ÚaÚ(Le) SIXÚhÚôÞÞÚ³ˆÚØØØÚØØÚaÚSPUMA GLACE : 034 07 179 63ÚaÚSUCETT’S : ôãôÚããÚãسÚôôÚaÚSUNNY GARDEN hÚôãôÚããÚÞãÞÚ{ˆÚaÚSUNNY HOTEL Amparibe : 020 ããÚãØÞÚô‹Úa SUNNY HOTEL Ankorondrano : 020 22 368 29 T (La) TABLE DES HAUTES TERRESÚhÚôãôÚããÚØôˆÚØôÚaÚTAJ HOTELÚhÚôãôÚããÚØã‹Ú³ôÚaÚTAMBOHO : 020 22 ÚaÚTANA HOTEL : 020 22 313 20 Ø©ÞÚôôÚaÚTANA ARTS CAFE : 034 15 610 56 aÚTANA PLAZZA HOTELÚhÚôãôÚããÚã³{Ú؈ÚaÚ(La) TAVERNE (HOTEL COLBERT) : 020 ããÚãôãÚôãÚaÚTERRASSE EXOTIQUEÚhÚôãôÚããÚ㋋Úô©ÚaÚ(La) TERRASSE DE TYDOUCE : ôãôÚã‹Úˆããڈ³ÚaÚ(La) TERRASSE DU GLACIER : 020 22 202 60 ÚaÚTIMGAD : 020 22 327 42 ÚaÚTOKO TELO : 020 24 657 47 ÚaÚ(Le) TRAM : 020 26 Þ{{Úã{ÚaÚTRANO BONGO HOTELÚhÚôދÚãôÚÞ؈ÚދÚaÚTRANOVOLA : 020 22 334 71 U URBAN CAFE : 033 11 258 66 V VAHINY HOTEL : 020 22 217 16 ÚaÚVANGA GUEST HOUSEÚhÚôãôÚããڋ‹ãÚÞÞÚaÚ(Le) VANILLA (ORCHID HOTEL) : ôãôÚããڋ‹ãÚôÞÙôˆÚaÚ(La) VARANGUEÚhÚôãôÚããÚã×ÞÚ©×ÚaÚ(La) VILLA : 020 26 254 73 aÚVILLA IARIVOÚhÚôãôÚããڈØ{Ú³{ÚaÚVILLA ISORAKA : 020 24 220 52 ÚaÚVILLA VANILLE : 020 22 205 15 Z ZEBU ORIGINAL BISTROTÚhÚôãôÚããÚã©©Ú©×ÚaÚZENITH HOTEL : 020 22 290 05 BOUTIQUES, BIJOUTERIES, ARTS, DÉCO

A ADANÚhÚôދÚãØÚÞ{³Ú{ÞÚaÚALL SPORT Tana Water FrontÚhÚôãôÚããÚ؋‹Úô©ÚaÚALLURE FASHIONÚhÚôÞÞÚãˆÚ×{ôÚ{‹ÚaÚAMBIANCE ET STYLE hÚôދÚôˆÚ³ô³Ú×ãÚaÚAMPALIS : 034 ³©Úãã×Ú{ˆÚaÚARABESQUE : 032 02 303 42 ÚaÚARTS ET MATIERES : 020 24 522 ˆ³ÚaÚAT HOMEÚhÚôãôÚããڋ‹ØÚÞ{ÚaÚAUDACE LINGERIEÚhÚôÞãÚ×ôÚ׳ôڋ‹ÚaÚANTIQUAIRES DE TANA (Tana Water Front et Behoririka) : 032 07 174 50 B BEBE A BORD : ôÞ‹Ú ô×Ú ã{³Ú ×ãÚ aÚ BIJOUTERIE AMRATLALÚ hÚ ôãôÚ ããÚ ÞØ‹Ú ×©Ú aÚ BIJOUTERIE MANOU Analakely : 020 22 612 25 ÚaÚBIJOUTERIE MANOU Antaninarenina : 020 22 256 64 Ú aÚ BIJOUX OREAÚ hÚ ôãôÚ ããÚ Ø×{Ú ³ˆÚ aÚ BIJOUTERIE PALA : 020

ÚaÚLa BOUTIQUE DE V : 032 07 001 ããÚããˆÚô³ÚaÚBLACKWEAR : 032 04 558 89 ÞãÚaÚBYZANCE : 032 05 233 30 C CAFE COTONÚhÚôãôÚããÚÞôãÚô©ÚaÚCARAMBOLE : ôãôÚ ããÚ ãô×Ú ‹ôÚ aÚ CARAMIELÚ hÚ ôÞÞÚ ³³Ú ÞØ‹Ú ô©Ú aÚ CLEA BOUTIQUE : 032 07 604 48 ÚaÚCMHÚhÚôãôÚãÞÚÞããÚãØÚaÚCOUP DE CŒUR : aÚCLEMENTY : 020 22 364 90 032 89 461 45 Ú aÚ COURTS Ankorondrano : 020 22 550 25 aÚCOURTS Tanjombato : 020 22 576 76 ÚaÚCOURTS 67 HA : 020 22 336 64 ÚaÚCRISTAL CADEAUX : 020 22 365 42 D DECI-DELA Ankorondrano : 032 ôˆÚôôÚã׋ÚaÚDECI-DELA IvatoÚhÚôÞãÚ³³ÚôôÚã××aÚDECI-DELA Route Circulaire : 032 ôˆÚôôÚã×ãÚaÚDECI DELA Tana Water FrontÚhÚôÞãÚ³³ÚôôÚã×{ÚaÚDECO FRANCE : 020 ããÚã©ÞÚ×ãÚaÚDREAM STONES TRADINGÚhÚôދÚô×Ú³{ˆÚ{ÞÚaÚDRESS CODE : 034 20 555 ©©ÚaÚDUTY FREEÚhÚôދÚô×Ú³{©ÚÞôÚaÚDUW 1203 - Dago Urban Wear : 034 01 083 67 aÚELEKTRA : 034 45 520 75 E ELLE’M hÚôދÚãØÚÞ{³Ú{ÞÚaÚ(L’)EMPIRE DU MARIAGE : ôÞÞÚôãÚØ{{Ú{{ÚaÚESPACE BIJOUX : 020 22 311 85 ÚaÚETHNIK Shop : 020 ããÚس³Ú‹ôÚaÚETINCELLEÚhÚôދÚô{ڋÞôÚ×ãÚaÚEVASION DECO : 033 18 607 97 F FANCY BOUTIQUEÚ hÚ ôãôÚ ããÚ Þô{Ú {©Ú aÚ FEMININE : 034 60 647 38 Ú aÚ FIFTH AVENUEÚhÚôދÚôˆÚôÞ³Ú³ˆaÚFINAL TOUCH : 033 02 402 82 ÚaÚFOSA SHOP Tana Water FrontÚhÚôãôÚãØÚÞ××Ú{ˆÚaÚFOSA SHOP IsorakaÚhÚôãôÚãØÚã‹ÞÚ©³ÚaÚFRAGILE (Ankorondrano et Smart Tanjombato)ÚhÚôދÚôãÚ³³ôÚ×ãÚaÚFUN MOBILE : 032 05 079 79 aÚFUSION RAY : 020 22 636 28 G G.I. (Gentleman Individuel) : 034 02 783 60 H HAZOMANGAÚhÚôÞãÚôãڈã×ڋÞÚaÚIMAGE : 034 08 884 90 I IS’ART GALERIEÚ hÚ ôÞÞÚ ãˆÚ ³‹{Ú ×³Ú aÚ IVAHONA (Boutique)Ú hÚ ôÞãÚ ôˆÚ ô©ôÚ ôãÚ aÚ IVAHONA (Maison) : 032 05 090 06 J JAVA : 032 59 987 82 ÚaÚJINA CHAUSSURES SMART : 034 02 395 70 K KAPRICE Tana Water Front : 034 08 031 ׈ÚaÚKIDORO (Literie)ÚhÚôãôÚãÞÚØã{Ú{‹ÚaÚKIF DAGOÚhÚôÞÞÚ×{Ú³ˆ³Ú©©ÚaÚKIVAH&CO : ôÞãÚôˆÚ{׋ÚވÚaÚKLUNG MALAGASY Mode JuniorÚhÚôދÚôÞÚô³ˆÚôØÚaÚKIOSK à BIJOUX : ôÞÞÚ³ˆÚ{ÞôڋÞÚaÚKOKOLOKO IsorakaÚhÚôÞÞÚô{ڋ‹ÞÚ³©ÚaÚKRISTEL BOUTIQUE : 032 ‹ôڋˆ×Ú³ˆÚaÚKRYS OPTIQUE Gare Soarano hÚôãôÚããÚã³³ÚôãÚaÚKRYS OPTIQUE Score Digue hÚôãôÚã‹Úãã©Ú©×ÚaÚKUDETA BOUTIQUE : 034 74 645 52 ÚaÚKRYS OPTIQUE Zoom Ankorondrano : 020 22 318 38 L L’ADRESSEÚhÚôދÚôÞÚôô‹ÚˆˆÚaÚLA COUR CARREE : 032 05 090 06 LA ROMANCEÚhÚôÞÞÚ³ˆÚˆÞØÚ{ˆÚaÚLA TOURISTA : 034 87 003 {×ÚaÚLE 7EME CIEL : 034 84 642 56 ÚaÚLE MONDE DE BEBE : 034 07 219 84 aÚLOLITA BOUTIQUEÚhÚôãôÚã‹ÚÞ׈ڈÞÚaÚLUMIN’ART : 020 22 431 34 M MADESIGN : ÚaÚMAKATY (Magasin Mac) : 034 ôãôÚããÚ㋈ڈôÚaÚMAFIOZZO : 034 02 645 93 04 102 87 ÚaÚMAKI COMPANYÚhÚôãôÚããÚãô×ڋ‹ÚaÚMALGADECOR : 020 23 691 ©{ÚaÚMAMA BENZÚhÚôÞãÚôˆÚ×××Ú׋ÚaÚMAXI TUNINGÚhÚôÞãÚ³³ÚôôÚދˆÚaÚMEGASTORE by CLEMENTYÚhÚôãôÚããÚãô‹ÚãØÚaÚMISS SIXTYÚhÚôÞÞÚ³³Ú‹×©Ú{ãÚaÚMOISELLE : 034 11 187 60 ÚaÚMOTOSTOREÚhÚôދÚô×ڳשڈ×ÚaÚMY SPACEÚhÚôãôÚãØÚÞ{³Ú{ÞÚaÚMY WORLD FASHION DESIGN : 034 11 605 54 N NEW BALANCE : 034 31 693 10 ÚaÚNEW ÚaÚNIL MEUBLE : 020 22 MANÚhÚôÞãÚ³³ÚôôÚã×{ÚaÚNEW STYLE : 034 18 247 32 451 15 O OCEAN TEXTILEÚhÚôãôÚãØÚÞ{{ÚãØÚaÚON ABI : 020 22 558 59 P PAGE 2 hÚôދڳØÚ׈³Ú{‹ÚaÚPAGE 2 SMART : 034 16 751 12 aÚPAPARAZZI : 020 22 567 71 ÚaÚPHILAE DECO : 020 22 427 21

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aÚPOINT MARIAGEÚhÚôãôÚã‹ÚˆÞ×ÚØØÚaÚPRECIOUSÚhÚôދÚô³Ú³×ôÚÞ©aÚPRETTY WOMEN : ôÞãÚôÞÚãô©ÚôÞÚaÚQUE DU BONHEUR : 034 84 049 46 Q QUINCAILLERIE 2000 : 020 22 333 82 R REGAL SHOESÚhÚôãôÚã‹Ú××ÞڈãÚaÚRIVES GAUCHE : 033 ôãÚã׈Ú{³ÚaÚROSES ET BAOBABÚhÚôÞãڋôÚسˆÚØôÚaÚROUGE DESIR : 033 25 780 84 S SAMSUNG (Analakely)Ú hÚ ôãôÚ ããÚ ã©ˆÚ ˆÞÚ aÚ SAROBIDY MADAGASC’ART : 033 ³³Ú؋ãÚ؋ÚaÚSAV TECHNOÚhÚôދÚ×ôÚسÞڋ‹ÚaÚSEPT PRIX MEUBLE : 020 22 664 79 aÚSERENITY PALACEÚhÚôÞÞÚôˆÚÞ׋ÚãôÚaÚSHAMROCK hÚôãôÚããڈ‹©Ú{ãÚaÚSHOP STYLE : ôÞ‹Ú ô‹Ú ©³ˆÚ ô³aÚ SOBEKÚ hÚ ôãôÚ ã‹Ú ³ØØÚ ‹³Ú aÚ SOPHIA BOUTIQUE : 034 12 869 95 aÚSTOP MARKET : 034 36 818 00 T TANT POUR ELLE : 034 96 723 00 aÚTATTI WATTI : 034 02 016 64 ÚaÚ(La) TEESHIRTERIEÚhÚôãôÚããÚãô×ڋôÚaÚTIME PALACEÚhÚôãôÚããÚÞ×ôÚÞ³ÚaÚTISHANAKA : 032 02 200 00 ÚaÚTRACCE (Boutique) : ÚaÚTRENDYÚhÚôãôÚããÚÞ؋Ú{{ÚaÚSUCCES FOU : 032 44 054 35 034 02 675 77 V VEL’DUTY FREEÚhÚôãôÚããÚØãØÚ³‹ÚaÚVIVA DESIGN Ankorondrano : 020 22 364 88 W WHITE PALACE : 020 22 669 98 Y YOU SACS & CHAUSSURES : 034 02 016 64 Z ZAZAKELY : 034 04 245 82 SPORTS, LOISIRS

A ACADEMIE DE DANSE : 020 24 740 93 B BLUELINE : 020 23 320 10 ÚaÚ(Le) CARLTON FITNESS CLUB : C CANALSAT : 020 22 394 73 020 22 260 60 poste 1503 F FITNESS CLUB : 034 05 360 51aÚ FORM + : 020 26 394 98 G GASY QUAD : 032 12 600 00 I INGAÚhÚôÞãÚôãÚãØôڋãÚaÚIVOKOLO Centre culturel d’Ivandry : 032 63 291 06 L LE CHAT’O : 034 23 033 33 aÚLE C.O.T.ÚhÚôÞãÚôˆÚô{ˆÚ‹ôÚaÚLECTURES ET LOISIRS : 020 22 325 83 O OXYGEN FITNESS & SPA : 034 14 240 22 P PARABOLE MADAGASCAR : 020 23 261 61 S SALLE DE SPORT (Immeuble Aro Ampefiloha) : 020 26 296 27 aÚ STUDIO 101 : 032 57 984 04 T TANA PAINT BALL : ôÞãÚã{Úש{Úã‹ÚaÚT-TOON : 034 40 612 50 COMMUNICATIONS, AGENCES

A AGENCE FAACTOÚhÚôãôÚãÞÚã©×Ú؋ÚaÚAGENCE GRAND

ANGLEÚ hÚ ôãôÚ ããÚ ˆ‹©Ú ©ˆÚ aÚ AGENCE NOVOCOM : 020 23 ˆˆ×Ú ‹×Ú aÚ AGENCE TAM TAM hÚ ôãôÚ ããÚ ã³{Ú ×ôÚ aÚ AIRTEL MADAGASCAR : 033 11 001 00 Ú aÚ AK…TV : 020 22 385 41 M MACADAM : 020 22 640 68 R RLI Radio : 020 22 290 16 T TEKNET GROUP : 020 22 313 59 AGENCES DE VOYAGE, TOURISME

184

A AIR FRANCE : 020 23 230 23 aÚAIR MADAGASCAR : 020 22 222 22 aÚAIR MAURITIUS : 020 22 359 90 C CAP

MADA VOYAGES : 020 22 610 48 D DILANN TOURS MADAGASCAR : 032 05 Ø{©Ú‹×ÚaÚDODO TRAVEL : 020 22 690 36 M MALAGASY Travel : 032 41 526 51 aÚMERCURE VOYAGE : 020 22 237 79 N NOOR VOYAGES : 034 05 020 90 O OFFICE NATIONAL DU TOURISME : 020 22 660 85 S STA Aviation : 032 73 369 81 SALONS DE BEAUTÉ, PARFUMERIES

A APHRODITEÚ hÚ ôãôÚ ããÚ ˆ‹ôÚ ‹{Ú aÚ AMAZONE CITYÚ hÚ ôÞãÚ ôˆÚ ãˆãÚ ÞØÚ aÚ AMAZONE SMARTÚ hÚ ôãôÚ ããÚ ‹ØãÚ ³ãÚ aÚ AQUA VILLA : 032 07 648 42 Ú aÚ ARIA BEAUTÉ : 020 22 642 69 ÚaÚASMARA MASSAGEÚhÚôÞÞÚã‹ÚÞã‹Ú³ôÚaÚATELIER DE HAUTE COIFFURE : 032 04 259 82 B BELLISSIMA (Esthétique & Coiffure) : 034 17 404 41 C COCOONINGÚhÚôދÚÞØÚÞã×Úã×ÚaÚCOLOMBE MASSAGEÚhÚôãôÚã‹Ú×ØÞÚ³³ÚaÚCOYOTE GIRL : 033 14 657 20 E ESTETIKA : 020 22 201 27 F FELINE AnkadivatoÚ hÚ ôãôÚ ããÚ ã{{Ú ãôÚ aÚ FELINE BEAUTÉ Zoom : 020 22 364 94 aÚFLEURS de BEAUTÉ (Salon de beauté)ÚhÚôãôÚã‹Úވ‹Ú©×ÚaÚFLORIBIS : 032 05 819 33 G GRAINS de BEAUTÉ : 020 22 445 26 H HARMONY BEAUTY : 032 47 361 03 I INTERLUDE : 033 18 529 31 M MAJOREL : 020 22 253 29 P PASSION BEAUTÉÚhÚôãôÚããÚãˆãÚÞ©Úa PELE MECHE COIFFURE : 034 17 268 59 ÚaÚPROGDIS : 020 23 256 10 R RAINBOW BEAUTYÚhÚôãôÚããÚÞ³ôÚ©ˆÚaÚREGINA’S BEAUTY : 020 26 289 24 S SOFITRANS : 020 22 223 30 T TARA’S COIFFURE : 032 05 438 51 Y YVES ROCHER : 020 22 475 20 SANTÉ

A ASSISTANCE PLUS : 020 22 487 47 C CTB : 032 78 488 42 Ú aÚ CTB AMBOHIMANARINA : 020 22 450 61 O OPHAM : 034 74 644 23 P PHARMACIE DE LA DIGUEÚhÚôãôÚããÚØã×ڋ©ÚaÚPHARMACIE HASIMBOLA : 020 22 259 50 ÚaÚPHARMACIE METROPOLE : 020 22 200 25 ÚaÚVETCARE : 032 05 749 22 ENTREPRISES, INSTITUTIONS

A ABC CONSTRUCTIONÚ hÚ ôãôÚ ããÚ ‹ãÞÚ ‹©Ú aÚ ALLIANZ : ôãôÚ ããÚ ˆ×©Ú ôôÚ aÚ ASSIST Aviation : 034 07 185 98 aÚ ASSIST DST : 020 22 426 88 B BHL MADAGASCAR : 020 22 208 07 ÚaÚBRASSERIE STAR : 020 22 277 11 D DIRICKX : 020 22 446 60 E EXOFRUIMAD : 020 22 457 96 F FILATEX : 020 22 222 31 G GROUPE SMTP : 020 22 442 20 H HENRI FRAISE FILS & CIE : 020 22 227 21 Ú aÚ HESNAULT MADTRANS : 020 22 618 33 I ID MULTIMEDIA : 020 23 ã©×Ú Ø‹Ú aÚ IN CONCEPTÚ hÚ ôãôÚ ã‹Ú Þ{{Ú ˆØÚ aÚ IFM (ex-CCAC) : 020 22 213 75 J JOCKER MARKETING : 020 22 685 48


M MICROCRED (Ambodivona)Ú hÚ ôãôÚ ããÚ Þ³ØÚ ÞˆÚ aÚ MICROCRED (Tsaralalana) : ôãôÚããÚã؋Ú×ôÚaÚMICROCRED (Ambohibao)ÚhÚôãôÚããڋ‹ØڈØÚaÚMICROMANIA : 020 22 558 60 S SARL REGENCY (Passeport VIP) : 034 64 937 00 ÚaÚSOCIETE FANIRY SARLÚhÚôãôÚããڈˆ‹Úô©ÚaÚSOREDIM : 020 22 239 27 T TECHNIBAT : 032 07 223 76 U UNICEFÚhÚôãôÚããÚØ׋ک×ÚaÚUNIVERSITE ACEEM : 020 26 098 61 V VIMA : 020 22 330 93 X X-CHANGE : 020 30 889 99 CONCESSIONNAIRES

C CONTINENTAL AUTO : 020 22 644 42 I INFINITY : 034 14 000 19

aÚCT MOTORS : 020 23 320 52

M MADAUTO : 020 23 254 54 aÚMATERAUTO : 020 22 233 39 aÚMOTOSTORE : 020 22 600 00 S SICAM : ôãôÚããÚãã©ÚسÚaÚSODIREX : 020 22 274 29 T TRACES (Motos) : 020 23 350 35 PHOTOS

D DMT PHOTO Score DigueÚhÚôÞãÚôãÚô‹ØÚÞãÚaÚDMT PHOTO Antaninarenina : 020

ããÚØããÚ³©ÚaÚDMT PHOTO AnalakelyÚhÚôãôÚããÚس³ÚôôÚaÚDMT PHOTO Ankorondrano : ôÞãÚØãÚשØÚÞØÚaÚKODAK : 032 62 796 36

VOYAGEURSÚhÚôãôڋ‹Ú©×©ÚÞ{ÚaÚHOTEL DES THERMESÚhÚôãôڋ‹Ú‹{×ÚسÚaÚHOTEL HASINA : ôãôڋ‹Ú‹{ˆÚˆØÚaÚHOTEL IMPERIALÚhÚôãôڋ‹Ú‹{ÞÚÞÞÚaÚHOTEL LE TRIANON : 020 44 051 ‹ôÚaÚHOTEL RETRAITÚhÚôãôڋ‹ÚôˆôÚã©ÚaÚHOTEL VATOLAHYÚhÚôދÚô×Ú©Þ×Ú××ÚaÚHOTEL VOLAVITAÚhÚôãôڋ‹Ú‹{{Ú؋ÚaÚLA VILLA HRÚhÚôÞÞÚ³ÞÚ{ô³Ú‹×ÚaÚLE CAFE DE L’ALLIANCE : ÚaÚLE ROYALE PALACE : 020 44 ôދڋÞÚãããÚãØÚaÚLE CENT DIX : 034 98 906 00 490 40 R RESIDENCE CAMELIAÚhÚôãôڋ‹Ú‹{{ڋ‹ÚaÚRESTAURANT POUSSE POUSSEÚ hÚ ôÞãÚ ô×Ú ³©³Ú ©×Ú aÚ RESTAURANT RAZAFIMAMONJY : 020 44 483 53 aÚRESTAURANT ZANDINA : 020 44 480 66 S SARABANDA RISTORANTE : 034 11 900 27 SPORTS, LOISIRS

C CANALSAT : 032 05 276 46 House) : 020 44 943 87

G GOLF CLUB D’ANTSIRABE (Club

ENTREPRISES, INSTITUTIONS

M MICROCRED : 032 05 367 01 MAHAJANGA (MAJUNGA)

IMMOBILIERS

F FIRST IMMO : 020 22 368 68 G GUY HOQUET : 032 07 173 17 I IMMO CONSEIL : 020 22 622 22 P PROMO-TANA : 020 22 617 50 R ROKA IMMO : 032 07 848 02 SERVICE RAPIDE

M MALAKY : 032 45 383 32 PAYSAGISTE

P PARADISE GARDENS / PHYTO-LOGIC : 034 11 333 45 MATÉRIELS INFORMATIQUES

A APPLE STORE : 034 14 311 91 P POLYGONE : 020 22 306 20 aÚPREMIUM INFORMATIQUE : 032 05 115 00 S SHARP STORE : 020 22 422 94 T TECHNOLOGIES ET SERVICES : 020 23 258 12 ANTSIRABE HOTELS, RESTAURANTS, BARS, SALONS DE THÉ

A A LA TABLE DE JAMESÚhÚôދڳÞÚ×ô‹Ú©×ÚaÚAU RENDEZ-VOUS DES PECHEURS : 020 42 492 04 B BAR L’INSOLITE : 032 02 158 14 C CRISTAL HOTEL : 034 44 916 09 F FLOWER PALACE HOTEL : 034 14 870 01 H HOTEL CHAMBRE DES

HOTELS, RESTAURANTS, BARS, SALONS DE THÉ

A (L’) ALAMBICÚ hÚ ôÞãÚ ‹³Ú ‹Þ©Ú ã×Ú aÚ AMBIANCE TROPIK ET GOURMANDE : 033 ³³Ú×ވÚ×ÞÚaÚANTSANITIA RESORT : 020 62 911 00 B BADAMIER : 020 62 240 65 aÚBLUES’ ROCK CAFEÚhÚôÞãÚô‹ÚØ{ôÚ{©ÚaÚBOLO PASTA ET GLACIER : 020 62 923 55 C CAPRICEÚhÚôãôÚØãÚ㋋ڋ{ÚaÚCOCO LODGE : 020 62 230 23 E (L’) EXOTIC : ôÞãÚ ØÞÚ ˆ{{Ú ˆôÚ aÚ EXPRESSO : 034 45 980 39 F FISHING HOTEL : 032 04 682 ãôÚ aÚ FISHING RESTAURANT : 032 21 131 22 H HOTEL RESTAURANT DE LA PLAGE : 020 62 226 94 K KARIBU LODGE : 033 11 497 51 L LA CORNICHE RESTAURANT : 034 38 162 54 ÚaÚLA PASSERELLEÚhÚôÞãڋôÚôˆÞÚ×ôÚaÚLA ROTONDEÚhÚôÞãڋôÚ؈ØÚãØÚaÚLATINO CAFEÚhÚôÞÞÚô×Ú׋ØÚ³³ÚaÚLE GUEST : 032 76 193 79 ÚaÚLES ROCHES ROUGES : 020 62 020 01 ÚaÚLOOCK NESS : 032 71 391 58 M MARCO PIZZA : 032 11 110 32 P PAPY RALEURÚhÚôÞãÚô×Ú©Þ©Ú³ˆÚaÚPICCOLA CORTEÚhÚôãôÚØãÚôã³Ú©‹ÚaÚ(LA) PISCINE HOTEL : 020 62 241 72 Q QUAI OUEST : 020 62 233 00 S SAN ANTONIO : 032 05 244 ôÞÚaÚSHAKIRAÚhÚôÞÞÚ׳ÚÞ؈ÚÞ©ÚaÚ(LE) SUDÚhÚôÞãڋôÚ؈ØÚãØÚaÚSUNNY HOTEL : 020 62 918 13 T TOBANYÚhÚôÞãÚسÚ׈ÞÚÞãÚaÚTROPICANA : 020 62 220 69 V VIEUX BAOBAB : 020 62 220 35 BOUTIQUES, BIJOUTERIES, ARTS, DÉCO

C CLEMENTY : 020 62 243 04 SPORTS, LOISIRS

187


C CANALSAT : 032 02 417 47

E ESPACE BEAUTÉ : 033 05 252 33 L LA PARFUMERIE : 032 05 252 33 S SWEETIE’S BEAUTY : 032 04 900 42 V VITA BEAUTÉ : 034 87 439 59

AGENCES DE VOYAGE, TOURISME :

L LA RUCHE DES AVENTURIERSÚhÚôãôÚØãÚã‹×ÚשÚaÚSKY SERVICES MADAGASCAR :

LIBRAIRIES

L LIBRAIRIE FAKRA : 020 53 321 30

032 05 217 40 ENTREPRISES, INSTITUTIONS

TOLIARY (TULEAR)

A ALLIANCE FRANCAISE : 020 62 225 52 PHOTOS

D DMT PHOTO : 020 62 245 39 TOAMASINA (TAMATAVE) HOTELS, RESTAURANTS, BARS, SALONS DE THÉ

A ADAM & EVEÚ hÚ ôãôÚ ˆÞÚ ÞÞ‹Ú ˆØÚ aÚ ANJARA HOTEL : 020 53 303 61 B (Le) BATEAU IVRE : 020 53 302 94 ÚaÚBLUE MOON : 032 52 199 74 ÚaÚ(Le) BORAHA VILLAGE (Sainte Marie) : 020 57 912 18 C CHEZ LUIGI : 020 53 345 80 aÚCHEZ RASOAÚhÚôÞãÚ{ˆÚ³××ÚãôÚaÚCOM CHEZ SOIS : 020 53 345 80 D DARAFIFY : 034 60 468 82 H HOTEL CALYPSOÚhÚôދÚô×Ú³Þ³ÚÞãÚaÚHOTEL FLEURI : 032 25 498 72 ÚaÚHOTEL H1 : 033 28 358 33 J JAVA HOTEL : 020 53 316 26 L LA PIROGUEÚhÚôÞÞÚôˆÚ©³×Ú³×ÚaÚLE DOMAINE DES BOUGAINVILLIERS (Mahambo)ÚhÚôÞãÚô‹Úô³³Ú©ØÚaÚLE METISÚhÚôÞãÚ{ØÚÞשڈˆÚaÚLE TII’WAI : 034 02 123 ³ôaÚLONGO HOTEL : 020 53 335 54 N (Le) NEPTUNE : 020 53 322 26 O (L’) OCEAN 501 : 032 64 147 43 P PANDORAÚhÚôÞãڋØÚô{×ÚÞØÚaÚ(Le) PILE OU FACEÚhÚôãôڈÞÚÞôØڈÞÚaÚPIMENT BANANE : 034 08 043 09 ÚaÚPRINCESSE BORA (Sainte Marie) : 020 57 004 03 Q QUEEN’S : 032 61 486 20 R (La) RECREA : 032 04 610 71 S SNACK-COULEUR CAFÉ hÚ ôÞãÚ ˆØÚ ã©{Ú ÞØÚ aÚ SOUTH EASTÚhÚôÞãڈôÚãسÚ{ØÚaÚSUNNY HOTEL : 020 53 336 11 T (La) TERRASSE : 034 45 016 03 V Ú aÚ (Le) VIPÚ hÚ ôÞ‹Ú {ˆÚ ש‹Ú ô‹Ú aÚ (Le) VERSEAU : 032 05 612 62 X XL BAR : 034 07 043 09 BOUTIQUES, BIJOUTERIES, ARTS, DÉCO

A ANTIDOTE : 032 11 692 27 C CLEA BOUTIQUE : 032 07 604 46 C CLEMENTY : 020 53 309 90 M MY EPICERIE : 034 79 282 54 N NULLE PART AILLEURS : 020 53 325 06 T TNT : 034 39 025 54 SPORTS, LOISIRS

C CANALSAT : 032 05 276 02 SALONS DE BEAUTÉ, PARFUMERIES

C EAST ACADEMY : 034 02 335 86

HOTELS, RESTAURANTS, BARS, SALONS DE THÉ

A ANAKAO OCEAN LODGE & SPAÚ hÚ ôãôÚ ããÚ Þã{Ú ØôÚ aÚ ATLANTIS : 020 94 700 42 B (Le) B52ÚhÚôދÚôˆÚˆ‹ôڋ{ÚaÚBAMBOO CLUBÚhÚôãôÚ©‹Ú©ôãÚ³ÞÚaÚBELLE VUE HOTEL (Ambolimalaika)ÚhÚôÞãÚô‹Ú؋×ÚããÚaÚ(LE) BO BEACH RESTO PETER : 032 04 ôô©Ú³ÞÚaÚ(LE) BŒUF : 032 82 614 68 C CALIENTE BEACHÚhÚôãôÚ©‹Ú©ã‹Ú³{ÚaÚCHEZ ALAINÚhÚôãôÚ©‹Ú‹³ˆÚã×ÚaÚ(Le) CORTO MALTESE : 032 02 643 23 D DUNES IFATY : 020 94 914 80 E (L’) ESCAPADEÚhÚôãôÚ©‹Ú‹³³Ú{ãÚaÚ(L’) ETOILE DE MER : 020 94 428 07 H HOTEL DE LA PLAGE (Ambolimalaika) : 032 04 362 76 aÚHOTEL LA MANGROVE (Ankilibe)ÚhÚôãôÚ©‹Ú©ÞØÚãØÚaÚHOTEL LES PALETUVIERS : 020 94 440 39 ÚaÚHOTEL MASSILIAÚhÚôÞãڈ×ÚØô‹Ú×{ÚaÚHOTEL RESTAURANT LE PRESTIGEÚhÚôÞãÚôãÚôØãÚسÚaÚHOTEL RESTAURANT LA MIRA (Madio Rano) : 032 02 Øã³Ú‹‹ÚaÚHOTEL SAFARI VEZO (Anakao)ÚhÚôãôÚ©‹Ú©³©ÚÞôÚaÚHYPPOCAMPO HOTEL : 020 94 410 21 I IFATY BEACHÚhÚôãôÚ©‹Ú©³‹Úã×ÚaÚISALO ROCK LODGE : 020 22 328 60 J JARDIN DU ROY / RELAIS DE LA REINEÚhÚôãôÚããÚވ³Ú؈ÚaÚ(LE) JARDIN : 020 94 428 18 K KINTANA GUEST HOUSE : 020 94 930 80 L ÚaÚLA BERNIQUE : 020 ©‹Ú‹‹©Ú{×ÚaÚLALANDAKA HOTELÚhÚôãôÚ©‹Ú©³‹ÚވÚaÚLA ROSE D’OR : 032 54 355 29 aÚLA MAISONÚhÚôÞãÚô×Ú×ã×ڋ×ÚaÚLE JARDIN DE BERAVY : 032 40 397 19 M MANGILY HOTEL : 032 02 554 28 N (LE) NAUTILUS : 020 94 418 74 P (LE) PARADISIER HOTELÚhÚôÞãÚô×ÚØØôÚô©ÚaÚPLAZZA HOTEL : 020 94 903 02 R (LE) RECIF : 020 ©‹Ú ‹‹ØÚ {{Ú aÚ RELAIS D’AMBOLAÚ hÚ ôÞãÚ ‹ˆÚ ÞãØÚ ã³Ú aÚ (LA) RESIDENCE ANKILY : 020 94 445 50 S SAÏFEE HOTEL : 032 05 552 03 ÚaÚSALARY BAY : 020 75 514 86


aÚLE SAX’APHONE RESTOÚhÚôÞãÚ׈Úދôڋ³ÚaÚSERENA HOTELÚhÚôãôÚ©‹Ú‹‹³Ú×ÞÚaÚ(LE) SOLEIL COUCHANT : 032 47 360 15 T TAM TAM CAFE : 032 02 524 48 aÚ½LA) TERRASSE CHEZ JEFF : 032 02 650 60 V VICTORY HOTEL :020 94 440 64 ÚaÚ(LE) VOVOTELO HOTEL : 034 29 377 36 BOUTIQUES, BIJOUTERIES, ARTS, DÉCO

C CLEMENTY : 020 94 411 91 T TOP GSM : 034 23 118 29 SPORTS, LOISIRS

C CANALSAT : 032 07 220 46 AGENCES DE VOYAGE, TOURISME

M MAD SUD VOYAGE : 020 94 423 20

×{Ú aÚ L’ETINCELLEÚ hÚ ôÞãÚ ‹ˆÚ ‹Þ³Ú ˆôÚ aÚ LE SUAREZÚ hÚ ôÞãÚ ô×Ú ‹³ØÚ ³×Ú aÚ LE TSARA B VAOVAOÚhÚôÞãÚô‹Ú©‹ôÚ©×ÚaÚLIBERTALIAÚhÚôÞãÚô‹Úس©Ú{×ÚaÚLIBERTALIA : 032 04 619 87 M MEVA PLAGEÚhÚôÞãڋÞÚ{³×Ú×ôÚaÚMEXI COCO : 020 82 218 51 R RESTAURANT LA JONQUEÚhÚôÞãÚô×Úô×Øڈ‹ÚaÚRESTAURANT LE PALMIER : 032 85 002 70 aÚRESTAURANT LE TSARA BE : 032 04 940 97 T TONGA SOA : 032 02 288 20 V VARATRAZAÚhÚôÞãÚ{×Úô‹³Ú{ãÚaÚVOKY BE : 032 04 012 01 BOUTIQUES, BIJOUTERIES, ARTS, DÉCO

B BLACK WEARÚ hÚ ôÞãÚ ô‹Ú Øô×Ú ©ôÚ aÚ BOUTIQUE BLEUE NUIT : 033 09 552 63 aÚBOUTIQUE INO VAOVAO : 032 02 228 38 C CARAMBOLE BOUTIQUE : 032 25 ދ³Ú©ãÚaÚCHEZ BADROUDINEÚhÚôãôÚ{ãÚããÞÚôôÚaÚCLEA BOUTIQUE : 032 07 604 48 aÚCLEMENTY : 020 82 239 98 L LA MAISON DE L’ARTISANAT : 020 82 293 85 M MAKI BOUTIQUE : 032 82 917 76 SPORTS, LOISIRS

ANTSIRANANA (DIEGO SUAREZ) HOTELS, RESTAURANTS, BARS, SALONS DE THÉ

A ALLAMANDA HOTEL : 020 82 210 33 C COCO PIZZA : 032 45 678 21 D DIEGO SUN CITY : ôÞãÚØãڋ©ãÚ׳ÚaÚ(LE) DOMAINE DES FONTENAY : 020 82 927 Ø×Ú aÚ DOUX DELICES : 032 60 631 55 G (LE) GRAND HOTEL : 020 82 230 63 H HOTEL DE LA POSTEÚhÚôãôÚ{ãÚããôÚ³‹ÚaÚHOTEL EMERAUDE : 020 82 225 44

a HOTEL FIRDOSSÚhÚôãôÚ{ãÚ㋋ÚããÚaÚHOTEL KARTIFFAÚhÚôÞãڈˆÚ©×{ڋ‹ÚaÚHOTEL KIKOOÚhÚôÞãÚÞ×Ú©ˆ‹Ú{©ÚaÚHOTEL MANGUIERÚhÚôÞãڈˆÚ©×{ڋ‹ÚaÚPLAZA : 032 04 052 ‹ôÚaÚHOTEL RESTAURANT LES ARCADES : 020 82 231 04 I IMPERIAL HOTEL : 020 82 233 29 L LA BELLE AVENTURE HOTELÚhÚôÞãڋ‹Ú³ˆÞÚ{ÞÚaÚLA BODEGA : ôÞãÚ ô‹Ú ×Þ‹Ú ‹ÞÚ aÚ LA CASE EN FALAFYÚ hÚ ôÞãÚ ôãÚ Ø×‹Ú ÞÞÚ aÚ LA COTE BAR : 032 84 Þ©{Ú ©³Ú aÚ LA GOURMANDISEÚ hÚ ôÞãÚ ‹³Ú ؋‹Ú ‹ãÚ aÚ LA NOTE BLEUE : 032 07 125 48 aÚLA ROSTICCERIAÚhÚôãôÚ{ãÚãÞØÚããÚaÚLA TAVERNE hÚôÞãÚô×Ú×Ø×Ú©©ÚaÚLA VAHINEE : ôÞãÚ ‹ØÚ ã×ãÚ ³×Ú aÚ LE 5 TROP PRES hÚ ôÞãÚ ‹©Ú ³ØãÚ Ø‹Ú aÚ LE VILLAGE : 032 02 306

C CANALSAT : 032 04 122 96 SALONS DE BEAUTÉ, PARFUMERIES

D DIEGO ESTHETIQUE : 032 40 485 42 ENTREPRISES, INSTITUTIONS

M MICROCRED : 032 05 366 92 X X-CHANGE : 020 82 889 99 CONCESSIONNAIRES

S SICAM : 032 07 421 21 PHOTOS

D DMT PHOTO : 020 82 232 08 FARADOFAY (FORT-DAUPHIN) HOTELS, RESTAURANTS, BARS, SALONS DE THÉ

A AZURA HOTEL & SPA : 020 92 211 17 C CHEZ BERNARD : 034 04 409 25 ÚaÚCROIX DU SUD : 020 92 910 56 G GINA VILLAGE : 033 21 326 21 K KALETA HOTEL : 020 92 212 87 L LE FILAO : 032 43 288 58 M MAXI PIZZA : 032 55 671 49 R RESERVE DE NAHAMPOANA : 034 11 212 34 ÚaÚSOAVY HOTEL : S SAFARI LAKA : 033 24 453 26 032 40 657 46 T TALINJOO HOTEL : 032 05 212 35

Disco Club - Cabaret - Toliara

SPORTS, LOISIRS

C CANALSAT : 032 07 220 24


MENTIONS LÉGALES Directeur de la publication : Michaël Landriu / mic@nocomment.mg - Directrices adjointes : Natacha Rakotoarivelo & Insiya Zainuddin Assistantes : Ny Holy, Tahiana - Rédacteur en chef : Alain Eid / redaction@ nocomment.mg - Journalistes permanents : Aina Zo Raberanto, Joro Andrianasolo, Solofo Ranaivo Ont participé à ce numéro : Bénédicte Berthon-Dumurgier, Mamy Nohatrarivo, Richard Bohan, Julien Catalan, Hans Rajaonera, Stéphane Huët, Aurore de la Brosse, Julia Arslane, Directeur d’édition : Alexis Villain / edition@nocomment.mg - Directrice commerciale : Valencia Raharinaivo - Marketing : Manou Andry - Régie publicitaire : 034 05 242 42 / 034 07 141 41 / pub3@nocomment.mg - Photos cahiers de nuit : Anja Andriantiana - Photos jour : Andriamparany Ranaivozanany, Mahery Ranaivosoa, Rakoto A. (Itw Gourmande) Coordination rubrique mode : Natacha - Make up : Ainah Matisse - Photos mode : Krees Raharison - Conception graphique : Stève Ramiaramanantsoa - Créa pub : Stève Ramiaramanantsoa / Vizecho Media Responsable diffusion : Ranaivoarison Tsiferana, Rosa Ravoniarivelo (Mahajanga), Rose (Toliara), Bénédicte et Alexandre Berthon-Dumurgier (Fianarantsoa), Enzo MacKenzi (Toamasina), Zigzag (Nosy Be), Talinjoo Hôtel (Fort-Dauphin), Jacky Gabilleau (Diego), Rakoto (Antsirabe), Pierre Wennert (Morondava) - Back office : Mbola Tantely - Responsable régions : Valencia Raharinaivo - Diffusion : Traces (Jean Claude, Arthur, Sitraka, Nathan). Imprimé par MYE. Retrouvez-nous sur facebook Prochain numéro : avril 2013 - DLI n° 2013/02/005 - ISSN en cours - Tirage : 24 500 exemplaires distribué gratuitement par l’éditeur. no comment® est un concept et une marque déposés auprès de l’OMAPI depuis le 9/08/2010 sous le n° 111 32. no comment® est recyclé par Papmad. no comment® éditions n’est pas responsable des erreurs qui peuvent se glisser dans la diffusion des informations des différents calendriers. Nous vous invitons cependant à vérifier les informations transmises et à nous faire part de toute erreur ou omission éventuelle afin qu’un correctif puisse rapidement être apporté. Il est à noter que no comment® éditions se réserve le droit de ne pas publier l’information transmise si elle ne convient pas à son mandat ou si l’espace est insuffisant - La reproduction partielle ou intégrale des textes, illustrations, photographies, montages et publicités est interdite sans autorisation écrite de l’éditeur. Les photos ne sont pas contractuelles. Les manuscrits, documents, photos, dessins reçus par la rédaction ne sont pas retournés. L’éditeur n’est pas responsable des offres et promotions publicitaires qui n’engagent que les annonceurs. Les articles sont publiés sous la seule responsabilité de leurs auteurs.

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AGENCES DE VOYAGE, TOURISME

A AIR FORT SERVICES : 034 46 122 80 CONCESSIONNAIRES

S SICAM : 032 05 221 59 FIANARANTSOA HOTELS, RESTAURANTS, BARS, SALONS DE THÉ

C CLAIR DE LUNE : 034 05 707 08 E ECOLODGE CAMP CATTA : ôãôÚ׈کãÞڈ{ÚaÚESPACE RELAX (Restaurant) : 034 17 135 64 H HOTEL COTSOYANNISÚ hÚ ôãôÚ ×ˆÚ ˆ³‹Ú ×ãÚ aÚ HOTEL SORATEL : 020 75 516 66 L L’ANCRE D’ORÚ hÚ ôÞ‹Ú ³ãÚ ‹ˆ©Ú ã³Ú aÚ LA SOFIAÚ hÚ ôÞ‹Ú ôˆÚ {Þ{Ú {{Ú aÚ LES BOUGAINVILLIERS (HOTEL D’AMBALAVAO¾Ú hÚ ôÞ‹Ú ³{Ú ‹Ø©Ú ã³Ú aÚ LE TROPIK HOTEL (HOTEL D’AMBALAVAO¾ÚhÚôÞÞÚôãÚô³ãÚ©³ÚaÚLE PANDA : 034 05 788 77 aÚLE ZUMATEL : 034 20 021 32 R RESTAURANT CHEZ DOM : 034 01 975 78 T TSARA GUEST HOUSE : 020 75 502 06 SPORTS, LOISIRS

C CANALSAT : 032 07 220 21 HELL VILLE (NOSY BE) HOTELS, RESTAURANTS, BARS, SALONS DE THÉ

A AT HOME : 032 53 930 09 B BELLE VUE : 020 86 613 84 C CAFE DEL MARÚhÚôދڋØÚ׈ÞÚããÚaÚCHEZ LOULOUÚhÚôÞãÚØ©Ú×{ÞÚ©³ÚaÚCHEZ SITY : ôÞãÚô×Ú©ãˆÚã³ÚaÚCHEZ TATIE CHRISÚhÚôÞãÚô‹Úã³ãÚÞØÚaÚCHEZ THERESA : 032 04 664 75 D DIAMANT 10ÚhÚôÞãÚô×Ú×Þ©Ú³‹ÚaÚDISCOTHEQUE LE DJEMBE : 032 04 944 48 I INDIA PALACE : 034 21 354 60 L L’ESPADON : 032 ‹‹Ú×Ø©Ú{ˆÚaÚLA PLANTATIONÚhÚôÞãÚô×کދڋˆÚaÚLE MANAVA : 032 43 405 60 N NANDIPOÚhÚôÞãÚô‹Ú‹{ãÚÞãÚaÚNUMBER ONE : 032 69 074 14 O OASIS : ôÞãÚô×Ú³Þ×Ú×ØÚaÚO P’TIT BONHEUR : 032 49 163 01 R RESTAURANT DE LA MERÚhÚôÞãÚØ©Úô׋ڳ‹ÚaÚROYAL BEACH HOTEL : 032 05 322 44 S SAFARI BAR RESTAUÚhÚôÞãÚ{ôÚވ‹Ú‹©ÚaÚSARIMANOK : 032 05 909 09 T TAXI BE : 032 59 187 86 V VANILA HOTEL & SPA : 032 02 203 60 BOUTIQUES, BIJOUTERIES, ARTS, DÉCO

B BLACK WEAR : 032 04 558 89 G GALERIE COMMERCIAL ANKOAY : 032 02 388 79 L LE TAMARIN : 032 04 944 20 M MAKI : 032 04 014 76


SPORTS, LOISIRS

SAINTE MARIE ÚaÚULYSSE EXPLORER : 032 04 802 80

C CANALSAT : 032 07 220 33 AGENCES DE VOYAGE, TOURISME

O ORTNB : 032 04 163 78 MANANJARY HOTELS, RESTAURANTS, BARS, SALONS DE THÉ

H HOTEL VAHINY LODGE : 032 02 468 22

HOTELS, RESTAURANTS, BARS, SALONS DE THÉ

A ANALATSARA : 034 29 969 99 B BABOO VILLAGEÚhÚôãôڈ×Ú©ôˆÚØÞÚaÚ(Le) BORAHA VILLAGE : 020 57 912 18 C CHOCO PAIN : 020 57 909 09 H HOTEL LA CRIQUEÚhÚôދÚôÞÚ³³×ÚãˆÚa HOTEL LE RAVORAHA : 032 40 513 90 L LAKANA HOTELÚhÚôÞãÚô×Úô©ôÚããÚaÚL’AIR BLEU : 034 31 027 86 M MASOANDRO LODGE : 020 57 910 43 V VANIVOLA HOTELÚhÚôãôڈ×Úވ×ÚØ×ÚaÚVOHILAVA et LA VARANGUE : 020 57 900 16 ENTREPRISES, INSTITUTIONS

A ALLIANCE FRANCAISE : 032 05 119 66

SPORTS, LOISIRS

C CANALSAT : 032 05 276 14 MORONDAVA HOTELS, RESTAURANTS, BARS, SALONS DE THÉ

B BAOBAB CAFÉ : 020 95 520 12 C CHEZ MAGGIEÚhÚôãôÚ©ˆÚˆãÞڋ×ÚaÚCOULEUR CAFÉ : 032 43 666 54 H HOTEL TRECICOGNE : 020 95 924 25 L LA CAPANINA : ôÞãÚô‹ÚØ×ôÚ©ôÚaÚLE PALISSANDRE COTE OUESTÚhÚôãôÚ©ˆÚˆãôÚããÚaÚLE RENALA SABLE D’OR : 032 04 976 88 M MADA BAR : 032 04 703 99 AGENCES DE VOYAGE, TOURISME

O OFFICE NATIONAL DU TOURISME : 032 40 766 82 ENTREPRISES, INSTITUTIONS

A ALLIANCE FRANCAISE : 032 05 119 72

ALLIANCE FRANÇAISE AntananarivoÚhÚôãôÚããÚã³³Úô×ÚaÚAntsirabeÚôãôÚڋ‹Ú‹{ãڋ©ÚaÚAntsiranana : 020 82 ã³ôÚÞ³ÚaÚAmbanjaÚhÚôÞãÚ××ڋ؋ÚÞôÚaÚAmbilobeÚhÚôÞãڈôڋÞ{Ú׈ÚaÚAmbovombe : 032 ×Þڋ‹³Ú³ÞÚaÚAndapaÚhÚôÞãÚôãÚ×ã©ÚôÞÚaÚAntsalovaÚhÚôãôÚ؈ÚØãôÚ³³ÚaÚAntsohihy : ôÞãÚô‹Ú{×ãÚ³ôÚaÚAmbositraÚhÚôãôڋ×Ú׳ÞڈãÚaÚAmbatondrazakaÚhÚôãôڈ‹Ú{³‹Ú{ÞÚaÚ AntalahaÚhÚôÞãÚ×Øڈ‹×Ú{‹ÚaÚFandrianaÚhÚôÞãڋˆÚ©³³Úˆ{ÚaÚFarafangana : 032 40 984 ³ãÚaÚFianarantsoaÚhÚôãôÚ׈ڈ³ˆÚ׳ÚaÚManakaraÚhÚôãôÚ×ãÚã³ØÚØãÚaÚMoramanga : 020 ˆØÚ©ô{Ú؈ÚaÚMaintiranoÚhÚôދڳãÚã³{ÚØ{ÚaÚMananjaryÚhÚôދÚÞ{Úãˆ×Ú{ˆÚaÚMorombe : ôÞãڋôÚ³ˆ³Ú©{ÚaÚNosy-BeÚhÚôãôÚ{ØÚسÞڋˆÚaÚSambavaÚhÚôÞãÚô×Ú㳈ڳ‹ÚaÚSainte-Marie : ôÞãÚôˆÚ³³©ÚØØÚaÚTsiroanomandidyÚhÚôÞÞ³‹Ú×ôãÚ{©ÚaÚTolagnaroÚhÚôãôÚ©ãÚ©ôãÚ©©ÚaÚ ToamasinaÚhÚôãôڈÞÚÞދک‹ÚaÚTuléar : 020 94 413 92


En

ville avec

Chantal

DIXNEUF

194

Côté shopping ? Pour le shopping, je voyage en Afrique du Sud ou en France car ce n’est pas évident de trouver ce que je veux à Madagascar, surtout à ma taille. Mais j’ai la chance grâce aux ventes privées de pouvoir commander à l’avance. Votre table préférée ? J’aime naviguer d’un restaurant à un L’événement artistique qui vous autre. Avec mes amis, nous aimons a le plus marqué ces derniers changer régulièrement d’univers, temps ? en passant de la fondue chinoise au Sans conteste une représentation restaurant L’Orion Antsahavola, à du groupe Dj’Ampela sur le Roi la finesse des plats et la présentation Andriananpoinimerina donné gustative de La Varangue, de la sur le parvis de l’Hôtel de ville à régularité des propositions du l’occasion d’un congrès du Lions restaurant Kudeta au couscous de La Club à Madagascar. Très beaux Medina. Mais je prends aussi plaisir spectacles et de bons artistes. à manger un hamburger chez Happy Votre actualité ? Day à la City. J’ai un emploi du temps toujours L’endroit idéal pour vider un verre ? chargé du fait de ma forte implication Au Kudeta Lounge, j’y retrouve mes dans le Lions Club. J’y consacre une amis. bonne partie de mon temps libre. Je pense qu’en vivant à Madagascar, Un club pour s’éclater ? Là encore je voyage, du Kudeta s’impliquer dans l’humanitaire est Lounge Bar à la salle de l’Horloge. Ce plus que nécessaire, du moins c’est que nous aimons dans ces clubs, mes ma conviction. Propos recueillis amis et moi, c’est la musique qu’ils par Solofo Ranaivo envoient. Mais les soirées chez les amis sont également agréables, et là on choisit soi-même sa musique.

DOWNTOWN

Restaurants, clubs, shopping, Chantal Dixneuf, directrice commerciale de Progdis, distributeur exclusif des produits L’Oréal à Madagascar, nous dit tout de ses bons plans dans la capitale et au-delà.


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