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Basket-ball Alsace

NM 1

Liévin est sur la bonne voie mais ne doit pas manquer sa conclusion mardi 03.05.2011

Si les Liévinois gagnent la semaine prochaine face à GET Vosges, le maintien sera acquis. PHOTO ÉRIC JANISZEWSKI (CLP)

| • BASKET-BALLNATIONALE 1 | Liévin a fait le travail en dominant Souffelweyersheim samedi soir. Même si la performance reste essentielle, elle n'est pourtant pas encore suffisante. Saint-Chamond et Denek Bat, les deux premiers relégables, poursuivants de Liévin, ont en effet gagné dans le même temps. « Comme tout le monde, nous étions obligés de gagner. Nous avons fait un match sérieux, bien construit défensivement », observait Laurent Mopsus. Liévin a dominé l'essentiel de la rencontre, mais sans pouvoir faire la différence au cours des trois premiers quart-temps. D'abord sous l'impulsion de Dessart et Crétaux (12-10, 8e), puis en s'appuyant sur Balocka dans la raquette (28-21, 18e), les Artésiens ont pris les devants. Souffelweyersheim recollait toutefois un peu avant le repos (32-26) et surtout abordait mieux le retour des vestiaires (35-36, 23e ). « Nous avons connu une entame de seconde période poussive, nous étions hors rythme, inhibés. Ensuite, quelques paniers à trois points nous ont fait du bien », reconnaît l'entraîneur liévinois.


Le retour aux affaires ne tarda pourtant pas avec Clerc dans un premier temps (50-43, 29e). Puis dans la dernière ligne droite, Hoard et Lehut, qui effectuaient leur retour et qui avaient été plutôt discrets jusque-là, lancèrent idéalement les Liévinois (71-54, 37e). Il ne leur resta plus ensuite qu'à gérer la fin de partie (80-64). « On sait maintenant ce qu'il nous reste à faire. Nous avons toujours notre destin entre nos mains », concluait Laurent Mopsus. Une dernière victoire vendredi prochain à GET Vosges met fin à tout suspens et prolonge le bail artésien en Nationale 1. Une défaite sera beaucoup plus problématique, il faudrait alors observer de près les résultats des adversaires. • GUILLAUME RENAUT (CLP) LIÉVIN - SOUFFELWEYERSHEIM : 80-64 (17-12, 15-14, 18-20, 30-18). 5LIÉVIN : Hoard 13, Dessart 11, Pierre-Joseph 10, Crétaux 9, Russell 4 puis Balocka 13, Lehut 9, Clerc 9, Picque 2, Hachi. Entraîneur : Laurent Mopsus. 18 fautes. 32/65 (49 %) au tir dont 10/19 (53 %) à 3 points, 6/13 au lancer franc (46 %). 35 rebonds, 2 contres, 7 interceptions, 24 passes décisives, 12 ballons perdus. 5SOUFFELWEYERSHEIM : Broliron 14, Alingue 12, NKembe 9, Tschamber 7, Kancel 5 puis Weber 12, Traineau 3, Appel 2. Entraîneur : Stéphane Éberlin. 14 fautes. 23/62 (67 %) au tir dont 9/26 (35 %) à 3 points, 9/11 au lancer franc (82 %). 28 rebonds, 7 contres, 5 interceptions, 15 passes décisives, 14 ballons perdus.

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Basket-Ball

Suspense pour Liévin lundi 02.05.2011


Gaëtan Clerc part en attaque sous les yeux de Derrick Russel.

| NATIONALE 1 MASCULINE | LIÉVIN - SOUFFELWEYERSHEIM 80-64 (17-12, 15-14, 18-20, 30-18) LIÉVIN • Hoard 13, Dessart 11, PierreJoseph 10, Crétaux 9, Russell 4, Balocka 13, Lehut 9, Clerc 9, Picque 2, Hachi. SOUFFELWEYERSHEIM • Broliron 14, Alingue 12, NKembe 9, Tschamber 7, Kancel 5, Weber 12, Traineau 3, Appel 2. Liévin a assuré l'essentiel en s'imposant face à Souffelweyersheim. Une victoire essentielle qui n'épargne cependant pas aux Artésiens de devoir assurer leur maintien en s'imposant à GET Vosges lors de la prochaine journée. Les Artésiens devaient de toute façon l'emporter, en reprenant le pointaverage particulier, face aux Alsaciens. Contrat rempli donc. C'est essentiellement en s'appuyant sur leur défense que les Liévinois ont fait la course en tête durant l'essentiel de la rencontre. Pourtant, au cours des trois premiers quart-temps, jamais l'écart n'enfla de manière significative et rassurante. Après les bons passages de Dessart et Crétaux (12-10, 8e), c'est Balocka qui a su mettre un peu de pression offensive dans la raquette (28-21, 18e). Souffelweyersheim réduisait toutefois son handicap avant la pause (32-26) et surtout abordait mieux le retour des vestiaires (35-36, 23e). Encore un succès ! Clerc redonnait un peu d'air aux Artésiens (50-43, 29e) mais ce sont les convalescents Hoard et Lehut (20 points dans le quatrième quart-temps) qui tracèrent le succès liévinois (71-54, 37e), avant d'en assurer la gestion finale. Les succès simultanés de Saint-Chamond et de Denek ne font pas encore le


bonheur de Liévin qui devra garantir son avenir en Nationale 1 vendredi à GET Vosges (déjà condamné). Un succès simplifierait grandement les choses, sinon, il faudra observer les résultats des rivaux. • GUILLAUME RENAUT PHOTO ÉRIC JANISZEWSKI

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LIEVIN / BASKET-BALLINATIONALE 1 33e journée

Liévin gagne et assure son avenir en N1 Publié le lundi 02 mai 2011

Liévinois ont obtenu un précieux succès face à Souffel, obtenant même l'avantage au point-average particulier.Photo A.C.

Sur leur lancée de Saint-Chamond, les Liévinois n'ont pas manqué leur dernier rendez-vous à domicile face à Souffel. Vainqueurs 80-64 en s'adjugeant le goal-average particulier favorable, ils ont pratiquement assurés leur avenir en N1 . À l'issue d'une rencontre particulièrement défensive, les hommes de Laurent Mopsus ont surtout fait la différence dans le money time. Après dix-sept changements de leader et pas moins de sept égalités, mais alors qu'ils étaient encore inquiétés à 52-51 à la 32e inute, les Artésiens ont pu compter sur le duo Hoard-Lehut pour faire plus définitivement la différence. Disposant ensuite d'un plus large avantage 62-54, ils ont parfaitement géré la fin de match pour s'imposer au terme d'une rencontre qui a, si besoin en était, confirmé toute leur motivation. La fiche technique Liévin - Souffel 80-64 (17-12, 32-26, 50-46) Liévin : Lehut 9, Balocka 13, Hoard 13, Cretaux 9, Dessart 11, Clerc 9, Pierre


Joseph 10, Russel 4, Picque 2. Souffel : Nkembe 9, Appel 2, Broliron 14, Alingues 12, Tschamber 7, Kancel 5, Traineau 3, Weber 12. A.C. (correspondant)

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N1 Le BCS craque sur la fin le 02/05/2011 Liévin — BC Souffelweyersheim 80-64. Quarts temps : 17-12, 15-14, 1820, 30-18. Arbitres : MM. Rosso et Lubienski. Environ 1 000 spectateurs. Liévin : 32/63 aux tirs (51 %) dont 10/18 à 3 pts (56 %) ; 6/13 LF (46 %) ; 42 rebonds dont 11 offensifs ; 19 passes décisives ; 12 balles perdues ; 2 contres ; 18 fautes ; Dessart 11, Crétaux 9, Pierre Joseph 10, Hoard 13, Russel 4 puis Lehut 9, Balocka 13, Clerc 9, Picque 2 et Hachi. BCS : 23/66 aux tirs (35 %) dont 9/28 à 3 pts (32 %) ; 9/11 LF (82 %) ; 36 rebonds (Alingue 15 et Nkembe 5) dont 13 offensifs ; 15 passes décisives (Tschamber et Weber 4) ; 12 balles perdues ; 9 contres (Alingue 9) ; 14 fautes ; Tschamber 7, Broliron 15, Nkembe 9, Alingue 11, Kancel 5 puis Appel 2, Traineau 3 et Weber 12. En déplacement à Liévin samedi, le BCS avait la possibilité de valider son maintien en N1 en cas de victoire. Mais Liévin, également en lutte pour son maintien, se devait de l’emporter pour rester maître de son destin. Le BCS a été au coude à coude pendant les trois premiers quarts temps (50-46) avant de craquer dans les 10 dernières minutes face à la furie locale (8064). Dans ce quatrième quart temps, Liévin a réalisé un superbe 5/6 à 3 points (3/3 pour le seul Lehut) et le BCS a pris l’eau de toute part (30-18). Pourtant, « Souffel » était parfaitement entré dans le match (10-10 à la 8 e) même si Liévin prenait 5 points d’avance à la fin du premier acte (1712). Mais le BCS ne s’en laissait pas compter et passait devant au score sur


un panier de Nkembe (19-20 à la 14 e). Liévin réagissait par l’intermédiaire du Lituanien Balocka (32-26 à la 20 e). Le coach alsacien lançait ses deux meneurs (Tschamber et Weber) en même temps sur le terrain dès l’entame du troisième quart temps et cela se révélait payant. En effet, le BCS infligeait un 5-13 à son adversaire et reprenait ainsi la tête au score (3739). Broliron, Tschamber et Kancel avaient scoré à 3 points. Mais Clerc, avec 7 points consécutifs, redonnait un peu d’air à Liévin (50-46). Nkembe ramenait les siens à un point dès le début du dernier acte (50-49 puis 5251 à la 32 e). Hoard donnait ensuite 5 points d’avance à Liévin (56-51), obligeant Stéphane Eberlin à prendre un temps mort. Kancel perdait la balle et Lehut sanctionnait à 3 points, imité dans la foulée par Hoard (6251). Hoard et Lehut étaient sur un nuage (respectivement 11 et 9 points dans ce quart temps) et ils entraînaient toute l’équipe avec eux pour s’imposer 80-64. « Souffel » a craqué face à une équipe euphorique dans les 10 dernières minutes. Seuls Alingue (11 points, 15 rebonds et 9 contres) et Weber (12 points à 4/6 aux tirs et 4 passes décisives) ont répondu présent.

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Le 02/05/2011

« Un match de play-offs à jouer » Défait à Liévin (80-64) avant-hier, le BCS jouera son maintien samedi à domicile face à Roche-la-Molière. Stéphane Éberlin, le coach souffelois, envisage le baisser de rideau comme « un match de play-offs ». – Vous êtes tombés sur une équipe particulièrement adroite samedi soir (49 % au tir pour Liévin et 10 sur 19 à trois points). Faut-il aller chercher ailleurs les raisons de cette défaite ? – Au début du quatrième quart-temps, on n’est qu’à un point de nos adversaires (52-51, 32 e’, ndlr). Mais derrière, ils mettent de gros tirs. Hoard “claque” onze points, à trois sur quatre à l’extérieur de la raquette, et Lehut réussit trois paniers à trois points. On espérait rester à leur contact le plus longtemps possible, mais on n’a pas été en mesure d’endiguer cette furie offensive. On avait fait les efforts avant cela. Ce sont eux qui ont pris feu et ont fait ce qu’il fallait pour


gagner. – L’absence de Doudou M’Bodji (victime d’une rupture du tendon d’Achille il y a dix jours et opéré mardi)a-t-elle pesé dans la balance ? – C’est sûr que son absence a été pénalisante. Doudou est un pion essentiel de notre système défensif, mais cela ne saurait constituer une excuse. On a ce qu’il faut pour pallier une absence, encore faut-il que les autres répondent présent. Or là, il y a eu trop de lacunes, collectivement et individuellement. On n’a pas trouvé les joueurs cadres à leur niveau habituel. Et ça, on ne peut pas se le permettre. « Bille en tête » – Le maintien se jouera donc lors de la dernière journée, samedi prochain, face à Roche-la-Molière, une équipe d’ores et déjà condamnée et par conséquent démobilisée. Le contexte vous est plutôt favorable... – Ce que je sais, c’est que l’on a un match de play-offs à jouer. On en a l’habitude au mois de mai (sourire) et on s’est rarement troué sur ce genre de matches. Il nous faut une victoire pour ne pas calculer et attendre le résultat des autres. Si on arrive à ne pas être tétanisé par l’enjeu, on devrait voir une différence d’engagement entre les deux équipes. A nous d’attaquer ce match bille en tête en imposant un gros défi physique. Propos recueillis par R. Sch.

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Le 30/04/2011

"Le moment d’en finir" La course de fond à laquelle se livre le BCS depuis le début de la saison peut connaître un joyeux épilogue dès ce soir. Une victoire à Liévin assurerait mathématiquement le maintien des Souffelois en Nationale 1. Depuis plusieurs mois, Stéphane Eberlin ne cesse d’évoquer le même


chiffre. Le 16 est devenu le numéro fétiche de l’entraîneur du BCS. Seize, comme le nombre de succès nécessaires au club alsacien pour confirmer sa présence, pour une année supplémentaire, en Nationale 1. En optant pour la fourchette haute au moment d’établir ses projections, Stéphane Eberlin a vu juste. Dans un championnat aussi exigeant et homogène, le BCS ne pouvait prendre le risque de se contenter du minimum. Le résultat aujourd’hui, c’est que l’équipe bas-rhinoise a son destin entre ses mains. Ses quinze victoires lui permettent de bénéficier de deux chances successives, ce soir à Liévin et la semaine prochaine face à Roche-la-Molière, d’atteindre un objectif comptable aux allures d’impératif de survie. Le chemin de croix de Sanko Camara est enfin terminé Liévin, l’adversaire du jour (14 v, 18 d), a longtemps végété dans la zone rouge cette saison. Mais la formation nordiste vient juste d’en sortir, il y a huit jours, au prix d’une lutte acharnée et victorieuse à Saint-Chamond (62-67). La réception de Souffelweyersheim constitue une nouvelle opportunité à ne pas manquer pour le premier non-relégable, qui a épinglé Bordeaux et Denain – soit le leader de N1 et son dauphin – cette année dans son antre. « On s’attend à une chaude ambiance, prévient Stéphane Eberlin. Notre hôte sera motivé à 300 % et si on n’est pas au même niveau de détermination, on ne gagnera pas cette rencontre. Mes joueurs doivent se mettre en mode combat dès la première minute. On a déjà fait un pas, mais il n’est pas encore suffisant. » Pour cette partie à déconseiller aux émotifs, le BCS enregistre le grand retour de Sanko Camara, sur la touche depuis le 30 octobre 2010, triste date de la rupture de son tendon d’Achille. Pour le pivot franco-ivoirien, le chemin de croix est enfin terminé. « Il est content d’avoir reçu l’autorisation médicale, sourit Stéphane Eberlin. Il entrera quelques minutes sur le parquet si besoin. Mais il ne faudra pas en attendre des miracles… » Le salut du BCS passera plus que jamais, pour ce dernier déplacement de la saison, par une ambition collective préservée du premier au dernier quarttemps. Amaury Prieur

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NM1

À un pas du bonheur le 30/04/2011 LES ÉQUIPES. – LIÉVIN : Clerc, Dessart ; Créteaux, Hachi, Lehut, PierreJoseph ; Russel, Picque, Hoard, Balocka. BCS : Tschamber, Weber ; Broliron, Appel, Nkembe, Hoffmann ; Traineau, Alingue, Kancel, Camara.

Jérémy Tschamber et le BCS ont besoin d’une victoire sur les deux dernières journées pour valider leur maintien en NM1 (si Saint-Chamond gagne deux fois). Photo Jean-Marc Loos

À deux journées du terme de la saison, Souffelweyersheim a l’occasion de définitivement valider son maintien en Nationale 1 en s’imposant, ce soir à 20 h, sur le parquet de Liévin. Les Souffelois touchent presque au but. Les hommes de Stéphane Eberlin, 12 e avec deux succès d’avance sur Saint-Chamond le premier relégable (mais un point average défavorable), n’ont besoin que d’une victoire sur les


deux derniers matches de la saison, ce soir à Liévin ou la semaine prochaine contre Roche-la-Molière au gymnase des Sept Arpents, pour se maintenir en Nationale 1. « On voulait être maître de notre destin, affirme l’entraîneur alsacien. Maintenant, on sait qu’en gagnant un match sur deux, ce sera bon. Et nous allons à Liévin pour faire un résultat. Mais nous savons aussi que les déplacements ne sont pas notre point fort puisque nous restons sur quatre défaites de suite. » Face à une formation nordiste toujours sous la menace de la relégation, les Alsaciens devront redoubler de vigilance pour arracher un succès libérateur. « Liévin a absolument besoin de cette victoire pour sa survie, souligne S. Eberlin. Ils ont la pression et le couteau sous la gorge. Il faudra avoir au moins la même détermination qu’eux. D’autant que cette équipe joue ensemble depuis assez longtemps et que le public nordiste bien chaud. » « Pas le moment de se relâcher » Pour s’éviter des frayeurs d’une rencontre au couteau le week-end prochain dans sa salle lors de la dernière journée de championnat, le BCS espère mettre fin dès ce soir à tout suspense. Même si la formation souffeloise a montré depuis plusieurs saisons qu’elle savait plutôt bien gérer les matches couperets. « Dans notre situation, on ne peut être que confiants mais comme le travail n’est pas encore fini, ce n’est pas le moment de se relâcher. Cela ne va pas être une partie de plaisir à Liévin mais les joueurs sont très remontés puisque nous avons perdu récemment Doudou M’Bodji qui vient de se faire opérer après une rupture totale du tendon d’Achille », explique le coach souffelois. Même s’il ne compte que 8 joueurs valides sous ses ordres, Stéphane Eberlin a totalement confiance en son groupe. « Je n’aime pas perdre un joueur sur blessure mais, même si Doudou est un joueur important, nous avons ce qu’il faut pour pallier son absence sur deux matches. Les autres joueurs vont se mobiliser, donner plus et prendre plus de responsabilités. Comme la rotation va être réduite, ils vont être concernés à 300 %. »

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30 avril 2011

Ce dernier rendez-vous à domicile est crucial pour Liévin


Les Liévinois doivent impérativement s'imposer, si possible avec plus de trois points d'écart. PHOTO ARCHIVES ÉRIC JANISZEWSKI (CLP)

Dernière levée à domicile pour les Liévinois qui accueillent ce soir Souffelweryersheim pour une partie qui pourrait bien décider du maintien. L'enjeu est de taille pour les Liévinois : en cas de succès avec plus de trois points d'avance (pour gommer le handicap du match aller), ils passeront devant leur adversaire du jour. Cette fois, il est essentiel de ne pas gaspiller le bénéfice de la belle victoire acquise la semaine dernière à SaintChamond. Liévin compte en effet un point d'avance sur Saint-Chamond et Denek Bat, les deux premiers relégables. « En gagnant à Saint-Chamond, nous n'avons effacé qu'à moitié le préjudice concédé en perdant contre le Centre Fédéral. » indique Laurent Mopsus Dans cette lutte serrée, rien n'est donc définitif. En cas d'égalité entre deux équipes, c'est la prise en compte des résultats particuliers qui permet de les départager. S'il est nécessaire de départager plus de deux formations, il faut alors observer les résultats entre tous ces protagonistes et établir un classement annexe spécifique à leurs confrontations. Plusieurs scénarios peuvent donc encore se dégager, mais en définitive, Liévin reste maître de son sort : deux succès pour conclure la saison, assurent le maintien sans avoir recours à la calculette, un seul contraint quand même à observer les résultats des rivaux. « Nous devons jouer pour nous, pour notre public, nos dirigeants, notre club. Nos enjeux sont d'avoir la "grinta", mettre de l'engagement, faire preuve d'une solidarité de tous les instants. » précise l'entraîneur liévinois. Ce dernier espère aussi que ses joueurs sauront maîtriser la pression qui les paralyse parfois à domicile. Le groupe sera au complet puisque Vincent Lehut et Antwon Hoard, laissés au repos à Saint-Chamond, se sont entraînés normalement cette semaine. Quant à Derrick Russel, brillant lors de la dernière sortie, il continue avec une tendinite à l'épaule. Souffelweyersheim est aussi engagé dans ce casse-tête et doit assurer sa place avec une victoire. Gageons que les Alsaciens se présenteront ce soir


avec la ferme intention de se mettre à l'abri avant la dernière journée. « C'est une équipe rugueuse en défense, pragmatique en attaque et qui peut faire valoir une force athlétique indéniable. » prévient Laurent Mopsus. • GUILLAUME RENAUT (CLP) LIÉVIN - SOUFFELWEYERSHEIM : samedi 30, halle Vézilier, coup d'envoi à 20 heures. LIÉVIN : 13e (46 points, 14 V, 18 D, 2 319 points marqués, 2 381 encaissés). Derniers résultats : Denek Bat - Liévin : 94-93 Blois - Liévin : 81-67 Brest Liévin : 67-79 Liévin - Centre Fédéral : 67-73 Saint-Chamond - Liévin : 6267. SOUFFELWEYERSHEIM : 12e (47 points, 15 V, 17 D, 2 281 points marqués, 2 338 encaissés). Derniers résultats : Souffelweyersheim - Denain : 93-84 Bordeaux Souffelweyersheim : 72-42 Souffelweyersheim - Saint-Quentin : 68-63 Le Puy - Souffelweyersheim : 88-84 Souffelweyersheim - Sorgues : 64-62. Match aller : Souffelweyersheim - Liévin : 67-64.

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LIEVIN / BASKET-BALLINATIONALE Souffelweyersheim, demain soir

1

33e

journée

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Liévin

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Une victoire pour confirmer définitivement le maintien Publié le vendredi 29 avril 2011 Relancés par leur victoire face à Saint-Chamond, les Liévinois (13e, 46 points) ont l'occasion d'assurer définitivement leur maintien en N1. Mais Souffelweyersheim (12e, 47 points) ne se laissera pas faire...


Les Liévinois sont à une victoire de la délivrance. Sauront-ils serrer les vis? Photo A.C.

ALAIN CUGIER > correspondant Avec une victoire d'avance sur Saint-Chamond (14e, 45 points) et Bayonne (15e, 45 points) à deux matches de la fin du championnat régulier, les Liévinois sont redevenus maîtres de leur destin. Disposant d'un goal-average particulier favorable face à Saint-Chamond mais pas sur Bayonne, il leur faut réussir à faire aussi bien que ces deux adversaires. Alors que les Bayonnais seront en danger à domicile devant Saint-Étienne (6e, 51 points), ce n'est pas le cas de Saint-Chamond qui se déplace à Roche-la-Molière (17e, 40 points) déjà assuré de la relégation. Les joueurs de Laurent Mopsus n'ont donc surtout pas le droit de perdre à domicile et dilapider une fois encore leur récent bénéfice. Conscient de l'importance de ce dernier rendez-vous à domicile, le technicien compte sur le souvenir de la difficile rencontre du match aller perdue dans des conditions houleuses en Alsace pour motiver son équipe. Lehut incertain, Russel convalescent Alors qu'un nouveau succès et quelques résultats favorables pourraient assurer le maintien définitif en N1 avant le dernier déplacement à Get Vosges (16e, 41 points), Laurent Mopsus prône la motivation générale tant de son équipe que l'environnement club. « Même si je ne suis jamais rassuré sur la prestation de l'équipe, j'espère que chacun aura conscience de ses responsabilités, lance l'entraîneur. À SaintChamond, malgré des conditions périlleuses, sans Lehut ni Hoard, l'équipe a su faire front sur le plan individuel et collectif. Même si je ne suis pas encore sur de pourvoir disposer de mon effectif à 100%, avec Russel touché à l'épaule qui avait terminé le match de Saint-Chamond sur un bras, j'attends le même engagement, demain. Face à des Alsaciens qui restent sur un succès convaincant face à Sorgue le cinquième, il faudra une défense de fer pendant quarante minutes pour assurer la victoire. Pas question de penser que notre attaque sera suffisante pour faire la différence ». Les Liévinois sont donc prévenus. Ils n'ont plus le droit de


décevoir si près du but.w Liévin - Souffelweyersheim : demain, à 20h, halle Vézilier.

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Le 25/04/2011 Nationale 1 masculine / Après BCS – Sorgues (64-62)

Broliron, l’instinct de vie Déterminant samedi soir dans son rôle de serial-shooteur, l’arrière souffelois Fred Broliron ne craint pas les épreuves de force. Le joueur ne triomphe pas seulement sur les parquets. Avant d’atterrir à Souffelweyersheim, il est venu à bout d’une tumeur dorsale. Épanoui en Alsace, le père de famille est sous contrat au BCS jusqu’en 2012. Rencontre avec l’une des valeurs sûres de l’effectif.

Treize points, à 3 sur 5 derrière l’arc : l’adresse de Fred Broliron a été précieuse samedi


soir. (Photo DNA – Jean-François Badias)

Le BCS est sans nul doute l’un des plus gros poissards de ce championnat de Nationale 1. Il n’est même pas utile de revenir sur les multiples bobos qui sont venus rythmer son apprentissage du haut niveau. Avec deux ruptures du tendon d’Achille enregistrées lors de la même saison – Sanko Camara le 30 octobre 2010, Doudou M’Bodji samedi soir – le club alsacien peut prétendre à une place d’honneur dans le classement des équipes poursuivies par la guigne ! « Je risquais de perdre mes jambes » Sur la malchance, Fred Broliron, 31 ans, pourrait certainement écrire un roman. Perturbé par des problèmes de dos il y a quelques années, l’arrière souffelois natif de Valence (Drôme) s’est arrêté de jouer une saison, croyant alors être atteint d’une hernie discale. Il s’agissait en réalité d’une tumeur, révélée par une IRM passée en 2008 sur conseil de Philippe Moncourant, l’entraîneur de Fred Broliron à Épinal. « J’ai rencontré un neurochirurgien qui m’a expliqué que je risquais de perdre mes jambes, je suis devenu blanc », raconte l’ancien espoir du SLUC Nancy. Une opération immédiate – « on m’a enlevé deux morceaux d’os sur deux étages » – le tient de nouveau éloigné des terrains, pour six mois cette fois. Un arrachement osseux au pied ainsi qu’une blessure au pouce droit ont, en outre, chahuté le parcours récent de l’arrière-shooteur, qui n’a jamais quitté l’Est de la France. De là à voir en lui un postulant au rôle de « Pierre Richard » du basket français, il n’y a pas un gouffre. Même si, bien sûr, le milieu du sport regorge de résurrections du même type… Aujourd’hui débarrassé de ces tracas à répétition, Fred Broliron se définit volontiers comme un « miraculé de la vie », qui relativise chaque tourment et ne se prend pas la tête avec des « choses stupides ». « Je ne voulais pas lâcher le basket, rappelle l’ex-Longovicien. J’ai toujours baigné dedans, parce que mon papa y jouait. Et quand tu es petit, tu veux ressembler à ton père… » « J’ai réalisé des prestations en dents de scie » Grand supporter de l’Olympique Lyonnais, Fred Broliron estime ne pas avoir été « assez méchant » lors de son passage au centre de formation du SLUC Nancy. « Quand on est jeune, il ne faut penser qu’à soi », insiste le joueur. Une femme et deux enfants plus tard, l’homme se sent léger, confortablement installé dans une région qu’il habitera, au minimum, jusqu’en 2012.


Encore sous contrat pour une saison au BCS, l’artificier évoque l’exercice en cours avec une pointe de déception. Pour lui, le promu, en route pour décrocher son maintien en N1, avait les atouts pour se qualifier pour les play-offs, malgré l’absence de « grands noms ». Et l’extérieur de faire son autocritique : « J’ai réalisé des prestations en dents de scie, j’ai manqué de régularité. » Reste que Fred Broliron n’a « séché » qu’une rencontre de championnat (à Sorgues le 11 décembre 2010) cette année. Il sourit : « Mon tendon d’Achille n’a jamais rompu, je touche du bois… »

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Amaury Prieur

N1

Le BCS dans la douleur le 25/04/2011 BC Souffelweyersheim - Sorgues 64-62. Quart temps : 17-10, 18-18, 1521, 14-13. Arbitres : MM. Oliot et Roux. 600 spectateurs. BCS : 21 paniers réussis sur 56 tirs (38 %) dont 13/29 à 2 pts (45 %) et 8/27 à 3 pts (30 %) ; 14/21 LF (67 %) ; 31 rebonds dont 10 offensifs (Alingue 5) ; 17 passes décisives ; 11 balles perdues ; 6 interceptions ; 5 contres ; 23 fautes pers. (éliminé : Tschamber à la 39 e) ; Nkembe 13, M’Bodji 6, Appel 5, Broliron 13, Alingué 7, Tschamber 13, Kancel 0, Traineau 4, Weber 1 ; total évaluation : 70. Sorgues : 20 paniers réussis sur 61 tirs (33 %) dont 16/34 à 2pts (47 %) et 4/27 à 3 pts (15 %) ; 18/24 LF (75 %) ; 32 rebonds dont 8 offensifs ; 7 passes décisives ; 9 balles perdues ; 7 interceptions ; 0 contre ; 21 fautes pers. Thinon 10, Mekdad 13, Dos Santos 4, Ateba 6, Obadina 2, Pasut 12, Pehoua 5, Ocokoljic 10 ; total évaluation : 52. Le BCS a réussi, dans la douleur et dans des conditions difficiles, à remporter le match qu’il ne fallait pas perdre. Mais il compte désormais un


blessé de plus, Doudou M’Bodji, victime d’une rupture du tendon d’Achille. Après Camara, cela risque de faire beaucoup. Les deux équipes entrent derechef dans le vif du sujet. Tschamber ouvre le score, Pasut répond du tac au tac. En une minute, les visiteurs s’offrent trois rebonds offensifs sans pouvoir conclure. Au contraire, une faute de Dos Santos et une autre de Pasut permettent au BCS de prendre le large (8-2). Les Provençaux sont limités à 2 points durant les six premières minutes. Les Souffelois prennent le pas sur leurs adversaires, Alingue, Traineau et M’Bodji assurent (14-5 à la 8 e). Traineau opère un superbe contre sur Ocokoljic. Broliron pour les Alsaciens et Ocokoljic pour les Vauclusiens soldent ce premier quart temps par un tir à 3 pts chacun (1710). La défense très stricte des Bas-Rhinois pousse Sorgues dans les 24 secondes. Broliron, encore lui, aggrave la marque (20-10). Plusieurs joueurs locaux sont physiquement dans le rouge. M’Bodji marque son dernier panier et se blesse (35-28 à la mi-temps). Dans un choc avec la défense sorguaise, Traineau réveille sa blessure au doigt. Dans ce moment de doute, Nkembe tient la baraque. Les protégés du président Bellucci passent devant pour la première fois (44-45 à la 25 e). Nkembe se bat comme un beau diable et permet au BCS de reprendre la tête (50-49 à la 30 e). La tension est à son comble. La moindre erreur est exploitée par l’adversaire. « Souffel » semble se détacher (55-50). Mais un passage en force imaginaire sifflé à l’encontre de Tschamber fait se lever la salle des Sept Arpents. Thinon fait son cinéma et les arbitres tombent dans le panneau. La cocotte est prête à exploser. Deux lancers francs pour le meneur sorguais (55-53). Broliron se fait pousser vers la sortie… Ballon pour les visiteurs. Dans la foulée, Pehoua en profite (55-55). Décontenancés, les locaux perdent la balle et Ocokoljic conclut (55-57). Nkembe reprend toutefois l’affaire en main et égalise. Une interception et Tschamber marque à 3 points (60-57). Sorgues revient par Thinon à 3 points (60-60). Stéphane Eberlin pose son dernier temps mort. Alingue donne l’avantage aux siens, Tschamber réussit un lancer franc sur deux (63-60). La faute commise sur Thinon permet à ce dernier de revenir à 6362. Obadina fera la dernière faute sur Alingue (64-62).

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Le 24/04/2011


Des hauts et dégâts BCS 64 SORGUES 62 S’il a enfilé avec succès sa tenue de combat, hier soir sur le champ de bataille des Sept-Arpents, le BCS a malheureusement perdu l’un de ses soldats les plus valeureux du moment, en la personne de Doudou M’Bodji. Monté au front dès les balbutiements d’une rencontre aux allures de guerre de tranchées — seulement deux points inscrits par Sorgues lors des six premières minutes — l’arrière franco-sénégalais a été littéralement coupé dans son élan. Son tendon d’Achille droit s’est rompu, à la retombée d’un lay-up d’école (22-12, 14 e), sans que l’on sache vraiment pourquoi, comme toujours avec ce type de blessure. On ne le reverra plus sur un parquet cette saison mais quand il reviendra, M’Bodji réintégrera une équipe de Nationale 1, si le BCS ne commet pas d’impair dans deux semaines face à Roche-la-Molière. Une défense sécurisante Le promu sorguais a subi la loi du novice souffelois, ce samedi, dans un match de débutants qui n’en sont plus. Auteurs d’une première mi-temps de grand standing défensivement parlant (14-5, 8 e ; 28-16, 16 e), Tony Traineau et ses partenaires n’ont jamais réellement perdu le fil de leur basket. Seulement, le troisième du championnat ne pouvait pas rester éternellement muet en attaque (53-50, 32 e) et les quelques frappes aériennes de Fred Broliron (3/4 à trois points à la pause) se sont révélées, après coup, bien utiles. Le matelas constitué initialement garde, au final, une infime partie de son épaisseur. Les guerriers du BCS ont bien mérité leur petite permission dominicale… Les chiffres du match Quart-temps : 17-10, 18-18, 15-21, 14-13. Environ 600 spectateurs. Arbitres : MM. Oliot et Roux.


BCS : 21 paniers sur 56 tirs, dont 8 sur 27 à trois points, 14 LF sur 21, 31 rebonds, 17 passes décisives, 11 balles perdues, 6 interceptions, 5 contres, 23 fautes. Nkembe 13, M’Bodji 6, Appel 5, Broliron 13, Alingue 7, Tschamber 13, Traineau 4, Weber 3. SORGUES : 20 paniers sur 61 tirs, dont 4 sur 27 à trois points, 18 LF sur 24, 32 rebonds, 7 passes décisives, 9 balles perdues, 7 interceptions, 21 fautes. Thinon 10, Mekdad 13, Dos Santos 4, Ateba 6, Obadina 2, Pasut 12, Pehoua 5, Ocokoljic 10.

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Amaury Prieur

Le 23/04/2011 Basket-ball / Nationale 1 masculine : BCS – Sorgues, ce soir (20h)

Rente à domicile Les Souffelois ayant perdu six de leurs sept dernières rencontres à l’extérieur, il semble préférable pour eux de miser sur deux succès « à la maison », ce soir face à Sorgues et dans deux semaines contre Roche-laMolière, pour assurer définitivement le maintien du club en Nationale 1.


A son avantage ces temps-ci, Romain Appel visera, avec Souffel, une onzième victoire à domicile cette saison. (Photo archives DNA)

S’il n’est pas relégué en Nationale 2 au terme de la saison, le BCS devra sans aucun doute une fière chandelle à son public. Considéré à juste titre comme l’un des bastions les plus bouillants du troisième échelon national, le gymnase des Sept-Arpents n’a été dévalisé qu’à cinq reprises au cours de cet exercice 2010-2011. Le promu alsacien y a empoché dix des quatorzeNvictoires figurant pour l’heure dans sa besace. Il y est surtout beaucoup plus à l’aise qu’en terrain adverse où, lorsque l’on réfléchit bien, peu de succès – hormis celui acquis à Denain – ont valeur de référence. Un soir de janvier, au sortir d’un inoubliableKexploit à Challans (80-81), le club dans son ensemble avait même reconnu avoir réalisé « deux hold-ups en huit jours », après un braquage du même acabit à Roche-la-Molière (7475) une semaine plus tôt. « En déplacement, on ne réussit pas à finir le travail » C’est dire si ces performances à l’extérieur – laEdernière a été obtenue sur le parquet du Centre Fédéral, lanterne rouge de la division – doivent être rangées au rayon des événements hautement imprévisibles. Le BCS peut très bien s’imposer à Liévin samedi prochain mais, en clair, il ne faut pas trop compter dessus. « En déplacement, on ne réussit pas à finir le travail alors qu’à domicile, nous sommes plutôt sereins et solides, confirme l’entraîneur bas-rhinois, Stéphane Éberlin. Nos supporters sont prêts à nous pousser, ils entrent régulièrement en fusion avec cette équipe. »


Elle le leur a bien rendu au cours de ce moisMd’avril, en épinglant successivement deux gros poissons, Denain et Saint-Quentin. Troisième du championnat (19 v, 12 d), Sorgues entre pour sa part dans la catégorie des requins – cinq succès d’affilée – malgré son statut de promu. Non content de posséder la meilleure adresseBde N1 à trois points (35,6 %) et aux lancers francs (78,2 %), l’adversaire du Vaucluse perd peu de ballons (13,3 en moyenne). Il dispose surtout, à l’instar du… BCS, d’une force de frappe multiple. « Le danger vient de partout, avec sept joueurs à plus de sept points de moyenne, avertit Stéphane Eberlin. Tous sont capables de sortir de leur boîte à un moment ou un autre. » Impossible, dans ces circonstances, de ciblerEun élément en particulier, même si la triplette composée de Xavier Pasut (11,4 points, 8,5 rebonds, 16,8 d’évaluation), Slobodan Ocokoljic (13,8 pts, 6,6 rbds, 15 d’éval) et Arnaud Thinon (13,5 pts, 41,2 % à 3 pts, 3,4 passes décisives, 13,6 d’éval) sera à surveiller de près. « Nos quatre concurrents directs se rencontrent, deux vont y laisser des plumes » La soirée à venir réserve deux affiches (Saint-Chamond – Liévin, Bayonne – Orchies) qui intéressent le BCS au plus haut point. « Nos quatre concurrents directs se rencontrent, ce qui signifie que deux vont y laisser des plumes », observe coach Éberlin. Le technicien n’est cependant pas sans savoir que ‘’Saint-Chamond’’, le premier relégable, peut revenir à hauteur en cas de défaite souffeloise, et qu’il bénéficie du panier-average (+10) sur le club alsacien. Pour faire court, la prestation du BCS peut faire des dégâts ce week-end. Dans un sens comme dans l’autre… Amaury Prieur LES ÉQUIPES . – BCS : Tschamber, Weber ; Broliron, Appel, M’Bodji, Nkembe ; Traineau, Alingue, Kancel. SORGUES : Thinon, Cardenas ; Bassine, Pehoua, Dos Santos, Mekdad, Ateba ; Obadina, Pasut, Ocokoljic. Victime d’une entorse du pouce la semaine dernière au Puy, Tony Traineau tiendra sa place ce soir.

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NM1

Rester maître chez soi le 23/04/2011 par O.A.

Malgré un pouce retourné samedi dernier au Puy, Tony Traineau tiendra sa place ce soir. Archives Jean-Marc Loos

Opposé à Sorgues, surprenant promu, ce soir (20 h) au gymnase des Sept Arpents, Souffelweyersheim ne peut se permettre de lâcher des points à domicile s’il veut se rapprocher du maintien en N1. Avec une seule victoire d’avance sur la zone rouge à trois journées de la fin du championnat, l’équation est simple pour le BC Souffelweyersheim. Pour assurer son maintien en Nationale 1, il lui faut gagner ses deux matches à la maison, face à Sorgues ce soir (20 h) et Roche-la-Molière le 7 mai en clôture. « Nous savons qu’en l’emportant contre Sorgues, nous nous rapprocherions de notre objectif et obligerions les autres à un sans faute lors des deux dernières journées. Cette rencontre est importante et il faut y mettre tout notre cœur, beaucoup d’envie, de l’intensité. Je suis sûr que ça va passer », souligne l’entraîneur souffelois Stéphane Eberlin. « Les joueurs sont investis à 100 % » Pour garder son destin entre ses mains, la formation bas-rhinoise aura toutefois fort à faire tout à l’heure dans son antre des Sept Arpents. Promu cette saison en N1, tout comme le BCS, Sorgues réalise en effet une saison


surprenante. Actuellement 3 es (19 victoires, 12 défaites), les Vauclusiens sont sur une série impressionnante de cinq succès. « Cette équipe est la grosse surprise de la saison. Personne ne l’attendait à ce niveau. Chez elle, la mayonnaise a pris dès le début et, vu son parcours, elle n’a pas volé sa place. Surtout qu’elle développe un bon basket et possède la 2 e défense du championnat », commente le technicien alsacien. Devant son public, « Souffel » a cependant souvent prouvé qu’il pouvait battre n’importe quelle équipe de N1. « J’ai confiance. Nous avons montré cette saison que nous étions difficiles à prendre chez nous. Je sais que les joueurs sont investis à 100 % dans ce match à la vie, à la mort. Nous jouons notre peau et il faudra mettre les ingrédients habituels pour s’en sortir : intensité et engagement », explique S. Eberlin. Comme souvent, son équipe devra aussi « être capable d’imprimer son rythme et de mettre un maximum d’énergie dans la partie. » Touché à un doigt (pouce retourné) lors de la défaite souffeloise au Puy (88-84) le week-end dernier, Tony Traineau a repris l’entraînement jeudi et sera présent ce soir sur son parquet. « Nous ne devons pas nous poser de questions », note enfin l’entraîneur du BCS. « D’autant qu’à ce moment de la saison, il n’y a plus de rattrapage possible. Il faut leur rentrer dedans comme nous avons su le faire contre Saint-Quentin il y a deux semaines. »

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Le 18/04/2011 Nationale 1 masculine / Après Le Puy – BCS (88-84)

Tombés dans un trou Le BCS avait le match en main dans le dernier quart-temps. Il l’a laissé échapper et s’est incliné au Puy (88-84). Si certains coups de sifflet ont pu prêter à discussion, le groupe souffelois doit avant tout s’en prendre à luimême.


Alex Nkembe et le BCS gardent leur destin entre leurs mains. (Photo archives DNA – Jean-François Badias)

Au Puy, le BCS est tombé dans un trou. Et il lui a été fatal. Les Souffelois pouvaient pourtant penser qu’ils avaient fait le plus dur en s’octroyant sept points d’avance avant le dernier acte (63-70), sept qui sont très vite devenus onze (63-74, 32 e’). La dernière ligne droite, c’est sûr, était pour eux, elle ne pouvait plus leur échapper. Jérémy Tschamber et ses potes ont même eu deux balles pour compter jusqu’à treize, voire quatorze longueurs d’avance. Mais une balle perdue d’abord, un tir ouvert à trois points manqué ensuite ne leur ont pas permis de faire fructifier leur capital. Au lieu de ça, ils ont encaissé, à cinq minutes du terme, un 11-0 qui leur a cloué le bec. « Le match nous échappe au moment où on l’a le plus en main », ne peut que regretter Stéphane Eberlin. « Ces un contre un qui n’ont pas lieu d’être » Offensivement, sa troupe a alors complètement déjoué, multipliant les mauvais choix en attaque, comme « ces un contre un qui n’ont pas lieu d’être ». L’hôte auvergnat n’en demandait pas tant pour rétablir une situation qui était alors devenue plutôt compromise. Le mental a joué un mauvais tour aux visiteurs. « On sait qu’on a des lacunes dans ce secteurlà, reprend le coach bas-rhinois. A domicile, on est moins tributaire de ça, mais, à l’extérieur, on a tendance à être parfois dérangés par l’environnement ». Le manque de maîtrise a fait le reste et précipité la défaite d’une formation alsacienne tétanisée au plus mauvais moment, mais plutôt bien dans son


basket avant cela. « Lorsque le match se joue, il faut être rigoureux, rigoureux, rigoureux, répète coach Eberlin. On doit rester dans les clous et on n’y arrive pas encore toujours. Au lieu d’être sereins et de rester maître de soi, on sent soudain de la fébrilité ». Parce qu’ils affrontaient « une équipe qui truque beaucoup, qui parle beaucoup », les Souffelois s’étaient pourtant préparés à « rester dans (leur) bulle ». Ils en sont sortis cinq minutes trop tôt, « perturbés par des éléments extérieurs ». Ce qui amène à consacrer un petit aparté au volet commedia dell’arte du dossier. « Il y a tout de même trois spécialistes du truquage en face, qui font beaucoup de cinéma et les arbitres se sont sans doute laissés abuser sur certaines situations. » Il a pu en résulter un sentiment d’impunité dans le camp recevant. Cela s’est surtout manifesté par un différentiel flagrant au niveau des coups de sifflet. Le BCS a été verbalisé à 30 reprises – Sébastien Kancel et Fred Broliron ont été éliminés –, Le Puy seulement 17 fois. Il en a résulté un fossé au niveau des lancers-francs. Les Ponots en ont shooté 39, pour 31 réussites, les Souffelois seulement 22, pour 15 réussites. Toujours embêtant lorsqu’un match se joue sur un écart équivalant à deux possessions… Steph Eberlin referme la parenthèse : « C’est un constat, pas une excuse, il faut faire avec ». La bonne affaire le week-end prochain ? La bonne occasion est donc passée. « C’était le moment de faire un grand pas puisque toutes les équipes avec lesquelles on est à la lutte ont perdu », remarque l’entraîneur. Mais le BCS, à trois journées de la fin, conserve une victoire d’avance sur les relégables. « Si on en gagne deux, les deux à domicile par exemple, il y a 99 % de chances que l’on se maintienne. » Avec plusieurs confrontations directes entre mal-classés au programme, le week-end prochain marquera un premier écrémage. La bonne affaire, ce sera peut-être pour ce samedi.

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R. Sch. Nationale 1 masculine


Souffelweyersheim rate le coche le 18/04/2011

Jérémy Tschamber, 14 points et 7 rebonds, n’a pas pu empêcher l’effondrement de son équipe dans le dernier quart temps. Archives Dominique Gutekunst

Le BCS qui a laissé échapper une victoire qui lui tendait les bras samedi soir à Le Puy ne profite pas des faux pas de ses concurrents directs (88-84). Liévin et Orchies défaits à domicile respectivement par le Centre Fédéral et Saint-Etienne, Saint-Chamond et Denek vaincus à l’extérieur à Sorgues et Angers, le BCS avait l’occasion de faire une très bonne opération en vue du maintien en cas de succès au Puy. Mais Souffel, qui menait encore de 11 points à la 32 e, a laissé s’échapper une victoire qui lui tendait les bras pour n’avoir pas su maîtriser sa fin de match. À trois journées du dénouement du championnat, le BCS ne possède désormais plus qu’une victoire d’avance sur la zone de relégation. Avec deux rencontres à domicile, l’équipe du président Mittelhaeuser devra rester maîtresse chez eux pour assurer son maintien. Le Puy est parfaitement rentré dans le match tandis que le BCS manquait d’intensité et d’agressivité en début de partie. Et après un panier à trois points de Pistre, les locaux mènent 16-4 avec un 4/6 à 3 points (6 e). Sene enfonce le clou et Le Puy fait la course en tête (24-10). Heureusement,


Tschamber marque à 3 points sur le buzzer pour ramener les siens à 24-13 à la fin du 1 er quart. Un 11-0 du plus mauvais effet Dans le deuxième quart, le BCS va alors réagir en infligeant un 13-0 à son adversaire avec 9 points d’Nkembe dont un panier à 3 points à 8 m (2726). Mais Tschamber doit alors sortir pour une arcade ouverte. On ne le reverra plus en première période. Le Puy laisse passer l’orage sans s’affoler. Soliman et Sene recréent un écart juste avant la mi-temps (4334) avant que Kancel, bien servi par Weber ne réduise l’écart par un tir à 3 points au buzzer (43-37 à la mi-temps). Le début du 3 e quart va être entièrement à l’avantage du BCS. Efficace sur jeu rapide, Souffel passe un 11-2 à son adversaire. Puis Appel réussi coup sur coup deux tirs primés et voilà le BCS en tête (45-48). Les joueurs de Stéphane Eberlin poursuivent leurs efforts. Broliron et Nkembe portent le score à 57-64. Juste avant la fin du quart temps, Carbakapa écope d’une faute technique et Broliron transforme les quatre lancers francs. Guillarme score une dernière fois et permet à son équipe de revenir à 7 points (6370, 30 e). Les Bas-Rhinois qui vont poursuivre sur leur lancée. Broliron inflige à lui seul un 4-0 aux locaux : 63-74 puis 65-76 sur un dunk de M’Bodji. Le BCS va alors bénéficier de deux possessions qui seront mal négociées et c’est au contraire Le Puy, par deux tirs à 3 points de Cortey et Soliman qui reviennent au score obligeant Stéphane Eberlin à prendre un temps mort (71-76). En l’espace de deux minutes, le match a changé de camps. Souffel, qui avait le match en main, n’y arrive plus et se montre trop fébrile. Cela se traduit par un manque de rigueur défensive et des mauvais choix offensifs. Soliman redonne l’avantage à son équipe (80-78). La salle est en fusion. Appel manque un tir ouvert à 3 points tandis que Cortey et Guillarme portent le score à 84-78. Le BCS vient d’encaisser un 11-0 du plus mauvais effet. Weber à 3 points suivi d’un lancer franc redonne espoir aux siens (84-82). Mais Cortey ne tremble pas sur la ligne des lancers francs à l’image de son équipe (31/39 aux LF soit 79 %) et Le Puy l’emporte 88-84 assurant ainsi son maintien. Le BCS quant à lui devra encore batailler pour assurer le sien. Et cela passera par une victoire la semaine prochaine face au 3 e du championnat, Sorgues. Quart temps : 24-13 ; 19-24 ; 20-33 ; 25-14. Arbitres : MM. Mendes et Belarbi. Environ 400 spectateurs. Le Puy : 24/58 aux tirs (41 %) dont 9/20 à 3 pts (45 %), 31/39 aux LF (79


%), 33 rebonds (Guillarme 10) dont 5 offensifs, 13 passes décisives (Cortey 7), 7 balles perdues, 2 contres et 18 fautes. Cortey 20, Pistre 10, Sene 14, Cabarkapa 8, Guillarme 20 puis Soliman 16. BCS : 30/66 aux tirs (45 %) dont 9/24 à 3 pts (38 %), 15/22 aux LF (68 %), 47 rebonds (Alingue 10, Tschamber et M’Bodji 7) dont 11 offensifs, 19 passes décisives (Tschamber 7), 15 balles perdues, 1 contre et 30 fautes (Broliron et Kancel éliminés). Tschamber 14, Broliron 12, M’Bodji 11, Alingue 3, Kancel 9 puis Weber 5, Nkembe 16, Appel 14 et Traineau.

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Basket :

rebonds et rebondissements au Palais des Sports 17/04/2011

Après une probante victoire dans le derby qui l’opposait à Saint-Chamond, l’ASM Basket avait à coeur de confirmer à domicile devant les alsaciens de Souffelweyersheim : mission réussie au terme d’un match spectaculaire, 88 à 84. Après un premier quart-temps rondement mené où les ponots reprenaient leurs habitudes (24-13), la suite du match fut moins favorable aux Blancs. Dès le deuxième quart-temps, les difficultés apparaissaient mais les lancers francs de Guillaume Sène permettaient aux ponots de garder leurs distances. Cependant les ratés se multipliaient et le manque d’adresse inhabituel (0 sur 4 à 3 points pour Cyril Guillarme) profitait à Souffelweyersheim. De leur côté, les alsaciens étaient en pleine réussite à 3


points et la vivacité du numéro 6, Mouhamadou M’bodji posait également problème. Pour conclure le deuxième quart-temps, Guillaume Sène offrait un rayon de soleil dans un début de partie brouillon en perforant subtilement la défense adverse, bénéficiant même d’un lancer franc qu’il transforma lui-même. Score de 43-37 à la mi-temps : bien payé au vu du jeu proposé mais insuffisant pour envisager la seconde période sereinement. Une nouvelle fin de match épique Au retour des vestiaires, les ponots étaient loin de s’imaginer la ténacité de leurs adversaires. L’égalisation de Souffelweyersheim à 45 partout ne se faisait pas attendre. Grâce à une adresse intacte, les visiteurs passaient même devant. Sentant que ses joueurs n’avaient pas leur verve habituelle (seulement 40% de réussite au tir), Olivier Hirsch demandait un temps mort afin de remettre les choses au point. Steeve Soliman décida de prendre les choses en main avec combativité et adresse. Outre les joueurs, l’arbitrage, souvent contesté, aura jouait son rôle dans ce troisième quarttemps qui a vu les visiteurs prendre le large au tableau d’affichage (63-70). Les deux équipes allaient nous offrir un dernier quart-temps rythmé et décisif, conclu sur un 25-14 pour l’ASM Basket. Mais dans un premier temps, la pression allait s’accentuer autour du parquet ce qui ne facilitait pas forcément la tâche de ponots plus nerveux qu’à l’accoutumé. Les play-offs en ligne de mire C’est à trois points que Cortey tentaient de recoller au score. Cyril Guillarme permettait au Puy de revenir à 78 partout alors que Soliman leur donnait l’avantage. C’est dans un silence de cathédrale, preuve de la tension qui entourait la fin du match, que Guillarme, Cortey et Sène faisaient valoir leur adresse aux lancers francs. Le tout dans un match tendu où les fautes auront été monnaie courante (7 fautes pour le Puy, 10 pour Souffle) A moins de 10 secondes de la fin du match, Jeremy Tchamber allait rater un de ses deux lancers francs pour Souffelweyersheim. Le mot de la fin sera revenu au capitaine Julien Cortey, auteur d’une remarquable prestation (31 d’évaluation !) et qui s’en alla offrir la victoire à son équipe, au terme d’un match riche en rebondissements, un match qui sent bon les play-offs. Autant dire que pour le maintien, c'est fait !

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RM


Le 17/04/2011

Le BCS pénalisé par les fautes LE PUY 88 BCS 84 Le match démarrait fort, et Pistre commençait les hostilités d’un tir derrière l’arc. Cortey l’imitait et la vague blanche déferlait sur des Alsaciens un peu timorés. Eux qui nous avaient habitués à défendre dur sur l’homme paraissaient un peu en dedans. Pistre continuait son récital, avant de sortir, laissant place à un Soliman d’abord un peu brouillon (16-4). En face, Nkembe (16 pts) impulsait la rébellion venue d’Alsace, gratifiant le Palais des Sports de trois paniers consécutifs, de quoi terminer le premier quart à 24 à 13 pour les locaux. Souffel se mettait à défendre, contraignant Guillarme à un triste 3/9 en première période, quand Sène (14 pts) prenait le relais (6/6 aux lancers). A la mi-temps, il se murmurait que les quatorze fautes alsaciennes (!) pourraient peser lourd, malgré un écart minimal au score (43-37). Pourtant, au retour des vestiaires, les hommes de Stéphane Eberlin prenaient le score en otage, revenant à hauteur de leurs hôtes, grâce à Alingue (45-45) pour mieux reprendre l’avantage. S’en suivait un mano a mano (57-64). La faute technique de Cabarkapa n’était pas là pour arranger les choses, laissant Broliron inaugurer les festivités d’un match qui prenait des couleurs rouges dans ce troisième quart-temps. Ce qui déplaisait fortement au « Captain » Cortey, qui reprenait les choses en mains. Avec 12 passes décisives et 20 points, c’était lui le grand bonhomme de ce match. De quoi énerver le coach visiteur qui balançait une bouteille, de rage, quand le Puy paraissait s’envoler (84-78). M’Bodji, côté Souffel, « croquait la feuille » à trois points (84-81). Auparavant Broliron et Kancel s’en étaient allés prendre leur douche, tous deux coupables de cinq fautes. Comme prévu les fautes se payaient cash. Et c’est à la fin du bal… qu’on paie Julien Cortey, le métronome ponot, qui clôturait la marque à 88-84. Comme un symbole, assurant le maintien à ses ouailles. Souffel devra encore lutter pour son maintien en N1, mais avec les défaites de Liévin et Saint-Chamond, les Souffelois ont toujours un point d’avance


sur le wagon des relégables. LE PUY : Bornerand, Soliman 16, Cortey 20, Sène 14, Guillarme 20, Gueye, Gitenait, Cabarkapa 8, Pistre 10, Astic. Entraîneur : Olivier Hirsch. BCS : Nkembe 16, M’Bodji 9, Appel 14, Broliron 12, Alingue 5, Tschamber 14, Kancel 9, Traineau, Weber 5, Camara. Entraîneur : Stéphane Eberlin.

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Le Puy-en-Velay : ASM basket Le Puy - Souffelweyersheim samedi

ou les plays-offs en ligne de mire 15 Avril 2011


“L’Américain” de l’ASM, Cyril Guillarme, une valeur sûre en cette fin de saison.

Pour le compte de la trente et unième journée de Nationale 1, l’ASM accueille au Palais des sports les Alsaciens de Souffelweyersheim qui restent sur une victoire de rang face à l’ambitieuse équipe de Saint-Quentin (68-63). Ce succès a permis aux protégés de Stéphane Erbelin de reprendre un peu d’air (12°) avant d’aborder un déplacement périlleux chez de surprenants Ponots en totale confiance (5 victoires en 7 rencontres) après la victoire acquise lors du derby à Saint-Chamond (75-65). Portés par une dynamique endiablée de trois succès consécutifs au Palais des sports, les hommes du coach Olivier Hirsch sont aux portes de la neuvième place qualificative pour la phase de plays-offs. Il reste quatre petits matches pour deux places avant le dénouement final qui s’annonce palpitant tant la lutte fait rage entre Blois, Challans, Orchies, ”Souffel” et l’ASM qui se tiennent dans un mouchoir de poche. Difficile d’y voir clair avant cette rencontre qui va opposer la troisième attaque (Le Puy) à la troisième défense (”Souffel”) avec un duel au sommet entre « l’Américain » de 26 ans Cyril Guillarme (15pts et 5,3rbs) et le phénomène de 22 ans Jacques Alingue (9,8pts et 7,8rbs). Les leaders intérieurs seront les régulateurs du jeu de leur équipe et leur capacité à s’imposer dans la raquette aura un rôle déterminant dans la physionomie de cette rencontre. A l’aile, le Ponot Soliman (8pts/match) et l’Alsacien Appel (6pts/match) pourraient peut-être faire la différence à moins que l’arrière Damien Pistre (14,9pts/match) rayonnant cette saison (65% à 2pts) ne poursuive sur sa lancée. Difficile en effet d’imaginer son vis-à-vis Broliron l’en empêcher (9 d’évaluation moyenne) quand on sait que le maestro ponot affiche une régularité déconcertante les adversaires qu’il a rencontré les 14 dernières recontres (19,8 d’évaluation). La défaite de l’aller (77-68) a galvanisé les locaux qui attendent de pied ferme Stéphane Erbelin et ses troupes pour enfin savoir vers où regarder. La force collective des Alsaciens résistera-t-elle à la fougue asémiste ? Rien n’est moins sûr. Crédits photos : L'Eveil


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Le 16/04/2011 En quête d’un ‘’bonus’’ Face à Saint-Quentin, samedi dernier, le BCS a bien négocié le premier des cinq rendez-vous qui doivent lui garantir sa présence en Nationale 1 la saison prochaine. Ce soir, au Puy, les Souffelois ont la possibilité de décrocher un bonus dans cette course au maintien. Trois succès lors des cinq dernières journées doivent, a priori, suffire au BCS pour se maintenir en Nationale 1. En battant Saint-Quentin (68-63), samedi dernier, Romain Appel et ses coéquipiers en ont déjà empoché un. « On n’avait pas trop le choix, indique l’entraîneur Stéphane Eberlin. C’est ce qu’il fallait faire pour qu’on reste maître de notre destin et on l’a fait ». Avec une victoire d’avance sur le premier relégable et encore deux matches à jouer dans son chaudron des Sept-Arpents, la phalange alsacienne a toutes les cartes en main pour bisser à cet étage. Faire le plein à domicile, un objectif dans ses cordes, ne la dispense cependant pas de tenter de chercher un joker à l’extérieur. Et ce déplacement au Puy s’annonce, a priori toujours, plus abordable que celui qui l’enverra à Liévin à la fin du mois. Le problème, parce qu’il y en a un, c’est que la formation auvergnate n’a plus grand-chose à voir avec la formation moribonde qui se traînait dans la zone de relégation à Noël. Avec neuf victoires pour seulement quatre défaites, les Ponots présentent tout simplement le meilleur bilan de la phase retour, derrière le leader Bordeaux. « C’est une équipe qui ne se pose plus de questions et reste sur une grosse dynamique, observe coach Eberlin. S’ils nous battent, ils seront quasiment sauvés et pourront même encore viser les play-offs ». En « coupant » deux éléments (Hatcher, Ipouck), le club de Haute-Loire a visiblement réglé ses problèmes. Certes, l’équipe ne tourne aujourd’hui plus qu’avec six joueurs, « mais elle a un gros cinq de base », rappelle Stéphane Eberlin. A la manœuvre, Julien Cortey, le meilleur passeur de la division (7 assists par match). A la finition, Damien Pistre et Cyril Guillarme, qui valent tous deux près de 15 points par match.


« Une équipe qu’on peut embêter » Stéph’Eberlin reste convaincu qu’il y a un bon coup à jouer. « C’est une équipe qu’on peut vraiment embêter », soutient-il, en se souvenant que le BCS l’a déjà fait à l’aller (77-68). Partis dès hier en bus couchettes « pour mettre toutes les chances de (leur) côté », Jérémy Tschamber et ses partenaires vont devoir attaquer ce match pied au plancher pour envisager de récidiver. « Il faut que l’on soit très intense dans notre jeu pour les user physiquement, qu’on soit très agressifs offensivement pour provoquer des fautes et leur poser des problèmes au niveau de la rotation, dit l’entraîneur. Mais bon, on ne doit pas être les premiers à y avoir songé… ». Peu importe, au fond, de savoir à qui revient la paternité de la tactique. Ce soir, seul le résultat comptera. R. Sch. Le groupe souffelois : Tschamber, Weber ; Broliron, Appel, Nkembe, M’Bodji Traineau, Alingue, Kancel.

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NM1

Pour faire un pas de plus le 16/04/2011 par Olivier Arnal


Frédéric Broliron et le BCS espèrent confirmer au Puy leur victoire de l’aller et se rapprocher ainsi du maintien. Photo Jean-Marc Loos

À quatre journées du terme de la saison, Souffelweyersheim doit se rapprocher du maintien en Nationale 1 en s’imposant à 20 h sur le parquet du Puy, un concurrent direct. En remportant sa deuxième victoire de suite à la maison le week-end dernier — 68-63 face à Saint-Quentin -, le BC Souffelweyersheim a profité des revers de Bayonne et Saint-Chamond pour prendre une longueur d’avance sur la zone de relégation. Une bonne opération qu’il convient désormais de faire fructifier ce soir (20 h) dans la salle du Puy, 10 e avec un succès de plus que le BCS. « J’ai toujours dit qu’il fallait d’abord gagner chez nous. La victoire contre Saint-Quentin était presque obligatoire pour rester maîtres de notre destin. Un succès face au Puy serait un gros pas en avant vers le maintien, mais pas encore définitif. Attention tout de même, car en Nationale 1, il n’y a rien de facile », explique le coach souffelois Stéphane Eberlin. D’autant moins d’ailleurs qu’après une phase aller complètement ratée, ponctuée par 12 défaites en 17 rencontres, Le Puy va beaucoup mieux depuis le début des matches retour (9 victoires pour seulement 4 revers) dans le sillage du meneur Julien Cortey, de l’arrière Damien Pistre (exMulhouse) et de l’intérieur Cyril Guillarme. « Cette équipe ne tourne qu’avec six joueurs et manque de rotations. Mais c’est aussi une force, car ils sont toujours à 300 %. Il y a un super collectif et il joue libéré. Les Auvergnats ne se posent pas de questions et ont un côté « peur de rien » et imprévisible », ajoute le technicien. « Toutes les chances de notre côté » Vainqueur à l’aller chez lui (77-68), le BCS connaît cependant la recette pour venir à bout de son adversaire du soir. « Chez nous, nous les avions bien embêtés tactiquement et défensivement. Je crois qu’il y a un gros coup à faire là-bas, à condition d’être solides dans la tête et prêts à lutter en défense. Il ne faudra pas les laisser prendre feu. Si nous y allons avec de l’ambition, nous serons capables d’aller chercher une victoire », espère Stéphane Eberlin qui pourra une nouvelle fois compter sur l’ensemble de son groupe pour ce déplacement en Haute-Loire. Dès hier après-midi, les Souffelois sont partis en bus pour éviter la fatigue d’un long voyage le jour même et préparer au mieux cette rencontre de la 31 e journée de N1. « Nous devons mettre toutes les chances de notre côté », affirme l’entraîneur du BCS. « En ce moment, nous sommes plutôt bien, notamment à domicile. Mais j’attends de voir mon équipe en déplacement, car loin de chez nous, nous sommes beaucoup plus fébriles. Gagner à


l’extérieur nous permettrait de ne pas tout jouer sur notre parquet et nous rapprocherait du bonheur. En tout cas mentalement, nous sommes présents et je sais que les joueurs ont envie de croquer dans la pomme. »

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Basket / Nationale 1 : Le Puy - souffel, à 20 heures.

Deux équipes qui se ressemblent Publié le 16/04/2011

Sreten Cabarkapa peut se révéler être très précieux lors de ce match, en défense, notamment / Photo Dimitri Laurent

Assurément, le BC Souffelweyersheim et l’ASM Le Puy ont des situations assez similaires. Une priorité donnée au collectif de part et d’autre, plutôt qu’aux individualités, qui rejaillit dans les performances des deux clubs « On vient avec de grosses ambitions. On espère s’imposer ici (au Puy ndlr) et rattraper un peu les contre-performances que l’on a eues à l’extérieur.


On a pris deux gros scores à Saint-Etienne et à Bordeaux. ». Si Stéphane Eberlin, le coach de Souffel vient en terre ponote avec autant d’ambition, c’est que son club est juste derrière l’ASM B au classement. L’équipe de la banlieue strasbourgeoise compte un point de moins que le club ponot (45 contre 46) et souhaite enfin glaner une victoire à l’extérieur. La dernière performance en date d’Alingue et consorts remonte à la semaine dernière: « A domicile, nous avons réalisé deux perfs intéressantes contre deux « gros », Denain et Saint-Quentin ». Cette dernière victoire 68-63, la semaine passée, peut faire peur aux hommes d’Olivier Hirsch, SaintQuentin étant une équipe des plus dangereuses en ce moment. Souffel est avant tout basée sur le collectif, depuis le départ de Jovan Stefanov, courant mars, qui a quelque peu « permis à certains joueurs de se libérer. En coupant Jovan, nous avons privilégié l’état d’esprit. Il (Stefanov ndlr) nous a aidés sur certains matches, dès son arrivée (décembre 2010). Après la trêve, il a commencé à se détacher du groupe, un peu comme il l’avait fait chez vous (au Puy) je pense ». Et l’on peut dire que ce départ, comme celui d’Ipouck au Puy, du reste, à permis à ses joueurs de se libérer, pour enchaîner des performances comme celles du week-end dernier. L’ASM B, quant à elle, reste sur une victoire à l’extérieur à Saint-Quentin, où Guillarme et Pistre, même s’ils ont quelquefois péché par manque d’adresse, ont prouvé qu’ils réalisaient une deuxième partie de saison étincelante. Avec le retour de Florent Gitenait, mais pas celui de Waly Gueye, toujours indisponible sur blessure, une victoire samedi au Palais des sports pourrait même leur assurer le maintien. Pour mieux rêver « play-offs »?

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Dimitri Laurent

Saint-Quentin stoppé à « Souffel » (Nationale 1 masculine)

Est-ce l'air de l'Alsace, région qu'il connait bien pour avoir joué par le passé à


Strasbourg, toujours est-il que Jason Bach a fourni une solide prestation samedi (14 pts, dont 4/5 à 3 pts, 14 d'évaluation), finissant meilleur marqueur du SQBB, qui n'a pu éviter toutefois la défaite (Photo G. H.).

Vainqueur de ses trois précédents matches, le SQBB a vu sa série positive s’interrompre en Alsace (68-63). A cinq matches du terme de la saison, Stéphane Eberlin, l'entraîneur de Souffelweyersheim, avait fait ses comptes. Il fallait encore trois victoires à son équipe pour se maintenir. Ça tombe bien. Il restait justement trois rencontres à disputer à domicile. Avec ce succès contre Saint-Quentin, en voilà une ! Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'avec une détermination pareille et une salle aussi bouillante, « Souffel » peut raisonnablement espérer conserver sa place en Nationale 1. Aussi dure soit-elle, cette victoire n'en est que plus belle. Les Alsaciens prenaient un bon départ et creusaient le premier écart du match (12-6, 6e). En face, l'entrée de Jason Bach amorçait le retour de Saint-Quentin. Deux flèches à 3 points de l'ancien espoir de la SIG participaient à la remontée de son équipe, qui était devant à la fin du premier quart-temps (14-16). Puis, on assistait à un mano a mano entre les deux formations. Appel avait beau briller (8 pts dans le seul deuxième quart-temps), des décisions arbitrales permettaient aux Axonais de garder leur avance. Mais leur adresse douteuse sur la ligne des lancers francs (2/9 à la pause, 3/11 au final) les empêchaient de compter plus de 3 points d'écart à la pause (29-32). Envie Au cours du troisième quart-temps, les Souffelois affichaient une défense très agressive qui gênait les Bleu et Blanc. Si bien que les hommes de Stéphane Eberlin prenaient alors les commandes du match grâce à la réussite offensive de Appel et d'Alingue (49-46). Toujours aussi accrocheurs en défense, les Alsaciens ne lâchaient rien lors du dernier quart-temps. Et, dans un gymnase des Sept Arpents en feu, ils gardaient les commandes (57-52, 34e, puis 61-56, 37e). En face, SaintQuentin ratait des tirs faciles, et à trente secondes de la fin du match, une dernière interception de Broliron faisait chavirer de bonheur la salle. Une salle qui entrait dans une douce folie quand Tschamber rentrait son panier à neuf petites secondes du buzzer. Le panier de la gagne (68-63). Si le match n'a jamais atteint des sommets au niveau du jeu, l'envie et la


détermination étaient plus importantes côté alsacien. Pour le SQBB, qui n'a pas profité des défaites conjuguées de Brest, d'Angers ABC et de SaintEtienne, il s'agit d'un coup d'arrêt. Auteur : De notre correspondant Alexandre Martinez Article paru le : 12 avril 2011

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Lundi 11 Avril 2011 BASKET-BALL (NATIONALE 1)

Et le piège s'est refermé

Face à Tschamber (nº10), Alexis Rambur et le SQBB ont vendangé leur fin de match en Alsace. (Photo PQR/L'ALSACE)

En tombant samedi à Souffelweyersheim (68-63), le SQBB a manqué une belle occasion de faire un bond au classement. Coup de frein. C'est le risque. Quand on a choisi d'adopter un style défensif, il y a de fortes chances qu'un match serré comme celui de samedi se joue sur quelques détails. Infimes. Comme des lancers francs. Une stat à charge pour le SQBB, scotché à 3 sur 11 sur la ligne de réparation. 2 sur 6 pour Rambur, la ligne de stats archicomplète (5 rebonds, 5 passes, 2 interceptions) gâchée par cette faillite récurrente.


«Il faut savoir gérer ce genre de match sur la fin, déplace aussi le capitaine saint-quentinois. Or, on rate des paniers faciles et on fait des choix compliqués.» Les deux ratés de Howell, sous le cercle, au moment de retenir des Alsaciens tout à coup insolents de réussite, témoignent de cette gabegie finale, dans un match que le SQBB aura souhaité dominé par la défense. Mais pas forcément par celle de l'adversaire. Bach trop peu servi «Cela fait longtemps que je n'avais pas retrouvé un bloc défensif aussi solide et intense, sourit Stéphane Eberlin, le coach souffellois. On joue notre peau en N1 en ce moment et on sait que ça passe par ce genre de prestation. On a quand même mis Saint-Quentin à 63 points.» «Je n'ai pas grand-chose à reprocher à mes joueurs en défense, observe pour sa part Sébastien Lambert. En revanche, on a péché dans la gestion des trois dernières minutes. On n'a pas été assez lucide et altruiste à ce moment-là. On ne sert pas assez un mec comme Jason Bach qui était chaud, alors que lui sait servir les autres quand il ne l'est pas.» Revenu au pays, l'ex-Strasbourgeois termine en effet meilleur marqueur du SQBB (14 points et 4/5 à 3 points). Alors que Howell et Sencanski (13 points à eux deux) sont passés à côté de leur soirée. Dommage, car cette 30e journée aurait pu permettre au SQBB d'intégrer un mini-peloton à la 3e place. Le tout avant d'accueillir une équipe du GET Vosges reléguée et démobilisée. De notre envoyé spécial ERIC JONNEAU

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Le 11/04/2011 Nationale 1 masculine / Après BCS – Saint-Quentin (68-63)

Souffel façon commando Lancé dans le sprint final du championnat, le BC Souffelweyersheim sait que son salut passera par les qualités mentales et de combat de son


groupe.

Doudou M’Bodji et le BCS ont décroché la première des trois victoires qui leur garantira le maintien. (Photo DNA – Thierry Suzan)

« Une super prestation », réagit à froid l’entraîneur alsacien Stéphane Eberlin. Alors oui, offensivement les rouges ont encore loupé quelques paniers faciles (malgré un 46 % aux tirs tout à fait correct), des stats réhaussées par une réussite aux lancers franc retrouvée (9/11). Mais l’essentiel est ailleurs. Pour espérer repartir en Nationale 1 l’année prochaine, les Alsaciens devaient endosser le bleu de chauffe et partir au combat. Il est clair que sur le match face à Saint-Quentin, ils ont répondu présent. « On a retrouvé nos valeurs, fait preuve de beaucoup d’abnégation. Je suis fier de mes joueurs », se réjouit leur entraîneur. « Deux victoires pour assurer le maintien » Présents dans la peinture, compilant 37 rebonds, sept interceptions et une défense très agressive, ils ont su jouer avec leurs armes pour faire déjouer une des grosses armadas de la division. « On a réalisé un gros match défensif », confirme coach Eberlin. Bien aidés par une salle toute acquise à leur cause et prompte à s’enflammer dans les moments chauds, ils n’ont jamais paniqué, faisant preuve d’une vraie force de caractère pour rester au contact de leur adversaire, puis gérer leur courte avance. « En fin de match, sur les deux ou trois actions décisives, on fait les bons choix. C’est aussi une satisfaction ». Les joueurs en sont de toute façon conscients, il n’y a pas, parmi eux, un sauveur qui leur fera gagner les matches à lui tout seul. La victoire sera collective ou ne sera pas. Là encore, la feuille de stats de samedi soir confirme cette tendance. Sept joueurs ont scoré entre 6 et 15 points, même si ce sont surtout Jacques Alingue (12 pts, 8 rebonds) et surtout


Romain Appel (15 pts, 6 rebonds en 25’) qui ont le plus attiré la lumière. Stéphane Eberlin est lucide : « On le sait, si on veut se sauver ça passera par les vertus collectives et l’esprit d’équipe. C’est notre force, il faut s’appuyer dessus ». Une bonne nouvelle n’arrivant jamais seule, la victoire face au 7 e du classement s’accompagne de résultats favorables aux Souffelois dans la course pour le maintien. Si l’entraîneur regrette « la victoire à l’extérieur de Liévin », St-Chamond, Denek et Get Vosges ont tous perdu à domicile. « Ca nous permet de prendre un point d’avance sur le premier relégable, c’est toujours bon à prendre ». La situation comptable s’améliore, les joueurs semblent tous tirer dans le même sens, on serait tenté de penser que tout devrait bien se passer pour le ‘’BCS’’. Mais attention le club a suffisamment payé pour s’être peut-être vu trop vite trop beau cette saison. Pour une équipe imprévisible comme Souffelweyersheim, chercher les « deux victoires qu’ils nous manquent pour assurer le maintien » risque de ne pas être juste une formalité. Libre toutefois de penser qu’avec une équipe prête à aller au charbon, c’est un objectif des plus réalisables.

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N1M BCS :

libérateur

le 11/04/2011

Alexandre Martinez


Romain Appel et le BCS ont réalisé une excellente opération ce week-end. Archives Jean-Marc Loos

Souffelweyersheim a fait un premier pas vers le maintien en s’imposant samedi face à Saint-Quentin (68-63). À la 38 e, le tableau d’affichage indique 61-61. Le BC Souffelweyersheim met les nerfs de son public à rude épreuve. Un match qui peut basculer d’un côté ou de l’autre, néanmoins largement mérité pour les hommes de Stéphane Eberlin, ne serait-ce qu’au vu des statistiques. L’analyse de ces dernières démontre un net avantage (84-53) en faveur des Alsaciens. On notera également 24 changements de leader même si « Souffel » mène pendant près de 24 minutes contre 12 pour son adversaire. Les Bas-Rhinois n’avaient pas d’autre choix, surtout à la parution des résultats de leurs concurrents directs, que de gagner, faute de quoi la relégation se dessinait fortement. Pas de round d’observation, les deux protagonistes entrent d’entrée dans le vif du sujet. Le chassé-croisé qui suit donne une rencontre très tenue. Les joueurs locaux prennent l’avantage (12-6), avant que les premières balles perdues ne permettent aux visiteurs de revenir et de prendre les devants (14-16 à la 10 e). La reprise voit Appel aux trois points. Puis, trois incohérences arbitrales, un premier marcher de Traineau puis un passage en force de Tschamber et encore un marcher a priori tout aussi imaginaire d’Alingué manquent de mettre le feu aux poutres. L’air est électrique et dans la foulée, Weber commet une antisportive. Ces errements profitent aux Saint-Quentinois. Les choses se calment peu à peu. Saint-Quentin vire en tête à la mi-temps (29- 32). La pause semble être salutaire pour Souffelweyersheim. Appel, Tschamber, Alingue infligent un 8-0 (37-36). Les Picards reviennent mais ratent des tirs faciles. La défense souffeloise, agressive dans le bon sens du terme, limite son adversaire. Sous l’impulsion d’Appel et d’Alingué, le BCS vire en tête


(49-46 à la 30 e). Le money time s’annonce pour le moins tendu. Tous les ingrédients sont réunis pour tenir la bouillante salle des Sept Arpents en haleine jusqu’aux derniers instants. Le BCS accentue son avance (57-52 à la 24 e). C’est le moment que le coach saint-quentinois choisit pour poser un temps mort. Dans la foulée, Lesieu réduit le score ; une balle perdue par M’Bodji et Sencanski marque : 59-56. Le mano à mano continue : 61-61. Une interception de Broliron, suivie d’une faute très sèche de Romain, est traitée avec beaucoup d’indulgence par le corps arbitral. Alors qu’il reste 32’’, à 66-63, Stéphane Eberlin pose son dernier temps mort. La gestion de fin de match restera à « Souffel » : Tschamber inscrit le panier libérateur : 68-63. Le BCS a-t-il posé son premier jalon pour l’opération maintien ? Pas acquis au vu des résultats des concurrents directs, Liévin gagne à Brest, Le Puy remporte la victoire à Saint-Chamond. Et… le BCS se déplace au Puy samedi prochain. Le suspense continue ! Souffelweyersheim — Saint-Quentin 68-63. Quarts temps : 14-16, 15-16, 20-14, 19-17. Arbitres : MM. Boirivant et Di Fallah. 600 spectateurs. BCS : 28 paniers réussis sur 61 tirs (46 %) dont 25/42 à 2 pts (60 %) et 3/19 à 3 pts (16 %) ; 9/11 LF (82 %) ; 37 rebonds dont 10 offensifs (Traineau 4 ; Alingue 3) ; 16 passes décisives ; 11 balles perdues ; 7 interceptions ; 2 contres réussis, 1 subi ; 12 fautes personnelles ; Nkembe 0, M’Bodji 6, Appel 15, Broliron 9, Alingué 12, Tschamber 12, Kancel 8, Traineau 6, Weber 0. Total évaluation : 84. Saint-Quentin : 26 paniers réussis sur 61 tirs (43 %) dont 18/38 à 2pts (47 %) et 8/23 à 3 pts (35 %) ; 3/11 LF (27 %) ; 27 rebonds dont 8 offensifs ; 11 passes décisives ; 10 balles perdues ; 4 interceptions ; 1 contre réussi, 2 subis ; 18 fautes pers. ; un joueur éliminé : Sencanski (33 e) ; Romain 2, N’Kembe 4, Diallo 11, Sencanski 5, Bach 14, Lesieu 13, Rambur 6, Howell 8, Jones 0. Total évaluation : 53.

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Basket-ball (N1)


Fin de série pour le SQBB Publié le dimanche 10 avril 2011

Le président Depaquit « sur la brèche » ce dimanche.

SOUFFEL 68 / SQBB 63 Chez le promu alsacien, SQBB n'a pu enchaîner un 4e succès de rang. Même s'il y avait la place... A cinq matchs du terme de la saison, Stephane Eberlin, l'entraineur alsacien, avait fait ses comptes. Il fallait encore trois victoires à son équipe pour se maintenir. Ça tombe bien, il restait justement trois rencontres a disputer à domicile. Avec cette victoire contre Saint-Quentin, en voilà une ! Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'avec une détermination pareille et une salle aussi bouillante, « Souffel » ne peut que garder sa place en N1. Aussi dure soitelle, cette victoire n'en est que plus belle. Les locaux prennent un bon départ et creusent le première écart du match (de 6-6 à 12-6, 6e). En face, l'entrée de Bach amorce le retour de SaintQuentin. Deux flèches à 3 points de l'ancien espoir de la SIG participent à la remontée de SQBB, devant à la fin du premier quart (14-16). S'en suit un mano à mano. Appel a beau briller (8 points dans le seul deuxième quart), des décisions arbitrales litigieuses permettent aux


visiteurs de garder leur avance. Leur adresse douteuse sur la ligne des lancers (2 sur 9 à la pause, 3 sur 11 à la fin) les empêche de compter plus de trois longueurs d'écart à la pause (29-32). Lancers à l'index Au cours du 3e quart, les Souffelois vont présenter une défense très agressive qui va gêner leur adversaire. Ils prennent alors les commandes du match grâce à la réussite offensive de Appel et Alingue (49-46). Toujours aussi accrocheurs en défense, les Alsaciens ne lâchent rien lors du dernier quart-temps, et dans un gymnase des 7 Arpents en feu, ils gardent les commandes (57-52 à la 34e, puis 61-56 trois minutes plus tard). En face, SQBB manque des shoots faciles, et à 30 secondes du terme, une dernière interception de Broliron fait chavirer la salle, qui entre dans une douce folie quand Tschamber rentre le panier qui assure la victoire, à 9 secondes du buzzer (68-63). Si le match n'a jamais atteint des sommets au niveau du jeu (35% de réussite au tirs pour Souffelweyersheim), l'envie et la détermination des locaux permet d'envisager un dénouement heureux à cette saison.

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Le 10/04/2011

La première pierre SOUFFELWEYERSHEIM 68 SAINT-QUENTIN 63 Quart-temps : 14-16, 15-16, 20-14, 19-17. 500 spectateurs. Arbitres : MM. Boirivant et Difallah. BCS : 28 paniers sur 61 tirs, dont 3 sur 19 à 3pts, 9 LF sur 11, 37 rebonds,


16 passes, 11 balles perdues, 7 interceptions, 2 contres, 12 fautes. Tschamber 12, Weber, Broliron 9, Appel 15, Nkembe, M’Bodji 6, Traineau 6, Alingue 12, Kancel 8. SAINT-QUENTIN : 26 paniers sur 61 tirs, dont 8 sur 23 à 3pts, 3 LF sur 11, 27 rebonds, 11 passes, 10 balles perdues, 4 interceptions, 1 contres, 18 fautes. Rambur 6, Romain 2, Diallo 11, Piekacz, Bach 14, Sencanski 5, Jones, Howell 8, N’Kembe 4, Lesieu 13. A 5 matchs du terme de la saison, Stephane Eberlin l’entraineur alsacien avait fait ses comptes. Il fallait encore trois victoires à son équipe pour se maintenir. Ça tombe bien il restait justement trois rencontres a disputer à domicile. Avec cette victoire contre Saint-Quentin, en voilà une! Et avec une détermination pareille et une salle aussi bouillante, «Souffel» ne peut que garder sa place en N1. Aussi dure soit-elle cette victoire, n’en est que plus belle. Les locaux prennent un bon départ et creusent le première écart du match (de 6-6 à 12-6 à la 6 e’). En face l’entrée de Bach amorce le retour de Saint-Quentin. Deux flèches à 3pts de l’ancien espoir de la SIG participent à la remontée de son équipe qui est devant à la fin du premier quart (14-16). S’en suit un mano à mano. Appel a beau briller (8pts dans le seul deuxième quart-temps), des décisions arbitrales litigieuses permettent aux visiteurs de garder leur avance. Leur adresse douteuse sur la ligne des lancers-franc (2/9 à la pause, 3/11 à la fin) les empêche de creuser l’écart à la pause (29-32). Au cours du 3 ème quart, les Souffelois vont présenter une défense très agressive qui va gêner leur adversaire. Ils prennent alors les commandes grâce à la réussite offensive d’Appel et Alingue (49-46). Toujours aussi accrocheurs en défense, les Alsaciens ne lâchent rien et, dans un gymnase des 7 Arpents en feu, ils gardent les commandes (57-52 à la 34 e’, puis 61-56 à la 37 e’). En face Saint-Quentin rate des tirs faciles et, à 30 secondes du terme, une dernière interception de Broliron fait chavirer la salle. Celle-ci entre dans une douce folie quand Tschamber rentre le panier qui assure la victoire à 9 secondes du buzzer (68-63). Si le match n’a jamais atteint des sommets au niveau du jeu (35 % de réussite au tirs pour Souffelweyersheim), l’envie et la détermination des


locaux permet d’envisager un dénouement heureux à cette saison. Alexandre Martinez

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Basket-ball (N1) /

« Rendez-vous primordial » Publié le samedi 09 avril 2011


De retour de suspension, Julien Lesieu a l'impression d'être dans le collimateur des arbitres.

De retour dans l'effectif saint-quentinois, Julien Lesieu sait que le déplacement de ce soir à Souffelweyersheim est capital pour un bien figurer au classement final. DE retour après avoir purgé sa deuxième suspension de la saison lors de la rencontre face à Saint-Chamond samedi dernier, Julien Lesieu retrouve ce soir les parquets à l'occasion d'un déplacement à haut risque à Souffelweyersheim. Grand artisan de la difficile victoire axonaise lors du match aller (79-76 après prolongation), le meilleur marqueur et meilleur rebondeur du SQBB n'hésite pas à qualifier de « capitale pour la suite de la saison » la rencontre de ce soir. « Je dois prendre sur moi » Julien, que vous inspire le proverbe « jamais deux sans trois » ? « (Rires…) Oh non ! J'espère ne plus jamais être suspendu. C'est vraiment trop dur de rester dans les tribunes à regarder les copains jouer. Les arbitres me connaissent et j'ai l'impression que certains m'ont dans le collimateur. Ils ne laissent jamais rien passer lorsqu'il s'agit de moi. C'est à moi maintenant de faire les efforts pour rester concentré et pour me taire pendant les matches. Je dois prendre sur moi pour ne pas pénaliser l'équipe. » Si la rencontre face à Saint-Chamond s'est plutôt bien passée, le match à Souffelweyersheim risque d'être beaucoup plus difficile… « Ça, c'est certain ! Souffelweyersheim est une équipe très difficile à manier. On avait déjà souffert chez nous lors du match aller, mais elle l'a


confirmé ensuite en étant la seule formation à avoir, pour le moment, battu Denain à deux reprises et en ayant perdu de très peu face à Strasbourg (Pro A) en Coupe de France (68-71). Cette équipe possède un très gros secteur intérieur. Nous devrions donc être assez sollicités dans la raquette ce soir. » Les rebonds seront-ils la clé du match ? « Oui, mais pas uniquement. Souffelweyersheim est une équipe qui se sert beaucoup de ses intérieurs comme points de fixation. Il y a beaucoup d'alternance entre les intérieurs et les joueurs extérieurs. Les « grands » sont utilisés pour ressortir proprement les ballons pour les shooteurs. Nous devrons être très forts pour aborder ce match capital et être capable de couper ces transmissions. » En quoi ce match est-il capital à vos yeux ? « Il est capital car ensuite il restera quatre journées. En cas de victoire ce soir, nous ferions un grand pas vers la 5e place qui garantit un quart de finale de play-off à Pierre-Ratte. Il ne faut pas se rater car on doit profiter également du fait que deux de nos adversaires directs perdront des points ce soir, lors des matches Sorgues - Brest et Saint-Etienne - Denain. Le rendez-vous de ce soir est donc primordial. »

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Propos recueillis par J.-B.B.

Samedi 09 Avril 2011 BASKET-BALL (N1)

Le piège souffellois est tendu


A l'aller, Julien Lesieu avait pris le dessus sur Sébastien Kancel. Ce soir dans un contexte difficile, le SQBB aura bien besoin de son pivot, qui effectue son retour après une suspension. (Photo GREGORY PORTELETTE)

Saint-Quentin évoluera ce soir dans la salle de Souffelweyersheim, redoutée en N1 de par son étroitesse et l'atmosphère qui y règne. C'est le Bordelais Gauthier Darrigand qui le confiait il y a quelques semaines à l'hebdomadaire Basketnews: «C'est plus dur de jouer à Souffel qu'à Gravelines. La salle est toute petite, ça sent la friture, c'est particulier ». À l'image du meneur de Bordeaux, Alexis Rambur a sans doute fait le tour de France des salles de basket, de la ProA à la N1. Il confirme: «C'est tout à fait ça. À Souffelweyersheim, ils font vraiment la cuisine dans la salle. On n'a pas l'habitude de voir ça. Dans une salle à 3 ou 4000 personnes même très bruyantes, tu n'es pas déstabilisé car tu as des repères. Tu les as aussi dans une petite salle, comme celle de Rouen. Un gymnase par contre, c'est différent.» Et c'est ce qui attend les Axonais ce soir à «Souffel». Le SQBB possède en ses rangs un homme qui a écumé toutes les salles de la banlieue strasbourgeoise. Il s'agit de Jason Bach, formé à la SIG, le fleuron local. «Je connais bien Souffel et ses joueurs. Je suis d'ailleurs allé les voir avant la trêve après notre match à Epinal. Il n'y a pas une très grosse ambiance mais c'est rempli à chaque fois. Cela donne l'impression qu'il y a beaucoup plus de monde qu'en réalité. Moi personnellement, j'aime bien ce genre de salles », raconte-t-il, ravi de pouvoir retrouver «ses terres» pour un week-end. « C'est impressionnant mais ce n'est pas dangereux. Ce n'est pas comme au Portel avant où on finissait nos lay-ups


dans le public sous les panneaux.» La Pro A en concurrence Le Portel, Orchies, reviennent dans les paroles axonaises au moment de parler de ces endroits au contexte inimitable. «Des salles-traquenards», pour Mous Diallo : «Il y avait Autun aussi. Avec la proximité et la concentration des gens. C'est une ambiance assez chaude, complètement différente des grandes salles. Après, ça reste un match de basket.» D'autant que ce soir, si ses 685 places officielles seront encore dépassées, le gymnase municipal de Souffelweyersheim ne battra pas ses propres records. «En se serrant, on arrive à 1000, explique Gilbert Mittelhaeuser, le président alsacien au fort accent du cru. Le sixième homme, c'est notre public. On a toujours été bien suivis. Mais contre SQBB, il devrait y avoir moins de monde que d'habitude. Parce qu'il fait beau et aussi parce que la SIG Strasbourg joue contre Cholet en même temps que nous.» Une affiche de ProA qui devrait soutirer entre 50 et 100 personnes au promu souffellois. De toute façon, pour des Saint-Quentinois qui devront se montrer forts loin de leur palais pour espérer une riche fin de saison, le voyage en Alsace sera formateur.

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MAXIME PIQUET

Le 09/04/2011 Basket-ball / NM1 : BCS – Saint-Quentin (20 h)

« Le sprint final » LES ÉQUIPES. – BCS : Tschamber, Weber ; Broliron, Appel, Nkembe, M’Bodji ; Traineau, Alingue, Kancel.


Sortis vainqueurs face à Denain (2 e) à domicile il y a quinze jours, Jérémy Tschamber et ses coéquipiers devront à nouveau sortir le grand jeu pour écarter Saint-Quentin. (Photo archives DNA)

« Le sprint final est lancé », lâche Stéphane Eberlin. A cinq journées de la fin du championnat, le BCS est loin d’avoir assuré son maintien en Nationale 1. Si une qualification en play-offs reste encore mathématiquement possible, Souffel pense avant tout à repartir en N1 la saison prochaine. « On pouvait parler de play-offs avant le match face à Saint-Chamond (défaite 71-72 à domicile le 5 mars) », rappelle l’entraîneur du BCS. « Ce match face à Saint-Quentin est capital » « Aujourd’hui, il faut parler de maintien. Quand on est ex æquo avec le premier relégable (Denek, ndlr) , il faut surtout penser à se sauver », analyse lucidement coach Eberlin. Il faudra sans doute 16 victoires au BCS pour y parvenir. Le calcul est simple, il en manque encore trois aux Souffelois (13 v, 16 d) pour décrocher leur Graal. Et avec trois matches à domicile sur les cinq restants à jouer, les coéquipiers de Romain Appel ont toutes les cartes en main. « Ce match face à Saint-Quentin est capital, ajoute Stéphane Eberlin. Si on gagne, on reste dans les clous. Dans le cas contraire, on se met en difficulté et on ne sera peut-être plus maîtres de notre destin. »


Le BCS devra donc avoir les nerfs solides lors des prochaines semaines. Les Bas-Rhinois devront encore se rendre au Puy-en-Velay (10 e) et à Liévin (15 e), et recevront Sorgues (5 e) et Roche-la-Molière (17 e) d’ici la fin de saison. Mais l’entraîneur souffelois sait ses joueurs concernés pour livrer « les cinq batailles » à venir. « Nous avons raté de « très « belles occasions face à Saint-Chamond et GET Vosges. A nous de nous sortir de ce “bourbier”. » La déroute subie le week-end dernier sur le parquet du leader bordelais (72-42) n’est déjà plus qu’un lointain souvenir. « Nous en avons très rapidement parlé. Une fois le match plié, les joueurs avaient déjà la tête à la suite. Ce qui explique pourquoi nous sommes revenus avec une valise bien pleine , lâche Stéphane Eberlin. Depuis mardi, nous sommes focalisés sur la rencontre face à Saint-Quentin. » Car c’est une grosse cylindrée, encore une, après Denain il y a quinze jours, qui se présente ce soir sur le parquet des Sept-Arpents. « C’est une équipe qui a été construite pour jouer la montée. Si elle n’a pas eu les résultats escomptés, elle est actuellement sur une bonne dynamique et se prépare pour les barrages. » Le talent ne manque pas dans les rangs picards. On y retrouve ainsi un meneur, Alexis Rambur, passé par la Pro A, un ailier serbe, Dejan Sencanski, par la Pro B, un Américain performant, Keonta Howell (15,3 pts et 4,2 rbds), un pivot dominant, Julien Lesieu (15,9 pts et 7,4 rbds), sans compter l’ancien espoir de la SIG, Jason Bach. Qu’importe au final, le BCS n’a guère le choix. « Il faut gagner, martèle Stéphane Eberlin. Je sais que mes joueurs répondront présent. Il faudra surtout gérer la peur de mal faire. »

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Basket

Souffel ne doit rien lâcher le 09/04/2011 par Olivier Arnal

Simon Giovannini


Tony Traineau et le BCS ont toujours la main. Mais pour la garder, ils doivent gagner ce soir. Photo Jean-Marc Loos

Giflé sur le parquet du leader bordelais le week-end dernier (72-42), Souffelweyersheim reçoit Saint-Quentin à 20 h au gymnase des Sept Arpents pour tenter de remporter une victoire nécessaire dans l’optique du maintien en Nationale 1. Alors qu’il lui reste cinq matches à disputer — dont trois à domicile — pour valider son maintien, le BC Souffelweyersheim doit avant tout penser à rester maître chez lui pour atteindre son objectif. Forcément, le duel de ce soir (20 h) aux Sept Arpents face à Saint-Quentin revêt une grande importance pour les hommes de Stéphane Eberlin. « Nous sommes toujours maîtres de notre destin. En remportant les matches qu’il nous faut gagner, nous nous sauverions », explique le coach bas-rhinois. « Il faudra faire preuve de détermination et ne surtout pas avoir peur. Si les joueurs mettent de l’envie et de l’énergie, comme face à Denain il y a deux semaines, cela nous permettra de mettre le feu pour que le public pousse et nous aide à renverser cette équipe de Saint-Quentin. » Septièmes (17 victoires, 12 défaites), les Picards sont encore dans la course aux cinq premières places, importante dans l’optique des quarts de finale des play-offs. « Il y a encore de l’enjeu pour eux », confirme Stéphane Eberlin. « Même s’ils ont eu un trou après avoir bien commencé le championnat, ils sont dans une bonne dynamique, puisqu’ils restent sur 5 victoires lors des 6 dernières journées en ayant mis quelques belles fessées. Chez eux, le danger peut venir de partout et depuis le changement d’entraîneur, ils ont mis en place un gros collectif défensif. Jusqu’à maintenant, ils jouaient surtout de manière offensive. » « Plus de calcul à faire » Pour les basketteurs souffelois, 13 es et premiers non-relégables, il est


toutefois primordial de ne plus lâcher de points dans leur antre. « Pour ne pas se mettre en difficulté, il faut aller chercher trois victoires à la maison. Maintenant, quel que soit l’adversaire, Denain, Sorgues ou La Roche (Ndlr : les trois derniers visiteurs aux Sept Arpents), il faut gagner ! Il n’y a plus de calcul à faire, ni à se poser de questions », ajoute le technicien alsacien. Avec l’appui de ses bouillants supporters, le BCS est capable de battre n’importe quelle équipe du championnat. « Jouer à domicile nous transcende et nous donne plus de force pour lutter », assure S. Eberlin. « Je suis vraiment persuadé que nous avons la capacité de réaliser une performance. »

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N1M

Souffelweyersheim balayé par le leader le 04/04/2011

Romain Appel et le BCS n’ont jamais été en mesure de rivaliser avec des Bordelais qui devraient rejoindre la Pro B la saison prochaine. Archives Jean-Marc Loos

Le BCS n’a rien pu faire vendredi soir dans le fief du leader bordelais (7242). Vendredi soir, les Bordelais ont tué tout suspense dès le premier quart


temps (26-11) par une salve de tirs à trois points (Driss, M’Boup, Darrigand) et des contre-attaques à la vitesse éclair. « On a retrouvé notre jeu et on a gagné la bataille du rebond (35 contre 27) », se réjouissait l’entraîneur Alexandre Palfroy. Jamais en mesure de revenir au score, les Souffelois du BCS n’ont brillé que sur deux dunks aussi rageurs que spectaculaires d’Alingue. Dans le deuxième quart temps, les Bordelais creusaient l’écart par l’intermédiaire de Ford (32-11 à la 13 e). L’Américain était aussi dans le coup sur un jeu de « passes lasers » pour trouver Fellah qui servait Driss. Broliron tentait de stopper l’hémorragie par deux fois à trois points mais à la pause, les Girondins comptaient déjà 18 points d’avance (42-24). Le leader de N1, qui devrait rejoindre la Pro B la saison prochaine, n’avait plus qu’à gérer son avance en seconde période. Efficace en défense, Martin Diaw inscrivait même un tir primé, tout comme Doubal, soulagé de ne pas rendre une copie blanche sur le plan offensif. Laissant les Alsaciens à 42 points à la fin du match, les Bordelais remportaient logiquement leur 25 e succès de la saison. « Le seul bémol est le nombre de ballons perdus (19) », notait le coach local. JSA Bordeaux — Souffelweyersheim 72-42. Salle Jean-Dauguet. Quarts temps : 24-11, 18-13 (42-24), 12-10, 18-8. Arbitres : MM. Soares et Humeau. Spectateurs : 1 800 environ. JSA Bordeaux : 27/55 aux tirs dont 8/24 à trois pts ; 10/18 LF ; 35 rebonds ; 17 passes décisives ; 19 ballons perdus ; 24 fautes ; 1 joueur sorti : Dardaine, 37 e ; Fellah 3, Sy 3, Doubal 3, Darrigand 12, M’Boup 6, Dardaine 10, Ford 13, Diaw 7, Caille 1, Driss 14. Souffelweyersheim : 15/48 aux tirs dont 4/15 à trois pts ; 8/21 LF ; 27 rebonds ; 7 passes décisives ; 19 ballons perdus ; 20 fautes ; 2 joueurs sortis : Kancel (36 e) et Weber (38 e) ; NKembe 3, M’Bodji 4, Appel 2, Broliron 12, Alingue 9, Tschamber 2, Kancel 2, Traineau 5, Weber 3.

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4 avril 2011 | Par Yoan Leshauriès

La Pro B tend les bras aux JSA Bordeaux


Les Bordelais ne sont plus qu'à deux victoires de leur objectif.

La Pro B est maintenant tout proche pour les JSA Bordeaux. Il ne leur manque plus que deux victoires pour retrouver la division qu'ils ont quittée il y a un an. Une seule si Denain s'incline à Saint-Étienne vendredi. « Je ne serais pas contre », sourit le coach Alexandre Palfroy, même si « le scénario idéal » serait de jouer la montée à domicile le 15 avril face au grand rival nordiste. Mais avant cela, il faudra s'imposer à Épinal face à Get Vosges. « Cette équipe a un objectif opposé car elle joue le maintien. Ce ne sera pas facile de s'imposer mais nous devrons le faire quelle que soit la manière », avertit le coach bordelais. En tout cas, face à Souffelweyersheim, Alexandre Palfroy a retrouvé son équipe après deux victoires acquises dans la douleur lors des deux journées précédentes (NDLR : face au Centre Fédéral et à Saint-Chamond). « Il fallait retrouver de la solidarité et de la confiance ». C'est chose faite après avoir écrasé d'apathiques Alsaciens dans la chaleur de la salle JeanDauguet. Les Bordelais ont tué tout suspense dès le premier quart-temps (26-11) par une salve de tirs à trois points (Driss, M'Boup, Darrigand) et des contreattaques à la vitesse éclair. « On a retrouvé notre jeu et on a gagné la bataille du rebond (35 contre 27) », se réjouissait Alexandre Palfroy. Impressionnants en défense Jamais en mesure de revenir au score, les Alsaciens n'ont brillé que sur deux dunks aussi rageurs que spectaculaires d'Alingue. Dans le deuxième quart, les Bordelais creusaient l'écart par l'intermédiaire de Ford (32-11, 13e). L'Américain était aussi dans le coup sur un jeu de « passes lasers » pour trouver Fellah qui servait Driss. Broliron tentait de stopper l'hémorragie par deux fois à trois points mais à la pause, les Girondins comptaient déjà 18 points d'avance (42-24). Le leader de Nationale 1 n'avait plus qu'à gérer son avance en seconde période. Efficace en défense, Martin Diaw inscrivait même un tir primé, tout comme Doubal, soulagé de ne pas rendre une copie blanche sur le plan


offensif. Laissant les Alsaciens à 42 points à la fin du match, les JSA remportaient logiquement leur 25e succès de la saison. « Le seul bémol est le nombre de ballons perdus (NDLR : 19) », notait le coach bordelais. « En cette fin de saison, la fatigue se fait ressentir », poursuivait-il. Mais en cas de victoire à Épinal vendredi, les JSA Bordeaux ne seront plus très loin des vacances.

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Le 03/04/2011 Basket-ball / Nationale 1 masculine : après Bordeaux – BCS (72-42)

La loi du plus fort Il n’y a rien eu à faire. Vendredi, le BCS a été balayé sur le parquet du leader bordelais. Dominés physiquement, les Souffelois n’ont jamais eu voix au chapitre. Il faut parfois savoir reconnaître la supériorité de – beaucoup – plus fort que soi. Souffel en a fait l’expérience avant-hier à Bordeaux. Les deux clubs ne boxent pas dans la même catégorie. La JSA vise la montée en Pro B, domine le championnat de la tête et des épaules et a signé, vendredi, son quatorzième succès de rang à domicile. Le BCS, lui, ambitionne de se maintenir à cet échelon et ce challenge est déjà assez prenant comme ça. Le succès des Girondins sur les Bas-Rhinois s’inscrit donc dans une forme de logique. Son ampleur, en revanche, a marqué les esprits. Trente points d’écart (72-42), cela fait beaucoup pour une équipe souffeloise qui a toujours mis un point d’honneur à ne rien lâcher et a, le plus souvent, été dans le coup. « Ils ont été deux tons au-dessus de nous, confie Stéphane Éberlin, le technicien alsacien. Ils ont été plus vite, plus haut et on a explosé ». L’entame du match n’a d’ailleurs laissé aucune place au doute. « Ils nous ont pris à la gorge d’entrée et ne nous ont pas lâchés. »


Ses hommes ont été dominés physiquement et littéralement asphyxiés par le rouleau compresseur bordelais. « Défensivement, ils nous ont étouffés, ils ont mis une grosse intensité, ont contesté tous nos déplacements », reprend coach Éberlin. Rentrer un panier relevait de la gageure et ce ne sont pas Alex Nkembe (1 sur 9 aux shoots) ou Sébastien Kancel (1/6) qui diront le contraire. Bordeaux n’est pas la meilleure défense de Nationale 1 par hasard. La raquette locale a été verrouillée à double tour par John Ford (13 points, 7 rebonds) et ses partenaires. Souffel n’a rentré que 11 paniers intérieurs sur 33 tirs. Une réussite sensiblement aussi insignifiante qu’à l’aller (8 sur 31). Pour ne rien arranger, les visiteurs ont aussi lâché beaucoup trop de points sur la ligne des lancers-francs (8 sur 21, dont 2 sur 10 pour le malheureux Jacques Alingue). Difficile, dans ces conditions, de rivaliser. « On espérait faire un coup, on n’a pas réussi » « On espérait faire un coup, on n’a pas réussi, ajoute Stéphane Éberlin, pas plus affecté que cela. On n’est pas les premiers à avoir explosé chez eux cette saison, on ne sera peut-être pas les derniers ». Les Alsaciens le savaient, un exploit à Jean-Dauguet était peu probable. « Il faut oublier ce match et rebondir contre Saint-Quentin », conclut leur entraîneur. Samedi, c’est un nouveau cador qui croisera le chemin du BCS. Encore un.

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R. Sch

Le 02/04/2011. Basket-ball / N1M: Bordeaux - Souffelweyersheim (72-42)

Le BCS boit la tasse Salle Jean Dauguet). 1600 spectateurs environ. Arbitres: MM. Soares et


Humeau. Quart-temps:26-11,16-13, 12-10, 18-8 JSA BORDEAUX 72 SOUFFEL 42 Souffelweyersheim a chuté hier soir dans la salle du leader bordelais. Défaits d’un souffle au match aller (61-62), les Alsaciens ont cette fois-ci bu la tasse. Pourtant, à l’image du remuant Alingue, les Alsaciens se montrent d’emblée conquérants. Si l’adresse n’est pas toujours là, Broliron et Tschamber font le nécessaire pour prendre les commandes (2-4, 3 e). Ford et Gauthier font le travail pour inverser la tendance (6-4, 4 e) mais Kancel puis un dunk signé Alingue font encore jeu égal (8-8, 6 e). Plus pour longtemps car une accélération plus tard et les JSA de Driss se sont déjà envolés (18-8, 7 e). Une claquette de Traineau sur un rebond offensif calme un instant le feu mais la défaillance d’Alingue aux lancers francs laisse le trou se creuser (26-11, 10 e). En réussite, les Girondins continuent sur leur lancée. Dans la raquette, Ford fait mal. La vivacité de Driss fait le reste (36-13, 16 e). Dos au mur, Alingue et Broliron retrouvent de l’efficacité au delà des 6m25 (38-22, 18 e). Driss ne s’en soucie pas mais M’Bodji réussit à avoir le dernier mot avant le repos (42-24, 20 e). Pas suffisant pour inquiéter les locaux. De retour sur le parquet, ceux-ci repartent de l’avant (46-24, 22 e) puis contrôlent. Les shoots ratés de part et d’autre font stagner la marque (48-29, 27 e). Un panier primé de Traineau et un slalom récompensé de NKembe laissent entrevoir l’espoir (48-34, 29 e). Un bref instant car Diaw réplique immédiatemment avant que Fellah ne marque sur le buzzer (54-34, 30 e). Au moment d’attaquer le dernier quart-temps, les Bordelais serrent davantage les rangs en défense. Mis à part Weber à trois points (56-37, 31 e), le BCS est en panne d’inspiration. Darrigaud en profite pour scorer. Dardaine aussi (63-37, 33 e). Il n’y a rien à faire, les Bas-Rhinois n’y arrivent plus (69-37, 35 e). Un lancer franc par


ci, un autre là pour les visiteurs. Le tout est bien maigre pour espérer réduire l’écart.

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Le 01/04/2011 Basket-ball / Nationale 1 masculine: Bordeaux – BCS, ce soir (20h)

«Un coup à jouer» Fort de son succès contre Denain, le BCS aborde sans complexe son déplacement chez le leader bordelais, ce soir. Les Souffelois étaient d’ailleurs passés tout près de l’exploit à l’aller. L’hommage est signé Gauthier Darrigand. Dans les colonnes de Basketnews, l’ancien meneur de jeu de la SIG, aujourd’hui à Bordeaux, a déclaré qu’il est « plus difficile d’aller jouer à Souffel qu’à Gravelines ». « Ça prouve que notre salle est chaude et que ce n’est pas facile pour l’adversaire d’y venir », sourit Stéphane Éberlin, le coach du BCS. Gauthier Darrigand n’a pas affirmé ça à la légère. Au match aller, le leader girondin était passé par un trou de souris (61-62), ne s’imposant qu’à la faveur d’un lancer-franc de John Ford après une faute – très sévère – sifflée à Tony Traineau à trois secondes de l’ultime sirène. « On avait fait un match solide, on s’était mis à leur niveau défensivement, se rappelle l’entraîneur souffelois. I l y a eu une décision arbitrale discutable, mais on peut aussi regretter d’avoir manqué le coche en dilapidant une avance qui était de dix points (57-47) à cinq minutes de la fin ». Ce soir-là, le BCS a démontré qu’il était en mesure de tenir tête aux meilleurs. Cette capacité à rivaliser avec les grosses écuries de la division ne s’est jamais démentie. « Cette équipe aime ces challenges-là et a toujours répondu présent, au moins au niveau de la manière », relève coach Éberlin. Cela s’est encore vérifié le week-end dernier aux Sept-Arpents. Dans un contexte pourtant quelque peu agité, marqué par la récente éviction de Jovan Stefanov, Jérémy Tschamber et ses partenaires ont dominé Denain (93-84), le dauphin de la JSA.


La performance en impose. « Le groupe a prouvé sa capacité à se remobiliser, à retrouver cet état d’esprit qui est une de nos premières vertus, apprécie l’entraîneur. C’est vraiment positif et la preuve que l’on ne s’est pas trompé ». Une impressionnante série de treize succès consécutifs Dans quelques heures, c’est un nouveau défi de taille qui se profile. Bordeaux n’a plus perdu à Jean-Dauguet depuis le 4 septembre, et son revers initial contre Sorgues, et reste donc sur une impressionnante série de treize succès consécutifs à domicile. L’ampleur de la tâche n’est toutefois pas de nature à effrayer Stéphane Éberlin, persuadé « qu’il y a un coup à jouer ». Romain Dardaine et ses partenaires sont quasiment assurés de monter en Pro B et ne sont pas à l’abri d’une petite démobilisation passagère. Et puis, le cinq majeur bordelais, énormément sollicité depuis le début de l’année, risque aussi, à un moment où à un autre, de manquer de fraîcheur. « Il faudra y aller avec de l’ambition, avec du courage et un gros cœur », ajoute le technicien bas-rhinois. Son équipe n’en manque pas. R. Sch. "Les équipes" BORDEAUX : Darrigand, Fellah ; Doubal, Sy, M’Boup, Driss ; Dardaine, Diaw, Caille, Ford. BCS : Tschamber, Weber ; Broliron, Appel, M’Bodji, Nkembe ; Traineau, Alingue, Kancel.

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Basket

Le retour des coupeurs de tête le 01/04/2011 par Olivier Arnal


Doudou M’Bodji et le BCS risquent de souffrir ce soir. Mais ils ont souvent ennuyé, voire battu, les gros. Photo Jean-Marc Loos

Après une belle victoire face à Denain samedi dernier aux Sept Arpents, Souffelweyersheim se prépare à un déplacement compliqué ce soir (20 h) sur le parquet de Bordeaux, leader de Nationale 1. Pour un nouvel exploit ? Oui, « Souffel » aime les gros. Les coéquipiers de Sébastien Kancel l’ont une nouvelle fois prouvé le week-end passé en prenant le dessus sur Denain, deuxième de NM1 (93-84). Pourtant, après trois revers d’affilée et une semaine ponctuée par le départ de l’intérieur serbe Jovan Stefanov, le BCS n’était vraiment pas dans une situation propice à un exploit. « Il était important de casser cette spirale négative. Les joueurs ont réagi comme il le fallait, mais je n’avais pas de doute là-dessus. Le départ de Stefanov a libéré une partie du groupe et nous avons une équipe qui sait répondre aux défis contre les gros », commente le technicien souffelois Stéphane Eberlin. S’ils aiment les gros, ses hommes vont être servis ce soir, puisque le « hasard » du calendrier leur offre un déplacement du côté de Bordeaux. Leaders incontestés (24 victoires, 4 défaites), les Girondins de Gauthier Darrigand (ex-SIG) et John Ford (ex-Besançon, Chalon et Limoges) filent tout droit vers la Pro B. « C’est le plus gros morceau du championnat et le grand favori depuis le début », confirme l’entraîneur d’un BCS au complet. « Depuis leurs deux défaites pour commencer la saison, les Bordelais ont enchaîné 24 victoires en 26 matches et restent notamment sur 12 succès de rang à domicile. Ils dominent complètement leur sujet avec un cinq de départ formaté pour la Pro B. » Être fort mentalement Alors qu’il ne reste que six journées, les Alsaciens ne veulent pas se mettre de pression. 12 es avec une victoire d’avance sur Bayonne, le premier relégable (plus le point-average, donc deux victoires en fait), les hommes de Stéphane Eberlin ont toujours leur destin entre leurs mains. « Ce déplacement à Bordeaux est le seul de nos derniers matches que nous


allons jouer sans pression. Ensuite, il restera cinq rencontres pour décrocher trois succès. Nous sommes en ballottage favorable et j’ai confiance, surtout si nous parvenons à garder cet état d’esprit et cette volonté », ajoute le coach, conscient que la mission sera fort compliquée ce soir en Aquitaine, même si « Souffel » se verrait bien enfiler une nouvelle fois son célèbre costume de coupeur de têtes. « Il faudra être fort mentalement — car cela risque d’être un combat pendant 40 minutes — et surtout limiter au mieux le rendement du cinq de départ », souligne S. Eberlin. « En phase offensive, comme nous allons affronter la meilleure attaque de N1, le plus important sera de jouer avec spontanéité. Même si je pense que cela passera surtout par une grosse défense de notre part. »

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1 avril 2011 | Par Yoan Leshauriès

Une série qui vaut de l'or Les JSA visent les trois victoires consécutives pour vite monter en Pro B. «La seule série qui m'intéresse, c'est celle des trois prochains matches ». Si le coach Alexandre Palfroy accorde habituellement peu d'importance aux séries, il a bien noté cette fois que les JSA Bordeaux ne sont plus qu'à trois victoires de la Pro B. En cas de succès face à Souffelweyersheim ce soir à Jean-Dauguet puis à Épinal le week-end prochain face à Get Vosges, les Bordelais s'offriraient le droit de jouer un match de gala face à Denain le 15 avril. En battant les Nordistes, les Bordelais pourraient fêter la montée directe en Pro B, à trois journées de la fin du championnat… le scénario idéal. En tête de la Nationale 1 depuis le 17 janvier (1), les JSA sentent « arriver le bout du tunnel. Les joueurs sont concentrés et savent ce qu'il reste à faire pour s'offrir la récompense de jouer la montée face à Denain, assure le coach. Nous n'avons pas besoin de soigner le goalaverage. À partir de maintenant, seule la victoire compte ». « On ne se retournera qu'à la fin, enchaîne le meneur Gauthier Darrigand. Pour l'instant, on a la tête dans le guidon ».


Et dans ce sprint final, chaque coup de pédale devient de plus en plus éprouvant. « On sort d'une période difficile, constate Darrigand. Toutes les équipes que nous rencontrons jouent quelque chose : que ce soit les playoff ou le maintien ». « Un poids supplémentaire » Les JSA, eux, continuent d'avancer tant bien que mal. « Maintenant, on a un poids supplémentaire sur nos épaules au fur et à mesure que la montée approche », reconnaît le coach. Mais Alexandre Palfroy a décidé de ne rien changer dans la préparation des matches. « On ajoute juste des petites choses ici et là aux entraînements pour que tout le monde reste concentré ». De la concentration, il en faudra ce soir face à Souffelweyersheim. Les Alsaciens ont battu Denain le week-end dernier et avaient causé bien des problèmes aux Bordelais au match aller (victoire des JSA 61-62, le 20 novembre 2010). « On s'en était sorti par une décision arbitrale en notre faveur en toute fin de match », se souvient Gauthier Darrigand. « C'est une équipe athlétique qui est très performante sur le un-contre-un », précise Alexandre Palfroy. Les JSA Bordeaux restent « vigilants tant que rien n'est fait mathématiquement ». Mais ils savent qu'un succès face à Souffelweyersheim ce soir les rapprocherait encore un peu plus près de la Pro B. Et comme le résume Alexandre Palfroy : « Trois victoires, c'est peu par rapport à ce que l'on a fait (2) mais c'est aussi beaucoup ». Surtout dans le rush final. (1) Après leur victoire à Sorgues. (2) Deux séries de 11 victoires consécutives cette saison.

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Souffelweyersheim reste la bête noire de Denain mardi 29.03.2011


Les Denaisiens ont manqué de constance face à une équipe qui ne les ménage jamais. PH. JOHAN BEN AZZOUZ

| • BASKET-BALLNATIONALE 1 MASCULINE23e JOURNÉ | Déjà battu au match aller (81-88), Denain a de nouveau subi la loi de Souffelweyersheim, samedi soir. Dans le premier épisode, l'équipe alsacienne avait hypothéqué les chances denaisiennes de montée directe en Pro B. Quelques mois plus tard elle vient de relancer Brest (victorieux du Puy, 85-78) dans le match pour la deuxième place, tout en se relançant pour la neuvième et dernière pour les play-off. En effet, si Voltaire va avoir une rencontre assez facile face à Get Vosges vendredi, l'équipe va effectuer deux déplacements corsés par la suite, à Saint-Etienne et Bordeaux, avec tout ce que cela peut comporter (sans oublier le point de retrait toujours en suspens). Bref, vous direz deuxième ou troisième cela n'a pas beaucoup d'importance mais c'est la confiance qui est en jeu pour la dernière ligne droite. Dans le Bas Rhin, ce fut pratiquement une copie conforme à celle rendue salle Jean-Degros. Les hommes de Stéphane Eberlin ont mené la partie durant 30'09'' et 8'56'' pour Denain contre 29'39'' et 8'06'' à l'aller. Ce nouveau revers semble venir de l'intérieur. Le trio Brocheray, Gacko et Lalugba n'a inscrit que douze points (quatre chacun) alors qu'en face Alingue en a marqué quatorze à lui tout seul ! Suivent Traineau (huit) et Weber (neuf), soit un total de 31 points ! Il y aura des jours meilleurs. Alors que Bordeaux suit sagement sa route vers le sommet avec sa victoire (83-93) à Saint-Chamond (Laroche 25 pts), la seule petite surprise de cette 28 e journée vient de Challans qui s'est imposé à Angers BC (69-80). Chez les autres Nordistes, Lièvin (Pierre-Joseph 28 pts) est passé tout près du bonheur (94-93) à Denek où Elisabeth et Blair ont été ses bourreaux (25


pts chacun), alors qu'Orchies (Kennedy 24 pts) a assuré l'essentiel face à Roche Molière (76-56). • R. P. (CLP) SOUFFELWEYERSHEIM - DENAIN : 93-84 (19-22, 23-16, 24-24, 27-22). Classement (28 m.) : 1. Bordeaux, 52 points 2. DENAIN, 48 3. Brest, 46 4. Angers BC, Saint-Etienne, 45 6. Sorgues, Saint-Quentin, 44 8. Blois, 43 9. Challans, 42 10. Orchies, Saint-Chamond, Souffelweyersheim, Le Puy, 41 14. Denek, 40 15. Liévin, 39 16. Get Vosges, 37 17. Roche Molière, 35 18. Centre Fédéral, 32.

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Le 28/03/2011 Nationale 1 masculine / Après BCS – Denain (93-84)

Denain est un autre jour… Franchement, on ne donnait pas cher de la peau du BCS ce week-end, compte tenu des soubresauts vécus par le club alsacien au cours de ce mois de mars. Le pessimisme, justifié, a été balayé par la main chaude des pistoleros souffelois, auteurs d’un carton offensif aussi inattendu que précieux dans l’optique de la course au maintien. Faites place, ils sont de retour !


Le soulagement des amoureux du BCS est à la hauteur des inquiétudes que le club bas-rhinois avait suscitées, en ce mois de mars déprimant. Non, l’équipe de Jérémy Tschamber – proche de l’œuvre d’art dans sa gestion du tempo de la rencontre, samedi soir (*) – ne file pas en Nationale 2. Non, mille fois non. Il ne s’agit évidemment pas de basculer, en moins de temps qu’il ne le faut pour l’écrire, d’un sentiment extrême (la peur du vide) à un autre (l’euphorie). Mais tout de même, cette victoire de prestige obtenue face à Denain, l’armada nordiste aux ambitions de Pro B, constitue ce matin une inestimable bouffée d’oxygène. « On n’en menait pas large » « Nous venons de casser notre spirale négative, apprécie Stéphane Éberlin, l’entraîneur souffelois. Ce succès, obtenu grâce à un très bon niveau d’adresse (53 %, dont 11/23 à trois points, ndlr) nous rebooste. Il est d’autant plus important qu’avant cette partie, on n’en menait pas large… Samedi prochain, nous irons à Bordeaux sans pression. » Si elle ne s’est pas améliorée de façon significative, la situation comptable du BCS ne s’est pas dégradée. À six journées du verdict, c’est tout bonnement l’essentiel. Plus qu’un écart à creuser, le club alsacien a d’abord un matelas à préserver. Et pour le moment, il y parvient, non sans mal, on l’a assez répété. Bayonne, le premier relégable, pointe toujours à une longueur au classement. Et même virtuellement deux dans la mesure où le BCS possèdera, quoi qu’il arrive, le panier-average en cas d’égalité avec l’équipe basque à l’heure des comptes. Que l’on n’attende plus, cependant, la moindre projection de la part de Stéphane Éberlin. De play-offs, promis, on ne parlera plus, pas davantage que de match abordable dans le calendrier. Le comportement de l’équipe souffeloise représente, de toute façon, une claque à toute forme de logique sportive. Ce constat vaut malheureusement dans les deux sens – on l’a vérifié récemment –, mais c’est aussi ce qui rend ce club si passionnant, irrésistible parfois. « Je ne regrette pas d’avoir voulu assumer un objectif de play-offs, à un moment donné, certifie Stéphane Éberlin. C’est ce championnat homogène qui veut ça. Quand une porte s’ouvre, il ne faut jamais craindre de la franchir. Elle a simplement claqué sur notre nez. Dans notre situation actuelle, nous jouerons certainement le maintien sur notre dernier match à domicile devant Roche-la-Molière. Alors arrêtons de calculer… »


« Une très grande force de caractère » Fort d’un « état d’esprit assaini », d’une réussite retrouvée sur la ligne des lancers (18/22), le groupe souffelois a, selon son coach, affiché une « très grande force de caractère » samedi soir. « Nous avons gagné une bataille, il en reste six », prévient le technicien. Si près du but, tout relâchement est bien entendu proscrit. Amaury Prieur (*) Le meneur souffelois a compilé 22 points (4/4 à trois points), 4 rebonds, 4 passes décisives, 3 fautes provoquées pour 27 d’évaluation.

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SOUFFELWEYERSHEIM - DENAIN 93-84 (19-22, 23-16, 24-24, 27-22) SOUFFELWEYERSHEIM • NKembe 5, M'Bodji 11, Appel, Broliron 12, Alingue 14, Tschamber 22, Kancel 12, Traineau 8, Weber 9. DENAIN • Minet 15, Hersin, Brocheray 4, Mihalic 14, Sauret 21, Belkessa 9, Gacko 4, Lalugba 4, Quincy Jones 11, Bruyère 2. Souffelweyersheim a parfaitement mené sa rencontre. Après un mauvais départ (8-0), Denain grignota son retard puis creusa l'écart (28-36, 15e ). La mécanique denaisienne jusque-là bien huilée s'enraya alors. Souffelweyersheim revint dans la partie (34-36) et prit les rênes du match, pour ne plus jamais les lâcher (40-36). « Souffel » s'appuya notamment sur un Tschamber en réussite à 3 points. Au retour des vestiaires, les hommes de Stéphane Eberlin n'eurent plus qu'à gérer leur avance, sans paniquer, malgré la pression denaisienne. Porté par ses supporters, Souffelweyersheim réussit un énorme dernier quart-temps qui le vit s'envoler vers une victoire de prestige.

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Le 27/03/2011

Revoilà Souffel ! SOUFFELWEYERSHEIM 93 DENAIN 84 Quart-temps : 19-22, 23-16, 24-24, 27-22. 500 spectateurs. Arbitres : MM. Aït Bari et Thepenier. BCS: 32 paniers sur 60 tirs, dont 11 sur 23 à 3pts, 18 LF sur 22, 29 rebonds, 23 passes , 12 balles perdues, 3 interceptions, 4 contres, 18 fautes. NKembe 5, M’Bodji 11, Appel, Broliron 12, Alingue 14, Tschamber 22, Kancel 12, Traineau 8 ; Weber 9. DENAIN : 33 paniers sur 64 tirs, dont 12 sur 22 à 3pts, 6 LF sur 12, 25 rebonds, 16 passes, 8 balles perdues, 7 interceptions, 23 fautes. Minet 15, Hersin, Brocheray 4, Mihalic 14, Sauret 21, Belkessa 9, Gacko 4, Lalugba 4, Quincy Jones 11, Bruyere 2. Si comme on le dit, c’est dans les mauvais moments qu’on voit la valeur d’une équipe, alors Stephane Eberlin doit être rassuré. Minée par des défaites face à des adversaires à sa portée, qui l’ont fait glisser au classement vers la zone dangereuse, Souffelweyersheim a durant la semaine résilié le contrat de son intérieur serbe Stepanov. Pas vraiment la meilleure des préparations avant d’affronter le deuxième du classement de Nationale 1. Pourtant c’est tout sauf une équipe en souffrance que l’on pouvait admirer sur le parquet du gymnase des 7 Arpents. Mise à part pendant dix minutes à cheval entre le premier et deuxième quart temps, le BCS a parfaitement mené sa rencontre. D’entrée il inflige un 8-0 à son adversaire. Mais petit à petit l’armada des visiteurs va se rôder et grignoter son retard pour virer en tête à la fin du premier quart temps (19-22). Le début du deuxième quart confirme la tendance, Denain creuse l’écart (28-36 à la 15 e). Mais le mécanique bien huilée va alors s’enrayer et, à force d’abnégation et de courage, les locaux vont revenir dans la partie (34-36 grâce à deux paniers d’Alingue) puis prendre les rênes, pour ne plus


jamais les lâcher (40-36). A la pause Souffel est donc devant d’une courte tête, s’appuyant notamment sur un Jeremy Tschamber en réussite à 3pts (3/3 en première mi-temps). Au retour des vestiaires, les hommes de Stephane Eberlin vont gérer leur avance, sans paniquer malgré l’acharnement de leurs hôtes pour tenter de revenir (66-62 à la fin du 3 e quart-temps). Porté par une salle toujours aussi bouillonnante, les Souffelois vont réussir un énorme dernier quart qui les verra prendre jusqu’à 14pts d’avance (82-68, 34 e) et s’envoler vers une victoire de prestige face à un des ténors de la division. Malgré les vents contraires, les joueurs du BCS ont retrouvé au meilleur des moments les valeurs sans lesquelles ils ne seraient jamais arrivé aussi haut. A eux de ne plus les oublier, et la saison ne pourrait alors que bien se terminer.

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Alexandre Martinez

Le 26/03/2011 Basket-ball / Nationale 1 masculine : BCS – Denain, ce soir (20 h)

« Unis, on réussira » Entre ses résultats décevants – trois défaites consécutives – et l’éviction toute fraîche de son intérieur serbe Jovan Stefanov, le BCS est sous tension. Il doit pourtant à tout prix se relever d’un mois de mars catastrophique dans son déroulement. Pas encore, heureusement, dans ses conséquences…


A l’image "d’Alex Nkembe" sur cette action, le BCS sort tout chancelant de ce mois de mars. Et, ce soir, c’est le dauphin Denain qui se présente aux Sept-Arpents. (Photo archives DNA – Jean-François Badias)

C’est malheureux mais c’est ainsi : le club souffelois traverse l’une de ses périodes les plus troubles depuis plusieurs années. Oui, ce sombre mois de mars a pu légitimement donner aux observateurs des raisons de s’inquiéter pour la survie du BCS dans ce championnat de Nationale 1. Les lancers francs manqués par Jérémy Tschamber et ses partenaires, dans la dernière ligne droite de l’opération maintien, laissent comme une impression de panique à bord, dans une équipe pourvue en éléments d’expérience a priori imperméables à la pression. « Une demi-heure de silence » Le départ de Jovan Stefanov, sur le papier, recrée le vide en termes d’impact offensif sur le poste 4 que le BCS avait précisément tenté de combler en le recrutant, il y a un peu plus de quatre mois. Mais l’intérieur serbe n’était pas en phase avec le discours de son coach, ni avec certains de ses coéquipiers. Ces derniers n’ont pas pour autant accueilli son éviction par des effusions de joie, le manager général Éric Mittelhaeuser parlant même d’une « demiheure de silence » lorsque la nouvelle leur a été annoncée à l’entraînement en début de semaine. « On entendait les mouches voler, insiste-t-il. Quelques-uns ont visiblement été affectés. » La séparation était-elle inévitable ? Sans doute, dans la mesure où le joueur lui-même ne cachait plus ses frustrations et ses incompréhensions quant à son utilisation sur le terrain. Jusqu’à preuve du contraire, l’entraîneur reste le patron de toute équipe. Ne pas le rappeler par un geste fort aurait pu être interprété comme une marque de désaveu par le technicien lui-même. La minutie et le culte du travail de Stéphane Éberlin lui ont permis de remplir tous les objectifs fixés par son club. Avec cet homme aux commandes d’une bande de copains quasiment inchangée depuis quelques


saisons, le BCS a réalisé ses rêves de grandeur. Ce qu’on demande aujourd’hui au club, c’est précisément de les entretenir et de ne pas retomber dans l’anonymat d’une division de Nationale 2 à l’intérêt sportif somme toute limité quand on a goûté aux joutes du troisième échelon hexagonal. Il est encore temps d’éviter le pire Plus facile à dire qu’à faire évidemment, notamment lorsque l’on reçoit Denain, deuxième de N1 (première équipe au rebond avec 38,7 prises par match) derrière Bordeaux, avant de se rendre sur le parquet du leader girondin. Si les choses se goupillaient mal, le BCS pourrait très bien se retrouver dans la zone rouge, dans huit jours. Personne ne le souhaite, et surtout pas les amoureux du basket alsacien. À sept journées du verdict, il est encore temps d’éviter le pire. Mais tous les jokers ont, plus que jamais, été grillés… « Unis, on réussira », souligne Éric Mittelhaeuser. Le mot d’ordre est tout trouvé : revenir aux fondamentaux qui ont fait de cette équipe une invraisemblable machine à exploits. Amaury Prieur LES ÉQUIPES. — BCS : Tschamber, Weber ; Broliron, M’Bodji, Appel, Nkembe ; Traineau, Alingue, Kancel. DENAIN : Minet, Sauret ; Quincy-Jones, Belkessa, Mihalic ; Brocheray, Gacko, Lalugba.

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Basket

Mettre fin aux doutes le 26/03/2011 par Olivier Arnal


On ne reverra plus Jovan Stefanov sous le maillot du BCS : il a été « coupé » cette semaine pour un investissement défaillant. Photo Jean-Marc Loos

« Plus de calcul à faire » Après trois défaites d’affilée, Souffelweyersheim a rapidement besoin d’une victoire pour s’éloigner de la zone rouge. Pourtant, la réception de Denain, 2 e de Nationale 1, à 20 h au gymnase des Sept Arpents, n’aura rien d’une promenade de santé. La semaine souffeloise n’a pas été de tout repos. Après un troisième revers de rang le week-end passé à GET Vosges (90-85), les dirigeants du BCS ont décidé de se séparer de l’intérieur serbe Jovan Stefanov, pourtant meilleur marqueur de l’équipe depuis son arrivée il y a quatre mois. « Lorsqu’il est à 100 %, il a de grosses qualités », explique le coach Stéphane Eberlin. « Mais depuis quelques semaines, il était moins appliqué. Son rendement sur le terrain était donc moindre. Son comportement ne cadrait plus avec les valeurs sur lesquelles se repose le club. Il reste sept matches à jouer pour aller chercher le maintien et notre état d’esprit doit nous permettre d’y arriver. Nous avons choisi de privilégier le collectif. Le groupe va se ressouder. Je le sais capable de renverser des montagnes. » Treizième (12 victoires, 15 défaites), « Souffel » va justement s’attaquer aux plus hauts cols de la division. Avant un périlleux déplacement sur le parquet du leader Bordeaux dans une semaine, les coéquipiers de Sébastien Kancel affrontent en soirée aux Sept Arpents Denain, solide dauphin de la formation girondine. « Quel que soit l’adversaire, il faut rester soudés, solidaires et aller chercher le maintien avec le cœur. Tout le monde doit être prêt à mourir sur le terrain. Nous avons déjà prouvé que nous pouvons lutter les yeux dans les yeux avec les meilleures équipes du groupe. Mais cette fois, il faudra aussi gagner. Nous avons encore notre destin entre nos mains. Il faut tout faire pour le garder. Il va également être important de casser notre spirale négative », souhaite le technicien bas-rhinois. Face aux Nordistes, ses hommes auront intérêt à réaliser une prestation de


très haut niveau. D’autant que les Souffelois s’étaient imposés à l’aller sur le parquet de Denain en novembre lors de la 11 e journée de N1, lui infligeant du même coup sa première défaite de la saison (81-88). �� Les Nordistes vont sûrement arriver avec l’envie d’effacer cette contreperformance », prévient Stéphane Eberlin. « De toute façon, il n’y pas plus de calcul à faire. Nous devrons mettre de l’abnégation, de la solidarité, du courage et beaucoup d’énergie. Pour ne pas flancher, il faudra aussi avoir un mental de tueur. »

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Périlleux déplacement des Denaisiens à Souffelweyersheim samedi 26.03.2011

Jernej Mihalic doit s'attendre à un accueil musclé à Souffelweyersheim. PHOTO JOHAN BEN AZZOUZ

| • BASKET-BALLNATIONALE 1 MASCULINE28e JOURNÉ | Revanchards et méfiants, les Denaisiens se déplacent à Souffelweyersheim, première équipe à les avoir battus sur le parquet cette saison. Souffelweyersheim, cela résonne encore mal dans les oreilles des plus mordus de Voltaire. En effet, cette formation alsacienne est venue, un soir de novembre 2010, s'imposer (81-88) salle Jean-Degros (une autre défaite suivra à domicile avec celle face à Brest : 93-99), infligeant, lors de cette 11e journée de championnat, la première défaite aux hommes de Marc Silvert après un parcours riche de dix succès. Un revers qui hypothéquait déjà les chances denaisiennes de s'assurer la montée directe en Pro B.


Une défaite qui, avec le recul, ne constituait pas un hold up car à la vue des statistiques les Souffelweyersheimois avaient mené la partie pendant près d'une demi-heure (contre 8 minutes pour Denain) grâce à ses artilleurs M'Bodji (17 points), Broliron (18 points), Alingue (17 points) et Kancel (16 points), bourreaux des équipiers de Frédéric Minet. Déplacement donc difficile pour Denain car ses adversaires vont vouloir confirmer, d'autant qu'ils sont actuellement dans une position assez inconfortable dans un championnat très serré entre la 9e et la 15e places à sept journées de la fin de la première phase. Avec sa défaite à Get Vosges la semaine dernière (90-85), la formation de Stéphane Eberlin a un besoin urgent de points. Si elle est à une longueur de la 9 e place (détenue actuellement par Challans) synonyme de play-off, elle est dans la même posture quant à la relégation, ne possédant qu'une victoire de plus que le premier relégable. Marc Silvert s'attend donc à une rencontre très accrochée, comme face à Saint-Chamond la semaine dernière. « Ce genre de rencontre est intéressant, car cette situation, nous allons la retrouver contre Souffelweyersheim puis contre Get Vosges. » L'occasion de voir ce que ses garçons ont dans le ventre. • R. P. (CLP) SOUFFELWEYERSHEIM (13e, 39 points) - DENAIN PH (2e, 47 points), ce soir à 20 h. 28e journée. Aller : 81-88.

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Le 22/03/2011 Basket-ball

Un car de rouges


Les enthousiastes supporters de Souffel avaient affrété un bus vendredi pour le déplacement à Épinal. Leurs favoris, malheureusement, ont été victimes d’une sortie de route (90-85) sur le parquet du Get Vosges. (Photo DNA – Alain Destouches)

« RED STARS ». – C’est le nom que les supporters souffelois ont choisi de donner à leur regroupement, inédit cette saison, qui devrait prendre la forme d’une « association à but non lucratif » l’an prochain. Les deux initiatrices, Olga Naudin et Louise Guillou, évoquent un rassemblement déjà effectif d’une cinquantaine de « passionnés » prêts à suivre le mouvement. « Le BCS, c’est notre bonheur », souffle Lucie, une supportrice. Reste à officialiser l’histoire d’amour… PREMIÈRE. – S’ils s’étaient déjà déplacés pour suivre leur équipe lors de certaines grandes occasions, les fans du BCS n’avaient jamais organisé officiellement un voyage en bus, pour aller encourager leurs favoris. C’est chose faite, depuis vendredi après-midi, et le court périple (2h30 tout de même) qui les a menés à Épinal. « Il y a un début à tout ! », claironne Olga Naudin, bien décidée à entretenir la dynamique dans les mois et années à venir. INVASION. – Les inconditionnels du BCS n’ont cessé d’entonner des chants, vendredi sur les routes alsaciennes puis vosgiennes. Des ventes d’écharpes ont également été effectuées, au prix de 10 euros. Parmi les 51 supporters présents dans le car, figuraient une dizaine d’enfants. D’autres fans ont préféré opter pour leur voiture, si bien que l’on comptait au moins 70 personnes acquises à la cause souffeloise dans les tribunes spinaliennes. Tout sourire à leur entrée sur le parquet, les joueurs ont visiblement apprécié… Amaury PRIEUR

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Le 19/03/2011 Basket-ball / Nationale 1 masculine

Satanés lancers…

Photo kerfanto Sarah

Quart-temps : 17-24, 19-13, 14-15, 20-18. Prolongations : 10-10, 10-5. Environ 500 spectateurs. Arbitres : MM. Monsire et Leffet. GET VOSGES 90 BCS 85 (a. 2 pr.) Le BCS s’est tiré, hier soir en Lorraine, une nouvelle balle dans le pied deux semaines après avoir abandonné, face à Saint-Chamond, une victoire qui lui tendait les bras. Mis sur orbite par un premier quart-temps très accompli offensivement, les Souffelois ne sont jamais parvenus à verrouiller une rencontre qu’ils ont dominée durant la majorité du temps réglementaire (14-24, 10 e ; 20-29, 15 e ; 44-52, 27 e ; 54-60, 34 e). Le calendrier à venir annonçant quelques missions particulièrement ardues – réception de Denain puis déplacement à Bordeaux –, une victoire sur le parquet de GET Vosges faisait pourtant office non pas de nécessité, mais d’exigence absolue. Jérémy Tschamber, Alex Nkembe et Doudou M’Bodji regretteront ainsi longtemps les lancers francs vendangés au cours de prolongations que le BCS n’aurait dû ni disputer, ni perdre. Fred Broliron a, au final, enfilé son habit de tireur d’élite pour rien, au


même titre que Jacques Alingue. L’intérieur tchadien s’est livré à un véritable massacre en règle de la raquette spinalienne (20 points, 12 rebonds, 31 d’évaluation), sans gaspiller sur la ligne de réparation (8/10). Reste, malgré tout, cette immense impression de gâchis compte tenu du potentiel de cette équipe souffeloise et, surtout, de la physionomie de ses récents matches. A ce rythme, le doute va finir par s’installer, si ce n’est pas déjà le cas… Amaury Prieur

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Souffelweyersheim battu après deux prolongations le 19/03/2011 Get Vosges – Souffelweyersheim 90-85 (après deux prolongations). Quarts temps : 17-24, 19-13, 14-15, 20-18. 10-10 (1 e prolongation), 10-5 (2 e prolongation). Arbitres : MM. Monsire et Leffet. 700 spectateurs. Get Vosges : Popovic 19, Housieaux 5, Gotagni 3, Lema 13, Strong 3, Nelaton 8, Sani 15, Galette 9, Gourde 15. Souffelweyersheim : Nkembe 19, M’Dodji 3, Appel, Broliron 22, Alingue 20, Tschamber 9, Kancel 10, Traineau 2, Weber, Stefanov. Quatre mois que les joueurs du GET et leur public attendaient de pouvoir lever les bras à la fin d’une rencontre. Pour arriver à cela, Galette et ses partenaires auront dû souffrir et lutter jusqu’au bout. Pourtant, les fans des Souffellois se faisaient discrets en début de rencontre surpris par l’entame de match des hommes de Laurent Mathis. S’appuyant comme lors des derniers matchs sur leurs pivots Zach Gourde et Tahirou Sani, les Vosgiens prenaient les devants surtout que Lema trouvait la cible à 6,75 m dès sa première tentative (9-4). Mais ce n’était qu’un feu de paille. La défense locale, toujours aussi perméable, laissait l’occasion à


Nkembé de faire des étincelles et à Fred Broliron de se rappeler au bon souvenir du public spinalien (9-13 puis 11-20). Les Alsaciens ne se faisaient pas prier pour infliger un 5-20 en 7 minutes et le GET était tout heureux de ne concéder que 7 points de retard après 10 minutes (17-24). Les deux équipes se rendaient ensuite coup pour coup mais les Vosgiens commettaient trop d’erreurs pour pouvoir reprendre les commandes (4452). Il fallait un nouveau sursaut de Popovic pour que le GET reste dans les clous (50-52, 30 e). Housieaux et Lema mettaient enfin les locaux devant au tableau d’affichage (54-52) mais Broliron était toujours aussi chaud (5460, 34 e). Galette se découvrait alors des talents de tireur longue distance et tout était à refaire (68-68). Alingué pensait avoir donné la victoire à son équipe (68-70) mais Nélaton envoyait les deux équipes en prolongation. Les Alsaciens vendengeaient leurs lances-francs lors de la première et c’était reparti pour une seconde prolongation (80-80). Au cours de laquelle les visiteurs pensaient encore avoir fait le plus dur. Jusqu’à ce que Zach Gourde convertisse un rebond offensif primordial.

------Basket-ball / Nationale 1 masculine : GET Vosges – BCS, ce soir (20h)

Piqués au vif Les joueurs souffelois ont encore les joues rougies par la gifle administrée par Saint-Étienne samedi dernier. Leur attitude, cette semaine à l’entraînement, laisse espérer une réaction d’orgueil, ce soir à Épinal. Dans la tourmente, Stéphane Eberlin, l’entraîneur du BCS, a préféré positiver. « Une bonne claque de temps en temps, ça peut faire du bien. » Ça remet, surtout, les idées en place. Aujourd’hui, au BCS, plus personne ne se risque à parler de play-offs, tant la perspective d’une relégation s’est de nouveau rapprochée après la large défaite encaissée à St-Étienne le week-end dernier (69-45). Soyons honnêtes, l’idée d’une participation aux phases finales revenait surtout dans la bouche des joueurs, persuadés que l’objectif était dans leurs cordes. Les dirigeants ont plutôt privilégié un discours prudent.


«Faire passer la pilule» Par la force des choses, les considérations du moment redeviennent plus terre à terre. « On s’est pris au jeu, c’est vrai, admet Eberlin. Mais désormais, seule la lutte pour le maintien nous concerne. Le groupe est marqué par les défaillances qu’il a affichées. Je l’ai senti à l’entraînement. Tout le monde a hâte de faire passer la pilule.» GET Vosges (8v, 18d) – qui a perdu 14 de ses 16 derniers matches après son succès obtenu à… Souffel (72-77) le 6 novembre 2010 – peut constituer une sorte de défouloir. La formation spinalienne vient d’enchaîner huit revers consécutifs à domicile, au point d’être « larguée à huit journées de la fin », ce que personne ne pouvait prévoir il y a encore quatre mois. «S’ils n’ont pas réussi à se relever, il y a sans doute des raisons, observe Stéphane Eberlin. Mais c’est leur problème, pas le mien. J’en ai assez à régler de mon côté ! » À commencer par les soucis offensifs rencontrés par le BCS. En ne marquant que 45 points le week-end passé, les Souffelois ont failli établir un triste record cette saison. Sur la durée du championnat, seule l’équipe de Roche-la-Molière s’est fendue, par deux fois face au leader bordelais, d’un plus faible total (43 et 44 points). Une victoire à ”Épinal,” ce soir, passera évidemment par une cohésion retrouvée en attaque. Amaury Prieur

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Une réaction attendue le 18/03/2011 par Olivier Arnal


Frédéric Broliron et le BCS ont besoin d’un succès pour reprendre leurs distances. Photo Dominique Gutekunst

Une semaine après avoir concédé sa plus lourde défaite de la saison à Saint-Etienne, Souffelweyersheim doit se refaire une santé ce soir (20 h) sur le parquet de GET Vosges pour la 27 e journée de Nationale 1. Largement battus samedi dernier à Saint-Etienne au terme d’un non-match (69-45), les Souffelois vont désormais complètement se consacrer à leur objectif numéro un de la saison : le maintien en Nationale 1. Surtout que le premier relégable, Bayonne, ne compte plus qu’une victoire de retard sur le BCS. « Ce match dans la Loire a très vite été oublié, car nous sommes totalement passés à côté en étant incapables de réagir. Parfois, une bonne claque peut aussi faire du bien. Cela va nous obliger à une remise en cause avant ce déplacement à GET Vosges. J’espère que ça va être un mal pour un bien », lance l’entraîneur alsacien Stéphane Eberlin. « Pas le feu » Dans la lutte pour le maintien et avant des duels face aux gros bras du championnat (Denain, 2 e, la semaine prochaine, le leader Bordeaux dans quinze jours, puis Saint-Quentin), ce voyage à Épinal est d’une grande importance pour les coéquipiers de Jérémy Tschamber. « Ce déplacement est même charnière », assure le technicien. « Il n’y a plus rien à calculer et nous devons absolument avoir une grosse réaction après cette défaite à Saint-Etienne. D’autant que GET Vosges nous avait battus chez nous lors du match aller (Ndlr : 72-77). Même si cette équipe est engluée dans le bas du classement, j’attends de mes hommes qu’ils affichent détermination et orgueil. » 16 es (8 victoires, 18 défaites), les Spinaliens sont en effet dans une position bien délicate. « Souffel », au grand complet, serait ainsi bien inspiré d’enfoncer le clou pour faire un pas de plus vers le maintien. « Les


Vosgiens restent sur 8 défaites de suite à domicile et n’ont plus beaucoup de branches auxquelles se raccrocher. Nous ne devons pas leur laisser une chance de s’en sortir en allant chercher une victoire très importante », poursuit S. Eberlin, coach d’un BCS soutenu ce soir par une centaine de supporters au Palais des Sports d’Épinal. « Tout est réuni pour que les joueurs réagissent fortement », ajoute-t-il. « Pour le moment, il n’y a pas le feu à la baraque. Un succès nous permettrait d’aborder la suite de manière plus sereine. En revanche, perdre nous mettrait beaucoup de pression. Mais j’ai confiance en mon groupe et je suis persuadé qu’il va répondre présent. »

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Le 14/03/2011 02:01 Basket-ball / Nationale 1 masculine : après Saint-Etienne – BCS (69-45)

Attaque à main désarmée Totalement inoffensifs sur le parquet de Saint-Etienne, les Souffelois ont subi une sévère déculottée, pour la première fois de la saison. Plus inquiétant encore, l’équipe semble touchée par un phénomène de décompression. Analyse.


La rentrée de M’Bodji n’a pas suffi. (Photo archives DNA)

Depuis deux rencontres, équipe. À tort peut-être, point, il y a huit jours Chamond : les Souffelois

les supporters du BCS ne reconnaissent plus leur à raison plus sûrement, chacun s’accordait sur un après la courte défaite concédée devant Saintn’avaient pas été bons.

Habitués au caviar depuis plusieurs années, les fans du gymnase des SeptArpents repèrent très vite une mauvaise soupe. Celle que leur ont servie leurs favoris, samedi soir à Saint-Etienne, n’était pas simplement sans saveur. Elle était proprement indigeste. La liste des lacunes du BCS, telle qu’énumérée hier par Stéphane Eberlin, pourrait faire l’objet d’un article à elle seule. L’entraîneur bas-rhinois a, audelà de ses talents de technicien, cette qualité de ne jamais nier l’évidence, ni même de masquer les problèmes. Sa parole n’en est que plus audible : « Quand on explose à ce point offensivement, on a hâte que le match se finisse. Après 2’30 de jeu, je dois déjà demander un temps mort parce qu’on est mené 10-0. On a joué à l’envers, sans faire preuve de patience et en privilégiant des solutions individuelles. Nous sommes retombés dans nos travers et, au final, on a pris une belle claque dans la figure. L’équipe se sent visiblement plus à l’aise quand elle est en danger que lorsqu’elle peut souffler… » Ce n’est pas un secret, les joueurs ont plutôt été épargnés, ces temps-ci. Pensant faciliter leur récupération, le club leur a même accordé des plages de repos supplémentaires. Stéphane Eberlin avoue, après coup, se « poser la question » de la pertinence de ce choix, qui a motivé l’équipe en amont mais ne l’a pas maintenue suffisamment sous pression. Quelles qu’en soient les raisons, la situation du BCS redevient périlleuse. La formation alsacienne se situe de nouveau à un point de la zone de relégation, à huit journées du terme du championnat. Et son impact


physique – soit son principal atout – décline, au lieu d’augmenter comme souhaité. « On a obtenu l’inverse de ce que l’on espérait, regrette le coach souffelois. Sur 40 minutes, face à Saint-Etienne, nous n’avons jamais été réellement prêts à combattre. Les écrans n’ont pas été posés, les démarquages ont laissé à désirer et la balle n’a pas bougé. » À vrai dire, seule la défense, compacte et disciplinée, a constitué un motif de satisfaction. Mais quand on perd une rencontre si fermée avec un écart de 24 points, il est impossible d’en tirer une quelconque gloire. « On pensait pouvoir raccrocher le wagon mais dans la tête, on n’y était plus », confie Stéphane Eberlin. « Pour ces gens-là, on se doit de montrer un tout autre visage » Pour couronner le tout, le BCS n’a pas envoyé le meilleur message à son noyau dur de fidèles, qui a planifié avec enthousiasme un déplacement en bus à Épinal, pour ce vendredi 18 mars. « C’est une échéance cruciale et pour ces gens-là, on se doit de montrer un tout autre visage », prévient l’entraîneur. L’heure de la révolte a ”sonné”.

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Le BC Souffelweyersheim humilié le 14/03/2011

Amaury Prieur


Jérémy Tschamber et le BCS ont raté le coche ce week-end. Archives Jean-Marc Loos

Le BCS est passé complètement à côté de son sujet samedi soir à SaintEtienne, concédant sa plus grosse défaite de la saison (69-45). Les joueurs de Stéphane Eberlin ont subi une véritable humiliation samedi soir face à un adversaire de Saint-Étienne qui n’a pas eu besoin de réaliser un grand match pour remporter la victoire. Pourtant, « Souffel » était parti dans la Loire samedi matin avec de très bonnes intentions et un effectif à nouveau au complet puisque M’Bodji faisait son retour après deux semaines d’arrêt. Mais son entame de match était catastrophique avec un 10-0 en faveur des joueurs locaux après 2’30’’ qui entraînait un premier temps mort alsacien. Le BCS avait déjà trois balles perdues au compteur et surtout était dominé dans l’engagement physique. Les Souffelois subissaient la pression défensive adverse et se retrouvaient menés 24-6 à la 10 e. Chose assez exceptionnelle, le BCS avait perdu plus de balles (10) que tenté de tirs (9) et seul Alingue avait trouvé le cercle (les 6 points marqués par le BCS). Dans le deuxième quart temps, les Alsaciens parvenaient à stopper SaintEtienne défensivement mais se montraient toujours d’une faiblesse affligeante en attaque. Malgré tout, ils remportaient le quart temps 8-6 mais se retrouvaient menés 30-14 à la mi-temps… « Souffel » venait de boucler 20 minutes catastrophiques sur le plan offensif avec des chiffres qui parlent d’eux-mêmes : 16 balles perdues, 5/23 aux tirs et une évaluation collective de 12. Dès l’entame du troisième quart temps, le BCS inflige un 4-0 à son adversaire par Alingue, bien servi par M’Bodji. L’équipe bas-rhinoise semble décidée à réagir, mais il s’agit d’un feu de paille. Saint-Etienne, bien emmené par son intérieur Petrovic, auteur de 21 points, passe un 9-0 au BCS (39-18). Un BCS qui n’y arrive toujours pas en attaque et se retrouve relégué à 25 points à la fin de ce troisième acte (53-28). Souffelweyersheim essaie de sauver ce qui peut l’être dans les dix dernières minutes. Les joueurs du BCS remportent même le dernier quart temps sur le score de 16-17 mais sans conséquence pour Saint-Etienne, qui a passé une soirée relativement tranquille lui permettant de remporter sa 15 e victoire de la saison. Le BCS quant à lui a passé une soirée cauchemardesque en concédant sa défaite la plus large de la saison (69-45). Relativement solide en défense, « Souffel » a sombré offensivement avec ses 45 petits points marqués avec 24 balles perdues, 16/58 aux tirs dont 3/26 aux tirs extérieurs. Une forte


remobilisation est désormais nécessaire pour le déplacement de la semaine prochaine à Épinal, qui sera primordial dans la course au maintien. Accompagnés d’un bus de supporters, les joueurs du BCS se doivent de réagir en montrant que ce match à Saint-Etienne était un accident. Saint-Étienne — BC Souffelweyersheim 69-45. Quarts temps : 24-6, 6-8, 23-14, 16-17. Arbitres : MM. Boirvant et Roux. Environ 200 spectateurs. Saint-Étienne : 26/66 aux tirs (42 %) dont 3/18 à 3 pts (17 %) ; 10/12 LF (83 %) ; 40 rebonds (Simmons 10 et Pegon 9) dont 11 offensifs ; 18 passes décisives (Thomas et Gaillou 6) ; 18 balles perdues ; 4 contres ; 16 fautes ; Thomas 8, Gaillou 7, El Amrani 6, Petrovic 21, Simmons 10 puis Hermenier 8 et Pegon 9. BCS : 16/58 aux tirs (28 %) dont 2/17 à 3 pts (12 %) ; 11/12 LF (92 %) ; 39 rebonds (Stefanov 10 et Alingue 6) dont 12 offensifs ; 8 passes décisives (M’Bodji 4) ; 24 balles perdues ; 3 contres ; 17 fautes ; Tschamber, Appel 4, Nkembe, Alingue 14, Kancel 7 puis Weber 4, Broliron 3, M’Bodji 6, Stefanov 7 et Traineau.

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Le 13/03/2011

Souffel soufflé CASE 69 SOUFFELWEYERSHEIM 45 Quart-temps : 24-6, 6-8, 23-14, 16-17. Arbitres : M.M Boirivant et Roux. CASE : Thomas (8 pts, 2 fautes), El Amrani (6 pts, 2 fautes), Pegon (11 pts, 2 fautes), Gaillou (7 pts, 3 fautes), Hermenier (8 pts, 3 fautes), Petrovic (19 pts, 1 faute), Simmons (10 pts, 3 fautes). Ent : Yann Jolivet. Souffelweyersheim BC : NKembe (1 faute), M’Bodji (6 pts, 2 fautes), Appel (4 pts), Broliron (3 pts, 1 faute), Alingue (14 pts, 3 fautes), Kancel (7 pts, 1 faute), Weber (4 pts, 3 fautes), Stefanov (7 pts, 4 fautes) Traineau (2 fautes). Ent : Stéphane Eberlin.


Les Verts imprimaient leur rythme en début de match. Efficaces dans les raquettes, ils infligeaient un 10-0 à des Alsaciens maladroits. Les Stéphanois concrétisaient leurs attaques avec réalisme. Souffelweyersheim injectait du sang frais mais le duo Simmons-Petrovic profitait des largesses visiteuses. Le coach alsacien donnait alors de la voix et ses joueurs revenaient avec plus d’agressivité défensive. Pas de quoi enrayer la machine à marquer verte mais suffisamment pour casser la cadence infernale imposée par les Ligériens. En panne d’inspiration, les Alsaciens s’en remettaient, sans conviction, aux tirs de loin. Le CASE maîtrisait son match mais n’était plus aussi flamboyant avec seulement six petits points en un quart-temps. Au retour des vestiaires, Saint-Etienne maintenait son avance sans problème tant les Rouges déjouaient sous le panier ou derrière l’arc. Les Verts retrouvaient leur élan offensif et dynamitaient la défense alsacienne. Le CASE évoluait sur courant alternatif mais cela suffisait pour dominer des Alsaciens fantomatiques. Le score final (69-45) reflétait un match pauvre en paniers où les plus pragmatiques ont raflé la mise.

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Basket

Un maintien à chercher

Jovan Stefanov et le BCS tenteront de récupérer à Saint-Etienne les points perdus contre Saint-Chamond. Jean-Marc Loos


Déplacement périlleux à 20 h sur le parquet de Saint-Etienne, 5 e de Nationale 1, pour le BC Souffelweyersheim qui a pourtant besoin d’une victoire pour s’éloigner de la zone rouge. Après deux victoires de rang, la bonne série souffeloise s’est arrêtée le week-end passé aux Sept Arpents face à Saint-Chamond, l’une des toutes meilleures équipes de Nationale 1 à l’extérieur. Une défaite sur le fil (7172) lourde de conséquences pour les hommes de Stéphane Eberlin, désormais 11 es avec 12 victoires et 13 défaites au compteur. « Lorsque l’on perd d’un point, il y a toujours de la frustration et des regrets. Je trouve que nous avons été moins bien que lors de nos victoires contre Brest et le Centre fédéral. Nous avons mis moins d’énergie et d’intensité. SaintChamond était un match charnière. En cas de victoire, nous pouvions lorgner les play-offs. Après cette défaite, nous n’avons plus que deux succès d’avance sur les premiers relégables. Nous nous déplaçons donc à Saint-Etienne en regardant plutôt vers le bas et avec l’objectif de faire un résultat qui nous rapprocherait du maintien », lance l’entraîneur basrhinois. « Des atouts à faire valoir » 5 e du classement, le CASE possède « une ossature de Pro B » avec « un grand secteur intérieur » - composé notamment du Bahaméen Lavar Simmons, meilleur rebondeur du championnat avec 8,8 prises de moyenne, et du Serbe Djordje Petrovic, 4 e scoreur avec 17,9 points -, mais aussi « un des tout meilleurs meneurs de Nationale 1 », Benjamin Thomas, qui jouait la saison passée à Charleville en Pro B. « Saint-Etienne est une grosse équipe. Mais les Stéphanois jouent seulement à 7 et manquent un peu de rotations. Je pense que nous avons ce qu’il faut pour lutter avec leurs intérieurs. Comme Saint-Chamond, ils sont plutôt à l’aise à l’extérieur et moins dans leur salle où ils comptent déjà 6 défaites. Il faut y aller avec l’envie de chercher une victoire et le sentiment que nous avons des atouts à faire valoir », précise Stéphane Eberlin. Surtout que le programme souffelois des prochaines semaines est particulièrement corsé. Après ce déplacement dans la Loire, le BCS va enchaîner un autre voyage à GET Vosges, relégable, et des rencontres face à Denain (2 e) et Bordeaux, leader. « Pour ne pas être dans la difficulté avant Denain, il faut au minimum remporter un de nos deux prochains matches à l’extérieur », conclut le coach alsacien. « C’est le sprint final. Tout est dans la tête. Il faut du courage et l’investissement de chacun pour atteindre notre objectif. »

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Basket / NATIONALE 1 MASCULINE : case – souffelweyersheim.

Défendre son rang Publié le 12/03/2011


Benjamin Thomas et les Stéphanois auront à coeur de se racheter devant leur public après leur défaite dans le derby face à Saint-Chamond / Yves Salvat Après avoir remporté le derby, les Stéphanois comptent s'accrocher à leur cinquième place Le CASE est assurément dans le bon wagon dans l'optique des play-offs. Question : les Verts maintiendront-ils le cap dans un championnat très serré ? Embryon de réponse ce soir face à Souffelweyersheim (11e). Les hommes de Yann Jolivet devront défendre leur place alors que Sorgues, Saint-Quentin et Blois partagent cette position avec 39 points. Et que Challans reste en embuscade avec neuf journées à jouer. La vérité viendra du terrain où les Stéphanois auront à cœur de se racheter devant leur public suite à leur défaite dans le derby face à Saint-Chamond. Mais l'enjeu est surtout comptable : « Chaque fois que nous perdons, nous nous retrouvons exclus des places de play-offs », explique Olivier Perrot, entraineur-adjoint. Les Verts doivent engranger des points tout de suite au risque de se compliquer une fin de saison bien engagée pour l'instant. Le calendrier des derniers matchs laisse entrevoir de sacrés obstacles comme une succession de déplacements et la réception du duo de tête, Bordeaux et Denain. Autant assurer sa place dans les quarts de finale dès aujourd'hui. Cela passe par une solide prestation face à des Alsaciens accrocheurs qui avaient forcé la décision à l'aller (82-81). C'est avant tout une équipe à deux vitesses, capable de battre Brest (3e) comme de s'incliner à domicile face à Saint-Chamond la semaine dernière. Le CASE opposera ses forces vives notamment Simmons, efficace contre Roche. Pour conserver leur dynamique actuelle, il sera aussi beaucoup


question de constance et concentration car les Verts ont laissé fondre un capital de 17 points d'avance contre les Rouchons. Sans conséquence au final mais reste à savoir si la leçon a été retenue. Les équipes probables : CASE : Thomas, El Amrani, Pegon, Gaillou, Genete, Chaverondier, Hermenier, Petrovic, Simmons. Souffelweyersheim : NKembe, M’Bodji, Appel, Broliron, Alingue, Tschamber, Kancel, Weber, Stefanov. Ent : Stéphane Eberlin

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Le 11/03/2011 Basket-ball / Nationale 1 masculine : Saint-Etienne – BCS, demain (20h)

Appel, optimiste malgré tout La défaite des Souffelois devant St-Chamond, samedi dernier, a sûrement hypothéqué une partie de leurs chances d’aller en play-offs. L’arrière du BCS, Romain Appel, en est le premier conscient. S’il concède une « légère fatigue mentale » à ce stade de la saison, le joueur n’abdique pas pour autant. A l’instar, sans doute, de quelques-uns de ses partenaires, Romain Appel n’a pas vu les saisons passer. « Tu commences en centre de formation et un jour, tu te réveilles, tu as 30 piges et dix ans de carrière derrière toi. »Les saisons s’écoulent aussi vite que les déplacements en bus s’éternisent. Et pour un joueur de N1, qui ne gagne souvent pas mieux sa vie que la moyenne des Français, les sacrifices quotidiens pèsent dans les jambes. Stéphane Eberlin, l’entraîneur du BCS, avançait samedi dernier la thèse d’un coup de pompe rencontré par ses ouailles, qui n’ont goûté qu’à une semaine de vacances depuis le mois d’août. «Ces trucs-là, ça te flingue» Appel concède plutôt une «légère fatigue mentale» et une «baisse de tonus» engendrées par la répétition des matches, et de ces périples «qui


durent trois jours et dont on met le double à se remettre». « Ces trucs-là, ça te flingue, confie-t-il. Ton dimanche matin, déjà, tu l’oublies… Bien que l’on profite à fond de la N1, une division qui ressemble à la Pro B d’il y a cinq ou six ans, cela reste un niveau un peu bâtard. Tu ne passes pas à la télé, tu ne touches pas de quoi t’acheter un appart’… Tu t’accroches simplement à un ”sport” que t’aimes, quitte à évoluer dans un système très précaire.» Et de souligner: «Personnellement, je suis un habitué et c’est la passion qui me fait jouer.» Tant mieux, car il en faudra une bonne dose ce samedi, pour un voyage à St-Etienne (14v, 11d) qui s’annonce usant. L’arrière souffelois n’a en outre pas très bien vécu le revers du week-end passé face à St-Chamond. «C’est une contre-perf’qui, manque de pot, nous renvoie dans le wagon de ceux qui vont jouer le maintien jusqu’au bout, observe-t-il. Entre les lancersfrancs ratés et toutes les petites erreurs que l’on a commises, on peut remettre beaucoup de choses sur la table. Pour moi, on leur a donné le match. L’important, maintenant, c’est de rebondir… » Dès demain soir ? Amaury Prieur SAINT-ETIENNE : Thomas, Hermenier, Simmons.

Gaillou

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El Amrani, Pegon

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Petrovic,

BCS : Tschamber, Weber ; Broliron, Appel, M’Bodji, Nkembe ; Stefanov, Traineau, Alingue, Kancel.

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Le 07/03/2011 Nationale 1 masculine / Après BCS – Saint-Chamond (71-72)

Face à leur double Pas facile de lutter contre son propre reflet. Le's Souffelois l’ont appris à leurs dépens samedi soir devant une équipe de Saint-Chamond qui lui ressemble comme deux gouttes d’eau.


Jovan Stefanov et le BCS sont tombés sur un os samedi. (Photo DNA)

Le BCS s’est habitué, au fil de la saison, à évoluer face à des équipes mieux outillées. Ces formations ont souvent pensé, à tort, qu’elles pouvaient surclasser physiquement le promu alsacien. Or, ce dernier n’est jamais aussi à l’aise que lorsqu’on le titille sur le registre du combat. Saint-Chamond n’est pas tombé dans le piège, samedi soir, préférant contrôler le tempo d’une rencontre constamment disputé sur un faux rythme. En a découlé cette désagréable sensation, de plus en plus prononcée au fur et à mesure que les minutes se sont égrenées, que les joueurs souffelois ne parviendraient pas à s’exprimer et à déployer leurs systèmes comme à l’accoutumée. Longtemps, durant trois quart-temps exactement, on s’est dit qu’il n’y avait pas le feu à la maison. Encore l’un des effets du trompe-l’œil couramiaud… L’incendie couvait depuis un moment. Il s’est déclenché dans l’ultime période, soit au plus mauvais moment. « On refuse des tirs ouverts, on prend deux ou trois bouillons défensivement, on manque 13 lancers-francs (sur 38 tentés, ndlr), énumère l’entraîneur du BCS, Stéphane Eberlin. Notre adversaire a pris l’ascendant, notamment parce que l’on n’a pas été assez consistant offensivement. » À demi-mots, le coach a également confessé s’être trompé, lorsqu’il a demandé à ses hommes de « couper la passe en haut » pour empêcher Saint-Chamond d’installer son jeu d’attaque basé sur « le tir à trois points ». Durant toute la première période, l’équipe bas-rhinoise a ainsi laissé se constituer des trous béants dans sa raquette, ce dont n’a pas manqué de profiter l’intérieur Jean-Stéphane Rinna (17 points, 6 rebonds, 5 passes décisives pour 24 d’évaluation). « On a pris une option défensive qui n’a pas fonctionné », relève Stéphane Eberlin, qui s’est ravisé dès la reprise de la seconde mi-temps.


Sauf sur ses quelques temps morts, le technicien ne pouvait en revanche pas agir sur la fébrilité manifeste de ses joueurs, ni éviter ces « huit ballons perdus » dans le dernier quart. L’entraîneur peut prodiguer conseils et consignes en quantité, si l’exécution n’est pas optimale, il n’est plus responsable. Comme dirait l’autre, ce n’est pas lui qui est sur le terrain. « On n’a pas pu se rentrer dans le lard comme on aime le faire, retient l’ailier souffelois, Alex Nkembe. C’est problématique compte tenu du type de basket que l’on souhaite développer. » Dernier point à soulever, peut-être le plus important : Saint-Chamond présente les mêmes caractéristiques que le BCS, à un tel point que cela en devient déroutant. Pour faire court, la formation de la Loire n’est pas la plus riche du championnat. Elle n’a pas non plus l’effectif le plus clinquant, mais elle n’abandonne jamais, même lorsqu’elle est menée au score. Cela ne vous dit pas quelque chose ?

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Amaury Prieur

Après Souffelweyersheim 71 - Saint-Chamond 72.

Sur la bonne voie Publié le 07/03/2011 Les Saint-Chamonais enchaînent un troisième succès en quatre matches Un petit point. La victoire 72 à 71 obtenue samedi, par les basketteurs saint-chamonais à Souffelsweyersheim, n'est sans doute pas la plus éclatante de la saison, mais elle n'en constitue pas moins une grosse performance, tant la formation alsacienne s'avère toujours très délicate à jouer dans son antre des Sept-Arpents. Ce petit point inscrit sur un lancer franc de Landu, au terme d'une fin de match ultra serrée pourrait en tout cas s'avérer lourd de conséquence pour la fin de saison du SCB. Il permet dans un premier temps au club du président Richier de rester hors de la zone de relégation, tout en lui permettant de s'adjuger le point avérage


particulier sur un concurrent direct. La formation couramiaude qui, sans pour autant être à l'abri dans la course au maintien, peut même à nouveau se reprendre à rêver des play-offs. Mais ce douzième succès de la saison permet surtout à la bande à Tillon d'engranger un maximum de confiance, en confirmant son redressement entrepris à Saint-Etienne la semaine dernière. Une formation qui mine de rien vient d'enchaîner tout de même une troisième victoire en quatre matchs, comme le note Alain Thinet : "C'est bien de confirmer le derby dans une salle très difficile. Cela nous met du baume au coeur pour la suite et nous permet de rester sur une dynamique positive de trois succès en quatre matchs". Le coach du SCB aura ainsi apprécié la réaction de son équipe qui, bien que menée une grande partie de la rencontre, a su conserver sa cohésion et s'accrocher, pour finir par prendre le meilleur dans le dernier quart. «On fait un bon coup, car c'est vrai que l'on n'a pas été dominant sur ce match. On a souvent été derrière, mais on n'a rien lâché et on s'est accroché afin d'être présent dans le money-time». Le technicien du SCB qui note également : «On avait peut être la possibilité de prendre un peu de marge dans le dernier quart pour nous assurer un succès plus aisé. Au final, cela s'est joué sur une possession et contrairement à Brest et à Angers, cela est tombé du bon coté». Auteur d'une prestation collective solide à défaut d'être géniale, la formation couramiaude n'en semble pas moins s'être replacée sur la bonne voie, alors que s'ouvre le sprint final du championnat. Ludovic Sut

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Le 06/03/2011 BCS – SAINT-CHAMOND: 71 – 72

CA FAIT MAL ! Cà fait mal quand on fait des passes à l’adversaire (même pas des balles perdues), ou des joueurs qui habituellement ne ratent pas les lancers francs s’arrêtent à un sur deux au mieux, ou des paniers faciles ratés sous l’arceau, même avec trois rebonds offensifs de suite, bref des déchets inhabituels et surtout que le BCS avait 11 points d’avance à la 14’ ( 29 – 18) et 7 à la 26’, les intérieurs visiteurs ont nettement dominé leurs homologues locaux. St-Chamond a eu beaucoup trop de deuxième chance dans leurs tentatives de tirs. De plus dans les moments difficiles, l’absence de M’Bodji s’est fait cruellement sentir. C’est là que réside la défaite des bas-rhinois. Samedi soir c’était du gâchis !


Dans un premier temps, le BCS gère bien son entrée en jeu. Tschamber et Alingue alimentent la marque. La rentrée de Broliron donne des ailes aux protégés du coach Eberlin. Deux missiles longue distance de l’ailier alsacien qui font filoche et voilà le scoreur qui affiche un 21 – 15. Bien sur, en face les Beugnot Aubry et Rinna ne regardent pas sans réagir. Les souffelois appuient sur l’accélérateur. Kancel par deux fois est à la conclusion. Traineau marque avec un faute supplémentaire pour Viglianco. Le BCS mène : 29 – 18. Incompréhensiblement, les locaux laissent beaucoup trop de rebonds à l’adversaire. Le longiligne Rinna émerge du lot et permet à son équipe de revenir au score. Sous l’impulsion du même Rinna, les saint-chamonais passent devant : 31 – 32 à la 18’. Appel et Kancel permettent néanmoins à Souffel de rester maître à la mi temps : 39 – 36. Bien que l’américain Laroche se réveille dans les dix minutes qui suivent, les alsaciens poussent l’écart à 7 points : 56 – 49. Le coach couramiaud, Alain Thinet pose temps mort à la 26’. Saint-Chamond avec beaucoup d’envie, revient à 60 – 57. Le money time est engagé de front par les visiteurs : 60 – 60. Un zéro sur deux aux lancers de Broliron, un air-ball de Tschamber, des ratages jamais vu ! A 70 – 70, sous le panneau adverse avec trois rebonds successifs, pas moyen de marquer. Une faute sur Tschamber qui réussi un sur deux suivi d’une faute de ce dernier sur Landu qui ne tremble pas et offre la victoire à St-Chamond : 71 – 72. Le BCS vient de laisser passer une victoire à sa portée. Plus besoin de penser à d’éventuels play-offs, il faudra s’attacher à penser au maintien. Arbitres : MM Sébastien LUBIENSKI et Thomas LOISON. Quart temps : 22 – 18 ; 17 – 18 ; 21 – 21 ; 11 – 15. 600 spectateurs. B C S : 21 paniers réussis sur 55 tirs (38%) dont 17/37 à 2 pts (46%) et 4/18 à 3 pts (22%) ; LF : 25/38 (66%) ; 23 fautes personnelles. Les points : Nkembe : 10 (éval : 13) – Appel : 8 (éval : 8) – Broliron : 9 (éval : 2) – Alingué : 8 (éval : 9) – Tschamber : 17 (éval : 15) – Kancel : 11 (éval : 4) Traineau : 3 (éval : 3) – Weber : 0 (éval : 0) – Stéfanov : 5 (éval : 1). Total évaluation : 65. St-Chamond: 26 paniers réussis sur 58 tirs (45%) dont 21/33 à 2pts (64%) et 5/25 à 3 pts (20%) ; LF : 15/18 (83%) . 27 fautes personnelles : un joueur éliminé : Viglianco 33’. Les points : Laroche: 11 (éval : 14) ; Tillon : 4 (éval : 5) ; Landu : 17 (éval : 16) ; Aubry : 12 (éval : 12) ; Viglianco : 0 (éval : - 7) ; Beugnot : 1(éval : 10) ; Rinna : 17 (éval : 24). Total


évaluation : 74.

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J-M.Moog

Le 06/03/2011

Occasion gâchée BCS 71 SAINT-CHAMOND 72 Les quart-temps : 22-18, 17-18, 21-21, 11-15. Environ 700 spectateurs. Arbitres : MM. Lubienski et Loison. BCS : 21 paniers sur 55 tirs, dont 4 sur 18 à trois points, 25 LF sur 38, 34 rebonds, 11 passes décisives, 4 interceptions, 10 balles perdues, 2 contres, 23 fautes. Nkembe 10, Appel 8, Broliron 9, Alingue 8, Tschamber 17, Kancel 11, Traineau 3, Stefanov 5. SAINT-CHAMOND : 26 paniers sur 58 tirs, dont 5 sur 25 à trois points, 15 LF sur 18, 31 rebonds, 13 passes décisives, 4 interceptions, 11 balles perdues, 27 fautes. Laroche 11, Tillon 4, Landu Bongo 17, Aubry 12, Beugnot 11, Rinna 17. Le BCS a manqué une superbe opportunité de donner corps à ses ambitions naissantes de play-offs, hier soir dans son enceinte des Sept-Arpents. La tonicité de Doudou M’Bodji, sur le flanc jusqu’à mercredi, a peut-être fait défaut, sur la longueur d’une rencontre décousue. Mais il a plus sûrement manqué un soupçon de concentration sur plusieurs phases défensives, durant lesquelles les Couramiauds ont pu se régaler, parfois sans véritable opposition, des caviars qu’ils recevaient. Ce n’est assurément pas l’équipe souffeloise des grands soirs qui a officié ce week-end. Le scénario a bien sûr conduit chacun à se ronger les ongles plus que de raison. Mais la rencontre, elle, n’a pas atteint des sommets, contrairement à ce que l’on avait pu voir contre Brest il y a quinze jours. Dribbles sur place


Le plus souvent en tête (29-18, 14 e, 56-49, 26 e), Jérémy Tschamber et ses coéquipiers n’en ont pas moins livré une prestation décevante, marquée par des choix discutables en attaque et des absences coupables de l’autre côté du terrain. Le trou noir vécu dans le dernier quart, symbolisé par cette fâcheuse manie à dribbler sur place, a permis ainsi à Saint-Chamond de refaire surface (62-66, 37 e). La victoire des visiteurs n’est pas volée, face à une formation souffeloise qui a déjà prouvé qu’elle était capable de beaucoup mieux.

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Amaury Prieur

Le 05/03/2011 Basket-ball / Nationale 1 masculine : BCS – Saint-Chamond, ce soir (20 h)

Performants sur le long terme Comme le bon vin alsacien, l’équipe souffeloise se bonifie avec le temps. Fred Broliron et ses partenaires présentent le troisième bilan de Nationale 1 sur les onze dernières journées ! Le promu ne se laisse pas marcher sur les pieds et il voudra encore le prouver, ce soir devant Saint-Chamond.

Sébastien Kancel et le BCS montent en puissance. (Photo DNA – Thierry Suzan)

Dans le sport et dans le milieu de la balle orange en particulier, le poncif de la dynamique à entretenir – bonne ou mauvaise – revient sans cesse.


On en oublierait presque que le terme comprend par essence une notion de durée. Le BCS, lui, n’a pas dévoyé la formule et lui a même redonné un sens. Il se situe, à l’heure actuelle, parmi les quelques formations de Nationale 1 qui peuvent se targuer de surfer sur une « vraie » spirale positive. Pas parce qu’il vient d’enchaîner deux victoires – la chose est banale et les clubs qui n’y parviennent pas sur toute une saison sont en droit de s’attendre au pire… –, mais parce qu’il en a obtenu sept sur ses onze dernières confrontations ! « Je suis plutôt bon pronostiqueur ! » Entre le 4 décembre 2010 et aujourd’hui, soit sur un laps de temps de trois mois, les hommes de Stéphane Eberlin ont établi le troisième meilleur ratio de leur division (7 v, 4 d), derrière Bordeaux et… Brest, qu’ils ont précisément battu il y a quinze jours à peine. C’est beaucoup moins anodin qu’une série de deux ou trois succès de suite. « On ne va pas se leurrer, nous faisons partie des équipes en forme, se félicite l’entraîneur du BCS. Cela se ressent autant dans les résultats que dans la production basket. » Le coach peut surtout se réjouir de voir que ses joueurs ont remporté la quasi-totalité des rencontres « à ne pas perdre », ou qu’il avait présentées comme telles avant même qu’elles ne débutent. C’est si flagrant que le technicien en plaisante. « Si l’on excepte notre défaite à domicile contre GET Vosges et notre exploit à Denain, que je n’avais pas prévus, je suis plutôt bon pronostiqueur ! » Le jour où les sites de paris en ligne proposeront des affiches de N1, Stéphane Eberlin sera peut-être tenté de miser, ou non, quelques kopecks sur le BCS. Ce soir, face à Saint-Chamond (11 v, 13 d) – un adversaire « qui se déplace très bien » –, il a tablé sur une victoire synonyme de « scission », peut-être définitive, avec le bas de tableau. Amaury Prieur LES ÉQUIPES. – BCS : Tschamber, Weber ; Broliron, Appel, Nkembe ; Stefanov, Traineau, Alingue, Kancel. SAINT-CHAMOND : Tillon, Landu ; Bole, Aubry, Rinna ; Jacon, Beugnot, Viglianco, Laroche.

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Pour la passe de trois Le 05/03/2011 par O.A.

David Weber (ici face au Strasbourgeois Justin Hawkins) et Souffel peuvent faire un pas décisif vers le maintien. Dominique Gutekunst

Souffelweyersheim doit profiter de la venue de Saint-Chamond à 20 h aux Sept Arpents pour remporter une 3 e victoire de suite et prendre ses distances avec le bas de tableau de Nationale 1. Comme prévu, le BCS s’est imposé le week-end passé sur le parquet du Centre Fédéral, la lanterne rouge de Nationale 1 (67-76). Pourtant, les hommes d’un Stéphane Eberlin qui s’attendait à une rencontre difficile ont dû batailler pour remporter leur 12 e victoire, la 2 e d’affilée après le beau succès de la semaine précédente face au 3 e, Brest. « Nous avons fait tout le match en tête », rappelle l’entraîneur. « Même si nous nous sommes fait peur en fin de rencontre, l’essentiel était de gagner. Le contrat a donc été rempli. » Désormais bien installés à la 10 e place — avec un bilan équilibré (12 v, 12 d) -, les Souffelois se préparent à affronter Saint-Chamond (12 e, avec 11 v et 13 d) avec l’envie de faire un pas de plus vers le maintien, objectif n° 1 de la saison. « On le dit toutes les semaines, mais cette rencontre est importante, voire charnière, pour prendre un peu d’air sur les équipes de derrière et mettre notre adversaire du soir à deux victoires. Ça peut aussi nous permettre de commencer à regarder devant. Le classement se décante peu à peu. Il faut gagner pour y voir encore plus clair et être sereins avant une série de cinq matches qui ne s’annonce pas facile »,


souligne ensuite le technicien bas-rhinois. Attention toutefois : la formation venue de la Loire a déjà remporté pas moins de 6 victoires loin de ses bases et s’est imposée le week-end dernier dans le derby sur le parquet de son voisin stéphanois (68-72). « SaintChamond est une équipe atypique avec un très bon collectif, un jeu au large et pas de vrai poste 5. Ses joueurs sont aussi assez maîtres de tout ce qu’ils font en se fondant dans le collectif. Tout le monde prend des tirs et le danger vient de partout », note S. Eberlin dont l’équipe s’était logiquement inclinée à l’aller (81-72). « Ne pas avoir peur » Cette 25 e journée de N1 est un virage important pour le BCS. Toutefois, le coach alsacien souhaite que son équipe ne se mette pas de pression superflue. « Nous ne devons pas changer notre fusil d’épaule dans notre façon de jouer. L’objectif va être de contrôler le rebond et de gagner nos duels défensifs pour ne pas leur donner ces tirs ouverts à trois points dont ils raffolent. Il faudra aussi faire parler notre puissance, puisque nous avons l’avantage dans ce secteur. Il ne faut surtout pas avoir peur, car nous sommes chez nous. En plus, sur les 11 derniers matches, nous avons le 3 e bilan de la poule, avec 7 victoires et 4 défaites. Nous sommes dans une bonne phase. À nous de développer notre basket pour les battre et les laisser derrière. » Toujours privé de Doudou M’Bodji, absent depuis 15 jours pour une élongation au mollet, « Souffel » na qu’une obsession : réaliser la passe de trois.

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Nationale 1 : Souffelweyersheim - Saint-Chamond, à 20 heures.

Conserver la dynamique Publié le 05/03/2011 Les Saint-Chamonais chercheront à confirmer leur succès du derby à SaintEtienne « Ce serait bien de confirmer la victoire du derby à Souffel, mais il faudra être très fort pour gagner dans une salle qui est très très chaude ».


Méfiant, Alain Thinet le coach saint-chamonais ne s’y trompe sans doute pas en prévoyant un déplacement très difficile pour son équipe ce soir, à Souffelweyersheim, dans la banlieue de Strasbourg. Promue de N2, la formation alsacienne, avec seulement une victoire d’avance au classement sur le SCB, apparaît certes à la portée des basketteurs couramiauds aux premiers abords. Ces derniers s’étaient d’ailleurs imposés relativement facilement, à l’occasion d’un match aller dominé à Boulloche 81 à 72. Reste que « Souffel » montre beaucoup de cœur à l’ouvrage et s’avère un adversaire généralement très difficile à manœuvrer. Cela est plus particulièrement le cas dans son antre, comme a pu le constater le quatrième au classement, Brest, battu il y a quinze jours 85 à 82. Un peu plus tôt dans la saison, c’est le leader bordelais qui avait bien failli se brûler les ailes, la JSA arrachant finalement un court succès 62 à 61. Hormis peutêtre l’ancien ponot Jovan Stefanov arrivé en cours de saison, l’escouade alsacienne ne présente pourtant pas vraiment d’individualités qui sortent du lot. Elle peut en revanche s’appuyer sur un esprit de corps remarquable et un collectif sans failles, qui suscite autant d’admiration que de crainte auprès d’Alain Thinet : « C’est une équipe qui a une valeur collective très forte et qui ne lâche rien. Il n’y a pas de joueurs majeurs, mais dix joueurs interchangeables qui peuvent scorer à tout moment ». Ragaillardis par leur succès à Saint-Etienne la semaine passée, les basketteurs saint-chamonais demeurent pour leur part sur une prestation collective solide, qui malgré la fébrilité affichée durant les dernières minutes de jeu, a redonné confiance à un groupe dans le dur depuis sa défaite à Angers. Un groupe qui, bien que privé de Michael Bole blessé, se doit de confirmer son redressement en Alsace, pour se relancer totalement au classement. Une ambition qui, selon Thinet, passera d’abord par une forte application défensive : « Souffel est une équipe qui joue dur et qui ne lâche rien. Il faudra que l’on réponde présent dans l’impact physique et l’agressivité défensive dès les premières minutes si on veut espérer quelque chose là-bas. »

------Le 28/02/2011

Trois jours de farniente

Ludovic Sut


Le résultat positif enregistré ce week-end l’a encore confirmé : il fait bon s’afficher aux côtés de Romain Appel et ses coéquipiers par les temps qui courent… Photos Kerfanto Sarah

Parce qu’ils n’ont pas commis d’impair, samedi sur le parquet du Centre Fédéral, les joueurs souffelois ne s’entraîneront pas avant demain soir. En optant pour cette récompense, le BCS a vu juste. Explications. Parce qu’ils n’ont pas commis d’impair, samedi sur le parquet du Centre Fédéral, les joueurs souffelois ne s’entraîneront pas avant demain soir. En optant pour cette récompense, le BCS a vu juste. Explications. Aux salaires et habituelles primes de matches, loin de faire des joueurs de N1 des privilégiés, il faut de temps en temps savoir ajouter d’autres récompenses, moins sonnantes et trébuchantes, mais tout autant appréciables pour qui aspire à une vie de famille digne de ce nom. Lorsqu’ils signent un contrat, les basketteurs savent très bien à quoi ils s’engagent. Le BCS n’était donc pas obligé d’accorder un jour de repos supplémentaire à l’ensemble de l’équipe. Il l’a pourtant fait, prenant soin de ne pas offrir la « carotte » – dixit l’entraîneur Stéphane Eberlin –, sans monnaie d’échange. Cette dernière a pris la forme d’une victoire, acquise samedi en fin d’après-midi sur le parquet du Centre Fédéral. Difficile, pour un athlète, de se motiver lors d’un déplacement dans l’antre de la lanterne rouge. C’est humain et compréhensible : on n’affiche pas le même degré de concentration face à des adolescents (aussi talentueux soient-ils) que contre la SIG en Coupe de France. Le club souffelois a ainsi opté pour « la bonne formule », si l’on en croit son directeur sportif Éric Mittelhaeuser. « À la base, la demande venait de Fred Broliron, qui souhaitait rester quelques jours à Paris pour fêter les 30 ans de sa femme, avec les enfants, sourit le dirigeant. Nous nous sommes réunis et, en accord avec le coach, nous avons décidé d’octroyer cette


possibilité à tous les joueurs, à condition qu’ils gagnent. Après coup, on se rend compte que l’idée n’était pas mal trouvée, et qu’elle a fonctionné… » Le 44 e club français Ce matin, le BCS occupe seul la dixième place de N1, à un petit point de la sixième. Il présente surtout un bilan équilibré (12 v, 12 d), ce qui ne lui était arrivé qu’une fois – le 15 janvier dernier – depuis le 25 septembre 2010. Le club alsacien devient, pour l’anecdote et pour une semaine au moins, le 44 e club français. Souffel fait partie, en compagnie de Saint-Vallier et Boulazac (pensionnaires de Pro B), des trois uniques villes de 7 000 habitants et moins à pouvoir se targuer de figurer dans le top 50 de la balle orange. Les conséquences ne sont pas anodines. Les partenaires privés soutenant le BCS sont ainsi les premiers à avancer cette considération comme l’une des raisons fondamentales de leur implication.

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Amaury Prieur

Le BC Souffelweyersheim dans la douleur Le 28/02/2011


Sébastien Kancel et le BCS ont fait ce qu’il fallait pour s’imposer face au CFBB. Archives Jean-Marc Loos

Malgré une fin de match délicate, le BCS est venu à bout du Centre fédéral samedi soir (67-76) dans une salle où il n’est pas facile de s’imposer. Ce déplacement au Centre fédéral était d’une importance capitale pour le BCS dans l’optique du maintien. En effet, face à un adversaire qui n’avait remporté que trois victoires jusqu’à présent, le BCS n’avait rien à gagner mais tout à perdre. De plus, privé de M’Bodji (élongation au mollet) et de Weber à partir de la mi-temps de la rencontre (douleur au tendon d’achille), les Alsaciens savaient que leurs jeunes adversaires n’allaient pas leur donner la victoire… Mais dans une salle où, par le passé, beaucoup avaient compromis leur avenir, les Alsaciens ont su faire ce qu’il fallait pour ne pas trébucher. Deux paniers de Morin dans la 1 re minute donnèrent le ton (4-0). Le tir primé du capitaine Romain Appel donna le premier avantage à « Souffel » (7-8 à la 4 e). Le trio Tschamber-Alingue-Appel faisait fructifier l’avance pour la porter à 7 longueurs (10-17 à la 10 e). Un doublé de Tschamber l’augmenta encore un peu (12-21 à la 12 e). Le Centre fédéral infligea alors au BCS un 13-0 en 4 minutes par Howard, Adjagba et Jean-Charles, et prit ainsi les devants (25-21 à la 16 e). Stefanov sortit alors de sa boîte en marquant 4 points consécutifs (25-25) imité par Alingue qui réussit deux actions à 3 points (panier plus un lancer franc) qui replacèrent son équipe en tête (28-31). Mais c’est le CFBB qui s’adjugeait le deuxième quart temps (24-18) et regagnait ainsi les vestiaires avec un seul point de retard (34-35). Dès l’entame de la seconde mi-temps, le BCS prenait les choses en mains. Stefanov se montrait efficace dans la raquette et Appel, par un tir à 3 points, portait le score à 38-42 puis 38-44. Mais les jeunes pousses du Centre fédéral s’accrochaient et Howard, avec son troisième panier à 3 points, ramenait les siens à 41-44. Broliron et Nkembe, assez discrets jusque-là, inscrivaient 7 points, permettant au BCS de créer un petit break à la fin du troisième quart temps (48-55). Le Centre fédéral revenait à 5 longueurs (50-55) par l’intermédiaire de Jean-Charles au début de la dernière période. Mais Kancel et Broliron, grâce à 2 tirs primés, donnaient 11 points d’avance au BCS (50-61), obligeant le coach du Centre fédéral à prendre un temps mort. À la sortie de celui-ci, Tschamber écopait de sa quatrième faute personnelle (32 e). Weber, dans l’incapacité de retourner sur le terrain (blessure au tendon d’achille), Stéphane Eberlin était obligé de jouer sans véritable meneur. C’est le moment que choisit Invernizzi (meilleur marqueur du Centre fédéral avec


13,9 points par match) pour marquer ses premiers points de la rencontre (53-62). Nkembe lui répondait immédiatement par un tir à 3 points (53-65 à la 35 e). L’équipe parisienne mit alors en place une « zone press » très agressive entraînant un vent de panique côté souffelois. Le BCS perdit alors la maîtrise de son match, multipliant les balles perdues (9 dans ce dernier acte) qui donnaient des paniers faciles au Centre fédéral (61-67 à la 36 e). Stéphane Eberlin prenait un temps mort et relançait Tschamber avec ses 4 fautes. Nkembe à 3 points et Kancel dans la raquette redonnaient de l’air à leur équipe (61-72 à la 38 e). Mais deux réussites à 3 points de Howard et d’Invernizzi relançaient une nouvelle fois le CFBB (67-72 à la 39 e). Après un temps mort du BCS, Nkembe sur un drive repoussait définitivement le Centre fédéral. Alingue parachevait le succès du BCS par un dunk à la dernière seconde (67-76). Victoire dans la douleur, donc, pour le BCS, mais ô combien précieuse puisqu’elle lui donne deux victoires d’avance sur le premier relégable avec à la clé une 10 e place au classement. Place maintenant à la réception de Saint-Chamond la semaine prochaine, un match très important face à un concurrent direct au maintien qui compte une victoire de retard sur le BCS. Centre fédéral - BC Souffelweyersheim 67-76. Quarts temps : 10-17, 2418, 14-20, 19-21. Arbitres : Mme Fizailne et M. Herpin. 100 spectateurs environ Centre fédéral : 23/59 aux tirs (39 %) dont 7/20 à 3 pts (35 %) ; 14/15 LF (93 %) ; 31 rebonds (Jean-Charles 8 et Morin 6) dont 16 offensifs ; 12 passes décisives (Invernizzi 4) ; 23 balles perdues ; 2 contres ; 15 fautes ; Adjagba 11, Invernizzi 8, Howard 16, Jean-Charles 12, Morin 11 puis Jaiteh 2, Dallo 7, Chassang, Basileu et Pourchot. BCS : 28/55 aux tirs (51 %) dont 7/12 à 3 pts (58 %) ; 13/18 LF (72 %) ; 33 rebonds (Alingue 9 et Stefanov 6) dont 12 offensifs ; 17 passes décisives (Tschamber 5 et Stefanov 3) ; 22 balles perdues ; 4 contres (Alingue 3) ; 19 fautes ; Tschamber 6, Appel 15, Nkembe 15, Alingue 12, Stefanov 14 puis Broliron 6, Kancel 8, Weber et Traineau.

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Le 27/02/2011


basket-ball / nationale 1 masculine

Dans la douleur CENTRE FEDERAL 67 SOUFFELWEYERSHEIM 76 Les quart-temps : 10-17, 24-18 (mi temps : 34-35), 14-20, 19-21 Arbitres : M me Fizailne M. Herpin. C.F.B.B. : 23 paniers sur 59 tirs dont 7/20 à 3 points, 14/15 lancers francs. 15 fautes d’équipe (Eliminé : Pourchot (30 e). Howard 16, Adjagba 11, Jean Charles 12, Invernizzi 8, Morin 11, Dallo 7, Jaiteh 2. B.C.S : 28 paniers sur 54 tirs dont 7/16 à 3 points, 13/18 lancers francs. 19 fautes d’équipe. NKembe 12, Appel 18, Alingue 12, Tschamber 6, Stefanov 14, Broliron 6, Kancel 8. (APL) – Dans une salle où, par le passé, beaucoup avaient compromis leur avenir, les Alsaciens ont su faire ce qu’il fallait pour ne pas trébucher. 2 paniers de Morin dans la première minute donnèrent le ton (4-0). Les Minots ne manqueraient ni d’audace ni de vitesse d’exécution. Le tir primé du capitaine Romain Appel donna le premier avantage aux Bas Rhinois : 78 (3’40). Avec Tschamber et Alingue, il allait faire fructifier l’avance alsacienne pour la porter à 7 longueurs à la fin de l’acte initial. Un doublé de Tschamber l’augmenta encore un peu : 12-21 (11’30). Un 130 en 4 minutes rappela au BCS que rien ne serait facile : 25-21 (15’30). Malgré Alingue et Stefanov qui alimentèrent alors la marque visiteuse, c’est bien le CFBB qui s’adjugeait le second quart et regagnait les vestiaires avec un tout petit point de retard. Après la pause, c’est Stefanov, Appel, Broliron et, NKembe sur la fin qui remirent le BCS sur de bons rails : 48-55 (30 e). Alors que les 2 lancers francs de Kancel avaient conféré aux Bas Rhinois leur plus large avantage : 55-67 (35 e) et, qu’ils semblaient se diriger tout droit vers une fin de match moins agitée, 3 pertes de balle successives en défense rapprochèrent les Locaux : 61-67 (36 e). Heureusement pour les Alsaciens, Jaiteh rata l’immanquable et, dans la foulée un tir primé de NKembe et un panier de Kancel redonnèrent une bouffée d’oxygène aux Visiteurs : 61-72 (37 e).


Elle fut d’autant plus bienvenue que le CFBB qui n’avait rien lâché revint une fois encore sur 2 missiles d’Invernizzi et Howard : 67-72 (38 e). N’Kembe et Alingue allaient mettre fin au suspense dans les dernières minutes. Le BCS pouvait enfin respirer. Stéphane Eberlin : « on savait qu’ils ne lâcheraient rien et qu’on avait tout à perdre en venant ici. Leur «zone press» nous a gênés sur la fin. On s’est fait peur tout seul mais, on a gagné et, c’était bien l’essentiel ! »

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Le 25/02/2011 Basket-ball / Nationale 1 masculine : Centre Fédéral – BCS, demain (17 h)

Une liste à proscrire Le BCS ne veut pas intégrer le cercle très fermé des équipes épinglées par le Centre Fédéral. Pour peu qu’on ne les sous-estime pas, les jeunes Franciliens doivent, normalement, constituer une proie facile. Une semaine après avoir accroché Brest (85-82, a.p.), les Souffelois se doivent d’enchaîner.


Jérémy Tschamber et le BCS : pas de blague à Paris ! (Photo archives DNA – Alain Destouches)

Stéphane Éberlin, l’entraîneur du BCS, n’imagine pas une seconde que son équipe puisse s’incliner sur le parquet du Centre Fédéral, qui ferme douloureusement la marche en Nationale 1. Privé des services de Doudou M’Bodji, « laissé au repos » en raison d’une contracture au mollet, le technicien bas-rhinois a néanmoins prévenu ses joueurs : une défaite serait tout bonnement « impardonnable ». « Dans l’affaire, nous n’avons rien à gagner » L’équipe francilienne ne s’est pas encore imposée en 2011. Elle possède l’avant-dernière attaque de la division (67,8 pts) et pointe à 3 succès pour 20 revers sur l’ensemble de la saison ! Dans l’optique du maintien, les Souffelois ne peuvent se permettre de repartir de Paris la tête basse. « Dans l’affaire, nous n’avons rien à gagner et tout à perdre, confie Stéphane Éberlin. En début de championnat, tout le monde coche le Centre Fédéral dans le calendrier, en tablant sur deux victoires. » Pour autant, tous les voyants ne sont pas au rouge pour la formation de l’INSEP. Cette dernière – qui se moque éperdument des conséquences comptables de ses résultats, sa présence au troisième échelon français étant assurée d’année en année – prend plus de rebonds offensifs que quiconque en N1 (12,1 par match). Elle a connu, en décembre, une nette éclaircie (la seule) matérialisée par des victoires acquises aux dépens de Liévin, Roche-la-Molière et Challans, des concurrents plus ou moins directs du BCS. « Notre adversaire dispose de talents individuels, comme Hugo Invernizzi que l’on connaît bien en Alsace (l’ancien Mulhousien est le meilleur marqueur du Centre Fédéral, ndlr), expose Stéphane Éberlin. Il affiche de la vitesse, des qualités athlétiques et encaisse rarement des raclées sur son terrain… » Le club souffelois n’a aucunement l’intention de rejoindre, demain sur les coups de 18 h 45, la liste peu enviable de ceux qui sont tombés dans le panneau. La « carotte » du jour de repos supplémentaire Pour éviter le piège, il faudra contenir la fougue des espoirs du basket français qui composent cette équipe du Centre Fédéral. Âgés de 16 ou 17 ans, ils sont en N1 pour apprendre… et acquérir les fondamentaux qui leur ouvriront peut-être, plus tard, les portes du professionnalisme. « Ils ont les qualités de leur jeunesse : l’envie, l’engagement… », insiste coach Éberlin.


Si d’aventure les joueurs souffelois l’emportaient dans la capitale, ils bénéficieraient d’un jour de repos supplémentaire avant de reprendre l’entraînement la semaine prochaine. Ils seraient ainsi épargnés de tout effort jusqu’à mardi soir. « C’est la carotte qu’on a choisi de leur donner », souffle l’entraîneur du BCS. Reste à remplir la condition sine qua non… Amaury Prieur LES ÉQUIPES . – CENTRE FÉDÉRAL : Adjagba, John ; Racine, Invernizzi, Dallo, Howard ; Jean-Charles, Basileu, Chassang, Jaiteh, Morin, Pourchot. BCS : Tschamber, Weber ; Broliron, Appel, Nkembe ; Stefanov, Traineau, Alingue, Kancel.

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NM1

Attention au piège le 26/02/2011 par O.A.

Doudou M’Bodji à 90 % de chances de ne pas jouer. Mais même sans lui, le BCS veut aller chercher chez la lanterne rouge un succès qui le rapprocherait du maintien. Photo Dominique Gutekunst

En déplacement à 17 h à Paris sur le parquet de la lanterne rouge de


Nationale 1, le Centre Fédéral, le BC Souffelweyersheim doit confirmer sa belle victoire du week-end passé face à Brest. Auteurs d’une énorme performance samedi dernier contre Brest, — un candidat à la montée -, ponctuée par un important succès après une prolongation de feu à l’espace des Sept Arpents (85-82), les Souffelois ont réussi une très bonne opération dans l’optique du maintien en Nationale 1. Désormais 11 es, les hommes de Stéphane Eberlin doivent poursuivre sur leur lancée en fin d’après-midi (17 h) à Paris où ils affrontent le Centre Fédéral, dernier avec seulement trois victoires en 23 journées. « C’est vraiment le type de match où nous avons tout à perdre », observe l’entraîneur du BCS. « La victoire est impérative. Gagner contre Brest, c’est bien. Mais si nous ne nous imposons pas au Centre Fédéral, ce sera opération zéro. Il ne faut surtout pas prendre cette équipe à la légère. Elle a rarement pris des claques et il faut rappeler qu’au match aller, nous n’avions que 6 points d’avance avant le dernier quart-temps (victoire du BCS 70-57). » Malgré sept défaites d’affilée et une certaine inexpérience, les jeunes pousses de l’INSEP ont des atouts de taille à opposer aux partenaires de Sébastien Kancel. Au premier rang desquels la talentueux arrière mulhousien Hugo Invernizzi (13,9 points et 3 rebonds en moyenne), mais aussi les intérieurs Jean-Charles Livio (12,5 pts et 5,4 rbds) et Vincent Pourchot (8,1 pts, 5,5 rbds), un géant de 2,20 m. « Il faudra imposer notre jeu et notre dimension physique face à de jeunes joueurs qui n’ont peur de rien. En fait, nous devons aborder cette rencontre comme d’habitude et profiter de notre expérience tout en restant vigilants. J’attends de mon équipe qu’elle ait une attitude et un comportement irréprochables, sachant que le plus important est de gagner », note ensuite Stéphane Eberlin. Une série en tête Avec la réception de Saint-Chamond (13 e) samedi prochain, les Souffelois ont l’occasion de signer une série à même de les éloigner presque définitivement de la zone dangereuse. « L’emporter à Paris nous permettrait déjà d’équilibrer notre bilan (Ndlr : de 11 victoires et 12 défaites) », souligne le technicien. « Battre Saint-Chamond ensuite nous positionnerait dans la bonne partie du classement. Nous pouvons réaliser une belle affaire en bonifiant notre succès contre Brest par deux autres victoires. Si nous en sommes à 13 après Saint-Chamond, il ne nous restera plus que 3 matches à gagner sur 9 pour assurer le maintien. Comme je l’ai déjà dit, plus vite nous les aurons, mieux nous pourrons respirer. » Si un doute subsiste sur la participation de Doudou M’Bodji, toujours en proie à des problèmes musculaires au mollet, tout le monde est sur le pont.


« Il y a 90 % de chances que M’Bodji reste au repos », précise S. Eberlin. « Nous ne prendrons aucun risque, car le championnat est encore long. »

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Le 21/02/2011 Basket-ball / Nationale 1 masculine : après BCS – Brest (85-82, a.p.)

Weber, les reins solides En l’absence de Jérémy Tschamber, le titulaire du poste relégué sur le banc pour cinq fautes, le meneur souffelois David Weber a été propulsé sur le devant de la scène, samedi soir. Dans une fin de rencontre sous haute pression, le jeune Alsacien a parfaitement assumé.


Le meneur souffelois David Weber ne s’est pas démonté samedi soir. (Photo archives DNA – Laurent Réa)

Les statistiques ont ceci d’injuste qu’elles traduisent parfois très mal l’influence réelle d’un joueur sur le parquet. David Weber (5 pts, 3 rebonds, 3 passes décisives, 5 d’évaluation) a été l’un des éléments de base du nouveau succès obtenu par le BCS dans son antre. Culminant à 11 points à 100 % de réussite aux shoots, le meneur titulaire, Jérémy Tschamber, aurait sans nul doute disputé la fin de rencontre face à Brest, s’il n’avait pas dû quitter le terrain prématurément pour cinq fautes. « Si je ne l’avais pas rentré, je n’aurais pas été bien pendant une semaine » Son remplaçant, qui n’a pas encore soufflé sa 22 e bougie, l’a secondé avec une maîtrise qui a dépassé les espérances. Dans le money-time comme en prolongation, David Weber a fait montre d’une admirable gestion des moments chauds. Il s’est, par instants, comporté en patron. « Il ne s’est pas dégonflé, rend hommage l’entraîneur Stéphane Éberlin. C’est un joueur qui n’avait rien prouvé avant de signer chez nous, sauf en centre de formation. Mais c’est un gros bosseur, qui rattrape son retard parce qu’il passe des heures et des heures à la salle. Il n’a pas peur de mettre les mains dans le cambouis. » Ni de prendre ses responsabilités, comme sur ce lancer-franc synonyme de prolongation, où il a su se ressaisir, à une seconde et sept dixièmes du gong, après deux échecs sur la ligne. « Si je ne l’avais pas rentré, je n’aurais pas été bien pendant une semaine, confie le jeune Alsacien d’origine. Dans cette équipe, il y a dix compétiteurs, dix gagneurs… Cette année, c’est flagrant ! » Engagé pour une saison en faveur du BCS, David Weber dit « apprendre au quotidien » auprès des anciens du groupe, et de son acolyte Jérémy Tschamber dont il loue « l’expérience ». Balle en main, il jette régulièrement un oeil en direction de son coach, avant d’annoncer un système. « Dans les fins de matches, il est plus lucide que nous », observe


l’ex-espoir de la SIG, dixième homme au Portel (Pro B) l’an passé. Conscient de disposer d’une importante marge de progression, David Weber porte un regard objectif sur ses productions. « J’ai progressé dans la lecture du jeu. Je suis devenu plus patient et j’essaye au maximum de faire jouer le mec en forme. Après, je dois développer mon tir extérieur, car on m’attend beaucoup sur le drive. Il faut aussi que je travaille le côté grande gueule. Un meneur doit donner de la voix, c’est son boulot. » Doté d’une personnalité plutôt réservée, il doit « se faire violence » Doté d’une personnalité plutôt réservée, David Weber doit, selon Stéphane Eberlin, « se faire violence » à ce niveau-là, même si « ce n’est pas dans sa nature ». Jérémy Tschamber est également concerné par le propos. « Les deux ont le même axe de travail », souligne le technicien. Se définissant lui-même comme un garçon « à l’écoute » qui « ne sait pas tout », David Weber ne prend pas ombrage de ces remarques, ni de son statut de remplaçant. « Si Jérémy met 30 pions, je veux bien rester sur le banc, ça me va ! » Le plus jeune joueur du BCS n’est sans doute pas le moins mûr. Amaury Prieur

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N1M

Un succès très important pour le BC Souffelweyersheim le 21/02/2011


Traineau (à droite) est resté maître du rebond en prolongation pour permettre au BCS de l’emporter. Archives Dominique Gutekunst

Les matchs se suivent et se ressemblent de plus en plus pour le BCS avec des moments forts dans le money-time. La rencontre qui peut basculer à tout moment d’un côté ou de l’autre penche finalement pour les protégés de Stéphane Eberlin. Souffelweyersheim a amplement mérité sa victoire : les rebonds et les points des intérieurs en faveur des locaux résument l’essentiel pour les Alsaciens. Ajoutez à cela l’Australien Rolan Roberts qui chambre le public après sa première réussite et voilà le public qui fait de la salle des Sept Arpents un chaudron d’enfer où Brest fait pâle figure. Si le pivot breton voulait tester le public de Souffel, il a réussi. L’Étendard de Brest tient la main durant le premier quart temps mais le BCS ne s’en laisse pas compter surtout par l’excellent Jovan Stéfanov. Les duels de ce dernier avec Lopez ou Roberts offrent de belles séquences surtout avec un léger avantage pour le Serbe. Les protégés de coach Massé prennent la tête : 16-19. Dès lors, la partie va se jouer sur des détails. Les intérieurs, Roberts pour les visiteurs et Stéfanov pour les locaux, seront vite plombés par trois fautes personnelles chacun. La mi-temps est sifflée sue le score de 40 à 39. Après la pause, une faute sévère attribuée à Alingue et la technique qui suit pour le coach permettent aux Brestois de revenir à une longueur : 49-48. Vers le milieu de ce troisième quart temps, le meneur visiteur Zahoui se blesse à la cheville, puis Roberts est le premier à quitter le terrain pour cinq fautes (33 e). Les ingrédients d’un match à rebondissements sont réunis : l’élimination de Tschamber pour 5 fautes (38 e), deux contres de M’Bodji sur Blanchot, Staelens et Pridotkas omniprésents et les Brestois reprennent l’avantage : 68-71. Le temps mort de coach Eberlin permet aux locaux de souffler. Plusieurs fautes de part et d’autre et le concours de lancers francs donnent


l’avantage aux Alsaciens à 24 secondes de la fin (74-73). La possession brestoise permet à Doreau de donner un point de plus à son équipe (7475), avant que ce dernier ne commette une faute sur David Weber à deux secondes de la fin. Le meneur alsacien réussit un panier sur deux et envoie les deux équipes en prolongation. L’adrénaline est à son comble. Le chassé croisé continue. Stéfanov puis Alingue quittent le terrain pour cinq fautes. Kancel score par deux fois à l’intérieur et Traineau reste maître des rebonds. Le collectif alsacien reste plus fort. À trois secondes de la fin, une faute de Lopez permet à Fred Broliron d’assurer une victoire très précieuse face au 3 e du championnat. Quart temps : 16-19, 24-20, 20 – 18, 15 – 18, prolongation : 10 – 7. Arbitres : MM. Difallah et Leffet. BCS : 25/48 à 2 points, 6/24 à 3 points, 17/24 LF, 29 fautes. Nkembe 12, M’Bodji 4, Appel 6, Broliron 6, Alingué 10, Tschamber 11, Kancel 14, Traineau 6, Weber 5, Stéfanov 11. Brest : 20/42 à 2 points, 5/17 à 3 points, 27/39 LF, 24 fautes. Zahoui 15, Staelens 13, Blanchot 6, Delon, Doreau 9, Liorel, Le Gall, Pridotkas 22, Lopez 9, Roberts 8.

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Basket N1M/ Souffelwersheim - Brest (85-82, a.p.).

L'Etendard perd gros ! 21 février 2011


La blessure de Jean-Yves Zahoui a peut-être coûté cher aux Brestois en fin de match. Photo archives Eugène Le Droff

Petite défaite mais grosses conséquences pour l'Etendard qui a donc perdu ce match traquenard en Alsace, mais aussi sa troisième place au classement au profit d'Angers, et surtout son meneur Jean-Yves Zahoui sur blessure. «C'est très frustrant parce qu'on ne doit jamais aller en prolongation...», soupire Freddy Massé, l'entraîneur de la «Breizh Team», qui revit cette action litigieuse, à cinq secondes du gong, alors que l'Etendard menait encore d'un point (74-75). «Les deux arbitres sifflent en même temps: l'un pour nous, l'autre contre nous. Finalement, Souffel a deux lancers-francs à shooter. Broliron marque le premier et rate le second qu'un arbitre s'empresse de lui redonner à tirer... Il égalise et, sur la dernière action, on oublie une faute énorme sur Rafaël Lopez. On a vraiment le sentiment que ce ne sont pas les joueurs qui ont décidé de l'issue du match». Mais, sur cette défaite à proprement parler, la grosse blessure de Jean-Yves Zahoui (voir encadré) et le non-match de Rolan Roberts auront finalement pesé très lourd dans la balance. Roberts replonge En effet, alors qu'ils évoluaient dans un véritable chaudron, point n'était utile de le chauffer davantage comme le fit Rolan Roberts dès les premiers instants du match: «Il ne s'est vraiment pas bien comporté. Il prend une faute au bout de six secondes puis une faute technique après sa deuxième faute offensive. Il est bien évident qu'on s'est retrouvé avec les arbitres contre nous. A l'arrivée, il nous fait un piteux 8 points, 0 rebond, 5 fautes en 13 petites minutes...», explique encore le coach brestois en y ajoutant le côté comptable. «Sa faute technique nous coûte deux lancers-francs plus la balle que Souffel a traduit en panier, soit quatre points!». Et puis, il y a la face immergée de l'iceberg avec les points et les rebonds habituels de l'Américain qui ont fait défaut à son équipe. «On s'est retrouvé à ne plus pouvoir jouer sur notre point fort de ces dernières semaines», souligne Freddy Massé. Dès lors, envolés sur un petit nuage lié à leurs six victoires


en sept matchs jusqu'à samedi, les Brestois viennent d'en redescendre ipso facto, ce dimanche. «Il faut absolument battre GET Vosges, samedi prochain, pour ne pas se placer sous la menace de Blois et Challans», conclut le coach étendardiste. Six semaines pour Zahoui Jean-Yves Zahoui a été victime d'une très grosse entorse de la cheville droite (33e). La radio n'a pas décelé d'arrachements osseux mais la taille de l'oedème laisse à penser que le meneur Brestois pourrait être absent entre quatre et six semaines. * R.G.

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Le 20/02/2011

Souffel: de la folie pure... BCS 85 BREST 82 (a.p.) Les quart-temps : 16-19, 24-20, 20-18, 15-18. Prolongation : 10-7. Environ 600 spectateurs. Arbitres : MM. Difallah et Leffet. BCS : 31 paniers sur 72 tirs, dont 6 sur 24 à trois points, 17 LF sur 24, 45 rebonds, 17 passes décisives, 10 balles perdues, 5 interceptions, 3 contres, 29 fautes. Nkembe 12, M’Bodji 4, Appel 6, Broliron 6, Alingue 10, Tschamber 11, Kancel 14, Traineau 6, Weber 5, Stefanov 11. BREST : 25 paniers sur 59 tirs, dont 5 sur 17 à trois points, 27 LF sur 39, 28 rebonds, 13 passes décisives, 10 balles perdues, 5 interceptions, 1 contre, 24 fautes. Zahoui 15, Staelens 13, Blanchot 6, Doreau 9, Pridotkas 22, Lopez 9, Roberts 8. Il était quasiment écrit d’avance que cette rencontre se jouerait sur des détails. Entre une équipe bretonne rompue aux joutes de la Pro B et une formation souffeloise affamée dans son cocon des Sept-Arpents, il ne pouvait accoucher que d’un match exceptionnel. Les joueurs du BCS en ont l’habitude, cette saison en championnat. Le pivot australien de Brest, Rolan


Roberts, avait, à sa façon, idéalement lancé les hostilités en ne trouvant rien de mieux à faire que de provoquer le public dès son premier panier sous le cercle ! Celui-ci le lui a bien rendu avec une pluie de huées... Dans le jeu, les Bas-Rhinois ont confirmé les progrès accomplis dernièrement dans l’animation offensive, au point d’offrir à leurs supporters un vrai match d’attaque (27-24, 14 e’; 49-43, 23 e’). Quand il ajoute – « comme dans les deuxième et troisième quart-temps » – une pincée d’adresse à sa recette habituelle faite de défense et de combativité, le BCS devient tout simplement une équipe de haut de tableau. Un chef-d’œuvre collectif Mais de cette partie, on retiendra d’abord la dramaturgie, comme presque toujours depuis le début de la saison. On se souviendra de ces lancers de Fred Broliron, à trois secondes de la fin de la prolongation, qui ont mis un terme définitif à un suspense insoutenable dans une ambiance survoltée. De cette gestion magnifique du money-time par le jeune David Weber qui, du haut de ses 21 ans, se bonifie de semaine en semaine. On se rappellera aussi de ces paniers intérieurs si précieux de Sébastien Kancel, au moment où tout s’est décidé. De la rage de Tony Traineau, de la complémentarité dans la raquette de la paire Jacques Alingue - Jovan Stefanov. De tellement de choses... Oui, ce succès arraché au prix d’innombrables crises de nerfs est avant tout un chef-d’œuvre collectif. Jusqu’où cette équipe poussera-t-elle encore les limites du supportable pour le cœur ? Personne n’est, à l’heure actuelle, en mesure de répondre...

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N1M/ Souffelwersheim - Étendard de Brest, ce soir (20 h).

Ça sent le vrai traquenard ! 19 février 2011

Amaury Prieur


Julien Blanchot et les Brestois seront attendus de pied ferme par les Alsaciens de Souffelwersheim. Photo Eugene Le Droff

Passablement inquiétés par les Alsaciens au match aller à Cerdan (66-61), les Brestois vont les défier aujourd'hui dans la minuscule salle des Sept Arpents de la grande banlieue strasbourgeoise... «Ce match sent le piège, un peu comme à Liévin», prévient l'entraîneur brestois, Freddy Massé, qui se méfie tout particulièrement de cette formation «poil à gratter» de la division qui s'est renforcée, au mercato d'hiver, avec l'arrivée du géant Serbe Stepanov (2,07m): «C'est un intérieur très mobile, pas très physique, mais avec du métier et doté d'un tir à trois points assez fiable. Il y a incontestablement plus de talent dans leur raquette désormais», analyse le coach étendardiste qui se souvient combien la Breizh Team avait pioché, en octobre dernier, pour venir à bout de ces berniques du Bas-Rhin: «On ne s'était pas bien adapté à leur défense de zone. Mais, ce ne sera pas le même contexte car, d'une part, ils voudront nous jouer les yeux dans les yeux, et, d'autre part, on a un véritable collectif maintenant». Imiter Bordeaux Blois et Angers Effectivement, même si l'Étendard est encore loin de tourner comme une horloge, sa force collective s'est considérablement renforcée depuis plusieurs semaines comme en attestent ses six victoires lors des sept derniers matchs. En outre, cela lui a certainement permis de remporter un match-piège tel que celui de la semaine passée devant Saint-Chamond, autre équipe atypique de N1: «Tout n'est pas encore parfait mais on se montre nettement plus régulier à certains postes. On a vraiment les moyens de rivaliser, même si beaucoup sont tombés dans cette salle», souligne Freddy Massé en précisant que les ténors du championnat tels Bordeaux ou Angers l'ont emporté en Alsace: «Il faut être très clair, si on


veut se positionner dans le top 5, on doit gagner à Souffel ! On va audevant d'un gros défi physique et mental pour lequel on dispose, je pense, de répondant» conclut-il. Les équipes SOUFFELWEYERSHEIM: 5. NKembe, 6. M'Bodji, 7. Appel, 8. Broliron, 9. Alingue, 10. Tschamber, 11. Kancel, 12. Traineau, 13. Weber, 14. Stepanov (SER). Entraîneur: Stéphane Eberlin, assisté de Daniel Pereira. ETENDARD: 5. Jean-Yves Zahoui, 6. Rolan Roberts (USA), 7. Gary Staelens, 8. Julien Blanchot, 9. Thibault Delon, 10. Julien Doreau (capitaine), 11. Antoine Liorel, 13. Vaïdotas Pridotkas (LIT), 14. Rafaël Lopez. Entraîneur: Freddy Massé, assisté de Fred Theilot. Arbitres: MM. Diffalah et Leffet.

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* R.G.

Basket

Faire couler Brest le 18/02/2011 par O.A.

Romain Appel (qui défend ici sur l’intérieur de Liévin, Maxime Picque) et le BC Souffelweyersheim ont besoin d’un succès pour s’éloigner de la zone rouge. Pas simple, même à domicile, face au troisième du championnat. Photo Jean-Marc Loos

Demain à 20 h au gymnase des Sept Arpents, le BC Souffelweyersheim


accueille l’Étendard de Brest, un des gros bras de Nationale 1, pour la 23 e journée. Alors qu’il reste douze matches dans cet indécis championnat de Nationale 1, l’objectif souffelois a été clairement identifié par le coach Stéphane Eberlin : il faut au BCS remporter encore six rencontres au minimum pour obtenir son maintien. S’il parvient à conserver son rythme actuel - 5 victoires lors de ses 9 derniers matches -, il ne sera pas loin d’y parvenir. Premier obstacle sur la route des Alsaciens - et non des moindres -, l’Étendard de Brest est actuellement 3 e de NM1 et vise la montée à l’étage supérieur. Pourtant, l’entraîneur bas-rhinois n’a qu’une idée en tête. « Même si Brest est un gros morceau actuellement sur une bonne dynamique, nous sommes à la maison et le maintien passe obligatoirement par des victoires à domicile. On le sait : il en faudra 16 à la fin de la saison pour rester en N 1. Alors, nous devons aller chercher un 11 e succès pour nous rapprocher de l’objectif. Plus tôt nous prendrons les points, mieux ce sera pour la suite. » Victorieuse de peu à l’aller dans sa salle (66-61), la formation bretonne est très portée vers l’offensive derrière un secteur intérieur puissant et efficace avec trois joueurs (Rafaël Lopez, Rolan Roberts et Vaidotas Pridotkas) à 42 points de moyenne. Meilleure attaque de la poule avec 82,6 pts inscrits par match, l’Étendard reste d’ailleurs sur quatre victoires de rang. « Les Brestois possèdent cinq ou six joueurs de gros calibre. Ils sont très présents au rebond offensif et possèdent de très bons shooteurs aux postes 2 et 3 », prévient l’entraîneur alsacien. « L’obligation de faire une série » Comme souvent, le BC Souffelweyersheim devra serrer sa défense à double tour pour faire tomber l’un des gros morceaux du championnat. « Nous avons besoin d’intensité et de dureté pour exister », rappelle S. Eberlin. « Il faut limiter leur rendement à l’intérieur et contrôler le rebond, notre raquette et la balle en la perdant le moins possible. Ce sont trois clés importantes qui reviennent de toute façon à chaque rencontre. Offensivement, nous devrons être agressifs, avoir de l’adresse, faire bouger la balle pour trouver des décalages et travailler en alternance, sans hésiter à chercher nos points de fixation à l’intérieur. » Douzième avec 10 victoires et 12 défaites, Souffel est « dans l’obligation de faire une série » pour sortir de la deuxième partie du tableau et s’éloigner de la zone rouge. « Ce match est important pour le maintien », concède le technicien bas-rhinois qui bénéficiera demain de son groupe au grand complet. « Surtout avant deux rencontres à venir face au Centre Fédéral et Saint-Chamond que nous devrons gagner. Nous devons rentrer bille en tête dans ce match sans nous soucier de l’équipe d’en face. »


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Le 18/02/2011 Basket-ball / N1M : BCS – Brest, demain (20h)

Même pas peur ! Le BCS ne reprendra pas à son compte la formule préférée du capitaine Haddock, qui veut que Brest soit systématiquement associé au mot tonnerre. Demain soir, au gymnase des Sept-Arpents, les hommes de Stéphane Eberlin vont s’employer à désarmer les pirates bretons.

Frédéric Broliron et le BCS auront fort à faire demain contre l’armada brestoise, troisième au classement. (Photo archives DNA)

D’un coup, d’un seul, l’ombre menaçante des équipes de bas de tableau a resurgi. Il a suffi de quelques faux pas des présumés gros bras, face à des concurrents directs du BCS, pour que les Bas-Rhinois se retrouvent dans une posture qui interroge. Les Souffelois n’ont pas spécialement faibli, ces dernières semaines. Ils ont même maintenu un certain rythme de croisière, en engrangeant un succès tous les deux matches depuis le début de cette année 2011. Mais des équipes comme Liévin ou Le Puy ont eu la méchante idée d’accélérer la manœuvre et de jeter, au passage, toute idée de hiérarchie aux oubliettes. « Le maintien sera acquis à partir de seize victoires »


Dans l’idéal, il faudrait donc que le promu souffelois produise encore davantage d’efforts pour se sortir du guêpier. Difficile, puisqu’il ne les compte pas ! Il a, de surcroît, accompli des progrès dans l’application des systèmes. « Depuis deux rencontres, on a retrouvé un jeu de passes et une faculté à créer des décalages », se félicite l’entraîneur alsacien Stéphane Eberlin. On sait, depuis cette saison, que la simple prononciation du nom Souffelweyersheim provoque quelques grattements de tête un peu partout dans l’Hexagone… Le BCS, lui, aimerait que les maux de crâne perdurent une année supplémentaire, et que l’on s’accoutume une bonne fois pour toutes à sa présence au troisième échelon national. « Compte tenu de l’avancée du championnat, le maintien sera acquis à partir de seize victoires », pronostique Stéphane Eberlin, passé maître dans l’art de jongler avec les chiffres La Bretagne, ça gagne… Si les prédictions du technicien sont justes, il manque donc six succès aux Souffelois pour éloigner définitivement le spectre de la relégation. Et dans cette optique, Stéphane Eberlin n’a pas mis de côté la réception de Brest, troisième de N1, demain soir au gymnase des Sept-Arpents. Victorieux de leurs quatre dernières rencontres, les Bretons possèdent la meilleure attaque de la division (82,7 pts en moyenne). « On peut considérer qu’ils sont favoris mais à l’aller (défaite du BCS 66-61, ndlr), nous avons prouvé notre capacité à réduire leur potentiel offensif, observe le stratège bas-rhinois. Il n’y a pas de raison qu’on n’en fasse pas de même chez nous. Nous devrons mettre un peu de folie dans ce match. » Et compter, pourquoi pas, sur des résultats favorables aux quatre coins de la France.. Amaury Prieur ? BCS : Tschamber, Weber ; M’Bodji, Broliron, Appel, Nkembe ; Stefanov, Traineau, Alingue, Kancel. ? BREST : Zahoui, Liorel ; Staelens, Blanchot, Delon, Doreau ; Vaidotas, Lopez, Roberts.

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Le 14/02/2011 Nationale 1 masculine : après Blois - BCS (79-73)

« On entre dans le money-time » Pour avoir oublié, quelques instants, leur fond de jeu, les Souffelois ont manqué l'occasion de l'emporter à Blois, samedi soir. Rien de grave, au demeurant : Stéphane Eberlin, l'entraîneur du BCS, n'avait pas spécialement misé sur cette rencontre. Interview.

Stéphane Éberlin.

- Que retenez-vous de ce périple dans le Loir-et-Cher ? - Je me dis que l'on pouvait vraiment faire un coup. Nous avons éprouvé des difficultés à entrer dans ce match, mais notre zone a ensuite perturbé Blois, qui s'est mis à déjouer. On prend six longueurs d'avance, au cœur du troisième quart-temps, mais sur la contre-attaque qui aurait dû nous permettre de passer à +8, nous perdons la balle et l'adversaire revient à moins 4. Sur deux minutes, on pète les plombs, l'équipe gaspille quatre possessions sur cinq et encaisse un 9-0. Globalement, nous n'avons pas été efficaces sur le repli défensif. - Avec cette défaite, le BCS (10 v, 12 d) se retrouve à égalité de points avec Le Puy, 14e et premier relégable. Le danger se rapproche...


- Et il sera présent jusqu'à la fin de la saison, dans ce championnat serré de chez serré. Paradoxalement, l'équipe n'est qu'à deux points de la cinquième place. Les joueurs sont en progrès offensivement, ils doivent profiter des trois rencontres qui se profilent (réceptions de Brest et de Saint-Chamond, déplacement au Centre Fédéral, ndlr) pour réaliser une série. « Nous avons toutes les cartes en main » Notre calendrier doit nous permettre de nous sauver, nous avons toutes les cartes en main. Ce n'est pas le cas de nos concurrents directs qui, à l'instar de Bayonne et Saint-Chamond, ont des confrontations plus difficiles à négocier. On entre dans le money-time. - Dans le cinq majeur samedi soir, Sébastien Kancel n'a finalement joué que neuf minutes face à Blois. Souffre-t-il d'une blessure ? - Non, pas du tout. Jacques Alingue et Jovan Stefanov ont simplement été meilleurs que lui lorsqu'ils sont entrés en jeu, et je ne peux mettre que deux intérieurs sur le terrain. Ce que je constate dans l'ensemble, c'est que cette rencontre n'a rien à voir avec ce que nous avons montré à l'aller (défaite 59-75, ndlr). Stratégiquement, nous ne nous sommes pas trompés et nous restons dans la lignée de ce que nous avons accompli face à Bayonne (77-71) le weekend précédent. C'est de bon augure avant d'affronter Brest, troisième de N1, samedi prochain. Les Bretons ont remporté leurs quatre dernières parties. Ce sera clairement un match de gala.

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Amaury Prieur

Le BC Souffelweyersheim rate le coche Le 14/02/2011 Les Alsaciens ne sont pas passés loin de la victoire samedi soir à Blois. Déjà battu au match aller, le BCS n’a pas su prendre sa revanche (79-73). Après un round d’observation d’environ cinq minutes (10-9), les Blésois ont fait un premier écart en étant très efficaces dans le jeu rapide par


l’intermédiaire d’Alao, Blot et Recoura, bien servis par Brochard (16-9 à la 7 e, 21-11 à la 9 e). Le BC Souffelweyersheim passait alors en défense de zone. Stefanov et Nkembe alimentaient la marque côté souffelois (13 points à eux deux dans le premier quart temps) et après 10 minutes de jeu, Blois menait 23-15. Plus efficace dans son repli défensif, le BCS, de par sa défense de zone, obligeait les joueurs locaux à ne compter que sur leur adresse extérieure. Alao et Brochard trouvaient bien la mire par deux fois à 3 points, mais cela ne suffisait pas devant les assauts de Tschamber, Alingue et Broliron (33-32 à la 19 e). Sur un panier de Stefanov, « Souffel » prenait l’avantage (33-34) mais Blot, en convertissant deux lancers francs juste avant la mi-temps, permettait aux joueurs locaux de rentrer au vestiaire avec un point d’avance (35-34). Difficile retour des vestiaires pour les Blésois, qui voyaient le BCS leur passer devant au tableau d’affichage à la faveur d’un 4-0 signé Appel et Alingue. Kolb remettait aussitôt les pendules à l’heure avant que Brochard ne redonne un peu d’air aux siens par un tir à 3 points (41-38 à la 22 e). Mais le BCS ne l’entendait pas de la sorte et Stefanov, avec 5 points consécutifs, remettait une nouvelle fois son équipe devant (41-45 à la 25 e). L’avance de Souffelweyersheim augmentait encore un peu (47-53 à la 28 e) grâce à 8 points de rang de Tschamber. Le BCS bénéficie même d’une contre-attaque à 3 contre 1 pour porter son avance à 8 points. Malheureusement, celle-ci est mal négociée et aboutit à une balle perdue qui se transforme en une contre-attaque pour Blois qui la transforme (4953). Le BCS va alors se tirer une balle dans le pied en perdant 4 balles sur les 5 possessions suivantes. Les joueurs locaux ne laissent pas passer l’aubaine et infligent un 7-0 à leur adversaire (56-53 à la 29 e). Le troisième acte se termine sur le score de 57-55. Le dernier quart temps tenait toutes ses promesses. Les deux équipes se disputaient point pour point et le tableau d’affichage donnait une égalité parfaite à 6 minutes du terme (63-63). Les joueurs locaux repassaient une nouvelle fois devant par Kolb et Alao à 3 points (68-63 à la 36 e). Mais le BCS ne lâchait pas, M’Bodji et Traineau ramenant les leurs à 68-67. Nkembe, sur 2 lancers francs, replace même le BCS en tête (68-69 à la 37 e). Blot, bien servi par Alao, marque à 3 points (71-69). « Souffel » va alors très mal négocier trois attaques successives. De l’autre côté, Recoura et Brochard portent le score à 75-69 (39 e). Dans la dernière minute, les joueurs de l’ADA ne tremblent pas sur la ligne des lancers francs. Blois remporte la victoire 79-73 mais le BCS n’est pas passé loin d’un grand bonheur. Les joueurs de Stéphane Eberlin doivent maintenant bien se préparer pour la réception de Brest. Blois - BC Souffelweyersheim 79-73. Quarts temps : 23-15, 12-19, 22-21,


22-18. Arbitres : MM. Deman et Aït Bari. 900 spectateurs Blois : 27/56 aux tirs (48 %) dont 8/22 à (71 %), 27 rebonds (Kolb 11) dont 7 (Brochard 9 et Kolb 6), 11 balles perdues, fautes. Brochard 10, Alao 19, Recoura 10, Williams 9 et T. Williams 0.

3 points (36 %), 17/24 aux LF offensifs, 23 passes décisives 5 contres (T. Williams 2) et 23 Blot 23, Kolb 7 puis Arlin 1, K.

BCS : 25/57 aux tirs (44 %) dont 3/12 à 3 points (25 %), 20/24 aux LF (83 %), 37 rebonds (Alingue 11 et Stefanov 7) dont 13 offensifs, 13 passes décisives (Tschamber et Broliron 3), 18 balles perdues, 2 contres et 25 fautes. Tschamber 13, M’Bodji 2, Nkembe 15, Stefanov 17, Kancel 0 puis Weber 5, Broliron 7, Appel 2, Alingue 10 et Traineau 2.

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basket - nationale 1 masculine (22e journée)

DIFFICILE MAIS PRÉCIEUSE 13/02/2011 ADA Blois - Souffelweyersheim : 79-73. L'ADA a souffert hier face à Souffelweyersheim, mais a pu s'imposer en toute fin de match.

Johan Blot, encore une fois, termine meilleur marqueur du match avec 23 pts.- (Photos cor. NR, Patrice Juin)

Aller plus loin


"On avait besoin de ça" L'ADA avait l'opportunité de remporter sa 3 e victoire consécutive hier soir (après le Centre fédéral et Saint-Chamond), devant ses supporters. Le public blésois n'avait pas pu assister à sa performance exceptionnelle à Saint-Chamond, où elle s'était quasiment imposée avec son seul cinq de départ. Hier, les choses étaient un peu différentes. Les gars de Nicolas Faure avaient davantage de couleurs, la confiance retrouvée, et leur nouvel intérieur Williams enfin qualifié. Les Blésois n'ont donc pas laissé traîner avant de se porter au faîte du jeu, défense toujours très agressive. Un système défensif qui a d'ailleurs considérablement gêné les Alsaciens. Après un round d'observation d'environ cinq minutes (10-9), Alao, Blot et Recoura se sont mis à charger la mule (16-9, 6 e ). Côté Souffelweyersheim, NKembe et Stefanov assuraient l'essentiel, mais ne pouvaient empêcher les Blésois de prendre le large (21-11, 9 e ). Difficile retour des vestiaires pour les Blésois Il aura donc fallu un quart temps avant que les joueurs de Stéphane Eberlin prennent la mesure de leurs adversaires. Ce qu'ils ont parfaitement réussi à faire, d'abord à travers leur changement de défense. Les Blésois ne pouvaient alors plus compter que sur leur adresse extérieure. A ce jeu, Brochard et Alao n'étaient pas maladroits, mais cela ne suffisait pas devant les assauts de Tschamber, Alingue et Stefanov. Les Alsaciens remportaient donc assez largement le 2 e quart temps pour n'échouer qu'à un petit point de l'ADA à la mi-temps (35-34), relançant ainsi le match de belle manière. Difficile retour des vestiaires pour les Blésois qui voyaient les Alsaciens leur passer devant au tableau d'affichage (35-38, 22 e ). Kolb remettait aussitôt les pendules à l'heure avant que Brochard ne redonne un peu d'air aux siens (3 pts). Mais les visiteurs ne l'entendaient pas de la sorte et Stefanov remettait une nouvelle fois son équipe devant (41-45, 25 e ). L'avance de Souffelweyersheim augmentait encore un peu (47-53, 26 e ) avant que les Blésois ne réagissent enfin. Mais cette fois, c'est Kai Williams qui sonnait la révolte grâce à deux paniers marqués très rapidement (dont un à 3 pts). Le dernier quart temps tenait toutes ses promesses. Les deux équipes se disputaient point pour point et le tableau d'affichage donnait une égalité parfaite (34-34) à 6 minutes du terme. Mais les Blésois repassaient une nouvelle fois devant, encore sous la patte de Kai Williams, aussitôt imité par Alao (68-63, 36 e ). Alors que ça sentait les fins de matchs difficiles, Brochard et Blot donnaient un avantage décisif aux leurs (75-69, 39 e ). De plus, une défense très rude leur permettait de récupérer pas mal de ballons. Autant de possessions blésoises qui éloignaient un peu plus les Alsaciens d'une victoire qui leur tendait les bras.


la fiche 23-15, 12-19 (35-34), 22-21 (57-55), 22-18 (79-73). Arbitres : MM. Deman et Aït Bari. Spectateurs : 900. ADA Blois : Brochard 10, Recoura 10, Alao 19, Blot 23, Kolb 7, puis Arlin 1, T. Williams 0, K. Williams 9. Fautes : 22. Éliminés : Kolb (40 e ). Souffelweyersheim : NKembe 15, M'Bodji 2, Tschamber 17, Kancel 0, Stefanov 17, puis Alingue 10, Appel 2, Broliron 7, Traineau 2, Weber 5. Fautes : 24. la question La victoire de l'ADA s'est jouée en toute fin de match. Que s'est-il passé dans le money-time ? Depuis la mi-temps, Blésois et Alsaciens évoluaient au coude à coude. Les avantages basculaient au fil des minutes. C'est en toute fin de match, dans le money-time, que la victoire s'est dessinée pour l'ADA. « Dans cette dernière minute, on perd trois fois la balle à l'intérieur en un contre un », explique l'entraîneur alsacien Stéphane Eberlin. Trois possessions perdues, ce sont potentiellement 6 pts de moins. l'agenda 23e JOURNÉE Déjà joué Mercredi 9 février, Saint-Chamond - Centre fédéral : 79-62. Vendredi 18 février 20 h : Liévin - Saint-Etienne, Bordeaux - Orchies. Samedi 19 février 20 h : GET Vosges - ADA Blois, Souffelweyersheim - Brest, Denain - Denek Bat, Saint-Quentin - Angers, Sorgues - Roche-la-Molière, Le Puy – Challans. Pierre Hénault

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Basket-ball

Une revanche à prendre le 12/02/2011 par S.G.

Romain Appel et le BCS estiment avoir « un bon coup à jouer ». Photo Jean-Marc Loos

Hors sujet à l’aller dans sa salle (59-75), le BC Souffelweyersheim se rend à 20 h à Blois « gonflé à bloc » pour la 22 e journée de NM1. Les Souffelois n’ont pas oublié : le 2 octobre, lors de la 5 e journée, ils sont passés complètement à côté de leur sujet aux Sept Arpents contre l’ADA Blois Basket (59-75), alors annoncée comme l’un des prétendants à l’accession en Pro B. « Nous n’avons jamais été dans le match », se souvient encore douloureusement l’entraîneur du BCS, Stéphane Eberlin. « On se retrouve à moins 23 à la fin du 3 e quart (- 26 juste avant). Blois a certes fait un bon match, mais sans être extraordinaire. Nous avons une petite revanche à prendre. » Cette revanche, Sébastien Kancel et ses partenaires tenteront d’aller la chercher ce soir (20 h) dans le Loir-et-Cher. Leur succès de samedi dernier contre Bayonne (77-61) a mis fin à une série de deux défaites et les a « gonflés à bloc », selon leur entraîneur. Ils sont 11 es, avec une longueur d’avance sur la zone rouge. Pour sa part, l’ADA Blois, 7 e avec une victoire de plus, s’est remise dans le sens de la marche : après quatre revers de rang, elle vient d’enchaîner deux victoires contre le Centre fédéral et à Saint-Chamond. Mais elle n’en a pour autant pas fini de ses soucis. L’autre semaine, elle a ainsi dû engager un nouvel Américain, Tarvis Williams (32 ans, 2,05 m, déjà passé cette saison par la Slovaquie et Karlsruhe), pour suppléer Chris Grimm, toujours blessé à la cheville (11,9 pts à 58,9 %, 4 e rebondeur de NM1 avec 8 rbds par match). « Le nouvel Américain ne sera peut-être pas pleinement intégré », espère un Eberlin dont l’équipe se


déplacera à Blois « sans pression. La blessure de Grimm a fait du mal à Blois qui était plutôt bien jusque-là. L’ADA se retrouve avec nous dans le ventre mou. Nous avons un coup à jouer. » Reste qu’avec un bilan très correct pour une première saison en NM1 (10 v, 11 d), le BCS est toujours sous la menace. « Ça va être serré jusqu’au bout », prédit le coach, « À l’exception du quatuor de tête, tout le monde – soient 12 équipes — est encore concerné par la descente. Pour l’instant, nous n’arrivons pas à vraiment nous donner de l’air. Mais c’est pareil pour nos adversaires. » « Encore six succès » Une victoire à Blois, face aux partenaires de l’ex-Mulhousien Johan Blot (5 e marqueur de N1 à 17,4 points) et du meneur Pierre Brochard (meilleur passeur – 6,6 passes), constituerait un bon bol d’air. « Un bonus », reconnaît S. Eberlin, « car ensuite, nous aborderons une série de matches intéressants, avec les réceptions de Brest et Saint-Chamond, entrecoupées d’un déplacement chez le dernier, le Centre fédéral. En plus, sur trois de nos quatre dernières rencontres, nous affronterons le 14 e(au Puy), le 15 e(à Liévin) et le 17 e(Roche-la-Molière à domicile). Nous avons les cartes en main. La victoire contre Bayonne, acquise après une très bonne prestation, a montré que mes joueurs sont encore assez frais mentalement dans un championnat pourtant usant nerveusement. Pour se maintenir, seize succès — peut-être quinze – suffiront. Ne calculons pas. Allons chercher les six victoires qui nous manquent le plus tôt possible. »

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basket - nationale 1 masculine (22e journée)

IL FAUT GAGNER 12/02/2011 L'ADA doit confirmer ce soir sa belle prestation de samedi dernier à SaintChamond. Ce sera aussi la première de Tarvis Williams sous les couleurs blésoises.


Zaka Alao (à droite) - (Photo cor. NR, Nicolas Derré)

Avec la belle victoire acquise le week-end dernier à Saint-Chamond, une salle où Nicolas Faure n'avait encore jamais eu l'occasion de gagner, et ce quasiment avec cinq joueurs en raison de la non-qualification de l'Américain Tarvis Williams, l'ADA a pu se rassurer quelque peu. Il faut dire que depuis fin décembre, les victoires commençaient à se faire rares, et la descente au classement fulgurante... Une victoire ce soir face à Souffelweyersheim serait donc une belle confirmation de leur retour, et surtout placerait l'ADA à 4 victoires de son maintien - si l'on estime à 16 le nombre de victoires nécessaires au maintien. « Je pensais retrouver Blois en haut du classement cette saison, lâche l'entraîneur alsacien Stéphane Eberlin. Mais je crois surtout que la blessure de Grimm a fait beaucoup de mal à cette équipe. » Grimm... Le pivot américain de l'ADA avait justement fait du mal à Souffelweyersheim lors du match aller où l'ADA l'avait emporté de 16 pts (59-75). « Ce fut le seul match où nous avons réellement été surclassés cette saison, poursuit Stéphane Eberlin. Nous concernant, nous étions complètement passés à côté de notre sujet. Nous n'avions pas été bons dans la dureté du jeu, pas plus que dans nos choix offensifs. Autant dire que nous nous déplaçons ce soir avec une petite envie de revanche... » Voilà qui devrait rendre le match intéressant, d'autant que le public blésois pourra voir pour la première fois à l'oeuvre en match officiel le nouvel intérieur américain de l'équipe Tarvis Williams. Un plus incontestable qui devrait apporter un certain équilibre à la raquette blésoise. « L'ADA reste une grosse cylindrée, poursuit Eberlin, et si elle parvient à intégrer Williams, elle devrait remonter au classement et obtenir sa qualification pour les play-off. Quoi qu'il en soit, elle doit faire attention à ce qui se passe derrière... » Les spectateurs retrouveront également deux anciens Blésois au Palais des sports ce samedi, puisque les Alsaciens comptent dans


leur effectif la présence de Romain Appel et Tony Traineau.

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Pierre Hénault

Le 11/02/2011 Basket-ball / Nationale 1 masculine : Blois - BCS, demain (20h)

Se remémorer le cauchemar

Photo Kerfanto Sarah

Le BCS se déplace demain chez la seule équipe qui l'a baladé en championnat, cette année. C'était le 2 octobre 2010, au gymnase des SeptArpents, et les Souffelois avaient compté jusqu'à 26 longueurs de retard. Stéphane Éberlin, le coach bas-rhinois, n'a pas oublié... Ce n'est pas aux fidèles supporters souffelois qu'on l'apprendra : le BCS est réputé, à juste titre, pour sa faculté à ne jamais rien lâcher. Pourtant, un


sombre soir d'octobre, il a connu ce que l'on peut légitimement appeler, après coup, un trou noir. A l'époque, on était en droit de se demander si la formation bas-rhinoise tiendrait la route, dans un championnat de Nationale 1 dont le niveau s'élève d'année en année. La suite a prouvé que la troisième division nationale n'était pas surdimensionnée pour les hommes de Stéphane Éberlin. Le BCS est une équipe fière Reste que ce jour « sans » est encore ancré dans les têtes, plus de quatre mois après. Le BCS est une équipe fière et son entraîneur compte bien user du ressort psychologique, à l'heure de disputer la revanche. « Je rappellerai aux joueurs qu'ils n'avaient pas eu voix au chapitre à l'aller (59-75 au final, ndlr), promet-il. Nous n'étions pas en rythme, je n'avais pas décelé la moindre agressivité sur le parquet. » Une semaine après avoir réalisé, face à Bayonne, leur « match le plus abouti de la saison », les Souffelois se déplacent dans le Loir-et-Cher avec l'envie profonde d'effacer leur production la plus fade de cet exercice 20102011. Victime d'une « grosse béquille sur le haut du genou », Doudou M'Bodji a été mis au repos, jusqu'à l'entraînement programmé hier soir. L'arrière alsacien sera opérationnel demain, à l'occasion d'une rencontre que le BCS abordera, selon son technicien en chef, « sans pression négative ». Blois vaut mieux que son classement Longtemps pénalisé par la blessure de son pivot américain Chris Grimm remplacé par son compatriote Travis Williams, qui effectuera ses débuts face à Souffel - Blois (11v, 10d) vaut mieux que son classement actuel (7e). Le club de la région Centre ne désespère pas de se hisser en Pro B, au terme des play-offs de fin de saison, et a entamé une course-poursuite en ce sens. Au BCS, on se satisferait déjà grandement de participer à la lutte finale. Mais comme le dit Stéphane Éberlin, il s'agit d'abord d'écarter la menace représentée par « les équipes se situant derrière nous ». « Une performance à Blois nous aiderait à rester accrochés au bon wagon », souligne le coach. Et à oublier définitivement le cauchemar éveillé vécu ce funeste 2 octobre 2010... LES ÉQUIPES. - BLOIS : Brochard, Delourme, Arlin ; Alao, Recoura, K. Williams, Niktash, Girard ; Blot, Kolb, T. Williams. BCS : Tschamber, Weber ; Broliron, M'Bodji, Appel, Nkembe ; Stefanov, Traineau, Alingue, Kancel.


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Amaury Prieur

Le 7 fevrier 2011 Nationale 1 masculine / Après BCS - Bayonne (77-71)

Le seigneur des anneaux

Le très aérien Jaques Alingue a largement participé au succès du BCS. (Photo archives DNA - Alain Destouches)

Fan absolu des Los Angeles Lakers, Jacques Alingue a, toutes proportions gardées, un petit trait de ressemblance avec son idole Kobe Bryant. Dès lors qu'il prend une impulsion, l'intérieur souffelois n'est jamais loin de plonger ses adversaires dans un profond traumatisme psychique. Rencontre avec un spécialiste du dunk et du contre en haute altitude. Pour résumer à quel point la réception de Bayonne constituait un match charnière, l'intendant du BCS, Olivier Schann, a trouvé une jolie formule samedi soir : « Si on ne gagne pas, on aura un pied dans le sable mouvant. » Jacques Alingue, lui, a retrouvé deux jambes libres comme l'air. Handicapé par une béquille au mollet gauche subie sur le parquet de Challans le 15


janvier, l'intérieur souffelois a aujourd'hui réintégré la plénitude de ses moyens. Les ultimes doutes à ce sujet se sont évaporés, samedi soir, dans la folie d'une confrontation au couteau, qui a abouti à un exemple de « constance » et de « maîtrise collective sur 40 minutes », dixit le coach Stéphane Éberlin. « Je ne sais pas d'où vient cette détente » Le moins que l'on puisse dire, c'est que Jacques Alingue a apporté un coup de pinceau inspiré à l'oeuvre souffeloise (10 points, 5 rebonds, 13 d'évaluation), notamment en première mi-temps. « Franchement, ça va beaucoup mieux, confie le jeune Tchadien de 22 ans. Je ne ressens plus aucune douleur. » Les amateurs d'actions aériennes, de dunks et autres contres venus d'une autre planète, retrouveront, avec lui, le sourire. Tenter un alley-oop sur une remise en jeu, c'est normalement l'assurance de perdre le ballon. Avec Jacques Alingue, on peut s'y risquer, sans hésiter à opter pour une passe (très) haute. Il ira la chercher, à une main s'il le faut... « Je ne sais pas d'où vient cette détente, je ne l'ai jamais vraiment travaillée, assure l'étudiant en mathématiques. Beaucoup de basketteurs possèdent d'énormes qualités athlétiques au Tchad. Mais ils manquent de fondamentaux. » Jacques Alingue les a acquis en France : à Haguenau, en Nationale 3, durant l'exercice 2008-2009 ; au BCS, ensuite, où l'ailier fort boit les consignes de Stéphane Éberlin comme paroles d'évangile. « Il veut tirer le maximum de nous tous, constate le joueur. Il adapte ses entraînements et quand il a quelque chose à dire, il ne s'en prive pas. Pour ma part, je dois travailler mon adresse aux lancers-francs, qui ne sont pas ma tasse de thé. » « Le basket ne représentait pas du tout un projet » Aussi vrai qu'il aime déployer ses ailes en match, l'intérieur bas-rhinois n'en garde pas moins les pieds sur terre. « A la base, le basket ne représentait pas du tout un projet, susurre-t-il. Je jouais simplement au street avec des potes... Si j'ai la possibilité d'aller plus haut, j'irai, mais je suis aussi conscient qu'une carrière de sportif ne dure pas éternellement. J'ai choisi de continuer mes études. A mon sens, ce n'est pas une si mauvaise idée. » Jacques Alingue ne se contente pas de prendre son envol. Il s'épargne également tout risque de mauvaise chute...

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Amaury Prieur


N1M Une victoire de haute lutte pour Souffelweyersheim le 07/02/2011

Jérémy Tschamber (balle en main) a été l’un des grands artisans du succès du BC Souffelweyersheim, qui remonte à la 10 e place du classement. Archives Dominique Gutekunst

Le BCS a obtenu samedi une victoire de haute lutte, avec en prime le panier average face à Bayonne, un concurrent direct. Dans les premières minutes, le match donne lieu à un chassé-croisé (11-9 à la 4 e). Les Alsaciens arrivent à museler le stratège américain Blair qui n’a pas son rayonnement habituel. Alex Nkembe fait la différence avec un tir primé et trois paniers à deux points, couronnés par un rebond offensif suivi d’une passe décisive. (23-15 à la 10 e). Nkembe reprend les rênes dès l’entame du 2 e quart temps (26-17). Mais l’avance acquise par les Bas-Rhinois va fondre à cause de certaines négligences, des fautes et trois balles perdues de suite. Deux fautes incompréhensibles infligées aux locaux, dont une antisportive à Stéfanov, vont faire douter les Rouges, (28-24 à la 13 e), ce qui oblige le coach souffelois Stéphane Eberlin à demander un temps mort. L’écart en faveur du BCS reste le même dans les minutes qui suivent et grâce à un shoot d’Appel au buzzer, Souffelweyersheim mène 39-35 à la mi-temps. Avec Stéfanov et Tschamber efficaces aux tirs primés et dans la foulée une faute sur ce dernier, la troupe alsacienne prend le large (46-35). Mais sous l’impulsion de Calvez et Blair, les Basques reviennent à six points. Un simple feu de paille puisque les coéquipiers de Tschamber gardent le


contrôle (63-53 à la 30 e). Une interception de Tony Traineau et 2 points suivis d’un lancer, la percussion de Kanceln et une antisportive sifflée à l’encontre de Clemmons et le BCS se détache (71-57). On aurait pu penser que le plus dur était fait. Mais, inexplicablement, l’équipe locale s’enraye : trois balles perdues plus loin et voilà que Denek, par Berquier, revient au score (74-71). Deux rebonds offensifs du BCS ne profitent pas. Pire, les Alsaciens perdent la balle en ne shootant pas dans les 24 secondes. Dans l’action qui suit, Tschamber monte au panier et se fait faucher par Berquier. Le meneur souffelois ne tremble pas et redonne cinq points de plus aux siens (76-71). En fin de match, la possession basquaise ne profite pas à ces derniers. Au contraire, Calvez commet une faute, Nkembe réussit un lancer sur deux (77-71). Il reste 18 secondes au chrono et le score ne changera plus. L’interception de M’Bodji est décisive. La victoire pour Souffelweyersheim est très précieuse au vu des résultats des équipes qui suivent au classement et permet aux Bas-Rhinois de remonter à la 10 e place. Quart temps : 23-15, 16-20, 26-18, 11-18. 550 spectateurs. Arbitres : MM Rosso et Gleynat. Souffelweyersheim : 27 paniers réussis sur 53 tirs dont 19 sur 30 à 2 points, 8 sur 23 à 3 points et 15 sur 22 aux lancers francs, 15 fautes personnelles. Nkembe 15, M’Bodji 1, Appel 4, Broliron 5, Alingué 10, Tschamber 14, Kancel 9, Traineau 5, Weber 3, Stéfanov 11. Bayonne : 25 paniers réussis sur 53 tirs dont 16 sur 31 à 2 points, 9 sur 22 à 3 points et 12 sur 16 aux lancers francs. 19 fautes personnelles. Elisabeth-Messenger 9, Blair 17, Berquier 7, Calvez 7, Clemmons 9, Baykam 2, Mansaré 14, Rey 6, Konaté.

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Le 06/02/2011 Basket-ball / Nationale 1 masculine

Le gâteau et la cerise BCS 77


BAYONNE 71 Les quart-temps : 23-15, 16-20, 26-18, 12-18. Environ 500 spectateurs. Arbitres : MM. Rosso et Gleynat. BCS : 27 paniers sur 53 tirs dont 8/23 à 3 points, 15 LF sur 22, 30 rebonds, 22 passes décisives, 12 balles perdues, 6 interceptions, 1 contre, 15 fautes. Nkembe 15, M'Bodji 1, Appel 4, Broliron 5, Alingue 10, Tschamber 14, Kancel 9, Traineau 5, Weber 3, Stefanov 11. BAYONNE : 25 paniers sur 53 tirs dont 9/22 à 3 points, 12 LF sur 16, 21 rebonds, 14 passes décisives, 13 balles perdues, 5 interceptions, 1 contre, 19 fautes. Mesnager 9, Blair 17, Berquier 7, Calvez 7, Clemmons 9, Baykam 2, Mansaré 14, Rey 6. Les Souffelois ont réalisé une excellente opération, hier soir au gymnase des Sept-Arpents, en décrochant une superbe victoire bonifiée par l'acquisition définitive du panier-average, face à un adversaire direct pour le maintien en N1. Constamment un ton au-dessus de leurs vis-à-vis bayonnais (28-17, 13e' ; 46-35, 22e' ; 71-57, 36e'), les hommes de Stéphane Éberlin ont repoussé toutes les tentatives de retour orchestrées par Cédric Mansaré et ses coéquipiers. Les Bas-Rhinois doivent, en outre, une partie de leur salut à Doudou M'Bodji, auteur d'une interception décisive sur l'ultime possession bayonnaise, à 18 secondes du gong. Le BCS menait alors de six longueurs et, à son geste défensif de grande classe, l'arrière alsacien a ajouté une remarquable lucidité, en laissant le temps s'écouler plutôt que d'aller marquer un panier tout fait en contreattaque. L'intelligence de M'Bodji Beaucoup, dans la salle, n'ont pas compris tout de suite la manœuvre, se demandant pourquoi le joueur venait de refuser l'accès au cercle grand ouvert. M'Bodji, lui, avait en tête l'écart de quatre points concédé à l'aller, et la nécessité pour le BCS de gagner d'au moins cinq longueurs pour passer devant au classement en cas d'égalité avec Bayonne en fin de saison. Sur leur dernière balle - car ils en ont tout de même obtenu une -, les Basques ont bien armé un shoot en catastrophe, confié au meneur Willy Berquier, mais à neuf mètres et dans une position profondément incommodante... Les Souffelois, qui affectionnent par dessus tout les parties de poker, peuvent se frotter les mains : ce week-end, ils remportent toute la mise ! Amaury Prieur


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Le 05/02/2011 Basket-ball / Nationale 1 masculine: BCS - Bayonne, ce soir (20h)

Blair force one ! Le combo-guard de Bayonne, Larry Blair, a causé du tort à presque toutes les défenses de Nationale 1 cette saison. Repositionné deuxième arrière, le phénomène américain débarque à Souffelweyersheim avec l'étiquette de top scoreur de la division collée dans le dos. Peur sur la ville ? Surtout pas...


Le meneur souffelois Jérémy Tschamber assure « ne pas faire une fixation » sur le prodige américain Larry Blair. (Photo DNA - Jean-François Badias)

Quelqu'un doute-t-il encore du degré de professionnalisation atteint par la Nationale 1 en quelques années seulement ? Si oui, le simple exemple de Larry Blair peut suffir à convaincre les derniers sceptiques. Au regard de ses statistiques ahurissantes (24,3 points, 4,6 rebonds et 2,9 interceptions en moyenne), boostées par quelques cartons mémorables 39 unités à Liévin, 35 à Orchies -, une question vient naturellement à l'esprit, au sujet du « petit » bonhomme (1,84 m, 26 ans) : que fait-il là, solitaire, indéboulonnable sur le trône des meilleurs scoreurs du troisième échelon national ? Il faut croire que les deux divisions supérieures (Pro A et Pro B) se sont suffisamment densifiées pour qu'aucune formation ne puisse céder une place dans son roster au génial américain. « On ne l'arrêtera pas, personne n'y parvient » Bayonne, qui s'en remet (avec une certaine réussite) à un seul homme pour exister, confiera encore sa destinée à Larry Blair, ce soir à Souffelweyersheim. Directement concerné par la menace, au même titre que les autres extérieurs du BCS, Jérémy Tschamber a choisi de « ne pas faire une fixation » sur le superbe soliste qui se présente au gymnase des SeptArpents. « Ce n'est pas tous les week-ends que l'on affronte ce genre de talent offensif », observe d'abord le meneur bas-rhinois, avant de détailler : « Il est très fort balle en main, se crée son propre shoot et tourne à 53% à deux points. A la limite, sa performance dépendra davantage de lui que de nous. On n'arrivera pas à l'arrêter, personne n'y parvient. Il faudra simplement l'obliger à prendre des tirs difficiles. » Le chef d'orchestre du BCS souhaite surtout que « les autres à côté ne brillent pas », rejoint sur ce point par son entraîneur Stéphane Éberlin. « Un joueur seul ne fait pas une équipe » « Un joueur seul ne fait pas une équipe, assure le coach souffelois. La


preuve, Bayonne lutte pour le maintien et n'a remporté que deux succès à l'extérieur. Dont un sur le parquet du Centre Fédéral, la lanterne rouge... Pour nous, qui n'avons plus qu'un point d'avance sur le premier relégable, il s'agit avant tout de se faire respecter ce week-end. » Et comme le dit si bien Jérémy Tschamber : « Larry Blair peut marquer 40 ou 50 points, si on gagne, on s'en fout ! » LES ÉQUIPES. - BCS : Tschamber, Weber ; Broliron, M'Bodji, Appel, Nkembe ; Stefanov, Traineau, Alingue, Kancel. BAYONNE : Calvez, Berquier ; Blair, Mesnager, Mansare, Konate ; Clemmons, Rey, Baykam.

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Amaury Prieur

Un virage à ne pas rater Le 05/02/2011 par Olivier Arnal

Absent à Orchies, Jacques Alingue effectue sa rentrée ce soir contre Bayonne. Photo Jean-Marc Loos

Première équipe non relégable après deux défaites de rang en Nationale 1, Souffelweyersheim doit absolument s’imposer à 20 h aux Sept Arpents face à Denek Bat Bayonne qui ne compte qu’une victoire de plus au classement. Malgré des prestations plutôt réussies depuis le début de l’année 2011, le BC Souffelweyersheim n’est pas dans une situation facile. La faute à deux


revers d’affilée et à un championnat de Nationale 1 indécis et dense comme jamais avant la 21 e journée. Ces récentes défaites contre Angers (68-71) il y a quinze jours et à Orchies (78-69) le week-end passé, concédées après une belle série de trois victoires, ont placé les Souffelois à la 13 e place, la dernière avant la zone de relégation. « Dans ce championnat un peu fou, une série positive peut nous propulser dans la première partie du classement comme cela a été le cas avant Angers. Mais là, avec un enchaînement négatif, on se retrouve premier non-relégable tout en ayant une seule victoire de retard sur la 7 e place ! D’où l’importance de s’imposer contre Bayonne, qui fait partie des équipes juste devant nous, pour casser cette spirale négative », explique Stéphane Eberlin. « Avec 16 victoires, le maintien sera assuré. Avec 15, ça peut passer. L’objectif va être d’arriver le plus vite possible à ces chiffres », renchérit le coach du BCS. Onzième avec un bilan équilibré (10 v, 10 d) et donc une victoire de plus que la formation bas-rhinoise, Denek Bat Bayonne reste sur quatre succès de suite, dont trois à domicile. Pourtant, les Basques sont loin d’être performants loin de leurs bases, puisqu’ils n’ont remporté que deux victoires — sur les parquets de Liévin (14 e) et de la lanterne rouge, le Centre Fédéral — en dix déplacements. « Cette équipe n’est pas à l’aise à l’extérieur, mais elle ne perd jamais de beaucoup. Bayonne possède des grosses individualités comme son arrière américain, un joueur assez diabolique, Larry Blair, qui est le meilleur marqueur de N 1 (Ndlr : avec 24,3 points de moyenne). Lors de sa victoire à Liévin, il a d’ailleurs fait un carton en marquant 39 points. Mais il ne faut pas non plus oublier son gros secteur intérieur », note prudemment le technicien alsacien. « Garder notre destin en main » Battus de quatre points lors du match aller (84-80), les Souffelois tenteront également de récupérer le point-average. Une donnée importante dans une division aussi serrée. « Gagner samedi en reprenant ce point-average nous permettrait de garder notre destin en main », affirme Steph Eberlin, conscient que son équipe devra réaliser un match de grande qualité pour s’imposer. « Il faut que l’on soit fort défensivement dans la globalité en essayant de limiter Blair, un joueur du calibre du dessus, même si l’on sait que l’on ne pourra pas totalement le stopper. L’objectif est de retrouver une assise défensive solide pour ne pas prendre plus de 80 points. En attaque, nous devons absolument passer le cap des 70, car nous avons vraiment du mal à le faire. Pour décoller offensivement, il faut gagner en fluidité pour augmenter notre adresse au tir », souligne l’entraîneur. Au complet grâce au retour de Jacques Alingue, absent à Orchies, le BCS a les cartes en main pour repartir de l’avant.


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4 février 2011 | Par Odile Darrigol

Un difficile déplacement Les joueurs de la côte basque effectuent un très lointain voyage dans la banlieue strasbourgeoise.

Lahaou Konaté : le jeune ailier progresse au fil des matchs. photo patrick bernière

Samedi dernier, Chris Singleton était soulagé « ce soir nous n'avons pas à avoir d'état d'âme sur cette 4e victoire de rang, nous avons très bien joué en première mi-temps et moins bien en seconde. Notre objectif de janvier est atteint. Maintenant nous devons regarder le classement sachant que nous cherchons à faire toujours mieux. Je vais à présent me projeter sur celui de février sachant que nous visons toujours les play offs». Et justement le premier rendez-vous de février se situe en Alsace à Souffelweyersheim. Une équipe qui occupe aujourd'hui une 13e place avec 9 victoires et 10 défaites. Bref, un véritable test pour les pensionnaires de Saint-Jean. Osmose intéressante Force est de constater que le promu alsacien se fait sa place en Nationale 1. Grande, physique, cette formation possède tous les atouts pour réussir. Composée de solides gaillards taillés dans le roc tels Kancel, Tschamber sans oublier l'infatigable Broliron, Souffel évolue avec huit joueurs issus de l'étage inférieur auxquels se sont greffés l'ancien ailier mulhousien M'Bodji


(Châlons-en-Champagne (N1), et David Weber (Portel - Pro B). Force intérieure Dans la halle municipale réputée pour être l'une des plus chaudes du département, Denek-Bat qui s'est imposé uniquement à Liévin et Paris devra se montrer solidaire, puissant et présent physiquement car à l'aller les gros avaient soufferts : 40 points pour eux et 50 pour Souffel sans compter la domination alsacienne aux rebonds (25 à 33). De plus, l'intérieur Serbe Jovan Stefanov (27 ans, 2,05 m) recruté en novembre pour pallier à la blessure de Camara sera bien là. Ce joueur est mobile et doté de très bonnes mains. Il s'est déjà illustré au Puy-en-Velay comme étant l'un des meilleurs intérieurs du championnat sous les ordres de JeanMichel Sénégal.

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Cette rencontre est à suivre en direct sur notre fil-basket (www.dna.fr), à partir de 19h45. (publiée le : mardi 01 février 2011)

Le BCO a conduit son match de main de maître

Le BC Orchies a conduit Souffelweyersheim : 78-69

son

match

de

main

de

maître

face

à

Pour le « clasico », la salle Léo-Lagrange était archi pleine et le BC Orchies s'y est produit en grande équipe face à un adverse réputé dangereux et accrocheur.


Un match entre deux équipes qui se connaissaient par coeur jusqu'à ces derniers temps, avant que les Nordistes n'intègrent de nouveaux éléments. Accroché jusqu'au début du dernier quart-temps, Orchies a su gérer son match d'une façon exemplaire avec un Philippe Namyst super efficace au poste de grand timonier. Le BC Orchies prit les commandes rapidement grâce à Viviés et Niakaté (52, 3e) mais très vite, les défenses se mirent en place pour enrayer le jeu adverse (9-4, 6e). Viviés, aidé de Cilly et Ceskovic, s'envola (16 - 4, 8e). Seuls Kancel et Traineau en face avaient alors du répondant et puis Tschamber plaça un missile... (16-14, 10e). Au second quart-temps, Randle prouva toute son adresse, comme M'Bodji et Ceskovic (22-19, 12e), M'Bodji à nouveau (28-26, 15e ) et Traineau propulsa les siens devant, secondé par Stéfanov (33-35, 27e). À la reprise, Traineau aggrava le score (38-44, 22e) mais Viviés égalisa vite (44-44, 24e), puis Barbry et Verbeke marquèrent sur contre (50-45, 25e). Cilly, lumineux, et Viviés, encore présent, d'un côté, Stéfanov et Kancel de l'autre : le combat de tranchée se poursuivit (56-51, 29e). Quelle gestion de fin de match ! Les dix dernières minutes donnèrent encore l'occasion à Tschamber de se faire remarquer (62-59, 32e, puis 66-61, 35 e) imités par Broliron et Niakaté à 3 points (71-65, 36e). La défense nordiste et ses rebondeurs tinrent bon et Barbry, en bon capitaine, porta le coup de grâce (76-67, 39e), alors que Ceskovic crevait l'écran. Au total, le BCO a caracolé en tête trente et une minutes. Un léger trou en fin de second quart-temps sous les tirs bonifiés réussis de Mouhamadou M'Bodji, et Souffel prit les commandes quelques minutes. La rentrée de Joffrey Verbeke contraria l'artilleur alsacien. La supériorité des intérieurs orchésiens permit au BCO de repasser devant. Les évaluations confirment le score : 98 pour le BCO contre 58 à Souffel. Quant aux rebonds, c'est là que le BCO a brillé, notamment grâce à David Cilly, Olivier Viviés et le capitaine : 36 contre 22 à son adversaire. Aux tirs à 3 points avec le retour de Ceskovic (3/5), le BCO était aussi plus dans le coup (46 % de réussite contre 26 malgré M'Bodji et F. Broliron). Les visiteurs furent plus adroits à 2 points mais comme ils ont beaucoup moins tiré... Au classement, le BC Orchies pointe maintenant à la huitième place avec 10 défaites et 10 victoires. Égalité de points avec le septième SaintÉtienne (30 pts). En haut de tableau, Denain, à nouveau défait, laisse s'échapper Bordeaux tandis qu'en bas GET Vosges et La Roche sont à la traîne, le problème étant qu'il y a toujours 9 équipes en 2 points...


Prochaine journée : samedi 5 février, avec un déplacement important du BCO dans les Vosges à Epinal. • JACQUES OVART (CLP) ORCHIES - SOUFFELWEYERSHEIM 78 - 69 (16 - 14) (22 -27) (20 -14) (2014) - BC Orchies : Barbry 6, Plateau, Randle 6, Niakaté 8, Verbeke 10, Cilly 16, Ceskovic 18, Viviés 10, Atinkpahoun 4, Soéria - Souffelweyersheim BC NKembe 2, M'Bodji 18, Appel 4, Broliron 10, Alingue, Tschamber 8, Kancel 9, Traineau 14, Weber, Stefanov 4.

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Le 31/01/2011

Pris au piège S'ils ne sont pas parvenus à s'imposer à Orchies - ce qui, en soi, ne constitue pas une contre-performance -, les Souffelois ont perdu, samedi soir, le bénéfice du panier-average face à un concurrent direct pour le maintien. Ce second revers consécutif, après celui concédé face à Angers la semaine dernière (68-71), ne remet pas fondamentalement en cause la situation des Alsaciens dans ce championnat de Nationale 1. A l'aune des deux week-ends difficiles qui viennent de s'écouler, les succès étriqués engrangés à Roche-la-Molière et à Challans pour débuter l'année 2011 valent aujourd'hui leur pesant de cacahuètes. Avec neuf victoires et onze défaites au compteur, les hommes de l'entraîneur Stéphane Éberlin lorgnent toujours sur la première moitié de tableau, mais ils évoluent dans une zone assez nébuleuse au sein de laquelle neuf équipes - de la 7e à la 15e place - se tiennent en deux points ! Aussi incroyable que cela puisse paraître au regard de la saison honorable qu'accomplissent jusque-là les Bas-Rhinois, le spectre de la relégation est toujours bel et bien présent. En cas d'égalité au classement entre Orchies et le BCS en fin de saison, ce sont les Nordistes qui passeraient devant, au bénéfice de cette victoire de neuf points obtenue samedi soir, les Souffelois ne l'ayant emporté « que » de huit longueurs à l'aller (56-48). C'est dire l'importance de la confrontation qui se profile, samedi prochain à domicile, face à Bayonne. Le club aquitain, qui lutte lui aussi pour son


maintien en N1, représente l'archétype de l'adversaire direct qu'il faut à tout prix battre. Les fidèles supporters souffelois vont encore devoir donner de la voix ! Am.P.

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N1M

Souffelweyersheim cède sur la fin Le 31/01/2011

Fred Broliron et le BCS ont craqué dans les dernières minutes d’une rencontre intense. Archives Jean-Marc Loos

Le BCS a fait une très mauvaise affaire en s’inclinant samedi soir à Orchies (78-69) et ne possède désormais plus qu’une victoire d’avance sur les deux premiers relégables. Orchies entre parfaitement dans le match en prenant les commandes dès l’entame de la rencontre (13-4 à la 7 e). Vivies règne dans la raquette (6 points) et Orchies domine aux rebonds avec déjà 3 rebonds offensifs. De son côté, le BC Souffelweyersheim est très maladroit à 3 points (0/5) et, sur un panier à 3 points de Ceskovic, les joueurs locaux créent un premier


écart (16-4). Kancel, sur une action à 3 points (2 points + 1 lancer franc), stoppe l’hémorragie et le BCS va infliger un 7-0 à son adversaire (16-11 à la 9 e). Tschamber, à la fin du premier acte, inscrit un panier à 3 points et ramène les siens à deux longueurs (16-14 à la 10 e). Le deuxième quart temps va être celui de Ceskovic côté nordiste et de M’Bodji côté alsacien : tous deux vont chacun scorer 13 points dans ce laps de temps. Traineau permet au BCS de passer devant au score (30-31) mais ce diable de Ceskovic lui répond immédiatement par un panier primé (3331). M’Bodji et Stefanov replacent « Souffel » en tête (33-35). Le BCS gère bien cette fin de première mi-temps et regagne le vestiaire avec un avantage de 3 points (38-41). À noter que le BCS n’a perdu que deux ballons durant ces 20 premières minutes (11 sur la totalité du match). Dès le début de la seconde mi-temps, Traineau, bien servi par M’Bodji (7 passes décisives au total), porte le score à 38-44. Mais trois balles perdues plus tard, Orchies est revenu à égalité (44-44). En trouvant du jeu rapide, les joueurs locaux prennent cinq longueurs d’avance (50-45). M’Bodji à 3 points d’un côté et Cilly de l’autre portent le score à 53-48. Cilly, sur une interception, part seul au cercle (55-48). Broliron, avec 7 points consécutifs, ramène son équipe à 56-55 mais Vivies score et Orchies mène 58-55 après 30 minutes de jeu. Au cours du début du quatrième quart temps, le BCS va se rapprocher plusieurs fois à un point d’Orchies, mais sans jamais parvenir à passer devant au score, à chaque fois à cause d’erreurs défensives. Le BCS encaisse trop de points dans la raquette (14 dans ce dernier acte et 38 au total) et se retrouve mené 66-61 (34 e). Broliron à 3 points replace « Souffel » à 3 points (68-65). Mais Niakaté lui répond en inscrivant 5 points consécutifs (73-65). Le BCS cherche son salut par les tirs à 3 points, mais sans réussite. La messe est dite. Orchies remporte sa dixième victoire de la saison (78-69) alors que le BCS ne possède plus qu’une victoire d’avance sur les deux premiers relégables que sont Liévin et Le Puy. Autant dire que la victoire est impérative la semaine prochaine face à Bayonne, qui plus est un concurrent direct au maintien qui ne possède qu’une victoire d’avance sur le BCS. Orchies — BC Souffelweyersheim 78-69. Quarts temps : 16-14, 22-27, 2014, 20-14. Arbitres : MM. Russel et Tréhin. Environ 1 200 spectateurs. Orchies : 30/52 aux tirs (58 %) dont 6/13 à 3 points (46 %) ; 12/18 LF (67 %) ; 35 rebonds (Cilly 12 et Vivies 7) dont 8 offensifs ; 17 passes décisives (Barbry 6 et Niakaté 4) ; 15 balles perdues ; 1 contre ; 18 fautes ; Barbry 6, Niakaté 8, Verbeke 10, Cilly 16, Vivies 10 puis Ceskovic 18, Randle 6, Atinkpahoun 4 et Plateau 0.


BCS : 27/57 aux tirs (47 %) dont 7/26 à 3 points (27 %) ; 8/11 LF (73 %) ; 21 rebonds (Traineau 5 et Tschamber 4) dont 5 offensifs ; 15 passes décisives (M’Bodji 7 et Kancel 3) ; 11 balles perdues ; 2 contres ; 17 fautes ; Tschamber 8, Broliron 10, Nkembe 2, Stefanov 4, Kancel 9 puis M’Bodji 18, Appel 4, Traineau 14 et Weber 0.

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Le BCO a arraché une belle victoire face à Souffelweyersheim (78-69), hier

dimanche 30.01.2011

| • BASKET-BALLNATIONALE 1 MASCULINE | Devant un public gonflé à bloc, le BCO s'est imposé hier soir face aux joueurs de Souffelweyersheim BC. Cette rencontre promettait d'être serrée. Eh bien, ça n'a pas raté ! Longtemps, l'issue du match est restée incertaine. Preuve que le classement ne ment pas Souffelweyersheim étant 10e, juste derrière le BCO - et que les forces en présence étaient de même qualité. Tout de même, le BCO a offert hier soir un visage plus séduisant que celui de son adversaire. La mauvaise nouvelle du jour - l'absence de TJ Parker, malade - n'a pas sapé le moral des troupes. Les locaux n'ont pas connu de retard à l'allumage et ont montré une certaine supériorité durant les dix premières minutes. Les visiteurs étaient tout aussi percutants, mais manquaient de réussite sous les paniers. Il faut dire que les Orchésiens ne leur facilitaient pas la tache, construisant en défense un rempart efficace. Et de leur côté, la machine à engranger les points fonctionnait parfaitement, notamment grâce à Viviés (5-2, 3e), Verbeke (7-4, 5e), mais aussi Cilly et Ceskovic, qui ne rataient pas une occasion de chiper le ballon sous le nez de leurs adversaires (15-4, 7e). Hélas, ces derniers avaient


aussi de bons atouts dans leur jeu. La réaction de Kamal, notamment, permit aux visiteurs de recoller au score (16-11 à la pause). La suite du match fut éprouvante pour les nerfs. Les Orchésiens avaient beau être habiles et opportunistes, Souffelweyersheim ne voulait rien lâcher. Tschamber, Kamal, Traineau et surtout M'Bodji se montrèrent sacrément tenaces. Et bientôt, ce furent les visiteurs qui menaient la danse. Il en fallait plus, heureusement, pour décourager les Orchésiens. Ceskovic, Barbry et Cilly avaient bouffé du lion hier soir, et le BCO dans son ensemble ne se démonta pas face à la pression adverse. Les Orchésiens parvinrent même à donner le coup de fouet nécessaire, dans les dix dernières minutes de jeu pour creuser l'écart et s'envoler vers la victoire. Dans cette ultime ligne droite, l'apport de Cilly fut décisif. Résultat : 78 à 69. Une victoire saluée par un public debout, au comble de la joie. • A.-L. T.

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Le 30/01/2011 Basket-ball / Nationale 1 masculine

Le BCS plie ORCHIES 78 SOUFFELWEYERSHEIM 69 Les quart-temps : 16-14, 22-27, 20-14, 20-14. ORCHIES : Parpry 6, Randle 6, Niakate 8, Verbecke 10, Cilly 16, Ceskovic 18, Vivies 10, Atinkbahoun 4. SOUFFELWEYERSHEIM : NKembe 2, M'Bodji 18, Appel 4, Borilon 10, Tschamber 8, Kancel 9, Traineau 14, Stefanov 4. Le BC Orchies prend les commandes rapidement grâce à Vivies et Niakate (5-3, 3e). Mais très vite les défenses se mettent en place pour enrayer le jeu adverse.


Vivies, sur son nuage, accentue l'avance aidé de Cilly et Ceskovic (16-4, 8e). Seul Kancel et Traineau ont du répondant à ce moment, côté alsacien. Et puis Tschamber place un missile (16-14, 10e). La rencontre s'annonce rude pour les deux formations. Le deuxième quart-temps voit Randle prouver son adresse tout comme M'Bodji et Ceskovic (22-19, 12e). M'Bodji à nouveau en action et l'écart devient insignifiant (28-26, 15e). Traineau propulse même les siens devant avec Stefanov. (33-35, 27e). La défense nordiste tient bon A la reprise, l'adresse fait d'abord défaut chez les locaux. Traineau aggrave le score (38-44, 22e), mais Vivies égalise (44-44, 24e) avant que Parpry et Verbecke ne marquent sur contre-attaque (56-51, 29e). Les dix dernières minutes mettent une nouvelle fois Cilly et Tschamber en lumière (66-61, 35e) puis Broliron et Niakate aux tirs à trois points, mais la défense nordiste tient bon. Et Parpry, en bon capitaine, porte le coup de grâce à la 39e (76-67). La rencontre se termine sur le score de 78-69.

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Le 29/01/2011 Basket-ball / NM1 :

Orchies - BCS, ce soir (20h)

Sur et en dehors du terrain, le pivot souffelois Sanko Camara s'accroche. (Photo archives DNA - Laurent Réa)


Victime d'une rupture du tendon d'Achille le 30 octobre 2010, Sanko Camara ne reste pas pour autant sur la touche. Parallèlement au long processus de rééducation dans lequel il s'est engagé, le pivot francoivoirien alimente son coach en informations durant les rencontres. Confidences. Le BCS est définitivement une belle et grande famille. Il l'a encore prouvé, ces dernières semaines, en reconvertissant son blessé grave, Sanko Camara (32 ans), en une sorte d'assistant-coach bis. « Il ne vit pas une situation facile et nous n'avons pas souhaité l'écarter du groupe, témoigne l'entraîneur souffelois, Stéphane Éberlin. Il prend son mal en patience et bosse pour retrouver l'intégralité de ses moyens physiques. » « Cette blessure m'a plombé le moral » Le club alsacien ne s'est pas contenté de demander des nouvelles de son joueur, il l'a responsabilisé. Au point que l'ombre du massif FrancoIvoirien plane sur certaines analyses à chaud du stratège maison. « Je transmets mes impressions à Stéphane en temps réel, développe l'intéressé. Des données statistiques, les chemins sur lesquels l'adversaire passe pour marquer, les choix défensifs qui fonctionnent... Je tente d'apporter des éléments à l'équipe. Ça me fait du bien d'être toujours intégré. » Limité, jusqu'à présent, à intervenir lors des rencontres à domicile, Sanko Camara effectue son premier déplacement dans son nouvel habit de technicien, aujourd'hui à Orchies. L'intérieur a vécu des journées difficiles depuis qu'il s'est rompu le tendon d'Achille droit, un funeste 30 octobre 2010. Le seul soir de victoire, aux Sept-Arpents, qui ne s'est pas terminé dans une ambiance festive... « Cette blessure m'a plombé le moral », confie l'ancien Gravelinois, frappé par le même mal - à l'autre pied ! - sous le maillot nordiste, en 2006. « Pas le droit de baisser la tête » Suivi à Strasbourg par le centre de réadaptation fonctionnelle Clémenceau, Sanko Camara vient de consacrer, pendant six semaines, quatre à cinq heures quotidiennes à des séances de renforcement du tendon, vélo, natation ou balnéothérapie. « J'ai côtoyé des grands accidentés de la route, des gens meurtris atteints de 40 fractures, dont certains ne savent pas s'ils vont remarcher, raconte-t-il. Alors tu te regardes, et tu te dis que même si ton mollet a fondu, tu n'as pas le droit de baisser la tête. Des expériences comme celles-là, ça te regonfle un bonhomme. » Le processus de rééducation du pivot souffelois se déroule plutôt bien. « C'est un coup dur, mais on s'en remet, observe celui qui officie comme prestataire de services informatiques, dans une société d'assurance. Il y a encore quelques temps, je n'arrivais pas à me lever sur une jambe.


Aujourd'hui, je le fais, mais pas trop longtemps. C'est du feeling avant tout. » Du feeling, voilà précisément ce que demandera Stéphane Éberlin au sympathique Sanko, ce soir à Orchies. Amaury Prieur LES ÉQUIPES.- ORCHIES : Barbry, Niakaté ; Verbeke, TJ Parker, Randle, Soeria ; Cilly, Ceskovic, Vivies, Atinkpahoun. BCS : Tschamber, Weber ; Broliron, M'Bodji, Appel, Nkembe ; Stefanov, Traineau, Alingue, Kancel.

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Repartir de l’avant Le 29/01/2011 Seb Kancel et le BCS espéraient un 4 e succès d’affilée face à Angers. Battus, ils veulent rebondir à Orchies. Photo Jean-Marc Loos Battu samedi dernier par Angers après trois victoires de suite en Nationale 1, Souffelweyersheim se déplace à 20 h à Orchies avec l’envie d’entamer une nouvelle série positive. Invaincu depuis le 11 décembre et une série de trois victoires face à Liévin, Roche-la-Molière et Challans, le BC Souffelweyersheim a chuté le week-end passé face à Angers, 3 e de N1, après avoir accompli sa performance la plus aboutie (68-71). « C’est paradoxal, puisque nous perdons notre match le plus constant de la série. Nous étions mieux dans le jeu, mais nous sommes aussi tombés contre l’équipe la plus forte. Il y a tout de même quelques points à corriger, comme le contrôle du rebond, les pertes de balles et la justesse en attaque », analyse Stéphane Eberlin. Une grosse déception pour le technicien souffelois ? « Il est évident que l’on veut tout gagner. Mais nous avons perdu contre le 3 e en signant un match plutôt correct. Le plus important va être de repartir tout de suite sur une série positive. Surtout que derrière, tout le monde revient dans le coup. Le classement est un sac de nœuds. »


Le déplacement de ce soir (20 h) à Orchies, qui partage la 8 e place avec le BCS et quatre autres équipes (9 v et 10 d), pourrait permettre aux BasRhinois de sortir un peu de l’embouteillage du milieu de tableau. « Lors des quatre prochaines journées, nous allons jouer face à trois adversaires du même niveau que nous. La période est importante. Si ça se passe bien, nous serons dans le coup pour les play-offs. Mais si nous ne négocions pas bien ces rencontres, il n’y aura plus que le maintien à jouer », prédit l’entraîneur alsacien. « Un bon coup à jouer » Vainqueur 56-48 à l’aller aux Sept Arpents mi-septembre, Souffel ne sait guère à quoi s’attendre dans le Nord. « Depuis, Orchies a changé d’entraîneur et recruté plusieurs joueurs. Cette équipe se repose beaucoup sur la défense et un secteur intérieur costaud. Mais nous avons un bon coup à jouer. Nous y allons pour gagner ou, au pire, garder le pointaverage de 8 points », souligne S. Eberlin. Dans une salle réputée pour sa ferveur, les coéquipiers de Sébastien Kancel devront « avoir les nerfs solides et gérer l’hostilité en faisant preuve de maîtrise pour ne pas laisser l’euphorie s’installer chez l’adversaire. » Comme souvent dans un duel au couteau, la défense sera primordiale. « Je m’attends à un match très défensif. À l’extérieur, c’est bien mieux que si ça se joue à 90 points », estime l’entraîneur souffelois. « Il faudra être bien calé en défense et trouver des solutions en attaque pour gagner. »

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Sports Douai Samedi soir, BC Orchies - Souffelweyersheim BC : un « classico » entre le Nord et l'Alsace vendredi 28.01.2011


TJ Parker sera sur le parquet demain soir, pour affronter une équipe bien connue du BCO, Souffleweyersheim. PHOTO SAMI BELLOUMI

| • BASKET-BALL NATIONALE 1 MASCULINE | BC Orchies et Souffelweyersheim BC : depuis des années, ces deux clubs ne se quittent plus. D'abord la N2 puis maintenant la N1, sans oublier la coupe de France... La saison dernière, Orchies s'était cassé deux fois les dents contre les Alsaciens, Cette saison idem au match aller. Les banlieusards strasbourgeois l'avaient emporté 56-48 après qu'Orchies eut mené 24 minutes. Mais en fin de rencontre, le talentueux Tschamber et l'adroit ou opportuniste Broliron avaient fait basculer le match en leur faveur. C'était la rentrée d'Émilien Barbry et la réussite orchésienne aux tirs extérieurs avait frôlé le ridicule (3/14 de réussis). Souffel semblait à l'époque être sur un nuage et les Nordistes au bord du précipice. Depuis, les choses ont changé et voilà nos deux équipes à égalité de points, séparées seulement par les averages. Souffelweyersheim : 3e défense, Orchies : 4e défense. Souffelweyersheim : 13e attaque, Orchies : 16e attaque. Deux équipes excellentes au rebond qui ont connu aussi de nombreuses blessures (Camara et Kennedy pour ne citer qu'eux.). Souffelweyersheim s'est permis le luxe de venir battre Denain chez lui malgré ses absents alors méfiance ! Pour les trois dernières rencontres, les Bas-Rhinois ont gagné deux fois à l'extérieur (Roche et Challans) et ont perdu tout dernièrement à domicile face à Angers. Les joueurs de la Pévèle ont d'abord perdu chez eux face à Brest puis ont gagné face au Centre Fédéral et sont allés battre SaintChamond dans la Loire. On le voit, les deux équipes se tiennent au plus près. Le spectacle est assuré


Souffelweyersheim est toujours coaché par l'expérimenté Stéphane Erbelin et compte dans ses rangs de bons, voire très bons joueurs comme Jovan Stefanov (2,06 m), joueur croate qui a évolué aux États-Unis puis en France. Il remplace Camara et s'est remarquablement adapté. Il y a aussi le jeune intérieur Jacques Alingue, le meneur Jérémy Tschamber sans oublier les vieilles connaissances Broliron, Kancel, NKembe, Traineau et Appel. Avec une telle formation, le spectacle est assuré d'autant que le BCO devrait présenter un effectif plus conséquent, capable de répliquer sans le moindre doute aux velléités adverses. Sur la feuille de match, on devrait retrouver, Barbry, Ceskovic, Parker, Verbeke, Smagge, Niakaté, Atinkpahoun, Cilly, Viviés et Randle. Ludovic Rohart, président, comme l'ensemble du petit monde du BCO, vit intensément ces jours qui précèdent la rencontre. Chacun veut connaître les dernières nouvelles en croisant les doigts. Il commente : « À l'évidence, dans le basket français, le duel Orchies - Souffel est devenu un classico (référence aux matchs de football PSG - OM). Sur de nombreux plans, cette confrontation est riche d'enjeux. Si nous devons rester maîtres chez nous, autant continuer dans cette dynamique victorieuse et conforter notre position de "play-offable", Souffel viendra pour se sortir de la zone rouge des relégables potentiels. Comme toute grande affiche sportive, derrière ce match, se jouera une autre bataille, celle des supporters. Ici comme ailleurs, nul doute que nous en sortirons victorieux. » • JACQUES OVART (CLP) BC Orchies (13e, 28 pts) - Souffelweyersheim BC (11e, 28 pts), samedi, 20 h, salle Léo-Lagrange.

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Basket : Orchies face à son adversaire historique, Souffelweyersheim


C'est le duel attendu aussi bien en Alsace qu'à Orchies. La rencontre entre les frères ennemis de la NM1 a lieu ce samedi 29 janvier. L’histoire des clubs de Souffelweyersheim et d’Orchies est étroitement liée depuis trois saisons. Les confrontations pour le leadership en poule de N2 ou en coupe de France ont offert de rudes empoignades. Stéphane Eberlin, le coach bas-rhinois, connaît bien le BCO. Les équipes s’identifient maintenant par cœur grâce aux vidéos. A la mi-septembre, au match aller, malgré la reprise du convalescent Barbry, les Alsaciens l’avaient emporté 56 à 48, Orchies menait pourtant à la mi-temps 27 à 22 mais ne parvient plus à passer la zone des rouges et blancs à partir de la 30e minute. Un match ultra fermé qui restera dans les annales comme étant celui avec le plus petit score de NM1 et à peine 30% de réussite aux tirs de chaque côté. Souffelweyersheim c’est aussi la seule équipe à avoir gagné à Denain, une référence quand même sur sa valeur intrinsèque. Les leaders de cette équipe sont le pivot Kancel (11,4 points de moyenne cette saison), l’arrière Broliron (10,6) et le nouvel intérieur serbe Stefanov (11,3) bien emmenés par un Tschamber style assez meneur killer par qui tous les ballons passent pour la conduire à une moyenne de 70,3 points par match. Combien d'équipes, dans l'histoire de ce championnat de Nationale 1, se sont déjà payé le luxe de combler un déficit de 27 points au tableau d'affichage, qui plus est à l'extérieur, avant d'enlever la mise d’un point comme à Challans. Samedi 29 janvier 20 h salle Léo Lagrange à Orchies : BCO - BC Souffelweyersheim - Arbitres : Sourou Rusell Alyko et Eric Tréhin 27/01/2011 15:28:19

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Le 25/01/2011

La tête ailleurs...


Non, il ne s'agit pas de la mascotte du prochain Euro de basket-ball, mais de Jacques Alingue, l'intérieur du BCS. (Photo DNA - Jean-François Badias) INVITÉ MYSTÈRE. - Il ne faut pas se fier aux apparences. Contrairement à ce que notre photo tendrait à suggérer, Jacques Alingue n'a pas perdu la tête et ce journal ne se paie pas la sienne non plus ! L'intérieur du BCS (NM1) se remet, en revanche, doucement de la grosse béquille reçue il y a dix jours à Challans. GASPILLAGE. - On l'a dit, les Souffelois perdent un nombre incalculable de ballons en ce début d'année 2011. Stéphane Éberlin, le coach du BCS, a encore compté 21 munitions gaspillées par ses joueurs, samedi face à Angers, contre... 13 selon les stats officielles ! Si l'on se fie au décompte de l'entraîneur, les Alsaciens ont vendangé 75 possessions sur les trois dernières rencontres. EUROPE VS NBA. - A l'heure où Mark Cuban, le propriétaire des Dallas Mavericks, ne jure que par la NBA - critiquant vertement toute idée de compétition internationale non chapeautée par la grande ligue américaine -, Jovan Stefanov, lui, fait l'étalage de ses superbes fondamentaux. L'ailier fort serbe du BCS ne cache pas son admiration pour les deux clubs phares de Belgrade, le Partizan et l'Étoile Rouge. « J'aime revoir les meilleures actions des matches NBA, mais je ne regarde pas les rencontres dans leur intégralité, confie-t-il. Entre les quart-temps et les temps morts, je trouve qu'il y a beaucoup trop de coupures ! » SÉLECTION. - Seize points, dix rebonds, 22 d'évaluation : Amina Njonkou, l'intérieure illkirchoise (LF2), a ajouté un double double à sa collection, ce week-end, lors de la victoire de la SIG contre Angers (65-52). Sixième marqueuse de l'antichambre (14,2 pts de moyenne), quatrième rebondeuse (10,1 prises par match), l'internationale camerounaise vient d'être appelée en sélection pour préparer la prochaine coupe d'Afrique des nations. STATS. - Deux autres Illkirchoises trustent les premières places des classements statistiques de la LF2. Céline Schmitt-Sendner, créditée de dix points samedi contre Angers, pointe toujours à la 2e place du classement des top-scoreuses de la division avec 16,6 pts de moyenne. L'intérieure de la SIG n'est devancée que par Floriane Herrscher (Reims, 16,9 pts de moyenne). Nadège Drago continue, elle, à servir le caviar. Avec 3,4 assists/match, elle émarge au troisième rang, derrière l'Alsacienne de Reims, Mélissa Micaletto (3,8), et la Perpignanaise Fatou Dieng (3,7). CADETTES. - En s'imposant confortablement à Villeurbanne (72-84), les cadettes de la SIG bouclent la première phase à la 3e place de la poule D avec un bilan de dix victoires pour quatre défaites. Elles confortent ainsi leur place dans le Top-16 hexagonal qui déterminera les deux équipes appelées à s'affronter pour le titre à Bercy. Les jeunes pousses de Geispolsheim ont tenu tête à Reims, le dauphin de Bourges, ne s'inclinant que de huit points (45-53). Elles achèvent la première phase à la 5e place (6 v., 8 d.).


AFFLUENCE(S). - De mémoire d'« ancien », on avait pas vu telle affluence pour un match de cadets au complexe de Geispolsheim depuis belle lurette. Quelque 120 personnes ont donné de la voix tout au long de cette rencontre indécise jusqu'au bout. Pfastatt, finaliste l'an dernier, a finalement battu (83-88) une équipe du CJS en devenir, qui manque encore d'un peu de maturité contre des équipes rodées à ce genre de match rugueux. C'est également devant plus de 200 personnes que les féminines de l'équipe II (NF3) sont venues à bout de Dijon (72-52).

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Le 24/01/2011 Nationale 1 masculine / Après BCS - Angers (68-71)

Les braqueurs menottés Engagés dans une course-poursuite pour la troisième semaine d'affilée, les Souffelois ont failli s'accaparer le magot, samedi soir face à Angers. Bien pensé, le casse n'a cependant pas fonctionné.

Jovan Stefanov est un attaquant pur, doté d'une technique remarquable dos et face au panier. (Photo DNA - Jean-François Badias)

PHYSIONOMIE. - Les trois rencontres de championnat disputées par le BCS en ce début d'année 2011 présentent, peu ou prou, des scénarios identiques, du moins dans les grandes lignes. Pour résumer, les Alsaciens se sont imposés, à Roche-la-Molière, à Challans et face à Angers, de périlleuses courses à handicaps. Jovan Stefanov est devenu un pion essentiel du dispositif souffelois Systématiquement menés dans un premier temps, Fred Broliron et ses coéquipiers se voient contraints d'effacer un retard plus ou moins


conséquent à chaque sortie. Il fallait bien que ça se paye à un moment donné... « Nous commettons beaucoup d'erreurs qui coûtent cher, observe l'entraîneur bas-rhinois, Stéphane Éberlin. Nous affichons notamment trop de lacunes en attaque, et un certain laxisme au rebond défensif. » STEFANOV. - Aussi éblouissant sur le terrain que discret en dehors, Jovan Stefanov (27 ans, 2,05 m) est devenu un pion essentiel du dispositif souffelois. L'intérieur serbe, qui dit apprécier son environnement et en particulier la ville de Strasbourg, est un attaquant pur, doté d'une technique remarquable dos et face au panier. Il constitue enfin une menace extérieure de premier plan à son poste. Stéphane Éberlin ne s'y trompe pas : depuis six rencontres, le coach basrhinois accorde, en moyenne, 30 minutes de temps de jeu à son ailier fort. C'est tout le paradoxe de ce championnat à quatre descentes DIMINUÉS. - Les apparences sont trompeuses. Le BCS était bel et bien au complet, samedi soir face à Angers. Ceci dit, Jacques Alingue et Doudou M'Bodji n'ont pas pu offrir à l'équipe alsacienne leur abattage habituel. Victime d'une grosse béquille à Challans le week-end précédent, l'intérieur d'origine tchadienne n'a pas plané, comme il sait si bien le faire sur certaines séquences. Touché à l'épaule mais en état de jouer, M'Bodji s'est quant à lui contenté de 8 minutes et 49 secondes sur les lignes extérieures. Les deux joueurs ont quelques jours devant eux pour retrouver la plénitude de leurs moyens physiques. EMBOUTEILLAGE. - Ça se bouscule, en milieu de tableau : si l'on photographiait la huitième marche du classement général de N1, au terme de cette 19e journée, six clubs seraient immortalisés ! Saint-Chamond, Orchies - que les Souffelois affrontent samedi prochain Bayonne, Blois, Challans et le BCS pointent tous à neuf victoires et dix défaites, en ce début de cycle retour. Le Puy, 14e et premier relégable, suit à une petite longueur. C'est tout le paradoxe de ce championnat à quatre descentes : on peut être virtuellement qualifié pour les play-offs, sans avoir évacué pour autant le spectre de la relégation, qui peut resurgir d'une semaine à l'autre...

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Amaury Prieur


N1M

Fin de série pour le BCS

Le 24/01/2011

Le BCS a bien longtemps cru pouvoir inverser la tendance. En vain. Archives Jean-Marc Loos

Après trois victoires consécutives, le BC Souffelweyersheim espérait réaliser la passe de quatre en recevant Angers, actuel 3 e du championnat. Mais le BCS est tombé sur un adversaire qui a entièrement justifié son rang samedi soir (68-71). Angers qui restait sur 10 victoires lors de ses 12 dernières rencontres, a fait un match solide samedi soir faisant la course en tête durant toute la rencontre. Le BCS qui a perdu la bataille du rebond offensif (10 à 15) a également perdu plus de ballons que son adversaire (21 à 15) et a fait preuve de trop de précipitation sur le plan offensif. Face à un adversaire de cette qualité, ces lacunes ne pardonnent pas. Le premier quart temps se résume à un chassé croisé entre les deux équipes. Stefanov d’un côté et Griffin de l’autre trouvent des solutions dans la raquette et après dix minutes de jeu le score est de parité (13-13). Au début du deuxième quart, Angers prend les choses en main et crée un premier écart (18-24) par l’intermédiaire de Hayes (ancien joueur de Pro A à Nancy et Cholet). Mais Tschamber et Nkembe réagissent immédiatement par deux tirs à trois points bien servis par Stefanov (24-24, 15 e). Hayes à trois points et Griffin dans la raquette redonnent de l’air aux Angevins (2429), Stefanov à trois points répond de suite mais Angers maîtrise le match. Souffel perd de nombreux ballons. Ramphort, le meneur d’Angers, se montre alors décisif en « scorant » huit points dont un dernier panier à trois points juste avant la mi-temps. Un panier d’autant plus cruel que le BCS avait la dernière possession en main alors qu’il restait 20 secondes à jouer avant de perdre la balle. Souffel rentre au vestiaire avec dix points de retard (32-42). Au bout du suspens


Le BCS attaque parfaitement la seconde période en emmenant la balle à l’intérieur sur Kancel et Stefanov. Ces derniers permettent à Souffel d’infliger un 6-0 à Angers (38-42). Les locaux sont de nouveau dans le match malgré la 4 e faute de Kancel l’obligeant à regagner le banc. Sur un nouveau panier à trois points de Stefanov (son 3 e de la soirée), le BCS égalise à 46 partout (25 e). Mais les joueurs du BCS vont alors laisser échapper de nombreux rebonds offensifs (5 dans ce quart temps) permettant à Angers de rester en tête après 30 minutes de jeu (51-54). Dès l’entame du quatrième quart temps, Angers continue de faire mal à son adversaire aux rebonds offensifs, portant le score à 51-59. Lonzième à trois points donne même dix points d’avance à son équipe (52-62). Le BCS change alors de défense et va enrailler la marche en avant d’Angers. Cinq points consécutifs de Tschamber vont permettre un premier rapproché 5862 (36 e). La pression des joueurs souffelois poussés par un formidable public se fait de plus en plus pressante. Le BCS va alors infliger un 8-0 à son adversaire par l’intermédiaire de Tschamber, Nkembe et Stefanov prenant ainsi de nouveau la tête au tableau d’affichage (68-67). Il reste alors 50 secondes à jouer. Tout le monde commence alors à y croire. Mais c’est sans compter sur le sang froid du meneur Angevin Tony Ramphort. Alors qu’il vient de perdre deux ballons et qu’il reste sur deux échecs aux tirs dans les deux dernières minutes, c’est lui qui prend et réussi un tir à trois points à 30 secondes de la fin de la rencontre (68-70). Sur la possession suivante, Stefanov se voit sanctionner d’une faute offensive apparemment obligeant Broliron à commettre une faute sur l’action suivante pour stopper le chrono. Ramphort ne marque qu’un lancer franc sur deux (68-71). Le BCS se voit offrir une dernière possession pouvant lui permettre d’arracher la prolongation. Malheureusement, le tir à trois points de Traineau qui hérite de la dernière balle échoue sur le cercle et les Angevins remportent une victoire qu’ils méritent amplement. BC Souffelweyersheim – Angers 68-71. Quarts temps : 13-13, 19-29, 1912, 17-17. Arbitres : MM. Monsire et Ludienski. 500 spectateurs environ. Souffelweyersheim : Nkembe 14, M’Bodji, Appel 5, Droliron 4, Aliengue 5, Tschamber 14, Kancel 4, Traineau 1, Weber 3, Stefanov 18. Angers : Moreau, Mendy 4, Lonzieme 6, Hayes 11, Ranthort 18, Sulpice 2, Cherasse 5, Traore 11, Griffin 14.

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Le 23/01/2011 Basket-ball / Nationale 1 masculine

Pour quelques secondes... BCS 68 ANGERS 71 Les quart-temps : 13-13, 19-29, 19-12, 17-17. Environ 600 spectateurs. Arbitres : MM. Monsire et Lubienski. BCS : 22/54 aux tirs dont 7/23 à trois points, 17 LF sur 22, 27 rebonds, 14 passes décisives, 13 balles perdues, 5 interceptions, 3 contres, 21 fautes. Nkembe 14, Appel 5, Broliron 4, Alingue 5, Tschamber 14, Kancel 4, Traineau 1, Weber 3, Stefanov 18. ANGERS : 26/62 aux tirs dont 7/26 à trois points, 12 LF sur 17, 32 rebonds, 9 passes décisives, 15 balles perdues, 5 interceptions, 22 fautes. Mendy 4, Lonzième 6, Hayes 11, Ramphort 18, Sulpice 2, Cherasse 5, Traoré 11, Griffin 14. Toute série a une fin. Les Souffelois ne sont pas parvenus à prolonger la leur une semaine de plus, hier soir devant leur public. Il aurait simplement fallu que le match s'arrête à une quarantaine de secondes du terme (68-67 en faveur du BCS), avant ce shoot à trois points diabolique du lutin angevin Tony Ramphort, plutôt bien contenu, au demeurant, par le meneur souffelois Jérémy Tschamber. Ce serait toutefois manquer d'honnêteté que de résumer l'ensemble de la rencontre à cette seule action. L'équipe d'Angers a prouvé, dans un gymnase des Sept-Arpents encore une fois en transe dans les derniers instants, qu'elle possédait une force de frappe supérieure. Elle mérite amplement sa victoire, reflet plutôt sincère de la physionomie de la partie. Stefanov fait un récital Au cours d'un deuxième quart-temps durant lequel ils se sont montrés laxistes défensivement (29 points encaissés), les Alsaciens se sont condamnés à une nouvelle et improbable course-poursuite, certes moins impressionnante que celle qu'ils avaient entreprise il y a huit jours à Challans, mais handicapante malgré tout. Comme souvent lorsqu'ils ont été ainsi menés cette saison, les Souffelois ont relevé le défi (18-24, 14e', 29-39, 20e' ; 52-62, 35e'), au point d'être tout près de renverser à une énième reprise l'ordre des choses. C'est raté pour ce week-end, malgré la production éblouissante de Jovan Stefanov (18 points, 10 rebonds, 4 passes décisives, 27 d'évaluation), dont


l'impact a permis au BCS de résister corps et âme. Jusqu'à cet ultime shoot empoisonné de Ramphort, bien plus grand qu'il n'y paraît (1,73 m), sur un terrain de basket...

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Amaury Prieur

Le 22/01/2011 Basket-ball / Nationale 1 masculine : BCS - Angers, ce soir (20h)

Dribbler n'est pas jouer Le dribble est une arme à manier avec précaution. Parce qu'ils en ont usé de façon intempestive, les Souffelois ont perdu 54 ballons sur les deux dernières rencontres de championnat. Le problème a été posé, cette semaine à l'entraînement.


Le meneur souffelois David Weber relaye efficacement Jérémy Tschamber, au poste de meneur. Le BCS comptera encore sur lui ce soir. (Photo DNA - Alain Destouches)

Stéphane Éberlin, l'entraîneur du BCS, ne prend pas pour argent comptant les statistiques livrées par la Fédération française. Dans la nuit de samedi à dimanche dernier, en rentrant de Challans, le technicien a une nouvelle fois procédé à son propre calcul - trois heures durant, vidéo à l'appui -, pendant que ses joueurs baignaient dans l'euphorie de l'improbable exploit réalisé en Vendée. On n'est jamais mieux servi que par soi-même. Sur les deux dernières rencontres de championnat, le coach alsacien a relevé que son équipe avait perdu 54 ballons, contre... 40 selon les chiffres officiels. « Si je veux évaluer correctement mon équipe, ce travail est indispensable », fait savoir le stratège souffelois. «Cela pollue nos offensives» En revisionnant les matches de sa formation, à Roche-la-Molière et à Challans, Stéphane Éberlin a constaté que le gaspillage dont elle a pu faire preuve, en attaque, avait presque systématiquement la même origine : le BCS dribble trop. « On a ciblé le problème, confie l'entraîneur. Quand on met la balle au sol, on se prive, pendant ce laps de temps, de la possibilité de faire une passe. Cela pollue nos offensives. J'ai donc insisté, auprès de mes joueurs, sur la nécessité d'épurer notre jeu. » S'il s'est superbement sorti d'affaire, le week-end passé en Vendée, le BCS ne pourra pas se permettre toutes les semaines d'encaisser un 33-5 en première mi-temps. Face à Angers - le 3e de N1, qui a remporté dix de ses douze dernières confrontations -, un tel éclat ne pardonnerait pas, ce soir au gymnase des Sept-Arpents. Le combo guard Tony Ramphort, auteur de 45 points à Brest il y a un mois ( !), s'engouffrerait à coup sûr dans les brèches. « Si je laisse des libertés en attaque, ce n'est pas pour voir 50 000 balles perdues », martèle Stéphane Éberlin. Confiance inébranlable


Reste une réalité mathématique, sur laquelle le coach souffelois et la Fédé tombent d'accord : le BCS vient de gagner trois matches de suite. Et sa confiance, actuellement, semble inébranlable. Tout à l'heure, devant ses supporters, le bolide alsacien voudra passer la quatrième... LES ÉQUIPES. - BCS : Tschamber, Weber ; Broliron, M'Bodji, Appel, Nkembe ; Stefanov, Traineau, Alingue, Kancel. ANGERS : Chérasse, Ramphort, Sulpice ; Lonzième, Moreau, Hayes ; Traoré, Mendy, Griffin. Amaury Prieur L'intérieur Jacques Alingue, victime d'une grosse béquille à Challans, et l'arrière Doudou M'Bodji, en délicatesse avec son épaule, seront bons pour le service, ce soir face à Angers. Cette rencontre est à suivre en direct sur notre fil-basket (www.dna.fr)

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NM1

La passe de quatre ? Le 22/01/2011

Après trois victoires d’affilée en Nationale 1, Souffelweyersheim s’offre, à l’occasion de la 19 e journée, un vrai choc à 20 h au gymnase des Sept Arpents face à Angers, 3 e et prétendant sérieux à l’accession en Pro B.


En remportant son 3 e succès de suite — après Liévin fin décembre et Roche — samedi dernier sur le parquet de Challans, le BCS a une nouvelle fois marqué les esprits. Menés de 27 points au cœur de la première période, les Souffelois sont parvenus à renverser la vapeur pour remporter un court, mais précieux succès (80-81). « Revenir d’aussi loin, ce n’est pas facile. C’est vraiment une grosse performance, une énorme victoire. Elle nous permet d’avoir toujours deux succès d’avance sur le premier relégable, mais aussi un seul de moins que le 6 e. Nous pouvons ainsi aborder un gros morceau comme Angers sans pression », commente Stéphane Eberlin. Satisfait de cet enchaînement victorieux, le coach bas-rhinois sait cependant que tout n’a pas été parfait. « Avec 25 et 29 balles perdues lors des deux derniers matches, il ne faut pas se gargariser non plus, car nous sommes à chaque fois passés par un trou de souris. Pour espérer faire un truc contre Angers, il faudra élever notre niveau de jeu. Contre une grosse équipe, ces approximations ne pardonneront pas. » Troisième avec 12 victoires pour 6 défaites, Angers possède un effectif impressionnant. Le pivot américain Damien Griffin (30 ans, 2,03 m) et l’ailier US Deron Hayes (40 ans, ancien joueur de Pro A à Bourg, Cholet et Nancy) sont les leaders d’une formation expérimentée qui reste sur 10 succès lors des 12 dernières journées. « Pour nous, il va être intéressant de s’étalonner face à un prétendant à la montée en Pro B. Le défi est énorme. Je sais que les joueurs répondront présent, car nous aimons ce genre de rencontre. Nous avons les moyens de faire une bonne perf. Mais nous devrons être à 100 % », prévoit le technicien. M’Bodji et Alingue incertains Comme toujours, le BCS comptera sur sa défense pour faire tomber l’armada angevine. « Il faudra être très fort défensivement dans l’intensité et l’agressivité. Ensuite, offensivement, je nous sais capables de bonnes choses », note encore le coach souffelois qui pourrait toutefois être privé de Doudou M’Bodji (épaule) et Jacques Alingue (béquille). Une décision sera prise au dernier moment sur leur participation. En revanche, Jérémy Tschamber (entorse du pouce), David Weber (entorse de la cheville) et Romain Appel (absent une partie de la semaine pour raisons personnelles) figureront bien sur la feuille de match. « Ce n’est pas le meilleur moyen de se préparer, mais nous avons l’effectif pour gérer cela. Ça ne doit pas être une excuse », prévient S. Eberlin. « Il faut tout tenter pour gagner. Ça nous ferait basculer du bon côté du classement. »

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Le 20/01/2011 Dans le bus

Coup de poker Le BCS a déjà testé de multiples formules pour ses déplacements longs. Il a choisi, pour le voyage à Challans, de s'arrêter à mi-trajet. Ce nouveau pari, après quelques essais infructueux, s'est révélé payant. Le bus à peine parti, vendredi sur les coups de 16h, Daniel Pereira, l'assistant-coach souffelois, résume la situation : « On n'a gagné aucun match en roulant de nuit, sans halte. On cherche une alternative moins traumatisante, on tâtonne. » Pour certains clubs, comme Bayonne - dont l'un des principaux partenaires se nomme... Air France -, la question est vite réglée, du moins pour les longs périples. Les joueurs du BCS, eux, optent logiquement pour la formule la plus confortable. Ils se rejoignent sur la pertinence de s'arrêter à mi-trajet. « C'est un syndicat, plaisante Daniel Pereira. Si on les écoutait, on partirait systématiquement le vendredi matin et on logerait dans un 4 étoiles ! » NBA, sujet sensible ! Dix heures de route, près de 1 000 kilomètres... Pour passer le temps, de Souffel à Challans, mieux vaut savoir s'occuper. Alors que l'actualité NBA anime les discussions, Jacques Alingue monte gentiment en température quand ses coéquipiers le titillent sur Kobe Bryant. L'intérieur d'origine tchadienne, qui a hérité du surnom de son idole (« Black Mamba »), se dit « fan » des Los Angeles Lakers « depuis leur triplé », réalisé entre 2000 et 2002. Après avoir visionné un reportage sur Chauncey Billups, l'un des meilleurs meneurs de la dernière décennie, et une rediffusion d'un MinnesotaWashington joué la veille, une partie de l'effectif improvise un poker, rituel quasi incontournable en déplacement. « Vous avez peur, les gars ? » Daniel Pereira est imbattable, ou presque. Tous ses partenaires de jeu se sont fait une raison, sauf... Doudou M'Bodji. L'arrière né à Soringho (Sénégal) chambre : « Vous avez peur, les gars ? Il a deux pieds et deux mains, comme tout le monde ! »


Le récalcitrant assumera et tiendra la dragée haute à son entraîneur, non sans susciter quelques taquineries. « Il survit, mais il y a de l'eau qui entre dans le tuba ! », rigole Tony Traineau. A l'avant, le technicien en chef, Stéphane Éberlin, lit assidûment les DNA du jour. Il garde aussi un œil attentif sur son ordinateur portable, où il peut revoir à loisir les dernières rencontres de Challans, l'adversaire du weekend. Pendant que les éclats de rire fusent dans le bus, le coach est déjà dans son match... A l'hôtel

Relation de confiance Stéphane Éberlin s'est juré de ne pas scruter le comportement de chacun, les veilles de matches. Le stratège du BCS mise sur le professionnalisme de ses joueurs. Il est minuit et des poussières, à l'hôtel Ibis de Marne-la-Vallée. Entre deux discussions, l'entraîneur souffelois livre un petit fragment de sa philosophie sur le management des hommes : « Je ne vais pas les épier dans leur chambre jusqu'à deux heures du mat' pour savoir ce qu'ils font. » A l'aune de l'ambiance qui règne dans l'équipe, la phrase est lourde de sens. Stéphane Éberlin a, sur son groupe, une autorité naturelle suffisamment prononcée pour ne pas avoir à vérifier en permanence que ses mots d'ordre sont appliqués. « On s'efforce de ne pas les brimer inutilement, de détendre l'atmosphère », renchérit l'intendant, Olivier Schann. Un lit ? Non, une « boîte d'alumettes » ! Les joueurs ne trahissent pas cette confiance. Et si, en ce samedi matin, certains ont de petits yeux, c'est en raison de la nuit exécrable qu'ils viennent de passer. Dans un hôtel à prix « raisonnable », trouver un lit adapté aux gabarits hors normes des basketteurs relève de la plus improbable quête. Romain Appel n'a pas supporté le sien, qu'il compare « à une boîte d'alumettes » ! Plongé dans son petit-déjeuner en compagnie de Sébastien Kancel - son camarade de chambre -, l'arrière alsacien relativise : « C'est comme ça dans le sport, plus on monte les échelons, plus le confort augmente. » Comme d'autres, il se rattrapera dans l'après-midi avec une bonne sieste, dans un bus gagné par le silence et la quiétude. Chaque chose en son temps, néanmoins. Stéphane Éberlin a programmé un briefing de 15 minutes, à 11h45 dans la salle à manger. Il en a informé ses joueurs par... sms. Tableau et chiffres à l'appui, le coach souffelois décrypte le profil de Challans, l'adversaire du soir. Pour s'assurer qu'il est bien compris par son intérieur serbe Jovan Stefanov, il demande à Doudou


M'Bodji d'effectuer, en anglais, la traduction de ses propos. Soudain, sa voix s'élève : « Je veux des mecs qui se mettent la gueule à l'envers ! Il ne faudra pas tricher. Celui qui ne sera pas intransigeant en défense n'aura rien à faire sur le terrain. Vous commencerez ce match bille en tête, avec les crocs qui rayent le parquet ! » Un véritable appel au combat, au sens noble du terme. Les coulisses du match

Du doute à la délivrance L'équipe souffeloise est passée par tous les états, samedi soir, dans une salle de Challans surdimensionnée à l'échelle de la Nationale 1. Dotée d'une capacité de 3 500 places, l'enceinte vendéenne a connu un séisme qui fera date.

La concentration se lit sur les visages de Jérémy Tschamber, Romain Appel et Alex Nkembe, qui prêtent une oreille attentive aux dernières consignes de leur coach, Stéphane Éberlin.

Il est 18h15, samedi à Challans, lorsque les joueurs alsaciens descendent du bus. Aucun retard sur l'horaire prévu n'est à noter. Prévoyant, Stéphane Éberlin a veillé auprès des deux conducteurs à ce que les pauses, sur l'autoroute, ne s'éternisent pas. L'entraîneur du BCS n'aime pas les contre-temps. Son esprit est déjà suffisamment occupé par des considérations strictement liées au basket, à commencer par la composition de son cinq majeur. Moins d'une demi-heure avant l'entre-deux, le technicien questionne son assistant, Daniel Pereira, dans l'intimité du vestiaire. « Un trampoline sur le parquet ? » Dans sa tête, le nom des titulaires ne coule pas forcément de source. C'est d'ailleurs une constante, chez le coach souffelois, que de varier les configurations d'équipe, en fonction du profil de l'adversaire et de la forme


du moment. Au regard de l'épouvantable début de rencontre livré par sa formation (36-9, 14e'), Stéphane Éberlin doit aujourd'hui se dire - une fois n'est pas coutume - qu'il s'est creusé les méninges pour rien. Il est des périodes de vaches maigres, où vous pouvez mettre n'importe qui sur le terrain, sans que cela ne change quoi que ce soit. Aussi vrai qu'ils ont sombré ensemble, les Souffelois sont remontés à la surface en équipe. Sur une remise en jeu de Fred Broliron derrière le panier, le bondissant Jacques Alingue envoie un premier message significatif en touchant les étoiles sur un alley-oop, certes raté, mais si imprévisible et spectaculaire dans sa construction qu'il en provoque des « ohhhh... » dans toute la salle. « Ils ont posé un trampoline sur le parquet ou quoi ? », s'enthousiasment des jeunes dans les tribunes. Nkembe plante, M'Bodji récolte ! Le BCS est mené de 25 longueurs, mais la peur vient de changer de camp. Le teint des Challandais vire même au pâle, quand Alex Nkembe déclenche la « shooting machine », avec l'incroyable issue que l'on connaît (victoire des Bas-Rhinois 80-81). Sur la feuille de match, les 22 points de l'ailier souffelois seront par erreur accordés à... Doudou M'Bodji, hilare sur le banc de touche à l'idée que ses stats soient gonflées par l'un de ses coéquipiers ! Plus tard, sur le chemin du retour, l'heureux bénéficiaire - blessé à l'épaule pour cette rencontre - chahutera gentiment son pote, en le suppliant de ne pas faire les démarches pour récupérer son dû. « Il faut appeler la Fédé, ça va te prendre 15 mois ! » A cet instant, le BCS baigne encore dans l'euphorie et chacun peut avaler goulûment sa pizza, avec le sentiment du devoir accompli. Les scènes de liesse, à la fin du match, ont été à la mesure de l'exploit réalisé. En l'observant de l'intérieur, on comprend mieux pourquoi cette équipe connaît tant de réussite depuis plusieurs saisons.

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Le 19/01/2011 Basket-ball


Les sourires souffelois BONUS. - Daniel Pereira, l'assistant-coach du BCS, ne perdait pas le nord, samedi soir dans l'euphorie qui accompagnait ce troisième succès consécutif des Souffelois en N1. « Nous possédons deux victoires d'avance sur Challans, même si on n'en a qu'une », a d'abord lancé le technicien, avant de s'expliquer : « Eh oui, avec le gain du match aller (77-68, ndlr), en cas d'égalité, on sera devant au panier-average ! » Pour les Bas-Rhinois, l'opération est donc doublement juteuse. DOUBLE TRANCHANT. - Tous les coaches s'accordent sur ce point : il n'est jamais facile de gérer un écart important, surtout lorsqu'il s'est creusé rapidement. Les Souffelois ont paradoxalement profité de leur catastrophique entame de match à Challans (36-9 après 14 minutes de jeu) pour l'emporter 81-80 samedi soir. « Le 1er quart-temps a biaisé la rencontre et notre adversaire s'est relâché », appuie Stéphane Éberlin, l'entraîneur du BCS. Quand on perd le rythme en cours de partie, c'est souvent définitif. Les Alsaciens, eux, n'ont fait que monter en puissance. MÉMOIRE. - A l'instar de tous ses coéquipiers, aussi loin qu'il se souvienne, Sébastien Kancel (30 ans) n'a jamais vécu un renversement de situation similaire à celui qu'a réalisé le BCS samedi soir. « On a fait des matches bizarres, des hold-up, mais celle-là, c'est le top des remontées ! » RETROUVAILLES. - Deux joueurs du BCS ont évolué à Challans, par le passé : Romain Appel - qui est resté quelques heures supplémentaires dans le Pays de la Loire après la rencontre - et Sébastien Kancel. Les deux ont joué ensemble sous les couleurs vendéennes de 2003 à 2005. Appel a ensuite changé de cap, Kancel prolongeant pour sa part son bail jusqu'en 2006.

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Le 17/01/2011 Nationale 1 masculine / Après Challans - BCS (80-81)

Nkembe, le pyromane Une semaine après le hold-up de Roche-la-Molière, les braqueurs de banques souffelois ont encore sévi à Challans, ne laissant que des braises derrière eux. Rencontre avec l'auteur de l'incendie, Alex Nkembe.


En état de grâce samedi soir à Challans, l'ailier souffelois Alex Nkembe pouvait shooter dans n'importe quelle position, au cours d'un 3e quart-temps mémorable. (Photo archives DNA - Alain Destouches)

A Challans, Alex Nkembe, 31 ans, vient de passer l'un des moments les plus fabuleux de sa riche carrière (*). « Dans le basket, j'ai eu plusieurs vies, j'ai vécu plein de trucs mais remonter 27 points de retard pour finalement l'emporter, ça ne m'était jamais arrivé. C'est vraiment hallucinant... » « C'est automatique, je lâche mon bras avec confiance » Dans un 3e quart-temps aux allures de chef d'œuvre (16-30), l'ailier souffelois ne s'est pas contenté du second rôle. Il a enfilé le costume du héros - 4 paniers à trois points, dont certains venus d'ailleurs - pour ne plus le quitter, subtilisant le ballon de la gagne avant de marquer en déséquilibre à une poignée de secondes du gong. Dans l'état de grâce où il se trouvait samedi soir, Alex Nkembe aurait pu shooter du vestiaire, du parking ou même de l'hôtel de Marne-la-Vallée où le BCS s'est arrêté vendredi soir, sans craindre de rater la cible. « C'est quelque chose d'assez exacerbé chez moi, confie le joueur. Mon mental est énormément lié avec ce que je peux réaliser sur le terrain. Tout dépend de la sensation que j'ai au moment de prendre le tir. Sur ma première tentative, David (Weber) fixe, ressort le ballon, et ça rentre... Ensuite, je ne me pose plus de questions, c'est automatique, je lâche mon bras avec confiance. » Pour des raisons qui lui appartiennent, Alex Nkembe n'a jamais disputé plus de deux saisons au sein d'un club, comme s'il n'avait pas trouvé chaussure à son pied malgré de multiples essayages. « Une revanche systématique à prendre sur nos carrières respectives »


Tout a changé à Souffel, où il a rempilé à deux reprises, au point d'évoluer une... 3e année consécutive dans un seul et même endroit. Pour lui, la chose est inédite. « Oui, mais un groupe comme celui-là, c'est trop rare, trop spécial, c'est de la folie !, s'exclame-t-il. Ces mecs, je les "kiffe", avec une mention spéciale pour Jérémy (Tschamber) pour qui j'ai eu ce que j'appelle un coup de foudre amical. Sans faire de poésie, le ciment de cette équipe, c'est cette proximité sincère qui nous relie, ce caractère qui nous interdit de rendre les armes. » L'ancien international camerounais, finaliste malheureux de la CAN 2008 face à l'Angola (futur représentant de l'Afrique aux Jeux de Pékin), livre la justification profonde qui conduit le BCS à laisser ses tripes sur le parquet. « Beaucoup de joueurs, à Souffel, ont connu des parcours difficiles. On joue chaque match comme si on avait une revanche systématique à prendre sur nos carrières respectives. » Débarrassé pour de bon des problèmes de poignet qui ont gâché son début de championnat, Alex Nkembe n'a pas fini de faire payer les pots cassés à ses adversaires de N1. Amaury Prieur (*) Depuis 1997, Alex Nkembe a évolué successivement à Levallois, Limoges, Dijon, Aix-Maurienne, Valls (Espagne), Bondy, Le Portel, Quimper, Herens (Suisse), Nantes et La Rochelle, avant d'atterir à Souffel en 2008.

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Le 17/01/2011 N1M

Souffelweyersheim a été exceptionnel


Fred Broliron et le BCS ont réussi un véritable exploit. Archives Jean-Marc Loos

Le BCS a renversé une situation plus que compromise pour s’imposer d’un point, samedi soir à Challans (80-81). Privé de M’Bodji (blessé à l’épaule), Souffelweyersheim se déplaçait à Challans pour le compte de la 1 re journée retour. Mené de 27 points après 12 minutes de jeu (36-9) et encore de 23 points à la 22 e (50-27), le BCS a trouvé les ressources pour renverser la vapeur et remporter la victoire d’un point (80-81) : tout bonnement exceptionnel ! Les joueurs du président Mittelhaeuser ont une nouvelle fois prouvé qu’ils ont un cœur énorme en renversant une situation plus que compromise. « Souffel » prend tout d’abord les devants (4-3 à la 1 re). Mais la foudre va alors s’abattre sur le BCS : Challans lui inflige un 26-5. D’un côté, le BCS a perdu la bagatelle de 11 ballons en 10 minutes et de l’autre, les joueurs locaux ont réussi 10 de leurs 14 premiers tirs. Résultat : 29-9 à la fin du premier quart temps. Et ce n’est pas fini. Trois nouvelles balles perdues côté alsacien pour entamer le deuxième acte et voilà les hommes de Stéphane Eberlin menés 36-9. En 12 minutes, le BCS vient d’encaisser un surréaliste 33-5. Mais Souffelweyersheim va alors sortir de sa léthargie en infligeant un 3-18 à son adversaire (39-27 à la 19 e). Avant de perdre à nouveau trois balles pour finir le deuxième quart temps à 17-18 et permettre aux joueurs locaux de rentrer aux vestiaires avec 19 longueurs d’avance (46-27). Les joueurs de Stéphane Eberlin se sont tiré une véritable balle dans le pied dans ces 20 premières minutes en perdant 18 ballons et en réalisant un très mauvais 9/20 aux lancers francs. 29 pertes de balle Le BCS attaque la seconde mi-temps comme il a fini la première : trois balles perdues sur les trois premières possessions et 50-27 en faveur de Challans. Nkembe va alors commencer son festival à 3 points avec 4 réussites consécutives pendant qu’Alingue marque par trois fois dans la raquette, permettant ainsi au BCS de grignoter son retard (54-45 à la 26 e). Benjamin Boutry stoppe l’hémorragie pour les joueurs locaux. Mais


Weber, auteur de 5 points, et Broliron, par un tir à 3 points, ramènent le BCS à cinq longueurs à la fin du troisième quart temps (62-57). Broliron, de nouveau à 3 points, puis Nkembe à 8 mètres (son cinquième panier à 3 points de la soirée) permettent au BCS de passer devant au score dès l’entame du dernier quart temps. Mais Boissié, également à 3 points, replace Challans en tête (65-63 puis 68-63 par Hérard). Kancel et Broliron égalisent à 72 partout et Stefanov, par deux actions victorieuses dans la raquette, redonne l’avantage au BCS (72-76 à la 38 e). Challans va alors infliger un 8-0, amorcé par un tir à 3 points de Geay, à son adversaire (80-76 à la 39 e). Kancel marque un lancer franc sur deux (80-77). Boissié met la balle en touche alors qu’il reste 31 secondes à jouer. Après un temps mort du BCS, Kancel score dans la raquette et ramène les siens à un point (80-79). Sur la montée de balle, Nkembe subtilise le ballon à Boissié et s’en va scorer, replaçant ainsi le BCS en tête (80-81) avec 18 secondes à jouer. Après un temps mort local, Mathieu Boutry tente un tir extérieur à 2 points qu’il loupe mais Geay capte le rebond offensif et ressort la balle à Boissié qui se trouve seul à 3 points pour le tir de la gagne. La balle part des mains du joueur, la sirène annonçant la fin de match retentit et la balle échoue sur le cercle. Les joueurs du BCS peuvent alors laisser éclater leur joie. Ils viennent de remporter une victoire à l’extérieur après avoir été menés de 27 points pendant la rencontre, en ayant perdu 29 balles, en étant à 14/30 aux lancers francs et en ayant réussi un surréaliste 21/24 aux tirs de champs en deuxième mi-temps. Challans — BC Souffelweyersheim 80-81. Quarts temps : 29-9, 17-18, 1630, 18-24. Arbitres : MM. Belarbi et Kerisit. Challans : 28/64 aux tirs (44 %) dont 9/22 à 3 points (41 %), 15/19 aux LF (79 %), 24 rebonds (M. Boutry et Hérard 6) dont 12 offensifs, 22 passes décisives (Geay 6 et Boissié 4), 17 balles perdues et 23 fautes. Boissié 13, Geay 3, Schmieder 16, James 14, M. Boutry 12 puis B. Boutry 11, Hérard 6, Girma 3, Oyono 2 et Sauzeau 0. BCS : 29/46 aux tirs (63 %) dont 9/16 à 3 points (56 %), 14/30 aux LF (47 %), 37 rebonds (Stefanov 9, Kancel et Broliron 7) dont 13 offensifs, 14 passes décisives (Tschamber 5 et Broliron 4), 29 balles perdues, 4 contres (Alingue 4) et 25 fautes. Tschamber 5, Appel 0, Nkembe 22, Alingue 11, Stefanov 11 puis Weber 5, Broliron 12, Kancel 15 et Traineau 0.

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Le 16/01/2011 Basket-ball / Nationale 1 masculine Ils sont exceptionnels !

L'homme du match Nkembe 22pts et 19 d'éval.

CHALLANS 80 BCS 81 Les quart-temps : 29-9, 17-18, 16-30, 18-24. Environ 1 000 spectateurs. Arbitres : MM. Belarbi et Kerisit. CHALLANS : 28/64 aux tirs dont 9/25 à trois points, 15 LF sur 19, 24 rebonds, 22 passes décisives, 14 balles perdues, 14 interceptions, 1 contre, 23 fautes. Schmieder 16, Boissié 13, Geay 3, Girma 3, B. Boutry 11, Oyono 2, James 14, M. Boutry 12, Herard 6. BC SOUFFELWEYERSHEIM : 29/49 aux tirs dont 9/17 à trois points, 14 LF sur 30, 31 rebonds, 12 passes décisives, 19 balles perdues, 10 interceptions, 3 contres, 25 fautes. Nkembe 22, Broliron 12, Alingue 11, Tschamber 5, Kancel 15, Weber 5, Stefanov 11. Il n'y a vraiment pas de mots, ou alors il y en a trop... Les Souffelois ont réalisé, hier soir à Challans, un numéro de dingues, comme on en voit rarement à ce niveau de la compétition. Une foi inébranlable Combien d'équipes, dans l'histoire de ce championnat de Nationale 1, se sont déjà payé le luxe de combler un déficit de 27 points au tableau d'affichage, qui plus est à l'extérieur, avant d'enlever la mise ? Elles se comptent à coup sûr - si pareil scénario s'est déjà réalisé - sur les doigts d'une main !


Comment donc les Alsaciens ont-ils fait pour se relever de la monumentale gifle administrée par Challans (36-9, 14e), dans un début de rencontre effroyable où ils semblaient vivre un cauchemar éveillé ? Quels magiciens faut-il être pour effacer les conséquences d'une telle fébrilité sur la ligne des lancers-francs ? Les hommes de Stéphane Éberlin ne sont pas des surhommes, mais ils sont animés d'une foi inébranlable qui les conduit à repousser constamment les frontières de l'impossible. « Rien de rationnel » « A notre place, beaucoup auraient remballé les gaules !, s'exclame l'entraîneur bas-rhinois, immense sourire aux lèvres. Cette victoire, c'est encore la preuve que dans le basket, il n'y a vraiment rien de rationnel... » Dans cette partie au scénario invraisemblable, le détonateur s'est appelé Alex Nkembe, auteur d'une série de quatre paniers primés dans le troisième acte, parfois à distance NBA ! Si bien que le BCS, dans les cordes, K.-O. debout même, est revenu avec férocité au milieu du ring, pour distribuer uppercut sur uppercut (56-48, 28e ; 62-63, 32e ; 72-76, 39e) à un adversaire chancelant sur le parquet... Ce qui s'est passé à Challans dépasse tout bonnement l'entendement. « On fait la fête, on est sur notre petit nuage », savoure Stéphane Éberlin. Ses joueurs sont des héros.

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Basket-ball :

Amaury Prieur

Le soleil se couche à l'Est pour Challans

dimanche 16 janvier 2011


Nkembe tire à 3pts face à Boutry M.

N1M. Challans - Souffelweyersheim : 80-81. Comment Challans a-t-il pu perdre un match où il a compté 27 points d'avance ? Les réponses sont sans doute dans la crise qui couve au sein du club. Mais qui la voit ? Au basket, un match dure quatre périodes. Quand à l'issue de la première, une équipe a déjà marqué 29 points et que son adversaire est, de surcroît, déjà largué de 20 longueurs, on ne voit pas comment elle peut perdre. Et pourtant... Et pourtant c'est bel et bien ce qui est arrivé à Challans hier soir. Challans, qui a compté jusqu'à 27 points d'avance, juste avant la pause, a en effet fini par s'incliner. On se demande encore comment. Et surtout pourquoi... Car, on l'a dit, tout avait commencé comme dans un rêve pour des Vendéens sous pression, plombés par deux défaites consécutives. Une défense de fer, et, surtout, un jeu de feu porté par un Schmieder providentiel et un Juwann James énorme physiquement. « Mais c'était irréel de voir une équipe sur son nuage et, nous, totalement à la dérive, raconte, après coup, Stéphane Eberlin, le coach alsacien. On s'est dit que ça n'allait pas durer si on revenait aux fondamentaux : défense et adresse. » En attendant, les Vendéens assommaient des Alsaciens totalement dans le rouge. Et le score enflait (20-6 et 36-9). Oui mais voilà... Si Challans était un ténor de sa poule, l'affaire aurait d'ores et déjà été pliée. Sauf qu'avec un bilan de 9 défaites et 8 victoires et une 11e place calamiteuse, la formation vendéenne ne peut jurer de rien. « La fébrilité a commencé à nous gagner, raconte Manu Body, l'entraîneur de Challans. On a baissé la garde et on a arrêté de jouer. Et ça les a relancés... » Dans un langage plus direct, on appelle ça une crise, mais le mot ne filtre pas. « On savait que dans leur situation, si on les faisait douter, on avait notre chance », rebondit son homologue de Souffelweyersheim. Si l'avance


challandaise à la pause restait conséquente (46-27), le 14-0 des visiteurs s'annonçait prémonitoire. « En défendant mieux, rappelle Eberlin, nous étions revenus à -10. On est restés dans cette intransigeance. » Et les Alsaciens, boostés par les missiles de Nkembe (5/7 à 3 points au final et 22 points personnels), faisaient douter une équipe plombée par son manque (-9 puis -5). Souffelweyersheim passait devant une première fois (63-62) et bouclait un troisième quart-temps à 30 points. Chacun son tour... Au terme de ce final haletant qui voyait Souffelweyersheim prendre les devants (72-76), Challans reprendre la main (79-76), les Alsaciens portaient le coup de grâce. On a rêvé ou quoi ?

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Raphaël BONAMY

Le 15/01/2011 Nationale 1 masculine : Challans - BCS, ce soir (20 h)

Faire la bascule En cas de troisième victoire consécutive, sur le parquet d'une équipe de Challans au bord de la crise de nerfs, le BC Souffelweyersheim se retrouverait virtuellement aux portes des playoffs. Les hommes de Stéphane Éberlin n'ont strictement rien à perdre. Depuis plusieurs semaines, les Souffelois naviguent entre deux eaux : l'une claire, l'autre sombre. Au sein d'une N1 qui se professionnalise à grande vitesse, il est cependant plus facile de se noyer dans la seconde que de se pavaner dans la première. Les Alsaciens s'emploieront, tout à l'heure en Vendée, à basculer pour de bon là où les vagues sont calmes. Enfin, façon de parler... Car à tous les étages, c'est un peu la grande bousculade ! Si on s'amusait à compartimenter le championnat, le BCS se situerait actuellement au 3e niveau, en compagnie de son adversaire du soir et du trio composé de Blois, Saint-Chamond et Saint-Étienne. « Je crois qu'ils ont repris l'entraînement le 26 décembre... » Ce quinté - dans le désordre - d'équipes aux ambitions distinctes, se


tient en un point aux portes des playoffs. Deux oppositions directes étant programmées dès à présent (Challans - BCS et Saint-Étienne - Blois), l'éphémère bande des cinq ne résistera pas à l'écoulement de cette 18e journée de N1. « Challans serait confronté à une grosse crise s'il perdait contre nous, insiste le coach souffelois Stéphane Éberlin. C'est un abonné aux 5-6 premières places. A nous de le laisser dans ses doutes. » Rentré la tête basse du Centre Fédéral (84-82 le 15 décembre), le club du Pays de la Loire a puni ses joueurs, en ne leur accordant pas la coupure de Noël qu'ils espéraient. « Je crois qu'ils ont repris l'entraînement le 26 décembre... », susurre Stéphane Éberlin, toujours bien renseigné. Après avoir enterré les espoirs de maintien de Roche-la-Molière la semaine passée, les Souffelois peuvent, sans s'en émouvoir outre mesure, enfoncer une autre équipe dans le marasme. Plus que jamais, le ciel vendéen doit rester gris ce soir... LES ÉQUIPES. - CHALLANS : Boissié, Sauzeau, Tirgouine ; Schmieder, Geay, Hérard ; B. Boutry, M. Boutry, James. BCS : Tschamber, Weber ; Broliron, M'Bodji ( ?), Appel, Nkembe ; Stefanov, Traineau, Alingue, Kancel. Amaury Prieur Éloigné des terrains plusieurs semaines en raison d'une blessure au majeur de la main droite, Tony Traineau tiendra sa place à Challans. Selon Stéphane Éberlin, « un gros point d'interrogation » plane en revanche sur la participation de Mouhamadou M'Bodji, « victime d'une disjonction acromioclaviculaire de l'épaule droite ». Un fil-basket exceptionnel sera assuré, ce soir à partir de 19 h 45, en direct de Challans. Suivez l'évolution de la rencontre sur www.dna.fr

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Le 15/01/2011

A la chasse au Challans


Tony Traineau (ici à droite face au Strasbourgeois Pervis Pasco en Coupe de France) effectue sa rentrée après six semaines d’absence. Doudou M’Bodji est en revanche incertain. Photo Dominique Gutekunst

À 20 h, le BC Souffelweyersheim, 10 e, défie en Vendée pour la 1 re journée retour de NM1 une formation challandaise 11 e (à égalité de points) et sous pression. Il rêve d’un 3 e succès de rang. C’était le 4 septembre. Pour son grand baptême en Nationale 1, le promu Souffelweyersheim accueillait Vendée Challans Basket, présenté comme l’un des favoris pour l’accession en Pro B. Ce jour-là, la troupe de Stéphane Eberlin réussissait ses débuts en s’imposant 77-68. L’échec challandais pouvait alors éventuellement être mis sur le compte d’un petit retard à l’allumage. Depuis pourtant, les deux équipes ont suivi une trajectoire identique. Au point qu’elles se retrouveront à 20 h dans l’Ouest exactement sur la même ligne, avec 8 victoires et 9 défaites. Logique pour un promu souffelois en phase avec ses objectifs et qui a bouclé le cycle aller par deux victoires capitales face à des concurrents directs dans la course au maintien (67-64 contre Liévin avant Noël et 75-74 a-p samedi dernier à Roche-la-Molière). Beaucoup moins pour l’ambitieux club vendéen qui reste au contraire sur deux inquiétants revers (82-84 au Centre fédéral, lanterne rouge, et 69-77 à domicile contre Saint-Chamond) et ne peut se consoler pleinement avec sa qualification pour les 16 es de la Coupe de France (le 8 mars à domicile contre Gravelines-Dunkerque – Pro A). « Je suis surpris par le classement de Challans », avoue Stéphane Eberlin, « Tout le monde l’attendait plus haut. Là-bas, c’est l’état de crise. Les joueurs ont repris l’entraînement le 26 décembre, se sont entraînés le 1 er janvier. Ils vont nous attendre de pied ferme, parce qu’ils savent qu’un 2 e revers consécutif à domicile aurait des conséquences. » « Personne ne nous donnera rien » Romain Appel, Sébastien Kancel (les deux ex-Challandais) et leurs partenaires se déplaceront eux sans trop de pression. Ils ont en effet tiré un profit maximal de la première journée 2011 en s’imposant d’un cheveu à Roche. « Dans la manière, ce n’était pas ça », reconnaît cependant leur entraîneur, « Mais nous savions que nous pouvions non seulement repousser Roche, un concurrent direct, quatre victoires derrière nous, mais


aussi faire un petit break avec la zone rouge. Nous l’avons fait. Les résultats ont été favorables. C’est tout bénef. Aujourd’hui, nous disposons d’une marge de deux succès sur les relégables. » S. Eberlin, qui récupère Tony Traineau (absent depuis six semaines pour un arrachement osseux à un doigt), mais ignore si Doudou M’Bodji (disjonction acromioclaviculaire de l’épaule droite) sera opérationnel (1), considère néanmoins que rien n’est fait. « La première moitié de saison doit nous enlever la petite crainte que nous avions concernant notre niveau. Mais ce n’est pas parce que nous avons joué les yeux dans les yeux avec tous nos adversaires ou presque que c’est arrivé. Si nous ne jouons pas avec nos vertus, nous prendrons des claques. Nous sommes à une victoire du 7 e (2) et tout est permis. Mais personne ne nous donnera rien. On peut peut-être regarder devant, mais on ne veut surtout pas s’emballer. Plus vite nous aurons acquis les 14 ou 15 victoires suffisantes pour se maintenir, mieux ce sera. Mais trois défaites suffiraient à nous mettre en difficulté. Il faut être ambitieux tout en restant humble. À Roche, nous avons oublié nos vertus et ça a failli nous coûter le match. » S.G. (1) La décision sera prise sur place avant le match. (2) Les équipes classées 2 à 9 disputeront les play-offs.

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Basket-ball : Les Challandais dans l'obligation de l'emporter samedi 15 janvier 2011

Battus lors de la reprise, par Saint-Chamond, Samy Girma et les Challandais doivent, ce soir, impérativement se racheter.L. G.

N1M. Challans (11e) - Souffelweyersheim (10e), samedi (20 h). Le Top 5


envolé, les Challandais doivent désormais terminer dans le Top 9 pour croire aux playoffs. Lors de l'ouverture du championnat, Challans avait subi la loi d'un promu, en Alsace : Souffelweyersheim (77-68). Etait-ce un signe annonciateur des difficultés actuelles challandaises ? Les plus sceptiques, à l'époque, diront certainement oui. Toujours est-il que l'équipe, le club même, est en souffrance. Du Top 5 annoncé, ce qui permet de recevoir pour le match à sanction unique en quarts de finale des playoffs, les Challandais vont jouer pour intégrer le Top 9... Tout en gardant un oeil sur ce qui passe derrière eux, dans la lutte pour le maintien. C'est presque dans cette ambiance qu'Emmanuel Body et ses joueurs accueillent les Alsaciens, ce soir, salle Michel-Vrignaud. « Retrouver le goût de la victoire » Les Souffelweyersheimois restent sur deux victoires en championnat (Liévin 67-64 et Roche-Molière 74-75) et ont marqué la première partie du championnat en s'imposant à Denain (81-88), l'un des leaders avec Bordeaux. Des Bordelais qui n'ont d'ailleurs gagné que d'un point en Alsace (61-62). Pour avoir déjà été battus par les Alsaciens, les Challandais n'auront pas la tâche facile. « Nous avons manqué notre reprise face à Saint-Chamond (69-77), il est donc important de nous reprendre contre Souffel, explique Emmanuel Body. Il faut retrouver le goût de la victoire avec cette nouvelle équipe, afin d'être mieux mentalement pour garder cette dynamique. » Les bonnes nouvelles de l'infirmerie... Si la défaite contre Saint-Chamond fut logique, elle l'était dans le cadre d'un Challans diminué. « Du côté de l'infirmerie, nous avons eu que des bonnes nouvelles, souffle Emmanuel Body. Fabien (Hérard) a repris. Physiquement, il est prêt. S'il manquera de ballon, il va apporter sa fougue et sa vivacité à notre basket. L'infection pulmonaire de Mathieu (Boutry) est guérie. Il va pouvoir jouer des séquences de plus de trois minutes... Julien (Geay) souffre moins de son dos. » Et dans l'obligation de ne pas perdre, Challans a plus de chances de gagner... Bruno POIRIER

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Le 10/01/2011 Nationale 1 masculine / Après Roche-la-Molière - BCS (74-75, a.p.)

Le casse parfait De l'aveu de son entraîneur Stéphane Éberlin, le BC Souffelweyersheim a réalisé un « hold-up », samedi soir à Roche-la-Molière. La chance, qui n'a pas souvent souri aux Alsaciens cette saison, a enfin tourné. Un juste retour des choses.

Match plein pour Jovan Stefanov: 19 points, 13 rebonds et une évaluation de 21 pour l'ailier-fort du BCS. (Photo archives DNA)

« Cette victoire qu'on n'a pas méritée, c'est pour toutes les fois où on a lâché les matchs dans les derniers instants, souligne le coach souffelois. Elle constitue une excellente affaire (*), mais il n'y a vraiment pas de quoi fanfaronner. » « Nous sommes contents de ne pas faire partie des mauvaises surprises » Menés toute la rencontre, les Bas-Rhinois sont, dixit leur technicien, « passés par un trou de souris ». S'ils se sont imposés, c'est d'abord parce que les joueurs de Roche-la-Molière ont manqué une multitude de lancersfrancs importantissimes, à la fin du temps réglementaire puis en prolongation. Rédhibitoire. « Ils ne peuvent s'en prendre qu'à eux-mêmes, susurre Stéphane Éberlin. Pour eux, la saison risque maintenant d'être longue... » A chacun ses problèmes, le BCS est bien placé pour le savoir. Rarement au complet ces temps-ci, l'effectif alsacien n'a pas définitivement éloigné le danger qui le guette, dans un championnat de Nationale 1 qui verra quatre équipes reléguées à l'issue de cet exercice. Le Centre Fédéral, dernier, ayant sa place assurée dans la troisième


division nationale, les Souffelois devront au minimum laisser cinq concurrents derrière eux, au classement général. Pour l'heure, ils sont dixièmes (8V, 9D), à égalité avec Challans - leur prochain adversaire -, à un point des playoffs. « Si on nous avait dit, avant de débuter la compétition, qu'on présenterait ce bilan à la fin des matchs aller, on aurait signé tout de suite, confie Stéphane Éberlin. Bien sûr, on va devoir se retrousser les manches et continuer à bien bosser. Nous sommes contents de ne pas faire partie des mauvaises surprises de cette journée de reprise. » « Globalement, j'ai vu une prestation très moche » Absence de dureté défensive, approximations, manque de concentration... Le coach du BCS a observé une multitude de choses qui lui ont déplu ce week-end. « J'avais demandé un investissement total, tout en tolérant les ratés au niveau du jeu dans la mesure où nous n'avions pas disputé un match depuis trois semaines. C'est justement en terme de comportement qu'on a pêché. Les gars ont commencé à se rebeller à huit minutes de la fin, alors qu'ils accusaient un retard de dix longueurs. » Et de conclure : « Globalement, j'ai vu une prestation très moche. » L'essentiel est, heureusement, préservé.

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Après roche-la-molière 74 - souffleyersheim 76 (a.P.)

Une défaite au goût amer publié le 10.01.2011

Am.P.


Gérgory Lance et ses partenaires auraient dû s’imposer samedi soir / Photo Pierre Charmet

Ce fut le match des occasions manquées d’empoigner cette victoire qui leur tendait les bras « Nous sommes déçus car nous avions ce match en main et nous devions gagner » regrettait l’entraîneur Sylvain Olagnon à l’issue d’un match que l’AL Roche a contrôlé de bout en bout avant de s’incliner en prolongation sur un tir à trois points venu d’ailleurs. Le résultat final cache la progression constante d’un groupe qui jouait samedi soir avec son lot de blessés. Mais, les Rouchons, sérieux en défense, n’ont pas su clore la marque quand il le fallait comme lorsque Stéphane Néri a manqué ses deux lancers dans les dernières secondes du « money time » à (62-62). « Nous avons fait preuve de maladresses et en laissant passer autant d’occasions, nous leur avons donné l’opportunité de finir sur ce panier » déplorait le coach rouchon. Ils n’ont tout simplement pas su gérer leurs dernières possessions. Digérer le résultat prendra du temps. Heureusement pour le moral du groupe, ils n’auront pas le temps de douter. Epinal viendra lancer la phase des matchs retour dès samedi prochain. Les matchs aller se sont donc achevés sur une nouvelle déroute qui prolonge la spirale d’une sixième défaite. Avec le recul d’une demi-saison, le technicien a concédé que cela serait « une mission difficile d’atteindre le maintien » mais il veut également retenir du positif à l’heure du bilan de mi-parcours : « Après un match comme celui-ci, il faut se lâcher car nous n’avons rien à perdre ». Autre point positif, une défense dure et appliquée qui en match « pose des problèmes à n’importe quelle équipe ». Pour les points faibles, Sylvain Olagnon pointe les difficultés au rebond qui empêche son équipe de « pouvoir rivaliser avec l’adversaire pour développer notre jeu rapide d’attaque ». Un secteur plus faible auquel il faudrait ajouter un cruel manque de précision au shoot avec un pourcentage de réussite insuffisant aux lancers francs ou aux trois points. Le bilan comptable au classement – quatre victoires en dix-sept matchs laisse présager des matchs à couteaux tirés pour aller chercher le maintien.


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DLC

AL ROCHE 74 - Souffelweyersheim 76

Les Rouchons ont craqué publié le 09.01.2011

Au bout du suspens, Roche-la-Molière s’est inclinée après prolongations (74-76) / Pierre Charmet

Dans ce duel de promus, l’AL Roche a fini la phase aller par une nouvelle défaite in extremis AL Roche : Lance (4 fautes) Audouard (5 pts, 4 fautes), Francisco (14 pts, 4 fautes), Diallo (5 pts, 3 fautes), Neri (15 pts, 3 fautes), Disy (29 pts, 4 fautes), Lewis (4 pts, 2 fautes), Monpounga (2 pts, 2 fautes). Ent. : Sylvain Olagnon. Souffelweyersheim BC : NKembe (2 pts), M’Bodji (3 pts, 1 faute), Appel (7 pts, 4 fautes), Broliron (19 pts, 3 fautes), Alingue (17 pts, 5 fautes), Tschamber (5 fautes), Kancel (4 pts, 2 fautes), Weber (5 pts, 4 fautes), Stefanov (19 pts, 4 fautes). Ent : Stéphane Eberlin. Lancés sur un rythme stratégiquement effréné, les débats prenaient une belle allure grâce au laisser-faire des arbitres qui ne sifflaient que peu de fautes. La fatigue aidant, le match se saccadait et les deux défenses asphyxiaient efficacement les attaques au rebond. Le score à la fin du


premier quart-temps (16-18) ressemblait dès lors plus à un match de reprise. Au coude à coude, les deux équipes s’appuyaient sur un jeu collectif et une belle circulation de balle. Harry Disy, habile et combatif, finissaient le travail sous le panier. Les intérieurs rouchons réussissaient à contenir la fougue de Stefanov et l’AL Roche prenait un court avantage. Christopher Audouard s’offrait même un « buzzer beater » du milieu du terrain pour atteindre la mi-temps en beauté (40-34). Moins stricts en défense à la reprise, les Rouchons laissaient Jacques Alingue enfiler les points et Souffelweyersheim grignoter leur retard. Les Alsaciens tentaient de recoller au score mais les Verts serraient les rangs dans la raquette à l’image d’un bloc parfait d’Ibou Diallo. (55-46) à la fin de la troisième période. Les Rouges durcissaient le jeu et comblaient leur déficit grâce à une solide présence au rebond. Trop maladroits aux tirs, les Verts connaissaient un dangereux passage à vide. La décision se faisait dans les cinq dernières minutes. Et les visiteurs du soir comptaient bien la forcer. Avec moins de dix secondes à jouer et (62-62) au score, Stéphane Neri, blessé, ne convertissait pas ses lancers de la dernière chance. Dans la prolongation, les deux formations se rendaient panier pour panier et les Alsaciens arrachaient la victoire sur un trois points audacieux alors que Roche menait d’un point (74-76). Cruel dénouement pour des Rouchons combatifs.

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Le 08/01/2011 NM1

Pour voir plus haut

DLC


Frédéric Broliron (ici à droite face à Derrick Russel, l’Américain de Liévin) et le BCS peuvent écarter un concurrent direct pour le maintien. Photo Jean-Marc Loos

Pour sa première sortie 2011, le BC Souffelweyersheim se déplace à 20 h dans la Loire chez l’avant-dernier, Roche-la-Molière, lors de la 17 e et dernière journée aller de Nationale 1. Trois semaines après sa courte victoire aux Sept Arpents face à Liévin (6764) pour finir 2010 en beauté, le BCS entame la nouvelle année ce soir avec un déplacement important à Roche-la-Molière, avant-dernier de Nationale 1. Onzième avec trois victoires de plus que son adversaire du jour, la formation bas-rhinoise a l’occasion d’écarter définitivement un concurrent direct pour le maintien. « Ce match peut nous permettre de prendre de la distance avec la zone rouge et peut-être de regarder vers le haut du classement si nous arrivons à le passer. Mais nous serons très attendus à Roche-la-Molière, car c’est sûrement l’une des dernières chances pour cette équipe », souligne l’entraîneur souffelois Stéphane Eberlin, conscient que la trêve est arrivée au bon moment pour ses hommes. « Elle a fait du bien aux têtes et aux organismes, car nous étions sur une série de 21 semaines non stop et 16 matches de N1. Nous allons en commencer une autre de 18 rencontres. Cette période de repos a été positive », enchaîne le coach. « Un nouveau championnat commence. Il faut se remettre tout de suite dans le rythme. J’attends que mes hommes soient à 300 % mentalement et dans les attitudes. Il faut un investissement total. Nous ne pouvons pas nous permettre d’avoir un comportement négatif. » « Maintenir notre efficacité défensive » Dans une position difficile, avec seulement 4 succès en 16 rencontres, Roche-la-Molière reste sur 5 défaites de rang, mais a aussi été capable de s’imposer à Saint-Etienne (8 e) et de battre Sorgues (5 e) dans sa salle. « Il possède un cinq de base de qualité », commente Stéphane Eberlin, toujours privé de son intérieur Tony Traineau (arrachement osseux du majeur de la main droite) qui pourrait faire son retour la semaine prochaine face à Challans. « En revanche, Roche manque de profondeur de banc, ce qui a pu lui coûter des matches. Cette équipe a su tenir longtemps face à


de grosses cylindrées avant de craquer sur la fin. Mais elle ne lâche jamais rien et est très vaillante. La victoire reviendra à celui qui aura le mieux digéré la trêve et sera maître dans le combat. » Pour revenir avec un succès de ce déplacement dans la Loire, les coéquipiers de Sébastien Kancel devront défendre fort, mais également améliorer leur pourcentage d’adresse aux tirs. « Notre objectif est de maintenir notre efficacité défensive tout en augmentant notre adresse en attaque », confirme le technicien du BCS. « Pour cela, il faut mieux sélectionner nos tirs. Depuis la reprise, nous bossons là-dessus sans toutefois mettre de côté la défense. Sinon, ça ne servira à rien. »

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Démarrer un nouveau cycle publié le 08.01.2011

O.A.


Une victoire pourrait bonifier le bilan à mi-parcours / Photo Pierre Charmet

Pour le dernier match de la phase aller, les Rouchons affrontent des Alsaciens classés 11e Al’heure de la reprise, les joueurs de Sylvain Olagnon souhaitent démarrer « un nouveau cycle » de la plus belle des manières : une victoire probante. Mais ils auront fort affaire face à un adversaire coriace. Les Alsaciens, également promus cette saison en N1, ont été la surprise de la première partie de saison avec des résultats marquants comme cette victoire chez le leader Denain (88-81). Au classement, ils pointent à trois points de l’AL Roche mais ont déjà cumulé sept victoires et ont la réputation de ne jamais abandonner comme en témoignent leurs défaites dans le temps supplémentaire. Un morceau de choix pour les joueurs de Sylvain Olagnon qui ont profité de la trêve pour « faire un travail de groupe qui a fait du bien ». La reprise coïncide avec deux matchs à la maison face à des équipes du ventre mou du championnat à portée de l’AL Roche. A commencer par les Rouges de Souffelweyersheim qui sont bien décidés à s’installer à cet étage. L’entraîneur rouchon redoute leur secteur intérieur qui est largement fourni et qu’il faudra contenir surtout en défense. La clé du match ? « Donner du rythme à la partie et faire au mieux dans les deux moitiés du terrain » dixit Sylvain Olagnon. Il sera alors temps de faire un bilan à mi-parcours qu’une victoire ne pourrait que bonifier. DLC Al Roche- Souffelweyersheim BC à 20 heures à la Halle des sports de Roche-la-Molière.

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Le 20/12/2010 Nationale 1 masculine / Après BCS - Liévin (67-64)

Une identité forte La rencontre de samedi soir est venue confirmer, comme un cliché, les qualités et les faiblesses du BC Souffelweyersheim, cette saison. Alors que se profile une coupure de huit jours pour les Alsaciens, l'heure est à un premier bilan, après trois mois et demi de championnat.

Alex Nkembe et le BCS terminent l'année en beauté avec une victoire sur Liévin. (Photo DNA - Alain Destouches)

RITOURNELLE. Les Souffelois ont cette particularité de multiplier les confrontations identiques dans leur physionomie. Cette saison, en N1, le BCS a conclu 14 rencontres sur 16 avec un écart de 10 points et moins. Chaque partie, ou presque, donne lieu à un suspense intenable. Hormis contre Blois (59-75) le 2 octobre dernier, l'équipe alsacienne n'a jamais explosé, affichant sa solidité face à des adversaires de tous calibres. « Nos défauts persistent, c'est dérangeant... » DÉFENSE. Les Bas-Rhinois misent beaucoup, cette année, dans la préservation de leur pré carré. Ils encaissent, en moyenne, 71 points par match, un chiffre qu'ils pourraient encore améliorer s'ils faisaient preuve de constance durant 40 minutes. Samedi soir, Romain Appel et ses coéquipiers ont maintenu Liévin à 64 petite unités. Mais ils auraient pu rendre une meilleure copie sans ce 11-0 subi dans le money-time.


« On dépense beaucoup d'énergie pour tenir tête à nos concurrents, analyse Daniel Pereira, l'assistant-coach souffelois. L'an dernier, en N2, les joueurs pouvaient se gérer sur certaines séquences. Là, au moindre relâchement, ça revient très vite... » PANNES. Les week-ends se succèdent et le BCS continue de se tirer une balle dans le pied lorsqu'il a le match en main. Il l'a payé, à plusieurs reprises, à l'extérieur le plus souvent. Il est aussi passé entre les gouttes, quelques fois, grâce au soutien infaillible de son public, qui ne l'appuie jamais autant que dans la difficulté. Il est néanmoins urgent de régler le problème. Lors de son dernier déplacement à Sorgues, la formation de Stéphane Éberlin n'a inscrit que 12 points dans les... 15 dernières minutes ! Ces moments de panique à bord ne peuvent plus perdurer. « Notre fébrilité doit cesser, martèle l'entraîneur, qui cherche toujours une solution. Nos défauts persistent, c'est dérangeant... Quand l'adversaire vacille, il faut le faire tomber. C'est mon grand cheval de bataille. » « On existe dans ce championnat, on est bien vivants » CLASSEMENT. Les Souffelois occupent la 11e place de la 3e division française, avec 7 victoires et 9 défaites. Ils pointent à une longueur des play-offs, auxquels postule un trio composé de Saint-Étienne, Challans et Saint-Chamond (8v, 8d). « Nous ne sommes ni en avance, ni en retard, juste dans notre tableau de marche, expose Stéphane Éberlin. On existe dans ce championnat, alors que les prévisions nous donnaient pour morts avant de partir. Aujourd'hui, on est bien vivants. » VOEUX. Les joueurs souffelois goûteront officiellement à leurs vacances, à partir de demain à midi. Leur coach a programmé la reprise de l'entraînement le 29 décembre. Quartier libre, cependant, le 31, ainsi que les 1er et 2 janvier. « Oubliez le basket, videz-vous la tête ! », lance Stéphane Éberlin à ses ouailles. Et le technicien de souhaiter que l'année 2011 soit du même acabit que celle qui se termine, « ma plus belle, personnellement, depuis que je suis au BCS... »

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Amaury Prieur


Le 20/12/2010 NM1

Souffelweyersheim d’un souffle

Fred Broliron (à droite), qui échappe ici à Derrick Russel, et le BCS ont parfaitement mené leur barque samedi soir. Photo Jean-Marc Loos

Le BCS a finalement réussi à prendre le meilleur sur Liévin samedi soir (6764). De part et d’autre, les deux équipes sont beaucoup trop crispées, trop fébriles, pour faire preuve d’adresse. Il est vrai que l’enjeu est de taille : celle qui perd ne sera pas en bonne posture pour la suite des événements. Souffelweyersheim prend l’avantage par Stefanov et Tschamber. Pierre Joseph réduit la marque pour Liévin. M’Bodji sprinte, dunke et puis… la machine bas-rhinoise se grippe ! Les cinq minutes qui suivent sont relativement insipides : 9 petits points. Il faudra attendre la rentrée d’Alex Nkembe, qui réalise 13 points en 9’36’’, pour voir la situation évoluer. Les visiteurs, surtout Pierre Joseph et Russel, ne s’en laissent pas conter. Tschamber compte trois fautes personnelles au compteur, son coach Stéphane Eberlin sera obligé de le préserver. Nkembe fait passer le BCS en tête, nonobstant un 0/14 aux trois points en 20 minutes. À la fin du deuxième quart temps et durant le troisième acte, les Alsaciens, toujours sous l’impulsion de Nkembe, vont passer un 19-3 aux Nordistes. Le break de 37-27 laisse à penser que les protégés de Stéphane Eberlin se lâchent et vont pouvoir dérouler leur basket (58-46 à la 33 e). Mais il était dit que les joueurs locaux retomberaient dans ces travers détestables que sont les mauvais choix. L’avance va fondre comme neige au soleil et ce n’est pas la météo qui s’y est mise ! Les hommes de Laurent Mopsus infligent un 0-11 à leurs adversaires. La fin de match sera difficile tant au niveau des contestations que de


certaines décisions arbitrales… Les fautes commises par les deux équipes ont pour résultat de déboucher sur un véritable concours de lancers francs : 13 – 7 pour les Bas-Rhinois ! Si les interventions sont viriles, Souffelweyersheim réussit à garder son sang-froid pour arracher la victoire, qui lui permet d’entrevoir la douce quiétude de Noël avec sérénité. Le BCS devra cependant relever son niveau de jeu, surtout en attaque, pour espérer sortir de la queue du tableau lors de la reprise après la trêve des confiseurs. Le déplacement à Roche, avant-dernier de la NM1, sera révélateur pour cette équipe qui peut faire mieux dans son registre. Une rencontre amicale contre les voisins du BC Gries-Oberhoffen, mardi 4 janvier 2011 à 19 h, aidera peut être la troupe du capitaine Appel à se transcender dans le futur. BC Souffelweyersheim – Liévin BC 62 67 – 64. Quart temps : 9-13, 20-14, 19-14, 19-23. Arbitres : Mlle Fizailne et M. Herpin. 550 spectateurs. BCS : 16 paniers réussis sur 55 tirs dont 3/25 à 3 pts ; 32/47 LF ; 30 rebonds dont 6 offensifs ; 8 passes décisives ; 9 balles perdues ; 6 interceptions ; 5 contres ; 24 fautes personnelles : 3 joueurs éliminés : Tschamber, Alingué, Stefanov. Les points : Nkembe 15, M’Bodji 6, Appel 10, Broliron 7, Alingué 7, Tschamber 4, Kancel 4, Weber 1, Stefanov 13 ; total évaluation : 53. Liévin : 20 paniers réussis sur 54 tirs dont 5/19 à 3 pts ; 19/27 LF ; 36 rebonds dont 6 offensifs ; 8 passes décisives ; 12 balles perdues ; 35 fautes personnelles : 2 joueurs éliminés : Crétaux et Dessart. Les points : Hachi 0, Lehut 2, Hoard 4, Crétaux 9, Dessart 5, Clerc 4, Pierre Joseph 23, Jannel 2, Russel 13, Picque 2 ; total évaluation : 54.

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Les Liévinois échouent sur le fil lundi 20.12.2010 SOUFFELWEYERSHEIM - LIÉVIN 67-64 (9-12, 20-15, 19-14, 19-23) SOUFFELWEYERSHEIM • Nkembe 15, M'Bodji 6, Appel 10, Broliron 7, Alingue 7, Tschamber 4, Kancel 4, Weber 1,


Stefanov 13. LIÉVIN • Lehut 2, Hoard 4, Crétaux 9, Dessart 5, Clerc 4, Pierre-Joseph 23, Jannel 2, Russel 13, Picque 2. Liévin n'est pas passé loin de décrocher un succès important, dans l'optique du maintien en Nationale 1, sur le parquet d'un concurrent direct, le club alsacien de Souffelweyersheim. Emmenés par leur ailier Pierre-Joseph, auteur d'une performance de choix (23 points, 11 rebonds pour 24 d'évaluation), les Liévinois ont contenu leur adversaire à neuf petits points dans le premier acte, affichant une défense de fer dans le chaudron du gymnase des Sept-Arpents. Plus adroits et déterminés à prendre les devants, les hommes de Laurent Mopsus ont été sanctionnés plus que de raison, le duo arbitral accordant la bagatelle de... 47 lancers francs aux Souffelois ! Dans cette rencontre rugueuse, voire électrique, cinq joueurs ont écopé de cinq fautes signifiant leur exclusion : Alingue, Tschamber et Kancel côté alsacien, Crétaux et Dessart dans le camp liévinois. La partie, hachée, a progressivement tourné en la faveur des Alsaciens, qui ont passé un 19-3 aux Nordistes, à cheval sur les deuxième et troisième quart-temps (18-24, 17e ; 37-27, 23e). Encore relégués à douze longueurs à six minutes de la fin (58-46, 34e), les Liévinois ont alors enclenché un 11-0 qui les a ramenés dans la roue des Souffelois. Dans une ambiance tendue, ils ont néanmoins concédé un revers frustrant, face à une équipe qui boxe dans la même catégorie qu'eux.

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Le 19/12/2010 Basket-ball / Nationale 1 masculine

Dans la douleur BCS 67 LIÉVIN 64


Quart-temps : 9-12, 20-15, 19-14, 19-23. Environ 500 spectateurs. Arbitres : Mme Fizailne et M. Herpin. BC SOUFFELWEYERSHEIM: 16 paniers sur 55 tirs, dont 3 sur 25 à 3 points, 32 LF sur 47, 30 rebonds, 8 passes décisives, 9 balles perdues, 6 interceptions, 5 contres, 24 fautes. Nkembe 15, M'Bodji 6, Appel 10, Broliron 7, Alingue 7, Tschamber 4, Kancel 4, Weber 1, Stefanov 13. LIÉVIN : 20 paniers sur 54 tirs dont 5 sur 19 à 3 points, 19 LF sur 27, 36 rebonds, 8 passes décisives, 12 balles perdues, 35 fautes. Lehut 2, Hoard 4, Crétaux 9, Dessart 5, Clerc 4, Pierre-Joseph 23, Jannel 2, Russel 13, Picque 2. Le BC Souffelweyersheim a beaucoup souffert, hier soir, pour venir à bout d'une formation de Liévin rugueuse, à défaut d'être la plus « flashy » du championnat. La rencontre démarre sur de très mauvaises bases pour les Souffelois, auteurs de neuf petits points seulement au cours d'un premier quart-temps indigeste des deux côtés. Les choses s'améliorent à peine, avant la pause, les Alsaciens allant davantage chercher leurs points à la hargne qu'à l'adresse (0/14 à 3 points après 20' de jeu). Au regard du pourcentage de réussite du BCS, l'avance de deux petites longueurs dont il bénéficie au repos relève presque du miracle. Heureusement pour la qualité du spectacle, les hommes de Stéphane Éberlin affichent un visage plus séduisant au retour des vestiaires. Sous la houlette d'un Alex Nkembe saignant, ils passent même un 19-3 aux Nordistes, à cheval sur les deuxième et troisième actes (18-24, 17e' ; 3727, 23e'). Comme souvent cette saison, la messe est cependant loin d'être dite, dans une rencontre encore une fois électrique durant laquelle cinq joueurs ont écopé de cinq fautes : Alingue, Tschamber et Kancel côté souffelois, Crétaux et Dessart dans le camp liévinois ! Bien assis sur un matelas de douze points d'avance à six minutes du terme de la partie (58-46, 34e'), les Alsaciens dilapident leur pécule, avec une succession de mauvais choix qui conduisent à un 11-0 à l'avantage des Nordistes... Dans une fin de match confuse, riche en contestations et en interventions viriles, le BCS s'accroche néanmoins à son succès, si précieux dans la course au maintien en Nationale 1...

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Amaury Prieur


Malgré ses efforts, Liévin n'y est toujours pas dimanche 19.12.2010 • BASKET-BALLNATIONALE 1 En s'inclinant hier soir à Souffelweyersheim, Liévin n'a pas réussi à briser la série de défaites et devra donc passer la trêve en position de relégable. L'entame des Artésiens avait pourtant laissé augurer de belles perspectives. Dans une rencontre placée comme prévu sous le signe de la défense, Liévin parvenait à tenir et à prendre les devants (9-12, 10e). Moins efficaces par la suite, les Liévinois fléchissaient surtout en attaque. Les Alsaciens ne se démobilisaient pas derrière et pouvaient ainsi virer légèrement en tête à la pause (29-27). Au retour des vestiaires, les joueurs de Laurent Mopsus ne parvenaient pas à trouver de bonnes solutions offensives avec la régularité nécessaire et mais ils parvenaient toutefois à rester dans le sillage des Souffelweyersheimois. Très lourdement sanctionnés avec trente-cinq fautes sifflées contre eux et avec une mention particulière pour Derrick Russel, les Artésiens devaient aussi composer avec ce paramètre important (48-41, 30e). Dans le dernier quart-temps, Liévin parvenait tout de même à se rapprocher. À défaut de pouvoir faire basculer la partie, il restait important de limiter l'écart pour préserver un point average raisonnable avant le match retour (67-64). « C'était un match serré, dans une salle difficile, nous avions l'opportunité de gagner. Maintenant, il faut tourner la page 2010 et faire en sorte que 2011 nous apporte autre chose », concluait, déçu, Laurent Mopsus. • GUILLAUME RENAUT (CLP) SOUFFELWEYERSHEIM - LIÉVIN : 67-64 (9-12, 20-15, 19-14, 19-23).

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Le 18/12/2010 Nationale 1 masculine : BCS - Liévin, ce soir (20 h)

Partir la tête reposée Le BC Souffelweyersheim espère négocier au mieux sa dernière rencontre de l'année 2010, face à une formation de Liévin qui boxe dans sa catégorie. Psychologiquement, une victoire ferait le plus grand bien à la troupe de Stéphane Éberlin, avant la coupure de Noël.

Fred Broliron et le BCS ont un dernier coup de collier à donner avant la trêve. (Photo archives DNA - Michel Frison)

Au-delà de son aspect éminemment festif, cette fin d'année peut constituer, au choix, une source d'inspiration ou de questionnement pour les Souffelois. Un succès, ce soir aux dépens de Liévin, réveillerait les ambitions d'une équipe qui n'a aucune envie de se morfondre en bas de classement tout au long de sa première année en N1. Un revers, au contraire, plongerait joueurs, entraîneur, staff technique et dirigeants dans une certaine perplexité. Que vaut le BCS cette saison ? Trois mois et demi après le coup d'envoi du championnat, l'interrogation reste entière. Si l'on se fie à la résistance opposée à la SIG en Coupe de France, ainsi qu'à l'abnégation affichée lors du fameux triptyque Denain/Bordeaux/Saint-Quentin, la réponse coule de source : le club alsacien est un prétendant crédible aux play-offs. Si l'on choisit, en revanche, de prendre en considération les trous d'air dont Souffel s'est encore rendu coupable samedi dernier à Sorgues, alors soudain la conclusion devient moins évidente. Au fond, et les événements le prouvent, le BCS est capable du meilleur comme du pire. Liévin (5 v, 10 d), qui se présente ce soir au gymnase des Sept-Arpents, possède d'ailleurs peu ou prou le même profil, avec une façon plus prononcée, cependant, d'exploser dans les grandes largeurs. Le 20 novembre, les Nordistes ont réussi la prouesse de s'imposer à Blois,


prétendant à la Pro B, avant d'être les premiers à s'incliner sur le parquet du Centre Fédéral, lanterne rouge, deux semaines plus tard. « Tout dépend de la manière dont ils sont lunés, souligne le coach souffelois, Stéphane Éberlin. Ils peuvent réaliser de superbes performances... et passer à côté le week-end suivant. » « Un appel au peuple ! » Managés par Laurent Mopsus, l'ancien entraîneur de Pau-Orthez (200809, Pro A), les Liévinois comptent dans leurs rangs l'ailier fort Antwon Hoard, qui a porté - au cours de la décennie écoulée - les tuniques de clubs de l'élite (Évreux, Hyères-Toulon, Besançon) et de son antichambre (Beauvais, Boulazac). L'intérieur compile cette saison 12,6 points et 8,1 rebonds pour 14,5 d'évaluation. Pas mal, à 38 ans... Malgré tout, Stéphane Éberlin n'a qu'une idée en tête : « Nous devons absolument battre ce concurrent direct. Une défaite plomberait nos vacances de Noël. Je lance un appel au peuple ! On a besoin de monde derrière nous pour ce match à pression... » LES ÉQUIPES. - BCS : Tschamber, Weber ; Broliron, M'Bodji, Appel, Nkembe, Claudepierre ; Stefanov, Alingue, Kancel. LIÉVIN : Lehut, Clerc, Salon ; Pierre-Joseph, Cretaux, Hachi ; Hoard, Jannel, Russel, Picque. Amaury Prieur Blessé au majeur de la main droite, l'intérieur souffelois Tony Traineau ne subira pas d'opération. Son retour à la compétition est programmé pour la réception d'Angers, le 22 janvier 2011.

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Le 18/12/2010

NM1 Une revanche à prendre


Pour passer des vacances de Noël relativement tranquilles, Jacques Alingue et le BCS se doivent de s’imposer ce soir à domicile face à l’un de leurs concurrents directs, Liévin. Photo Jean-Marc Loos

Après avoir concédé sa 9 e défaite à Sorgues le week-end passé, le BC Souffelweyersheim doit absolument venir à bout de Liévin, un concurrent direct pour le maintien, à 20 h aux Sept Arpents lors de la 16 e journée de Nationale 1. « Le problème, c’est que l’on n’apprend pas de nos erreurs », constate le coach souffelois Stéphane Eberlin après le revers de son équipe sur le parquet de Sorgues samedi dernier (70-62). Dominateur une grande partie de la rencontre, Souffel n’a une nouvelle fois pas tenu la cadence loin de ses terres. « C’est une grosse déception. Nous avons encore le match en main à l’extérieur et nous ne parvenons pas à le gagner. Il y a un souci de concentration et de rigueur. En Nationale 1, il faut être à 100 % sur toutes les actions et chaque erreur se paie cash. Ça commence à devenir répétitif », enrage le coach du BCS. Adversaire direct de la formation bas-rhinoise pour le maintien, puisqu’il ne compte qu’une défaite de plus (5 v -10 d) avant ce 16 e match de la saison, son adversaire du soir Liévin n’a rien d’un foudre de guerre. « Cette équipe semble capable du meilleur comme du pire. Alors, on ne sait pas sur quel pied danser. De toute façon, ça ne change rien pour nous, puisqu’il faut avant tout gagner. Nous nous retrouvons dans la même situation qu’il y a quinze jours avant la réception du Puy. C’est encore un match à 4 points. Si nous parvenons à battre les Nordistes, nous prendrons un bon bol d’air et ça nous permettra de faire un petit break pour passer Noël au chaud. Nous ne pouvons pas nous permettre de laisser filer cette rencontre à un moment charnière de la saison », commente Stéphane Eberlin. « Nous avons besoin de cette constance » Absent à Sorgues, Frédéric Broliron (malade) effectue son retour dans le groupe, alors que Tony Traineau, touché à la main, est toujours absent. Conscients de l’importance de ce dernier rendez-vous 2010, les Souffelois sortent d’une semaine d’entraînement assez intense. « Mes joueurs savent que ça va être un gros match. Ils sont motivés pour prendre une revanche


après Sorgues. Il y a une grande envie. Il faudra être capable de passer ce cap pour se relancer vers le haut, car si nous nous inclinons, nous risquons de souffrir jusqu’à la fin », prévient le technicien. Pour réaliser ses objectifs, S. Eberlin veut voir ses hommes défendre fort comme ils savent le faire. « À Sorgues, nous nous sommes trop relâchés défensivement. Nous avons manqué d’intensité, alors que ça devrait être notre socle. Cette semaine, nous avons fait un rappel défensif, car nous savons que tout passera par une défense hermétique et un maximum de dureté. En attaque, nous avons vraiment bien joué au basket pendant 25 minutes. Il faudra le faire toute la rencontre. Nous avons besoin de cette constance. »

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O.A.

LIEVIN / BASKET-BALLINATIONALE 1 16e j. : Souffelweyersheim - Liévin, ce soir (20h)

Liévin : un exploit avant Noël ? Publié le samedi 18 décembre 2010

Les Liévinois ont besoin de points, tout comme leur adversaire... Photo A.C.

Les Liévinois (16e, 20 points), qui restent sur deux défaites face au Centre Fédéral et Saint-Chamond, ont le secret espoir de rebondir ce soir, face au promu Souffelweyersheim (12e, 21 points). Mais le défi s'annonce être de taille. STÉPHANE LEULIER (AVEC ALAIN CUGIER) > stephane.leulier@nordeclair.fr Cette équipe liévinoise ne manque sans doute pas de talent. Mais en terme


d'expérience, de concentration et de réussite, la formation de Laurent Mopsus doit encore mûrir avant de pouvoir prétendre jouer les troubles fêtes, un costume qui lui irait pourtant à ravir. Il est acquis que le match de ce soir laissera des traces dans la suite de la saison. « Celui qui perd cette rencontre sera mal classé aavant la trêve », avance le technicien artésien. Déjà en queue de peloton avec un seul point d'avance sur le Centre Fédéral (17e, 19 points) et la Roche-sur-Yon (18e, 19 points), les Liévinois (16e, 20 points) ont finalement autant à perdre qu'à gagner en allant à Souffelweyersheim (12e, 21 points), promu étonnant. « Pendant la semaine, nous avons revu le match face à Saint-Chamond, explique Laurent Mopsus. Nous avons principalement axé notre travail sur l'aspect offensif. Dans cette rencontre, nous perdons 18 ballons en attaque, ce qui est inacceptable si nous voulons gagner un match ». Sachant qu'il est impossible, en une semaine, de transfigurer ce secteur de jeu, Laurent Mopsus entendait plus, par sa démarche, provoquer une prise de conscience de son groupe. Histoire que ses joueurs puissent gérer plus tranquillement les avantages qu'ils peuvent obtenir au cours d'une rencontre. Repenser à Saint-Chamond pour bien aborder Souffelweyersheim était donc le mot d'ordre de la semaine. Besoin de points Mais pour bien préparer cette dernière rencontre de l'année 2010, les Liévinois ont également décidé de partir plus tôt. L'équipe devait arriver à destination hier, en fin de journée. L'entraîneur avait organisé un dernier entraînement en Alsace, ce matin. Une autre façon de permettre à ses hommes d'avoir la tête au jeu, et d'essayer d'éviter les perturbations qui paralysent la région ce matin. L'enjeu, pour Liévin, est donc clair. Même si la difficulté est également bien connue. « C'est une équipe qui est quasiment au même niveau que nous au classement, détaille le technicien. Les Alsaciens ont besoin de points à domicile. Ils sont forts à l'intérieur, mais aussi à l'extérieur, à trois points ». Dans ces conditions, le plan des Liévinois est simple : « Nous allons essayer de rester dans la rencontre le plus longtemps possible en les contenant ». Histoire de pouvoir compter sur une chute de concentration causée par la nervosité. Le promu, face à une belle résistance artésienne, pourrait craquer. Mais Liévin pourrait aussi enfin concrétiser un potentiel qui n'a pas tout à fait été encore exploité. Un scénario qui n'a rien d'un conte de Noël...w

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Liévin se déplace en Alsace pour tenter de se racheter


samedi 18.12.2010

Liévin doit se replacer avant d'attaquer la dernière ligne droite.PHOTO ARCHIVES ÉRIC JANISZEWSKI (CLP)

• BASKET-BALL NATIONALE 1 Dernière journée avant la trêve pour Liévin qui se déplace ce soir à Souffelweyersheim. Les Artésiens, décevants au Centre Fédéral puis contre Saint-Chamond, sont dans l'obligation de réagir. Liévin a certainement les moyens de rivaliser avec Souffelweyersheim. Mais la question que l'on se pose désormais est de savoir si les joueurs de Laurent Mopsus se présenteront dans les meilleures dispositions et s'ils seront capables de faire preuve de maîtrise durant toute la partie ? Ils peuvent s'appuyer sur quelques prestations de bonne facture, le plus souvent réalisées à l'extérieur, et qui leur ont permis de rebondir. Il leur faudra en outre faire preuve de lucidité, de patience en attaque pour retrouver le succès et ainsi se replacer avant la dernière ligne droite. Souffelweyersheim sera indéniablement un sérieux adversaire. Les Alsaciens sont très difficiles à manoeuvrer dans leur salle. Ils peuvent s'appuyer sur un bon rebond, une très solide défense, la troisième du championnat. En revanche, le secteur offensif n'est pas le point fort de cette équipe accrocheuse. Les Souffelweyersheimois ne présentent en effet que le seizième bilan de la division. Aux Liévinois de faire preuve d'une grande rigueur et de soigner leur prestation offensive. Même dans un contexte annoncé difficile, ils ont indéniablement les moyens de passer l'obstacle et de renouer enfin avec la victoire avant les fêtes de fin d'année. • GUILLAUME RENAUT (CLP) SOUFFELWEYERSHEIM - LIÉVIN : samedi 18, coup d'envoi à 20 heures. SOUFFELWEYERSHEIM : 12e (21 points, 6 V, 9 D, 1 058 points marqués,


1072 encaissés). 5Derniers résultats : Souffelweyersheim - GET Vosges : 72-77 Denain Souffelweyersheim : 81-88 Souffelweyersheim - Bordeaux : 61-62 SaintQuentin - Souffelweyersheim : 79-76 Souffelweyersheim - Le Puy : 77-68. LIÉVIN : 16e (20 points, 5 V, 10 D, 1065 points marqués, 1114 encaissés). 5Derniers résultats : Liévin - Denek Bat : 68-75 Blois - Liévin : 61-72 Liévin - Brest : 88-74 Centre Fédéral - Liévin : 80-64 Liévin - Saint-Chamond : 73-75.

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Le 13/12/2010 Nationale 1 masculine / Après Sorgues - BCS (70-62)

Éternelle rengaine Les rencontres à l'extérieur se suivent et se ressemblent, pour le BC Souffelweyersheim. Les protégés de Stéphane Éberlin ont encore cédé sur un petit écart, à Sorgues, après avoir été en position de l'emporter. Pour le coach alsacien, les joueurs ont un problème de confiance en eux. Explications.


Stéphane Eberlin, le coach du BCS, va devoir trouver les mots pour pousser ses joueurs à franchir le cap psychologique qui les empêche de s'imposer lorsqu'ils sont dominateurs. (Photo archives DNA)

Sorgues a rejoint, samedi soir, la liste de plus en plus fournie des équipes qui renversent la vapeur face au BC Souffelweyersheim. Le constat est sévère mais bien réel. Lorsqu'une partie est serrée, ou même nettement à leur avantage comme ce fut le cas samedi soir, les hommes de Stéphane Éberlin en ressortent souvent perdants. « Je ne sais pas quel est le remède, mais il est urgent de le trouver, tonne l'entraîneur souffelois. La plupart de nos matchs récents sont des copies conformes. On donne le bâton pour se faire battre. Le pire, c'est que les joueurs en ont conscience. Au retour, ils se sont parlés dans le bus. Et lorsqu'ils verront la vidéo, ils se diront : ah oui, on aurait dû bloquer au rebond... C'est bien de constater ses erreurs, encore faut-il les corriger. » « On se sent trop petits, on ne croit pas assez en nous » Au moment même où l'on pensait le groupe alsacien gonflé à bloc par ses dernières sorties convaincantes face à la SIG et au trio de tête de N1 (Denain, Bordeaux, Saint-Quentin), on se rend compte qu'il n'a pas franchi ce fameux cap psychologique. Ce palier qui doit lui permettre de mieux se positionner au classement général d'un championnat où beaucoup de formations se tiennent dans un mouchoir de poche. « On se sent trop petits, on ne croit pas assez en nous, analyse Stéphane Éberlin. On pourrait se situer plus haut si on arrêtait de faire des cadeaux. J'aurais souhaité que notre apprentissage, à ce niveau, se déroule plus vite. Nous accumulons les regrets, alors que l'on devrait les transformer en points. » Le déplacement en Provence a laissé transparaître des lacunes, au rebond et aux lancers-francs, qui ne peuvent pas être expliquées autrement qu'à l'aune d'une défaillance mentale. C'est du moins l'avis du coach souffelois, qui refuse de se recroqueviller derrière les absences cumulées, à Sorgues, de son intérieur Tony Traineau et de son arrière Fred Broliron (*). « On ne sait pas mettre l'adversaire sous terre dans nos temps forts » « Pour moi, c'est un problème de confiance en soi, souligne le technicien bas-rhinois. En première période, on domine, mais sans enfoncer le clou. On garde néanmoins le match en main jusqu'à la 25e', où l'on compte douze points d'avance. Et puis, il se passe un truc inexplicable : on


se fait trouer dans la raquette et on perd complètement le fil en attaque. On ne sait pas mettre l'adversaire sous terre dans nos temps forts. C'est franchement dommage. » Ça l'est d'autant plus quand les trous noirs se répètent, toutes les deux semaines en moyenne... Amaury Prieur (*) Blessé au majeur de la main droite, Tony Traineau est indisponible six semaines. Fred Broliron, de son côté, a été victime d'une gastroentérite.

------Le 13/12/2010 NM1

Le BC Souffelweyersheim craque sur la fin

Weber et le BCS ont raté le coche et ont bien des regrets après cette défaite concédée en fin de match. Archives Dominique Gutekunst

Le BCS, en tête durant 35 minutes, a lâché prise dans les derniers instants du match, samedi soir à Sorgues (70-62). Déjà privé de Traineau (arrêté 6 semaines pour un arrachement osseux au majeur de la main droite), le BC Souffelweyersheim s’est déplacé à Sorgues (6 e avec 8 victoires pour 6 défaites) sans Broliron, terrassé par une gastro dans la nuit de vendredi à samedi. Bien que diminué, « Souffel » avait la ferme intention de remporter sa 7 e victoire de la saison. Devant au score pendant 35 minutes, les Alsaciens ont cependant craqué dans les cinq


dernières minutes de la rencontre. Le BCS commence parfaitement la rencontre (0-5 puis 2-10 sur 5 points consécutifs d’Appel). Il maîtrise son sujet en se reposant sur un collectif offensif bien huilé. Mais par manque de rigueur (2 rebonds offensifs concédés qui coûtent 4 points), de clairvoyance (un 3 contre 1 mal négocié), et en raison de déchet aux lancers francs (4/9), « Souffel » ne possède que 5 points d’avance à la 10 e (14-19). Dès l’entame du deuxième quart temps, Weber score à 3 points, bien servi par M’Bodji (14-22). Survient le premier contretemps pour le BCS : ses deux meneurs (Weber et Tschamber) ont déjà trois fautes personnelles chacun après seulement 12 minutes de jeu, ce qui oblige le coach Eberlin à changer de défense afin de les protéger. Malgré cela, « Souffel » continue sa marche en avant (18-27 puis 20-30 sur un panier à 3 points de Nkembe). Sur une nouvelle réussite à 3 points de Tschamber, le BCS prend 12 longueurs d’avance (23-35 à la 16 e). À la mi-temps toutefois, « Souffel » n’a que 7 points d’avance (32-39) car trop permissif aux rebonds (7 prises pour Sorgues pour 10 points marqués), et ayant trop de déchets aux lancers francs (5/11) et trop de balles perdues (10). Le début du troisième quart temps voit les deux équipes scorer chacune à son tour (38-46) jusqu’au moment où Alingue score 4 points consécutifs pour mener 39-50. Mais au moment où les joueurs du BCS semblent contrôler le match, ils vont encaisser un sévère 11-2 (50-52). Trop permissif dans le jeu de pénétration et le jeu posté, « Souffel » encaisse la bagatelle de 14 points dans la raquette. De plus, les coéquipiers de Romain Appel ont perdu le fil de leur jeu offensif et n’arrivent plus à alimenter la marque. Les joueurs locaux égalisent par Bassine sur la première possession du dernier quart temps. Cependant, Nkembe et M’Bodji replacent le BCS aux commandes (52-56). Mais Mekdad sur une action à 3 points (2 points + 1 lancer franc) ramène les locaux à 55-56 puis 57-58. À ce moment-là, Stefanov est victime d’une faute plus qu’évidente alors qu’il se dirigeait seul au panier. Malheureusement, les arbitres ne daignent pas sanctionner le défenseur et Thinon en profite sur la possession suivante pour planter un missile à 3 points et donner ainsi, pour la première fois de la rencontre, l’avantage à son équipe (60-58 à la 36 e). Dans la foulée, Bassine enfonce le clou (62-58). C’en est de trop pour Stéphane Eberlin qui écope d’une faute technique. Les joueurs du BCS n’y sont plus et permettent à Sorgues de remporter sa 9 e victoire de la saison sur le score de 70-62. Stéphane Eberlin : « Beaucoup de frustration car on laisse de nouveau échapper un match alors qu’on l’avait en main. C’est la cinquième fois de la saison que cela nous arrive. Il faut vraiment qu’on apprenne à tuer les


matches, ça devient urgent. De plus, cela fait cinq matches de suite que sur les possessions qui font basculer un match, les coups de sifflets du corps arbitral vont tous dans le même sens… À se poser vraiment des questions ! » Sorgues — BC Souffelweyersheim 70-62. Quarts temps : 14-19, 18-20, 1813, 20-10. Arbitres : MM. Leffet et Roux. Environ 300 spectateurs. Sorgues : 26/63 aux tirs (41 %) dont 6/21 à 3 points (29 %), 12/15 aux LF (80 %), 39 rebonds (Ocokoljic 15 et Bassine 7) dont 13 offensifs, 6 passes décisives (Ocokoljic 2), 17 balles perdues, 3 contres (Pasut 2) et 18 fautes. Thinon 16, Bassine 6, Pehoua 10, Ocokoljic 16, Pasut 5 puis Mekdad 11, Ateba 4, Obadina 2 et Dos Santos. BCS : 25/57 aux tirs (44 %) dont 5/16 à 3 points (32 %), 7/13 aux LF (54 %), 33 rebonds (Alingue 7 et Stefanov 5) dont 10 offensifs, 11 passes décisives (4 joueurs à 2), 18 balles perdues, 2 contres (Alingue 2) et 19 fautes. Tschamber 5, Appel 11, M’Bodji 9, Stefanov 11, Kancel 3 puis Weber 5, Nkembe 11 et Alingue 7.

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Le 12/12/2010 Basket-ball / Nationale 1

Souffel n'a pas tenu SORGUES 70 SOUFFELWEYERSHEIM 62 Mi-temps : 32-39. Les quarts-temps : 14-19, 18-20, 18-13, 20-10. Arbitres : MM. Leffet et Roux. SORGUES : 26/62 au tir dont 6/19 à 3 pts, 12/15 LF, 18 fautes. Thinon 16 (3 fts), Bassine 6, Mekdad 11 (4 fts), Cardenas, Dos Santos, Ateba 4 (4 fts), Obadina 2 (2 fts), Pasut 5 (3 fts), Pehoua 10, Ocokoljic 16 (3 fts). Entraîneur : Stéphane Dao. SOUFFELWEYERSHEIM : 25/55 au tir dont 5/16 à 3 pts, 7/13 LF, 19 fautes. NKembe 11 (3 fts), M'Bodji 7 (2 fts), Appel 11 (1 ft), Broliron, Alingue 9 (1 ft), Tschamber 5 (4 fts), Kancel 3 (2 fts), Traineau, Weber 5 (3


fts), Stepanov 11 (3 fts). Entraîneur : Stéphane Eberlin. Face à des Alsaciens revanchards, les Sorguais ont eu bien du mal à suivre le rythme imposé. Stépanov et Appel se montraient intraitables, alors qu'en face on se cherchait. 0/5 après quatre ratés, puis 2/10 au bout de 4 minutes. Il fallait Ocokoljic et Thinon à 3 points pour que Sorgues recolle un peu, face à des visiteurs plus rapides et plus adroits. Thinon haussait le tir deux fois et Ocokoljic ramenait Sorgues à 5 longueurs au bout du premier quart. Mais, Souffelweyersheim ne lâchait rien et continuait la course en tête sur des paniers à distance de Tschamber pour un écart de 12 points (23/35 à la 16e'). Sorgues se reprenait quelque peu avec deux paniers primés de Mekdad et du toujours opportuniste Ocokoljic. Le repos était néanmoins atteint sur un score de +7 en faveur des Alsaciens. Et ce n'était pas fini, puisqu'ils reprenaient leur marche en avant (39-50 à la 25e') avec Alingue et Stepanov... Mais, c'était le chant du cygne qui sonnait en quelque sorte le réveil des hommes de Dao, tout à coup nettement plus performants. Mekdad encore, Ateba et Péhoua redevaient compétitifs et à l'amorce du dernier quart seulement 2 points séparaient les deux équipes... Et Bassine égalisait (52 partout). Souffelweyersheim recréait le doute encore, avec M'Bodji et NKembe qui alignaient 6 points d'affilée, mais Mekdad veillait, suivi par Pasut et Thinon à distance qui permettait à Sorgues de mener (60-58, 36e'). A partir de là, Sorgues ne lâchait plus le morceau, ajoutant des lancers-francs à répétition, qui lui permettaient de donner plus de relief à ce succès remporté au terme d'un lutte au couteau.

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Le 11/12/2010 Basket-ball / Nationale 1 masculine : Sorgues - BCS (20 h)

Souffel vise les play-offs Privé de son intérieur Tony Traineau - opéré mercredi d'un arrachement osseux du majeur de la main droite et indisponible six semaines -, le BC Souffelweyersheim espère, malgré tout, engranger une seconde victoire à l'extérieur, cette saison. Le déplacement à Sorgues, ce soir, s'inscrit dans une logique de progression. Vainqueurs du Puy (77-68) la semaine dernière, les hommes


de Stéphane Éberlin veulent se prouver qu'ils valent mieux que la seule lutte pour le maintien dans laquelle ils sont actuellement engagés. « Nous voulons sortir de cette zone nébuleuse et accrocher le wagon des play-offs », confie l'entraîneur alsacien. Un adversaire imprévisible Les Souffelois affrontent une formation provençale capable du meilleur comme du pire, dans cet exercice 2010-11. L'adversaire du Vaucluse a commencé le championnat sur les chapeaux de roues avec cinq succès consécutifs, avant d'enchaîner le même nombre de défaites entre le 9 octobre et le 6 novembre. Promue en N1, Sorgues (8 v, 6 d) n'est donc ni plus ni moins qu'une équipe de séries, ce qui se ressent également dans son jeu, dont les principaux dépositaires sont le « combo-guard » Arnaud Thinon (15,1 pts de moyenne) ainsi que les intérieurs Slobodan Ocikoljic (13,9 pts, 6,9 rbds) et Xavier Pasut (11,7 pts, 8 rbds). Les Souffelois, eux, veulent s'offrir un joli cadeau de Noël avant l'heure. LES ÉQUIPES. - SORGUES : Thinon, Cardenas ; Bassine, Pehoua, Fraganti, Dos Santos ; Ateba, Pasut, Obadina, Ocokoljic. BCS : Tschamber, Weber ; Broliron, Appel, M'Bodji, Nkembe ; Stefanov, Alingue, Kancel.

------Le 11/12/2010

En danger à Sorgues

Am.P.


Le coach Stéphane Eberlin avoue attendre de la détermination de la part de David Weber et ses coéquipiers. Photo Dominique Gutekunst

Pour la 15 e journée de Nationale 1, le BC Souffelweyersheim se rend à 20 h sur le parquet de Sorgues qui l’avait battu la saison passée en finale du championnat de France de NM2. Giflé en mai dernier par Sorgues en finale du championnat de France de Nationale 2 à Aubenas (102-66), Souffelweyersheim ne se déplace pas ce soir dans le Vaucluse animé d’un fort esprit de revanche. Six mois plus tard, les deux formations, désormais installées dans la division supérieure, sont en effet passées à autre chose. Vainqueurs du Puy-en-Velay, un concurrent direct pour le maintien, le week-end dernier aux Sept Arpents (77-68), les hommes de Stéphane Eberlin se sont remis dans le bon sens de circulation après deux courtes défaites face à des équipes de haut de tableau, Bordeaux et Saint-Quentin. « Je suis satisfait, puisque dans un match à haute pression, nous avons été capables de répondre présent. Même si nous avons eu du mal à nous mettre dedans, mon équipe a fait ce qu’il fallait pour gagner », précise le coach souffelois. En face, avec un effectif totalement renouvelé — puisque seuls deux joueurs de la saison dernière ont été conservés -, le Sorgues BC a réalisé un début de saison canon, avec cinq victoires de suite, avant de connaître un sévère contrecoup en enchaînant cinq défaites. Mieux depuis quatre rencontres (trois succès et un revers), les Provençaux sont bien calés dans la partie haute du classement (6 e). « Ça ne sera pas une partie de plaisir », avoue l’entraîneur alsacien. « Mais Sorgues a déjà concédé deux défaites chez lui. Alors, tout est possible. Comme l’an passé, le danger peut venir de partout, notamment à trois points. En moyenne, les Provençaux en mettent huit par match ! Ils sont également puissants dans la raquette. Cette équipe est bien construite et pratique un basket intéressant. » « Un coup à jouer »


Passé tout près de l’exploit contre Bordeaux (61-62) et à Saint-Quentin (79-76 a-p) après avoir battu le leader Denain chez lui (88-81), le BCS a prouvé qu’il pouvait rivaliser avec n’importe quelle équipe de N1. « Il faudra encore faire un gros match pour avoir une chance. Nous avons beaucoup appris lors de ces dernières rencontres et pris de la confiance. Dans ce championnat, cela se joue à rien », affirme pourtant Stéphane Eberlin qui devra composer sans son intérieur Tony Traineau, out quatre semaines pour un arrachement osseux au majeur de la main droite. « J’attends de la détermination », conclut le technicien bas-rhinois. « Il faut prendre le taureau par les cornes et ne pas jouer petit bras. Nous visons le maintien, mais si les autres clubs nous permettent d’aller plus haut, il ne faudra pas s’en priver. Ça va être compliqué, mais nous avons un coup à jouer. »

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Olivier Arnal

Le 06/12/2010 Nationale 1 masculine / Après BCS - Le Puy (77-68)

Stefanov, le chaînon manquant Présent depuis une petite vingtaine de jours, l'intérieur serbe Jovan Stefanov fait déjà l'unanimité, à Souffelweyersheim. La recrue du club basrhinois apporte une réelle plus-value, en termes de fondamentaux et de menace offensive.


Avec 16 points, 5 rebonds, 5 fautes provoquées et 18 d'évaluation, Jovan Stefanov a été couvert de louanges par Stéphane Éberlin, le coach du BCS, et son staff. (Photo DNA Alain Destouches)

L'article à charge d'un titre de la presse, paru samedi en Auvergne à son sujet, n'a pas tourmenté plus que cela Jovan Stefanov. Le nouvel ailier fort serbe du BCS ne pose pas, en Alsace, les problèmes d'état d'esprit qu'on lui prête au Puy... jusqu'à six mois après son départ ! Le ton est bien monté, après le coup de sifflet final, mais la recrue souffeloise n'était pas à l'origine de la hausse de température. Le souci ? Cet article, toujours, dans lequel Olivier Hirsch, le coach de l'équipe de la Haute-Loire, déclare que son adversaire bas-rhinois « ne compte pas énormément de talents dans ses rangs ». « Il est intelligent et dispose d'excellents fondamentaux » De deux choses l'une : soit la phrase a été sortie de son contexte - ce qui n'est pas impossible -, soit l'entraîneur aux trois Euroligues et six titres de champion de France avec les féminines de Bourges a commis une flagrante erreur de jugement. Pour Stéphane Éberlin, le stratège du BCS, cela ne change pas grandchose sur le fond. « Nous ne sommes pas respectés et ça m'énerve. Quand je repense à ce qu'ils montrent depuis plusieurs années, je me dis que mes joueurs méritent davantage de considération. » Mais la colère a vite laissé la place à la malice. « J'ai placardé ce papier dans le vestiaire pour que les gars le voient, reprend le coach. Sur le coup, ils ont été vexés, et ça les a boostés... Une aubaine pour moi. » Jovan Stefanov, de son côté, confie simplement avoir reçu « des échos », sans s'en formaliser. Ce que l'intérieur avait lu, avant la rencontre, c'était le classement strictement identique des deux équipes, à la lutte pour le maintien. « Le match était, en lui-même, déjà très important, observe-t-il. Je me suis efforcé de jouer dur pour mon club, et non parce que j'affrontais Le Puy. » La ligne statistique du N°15 souffelois - 16 points, 5 rebonds, 5 fautes provoquées et 18 d'évaluation -, doublée d'un impact notoire sur chaque séquence ou presque, lui a valu les louanges de Stéphane Éberlin et de son staff. « Il est intelligent, dispose d'excellents fondamentaux et s'est, de surcroît, intégré rapidement, se réjouit l'entraîneur alsacien. Depuis son arrivée, il nous fait du Stefanov : des points et un haut pourcentage de réussite. On a le joueur qui nous manquait. » « Je m'efforce de comprendre au plus vite les systèmes » Riche d'expériences en Géorgie et en Iran, le grand Jovan (27 ans, 2,05 m) a visiblement apprécié l'accueil qui lui a été réservé au BCS. « Je suis vraiment content d'avoir signé ici, sourit-il. L'atmosphère est géniale, cette équipe possède beaucoup de potentiel. Chaque soir, un mec différent


va se mettre en évidence. Pour ma part, je remplace Sanko (Camara). Je m'efforce de comprendre au plus vite les systèmes. » Au regard de ses premières prestations, l'affaire semble en bonne voie.

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Amaury Prieur

BCS – LE PUY EN VELAY : 77 – 68

A L’USURE Le moins qu’on en puisse dire et après la rencontre de mardi dernier entre le BCS et la SIG en Coupe de France, a laissé des traces. Souffel a eu toutes les peines du monde à refaire une santé. Bien qu’ayant ouvert le score par Stéfanov, les locaux seront menés pendant 23’. Trop lents en attaque, mal inspirés, trop maladroits, ils subissent le match, du moins dans un premier temps. Cabarkapa et Guillarmé ont beaucoup trop de libertés en attaque et mènent leurs co-équipiers en tête : 12 – 16 à la 10’. Les souffelois semblent lymphatiques. Les protégés de Stéphane Eberlin démarrent le deuxième quart temps par une balle perdue, occasionne un rebond offensif pour l’adversaire et commettent une faute. Heureusement que les dégâts vont s’arrêter là. La rentrée de Tschamber rebooste le BCS : 2paniers à 3pts, 2 à 2 pts imité en cela par Kancel et par Stéfanov aux lancers puis à 2pts, les locaux passent devant. Mieux la défense des alsaciens va pousser les ponots par deux fois au-delà des 24’’. Guillarmé remet son équipe à égalité à la mi temps : 31 – 31. Le BCS commet encore une balle perdue, Pistre punit à 3pts : 31 – 34. Les auvergnats commettent trop de fautes et envoient les locaux sur la ligne des lancers. Stéfanov met toute sa verve dans la bataille face à son ancien club. Le temps mort d’Olivier Hirsch à la 25’, permet aux asémistes de repasser en tête : 41 – 43 puis 42 – 46. Une faute de Sene et une technique de Cortey permettent au BCS de reprendre le flambeau : 49 – 46 avant que Ipouk ne réduise le score à 49 – 48 à la 30’. Le money time ne reflète pas le score final. C’est au tour des visiteurs d’être maladroits. Les alsaciens infligent un véritable festival. Si Tschamber et Stéfanov sont les meilleurs marqueurs locaux, les Traineau, Kancel, M’Bodji, … ne sont pas en reste : 72 – 58. Aussi incroyable que cela puisse


paraître, une véritable cacophonie arbitrale s’installe avec une faute antisportive, sur Broliron, tout à fait imaginaire. Ce qui manque de mettre le feu aux poutres. Heureusement que l’avance prise par Souffel restera prépondérante. Tschamber 18 points et Stéfanov 16 points et 18 d’évaluation chacun, auront été les artisans du succès bas-rhinois. L’attaque alsacienne devra toute fois être beaucoup plus percutante lors de son déplacement à Sorgues samedi prochain si le BCS veut réaliser une performance ! Arbitres : MM Damien MORA et Thomas LOISON. Quart temps : 12 – 16 ; 19 – 15 ; 18 – 17 ; 28 – 20. 500 spectateurs. B C S : 23 tirs réussis sur 53 tentés (43%) ; 14/33 à 2pts (42%); 9/20 à 3 pts (45%) ; LF : 22/26 (85%) ; 9 rebonds offensifs (Alingué : 3 Traineau :2) ; 18 rebonds défensifs ; 8 balles perdues ; 3 interceptions ; 5 contres réussis et 1 subi ; 18 fautes personnelles, 25 fautes provoquées. Les points : Nkembe : 3 (éval : 0) - M’Bodji : 4 (éval : 5) – Appel : 5 (éval : 4) – Broliron : 9 (éval : 11) – Alingué : 5 (éval : 11) – Tschamber : 18 (éval : 18) – Kancel : 9 (éval : 5) – Traineau : 8 (éval : 13) – Weber : 0 (éval : - 2) – Stéfanov : 16 (éval : 18). Total évaluation : 83. Le Puy: 25 tirs réussis sur 57 tentés (44%) ; 19/38 à 2pts (50%); 6/19 à 3 pts(32%) ; LF : 12/14 (86%) ; 7 rebonds offensifs (Cabarkapa : 3) ; 17 rebonds défensifs ; 15 balles perdues ; 4 interceptions ; 1 contre réussi, 5 subis. 25 fautes personnelles, 16 fautes provoquées. Les points : Soliman :4 (éval : 5) ; Cortey : 5 (éval : 5) ; Sene: 11 (éval : 4) ; Guillarmé : 10 (éval : 9) ; Gueye : 5 (éval : 1) ; Cabarkapa : 12 (éval : 14) ; Ipouck : 6 (éval : 7) ; Pistre : 15 (éval : 16) . Total évaluation : 61. J-M Moog

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Le 05/12/2010 Nationale 1 masculine

Sains et saufs ! BCS 77


LE PUY 68 Les quart-temps : 12-16, 19-15, 18-17, 28-20. Environ 500 spectateurs. Arbitres : MM. Mora et Loison. BCS : 23/53 aux tirs dont 9/20 à trois points, 22 LF sur 26, 27 rebonds, 13 passes décisives, 8 balles perdues, 3 interceptions, 5 contres, 18 fautes. Nkembe 3, M'Bodji 4, Appel 5, Broliron 9, Alingue 5, Tschamber 18, Kancel 9, Traineau 8, Stefanov 16. LE PUY : 25/57 aux tirs dont 6/19 à trois points, 12 LF sur 14, 24 rebonds, 13 passes décisives, 15 balles perdues, 4 interceptions, 1 contre, 25 fautes. Soliman 4, Cortey 5, Sene 11, Guillarme 10, Gueye 5, Cabarkapa 12, Ipouck 6, Pistre 15. Les Souffelois sont sortis indemnes de la rencontre capitale qu'ils disputaient hier soir, face au Puy, un concurrent direct. Gênée aux entournures dès le début de la confrontation (14-24, 15e'), manquant cruellement de dureté, la formation bas-rhinoise a longtemps souffert, avant de vivre comme une délivrance un dernier quart-temps de feu, où tous les joueurs se sont enfin lâchés. Sublimés par l'enjeu, Jérémy Tschamber (18 points, 3 rebonds) et Jovan Stefanov (16 points, 5 rebonds) ont porté à bout de bras leur équipe, terminant tous deux à 18 d'évaluation. Défensivement irréprochable, le BCS a, en quelque sorte, su attendre son heure, au cours d'une partie de plus en plus électrique au fil des minutes (24-26, 18e' ; 39-36, 25e'). Leur adresse à trois points - 45%, un des meilleurs pourcentages souffelois depuis le début de la saison - a permis aux protégés de Stéphane Éberlin de creuser un écart appréciable en terme de panier-average (69-53, 39e'). L'avance alsacienne a légèrement fondu, dans la dernière minute, en raison d'une faute antisportive incompréhensible sifflée contre Fred Broliron. Rien de dramatique, au demeurant. Avec ce succès de neuf longueurs, le BCS a rempli son contrat. Comme le soulignait le directeur sportif Éric Mittelhaeuser à la mi-temps, une défaite aurait constitué une « catastrophe » dans la course pour le maintien.

------Souffelweyersheim 77 - Le Puy 68

Le Puy limite la casse publié le 05.12.2010

Amaury Prieur


Damien Pistre le meilleur scoreur ponot s'est battu comme un beau diable, mais en vain pour empêcher Le Puy de concéder une nouvelle défaite / Archives Yves Flammin

Entre deux équipes très proches ce sont les locaux qui ont eu le dernier mot Les quart-temps: 12-16, 19-15, 18-17, 28-20. Environ 500 spectateurs. Arbitres: MM. Mora et Loison. BCS: 23/53 aux tirs dont 9/20 à trois points, 22 LF sur 26, 27 rebonds, 13 passes décisives, 8 balles perdues, 3 interceptions, 5 contres, 18 fautes. Nkembe 3, M'Bodji 4, Appel 5, Broliron 9, Alingue 5, Tschamber 18, Kancel 9, Traineau 8, Stefanov 16. Le Puy: 25/57 aux tirs dont 6/19 à trois points, 12 LF sur 14, 24 rebonds, 13 passes décisives, 15 balles perdues, 4 interceptions, 1 contre, 25 fautes. Soliman 4, Cortey 5, Sene 11, Guillarme 10, Gueye 5, Cabarkapa 12, Ipouck 6, Pistre 15. Le Puy n'est pas parvenu, hier soir en Alsace, à enlever la mise sur le parquet de Souffelweyersheim, un concurrent direct. Auteurs d'un départ en fanfare, sous la houlette de Damien Pistre et Streten Cabarkapa (14-24, 15e), les Auvergnats ont progressivement desserré l'étreinte, défensivement parlant. La rencontre, longtemps indécise (39-36, 25e), s'est décantée au cours d'un dernier quart-temps totalement débridé, durant lequel les Souffelois ont fait preuve d'une adresse diabolique à trois points, ce qui leur a permis de passer un 15-3 aux hommes de l'entraîneur Olivier Hirsch (49-48, 30e; 64-51, 34e). Dans la tourmente, les Auvergnats ont eu le mérite de ne rien lâcher, alors que la confrontation est devenue de plus en plus électrique au fil du match, les contestations se multipliant de part et d'autre. Au cours de la partie, les Alsaciens ont écopé de deux fautes antisportives, pour une du côté du Puy. Inutile de préciser que les esprits se sont légèrement échauffés, y compris après le gong, sans que cela dégénère, heureusement, dans une salle surchauffée par un public aussi passionné que connaisseur. Les Auvergnats pourront se consoler en


se disant qu'ils ont limité la casse, en ne concédant au final qu'un débours de neuf longueurs. Entre ces deux équipes très proches l'une de l'autre, à la lutte pour éviter la relégation à l'issue de cet exercice 2010-2011, le panier-average pourrait valoir son pesant de cacahuètes en fin de saison...

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Le 04/12/2010 Nationale 1 : BCS - Le Puy, ce soir (20h)

Valider les promesses Quatre jours après avoir copieusement chahuté la SIG en Coupe de France, le BC Souffelweyersheim renoue avec la réalité du championnat. S'il n'a pas gagné depuis trois semaines, le club bas-rhinois n'a jamais donné autant de gages de réussite cette saison.

Tony Traineau et Souffel ont tenu tête à Pervis Pasco et à la SIG mardi soir en Coupe de France. Face au Puy, le BCS tentera de convertir ses bonnes dispositions actuelles en victoire.

Aussi encourageante soit-elle, la situation des Souffelois n'en est pas moins cruelle, d'un strict point de vue mathématique. Romain Appel et ses coéquipiers ont beau avoir fourni toutes les garanties de compétitivité en N1, ils sont confrontés, à quelques heures d'accueillir Le Puy (5v, 8d), à un double problème. Le premier concerne le classement de l'équipe alsacienne. Bien que séduisant actuellement, le BCS a perdu quatre de ses six dernières rencontres en championnat. Il ne compte qu'un point d'avance sur Rochela-Molière, avant-dernier. « A chaque match son histoire... »


Le second souci est relatif à la fâcheuse tendance des protégés de Stéphane Éberlin à s'incliner lors des matches serrés. Depuis le début de cet exercice 2010-2011, ils ont été défaits à cinq reprises sur un écart de cinq points et moins, pour un seul succès - après prolongation, contre Saint-Étienne (82-81) - sur le même delta. Un jour ou l'autre, les Souffelois finiront par éprouver des regrets, si ce n'est pas déjà le cas. Aussi, il est temps pour le promu de valider les promesses affichées au cours d'un mois de novembre qui doit servir de base solide pour la suite. « La réception du Puy est un moment charnière, confirme l'entraîneur du BCS, Stéphane Éberlin. Nous devons absolument garder le niveau de jeu qui nous a permis de jouer les yeux dans les yeux avec les grosses équipes. L'adversaire n'a évidemment pas la même carrure que la SIG, contre qui nous avons évolué dans un environnement spécial. Mais c'est précisément cette éventuelle absence d'adrénaline qui peut nous rendre la partie difficile. A chaque match son histoire... » Une pointure du coaching Plombés par un début de parcours - huit défaites en onze journées - à des années-lumière des espérances engendrées par la deuxième place acquise la saison passée, les Auvergnats se sont refait la cerise en remportant leurs deux dernières rencontres. Il y a une semaine, ils ont même passé 101 points à Saint-Chamond, pour une victoire finale de quinze longueurs. Le club de la Haute-Loire ne manque pas d'atouts. Le premier d'entre eux ? Le technicien en chef, Olivier Hirsch, triple vainqueur de l'Euroligue féminine (1997, 1998, 2001) et sextuple champion de France avec Bourges (de 1995 à 2000). Cette pointure du coaching encadre une formation joueuse, emmenée par l'intérieur français d'origine camerounaise, Michel Ipouck, dont la production moyenne - 15 points, 7,5 rebonds, 6,2 fautes provoquées et 15,7 d'évaluation - a de quoi inciter à la vigilance. « Ceci dit, ça manque de répondant physique défensivement », fait remarquer Stéphane Éberlin. Le BCS, lui, est prêt à bomber le torse. LES ÉQUIPES.- BCS : Tschamber, Weber ; Broliron, M'Bodji, Appel, Nkembe ; Stefanov, Traineau, Alingue, Kancel. LE PUY : Hatcher, Cortey ; Gueye, Pistre, Gauthier, Sene, Gitenait ; Cabarkapa, Soliman, Ipouck, Guillarme. Amaury Prieur En marge de la rencontre, le BCS organise une « soirée tartes flambées », dès 19h au gymnase des Sept-Arpents. La rencontre est à suivre en direct sur notre fil-basket (www.dna.fr), à partir de 19h45.


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Le 04/12/2010

BCS : un Puy Ă  enfoncer


Pour Jérémy Tschamber (ici face au meneur de la SIG Aymeric Jeanneau), le degré d’intensité que met le BCS dans ses matches devrait payer tôt ou tard. Photo Dominique Gutekunst

Après une quadrilogie de gala, qui s’est achevée par une courte élimination contre la SIG mardi en Coupe de France (68-71), Souffelweyersheim aborde à 20 h aux Sept Arpents contre Le Puy et l’ex-Mulhousien Damien Pistre une série de rencontres capitales pour son maintien en NM1. Les lampions de la fête, qui aurait été encore plus superbe si la qualification avait été au bout, se sont éteints. Le BC Souffelweyersheim a échoué d’un souffle mardi en 32 es de finale de Coupe de France contre la SIG (68-71) et retrouvera ce soir (20 h) « l’ordinaire » du championnat de Nationale 1. Une expression d’autant moins galvaudée que la réception du Puy, qui pointe à sa hauteur (13 e ex aequo, avec 5 victoires et 8 défaites), fait suite à trois matches de gala face aux trois ténors de la poule. Lors de ce triptyque de tous les dangers, les hommes de Stéphane Eberlin ont frôlé le grand chelem. Ils ont d’abord frappé un grand coup en allant infliger au leader Denain sa première et, à ce jour, seule défaite (88-81), ont chuté sur le fil à domicile contre le dauphin Bordeaux (61-62) et rendu les armes après prolongation chez le 3 e, Saint-Quentin, ancien pensionnaire de Pro B (79-76 a-p). Malgré un maigre bilan comptable, cette trilogie, ajoutée à la superbe résistance proposée mardi à la SIG, a accru leur capital confiance. « La différence avec l’an dernier (Ndlr : le BCS avait sorti un autre club de Pro A, Dijon), c’est que la SIG était prévenue. Les Strasbourgeois savaient que c’était l’enfer aux Sept Arpents. Malgré cela, nous sommes parvenus à les tenir », pointe l’arrière Jérémy Tschamber, « Sur le moment, tu es toujours déçu d’être éliminé de si peu. Mais la déception finit par laisser la place à la satisfaction d’avoir été à la hauteur. Nous avons fait trembler la SIG, gagné le respect de nos adversaires et prouvé que Souffel possède de bons, même de très bons joueurs. À un moment ou un autre, ces matches-là vont bien tomber de notre côté. Nous arrivons bientôt à la fin des matches aller. Ces premiers mois ont constitué notre apprentissage. Nous sommes en


progression constante. Je suis persuadé que si nous jouons régulièrement avec ce degré d’intensité, ça va payer. Il nous reste trois matches avant la trêve. Nous partons dans l’idée de réussir un carton plein. Si nous voulons nous maintenir, il faut engranger. » « Nous n’avons jamais été surclassés » Stéphane Eberlin, lui, ne dissocie pas les trois prochains rendez-vous de celui du 8 janvier à Roche. « Sur ces quatre rencontres (1), il nous faut en gagner trois. Les treize premières ont montré à tout le monde que nous méritions de jouer à ce niveau. Hormis contre Blois où nous nous sommes ratés, nous avons à chaque fois été dans le coup pour la victoire, même si, en gérant mal une ou deux possessions, nous en avons perdu certains. Si nous avons appris de ces défaites, nous pouvons envisager de faire une très bonne 2 e moitié de saison. On nous prenait pour le Petit Poucet, mais nous n’avons jamais été surclassés. » Reste à convertir ces belles dispositions en victoires. De préférence dès ce soir contre Le Puy (ex-club du nouveau venu au BCS, Jovan Stefanov). « Ces matches contre un concurrent direct valent cher, surtout pour l’équipe qui joue à domicile », n’ignore pas le coach bas-rhinois, « Le Puy, dont le secteur intérieur tourne à 40 points de moyenne, est déçu de son début de saison. Ses ambitions étaient autres. En plus, il s’apprête à couper en décembre son Américain Elliot Hatcher. Il faut lui faire mal et l’enfoncer un peu plus pour – de notre côté – sortir du bas de classement. Le minimum sera d’afficher le même état d’esprit que contre la SIG, voire plus. Ce n’est pas parce que l’adversaire semble moins huppé qu’il suffira de se présenter sur le parquet pour gagner. Ne nous trompons pas : de nos deux matches de la semaine, celui face au Puy est le plus important. » Ne serait-ce que parce que la victoire y est impérative. S.G. (1) Contre Le Puy (16 e), à Sorgues (5 e), devant Liévin (13 e ex aequo) et, donc, à Roche (17 e).

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Basket / nationale 1 : SOUFFELWEYERSHEIM - LE PUY

Au bon souvenir de Jovan publié le 04.12.2010


Jovan Stefanov aura certainement envie de briller face au Puy / Romain Brusc

En Alsace, les Ponots vont retrouver un certain Jovan Stefanov sur leur route C'est un épisode que le président du Puy n'a toujours pas digéré. Quand on évoque - rarement - avec lui la défaite en play-offs, la saison dernière, François Renault désigne un joueur comme le responsable de tous les maux. Nom : Stefanov ; prénom : Jovan. La blessure du Serbe à un mollet, hors entraînement, à quelques jours d'affronter Saint-Quentin, a laissé des regrets éternels aux dirigeants de l'ASMB. Ce soir, Stefanov retrouvera Le Puy, sous les couleurs du promu alsacien Souffelweyersheim. Olivier Hirsch le range parmi « les joueurs à surveiller de près. Face à son ancienne équipe, il aura à cœur de se montrer. Il est en manque de repères, mais il peut faire une belle prestation. » En témoigne son match en Coupe de France, mardi, contre Strasbourg. « Il n'avait pas joué depuis son retour en Serbie, il y a presque six mois. Mais il s'est entretenu, assure Stéphane Eberlin, le coach de Souffel. Physiquement, il n'est pas à la ramasse. Mais il manque de rythme. Je pense qu'il sera opérationnel au mois de janvier. Il avait une période d'essai de quinze jours. On l'a prolongé jusqu'à la fin de saison. » Outre François Renault, un autre Ponot serait « ravi » de revoir JovanStefanov : Michel Ipouck. D'abord parce que cela signifierait qu'il n'est plus suspendu (la commission de discipline rendait sa décision hier soir). Mais aussi parce que les deux joueurs ont un contentieux. Ipouck avait giflé le Serbe, sur le parquet d'Angers. A défaut d'être show, entre deux équipes défensives, ce sera très chaud. « Souffel est réputée pour sa rugosité. Cette équipe se rapproche d'Orchies, à l'époque où on l'avait joué. Elle ne compte pas énormément de talents dans ses rangs. L'équipe qui imposera son basket aura de grandes chances de gagner », conclut Olivier Hirsch, qui espère avoir mangé son pain noir.


Romain Brusc > LES ÉQUIPES Souffelweyersheim : NKembe, M'Bodji, Appel, Broliron, Alingue, Tschamber, Kancel, Traineau, Weber, Stefanov. Le Puy : Hatcher, Soliman, Cortey, Sene, Guillarme, Gueye, Gitenait, Cabarkapa, Pistre, Ipouck (ou Gauthier).

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Coupe de France (32e de finale) Bienvenue dans le chaudron

Photo Kerfanto Sarah

« Ici, tout est possible. C'est presque de l'ordre de la magie. » Ce n'est pas un shaman qui s'exprime ainsi, mais Éric Mittelhaeuser, le directeur sportif de Souffelweyersheim, à une heure où l'on refait une énième fois le match. Et la confidence dit quelque chose sur l'exceptionnelle ambiance qui règne dans le chaudron bas-rhinois. Lorsque les tribunes entrent en fusion, que les murs de béton se mettent à vibrer comme ce fut le cas mardi soir face à la SIG en 32e de finale de la Coupe de France, le BCS peut aller titiller les meilleurs, faire jeu égal avec n'importe qui. Aux Sept-Arpents, les Souffelois chaussent leurs bottes de sept lieux et enjambent des obstacles a priori infranchissables. « Il y a une montée d'adrénaline qui te fait oublier la fatigue, confie le meneur Jérémy Tschamber. Tu ne joues plus à cinq contre cinq, mais à six contre cinq ». Avant-hier, ils étaient plus d'un millier - 1120 pour être tout à fait précis - à s'être entassés dans une salle prévue pour en accueillir un peu


moins. Le peuple souffelois a rugi de plaisir lorsque Fred Broliron a porté son équipe en tête dans le premier quart-temps. Il a bruyamment grondé lorsque Jovan Stefanov et John McCord ont eu une explication de texte musclée au début du deuxième acte. Il a poussé ses favoris lorsque ceux-ci sont revenus à la hauteur de leurs adversaires et a chaviré de bonheur lorsqu'ils ont repris les commandes à cinq minutes de la fin, après le seul panier du match de Sébastien Kancel. « Quand tu as la chance de jouer dans des salles comme la nôtre, tu te sens pousser des ailes, indique le coach Stéphane Éberlin. Tu élèves ton niveau d'un cran ou deux, ta force s'en trouve décuplée. Même les cercles sont plus gros ».

« Une bonne répétition avant Limoges » Et ce n'est pas qu'une formule toute faite, pour épater la galerie. A l'image de ces deux réussites primées de Romain Appel au buzzer avant la pause, les Souffelois, transcendés par ce contexte, ont mis des paniers venus d'ailleurs. « On score comme des fous à trois points (10 sur 22, ndlr), alors qu'on rame cette saison », relève Steph' Éberlin. Les Sept-Arpents chauffés à blanc ont préparé la SIG à Beaublanc. « C'est une bonne répétition avant Limoges. Là-bas, ce sera la même ambiance, mais multipliée par trois ou par quatre », estime Fred Sarre. Le BCS, lui, n'est pas passé loin de l'exploit et la communion entre le public et son équipe y est pour beaucoup. « L'an prochain, au moment du tirage, les clubs de Pro A se diront peut-être : tout, sauf Souffel ! », s'amuse Jérémy Tschamber. Cette salle galvanise ceux qui en sont les locataires. Il faudra seulement songer à l'agrandir pour permettre au BCS de grandir encore. Dans l'immédiat, la magie a une nouvelle fois fait son effet.

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RÉGIS SCHNEIDER

Le 01/12/2010 Un homme dans le match

Alex Nkembe en mode « warrior » ! Extraordinaire de sang-froid et d'application, à l'instar de toute son équipe, l'ailier souffelois Alex Nkembe réalise un retour fracassant sur le devant de la scène. Et dire que le joueur a été écarté des parquets cinq semaines, pour une vive douleur au poignet...


L'ailier souffelois, Alex Nkembe, n'a jamais tremblé au cours d'une fin de match d'anthologie.

Ricardo Greer, MVP du dernier championnat de France de Pro A, et ses coéquipiers strasbourgeois ne l'ont pas effrayé le moins du monde ! Alex Nkembe n'a cessé de monter en puissance, hier soir, au cours d'un match hallucinant où il s'est révélé comme un véritable clutch player dans le dernier quart-temps. « Clairement, on y croyait ! » En inscrivant dix de ses quatorze points dans l'ultime période, en appuyant en permanence là où ça fait mal au prix de pénétrations rageuses, l'ailier du BCS a littéralement porté son équipe, notamment dans un money-time d'anthologie, durant lequel tout le monde a bien cru que ses shoots allaient définitivement renverser l'intouchable, l'indéboulonnable SIG ! « Ça me fait vraiment plaisir de retrouver des sensations, sourit l'un des héros d'une partie qui, en vérité, en comportait dix. Nous avons réalisé un vrai match face à une équipe de haut niveau. C'est d'autant plus frustrant de s'incliner. Mais clairement, on y croyait ! On a déjà vécu ce type de scénario, avec un public exceptionnel, comme d'habitude... » Tout est dit, ou presque. Le détail manquant ? Alex Nkembe vient tout juste d'être éloigné des terrains cinq longues semaines, en raison d'une fissuration du ligament de son poignet droit. Cette simple considération relève encore le mérite de ce combattant dans l'âme, cet homme de devoir aussi, qui s'accroche constamment, même lorsque les éléments s'acharnent contre lui. « J'aurais dû me soigner plus tôt » Parmi les anecdotes qui résument bien le personnage, figure précisément cette blessure toute fraîche qui a pourri son début de saison. Le joueur savait pertinemment qu'il prenait un risque en continuant à s'aligner en N1, quitte à ressentir de vives douleurs. Mais son amour et sa passion du jeu, du BCS, et du basket-ball tout simplement, l'ont conduit à tirer sur son corps, jusqu'au jour où ce dernier


l'a irrémédiablement ramené à la raison. « J'aurais dû me soigner plus tôt, j'ai forcé, confie l'ailier au grand cœur. J'ai été beaucoup gêné depuis le coup d'envoi du championnat. » Le souci, heureusement, semble désormais appartenir au passé et c'est tout un club qui se réjouit de récupérer son guerrier, en pleine possession de ses moyens cette fois. Alex Nkembe, soyez-en sûr, n'a pas fini de martyriser les paniers, et ses adversaires. Demandez donc à la SIG ce qu'elle en pense...

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Amaury Prieur

Le 01/12/2010 Basket-ball / Coupe de France (32e de finale) : le BCS éliminé

La SIG d'un souffle Ils ont été héroïques et à deux doigts de rééditer leur exploit de l'année dernière face à Dijon. Repassés en tête à cinq minutes de la fin, encore aux commandes à deux minutes du dernier buzzer, les Souffelois ont tenu tête à la SIG hier soir. Le pensionnaire de Pro A s'est qualifié, mais a frôlé la correctionnelle (68-71).

Sébastien Kancel, opposé à Pervis Pasco, avait replacé Souffel en tête à cinq minutes de la fin. (Photos DNA - Michel Frison)

Abdou M'Baye s'était juré de ne plus jamais revivre un autre 17 novembre. L'an dernier, le jeune arrière, alors à Dijon, avait été éliminé en Coupe de France par les amateurs de Souffelweyersheim. Alors, à l'heure de retrouver le gymnase des Sept-Arpents avec la SIG, l'ancien Dijonnais avait, sans doute plus qu'un autre, envie de conjurer le sort. La victoire strasbourgeoise (68-71), hier soir, lui a peut-être bien permis d'exorciser quelques démons. Les Sept-Arpents ne sont plus une destination maudite et le double champion d'Europe U16 et U18 avait


quelques bonnes raisons d'être soulagé. « J'avais à cœur de gagner ce match. Mais un tour de Coupe de France, c'est toujours compliqué. Le principal, c'est que ce soit passé », confiait-il, encore ruisselant de sueur. Abdou M'Baye a failli revivre le même cauchemar Abdou M'Baye a pourtant bien failli revivre le même cauchemar lorsque Sébastien Kancel, à trois points, a replacé le BCS aux commandes à l'entame du money-time (59-58). Il a dû repenser à cette soirée de sinistre mémoire quand Alex Nkembe, poignet bandé, a frappé à deux reprises (6361, 37e', puis 66-64, 38e'). « C'était exactement le même scénario. Ils mettent de gros shoots », raconte le n°5, dont le panier primé a permis à la SIG de ne pas craquer. La lucidité et le sang-froid de Steeve Essart, parti au lay-up en provoquant la faute de Tony Traineau, ont évité aux Strasbourgeois une grosse désillusion. « On savait que ça allait être un match de cette teneur-là, avec des gars qui n'abandonnent pas, observe Frédéric Sarre, soulagé. Heureusement, l'équipe avait à cœur d'aller chercher cette victoire, plus avec le cœur qu'avec la technique d'ailleurs, contre un adversaire valeureux ». Dans le camp adverse, la frustration le disputait à la fierté. Le challenger a livré une rude bataille, s'est battu avec panache, mais cela n'a pas suffi à épingler une deuxième formation de Pro A au tableau de chasse. « J'ai une équipe de revanchards qui aime bien ce genre de matches et qui peut se transcender devant ce public. On les a joués les yeux dans les yeux. Après, ça bascule sur un ou deux ballons où il nous aurait fallu être plus rigoureux », lâche Stéphane Éberlin. Dominés au rebond et relégués à treize longueurs au mitan du troisième quart-temps (38-51), ses protégés auraient pu lâcher prise. Ils se sont accrochés, ont fermé la raquette et mis « des shoots venus d'une autre planète », dixit Fred Sarre. Fred Broliron et David Weber ont permis de combler ce retard et c'est dans une ambiance indescriptible que Sébastien Kancel a scoré derrière l'arc. « Il y a des situations où on n'est plus vigilant », regrette le coach strasbourgeois. « On est une équipe vaillante, c'est notre qualité première » La SIG a perdu un court instant ses moyens. Steeve Essart s'est vu siffler un retour en zone, Ricardo Greer un marcher. Mais les derniers ballons ont été mal négociés par les recevants. Après avoir perdu d'un point contre Nanterre l'an dernier en 16e de finale, Souffel échoue cette fois d'une possession. « J'avais demandé aux joueurs de ne jamais baisser les bras, ajoute Steph' Éberlin. On est une équipe vaillante, c'est notre qualité première. Ce soir, on a montré d'énormes vertus ». Abdou M'Baye et la SIG ont donc franchi, dans la douleur, l'obstacle


souffelois. Le 18 janvier, au tour suivant, ils recevront Chalon s/Saône. Il y aura, au Rhenus, d'autres mauvais souvenirs à chasser, celui de la lourde défaite alsacienne en championnat (84-66) par exemple. Ce sera, là aussi, l'occasion d'effacer les traces du passé.

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Régis Schneider

Le 01/12/2010

« Forcément des regrets » FRED BROLIRON (arrière du BCS) : « Il y a forcément des regrets, car on est à deux doigts de gagner... On gère mal les dernières possessions et on le paie cash. Nous avons joué avec notre cœur. L'ambiance dans cette salle, c'est de la folie, ça donne des frissons ! On n'a pas pu rééditer l'exploit comme l'an dernier, tant pis. Ce match, c'était la cerise sur le gâteau. Maintenant, on va penser au championnat, qui reste le plus important. » TONY TRAINEAU (intérieur du BCS) : « C'est toujours frustrant de perdre de peu. Mais ce n'est pas pareil qu'en championnat, parce qu'il y avait une équipe de Pro A en face. On s'est fait plaisir. La SIG mérite sa victoire, comme nous si on avait gagné. Le contre sur Lewis ? Tu es obligé d'y aller ! Physiquement, ils sont au-dessus. Pasco, tu réfléchis à deux fois avant d'aller le poster... » ALAIN DIGBEU (arrière de la SIG) : « On a manqué de lucidité et parfois d'inspiration, en ne faisant pas assez circuler la balle. Nous n'avons pas eu peur, à aucun moment, même si un petit doute s'est installé. Il faut retenir la victoire. On avait besoin d'oxygène après la défaite contre Gravelines et ce succès va nous servir avant d'aller à Limoges (samedi). » SACHA GIFFA (intérieur de la SIG) : « On savait tous que ce serait difficile de gagner dans cette salle. Avec l'ambiance, ils ont élevé leur niveau de jeu. J'ai des amis à Souffel, je viens souvent les voir jouer et on connaît les qualités de cette équipe. Ils ont été adroits, ça shootait de partout ! On a eu très chaud. On a su rester sérieux et concentrés jusqu'au bout. » S.G.

------Le 01/12/2010 04:15 BCS 68 SIG 71


Gymnase des Sept-Arpents. 1 120 spectateurs. Arbitres : MM. Dubois et Leffet. Quart-temps : 14-12, 14-22 (mi-temps : 28-34), 18-21 (46-55), 2216 (68-71). BCS : 24 paniers sur 59 tirs (41 %), dont 10 sur 22 à trois points (45 %), 10 LF sur 12 (83 %), 22 rebonds (Broliron et Alingue 4) dont 6 offensifs, 16 passes décisives (Tschamber et Broliron 4), 1 interception, 6 balles perdues, 21 fautes (Alingue, 29e', éliminé). Tschamber 5, Broliron 13, M'Bodji 5, Alingue 1, Kancel 3, puis Weber 5, Appel 10, Nkembe 14, Stefanov 10, Traineau 2. SIG : 24 paniers sur 58 tirs (41 %), dont 9 sur 24 à trois points (38 %), 14 LF sur 21 (67 %), 37 rebonds (Pasco 10) dont 14 offensifs, 15 passes décisives (Greer 5), 13 balles perdues, 15 fautes. Jeanneau 2, M'Baye 11, Hawkins 6, Giffa 5, Pasco 10, puis Essart 13, Digbeu 11, Greer 4, McCord 10, Lewis.

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Le 01/12/2010 Basket-ball

La SIG a eu très chaud


John Mc Cord (à droite) et la SIG ont dû attendre les derniers instants pour se débarrasser de Jovan Stefanov et de Souffelois aussi accrocheurs que d’habitude. Photo Dominique Gutekunst

Face à un phénoménal BC Souffelweyersheim, déchaîné dans un gymnase des Sept Arpents en fusion, le club strasbourgeois a frôlé l’élimination hier soir en Coupe de France, avant de s’imposer sur la fin (71-68). Il se déplacera à Chalon le 18 janvier en 16es de finale. Dijon était passé à la trappe il y a un an. Nanterre (Pro B) avait été tout près de subir le même sort quelque temps plus tard. Hier soir aux Sept Arpents, le BC Souffelweyersheim a bien failli croquer l’ogre strasbourgeois. « Ça s’est joué à une possession, pas plus », constate sans regret le coach du BCS Stéphane Eberlin, « Nous avons encore pu jouer les yeux dans les yeux avec un adversaire supérieur. » Deux bonnes heures plus tôt, le même Eberlin n’était, à l’image de son équipe, pas dévoré par le stress. « Ce soir, ce n’est que du plaisir. Tout dépendra du comportement de la SIG. Si elle joue à son niveau, il n’y aura pas photo », glissait-il à quelques instants du coup d’envoi. Une prédiction pas tout à fait juste, puisqu’elle faisait abstraction d’un paramètre essentiel dans ce premier derby officiel de l’histoire : le BCS a une fois de plus été à la hauteur et de l’événement et de sa réputation. Jacques Alingue en est l’illustration parfaite lorsque d’entrée, il enchaîne un contre et un rebond. Mais même si elle souffre en ce début de partie, la SIG ne prend pas l’affaire à la légère. Menés 14-12 à la fin du premier quart, les Strasbourgeois vont même peu à peu apposer leurs grosses pattes sur le match. Un 6-0 d’entrée de 2e quart fait pencher une première fois la balance en leur faveur. Sur trois « alley oop » consécutifs, signés Pasco, Mc Cord et Digbeu, la SIG régale les 1300 spectateurs, mais doit attendre un 9-0 en 2’pour s’offrir


une première avance un peu confortable (22-31, 27 e). Deux paniers à trois points de Romain Appel vont toutefois permettre à Souffel d’adoucir la note au repos (28-34). Pourtant, sur deux paniers primés de M’Baye, Mc Cord et les autres vont donner l’impression de tuer le match (31-42, 23 e). L’écart culminera même à 13 points (38-51, 28 e). Il est encore de neuf unités à l’amorce de l’ultime période (46-55). Sarre : « Plus avec le cœur qu’avec la technique » Mais - ce n’est pas nouveau - le BCS s’y entend comme personne pour faire monter la température dans un gymnase qu’il porte souvent à ébullition et qui le porte en retour. Malgré l’élimination précoce d’Alingue pour cinq fautes (29 e), il revient comme un boulet de canon. La SIG encaisse un 120 et se retrouve trois longueurs derrière (61-58, 36 e). Le chassé-croisé peut commencer. Mais l’ancien Sigman Sébastien Kancel ratera trois paniers décisifs à des moments cruciaux. La troupe de Frédéric Sarre va ainsi s’en sortir presque miraculeusement, sur une dernière possession gâchée par le BCS. « La température était plus chaude à l’intérieur qu’à l’extérieur », respire le coach strasbourgeois. « C’est une excellente préparation pour le déplacement de samedi à Limoges. Quand Souffel est passé devant, nous avons eu à cœur de ne pas lâcher. D’autres auraient renoncé. Nous sommes plus allés chercher cette qualification avec le cœur qu’avec la technique. » Même soulagement chez son capitaine Aymeric Jeanneau. « Nous étions prévenus. Avec leur envie et le soutien du public, les Souffelois ont gommé les deux divisions d’écart. Ils peuvent être fiers de ce qu’ils ont fait, mais je suis encore plus fier du groupe qui a fait preuve de caractère pour aller chercher la qualif. Nous n’avons pas craqué. » Un peu frustré, mais nullement déçu, Steph Eberlin jubile surtout d’avoir vu son équipe fidèle à elle-même. « J’avais dit aux gars que quoi qu’il arrive, il ne faudrait pas baisser les bras. Ils ont montré un gros cœur. C’est notre valeur première. Malgré la défaite, la soirée est réussie à 100 %. J’avais parlé de plaisir. Ce soir, tout le monde en a pris. La SIG, un peu moins peut-être. »

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Le 30/11/2010

S.G.


Basket-ball / Coupe de France (32e de finale) : BCS - SIG, ce soir (20h)

Le derby rêvé Les uns tenteront de chahuter la hiérarchie. Les autres devront justifier leur statut de grandissimes favoris. Ce soir, le BC Souffelweyersheim (Nationale 1) accueille la SIG (Pro A) en 32e de finale de la Coupe de France. Une affiche de rêve pour tous les amoureux de basket-ball.

Sacha Giffa est un habitué des Sept-Arpents. Il a suivi, en spectateur, quelques-unes des rencontres du BCS depuis son arrivée à Strasbourg. Ce soir, le « Shaker » sera sur le terrain pour permettre à la SIG de poursuivre l'aventure en Coupe. (Photos DNA Laurent Réa)

Ricardo s'entraîne depuis trois semaines à Souffelweyersheim. Tous les mercredis matins, avec la section... babies deuxième année. Ricardo, c'est Junior, cinq ans, le rejeton du MVP 2010. « Il n'a pas encore beaucoup de basket, mais il a déjà du physique. Il est plus grand et plus costaud que tous les gamins de son âge », sourit David Weber, le meneur du BCS et l'un des deux entraîneurs, avec Sébastien Kancel, du fiston Greer. Ce soir, c'est le papa qui sera en visite aux Sept-Arpents. La SIG se déplace chez son voisin en 32e de finale de la Coupe de France pour un très attrayant derby entre les deux meilleurs clubs alsaciens. « Qui aurait cru, il y a encore cinq ou six ans, qu'on allait se rencontrer en compétition officielle ? », observe Stéphane Éberlin, le coach souffelois et l'un des anciens de la maison strasbourgeoise avec laquelle il s'est hissé en Pro A en 1999. « C'est un match de Coupe dans toute sa splendeur » L'affiche est évidemment déséquilibrée. Un monde sépare les professionnels strasbourgeois de leurs hôtes souffelois. « La logique veut qu'on en prenne trente, admet Stéphane Éberlin. Mais ça reste du basket. Et si on a seulement une chance sur dix mille de passer, on se doit de la saisir ». Frédéric Sarre, lui, reste prudent. « C'est un match de Coupe dans toute sa splendeur et donc une rencontre à prendre très au sérieux. » D'autant plus que le pensionnaire de Nationale 1 sera poussé par un millier


de personnes. La rencontre se jouera à guichets fermés. « Quand la salle est pleine, c'est un sacré bordel ! », lance Romain Appel, l'arrière du BCS. « Il n'est pas facile de s'y imposer, ajoute Fred Sarre. Il faudra donc jouer avec l'intensité, l'impact, le rythme et la dureté nécessaires, et surtout ne pas tarder à le faire afin de ne pas mettre ce public et cette équipe en transe ». L'entraîneur strasbourgeois n'a pas oublié le formidable exploit accompli par les amateurs bas-rhinois contre Dijon, l'an dernier, au même stade de l'épreuve. Il se rappelle aussi que Sorgues, adversaire de Souffel en championnat, a manqué de peu, il y a un mois, d'éliminer Hyères-Toulon (Pro A). Cela s'est joué à un point (87-88). « L'écart se réduit entre la N1 et le milieu pro. Ces joueurs vont arriver dans le combat avec tout l'engagement et la volonté qui les caractérisent. Et s'ils peuvent nous sauter au cou et nous mordre, ils ne vont pas s'en priver. » Pour Stéphane Éberlin, les probabilités d'une réplique à l'historique succès contre Dijon sont toutefois infimes. « Cette victoire avait fait le buzz, et il est évident qu'on aimerait la rééditer, mais c'est quelque chose qu'on ne peut pas banaliser. Tout le monde l'a dit et l'a écrit, il s'agit d'un exploit réalisé à l'issue d'un match parfait contre un adversaire meurtri par ce qui venait de lui arriver (le décès de Jonathan Bourhis, ndlr). » Mercredi dernier, Ricardo Junior a pris feu aux Sept-Arpents « On ne bénéficiera plus de l'effet de surprise et la SIG ne prendra sûrement pas ce match à la légère, appuie Romain Appel qui retrouvera, ce mardi, Frédéric Sarre, son coach durant deux saisons à Rueil (Pro B). On est conscient qu'il y a un écart et le but sera avant tout de se faire plaisir et de faire en sorte que les gens en prennent aussi ». Mercredi dernier, Ricardo Junior a pris feu aux Sept-Arpents. « Il a fait un carnage, s'amuse David Weber. Il pouvait shooter de n'importe où, ça rentrait ». Les Souffelois croisent les doigts pour que le paternel n'en fasse pas de même ce soir. Régis Schneider

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Le 30/11/2010 Les années strasbourgeoises de Sébastien Kancel

Un jeune en apprentissage A quelques heures d'affronter la SIG, son club formateur, le pivot souffelois Sébastien Kancel ouvre la boîte à souvenirs.


Sébastien Kancel, balle en main, a à cœur de réaliser un grand match contre son club formateur.

Que pèsent deux saisons dans la vie d'un basketteur ? Cette question, chacun en conviendra, n'a de sens que si elle est personnalisée. Sébastien Kancel (30 ans, 2,05 m), qui a évolué à la SIG de 1998 à 2000, est bien placé pour y répondre. Des modèles pour plus tard L'actuel pivot titulaire de Souffelweyersheim ne conserve que des souvenirs marquants de son passage au centre de formation du club professionnel alsacien. « De l'eau a coulé sous les ponts depuis mes 18-19 ans, sourit-il. Strasbourg m'a enseigné la rigueur inhérente au sport de haut niveau, la nécessité de se donner à fond aux entraînements, la patience aussi. Évoluer à l'intérieur d'un groupe de Pro A, tous les jours en tant que dixième homme, m'a énormément appris ». Le tempérament de Fred Forte - « A la télé, il ne paye pas de mine mais contre lui, je ne marquais pas beaucoup de points en un contre un », rigole-t-il -, la défense de Christian Cleante - « qui pouvait éteindre n'importe quel meneur » -, la gentillesse d'Olivier Weissler ou l'engagement de Paris McCurdy ont servi d'exemples, « jusqu'à maintenant », au jeune Sébastien. Tout juste majeur, il s'efforçait déjà de saisir chaque instantané de son aventure parmi l'élite. « Je me rappelle de l'Américain Stevenson, notre recrue en Pro B, confie-t-il. Dès son premier match, il a claqué une trentaine de points, dont cinq ou six dunks ! C'était un phénomène... En 1999, nous sommes montés en Pro A, pour décrocher d'emblée une place en play-offs l'année suivante. A l'époque, on avait éliminé Cholet, on gagnait des matches, l'ambiance était géniale ». Et de se féliciter : « J'étais pleinement intégré au groupe. Olivier Weissler, qui est aujourd'hui l'assistant-coach de la SIG, a toujours été un joueur super sympa avec les jeunes. En tout, j'ai dû entrer deux fois sur le terrain, mais je l'ai vécu comme une récompense... » « Un truc spécial » Une décennie s'est écoulée. Et le basketteur en apprentissage s'est


mué, le plus naturellement du monde, en intérieur dominant. Tout à l'heure, au coup d'envoi, il n'oubliera pas d'où il vient. « J'ai à cœur de réaliser un grand match, susurre-t-il. Cette affiche de Coupe de France provoque un tel engouement à Souffel... C'est presque une petite pause dans la saison, un truc spécial ». Un an et 13 jours après avoir éliminé Dijon de l'épreuve, le BCS peut-il réitérer semblable exploit face à la SIG ? « On ne peut pas dire que ce n'est pas possible, prévient Sébastien Kancel. Encore, si on ne l'avait jamais fait... » Amaury Prieur

------Le 30/11/2010 Jérôme Rosenstiehl

Un pied dans les deux clubs

Photo Kerfanto Sarah

Entre la SIG et Souffel, son cœur balance. Ce soir, Jérôme Rosenstiehl, le directeur sportif strasbourgeois et le meneur de l'équipe III du BCS, espère que la logique sera respectée. Il est licencié à Souffelweyersheim depuis quinze ans et salarié de la SIG. L'affiche du jour met donc aux prises le club de son cœur et celui qui l'emploie. « Je suis ravi, parce que je ne pensais pas que cela arriverait un jour en match officiel, sourit Jérôme Rosenstiehl, le directeur sportif de la SIG et le meneur de l'équipe III du BCS. C'est une vraie curiosité en tout cas ». Ancien partenaire de Stéphane Éberlin à Souffel, « JR », 34 ans, est un


familier des Sept-Arpents. Il assiste aux matches de la Une quand son emploi du temps le lui permet, y joue, aussi, les dimanches matins. « C'est mon bol d'air. » A l'heure de se projeter sur ce derby, Jérôme Rosenstiehl sait qu'il aura « un petit pincement au cœur » au coup d'envoi. Lorsque le match aura débuté, « le professionnel prendra le pas sur l'affectif. Dans ces cas-là, c'est le job qui prime, il n'y aura pas de place pour les sentiments. Je veux que la SIG aille loin en Coupe de France et cela commence par une victoire contre Souffel ». « Coéquipier de sortie » Le meneur scoreur des seniors III (Promotion d'excellence masculine) ne s'attend pas à une partie de plaisir. « C'est un match de Coupe, avec toute la part d'incertitude que cela comporte, et il nous faudra faire preuve de la plus extrême vigilance. » Mais le directeur sportif strasbourgeois sait que ses protégés ne pécheront pas par suffisance. « Je suis certain qu'on va faire un match sérieux et respectueux de l'adversaire. » A l'issue de la rencontre, il retrouvera celui qui fut longtemps son coéquipier, et demeure « un coéquipier de sortie et un vrai copain », Éric Mittelhaeuser, le team manager souffelois. La troisième mi-temps sera fraternelle.

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R. Sch.

Le 30/11/2010 BCS - SIG BC SOUFFELWEYERSHEIM : 5. Nkembe, 6. M'Bodji, 7. Appel, 8. Broliron, 9. Alingue, 10. Tschamber, 11. Kancel, 12. Traineau, 13. Weber, 15. Stefanov. Entraîneur : Stéphane Éberlin, assisté de Daniel Pereira. SIG : 4. Lewis, 5. M'Baye, 6. Hawkins, 7. Essart, 8. Soumahoro, 9. Jeanneau, 10. Digbeu, 12. Greer, 13. Giffa, 14. Pasco, 15. McCord, 18. Trauttmann. Entraîneur : Frédéric Sarre, assisté d'Olivier Weissler. Coup d'envoi : 20h, Gymnase des Sept-Arpents. Arbitres : MM. Dubois et Leffet. La rencontre est à suivre sur dna.fr.

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Le 30/11/2010 Basket-ball

Un derby alsacien haut en couleur

Même s’il estime les chances de Souffel à une sur 15 000, le coach Stéphane Eberlin entend bien jouer le coup à fond ce soir face à la SIG. Archives Jean-Marc Loos

Souffelweyersheim (N1) accueille la SIG (Pro A), ce soir à 20 h au gymnase des Sept Arpents, pour un derby très attendu lors de ce 32 e de finale de la Coupe de France. Un derby est toujours un match particulier, un moment important pour les supporters et les clubs. Celui qui va opposer ce soir l’outsider souffelois au favori strasbourgeois promet d’être spectaculaire dans un gymnase des Sept Arpents qui vibrera comme à ses plus belles heures. La Coupe de France offre en effet aux amoureux du basket alsacien un vrai choc, un match qui sent la poudre, entre la SIG, le patron incontestable de la région, et le club qui monte, le BC Souffelweyersheim, tout juste promu en Nationale 1 cette saison. Battus samedi en championnat par Gravelines au Rhénus (81-90), les hommes de Frédéric Sarre ont besoin de se rassurer. Pourtant, pour le coach strasbourgeois, ce match face au voisin souffelois ne sera pas une partie de plaisir. « Nous sommes prévenus puisque cette équipe a mis à mal Dijon la saison passée (ndlr : Souffel, alors en N2, avait éliminé Dijon 88-78, pensionnaire de Pro A à l’époque, au même stade de la compétition). À nous, d’être super concentrés, sérieux et précis dans ce que l’on va réaliser pour ne pas leur donner le moindre espoir. Il faut rapidement mettre en place notre supériorité et notre physique. Si on ne met pas ça et qu’on laisse venir les choses, ce match risque d’être une désillusion, nous devons le prendre très au sérieux », prévient l’entraîneur de la SIG.


Pour ce 32 e de finale de la Coupe de France (*), la pression n’est en tout cas pas sur les épaules souffeloises. Bien au contraire, le pensionnaire de Nationale 1 aborde cette rencontre comme un vrai match de gala. « Tout va dépendre de la SIG » « C’est la compétition des joueurs. À eux de mettre ce qu’ils veulent dedans, commente Stéphane Eberlin, le coach du BCS. On va jouer contre la SIG, le club phare de la région dans une salle pleine. Il n’y a qu’un seul mot : plaisir. Il faut s’éclater et profiter de l’instant ». Bien évidemment, les coéquipiers de Sébastien Kancel ront une petite idée derrière la tête. « On va mettre des choses en place avec l’objectif de rester le plus longtemps possible dans le match. Même s’il n’y a pas photo quand on voit l’effectif de la SIG, ça reste un match de basket. Alors si on a une chance sur 15 000, on ne se privera pas de la saisir. Mais il ne faut pas s’attendre à avoir des cadeaux. Tout va dépendre de la SIG », poursuit le technicien souffelois. Il pourra compter sur l’ensemble de son groupe, puisque Jérémy Tschamber, touché au poignet à Saint-Quentin, est apte. « J’aimerais bien qu’il en soit ainsi, répond Fred Sarre lorsqu’on lui rapporte les propos de son homologue. Les deux derniers matches face à HyèresToulon et Gravelines me laissent pourtant une inquiétude sur le fait d’avoir une maîtrise de notre jeu. Il faudra mettre de l’intensité, de la dureté dans l’impact et le rythme nécessaire pour que la salle et les joueurs de Souffel ne se mettent pas en transe comme on sait qu’ils peuvent le faire. Sinon, ce sera plus que compliqué. » Si Steeve Essart (aponévrose plantaire) et John Mc Cord (maux de tête) ont été ménagés hier lors de la séance matinale, la SIG sera également au complet. Ce soir, à partir de 20 h, dans le bouillant gymnase des Sept Arpents, la logique voudrait que ce derby alsacien tombe dans l’escarcelle strasbourgeoise. Mais une chose est sûre : Souffel fera tout pour jouer les empêcheurs de tourner en rond. Olivier Arnal (*) Le vainqueur se déplacera à Chalon-sur-Saône (Pro A) le 18 janvier en 16 e de finale. Les équipes BCS : 5. NKembe, 6. M’Bodji, 7. Appel, 8. Broliron, 9. Alingue, 10. Tschamber, 11. Kancel, 12. Traineau, 13. Weber, 15. Stefanov. Entraîneur : Stéphane Eberlin assisté de Daniel Periera. SIG : 4. Lewis, 5.


M’Baye, 6. Hawkins, 7. Essart, 8. Soumahoro, 9. Jeanneau, 10. Digbeu, 12. R.Greer, 13. Giffa, 14. Pasco, 15. Mc Cord. Entraîneur : Frédéric Sarre assisté d’Olivier Weissler.

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Le 29/11/2010

Trois questions à... David Weber (Photo Kerfanto Sarah)

« Motivation décuplée » Le meneur souffelois, David Weber, a fréquenté le centre de formation de la SIG durant quatre saisons. Il est convaincu que le BCS saura se montrer à la hauteur de l'événement, demain soir. - Compte tenu de votre vécu, ce derby face au voisin strasbourgeois revêt une saveur particulière... - Oui, c'est sûr, je vais revoir du monde ! A commencer par la plupart des gens qui m'ont formé de 2004 à 2008 : Olivier Weissler, qui m'a témoigné sa confiance dès ma deuxième année chez les cadets, en m'intégrant à l'équipe espoirs, Frank Kuhn (le préparateur physique de la SIG, ndlr), qui lui a succédé, et Frédéric Sarre, que j'ai côtoyé lors de ma dernière saison à Strasbourg. Je n'ai conservé que des bons souvenirs de ce club, humainement et sportivement. Et ça me fait vraiment plaisir de le retrouver en Coupe de France... Ma motivation sera forcément décuplée, surtout face à Steeve Essart, que j'ai appris à connaître quand je m'entraînais avec les pros. - Souffel a-t-il une chance de faire durer le suspense ? - C'est la question colle ! Nous commencerons à travailler dessus seulement


demain (aujourd'hui ndlr), dans la mesure où nous ne nous trompons pas d'objectif. Ce match constitue avant tout une fête pour le basket alsacien, mais aussi une répétition générale avant la réception du Puy, samedi en championnat. Ceci dit, nous sommes des compétiteurs et nous voulons nous donner les moyens de l'emporter même si physiquement, entre la Pro A et la N1, il y a un monde... Nous allons nous frotter à ce qui se fait de mieux mais nous pouvons, je crois, tenir la SIG sur certaines séquences. - L'appui du public sera encore une fois fondamental... - Déjà en temps normal, l'ambiance est géniale... Mais là, j'ai le sentiment que la salle va déborder ! Et on sait, par expérience, que nous sommes boostés lorsque les supporters sont à fond derrière nous.

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Propos recueillis par Amaury Prieur

Le 29/11/2010 Coupe de France (32e de finale) : avant BCS - SIG, demain (20h)

Abdou n'a pas oublié Abdou M'Baye est prévenu. La saison dernière, avec Dijon, il avait été éliminé par Souffelweyersheim en 32e de finale de la Coupe de France. L'arrière strasbourgeois n'a aucune envie de connaître une autre soirée comme celle-là.


Abdou M'Baye, ici contre Paris, est déjà venu à Souffelweyersheim. Et cela reste un très mauvais souvenir. (Photo DNA - Michel Frison)

Abdoulaye M'Baye n'a pas oublié. Comment aurait-il pu d'ailleurs ? Il y a un an, le 17 novembre 2009, Souffelweyersheim, pensionnaire de Nationale 2 masculine, battait Dijon, sociétaire de l'élite, en 32e de finale de la Coupe de France (88-78). Un exploit, on l'a dit mais on le répète quand même, sans précédent dans l'histoire de la compétition. Abdou M'Baye portait alors le maillot dijonnais. Et il se souvient de cette rencontre comme si c'était hier. « On n'avait pas abordé ce match avec tout le sérieux requis. Certains avaient peut-être oublié qu'il y avait, en face, de bons joueurs de basket et une équipe qui dominait alors son championnat », confie l'arrière désormais à Strasbourg, l'un des seuls à surnager dans le camp bourguignon (15 points) lors de cette soirée funeste ou mémorable, selon le camp choisi. Le double champion d'Europe U16 et U18 se rappelle très bien de ce match. Nul besoin de lui rafraîchir la mémoire, son récit est fidèle. « On commence pas trop mal, on est en tête à la mi-temps, mais ils mettent des shoots dans le troisième quart-temps. Et portés par leur euphorie, ils vont au bout. » Déjà traumatisée par le décès accidentel de Jonathan Bourhis, quinze jours auparavant, la JDA allait un peu plus s'enfoncer dans une spirale négative après cette élimination aux allures de coup de tonnerre. « On traversait une période très difficile. Et cette défaite nous a fait descendre un étage plus bas », rapporte le joueur formé à l'Insep. « Quelque chose qui ne doit pas arriver » A l'heure de retrouver le gymnase des Sept-Arpents, Abdou M'Baye n'a aucune envie de revivre pareille mésaventure. « Avec tout le respect que j'ai pour Souffel, c'est quelque chose qui n'aurait pas dû arriver. Et qui doit encore moins se répéter », confie le n°5 strasbourgeois, auteur d'une sortie conséquente samedi contre le BCM (17 points, 16 d'évaluation). Pour se sortir sans encombre du traquenard souffelois, la SIG ne devra pas prendre ce match à la légère. Et ça, Abdou M'Baye le sait sans doute mieux que personne.


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R. Sch.

BASKET-BALL / Saint-Quentin dans la douleur (Nationale 1 masculine)

Jason Jones (ici au tir) et les Saint-Quentinois ont eu très chaud, vendredi face à Souffelweyersheim.

A l’aise face aux cadors, Souffelweyersheim a mené la vie dure au SQBB, qui a dû avoir recours à une prolongation pour s’imposer 79-76. Les équipes nordistes réussissent bien à Souffelweyersheim en cette phase aller. Déjà vainqueur d'Orchies et de Denain, le BCS allait-il remettre ça face à Saint-Quentin ? Dans l'Aisne, « Souffel » alignait pour la première fois le Serbe Jovan Stefanov (27 ans), joueur réputé pour ses qualités de scoreur. De leur côté, les supporters axonais allaient faire connaissance avec l'intérieur français Jason Jones (24 ans, 2,03 m), le remplaçant de Gilles Sylvain. Les gros bras ne font pas peur au promu alsacien, qui l'a prouvé en tombant le leader denaisien, puis en tenant la dragée haute à Bordeaux. Face au SQBB, Souffelweyersheim, sans complexe, prenait le meilleur départ (2-8, 3e), bien aidé, il est vrai, par une équipe saint-quentinoise malheureuse dans ses tentatives de tir longue distance et trop permissive en défense. Mais les cadres axonais remettaient vite de l'ordre dans la maison (9-8). « Souffel », qui faisait bien tourner la balle, est une équipe où le danger peut venir de partout. Ça se confirmait en début de rencontre, à l'avantage des visiteurs (11-17, 7e). Mais deux tirs primés, signés Sencanski, puis Jones, relançaient le SQBB. Les Bleu et Blanc, obligés de courir après le score (19-29, 15e), n'étaient pas à la fête face au bloc collectif alsacien en cette première période. Les Axonais, sous l'impulsion de leur meneur et capitaine Alexis Rambur, réagissaient et revenaient à -2, avant d'égaliser (31-31, 18e). Mais le


promu ne s'en laissait pas compter et virait en tête à la pause : 33-35. Lesieu-Rambur duo de choc Plus dans la réaction que dans l'action en première période, les SaintQuentinois se devaient d'élever leur niveau de jeu, après le repos, face à un coriace « Souffel ». Julien Lesieu (8 points d'affilée), au four et au moulin, montrait la voie à suivre à ses coéquipiers qui mettaient du rythme à la partie. D'un tir primé, Jason Jones se mettait le public saint-quentinois dans la poche et permettait à son équipe de prendre sept longueurs d'avance : 52-45 (27e). Derrière, Moustafa Diallo gaspillait deux belles opportunités. Les Alsaciens, pas en réussite derrière l'arc de cercle, voyaient leur pourcentage s'écrouler (6 %). Les Saint-Quentinois ne relâchaient pas leur effort et maintenaient à distance respectable les joueurs de Souffelweyersheim (58-49, 34e). Mais les tenaces Alsaciens allaient jusqu'au bout menaient la vie dure aux hommes d'Arnaud Ricoux, qui restaient sous la menace d'un retour de « Souffel » (61-60, 37e). Dans cette fin de match à suspense (67-66, 31'' à jouer), le SQBB pouvait compter sur ses hommes forts, Julien Lesieu (19 points, 12 rebonds, 22 d'évaluation) et Alexis Rambur (20 points, 6 passes décisives, 23 d'évaluation). Ces deux-là provoquaient une faute et le meneur de jeu du SQBB se voyait offrir deux lancers francs à 11'' de la fin. Il n'en réussissait qu'un (68-68). Prolongation. Le dernier mot revenait finalement au SQBB qui pouvait pousser un grand ouf de soulagement. Mais diable que ce fut dur ! Auteur : Nicolas SANSON Article paru le : 29 novembre 2010

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Lundi 29 Novembre 2010 BASKET-BALL (NATIONALE 1)

« La manière, ce sera pour plus tard »


Julien Lesieu a - une nouvelle fois cette saison - fait du dégât dans la raquette adverse vendredi soir. (photos GREGORY PORTELETTE).

Une victoire en prolongation d'un redoutable Souffelweyersheim (79-76), Arnaud Ricoux s'en contente volontiers pour son SQBB, qui reste troisième du classement. Ça devait être compliqué et ça le fut. « On s'attendait à un match difficile mais tout le monde n'en était pas persuadé », provoque un tantinet Arnaud Ricoux. « "Souffel", c'est une bonne équipe de N1. Notre victoire n'est pas à déclasser, surtout en prolongation », appuie Jason Bach, deux primés manqués à des moments clés mais auteur du dernier panier de la partie, à la conclusion d'une incroyable perte de balle de Kancel. « C'est une équipe bien organisée, qui se connaît bien et qui est en confiance, estime Alexis Rambur. Une équipe qui peut aller en play-offs sans problème. » Le capitaine saint-quentinois, qui fêtait vendredi ses 27 ans, a peut-être perdu ses repères derrière les 6,75 m (0/2) mais il reste le leader de la N1 aux tirs à 2 points (8/8 vendredi) et un meneur de jeu redoutable dans le « money-time ». Son rebond offensif a permis au SQBB d'arracher la [RC]prolongation à 11 secondes de la fin, même si son énorme perfectibilité aux lancers-francs (un seul réussi sur 2) aurait sans doute évité un périlleux « extra-time ». Cinquième double-double pour Julien Lesieu «Je regarde beaucoup de matches et je sais qu'un meneur doit d'abord penser à installer le jeu de son équipe avant de prendre ses responsabilités, explique le pote de Tony Parker. Au fil du match, je vois où je peux attaquer et où l'adversaire se fatigue. Mais aller au panier, ça reste plus facile que de gérer son équipe. » Avec 20 points et 6 passes, Rambur a constitué l'un des bouts de l'axe meneur-pivot, décisif ce week-end. Car l'autre bonhomme de la rencontre a encore été Julien Lesieu, auteur de son cinquième double-double de la saison (19 points et 12 rebonds). C'est lui qui offrit le premier avantage de la partie au SQBB... après 23


minutes de jeu (41-39, 23e) ! Car jusque-là, le collectif souffellois avait fait merveille, largement récompensé par les envolées du jeune Alingue (18 points, 12 rebonds et 3 contres). Les Alsaciens ont pris jusqu'à dix longueurs d'avance dans le second quart (19-29, 15e). « On a encore été trop permissif en début de match, reconnaît Alexis Rambur. Malgré les efforts produits cette semaine à l'entraînement. » « On les a laissés installer leur basket et cela a été beaucoup mieux dès qu'on a contesté leurs déplacements et coupé leurs lignes de passe », estime le coach saint-quentinois, inquiété dans les 4e et 5e périodes par l'adresse retrouvée des Souffellois à 3 points. Ce devait être difficile et ça le fut. C'est encore plus douloureux pour Stéphane Eberlin, déjà battu par Bordeaux (2e) la semaine dernière à 3 secondes de la fin. « Ça commence à être frustrant, peste l'entraîneur alsacien. Parce que, encore une fois, on fait ce qu'il faut. On fait déjouer Saint-Quentin et ça se joue à un rebond offensif de leur meneur (Rambur) ou une balle perdue de Kancel, qui ne doit jamais la recevoir dans ces conditions. On prouve qu'on est capable de jouer contre les meilleurs de N1, mais maintenant, il faut bonifier ça en points. » « Nous, on ne va retenir que la victoire, propose Arnaud Ricoux. La manière, ce sera pour plus tard. »

------Basket-ball (Nationale 1)

Joueurs dans l'œil du coach Publié le lundi 29 novembre

ERIC JONNEAU


Avec 20 points et une « éval » à 23, Alexis Rambur a été l'une des satisfactions d'Arnaud Ricoux vendredi.

(Aisne). Fidèle à sa réputation, Souffelweyersheim a fait déjouer son rival axonais. Qu'Arnaud Ricoux passe au crible. SI les derniers résultats de Souffelweyersheim annonçaient une rencontre de haute intensité vendredi soir, Arnaud Ricoux n'avait cessé durant la semaine d'alerter ses joueurs sur la faculté des Alsaciens à faire déjouer leurs adversaires. Très solides défensivement, ils n'ont pas failli à leur réputation et ont su empêcher plusieurs joueurs axonais de s'exprimer comme à l'accoutumée. A l'issue de la rencontre, le coach s'est prêté au jeu des analyses individuelles. Au rayon des satisfactions, le technicien saint-quentinois tenait à souligner le match d'Alexis Rambur, top scoreur axonais vendredi (20 points, 23 d'évaluation). «Plutôt effacé en début de match, Alex a su marquer des paniers importants et être décisif plusieurs fois par la suite ». Si le staff insistait sur cette montée en puissance c'est que Julien Lesieu a lui aussi pris de plus en plus d'influence au fil de la rencontre : « Il a eu beaucoup de mal en début de match mais qui a su retrouver son efficacité en deuxième mi-temps ». Parmi les éléments ayant eu le plus d'influence sur la rencontre, le technicien tenait à souligner l'importance de Moustafa Diallo, « quasi inexistant durant le match, mais qui a eu le grand mérite de mettre les paniers qu'il fallait quand il le fallait, notamment en prolongation. Lorsqu' il a su rentrer ses deux lancer et lorsque, à 20 secondes de la fin, alors qu'on est mené 76-75, il nous met un panier capital qui nous permet de passer devant ». Howell, quand même Ce rôle d'homme providentiel, en manque d'adresse, était également endossé par Keonta Howell, qui avait pourtant habitué le palais des sports à


beaucoup mieux. « Mais qui a réussi un missile primé en prolongation (73-70) à 4'07 du buzzer qui nous fait un bien fou », savourait encore le coach après la victoire. A l'image d'Olivier Romain, Arnaud Ricoux restait sur sa faim de la prestation de certains, dont il attendait plus d'impact : « C'est pourtant le genre de match où Olivier devrait plus apporter. Ce soir (vendredi), je n'ai pas vu de conviction dans ses shoots, et sans conviction ça ne rentre pas… C'est dommage car c'est un véritable shooter qui peut-être très adroit ». Dans le même registre, Jason Bach a été encore une fois maladroit, « malgré des positions qui pouvaient nous faire prendre un peu d'air ». Reproche que le technicien saint-quentinois adressait également à Dejan Sencanski, « plutôt pâle » avec un 33 % de réussite au shoot. Arrivé il y dix jours et après avoir rendu une belle feuille de stats la semaine dernière Jason Jones, « JJ », « est encore trop juste physiquement. S'il s'est bien battu aux rebonds (6), il a encore beaucoup de mal à trouver sa place entre les shoots extérieurs et le jeu dos au cercle ». Enfin, du côté déceptions, le coach ne mâchait pas ses mots à l'encontre de la prestation de Rolland N'Kembe, coupable, notamment, d'une faute antisportive en fin de premier quart-temps : « Aujourd'hui (vendredi), il a été pitoyable, par contre Baptiste Piekacz a été remarquable » concluait le coach, en souriant à l'évocation de son 10e homme, pas rentré... Jean-Baptiste BAYON

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Le 28/11/2010 Basket-ball / N1M : après St.-Quentin - BCS (79-76, a.p.)

Une cote en hausse


Photo kerfanto Sarah

Le BC Souffelweyersheim sort grandi d'une épreuve qui l'a conduit à affronter l'ensemble des membres du trio de tête de Nationale 1, en trois petites semaines. Et la nouvelle frustration née de la défaite après prolongations, enregistrée vendredi soir à Saint-Quentin, ne change rien au constat d'ensemble. Stéphane Éberlin, l'entraîneur bas-rhinois, est formel : « Si nous continuons à évoluer à ce niveau, nous pouvons devenir très dangereux. Nous venons de prouver à tout le monde que nous n'avions rien à envier à personne dans ce championnat. On mérite mieux que notre statut actuel de premier non relégable, je suis persuadé que l'on peut viser plus haut. » Comment lui donner tort, au regard des prestations fournies face aux trois principaux prétendants à l'accession en Pro B ? La dernière en date, vendredi soir à Saint-Quentin, se révèle, pour ainsi dire, aussi frustrante qu'encourageante. Vaincus après 45 minutes d'un combat intense, les Souffelois ont eu les balles en mains pour frapper un grand coup, dans la continuité de l'onde de choc provoquée il y a deux semaines à Denain. « Un gros coup à jouer cette saison » Depuis sa victoire en terre nordiste, sur le parquet du leader, le BCS qui peut se targuer d'être le seul à avoir réalisé cette prouesse jusqu'à présent - a incontestablement changé de statut. Ses adversaires ne portent plus le même regard sur lui. Un titre de la presse régionale, avant-hier en Picardie, a même rebaptisé les Alsaciens en « coupeurs de têtes » ! En découle cette évidence : le promu est non seulement respecté, mais il est aussi craint, et chacun sait que les deux adjectifs vont souvent de pair... « Nous devons prendre conscience que nous avons un gros coup à jouer cette saison, développe Stéphane Éberlin. Notre calendrier (*) recommence à être abordable et nous sommes, à ce stade, en conformité avec le tableau de marche fixé avant le coup d'envoi du championnat. » Et le technicien de fixer à son groupe un objectif ambitieux de « deux ou trois victoires consécutives », pour matérialiser en points les espoirs nés des récentes passes d'armes avec les clubs référencés de N1.


« Pour y parvenir, il faut que nous progressions dans la maîtrise des instants importants, en nous montrant encore davantage tueurs en défense, confie le stratège du BCS. A Saint-Quentin, nous encaissons 24 points sur des lay-ups, alors que nous savions pertinemment qu'il nous fallait empêcher cet adversaire de "driver" sur jeu placé. A un moment, il faut dire stop ! Il ne nous manque pas grand-chose pour que les choses basculent du bon côté... » Stefanov « voulait trop bien faire » Pour Stéphane Éberlin, le déplacement en Picardie a accouché d'une ultime espérance : celle de voir l'intérieur serbe, Jovan Stefanov, « apporter beaucoup » à Souffel cette année. « Je lui ai donné 11 minutes de temps de jeu, mais il a pris quatre fautes très vite, souligne l'entraîneur. Il voulait trop bien faire... Mais il a tout de même évolué dans le registre où on l'attendait, en réussissant notamment un panier à trois points. » Le nouveau "poste 4" moderne du BCS ne devrait plus tarder à trouver définitivement ses marques... Amaury Prieur (*) D'ici Noël, le BCS recevra Le Puy et Liévin. Ces deux rencontres à domicile seront entrecoupées d'un déplacement à Sorgues.

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Le 27/11/2010 Basket-ball / Nationale 1

La déception souffeloise SAINT-QUENTIN 79 BCS 76 a.p. Quart-temps : 17-19 ; 16-16 (mi-temps : 33-35) ; 19-12 ; 16-21 ; 11-8. Environ 2 200 spectateurs. Arbitres : MM. Gleynat et Lubienski. SQBB : 31 tirs sur 66, 13 LF sur 20, 4 sur 20 à 3 pts, 16 fautes, 19 fautes provoquées, 34 rebonds, 12 passes décisives, 10 interceptions, 18 balles perdues. Rambur 20, Lesieu 19, Howell 11, Diallo 9, Bach 8, Sencanski 6, Jones 6, Romain, N'kembe.


BC SOUFFELWEYERSHEIM : 31 tirs sur 73, 8 LF sur 13, 6 sur 30 à 3 pts, 19 fautes, 16 fautes provoquées, 39 rebonds, 7 passes décisives, 9 interceptions, 17 balles perdues. Alingue 18, Broliron 15, Kancel 14, Weber 12, Stefanov 5, M'Bodji 5, Tschamber 3, Nkembe 2, Traineau 2, Appel. Les équipes nordistes réussissent bien à Souffelweyersheim lors de cette phase aller. Déjà vainqueur d'Orchies et de Denain, le BCS allait-il remettre ça face à Saint-Quentin ? Les Alsaciens, sans complexe, prenaient le meilleur départ (2-8, 3e'), bien aidés, il est vrai, par une équipe saint-quentinoise maladroite aux tirs. Mais les cadres axonais remettaient vite de l'ordre dans la maison (9-8). « Souffel » est une équipe où le danger peut venir de partout. Ça se confirmait en début de rencontre, à l'avantage des visiteurs (11-17, 7e'). Mais deux tirs primés, signés Sencanski, puis Jones, relançaient le SQBB. Les Bleu et Blanc, obligés de courir après le score (19-29, 15e'), n'étaient pas à la fête face au collectif alsacien. Les Axonais réagissaient et revenaient à -2, avant d'égaliser (31-31, 18e'). Mais le promu ne s'en laissait pas compter et virait en tête à la pause : 33-35. De retour des vestiaires, Julien Lesieu (8 points d'affilée) montrait la voie à suivre à ses coéquipiers. D'un tir primé, Jason Jones se mettait le public saint-quentinois dans la poche et permettait à son équipe de prendre sept longueurs d'avance : 52-45 (27e'). Les Saint-Quentinois ne relâchaient pas leurs efforts et maintenaient à distance respectable les joueurs de Stéphane Eberlin (58-49, 34e'). Mais les tenaces Alsaciens allaient jusqu'au bout menaient la vie dure à leurs hôtes. Dans cette fin de match à suspense (67-66, 31" à jouer), le SQBB pouvait compter sur ses hommes forts, Julien Lesieu et Alexis Rambur. Ces deux-là provoquaient une faute et le meneur de jeu du SQBB se voyait offrir deux lancers-francs à 11" de la fin. Il n'en réussissait qu'un (68-68). Prolongation. Finalement, le dernier mot revenait au SQBB, vainqueur 79-76. Une défaite frustrante pour le BCS, qui peut maintenant penser à la Coupe de France et sa confrontation face à la SIG mardi prochain.

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Le 27/11/2010 à 03h42 Nationale 1

Souffel craque sur la fin


Saint-Quentin - Souffleweyersheim 79-76 ap. Les périodes : 17-19, 16-16, 19-12, 16-21,11-8. Arbitres : MM. Gleynat et Lubienski. Saint-Quentin : Rambur 20, Howell 11, Bach 8, Lesieu 19, Diallo 9 puis Sencanski 6, N’Kembe 0, Romain 0, Jones 6, Piekacz 0. Entraîneur : Arnaud Ricoux. Souffelweyersheim : M’Bodji 5, Broliron 15, Tschamber 3, Kancel 14, Traineau 2 puis N’Kembe 2, Alingue 18, Appel 0, Weber 12, Stefanov 5. Entraîneur : Stéphane Eberlin Restant sur deux performances significatives, les Alsaciens profitaient d’entrée des maladresses axonaises pour prendre les commandes de la rencontre (2-8, 4 e). Englué dans une défense compacte, le SQBB éprouvait les pires difficultés pour entrer dans la raquette. Le terrible sentiment d’impuissance du SQBB ne fléchissait pas et le BCS prenait même peu d’air après un tir primé de Stefanov (19-26, 14 e). Le SQBB s’accrochait et parvenait péniblement à revenir au score (29-31, 17 e). Si la défense du BCS gardait toute son efficacité, elle commençait à rencontrer quelques difficultés avec les trois fautes de Stefanov dans le quart temps. La pause avait été profitable aux locaux qui prenaient pour la première fois l’avantage dans la rencontre sous l’impulsion de Lesieu (43-39, 23 e). Un 3 points de Jones permettait aux locaux de prendre une première avance significative (52-45, 27 e). Le temps ne tournait plus à l’avantage des Alsaciens et le SQBB gardait le ballon jusqu’au bout de ses possessions. Mais à force de trop jouer avec le feu, les visiteurs se remettaient dans le match. La pression montait encore d’un cran lorsque Broliron par deux fois et Weber dégainaient à 3pts et remettaient les promus au contact des Saint-Quentinois (61-60, 37 e). Alingue pour Souffel scorait sous le panier (67-66) à moins de 30 secondes du buzzer. Le bras arraché sous les paniers, Alexis Rambur avait deux lancers francs pour la gagne mais un seul seulement rentrait (68-68) et Broliron ratait sous ultime shoot au buzzer. Dans la prolongation, Howell permettait au SQBB de prendre 3 pts d’avance (73-70, 41 e). Un avantage que la défense locale validait en étouffant l’attaque alsacienne qui suivait, mais Broliron en rajoutait une couche derrière la ligne de bonus. C’est finalement dans les dernières secondes que Diallo et Bach donnaient la victoire aux hommes de Ricoux sur le fil (7976).

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Samedi 27 Novembre 2010 BASKET-BALL (NATIONALE 1)

SQBB a eu chaud aux plumes

Julien Lesieu (à gauche) a réalisé un double-double, avec 19 points et 12 rebonds (photos GREGORY PORTELETTE).

Opposés à un collectif alsacien de grande qualité, les Saint-Quentinois ont eu recours à une prolongation pour se faire respecter à Pierre-Ratte (7976). Denain y avait goûté sa première défaite de la saison, Bordeaux s'en était sorti grâce à un lancer-franc offert généreusement à 3 secondes de la fin. « On était prévenus », note Sébastien Lambert, l'assistant-coach du SQBB. Les Saint-Quentinois se savaient en effet condamnés à très bien faire face à une formation alsacienne au collectif finement ciselé et à la volonté infaillible. Et ils durent en effet s'employer des deux côtés du terrain pour arracher en prolongation un succès de haute lutte, largement inspirés par le tandem Rambur-Lesieu (39 points). Collectif Ils étaient prévenus mais le naturel offensif des Picards est tenace. D'entrée, les Alsaciens lui imposent leur défense et déroulent en attaque (2-8, 4e). La réponse est rapide (9-8) mais le collectif visiteur est effectivement impressionnant (11-17), retenu in extremis par les trois points de Sencanski et Jones, ce dernier faisant mouche un mètre derrière l'arc dès ses premiers pas à Pierre-Ratte (17-19, 10e). Brèche


Le SQBB ne trouve pas d'autres failles en attaque, où il multiplie les balles perdues et essuie les contre-attaques punitives d'Alingue (10 points à 100% à la pause). Maladroits et absents du rebond offensif, les Axonais plongent leur public dans le doute. Recruté la semaine dernière, Stefanov n'a qu'à se laisser guider par ce merveilleux et inquiétant ensemble souffellois (19-29, 15e). Une brèche s'ouvre enfin et les « Bleu et Blanc », morts de faim, s'y engouffrent. Rambur égalise dans le soulagement général (31-31, 18e). À la pause, Saint-Quentin est dominé au rebond (20 à 12) et cumule déjà 10 balles perdues, mais l'essentiel est préservé (33-35, 20e). Mini-break Le SQBB a trouvé des clés défensives et s'invite enfin aux commandes après la pause, suite à une série de Lesieu (41-39, 23e). « Souffel » s'accroche et c'est Jason Jones, à 3 points, qui provoque un petit break intéressant (52-45, 27e). À l'entame du dernier quart (52-47), Souffelweyersheim cherche des solutions et rien n'est fait. Loin de là. « Souffel » s'accroche C'est toujours au forceps que les hommes d'Arnaud Ricoux désorganisent l'armada alsacienne et creusent très doucement l'écart, Lesieu toujours à la finition (58-49, 34e). Mais les Alsaciens ne lâchent toujours pas et repassent devant en trois coups de poignets meurtriers à 3 points, signés Broliron et Weber (61-62, 37e). C'est finalement un lancer-franc de Rambur qui envoie les deux équipes en prolongation (68-68). Merci Kancel Un 3 points de Howell, décevant jusque-là, semble débloquer la situation en faveur des Saint-Quentinois, servis par une défense de canidés. Broliron, dans le même exercice, égalise toutefois, imité par Weber. Et c'est une incroyable balle perdue par Kancel qui permet au SQBB de tuer le match en contre-attaque (79-76).

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ERIC JONNEAU


« Souffel », c'est pas de la tarte (Nationale 1 masculine) Keonta Howell et les Saint-Quentinois veulent reprendre leur envol face aux Alsaciens de Souffelweyersheim, ce soir à Pierre-Ratte (Photo Gaël HERISSE). Battu samedi à Saint-Chamond (89-76), le SQBB doit absolument se reprendre ce soir face à Souffelweyersheim, à l’aise face aux gros. L'exercice se révèle périlleux. En effet, nombreux sont ceux qui se sont cassé les dents sur le nom de l'adversaire du SQBB : Souffelweyersheim (prononcez su.fœl.vaj.œr.sajm). Cette commune, située à deux pas de Strasbourg (Bas-Rhin) et peuplée d'environ 8 000 âmes, est traversée par la rivière Souffel, dont elle tire son nom. Avec Souffelweyersheim, rien n'est simple. Sur le terrain aussi, le promu alsacien peut s'avérer être un casse-tête. Denain, qui mène grand train en tête de Nationale 1, en sait quelque chose. Sa seule défaite concédée à ce jour fut contre « Souffel », emmené par un Jacques Alingue des grands soirs (17 points, 11 rebonds, 3 contres). Une défaite 88 à 81 survenue lors de la onzième journée. Ce soir-là, la formation du Bas-Rhin était pourtant diminuée par les absences de Camara (voir les échos) et d'Alexandre Nkembe (poignet). Ce dernier, cousin éloigné de Roland le SaintQuentinois, a repris l'entraînement collectif lundi et sera du voyage dans l'Aisne. Denain réussit décidément bien aux Alsaciens. Au printemps 2009, ils s'étaient imposés en finale du trophée Coupe de France à Paris-Bercy face à ces mêmes Nordistes, Alexandre Nkembe (qui possède son propre site internet www.nkembe.com) étant élu MVP du match avec 23 points et 33 d'évaluation. L'atout Jason Jones Le week-end dernier dans son chaudron des Sept-Arpents, le BCS est passé tout près d'un nouvel exploit face à Bordeaux (61-62), sorti vainqueur sur un lancer-franc de John Ford. Les hommes de Stéphane Eberlin sont sortis frustrés de ce match, s'estimant lésés (à juste titre) par l'arbitrage. « L'arbitre a sifflé une faute imaginaire à trois secondes de la fin. On s'est senti volé. J'ai utilisé cette frustration pour remonter à bloc mes joueurs », a rapporté Stéphane Eberlin. Son équipe, qui devrait aligner pour la première fois le Serbe Jovan Stefanov (27 ans ; 2,05 m), joueur réputé pour ses qualités de scoreur, se rend dans l'Aisne avec l'ambition de « faire un coup ». La pression n'est pas sur « Souffel », mais sur Saint-Quentin, obligé de se reprendre, après avoir été stoppé net à Saint-Chamond. Comme l'a dit Roland Nkembe, « il faut qu'on se rattrape du match de samedi ». Jason


Jones (24 ans, 2,03 m, 110 kg), le nouveau visage du SQBB, sera un atout de poids dans la raquette. Pour sa première à domicile, l'intérieur français aura à cœur de bien faire : « J'ai été accueilli par beaucoup de monde ici et je ne veux pas décevoir.» Auteur : Nicolas SANSON Article paru le : 26 novembre 2010

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Le 26/11/2010 SAINT-QUENTIN - BCS ce soir 20H

La fierté des braves Victime d'une erreur d'arbitrage manifeste face à Bordeaux, le BC Souffelweyersheim veut se faire justice lui-même, ce soir à Saint-Quentin. Les probabilités qu'il y parvienne sont faibles, mais c'était aussi le cas il y a deux semaines, avant ce mémorable déplacement à Denain. Être victime d'un vol peut-il donner... des ailes ? L'entraîneur souffelois, Stéphane Éberlin, en est convaincu. Le technicien a martelé ce message à ses joueurs, dont il a titillé l'orgueil. « Nous ne voulons plus jamais revivre ça, insiste-t-il. Ce sentiment de frustration peut être bénéfique, si nous l'utilisons pour devenir plus méchants et conquérants. Les lamentations, prises isolément, ne nous conduiront nulle part. » Le contenu, lui, ne cesse de plaider en la faveur des Alsaciens, depuis un bon mois et cette victoire épique, après prolongations (82-81), aux dépens de Saint-Étienne. Stefanov « qualifié » Et le meilleur, finalement, est peut-être à venir. Tout d'abord, le calendrier démentiel du BCS - marqué par trois confrontations consécutives face aux équipes du trio de tête de la N1 - s'adoucira, sous huitaine. Ensuite, l'intérieur serbe, Jovan Stefanov, qualifié pour ce soir, présente le profiltype du poste 4 moderne qui manquait à la rotation. Enfin, Alex Nkembe, qui s'est entraîné individuellement la semaine dernière, a repris les séances collectives depuis lundi. Privé de toute apparition sur le parquet depuis fin octobre, l'ailier est de nouveau apte à jouer. « Nous avons toutes nos forces vives à disposition, se félicite le coach bas-rhinois. Les dirigeants ont


fait l'effort qu'il fallait pour m'offrir un effectif compétitif à ce niveau. Tous les signaux sont au vert. » La Coupe Korac en 1991 Saint-Quentin, bien sûr, est tuyauté. Troisième attaque du championnat, l'équipe de l'Aisne - qui possède dans ses rangs l'ancien espoir de la SIG, Jason Bach, et l'ex-meneur de Vichy et Rouen (Pro A), Alexis Rambur complète le podium derrière Denain et Bordeaux. Pour l'anecdote, en 1991, le club picard disputait la défunte Coupe Korac. Même 19 ans plus tard, cela vous pose un adversaire... LES ÉQUIPES : SAINT-QUENTIN : Rambur, Romain ; Diallo, Sencanski, Howell ; Jones, Bach, Lesieu, N'kembe. BCS : Tschamber, Weber ; Broliron, Appel, M'Bodji, NKembe ; Stefanov, Traineau, Alingue, Kancel. AMAURY PRIEUR

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Le 26/11/2010 NM1

Avec la rage au ventre


Le retour d’Alex Nkembe va apporter une rotation de plus au BCS. Photo Jean-Marc Loos

Battu sur le fil par Bordeaux à cause d’une erreur d’arbitrage le week-end dernier (61-62), le BC Souffelweyersheim se déplace à 20 h à SaintQuentin, 3 e de NM1, avec l’envie de réussir un coup lors de cette 13 e journée. En s’imposant sur le parquet du leader Denain il y a deux semaines (81-88) et en tenant tête à son dauphin bordelais samedi dernier aux Sept Arpents (61-62), Souffelweyersheim a prouvé qu’il avait le niveau de la Nationale 1. Pourtant, après cette courte défaite face à l’armada girondine, Stéphane Eberlin nourrissait d’énormes regrets, puisque son équipe avait vraiment les moyens d’épingler un nouveau gros à son tableau de chasse. « Il y a beaucoup de frustration, car nous avons fait le match qu’il fallait pour jouer les yeux dans les yeux avec les Bordelais », commente le coach souffelois. « Malheureusement, l’arbitre décide du sort de la rencontre en sifflant une faute inexistante à trois secondes de la fin. Les joueurs en ont gros sur la patate et ont l’impression d’avoir été volés. Un match comme ça doit se jouer au basket et non pas sur ce genre de décision. J’espère que nous pourrons transformer cette amertume en ondes positives pour mettre de l’agressivité, mais aussi être plus durs et méchants. » « Il faudra jouer libéré » Ce soir (20 h), le déplacement à Saint-Quentin, 3 e de N1 et candidat à la montée comme les deux précédents adversaires du BCS, ne sera de nouveau pas de tout repos. La formation nordiste possède l’une des meilleures attaques de la division. « Les Saint-Quentinois jouent tout pour l’attaque. Il y a beaucoup de talent dans cette équipe. Il faudra être capable de réduire ce potentiel, tout en profitant des espaces qu’ils laissent souvent dans leur défense », poursuit l’entraîneur souffelois. « C’est la 3 e grosse équipe de la poule. Il faut aborder ce match comme les deux précédents, sans pression et en proposant des choses dans le but de la perturber. Nous avons enfin l’occasion de faire un coup. Pour cela, il faudra


jouer libéré comme à Denain. » Pour ce 3 e choc de suite, qui précède une série de quatre rencontres avant la trêve face à des adversaires directs pour le maintien, le coach alsacien récupérera Alex Nkembe, remis de sa blessure au poignet, et intégrera sa nouvelle recrue, l’ailier fort serbe Jovan Stefanov. « Ça va nous faire du bien, car certains joueurs commencent à être fatigués », souligne un Eberlin qui compte bien rappeler à ses hommes la fin du match contre Bordeaux : « Je vais leur rafraîchir la mémoire juste avant le match pour les énerver un peu et pour qu’ils aient la rage avant d’entrer sur le parquet. »

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O.A.

Basket-ball (N1) / SQBB,

attention danger ! Publié le vendredi 26 novembre 2010

Un coriace promu attend Alexis Rambur et Cie ce soir.

SAINT-QUENTIN (Aisne). Stoppé à Saint-Chamond, Saint-Quentin doit reprendre sa marche en avant face au promu alsacien. Pas si simple, avant Denain et Bordeaux ! SI depuis la première journée de championnat, Arnaud Ricoux ne cesse de rabâcher que toutes les rencontres sont difficiles, celle de ce soir face à Souffelweyersheim présente, indiscutablemen,t toutes les caractéristiques de la rencontre piège.


Pourquoi ? D'abord parce que la défaite de la semaine dernière à SaintChamond, conjuguée aux victoires de Denain à Get Vosges (56-72) et de Bordeaux, sur le fil, à… Souffelweyersheim (62-61) a donné aux principaux adversaires due SQBB un petit break d'avance dans le haut du classement de la N1. Un deuxième revers de rang ce soir mettrait incontestablement les Axonais dans une situation pour le moins inconfortable avant la réception des deux gros avant les fêtes. Il y aura une légère pression sur les épaules saintquentinoises au coup d'envoi, qu'il faudra évacuer rapidement au risque de connaître une nouvelle désillusion. Revanchards ! Ensuite, parce qu'après un début d'exercice difficile (2v -4d), les banlieusards strasbourgeois ont retrouvé une certaine consistance. Ils ont ainsi été les premiers à faire plier Denain, il y a deux semaines, qui plus est sur le parquet nordiste, et ne se sont inclinés que d'un petit point face à Bordeaux la semaine dernière . Si les ambitions de Souffelweyersheim sont modestes dans ce championnat (le maintien), les résultats obtenus et la qualité de l'effectif laisseent à penser que cette équipe dispose des moyens pour postuler à une place en play-offs. Arnaud Ricoux ne s'y trompe d'ailleurs pas : « Cette équipe est extrêmement solide et dispose de joueurs durs qui défendent très bien. L'équipe a gardé la même ossature que celle de l'an dernier. Les joueurs se connaissent donc très bien et dispose des arguments pour inquiéter toutes les équipes. Il n'y a qu'à voir les difficultés qu'ont rencontré Denain et Bordeaux face à eux pour s'en convaincre ». Si, côté saint-quentinois, Jason Jones apporte une rotation supplémentaire et permet à au coach haut-picard de disposer d'un joueur au profil encore différent, les Alsaciens ne seront pas en reste puisqu'ils devraient enregistrer également l'arrivée de l'intérieur serbe, Jovan Stefanov, qui faisait les beaux jours du Puy l'an dernier (lire ci-contre). Une saison durant laquelle il figurait parmi les meilleurs intérieurs de l'exercice 2009/2010. Si la victoire axonaise ce soir est indispensable pour maintenir la pression sur la tête du championnat, elle est loin d'être acquise face à une formation qui n'aura rien à perdre et qui voudra à tout prix réparer le sentiment d'injustice de la semaine dernière. Jean-Baptiste BAYON Souffel' frustré Battus sur le fil, qui plus est dans leur salle, par Bordeaux (61-62) à 3''06 de la fin sur un lancer de Ford pour une faute imaginaire, les Alsaciens débarqueront dans l'Aisne remontés comme des pendules. Stéphane


Eberlin, le coach de Souffelweyersheim, espère simplement que la frustration née de cette défaite se transforme en aura positive pour ses troupes. « Les gars l'ont eu mauvaise. Ils auront à cœur de montrer ce qu'ils valent et de rééditer la performance réalisée à Denain.» Cars en cinq déplacements, le promu alsacien ne compte qu'une victoire obtenue chez le leader nordiste. De quoi redoubler de vigilance face à une formation dangereuse. Stefanov qualifié ? Le Serbe Jovan Stefanov, au Puy la saison dernière et qui remplace Camara victime d'une rupture du tendon d'achille, a 90 % de chance d'être qualifié à Saint-Quentin. Sylvain opéré Gilles Sylvain a été opéré avec succès de son genou mardi dernier. Il a effectué quelques pas mercredi et devrait rentrer chez lui lundi avant de prendre la direction de Capbreton pour une longue rééducation.

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Vendredi 26 Novembre 2010 BASKET-BALL (NATIONALE 1)

Attention aux coupeurs de tête

Premier tombeur de Denain puis « volé » par Bordeaux (2e), Souffelweyersheim débarque à Saint-Quentin avec un statut de trouble fête. Danger sur Pierre-Ratte. Elles sont bien sympathiques ces équipes d'un bout de la France, récents


promus sans le sou, avec leur effectif 100% franchouillard, réfractaires à l'américanisation, auréolées d'un succès de prestige en coupe de France (élimination historique de Dijon - Pro A - l'an dernier) et qui se permettent d'être les premiers, après onze journées, à découper le scalp du leader denaisien. Elles sont sympathiques jusqu'au jour où elles plantent leurs crocs dans vos chevilles. « C'est un collectif bien huilé, ça circule bien et ça ne lâche jamais rien », anticipe Arnaud Ricoux, le coach saint-quentinois, proie appétissante pour Souffelweyersheim, héros des deux dernières semaines de la N1. « Il y a un gros vécu collectif et un plaisir de jouer ensemble, ajoute-t-il. Ils ont très envie de maintenir ce club en N1. Ils me font penser à SaintLéonard d'Angers la saison dernière. » Mauvais souvenir, en effet, pour le SQBB, renversé la saison dernière par l'envie et le talent de l'Etoile d'Or. « Souffel », c'est effectivement du même tonneau, en plus fort sans doute. La découverte Jason Jones Avec ses dix rotations, dont huit conservées de l'aventure N2, Stéphane Eberlin a joué la stabilité et le culot. « Battre Denain (81-88), c'était le fruit du travail et de la progression, justifie l'entraîneur semi-professionnel du BCS. On avait perdu contre Brest alors qu'on menait de 5 points à 2 minutes de la fin, contre Bayonne alors qu'on était devant à 3' de la fin. Chaque fois on était présent et il ne manquait pas grand-chose pour enlever la mise. On ne s'impose pas en N1 en claquant des doigts, il nous a fallu en faire l'apprentissage. » Bordeaux s'en est sorti samedi dernier par un lancer-franc tendancieux (voir "la phrase" ci-dessous). Saint-Quentin tâchera de s'éviter ce genre de polémique. « Une chose est sûre, il ne faut surtout pas croire que c'est individuellement qu'on y arrivera, prévient Ricoux. Mais par la rigueur collective et défensive. Avec une grosse envie aussi. » Devant leur public, la volonté ne manquera pas aux Picards, obligés de réagir après leur nouveau trou d'air, samedi, à Saint-Chamond (-13). « La pression est pour eux, entend Stéphane Eberlin, l'accent alsacien archiprononcé. Nous, on s'était dit en entament cette série de trois matches contre les trois premiers qu'on n'avait rien à perdre et qu'on tenterait des choses. On vient avec le même état d'esprit à Saint-Quentin. » Avec un nouveau joueur aussi. Meilleur scoreur du Puy-en-Velay la saison dernière (13,8 points), Jovan Stefanov remplace Sanko Camara (rupture du tendon d'Achille) et apporte une petite touche étrangère à cette escouade de franc-tireurs. Les supporters saint-quentinois, eux, découvriront un autre nouveau venu,


Jason Jones (2,03m, 24 ans), auteur d'une première encourageante (14 pts) à Saint-Chamond.

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ERIC JONNEAU

Le 23/11/2010 BCS – JSA BORDEAUX : 61 – 62

Un sentiment d'injustice

Jérémy Tschamber - face à l'ancien joueur de la SIG, Gauthier Darrigand - aura tout tenté pour arracher la victoire. (Photo DNA Thierry Suzan)

En sifflant une faute très sévère à l'encontre de Tony Traineau, à trois secondes et six dixièmes du gong, le duo arbitral n'a pas respecté l'esprit du jeu, samedi soir. Accorder deux lancers à l'expérimenté John Ford, à ce moment du match, revenait à offrir la victoire à Bordeaux (61-62). A Souffelweyersheim, la décision passe mal... Dans la salle annexe du gymnase des Sept-Arpents, reconvertie en espace VIP pour cette soirée de gala, on ne parlait que d'eux. Comment les deux arbitres ont-il pu sciemment prononcer le verdict d'une rencontre qui, jusqu'à trois secondes et six dixièmes du terme, appartenait encore aux seuls joueurs ? Que diable leur est-il passé par la tête pour siffler cette faute extrêmement sévère à Tony Traineau - dont la défense ne semblait pourtant pas entachée de la moindre irrégularité -, envoyant par la même occasion John Ford, le vieux routard, sur la ligne des lancers ? « C'est scandaleux, inadmissible, l'arbitre a choisi le vainqueur »


A 61-61, le pivot américain, riche d'un long vécu en Pro A, ne s'est évidemment pas fait prier pour transformer sa première tentative, avant de manquer volontairement la seconde, pour que le temps s'écoule sans que les Souffelois n'aient l'opportunité de tenter un dernier shoot digne de ce nom. Avec l'énergie du désespoir, Jérémy Tschamber - le meneur alsacien auteur d'un match consistant (10 points, 5 rebonds, 3 passes, 15 d'évaluation) - a bien décoché une ultime flèche du milieu du terrain... Mais le ballon a heurté le plexiglas, sous les yeux de 800 supporters abasourdis. « La rencontre ne s'est pas décantée sur une action de basket, mais sur une décision amère qui n'a jamais lieu d'être, déplore l'entraîneur du BCS, Stéphane Éberlin. C'est scandaleux, inadmissible. Même l'assistant-coach de Bordeaux a reconnu que son équipe avait bénéficié d'une erreur de l'arbitre, qui a choisi le vainqueur. Quand on a un peu de jugeotte, la meilleure des choses à faire sur une action comme celle-là, c'est de s'abstenir. » Et le technicien de s'étonner : « Cette faute de Tony Traineau, si elle existe, je mets mon billet sur la table qu'il peut la siffler 50 fois dans le match, sur chaque prise de position ! » Le promu souffelois est-il respecté ? Après un tel coup de massue - « que le groupe ne digèrera pas rapidement », dixit Stéphane Éberlin - il est tentant de s'interroger sur le respect et le crédit dont bénéficie, ou non, le promu souffelois auprès des hommes en gris. « Nous sommes considérés comme le petit poucet de la division, observe le stratège bas-rhinois. Les arbitres restent des êtres humains, mais on peut penser qu'ils ont le coup de sifflet plus facile pour des Américains référencés, à l'image de Ford ou Danny Strong (GET Vosges)... » Le public alsacien en a définitivement pris conscience, samedi soir. Pour se maintenir en Nationale 1, le BCS ne pourra compter que sur lui-même... AMAURY PRIEUR

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Le 23/11/2010 BCS – JSA BORDEAUX: 61 – 62

VOLÉ !!!


Le BCS s’est fait voler purement et simplement samedi soir. Déjà que la non-validation d’un joueur, nouvellement embauché, en la personne de Jovan Stéfanov, sous le prétexte fallacieux que le dossier est déposé en retard (le mercredi matin), beaucoup de question se posent sur les bords de la Souffel. En ce début de rencontre, Bordeaux prend le match en main : 2 – 9 à la 6’. Le temps mort de coach Eberlin ne change rien : 2 - 11. Fellah se blesse. Les visiteurs tiennent leurs hôtes à distance : 7 – 19 au bout de dix minutes. Le jeu alsacien s’améliore sensiblement. Appel marque et provoque la faute, imité par Weber puis Alingué et le BCS revient à 14 – 18. Les locaux font déjà les frais d’une incohérence arbitrale criarde. Cela n’empêchera nullement Traineau puis Tschamber de conclure et d’aborder la mi temps sur le score de 22 à 25. Porté par un public prodiguant ses encouragements à tout va, Alingué opère plusieurs contres dont un superbe sur Doubal. Dans le camp adverse, Dardaine et Driss permettent à la JSA Bordeaux de souffler quelque peu : 24 – 31, avant que Tschamber sur 3 pts ne ramène les souffelois dans le sillage des bordelais. Kancel se fait siffler une faute imaginaire. On peut sciemment se poser la question est ce que les bas-rhinois sont déjà dans la quasi impossibilité de remporter une victoire dans ces conditions !! M’Bodji ne lâche pas le morceau et ses coéquipiers reviennent à 29 – 32. Ford omniprésent, profite d’un manque d’attention de la raquette locale pour conclure. Mais M’Bodji à 3 pts et Alingué permettent à la « Rouge Team » locale de passer devant : 45 – 42. La partie reprend de plus belle : Alingué marque , une réplique de Darrigand à 3 pts ramène Bordeaux à 47 – 45. Souffel appuie sur l’accélérateur et caracole en tête : 57 – 47 à la 33’. Malheureusement, pour les locaux l’adresse va faire défaut et le BCS va encaisser un 0 - 13. Rédhibitoire ! Les visiteurs, à l’inverse, par Doubal, Ford ou Driss, reprennent l’avantage : 57 – 58 puis 57 – 60. À 4’’ 3/10, Traineau dunke : 61 – 61. Sur la dernière attaque bordelaise, Traineau se fait pousser par Ford, l’arbitre décide faute de Traineau et offre à Ford l’occasion de faire son hold-up. Ford réussi un lancer sur deux : 61 – 62. L’infamie a réussi ! Arbitres : MM Fabien BEZANGER et Sourou RUSSEL ALYKO. Quart temps : 7 – 16 ; 15 – 9 ; 23 – 17 ; 16 – 20. 800 spectateurs. B C S : 23 tirs réussis sur 59 tentés (39%) ; 19/42 à 2pts (45%); 4/17 à 3 pts (24%) ; LF : 11/16 (69%) ; 11 rebonds offensifs (Traineau :3) ; 33 rebonds défensifs ; 11 balles perdues ; 2 interceptions ; 2 contres réussis


et 2 subis ; 22 fautes personnelles, 16 fautes provoquées. Les points : M’Bodji : 8 (éval : 5) – Appel : 9 (éval : 8) – Broliron : 9 (éval : 10) – Alingué : 10 (éval : 14) – Tschamber : 10 (éval : 15) – Kancel : 3 (éval : 3) – Traineau : 7 (éval : 11) – Weber : 5 (éval : 3). Total évaluation : 69. JSA Bordeaux: 23 tirs réussis sur 71 tentés (32%) ; 18/47 à 2pts (38%); 5/24 à 3 pts(21%) ; LF : 11/21 (52%) ; 14 rebonds offensifs (5 Driss et 5 Dardaine) ; 22 rebonds défensifs ; 6 balles perdues ; 6 interceptions ; 2 contres réussis, 2 subis. 16 fautes personnelles, 22 fautes provoquées. Les points : Fellah (éval : 0) ; Sy (éval : - 0) ; Doubal: 8 (éval : 1) ; Darrigand : 11 (éval : 9) ; M’Boup (éval : - 2) ; Dardaine : 15 (éval : 7) ; Ford : 17 (éval : 14) ; Diaw : 2 (éval : 2) ; Caille : 4 (éval : 2) ; Driss : 5 (éval : 10). Total évaluation : 43. J-M M -------

22 novembre 2010 JSA Bordeaux :

ils reviennent de l'enfer

Les Bordelais s'imposent d'un point en Alsace après un week-end chaotique. Victoire du JSA Bordeaux 62 à 61 contre les Alsaciens de Souffelweyerscheim


Les JSA de Doubal enchaînent un 10e succès de rang. archives f. c.

Alexandre Palfroy est un homme soulagé. Son équipe a décroché samedi soir une dixième victoire consécutive en Alsace, sur le terrain de Souffelweyersheim, seule formation à avoir fait chuter le leader Denain cette saison. Et après un week-end semé d'embûches, le coach bordelais savoure d'autant plus ce succès. Tout a commencé par des problèmes de transport. Les JSA Bordeaux devaient à l'origine rejoindre Strasbourg sur un vol direct mais ont finalement été contraints de passer par Paris. « On a été obligé de se lever à 5 heures du matin, explique Palfroy. Pour un match de basket à 20 heures, on ne partait déjà pas dans les meilleures conditions ». À leur arrivée à Souffelweyersheim, les ennuis se poursuivent pour les Bordelais qui trouvent leur hôtel portes closes. « On a attendu un peu de temps mais à partir de là, on s'est dit que ce n'était vraiment pas un bon déplacement », peste encore le coach. Quelques minutes avant le début de la rencontre, Gauthier Darrigand, Sami Driss et Miloud Doubal, trois joueurs du cinq majeur bordelais, étaient pris de vomissements. Idem à la mi-temps. « On ne sait toujours pas quelle en est la cause, s'interroge Palfroy. La nourriture ? Un début de gastro qui touche l'équipe ? Ou la forte odeur de frites qui régnait dans la salle ? », sourit-il après coup. Quoi qu'il en soit, « on manquait de jus, de puissance et d'adresse. On a fait des erreurs défensives inhabituelles (NDLR : les JSA laissent tout de même les Alsaciens à 61 points à la fin du match) ». Contracture pour Fellah Ahmed Fellah, quant à lui, ne restait qu'une petite minute sur le parquet à cause d'une contracture au mollet. « Il revient déjà de blessure (NDLR : tendon d'Achille), on n'a pas voulu prendre de risque avec lui, témoigne le coach. Mais du coup, il nous manquait une rotation sur le poste de meneur. Sami (Driss) a été obligé de suppléer Gauthier (Darrigand) », en sachant que les deux hommes n'étaient pas à 100 % physiquement. La victoire est venue mettre un terme à ce week-end cauchemardesque. « On sait qu'on revient de loin, soupire Alexandre Palfroy. Mais ce succès prouve la grande force du groupe et son expérience. On a su mettre les


coups d'accélérateurs quand il le fallait ». Les JSA devront vite recharger les batteries en vue de la réception de Get Vosges vendredi (20 heures) à la salle Jean-Dauguet, pour continuer leur série.

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Le 21/11/2010 Basket-ball / Nationale 1 masculine

Pas récompensés BC SOUFFELWEYERSHEIM 61 BORDEAUX 62 En l'absence de leur recrue Jovan Stefanov - la demande de qualification a été jugée trop tardive par la fédération -, le BC Souffelweyersheim a laissé ses tripes sur le parquet, face à une formation de Bordeaux qui s'adjuge sa dixième victoire consécutive en championnat ! Vite relégués à neuf longueurs (2-11, 6e'), en raison d'une maladresse criante, les Bas-Rhinois se sont accrochés dans ce qui constituait un véritable match de gala, après l'énorme performance réalisée à Denain il y a huit jours. Portés par un gymnase des Sept-Arpents très bien garni et jamais avare en encouragements, Jacques Alingue - auteur de plusieurs contres monumentaux - et ses coéquipiers ont comblé leur débours progressivement (39-40, 28e'), avant de prendre un avantage de dix points, à cinq minutes de la fin (57-47, 35e'), au prix de plusieurs séquences euphoriques, y compris en terme de... réussite extérieure. Mais le 13-0 infligé par les Bordelais dans le money-time (57-60, 39e') s'est révélé rédhibitoire, malgré une ultime égalisation (61-61) sur un dunk de Tony Traineau. Sur la ligne des lancers, le pivot américain John Ford a offert la victoire à l'équipe aquitaine, à 3"6 du gong... Reste que les Souffelois n'ont absolument pas à rougir d'une défaite concédée dans ces conditions. Comme à l'accoutumée, les joueurs du BCS se sont battus comme des morts de faim. La pièce n'est malheureusement pas retombée du bon côté... Amaury Prieur Les chiffres du match Les quarts-temps : 7-16, 15-9, 23-17, 16-20. Environ 800 spectateurs.


Arbitres : MM. Bezanger et Russel Alyko. BC SOUFFELWEYERSHEIM : 23 paniers sur 59 tirs, dont 4 sur 17 à 3 pts, 11 LF sur 16, 33 rebonds, 12 passes décisives, 11 balles perdues, 2 interceptions, 2 contres, 22 fautes. M'Bodji 8, Appel 9, Broliron 9, Alingue 10, Tschamber 10, Kancel 3, Traineau 7, Weber 5. BORDEAUX : 23 paniers sur 71 tirs dont 5 sur 24 à 3 pts, 11 LF sur 21, 36 rebonds, 7 passes décisives, 6 balles perdues, 2 contres, 16 fautes. Doubal 8, Darrigand 11, Dardaine 15, Ford 17, Diaw 2, Caille 4, Driss 5.

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21 novembre 2010

Les JSA sur le fil Opposés à une formation de Souffelweyersheim qui venait tout juste d'infliger sa première défaite en championnat à Denain, les Bordelais ont eu le mérite de ne pas sous-estimer leur adversaire, toujours très difficile à cueillir dans sa salle. Auteurs d'un démarrage en boulet de canon, réalisé au prix d'une défense étouffante (2-11, 6e), les hommes d'Alexandre Palfoy ont rapidement posé leur patte sur une rencontre dont ils ne savaient pas encore qu'elle allait se révéler palpitante. Placés sur les bons rails par leur pivot américain John Ford, dont la main gauche a encore fait des ravages dans la raquette, les Aquitains n'ont pas réussi à conserver leur pécule. Face à des Alsaciens qui n'abandonnent jamais, quelles que soient les circonstances d'un match, ils ont dû faire le dos rond. Non contents de revenir sur les talons des Bordelais (39-40, 28e), les locaux se sont payés le luxe de prendre jusqu'à dix longueurs d'avance (57-47, 35e), dans une partie qui semblait vraiment basculer à ce moment-là. Un 13-0 décisif La confiance emmagasinée au fil des semaines a néanmoins permis aux Bordelais de retrouver leurs esprits et, dans une fin de match à déconseiller


aux cardiaques, de refaire surface. Revigorés par un superbe 13-0 infligé dans le money-time, Sami Driss - diminué mais bien présent sur le parquet - et ses coéquipiers ont assuré l'essentiel, malgré une ultime égalisation souffeloise (61-61) dans la dernière minute. À trois secondes et six dixièmes du gong, John Ford a converti son premier lancer, avant de rater le second, sans doute volontairement pour que le temps s'écoule et que les Alsaciens n'aient pas l'opportunité d'obtenir une dernière tentative au buzzer. Le meneur bas-rhinois, Jérémy Tschamber, a bien tenté sa chance, du milieu du terrain, mais le ballon a simplement rebondi sur le plexiglas. Une fois n'est pas coutume, Bordeaux a eu chaud, hier soir dans le NordEst de la France. Les protégés d'Alexandre Palfoy engrangent leur dixième victoire consécutive !

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Le 20 novembre 2010 BCS – JSA BORDEAUX, ce soir 20h

Le cru de l'année

Crédité d'un excellent match, la semaine dernière à Denain, l'intérieur souffelois Jacques Alingue (n°9) sera encore un atout précieux ce soir. (Photo archives DNA - Michel Frison)

Opposé à Bordeaux, qui semble prolonger à l'infini sa récolte de victoires, le BC Souffelweyersheim veut à tout prix éviter de prendre une... piquette. Les protégés de Stéphane Éberlin affrontent ce soir l'équipe la plus dangereuse de N1. Renforcés mentalement - au bénéfice de la victoire référence acquise à


Denain le week-end passé (81-88) - et quantitativement, avec l'arrivée lundi de l'intérieur serbe Jovan Stefanov, les Souffelois abordent dans les meilleures dispositions la réception de Bordeaux, tout à l'heure au gymnase des Sept-Arpents. « Les joueurs sont débloqués, ils entrent sur le parquet sans arrière-pensées, confie l'entraîneur bas-rhinois, Stéphane Éberlin. Ils doivent continuer à tenter des trucs, y aller à fond et, s'il y a des brèches, à s'y engouffrer ». Elles seront, quoi qu'il arrive, peu nombreuses. Les Aquitains, qui ont débuté cet exercice 2010-2011 par deux défaites, ont vite rectifié le tir, avec neuf succès consécutifs en championnat ! A l'heure actuelle, c'est bien simple, personne ne fait mieux. Et pour beaucoup d'observateurs, le club présidé par un certain Boris Diaw est le mieux armé pour monter en Pro B. Il suffit de consulter les CV de quelques éléments l'ancien Strasbourgeois Gauthier Darrigand, Ahmed Fellah, John Ford... pour s'en persuader. « Ils ont une base de cinq - six joueurs qui ont déjà évolué au-dessus, prévient Stéphane Éberlin. C'est vraiment du lourd ! » Avec ou sans Stefanov ? La nouvelle recrue du BCS, Jovan Stefanov, pourrait être qualifiée pour la rencontre de ce soir, même si le coach alsacien attendait encore un dernier document pour l'affirmer avec certitude, hier soir. A propos de sa dernière trouvaille, Stéphane Éberlin précise : « On n'en attendra pas monts et merveilles dans un premier temps. Il nous rendra service à moyen terme mais, pour l'instant, il manque de rythme et je ne lui offrirai pas un gros temps de jeu. » _ Les Souffelois ont prouvé samedi dernier qu'ils pouvaient temporairement tenir la baraque... LES ÉQUIPES : BCS : Tschamber, Weber ; Broliron, Appel, M'Bodji ; Stefanov ( ?), Traineau, Alingue, Kancel. BORDEAUX : Fellah, Darrigand ; Driss, Doubal, Sy, M'Boup ; Dardaine, Ford, M. Diaw, Caille. AMAURY PRIEUR Le BCS mettra en vente, ce soir pendant la rencontre, les 120 derniers billets disponibles pour le match de Coupe de France qui l'opposera à la SIG, le 30 novembre. Prix des places : 10 €. Cette partie est à suivre en direct sur notre fil-basket, à partir de 19h45 (www.dna.fr)

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20 novembre 2010

Julien Tauzin, un autre regard Dans l'ombre du coach, l'assistant veille à la bonne organisation défensive de l'équipe.

Julien Tauzin (à droite) livre son analyse au coach. photo f. cottereau

Assis sur le banc de touche en retrait du coach Alexandre Palfroy, l'homme à la crinière blonde ne cesse de griffonner l'ardoise, montre du doigt, s'agite parfois dans tous les sens et se presse récupérer la feuille de stats à la fin de chaque quart-temps. Julien Tauzin vit sa fonction d'assistant à 100 à l'heure. Concentration maximum, aucun détail ne doit lui échapper. « Le coach a une vision globale pendant le match, explique Julien Tauzin. Moi, mon boulot consiste à surveiller l'organisation défensive de l'équipe et recadrer les joueurs dans ce domaine. Notre salut passe par la défense, il faut être rigoureux ». Et depuis le début de la saison, le travail de l'assistant paye puisque les JSA possèdent la meilleure défense du championnat avec 67 points encaissés en moyenne par match. « L'assistant pose un deuxième regard sur le jeu de l'équipe qui est indispensable pour le coach », témoigne Alexandre Palfroy. Les deux hommes sont complémentaires, même si « on n'a pas le même caractère, je suis un peu plus sanguin », sourit Tauzin, Landais d'origine. Passé chez les Spurs Au moment où Palfroy est devenu coach, le nom de Julien Tauzin lui a été soufflé par Francis Dandine, le conseiller technique. Il avait chargé Tauzin de s'occuper des cadettes lorsqu'il entraînait les filles de Waïti Bordeaux.


Par la suite, Tauzin avait rejoint Le Havre (Pro A) pour devenir l'assistant de Christian Monschau pendant quatre saisons. Là-bas, il a côtoyé des joueurs de talent comme Laurent Pluvy et Ian Mahinmi, drafté par San Antonio (NBA) en 2005. « Il nous avait invité à travailler au centre d'entraînement des Spurs pendant quinze jours, se souvient Tauzin. C'était la cerise sur le gâteau ». Après avoir fait un « break » pour se consacrer à son métier de professeur de sport à l'université, Tauzin a accepté cet été le poste d'assistant aux JSA. « Pouvoir exercer cette fonction à Bordeaux avec une équipe de haut niveau, c'était une proposition que je ne pouvais refuser ». L'assistant s'est vite remis dans le bain, posant son œil aguerri sur les systèmes de jeu. Ce soir, à Souffelweyersheim, il veillera une fois de plus au placement des joueurs pour contrer les offensives Alsaciennes. Après avoir passé la semaine à décortiquer le jeu adverse, il sait que le travail finit toujours par payer. Il espère que ce sera le cas une nouvelle fois en Alsace. 20 novembre 2010 Driss, diminué par une entorse Les JSA Bordeaux savent que rien ne sera facile en Alsace ce soir face à Souffelweyersheim, seule équipe à avoir fait chuter le leader Denain (8188, samedi dernier). « Ils seront en confiance », note le coach bordelais Alexandre Palfroy. « D'autant qu'ils se sont renforcés avec l'arrivée de Jovan Stefanov (2,05 m), meilleur joueur du Puy (N1) la saison passée ». L'objectif des JSA ? Poursuivre leur série de 9 victoires consécutives. Mais les Bordelais se déplacent avec un Sami Driss diminué. Victime d'une entorse de la cheville mardi à l'entraînement, le capitaine des JSA ne sera pas à 100 %. Une mauvaise nouvelle compte tenu de son apport depuis le début de la saison. Ford, Darrigand, et les autres devront prendre le relais.

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Le 20/11/2010

D’un exploit à l’autre ?


Frédéric Broliron et le BCS ont réussi l’autre vendredi l’exploit du début de saison en allant infliger au leader Denain sa première défaite. Bis repetita ce soir aux Sept Arpents face au dauphin Bordeaux ? Photo Jean-Marc Loos

Victorieux chez le leader Denain l’autre vendredi (88-81), le BC Souffelweyersheim se frotte à Bordeaux, 2 e de Nationale 1, à 20 h au gymnase des Sept Arpents pour la 12 e journée. En s’imposant contre toute attente sur le parquet du leader invaincu Denain l’autre vendredi (81-88), « Souffel » a créé l’une des grandes surprises de ce début de saison en Nationale 1. Au terme d’un « match plein », les hommes de Stéphane Eberlin ont réalisé une « super performance » dans le Nord. « Nous avons su être agressifs et patients en attaque », souligne le coach souffelois. « C’est aussi une victoire bonus et nous osons espérer que les équipes qui jouent le maintien comme nous n’iront pas gagner là-bas. En plus, nous nous retrouvons mathématiquement dans les clous sur notre balance victoires-défaites. Pour le moral, gagner à Denain, il n’y a rien de mieux. » Après le leader nordiste, le BCS aura la lourde tâche d’affronter ce soir (20 h) aux Sept Arpents les JSA Bordeaux, dauphins avec 9 victoires en 11 matches. Battus lors des deux premières journées, les Bordelais ont enchaîné un neuvième succès de rang le week-end passé face à SaintChamond (81-64). « Je pense que Bordeaux est le plus gros morceau du championnat. Ils n’étaient pas prêts en début de saison. Mais maintenant que tout est en place, c’est devenu une machine avec un effectif qui fait peur et vise clairement la montée », précise Stéphane Eberlin. Une équipe impressionnante composée d’anciens joueurs de l’élite, comme les meneurs Gauthier Darrigand (Pau-Orthez, SIG) et Ahmed Fellah (Orléans, Besançon), le grand et expérimenté intérieur US John Ford (Besançon, Chalon et Limoges - Pro B - l’an passé), meilleur marqueur du club avec 15,6 points et 6,2 rebonds de moyenne, mais aussi l’ailier Sami Driss (15,1 pts, 6 rbds et 4,8 passes), considéré par beaucoup comme le meilleur joueur de Nationale 1 depuis deux saisons. Un homme averti en valant deux, les Girondins se déplaceront en Alsace avec beaucoup de méfiance. « C’est évident », confirme le coach basrhinois. « Il faut aborder ce match comme Denain et Saint-Quentin (Ndlr :


le 3 e) le week-end prochain. Nous n’avons vraiment rien à perdre. Il faut rentrer dans la partie bille en tête avec l’idée de tenter des choses. Mais nous ne devons pas nous mettre de pression parce que nous avons gagné à Denain. Il faut avoir envie de faire un gros match et ça peut peut-être sourire. » De retour à l’entraînement lundi prochain, Alex Nkembe (déchirure partielle du ligament du poignet) manquera ce choc, tout comme Sanko Camara (rupture du tendon d’Achille), absent jusqu’à la fin de saison. « Mes joueurs doivent se lâcher » Arrivé lundi dernier, l’ailier fort serbe Jovan Stefanov n’est pas assuré de tenir sa place, puisque le BCS attend toujours sa qualification. « Il n’a pas joué depuis mai et a besoin de reprendre le rythme. Ça ne se fera pas en un claquement de doigts. Il faut lui laisser le temps de s’intégrer pour être performant. Je ne pense pas que ce sera le cas avant janvier. D’ici là, il fera partie des rotations », note le technicien bas-rhinois. Quoi qu’il en soit, « Souffel » aimerait de nouveau frapper un grand coup. « Mes joueurs doivent se lâcher et ne pas se poser de questions », conclut S. Eberlin. « Tout le monde nous donne perdants. Il faut jouer notre chance à fond. Nous sommes là en outsiders, mais pas en victimes. Même s’il faut être réaliste, ça reste un match. Nous avons vu la semaine passée que tout se joue sur le terrain. »

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Le 16/11/2010 Basket-ball / Une recrue pour le BCS

Stefanov en renfort

Olivier Arnal


Jovan Stefanov est arrivé hier en Alsace et a découvert ses nouveaux coéquipiers. (Photo DNA - Laurent Réa)

Confronté à des soucis d'effectif depuis les blessures de Sanko Camara et Alex Nkembe, le BC Souffelweyersheim (Nationale 1 masculine) a enregistré un renfort de choix, en la personne du shooteur serbe Jovan Stefanov. L'ancien ailier-fort du Puy est arrivé hier soir en Alsace. Avec le Centre fédéral, le BCS était la seule équipe de Nationale 1 à ne compter aucun joueur étranger dans ses rangs et à aligner un roster 100 % français. « On avait fait confiance à l'équipe qui a décroché la montée, rappelle Éric Mittelhaeuser, le manager sportif. On voulait garder cette unité et cette identité qui faisait notre force et on avait juste ajouté deux joueurs (Doudou M'Bodji et David Weber, ndlr) qui connaissaient la région ». Champion d'Europe cadets en 1999 La particularité souffeloise n'en est plus une depuis hier. Confronté à des blessures longue durée (*), le club a dû se résoudre à recruter. Après avoir songé à enrôler Mario Porter, l'ancien pivot américain du FC Mulhouse, le BCS a jeté son dévolu sur « un joueur avec une culture européenne, plus à même de s'intégrer dans un collectif » et a officialisé l'arrivée de Jovan Stefanov (27 ans, 2,05 m), un intérieur serbe « sobre, mais terriblement efficace, doté de gros fondamentaux ». Formé à Belgrade, champion d'Europe cadets avec la Serbie en 1999, Stefanov est parti aux États-Unis poursuivre son cursus. Cet ailier-fort bon shooteur, capable d'être décalé au poste cinq, a étudié en High School, à Tavares, puis à l'université d'Illinois, en NCAA. Non drafté, il est passé par la Géorgie, où il a été sacré champion, puis par l'Iran avant d'être repéré par Jean-Michel Sénégal et de rejoindre Le Puy l'an dernier. Jovan Stefanov a tourné à près de 14 points de moyenne avec la formation de Haute-Loire, deuxième de NM1 à l'issue de l'exercice 2009/10. Engagé pour six mois, à condition de satisfaire à une période d'essai de 15 jours, le renfort balte, dont l'agent n'est autre qu'un certain... Ahmadou Keita, a atterri hier soir en Alsace et s'est rendu au Gymnase des Sept-Arpents pour


une première prise de contact avec ses nouveaux coéquipiers. Les dirigeants bas-rhinois espèrent sa qualification pour la réception de Bordeaux, samedi. R. Sch. (*) Sanko Camara, opéré d'une rupture du tendon d'Achille, est « out » jusqu'à la fin de la saison. Alex Nkembe, victime d'une déchirure du ligament du poignet, sera encore indisponible entre dix jours et quatre semaines.

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Le 14/11/2010 Basket-ball / NM1 : après Denain - BCS (81-88)

Ça, c'est fort ! Le BCS a signé un authentique exploit, vendredi, en étant la première équipe à faire tomber le leader denaisien cette saison (81-88). Les Souffelois s'offrent un sacré bonus par la même occasion.

Doudou M'Bodji et Jacques Alingue (au second plan), ici lors du match contre le Centre fédéral, ont été les deux fers de lance du succès alsacien à Denain. (Photo archives DNA - Jean-François Badias)

C'est évidemment la grosse sensation de cette 11e journée de Nationale 1 masculine. Vendredi, Souffelweyersheim a réussi ce que


personne n'était parvenu à faire cette saison avant lui, à savoir battre l'ogre Denain, candidat à la montée en Pro B et leader invaincu avant la réception de l'escouade alsacienne. Ce succès de prestige offre de fait «« un super bonus »» aux hommes de Stéphane Éberlin. « J'ose espérer qu'aucune autre équipe jouant le maintien ne gagnera là-bas, lance l'entraîneur au lendemain de cette perf retentissante. Ça nous permet en tout cas de revenir là où on espérait être. On avait une victoire de retard sur notre tableau de marche, on l'a rattrapée ». Un match-référence en attaque Ce succès est d'autant plus méritoire que les Alsaciens l'ont décroché à sept ! Déjà privés d'Alex Nkembe et Sanko Camara, ils ont, très vite, dû se passer de David Weber, dos bloqué après seulement 55" de jeu. « Tous les autres joueurs ont toutefois répondu présent », relève coach Éberlin. A commencer par Jacques Alingue, auteur d'un match de mammouth (17 points, à 70%, 11 rebonds, 3 contres, 24 d'évaluation) en sortie de banc, et Doudou M'Bodji toujours aussi opportuniste (4 interceptions) et dur en défense, mais aussi efficace en attaque (17 points). L'ailier bas-rhinois a apporté de la percussion et du jeu rapide et a, en prime, débloqué son compteur à trois points. L'ancien du FCM a inscrit ses deux premiers paniers extérieurs de la saison, lui qui était en faillite dans cet exercice jusque-là (0 sur 28 !). « On en rigolait presque, glisse Steph' Éberlin. Le fait d'avoir en plus retrouvé son adresse l'a fait passer dans une autre dimension ». De manière générale, c'est toute l'équipe bas-rhinoise qui est à créditer d'un match-référence en attaque (88 points inscrits, à 49% de réussite et 50% à trois points, 31 lancers-francs tirés). « On a su être très agressif balle en main et patient quand il fallait patienter. » L'adresse, qui avait si souvent fait défaut au BCS en début de saison, est revenue au meilleur des moments. De quoi, peut-être, lui donner des idées Le BCS, qui a fait la course en tête durant les trois quarts de la rencontre et a été capable de résister au retour nordiste (73-74, 38e'), a impeccablement négocié le premier de ses quatre rendez-vous de gala. De quoi, peut-être, lui donner des idées avant de défier Bordeaux, 2e, et Saint-Quentin, 3e, en championnat, puis d'affronter la SIG en Coupe de France. R. Sch


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14/11/2010 Onzième journée de Nationale 1

Denain soufflé par les Alsaciens Denain a reçu vendredi soir, salle Jean Degros, Souffelwehersheim, une équipe promue handicapée par la blessure de deux joueurs clés. Denain, qui réalise jusque-là un sans faute, a la faveur des pronostics. Pourtant les hommes de Marc Silvert ont subi leur première défaite, ce qui n’était pas prévu du tout au programme…

Un manque de fraîcheur puis de lucidité D’entrée les Denaisiens ne sont pas dans le coup. Les Alsaciens M’Bodji et Kancel sont adroits (11-16, 6’). Lalugba a beau être spectaculaire avec un dunk puis un contre, Denain court après le score (16-26, 12’). Souffelweyersheim perd à nouveau un joueur. 55’’ de jeu pour l’intérieur Weber qui se blesse au dos. A 23-32, l’entraîneur denaisien prend un temps mort pour « secouer » ses joueurs. Ça marche puisque Quincy-Jones sur le premier panier à trois points réussi égalise (33-33, 18’). Denain poursuit sur sa lancée (49-39, 33’). Souffelwehersheim ne se désunit pas et repasse en tête (51-62, 30’) grâce à Broliron puis Alingue (63-73, 35’). Même si les Denaisiens perdent de nombreux ballons, ils se battent et grappillent leur retard (75-76, 38’). Dans le money time, Lalugba, Belkessa et Minet rejoignent le banc pour cinq fautes. La tension monte, les décisions arbitrales sont contestées. Denain, impuissant, ne peut pas renverser la tendance. Les Alsaciens sautent de joie, ils réalisent une performance en faisant tomber le leader.


« 24 balles perdues c’est rédhibitoire » L’entraîneur de Souffelwehersheim Stéphane Eberlin avait le sourire, « c’est inattendu, personne ne pouvait prédire qu’on serait la première équipe à battre Denain, on joue le maintien…Les garçons ont fait un match énorme dans l’engagement, on a joué notre chance à fond et ça a marché ». Marc Silvert qui décortique la feuille de statistiques ne peut que constater le point noir de la rencontre, « 24 balles perdues c’est rédhibitoire. On a peiné physiquement. On est court en rotation. Amad (Gacko) est blessé, Renaud (Brocheray) a été souffrant dans la semaine. Avec la fatigue physique, on a manqué de lucidité. On a eu un gros sursaut dans le troisième quart où on est à + 10. Le groupe est forcément abattu ». Denain à la lutte dans le haut de tableau avec Bordeaux n’avait pas prévu de griller un joker contre les Alsaciens. La bande à Sauret reste en tête du championnat mais l’écart se resserre ave les Girondins, un point seulement. Denain – Souffelwehersheim : 81-88 (14-19, 26-18, 11-25, 30-26) Denain : Minet 7, Brocheray 13, Mihalic 13, Sauret 12, Lalugba 19 puis Belkessa 7, Quincy-Jones 8, Bruyère 2. Souffelwehersheim : M’Bodji 17, Broliron 18, Tschamber 11, Kancel 16, Traineau 0 puis Alingue 17, Appel 9, Weber 0. Réaction de Boakai Lalugba, intérieur denaisien, 19 points, 8 rebonds, 33’, 23 d’évaluation Anne Seigner

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Battu par Souffelweyersheim, Denain termine sa belle série samedi 13.11.2010

Bon match de Boakai Lalugba hier soir, mais cela n'a pas suffi pour l'emporter.

| • BASKET-BALLNATIONALE 1 MASCULINE11e JOURNÉ | Face à une formation complètement française, Denain prenait un départ timide : 6- 10 (4e). Pourtant il était bien concentré en défense avec un Lalugba très difficile à surprendre, mais en attaque c'était loin d'être le top. Paniers faciles ratés en dessous, manque d'adresse, la bande à Tschamber en profitait pour mener le bal : 11-16 (7e). Marc Silvert cherchait déjà la solution en faisant de nombreux changements afin de trouver le « cinq » adéquate mais les maladresses se multipliaient : 14-17 (9e), 14-19 (10e). Il allait falloir montrer autre chose, imposer son basket et surtout rectifier la mire. Rien de tout cela ne pointait à l'horizon, au contraire les Alsaciens creusaient l'écart : 16-26 (13e). Bruyère en plantant ses deux lancers-francs sonnait un peu la révolte et dans son sillage Mihalic redonnait quelques couleurs à son équipe : 21-26 (14e). Denain venait de changer de carburant. Du Diesel et il était passé au « 98 » avec plus de rythme, de volonté de bien faire mais la formation du Bas Rhin ne l'entendait pas de cette oreille et tenait toujours la route : 23-32 (16e). Enfin presque car Denain, enfin lancé, ramenait la marque plus en rapport avec son statut : 30-32 (18e), avant de prendre la tête juste avant le repos par Sauret, Lalugba et Quincy-Jones : 40-37 (20e). Brocheray et Minet y mettaient du leur dès la reprise, imités par Lalugba et cela allait beaucoup mieux, d'autant qu'en face la débauche d'énergie des vingt premières minutes se faisait légèrement sentir : 49-39 (23e). La onzième victoire consécutive se dessinait mais il fallait rester concentré car


les visiteurs revenaient à égalité : 51-51 (27e). Les Denaisiens retombaient dans leurs travers : maladresse, mauvais choix. Souffelweyersheim en profitait pour repasser devant avec envie, alors que le doute s'installait dans les rangs des équipiers de Minet avec ce 0-18 : 51-44 (24e) - 51-62 (30e). Denain se jetait à corps perdu dans la bagarre. Belkessa trouvait l'ouverture et l'espoir revenait : 58-64 (34 e). Les nerfs étaient à fleur de peau et le premier couac s'annonçait à l'horizon : 63-73 (37e). Mais avec Denain rien n'est jamais perdu : 75-76 (38e). Mais c'était insuffisant. Score final : 81-88. • ROBERT PLACE (CLP) DENAIN - SOUFFELWEYERSHEIM : 81-88 (14-19, 26-18, 11-25, 30-26). Arbitres : MM Thepenier et Kerisit. 5DENAIN : 31 paniers (dont 4/10 à 3 pt) sur 59 tirs 15/20 LF 28 rebonds 15 passes dé cisives 24 balles perdues 28 fautes 2 joueurs sortis : Lalugba (37e), Minet (40e).> Minet : 7, Brocheray : 13, Mihalic : 13, Sauret : 12, Belkessa : 7, Lalugba : 19, Quincy-Jones : 8, Bruyère : 2. 5SOUFFELWEYERSHEIM : 31 paniers (dont 6/12 à 3 pt) sur 63 tirs 20/31 LF 29 rebonds 14 passes décisives 20 balles perdues 20 fautes. > M'Bodji : 17, Appel : 9, Broliron : 18, Alingue : 17, Tschamber : 11, Kancel : 16.

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Le 13/11/2010 Basket-ball / Nationale 1 : Souffel s'impose à Denain (81-88)

Un véritable exploit DENAIN 81 SOUFFELWEYERSHEIM 88 Déplacement périlleux pour les Alsaciens chez le leader invaincu d'autant qu'ils étaient privés des services de NKembe (sur le banc mais blessé) et de Camara. Nonobstant, les hommes de Stéphane Eberlin jouaient crânement


leur chance et s'installaient logiquement aux commandes par deux perles de M'Bodji et Broliron : 6-10 (4e'), 11-14 (6e'). Pourtant, la défense denaisienne était difficile à manœuvrer. Mais Souffelweyersheim trouvait tout de même des solutions : 14-19 (10e'). Il poursuivait en début de second quart-temps : 16-26 (13e'). Mais la réaction locale venait de Bruyère et Mihalic : 21-26 (14e'). Pas pour longtemps car Alingue en remettait une couche : 23-32 (16e'). Cest là que le leader sortait de sa coquille, égalisant à 37 partout avant de virer en tête au repos : 40-37. Les Nordistes poursuivaient sur leur lancée : 49-39 (23e'), mais malgré la fatigue qui commençait à pointer dans certaines baskets, les Souffelweyersheimois revenaient dans la partie par Alingue et Kancel : 5149 (26e'), 51-51 (27e'). La rencontre était redevenue équilibrée et Souffelweyersheim repassait devant : 51-55 (29e'). Logiquement et en remettant sans cesse l'ouvrage sur le métier. La bagarre sous les cercles était de plus en plus intense, mais toujours en bonne sportivité. Un fabuleux et décisif 0-18 venait de concrétiser cette belle période de 51-44 (24e') à 51-62 (30e'). Sur cette lancée, les ouailles de Eberlin maintenaient le cap : 63-73 (37e'). Même si les Denaisiens se montraient de plus en plus dangereux (71-74, 38è), Souffelweyersheim allait jusqu'au bout de l'exploit. Les chiffres du match Les quart-temps : 14-19, 26-18 (mi-temps 40-37), 11-25, 30-26. Arbitres : MM Thepenier et Kérisit. DENAIN : Minet 7, Brocheray 13, Mihalic 13, Sauret 12, Belkessa 7, Lalugba 19, Quincy-Jones 8, Bruyère 2. SOUFFELWEYERSHEIM : M'Bodji 17, Appel 9, Broliron 18, Alingue 17, Tschamber 11, Kancel 16.

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Le 13/11/2010 NM1


Phénoménal Souffel 12 e avant la 11 e journée de NM1, le BC Souffelweyersheim a réussi un exploit retentissant hier soir en allant gagner en match avancé chez le leader Denain, invaincu jusque-là (88-81). C’est une énorme cerise sur le gâteau. Le BC Souffelweyersheim, qui espérait le week-end dernier équilibrer son bilan, mais avait subi sa 6 e défaite contre GET Vosges à domicile, a magnifiquement rattrapé le coup hier à Denain. L’histoire de cette saison 2010-2011 retiendra que Stéphane Eberlin et ses hommes ont été les premiers à faire tomber le leader nordiste, dans sa salle qui plus est. L’ex-Souffelois Amadou Gacko et ses partenaires avaient pourtant réussi le grand chelem jusque-là (10 victoires en 10 rencontres). Ce 11 e opus leur aura été fatal. La faute à un BCS remarquable qui sut ne pas perdre pied dans une partie aux multiples rebondissements. Très vite en action grâce à un Alingue cueillant les rebonds et un M’Bodji volant les ballons, les Bas-Rhinois prirent le meilleur départ. En tête à la fin du 1 er quart, ils s’offrirent même 10 points d’avance à la 13 e (16-26). Mais alors qu’ils menaient 32-23, ils connurent un premier trou d’air et encaissèrent un 17-5 en 5’qui permit aux Denaisiens de basculer en tête au repos (40-37). « C’est surtout le 7-0 qu’on prend dans les 40 dernières secondes par manque d’attention qui nous fait mal », souligne S. Eberlin, « d’autant que Denain a enfoncé le clou ensuite. » Sur sa lancée, Denain et Lalugba, meilleur marqueur du match (19 pts), s’octroyèrent à leur tour un bonus de 10 points (49-39, 23 e). Mais Souffel réussit une fin de 3 e quart exceptionnelle. Le 23-2 réalisé en 7 minutes le propulsa 11 longueurs devant à l’amorce du 4 e quart (62-51). Toujours nantis d’une jolie marge à 5’de la fin (71-61), Seb Kancel et les autres, perturbés par la zone press adverse, connurent alors une sérieuse alerte. Denain revint à un point à 2’25’’ du terme (73-74). Mais les Alsaciens, au lieu de se désunir, resserrèrent à la fois leur garde et les rangs. Ils assurèrent aux lancers francs pour signer un exploit qui fera date (88-81). « Les mecs ont fait un gros match », jubile le coach. « Cette victoire est un énorme bonus. Peu d’équipes qui jouent le maintien viendront gagner ici. » ASC Denain – BC Souffelweyersheim 81-88. Mi-temps : 40-37. Les quarts temps : 14-19, 26-18, 11-25, 30-26. Arbitres : Hugues Thépenier et Thomas Kerisit. Denain : 31 paniers sur 59 tirs (53 % de réussite), dont 4 sur 10 à 3 points. 15 lancers francs sur 20. 28 rebonds (Lalugba 8). 15 passes décisives (Sauret 5). 11 interceptions (Sauret 6). 24 balles perdues. 28 fautes. Minet 7, Brocheray 13, Mihalic 13, Sauret 12, Belkessa 7, Lalugba


19, Quincy Jones 8, Bruyère 2. Souffelweyersheim : 31 paniers sur 63 tirs (49 %), dont 6 sur 12 à 3 points. 20 lancers francs sur 31. 29 rebonds (Alingue 11). 14 passes décisives (Tschamber 6), 11 interceptions (M’Bodji 6). 20 balles perdues. 20 fautes. M’Bodji 17, Appel 9, Broliron 18, Alingue 17, Tschamber 11, Kancel 16, Traineau, Weber.

------Le 12/11/2010 Nationale 1 masculine : Denain - BCS, ce soir (20h)

Mission impossible ? Toujours diminué, le BC Souffelweyersheim se déplace, ce soir, à Denain, leader invaincu de Nationale 1 après dix journées. Une victoire, dans ces conditions, ne serait pas loin de constituer un petit miracle. Il y a des oppositions plus épineuses et des destinations plus hostiles que d'autres. Denain en fait partie. La formation nordiste écrase, pour l'heure, tout sur son passage. Et sa puissance de feu (83 points de moyenne) a de quoi effrayer. « C'est une équipe solide, qui s'appuie sur huit joueurs interchangeables, un jeu structuré et rigoureux et des individualités capables de faire la différence », relève Stéphane Éberlin, le coach basrhinois. Candidat à la montée, le club a recruté en conséquence, attirant des joueurs passés par la Pro B, comme le pivot US Boakaï Lalugba (ex-Bourg en Bresse), meilleur marqueur de son équipe (16 points par match), l'ailier franco-américain Desmond Quincy-Jones (ex-Saint-Étienne) ou l'intérieur Renaud Brocheray (ex-Fos). Les coéquipiers de l'ancien Souffelois Amadou Gacko sont toujours invaincus et ils entendent bien le rester jusqu'à la réception de Bordeaux, leur dauphin, dans trois semaines. Avec un effectif amputé de deux éléments (*), la mission du BCS s'annonce donc pour le moins corsée, voire carrément impossible. La troupe de Steph' Éberlin, qui s'attaque, ce soir, au premier de ses quatre sommets - suivront Bordeaux, Saint-Quentin et la SIG, en Coupe de France - ne se présentera toutefois pas en victime consentante. « On va là-bas avec zéro pression pour jouer le coup à fond, annonce le coach, à la recherche d'un


poste quatre shooteur pour remplumer son groupe. S'ils nous laissent la porte entrouverte, on va s'y engouffrer ». Les dix challengers précédents ont été priés de rester sur le seuil. LES ÉQUIPES. - DENAIN : Sauret, Minet ; Belkessa, Hersin, Mihalic, QuincyJones ; Brocheray, Bruyère, Gacko, Lalugba. BCS : Tschamber, Weber ; Broliron, Appel, M'Bodji ; Traineau, Alingue, Kancel, Hoffmann. R. Sch. (*) Souffrant d'une déchirure du ligament du poignet et arrêté jusqu'à la fin de la semaine prochaine, Alex Nkembe consultera un spécialiste lundi pour savoir s'il doit ou non être opéré. Sanko Camara (tendon d'Achille), lui, est « out » jusqu'à la fin de la saison.Le 08/11/2010

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le 12/11/2010 Basket-ball

Souffel à l’assaut du mont Everest


David Weber et le BCS n’ont rien à perdre. Photo Jean-Marc Loos

Douzième de Nationale 1, le BC Souffelweyersheim se déplace à 20 h sur le terrain de l’ASC Denain, leader incontesté, pour tenter de créer l’exploit de la 11 e journée. À partir de ce soir, les hommes de Stéphane Eberlin vont affronter successivement les trois premiers de Nationale 1. Autant dire que le BCS, actuel 12 e du classement avec 4 victoires et 6 défaites, se prépare à escalader, dès aujourd’hui (20 h) chez l’impressionnant leader Denain, le célèbre mont Everest, avant de découvrir les autres sommets de la chaîne de l’Himalaya, avec la réception de Bordeaux (2 e) et un nouveau voyage sur le parquet de Saint-Quentin (3 e). « Nous allons jouer notre chance à fond et ne pas nous présenter en victimes. Je pense que nous avons notre mot à dire, car nous n’avons aucune pression sur les épaules. Ces matches peuvent nous permettre de chercher un super joker. En revanche, si nous perdons les trois, nous pouvons nous retrouver en position de relégables. Mais ça ne doit pas nous bloquer », rapporte le coach souffelois Stéphane Eberlin, toujours privé de Sanko Camara (rupture du tendon d’Achille), out jusqu’à la fin de saison, et du solide Alex Nkembe, qui ne souffre finalement « que » d’une déchirure partielle du ligament du poignet. « Alex va voir le chirurgien ce lundi pour décider s’il doit se faire opérer ou non », précise le technicien. « Si c’est le cas, il sera absent environ deux mois. Aujourd’hui, on ne se cache pas. Je cherche clairement un joueur pour renforcer le groupe. Même si Alex revient vite, il nous faut tout de même un intérieur capable d’écarter les défenses, dans un profil que nous n’avons pas. » « Pas injouable » En attendant cette nouvelle recrue et pour commencer cette folle série, les


coéquipiers de Sébastien Kancel se frottent ce soir à l’ogre denaisien, sans conteste la meilleure équipe des dix premières journées de Nationale 1. « Denain possède un collectif qui joue juste, très structuré avec des joueurs pour la plupart venus de Pro B », souligne S. Eberlin. « Les Nordistes ont tout pour monter à l’étage supérieur. Pour moi, ce n’est pourtant pas injouable. On ne sait jamais ce qui peut se passer. Aucune équipe n’est à l’abri d’un jour sans. À nous de faire en sorte qu’ils déjouent, de les déstabiliser en proposant des choses et, surtout, de réaliser le match parfait de chaque côté du terrain. Ils vont bien perdre un jour. Alors, pourquoi pas contre nous ? » Olivier Arnal

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Denain, accueille Souffelweyersheim pour une onzième victoire vendredi 12.11.2010 Alexis Bruyère, le jeune intérieur denaisien a 21 ans. Il est étudiant en STAPSet mesure 2,03m. | • BASKET-BALLNATIONALE 1 MASCULINEONZIÈME JO Souffelweyersheim sera-t-il la onzième victime de Denain, leader incontesté de la Nationale 1, qui a de plus en plus les crocs afin de concrétiser son ambition de monter en Pro B. À quelques heures de ce rendez-vous nous avons rencontré Alexis Bruyère, le jeune intérieur denaisien. > Comment a évolué votre jeune carrière ? « J'ai débuté en benjamins à Malo-les-Bains, puis je suis passé par Teteghem (cadets), Grand-Fort-Philippe, puis cadets France au BCM et trois ans en espoirs. Comme mon frère Maxime, j'ai toujours été soutenu par mes parents. » > Comment êtes-vous arrivé à Denain ? « J'ai été contacté par de nombreux clubs français, belges et des agents, mais j' ai eu un contact privilégié avec Marc Silvert et le président Georges Wilczyk qui sont venus me voir jouer. Et j'ai été attiré par le projet denaisien. » > Que pensez-vous de l'équipe ? « C'est une équipe composée de très bons joueurs à tous les postes. Un bon collectif dans lequel tout le monde peut apporter quelque chose avec


des gars aussi sympas sur le parquet que dans la vie. » > De ses résultats ? « C'est le travail au quotidien qui paie avec du sérieux aux entraînements. Le tout dans un bon esprit avec un coach qui nous donne des projets de match très complets. On se sent très soutenus. » > Comment ressentezvous les 6' 24'' de jeu de moyenne ? « Le coach m'avait dit que je serais le quatrième intérieur et qu'il allait y avoir des rotations. Six minutes et 24 secondes, c'est un bon début mais je suis prêt à apporter et à donner plus. » > Que vous demande le coach quand vous rentrez ? « Je connais les consignes, les mouvements. Alors, il me demande de me donner à fond en étant le premier, tant en attaque qu'en défense. » > Qu'attendez-vous de Denain pour la suite de votre carrière ? « Le BCM ce fut déjà un bon tremplin où l'on m'a inculqué des valeurs. Ici à Denain, j'ai un an plus un an et j'espère que le club va me permettre d'exploser. D'autant que le coach m'apporte beaucoup par ses conseils aux entraînements. » > Bordeaux est-il le seul adversaire dorénavant ? « Il n'y a rien de fait, car tout le monde va nous attendre. Nous avons un manteau de leader, nous devons l'accepter et montrer à chaque match que nous le méritons. Bordeaux a deux défaites mais cela ne représente que deux soirées. Saint-Quentin peut également revenir. » > Comment voyezvous le match face à Souffelweyersheim ? « Nous sommes dans notre jardin, donc nous n'avons pas le droit à l'erreur. Nous devrons jouer notre jeu, contrôler le rebond et maîtriser la rencontre pour rester invaincus dans cette salle chaude. » > Une victoire pour vos 21 ans (lundi 15) donc ? « Effectivement un onze sur onze pour mon anniversaire ce serait très bien ? » • PROPOS RECUEILLIS PAR ROBERT PLACE (CLP) Ce soir, à 20 h, à la salle Jean-Degros : Denain - Souffelweyersheim.

------Nationale 1 masculine / Après BCS - GET Vosges (72-77)

La loi du nombre


Le BC Souffelweyersheim n'a pas démérité, samedi soir, face au voisin spinalien. Mais l'effectif bas-rhinois, pénalisé par les blessures, manque cruellement de rotations. Alors que se profile une mission impossible à Denain, c'est tout un club qui fait le dos rond.

Jérémy Tschamber et le BCS ont souffert face aux Vosgiens (Photo DNA - Johanna Leguerre)

Deux êtres vous manquent et tout est dépeuplé, ou presque. Entraîneur, dirigeants, observateurs extérieurs... semblent tous s'accorder sur un point : en l'état, l'équipe alsacienne n'est pas suffisamment outillée pour survivre dans un championnat de Nationale 1 aux allures de fosse aux crocodiles. « A huit joueurs, on ne peut pas faire beaucoup mieux » Sanko Camara, le déménageur des raquettes, et Alex Nkembe, l'ailier incisif, n'occupent pas une place plus importante que d'autres, au sein d'un effectif qui s'est toujours voulu équilibré. Mais ils évoluent chacun dans un registre qui leur est propre et, en leur absence, le BCS se retrouve - les faits l'ont prouvé samedi soir - considérablement démuni. « En terme d'engagement, à huit joueurs, on ne peut pas faire beaucoup mieux que ce qu'on a montré face à cette équipe de GET Vosges, observe l'entraîneur bas-rhinois, Stéphane Éberlin. Je n'ai rien à reprocher à mes gars, qui ont donné tout ce qu'ils avaient. Il y a peut-être eu un ou deux oublis défensifs mais dans les circonstances actuelles, je ne peux pas leur jeter la pierre, ni leur en vouloir pour leur manque de lucidité. » La défaite encaissée ce week-end a également une autre origine. Les éclairs du gaucher Danny Strong (20 points) - l'homme aux 35 bougies qui a fait les beaux jours de Gravelines-Dunkerque et du Havre en Pro A - ont constamment renvoyé les Souffelois dans les cordes. L'artilleur spinalien s'est mué en assassin. « On est focalisé à mort sur lui, mais il gagne le


match quand même, souligne Stéphane Éberlin. Ses paniers, il les mérite... » Le BCS, lui, manque d'un tueur, d'un leader statistique sur lequel se reposer lorsqu'une possession est mal engagée. Dans six jours, il se rendra à Denain, une formation entièrement composée de...« serial killers ». Denain l'épouvantail Les Nordistes, invaincus cette saison avec dix victoires en autant de confrontations, font office de principaux favoris à l'accession en Pro B. Des as, assurément. C'est dire la difficulté de la tâche qui attend le huit de cœur souffelois. « Il y a bien un moment où ils vont tomber, sourit Stéphane Éberlin. Quoi qu'il arrive, nous n'aurons rien à perdre et nous jouerons crânement notre chance. Et si on s'incline, tout le monde expliquera que c'est normal... » En attendant des jours meilleurs, le BCS n'a pas d'autre choix que de faire le dos rond. Amaury Prieur

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le 08/11/2010 NM1

BCS : trop d’absences

Fred Broliron, meilleure évaluation de la rencontre, a tiré son épingle du jeu, mais n’a pu éviter la défaite du BCS. Archives Jean-Marc Loos


Contre toute attente, Souffelweyersheim, privé de Camara et Nkembe, s’est incliné samedi soir face à Get Vosges (72-77). Le BCS a perdu samedi une rencontre qu’il n’aurait jamais dû perdre. Les absences de Camara et Nkembe se font cruellement sentir. Dans les moments cruciaux, les protégés de Stéphane Eberlin manquent de clairvoyance, notamment en défense. Dans le camp adverse, Dany Strong gagne le match à lui tout seul, sans oublier une réussite à 45 % aux tirs à trois points des Vosgiens. Et pour couronner le tout, deux arbitres qui penchent du côté des visiteurs dans les dernières minutes : Traineau se fait carrément pousser sur Tschamber sous le panneau adverse, les hommes en gris ne réagissent pas. Dans l’action qui suit, le même Traineau se fait siffler une faute imaginaire et les deux lancers francs de Sani qui suivent sacrent la victoire des Vosgiens… Auparavant, les joueurs locaux n’ont pas mal géré le match : seulement huit balles perdues sur l’ensemble de la rencontre, supériorité dans les rebonds ainsi qu’à l’évaluation globale, les coéquipiers du capitaine Appel pèchent en revanche dans l’adresse aux tirs en tout genre, ce qui explique aussi cette défaite. Kancel, le plus régulier depuis le début de saison, et Broliron, meilleure évaluation, tirent leur épingle du jeu. Mais cela ne suffira pas, il aurait fallu être à 100 % samedi soir… Ce qui n’a pas été pas le cas. Quant aux Spinaliens, ils ne sont pas dans le quintet de tête pour rien. La première mi-temps reflète déjà quelques signes annonciateurs : Broliron se fait siffler une faute très sévère pour ne pas dire plus. Dans la phase qui suit en revanche, Weber commet une antisportive stupide et parfaitement justifiée (35-36 à la 20 e). Les Alsaciens remontent au score et dépassent les Lorrains : 44-39. Sans aucune raison, le jeu devient brouillon et « Souffel » se voit infliger un 0-8. Le temps mort pris par le coach local Stéphane Eberlin n’y change rien. À chaque fois que Kancel sort pour souffler, le BCS se fait dépasser (51-57 à la 30 e). L’absence de Camara est criarde. Dans le money time, Strong et Sani font la différence, Get Vosges compte jusqu’à 11 points d’avance (53-64.) Sani, trop seul, se régale et conclut facilement. Appel à trois points puis Kancel, Traineau ou M’Bodji refont surface et ramènent le BCS à 3 points : 70-73. À 72-75, les Souffelois se font « flinguer », la suite, on la connaît… Les trois rencontres qui s’annoncent seront très dures : à Denain, face à Bordeaux et enfin à Saint-Quentin. BC Souffelweyersheim – Get Vosges : 72-77. Quart temps : 16-20, 19-16, 16-21, 21-20. Arbitres : MM. Mendes et Monsire. 600 spectateurs.


BCS : 22 tirs réussis sur 55 tentés (40 %) ; 16/38 à 2pts (42 %) ; 6/17 à 3 pts (35 %) ; LF : 22/29 (76 %) ; 7 rebonds offensifs (Traineau : 4) ; 27 rebonds défensifs ; 8 balles perdues ; 8 interceptions ; 2 contres réussis ; 16 fautes personnelles, 22 fautes provoquées. Les points : M’Bodji 7, Appel 13, Broliron 11, Alingué 4, Tschamber 7, Kancel 19, Traineau 9, Weber 2 ; total évaluation : 82. Get Vosges : 31 tirs réussis sur 65 tentés (48 %) ; 21/43 à 2pts (49 %) ; 10/22 à 3 pts (45 %) ; LF : 5/8 (63 %) ; 6 rebonds offensifs ; 22 rebonds défensifs ; 12 balles perdues ; 3 interceptions ; 1 contre réussi, 2 subis. 22 fautes personnelles, 16 fautes provoquées. Les points : Wade 6, Housieux, Gotagni, Lema 7, Strong 20, Nelaton 7, Sani 16, Galette 6, Gourde 9, Jacques 6, total évaluation : 70.

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publié le 07.11.2010

Trois à la suite pour le GET

Laurent Mathis et ses joueurs ont confirmé leur série positive en parvenant à gagner en Alsace où seul Blois s’était imposé.

L’équipe de GET Vosges s’est adjugé un précieux succès, hier soir à Souffelweyersheim, sous la houlette d’un Danny Strong en état de grâce en seconde période. L’ailier spinalien, auteur de deux petits points seulement à la mi-temps, en a inscrit 18 de plus par la suite, devant plusieurs dizaines de supporters vosgiens qui avaient effectué le déplacement en Alsace. Les protégés de l’entraîneur Laurent Mathis confortent au passage leur


place en haut de tableau, dans un championnat de Nationale 1 ultra homogène. Si les locaux tentaient de mettre la main sur le match dès les premières minutes, les Spinaliens ont fait la course en tête durant la majeure partie de la rencontre. Le GET passait ainsi en tête 23-27 à la 14 e puis 32-37 à la 19 e avant de regagner les vestiaires avec un seul point d’avance (35-36). Le début de seconde période était en faveur des Vosgiens qui creusaient un premier écart sous l’impulsion de Strong et Gourde (53-64, 34 e) face à un adversaire qui leur a rendu la tâche un peu plus facile en se rendant coupable d’oublis défensifs dont il n’est pas coutumier. Le pivot vosgien Tahirou Sani (16 points, 6 rebonds) s’est régalé offensivement, répondant du tac au tac à son vis-à-vis Sébastien Kancel, le massif intérieur bas-rhinois. Les Souffelois ont bien semblé reprendre du poil de la bête, en début de troisième quart-temps (44-39, 24 e). Le collectif a parlé Mais les Spinaliens ont prouvé qu’ils n’occupaient pas le quinté de tête du classement général de la division pour rien. Malgré les huées d’un public alsacien remonté contre l’arbitrage, ils n’ont pas flanché, ce qui démontre qu’ils peuvent avoir des nerfs d’acier dans les moments chauds. Si Souffel revenait à 3 points (72-75) à 19 secondes du terme, les Spinaliens conservaient la tête froide pour garder le gain du match. Le collectif de GET Vosges, parfaitement huilé, a impressionné par séquences. La suite le dira, mais les Spinaliens ont sans doute une belle carte à jouer, cette saison, en championnat.

------le 07/11/2010 Basket-ball / Nationale 1 masculine

Trop permissifs


Photo Kerfanto Sarah

BCS 72 GET VOSGES 77 Le BC Souffelweyersheim n'a pas saisi la chance qui lui était offerte d'équilibrer son bilan comptable, qui reste négatif (4v, 6d), après la courte défaite enregistrée hier soir à domicile. Les Spinaliens, portés par l'ancien Gravelinois Danny Strong (35 ans) toujours aussi fringant et riche de son expérience en Pro A - ont fait la course en tête durant la majeure partie de la rencontre (23-27, 14e' ; 3237, 19e' ; 53-64, 34e'). Les Alsaciens, qui n'ont jamais abdiqué, se sont rendus coupables d'erreurs défensives inhabituelles, dans leur gymnase des Sept Arpents, eux qui sont au contraire habitués à imposer une pression d'enfer à leurs vis-à-vis. Le pivot vosgien Tahirou Sani, trop souvent esseulé à l'intérieur, s'est régalé offensivement, même si Sébastien Kancel lui a, il est vrai, répondu du tac au tac. Fred Broliron (11 points, 8 rebonds, 21 d'évaluation) et ses coéquipiers ont bien semblé reprendre du poil de la bête, en début de troisième quarttemps (44-39, 24e'). Mais les Spinaliens ont prouvé qu'ils n'occupaient pas le quinté de tête du classement général de Nationale 1 pour rien. A une semaine d'un déplacement très délicat sur le parquet du leader, Denain, le BCS réalise donc une mauvaise opération, même si tout n'est évidemment pas à jeter dans la copie rendue contre les Lorrains. La rotation basrhinoise - réduite à huit joueurs en raison des blessures de l'ailier Alex Nkembe et du pivot Sanko Camara - est peut-être trop courte pour tenir la distance sur la durée du championnat. Les chiffres du match


Les quarts-temps : 16-20, 19-16, 16-21, 21-20. Environ 450 spectateurs. Arbitres : MM. Mendes (Lentigny) et Monsire (Vallée d'Eure). BCS : 22/55 aux tirs dont 6/17 à trois points, 22/29 aux lancers-francs, 34 rebonds, 14 passes décisives, 8 balles perdues, 8 interceptions, 2 contres, 16 fautes. M'Bodji 7, Appel 13, Broliron 11, Alingue 4, Tschamber 7, Kancel 19, Traineau 9, Weber 2. GET VOSGES : 31/65 aux tirs dont 10/22 à trois points, 5/8 aux lancersfrancs, 28 rebonds, 10 passes décisives, 12 balles perdues, 3 interceptions, 1 contre, 22 fautes. Wade 6, Lema 7, Strong 20, Nelaton 7, Sani 16, Galette 6, Gourde 9, Jacques 6. Amaury Prieur

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le 06/11/2010

Faire retomber le Souffel


An’si Lema retrouvera sur sa route ce soir à Souffelweyersheim Sébastien Kancel (à droite). (Photo V.S.)

Nationale 1 Depuis l’ouverture de la saison de Nationale 1, il n’y a que Johan Blot et ses coéquipiers blésois qui ont apprécié leur voyage en Alsace. Blois est en effet la seule équipe à être sortie de la salle des 7 Arpents en levant les bras. Les autres (Challans, Orchies, CFBB et Saint-Etienne la semaine passée) ont quitté le Bas-Rhin la tête basse. Gagner à Souffelweyersheim n’est donc pas donné à tout le monde. Pourtant, le GET pense pouvoir le faire ce soir. Et ce, pour diverses raisons. Les Vosgiens sont déjà dans une série positive (trois succès dont un en Coupe de France). « C’est certain que ces trois succès ont apporté de la confiance, indique Laurent Mathis. Ils ont surtout permis aux gars de prendre conscience du potentiel réel de cette équipe. » Autre avantage pour les Vosgiens : avoir rencontré deux fois les Souffelois en amical durant la phase de préparation. « Nous savons où nous mettons les pieds même si l’ambiance sera sûrement plus chaude ce soir qu’en septembre dernier », estime le coach spinalien. Pourtant, il y a deux mois, le GET s’était incliné de 6 points en Alsace. Une défaite qui, paradoxalement, ne déplaît pas à l’entraîneur du GET. « Souffel était déjà à fond dans le championnat. Cela avait un peu frictionné. Et je vais me servir de cela pour mobiliser les troupes. » Danny Strong, qui était passé au travers en septembre, a ainsi hâte de montrer sa vraie valeur ce soir. Obsèques et tendon d’Achille Positionné en milieu de tableau avec sept autres équipes qui présentent le même bilan (5 victoires et 4 défaites), le GET ferait une belle opération en s’imposant ce soir à Souffel. Et il emmagasinerait encore plus de confiance avant d’aborder un virage extrêmement serré face à Saint-Etienne, Denain le leader, Bordeaux le deuxième et Saint-Quentin le troisième.


Si les Vosgiens se veulent confiants au moment d’effectuer ce court mais périlleux déplacement dans la banlieue strasbourgeoise, ils ont aussi dû gérer quelques contretemps. Malade mardi, Danny Strong ne s’est pas entraîné en début de semaine alors que son compatriote, Zach Gourde, s’est absenté jeudi et vendredi pour se rendre aux obsèques de son beaupère dans la région de Boulogne. Toutefois, le GET sera au complet ce soir. Ce qui ne sera pas le cas des Alsaciens qui devront faire sans NKembe (poignet) et surtout Camara (rupture tendon d’Achille). « Ce n’est pas forcément un bien pour nous, estime Laurent Mathis. Les huit joueurs restant de Souffel vont se souder les coudes et vont se rebeller contre l’injustice. » Et un Alsacien qui se révolte, ce n’est jamais facile à maîtriser. Ph.N.

------le 06/11/2010 Basket-ball / N1M : BCS - GET Vosges (20 h)

La fine équipe

Fred Broliron et le BCS solidaires dans l'épreuve. (Photo archives DNA - Jean-François Badias)

Amputé de deux éléments, le BC Souffelweyersheim ne peut plus compter sur sa profondeur de banc pour épuiser l'adversaire. Mais dans la tourmente, l'effectif alsacien a retrouvé une âme. Parole de coach. Les pertes sèches peuvent parfois se traduire par des gains à long terme. Entendons-nous bien, personne ne se réjouit, côté souffelois, de devoir


conjuguer avec les absences sur blessure d'Alex Nkembe et Sanko Camara (*). Les deux joueurs, essentiels dans le dispositif de Stéphane Éberlin, laissent un vide considérable au sein d'un effectif dont on ne sait pas encore s'il pourra être prochainement renforcé par un joker. « Question d'opportunités, bien sûr, mais aussi de marge financière », souligne l'entraîneur du BCS. Ceci étant, les huit « rescapés » des neuf premières joutes de la saison auxquels s'ajoutent les jeunes Yann Claudepierre et Marc Zimmer - ont puisé, dans les déboires récents, des ressources mentales insoupçonnées. Ce qui conduit à penser que les Souffelois, même amoindris sur le papier, sont toujours diablement compétitifs. « J'ai retrouvé mon équipe, se réjouit Stéphane Éberlin, revigoré après s'être posé quelques questions sur l'état d'esprit de son groupe. On aurait pu basculer dans une spirale négative, mais le succès obtenu face à SaintÉtienne a produit l'effet inverse. Dans les têtes, les doutes ont presque totalement disparu. » Les options prises par le technicien alsacien - provoquer des fautes à répétition pour se présenter sur la ligne des lancers francs, favoriser le jeu rapide - ont permis à ses protégés, toujours en panne d'adresse, de récupérer le capital confiance dilapidé auparavant dans les shoots manqués. Le BCS n'attend plus que les points viennent à lui, il va désormais les chercher, quitte à laisser ses tripes sur le parquet. C'est ce qui lui a permis de vaincre Saint-Étienne, la semaine dernière, malgré un pourcentage de réussite inférieur (34 %) à celui de son adversaire (43 %). « J'ai décidé, depuis 15 jours, de compter sur l'agressivité individuelle de chacun, dès les premières secondes de l'attaque », confie Stéphane Éberlin. Le challenger du jour, GET Vosges (5 v, 4 d), évolue sensiblement dans le même registre. Depuis le coup d'envoi du championnat, les Spinaliens réussissent le coup de force de fonctionner à l'instinct tout en ne perdant pas beaucoup de ballons (12,8 par match). « Ils ne refusent aucun tir et le danger vient de partout, prévient le coach bas-rhinois. Une, deux, trois passes et boum, ça part ! Ils ne se compliquent pas la vie. » Depuis quelques jours, les Souffelois avancent, eux aussi, l'esprit libre. En mission pour leurs deux potes sur le flanc... LES ÉQUIPES. - BCS : Tschamber, Weber ; Broliron, Appel, M'Bodji, Claudepierre, Zimmer ; Traineau, Alingue, Kancel. GET VOSGES : Wade, Nelaton ; Galette, Strong, Gotagni, Lema ; Sani, Gourde, Jacques.


Amaury Prieur (*) Nkembe (poignet), passera une IRM mercredi. Absent samedi dernier face à Saint-Étienne, l'ailier est arrêté pour au moins deux matches. Victime d'une rupture du tendon d'Achille, Camara est, pour sa part, « out » jusqu'à la fin de la saison. Cette rencontre est à suivre en direct sur notre fil-basket (www.dna.fr) à partir de 19 h 45.

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06/11/2010

Des gros à enchaîner

Même diminués par les absences d’Alex Nkembe (indisponible trois semaines minimum) et Sanko Camara (out toute la saison), Jérémy Tschamber et le BCS veulent s’imposer contre GET Vosges pour équilibrer leur bilan. Photo Dominique Gutekunst

Héroïque vainqueur de Saint-Etienne samedi dernier en l’absence de deux joueurs majeurs, le BC Souffelweyersheim accueille GET Vosges à 20 h au gymnase des Sept Arpents pour la 10 e journée de Nationale 1. À la recherche d’une victoire fondatrice depuis le début de la saison, Stéphane Eberlin l’a sans doute trouvée le week-end passé. Arraché de haute lutte et dans la difficulté pendant la prolongation aux Sept Arpents (82-81), le succès face à Saint-Etienne, ancien pensionnaire de Pro B, a rassuré le coach souffelois. « J’ai retrouvé mon équipe dans l’état d’esprit, la détermination, l’agressivité et l’envie d’aller au combat. Tout le monde s’est soudé et a tout donné. En plus, Alex Nkembe ne jouait pas (voir encadré) et Sanko Camara a été victime d’une rupture du tendon d’Achille


lors du 2 e quart-temps. Il sera indisponible jusqu’en fin de saison. Ces pépins ont resserré les liens. Nous n’étions plus que huit et tout le monde s’est senti concerné. Cette victoire nous permet d’engranger de la confiance et pour le mental, il n’y a rien de mieux. » Ce soir (20 h) aux Sept Arpents, le BCS voudra profiter de la venue des Spinaliens de GET Vosges pour mettre la main sur une deuxième victoire d’affilée en Nationale 1. Ce qui constituerait une première. « Nous avons axé la semaine sur la récupération pour recharger les batteries, car les joueurs devront mettre la même intensité ce samedi. Au classement, il y a huit équipes devant nous, dont GET Vosges, avec une seule victoire d’avance. C’est donc une belle occasion de recoller. Je connais bien cette équipe, puisque nous l’avons affrontée deux fois en matches de préparation, pour une courte défaite chez eux (72-69) et une victoire chez nous (76-68) », souligne le coach. Cinquième avec cinq victoires pour quatre défaites, GET Vosges possède un « gros cinq de départ, très expérimenté, sur lequel il se repose beaucoup, et un banc plutôt jeune. Il s’appuie sur le jeu rapide et le tir extérieur avec des gâchettes comme Danny Strong, un ancien de Pro A (Gravelines, Le Havre), et Martial Gotagni. Cette rencontre peut faire basculer l’une des deux équipes d’un côté du classement. Si les Vosgiens gagnent, ils peuvent prendre le large. En revanche, si nous parvenons à l’emporter, ils se retrouvent à la lutte pour le maintien avec nous . » « Mes joueurs sont regonflés à bloc » Pour « Souffel », une victoire est d’autant plus importante que le calendrier offre ensuite de gros matches face aux trois premiers du championnat (Denain, Bordeaux et Saint-Quentin). « Il faut gagner pour aller défier plus sereinement les grosses équipes du groupe », poursuit le technicien alsacien. « Mes joueurs sont regonflés à bloc. Il n’y a d’ailleurs pas de questions à se poser. Il faut jouer avec les mêmes intensité et agressivité que le week-end dernier pour afficher, coûte que coûte, un bilan équilibré après dix matches, en conformité avec notre tableau de marche. » Olivier Arnal

------le 01/11/2010 Nationale 1 masculine / Après BCS - Saint-Étienne (82-81, a.p.)


L'appétit d'un lion A l'image de Romain Appel, ressuscité après un début de saison sans relief, le BC Souffelweyersheim s'est jeté sur sa proie avec une détermination impressionnante. Lorsqu'elle affiche une telle rage de vaincre, cette équipe a vraiment tout pour plaire.

A l'instar de leur meneur Jérémy Tschamber, les Souffelois ont prouvé qu'ils possédaient des nerfs d'acier, samedi soir face à Saint-Étienne. (Photo DNA - Michel Frison)

Les joueurs souffelois ne s'en sont peut-être pas rendus compte, mais ils ont offert, samedi soir, la plus belle des publicités à leur sport favori. Deux heures de grand spectacle à vous donner envie de prendre un abonnement jusqu'à la fin de la saison ! Du cœur, de la générosité, de la solidarité, de l'orgueil, du culot... A partir du moment où une équipe affiche autant de valeurs, le résultat, au fond, et l'analyse technique qui l'accompagne, n'ont plus beaucoup d'importance. Le BCS aurait pu s'incliner, ce week-end, face à une formation de SaintÉtienne plus talentueuse sur le papier, une pointure que l'on retrouvera sans doute en haut de tableau en fin de saison. Pourtant, le constat d'ensemble n'aurait pas varié d'un iota. Cette équipe, qui représente une petite commune de 6 000 habitants - il n'est jamais inutile de le rappeler réussit, sur la durée, là où beaucoup, toutes disciplines confondues, échouent. Elle fait vibrer les foules, procure des émotions. Elle donne du plaisir, tout simplement. Dans l'euphorie d'une partie passionnante, indécise, riche en enjeux aussi les Souffelois se situent, ce matin, à un point de la 4e place -, Romain Appel ne s'est pas démonté. Meilleur marqueur de la rencontre avec 17 unités au compteur, l'arrière bas-rhinois (29 ans, 1,94 m) a vécu, en une trentaine de minutes sur le parquet, une véritable cure de jouvence. Peut-être le coach a-t-il retrouvé, pour de bon, l'une de ses armes


majeures La crise de confiance - 4 évaluations négatives, un pourcentage moyen de 16% à trois points - traversée par cet emblématique combattant du BCS constituait un vrai sujet de préoccupation pour Stéphane Éberlin, l'entraîneur, qui commençait sérieusement à tirer la sonnette d'alarme ces temps-ci. Peut-être le coach a-t-il retrouvé, pour de bon, l'une de ses armes majeures. « Les extérieurs se posent un peu trop de questions depuis le début du championnat, confie Romain Appel. Du genre : "Ce soir, est-ce que je vais en mettre un ?" On pense à des choses superficielles, comme le temps de jeu. Dans ce groupe de dix éléments, les responsabilités sont dispersées. Il faut l'accepter, même si ce n'est pas toujours évident à gérer mentalement. » Et l'arrière alsacien de revenir sur son cas personnel : « Ce match va me permettre de gagner en assurance. Dans ce type de confrontations serrées, chaque action est cruciale et on se sent impliqué. » Les supporters, eux, en redemandent... Amaury Prieur L'information a été confirmée ce dimanche par le président du BCS, Gilbert Mittelhaeuser : le pivot souffelois Sanko Camara (31 ans, 1,98 m) est victime d'une rupture du tendon d'Achille, qui l'éloignera des parquets pendant six mois. « Il sera opéré ce Mardi par le Dr Moncade, à la clinique de l'Orangerie », précise le dirigeant.

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le 01/11/2010 Le BC Souffelweyersheim au bout du suspense


Sébastien Kancel et le BCS ont dû aller jusqu’aux prolongations pour avoir le dernier mot. Archives Jean-Marc Loos

Le BCS s’est imposé face à Saint-Etienne à l’issue des prolongations samedi soir (82-81). Un match à suspense où le BCS aurait pu s’économiser la prolongation si Alingué avait évité la faute sur Hermenier et cette rédhibitoire balle perdue dans les moments les plus cruciaux. Mais l’important était bien de gagner. Point noir : après l’arrêt pour trois semaines de Nkembe s’ajoute la blessure de Camara contractée au deuxième quart temps : rupture du tendon d’Achille, opération mardi… L’entre-deux sourit aux Stéphanois, une interception de M’Bodji et une faute de Simmons sur Kancel permettent à ce dernier d’ouvrir le score sur lancers francs : 2 – 0. Le chassé-croisé ainsi que le rythme inculqué par les deux équipes donnent une rencontre agréable à suivre (9-8 à la 4 e). Puis le manque de réussite des Souffelois qui suit permet aux visiteurs de prendre le large par Gaillou puis Petrovic (10-17 à la 7 e). D’autant plus qu’un passage en force est sifflé à l’encontre de Traineau, le défenseur ayant les deux pieds plantés sous l’arceau ! Le feu couve (13-19 à la 10 e). Dans un premier temps, les Foréziens aggravent la marque et dominent franchement leur hôte. Simmons fait mal dans la raquette. Kancel permet à « Souffel » de se maintenir la tête hors de l’eau. Un contre de Traineau sur Gaillou et une faute sur Appel lors de la contre-attaque permettent aux Bas-Rhinois de revenir. Dans la foulée, Appel provoque la troisième faute personnelle de Simmons. La réparation suit (22-25 puis 26-27). La faute offensive de Hermenier donne la possession aux Alsaciens, le tir à 3points de Tschamber redonne l’avantage aux protégés de Stéphane Eberlin (2927). Tschamber en rajoute un deuxième (32-27, 33-29 à la 20 e). Traineau, qui nettoie le cercle, M’Bodji, très en vue, et l’inévitable Kancel permettent au BCS de prendre six points d’avance. Une faute sévère sifflée à l’encontre de Traineau permet aux protégés de Jolivet de revenir à la marque (42-38). Les Souffelois se relâchent quelque peu. Weber commet deux fautes dont une antisportive et une balle perdue d’Alingué et SaintEtienne repasse devant (42-46 puis 49-53 à la 30 e). L’engagement des


deux protagonistes est total mais « Souffel » est à nouveau dans un manque de réussite flagrant, parachevé par des fautes sévères infligées par la première arbitre. Kancel et Alingué sont éliminés pour 5 fautes. Les Stéphanois n’en profitent pas. M’Bodji ramène son équipe à 60-60. Petrovic rétorque à 3 points. Le CASE perd deux balles dans la foulée ; les fautes qui suivent permettent à Appel de replacer le BCS en tête. À 69-66 et à 26’’ de la fin du temps réglementaire, le coach stéphanois Jolivet pose un ultime temps mort. L’action qui suit offre deux lancers francs à Hermenier, qui en réussit un sur deux (69-67). Il reste 23’’, «Souffel » perd la balle, Hermenier ne se fait pas prier : 69-69. Dans les 18’’ qui restent, les locaux ne parviennent pas à conclure : prolongation. Les égalités se succèdent (71-71, 72-72). Une interception de M’Bodji et une faute provoquée sur Appel donnent de l’air aux coéquipiers d’Appel (76-72). El Amrani réplique à 3 points. La cinquième faute de Simmons et Tschamber font grimper le score : 78-75. Mais une balle perdue permet à Gaillou d’égaliser (78-78). L’action qui suit est à l’actif de M’Bodji qui marque 2 + 1 (81-78). L’ultime temps mort du BCS à 24’’ de la fin fait monter l’adrénaline à son paroxysme. La faute sur Traineau, auteur d’un rebond défensif, octroie deux lancers francs. L’intérieur en réussit un sur deux : 82 – 78. À 6’’ de la fin, Pégon envoie le dernier missile à 3 points : 82-81. Le BCS arrache une victoire de haute lutte. BC Souffelweyersheim — St-Etienne : 82-81. Quarts temps : 13-19, 20-10, 16-24, 20-16 ; prol. : 13-12. Arbitres : Mle Fizailne et M. Loison. 500 spectateurs. BCS : 24 tirs sur 70 tentés (34 %) ; 18/47 à 2pts (38 %) ; 6/23 à 3 pts (26 %) ; LF : 28/41 (68 %) ; 15 rebonds offensifs (Traineau : 4) ; 21 rebonds défensifs ; 9 balles perdues ; 8 interceptions ; 5 contre réussis (Alingué : 3 – Traineau : 2) ; 25 fautes personnelles : 3 joueurs éliminés : Kancel 35’, Alingué 39’, Tschamber 42’, 31 fautes provoquées. M’Bodji 11 (éval : 11), Appel 17 (15), Broliron 11 (5), Alingué 4 (5), Tschamber 15 (16), Kancel 13 (7), Traineau 7 (16), Weber 3 (0), Camara 1 (-1). St-Etienne : 27 titrs sur 63 tentés (43 %) ; 20/40 à 2pts (50 %) ; 7/23 à 3 pts (30 %) ; LF : 20/26 (77 %) ; 11 rebonds offensifs (Petrovic : 4) ; 24 rebonds défensifs ; 21 balles perdues ; 1 interception ; 0 contres réussis, 5 subis. 32 fautes personnelles, 1 joueur éliminé : Simmons 43’24 fautes provoquées. Thomas 6 (éval : -2), El Amrani 9 (8), Pegon 6 (4), Gaillou 12 (11), Hermenier 5 (5), Petrovic 22 (23), Simmons 14 (11), Tailleman 7 (3).

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SOUFFELWEYERSHEIM 82 - SAINT-ÉTIENNE 81 (après prolongation)

Le Case échoue sur le fil publié le 01.11.2010

Emmenés par un Petrovic de gala (22 points, 10 rebonds, 23 d'évaluation), les Stéphanois se sont pourtant inclinés, 81 à 82

La prolongation a été fatale aux Stéphanois, dans une ambiance hostile Par quart-temps : 13-19, 20-10, 16-24 ; 20-16. Prolongations : 13-12. Environ 600 spectateurs. Les arbitres : Mme Fizailne et M. Loison. BCS : 24/70 aux tirs dont 6/23 à trois points, 28/41 aux lancers-francs, 36 rebonds, 11 passes décisives, 9 balles perdues, 8 interceptions, 5 contres, 25 fautes. M'Bodji 11, Appel 17, Broliron 11, Alingue 4, Tschamber 15, Kancel 13, Traineau 7, Weber 3, Camara. Saint-Etienne : 27/63 aux tirs dont 7/23 à trois points, 20/26 aux lancers-francs, 35 rebonds, 9 passes décisives, 21 balles perdues, 1 interception, 32 fautes. Thomas 6, El Amrani 9, Pegon 6, Gaillou 12, Hermenier 5, Petrovic 22, Simmons 14, Tailleman 7. Au terme d'une rencontre complètement folle, Saint-Etienne s'est incliné d'un petit point, hier soir à Souffelweyersheim, encaissant son quatrième revers de la saison. Emmenés par un Petrovic de gala (22 points, 10 rebonds, 23 d'évaluation), les Ligériens ont réussi un début de rencontre tonitruant (10-17, 7e), avant de subir les assauts d'une équipe locale poussée par une petite salle en fusion. Déjà handicapés par l'absence d'Alex Nkembe, les Bas-Rhinois ont dû se résoudre à faire sans leur pivot Sanko Camara, sorti sur blessure au cours de la première période. Les Stéphanois, eux, ont tout donné pour empocher la mise, répond du tac au tac à chaque panier alsacien. Les banderilles de Jérémy Tschamber, le meneur souffelois, à longue distance (32-27, 19e ; 42-36, 24e) les ont temporairement envoyés dans les cordes. Mais les hommes de Yann Jolivet ont impulsé un 10-0, au cœur du troisième quart-temps (42-46, 26e), qui les a remis en selle.


La fin de match, épique, a donné lieu à beaucoup d'égalités et de changements de leaders (58-59, 37e). Cette partie à déconseiller aux cardiaques ne pouvait, en fait, qu'accoucher d'une prolongation. Loin d'être impressionnés par une ambiance hostile, les Stéphanois ont résisté, encore et encore, pour s'incliner sur la plus petite des marges. Pour les Ligériens, la frustration est à la hauteur de la débauche d'énergie fournie. Mais quel grand moment de basket, tout de même !

------le 31/10/2010 Basket-ball / Nationale 1 masculine Une victoire épique BCS 82 SAINT-ÉTIENNE 81 a.p. Les quarts-temps : 13-19, 20-10, 16-24 ; 20-16. Prolongations : 13-12. Environ 600 spectateurs. Les arbitres : Mme Fizailne et M. Loison. BCS : 24/70 aux tirs dont 6/23 à trois points, 28/41 aux lancers-francs, 36 rebonds, 11 passes décisives, 9 balles perdues, 8 interceptions, 5 contres, 25 fautes. M'Bodji 11, Appel 17, Broliron 11, Alingue 4, Tschamber 15, Kancel 13, Traineau 7, Weber 3, Camara. SAINT-ÉTIENNE : 27/63 aux tirs dont 7/23 à trois points, 20/26 aux lancers-francs, 35 rebonds, 9 passes décisives, 21 balles perdues, 1 interception, 32 fautes. Thomas 6, El Amrani 9, Pegon 6, Gaillou 12, Hermenier 5, Petrovic 22, Simmons 14, Tailleman 7. Au terme d'une rencontre complètement folle, le BC Souffelweyersheim a remporté, hier soir face à Saint-Étienne, son quatrième succès de la saison. Sans aucun doute le plus beau, dans la mesure où le sort n'a jamais cessé de s'acharner sur l'équipe alsacienne. Déjà handicapés par l'absence d'Alex Nkembe, les Bas-Rhinois ont dû se résoudre à faire sans leur pivot Sanko Camara, sorti sur blessure au cours


de la première période. Le joueur serait victime d'une rupture du tendon d'achille... Une salle en fusion Décidés à offrir la victoire à leurs coéquipiers sur le flanc, les Souffelois ont su se remettre dans le sens de la marche, après un début de match délicat, grâce notamment aux banderilles de Jérémy Tschamber à longue distance (10-17, 7e' ; 32-27, 19e' ; 42-36, 24e'). Même ce 10-0, encaissé au cœur du troisième quart-temps (42-46, 26e') sous les coups de boutoir d'un Petrovic de gala, ne les a pas envoyés dans les cordes. Boostés par une salle entrée en fusion, ils se sont accrochés, avec leurs armes (58-59, 37e'), à l'instar d'un Tony Traineau en mode guerrier, devenu le seul intérieur de métier lorsque Kancel et Alingue, coup sur coup, ont été renvoyés sur le banc pour cinq fautes. Cette partie à déconseiller aux cardiaques ne pouvait qu'accoucher d'une prolongation, que le BCS s'est adjugée au prix d'une débauche d'énergie exceptionnelle, saluée à juste titre par un public de connaisseurs. Un grand moment de basket, assurément ! Amaury Prieur

------le 30/10/2010 Basket-ball / Nationale 1 masculine : BCS - Saint-Étienne (20 h)

Le cercle est-il vicieux ? A force de manquer la cible, les shooteurs souffelois doivent commencer à se poser la question. Depuis le début de la saison, le panier n'en finit plus de se dérober à leurs tentatives. Le coach du BCS, Stéphane Éberlin, parle de « blocage psychologique ».


Romain Appel et les Souffelois devront régler la mire ce soir contre Saint-Étienne. (Photo archives DNA - Jean-François Badias)

Les chiffres ne disent pas tout, certes, mais ils permettent de dégager des tendances, voire de dresser des constats, souvent implacables. Depuis le début de la saison, le BC Souffelweyersheim est, derrière Brest, l'équipe qui prend le plus de rebonds offensifs en Nationale 1 (12,4 prises par match). « Mes joueurs n'ont pas à avoir peur » A elle seule, cette donnée fournit deux indications essentielles et... contradictoires sur l'état de forme de la formation bas-rhinoise : 1) En terme d'engagement, les Souffelois sont irréprochables ; 2) Leur réussite aux tirs laisse franchement à désirer. Et ce n'est pas à Stéphane Éberlin - reconnu, lorsqu'il était joueur, pour son adresse longue distance - qu'on l'apprendra : par définition, plus les shoots rentrent, moins on a besoin d'aller batailler pour obtenir une seconde chance. « Offensivement, nous souffrons d'un gros déficit, observe le technicien, et ça rejaillit sur la confiance collective. Il y a un blocage psychologique à faire sauter. De ce point de vue, nous n'avons pas encore réalisé de match référence. » Le pourcentage à trois points du BCS (25,7 %) est assez symptomatique. Hormis le Centre Fédéral, lanterne rouge de la division, personne ne fait pire. Paradoxalement, cela en dit long sur le degré d'intensité que les Souffelois ont dû afficher, pour remporter trois rencontres sur huit depuis le début du championnat. « Mes joueurs n'ont pas à avoir peur, résume Stéphane Éberlin. Le championnat est long et il n'y aura rien de rédhibitoire avant Noël. Je souhaite qu'ils se lâchent. » Et bien que l'adversaire du soir, Saint-Étienne (5 v, 3 d), « ne présente pas les mêmes pedigrees que nous sur le terrain », le BCS doit « se donner les


moyens de gagner », prévient le coach, qui espère que ses hommes ne partiront pas... sans laisser d'adresse. Les équipes BCS : Tschamber, Weber ; Broliron, Appel, M'Bodji, Claudepierre ; Traineau, Alingue, Kancel, Camara. SAINT-ÉTIENNE : Thomas, Gaillou ; El Amrani, Scotty, Chaverondier, Tailleman ; Pegon, Petrovic, Hermenier, Simmons. Amaury Prieur Victime d'une vive douleur au poignet, l'ailier souffelois Alex Nkembe est arrêté pour trois semaines. Un arthroscanner déterminera dans quelques jours l'origine et la nature de la blessure. Cette rencontre est à suivre en direct sur notre fil-basket (www.dna.fr) à partir de 19 h 45.

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le 30/10/2010

En quête d’équilibre

Stéphane Eberlin le reconnaît : Sébastien Kancel et le BCS sont en déficit de confiance et doivent profiter de leurs deux matches de rang à domicile pour se relancer. Photo Jean-Marc Loos

Pour la 9 e journée de Nationale 1, le BC Souffelweyersheim accueille à 20 h au gymnase des Sept Arpents le CASE Basket Saint-Etienne, ancien


pensionnaire de Pro B qui ambitionne d’y retourner. Avec deux matches de rang à domicile, il veut équilibrer son bilan. Battu le week-end dernier pour la quatrième fois de suite à l’extérieur, cette fois sur le parquet de Saint-Chamond (81-72), le BCS est une nouvelle fois passé à côté d’une victoire qui lui tendait les bras. « Il y a beaucoup de frustration et de regrets. Comme toujours, le problème vient de notre maladresse qui nous empêche de faire la course en tête et de prendre le match en main alors que nous dominons. Nous sommes trop faibles dans l’efficacité et pas assez tueurs dans la finition. Nous laissons les autres équipes dans le match et elles, en revanche, parviennent à nous punir », analyse le coach souffelois Stéphane Eberlin, conscient des soucis offensifs de sa formation. « Je pense que les joueurs ont du mal à faire le deuil de la saison passée où nous caracolions en tête », ajoute l’entraîneur. « Nous sommes en plein doute alors qu’il n’y a aucune raison de l’être. Il y a surtout un blocage mental et un manque de confiance. Pour repartir de l’avant, il faut faire sauter ce blocage, car jouer petit bras ne récompense pas le travail accompli par les gars de l’autre côté du terrain. L’équipe manque aussi de dureté, tant physique que mentale, dans le jeu offensif. Les situations de jeu, nous les avons, sauf que nous doutons et faisons trop de cadeaux. » « Mettre le feu » Ce soir, face au CASE Saint-Etienne, un gros calibre de Nationale 1, pensionnaire de la Pro B pendant 8 saisons et actuel 3 e du classement avec 5 victoires en 8 matches, « Souffel » devra mettre de la vie et du mouvement dans son jeu pour éviter de rentrer dans le défi physique, la grande force de son adversaire du jour. « Nous sommes en déficit de puissance par rapport à cette équipe. Nous devrons jouer en mobilité en récupérant notre rythme pour retrouver de l’adresse. Les joueurs ne trichent pas. Ça va bien finir par payer. Il y a beaucoup de pression sur ce match, mais il peut nous permettre de repartir de l’avant. Il faut l’aborder avec l’envie de mettre le feu et de se lâcher offensivement. Si nous parvenons à enflammer la partie, le public nous suivra. Je souhaite que nous soyons acteurs et que nous ne nous posions plus de questions », commente encore Stéphane Eberlin qui a fixé un objectif à son équipe avant cette 9 e journée. « Avant le début du championnat, j’avais prévu un bilan équilibré de cinq victoires et cinq défaites après dix journées. Nous en sommes à trois succès pour cinq revers. Nous devons donc profiter de nos deux matches consécutifs à domicile pour être dans les clous (1). Sinon, nous serons en retard sur notre tableau de marche. » Olivier Arnal (1) Ce soir, puis samedi prochain face à GET Vosges.


------le 25/10/2010 Nationale 1 masculine / Après Saint-Chamond - BCS (81-72)

Changement de politique Excédé par le niveau affiché par certains de ses joueurs, Stéphane Éberlin s'apprête à abandonner le mode de fonctionnement qui a prévalu jusqu'à présent. L'entraîneur souffelois annonce « une redistribution des temps de jeu et des responsabilités ».


Jacques Alingue et le BCS ne couperont pas à quelques réajustements en interne. (Photo archives DNA - Jean-François Badias)

A compter de ce jour et jusqu'à nouvel ordre, le turnover n'est plus d'actualité au BCS. Stéphane Éberlin, véritable promoteur de la répartition des tâches à Souffelweyersheim (*), n'a plus totalement foi en sa doctrine. Il s'apprête à y renoncer, dès la réception de Saint-Étienne samedi prochain, échaudé par « une faillite extérieure récurrente », « un manque de dureté près du cercle » et, avant tout, « le niveau insuffisant de certains joueurs qui n'ont pas su saisir leur chance ». « On ne peut plus se permettre d'attendre, justifie le stratège alsacien. J'ai l'intention de procéder à une redistribution des temps de jeu et des responsabilités. Le système de rotation mis en place jusqu'à présent n'a pas été une réussite. Désormais, je me reposerai sur un socle. » « Ça commence à être agaçant... » Les quatre défaites subies en autant de déplacements cette saison - la dernière en date, samedi soir, à Saint-Chamond (81-72) « où l'on attend le dernier quart-temps pour mettre dedans » - sont, pour le technicien, lourdes de sens. « Plusieurs éléments doutent depuis trop longtemps, observe-t-il. Ils se contentent de ce qu'ils ont et, par moments, ils n'ont pas les crocs. Ça commence à être agaçant... S'ils n'arrivent pas à se décoincer, c'est aussi parce qu'ils ne s'en donnent pas les moyens. Il faut avoir envie de bouffer le mec en face ! » Après huit journées de championnat, le bilan souffelois (3 victoires, 5 défaites) n'est pas accablant. Il n'est pas mirobolant non plus. L'équipe, « mentalement petite » selon Stéphane Éberlin, est toujours à la recherche de son match référence. « Nos adversaires nous punissent systématiquement sur leurs temps forts, souligne le coach bas-rhinois. De notre côté, on fait des cadeaux et on se pose 15 000 questions. C'est difficilement compréhensible. A quatre contre deux en contre-attaque, on ne va pas au bout. On ne se comporte pas en tueurs. »


L'entraîneur n'a pas pour autant perdu confiance en son groupe et assure que si c'était à refaire, il repartirait au combat avec les mêmes. « Oui, il fallait les reconduire dans la mesure où beaucoup étaient revanchards et avaient envie de prouver en N1, confie-t-il. Seulement, par rapport à l'an passé, je ne vois pas le même engouement, les mêmes encouragements entre joueurs... » Et c'est peut-être là, finalement, que le bât blesse. Amaury Prieur (*) Au sein de l'effectif souffelois, aucun élément ne passe plus de trente minutes sur le parquet en moyenne, depuis le début de la saison.

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Saint-Chamond 81 - Souffelweyersheim 72

St-Chamond se relance publié le 24.10.2010

Les Couramiauds ont mis les choses au point après leur défaite face au CASE / Charly Jurine

Les locaux ont renoué Souffelweyersheim

avec

le

succès

à

domicile,

en

dominant

À Saint-Chamond (halle Boulloche) Saint-Chamond bat Souffelweyersheim 81 à 72 (score des quart-temps : 19-17, 17-14, 18-11, 27-30) Arbitres : MM Roux et El Mahi


Saint-Chamond : Tillon (8), Landu (18), Laroche (15), Jacon (2), Aubry (2), Rinna (12), Zondervan (11), Beugnot (13), Dioubaté (0). Souffelweyersheim : Alingue (14), Appel (0), Broliron (6), Camara (5), Kancel (5), M'Bodji (8), NKembe (5), Traineau (4), Weber (9), Tschamber (16). Dominés par Saint-Etienne la semaine passée, les Saint-Chamonais se sont remis sur les bons rails du succès à domicile, en venant à bout des Alsaciens de Souffelweyersheim. Les joueurs de Thinet qui auront cependant souffert pour prendre le meilleur sur une valeureuse formation visiteuse, qui s'est évertuée à ne rien lâcher. Laborieux durant la première moitié de match, les locaux vont néanmoins parvenir à prendre la mesure de leurs adversaires au retour des vestiaires, en haussant sensiblement le ton en défense, et en parvenant à verrouiller enfin un rebond chahuté par des visiteurs accrocheurs, qui avaient su jusqu'alors parvenir à compenser un certain manque d'adresse, par une combativité de tous les instants. S'appuyant sur un Landu incisif (18 pts), le SCB signe ainsi un 10-0 qui lui permet de prendre un avantage de douze longueurs à l'entame du dernier quart (54-42). Lancés sur les bons rails et conservant toute leur intensité défensive, les Ligériens semblent alors pouvoir gérer sans trop de problème une avance qui culmine à seize unités après un panier de Laroche (70-54). C'est toutefois sans compter sur des visiteurs courageux, et qui ne lâchent pas l'affaire si facilement. Jouant leur va-tout durant les deux dernières minutes, les joueurs de Stéphane Ederlin font passer le frisson dans les travées de la halle Boulloche, en effaçant en quelques secondes un retard de quinze points, pour revenir à quatre longueurs à moins d'une minute du terme. Un sursaut qui reste finalement vain. Sans pour autant sembler maîtriser totalement les événements, les Couramiands parviennent malgré tout à conserver suffisamment de calme et de concentration pour écarter la menace, et empocher ainsi un succès qui reste logique au vu de l'ensemble du match. Ludovic Sut

------le 24/10/2010 BASKET-BALL / Nationale 1

Souffel n'était pas loin


Photo kerfanto Sarah Le BC Souffelweyersheim s'est évertué à ne rien lâcher face aux joueurs de Thinet, mais cela n'a pas suffi. Laborieux durant la première moitié de match, les locaux vont néanmoins parvenir à prendre la mesure de leurs adversaires au retour des vestiaires. Ils ont haussé sensiblement le ton en défense, et sont parvenus à verrouiller enfin un rebond chahuté par des Souffelois accrocheurs, qui avaient su jusqu'alors compenser un certain manque d'adresse, par une combativité de tous les instants. S'appuyant sur un Landu incisif (18 pts), St-Chamond signe ainsi un 10-0 qui lui permet de prendre un avantage de douze longueurs à l'entame du dernier quart (54-42). Lancés sur les bons rails et conservant toute leur intensité défensive, les Ligériens semblent alors pouvoir gérer sans trop de problème une avance qui culmine à seize unités après un panier de Laroche (70-54). C'est toutefois sans compter sur des Souffelois courageux, et qui ne lâchent pas l'affaire si facilement.. Jouant leur va tout durant les deux dernières minutes, les joueurs de Stéphane Ederlin font passer le frisson dans les travées de la halle Boulloche, en effaçant en quelques secondes un retard de quinze points, pour revenir à quatre longueurs à moins d'une minute du terme. Un sursaut qui reste finalement vain. Sans pour autant sembler maîtriser totalement les événements, les Couramiands parviennent malgré tout à conserver suffisamment de calme et de concentration pour écarter la menace, et empocher ainsi un succès qui reste logique au vu de l'ensemble du match. Les chiffres du match


SAINT-CHAMOND 81 SOUFFELWEYERSHEIM 72 Halle Boulloche. Quart temps : 19-17, 17-14, 18-11, 27-30. Arbitres : MM Roux et El Mahi. SAINT-CHAMOND : Tillon 8, Landu 18, Laroche 15, Jacon 2, Aubry 2, Rinna 12, Zondervan 11, Beugnot 13, Dioubaté. SOUFFELWEYERSHEIM : Alingue 14, Appel, Broliron 6, Camara 5, Kancel 5, M'Bodji 8, NKembe 5, Traineau 4, Weber 9, Tschamber 16.

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le 23/10/2010

L’éveil à l’extérieur ?


Après s’être rassurés contre le Centre fédéral, Doudou M’Bodji et le BCS aimeraient continuer sur leur lancée en s’imposant chez l’un des autres candidats au maintien, Saint-Chamond. Photo Jean-Marc Loos

Remis sur les rails, après trois défaites, par son succès sur le Centre fédéral la semaine passée, le BC Souffelweyersheim se déplace avec beaucoup d’ambitions à 20 h à Saint-Chamond, adversaire direct pour le maintien, lors de la 8 e journée de Nationale 1. Il ne fallait surtout pas laisser le doute s’installer. En s’imposant face au Centre fédéral (70-57) samedi dernier au gymnase des Sept Arpents, le BCS a stoppé une série de trois défaites qui commençait à lui peser. « Nous étions tellement habitués à gagner que cette série nous a un peu atteints. Les joueurs ont été très touchés. Ils n’étaient pas prêts à ça moralement. Ils se sont posé pas mal de questions. Ça se voyait un peu au niveau de l’enthousiasme. Nous les avons briefés le lundi et tout le monde est revenu sur la même longueur d’ondes. Je sais qu’à partir de samedi, nous allons retrouver une équipe qui va jouer ensemble avec une grande envie et de l’enthousiasme », commente le coach souffelois Stéphane Eberlin, forcément content de la réaction de ses joueurs le week-end passé. « Je suis satisfait, puisque nous cassons une spirale négative », ajoute l’entraîneur du BCS. « Nous avions mis l’accent sur le début de match, car nous étions toujours derrière après le premier quart-temps lors des rencontres précédentes. Je ne déplore qu’une chose : nous n’avons été capables à aucun moment de tuer le match. » Pour mieux préparer le déplacement choc de ce soir (20 h) à SaintChamond, le technicien bas-rhinois a demandé et obtenu le report de son 32 e de finale de Coupe de France face à la SIG (Pro A), initialement prévu ce mardi et repoussé au 30 novembre. « Je ne voulais pas que les joueurs aient déjà la tête à la Coupe avant un match d’une telle importance en championnat. L’an passé, nous avons perdu l’une de nos seules rencontres de la saison avant notre exploit contre Dijon en Coupe. » « Aller chercher une victoire » Ce voyage dans la Loire face à une équipe saint-chamonaise repêchée la


saison passée en NM1 grâce aux soucis financiers d’autres clubs et donc habituée à se battre pour le maintien revêt en effet une grande importance pour le BCS. D’autant que les deux formations sont proches au classement. Saint-Chamond ne compte qu’une victoire de plus. Pour « Souffel », l’occasion est belle de remporter un premier succès à l’extérieur et de revenir sur un adversaire direct pour le maintien. « Nous allons nous déplacer avec l’ambition d’aller chercher la victoire. Lors de nos trois premiers déplacements, nous ne sommes pas passés loin à deux reprises », analyse Stéphane Eberlin. « Il faut être conquérant et maîtriser un peu mieux la fin de match. Mes joueurs devront aussi avoir une grande envie, car Saint-Chamond ne peut pas se permettre de perdre à nouveau à domicile. Nous devons nous préparer mentalement pour le combat. En plus de nous faire du bien au classement, une victoire nous permettrait surtout de nous décomplexer à l’extérieur. » Olivier Arnal

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Le SCB à la relance face à Souffelweyerscheim publié le 22.10.2010 Le rythme s'accélère pour le Saint-Chamond basket, dont l'équipe masculine va évoluer par trois fois à domicile en dix jours. Une semaine après le derby face Saint-Etienne, les basketteurs couramiauds remettent en effet le couvert, demain, avec la réception à partir de 20 heures à Boulloche, des Alsaciens de Souffelweyerscheim, pour le compte de la septième journée de Nationale 1. Une rencontre qui précédera de quelques jours, la venue mardi soir, du club de Pro B d'Aix-Maurienne, dans le cadre du premier tour de la coupe de France. Les joueurs d'Alain Thinet n'ont ainsi guère le loisir de souffler, eux qui chercheront d'abord à se relancer après leur défaite face au voisin stéphanois (58-77). Pour ce faire, les coéquipiers de Romain Tillon devront retrouver leur intensité, afin de pouvoir relever le challenge proposé par une formation alsacienne certes promue cette saison en N1, mais qui réalise un début de saison plutôt encourageant, avec trois victoires pour quatre défaites. La méfiance restera donc de mise pour le club couramiaud, qui pourra compter sur l'un des meilleurs marqueurs du championnat en la personne de son renfort américain, Alain Laroche. Le public sera également


attendu nombreux, à l'occasion d'une rencontre qui n'aura certes pas le prestige du derby, mais qui devrait néanmoins réserver une belle confrontation.

------le 18/10/2010 Nationale 1 masculine / Après BCS - Centre Fédéral (70-57)

Kancel tient la boutique L'intérieur du BC Souffelweyersheim, Sébastien Kancel, constitue l'une des valeurs sûres de l'équipe bas-rhinoise. Son coach, Stéphane Éberlin, voit en lui « le joueur le plus régulier de l'effectif » depuis le début de la saison. Impressions.

« J'essaye juste de faire mon boulot » minimise Sébastien Kancel, pièce maîtresse du collectif souffelois. (Photo DNA - Jean-François Badias)

Sébastien Kancel (30 ans, 2,05 m) est, sur le parquet, un homme qui montre la voie. Avant la rencontre de samedi soir, l'intérieur souffelois cultivait cet étrange paradoxe statistique : ses productions se révélaient aussi explosives à l'extérieur - 18 points et 6 rebonds de moyenne en trois matchs - qu'anecdotiques à domicile, là même où normalement, en terme de repères, il devrait se sentir le mieux. Le pivot a commencé à rétablir l'équilibre, avant-hier, au grand dam de la jeune équipe du Centre Fédéral. En cumulant 18 points (à 8/9 aux lancersfrancs), 4 rebonds et 5 fautes provoquées, il a été l'élément déclencheur de la petite envolée alsacienne au tableau d'affichage. Il s'est surtout mué en stabilisateur d'un groupe qui doute offensivement. L'espoir des play-offs


« J'essaye juste de faire mon boulot, minimise l'ancien pensionnaire du centre de formation de la SIG, qu'il retrouvera le 30 novembre en Coupe de France. Ce que j'espère dans l'absolu, ce sont les play-offs. Mais la N1 est tellement homogène que nous courons également le risque de descendre. Je souhaite simplement que l'on ne se fasse pas trop peur. » « Pas un club ne prononce correctement Souffelweyersheim » Crédité d'un bilan plutôt satisfaisant (trois succès en sept confrontations), le BCS ne dispose d'aucune marge sur ses rivaux directs. Saint-Chamond, à qui il rend visite la semaine prochaine, en fait potentiellement partie. « On n'a pas encore trouvé un seul club qui prononce correctement Souffelweyersheim, sourit Sébastien Kancel, conscient qu'aux six coins de l'Hexagone, les Bas-Rhinois suscitent une certaine... curiosité. Sincèrement, on a tout entendu ! » L'intérieur, lui, s'est mis aux normes de sa nouvelle division. « On lui a demandé de perdre 10 kilos pendant les vacances afin qu'il gagne en mobilité, confie son entraîneur, Stéphane Éberlin. Il a réalisé cet effort et il est, aujourd'hui, le joueur le plus régulier de l'effectif. C'est un gars sur qui on peut compter. Il bosse, il est efficace. » Et il n'a pas souffert de la comparaison, samedi soir, face au pivot géant du Centre Fédéral, Vincent Pourchot (18 ans, 2,22 m), dont le profil est pourtant rarissime à ce niveau de la compétition. « Sa grande taille est plus embêtante pour lui que pour moi », observe Sébastien Kancel qui se contente, de son côté, d'être immense... dans l'impact. Amaury Prieur

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le 18/10/2010 N1M

Le minimum syndical pour Souffelweyersheim


Sébastien Kancel, meilleur marqueur de la soirée avec 18 points, a longtemps permis au BCS de maintenir la tête hors de l’eau avant de prendre un avantage décisif. Photo Jean-Marc Loos

Le BCS a su éviter le piège et garder la main face aux jeunes pousses du Centre fédéral, samedi soir (70-57). Si Invernizzi ouvre le score, les réponses de Tschamber à 3 points et M’Bodji ne laissent pas de doute. Souffel conduit les débats à sa main. Calé à 4 points au tableau d’affichage, le CFBB n’en mène pas large. Le coach parisien pose alors son premier temps mort : 12-4. Mais les Souffelois continuent leur chemin et creusent l’écart : 20-9 (10 e). Puis les protégés de Stéphane Eberlin retombent dans leur travers : 8 balles perdues en 10 minutes. Et c’est rédhibitoire. Les visiteurs en profitent pour remonter au score. Pourchot et ses 2,20m enquille deux paniers. L’équipe de Jacques Commères revient alors à 7 points de ses hôtes : 38-31 à la mi-temps. Dans ses moments de lucidité, le BCS reprend l’avantage. Sébastien Kancel, avec ses 18 points, sera le meilleur marqueur de la soirée et permet à ses coéquipiers de maintenir la tête hors de l’eau. Car il faut bien le dire, le jeu des Bas-Rhinois reste relativement brouillon. Une passe à l’adversaire permet ainsi aux Franciliens de revenir à 6 points de Souffel : 53-47. Des débats laborieux Néanmoins, dans les dix dernières minutes, et avec une meilleure concentration, le BCS reprend la main. La défense des locaux pousse les visiteurs aux 24 secondes. Appel en profite, Tschamber intercepte dans la foulée. Le physique de Camara pousse Invernizzi au marché, Kancel provoque une faute et répare, Camara rajoute deux points et les rouges caracolent en tête à la 35 e : 59-47. Mais, comme à chaque fois que le BCS a 10 ou 12 points d’avance, celui-ci se laisse aller. Le temps mort de Jacques Commères permet à ses protégés de remonter quelque peu : 59 -52. Heureusement que Romain Appel a la bonne idée de s’offrir un tir primé : 62 -52. Une perte de balle


supplémentaire de la part des Alsaciens ne permet pas aux visiteurs d’en profiter. Kancel, Alingué et Tschamber vont clore des débats quelque peu laborieux : 70-57. « On a bien débuté et bien fini mais, l’ordre de marche n’allait pas toujours dans le bon sens. La résistance face à une équipe comme Souffel bien organisée, athlétique, dynamique, n’est pas évidente. On a été imprécis dans certains compartiments de jeu. On se rend compte que la N1 devient de plus en plus dur, le niveau a encore sensiblement augmenté », résume Jacques Commères, le coach francilien. Souffelweyersheim - Centre fédéral 70-57. Quart temps : 20-9, 18-22, 1516, 17-10. Arbitres : MM. Bezanger et Thepenier. 50 spectateurs. Souffelweyersheim : Nkembe, M’Bodji 8, Appel 6, Broliron 14, Alingue 4, Tschamber 9, Kancel 18, Traineau 2, Weber 2, Camara 7. Centre fédéral : Adjagda 4, Racine 14, Chassang 2, Jeancharles, Invernizzi 16, John 3, Morin 2, Dallo 2, Jaideh 4, Pourchod 10.

------le 17/10/2010 Basket-ball / Nationale 1 masculine

La menace écartée BCS 70 CENTRE FÉDÉRAL 57 Les quarts-temps : 20-9, 18-22, 15-16, 17-10. Environ 500 spectateurs. Les arbitres : MM. Bézanger (Troyes) et Thépenier (Vauzelles). BCS : 26/54 aux tirs dont 3/15 à trois points, 15/22 aux lancers-francs, 33 rebonds, 13 passes décisives, 12 balles perdues, 6 interceptions, 1 contre, 19 fautes. M'Bodji 8, Appel 6, Broliron 14, Alingue 4, Tschamber 9, Kancel 18, Traineau 2, Weber 2, Camara 7. CENTRE FÉDÉRAL : 20/52 aux tirs dont 6/18 à trois points, 11/12 aux lancers-francs, 23 rebonds, 13 passes décisives, 12 balles perdues, 5 interceptions, 22 fautes. Adjagba 4, Racine 14, Chassang 2, Invernizzi 16,


John 3, Morin 2, Dallo 2, Jaiteh 4, Pourchot 10. Le BC Souffelweyersheim est sorti indemne, hier soir au gymnase des Sept-Arpents, du véritable match piège disputé face à la jeune équipe du Centre Fédéral. Sur la lancée d'un premier quart-temps de haut vol, durant lequel ils n'ont jamais cessé d'alterner les séquences offensives et défensives de qualité, les Alsaciens ont su conserver leur avance, sans toujours rassurer quant à leur niveau de jeu (20-9, 10e' ; 47-35, 24e', 5947, 35e'). Lorsque la menace francilienne a pu poindre, à intervalles réguliers (21-19, 13e' ; 53-47, 30e'), les Souffelois se sont systématiquement redonné de l'air, grâce à leur arme fatale à longue distance, Fred Broliron, et à leur pivot Sébastien Kancel, intraitable dans la raquette comme sur la ligne des lancers-francs (89% de réussite). Le suspense a perduré L'écart concédé au final par le Centre Fédéral est presque trop sévère compte tenu de la physionomie de cette rencontre au cours de laquelle le suspense n'a jamais cessé de perdurer. Mais l'essentiel, pour le BCS, est acquis. Après trois revers consécutifs - dont un cuisant à domicile il y a quinze jours - les protégés de Stéphane Éberlin se relancent, dans un championnat de Nationale 1 qui ne leur fera aucun cadeau. « On n'a pas su tuer le match, observe l'entraîneur bas-rhinois. On vivote entre +6 et +12, on se relâche et ils nous punissent sur certains shoots. On a parfois commis de grossières erreurs de marquage... Mais il faut positiver, nous avons réussi à casser notre spirale négative. » Amaury Prieur

------le 16/10/2010 Basket-ball / Nationale 1 masculine : BCS - Centre Fédéral (20 h)

La victoire à tout prix Le BC Souffelweyersheim ne peut pas se permettre le moindre impair, ce soir, lors de la réception des adolescents du Centre Fédéral. L'entraîneur alsacien, Stéphane Éberlin, a décrété une « interdiction de perdre ».


Après trois défaites consécutives, Doudou M'Bodji et le BCS tenteront d'inverser la tendance ce soir. (Photo DNA - Jean-François Badias)

La mauvaise série doit prendre fin aujourd'hui. Les trois défaites consécutives subies par les Souffelois les ont ramenés, après un départ réussi - deux succès en trois matches -, à leur difficile condition de promus en N1. A l'exception de la débâcle enregistrée il y a deux semaines à Blois, le club du président Mittelhaeuser a plutôt convaincu, comme à Brest le week-end dernier, d'où il aurait pu ramener une vraie victoire référence. Partie remise à (beaucoup ?) plus tard... Un pivot de 2,22 m ! A partir de ce soir et jusqu'au 13 novembre - date à laquelle ils se déplaceront à Denain, l'actuel leader - les Alsaciens n'affronteront que des adversaires à leur portée, trois fois sur quatre à domicile ! Dans l'ordre : le Centre Fédéral (*), Saint-Chamond, Saint-Étienne et GET Vosges. « Notre championnat commence cette semaine, confie le coach bas-rhinois Stéphane Éberlin. Interdiction de perdre ! » L'équipe francilienne, qui présente comme Souffel un roster 100 % français, est emmenée, entre autres, par l'ancien Mulhousien Hugo Invernizzi et l'intérieur Livio Jean-Charles, deux joueurs dont Stéphane Éberlin se méfie, au sein d'un effectif composé des « douze plus gros talents de la génération 93-94 ». Sans oublier ce petit élément de curiosité : comment se comportera l'immense pivot du Centre Fédéral, Vincent Pourchot (2,22 m !), blessé la saison dernière mais désormais bon pour le service ? « Il prend de la place », sourit l'entraîneur souffelois, qui y verra sans doute une raison de plus d'appliquer son credo du moment : « Imposer de la dureté » d'emblée... Les équipes BCS : Tschamber, Weber ; M'Bodji, Appel, Broliron, Nkembe ; Traineau, Alingue, Kancel, Camara.


CENTRE FÉDÉRAL : Adjagba, John, Maraux ; Racine, Dallo, Invernizzi, Howard ; Chassang, Jean-Charles, Basilieux, Jaiteh, Morin, Pourchot. La rencontre est à suivre et en intégralité sur notre fil-basket (www.dna.fr) Amaury Prieur (*) Les Franciliens ont perdu leurs six premières rencontres avec un écart moyen de 15,66 points. A l'extérieur, ils ont encaissé deux claques à Bayonne (-35) et à Brest (-26).

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le 16/10/2010

Défaite interdite pour Souffel

Tony Traineau et le BCS doivent absolument rester maîtres chez eux. Photo Jean-Marc Loos

Après trois revers d’affilée, le BC Souffelweyersheim doit absolument s’imposer face à la lanterne rouge, le Centre fédéral, à 20 h au gymnase des 7 Arpents, lors de la 7 e journée de Nationale 1. Battu lors des trois dernières journées, « Souffel » n’aura pas le choix à 20 h dans sa salle face au Centre fédéral. Les hommes de Stéphane Eberlin, dixièmes de N1 avec 2 victoires pour 4 défaites, doivent absolument venir à


bout de la lanterne rouge, vaincue 6 fois lors des 6 premières journées. « Notre championnat commence vraiment aujourd’hui. Le Centre fédéral ne gagne que quelques matches dans l’année. Il vaudrait mieux ne pas faire partie de ses victimes. Ce ne serait pas bon du tout dans l’optique du maintien. Nous devons rester maîtres chez nous. La défaite contre Blois il y a deux semaines n’avait rien de déshonorant. Mais là, nous n’avons pas le droit de perdre. Autant nous n’avions aucune pression à Brest la semaine passée, autant nous ne pouvons pas nous louper cette fois. » La défaite concédée le week-end dernier chez un ex-pensionnaire de Pro B, Brest (66-61), a plutôt rassuré le technicien. « Les joueurs ont bien réagi dans l’investissement et le comportement. Il y a malgré tout pas mal de déception, puisque nous étions encore devant à cinq minutes du terme. Nous perdons sur notre mauvaise maîtrise de la fin de partie. Nous n’avons pas été assez rigoureux », souligne Stéphane Eberlin qui disposera en soirée d’un effectif au complet. Le BCS a tout intérêt à mettre rapidement fin à son mauvais passage. « Ce n’est jamais bon, d’autant que ces dernières années, nous avions pris l’habitude de gagner », juge le coach. « Dans mon tableau de marche, j’avais tablé sur deux victoires lors des six premières journées. Nous ne sommes pas en retard. Mais perdre trois fois de suite, même contre des adversaires difficiles, engendre pas mal de questions et de remises en cause. Pour casser cette série, il vaut mieux jouer le Centre fédéral que Denain. Mais cette rencontre a tout d’un piège. Ne tombons pas dedans. » Face à une équipe composée de joueurs de 16-17 ans en formation à l’INSEP, Souffel devra avant tout faire preuve de sérieux. « Il faut absolument ne pas sombrer dans la facilité, », prévient S. Eberlin. « Les jeunes du Centre sont talentueux, mais si nous jouons comme face à des adultes, avec intensité et dureté, ça devrait passer. Sinon, nous risquons de prendre une claque. Nous avons pour nous l’expérience et le métier. À nous d’en user pour faire la différence. » Olivier Arnal

------le 11/10/2010 Nationale 1 masculine / Après Brest - BCS (66-64)


Frustrés

Malmenés face à Blois le week-end passé, Sébastien Kancel, auteur de 20 points à Brest, et le BCS ont prouvé qu'ils étaient capables de lutter face à une formation de haut de tableau. (Photo archives DNA)

Le BCS a donné du fil à retordre à Brest, prétendant à l'accession en Pro B, samedi soir. Mais l'équipe bas-rhinoise a perdu davantage de ballons dans le dernier quart-temps que dans les trois premiers réunis. Rédhibitoire. Neuf jours après la débâcle enregistrée devant Blois (59-75), les doutes sont levés. Non, la lourde défaite encaissée au Gymnase des SeptArpents ne constituait pas le signe annonciateur d'une série de revers similaires. Il s'agissait bien d'un match « sans ». La preuve, le BCS a immédiatement rectifié le tir, samedi soir à Brest. A défaut de victoire, les protégés de Stéphane Éberlin se sont rassurés, dans le Finistère. Oui, ils sont plus que jamais capables de lutter face à une formation de haut de tableau en N1, pourvu qu'ils en démontrent l'envie. « Au niveau de l'engagement et de l'investissement, il n'y a rien à dire, souffle le coach alsacien. Cette rencontre est à l'image de notre semaine d'entraînement. Nous sommes parvenus à casser le rythme et à ralentir les Bretons, grâce à la zone press que nous avons mise en place après chaque panier marqué. » C'est ce que le technicien appelle « être dans le vrai stratégiquement ». Dommage, simplement, que les Souffelois aient encore craqué - comme à Bayonne (84-80) il y a une quinzaine de jours - dans le money-time, à l'instant même où les choix, bons ou mauvais, pèsent extrêmement lourd dans la balance. « Certains chiffres sont implacables » Au cours du seul dernier quart-temps, les Bas-Rhinois ont perdu plus


de ballons (8) que dans les trois premiers réunis (7). Ils ont aussi, et c'est tout autant rédhibitoire, laissé les Brestois gober 21 rebonds offensifs sur l'ensemble de la partie. « A chaque sortie, il y a un secteur qui nous plombe, un gros point noir, observe Stéphane Éberlin. Ce revers me met les "boules". On se tire une balle dans le pied et j'en déduis qu'on est friable mentalement. Au moment où tout se joue, on se ch... dessus. » Les shooteurs extérieurs restent, eux, englués dans une crise de confiance qui n'en finit plus de perdurer. Le taux de réussite aux tirs des Souffelois ce week-end (33%, 21/63 dont 4/18 à trois points) est à l'image de la plupart de leurs productions précédentes : terriblement insuffisant. « Avec un pourcentage si catastrophique, c'est un miracle d'être encore dans le match à quelques minutes de la fin, fait remarquer l'entraîneur du BCS. On ne peut plus commettre beaucoup d'erreurs à côté ! Sur les situations défensives, nous sommes efficaces, mais ensuite, il faut savoir punir l'adversaire en attaque. Certains chiffres sont implacables et, quoi qu'on en dise, le terrain parle... » Il a été sans pitié samedi soir. Amaury Prieur

------le 10/10/2010 Basket-ball / N1M

Souffel frôle l'exploit


Photo Kerfanto Sarah

BREST 66 SOUFFELWEYERSHEIM 61 Face au champion de France de Pro B 2005, les hommes de Stéphane Eberlin ont bien failli créer une grosse surprise. Après un bon début de saison (2 victoires en 3 matches), Souffelweyersheim, qui reste sur deux défaites consécutives, comptait bien se reprendre face à l'Etendard de Brest. Une tâche qui ne s'annonçait pas simple. En effet, la formation bretonne vient tout juste d'être reléguée de Pro B. Dès les premières minutes, les joueurs de Freddy Massé montrent leur domination dans le secteur intérieur. Doreau met son équipe sur de bons rails (4-1, 3e'). Les Alsaciens parviennent à rester dans la partie, grâce à l'ancien nantais Kancel (6-5, 6e'). Une fin de quart-temps en boulet de canon de Bataille, donne aux Brestois une confortable avance au terme du premier acte (18-7, 10e'). Si le premier quart avait été à l'avantage des locaux, le second va être plus favorable à Souffel. Mis à part un shoot primé de Pridotkas (21-9, 11e'), les joueurs bretons ne vont être que l'ombre d'eux-mêmes. L'entrée du meneur alsacien, Weber, offre vitesse et percussion au jeu du BCS. Alingue remet les deux équipes dos à dos avant la pause : 28-28. Une nouvelle partie commence. De retour des vestiaires, et malgré le soutien de Cerdan, la "breizh team" ne parvient pas à trouver la mire. Côté Souffel, en revanche, tout va bien. Le BCS passe même devant pour la première fois de la rencontre : 28-34 (23e'). Mais ceci a le don de réveiller les Bretons. Roberts use de toute sa puissance pour égaliser (34-34, 26e'). Une belle réussite de Bataille et Staelens aux lancers francs donne tant bien que mal un petit point d'avance au terme du troisième acte (41-40). Le dernier quart-temps ressemble à s'y méprendre aux deux précédents. Les Alsaciens repassent devant par l'intermédiaire de Broliron (47-49, 34e'). Le match devient tendu, crispant. Doreau replace Brest en tête (5352, 37e'), Staelens et Pridotkas poursuivent l'effort (58-55, 39e'). Dommage pour le BCS qui aura fait mieux que rivaliser, par moments. Mais la fin de match aura été fatale aux les joueurs de Stéphane Eberlin. Les chiffres du match Les quarts-temps : 18-7, 10-21, 13-12, 25-21. Arbitres : Mmes Voyeau et Asselin. 500 spectateurs. BREST : Roberts 6, Staelens 9, Doreau 14, Bataille 12, Pridotkas 15, Lopez 10. SOUFFELWEYERSHEIM : NKembe 4, M'Bodji 6, Broliron 10, Alingue 4, Tschamber 3, Kancel 20, Traineau 4, Weber 5, Camara 5.


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N1M/ Etendard de Brest - BC Souffelweyersheim : 66-61. Un Etendard brouillon mais vainqueur 10 octobre 2010 En dépit d'un adversaire modeste mais opportuniste et d'une faillite de nombre de ses cadres, l'Etendard s'est sorti d'un sacré pétrin au terme d'un match moche, moche, moche...

Lopez et les Brestois ont souffert pour venir à bout des Alsaciens. Photo Ludovic Daniel

Si le match international de football avait probablement ponctionné quelques spectateurs à la salle Cerdan, cette rencontre entre deux formations proches au classement avait la particularité d'être arbitrée par un duo exclusivement féminin. C'était, globalement, tout ce qu'il y avait d'intéressant dans les premières minutes d'une partie qui ne démarrait pas (6-5, 6e). Il est vrai que le passage rapide des Alsaciens en défense de zone ajoutait au côté brouillon d'un match qui semblait prendre le chemin du guet-apens pour la «Breizh Team». Pour preuve, alors qu'ils prenaient leurs aises au tableau d'affichage (21-7, 11e), les Brestois voyaient leurs hôtes revenir sur leurs talons (24-22, 17e). Souffel souffle le chaud Le syndrome stéphanois se traduisait même par une égalité parfaite au repos (28-28), qui récompensait l'opiniâtreté de Souffelweyersheim qui avait su courber l'échine pour casser le rythme de l'Etendard. Un Etendard fantomatique qui n'était que l'ombre de celui d'il y a une semaine à SaintChamond à l'image d'un Pridotkas hors-sujet (2/13 aux tirs). Pire, les


locaux coulaient à pic au retour des vestiaires et sombraient devant des Alsaciens médusés de leur surprenant dessein (28-34, 23e). Avec autant de joueurs hors du coup, les absences finistériennes pesaient lourd. Et, pour la première fois depuis (très) longtemps c'étaient des travées de Cerdan que la révolte allait gronder... Bataille et... ses lancers Poussés par leurs supporters, les hommes de Freddy Massé effectuaient un rapprocher pragmatique suivi d'une (re)prise en mains du commandement (41-40, 30e). Rien de bien convaincant, juste de quoi espérer une issue positive qui ne se dessinait pourtant pas dans le dernier quart-temps. En effet, le BC Souffel continuait de jouer crânement sa chance et s'installait, à son tour, en tête au compteur à quelques encablures du gong final (48-52, 36e). Dans un suspense au couteau (56-55, puis 62-61 à 21 secondes du terme), c'étaient les lancers-francs de Bataille qui offraient, aux forceps, la victoire la plus moche qui soit, mais victoire, tout de même, aux Brestois ! La fiche technique Etendard Brest bat Souffelweyersheim : 96-70 (30-17, 17-18, 27-20, 2215) Spectateurs : 500. Arbitres : Mmes Voyeau et Asselin. ETENDARD : 19 paniers sur 57 tirs dont 6 sur 20 à trois points, 22 lancersfrancs réussis sur 39 tentés, 21 fautes personnelles, un joueur sorti Doreau (39e), 47 rebonds (Roberts et Doreau 12), 14 balles perdues, 9 passes décisives (Staelens 3). Marqueurs : Zahoui, Roberts (6), Staelens (9), Delon, Doreau (14), Crozon, Bataille (12), Pridotkas (15), Lopez (10), Mangiardi. SOUFFELWEYERSHEIM : 20 paniers sur 62 tirs dont 3 sur 17 à trois points, 18 lancers-francs réussis sur 22 tentés, 28 fautes personnelles, deux joueurs sortis Camara (34ème) et Tschamber (40e), 41 rebonds (Alingue 10), 15 balles perdues, 10 passes décisives (Tschamber 3). Marqueurs : NKembe (4), M'Bodji (6), Appel, Broliron (10), Alingue (4), Tschamber (3), Kancel (20), Traineau (4), Weber (8), Camara (5). • Ronan Guennoc

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le 09/10/2010

En quête de bonus

Romain Appel et les extérieurs souffelois sont à la peine depuis le début de saison. Rebondiront-ils à Brest ? Photo Jean-Marc Loos

Après sa défaite à domicile contre Blois (59-75) et une explication de texte lundi, le BC Souffelweyersheim se déplace à 20 h, pour la 6 e journée de NM1, chez un autre prétendant à l’accession en Pro B, Brest, relégué de l’étage supérieur. Stéphane Eberlin l’avait annoncé dès cet été : « Il va falloir que ce groupe apprenne à perdre et réagir dans la défaite. » Battu dans sa salle pour la première fois depuis près de deux ans samedi dernier par l’ADA Blois (5975), le BC Souffelweyersheim est « passé à côté de son match », selon son entraîneur. Après 21 matches de championnat aux Sept Arpents sans échec (Ndlr : le dernier remontait à décembre 2008 contre Ormes), le BCS a baissé pavillon face à des Blésois candidats à la montée en Pro B. « Nous n’étions pas présents dans l’engagement et avions laissé nos valeurs aux vestiaires. Nous savons que nous pouvons rivaliser avec tout le monde, à la seule condition de jouer sur nos valeurs d’intensité et de dureté. » Du coup, Steph Eberlin a jugé utile de procéder à « un remontage de bretelles » lundi. « J’espère que cette petite claque va être salutaire. Mieux vaut la prendre contre un prétendant à l’accession que face à un concurrent direct, comme les équipes que nous rencontrerons ces prochaines semaines. À part Fred Broliron, nos extérieurs ne tournent pas. Nous avons besoin de tout le monde et ne pouvons pas nous permettre d’avoir trois ailiers sur quatre la tête dans le seau. Cette défaite contre Blois est une bonne piqûre de rappel. » « Brest pas irrésistible » Pour autant, le technicien souffelois ne cède pas au catastrophisme, même


si un périlleux déplacement à Brest, relégué de Pro B et emmené par le meilleur marqueur de NM1, le Lituanien Pridoktas Vaidotas (22 points de moyenne, mais 33 le week-end passé lors du succès 98-83 à SaintChamond), attend ses troupes ce soir (20 h) pour la 6 e journée. « Compte tenu de notre difficile début de championnat, j’avais tablé sur 2 victoires lors des 6 premiers matches. Nous les avons déjà en poche. Nous irons à Brest sans rien à perdre, mais pour y chercher un bonus. Avec Julien Doreau, qui a l’expérience de la Pro B, ou l’Américain Rolan Roberts, qui a celle de la Pro A (à Chalon et Vichy), l’Étendard possède la 2 e attaque, avec 83 points de moyenne. Sa force, c’est son jeu rapide, en première intention, qu’il va falloir limiter. Sinon, ça va être compliqué. Pour l’instant, les Brestois ne sont pas irrésistibles à domicile (victoire de justesse 82-81 contre Bayonne, défaite 73-77 contre Saint-Etienne). Pourquoi pas y faire un coup ? » Ce serait le moyen idéal de préparer une série de confrontations capitales. « Notre championnat démarre vraiment la semaine prochaine », annonce S. Eberlin, « Nous recevrons le Centre fédéral, irons à Saint-Chamond, puis enchaînerons les réceptions de Saint-Etienne et du Puy. C’est plus là que se jouera notre saison. »

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S.G.

le 09/10/2010 Basket-ball / Nationale 1 masculine : Brest - BCS, ce soir (20 h)

Une réflexion en interne Une semaine après avoir mordu la poussière sur son parquet, le BC Souffelweyersheim s'est nettement remis en question. La confrontation de tout à l'heure, sur le terrain de Brest, doit donner lieu à un regain d'enthousiasme. Stéphane Éberlin a crevé l'abcès. Intelligemment, l'entraîneur souffelois a libéré la parole, lundi soir, pour la donner - dans le cadre d'entretiens individuels - à son groupe, et plus particulièrement à ses extérieurs, quasiment invisibles depuis le début de la saison, à l'exception de Fred Broliron. La claque administrée par Blois, la semaine dernière, a suscité une remise


en cause collective. « Nous avons effectué une sérieuse mise au point, avec certains joueurs notamment, confie le technicien du BCS. On a écouté leur discours, en essayant de comprendre pourquoi ils n'arrivaient pas à s'exprimer. L'objectif n'était pas de les enfoncer, mais de les sortir du trou. » « Si on perd là-bas, c'est normal » L'approche d'un match de N1, la gestion de la richesse d'un effectif - « c'est la première année que tous nos postes sont doublés » - ont fait l'objet d'une réflexion intense ces derniers jours. Répétant la nécessité d'être « à 300 % sur le terrain », le coach souffelois se penche sur son adversaire du soir, que ses hommes affronteront au prix d'un voyage long de 1 100 kilomètres ! « Je redoute le jeu offensif, rapide et en première intention de Brest, détaille Stéphane Éberlin. Il s'agit d'un match bonus, que nous ne pourrons remporter qu'en étant hyper rigoureux. » Candidat naturel à l'accession, l'effectif breton (3v, 2d), tout juste relégué de Pro B, présente la deuxième meilleure attaque de la division (83,6 points de moyenne). La « Breizh Team », comme on la surnomme dans le Finistère, dépend beaucoup de l'impact de son intérieur, Pridotkas Vaidotas (24 ans, 2 m). Le Lituanien a inscrit 33 points le week-end passé lors du large succès des protégés de Freddy Massé à Saint-Chamond (83-98). « Si on perd là-bas, c'est normal, mais on se déplace avec l'idée de réaliser un exploit », conclut Stéphane Éberlin. Ce serait le meilleur moyen de se remettre définitivement la tête à l'endroit. LES ÉQUIPES. - BREST : Rathieuville, Zahoui ; Staelens, Blanchot, Delon, Doumbé, Doreau ; Vaidotas, Roberts, Lopez, Mangiardi, Giro. BCS : Tschamber, Weber ; M'Bodji, Appel, Broliron, Nkembe ; Traineau, Alingue, Kancel, Camara.

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Amaury Prieur

NM1/Etendard Brest - Souffelweyersheim, demain. Tanguy Leconte: «La mariée n'était pas en blanc» 8 octobre 2010


Même si, économiquement, la situation est difficile, sportivement, Tanguy Leconte est satisfait: «Je suis extrêmement satisfait de l'équipe, et même davantage!» Photo Eugène Le Droff

Trois mois de présidence et un mois de championnat permettent à Tanguy Leconte de dresser un premier bilan depuis sa prise de fonction à la tête de l'Etendard. Et, de toute évidence, le sportif va mieux que l'économique. Tanguy Leconte, était-ce vraiment une folie de prendre la présidence en juillet dernier? «Absolument, d'autant que la mariée qu'on m'a vendue n'était pas aussi blanche que la robe le laissait penser... Concrètement, on s'est retrouvé en situation difficile au plan économique avec le retrait contractuel du Crédit Mutuel (ndlr: retrait prévu en cas de relégation) et celui, partiel, du Conseil Général (moins 80.000euros). Mais bon, avec l'équipe dynamique qui dirige le club, on continue à chercher et à trouver des solutions». Au plan sportif, ça rigole davantage? «Exception faite de la terrible déception du match de Saint-Etienne, je suis extrêmement satisfait de l'équipe, et même davantage! On a des garçons motivés qui savent se mettre les tripes par terre pour se sortir de situation difficile. Quatrièmes au classement avec un groupe qui ne se connaissait pas il y a trois mois, je trouve ça plutôt pas mal». L'entraîneur, Freddy Massé, est-il l'homme de la situation? «C'est le meilleur héritage que j'ai eu du club! Vraiment, c'est un garçon intelligent, vif d'esprit et humble, en même temps. Il cherche toujours la meilleure solution dans l'intérêt du club et des joueurs. On sent un enracinement de l'esprit «club» chez lui. Franchement, heureusement qu'il est là en ce moment...». En tant que Président, que savez-vous du projet d'une Pro B à deux groupes géographiques? «On sait que l'idée est en train de faire son chemin et que les réunions se


multiplient à la fédération. La prochaine est programmée en novembre. Mais, quand on voit le niveau actuel de la Nationale 1 qui se rapproche, de plus en plus, de celui de la Pro B et, qu'en plus, beaucoup de clubs passent sous statut de SASP, une refonte me paraît réaliste». L'objectif sportif d'une remontée rapide demeure donc d'actualité? «Moi, je me suis engagé à ce que l'Etendard retrouve la Pro B sous deux ans. Aujourd'hui, malgré notre meneur de jeu blessé (Johan Rathieuville), on occupe la quatrième place: il y a de quoi être optimiste pour la suite! Mais, je souhaite d'abord réconcilier les joueurs avec le public car ils le méritent, ce sont des garçons bien. Ensuite, si on ne monte pas cette année, ce sera l'année prochaine, même si les joueurs veulent absolument le faire cette saison». * Recueilli par Ronan Guennoc

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TOUT EST EN ORDRE 04/10/2010 L'ADA s'est remise sur les rails, samedi en Alsace, en remportant une franche victoire. De quoi nourrir des regrets après la défaite face à SaintChamond.

Olivier Kolb était dans le « cinq » de départ de l'ADA, samedi en Alsace. - (Photos PQR/L'Alsace/Dominique Gutekunst) - Photo NR

Le but était de rattraper la bévue du week-end dernier. Mission accomplie.


Les Blésois ont fait le boulot, samedi soir en Alsace. Et comme il faut. Le match. L'ADA n'a pas traîné avant de prendre à la gorge les Alsaciens en menant une grosse défense. Les Blésois ont pris une dizaine de points d'avance rapidement et ont même mené de 26 pts leurs adversaires en deuxième mi-temps, « avant de balbutier notre basket dans le dernier quart », confiait Nicolas Faure. Et d'ajouter : « Mais nous avons réalisé trois très beaux quarts temps. » '' Olivier Kolb a imposé sa masse physique dans la raquette '' Les joueurs. Dans le « cinq » de départ, Alao semble avoir retrouvé sa vista et sa main chaude (3/4 à 3 pts). « Il a été précieux dans la création, ce qu'il sait faire sans forcer », commente l'entraîneur blésois. Fidèle à luimême, Johan Blot a une nouvelle fois déployé un jeu sobre et efficace. Dire qu'il est régulier serait presque insuffisant : « Il est quasi métronomique », lâche Nicolas Faure. Également nouveau dans le « cinq » de départ, « Olivier Kolb a été très bon dès le début, poursuit Nicolas Faure. Il a imposé sa masse physique dans la raquette. Il manquait encore de rythme la semaine dernière. » Kay Williams aura quant à lui été le meilleur rebondeur de l'équipe. « Ce joueur amène beaucoup de verticalité en attaque et défense, mais il peut apporter beaucoup plus... » Auteur de seulement six points, Benjamin Recoura a eu son importance. « Il a surtout été précieux dans le 4 e quart temps pour assurer la remontée de balles avec Pierre (Brochard, NDLR) quand nous étions sous pression. » Christopher Grimm est de son côté le meilleur marqueur du match. « Lui, on ne le voit pas, et au final il a la meilleure éval. » Pour ce qui est de Pierre Brochard, « il avait à coeur de se racheter de la semaine passée. Il a parfaitement joué son rôle de meneur organisateur. » Il est également meilleur passeur de la journée et de la division. Les intérieurs assurent. Grimm, Kolb et Blot ont marqué 50 des 75 points de l'ADA, ce week-end. Il semble que le retour de Blot et le remplacement de Condouant et Orr par Kolb et Grimm ait payé. « On a remplacé deux quasi quadras par trois mecs », lâche Nicolas Faure. Joie et regrets. « Cette victoire ne fait qu'attiser les regrets de la semaine passée », assène l'entraîneur blésois. Et sans doute aussi conforter l'équipe dans le fait qu'elle est taillée pour batailler avec les deux ou trois autres grosses cylindrées de Nationale 1 pour jouer le haut du tableau. « Le weekend prochain, notre objectif sera clair, poursuit l'entraîneur de l'ADA. Ce sera l'opération rachat auprès de notre public, car ce qu'ils ont vu la semaine dernière, ça n'était pas nous... » le chiffre 9


C'est le nombre de passes décisives qu'a adressées le meneur blésois Pierre Brochard samedi soir en Alsace, soit le plus grand nombre réalisé ce weekend par un joueur de N1. A ce titre, Brochard figure donc dans les Topstats du site officiel de la fédération (www.ffbb.com).

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Pierre Hénault

le 04/10/2010 Nationale 1 masculine / Après BCS - Blois (59-75)

La joue tendue Le BC Souffelweyersheim a bu le bouillon, samedi soir, dans son antre des Sept-Arpents. Il n'y a pas d'autre mot. Stéphane Éberlin, le coach basrhinois, se livre à une analyse sans concession, ni langue de bois.

Hormis une timide réaction d'orgueil dans le dernier quart-temps, David Weber et ses coéquipiers n'ont pas vu le jour contre Blois. (Photo DNA - Laurent Réa)

C'est ce que l'on appelle une longue coupure de courant. Trois quarttemps durant, en ce week-end riche en défaites pour le basket alsacien (voir par ailleurs), les Souffelois n'ont pas mis un pied devant l'autre, face à une équipe de Blois dont la faible profondeur de banc ne l'empêchera sans doute pas de jouer les premiers rôles jusqu'au terme de la saison. Pendant trente interminables minutes, entrecoupées de bribes d'éclaircies, les protégés de Stéphane Éberlin ont vécu un véritable cauchemar, d'autant


plus douloureux qu'ils n'étaient plus habitués à être dominés de la sorte en championnat - à domicile s'entend - depuis un an et neuf mois. Un sacré bail... « Notre dernière défaite à la maison remontait à décembre 2008, se remémore le technicien bas-rhinois. Nous nous étions inclinés face à Ormes ». « Il nous fallait de l'abnégation et on a fui » Jamais, donc, depuis cette date, le BCS n'avait à ce point bu la tasse, dans un antre que l'on croyait à l'abri, même en N1, d'une telle démonstration de force de l'adversaire. Il était prévisible que les Alsaciens rendent tôt ou tard les armes - tout simplement parce que toute série est, par essence, un peu plus proche de sa fin à chaque semaine qui passe mais de là à compter 26 longueurs de retard après environ autant de minutes de jeu... « Il n'y a pas besoin de se triturer les méninges pendant dix ans, rebondit Stéphane Éberlin, qui a piqué plusieurs colères retentissantes durant les temps morts. Nous avons manqué de cœur, d'énergie et de rythme, en reniant les valeurs qui ont toujours été les nôtres jusqu'à présent. Sur ce match, notre première période est pathétique. Il nous fallait de l'abnégation et on a fui ». Et le coach d'énumérer plus précisément les fautes commises : « On s'est retrouvé la tête à l'envers, en commettant des erreurs de benjamins. Des rebonds nous tombent dans les pieds et nous sommes incapables de les ramasser. Je demande aux gars de tenir leurs duels et ils sautent naïvement sur les feintes... » L'entraîneur refuse d'envisager les choses sous l'angle d'un coup de pompe. « C'est quand le mental n'est pas là que les jambes ne suivent pas, insiste-t-il. Je dispose d'un effectif de dix éléments interchangeables et aucun ne joue plus de 25 minutes ». Les lignes arrières en deçà du niveau requis Plus préoccupant encore, les recrues et, plus globalement, les lignes arrières - à l'exception notable de Fred Broliron - sont nettement en deçà du niveau requis, du moins offensivement, ce qui conduit Stéphane Éberlin à poser la question d'un « problème d'adaptation » aux exigences de la N1 pour certains. Les Souffelois ont converti, samedi soir, seulement trois de leurs 21 tentatives à trois points. Tant qu'ils piétineront dans ces proportions en attaque, ils ne pourront pas rivaliser avec des formations du calibre de Blois. Ni même, comme on l'a vu samedi soir, résister plus d'un quarttemps...

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Amaury Prieur


Le 03/10/2010 Basket-ball / Nationale 1 masculine

Le crash


Photo Kerfanto Sarah

BC SOUFFELWEYERSHEIM - BLOIS 59-75. - Pénalisés par les balles perdues, leur maladresse globale (35% sur toute la rencontre) et leurs nombreuses absences au rebond défensif, les favoris de Stéphane Eberlin ont dû très vite se rendre à l'évidence : une fois n'est pas coutume, ils sont tombés sur plus forts qu'eux, dans leur chaudron pourtant si rassurant depuis plus d'un an. Transpercée de toutes parts, la défense de zone mise en place par les Souffelois à fréquence régulière n'a jamais empêché leurs adversaires de trouver des solutions, dans la raquette comme en périphérie. La maestria de Kolb, d'une précision d'horloger à l'intérieur, et la vista du meneur Brochard ont eu raison de toutes les tentatives orchestrées par le BCS afin de revenir dans le match (2-13, 6e' ; 20-32, 18e'). Blois a même compté jusqu'à 26 longueurs d'avance, au cœur d'un 3e quart où les BasRhinois ont parfois donné le sentiment de démissionner. Mais comme cette équipe souffeloise a un minimum d'orgueil - elle l'a prouvé à maintes reprises - elle a quand même affiché un début de rédemption, au cours d'un dernier quart-temps durant lequel elle s'est rapprochée de Blois, sans jamais cependant remettre en question l'issue d'une partie perdue depuis belle lurette (42-61, 32e' ; 53-73, 39e'). Le pivot Christopher Grimm, redouté à raison par Stéphane Éberlin, a enfoncé le clou, annihilant les maigres espoirs de la formation alsacienne. Une partie à oublier, sans nul doute. Les chiffres du match Quart-temps : 9-19, 14-18, 15-24, 21-14. Environ 600 spectateurs. Arbitres : MM. Oliot et Roux. BC SOUFFELWEYERSHEIM : 20 paniers sur 57 tirs dont 3 sur 21 à 3 pts, 16 LF sur 24, 31 rebonds, 8 passes décisives, 13 balles perdues, 4 interceptions, 3 contres, 23 fautes. M'Bodji 7, Appel 4, Broliron 14, Alingue 3, Tschamber 6, Kancel 9, Traineau 6, Weber 3, Camara 7. BLOIS : 28 paniers sur 57 tirs dont 6 sur 15 à 3 pts, 13 LF sur 21, 34 rebonds, 14 passes décisives, 12 balles perdues, 5 interceptions, 24 fautes.


Alao 12, Blot 12, Kolb 18, Brochard 2, Recoura 6, Williams 5, Grimm 20.

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Amaury Prieur

BLOIS S'EST PROMENÉ 03/10/2010 Souffelweyersheim - ADA Blois : 59-75 L'ADA a fait oublier sa contreperformance de samedi dernier en remportant une victoire importante en Alsace.

Pierre Brochard a réalisé 9 passes décisives, hier soir sur le parquet de Souffelweyersheim. - (Photo PQR/L'Alsace/Dominique Gutekunst) - Photo NR Le BC Souffelweyersheim a beaucoup souffert, hier soir, face à une équipe de Blois qui a constamment évolué un, voire plusieurs crans au-dessus de lui. Les favoris de Nicolas Faure ont conduit les Alsaciens, invaincus depuis plus d'un an sur leur parquet en championnat, à totalement déjouer. Intraitables dans tous les compartiments du jeu, les Loir-et-Chériens ont adopté une ligne de conduite collective qui leur a permis de prendre très vite leurs distances (2-13, 6 e B !; 20-32, 18 e ). Transpercée de toutes parts, la défense de zone mise en place par les Souffelois à fréquence régulière n'a jamais empêché Blois de trouver des solutions, dans la raquette comme en périphérie. Grimm enfonce le clou


La maestria de Kolb, d'une précision d'horloger à l'intérieur, et la vista du meneur Brochard, ont eu raison de toutes les tentatives orchestrées par les locaux afin de revenir dans le match. Blois a même compté jusqu'à 26 longueurs d'avance, au coeur d'un troisième quart temps où les Bas-Rhinois ont parfois donné le sentiment de démissionner. La réaction d'orgueil des Alsaciens en début de quatrième quart temps n'a rien changé au scénario de la partie (42-61, 32 e B !; 53-73, 39 e ). Le pivot Christopher Grimm a enfoncé le clou, annihilant les maigres espoirs d'une formation alsacienne qui a dû admettre, jusqu'au bout, la supériorité de son adversaire du soir. « Il n'y a rien à dire, souligne d'ailleurs l'entraîneur souffelois Stéphane Eberlin, qui rend un hommage appuyé à Blois. C'est une grosse équipe qui a les armes pour viser le haut de tableau. » Avec ce succès, le quatrième en cinq rencontres de championnat, les hommes de Nicolas Faure se remettent dans le sens de la marche, après le coup d'arrêt subi le week-end passé devant SaintChamond.

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RETROUVER L'ADRESSE 02/10/2010 Les Blésois devront être revanchards ce samedi soir en Alsace, face à une équipe promue qui n'a pas perdu dans sa salle depuis très longtemps.


Kay Williams et les Blésois ont besoin de retrouver de l'adresse, un des points qui leur fait le plus défaut en ce moment. - (Photo archives cor. NR, Patrice Juin)

Une mascarade ! Une parodie ! Une véritable caricature de basket !, assène l'entraîneur blésois Nicolas Faure à propos de la défaite de ses joueurs le week-end dernier face à Saint-Chamond. L'arbitrage quelque peu approximatif de cette rencontre n'aura échappé à personne, mais Nicolas Faure n'est pas homme à se cacher derrière ce type de défaillance qu'il ne cite même pas. Il préfère pointer du doigt les faiblesses de ses joueurs. « Nous avons été mauvais dans le jeu, c'est une évidence », jette-t-il encore. Dimanche matin, les Blésois se sont donc réveillés avec la gueule de bois. Un « mal de tête » qu'ils ont traîné une partie de la semaine. « On a vraiment pris conscience lundi de ce qui s'est passé ». Trois victoires et une défaite en quatre matchs, on se rassurera dans l'évidence qu'il n'y a rien de dramatique. « Dramatique non, acquiesce l'entraîneur de l'ADA, mais frustrant tout de même. Nous tablions sur quatre victoires pour commencer ce championnat. » Mais l'adresse n'était pas au rendez-vous... « Et le basket est en premier lieu un sport d'adresse, précise encore le coach blésois. Je crois que depuis que je suis à Blois, on avait encore jamais été bloqués à 62 à domicile. » Reste à espérer que l'adresse blésoise sera de retour dès ce week-end en Alsace, que la déconvenue de samedi dernier aura vexé les joueurs au point qu'ils se retrouvent surmotivés à Souffelweyersheim. Mais ils seront attendus sur ce point. L'entraîneur alsacien Stéphane Eberlin n'est pas dupe de la qualité du jeu blésois et il ne se fie pas à la contre-performance récente des joueurs de Nicolas Faure. « L'ADA est une des trois grosses équipes de la division avec Denain et SaintQuentin, confie-t-il. Son effectif est bâti pour la montée en Pro B. Ses joueurs se sont déchirés le week-end dernier, mais il ne fait aucun doute qu'ils seront revanchards. » Mais jouer à Souffelweyersheim ne sera pas une mince affaire pour les Blésois. Le fait que cette équipe soit promue ne change rien. « Ils n'ont pas perdu dans leur salle depuis dix-huit mois. C'est eux qui avaient battu Dijon en Coupe de France la saison dernière. Leur particularité est qu'ils ont dix joueurs interchangeables ; le problème est qu'ils ont un leader offensif tournant. Ça n'est jamais le même qui marque les points. » Pierre Hénault

------Le 02/10/2010


Basket-ball / NM1 : BCS - Blois, ce soir (20h)

Dans leur nid douillet Intouchable en championnat dès lors qu'il évolue sur sa terre d'Alsace, le BC Souffelweyersheim tentera tout à l'heure de poursuivre son exceptionnelle série d'invincibilité à domicile. Les Bas-Rhinois veulent montrer à leur adversaire de la région Centre de quel Blois ils se chauffent...

Sanko Camara et ses coéquipiers sont irrésistibles sur leur parquet depuis plus d'un an. Ils ne demandent qu'à prolonger la série... (Photo DNA - Jean-François Badias)

Le jeu de mots est facile, mais tellement approprié. Le BC Souffelweyersheim, à partir du moment où il s'exprime dans son cocon familial, fait systématiquement plonger ses adversaires dans les flammes de l'enfer. C'est du moins le cas depuis plus d'un an en championnat, au point que pour tout concurrent potentiel, un déplacement au gymnase des SeptArpents revêt aujourd'hui un aspect crispant, voire traumatisant. Une telle confiance, dans leur salle volcanique Entendons-nous bien, sauf à conférer à leur série d'invincibilité un côté proprement irréel, les Souffelois ne resteront pas invaincus toute la saison sur leur parquet, en Nationale 1. Le niveau d'ensemble de la division, stable et élevé, ne fluctuera pas autant que celui des équipes et les protégés de Stéphane Éberlin ne sont pas plus que d'autres à l'abri d'un match sans. Mais tout de même, les Bas-Rhinois ont cultivé une telle confiance, dans leur salle volcanique, qu'ils suscitent désormais la crainte, même dans les sphères qu'ils ne côtoient pas (encore). Et à lire, sur le net notamment, les commentaires qui circulent sur cette équipe « sans renfort étranger » qui


détonne dans le paysage, on se dit que l'effet de surprise ne fonctionnera plus bien longtemps. Après quatre journées de championnat, Stéphane Éberlin, l'entraîneur souffelois, ne se cache même plus. « Hormis peut-être Denain, qui semble au-dessus du lot, on peut jouer contre n'importe qui, les yeux dans les yeux, à domicile et à l'extérieur, tonne le technicien. Nous n'avons jamais été largués et nous voulons rester maîtres chez nous, y compris devant Blois, une grosse écurie qui s'est trouée le week-end dernier (défaite 62-76 face à Saint-Chamond, ndlr) et voudra réparer son erreur de parcours. » La sortie de piste dont il est question a empêché l'équipe du Loir-et-Cher de réaliser un sans-faute, au cours d'un mois de septembre durant lequel elle a remporté ses trois premières confrontations. « Ils sont déterminés, dangereux, mais on a rien à leur envier » C'est dire, malgré tout, la qualité de la formation qui se présente aujourd'hui en Alsace, avec l'ancien Orléanais Johan Blot (35 ans, 1,96 m) au poste d'ailier fort - et le pivot américain Christopher Grimm (26 ans, 2,07 m) en leaders statistiques. D'où cette remarque de Stéphane Éberlin : « Ils sont déterminés, dangereux, mais on a rien à leur envier et on aura notre mot à dire. » Qui en doute encore ? LES ÉQUIPES.- BCS : Tschamber, Weber ; Broliron, Appel, M'Bodji, Nkembe ; Traineau, Alingue, Kancel, Camara. BLOIS : Arlin, Brochard, Delourme, Alao ; Boistard, Girard, Recoura, Williams ; Blot, Kolb, Niktash, Grimm.

Amaury Prieur

BCS - Blois ce soir, coup d'envoi 20h, Gymnase des Sept-Arpents.La rencontre est à suivre, en direct et en intégralité, sur notre fil-basket à partir de 19h45 (www.dna.fr)

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le 01/10/2010

Un Souffel force 3 ?

Sanko Camara et le BC Souffelweyersheim veulentgarder leur invincibilité aux Sept Arpents. « Le maintien passe par des victoires à la maison », n’ignore pas Stéphane Eberlin. Photo Jean-Marc Loos Pour la 5 e journée de Nationale 1, le BC Souffelweyersheim accueille un candidat à la montée, l’ADA Blois Basket 41, ce samedi (20 h) au gymnase des sept Arpents et veut conserver son invincibilité à domicile avec une troisième victoire. Toujours intouchable sur son terrain cette saison - deux succès en deux matches -, « Souffel » a été battu pour la deuxième fois en deux déplacements le week-end dernier à Bayonne (84-80) en affichant tout de même un visage beaucoup plus conquérant que lors de son précédent voyage en terre angevine. « Nous sommes en nets progrès par rapport au match à Angers. Nous avons pratiqué un bon basket et maîtrisé beaucoup de choses en étant devant pendant plus de trente minutes », confirme Stéphane Eberlin, le coach souffelois. « L’équipe a également été efficace au tir, mais nous perdons 21 ballons par manque de concentration et sur des fautes d’attention. Globalement, même si nous encaissons 84 points, la défense n’a pas été mauvaise. Mais nous avons laissé une vingtaine de points sur des paniers faciles à la suite d’interceptions. Les balles perdues nous coûtent très cher. » « Se mettre minable » Ce samedi à 20 h au gymnase des Sept Arpents, le BCS aura pour mission de garder le cap dans sa salle face à une solide formation de Blois, entraînée par Nicolas Faure - ancien coach de la JDA Dijon en Pro A de 2003 à 2005 -, 3 e ex aequo du classement avec un bilan de trois victoires pour une seule défaite concédée la semaine passée à domicile contre SaintChamond (62-76). « Les Blésois sortent d’une contre-performance chez eux alors qu’ils voulaient venir chez nous invaincus. Forcément, ils vont arriver


mobilisés et avec le couteau entre les dents », craint le coach bas-rhinois qui s’attend à une rencontre difficile face à un prétendant à la montée en Pro B. « C’est une équipe solide et dense physiquement, construite pour le haut de tableau, autour du pivot US Christopher Grimm, le meilleur rebondeur du championnat, et de l’ex-Mulhousien Johan Blot, très actif au poste 4. Nous respectons cette formation, mais nous n’avons rien à craindre d’elle. Après quatre matches de championnat, nous savons que nous pouvons jouer les yeux dans les yeux avec les équipes de N1. Avec sérieux, beaucoup d’envie et l’aide de nos supporters, nous voulons aller chercher une 3 e victoire à domicile », ajoute un Stéphane Eberlin confiant avant d’aborder cette 5 e étape de N1 avec un groupe toujours au complet. Demain, les coéquipiers de Sébastien Kancel n’auront d’ailleurs qu’une idée en tête. « Le maintien passe par des victoires à la maison », conclut le coach. « Pour ce match, nous n’allons rien inventer. Il faudra être dans la dureté, l’intensité et avoir dans l’idée de faire une partie pleine en proposant une grosse défense, tout en restant sur ce que nous avons produit en attaque à Bayonne. Mes joueurs devront une nouvelle fois se mettre minables. » Olivier Arnal

------le 27/09/2010 Nationale 1 masculine / Après Denek Bat Urcuit - BCS (84-80)

En nette amélioration Amoindri par la blessure à l'échauffement de son artilleur Fred Broliron, le BC Souffelweyersheim s'est donné les moyens de remporter son premier match à l'extérieur en Nationale 1, pour finalement le perdre sur des détails. Les hommes de Stéphane Eberlin sont en progrès.


Bien que battus, samedi, à Bayonne (84-80), Romain Appel et le BCS sont en progrès loin de leurs bases. (Photo archives DNA - Jean-François Badias)

Malgré cette nouvelle défaite concédée en déplacement, les Souffelois ont évacué, samedi soir à Bayonne, le souvenir d'un premier voyage en dents de scie à Angers, deux semaines plus tôt. Entre la partie décousue livrée dans le Maine-et-Loire et le match intelligent effectué dans le SudOuest, le contraste est saisissant. Une certaine solidité d'ensemble Les hommes de Stéphane Éberlin ont mené de 11 longueurs face aux Basques. Cela accentue, bien sûr, leurs regrets. Mais ils semblent apprendre de leurs erreurs et c'est, sans doute, le signe annonciateur d'une future montée en puissance hors de leurs bases. « On développe un beau basket, résume le coach bas-rhinois. En attaque, je nous ai trouvés beaucoup plus performants que lors de nos dernières sorties. Dans l'application des schémas, les joueurs se sont montrés rigoureux et ont obtenu des positions de shoot. Et qui dit bons tirs, dit adresse... On est vraiment sur la bonne voie. » A l'instar des intérieurs Sébastien Kancel et Jacques Alingue, mais aussi des extérieurs Romain Appel et Alex Nkembe, le BCS répond - si l'on se fie à son comportement du week-end - aux impératifs d'une confrontation en Nationale 1. Son jeu structuré constitue, pour l'heure, une garantie à ce niveau, et lui permet, quels que soient les éléments alignés sur le terrain, de conserver une certaine solidité d'ensemble. Qui sait ce qu'il serait advenu, à Bayonne, si le scoreur Fred Broliron, à son avantage en ce début de saison, n'avait pas contracté une petite élongation à l'échauffement ? « Il était gêné sous le bras, au niveau des côtes, et il ne pouvait plus armer correctement son tir, explique Stéphane Éberlin. On a préféré ne pas prendre de risques et le ménager. A chaque fois qu'il sortait, il se refroidissait. Dans ces circonstances, c'était délicat de le relancer... On lui prodiguera les soins nécessaires. » La blessure, sans gravité, ne devrait pas empêcher l'arrière de participer


aux séances d'entraînement programmées cette semaine. L'entraîneur souffelois se dit confiant pour la suite des festivités, dans un championnat aussi exigeant que passionnant pour sa troupe de combattants. « J'ai beaucoup d'espoirs pour la suite » « Notre revers à Bayonne est la conséquence d'erreurs d'inattention, de concentration, observe Stéphane Éberlin. Sur l'ensemble de la rencontre, chacun a commis sa petite bourde qui coûte cher. Dans le vestiaire, les gars étaient abattus, mais je leur ai quand même signifié qu'il leur fallait répéter des matches de cette consistance, en gommant quelques imperfections. En quinze jours, j'ai constaté une grosse évolution dans leur attitude. » Et de conclure : « En Nationale 2, avec une telle prestation, on l'aurait emporté de 20 points. J'ai beaucoup d'espoirs pour la suite. » Un lendemain de défaite, c'est toujours encourageant. Amaury Prieur

------le 26/09/2010 Nationale 1 masculine : Denek - BCS (84-80)

Une balle dans le pied DENEK BAT URCUIT 84 BC SOUFFELWEYERSHEIM 80 Il est possible de s'incliner en ayant une adresse meilleure que son adversaire, en ayant dominé le rebond et en pouvant se targuer d'un total de passes décisives supérieur. Le BCS en a fait l'expérience, hier soir, sur le parquet de Denek (84-80) à l'occasion de cette 4e journée de NM1. En cause, les balles perdues. « S'il y a un secteur dans lequel il ne faut pas être largué à l'extérieur, c'est bien celui-là », observe, à chaud, Stéphane Éberlin, le coach souffelois. A Bayonne, les Alsaciens ont perdu 21 ballons, contre 12 seulement à leurs hôtes. « Ça fait neuf possessions et dix-huit points possibles », reprend l'entraîneur.


En tête à la pause (39-45), le BCS s'est donc tiré « une balle dans le pied » en égarant les ballons qu'il ne fallait pas égarer. A 76-73, et deux minutes à jouer, ce sont deux interceptions de Calvez qui ont scellé le sort de la rencontre. Confrontés à une pression défensive montée d'un cran, les Alsaciens ont aussi oublié de servir leurs intérieurs, pourtant en forme ce samedi : 12 points, 10 rebonds et 21 d'évaluation pour Jacques Alingue, 17 pts, 6 rbds et 18 d'évaluation pour Sébastien Kancel. Les hommes de Stéphane Éberlin se sont réfugiés à outrance dans le tir extérieur - une dizaine de tentatives dans le dernier quart-temps -, sans succès. En face, Larry Blair, en échec jusque-là (0/7 à trois points après 30'), a remis la main sur son shoot, scorant par deux fois derrière l'arc. « On continue à apprendre, conclut Steph' Éberlin. A ce niveau-là, la moindre erreur d'inattention se paie cash ». Les chiffres du match Quart-temps : 14-23, 25-22 (mi-temps : 39-45), 19-15, 26-20. DENEK : 33 paniers sur 62 tirs (53 %), dont 6 sur 19 à trois points (32 %), 12 LF sur 22 (55 %), 25 rebonds (Clemmons 10) dont 8 offensifs, 14 passes décisives (Calvez et Mansare 3), 13 interceptions, 13 balles perdues, 19 fautes. Elisabeth-Mesnager 16, Blair 21, Berquier 4, Clemmons 16, Mansare 10, puis Calvez 8, Baykam 6, Rey 2, Konate. BCS : 33 paniers sur 58 tirs (57 %), dont 6 sur 20 à trois points (30 %), 8 LF sur 14 (57 %), 33 rebonds (Alingue 10) dont 9 offensifs, 16 passes décisives (Nkembe, Appel et Kancel 3), 7 interceptions, 21 balles perdues, 21 fautes. Nkembe 14, M'Bodji 4, Appel 17, Broliron, Alingue 12, Tschamber 6, Kancel 17, Traineau 3, Weber 7, Camara.

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le 25/09/2010

Souffel veut embrayer


Déjà victorieux à deux reprises à domicile, Doudou M’Bodji (6), Jérémy Tschamber (10) et Romain Appel se verraient bien aller chercher un premier succès à l’extérieur. Photo Jean-Marc Loos Le BC Souffelweyersheim se déplace à 20 h à Bayonne (4 e journée de Nationale 1) dans le but de bonifier son succès de la semaine passée face à Orchies. Si le tirage au sort a offert à « Souffel » un choc grandeur nature face à la SIG (Pro A) en 32 e de finale de la Coupe de France Robert Busnel le 26 octobre, les hommes de Stéphane Eberlin ont plutôt la tête tournée vers le championnat et un déplacement compliqué à Bayonne, candidat déclaré aux play-offs. La victoire acquise samedi dernier face à l’autre promu Orchies, grâce à une défense de fer (56-48), a sûrement donné au BCS des certitudes un peu plus grandes sur sa capacité à jouer un rôle en N1. « Au niveau de l’engagement et de l’intensité, il n’y a rien à redire. Nous avons répondu présent », explique le coach souffelois. « Il y a aussi eu beaucoup de bonnes choses en défense, mais en attaque, nous avons parfois manqué de rigueur dans les schémas de jeu. À l’extérieur, il est très important d’être solide offensivement pour ne pas trop donner de ballons de relance à l’adversaire. »

« Bien gérer les moments clés » Lors de son premier déplacement à Angers (défaite 75-65), le BCS n’avait pas tenu la distance. « Nous n’avons pas l’équipe pour jouer à l’extérieur comme à domicile et maîtriser le jeu 40 minutes. Ce n’était pas inquiétant en N2, car nous étions au-dessus, mais en N1, ça ne passera pas si nous ne progressons pas dans cette maîtrise. À Angers, nous avons été bien 20 minutes. Ce n’est pas suffisant pour gagner », poursuit Stéphane Eberlin. Cette semaine lors de la séance vidéo, le coach bas-rhinois est revenu sur le comportement de ses troupes à l’extérieur : « Ça ne passera que par du vécu. Il faut vivre ces situations pour les apprendre. Nous bossons à l’entraînement, mais nous devons surtout passer par des matches en terre


hostile pour nous améliorer. C’est notre axe de travail depuis une quinzaine de jours. » En face, le Denek Bat Bayonne Urcuit a débuté sa saison en dents de scie avec un bilan de deux défaites en déplacement – 82-81 à Brest et 76-63 à Saint-Chamond — et une large victoire dans sa salle face au Centre fédéral lors de la 2 e journée (81-56). « Les Bayonnais doivent absolument gagner pour ne pas se laisser décrocher de la tête du classement », craint l’entraîneur du BCS qui peut compter sur tout son effectif pour ce déplacement périlleux. « À nous de rester le plus longtemps possible dans la partie pour leur mettre le doute et tenter de gagner sur la fin. Il faudra encore une fois être solide défensivement et surtout jouer plus juste de l’autre côté du terrain. Nous allons devoir bien gérer les moments clés de la rencontre. » Une victoire à Bayonne permettrait à « Souffel » de se caler dans la partie haute du classement. Et de voir le proche avenir avec sérénité. Olivier Arnal

------Le 25/09/2010

Basket-ball / Nationale 1 masculine

En quête d'un bonus Le BC Souffelweyersheim, qui respecte son tableau de marche après trois journées de championnat, a pris la route hier dans la soirée, en direction de Bayonne. Les guerriers alsaciens ont un vrai coup à jouer, pour leur deuxième déplacement de la saison. Une fois n'est pas coutume, les Souffelois ont convenu de ne pas voyager le jour même, pour leur second match à l'extérieur. Environ 1200 kilomètres, quels que soient les itinéraires empruntés, séparent Souffelweyersheim de Bayonne ! Et même si le TGV facilite bon nombre d'expéditions de nos jours, la décision de partir la veille s'imposait d'elle-même. « Nous préférons rouler


de nuit, dans un bus-couchette qui permet aux joueurs de dormir, développe l'entraîneur du BCS, Stéphane Éberlin. En terme de fatigue, c'est la meilleure solution. » En fin de matinée, les Bas-Rhinois effectueront une séance de shoots, avant de s'accorder une petite sieste dans l'après-midi. A défaut de fraicheur physique, ils se présentent l'esprit léger, aujourd'hui en Pays basque. La victoire obtenue les armes à la main, samedi dernier aux dépens d'Orchies (56-48), a libéré les Alsaciens de toute forme de pression. « Tant que l'on gagnera à domicile, la semaine qui suivra sera sereine, observe Stéphane Éberlin. On va à Bayonne pour chercher un bonus. » Le technicien a remarqué que l'effectif de son adversaire du jour - un succès et deux défaites au compteur - était « moins consistant » que celui d'Angers, contre qui le BCS s'est incliné il y a deux semaines. Pour autant, il craint l'arrière américain Larry Blair (26 ans, 1,83m), meilleur marqueur de Nationale 1 l'an passé (*), et son compatriote Calvin Clemmons (29 ans, 2,03m), un intérieur robuste. « Bayonne est une écurie en lutte pour les play-offs, portée sur l'attaque, qui privilégie le "un contre un" et compte avant tout sur ses deux grosses individualités, détaille Stéphane Éberlin. Nous allons faire en sorte que les autres ne se réveillent pas. » Le BCS, qui ne possède que la 15e attaque mais la 4e défense de N1 après trois journées, sait où se situe sa marge de progression. « Nous manquons de constance et de rigueur offensivement, relève l'entraîneur souffelois. Le problème est collectif. On ne récolte pas les tirs qu'on espère parce qu'on n'applique pas correctement les consignes. Nous ne sommes pas encore au top au niveau des réglages, dans la pose des écrans notamment. » Le BCS en est conscient : il ne remportera pas toutes ses rencontres en inscrivant 56 points, comme la semaine dernière... Denek Bat Bayonne Urcuit - BCS, ce soir (20h) Les équipes

BAYONNE : Calvez, Berquier ; Blair, Konate, Mansaré, Benhamed ; Baykam, Mesnager, Clemmons, Rey. BCS : Tschamber, Weber ; Appel, Broliron, M'Bodji, N'Kembé ; Traineau, Alingue, Kancel, Camara.


Amaury Prieur

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(*) Le 24 avril 2010, Larry Blair a rendu une feuille de stats étourdissante contre Saint-Etienne : 48 points (9/11 à 3 pts), 5 rebonds, 4 passes, 4 fautes provoquées, 3 interceptions et 50 d'évaluation ! 24 septembre 2010 recueilli par antoine tinel

« On pense à avancer » Le coach Chris Singleton a haussé le ton après la défaite à Saint-Chamond et espère un sursaut face au promu demain soir. Denek-Bat attend demain soir un promu aux dents longues sur le parquet de la salle Saint-Jean. Les Alsaciens de Souffelweyersheim se présenteront sans complexe face aux joueurs de Chris Singleton qui ont cruellement manqué d'adresse il y a une semaine. « Sud Ouest ». Trois journées, dont deux matches à l'extérieur perdus. Peut-on tirer un premier bilan ? Chris Singleton. Oui, c'est que nous n'avons pas trouvé la clé de la réussite à l'extérieur. À Brest, nous perdons d'un point un match qui peut basculer dans les deux sens. Puis une victoire facile à Anglet contre le Centre Fédéral, avec la manière, très bien. Mais la semaine dernière, à SaintChamond, je ne suis pas satisfait du tout de la performance de l'équipe. Nous n'étions pas présents dans le combat, nous avons eu d'énormes problèmes d'adresse avec 35 % de réussite et 12 % à trois points. Le bilan n'est pas radieux. Vous avez un peu râlé après la défaite à Saint-Chamond. Nous avons mis les points sur les « i ». Nous avons regardé la vidéo, bien disséqué le match. Nous avons identifié les problèmes, collectifs et individuels. Nous avons besoin d'un Larry Blair plus performant. C'est un de nos joueurs phare qui n'a pas encore trouvé ses marques cette saison. Il a repris trois semaines après les autres, il est en retard. Nous sommes patients, on comprend. Mais à lui de faire les efforts pour revenir plus vite.


Ne craignez-vous pas de tomber dans la « Larry Blair dépendance » ?

Non, je ne veux pas. Nous avons besoin de lui, bien sûr. Mais dans le collectif. C'est un joueur qui focalise les défenses, qui ouvre des espaces. Des espaces que les autres joueurs doivent savoir exploiter. Samedi dernier, à Saint-Chamond, il est passé à côté, et les autres n'ont pas été présents pour rétablir l'équilibre. Je rappelle que nous pratiquons un sport collectif. Vous visez les play-off cette saison encore. Quelles sont les armes dont vous disposez pour y parvenir ? L'an dernier, on les a ratés pour cinq secondes… Alors nous pensons surtout à avancer. L'an dernier, nous avons gagné 18 matches. Il faudra en gagner 19 pour être en play-off. Au niveau de l'effectif, nous sommes parvenus à conserver une ossature solide, avec notamment un des joueurs les plus forts du championnat. L'arrivée de Clemmons doit nous apporter de la présence physique, tout comme Cédric Mansaré, au poste 3. Avec la suppression des joueurs de moins de 21 ans, nous avons un effectif plus étoffé. Mais nous ne sommes pas à l'abri pour autant. Vous accueillez un promu assez surprenant. Vous vous méfiez ? Bien sûr. Comme toutes ces équipes, ils jouent sans pression. Ce sont souvent des clubs qui conservent un groupe de joueurs de l'équipe qui monte, qui est déjà en place en début de saison alors que d'autres mettent un peu plus de temps. À nous d'être dominateurs samedi soir, tout en restant humbles et modestes.

------le 23/09/2010 Le tirage au sort des 32es de finale de la Coupe de France

Souffelweyersheim - SIG à l'affiche ! Le mot fête était sur toutes les lèvres hier. Souffelweyersheim opposé à la SIG, Gries-Oberhoffen et Kaysersberg en quête d'exploit contre Chalon s/Saône (Pro A) et Dijon (Pro B) : le tirage au sort des 32es de finale de la Coupe de France a comblé le petit monde du basket alsacien.


Le pivot souffelois Sébastien Kancel, balle en main, retrouvera son club formateur en 32e de finale de la Coupe de France. (Photo DNA - JeanFrançois Badias) L'Alsace du basket et les dirigeants de Souffelweyersheim l'espéraient secrètement. Marie-Noëlle Servage et Philippe Legname, préposés au tirage au sort des 32es de finale de la Coupe de France effectué hier matin à Paris, ont exaucé ce souhait. Le premier tour de l'épreuve verra donc le BCS, promu en Nationale 1, recevoir la SIG. « Les deux plus grosses équipes alsaciennes qui s'affrontent, c'est l'affiche rêvée et c'est un honneur pour nous, s'enthousiasme Stéphane Éberlin, le coach souffelois. On est en plus quelques-uns à être passés par Strasbourg (lire aussi ci-contre). J'espère que ça va être une méga fête ». « Pas une place facile » « Pour le basket régional et pour le public, c'est plutôt sympa, renchérit Frédéric Sarre, l'entraîneur strasbourgeois. Sportivement, c'est un peu moins sympa quand on voit ce qu'ils sont capables de faire dans leur salle en général et en Coupe en particulier. Ce n'est pas une place facile ». L'entraîneur des pros n'a évidemment pas oublié le formidable exploit des amateurs, tombeurs de Dijon, alors en Pro A, l'an dernier au même stade de l'épreuve (88-78). Le BCS avait été tout près de rééditer ce tour de force en 16e de finale contre Nanterre (Pro B), avant de mourir les armes à la main (62-63). « Ils proposent un basket plutôt bien huilé et défendent dur, reprend Fred Sarre. Il y a là des joueurs qui pourraient largement être dans des rotations de Pro A ou Pro B et qui joueront de surcroît sans pression. A nous de ne pas nous mettre en péril ». « Je les vois mal venir la fleur au fusil, estime Stéphane Éberlin. Pour notre part, on jouera notre chance à fond ». Le rescapé de ce derby affrontera, en 16e de finale, le vainqueur de la rencontre qui mettra aux prises Gries-Oberhoffen (Nationale 2 masculine) à... Chalon s/Saône (Pro A) ! Demi-finaliste du Trophée Coupe de France


- réservé aux amateurs - la saison dernière, le BCGO n'en finit plus de cultiver une relation privilégiée avec la compétition reine. Il y a deux ans, la troupe d'Olivier Bady avait éliminé Saint-Étienne (8478), à l'époque en Pro B, avant de livrer un quart d'heure héroïque contre Cholet (72-91). La perspective d'accueillir une autre formation de l'élite réjouit le coach griesois. « C'est extraordinaire ! Après Cholet, c'est encore un grand nom, un grand club, un grand coach (Greg Beugnot, ndlr) et de grands joueurs qui viendront nous voir. » L'affiche est évidemment déséquilibrée, mais les Villageois, qui ont dévoilé au grand jour leurs ambitions de montée en Nationale 1, l'aborderont avec l'envie de faire bonne figure et, pourquoi pas, de chahuter la hiérarchie. « Le challenge, c'est de ne pas être ridicule. Pour que ce soit une belle fête, il faut qu'il y ait un match. Ça va être notre boulot que d'en proposer un. » « Le tirage dont on rêvait » Finaliste du Trophée Coupe de France à Bercy, Kaysersberg (Nationale 2 masculine) recevra de son côté Dijon (Pro B). Le club bourguignon est l'un des gros bras de l'antichambre. « C'est exactement le genre de tirage dont on rêvait, indique Fabien Drago, l'entraîneur du KABCA. On voulait surtout éviter de jouer et peut-être de se faire éliminer dans l'anonymat par une équipe de Nationale 1. Là, ça nous promet une belle fête dans notre salle. De là à rêver à une qualification comme Souffel' l'an dernier, ça me paraît difficile. Surtout si on n'arrive pas élever notre niveau par rapport au début de saison ». Tous les matches sont programmés sur le terrain du club de la plus petite division, le mardi 26 octobre à 20h (sauf dérogation). R. Sch. et M.Pf.

------le 23/09/2010 04:07 Trois questions à... Sébastien Kancel (BCS)

« On sera un peu plus attendu » Ils sont trois à Souffelweyersheim - Stéphane Éberlin, David Weber et Sébastien Kancel - à avoir fréquenté le centre de formation de la SIG. Le pivot du BCS retrouvera son club formateur le 26 octobre. - Que vous inspire ce derby entre Souffelweyersheim et la SIG ? - Ça fait une super affiche pour tous les gens qui aiment le basket en Alsace. C'est un match dont les gens vont forcément beaucoup parler et qui sera plutôt sympa à jouer.


- Plutôt sympa et un peu particulier aussi pour vous qui êtes passé par le centre de formation de la SIG... - Ce sera l'occasion de montrer que j'ai été bien formé (sourire)... J'ai forcément un peu pensé à tout ça en découvrant le tirage au sort. Jouer en match officiel, contre son club formateur, c'est une expérience spéciale, mais ensuite, c'est une rencontre que j'aborderai comme n'importe quelle autre. «Sans pression» - Votre exploit contre Dijon l'an dernier alimente-t-il des envies de récidive ? - On sera un peu plus attendu cette fois. Le succès contre Dijon a fait un peu de bruit (sourire) et l'effet de surprise ne jouera plus. Et il ne faut pas que l'on s'attende à les voir venir les mains dans les poches. La SIG a fait un bon recrutement et, pour les avoir vu jouer samedi (contre Tübingen, en lever de rideau de BCS - Orchies ndlr), j'ai l'impression que c'est pas mal. Après, on évoluera dans notre salle, sans pression et, surtout, en sachant qu'on l'a déjà fait. Alors pourquoi pas... Recueilli par R. Sch.

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le 23/09/2010 à 02h15

Tirage : choc entre la SIG et « Souffel » en Coupe de France


Doudou M'bodji et Souffel se voient offrir une affiche de rêve avec la venue de la SIG. Photo Jean-Marc Loos Le tirage au sort des 32 es de finale de la Coupe de France Robert Busnel, qui se déroulait hier matin au siège de la Fédération, a accouché d’une belle affiche entre les deux clubs phares de la région. En effet, le BC Souffelweyersheim (N1) et la SIG (Pro A) se retrouveront le 26 octobre prochain sur le terrain du premier nommé, pour le premier tour de l’épreuve nationale. « Franchement, c’est super, réagit le coach souffelois, Stéphane Eberlin. Avec tout ce qu’on a déjà fait en Coupe de France (Ndlr : la saison passée, le BCS, alors en N2, a éliminé (88-78) Dijon (Pro A) au même stade de la compétition), c’est la cerise sur le gâteau, on ne pouvait pas rêver mieux. On est des compétiteurs mais on sait que ce n’est pas toutes les années qu’un club de N1 ou N2 sort une Pro A. Surtout que nous sommes démasqués, tout le monde sait que nous sommes capables de couper des têtes. On va jouer notre chance à fond et on ne se privera pas de l’exploit. » Pour Frédéric Sarre, le coach strasbourgeois, la SIG ne devra pas tomber dans le piège. « Souffelweyersheim est une équipe qui fait toujours preuve d’envie et d’efficacité. Ils ont été capables de faire des misères à Dijon l’an dernier, on le sait, à nous de ne pas nous mettre dans la panade. Eux n’ont rien à perdre et on devra avoir la capacité de faire valoir la différence de divisions. En tout cas, ça ne sera pas une partie de plaisir », explique le technicien. Le vainqueur de ce duel rencontrera Gries (N2) ou Chalon/Saône (Pro A) en 16 es de finale. De son côté, Kaysersberg (N2) accueillera la JDA Dijon (Pro B) avant, éventuellement, d’accueillir Poitiers (Pro A) au prochain tour. O.A. Le programme MARDI 26 OCTOBRE (20 h) Sorgues (N1) - Hyères Toulon (Pro A) ; Saint-Etienne (N1) - Saint Vallier (Pro B) ; Roche La Molière (N1) - Antibes (Pro B) ; Avignon Le Pontet (N2) -


Fos sur Mer (N1) ; Saint-Chamond (N1) - Aix-Maurienne (Pro B) ; Bordeaux (N1) - Clermont-Ferrand (Pro B) ; Angers ABC (N1) - Limoges (Pro A) - Le vainqueur jouera face à Roanne (Pro A) - Challans (N1) - Nantes (Pro B) le vainqueur jouera face à Gravelines (Pro A) - ; Le Puy (N1) – Pau-Orthez (Pro A) - le vainqueur jouera face à ASVEL (Pro A) - ; Denek (N1) Boulazac (Pro B) - le vainqueur jouera face à Vichy (Pro A) - ; Brest (N1) – Nanterre (Pro B) - le vainqueur jouera face à Paris Levallois (Pro A) - ; Denain (N1) - Le Havre (Pro A) ; Saint-Quentin (N1) - Quimper (Pro B) ; Blois (N1) - Boulogne (Pro B) - le vainqueur jouera face à Orléans (Pro A) - ; Orchies (N1) - Le Portel (Pro B) - le vainqueur jouera face au Mans (Pro A) - ; Rouen (Pro B) - Evreux (Pro B) - le vainqueur jouera face à Nancy (Pro A) - ; Gries (N2) - Chalon (Pro A) ; Souffelweyersheim (N1) Strasbourg (Pro A) ; Liévin (N1) - Châlons (Pro B) - l e vainqueur jouera face à Cholet (Pro A) - ; Kaysersberg (N2) - Dijon (Pro B) - l e vainqueur jouera face à Poitiers (Pro A) - ; GET Vosges (N1) - Lille (Pro B) ; Bourg (Pro B) - Charleville (Pro B).

------Avec une attaque en rade, Orchies ne peut espérer prendre le large actuellement mardi 21.09.2010

Le retour d'Émilien Barbry, ici aux prises avec Appel, n'a pas été suffisant.

| • BASKET-BALL NATIONALE 1 MASCULINE | Les matchs se suivent et se ressemblent pour les Bleus de la Pévèle. Toujours le même scénario : un début en trombe puis la défense adverse se met en place. Après SaintChamond, Souffelweyersheim BC a su tirer profit des faiblesses offensives nordistes. Deux joueurs pour bloquer Kennedy et il ne se passe plus rien devant. Défendre, c'est bien à condition de marquer plus qu'on encaisse. Pour Émilien Barbry, c'était la reprise après une trop longue convalescence et son retour en cette période troublée a fait du bien mais il y a encore beaucoup de choses à peaufiner. Il faut marquer des paniers et c'est là que


le bât blesse. Dans leur salle des 7 Arpents, les Alsaciens étaient prenables et les Nordistes menèrent le bal jusqu'à la 25e minute, jusqu'au moment où la mitraillette s'enraya. Un troisième quart temps calamiteux (un 12-0 encaissé !) et puis adieu la victoire (11-20 11-7 13-4 20-17 55-48) ! Chez les Alsaciens, on apprécia la tournure prise par les événements. M. Mitellhaueuser, président : « Un vrai match d'hommes, dur ! Le premier qui a lâché a perdu. Sans être bons, mes joueurs ont mouillé le maillot. Je ne retiens que la victoire ». S. Erbelin, coach : « Un match fermé entre deux équipes qui se connaissent par coeur, où les défenses ont pris le dessus. Notre travail défensif a considérablement gêné Orchies. C'est une victoire très importante pour nous ! » Côté orchésien, les commentaires sont évidemment sévères et parfois désabusés. TJ Parker, joueur, est en plein doute. « Offensivement, on n'arrive à rien ! Il suffit que l'on ne marque pas pendant cinq minutes et on craque. Les adversaires se mettent tous sur Gabe et comme nos systèmes ne sont pas huilés, on ne trouve plus de solutions. Il faut travailler pour trouver d'autres ouvertures ou passages. Personnellement, il faut que je fasse plus offensivement. Victoire absolue et indispensable contre Get Vosges, samedi ! » Pour F. Szimczak, directeur technique, « les statistiques sont effrayantes pour les tirs. Le groupe a du mal à se former et dé��oit. Que faire sans adresse ni choix offensifs ? Les recrues ont du mal à prendre le jeu à leur compte et l'excellent Kennedy ne peut tout faire. On attend plus de réalisme car les positions de shoot existent mais on ne convertit pas. Le BCO n'a déjà plus droit à l'erreur après avoir laissé passer deux occasions de prendre les points ». P. Delaliaux, coach, est encore plus catégorique : « Le basket est un sport d'adresse. On n'en a pas. Devant, Kennedy est seul pour marquer et je cherche quelqu'un qui pourrait le suppléer et marquer. Je n'en trouve pas pour l'instant. Les extérieurs eux aussi sont en rade. Reste à travailler et travailler. La venue de Get Vosges peut déjà être considérée comme un match à 4 points avant d'aller à Denain ». L'embellie, dans toute cette grisaille, viendra-t-elle au fil des matchs ? C'est la question que se posent les supporters qui n'avaient pas hésité à faire 1 300 km en voiture, samedi, pour voir leurs idoles. • JACQUES OVART (CLP) Souffelweyersheim - Orchies 56-48. Les marqueurs du BCO : Barbry 2 Parker 2 Plateau 2 Verbeke 9 Cilly 5 Hinfray 1 Atinkpahoun 7 Aboulikam, Kennedy 13 ; Smagge 7.


------le 20/09/2010 Nationale 1 masculine / Après BCS - Orchies (56-48)

Tschamber, meneur « killer » Sur le parquet, Jérémy Tschamber est ce que l'on appelle un « tueur ». Son sang-froid a constitué l'un des atouts maîtres de Souffelweyersheim samedi soir. Le chef de meute du BCS entend prendre davantage de poids dans le vestiaire, cette saison. Confidences.


Jérémy Tschamber a largement contribué à faire sauter le verrou nordiste avant-hier. (Photo DNA - Jean-François Badias) Qu'on se le dise une bonne fois pour toutes, le poignet de Jérémy Tschamber ne tremble pas. En compilant 13 points, 4 rebonds et 7 passes décisives pour 21 d'évaluation samedi soir, le meneur de jeu du BC Souffelweyersheim a nettement contribué à faire sauter le verrou nordiste, dans la rencontre la plus fermée qui se soit déroulée au gymnase des SeptArpents depuis des lustres. « Sincèrement, je kiffe la N1 ! » L'homme par qui tous les ballons passent est décrit par ses dirigeants comme « l'assurance tous risques » du club bas-rhinois. Il est, au minimum, un élément incontournable. « Sincèrement, je kiffe la N1 !, lâche l'intéressé, dans un élan d'enthousiasme. Je me sers de la bonne dynamique sur laquelle surfe l'équipe, tout en essayant de franchir des paliers petit à petit. Évoluer dans ce groupe, c'est tout simplement génial... » La démonstration de Tschamber était d'autant plus prévisible qu'il avait une sérieuse revanche à prendre, d'un point de vue personnel, après son non-match à Angers - quatre points inscrits, contre 20 au meneur adverse, Tony Ramphort - une semaine plus tôt. Et passer à côté, cela lui arrive rarement deux fois de suite. « Je dois réaliser un travail sur moi-même pour être moins en difficulté à l'extérieur, confie le dépositaire des systèmes bas-rhinois. Il est possible que je manque de repères, quand je ne suis pas dans mon cocon. C'est aussi une histoire de rythme. En déplacement, on a tendance à ralentir le jeu pour éviter que l'équipe hôte s'enflamme ». Orchies a fait sienne cette stratégie ce week-end, ce qui a d'ailleurs permis à la formation nordiste de faire la course en tête tout au long de la première période. A défaut de pouvoir imprimer son tempo habituel, le BCS s'est adapté. « Ils nous ont endormis et on a joué à deux à l'heure pendant


une mi-temps complète, souligne Tschamber. Nous les avions pourtant bien "scoutés" à la vidéo. Heureusement, on s'est un peu réveillé en attaque. Mais quand on défend collectivement à cinq, on peut de toute façon arrêter n'importe qui ». Et se permettre, accessoirement, de shooter à 27% de réussite... Le relais du coach sur le terrain Avec deux victoires en trois rencontres de championnat, Souffelweyersheim - le promu qui avance masqué - est dans le vrai. « J'aurais signé tout de suite pour un tel début de parcours », sourit le président Gilbert Mittelhaeuser. Jérémy Tschamber, lui, se concentre sur l'objectif prioritaire de « pérenniser le club en N1 ». « Mais si les play-offs se présentent, on ne va pas dire non », s'empresse-t-il d'ajouter. Une dernière confidence, peut-être ? « J'essaye déjà d'assumer mon rôle de relais du coach sur le terrain, mais j'ai également l'intention de prendre davantage la parole dans le vestiaire, révèle le n°10 souffelois. Je ne m'impose pas suffisamment par la voix, c'est un souci depuis longtemps ». Et le joueur de conclure, en confessant son envie de se réincarner en « meneur leader ». Ce n'est pas le BCS qui s'en plaindra. Amaury Prieur

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le 20/09/2010

« Souffel », défense gagnante


Frédéric Broliron et les Souffelois ont une nouvelle fois rendu une très bonne copie. Archives Jean-Marc Loos Le BC Souffelweyersheim s’est imposé samedi soir dans sa salle face à Orchies (56-48) pour la 3 e journée du championnat en remportant la bataille défensive. Pour son deuxième match de la saison à domicile, après sa victoire initiale face à Challans (77-68), Souffelweyersheim a une nouvelle fois montré un visage de guerrier en mettant en place une défense de fer, notamment dans les 2 e et 3 e quarts temps, pour prendre le dessus sur le promu Orchies, qui s’est pourtant bien renforcé à l’intersaison en recrutant TJ Parker, le frère de Tony. Malgré la présence du champion de France 2008 avec Nancy, les hommes de Stéphane Eberlin se sont une nouvelle fois fait respecter dans la bouillante salle des Sept Arpents. « On n’était pas très bien en attaque, concède le coach souffelois. Kennedy (ndlr : le pivot d’Orchies) nous a faits mal dans le 1 er quart temps mais on est ensuite parvenu à verrouiller la raquette. Nous sommes parvenus à monter en intensité défensive et à fermer la boutique. C’est la victoire du cœur, du courage et de l’abnégation. » En effet, l’entame de match est en faveur des visiteurs. À l’issue du premier acte, les Nordistes ont déjà inscrit 20 points (11-20, 10 e) à des Souffelois en souffrance sous le cercle. Cela ne va pourtant pas durer. « Pas de marge de manœuvre » Le BCS va monter sa pression défensive d’un cran en forçant son


adversaire à shooter de loin sans réussite. Durant les deux quarts temps suivants, Orchies va régulièrement se casser les dents sur le solide bloc souffelois. La bande de TJ Parker, invisible samedi soir (2 pts, 4 balles perdues et une évaluation de -3), ne parvient à marquer que 11 points en 20 minutes (7 dans le 2 e quart temps et seulement 4 dans le 3 e). Mené 22-27 à la pause, « Souffel » va virer en tête avant la dernière partie du match (35-31, 30 e). Les coéquipiers de Jérémy Tschamber vont prendre un véritable avantage à cinq minutes du terme. En 30 secondes, le meneur de jeu du BCS va inscrire un panier primé avant que Frédéric Broliron ne profite d’une faute pour marquer un panier sous le cercle puis un lancer franc (45-36, 35 e). Forts de cet avantage, les Alsaciens ne laissent pas passer leur chance de remporter (56-48) une seconde victoire en trois matches de NM1. « Il n’y a pas de secret, il faut être solide collectivement. Lorsqu’on se transcende autant pour défendre, on laisse forcément de la gomme en attaque. Pourtant, il faut que l’on progresse offensivement car on ne laissera pas toujours nos adversaires à 48 points », souligne le coach du BCS qui sait que son équipe a tout pour bien figurer au 3 e échelon national : « On a notre place en NM1 mais sans avoir de marge de manœuvre. Il faudra se mettre par terre à chaque match. » En gardant l’état d’esprit affiché samedi soir, « Souffel » a tous les atouts pour venir jouer les trouble-fête. Olivier Arnal Souffelweyersheim — Orchies : 56-48. Gymnase des Sept Arpents. Quarts temps : 11-20, 11-7 (22-27), 13-4, 21-17. Arbitres : MM. Gleynat et Mora. 600 spectateurs environ. BCS : 16 paniers sur 60 tirs (27 %) dont 5 paniers sur 18 à trois points (28 %). 19 lancers francs sur 25. 38 rebonds, 25 défensifs, 13 offensifs. Points : NKembe 6, M’Bodji, Appel 2, Broliron 11, Alingue 4, Tschamber 13, Kancel 7, Traineau 5, Weber 2, Camara 6. Orchies : 16 paniers sur 53 tirs (30 %) dont 3 paniers sur 14 à trois points (21 %). 13 lancers francs sur 17. 29 rebonds, 23 défensifs, 6 offensifs. Points : Kennedy 13, Barbry 2, Parker 2, Hinfray 1, Verbeke 9, Cilly 5, Atinkpahoum 7, Plateau 2, Smagge 7.

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Orchies pris dans la tenaille lundi 20.09.2010 SOUFFELWEYERSHEIM - ORCHIES

56-48 (11-20, 11-7, 13-4, 21-17) SOUFFELWEYERSHEIM• Tschamber 13, Broliron 11, M'Bodji, Alingue 4, Traineau 5, Nkembe 6, Appel 2, Kancel 7, Weber 2, Camara 6. ORCHIES • Kennedy 13, Parker 2, Verbeke 9, Cilly 5, Smagge 7, Barbry 2, Hinfray 1, Atinkpahoun 7, Plateau 2. Auteurs d'un début de rencontre remarquable, les Orchésiens se sont englués, au fil des minutes, dans la défense de Souffelweyersheim. Les hommes de Pascal Dalaliaux ont été limités à onze points, deuxième et troisième quarts cumulés ! Les Nordistes ont eu le mérite d'attaquer la partie tambour battant et d'envoyer les Alsaciens dans les cordes, au terme d'un premier quart-temps où ils ont notamment affiché une nette domination au rebond offensif. Les Alsaciens n'ont cependant pas paniqué, mis en confiance par leur série d'invincibilité à domicile en championnat, qui dure depuis plus d'un an. Avec leur meneur Tschamber à la baguette, les Souffelois ont mis sous l'éteignoir les shooteurs d'Orchies. TJ Parker n'a pas vu le jour, ne convertissant aucune de ses tentatives. L'évaluation (-3) de l'ancien arrière de Villeurbanne parle d'elle-même. Les Orchésiens ont passé vingt bonnes minutes à se demander comment ils allaient parvenir à s'extirper de la toile d'araignée tissée par les Souffelois. Les Alsaciens ont fini par dégoûter leur ancien compagnon de route en Nationale 2. • AMAURY PRIEUR

------Le BCO loupe la victoire à Souffelweyersheim dimanche 19.09.2010


| • BASKET-BALLNATIONALE 1MASCULINE | Émilien Barbry, capitaine du BCO faisait sa rentrée après des mois d'absence. Une dizaine de supporters nordistes avait fait le déplacement. D'entrée les Nordistes prennent les choses en main (7-11, 6e). Sérieux et appliqués en défense, performants en attaque avec Kennedy, l'écart se creuse au fil des minutes. (11-20, 10e). Au second quart-temps, réaction des locaux par Traineau et Broliron. (19 24, 15e) mais le BCO continue à tenir la dragée haute aux Bas Rhinois (22 - 27, 20e). Les défenses sont intraitables. Pas de doute ce BCO là est capable d'exploits ! À la reprise, festival de tirs ratés pour les nordistes. Souffel en profite (29 27) 25e. Triste quart-temps pour le BCO qui encaisse un 12-0 avant de se ressaisir (35-31, 30e). Les 10 dernières minutes furent encore à l'avantage des locaux plus adroits (39-36, 35e) mais les visiteurs eurent le mérite de se battre jusqu'au bout. • JACQUES OVART (CLP) SOUFFELWEYERSHEIM - BC ORCHIES : 56 - 48, (11 - 20) (11 - 7) (13 - 4) (20 - 17) 56 - 48.

------le 19/09/2010 Basket-ball / Nationale 1 masculine

La rage au ventre BCS 56 ORCHIES 48 C'est sans aucun doute par la défense que passera le salut de Souffel, cette saison en N1. Le message, martelé par l'entraîneur Stéphane Eberlin depuis plusieurs semaines, a d'ores et déjà été assimilé par les joueurs. Poussés dans les cordes par une formation d'Orchies promue à cet échelon mais qui dit viser les play-offs dès cette année, les Alsaciens auraient pu


paniquer, au cœur d'un premier quart-temps où rien, mais strictement rien ne leur a réussi. Mais il faut croire que la confiance accumulée ces derniers mois - à la faveur d'une exceptionnelle série d'invincibilité à domicile en championnat continue de porter les coéquipiers de Tschamber, lui-même remarquable dans son rôle de maître à jouer hier soir (13 points, 4 rebonds, 7 passes, 21 d'évaluation). Orchies l'a constaté à ses dépens, voyant revenir sur ses talons une véritable bande de loups affamés dont on se demande ce qu'il peut bien leur arriver, dans un chaudron des Sept-Arpents aussi bouillant et captivé par les actions d'éclat d'Alingue et consorts. Les Nordistes ont passé 20 bonnes minutes - l'ensemble des deuxième et troisième actes, en somme - à se demander comment ils allaient parvenir à s'extirper de la toile d'araignée tissée par les Souffelois. Sur ce laps de temps, ils ont dû se contenter de onze petites unités. Le BCS, remarquable d'engagement, a en fait fini par dégoûter son ancien compagnon de route en N2. « On a su être intenses, malgré notre maladresse aux tirs, analyse Stéphane Eberlin. Je dispose d'un groupe de guerriers, avec des mecs qui ne lâchent jamais rien. Maintenant, on fonctionne peut-être trop sur la réactivité, on attend d'être en danger pour se révolter. Ce sont des questions que je me dois de résoudre en tant que coach. » Le perfectionnisme est le luxe des équipes qui gagnent. Les chiffres du match Gymnase des Sept-Arpents. Quarts-temps : 11-20, 11-7 (mi-temps : 22-27), 13-4 (35-31), 21-17 (56-48). 600 spectateurs environ. Arbitres : MM. Gleynat et Mora. BCS : 16 paniers sur 60 tirs (27 %), dont 5 sur 18 à trois points (28 %), 19 LF sur 25, 38 rebonds (Nkembe et Traineau 6), dont 13 offensifs, 14 passes décisives (Tschamber 7), 12 balles perdues, 7 interceptions, 20 fautes (Kancel, 39e', éliminé). Tschamber 13, Broliron 11, M'Bodji, Alingue 4, Traineau 5, puis Nkembe 6, Appel 2, Kancel 7, Weber 2, Camara 6. ORCHIES : 16 paniers sur 53 tirs (30 %), dont 3 sur 14 à trois points (21 %), 13 LF sur 17, 29 rebonds (Kennedy 12), dont 6 offensifs, 9 passes décisives (Barbry 3), 17 balles perdues, 5 interceptions, 21 fautes. Kennedy 13, Parker 2, Verbeke 9, Cilly 5, Smagge 7, puis Barbry 2, Hinfray 1, Atinkpahoun 7, Plateau 2. Amaury Prieur

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le 18/09/2010 Basket-ball / NM1 : BCS - Orchies, ce soir (20h)

Gagner en constance Souffelweyersheim a soufflé le chaud et le froid, le week-end dernier à Angers. S'ils veulent battre Orchies, leur compagnon de fortune directement issu de Nationale 2, les hommes de Stéphane Éberlin doivent absolument en finir avec ce que leur coach appelle des « problèmes de trous ».

Frédéric Broliron - balle en main contre Challans - a été le seul extérieur à tirer son épingle du jeu la semaine dernière. Ses partenaires devront se mettre au diapason ce soir. (Photo DNA - Laurent Réa) Il faut être pris pour apprendre. Pour leur premier déplacement de la saison en Nationale 1, les Souffelois ont « payé cash » chacune de leurs erreurs, dixit l'entraîneur Stéphane Éberlin. Les baisses de régime qui ne se voyaient pas la saison dernière, un cran en dessous, sautent aux yeux désormais. Elles se traduisent, du moins, par des écarts significatifs au tableau d'affichage. Les shooteurs doivent remonter à la surface On l'a dit, les Bas-Rhinois ont dû conjuguer avec un débours de 28 points, sur les seuls premier et troisième actes, samedi dernier à Angers. Ils ne pourront jamais s'imposer à l'extérieur dans ces conditions. « On ne peut pas jouer convenablement durant un quart-temps et faire n'importe quoi le suivant, martèle Stéphane Éberlin. Nous devons régler ces problèmes de trous. A Angers, on a manqué de rigueur et de régularité sur


le plan offensif, on s'est précipité... On n'a pas réalisé le match qu'on espérait. » Le technicien du BCS n'hésite pas à placer la réception d'Orchies, ce soir au gymnase des Sept-Arpents, sous le signe de la « revanche ». Mais les Nordistes, victimes d'un petit hold-up la semaine passée face à SaintChamond (63-66), nourriront un sentiment strictement identique. « Ils possèdent dix joueurs interchangeables, avec un axe fort ParkerKennedy (*), dont il nous faudra limiter l'impact, souligne Stéphane Éberlin. Cette semaine, nous avons mis en place des stratégies défensives pour éviter que leurs shooteurs sortent la tête de l'eau. » Ceux de Souffel, eux, doivent vite remonter à la surface, même si leur entraîneur trouve une circonstance atténuante à la pâle copie rendue dans le Maine-et-Loire : « Ce sont nos carences collectives qui les ont empêchés de s'exprimer. Notre jeu a trop penché à l'intérieur. » Dans une salle chauffée à blanc Dans une salle chauffée à blanc qui risque de donner de la voix plus longuement qu'à l'accoutumée - la SIG disputera un match amical en ouverture face à Tübingen (17h15) - l'ambiance peut très vite devenir irrespirable. Ça tombe bien, le coach a exclu les trous d'air... Amaury Prieur Le match BCS - Orchies sera à suivre en direct et en intégralité sur notre nouveau fil-basket (www.dna.fr), dont le lancement est programmé ce soir. L'initiative sera reconduite pour l'ensemble des rencontres des Souffelois à domicile cette saison, ainsi que pour les affiches de Pro A concernant la SIG, au Rhenus. (*) L'arrière français TJ Parker (26 ans, 1,86 m) a successivement évolué sous les couleurs de Paris, du SLUC Nancy et de Villeurbanne, en Pro A. Gabriel Kennedy est un pivot américain de 2,05 m et 109 kg. Les équipes SOUFFELWEYERSHEIM : Tschamber, Weber ; M'Bodji, Appel, Broliron, Nkembe ; Traineau, Alingue, Kancel, Camara. ORCHIES : Barbry, TJ Parker, Soeria, Verbeke, Plateau, Smagge, Aboulikam, Atinkpahoun, Cilly, Kennedy, Hinfray. Coup d'envoi : 20h, Gymnase des Sept-Arpents.

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le 18/09/2010

Souffel en tenue de gala

Tony Traineau et le BCS veulent rester intraitables aux Sept Arpents. Photo Jean-Marc Loos

Le gymnase des Sept Arpents sera ce samedi le théâtre de deux gros matches : la SIG affrontera les Allemands de Tübingen en amical à 17 h 15, en lever de rideau du duel BCS - Orchies à 20 h pour la 3 e journée de NM1. À en croire leur entraîneur Stéphane Eberlin, les Souffelois sont rentrés « vexés » de leur déplacement à Angers samedi dernier. Leur défaite 75-65 leur est restée en travers de la gorge, moins par le résultat lui-même que par la manière dont il a été concédé. Pour s’être ratés lors du 3 e quarttemps, perdu 28-10, Sébastien Kancel et ses partenaires ont laissé échapper une victoire accessible chez l’un des candidats déclarés à l’accession en Pro B. De cet échec, ils ont néanmoins beaucoup appris ou, plutôt, eu la confirmation de ce qu’ils savaient déjà et que Steph Eberlin résume ainsi : « Nous n’avons pas de marge. Si nous voulons faire des résultats, nous ne pouvons pas nous permettre d’avoir des trous comme celui du 3 e quart à


Angers. Nous avons mal géré les ballons importants, ceux qui nous auraient permis de faire douter les Angevins. En N1, quand tu as des opportunités, il faut les saisir. Sinon, tu paies cash. » Les hommes du président Gilbert Mittelhaeuser ont cependant vite tourné la page, pour mieux préparer la réception d’Orchies, leur dauphin l’an passé dans la poule D de N2, éliminé en demi-finale des play-offs et promu comme eux. Car ils en sont toujours aussi intimement persuadés : leur salut passera par un parcours sans faute ou presque à domicile. « Douze victoires, ça me paraît être un minimum », a déjà calculé le coach. TJ Parker en face Ce samedi, le gymnase des Sept Arpents sera sans doute chauffé à blanc. Dès 17 h 15, la SIG s’y produira en lever de rideau pour un match de gala contre les Allemands de Tübingen. Puis à 20 h, les Souffelois en découdront avec des Orchésiens qui ont fière allure et ont réussi un recrutement clinquant cet été, en engageant notamment TJ Parker (le frère de Tony), champion de France 2008 avec Nancy, de retour après une rupture des ligaments croisés du genou, et le pivot américain Gabriel Kennedy qui a multiplié les expériences en Pro B (Quimper, Besançon, Antibes) et sort d’une 5 e place en NM1 avec Châlons-en-Champagne. « Sur le papier, c’est une grosse équipe », observe le technicien bas-rhinois dont l’équipe a souvent bien réussi face aux Nordistes (4 victoires pour 1 seule défaite ces deux dernières années). « Elle possède 11 joueurs, avec des postes tous doublés et des garçons d’expérience. Maintenant, après avoir changé la moitié de son effectif, Orchies (1) se retrouve avec la même obligation que nous il y a deux ans : mettre un collectif en place. » Les deux premières journées (avec la victoire initiale contre Challans - 7768) ont prouvé au BCS qu’il était au niveau, même si S. Eberlin estime que son équipe « n’a pas joué sur sa valeur » en Anjou. « C’est pour ça que les gars sont vexés et ont envie de se racheter. » Les Souffelois ont bien l’intention de répondre présent ce soir, pour satisfaire l’attente croissante de leurs fans. « Un club de supporters s’est créé », raconte le coach, « Il y a un réel engouement autour de l’équipe et de la N1. » Un engouement que de bons résultats décupleraient encore. S.G. (1) Le BC Orchies a ouvert sa saison par un succès au Centre fédéral (6753), avant de chuter à domicile contre Saint-Chamond (63-66).

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Demain, à Souffelweyersheim, le BCO pourrait bien souffrir... Vendredi 17.09.2010 BASKET-BALLNATIONALE 1MASCULINE | Encore sous le choc de la défaite, le président du BCO, L. Rohart, veut rebooster ses troupes

Le duo David Cilly et Gabriel Kennedy, clef de voûte de l'attaque orchésienne.PHOTO «LA VOIX» : « Amertume et déception plutôt que rage et désespoir ! La situation n'est pas dramatique mais brader ainsi un point alors que nous tenions la victoire, dans une salle pleine et entièrement acquise à notre cause ! Cette première victoire à domicile nous aurait permis d'aborder les prochains matchs avec moins de pression,admet-il. Nous devons retrouver nos valeurs de façon à jouer quarante minutes, prendre les rebonds et être plus présents encore défensivement sur les non porteurs de ballon. Souffel nous donne donc l'occasion d'une double revanche : contre nous-même et contre cette équipe qui nous a battus à deux reprises l'an passé ». Le BC Orchies et Souffelweyersheim BC, c'est une vieille histoire entre deux clubs qui font route ensemble. La coupe de France, le championnat de N2 puis maintenant la N1, voilà des années que les joueurs de Stéphane Erbelin et Pascal Delaliaux s'affrontent... La saison dernière, avantage aux Alsaciens, auteurs d'une montée directe et deux fois vainqueurs d'Orchies dans des rencontres mémorables. À l'intersaison, Orchies a bouleversé son effectif, Souffel a misé sur la continuité avec cependant l'arrivée de Weber (Le Portel) mais surtout de M'Bodji (Reims/Chalons). L'écart infime qui existait entre les deux formations s'est-il inversé ou creusé ? Réponse ce samedi... Lors de la 1re journée, les Bas-Rhinois l'ont emporté face à l'un des supers favoris : Challans (77-68) mais ont chuté la seconde soirée à Angers (75-65).


Être capable de réagir Les hommes au maillot rouge composent une formation qui ne lâche rien. Une véritable machine de guerre huilée par la constance de l'effectif... Alingue, Tschamber, NKembe, Appel, Kancel, Traineau, Camara... Des noms qui ont marqué ses adversaires. Et puis, il y a la salle des Sept arpents, un chaudron qui n'a rien à envier à celle du BCO. Dans quel état d'esprit TJ Parker et les siens iront-ils dans la banlieue de Strasbourg ? Finis les exploits individuels, seul le jeu d'équipe paie. P. Delaliaux a martelé toute la semaine ces vérités évidentes... mais pas pour tous. Quelle capacité à réagir possédent les Bleus ? Des joueurs d'expérience comme Cilly, Hinfray, Kennedy, Parker sont capables d'analyser la situation et de secouer le groupe qui manque parfois d'agressivité. Un match test, mais trop tôt pour tirer des conclusions. On y verra déjà plus clair à la mi-octobre. D'ici là, un maître mot : solidarité. • E. Barbry fera encore banquette. Le reste de l'effectif ne souffre pas de blessures graves, juste des bobos que le staff médical soigne avec énergie. Souffelweyersheim (3pts, 8e) - BC Orchies (3pts, 11e), à 20 h, salle des Sept arpents à Souffelwyersheim.

------le 13/09/2010

Après Angers – BCS : 75 – 65


A l'instar de Doudou M'Bodji, les extérieurs souffelois ont eu du mal à alimenter la marque face à Angers. (Photo archives DNA - Laurent Réa)

L'effet miroir Les Souffelois ont vécu un troisième quart-temps pour le moins délicat, samedi soir à Angers. En dix petites minutes, les hommes de Stéphane Éberlin ont, dixit le coach, été victimes d'un « retour de boomerang ». L'entraîneur ne manque pas de pistes de travail pour la semaine qui s'ouvre. Si l'on voulait caricaturer un peu, on dirait que Souffelweyersheim a joué au yo-yo, ce week-end à Angers. Sur les seuls deuxième et quatrième actes d'une partie un brin décousue, les joueurs bas-rhinois n'ont pas été loin de surclasser leurs homologues du Maine-et-Loire, en s'octroyant une marge de 18 points. Les favoris de Stéphane Éberlin n'ont cependant pas su maintenir le même degré d'intensité, 40 minutes durant, concédant un débours de 28 unités, premier et troisième quarts-temps cumulés ! L'éclat en question - en tout cas ses proportions - est au moins de nature à fournir un reflet assez net des insuffisances dont souffre pour le moment l'équipe souffeloise.

« Un trou de souris dans lequel il faut savoir s'engouffrer » Le coach alsacien n'a eu aucune peine à les identifier. « S'il y a bien une chose marquante à retenir, ce sont toutes ces possessions clés que l'on a mal négociées, développe-t-il. Nous réalisons des stops défensifs qui nous offrent autant de balles pour passer devant notre adversaire, mais nous ratons ensuite quatre ou cinq paniers immanquables en contre-attaque. Forcément, il fallait s'attendre à recevoir le retour du boomerang... » Des difficultés rencontrées samedi soir, le technicien tire une conclusion plus générale : « Les opportunités de gagner un match à l'extérieur ne s'apparentent pas à une autoroute, mais à un trou de souris dans lequel il faut savoir s'engouffrer. De ce point de vue, nous effectuons notre apprentissage de la Nationale


1. Cette division ne laisse pas de place à l'à peu près. » A l'exception de l'intérieur Sébastien Kancel et de l'arrière Fred Broliron, les Souffelois ont globalement évolué en dessous de leur niveau. A eux cinq, les extérieurs Nkembe, Appel, Tschamber, Weber et M'Bodji ont inscrit moins de points (15) que le seul Broliron (18). Stéphane Éberlin évoque des « tirs casse-croûte » ainsi que de « très mauvais choix individuels ». « Par instant, notre jeu s'est délité, analyse le technicien du BCS. Offensivement, nous avons fait preuve de fébrilité, sauf dans le deuxième quart, où je trouve que l'on joue juste en attaque. A -20 après trente minutes, on aurait aussi pu lâcher... »

« Cette année, c'est un peu le panier de crabes » Cela n'est pas arrivé et Souffelweyersheim n'a donc pas à rougir d'un revers plutôt court au final. « Cette année, c'est un peu le panier de crabes, observe Stéphane Éberlin. Beaucoup d'équipes évoluent dans un mouchoir de poche. Avec deux succès consécutifs, un club peut se retrouver en haut de tableau. A l'inverse, deux revers peuvent le propulser dans la zone des relégables. Pour nous maintenir, nous devrons commencer par faire le plein à domicile. » Dans cinq jours, au sein de leur bouillonnant gymnase des Sept-Arpents, les Souffelois n'auront pas vraiment de droit à l'erreur, face à Orchies, concurrent direct et vieille connaissance de Nationale 2...

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AMAURY PRIEUR

le 12/09/2010 Basket-ball / Nationale 1 masculine

Un de chute pour le BCS ANGERS 75 SOUFFELWEYERSHEIM 65 Accrocheur avant la pause, Souffelweyersheim n'a rien pu faire pour endiguer la furia angevine après le repos. Les Alsaciens quittent l'Anjou avec leur première défaite de la saison (75-65). Désireux de faire bonne figure pour sa première apparition de la saison en Anjou, Angers BC n'aura finalement eu besoin que de cinq petites minutes pour se mettre en jambe. Passé le traditionnel round d'observation (10-11), gâchettes extérieures (Cherasse et Ramphort), pivots (Traoré, Griffin) combinent au point de se rendre indispensables. Les hommes de Jacky Périgois passent un cinglant 15-2 en 3 minutes à leurs hôtes (25-13, 8e') !


Un axe Broliron - Kancel intenable Chahutés par la percussion défensive et la vitesse angevines, les Alsaciens refusent néanmoins d'abdiquer si vite. D'abord appliqués à freiner la marche en avant angevine, ils finissent par articuler leur jeu autour d'un axe Broliron - Kancel intenable. Auteurs de treize des vingt points de Souffel dans ce quart, ces deux-là douchent l'enthousiasme de la salle Jean-Bouin (37-35, 20e'). Pour les Angevins, tout est donc à refaire. Et ils le refont bien. La défense resserre les rangs et, en complément, Griffin, Traoré et Lonzième s'invitent dans presque tous les bons coups. Il faut ainsi à peine plus de trois minutes à Angers pour reposer sa patte sur la partie, via un 10-0 (39-37, 21e' et 49-37, 24e'). Cette fois, les Alsaciens accusent d'autant plus durablement le coup que le vétéran Hayes, crédité d'un -6 d'évaluation au repos, le minot Moreau et capt'ain Sulpice dégainent en périphérie. A 65-45 à l'issue du troisième quart temps, et malgré l'abattage de Kancel, Souffel cherche indéniablement son second souffle. Le léger relâchement angevin (69-58, 36e') ne suffit toutefois pas à changer le cours des choses. Entre Angevins et Alsaciens, seuls les premiers restent invaincus après deux journées de championnat. Les chiffres du match Mi-temps : 37-35. Les quarts-temps : 25-15, 12-20, 28-10, 10-20. Arbitres : MM. Lopes et Alyko. Spectateurs : 800 environ. ANGERS BC : 24 paniers sur 58 tirs, dont 10 sur 22 à 3 points. 17 LF sur 19. 39 rebonds (Traoré, Griffin 11). Eliminé : Griffin (39e'). Cinq de départ : Ramphort (20), Sulpice (7), Cherasse (9), Traoré (14), Griffin (14), puis Moreau (3), Mendy (0), Lonzième (5), Hayes (3), Baradji (0). BC SOUFFELWEYERSHEIM : 25 paniers sur 67 tirs, dont 4 sur 14 à 3 points. 11 LF sur 15. 38 rebonds (Alingue 8). Eliminé : Camar (37e'). Cinq de départ : NKembe (6), M'Bodji (2), Alingue (2), Tschamber (4), Kancel (17) puis Appel (1), Broliron (18), Traineau (7), Weber (2), Camara (6).

------Le 11/09/2010 Basket-ball / Nationale 1 masculine : Angers - BCS, (20h)


Au pied de la montagne Pour son premier déplacement de la saison, le BC Souffelweyersheim affronte Angers, un prétendant à la montée en Pro B. Sur le papier, l'affiche apparaît déséquilibrée. Mais qui sait, avec cette équipe... Depuis qu'il a validé son accession en Nationale 1, le BC Souffelweyersheim est dans la position du club en quête d'exploit chaque semaine, ou presque. C'est du moins ce que ses moyens - ceux d'un promu qui se respecte, en somme - laissent transparaître. Si la logique financière et sportive était systématiquement respectée, les hommes de Stéphane Éberlin n'auraient pas battu Challans, candidat à l'accession en Pro B, la semaine dernière. Et c'est précisément à cette branche qu'ils doivent se raccrocher, à quelques heures de se coltiner Angers, un autre gros calibre de leur division. Un certain Deron Hayes Comme aiment à le répéter les entraîneurs, la vérité du terrain est, finalement, la seule qui compte vraiment. « Nous voulons rester dans le match le plus longtemps possible, annonce le coach souffelois, qui ne se complaît pas, à l'instar de ses joueurs, dans le rôle du petit. Nous devrons afficher une vraie solidité défensive, verrouiller le rebond et limiter les balles perdues, pour ne pas permettre à notre adversaire d'enclencher son jeu rapide ». Stéphane Éberlin se méfie particulièrement du pivot américain Damien Griffin (30 ans, 2,03 m), dont l'impact conditionnera beaucoup de choses, cette saison, dans le parcours en championnat de la formation du Maine-et-Loire. Quant au micro-meneur français Tony Ramphort (28 ans, 1,72 m), il donnera sans aucun doute du grain à moudre à la paire alsacienne Jérémy Tschamber / David Weber. Au sein d'une équipe angevine riche en talents individuels, il s'agira enfin de surveiller de près l'ancien ailier du SLUC Nancy, Deron Hayes (40 ans, 1,96 m), jamais avare d'un shoot primé dès lors qu'on lui offre le loisir de dégainer, et « l'ensemble de la traction arrière », dixit le technicien bas-rhinois. Stéphane Éberlin est catégorique : Angers, qui l'a emporté sur le fil (69-71) à Saint-Chamond le week-end dernier, est « calibré pour le haut de tableau ». Pour cette rencontre de gala, le BCS se déplace au complet. Les Souffelois arriveront ce matin, à 11h, en TGV. Les équipes ANGERS : Moreau, Ramphort, Sulpice, Chérasse, Lonzième, Hayes, Mendy, Traoré, Griffin, Baradji. BCS : Tschamber, Weber, M'Bodji, Appel, Broliron, Nkembe, Traineau, Alingue, Kancel, Camara.

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le 11/09/2010

Amaury Prieur


Un voyage à risque

Libérés par leur succès contre Challans, Jacques Alingue et le BCS s’attaquent à forte partie à Angers. Photo Jean-Marc Loos Après avoir remporté son premier match en NM1 face à Challans la semaine passée (77-68), Souffelweyersheim s’en va défier ce soir (20 h) Angers, l’un des grands favoris pour la montée. La dernière visite du BC Souffelweyersheim à Angers n’est pas vraiment un bon souvenir. En mai 2009, l’équipe de Stéphane Eberlin se déplace à l’Étoile d’Or Saint-Léonard en barrage retour de montée en Nationale 1. Elle se présente en Anjou forte des dix points d’avance conquis à l’aller aux Sept Arpents (83-73), mais chute de douze après prolongation dans le Maine-et-Loire (77-65). Ses rêves d’accession sont reportés d’une saison. Un peu plus d’un an plus tard, le BCS retourne donc dans la cité des ducs. Cette fois, pour y affronter l’Angers BC, finaliste des play-offs de NM1 au printemps et désormais entraîné par un certain Jacky Périgois, ex-assistant de Christophe Vitoux à la SIG auquel il avait succédé en janvier 2003. Grâce à leur probante victoire lors du premier match face à Challans (77-68), les Bas-Rhinois ont emmagasiné un maximum de confiance avant ce périlleux déplacement. « J’ai beaucoup aimé la capacité d’adaptation de notre défense, car nous avons dû en changer plusieurs fois durant la rencontre. Physiquement, nous sommes parvenus à user les Challandais et à finir beaucoup mieux qu’eux. Notre match a été consistant et c’est ce que je recherchais. Maintenant, nous savons que nous pouvons jouer à ce niveau », explique le coach souffelois Stéphane Eberlin. « Jouer notre chance à fond » L’armada angevine, avec son solide pivot américain Damien Griffin (30 ans, 2,03 m, qui vient de passer cinq saisons en Espagne), l’expérimenté ailier US Deron Hayes (40 ans, ancien joueur de Pro A à la JL Bourg, Cholet et Nancy) et une ligne d’arrières efficace et agressive, est un candidat déclaré à la montée en Pro B. La tâche alsacienne s’annonce ainsi très difficile pour ce premier voyage de l’année. « Nous allons voir maintenant si nous sommes capables de répondre


dans l’antre d’un favori », commente S. Eberlin. « Ça va forcément être compliqué face à une grosse équipe qui n’a pas d’autre choix que de gagner chez elle pour atteindre son objectif. Mais nous allons quand même jouer notre chance à fond. » Les coéquipiers de Romain Appel s’efforceront de faire déjouer les hommes de Jacky Périgois. « L’objectif sera de rester dans le match le plus longtemps possible pour leur mettre le doute et tenter d’arracher la victoire dans les dernières minutes », confirme le technicien bas-rhinois qui pourra compter sur un groupe au complet : « Nous ne pourrons exister à l’extérieur qu’avec une défense efficace et une bonne gestion du rythme offensif. Notre socle défensif est solide. Nous saurons ce samedi comment nous réagissons dans l’adversité face à un public hostile, une équipe qui joue les premiers rôles et si nous pouvons nous transcender loin de nos bases comme nous savons le faire à domicile. » Olivier Arnal

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le 06/09/2010 Nationale 1 masculine / Première réussie pour le BCS Les débuts rêvés

Jérémy Tschamber, meilleur marqueur souffelois, et ses coéquipiers ont prouvé qu'ils avaient leur mot à dire cette année. (Photo DNA - Laurent Réa) SOUFFELWEYERSHEIM 77 CHALLANS 68 Souffelweyersheim a disputé ce week-end le premier match en Nationale 1 de son histoire. Et celle-ci commence de la plus belle des manières, puisque c'est une victoire qui clôt cette première historique pour les Alsaciens. Il était heureux, Stéphane Eberlin, à la fin de la rencontre et il avait de nombreuses raisons de


l'être. « Nous avons assisté à un gros match de basket ». Pour une première à ce niveau, ses hommes ont, en effet, montré qu'ils savaient se hisser à la hauteur de lévénement. « Un bastion imprenable » Bien que l'effectif ait très peu varié à l'intersaison, l'équipe s'est imposée devant un des favoris de la poule, le Challans Vendée Basket. L'entraîneur des « blancs » était avant tout satisfait du comportement de sa formation en défense. Après une première mi-temps qu'il considère « un peu légère », la deuxième lui a apporté beaucoup plus de certitudes. Son équipe n'a encaissé que 26 points contre 42 en première. L'humilité est cependant de mise et la victoire n'a pas détourné le BCS de son objectif premier, le maintien. Ce pari-là se gagnera en faisant de la salle des Sept-Arpents « un bastion imprenable », comme le souhaite le coach alsacien. Le résultat de samedi sonne comme un avertissement pour toutes les équipes qui viendront jouer, car les Bas-Rhinois ont « montré qu'il était dur de gagner en Alsace ». Autre paramètre d'importance, le public. Stéphane Eberlin lui rend hommage pour son soutien durant toute la durée du match. Pour le coach souffelois, il constitue un plus, notamment dans le dernier quart temps, lorsqu'il s'agit d'assurer un résultat. Le BCS lance de la meilleure des manières son histoire en Nationale 1. Reste à confirmer. Mais si les joueurs continuent à y mettre autant de sérieux, les résultats devraient suivre. Les chiffres du match Quart-temps : 15-19, 23-23, 19-15, 20-11. Arbitres : MM. Mendes et Leffet. BCS : 31 paniers sur 66 tirs, dont 7 sur 18 à 3 points, 8 LF sur 19, 33 rebonds, 21 fautes. NKembe 6, M'Bodji 6, Appel 7, Broliron 6, Alingue 16, Tschamber 16, Kancel 9, Traineau 2, Camara 7, Weber. CHALLANS : 24 paniers sur 68 tirs, dont 3 sur 19 à 3 points, 17 LF sur 26, 33 rebonds, 21 fautes. Boissie 11, Geay 4, James 21, B. Boutry 11, M. Boutry 7, Herard 14, Tirgouine, Augusta, Templier, Sauzeau.

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BCS – VENDEE CHALLANS BASKET : 77 – 68 DEBUTS PROMETTEURS


Photo Kerfanto Sarah

Du côté alsacien, l’appréhension du premier match en N 1 semble être de courte durée, puisque l’entre deux échoue à Souffel, M’Bodji va au panier, rate, et Alingue au rebond smashe ! Le cours de la rencontre reste équilibrée. Alingue, l’homme du match, contre James. Des arbitres un peu trop tatillons sifflent, sifflent, … et inflige 10 fautes aux locaux ! Dur : 15 – 19 pour les Vendéens. Traineau opère un contre magistral sur M Boutry. Kancel et Alingue s’en donne à cœur joie dans la raquette. Tschamber par deux fois, marque à 3 points. Le score tourne à l’avantage des bas-rhinois : 28 – 25. L’inévitable James revient à un point des locaux. Souffel ne profite pas des fautes commises par les visiteurs, rate 5 lancers sur cinq tentés ! Rédhibitoire ! Challans par B Boutry et James en profite et vire en tête à la mi temps : 38 – 42 . Le timide « Sanko » Camara se met en colère et marque ; Traineau contre tour à tour B Boutry et Hérard. La bataille fait rage sous les paniers. Une interception sur James met le public en transe. Souffel repasse devant. Manu Body, le coach challandais demande un temps mort. Le BCS flingué par les fautes, relâche sa défense et ses adversaires opèrent cinq rebonds offensifs. Néanmoins, les hommes de Stéphane Eberlin remporte le quart temps : 19 – 15. Dans le money-time, ceux qui semblaient être les favoris seront submergés par leurs hôtes : panne d’adresse, en bout de souffle, une défense souffeloise redevenue hermétique et qui limite le VCB à 11 points sont les ingrédients de la victoire du BCS. Il est vrai, que les stats démontrent que Souffel tourne à 10 joueurs et Challans à 8 : le banc ne semble pas aussi fourni. La clé de la victoire des co-équipiers de capitaine Appel réside là ! Le BCS termine fort : Broliron à 3 points , Alingue le magnifique qui domine la raquette et les percées de M’Bodji vont clore un débat qui va bien au-delà des espérance de Souffel. A la question des impressions qu’il a pu avoir, le coach Challandais Manu


Body répond : « Souffel a fait un bon match ; nous, nous avons fait un mauvais match ». On ne peut plus laconique ! Pour le capitaine du BCS, Romain Appel : « il y a beaucoup de concentration, de la rigueur dans les consignes. Une motivation énorme parce que c’était notre premier match en N 1 et dans notre salle. Nous avons un public formidable ; Challans n’était pas au complet puisque Forbes absent. Je suis content d’avoir gagné. On a notre place en N 1. » Une victoire qui en appelle d’autres, en quelque sorte. Arbitres : MM Marc-Antoine Mendes et Rony Leffet. Quart temps : 15 – 19 ; 23 – 23 ; 19 – 15 ; 20 - 11. 750 spectateurs. B C S : 7 paniers à 3 pts – LF : 8/19 (42%) –. 22 fautes personnelles. 25 balles perdues. Les points : Nkembe : 6 – M’Bodji : 8 – Appel : 7 – Broliron : 6 – Alingue : 16 – Tschamber : 16 – Kancel : 9 – Traineau : 2 – Weber – Camara : 7. Challans : 3 paniers à 3 pts– LF : 15/24 (65%). 22 fautes personnelles : 2 joueurs éliminés : Boutry 31’ et James 39’. – 15 balles perdues. Les points : Herard : 14 – Mathieu Boutry : 7 – Sauzeau – Benjamin Boutry : 11 – James : 21 – Geay : 4 – Boissié : 11. Source J-M.M

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le 05/09/2010 Basket-ball / Nationale 1 : Souffel bat Challans (77-68) Une première réussie Souffelweyersheim a remporté, hier soir dans sa salle, le premier match de Nationale 1 de son histoire.


magnifique dunk d'Alingue (Photo Kerfanto Sarah)

BC SOUFFELW. 77 CHALLANS 68 Salle des Sept Arpents. Les quart-temps : 15-19, 23-23, 19-15, 20-11. Arbitres : MM Mendes et Leffet. Pour ce match d'ouverture de la saison, Souffelweyersheim montrait beaucoup d'envie et entamait pied au plancher la rencontre. Les joueurs de Stéphane Éberlin marquaient les premiers points mais Challans faisait jouer l'expérience et recollait au score avant de prendre l'avantage dès la 5e'. Le premier quart temps s'achevait sur un retard de 4 points pour les locaux. Dès la reprise enchaînant les paniers trois points, les blancs revenaient au score et menaient pendant quelques minutes. Mais une panne aux lancers-francs (0-5) ne leur permettait pas de conserver plus longtemps cet avantage. Challans repassait devant à trois minutes de la pause. 38-42. La seconde mi-temps ressemblait à la première, les hommes d'Eberlin montraient beaucoup d'envie et recollaient rapidement au score grâce à une multitude de trois points. Dans le dernier quart-temps les Alsaciens prenaient rapidement un avantage de 5 points (6257), qu'ils conserveront jusqu'à la fin de la rencontre grâce à une défense de tous les instants. Celle-ci leur permettait de ne prendre que onze points dans les dix dernières minutes. Alingue, meilleur joueur du match, concluait le score par un magnifique dunk. Les chiffres du match SOUFFELWEYERSHEIM : N'Kembe 6, N'Bodji 8, Appel 7, Broliron 6, Alingue 16, Tchamber 16, Kancel 9, Traineau 2, Camara 7. CHALLANS : Boissie 11, Geay 4, James 21, B. Boutry 11, M. Boutry 7, Herard 14.

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le 04/09/2010 Basket Souffel : N1, première !

Stéphane Eberlin et sa recrue David Weber disputeront ce soir le tout premier match du BCS en N1. Photo Dominique Gutekunst Pour la première journée de Nationale 1, Souffelweyersheim, promu, se frotte à Vendée Challans, candidat déclaré à la montée en Pro B, à 20 h au gymnase des Sept Arpents. Ce soir, les basketteurs de « Souffel » vont enfin découvrir la Nationale 1. Après trois échecs successifs en barrages d’accession, le BCS a validé son billet le 8 mai en battant Garonne (5965 à l’aller et 93-46 au retour). Forcément, ce premier match au troisième niveau national est très attendu dans la cité basrhinoise. « Les joueurs sont impatients d’y être, mais il y a aussi un peu d’appréhension », commente le coach Stéphane Eberlin. « Nous ne connaissons pas aussi bien ce championnat que la N2. Alors, nous nous demandons si nous allons être au niveau. Même si c’est le début de la saison et si toutes les équipes ne sont pas au même degré de préparation, nous allons pouvoir nous jauger et voir ce que nous sommes capables de faire chez nous. » « Une forteresse imprenable » Malgré une préparation réussie, le coach alsacien a un petit regret avant l’entame du championnat. « Compte tenu de notre situation géographique, nous n’avons pu rencontrer que trois équipes de N1 durant cette avant-saison. C’est un peu dommage, car ce sont ces matches qui nous permettent de trouver le rythme. Néanmoins, nous avons bien progressé collectivement. Je sens mes joueurs dans une phase ascendante, même si nous avons fait une grosse préparation physique et si les jambes sont un peu lourdes. On n’est pas trop mal. Mais la seule vérité, c’est le championnat », remarque un Eberlin également satisfait de ses deux recrues, Mouhamadou M’Bodji et David Weber. « Sur le plan humain et de l’état d’esprit, ils se sont bien adaptés. David Weber a besoin de retrouver le rythme, car il a peu joué l’an passé au Portel. Pour M’Bodji, on sait que c’est un très bon défenseur, mais on va aussi lui demander de prendre des responsabilités offensives. Pour le moment, ce n’est que du positif avec eux. ».


Avec la réception ce soir (20 h) de Vendée Challans, qui a annoncé son intention de rejoindre la Pro B dès la saison prochaine, ses hommes auront fort à faire. « Challans est un gros morceau. Les Vendéens ont l’interdiction de perdre à Souffelweyersheim », souligne l’entraîneur basrhinois. Le BCS, qui a conservé son ossature, devra garder les qualités qui faisaient sa force lors des précédents exercices pour réaliser une performance. « Je tiens toujours le même discours : tout passe par une grosse défense », précise encore le technicien. « Ensuite, même si nous n’avons pas le plus gros potentiel offensif du championnat, je sais que nous avons des qualités. Nous voulons aussi que notre salle soit une forteresse imprenable et que nos adversaires soient obligés de sortir le match parfait s’ils veulent y gagner. Il faudra alors mettre de la dureté et de l’intensité pendant 40 minutes, car nous n’avons aucune marge de manœuvre. » Olivier Arnal

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Basket-ball : Les Challandais ouvrent leur saison en Alsace samedi 04 septembre 2010

Julien Geay et les Challandais débutent leur saison ce samedi en Alsace, chez l'un des trois promus : Souffelweyersheim. L. G. N1M. Souffelweyersheim - Challans, samedi. Face à une équipe d'expérience, les Challandais doivent éviter une mauvaise surprise dans le chaudron alsacien. C'est avec un statut d'invaincu que les Challandais se déplacent en Alsace. Avec cinq victoires en autant de matches de préparation, d'aucuns disent que Challans fait partie des belles équipes, cette saison. Depuis deux ans, c'est une habitude. Il reste à confirmer vers le but ultime que se sont fixés de nombreux clubs : la montée en Pro B.


Emmanuel Body ne cache pas le fait que son équipe est séduisante, mais il souligne qu'elle n'est pas la seule. Après avoir vaincu Angers, Nantes, Bordeaux dans leur préparation, les Challandais se déplacent en Alsace pour affronter Souffelweyersheim. Un promu qui fait figure de formation modeste. « Il ne faut surtout pas sous-estimer l'adversaire, corrige le technicien du VCB. Ce sera un manque de respect pour Souffel. C'est une équipe d'expérience qui a gardé sa cohésion en recrutant M'Bodji de Châlons et Weber, un jeune joueur de Pro B. » Les Alsaciens au complet L'autre atout des Alsaciens, c'est aussi son public. « En N2, c'était déjà un petit chaudron, souligne Emmanuel Body. Samedi, ce sera le premier match de l'histoire du club en N1. Les mecs vont être transcendés ! Leur équipe est complète avec des shooteurs extérieurs, un meneur qui prend ses responsabilités et une bonne raquette avec Kancel (2,05 m), un ancien Challandais, Camara (1,98 m) et Alingue (2,03 m). Bref, c'est une équipe qui tient la route... » Et sur leur chemin, les Challandais retrouveront un autre ancien coéquipier : Romain Appel. Mettre la main sur le jeu... Face à cette opposition, il ne maquera que le Britannique Germayne Forbes (au repos, car pas totalement remis de sa péricardite) dans les rangs challandais. Il sera remplacé par Charly Tirgouine, qui a besoin de temps de jeu. Dès l'entame du match, Emmanuel Body va cependant aligner un cinq majeur de haut jeu avec Régis Boissié, Julien Geay, Fabien Hérard, Juwann James et Mathieu Boutry. « L'objectif sera de bien rentrer dans le match et d'y rester pendant un maximum de temps », annonce le coach challandais. Une mainmise sur le jeu pour éviter une possible mauvaise surprise... Bruno POIRIER.

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le 04/09/2010 Basket-ball / N1M : BCS - Vendée Challans, ce soir (20h) Dans le vif du sujet Promu en Nationale 1 masculine, le BC Souffelweyersheim va faire ses grands débuts à ce niveau ce soir. Et c'est déjà une affiche qui attend les hommes de Stéphane Éberlin, opposés à Vendée Challans, l'un des cadors de ce championnat.


De retour en Alsace, David Weber, qui contourne le Griesois Mamadou Dieye en amical, et ses nouveaux coéquipiers se frottent à du lourd d'entrée. (Photo DNA - Alain Destouches) Des mois et des mois qu'ils attendent ce moment. Des semaines qu'ils s'y préparent. Ce soir, les basketteurs du BCS vont écrire le premier chapitre de leur histoire en Nationale 1 masculine. « On aborde cette aventure avec beaucoup d'humilité, mais cela ne signifie pas que l'on se présentera en victime consentante », confie l'entraîneur Stéphane Éberlin, au débouché d'une pré-saison plutôt accomplie. Avec six victoires en huit matches, et un bilan de deux succès pour une défaite contre les équipes de NM1 (Get Vosges et Liévin), les Bas-Rhinois ont préparé leur rentrée avec application. « Dans les clous en défense » - moins de 70 points encaissés en moyenne -, Jérémy Tschamber et ses partenaires ont parfois patiné en attaque. « L'adresse a été un gros point noir, mais il a fallu digérer la grosse préparation physique », dédouane coach Éberlin. Pour sa première à ce niveau, le promu alsacien a hérité d'un morceau de choix avec Challans. Encore que, comme le fait remarquer l'entraîneur souffelois, « il y avait beaucoup de chances de tomber sur un gros puisqu'il y a neuf ou dix équipes qui annoncent vouloir jouer la montée ». Deuxième de la saison régulière de NM1 la saison passée et demi-finaliste des play-offs, le club vendéen est l'un de ces prétendants. Le groupe de Manu Body s'est d'ailleurs renforcé à cet effet en signant Juwann James, un intérieur américain sorti de James Madison Duke, qui valait 33 points et 12 rebonds de moyenne en Irlande en 2009/10, et en recrutant l'international britannique Germayne Forbes, un arrière/ailier passé par Boulazac (Pro B) qui sort de deux années à Nyon (Suisse). « Une carte à jouer » Romain Appel, Sébastien Kancel, deux ex-Challandais, et leurs partenaires seront donc d'emblée confrontés aux exigences et aux réalités du troisième échelon français. « Ça va nous permettre de nous étalonner de suite contre une équipe du haut de tableau, reprend le technicien alsacien. Si on perd, il n'y aura pas mort d'homme. Mais je suis persuadé qu'on a une carte à jouer et on va la jouer à fond. Cela passera par quarante minutes de combat, avec une grosse intensité et une grosse dureté ». Dijon et Nanterre, l'an dernier, en savent quelque chose : cette équipe-là n'a pas pour habitude de faire de complexes. BCS - Vendée Challans ce soir, coup d'envoi 20h, Gymnase des Sept-Arpents.


R. Sch.

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Tournoi du BCS BCS – GET VOSGES : 76 – 68 Le GET Vosges se présente sans Nélaton ni Sani. Le BCS prend les commandes, deux dunks magistraux signés Alingue, deux tirs primés de Broliron et Appel suivi par Nkembe et Weber laissent à penser dans un premier temps que les bas-rhinois vont prendre le large. Puis les souffelois manquent sérieusement de réussite. Les visiteurs prennent la tête Par Strong, Lema puis Wade : 17 – 21 au bout des dix premières minutes. Comme un seul homme, le BCS se reprend. La défense devient hermétique et limite les protégés de Laurent Mathis à 11 points. Pour Souffel, il est à noter que chacun des dix joueurs scorent. Une répartition quasi uniforme. La mi temps est sifflée sur la marque de 40 à 32. Le troisième quart temps se résume à un chassé-croisé et accouche d’une parfaite égalité : 21 – 21. Chez les Alsaciens la marque est toujours aussi bien rétablie. Pour autant, les Lorrains tiennent l’équilibre. 30ème minute: 40 – 32. La réussite revient du côté » de Souffel, Nkembe, Appel Camara scorent au dela des 6,75 et Kancel sous les panneaux. Malheureusement, trop de pertes de balles enrayent la mécanique et permet aux spinaliens de tenir la distance : 76 – 68. BCS – GET VOSGES : 76 – 68 . Quart temps : 17 – 21 ; 23 – 11 ; 21 – 21 ; 15 – 15. Arbitres : MM Antz et Obernesser. 400 spectateurs. BCS : 8 paniers à 3 pts – LF : 10/16 = 62,5%. 19 fautes personnelles. Les points : Camara : 11 – Appel : 11 – Broliron : 9 – Alingue : 9 – Tschamber : 5 – Kancel : 9 – M’Bodji : 2 – Nkembe : 8 – Weber : 10 –Traineau : 2. GET Vosges : 5 paniers à 3 pts – LF : 11/17 = 64,7%. 14 fautes personnelles. Les points : Strong : 13 – Lema : 20 – Galette : 5 – Gourde : 6 – Wade : 4 – Gotagni : 11 – Diouf : 9 – Jacques. Le Tournoi PNM/PERM: BCS 2 – St-Joseph SG : 72 – 53. Après avoir été menés de dix points, les locaux se reprennent. Le temps mort pris par coach Appel remet les pendules à l’heure. Plus concentré Souffel l’emportent 72 – 53 sur la team de Georges Ounane, pensionnaire de la PERM. BCS2 : les points : Hoffmann : 8 – Wach : 4 – Zimmer : 15 - Bergeron : 7 – Mallo : 5 – Graff : 7 – legros : 6 – Garnier : 16 – Otto : 6 – Kilian.


Colmar – Vosges du Nord : 72 – 48. Dans un premier temps, Colmar semble surclasser son adversaire. L’équipe de Laurent Minnig domine nettement : 22 – 2 au bout de dix minutes. Les hommes de Laurent Delion réagissent dans le deuxième quart et remportent ce quart : 12 – 20. Mi temps : 34 – 22. La deuxième mi temps ne sera plus qu’une formalité pour les colmariens. Colmar : les points : Lenhardt : 12 – Rohn – Hanser : 17 – Muller : 14 – Blaison : 6 – Kardi : 2 – Ndaye : 12 – Mingori – Gehrer : 2 – Vettori : 7 – Sauter. Vosges du Nord : Mary A : 5 – Mary D : 2 – Barth : 2 – Joubert : 8 – Lutting : 4 – delon : 5 – Alalout : 5 – Hetzel : 3 – Gasser : 2 – Marchand : 12. Finale 3ème Place : Saint-Joseph – Vosges du Nord : 70 – 69 (ap) : Vosges du Nord ouvre le score imité par son adversaire St-Joseph avec une égalité parfaite au bout de dix minutes : 13 – 13. Un léger avantage de trois points pour les hommes de Delion à la mi temps : 28 – 31 pour Vosges du Nord. St – Joseph fera mieux que résister, puis que après la prolongation, cet dernière équipe l’emporte de 1 point. Finale : BCS 2 - Colmar BCA : 69 – 79 . Les jeunes loups de Souffel, fraîchement promus en pré-nat, créent la surprise en ce début de match en infligeant d’entrée un 10 – 0 aux favoris colmariens. Les haut-rhinois réduisent quelque peu le score avant la fin du premier quart temps : 25 – 18. Le métier des protégés de Laurent Minnig d’une part et le cafouillis des locaux donnent l’avantage au futur vainqueur du tournoi : 34 – 43. Puis l’avance va grimper jusque 15 points pour Colmar. Ndaye et ses co-équipiers jouent physique. Les locaux réduisent la marque en fin de match 69 – 79. Le Colmar BCS donne l’impression d’être un des favoris pour le championnat pré-national. L’équipe réserve de Souffel a su monter de bonnes dispositions qui demandent à être validées. J-M.M

Les Résultats : SM 1 SM 1 SM 3 Cadets SF Tournoi PNM/PERM

BCS – BCGO : BCS – GET VOSGES : BCS 3 – BRUMATH : BCS – ECKBOLSHEIM : BCS – URMATT : BCS2 – ST-JOSEPH : COLMAR – VOSGES DU NORD : Finale 3ème place : ST-JOSEPH – VOSGES DU NORD Finale : BCS 2 – COLMAR : 1°) Colmar BCA 3°) St – Joseph 2°) BCS 2 4)° Vosges du Nord

64 76 66 79 51 72 72 70 69

– – – – – – – – –

68 68 68 59 39 53 48 69 ap 79


BCS – BCGO : 64 – 69

Photo Kerfanto Sarah

Si le BCS avait pris l’habitude de gagner les derbys ces dernières années sur le voisin BCGO, les locaux ont du déchanter face aux co-équipiers de Lazare. En effet, ces derniers ont montré de belles choses en seconde période où on a vu émerger Kasperzec et Lazarus par sa hargne sans égale. Auparavant, les deux équipes rivalisent dans les systèmes de jeu. Souffel mène 10 – 4 ; Gries remonte, le tableau d’affichage indique : 12 – 12. Le deuxième quart temps, les locaux prennent le pas sur les verts avec sept joueurs sur dix qui scorent. Alingue place des contres sur El Khir et Lazare, Camara et Kancel s’imposent dans et hors raquette : 33 – 27 à la mi - temps. A la reprise, ça se gâte pour les locaux, maladroits aux shoots , les protégés de Stéphane Eberlin concèdent neuf balles perdues et huit fautes personnelles. Beaucoup trop face aux griesois. Kasperzec sort de sa coquille aligne 9 points , libère Dieye ou Lazare, Gries Oberhoffen inflige un 0 – 12. On joue depuis quatre minutes,Souffel marque enfin par Camara. 49 - 49 à la 30 ème minute. Dans le money time, Gries maîtrise, Souffel n’y est pas ! Lazarus fait la différence. Alingue et Traineau surnagent du côté des locaux. Les ultimes fautes ou possessions de balles n’y changent rien. La team de Bady mérite sa victoire : 64 – 69. BCS – BCGO : 64 – 69. Quart temps : 12 – 12 ; 21 – 15 ; 16 –22 ; 15 20. Arbitres MM Antz et Obernesser. 300 spectateurs. BCS : 3 paniers à 3 pts – LF : 5/9. 19 fautes personnelles : un joueur éliminé : M’Bodji à la 40’. Les points : Nkembe : 3 – M’Bodji : 8 – Appel : 4 – Broliron : 5 – Alingue : 16 – Tschamber : 7 – Kancel : 9 – Traineau : 6 – Camara : 6 – Weber. BCGO : 4 paniers à 3 pts – LF : 13/16. 16 fautes personnelles. Les points : Majstorovic : 4 – Kaerlé : 6 – Lamouchi – Lazarus : 12 – Lazare : 7 – Hoernel : 2 – Kasperzec : 15 – Bohler : 8 –


Dieye : 6 – El Khir : 9 J-M.M

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Souffel - Gries: on remet ça!

Photo kerfanto Sarah

La ronde des matches amicaux se poursuit en cette fin de semaine. A l'affiche, ce soir, aux Sept Arpents de Souffelweyersheim, une nouvelle confrontation entre le BCS et le BC Gries/Oberhoffen, dans le cadre du tournoi du BCS. Ce sera l'occasion pour l'équipe de Romain Appel de se mesurer à l'échelon supérieur après son accession en pré-nationale. L'équipe fanion du BCS, en N1, peaufinera ses derniers réglages avant d'affronter huit jours plus tard un des ténors et prétendant à la montée : Challans. Le championnat de France N1 débute, en effet, le 4 septembre. Dans cette optique, le BCS mettra en vente les abonnements NM 1 au prix de 80 euros (17 matches). Prix à l'unité : 6 euros. Une petite restauration accompagnera la manifestation durant les trois jours. Le programme Ce soir : 18h (CM 1 - R) BCS - BCGO ; 20h (SM1/NM1) BCS - BCGO (N2) Samedi : 15h30 (PERM/PNM) BCS 2 - SG St-Joseph 1 ; 17h30 (PERM/PNM) Colmar 1 - Vosges du Nord 1 ; 20h (SM1/NM1) BCS - Get Vosges. Dimanche : 10h30 (SM 3) BCS 3 - Brumath 1 ; 13h (PHFD) BCS - Urmatt ; 15h (PERM/PNM) Finale des perdants ; 17h (PERM/PNM) Finale des gagnats. 19h Remise des Prix Gries a bien géré Mercredi soir, le BC Gries/Oberhoffen a remporté le match amical qu'il organisait dans sa salle face à Kaysersberg. Porté par Majstorovic, il a pris l'ascendant grâce à une entame bien négociée et une meilleure gestion du


dernier quart-temps. BC GRIES/OBERHOFFEN 63 KAYSERSBERG 56 Quart-temps : 19-7 ; 11-14, 11-19, 22-16 (mi-temps : 30-21. Espace Sports La Forêt à Gries. Arbitres : Mlle Huth et M. Vallion. BC GRIES/OBERHOFFEN : Majstorovic 15, Kaerlé 8, Lamadji 2, Lazarus 7, Lazare 5, Hoernel 2, Kasperzec 5, Bohler 2, Dieye 11, El Khir 6. KAYSERSBERG : Beyl 9, Poisson 9, Delattre 6, Dabrowski 4, Da Sylva 2, Freyhuber 6, Casagrande 11, Benjamin 6, Caspar 3, Riff.

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Un Souffel puissant à Gries

Sanko Camara et Souffel ont réalisé une énorme fin de match contre Liévin pour s’imposer au tournoi de Gries. Photo J-M Loos

Promu en NM1, le BCS a remporté hier l’édition 2010 du tournoi d’avant-saison de Gries, en dominant en finale son futur adversaire en championnat, Liévin (66-57). Déjà lauréat du tournoi de Gries l’an passé, le BC Souffelweyersheim a récidivé hier en s’adjugeant une édition 2010 qui a une nouvelle fois respecté la hiérarchie. Les deux équipes de


Nationale 1 - le BCS donc, promu à ce niveau, et Liévin, 9 e ex aequo l’an passé - se sont en effet logiquement retrouvées en finale en fin d’après-midi. Une finale superbe, dominée aux deux tiers par des Liévinois emmenés par l’Américain Derrick Russel (arrivé de Saint-Chamond cet été). « On a vu ce qu’était la N1, admet l’entraîneur du BCS Stéphane Eberlin. Pendant plus d’une mi-temps, c’était : « Les mecs, bienvenue en N1 ! » À ce niveau, il n’y a pas de place pour les gentils garçons. On a débuté le match comme des grands-pères et on s’est fait punir. » Relégué au plus fort de la tourmente à 17 longueurs, le BCS accuse encore 12 points de retard à quelques minutes de la fin du 3 e tiers (38-50). Mais son passage en zone va tout changer. Il corrige Liévin d’un sévère 23-0, magnifié par deux smashes de mammouth signés Doudou M’Bodji (50-50) et Sanko Camara (57-50, puis 61-50). « Nous avons été surpris en 1 re mitemps et n’avons pas osé, commente encore Eberlin. Mais face à notre zone, Liévin n’a plus trouvé de solutions. Il était important pour nous de nous évaluer face à une équipe de N1. On sait ce qui nous attend. Il faudra mettre le bleu de chauffe à chaque match. » Les deux autres clubs alsaciens en piste en ont eux aussi profité pour se jauger. Avec un certain bonheur pour le BC Gries-Oberhoffen, battu de justesse vendredi par Souffel (64-60), mais vainqueur de ses deux matches suivants. Privés d’Hervé Huttel, victime d’une fracture du nez face au BCS, les joueurs d’Olivier Bady ont dominé Kaysersberg hier soir dans un faux match de classement 5-6, grâce à une entame sur les chapeaux de roue. Même si les Haut-Rhinois se sont ensuite ressaisis, les Verts d’Olivier Bady ont gardé la main jusqu’au bout (64-59), pour le plus grand plaisir de leur coach. « Je suis super satisfait. Ce week-end, notre objectif était défensif et nous n’avons encaissé que 64 points de moyenne. Les gars ont réussi à mettre en place ce que nous voulions travailler. » Kaysersberg n’a pas lui non plus perdu son temps, malgré trois revers en autant de rencontres. Son coach Fabien Drago est même reparti rassuré. « Olivier Poisson n’est arrivé que lundi et Guillaume Caspar ne nous a rejoints que ce dimanche matin. En plus, Hugo Kuntz, dont nous saurons ce lundi s’il nous quitte pour Bordeaux, s’est donné une talonnade et Vincent Da Silva s’est étiré l’adducteur. Je me suis posé des questions sur l’engagement des joueurs, notamment défensivement. J’étais inquiet. Mais mon équipe, malmenée contre Gries, a eu une réaction d’orgueil. Je commence à retrouver les valeurs que je connais et que j’attends de ce groupe. » Le KABCA s’étalonnera encore ce mercredi (20h) à Gries pour un nouveau match amical face au BCGO. Le tournoi B a par ailleurs été remporté par le CO Haguenau (N3), devant la réserve griesoise et la SIG II (promue cette saison en championnat de France). S.G. Tournoi A Poule A : Souffelweyersheim (NM1) - Gries-Oberhoffen (NM2) 64-60 ; Poligny (NM2) - Prissé-Mâcon (NM2) 65-67 ; Souffelweyersheim - Prissé-Mâcon 67-40. Gries Poligny 90-70. Classement : 1. Souffelweyersheim ; 2. Prissé-Mâcon ; 3. Gries ; 4. Poligny. Poule B : Liévin (NM1) - Marne-la-Vallée (NM2) 75-54 ; Vanves (NM2) - Kaysersberg (NM2) 67-39, Liévin - Vanves 69-59. Marne-la-Vallée - Kaysersberg 56-44. Classement : 1. Liévin ; 2.


Vanves ; 3. Marne-la-Vallée ; 4. Kaysersberg. Matches de classement : Poligny - Marne-laVallée 81-86. Gries - Kaysersberg 64-59. 3 e-4 e places : Prissé - Vanves 65-59 ; finale : Liévin - Souffel 57-66. Classement : 1. Souffelweyersheim ; 2. Liévin ; 3. Prissé-Mâcon ; 4. Vanves. Tournoi B : SIG 2 (NM3) - Gries-Oberhoffen 2 (NM3) 72-76 ; Tain-Tournon (Prénationale) Haguenau (NM3) 47-89 ; Gries-Oberhoffen 2 - Haguenau 79-85 ; Tain-Tournon - SIG 2 67-88. Aujourd hui : Gries 2 - Tain-Tournon 78-70 ; SIG 2 - Haguenau 73-87. Classement : 1. Haguenau ; 2. Gries-Oberhoffen 2 ; 3. SIG 2 ; 4. Tain-Tournon.

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Le BCS fait parler la poudre

La finale du tournoi de Gries entre les deux ténors de Nationale 1 a été respectée, et Souffelweyersheim, un moment dépassé par les événements, a su créer la surprise en s'imposant au bout d'un combat physique où Liévin a été le premier à lâcher. Le match s'engage entre deux équipes crispées, maladroites et où il y a eu profusion de pertes de balle dans les deux camps. Le BCS n'arrive à marquer qu'un seul panier durant ce quarttemps. Deux pertes de balle successives portent Liévin en tête grâce à Hoard. La bataille physique pour la possession à la fois du ballon et des positions préférentielles fait rage. Liévin, plus saignant, récupère de nombreux ballons et prend 8 points d'avance. Souffel continue à se battre et malgré une maladresse chronique aux tirs parvient à rester à portée de fusil sur un tir primé de Broliron avant le retour aux vestiaires (29-21).

Alingue sort de sa coquille Liévin a donc 14 points d'avance et c'est le moment choisi par Alingue pour sortir de sa


coquille. Ce dernier, stratosphérique, gobe les rebonds, contre et marque à tour de bras. Souffelweysersheim, un instant à l'agonie, recolle au score (50-44) avant l'entame du dernier quart. Et Alingue continue son festival et entraîne dans son sillage tous ses coéquipiers. Souffel y croit à nouveau. Liévin marque le pas et son premier panier à la 36e' tandis que Souffel, par Broliron, Kancel et compagnie, enchaîne pour se détacher et remporter une victoire méritée (66-57).

Les chiffres LIEVIN 57 SOUFFELWEYERSHEIM 66 Quart-temps: Liévin 10 - 9; 19-12, mi-temps: 29-21 ; 21-23, 7-22. LIEVIN: Lehut 12, Hoard 10, Cretaux 2, Dessart 14, Clerc 3, Pierre-Joseph 6, Jannel 5, Russel 5, Picque 2. SOUFFELWEYERSHEIM: Nkembe 2, M'Bodji 8, Appel 3, Broliron 7, Alingue 12, Tschamber 8, Kancel 12, Weber 7, Camara 7.

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Un plateau alléchant

La renommée du tournoi de Gries-Oberhoffen n'est plus à faire. Ce premier gros test de pré-saison rassemble, cette année encore, quelques pointures du championnat national qui s'affrontent d'aujourd'hui à dimanche à l'Espace Sports la Forêt. Chaque année, le constat est le même : « On est de plus en plus sollicité


pour participer à ce tournoi, très recherché des entraîneurs », relève le coach griesois Olivier Bady. Et pour cause : le plateau proposé par le tournoi de Gries-Oberhoffen représente pour beaucoup de formations un premier test avant de débuter le championnat. Riches en enseignements. Avec la présence de deux clubs de N1 - le fidèle Liévin et le récent promu Souffelweyersheim - et cinq formations de N2 qui évolueront dans la même poule la saison prochaine, l'affiche promet cette fois encore des confrontations riches en enseignements pour les entraîneurs. « Ce sont toutes des équipes qui veulent jouer la montée la saison prochaine, et nous aussi on espère », ambitionne encore Olivier Bady. Le tournoi permettra donc de faire un premier point sur la préparation en cours, et d'évaluer le travail restant. « On est en plein milieu de notre préparation, le tournoi s'inscrit dans la phase de travail ».

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Un édifice encore en chantier

Zach Gourde et les autres joueurs intérieurs du GET ont souffert face à Kancel et ses coéquipiers alsaciens samedi soir. (Photo V.S.)

Soir de première samedi au Palais des sports d’Epinal. Laurent Mathis a


vécu son premier match comme coach principal sur le banc de touche spinalien et le GET a gagné son premier match de la saison. Une rencontre amicale certes, face à un promu en N1 qui plus est, mais une victoire est toujours bonne à prendre surtout trois jours après un piteux revers concédé à Longwy. L’entraîneur spinalien ne cachait donc pas sa satisfaction d’avoir réussi à prendre le meilleur sur une équipe alsacienne accrocheuse en diable, évoluant sans renfort étranger mais possédant le potentiel pour en faire souffrir plus d’un cette année en Nationale 1. Les voyages dans la salle souffelloise bondée des Sept Arpents n’auront rien d’un périple touristique ces prochains mois. « Les matchs amicaux servent d’entraînement grandeur nature. Ils nous permettent de mettre en place notre jeu. Mais ils nous permettent aussi de mettre en place un état d’esprit, une mentalité. Celle de refuser la défaite par exemple », se félicitait donc le coach local. La volonté affichée par Gotagni et ses partenaires de se faire respecter sur leur parquet samedi soir constitue la principale satisfaction de cette seconde sortie amicale. Pour le reste, le maigre public vosgien et le staff technique du GET ont pu constater que la formation spinalienne version 2010/2011 allait devoir bosser fort ces prochains jours pour aborder le championnat dans les meilleures dispositions. Car samedi soir, les joueurs de Laurent Mathis ont souffert pour mettre à la raison une équipe basrhinoise logiquement déjà au point collectivement puisqu’elle n’a enregistré l’arrivée que de deux joueurs (Weber, l’ex-espoir de la SIG et Doudou M’Bodji, le Déodatien passé par l’ASGE, Mulhouse et Châlons en Champagne). « On a vu aussi que Souffel était armé sur le plan physique d’autant plus qu’ils ont joué sans Tony Traineau (2,04 m) », analysait Mathis après-coup. Ses joueurs ont constaté à leurs dépens (5 contres pour Alingué) que leurs adversaires avaient de quoi stopper n’importe quelle attaque. Et si le GET semble lui aussi équipé pour imposer sa loi en défense, c’est comme la saison dernière son attaque qui suscite des interrogations. Le GET nouvelle version vivra-t-il ou mourra-t-il par l’adresse de ses joueurs extérieurs ? « On ne peut pas empêcher des shooteurs naturels de prendre des tirs, estime Laurent Mathis. Mais il vaudrait mieux effectivement ne pas dépendre que de notre adresse à longue distance. » En travaux à l’intérieur Samedi soir, Danny Strong a montré que s’il était dangereux derrière l’ancienne ligne des 6,25 m, il l’est tout autant derrière celle des 6,75 m instaurée cette saison. Après 10 minutes de match, le GET était mené 1516, Strong avait déjà rentré 3 tirs primés mais les Vosgiens n’avaient pas inscrit le moindre panier sous le cercle adverse. Il fallait d’ailleurs attendre la sortie de Strong et l’entrée en jeu de Sani en début de second quart


temps pour assister à ce premier panier intérieur inscrit par l’exMirecurtien. Si Laurent Mathis dispose de valeurs sûres aux niveaux des joueurs extérieurs (Lema, Gotagni, Strong, Galette), c’est beaucoup moins le cas sous les deux cercles. Zach Gourde est un pivot de devoir, Tahirou Sani doit savoir utiliser son physique explosif et Yohann Jacques, doté de bonnes mains, doit retrouver son poids de forme pour être plus qu’un joueur de complément. « Yohann sait qu’il doit perdre quelques kilos pour être plus efficace, surtout en défense » souligne Laurent Mathis. Qui doit désormais réussir à affiner les réglages, et notamment ceux résultant du positionnement de Danny Strong au poste 4 (ailier-fort). Strong aime dégainer de loin. Et il a donc tendance à déserter la raquette. Trouver le juste équilibre entre jeu extérieur (que semble affectionner également le meneur US James Wade) et jeu intérieur, voilà la mission des Vosgiens dans les prochaines semaines. Du résultat de cette mission dépendra la saison du GET. Ph.N.

------Amical : Kaysersberg - Souffelweyersheim (53-71)


La positive attitude

Auteur 16 points vendredi soir, la recrue M'Bodji (au centre) a contribué au succès de Souffelweyersheim. (Photo DNA - Michel Petry)

KABCA 53 - BCS 71 Environ 120 spectateurs. Les quart-temps : 12-15, 10-19 (m-t : 22-34), 20-16, 11-21. Arbitres : MM. Boucekkine et Bazine. KABCA : Delattre 8, Dabrowski 7, Da Sylva 22, Freyburger 3, Kuntz 6, Benjamin 4, Riff 1, Beyl 2. BCS : Nkembe 9, M'Bodji 16, Appel 4, Broliron 3, Alingue 8, Tschamber 11, Kancel 11, Weber 2, Camara 7. S'il est évocateur de la différence de niveau qui sépare les deux formations, le résultat du match amical disputé vendredi à Kaysersberg ne représente rien de plus que deux chiffres juxtaposés. Tant du côté de « KB » (N2) que de celui de Souffelweyersheim (N1), la séance de travail d'avant-hier a permis aux entraîneurs de dégager quelques pistes de réflexion pour la suite. Sans son intérieur Tony Traineau, victime d'une entorse de la cheville, le BCS a augmenté son capital confiance : la circulation de balle, la défense et le rendement des recrues (M'Bodji et Weber), constituent autant de raisons d'avancer sereinement. « On progresse en attaque, note Stéphane Eberlin, qui a pris acte de l'intégration réussie de ses deux renforts. Doudou se montre offensivement, c'est une satisfaction. Quant à David, il est le parfait complément de Jérémy Tschamber, il est sobre et fait jouer l'équipe. » Fabien Drago, le coach de Kaysersberg, dit la même chose de son effectif qui a montré quelques automatismes, ce qui peut surprendre pour un groupe qui a repris l'entraînement il y a deux semaines. Trois quart-temps durant, ils ont tenu tête aux Souffelois, sans nourrir le moindre complexe


(35-43, 26e'). L'éclat le plus spectaculaire est en fait intervenu dans l'ultime période, au moment même où « KB » a renoué avec la réalité de ses insuffisances physiques et techniques (42-55, 32e' ; 51-69, 39e'). « J'ai apprécié notre envie de courir et de faire bouger le ballon, observe Fabien Drago. On a trouvé autant de shoots que Souffel, mais sans la maîtrise. Nous n'avons pas les mêmes acquis et la densité dans la raquette nous fait défaut. Voilà pourquoi nous avons fini par sombrer. » Le BCS, lui, devra éviter à l'avenir les « erreurs de concentration » - dixit Stéphane Eberlin - qui lui ont coûté le gain du 3e quart, face à un adversaire dont le standing présumé ne devait pas lui permettre ce genre de rapproché. En conclusion, quelles que soient leurs couleurs, les Alsaciens ont encore du pain sur la planche. Mais ils sont dans les temps, ce qui, en soi, est déjà un signe de bonne santé. Amaury Prieur Souffelweyersheim disputait hier soir son troisième match amical de la semaine sur le parquet de GET Vosges (défaite 72-69).

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Basket

Souffel en panne d’adresse Basket-ball Souffel en panne d’adresse GET Vosges (NM1) - Souffelweyerheim (NM1) 72-69. Palais des sports d’Epinal. Mi-temps : 37-37. Les quart-temps : 15-16, 22-21, 16-14, 19-18. Arbitres : MM. Oliot et Loison. Une centaine de spectateurs. GET Vosges : Goutagni 15, Lema 6, Wades 11, Nelaton 2, Gourde 6, Galette 2, Jacques 7, Sani 7, Strong 16. Souffelweyersheim : Nkembe 4, M’Bodji 9, Appel 4, Broliron 4, Alingue 11, Tschamber 10, Kancel 13, Weber 1, Camara 13.


Après deux victoires contre des adversaires de N 2 mercredi à Gries et vendredi à Kaysersberg, le BC Souffelweyersheim a concédé hier à Epinal, face à GET Vosges, l’un de ses futurs adversaires en N 1, sa première défaite en préparation. Sans Tony Traineau, déjà absent la veille à KB pour une légère entorse de la cheville, le BCS a péché par manque d’adresse aux lancers francs (22/35) et au shoot extérieur (1/19 à 3 points, contre 11 paniers primés pour les coéquipiers de Danny Strong). Malgré tout, les Souffelois ont été loin d’être ridicules. Le match s’est même résumé à un incessant chassé-croisé, les Vosgiens ne l’emportant que sur la fin. Loin d’inquiéter le coach du BCS, Stéphane Eberlin, cette première confrontation avec un rival de NM1 aurait plutôt tendance à le rassurer. « Nous sommes en pleine préparation et avons les jambes lourdes, ce qui explique peutêtre notre manque d’adresse extérieure. Mais ce n’était pas si mal pour un premier galop d’essai face à une N1. Notre match a été consistant dans l’ensemble. En plus, j’avais choisi de donner le même temps de jeu à tout le monde, sans tenir compte du résultat. Nous avons juste eu un peu trop de déchets dans la finition. » Prochaine sortie pour le nouveau sociétaire bas-rhinois de NM1 de vendredi à dimanche au traditionnel tournoi d’avantsaison de Gries.

------Basket-ball / En amical : Kaysersberg (N2) Souffelweyersheim (N1), ce soir (20h)

Premières indications Kaysersberg dispute ce soir son premier match amical d'une préparation qui sera synonyme de montée en puissance jusqu'à la reprise du championnat de Nationale 2, programmée le 11 septembre. Les hommes de Fabien Drago passent déjà au révélateur face à l'armada souffeloise.


Les Kaysersbergeois ne ménagent pas leurs efforts, dans l'optique du championnat de Nationale 2 qui reprendra le 11 septembre. La complicité au sein du groupe est omniprésente, selon le coach Fabien Drago. (Photo DNA - Michel Petry)

Pour Fabien Drago, cette « rencontre de prestige » - ce sont ses termes - intervient un tantinet prématurément. Deux petites semaines à peine après avoir retrouvé le chemin du parquet, les Kaysersbergeois s'attaquent d'emblée à un col hors catégorie, ce qui semble exclure toute idée de progressivité dans la préparation. Est-ce pour autant une mauvaise chose ? « J'aurais préféré qu'on se frotte à Souffelweyersheim un peu plus tard, confie l'entraîneur de « KB ». Mais cette équipe mettra tout de suite le doigt sur nos faiblesses. Cette partie nous fournira forcément des indicateurs pour travailler. On saura très vite si on fait fausse route. » « Il n'y a pas eu de round d'observation entre les gars » En quête « d'automatismes et de plaisir », Kaysersberg s'est fixé « une ligne conductrice », dixit son coach, qui souhaite avant tout que ses joueurs « appliquent les consignes » sans se soucier « du résultat et de la manière ». Dans moins d'un mois - le 11 septembre très exactement - les Haut-Rhinois recevront Rueil, pour le coup d'envoi du championnat de Nationale 2. « On essaiera, à notre humble niveau, d'être prêts pour cette échéance, souligne Fabien Drago. Nous voulons commencer par une victoire à domicile. Collectivement, physiquement, tactiquement, mentalement, il nous reste du boulot à accomplir. » Le technicien apprécie d'ores et déjà « l'ambiance familiale » qui règne au sein du groupe. « Il n'y a pas eu de round d'observation entre les gars, constate-t-il. Les joueurs sont contents de se retrouver, ils se sont montrés concernés et studieux d'entrée. Au sujet des valeurs humaines et de l'état d'esprit, nous sommes très sereins. » A ce niveau au moins, « KB » rivalise avec son adversaire du jour, dont on sait qu'il a précisément bâti son accession en Nationale 1 sur une remarquable cohésion sur et en dehors du terrain. Souffelweyersheim, qui


l'a difficilement emporté mercredi soir contre Gries (voir ci-dessous), reprendra la compétition le 4 septembre, soit sept jours plus tôt que Kaysersberg. Mais l'ossature du BCS ayant été conservée, Stéphane Eberlin n'est pas en retard sur son tableau de marche. « Nous sommes même en avance, assure le coach bas-rhinois. C'est pour cette raison que j'ai réduit d'une semaine (de six à cinq, Ndlr), cette année, le temps consacré à la préparation. Notre championnat sera long, nous devons garder un maximum de fraicheur. » C'est maintenant que les places se gagnent Le premier match amical disputé face au voisin griesois a livré quelques enseignements à Stéphane Eberlin, qui demandera quelques corrections dans le jeu, ce soir (20h) à Kaysersberg. « Les mecs accusent le coup physiquement, ce qui est normal dans la mesure où nous avons prévu trois semaines chargées pour la reprise, nuance d'abord le coach souffelois. Défensivement, ils affichent un comportement intéressant. Mais j'attend d'eux des choix individuels plus judicieux et une meilleure mise en place des schémas offensifs. Cela passe par une circulation de balle plus intelligente. » Face à « KB », le technicien répartira « le temps de jeu équitablement », afin de maintenir chacun sous pression. Son homologue Fabien Drago en fera sans doute de même. En N1 comme en N2, les places dans le cinq majeur valent chères. Et c'est dès maintenant qu'elles se gagnent... Amaury Prieur

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Des défenses d'attaque Les retrouvailles, avant-hier soir, entre Gries (NM2) et Souffel (promu en NM1) ont tourné à l'avantage des visiteurs, victorieux sur le fil (51-54).


Romain Appel (à gauche), qui s'oppose ici au néo-Griesois Mateusz Kasperzek, a scellé le sort de la rencontre en inscrivant deux paniers primés dans les derniers instants. (Photo DNA - Alain Destouches)

Ce premier galop d'entraînement entre les deux frères ennemis, mercredi soir à Gries, a tenu toutes ses promesses : pas une rencontre « amicale », mais un match âpre, serré, où la densité physique a pris le pas sur un basket esthétique. En fin de compte, les deux entraîneurs s'avèrent satisfaits et se rejoignent dans l'analyse. « Nous sommes déjà très bien sur le plan défensif. On manque encore de rythme en attaque et de lecture de jeu, indique Stéphane Éberlin, le coach du BCS. Mentalement et physiquement, les joueurs se sont montrés à niveau puisqu'ils ont su faire l'effort pour revenir dans le match et remporter la mise alors qu'ils étaient menés de 11 points à huit minutes de la fin (46-35). Notre prochain chantier, c'est l'attaque, déficiente suite à la charge de travail importante que je leur ai imposée depuis dix jours. On y verra plus clair dans une quinzaine à l'occasion du tournoi à Gries ». Le match a été un constant chassé-croisé « Par rapport aux nouvelles options défensives, l'équipe a montré qu'elle était présente. En attaque, nous avons montré collectivement que des solutions étaient possibles, observe, dans le camp d'en face, Olivier Bady. Mais nous nous sommes montrés très maladroits sur les tirs ouverts. Cette maladresse est certainement due à l'important travail physique que nous faisons depuis six jours. Je suis satisfait de ce premier test en y mettant toutefois un bémol : si on envisage de jouer la montée, il n'est pas question de perdre des matches comme celui-ci. La gestion des derniers instants a été désastreuse ». Le match a été un constant chassé-croisé. Gries prend le meilleur départ par Dieye et Majstorovic et prend 5 points d'avance (13-8, 7e'). Le


bondissant Alingue fait à nouveau valoir ses qualités de détente et de défenseur hors pair pour ramener les siens à la fin de la première période : 14-13. Souffel entame la seconde période avec plus de hargne et provoque de nombreuses pertes de balle chez les Villageois. Un 8-0 porte les visiteurs en tête (16-21). Les hommes d'Olivier Bady, qui fait tourner tout son effectif, reviennent progressivement et la mi-temps s'achève sur un score de parité 27-27. Le combat physique continue. Un excellent El Khir et un dernier tir primé de Lazarus donnent un avantage conséquent aux « Verts » (42-35) à l'entame de la dernière période. Avec un Dieye jouant au plus près du cercle, Gries pense avoir fait le plus dur : 46-35 à la 32e'. Mais la pression physique des « Rouges » ne se dément pas. Les Souffelois grignotent peu à peu leur retard (48-46, 37e'). Gries se donne une nouvelle bouffée d'oxygène (51-46, 39e'). Mais des pertes de balle et deux shoots primés assassins d'Appel dans la dernière minute scellent le sort de la rencontre et offrent la victoire aux hommes de Stéphane Éberlin, 51-54. Ch. K. Le BCS dispute son deuxième match amical ce soir (20h) à Kaysersberg contre le KABCA. Les chiffres du match BC GRIES-OBERHOFFEN 51 BC SOUFFELWEYERSHEIM 54 Espace Sports la Forêt. Quart-temps : 14-13, 13-14 (mi-temps : 27-27), 15-8, 9-19. BCGO : 6 paniers à 3 points sur 20 tirs, 11 LF sur 14, 22 pertes de balle, 16 fautes. Majstorovic 9, Kaerlé 2, Huttel 1, Lazarus 3, Lazare 7, Hoernel 5, Bohler 2, Dieye 13, El Khir 5, Kasperzek 4. BCS : 3 paniers à 3 points sur 16 tirs, 11 LF sur 16, 18 pertes de balle, 21 fautes. NKembe 9, M'Bodji 1, Appel 9, Broliron 3, Alingue 12, Tschamber 2, Kancel 8, Traineau 1, Weber 3, Camara 6.

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Amical : BCGO - BCS, ce soir (20h)


Premier rodage entre amis Les chemins de Gries-Oberhoffen et Souffel se sont séparés depuis l'accession du BCS en Nationale 1. Les deux ex-rivaux s'affronteront cependant trois fois en préparation.

Mamadou Dieye, balle en main, retrouvera Jacques Alingue (de dos) sur sa route ce soir. (Photo archives DNA - Johanna Leguerre)

S'ils ont pimenté la Nationale 2 ces dernières saisons, les derbies entre Gries-Oberhoffen et Souffelweyersheim appartiennent désormais au passé. Le BCS a en effet fait faux bond à son voisin en accédant en N1 et personne, au demeurant, ne s'en plaindra. Les nostalgiques du clasico se consoleront avec les trois matches amicaux inscrits au calendrier de la pré-saison, le premier ayant pour cadre l'Espace sports ce soir. « Il n'y aura pas d'esprit de clocher, prévient toutefois Olivier Bady. Ils sont en N1, nous en N2. En revanche, cela va constituer une bonne évaluation contre un adversaire plus fort que nous, un vrai entraînement de luxe ». Jambes lourdes Le stratège griesois envisage ce galop d'essai initial avec « curiosité et impatience ». « On a déjà travaillé deux ou trois choses en attaque, deux ou trois choses en défense. On va voir comment ça a été assimilé. » « L'idée, c'est de retrouver des repères, du rythme », expose, pour sa part, Stéphane Éberlin. L'entraîneur souffelois peut s'appuyer sur un collectif déjà bien huilé - « Huit joueurs sur dix connaissent la musique » - et sur la


bonne intégration de ses deux recrues, David Weber et Doudou M'Bodji. Les deux coaches ont, en commun, d'avoir retrouvé des joueurs plutôt affûtés au terme des vacances, « ce qui me fait penser que tout le monde a fait des efforts cet été », indique d'ailleurs Stéphane Éberlin. Les jambes des vingt acteurs risquent cependant d'être un peu lourdes. Seb Kancel et ses coéquipiers ont avalé neuf entraînements la semaine dernière. Au coup d'envoi, ils en auront ingurgité quatre de plus, le dernier en date ce matin. A Gries, ce sont sept séances qui ont déjà été englouties par Pierrick Lazare et ses partenaires en à peine six jours. Olivier Bady ne veut cependant pas entendre parler de grosse fatigue éventuelle. « J'ai dix joueurs opérationnels. Sur quarante minutes, cela devrait suffire. » Le premier épisode de la saga 2010/11 entre Gries et Souffel est programmé ce mercredi. Il se regardera avec d'autant plus de plaisir que les rediffusions, on le répète, seront rares cette année. R. Sch. BCGO - BCS ce soir, coup d'envoi 20h, Espace sports la Forêt.

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Souffelweyersheim change de monde

Doudou M’Bodji (à gauche) et David Weber sont deux nouveaux visages bien connus en Alsace. Photo Dominique Gutekunst

Avec un budget en hausse de près de 50 % et des joueurs presque tous professionnels, le BC Souffelweyersheim, promu pour la première fois en Nationale 1, a repris l’entraînement lundi dernier. Il mise sur la dynamique des années précédentes et la cohésion d’un groupe à peine retouché pour bien figurer.


Trois années durant, le BC Souffelweyersheim a pu se croire maudit. Trois fois de suite, il a buté en barrages d’accession en N1. Mais sa 4 e tentative a été la bonne. Le 8 mai, le BCS de Stéphane Eberlin, battu 65-59 à Garonne en quart de finale aller de N2, a écrabouillé son adversaire au retour (93-46) et couronné par une montée tellement désirée une saison déjà illuminée par un phénoménal exploit en Coupe de France : victoire contre la JDA Dijon (Pro A) en 32 es le 17 novembre (88-78), avant une élimination de justesse en 16 es contre Nanterre (Pro B) le 2 février (6263). Vice-championne de France de N2, l’équipe du président Gilbert Mittelhaeuser a conservé son ossature, donc ses huit joueurs majeurs. Seuls les deux jeunes, Jérôme Velten et Adrien Geoffroy, ont quitté le groupe (voir ci-contre). Ils ont été remplacés par l’ancien ailier mulhousien (2004-2008) Mouhamadou M’Bodji, qui revient en Alsace après deux saisons à Châlons-en-Champagne (N1), et David Weber, le jeune BasRhinois originaire de Gries, passé par les espoirs de la SIG et 3 e meneur au Portel (Pro B) l’an passé. « Nous sommes partis du principe que le groupe était de qualité, avait montré de belles choses en Coupe, vivait bien et méritait donc de vivre l’aventure de la N1 », expose Stéphane Eberlin. « Collectivement, nous avons des repères. Nous aurons peut-être ainsi un peu d’avance sur les autres en début de saison. » Cette promotion inédite au 3 e échelon national n’a évidemment pas été sans conséquences. Les dirigeants ont dû prendre leur bâton de pèlerins et frapper aux portes en quête de subsides. Le budget du club est ainsi passé de 300 à 430 000 euros. « Il est vraisemblable qu’on atteigne les 450 ou 460 000 en fin d’exercice », prédit le coach. « Le pari de la fibre régionale » Dans un championnat plus long (34 journées, 18 équipes), le BCS sera néanmoins le seul, avec le Centre fédéral, à ne compter dans ses rangs aucun étranger. « C’est un choix », assume Eberlin. « En faisant venir Doudou M’Bodji, qui a déjà joué avec Jérémy Tschamber à Mulhouse et Frédéric Broliron au centre de formation de Nancy, et David Weber, un pur produit du basket alsacien, nous avons fait le pari de la fibre régionale. Notre groupe est soudé et je ne voulais pas d’une star convaincue que l’équipe jouerait pour lui. J’ai préféré privilégier l’état d’esprit et l’homogénéité. Mais ce n’est pas parce que nous évoluerons avec des mecs moins chers que la plupart de nos rivaux que nous ne pouvons pas exister. Saint-Quentin, Denain, Challans, Brest, Bordeaux, Blois (au budget de 950 000 euros), Bayonne et Angers visent tous la montée. Orchies, promu comme nous, annonce 750 000 euros de budget. En N1, l’argent est


nécessaire, mais ne fait pas tout. Sur un match, personne n’est intouchable. Nous l’avons prouvé l’an dernier. Un maintien sans trop se faire peur serait idéal. Ça va être très dur. Il faudra 15 à 16 victoires minimum. Mais entre eux, les joueurs se sont fixé un autre objectif : les play-offs, donc une place dans les 9 premiers. Ça fait quatre ans que nous jouons la montée et sommes sur une dynamique de victoires. Il va falloir réapprendre à perdre et ne pas paniquer si nous enchaînons quelques défaites. Pour nous mettre sur les bons rails, il faut faire des Sept Arpents un chaudron imprenable. Notre parcours de l’an passé inspire – je crois – le respect à nos adversaires. À nous d’entretenir ce respect par nos performances et notre comportement. » Stéphane Godin

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Le BCS a repris l'entraînement

Sept entraînements hebdomadaires, contre quatre l’an dernier les basketteurs de Souffelweyersheim s'apprêtent à faire le grand saut. (Photos DNA - Aude Lorgeril)Sep

Dans la cour des grands Vice- champion de France de Nationale 2 masculine, le BC Souffelweyersheim fera connaissance, dans un mois, avec le troisième échelon hexagonal. Le promu bas- rhinois a joué la carte de la stabilité pour se maintenir à ce niveau. En espérant, secrètement, faire mieux.


Le grand saut, c'est pour dans un mois, jour pour jour. Le 4 septembre, Challans débarque au gymnase des Sept-Arpents pour une affiche qui constituera le premier match en Nationale 1 de Souffelweyersheim. En étrillant Garonne en play-offs au mois de mai, après avoir, par trois fois, échoué aux portes du paradis, le BCS a enfin oblitéré son ticket pour le troisième échelon français.

Un mélange « d'envie et d'appréhension » Cette nouvelle aventure, le coach Stéphane Éberlin l'aborde avec un mélange « d'envie et d'appréhension ». « On change de dimension, on va découvrir un championnat semi-pro, davantage suivi médiatiquement, confie l'entraîneur de la montée qui a retrouvé ses troupes, lundi soir, pour la reprise de l'entraînement. Est-ce qu'on sera à la hauteur ? ». Habitué à tout gagner ces dernières saisons, à réduire l'adversité au rang de simple faire-valoir - 48 succès pour seulement six défaites en un an et demi - et même à réaliser l'impensable - cette victoire contre Dijon en 32e de finale de la Coupe de France -, le cador souffelois va devoir réapprendre l'humilité et son pendant, la défaite. « On était un ogre, on redevient un Petit Poucet », sourit Steph' Éberlin. « A ce niveau-là, nous ne sommes qu'un apprenti », appuie le président Gilbert Mittelhaeuser. Pour appréhender au mieux son changement de statut, le club a conservé l'ossature qui l'a propulsé dans la cour des grands. « C'est un groupe de qualité qui vit bien ensemble et méritait de vivre cette aventure ensemble, explique le coach. Il y a un vécu collectif, des automatismes qui doivent constituer un gage de sécurité et nous permettre de gérer les moments difficiles. Enfin, sept garçons ont autour de la trentaine et leur expérience sera précieuse ». A l'image de Romain Appel, ils sont quelques-uns à avoir déjà évolué en Nationale 1, voire en Pro B. « C'est un atout pour relever le challenge », confie l'arrière bas-rhinois, passé, entre autres, par Rueil, Challans et Blois et l'un des leaders de cette bande de « revanchards ». A Souffel depuis 2007, le shooteur n'est cependant pas dupe : « Le championnat de N1 a beaucoup changé depuis quelques années et le niveau général a augmenté ». Quasiment seul pensionnaire de Nationale 1 - avec le Centre fédéral à ne compter aucun Américain ou étranger dans ses rangs, le BCS a donc fait le choix de la stabilité, ne recrutant que deux éléments afin « de doubler tous les postes et d'avoir dix joueurs interchangeables », dit Stéphane Éberlin. Formé à la SIG, David Weber revient en Alsace avec « l'envie de prouver ce qu'il vaut » au sortir d'une saison mitigée au Portel. L'ancien Mulhousien Doudou M'Bodji (lire ci-contre) devra apporter sa sérénité, son expérience et son sang-froid. Le budget, lui, a été revu à la hausse pour atteindre 430 000 euros, contre 300 000 la saison dernière. La commune a notamment cassé sa tirelire, sa contribution annuelle à l'effort de guerre passant de 30 000 à 100 000 €. Le bizut bas-rhinois n'en a pas moins l'une des trois ou quatre plus petites dotations de la division et n'est pas disposé à faire des folies. Seul signe extérieur de son changement de standing, les déplacements les plus lointains s'effectueront en TGV et non pas en bus-couchettes.

La culture de la gagne habite cette équipe- là


A l'heure d'embarquer pour le nouveau monde, le coach vise « le maintien, sans trop se faire peur ». Ce qui suppose « de mettre quatre ou cinq équipes derrière soi ». Pas une mince affaire « lorsqu'on sait que le championnat est long et difficile » et que le calendrier réserve d'entrée plusieurs grosses écuries aux Alsaciens. « Les joueurs, eux, se sont fixés un objectif plus ambitieux, ajoute Stéphane Éberlin. Ils ont déjà la bave aux lèvres... ». A Souffel, les bonnes habitudes ne se perdent pas. La culture de la gagne habite cette équipe-là. RÉGIS SCHNEIDER

------Il a signé cet été M'Bodji, en terrain connu

Doudou M'Bodji est de retour en Alsace. L'ailier, qui a porté durant quatre ans les couleurs du FCM, s'est engagé avec le BCS. Son expérience du haut niveau sera précieuse. Il n'est pas resté quatre ans à Mulhouse sans de bonnes raisons. « Je me sens bien en Alsace », confie spontanément Mouhamadou M'Bodji, 29 ans le mois prochain. L'ancien ailier du FCM (2004-2008) est aujourd'hui de retour dans la région, un peu plus au Nord, à Souffelweyersheim dont il est l'une des deux recrues (DNA, 19/07). Les deux parties avaient déjà été en contact il y a deux ans, mais l'affaire ne s'était pas faite. Cette intersaison l'aura permis. Après un « exil » de deux ans à Chalons-en-Champagne (NM1), où il a compilé, la saison dernière, 7,8 points, 4,8 rebonds et 2,3 passes décisives pour 10,1 d'évaluation, « Doudou » a été séduit par le projet souffelois.

« Ça fait plaisir de revoir d'anciens coéquipiers » « C'est un bon club, qui a joué le haut de tableau ces dernières années, confie le natif


de Soringho (Sénégal). Et puis, ça fait plaisir de revoir d'anciens coéquipiers ». A Souffel, M'Bodji retrouve quelques visages familiers. Celui de Jérémy Tschamber, qu'il a côtoyé à Mulhouse. Celui de Fred Broliron, passé, comme lui et au même moment, par le centre de formation de Nancy. Son acclimatation, il le dit lui-même, devrait par conséquent être « très rapide ». Lui qui excelle dans un rôle de stoppeur défensif est impatient de partager son vécu, de faire profiter les autres de son expérience. « J'ai envie d'apporter ma motivation, ma hargne. » Des vertus également cultivées du côté des Sept-Arpents. « Ce sont des joueurs qui en veulent. Ça tombe bien, moi aussi, j'en veux. » Tout ce beau monde était fait pour se rencontrer. R. SCH.

L'effectif 2010/11 Départs : Florent Éléléara (SIG II, NM3), Adrien Geoffroy (AUS, Prénationale), Jérôme Velten (études). Arrivées : David Weber (Le Portel, Pro B), Mouhamadou M'Bodji (Chalons-enChampagne, NM1). Effectif : Jérémy Tschamber, David Weber (meneurs), Férédric Broliron, Romain Appel, Alexandre Nkembe, Mouhamadou M'Bodji (arrières/ailiers), Tony Traineau, Jacques Alingue, Sanko Camara et Sébastien Kancel (intérieurs). Entraîneur : Stéphane Éberlin, assisté de Daniel Pereira.