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Les expositions du Palais Lumière Évian-les-Bains


Le Palais Lumière


Le Palais Lumière est à l’origine un établissement thermal. Il est l’un des plus beaux témoignages de l’architecture des villes d’eaux du début du XXe siècle. Situé face au lac, au voisinage de l’hôtel de ville (ancienne villa des frères Lumière), il jouit d’un emplacement central et privilégié. En 1996, la Ville d’Évian redevient propriétaire du bâtiment et se préoccupe de sa préservation. Peu après, sa façade principale, son hall d’entrée, son vestibule et ses décors sont inscrits à l’inventaire des Monuments historiques. Une réflexion sur une destinée nouvelle et valorisante est aussitôt lancée qui aboutit au projet de reconvertir l’édifice en centre culturel et de congrès. Le projet s’inscrit dans une perspective globale de redynamisation de l’économie touristique locale. Ce nouvel équipement municipal est emblématique du renouveau de la ville.

Sommaire Pierre Christin, Rétrospective

Ernest Pignon-Ernest, Rétrospective

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Poésie de l’eau dans l’art russe

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de Gustav Adolf Mossa

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Éros et Thanatos dans l’œuvre symboliste Jules Chéret, « L’esprit et la grâce »

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Laurent Geslin, « Lumières de lac »

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Rodin, les arts décoratifs

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La Ruche, cité des artistes

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Pierre Christin, Rétrospective 1er juillet - 30 août 2006

La première exposition de Pierre Christin s’est déroulée à Évian en 1961. 45 ans et quelques centaines de tableaux plus tard, il revient dans sa ville natale pour une grande rétrospective, certainement la plus importante à ce jour consacrée à l’artiste, dans l’espace d’exposition du Palais Lumière entièrement rénové. Pierre Christin est né le 26 décembre 1935 à Évian. Personnalité très attachante, farouchement épris de sincérité et résolument tourné vers la nature et les gens, il est probablement un des peintres français contemporain avec lequel il faut compter et qui conserve dans le cœur des évianais une place particulière. Cette exposition permet au public d’apprécier simultanément sa peinture et son travail de sculpteur créateur d’objets réunis pour la première fois. L’essentiel des tableaux présentés aux Palais Lumière provient de collectionneurs privés. La sélection des œuvres reposent sur trois axes : la période dite de jeunesse, les premières émotions jetées sur la toile comme la révélation d’un désir ardent de peindre, puis les 15 dernières années de sa production, là où se trouvent probablement les plus beaux tableaux et enfin ses objets et notamment ses personnages, truculents et drôles, qui devraient ravir le public. À 70 ans accomplit, Pierre Christin est l’un des peintres les plus importants de toute une génération d’artiste figuratif, et l’hommage qui lui est rendu par sa ville natale vient couronner une œuvre de la plus enviable qualité, exigeante et singulière.

À gauche : Café à Naxos, Grèce. Les chaises jaunes. À droite : Catalogue de l’exposition, Édition du Nant d’enfer, 2006

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À gauche : Atelier du peintre. Au-dessus : Nu, Intimité. À droite : New-York. Les deux Tours jumelles.


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Ernest Pignon Ernest, Rétrospective 10 février - 13 mai 2007

Depuis 25 ans, Ernest Pignon-Ernest choisit des villes, des lieux et y dessine des corps : des poètes de génie – Rimbaud, Nerval, Pasolini –, mais aussi des anonymes – des immigrés expulsés, des sud-africains décimés par le sida, des femmes contraintes à l’avortement – ou encore des citations de la peinture classique – Caravage, Rubens, Michel-Ange… Du dessin, il passe aux sérigraphies collées dans des lieux chargés de sens et de mémoire. Parfois, ces endroits sont photographiés ; de temps en temps ces clichés arrivent dans un lieu d’exposition ; toujours ils racontent ce qui advient à l’homme : la souffrance, la misère, le désir, la solitude, la maladie, la mort… L’exposition a présenté les temps forts de sa carrière : 1978, Rimbaud, Paris Charleville. 1984, « Les Arbrorigènes ». 1988, début des « interventions » à Naples. 1997, « Tête à tête », Antonin Artaud, Paris. 2002, Soweto… L’idée de la rétrospective a été avancée par Martine Frésia, commissaire d’exposition au sein du centre évianais. Au même moment, la galerie de Genève Guy Bärtschi avait proposé à Ernest Pignon-Ernest de réaliser un livre sur son œuvre. La rétrospective a été l’occasion de découvrir de nombreuses œuvre, les derniers travaux de l’artiste ainsi que ce livre éponyme.La rétrospective du Palais Lumière a réunit plus de 300 œuvres (150 photos, 150 dessins préparatoires), et quelques 200 croquis dans les vitrines.

À gauche : David et Goliath d’après Caravage, Dessin à la pierre noire réunissant les têtes tranchées de Caravage et Pasolini. Naples, 1988. À droite : Catalogue de l’exposition Éditions Bärtschi-Salomon, 2007

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À gauche : Parcours Jean Genêt, Brest, 2006 Au-dessus : Parcours Maurice Audin, Alger, 2003 À droite : Les cabines, 1997-1999


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Poésie de l’eau dans l’art russe 23 juin - 23 septembre 2007

Avec « Poésie de l’eau dans l’art russe du XVIe au XXe siècle », la Ville d’Évian a choisi d’inscrire sa programmation en regard du lieu, en prenant comme thème d’exposition l’eau. Sous ses dehors de temple des Beaux-Arts, le Palais Lumière en ferait presque oublier en effet qu’il y a un siècle, il était à l’origine un établissement thermal. Cette thématique n’est pas la seule originalité de l’exposition. Pour illustrer le sujet, le Palais Lumière a souhaité collaborer avec le très célèbre musée national russe de Saint-Pétersbourg, qui a accepté de prêter plus d’une centaine de pièces exceptionnelles : tableaux, objets décoratifs et sculptures issus de ses collections. La Fondation Ekaterina et des collectionneurs privés ont confié, quant à eux, une vingtaine d’œuvres d’artistes russes contemporains, qui constitueront une section de l’exposition. L’exposition se décline autour des axes suivants : Saint-Pétersbourg, l’eau, le miroir de la vie, le silence, mythes et légendes, l’art contemporain La seule conscience que l’eau est la base de vie sur la Terre a fait qu’elle a toujours été un sujet de prédilection dans la culture, la littérature et les arts plastiques. Ce thème de l’eau a très tôt nourri les légendes populaires et les contes russes éduquant ainsi de nombreuses générations de russes à cette essentialité de l’eau. À partir du début du XVIIIe siècle, au moment du passage en Russie des icônes à la peinture européenne laïque, le thème de l’eau est devenu l’un des plus importants.

À gauche : M. N. Vorobiov, Quai de la Neva devant l’Académie des Beaux-Arts À droite : Catalogue de l’exposition. Éditions Palace, 2007

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À gauche : V. V. Kandinsky, Rivière en été, Huile sur contreplaqué, Entre 1901 et 1903. En haut  : A. I. Kouindji, Dans la nuit, Huile sur toile, 1905-1908. En bas : I. I. Levitan, Crépuscule, Lune. Huile sur toile, 1899. À droite : T. P. Novikov, Nuit blanche, Tissus, collage, 1990.


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Éros et Thanatos dans l’œuvre symboliste de Gustav Adolf Mossa 9 février – 18 mai 2008

Gustav Adolf Mossa est considéré comme le dernier grand peintre symboliste français. Son œuvre, déjà reconnue avant la Grande Guerre, a ensuite été volontairement occultée par l’artiste lui-même. À partir de 1926, il devient conservateur du musée des Beaux Arts de Nice où son œuvre symboliste et sulfureux fut caché, puis redécouvert dans les réserves après sa mort en 1971. Le parti pris de l’exposition a été de mettre en correspondance la peinture de Mossa avec certains textes littéraires spécialement choisis, sachant qu’il était lui-même pétri de belles lettres et auteur prolifique. Au début de sa période symboliste, il réalise des aquarelles en s’inspirant du pointillisme, qu’il adapte à son univers singulier. Ses œuvres évoluent vers une plus grande minutie dans le détail, devenant de véritables enluminures après 1910 et évoquant aussi la peinture des artistes flamands du Moyen-âge. Mossa, dans sa période symboliste, explore l’érotisme ; mais au début de la Grande Guerre, Thanatos prend le pas sur Éros. Avec l’expérience traumatisante du conflit mondial, il évolue du symbolisme vers l’allégorie. Après 1918 il y mettra lui-même un terme et occultera la vision de cette période hantée par l’amour et la mort. L’ensemble des œuvres de cette exposition : tableaux, aquarelles et textes littéraires convie le spectateur au carnaval de la tragédie humaine.

À gauche : Le Roi de Gazna, 1912. À droite : Affiche de l’exposition

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À gauche : Les Parques, 1905. Au-dessus : Elle, 1905. À droite : La Harpyie, 1907.


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Jules Chéret « L’esprit et la grâce » 14 juin – 21 septembre 2008

L’ensemble de l’immense production de Jules Chéret témoigne d’une créativité extraordinaire. Il a réussi l’exploit de marier dans des supports publicitaires, vantant spectacles, fêtes et produits de toutes sortes, l’esprit et la grâce. À côté de ses fameuses affiches, il a créé un grand nombre d’œuvres lithographiées, proches des dessins, destinées à illustrer des menus, programmes de spectacles, faire-part de naissance, etc. Le revers de ce succès est qu’il a occulté l’œuvre peint de l’artiste, qui demeure pour beaucoup un affichiste dont on ignore une grande partie de l’œuvre. C’est le Chéret, peintre et décorateur, que cette exposition a souhaité mettre en lumière. Aucune grande rétrospective ne lui a été consacrée depuis l’hommage qui lui a été rendu à Paris au Grand Palais en 1933 au lendemain de sa mort. Jules Chéret fut en effet un dessinateur et un peintre d’une virtuosité étourdissante. Son art repose sur deux fondements principaux, la couleur et le mouvement, coordonnés par un dessin d’une sûreté remarquable. L’activité de peintre de chevalet s’étend approximativement de 1880 à 1920, période au cours de laquelle l’artiste a produit un grand nombre de pastels éblouissants, mais aussi de peintures et de dessins. Cet aspect constitue la partie la plus importante de l’exposition. Au fil des cimaises, le visiteur a pu découvrir des œuvres peintes à l’huile, portraits, allégories, personnages de la Commedia dell’ Arte, de superbes pastels, technique dans laquelle Chéret excellait, mais aussi des dessins qu’il effectuait en grand nombre.

À gauche : Fresque pour la Sapinière à Évian. À droite : Affiche de l’exposition

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À gauche : Fête de nuit. Au-dessus : Arlette Dorgère. À droite : Folie et Gaîté.


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Laurent Geslin « Lumières de lac »

1er novembre 2008 – 11 janvier 2009

Rendre hommage à l’un des plus grands et des plus beaux lacs d’Europe, tel a été l’objet de « Lumières de lac », une exposition photo signée de Laurent Geslin. Le Léman a particulièrement souffert au cours de ces trente dernières années. Hier affecté par la pollution, il s’expose aujourd’hui aux conséquences du réchauffement climatique. Lorsque le Léman est menacé, c’est toute la vie dans et autour du lac qui l’est aussi. À travers une centaine d’images grand format sur la vie du lac, mêlant hyperréalisme et poésie, « Lumières de lac » vise à sensibiliser le public sur la nécessité d’en protéger la richesse écologique. Plutôt que de chercher à choquer, à travers des photos illustrant les dégâts causés par la pollution, le photographe a au contraire choisi de saisir le « beau » dans et autour du Léman, afin d’éveiller les consciences. Les images proposées captent avant tout des moments de vie dans ce qu’ils ont de plus esthétiques : vie humaine, animale et paysagère. Les lumières artificielles que l’artiste a utilisés pour accentuer l’effet clair-obscur, donnent un effet hyperréaliste à ses photographies. Les paysages sont bleus outre-mer, les contrastes sont vifs et les éclairages mettent en évidence un détail ou une scène de vie. Les périodes de la journée où le photographe a travaillé renforcent l’atmosphère paisible et mystérieuse du lac. Trois thèmes ponctuent cette première série d’images : les paysages, la faune et la vie humaine qui se déploient autour du Léman.

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La Ruche, cité des artistes, 1902-2009 7 février – 10 mai 2009

Inviter la Ruche à se raconter au fil d’une exposition, c’est évoquer l’aventure de ce lieu hors du commun qui permit à tant d’artistes d’accéder à la reconnaissance. Mais l’histoire de la Ruche colle d’abord à celle de son fondateur Alfred Boucher. Au sommet de sa gloire, il entame son aventure d’humaniste en érigeant en plein Montparnasse, un phalanstère où de jeunes artistes démunis, venus de tous les pays pourraient travailler à peu de frais et en toute liberté. Parmi eux : Archipenko, Zadkine, Chagall, Modigliani, Soutine. Ainsi naît la Ruche en 1902. Un bâtiment qui porte bien son nom tant en raison de ses ateliers disposés en alvéoles que par la bourdonnante activité qui s’y dégage. Les mouvements d’avant-garde y pénètrent, non seulement par la force des artistes, mais aussi par leurs illustres visiteurs, réels habitués et insuffleurs de tendances : Cendrars, Apollinaire, Cocteau… À partir des années quatre-vingt, une troisième génération qui amorce l’éclatement des pratiques artistiques, prend ses quartiers au passage Dantzig. Coup de jeunesse sur la cité d’artiste qui accueille la dernière génération d’abeilles en phase avec la mondialisation, plus cosmopolite que jamais et imprégnée des nouveaux codes de l’art. Les ateliers se font laboratoires où se mêlent peintures, photos, vidéos, multimédias, installations, performances. Tournée vers l’avenir, plus de soixante artistes d’une quinzaine de nationalités différentes y vivent et y travaillent aujourd’hui pour y créer de nouvelles légendes, un nouveau mythe.

À gauche : Marcel Mouly, Le Piano-bar. 1955. Coll. part. À droite : Affiche de l’exposition.

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À gauche : J. Olsson, Dessins sur mesures. 2008. Au-dessus : J. Chapiro, La Ruche, La Rotonde, 1950. À droite : G. de Rougemont, Sans titre, 2007.


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Rodin Les arts décoratifs 13 juin - 20 septembre 2009

L’idée de présenter l’œuvre de Rodin sous l’angle des arts décoratifs s’est imposée en raison de la présence à Évian de la villa La Sapinière, construite à la fin du XIXe siècle pour un amateur d’art fortuné, le baron Joseph Vitta. Elle renferme un exceptionnel ensemble décoratif conçu et réalisé entre 1892 et 1897 par plusieurs artistes et décorateurs, notamment Bracquemond, Charpentier, Chéret, Besnard et Falguière. Non seulement Rodin connaissait personnellement ces artistes – il a même collaboré en 1902 avec Bracquemond pour la création d’un luxueux miroir à main commandé par Vitta – mais il participa lui aussi à cette entreprise. La qualité et l’originalité de ces œuvres méconnues amènent à réexaminer, dans la carrière de Rodin, la part de sa production décorative et l’importance du caractère ornemental de bon nombre de ses œuvres. Dans cette optique, l’exposition sera l’occasion d’étudier la place de Rodin dans l’univers des arts décoratifs et de la décoration monumentale, à une époque qui multiplia les échanges entre des domaines artistiques traditionnellement cloisonnés. Le Palais Lumière innove donc en présentant Rodin sous cette thématique. Si, sur les 180 œuvres présentées (dont les 2/3 prêtées par le musée Rodin), la plupart n’ont jamais été montrées, d’autres au contraires très connues, Le Baiser, Le Penseur, La Porte de l’Enfer… sont découvertes tout à fait différentes sous leur aspect décoratif.

En haut à gauche : La villa La Sapinière. En bas à gauche : Éternel printemps, Bronze. Au milieu : Le Baiser. À droite : Affiche de l’exposition.

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À gauche : Colonne, maquette. Au milieu : Fortune et Amour, 1871. Au-dessus : Tendresse maternelle, vers 1871. À droite : Vase, vers 1890.


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Léonard Gianadda d’une image à l’autre 17 octobre 2009 - 31 janvier 2010

Depuis plus de trente ans, la Fondation Pierre Gianadda fascine le monde entier par la qualité de ses expositions et le succès populaire qu’elle rencontre. Au coeur de cette réussite, un homme : Léonard Gianadda, ingénieur et bâtisseur, mais aussi académicien et mécène... Dans tout ce que Léonard entreprend et réussit, on découvre une étonnante capacité à intégrer les éléments déterminants d’un domaine, un sens aigu de l’importance des choses, un souci du détail qui frappe, et, par-dessus tout, la passion de partager. Cela ne date pas d’aujourd’hui. Avant de se lancer dans une carrière technique, le jeune Léonard manifeste un intérêt marqué pour l’art et la culture. A 18 ans, il entame une carrière de photojournaliste. Le jeune étudiant parcourt le monde pour les journaux et les magasines illustrés. Il est surtout en quête de rencontres et rapporte des milliers de photographies de ses voyages. On y trouve des parentés évidentes avec les approches des grands photographes de l’époque et un regard légèrement décalé sur le monde qui l’entoure. Ce regard est déjà celui d’un homme qui aime le contact avec les gens et réussit à gagner leur confiance dans des échanges que l’on devine profonds. La redécouverte de son oeuvre photographique, caché et oublié, aboutit à une exposition conjuguant des photographies inédites de Léonard Gianadda à celles qui retracent les principales étapes de sa carrière et des activités de la Fondation créée à la mémoire de son frère.

À gauche N° 16, Exposition Auguste Rodin, 1984, photo Oswald Ruppen. À droite : Affiche de l’exposition.

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À gauche : N° 10, Jordanie, 1960, photo Léonard Gianadda. Au-dessus  N° 13, Guatemala, 1961, photo Léonard Gianadda. En haut à droite : N° 1, Etudiants qui travaillent de nuit à la Poste de Lausanne, 1956, photo Léonard Gianadda. En bas à droite : N° 5, Paris-Chartres, 1957, photo Léonard Gianadda.


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Jean Cocteau Sur les pas d’un magicien 20 février - 23 mai 2010

Né il y a 120 ans à Maisons-Laffitte, Jean Cocteau occupe depuis plus d’un siècle l’espace artistique et reste présent à travers toutes les facettes de sa création. Intellectuel et artiste multidisciplinaire, il demeure une figure protéiforme du XXe siècle et à ce titre bénéficie d’une reconnaissance internationale. Si le grand public connaît son œuvre, ou du moins, une partie de ses écrits, de sa filmographie ou de son théâtre, moins nombreux sont ceux qui connaissent son travail de dessinateur, de peintre et d’une manière générale l’ensemble de ses recherches plastiques. Cette exposition, par son caractère rétrospectif, a pour ambition de faire découvrir la richesse et la diversité d’une œuvre qui exploita tous les champs et tous les moyens artistiques dont il disposa. Ces témoignages devraient permettre d’élargir la vision que l’on a de ce « génie fragile «, témoin et acteur d’époques riches et mouvementées.

À gauche : Le Tango, 1915. Collection Dominique Bert. © Photographie Jean Bernard À droite : Catalogue de l’exposition Édition Thalia, 2009

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À gauche : Hommes sans visage, 1917. Mine de plomb sur papier, 28 × 46 cm, coll. part. Au-dessus : Revue Cinémonde du 30 mars 1948. L’aigle à deux têtes de Jean Cocteau, 41,5 × 27 cm, coll. part. À droite : Marianne Oswald, vers 1928. Encre et aquarelle sur papier, 25,5 × 19 cm, coll. Stéphane Dermit.


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H2O Œuvres de la collection Sandretto Re Rebaudengo 12 juin - 19 septembre 2010

L’eau symbolise les émotions, elle est la métaphore des forces naturelles mais aussi des ressources que l’homme met en œuvre pour identifier les sources de ses propres angoisses et de ses propres peurs. Elle est une matière impalpable mais durable. H2O explore l’image de l’eau dans l’art à travers les œuvres des 22 artistes sélectionnés parmi les plus grands noms de l’art contemporain international mais également parmi les jeunes talents prometteurs, qui usent de tous les supports disponibles pour s’exprimer sur ce sujet fascinant, de la sculpture à la photographie, de la peinture à la vidéo en passant par le montage.

À gauche : Flavio Favelli, Museum, 2007. À droite : Affiche de l’exposition.

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À gauche : Nobuko Tsuchiya, Jellyfish Principle, 2004. Au-dessus : Hermann Pitz, Des Gouttes d’eau, 1989. À droite : Jeppe Hein, Flowing Water, 2006.


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Le bestiaire imaginaire L’animal dans la photographie de 1850 à nos jours 9 octobre 2010 - 16 janvier 2011

Cette exposition réunit plus d’une centaine de photographies d’animaux réels ou imaginaires prises par des photographes majeurs du XIXe siècle et des artistes contemporains qui se retrouvent autour d’une pensée commune : la place de l’animal dans la photographie. L’animal est une figure très présente dans la pensée, il symbolise nos croyances, illustre nos contes et légendes, peuple notre imaginaire. Véritable énigme, il exerce une fascination, inspire les artistes et devient l’acteur de ses représentations dès les débuts de l’invention de la photographie. L’animal est au départ photographié comme un sujet d’étude, en effet son comportement est observé, enregistré et répertorié de manière documentaire et scientifique, mais il intègre très rapidement une place importante au sein de la vie sociale de l’homme et devient peu à peu un modèle à part entière. De moins en moins photographié dans son environnement naturel, l’animal est aujourd’hui très souvent mis en scène par les artistes et devient le support d’un récit potentiel à partir duquel peut se composer une fiction ou une analyse du statut propre de l’animal. Mais très souvent la présence de l’animal nous amène à nous interroger sur nous même.

À gauche : Olivier Richon, Portrait of a Monkey with books, 2008. Tirage couleur, 95 x 120 cm © Olivier Richon / Courtesy Ibid Projects, Londres / Galerie Bendana Pinel, Paris. À droite : Affiche de l’exposition.

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À gauche : André Adolphe Eugène Disdéri, Chien, Circa 1857-1865. Tirage albuminé, 19 x 20 cm. Courtesy Estate Harry Lunn. Au-dessus : William Ingram, Flemish Landscape # 1, 2009. Tirage couleur, 40 x 30 cm © William Ingram À droite : Jeanloup Sieff, Chat solitaire dans un environnement inhospitalier, Paris, 1973. Tirage argentique, 30 x 20 cm. Courtesy Estate Sieff / Galerie Baudoin Lebon, Paris


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