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Sophie Huguenot, de la sĂŠrie KARKKILA, ordinary imaginary, 2008


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SOMMAIRE / CONTENTS

Sophie Huguenot, de la série KARKKILA, ordinary imaginary, 2008

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SOMMAIRE / CONTENTS

Sophie Huguenot, de la série KARKKILA, ordinary imaginary, 2008

RUBRIQUES NEAR INTERVIEWS EVENEMENTS / EVENTS EXPOSITIONS / EXHIBITIONS FESTIVALS PUBLICATIONS PRIX / AWARDS FORMATION / EDUCATION

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EDITO DE NEXT Ce numéro de NEXT s'ouvre sur un superbe portfolio nordique de Sophie Huguenot, Karkkila, et sur un entretien avec Marco Costantini, historien de l'art spécialisé dans la période contemporaine et commissaire d'exposition indépendant qui expose régulièrement des photographies sous diverses formes. Le mois de février offre un riche programme d'expositions liées à l'image photographique contemporaine (en) Suisse ainsi qu'un important colloque international sur l'art du livre de photographie organisé par l'ECAL et le Musée de l'Elysée, avec une présentation des publications des membres de NEAR. Excellente lecture !

Maquette : Ilaria Albisetti, www.latitude66.net ; Rédaction : Nassim Daghighian, présidente de NEAR Pour recevoir NEXT ou pour nous informer de vos activités, prière de nous contacter par e-mail : next@near.li NEAR • association suisse pour la photographie contemporaine • avenue vinet 5 • 1004 lausanne • www.near.li • info@near.li


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PORTFOLIO

Sophie Huguenot, de la série KARKKILA, ordinary imaginary, 2008

PORTFOLIO Sophie Huguenot. KARKKILA, ordinary imaginary Sophie Huguenot (1982, CH) est diplômée de l'ECAL en communication visuelle, département photographie. En 2007-2008, elle a effectué un séjour Erasmus en Finlande en 2ème année de Master dans le département photographie de TaiK (École d'art et de design d'Helsinki). Sophie Huguenot est membre de NEAR (lien). Démarche artistique " Le sujet prédominant dans tous mes travaux est le quotidien, qu'il soit privé ou public, relationnel ou lié à l'abondance d'images qui rythme et nourrit notre société. Dans mes différents projets (photographie, vidéo), je questionne le quotidien en l'abordant toujours avec un " pas de côté ". Je l'explore, le décortique, le déconstruit. Au travers de mes errances, mes voyages, mes rendez-vous, mes promenades, je cherche à documenter ce qui m'entoure avec une attention particulière, personnelle, qui diffère en fonction des univers que je découvre. Je me pose la question : " Qu'est-ce je vois ? " et tente de la transposer en " Qu'est-ce que vous voyez autour de vous ? ", afin de confronter mes interrogations à celles du spectateur. " KARKKILA, ordinary imaginary, 2008 Portraits, paysages, couleurs et lumières se mélangent, dialoguent, parlent du temps qui passe en silence. " Karkkila. C'est la fin de l'été. Jours qui se raccourcissent très vite, fraîcheur automnale. Le soir, les gens sortent et profitent de la lumière, contemplent la ville, la mer, le soleil. Une certaine tristesse se fait sentir, de la mélancolie. Je ne me rends pas compte de ce qui m'attend, mais j'observe toutes ces personnes qui contemplent et attendent le retour du printemps. Je décide alors d'utiliser cette période pour photographier ce qui m'entoure, ce que je découvre. " Sophie Huguenot

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Aline d'Auria, Sans titre, 2009

Participation de NEAR au colloque international Le Livre de Photographie sous (im)pression Colloque organisé par le Musée de l'Elysée et l'ECAL, Ecole Cantonale d'Art de Lausanne Dimanche 21 février, espace En avant-première, Avenue de l'Elysée 4, Lausanne, 13h à 16h environ NEAR présente aux participants du colloque et au public intéressé de découvrir les publications des membres de l'association ainsi que des maquettes de photographes qui ont été sélectionnés par NEAR et invités à rencontrer le célèbre éditeur Gerhard Steidl en novembre 2009. Programme détaillé et informations pratiques sur le colloque dans la rubrique EVENEMENTS / EVENTS, P28. Maquettes présentées lors du colloque - Matthias Bruggmann, Somalie. 2006-2009, 2009-2010 - Victor de Castro, Quando o carnaval passar…, 2009-2010 - Véronique Hoegger, Carolina Espirito Santo, The Books of Buchs. AG 5033 / LU 6211/ SG 9470 / ZH 8107, 2009, 4 volumes - Sophie Huguenot, KARKKILA, ordinary imaginary, 2010 - Murielle Michetti, The Pandora Book, 2009-2010 - Yann Mingard, Repaires, 2009 - Virginie Rebetez, Visiting Jane, 2009-2010

Le Musée de l'Elysée est membre collectif de NEAR.

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NEAR

Mathieu Bernard-Reymond, TV, Ostfildern, Hatje Cantz, 2008

Quelques publications récentes des photographes de NEAR et des membres d'honneur de NEAR Monographies - Mathieu Bernard-Reymond, TV, Ostfildern, Hatje Cantz, 2008 - David Favrod, Omoide Poro Poro, Lausanne, Fanzine autopubliée, 2010 - Matthieu Gafsou, Surfaces, Arles, Actes Sud, 2009, - Anne-Sophie Küch, Éléments d'Étymologie, Paris, Filigranes, 2007 - Nicole Hametner, Aster, Paris, Filigranes, 2008 - Pierre Le Tulzo, Golden Bay., Les Naufragés de Malte, Paris, Filigranes, 2008 - Catherine Leutenegger, Hors-champ, Gollion, Infolio / Lausanne, Musée de l'Elysée, 2006 - Gian Paolo Minelli. La piel de las ciudades / The skin of the cities, Zurich, Link Group / Codax / JRP Ringier, 2010 - G. P. Minelli, Buenos Aires_Argentina, Villa Lugano 2008-2009, Lugano, Ville de Lugano, 2009 - Yann Mingard et Alban Kakulya, East of a New Eden, Bâle, Lars Müller Publishers, 2009 - Nicolas Savary, L'Âge critique, Fribourg, Bibliothèque universitaire fribourgeoise, 2007 - Annelies Štrba, Frances and the Elves / Frances und die Elfen, Stuttgart, Arnoldsche Verlagsanstalt, 2006 Ouvrages collectifs ; catalogues ; magazines - François Burland. Space Cowboy, Lausanne, Niggli, coll. art & fiction, 2009, photographies de Murielle Michetti - Christian Caujolle, Juan Fontcuberta et Radu Stern, L'ubiquité de l'image, Barcelone, KRTU, 2009 - Mario Cresci, éd., FUTURE IMAGES, Milan, Federico Motta, 2009, avec notamment des photographies de Emmanuelle Bayart, Mathieu Bernard-Reymond, Matthias Bruggmann, Danaé Panchaud - Virginie Otth, éd., Définitions, Bienne, Photoforum PasquArt, 2009, avec notamment des photographies de David Gagnebin-de Bons et Virginie Otth, ainsi qu'un texte de Marco Costantini. - Special Edition 2009, Morges, IdPure, 2009, avec notamment des photographies de Yann Amstutz - Was aus mir wurde – Ce que je devenais, Lausanne, a plus trois éd., 2008, avec des photographies de David Gagnebin-de Bons et Stephan Rappo NEAR • association suisse pour la photographie contemporaine • avenue vinet 5 • 1004 lausanne • www.near.li • info@near.li


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INTERVIEW

Sophie Huguenot, de la série KARKKILA, ordinary imaginary, 2008

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INTERVIEW

Marco Costantini, Lausanne, le 14 janvier 2010. Photographie : Yann Amstutz

Rencontre avec Marco Costantini, historien d'art et commissaire d'exposition

PRESENTATION Marco Costantini (1970, CH, IT) est historien de l'art spécialisé dans la période contemporaine. Il est chargé de mission auprès du Musée cantonal des beaux-arts de Lausanne et enseigne la théorie et l'esthétique de l'art contemporain à l'Ecole cantonale d'art du Valais (ECAV) à Sierre. Il a enseigné pendant 6 ans à l'université de Lausanne en tant qu'assistant puis comme chargé de cours ainsi que durant 3 ans à l'EPFL en tant que chargé de cours au département d'architecture. Ses thèmes de recherches sont centrés sur les représentations et les usages du corps dans les différentes pratiques artistiques de la deuxième moitié du 20e siècle à aujourd'hui ainsi que sur les interactions des arts plastiques avec le textile, la danse contemporaine et le design. Marco Costantini est également commissaire d'expositions indépendant. Il a organisé plusieurs expositions dont Eau Sauvage à la galerie Lucy Mackintosh de Lausanne (2006), Eau Sauvage part II à la Fieldgate Gallery de Londres (2007), INBETWEENOUT (2009) dans les Abris de l'Arsenic à Lausanne dont il est désormais responsable de la programmation des expositions. Il prépare Black Mirror (mars 2010), une exposition sur l'esthétique et la posture rock dans la création actuelle pour les Abris ainsi qu'une exposition sur le papier peint contemporain pour le Musée de design et d'arts appliqués contemporains (MUDAC) de Lausanne et le Musée de Pully (nov. 2010). Il a réalisé plusieurs projets consacrés spécifiquement à la photographie. Il a ainsi assuré la direction artistique de la première édition du festival Alt. +1000. Photographies de montagne à Rossinière (2008), présenté les travaux d'Annaïk Lou Pitteloud (exposition personnelle en 2009), organisé Regards sur la ville avec les images de Catherine Leutenegger & Sandra Guignard, Claire Liengme, Matthieu Gafsou, et une exposition personnelle des nouvelles photographies de Tonatiuh Ambrosetti (janvier 2010). Marco Costantini est membre d'honneur de NEAR (lien). Le texte qui suit est un extrait de l'entretien qui a eu lieu le 10 décembre 2009 à Lausanne avec Nassim Daghighian, historienne de l'art, présidente de NEAR. Pour télécharger le texte sans les illustrations : pdf

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INTERVIEW

Festival de photographie de montagne Alt. + 1000, Rossinière, 27 juillet au 14 septembre 2008. Photographie : Raphaël Hefti, de la série Disco, 2002-2006

ENTRETIEN Commissariat d'expositions Nassim Daghighian : Parmi les expositions récentes que tu as conçues et réalisées pourrais-tu nous parler plus en détail de tes projets liés à la photographie ? Marco Costantini : La dernière exposition importante, Alt. +1000, eut lieu à Rossinière en été 2008. C'était la première édition de ce festival dont la deuxième est prévue en 2011. Ce fut une grande aventure, car il fallait créer un festival de toute pièce, travailler sur une thématique − la photographie de montagne contemporaine − qui paraît facile, mais ne l'est pas du tout. Ceci impliquait de trouver de nouveaux regards sur la montagne et une manière de les présenter dans un village comme Rossinière, puisqu'une partie des images était exposée dans une chapelle désaffectée, un hangar, une grange à foin ou encore une étable. Il fallait donc aménager ces lieux, trouver des systèmes d'accrochage et une scénographie, préparer une publication accompagnant la manifestation. C'était un travail conséquent qui m'a occupé, avec une équipe à mes côtés, pendant plus d'un an. La production du catalogue fut une belle opportunité de réflexion sur la photographie de montagne et l'occasion d'affirmer qu'il y avait véritablement une photographie de montagne contemporaine, loin de l'image d'alpage bucolique. Ce fut une expérience extraordinaire qui a très bien fonctionné, le catalogue fut rapidement épuisé. ND : Pour Alt. +1000, voulais-tu te centrer plus spécifiquement sur une photographie suisse contemporaine ? MC : Comme il s'agissait d'une édition-test inaugurale, l'appel à projets a surtout été effectué en Suisse, ce qui sera probablement différent lors de la prochaine édition du festival. Effectivement, le choix s'est basé principalement sur des photographes suisses, excepté Benoît Vollmer, Français établi en Suisse à l'époque. Ce que je trouvais intéressant c'était la manière de choisir les travaux photographiques. Avec le comité directeur, nous avions décidé d'inviter deux photographes, d'une part un artiste déjà reconnu et important en Suisse, Thomas Flechtner et d'autre part, une jeune photographe moins connue, Vanessa Püntener, qui a réalisé un travail tout à fait extraordinaire. Nous les avions donc invités puis nous avons organisé un concours destiné à d'autres photographes, dont on a sélectionné six travaux très différents les uns des autres afin de montrer la diversité des regards contemporains sur la montagne.

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INTERVIEW

Festival Alt. + 1000, Rossinière, 2008. Photographies : Benoît Vollmer, de la série Ex Nihilo, 2007-2008

MC : Sept photographes ont été exposés dans le village et le huitième a été présenté en pleine nature − cinq grandes images ont été éparpillées à travers le village et les champs alentours. ND : L'exposition en plein air de photographies de montagne a une tradition. J'ai le souvenir de plusieurs expositions de ce type organisées par Nicolas Bouvier et Pierre Starobinsky, dont le projet inaugural intitulé Eloge de la montagne fut présenté durant l'été 1993 au sommet de la Berneuse sous forme d'affiches au format mondial. Mais ce n'était pas véritablement l'objectif de Alt. +1000 ? MC : Non, l'initiative est partie d'un groupe de jeunes de Rossinière qui voulaient développer l'offre culturelle du village pour montrer qu'il y avait des propositions alternatives à la seule Fondation Balthus. Ce groupe très dynamique organise chaque année dans le village une exposition différente sur le thème du chat. Ils ont eu cette idée de festival de photographie de montagne tous les trois ans. C'est intéressant, car le projet est né d'une volonté du village et c'est par la suite qu'ils sont allés chercher des professionnels de la photographie pour les épauler puisqu'ils n'avaient pas les connaissances ou les compétences suffisantes. Ce groupe possédant un bureau de graphisme, ils se sont occupés de toute la communication visuelle du festival qui a très bien fonctionné. Ils ont également réalisé le graphisme de la publication. Du coup c'est un vrai produit local de Rossinière, l'exposition comme le catalogue. ND : En 2011, l'objectif sera-t-il à nouveau d'inviter des artistes et d'organiser en parallèle un concours ? MC : La formule va évoluer quelque peu parce qu'il y aura un partenariat avec le Parc Naturel Régional de la Gruyères, Pays d'Enhaut. Je devais être à nouveau le directeur artistique en 2011, mais j'ai décidé après mûres réflexions de me retirer du festival parce que j'ai trop de projets en cours. De plus, j'aimerais bien que cela soit un nouveau regard qui prépare l'édition suivante, avec une autre approche de la photographie de montagne et de la manière d'exposer dans un tel lieu. Donc je me réjouis de voir la prochaine édition, c'est un festival qui mérite sa place dans le paysage photographique suisse.

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INTERVIEW

Exposition Annaïk Lou Pitteloud. Setting Up the Process, Espace des Télégraphes, Lausanne, 29 mai au 13 juin 2009. Photographie du carton d'invitation : Annaïk Lou Pitteloud, Sequence #7 (moving) , 2008, détail

ND : Quelles sont tes autres expériences de commissaire d'exposition dans le domaine de la photographie ? MC : Alt. +1000 était une exposition de groupe, comme la plupart de mes projets avec des artistes contemporains. Je réalise rarement des expositions personnelles, mais ce fut le cas au printemps 2009 avec Annaïk Lou Pitteloud, parce que j'aime beaucoup sa démarche. C'est un travail intelligent, qui dépasse largement la seule vision de l'image elle-même, qui pose beaucoup de questions par rapport au médium photographique : que voit-on ? qu'est-ce qu'on fabrique ? quels sont nos rapports à l'autre dans le contexte urbain ? Il s'agit vraiment d'un projet très riche et c'est pourquoi j'ai proposé à Annaïk d'organiser cette exposition solo lorsque j'ai eu l'opportunité d'occuper l'Espace des Télégraphes, une galerie dans le quartier du Flon à Lausanne. Ce fut un réel succès ! Les expositions solos dont je suis le commissaire sont plutôt des coups de cœur ou des opportunités. Je ne les cherche pas parce que je préfère les expositions collectives ou thématiques. Cependant, j'ai organisé une seconde exposition photographique solo à l'Espace des Télégraphes en janvier 2010 et j'envisage sérieusement d'organiser un cycle régulier en réalisant une exposition de photographie par année dans cette galerie. La nouvelle exposition, Deus Ex Machina, présente une série récente d'images de montagne de Tonatiuh Ambrosetti, un photographe tessinois que j'avais déjà exposé à Rossinière. Son travail me pose également beaucoup de questions, notamment par rapport au genre du paysage, domaine artistique dans lequel je n'ai pas l'habitude de m'aventurer puisque j'ai surtout abordé celui du corps. Tonatiuh s'intéresse justement à des problématiques telles que : comment faire du paysage de montagne aujourd'hui ? comment parler des modifications actuelles du paysage ? Ce sont ces interrogations qui m'ont incité à exposer à nouveau ce photographe. L'exposition de Tonatiuh est ensuite présentée à l'ETH de Zurich, mais à cette occasion nous montrerons également d'anciens tirages exposés à Rossinière et une série toute récente consacrée à la construction de la nouvelle cabane du Mont Rose. À l'Espace des Télégraphes, pour des questions de clarté et de place, j'ai décidé de ne montrer que les images tirées d'une série de Tonatiuh, encore jamais exposées à Lausanne, comme ce fut le cas dans l'exposition d'Annaïk.

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Exposition Tonatiuh Ambrosetti. Deus Ex Machina, Espace des Télégraphes, Lausanne, 14 janvier au 30 janvier 2010. Photographie : Tonatiuh Ambrosetti, Val Bedretto, Ticino, Suisse, 2009, de la série en cours Deus Ex Machina, impression lambda collée sur aluminium, 120x150 cm

MC : La série Deus Ex Machina de Tonatiuth traite des forces de la nature. Il y a ici un rapport à la peinture qui m'intéresse beaucoup. La première fois que j'ai vu ces nouvelles images, j'ai tout de suite pensé aux peintures paysagères suisses du 19e siècle, notamment à l'école genevoise d'Alexandre Calame (1810-1864). C'est quelque chose de très romantique. J'en ai parlé au photographe, qui ne connaissait pas ces peintures-là et qui a été impressionné en les découvrant. Il a également trouvé de grandes affinités tant plastiques que philosophiques entre ses images et les tableaux de Calame. Le rapprochement que j'ai fait n'est donc pas infondé et m'a permis de développer une réflexion sur la représentation des événements naturels qui échappent à l'emprise de l'homme. ND : Intéressant ! À l'occasion d'une récente exposition collective d'art contemporain aux Abris de l'Arsenic intitulée INBETWEENOUT, tu cites dans ton texte de présentation Maurice Merleau-Ponty. La phénoménologie a-t-elle nourri tes réflexions pour concevoir cette exposition ? MC : Oui, cela m'a justement intéressé pour INBETWEENOUT. Lorsque j'ai pris la responsabilité d'organiser des expositions dans les Abris, j'avais le projet d'y présenter une autre exposition, qui aurait été en quelque sorte parachutée là. Puis, comme ce bunker antiatomique est un lieu tellement extraordinaire, j'ai pensé qu'il faudrait d'abord y réaliser une exposition d'art contemporain qui parle de cet endroit-même. J'ai alors commencé à choisir des artistes qui traitent de questions relevant de ce type d'espaces : l'enfermement, l'angoisse, la claustrophobie, les technologies, l'imaginaire… Car, une fois qu'on est à l'intérieur des abris en temps de guerre, on imagine toujours ce qui se passe à l'extérieur ; face à un manque de visibilité, on est sans cesse dans l'extrapolation.

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INTERVIEW

Carton d'invitation de l'exposition INBETWEENOUT, Abris de l'Arsenic, Lausanne, 28 octobre au 28 novembre 2009

MC : Parallèlement à la sélection des artistes, j'ai fait appel à ces textes de Merleau-Ponty, en particulier La phénoménologie de la perception (1945) et Le visible et l'invisible (1964, posthume), qui touchent aux questions soulevées par ces abris. La gageure a été de monter une exposition où aucun de ces trois éléments − MerleauPonty, les abris et les artistes − ne prenne le dessus sur les autres, tant dans l'accrochage que dans la théorie de l'exposition, il fallait qu'il y ait un équilibre. Certaines pièces ont été mises de côté parce que leur présence déséquilibrait l'ensemble. Cependant, une fois que l'idée m'est venue, l'accrochage a été relativement facile. Comme je ne voulais pas de surcharge, les pièces ont trouvé leur place de manière très naturelle. J'ai fait en sorte que les salles se renvoient les unes aux autres et qu'il y ait des dialogues entre les œuvres de différents artistes exposées dans une même salle. Le parcours était libre, il n'y avait pas vraiment de début ou de fin. Même si j'avais défini une salle de début, on pouvait très bien faire le parcours en boucle. C'était vraiment une exposition qui fonctionnait sur l'écho. Bien que non dit, celui-ci était très présent, je trouve. Par exemple, une pièce d'Annaïk Lou Pitteloud constituée d'une simple projection de reflets de fenêtre sur le mur faisait écho à une toile abstraite de Jean-Luc Manz représentant un mur de briques et qui, exposée sur un mur de béton, paraissait être une fenêtre murée. Il y avait donc cette sorte d'écho typologique qui s'est créé du fait qu'on les mette en confrontation dans le même espace. Les artistes ont été extrêmement touchés par ce genre d'accrochage et de rencontre entre les œuvres ; il y a eu beaucoup d'émulation, de discussions entre les artistes. C'était très fort. J'avais convoqué Merleau-Ponty pour le texte d'introduction, mais j'avais envie d'avoir d'autres discussions. Pour moi l'exposition est un premier pas : je propose ma vision au spectateur et j'aime savoir ce que ce dernier perçoit dans l'exposition, voit-il la même chose ou différemment ? C'est pour cela que j'ai invité une architecte, Nadia Kayat et une philosophe, Malika Sager, à effectuer des visites commentées à ma place pour avoir un autre point de vue. J'ai prévu de les solliciter pour le catalogue qui sort en mars aux éditions Sang Bleu. Un psychologue qui va également écrire sur l'exposition. Cette publication me permet de travailler avec des personnalités qui sont aussi touchées personnellement ou impliquées professionnellement par ces questions de la claustrophobie, de l'angoisse. Sur le plan philosophique, comme je me réfère Merleau-Ponty, Malika Sager a dû citer Heidegger !

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Carton d'invitation de l'exposition Black Mirror, Abris de l'Arsenic, Lausanne, 2 mars au 18 avril 2010. Image : Iain Forsyth and Jane Pollard, Kiss My Nauman (still - The Starchild), 2007, 4 channel HDV projection, no sound, duration : 47 min.

MC : Avec les architectes spécialisés dans ce type d'espace, nous avons eu des discussions sur la mécanique de la construction par exemple. Ainsi l'exposition n'a été qu'un stimulus pour élargir le champ d'investigations et ce catalogue est le résultat de l'analyse de tout ce qui a été fait, donc il aura une vie indépendante de l'exposition. ND : INBETWEENOUT était-elle une exposition inaugurale dans une programmation des Abris que tu vas proposer chaque saison au théâtre de l'Arsenic, avec deux ou trois expositions par année ? MC : Oui, je n'ai pas envie d'en faire trop. Comme je veux préparer des expositions thématiques, cela me demande beaucoup de temps. J'ai vraiment besoin de me donner le temps de réfléchir à des idées et à des artistes pour bien les mettre en forme dans l'exposition. Je pense que deux projets par année c'est déjà suffisant. On est trop habitué à avoir une programmation à la mitraillette. La prochaine exposition commence début mars, sur une question qui paraît très différente de INBETWEENOUT et qui pourtant n'est pas si éloignée. Elle s'appelle Black Mirror et traite de la posture comme de l'esthétique rock : l'aspect musical (rock, métal, punk) dans l'art contemporain ainsi que la posture ou attitude, comment on se positionne dans le monde à travers cette mentalité rock. Ce n'est donc pas qu'une musique. Je considère l'esprit rock comme un espace de liberté et il m'intéresse particulièrement. Les amateurs de rock se mettent en marge de la société, d'une culture dominante, du moins au départ à l'époque d'Elvis. C'est ce que j'aimerais mettre en avant dans cette exposition : les codes, les postures alternatives du rock, du métal, du punk. En cela ce projet n'est pas si éloigné de INBETWEENOUT parce qu'on est également dans un espace intermédiaire. Le rock est pour moi cet espace dans lequel on peut réfléchir autrement, en tout cas avoir des propositions différentes de ce que la société nous impose. C'est pour cela que j'ai choisi le titre de Black Mirror. Celui-ci fait référence aussi bien à un titre de chanson d'Arcade Fire (2007) qu'à un objet dont se servait notamment Nicolas Poussin au 18e siècle pour peindre ses paysages. Lorsqu'il regardait à travers ce miroir, l'artiste ne voyait le paysage qu'en noir et blanc. Ainsi, il n'était pas perturbé par les couleurs lorsqu'il le dessinait sur le papier. Il s'opère donc une inversion de valeurs qui me plaît. De plus, il y a une dimension maléfique puisqu'on appelle aussi cet objet le miroir de sorcière. Cette idée ambivalente de renversement symbolique des valeurs, automatiquement vu par les autres comme quelque chose de négatif, violent, malsain, voire diabolique, représente bien le rock à mon avis.

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INTERVIEW

Germinal Roaux, Lausanne, Switzerland - November 2009, de la série Diary (exposition Black Mirror, Abris de l'Arsenic, Lausanne, 2 mars au 18 avril 2010)

MC : C'est une proposition, comme dans chacune de mes expositions. Lorsqu'on descend les marches pour entrer dans les abris, l'escalier fait office de miroir noir pour l'exposition, de renversement. Le spectateur arrive de l'autre côté du miroir, il pénètre dans le Black Mirror. C'est de nouveau un accrochage et une scénographie assez complexes. ND : Une sorte de dispositif d'immersion, l'escalier étant la métaphore de la traversée du miroir ? MC : Voilà, il va falloir le réaliser par un geste d'artiste ou par la scénographie, mais de manière pas trop littérale. L'accrochage de Black Mirror n'est pas encore arrêté, c'est assez compliqué parce qu'il y aura beaucoup plus d'artistes que dans INBETWEENOUT, une quinzaine, et plusieurs œuvres par artiste. C'est donc une exposition très dense, sur la profusion, tout le contraire de la première qui portait plutôt sur l'élimination.

Photographie et art contemporains ND : Comment définirais-tu les relations complexes entre photographie et art dans le contexte contemporain ? Peut-on encore distinguer les photographes des artistes dits " plasticiens " utilisant la photographie ? Les différentes catégories (art, mode, documentaire, etc.) ou la hiérarchie des genres ont-ils encore une pertinence à l'époque actuelle ? MC : C'est une vaste question... En tant qu'historien d'art et commissaire d'exposition, je n'aime pas choisir un domaine de spécialisation, me limiter à un champ d'investigation. Lorsque je prépare une exposition collective d'art contemporain telle que Black Mirror, je n'exclus pas la possibilité d'y présenter de la photographie. Il y aura notamment le travail photographique de Germinal Roaux ; cela me paraît normal et je ne me suis pas posé plus de questions ! Lors du débat intitulé Dualités de la photographie récente : une situation analogue à celle des années 1930 ? au Château de Prangins (août 2009), j'ai été très surpris des deux types de discours qui s'opposaient : d'une part, ceux pour qui l'art et la photographie constituent un grand tout et d'autre part, les photographes puristes, avec un médium précis, son discours, son histoire. J'ai trouvé que c'était un discours qui n'a plus vraiment cours aujourd'hui et qui empêche peut-être certains photographes d'être plus ouverts.

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Germinal Roaux, Paris, France - November 2008, de la série Diary (exposition Black Mirror, Abris de l'Arsenic, Lausanne, 2 mars au 18 avril 2010)

MC : Je n'adhère pas à ces séparations, même une photographie documentaire peut servir une démarche artistique ! Prenons par exemple les photographies de la série Fait (1992) de Sophie Ristelhueber, exposées au CAN dans Sans consentement (2002). Il s'agissait bien d'une photographie documentaire qui attestait des fractures, des blessures du territoire du Koweit à l'époque de la première guerre du Golfe, mais en même temps, c'était de la photographie plasticienne parce que l'artiste avait choisi un certain type de cadrage, de grands tirages et un mode d'encadrement qui étaient effectivement le propre des œuvres d'art. ND : C'est le parfait exemple d'une artiste qui ne veut surtout pas qu'on la confonde avec un reporter et qui refuserait l'étiquette de photographe. MC : Absolument, on retrouve cette fracture des deux côtés. À mon avis ses images peuvent être lues sur les deux plans, documentaire et artistique. C'est ce qui fait leur force et leur intérêt. Orlan m'a appris cela lors de mes discussions avec elle. Elle déteste le mot " ou " et adore le mot " et " : pourquoi choisir ça ou ça ? alors qu'on peut avoir ça et ça ? Je partage son point de vue : pourquoi choisir alors qu'on peut vraiment traiter les deux selon les types d'expositions ? Il est vrai que ce n'est pas toujours évident. Pour revenir au cas de Germinal Roaux, il n'est pas facile d'intégrer ses photographies au corpus des autres œuvres que j'ai choisies. Je ne sais pas encore sur quel mode je vais les présenter : des tirages, des affiches, une projection ? Qu'une photo soit projetée, collée, sous cadre, etc., ça reste de l'image ! Bien sûr, il faut respecter le désir du photographe, mais mon choix s'effectue souvent en fonction de la confrontation aux autres œuvres, pour maintenir un équilibre… Mais cette question du statut de la photographie et de l'art contemporain est complexe. ND : Elle est en effet complexe. On ne peut plus aujourd'hui établir une séparation simple entre la photographie appliquée, de commande (publicité, mode, architecture, etc.) et la photographie d'art. De même, les artistes contemporains qui utilisent la photographie jouent sur la confusion des genres et les limites s'estompent entre les différents champs d'utilisation des images.

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INTERVIEW

Germinal Roaux, Paris, France - September 2008, de la série Diary (exposition Black Mirror, Abris de l'Arsenic, Lausanne, 2 mars au 18 avril 2010)

MC : Je pense qu'il y a de ça et que d'autres contingences entrent en ligne de compte, notamment l'évolution des médiums de diffusion de la photographie documentaire ; il y a de moins en moins de revues et d'ouvrages consacrés à cette photographie. En fait, la photographie de mode a autant envie de sortir de la revue de mode, pour accéder à un statut artistique, que la photographie documentaire souhaite trouver de nouveaux types de diffusion comme la galerie et le musée. Je prendrai comme exemple Matthias Bruggmann basé à Lausanne qui a réalisé des images en Irak (2003), en Haïti (2004) et en Somalie (2006-2009) [voir son portfolio dans NEXT 14_NOVEMBER 09]. J'ai assisté au vernissage de son exposition personnelle à la Galerie Polaris à Paris (novembre-décembre 2009) et j'ai lu le compte rendu qu'en a fait Jean-Christophe Blaser dans la revue Art Press. Un détail m'a particulièrement intéressé, le passe-partout. Comme il y avait du monde, je n'ai pas eu le temps d'en parler avec Matthias, mais j'aurais voulu l'interroger sur la manière dont il montre ses images. En effet, on pourrait considérer ses photographies sur divers conflits comme documentaires. Elles sont tirées en grand format, mais comme on en a l'habitude, cela ne soulève pas de questions particulières. Cependant, le passe-partout n'est pas un objet anodin, quel est son sens ici ? Ça m'interpelle beaucoup, car mettre la photographie sous cadre avec un passe-partout souligne celle-ci, lui donne l'aspect d'une estampe, voire lui octroie le statut de tableau, ce qui est inhabituel pour ce type d'images. Sans prendre parti, je me pose donc des questions. Peut-être qu'il faudrait trouver un terme propre pour qualifier la démarche de Matthias ? " documentaire plastique " ou " plastique documentaire " ? je ne sais pas. La question se posait déjà, différemment, avec les photographies de Salgado où l'on voit des sortes de limbes lumineux derrière les personnages qui renvoient à l'iconographie religieuse. Comment lit-on ces images ? quel est leur statut ? est-ce que ce sont de belles images ou plutôt des témoignages ? les deux à la fois ? À nouveau, doit-on choisir ? On s'est posé la même question avec l'effondrement des deux tours le 11 septembre 2001. Jean Baudrillard en a parlé dans Le Monde. Il y a une ambiguïté liée aux sujets photographiés. Peut-on trouver une image à la fois terrible et belle, que ce soit l'effondrement des deux tours, la mort d'un enfant ou les conséquences d'une guerre ? Ce sont des questions éthiques, d'ordre personnel, mais aussi culturel, parce que les mentalités évoluent. Le statut de la photographie entre art et documentaire, pour faire simple, soulève des questions pour lesquelles il peut y avoir des réponses ancrées dans le temps, mais pas de réponses définitives.

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INTERVIEW

Matthias Bruggmann, IMG_2550, Somalie, 2009

ND : Michel Poivert, dans La photographie contemporaine (2002), met en évidence qu'il est plus intéressant de voir la dualité de la photographie entre document et art comme une richesse. L'entre-deux, les passages entre ces deux champs sont explorés par de nombreux photographes actuels, dont Matthias Bruggmann. MC : C'est là que le " et " est important et permet une polysémie riche. Comme Matthias n'a pas choisi l'un ou l'autre, cela nous amène à réfléchir. Pour la photographie documentaire, c'est peut-être un nouveau moyen de parler des événements. Puisqu'on a bien plus de peine à publier ce genre de sujets aujourd'hui, le journal télévisé diffusant en masse ce type d'images, la solution serait-elle de passer par l'esthétique, l'art plastique, pour montrer les scènes de conflits ? Je ne sais pas. Matthias ne choisit pas, ce qui a un fort impact sur le spectateur. Je pense ici à l'image terrible d'un cadavre de kamikaze à même le sol (Somalie, 2009), extrêmement violente, mais très plastique en même temps. C'est une photographie très ambiguë : elle est encadrée, sous passe-partout et à vendre. Mettons-nous dans la peau d'un collectionneur. On se prend au piège d'imaginer cette œuvre chez soi. Quel serait son sens, son statut, désormais dans un intérieur privé ? Le travail de Matthias est riche de questions au-delà des images elles-mêmes, qu'on les aime ou pas. ND : Il y a probablement un facteur d'éloignement géographique puisqu'il s'agit ici d'une photo d'actualité prise en Somalie. En raison de la distance physique, le collectionneur est-il plus facilement amené à mettre en suspens les questions éthiques ? MC : Oui, mais si je compare avec mon sujet de recherches sur le sida, par exemple les photographies de Nicholas Nixon dans son livre People with AIDS, c'est très différent parce que c'est un photographe classique. Ses images fonctionnent en série et non pas isolées, cela n'aurait pas de sens. Chez Matthias, il y a au contraire cette volonté d'isoler l'image comme un tableau. Avec des portraits qui ont trait à un sujet difficile comme le sida, le photographe se pose la question de comment transfigurer un sujet pour le faire passer. Chez Matthias, il y a aussi un grand respect de l'humain. Je pense ici à une image prise en Haïti en 2004 sur un parking de supermarché en pleine fusillade, avec un personnage qui tient un revolver à la main. Cette photographie témoigne d'une réalité, d'un moment extrêmement violent et rapide qui est en train de se passer. Matthias montre les choses telles qu'elles sont, il n'a pas fait poser les gens, ce n'est pas un cadrage maîtrisé, on est plutôt dans l'effet immédiat. Le fait d'avoir choisi cette image-là, parmi toutes celles qu'il a enregistrées dans son appareil, lui donne selon moi un impact lié à l'honnêteté de sa démarche et au respect de son sujet …

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INTERVIEW

Matthias Bruggmann, IMG_00827, Haïti, 2004

ND : Il y a également une double lecture des photographies de Matthias, probablement volontaire de sa part. Lorsqu'il prend cette image, il a peut-être en tête Man with a Rifle (2000) de Jeff Wall. Tout à coup, il voit dans le réel quelque chose qui correspond à ses références culturelles dans l'art contemporain comme dans l'histoire de la photographie de reportage. Il se peut aussi que ce soit le spectateur qui dépasse le premier degré de lecture, littéral et opère ce second degré de lecture face à ses photographies, indépendamment de sa volonté. MC : Il y a selon moi beaucoup de références à la peinture chez Matthias Bruggmann, mais c'est le propre de notre culture : chaque fois qu'on voit une image, elle évoque en nous une autre image. Aby Warburg appelait ce phénomène le pathos formel. Face à une femme tenant un bébé dans ses bras, on voit automatiquement la vierge Marie ou, si l'enfant est mort, une Pietà. Ce sont des images récurrentes, qui reviennent dans l'histoire de l'art ou de la photographie, et qu'on convoque inlassablement, ce qui crée une espèce de généalogie de situations. Ici la comparaison est intéressante parce qu'il s'agit d'une image plasticienne et très construite chez Jeff Wall, et d'un moment tragique de la vie réelle en Haïti chez Matthias. Dans les deux cas, le même instant violent est représenté, un choc et un imaginaire similaires sont produits, c'est troublant. Dans ses livres, Georges Didi-Huberman, à la suite d'Aby Warburg, parle très bien de cette résurgence des images. C'est un sujet passionnant sur lequel j'aimerais avoir le temps de me pencher. Dans l'art contemporain, en particulier la performance, j'avais déjà abordé ce thème de la résurgence des images à propos du travail de Vanessa Beecroft. On pense que ses performances ne représentent rien, alors qu'il se passe des choses dans le nongeste, de nombreuses images sont convoquées simplement par les postures des personnages.

Enseignement ND : Quels sont les éléments auxquels tu sensibilises les étudiants ? Observes-tu de nouvelles pratiques ou/et des filiations chez eux par rapport aux artistes contemporains que tu exposes ? MC : Beaucoup de filiations, pour l'instant, ce qui est normal. Les étudiants en art font appel à ce qu'ils connaissent, à ce qu'ils aiment ou à ce qui les intéressent. Certaines fois, leurs références sont inconscientes et ils sont très déçus quand on leur dit : " Tiens, vous devriez regarder tel travail, parce qu'il ressemble au vôtre et peut-être cela pourrait vous aider… " Leur déception vient du fait qu'ils pensaient avoir trouvé l'œuvre originale, jamais produite.

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INTERVIEW

© Annaïk Lou Pitteloud, Vue de l'exposition INBETWEENOUT, Abris de l'Arsenic, Lausanne, 28 octobre au 28 novembre 2009. Œuvres d'Ana Roldan : au premier plan, Barbarians, 2009, photographie, bois, laque, 80x170 cm ; au fond, The Plot of the five masquerades, 2008, dimensions variables, bois, obsidienne, cire

MC : Il faut donc les rassurer et les encourager. Je les incite surtout à être curieux, à beaucoup se nourrir visuellement, intellectuellement, de lire non seulement la théorie de l'art, mais aussi la littérature, d'aller à l'opéra, à des concerts de rock, de regarder de nombreux magazines, beaucoup d'images, afin de connaître la société dans laquelle ils vivent. ND : As-tu le sentiment qu'il y a un manque de curiosité, de culture générale et d'ouverture chez les étudiants ? MC : De manière générale oui, mais pas seulement chez les étudiants ! Ils sont tout à fait normaux. J'avais également remarqué un manque de curiosité lorsque j'enseignais à l'université. Il faut stimuler les étudiants et les inciter à trouver une pointe d'originalité dans la lecture des œuvres ou l'interprétation du travail des artistes. Mon programme d'enseignement de l'histoire de l'art à l'ECAV, Sierre, s'étale sur trois ans. En 1ère année et 2ème année, je propose des cours classiques qui comportent un fil rouge, un sujet traité plus en détail. A tout moment, les étudiants peuvent prendre des rendez-vous individuels pour parler de leur propre travail. Bien que cela ne soit pas dans mon cahier des charges, je donne volontiers des conseils détachés de toute contingence car cela m'intéresse de connaître les travaux réalisés dans les ateliers et ça me permet de réfléchir à mon programme futur pour trouver des éléments de discussion, des thèmes théoriques ou des sujets à développer qui leur sont directement utiles pour évoluer dans leur travail. Pour moi, c'est vraiment important de faire partie des jurys et, de temps en temps, d'aller me balader dans les ateliers pour voir ce qu'ils font. Par contre, pour les étudiants de 3ème année, j'ai introduit la notion de séminaire aux Beaux-arts, afin que cela ne soit pas moi qui parle, mais eux. Le cours dure une heure trente et, pendant trente à quarante-cinq minutes maximum, un étudiant présente manière succincte une problématique qui l'intéresse ou qui les perturbe. Ce ne sont pas des universitaires, je ne leur demande pas des bibliographies de 15 pages, mais au moins qu'ils arrivent avec quelques argumentations, des questions, qui lancent une discussion, un débat en classe. C'est un cours qui fonctionne très bien, parce que justement ils s'affrontent entre eux, ils apprennent à défendre leurs opinions. Bien qu'ils ne s'en rendent pas compte, ils sont en train de faire leurs armes, parce qu'ils vont aussi devoir défendre leur travail après, faire des dossiers, écrire des textes, etc. Donc je pense que ça peut être utile pour eux. Nous avons eu un débat sur l'œuvre de Thomas Hirschhorn il y a dix jours, on se serait cru au bon vieux temps de l'exposition du Centre Culturel Suisse, avec d'intenses confrontations, des gens pour, des gens contre, c'était très intéressant. Ces débats me permettent d'observer la manière de raisonner des étudiants et de leur offrir un maximum de possibilités de réflexion pour développer un sens critique. J'essaie de proposer des cours dynamiques. Ce n'est pas toujours gagné et certaines fois ça marche. NEAR • association suisse pour la photographie contemporaine • avenue vinet 5 • 1004 lausanne • www.near.li • info@near.li


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INTERVIEW

© Annaïk Lou Pitteloud, Vue de l'exposition INBETWEENOUT, Abris de l'Arsenic, Lausanne, 28 octobre au 28 novembre 2009. Œuvre de Steve Van den Bosch, « » , 2009, 8 néons blanc, 50x50x50 cm chacun

MC : En deuxième année, je traite de l'art suisse du 19e siècle à aujourd'hui. Je peux aborder les mêmes thématiques que dans l'art contemporain international, mais avec corpus défini qui ancre les étudiants dans leur milieu. L'avantage est d'avoir plus facilement accès aux œuvres, de pouvoir rencontrer les artistes, de voir les collections. Cela peut rassurer les jeunes artistes de savoir que l'art suisse a toujours bien marché. Je pense donc que c'est important pour eux de comprendre qu'ils font partie d'une histoire en cours depuis bien longtemps. À la fin de ce cours, j'espère pouvoir aborder la question des institutions culturelles fédérales ou cantonales (l'OFC, Pro Helvetia, etc.) pour leur montrer qu'outre les artistes et les curateurs, il y a d'autres acteurs de la culture en Suisse qui sont tout aussi importants. Il faut leur parler de tout cela pour qu'ils soient mieux armés… C'est la question des contextes, qui est très importante. Pour moi, on ne peut jamais étudier un artiste ou une œuvre sans contexte. Celle-ci est toujours tributaire du milieu dans lequel elle a émergé, soit en opposition, soit en harmonie. C'est normal. ND : Merci beaucoup.

Remerciements à Jacqueline Aeberhard pour la transcription de l'entretien.

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EVENEMENTS / EVENTS

Sophie Huguenot, de la série KARKKILA, ordinary imaginary, 2008

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EVENEMENTS / EVENTS

Exposition Impressions en continu. Steidl, l'art du livre, Musée de l'Elysée, jusqu'au 21 février

Le Livre de Photographie sous (im)pression Colloque international organisé par le Musée de l'Elysée et l'ECAL, Ecole Cantonale d'Art de Lausanne Samedi 20 février, ECAL, Renens, 10h30 − 16h ; dimanche 21 février, Musée de l'Elysée, Lausanne, 10h − 15h30 www.ecal.ch www.elysee.ch Il y a autant de définitions du livre de photographie idéal qu'il y a de photographes qui souhaitent en publier ! Cet événement rassemblera à Lausanne un groupe exceptionnel de spécialistes internationaux œuvrant dans le domaine du livre de photographie : éditeurs, imprimeurs, responsables de production, graphistes, directeurs artistiques, typographes, libraires, historiens, conservateurs, critiques, journalistes et, bien sûr, photographes ! Diverses tables rondes seront le lieu de débats au cours desquels ces experts discuteront du livre de photographie, de son avenir à court terme et à long terme. Ils débattront aussi des réalités liées à sa production et à sa distribution. Des visites guidées de l'exposition Steidl, l'art du livre sont organisées au Musée de l'Elysée. Invités (liste sous réserve de modifications) Nathalie Bocher-Lenoir, Présidente, Gens d'images Luc Debraine, Critique d'art, journaliste Mary DelMonico, Editeur, DelMonico Books/Prestel Frédérique Destribats, Collectionneur Bernd Detsch, Directeur d'Artbookcologne William A. Ewing, Directeur du Musée de l'Elysée Lady Elena Foster, Editeur, Ivorypress Philippe Garner, Directeur Christie's Jean Genoud, Imprimeur Winfried Heininger Directeur de Kodoji Press Françoise Jaunin Critique d'art, journaliste Werner Jeker, Graphic designer Pierre Keller, Directeur de l'ECAL Walter Keller, Commissaire d'exposition

Michael Mack, Editeur, steidlMACK Lesley Martin, Editeur, Aperture Gilles Mora, Historien, commissaire d'expositions Lars Müller, Graphiste, Editeur, Lars Müller Publ. Thomas Neurath, Président, Thames & Hudson Neil Palfreyman, Dir. de prod., Thames & Hudson Alice Rawsthorn, Auteur, journaliste Markus Schaden Editeur, Schaden.com Joachim Schmid, Artiste, fondateur de ABC Alec Soth, Photographe Gerhard Steidl, Imprimeur, Editeur, Steidl Joël Tettamanti, Photographe Cornel Windlin, Graphic designer, Typographe

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EVENEMENTS / EVENTS

Exposition Impressions en continu. Steidl, l'art du livre, Musée de l'Elysée, jusqu'au 21 février

Le Livre de Photographie sous (im)pression Colloque international organisé par le Musée de l'Elysée et l'ECAL, Ecole Cantonale d'Art de Lausanne Samedi 20 février, ECAL, Renens, 10h30 − 16h ; dimanche 21 février, Musée de l'Elysée, Lausanne, 10h − 15h30 www.ecal.ch www.elysee.ch Programme − Samedi 20 février à l'ECAL − 5 avenue du Temple, 1020 Renens 10h30 11h30

Ouverture des portes Message de bienvenue par Pierre Keller, directeur de l'ECAL. Introduction par William Ewing, directeur du Musée de l'Elysée

11h45

Table ronde 1 − Profusion et confusion : le livre de photographie aujourd'hui Présentation des intervenants : Frédérique Destribats. Modérateur : William Ewing Questions – débat avec le public Déjeuner (inclus dans le forfait)

12h30 13h00 14h30 15h30 16h

Table ronde 2 − Menaces et promesses : quel avenir pour le livre de photographie ? Présentation des intervenants : Frédérique Destribats ; Modérateur : Walter Keller Questions – débat avec le public Fin de la session

Programme − Dimanche 21 février au Musée de l'Elysée − avenue de l'Elysée, Lausanne 10h

Visite commentée de l'exposition par Gerhard Steidl au Musée de l'Elysée

11h30

Table ronde 3 − Le laboratoire du livre : de la conception à l'objet Présentation des intervenants : Frédérique Destribats ; Modératrice : Mary DelMonico Lieu : Aula du collège de l'Elysée, avenue de l'Elysée 8 Questions – débat avec le public Déjeuner. Lieu : espace En avant-première, avenue de l'Elysée 4

12h30 13h 13h

Découverte des maquettes et ouvrages publiés par les membres de NEAR, association suisse pour la photographie contemporaine, www.near.li Lieu : espace En avant-première, avenue de l'Elysée 4

14h30 15h30

Synthèse du colloque par Luc Debraine Débat final modéré par Françoise Jaunin Fin du colloque

16h

Visite de l'exposition par les commissaires William A. Ewing et Nathalie Herschdorfer

Programme du colloque et bulletin d'inscription : pdf Information and application form in English : pdf

Le Musée de l'Elysée est membre collectif de NEAR.

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EXPOSITIONS / EXHIBITIONS

Sophie Huguenot, de la série KARKKILA, ordinary imaginary, 2008

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EXPOSITIONS / EXHIBITIONS

Pascal Greco, Seoul / Shanghai / Tokyo, livre édité par IDPURE, 2009

NOUVELLES EXPOSITIONS

Pascal Greco. Seoul / Shanghai / Tokyo Portobello Gallery, Lausanne, du 10 février au 10 mars ; vernissage mercredi 10 février, 18h www.portobellogallery.ch www.idpure.ch www.pascalgreco.com Photographies tirées du nouveau livre publié par IDPURE Une vision inédite de 3 Pays d'Asie, de 3 grandes villes et de 3 types d'architectures. Une présentation photographique d'architectures mis en contrastes entre l'architecture moderne et les quartiers de banlieues, tout cela de nuit. Un voyage visuel qui sort largement des clichés habituels. Source : ch-arts.net

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EXPOSITIONS / EXHIBITIONS

Vlado Alonso, Suspiro de limeña, 2009

Bourses déliées Avec : Vlado Alonso, Jérémy Chevalier, Sarah Haug, Simone Huser, Sahar Suliman et Fabienne Vuilleumier Gastaldi, diplômé-e-s de la HEAD – Genève et lauréat-e-s 2008 du Fonds cantonal d'art contemporain (FCAC) Villa Dutoit, Genève, jusqu'au 14 février www.villadutoit.ch www.hesge.ch/head L'exposition Bourses déliées présente pour la première fois les projets de diplômé-e-s de la HEAD – Genève qui ont été récompensés en 2008 par les bourses du Fonds cantonal d'art contemporain (FCAC). Partant du constat que c'est après leur sortie de l'école que les jeunes artistes ont le plus besoin de soutien, le Fonds cantonal d'art contemporain propose depuis 2004, non plus un prix pour couronner l'excellence des études comme cela avait été initié dès 1988, mais une bourse pour permettre la réalisation d'un projet de recherche personnel. Deux jurys distincts, réunissant des personnalités du monde de l'art et du design, sont constitués pour l'attribution de ces bourses, l'un pour les arts visuels, l'autre pour le design. Chacun d'eux dispose d'une somme de 30 000.- CHF et peut retenir jusqu'à trois lauréat-e-s. L'exposition Bourses déliées est ainsi la première à montrer les projets que cette nouvelle formule de soutien a permis de mener à bien. Les six lauréat-e-s 2008 ont étroitement collaboré avec le curateur nommé par la HEAD – Genève, Kim Seob Boninsegni, afin que cette exposition témoigne d'un véritable engagement professionnel. Le travail photographique de Vlado Alonso (pôle art/media/), les performances et installations de Jérémy Chevalier (pôle art action), le film d'animation, également décliné sous la forme d'une performance, de Sarah Haug (Communication visuelle), les habits de surf de Simone Huser (Design Mode), les films vidéo et installation de Sahar Suliman (Cinéma) ou les bijoux improbables de Fabienne Vuilleumier Gastaldi (Design Bijou) témoignent de la singularité des démarches de ces jeunes créateurs-trices et donnent un aperçu de la variété des possibles au sein de la HEAD – Genève. Si tous ces travaux proviennent d'horizons et de pratiques très différents, il existe néanmoins un fil rouge, une sorte de lien commun qui les convie naturellement à entrer en résonance. Car, comme l'indique le curateur Kim Seob Boninsegni dans la préface du catalogue d'exposition édité à cette occasion, " encapsulés dans ce qui formule la singularité de leurs démarches, ces artistes ne sont pas moins réceptifs à ce qui conditionne leur environnement.[…] " Commissaire de l'exposition : Kim Seob Boninsegni Source : communiqué de presse

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EXPOSITIONS / EXHIBITIONS

Leo Fabrizio, Chicago, de la série Archetypal Landscape, tirage Duratrans, sandwich acryl, caisson lumineux, 120x150 cm

Leo Fabrizio. Archetypal Landscape Galerie TH13, Fondation d'entreprise Hermès, Berne, du 19 février au 30 avril ; vernissage jeudi 18 février, 18h www.fondationdentreprisehermes.org www.leofabrizio.com L'exposition de la Galerie TH13 propose un parcours fragmentaire de l'œuvre de Leo Fabrizio dont la démarche est celle d'un observateur lucide qui enregistre la " fabrication " du paysage par nos sociétés humaines. Certains aspects de son travail s'apparentent à celui de l'ethnologue. Il produit avec une attention particulière des images d'une grande qualité formelle, réalisées à la chambre photographique et en couleur. Le travail de Leo Fabrizio sur le paysage contribue, au-delà des questions esthétiques, à s'interroger sur la préservation de la diversité des sociétés humaines et du monde naturel dans lequel ces sociétés évoluent. La Suisse avec la série Bunkers et la Thaïlande avec la série Dreamworld sont au cœur de ce travail. Metallica, série conçue à l'époque où il étudiait à l'École cantonale d'art de Lausanne, est le premier jalon d'une réflexion enrichie et élargie à chaque nouvelle expérience du photographe. Dans la série Bunkers, le photographe a mené une longue enquête sur un type de bâti militaire, élevé par ses concepteurs en véritable œuvre de camouflage. Tout se passe ici comme si les promoteurs de ces bâtis avaient, sans le vouloir, établi le catalogue des " paysages de cartes postales " qui participent, aux yeux d'observateurs extérieurs, de l'identité du pays. La série Bunkers offre également une autre vertu, celle de rappeler qu'avant de devenir un point de vue esthétique, le paysage était une donnée essentielle de l'art militaire et que ces sites aujourd'hui inscrits sur les guides touristiques étaient bien souvent, et parfois le sont encore, des points de vue stratégiques pour l'observation des territoires. Dreamworld est l'observation des dérèglements et incohérences de nos sociétés contemporaines. Dans la mégapole de Bangkok, des zones pavillonnaires, répondant au mythe " de la maison de rêve " qui se décline à l'échelle de la planète, supplantent avec une certaine violence un habitat modeste dont la qualité est d'appartenir à une histoire commune, celle de ses habitants. Commissaire de l'exposition : Paul Cottin Source : communiqué de presse

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EXPOSITIONS / EXHIBITIONS

Leo Fabrizio, Hong-Kong, 2009, de la série Archetypal Landscape, tirage Duratrans, sandwich acryl, caisson lumineux, 120x150 cm

Leo Fabrizio. Archetypal Landscape Galerie TH13, Fondation d'entreprise Hermès, Berne, du 19 février au 30 avril ; vernissage jeudi 18 février, 18h www.fondationdentreprisehermes.org www.leofabrizio.com La Fondation d'entreprise Hermès a été créée en avril 2008. Dans le cadre de son soutien à la création contemporaine, elle détermine la programmation des huit espaces d'exposition Hermès à travers le monde (Bruxelles, Tokyo et Osaka, New York, Singapour, Séoul, Berlin et TH13 à Berne) et en produit les expositions. Cet ensemble de galeries dédié à l'art contemporain et à la photographie est complété par H Box, une architecture nomade consacrée exclusivement à l'art vidéo. La Fondation d'entreprise Hermès est également engagée auprès de nombreux porteurs de projets, autant dans le domaine culturel que solidaire. La Galerie TH13 est un lieu d'exposition essentiellement centré sur la production photographique suisse. Le responsable de la programmation est Paul Cottin. Interview de Paul Cottin, responsable de la programmation de la galerie TH13 : http://www.nomadpaper.com/interv_bern.html Source : carton d'invitation de l'exposition Sarah Girard à TH13

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EXPOSITIONS / EXHIBITIONS

Tonatiuh Ambrosetti, Val Bedretto, Ticino, Suisse, 2009, de la série en cours Deus Ex Machina

Tonatiuh Ambrosetti. Deus Ex Machina Architekturfoyer, HIL, Hönggerberg, ETH Zurich, du 19 février au 23 mars ; vernissage jeudi 18 février, 18h30 www.gta.arch.ethz.ch www.tonatiuh.ch Les Alpes sont considérées comme un lieu où les changements liés à la morphologie du territoire se passent avec des rythmes très lents. Les glaciations, l'érosion et l'action de l'homme changent ces lieux avec une cadence de décennies voire de siècles. Cette nouvelle série de photographies présentée par Tonatiuh Ambrosetti (1980, CH) poursuit l'exploration des limites de la forme sauvage de la nature en se concentrant sur le passage des saisons et des éléments météorologiques. Ces changements sont soudains et leurs marques ne seront visibles qu'au printemps venu lorsque la neige aura fondu et que les arbres pliés ou brisés apparaîtront comme les stigmates de la violence de l'hiver. La nature se révèle également à travers des manifestations moins tangibles mais tout aussi spectaculaires tant par la puissance sonore que visuelle. Les tonnerres et les foudres nous saisissent ainsi dans leur surgissement fugitif. À l'instar du peintre Alexandre Calame, les images de Tonatiuh Ambrosetti présentent une nature malmenée, accidentée, sauvage, victime de ses propres forces telluriques. L'homme y perd son échelle et son pouvoir. Tonatiuh Ambrosetti observe et questionne donc ces événements impétueux qui échappent à l'emprise de l'homme. Ce dernier, néanmoins, le beau temps revenu, commencera son travail de réaménagement en libérant les décombres, reconstruisant les routes et rétablissant les lignes électriques jusqu'à l'hiver suivant. Commissaire de l'exposition : Marco Costantini, historien de l'art et membre d'honneur de NEAR Source : communiqué de presse de l'exposition à l'Espace des Télégraphes, Lausanne En savoir plus : http://www.gta.arch.ethz.ch/exhibitions/deus-ex-machina

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EXPOSITIONS / EXHIBITIONS

Tonatiuh Ambrosetti, Val d'Hérens, Valais, Suisse, 2009, de la série en cours Gaïa

Tonatiuh Ambrosetti. Deus Ex Machina Architekturfoyer, HIL, Hönggerberg, ETH Zurich, du 19 février au 23 mars ; vernissage jeudi 18 février, 18h30 www.gta.arch.ethz.ch www.tonatiuh.ch

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EXPOSITIONS / EXHIBITIONS

Sophie Calle, Statues ennemies / tranché à la hache, 2003, Polaroid, 80 x 60 cm, Courtoisie Olivier Meessen pour Meessen De Clercq. Au sol : Robert Breer, Slice, 2008, polystyrène peint, moteur et roues, 19x18,5 x 21x10 cm Courtoisie gb agency, Paris. Photographie : dgbp.ch, D. Gagnebin-de Bons & B. Pointet

in the face of spatial grandeur Avec : Robert Breer, Sophie Calle, Peter Downsbrough, Hreinn Fridfinnsson, Peter Friedl, Douglas Gordon et Roman Ondák Circuit, Lausanne, jusqu'au 27 février www.circuit.li L'exposition in the face of spatial grandeur réunit des œuvres sous la houlette d'un Dieu qui chercherait sa place au soleil. En somme l'exposition pose le dilemme suivant : Dieu est un être qui existe quelque part et qui ne correspond à aucun point de l'espace. Issue de la confrontation d'une photographie de Sophie Calle tirée de sa série intitulée Statues ennemies à Slice, une sculpture de Robert Breer, in the face of spatial grandeur s'organise autour d'une œuvre de Peter Downsbrough : Place, que l'artiste avait réalisée en 1991 en Tchécoslovaquie lors d'une exposition monographique. L'idée de titiller la notion d'absolu et tous ses corollaires : l'unique, le monumental, la clarté… est la préoccupation qui a conduit à sélectionner des œuvres où le fragment, la corruption, le déplacement et la disjonction ont droit de cité. Il n'y a là aucune revendication et les notions et concepts ci-dessus sont largement débattus depuis un demi-siècle. Il s'agit seulement de proposer des rapprochements inédits, entre des œuvres très diverses allant de la photographie à la performance en passant par la sculpture et l'installation. Il n'y a pas, à proprement parler, de thème… mais plutôt une logique, une sorte de calibre qui aurait influencé le choix des artistes et des œuvres ainsi que de leur titre : sans faire de métaphore grandiloquente, beaucoup des titres sont interchangeables. Nous avons travaillé directement avec Peter Downsbrough pour la réalisation de Place, qui est à mon sens l'œuvre qui donne à l'exposition son liant, et pour la création de deux éditions d'objet présentées le soir du vernissage. Outre Untitled (Corrupting the Absolute), l'impressionnant néon de Peter Friedl, le clou du spectacle est une performance presque invisible de Roman Ondák, l'artiste qui représentait la Slovaquie lors de la dernière Biennale de Venise.

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EXPOSITIONS / EXHIBITIONS

Peter Downsbrough, PLACE / IN, 1991, installation (tubes aluminium peints en noir, rubans et lettres adhésifs) . Photographie : dgbp.ch

in the face of spatial grandeur Avec : Robert Breer, Sophie Calle, Peter Downsbrough, Hreinn Fridfinnsson, Peter Friedl, Douglas Gordon et Roman Ondák Circuit, Lausanne, jusqu'au 27 février www.circuit.li Nous avons travaillé avec deux galeries de Bruxelles : Erna Hécey (la galerie qui représente Peter Downsbrough en Belgique) et Meessen De Clercq d'où proviennent les œuvres de Sophie Calle et Hreinn Fridfinnsson, un artiste conceptuel islandais qui flirte avec le fantastique. Les récentes sculptures motorisées de Robert Breer dont certains lausannois qui auraient vu OOPS en 1998 à l'elac sont peut-être familiers, viennent de gb agency à Paris. La photographie de Douglas Gordon, que j'avais découverte chez Jan Mot à Bruxelles, nous a été prêtée par le migros museum. Deux séances de projection sont prévues au Bourg pour montrer les films de Robert Breer (un pionnier de l'animation qui délaissa, dès 1952, les châssis orthodoxes et concrets au profit de la caméra paternelle) et de Peter Downsbrough dont la pratique inclut la vidéo depuis la fin des années soixante-dix. Frédéric Chapon, commissaire de l'exposition Circuit invite l'artiste Frédéric Chapon pour sa première exposition en tant que curateur. Frédéric Chapon a contribué au magazine Frog (France) ainsi qu'à Code (Belgique). Il a été diplômé de l'Ecole Cantonale d'Art de Lausanne en 2006. Il vit et travaille à Bruxelles. A cette occasion, Circuit produit deux éditions de Peter Downsbrough AND et HERE. Source : communiqué de presse

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EXPOSITIONS / EXHIBITIONS

Peter Stoffel, Michel 2009, huile sur toile, 280 x 415 cm

Herumstreifen in Farbe Avec : Michel Borgmann, Raphael Egli, Anastasia Katsidis, Ralph Kühne, Peter Stoffel Dienstgebäude, Zurich, jusqu'au 27 février www.dienstgebaeude.ch Mit der Ausstellung Herumstreifen in Farbe soll auf verschiedene Art und Weise Farbe in das Dienstgebäude – Raum für Kunst in Zürich gebracht werden. Die Auseinandersetzung mit Farbe betrifft ihren Umgang in der Malerei, aber auch in Fotografie und Film. Wie artikuliert Farbe Raumtiefe ? Welchen Zusammenhang nimmt die Farbe zum Motiv ein ? Die Ausstellung nimmt mit den Gemälden von Raphael Egli und Peter Stoffel zwei Positionen auf, die sich auf unterschiedliche Weise mit Farbe und Landschaft beschäftigen: zum einen entsteht durch Farbe Raumtiefe und zum anderen erzeugen kleine Farbflächen in ihrer Rhythmisierung ein topologisches Gebilde. Neben der Auseinandersetzung mit Malerei wird die Artikulation von Farbe und Raum insbesondere auch in Fotografie und Film befragt. Michel Borgmanns Fotoserie from A to B and back again geht von Farbproben aus früheren Schaffensphasen über die Fotografie wieder zurück zum Pigment und der thematisch anders gelagerte Film halbdichtheiten von Ralph Kühne stellt über die Kostümierung und den Spielort einen besonderen farblichen Eindruck her. Als Auftakt zur Ausstellung wird Anastasia Katsidis ihre Installation Freier Empfang (2009) auf dem Dach des Dienstgebäudes montieren. Die Satellitenschüsseln in Rosarot erregen die Aufmerksamkeit der Passanten der Langstrassenunterführung, sind aber auch von weitem, insbesondere aus dem Zug gleich den Werbeplakaten bei der Ein- und Ausfahrt des Zürcher Hauptbahnhofs sichtbar. Kuratorin : Annamira Jochim Source : communiqué de presse

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EXPOSITIONS / EXHIBITIONS

Vik Muniz, Catedral de Burgos, 2003, de la série Pictures of Chocolate, tirage Ilfoflex, 100x100 cm

A Swiss Private Collection Avec : Pierre Bismuth, Tracey Emin, Liam Gillick, Louise Lawler, Robert Longo, Vera Lutter, Robert Mapplethorpe, Vik Muniz, Carsten Nicolaï, Hans Op de Beeck, David Ratcliff, Yehudit Sasportas, Erwin Wurm. Galerie mitterrand + cramer / fine art, Genève, jusqu'au 6 mars www. mitterrand-cramer.com Edward Mitterrand & Stéphanie Cramer are please to announce their new exhibition dedicated to a selection of works belonging to a prominent collector based in Switzerland. Reasons for selling a group of works can be multiple but the act itself is rarely an easy one to make. Mitterrand+Cramer have become the exclusive advisors of this collection which allready contained a vast number of works. Amongst many other criterias defined by the collector or discussed with us, we also operated a selection based on what we wanted the exhibition to look like. Being present for acquisition advisory but also for constant follow-up, sales decisions, technical services, ..... is part of what the way we conceive our role as professional advisors on the long run. Source : http://www.facebook.com/event.php?eid=450513935437&index=1

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EXPOSITIONS / EXHIBITIONS

Jérôme Leuba, battlefield #61 / gold mine, 2009, tirage Lambda, 58x39.5 cm. Courtesy Blancpain Art Contemporain, Genève

Jérôme Leuba. Gold Dog Blancpain Art Contemporain, Genève, jusqu'au 6 mars www.blancpain-artcontemporain.ch Jérôme Leuba (1970, Genève) développe depuis plusieurs années un corpus d'œuvres sous le terme générique de battlefield ou champ de bataille. Ces travaux, semblables à de petites fictions, soulignent le caractère ambigu de toute médiatisation de la réalité et s'emploient à mettre en évidence nos réflexes conditionnés associés à certaines images. Construits à partir du quotidien, de la société et de l'histoire personnelle et collective, les battlefields expriment un écart subtil entre les notions de visible, d'invisible, de croyance et d'ambiguïté de l'image, faisant naître un sentiment d'inconfort face à une situation à priori familière. Réactif et efficace, Jérôme Leuba emprunte sa technique à celle de la guérilla. En 2006, lors du concours fédéral des beaux-arts, il abandonne quelques sacs dans la salle d'exposition (battlefield # 19 / if you see something, say something) alors située en face de la Foire d'art de Bâle. Période marquée par une agitation extrême face aux questions sécuritaires mondiales, beaucoup de visiteurs, principalement des anglais et des américains probablement angoissés par la peur terroriste, venaient signaler la présence de ces bagages ! Dans battlefield # 27 / unlimited, présenté en 2007 par la galerie Galerie Blancpain Art Contemporain lors de la foire de Bâle puis au Musée d'art moderne et contemporain (Mamco) pour le prix culturel Manor, une caméra sillonne un dédale de couloirs vides et figés d'un espace dont le gigantisme est accentué par un savant jeu de clair-obscur accompagné d'un chant de grillons. On jurerait voir des images de synthèse mais en réalité l'artiste s'est fait enfermer la nuit dans la grande halle d'exposition accueillant la section Unlimited de la foire (installations monumentales les plus importantes du marché de l'art contemporain) avant l'accrochage. Le rythme des mouvements de caméra allant en s'accélérant, une impression d'angoisse saisit le spectateur. La balade devient course vaine. Avec cette vidéo, l'artiste évoque le vaste champ de tensions économiques et sociales induites par le marché de l'art, mais, plus simplement, il se joue de toutes les tentatives à traquer un hypothétique esprit du lieu.

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EXPOSITIONS / EXHIBITIONS

Jérôme Leuba, battlefield #60 / gold mine, 2009, tirage Lambda, 58x39.5 cm. Courtesy Blancpain Art Contemporain, Genève

Jérôme Leuba. Gold Dog Galerie Blancpain Art Contemporain, Genève, jusqu'au 6 mars www.blancpain-artcontemporain.ch

Breath est l'un des deux projets commandés par les Fonds d'art contemporain de la Ville et de l'Etat de Genève en 2007 réalisé par Jérôme Leuba dans le cadre du projet Néons autour de la plaine de Plainpalais de Genève. Jouant de sa fonction antipublicitaire, Breath est une barre lumineuse passant du plein feu à l'obscurité totale, elle respire dans la nuit sans rien vendre d'autre que l'objet urbain qu'elle irradie. Déjà en 1993 alors qu'il est encore étudiant à l'Ecole supérieure d'art Visuel de Genève dans l'atelier de l'artiste Sylvie Defraoui, il s'intéresse au cinéma, plus pour l'attrait du son que pour l'aspect narratif et propose des programmations pour différentes institutions locales tels que le Centre pour l'image contemporaine ou le cinéma Spoutnik. Le long métrage Gaule qu'il réalise en 2003 s'approprie le genre road-movie pour en détourner les conventions. L'errance de trois personnages dans des zones péri urbaines est marquée par des situations dont le statisme est renforcé par la flânerie de la caméra qui s'arrête sur des détails architecturaux. Au langage ordinaire se substituent des dialogues inspirés de la finale du championnat du monde de football de 1998, match qui opposa la France au Brésil. A ce dédale singulier s'ajoutent les répétitions qui déplacent la communication vers un agencement de sonorités abstraites. Un affrontement des codes que l'on retrouve dans l'ensemble de son œuvre. Gold Dog, première exposition personnelle de Jérôme Leuba à la galerie Galerie Blancpain Art Contemporain a été conçue durant sa résidence financée par Pro-Helvetia en Afrique du Sud, un pays où les mots tels que peur, projection mentale, chien, pauvreté, or, sécurité, beauté et exploitation résonnent particulièrement. L'exposition est articulée autour de photographies, de vidéos et d'une série de grilles métalliques. Source : communiqué de presse

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EXPOSITIONS / EXHIBITIONS

Andreas Seibert, Guangzhou, Province de Guangdong, mai 2006. L'air dans le petit atelier est lourd des vapeurs de solvant, aucun système d'aération n'existe.

Andreas Seibert. From Somewhere to Nowhere Galerie Quai 1, Vevey, jusqu'au 10 mars www.quai1.ch www.andreasseibert.com Consacrée à la présentation de photographes contemporains, la galerie Quai N˚1 ne puisera dorénavant que dans le vaste répertoire des participants au Grand prix international de photographie de Vevey. Ce nouvel angle de programmation permettra de mettre durablement en valeur l'incroyable patrimoine visuel qui arrive tous les deux ans à Vevey en provenance des cinq continents – assurant ainsi à la ville d'images un contact permanent avec la création photographique internationale de haut niveau. Diplômé de l'Ecole des Beaux-Arts de Zurich après avoir étudié la littérature et la philosophie, Andreas Seibert (CH, 1970) vit et travaille à Tokyo depuis 1997. Photoreporter indépendant pour de nombreux magazines internationaux, il consacre une grande partie de sa démarche personnelle aux changements de société. Travaillant sur plusieurs projets au long cours, il documente depuis 2002 les migrations intérieures qui bouleversent la Chine avec 150 millions de villageois ayant quitté les régions rurales pour les villes. La récente crise économique à renvoyé plus de 20 millions de migrants dans leurs campagnes après la perte de leurs emplois. Dans sa série From Somewhere to Nowhere, Andreas Seibert s'intéresse à ces travailleurs en les suivant aussi bien dans les cités nouvelles que lors de leurs retours, souvent désenchantés, dans les provinces. Cet impressionnant travail a fait l'objet d'un livre publié en 2008 aux éditions Lars Müller, d'un documentaire réalisé par Villi Hermann présenté lors du dernier festival du film de Locarno, ainsi que de diverses expositions en Suisse Alémanique et en Europe. En 2009, Andreas Seibert a participé au 7e Grand prix international de photographie de Vevey organisé par le Festival Images'. Source : communiqué de presse

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EXPOSITIONS / EXHIBITIONS

Annelies Štrba, vue de l'exposition Icons, Galerie Eigen + Art, Berlin

Annelies Štrba. Icons Galerie Eigen + Art, Berlin, jusqu'au 20 mars www.eigen-art.com www.strba.ch 111 Madonnas are extracted from their originally religious context thus presented as tiny pigment prints on canvas as if they would live among us. Thereby the holly Madonna is no more the sacrificed mother giving birth to Jesus, but a transformation of her. Annelies Štrba took away her uniqueness, placed the prints like mosaics side by side and gave them a new aura. Facing the viewer as a mighty unity, he believes to be close to them. Nevertheless, he realises the impossibility of a true physical nearness to the pretty faces almost painfully by the reason that the conditional intensity of colour and light is destructed. However gravity, which involves the viewer immediately is radiated by the dormant Madonnas. A feeling of " the completely unfathomable " appears and questions of the existential arise. Large-scale formats, parts from the cycle Nyima, follow the exhibition of the 111 Madonnas. The pictures of Nyimas increase the experience of the "unreachable". Here the mainly recumbent girls are embedded in a world in which they are not at home. Source : http://cgi.eigen-art.com/user-cgi-bin/index.php?article_id=1&clang=1&detail=5687

Annelies Štrba est membre d'honneur de NEAR.

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EXPOSITIONS / EXHIBITIONS

Lucinda Devlin, Electric Chair, Greensville Correctional Facility, Jarratt, Virginia, 1991, de la série The Omega Suites

Lucinda Devlin. The Omega Suites CPG Centre de la Photographie Genève, jusqu'au 14 mars www.centrephotogeneve.ch

The Omega Suites est une série représentant des lieux d'exécution de la peine de mort. Pour cet inventaire qui porte comme nom le dernier caractère de l'alphabet grec, Lucinda Devlin a voyagé de 1991 à 1998 à travers vingt Etats des USA. Les photographies ont été prises avec la lumière ambiante. L'exposition est organisée à l'occasion du Congrès international contre la peine de mort qui se tient à Genève du 24 au 26 février 2010. " From 1991-1998 photographer Lucinda Devlin entered two thirds of the prisons in the United States which carry out the death penalty and photographed the unoccupied execution chambers within. The photographs are part of a logical progression of projects exploring the intimacy of the body in relation to procedures, whether medical, judicial or therapeutic, which require varying degrees of passivity from the participants. Although her intention was not to create a polemic on the death penalty, still, the work has often been perceived in this way through the ensuing years. The Omega Suites, as the resulting work is entitled, has illuminated, through its power as art, an aspect of American society that continues to cause conflicting dialogue, calling into question the basic precepts of what constitutes a civilized society. The artist has accomplished this without imposing a personal point of view, preferring to allow the individual viewer to come to their own conclusions regarding these spaces and their use. " Source (pour en savoir plus) : http://www.m-bochum.de/artist_info2_en.php?SID=3m2MJeOhZZ29&aid=60&aifid=134 Lucinda Devlin parle de sa démarche documentaire sur JGS Forward Thinking Museum : vidéo

Le CPG est membre collectif de NEAR.

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EXPOSITIONS / EXHIBITIONS

Lucinda Devlin, Final Holding Cell, Greensville Correctional Facility, Jarratt, Virginia, 1991, de la série The Omega Suites

Lucinda Devlin. The Omega Suites CPG Centre de la Photographie Genève, jusqu'au 14 mars www.centrephotogeneve.ch

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EXPOSITIONS / EXHIBITIONS

Michael Ashcroft, Zenith, 2009, huile sur toile, 179x254 cm, de la série Sweet Alpine

Michael Ashcroft. Sweet Alpine Galerie Lucy Mackintosh, Lausanne, jusqu'au 27 mars www.lucymackintosh.ch The increasing disappearance of the not-so-eternal snows are slowly transforming the Alpine landscapes into relics. Michael Ashcroft has drawn his inspiration from this idea and by unearthing old photographs of the Alps in order to create large-scale paintings of these imposing summits. His works are able to evoke the irrepressible yet beautiful nostalgia we feel for this disappearing present. His paintings are not created from direct observation, instead he searches for photographs in old publications that celebrate the Alpine setting. In this way, his work refers to our relationship with nature and landscape, as well as the cultural connotations of beauty and the sublime that go hand-in-hand with it. A British artist, Michael Ashcroft studied at the University of Northumbria. He was exhibited at Saatchi Gallery, May Wigram and Anthony d'Offay in London, as well as Andrea Rosen in New York. He was selected for the project The Triumph of Painting III at the Saatchi Gallery in London. Source : http://www.lucymackintosh.ch/expo.php

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EXPOSITIONS / EXHIBITIONS

Augustin Rebetez, Sans titre, de la série Ici et maintenant, 2010

Augustin Rebetez. Ici et maintenant : St-Imier Espace Noir, Saint-Imier, jusqu'au 1er avril www.espacenoir.ch Durant dix jours, le photographe Augustin Rebetez s'est laissé errer dans les rues de la commune de St-Imier. Le but de sa promenade – mis à part la collecte hasardeuse ou non d'instantanés de ce coin du Jura – prend la forme d'une exposition à Espace Noir. Intitulée Ici et maintenant, cette collection respecte son concept d'immédiateté jusque dans le délai entre les prises de vue et le début de l'exposition : une quinzaine de jours seulement ! Travail autour du portrait dans la continuité de sa précédente série Gueules de Bois, ce sujet est similairement illustré en noir et blanc ou en couleurs souvent flashées. Cet ensemble se veut une démarche documentaire et très subjective à la fois, ancrée dans un contexte local et familier au photographe jurassien, qui se plaît ainsi à vivre " l'aventure cent mètre à gauche ". Destinée en primeur aux habitants de la commune, qui se voient ainsi offrir l'opportunité de redécouvrir leur village à travers un prisme contemporain très personnel, cette exposition propose plus largement de donner un visage à un coin de pays géographiquement délimité. Celui de ses habitants mais aussi de ses sociétés, ses rites et ses paysages. Réalisée dans un espace temporel restreint, Ici et maintenant offre aux Imériens et aux curieux une trace photographique, une ébauche de patrimoine iconographique pour mieux témoigner de la réalité d'une région frappée par la crise. Augustin Rebetez (1986, CH) est diplômé de l'Ecole supérieure de photographie de Vevey, ESAA, www.cepv.ch Source : communiqué de presse

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EXPOSITIONS / EXHIBITIONS

Candida Höfer, Biblioteca PHE, Madrid, 2000, Cibachrome, 120x120 cm © ADAGP, Paris, 2009

La photographie n'est pas l'art. Collection Sylvio Perlstein Musée d'Art moderne et contemporain de la Ville de Strasbourg, jusqu'au 25 avril www.musees-strasbourg.org Partageant sa vie et ses activités professionnelles entre la Belgique et le Brésil, Sylvio Perlstein, au fil de quarante années de voyages, de rencontres et d'amitiés tissées avec les artistes, a réuni près d'un millier d'œuvres d'art moderne et contemporain. Il dévoile ici une partie de sa collection photographique regroupant certaines des images les plus emblématiques de l'histoire de ce médium. Les photographes des années 1920 et 1930 dominent l'ensemble de la présentation, à l'instar de Man Ray – auquel le titre de l'exposition rend d'ailleurs hommage en reprenant l'intitulé de son recueil La photographie n'est pas l'art édité en 1937 – qui a accompagné le collectionneur dans sa quête de l'insolite, du fantasmagorique, du déconcertant. Des tirages de la Poupée de Hans Bellmer en passant par les autoportraits travestis de Claude Cahun, l'exposition révèle quelques unes des plus belles photographies du surréalisme tout en s'intéressant aux développements contemporains que le mouvement a pu prendre avec notamment les œuvres de Vik Muniz, Adriana Varejão ou Philippe Ramette. Le parcours de l'exposition est également ponctué d'œuvres non-photographiques de Magritte, Pistoletto ou Bruce Nauman entre autres. Cette exposition reflète le regard personnel de Sylvio Perlstein sur la photographie et affiche une ligne directrice pouvant être conçue comme un angle de lecture particulier de l'histoire de la photographie : celle d'une prédilection pour la création photographique présentant les caractéristiques de cette " inquiétante étrangeté ", chère aux surréalistes, mais aussi nettement perceptible dans l'ensemble de sa collection, toutes périodes confondues. Fondée de manière " intuitive et passionnée ", cette collection ne présente point de portraits ou de nus classiques mais toujours une quête de l'expérimentation technique (rayogrammes, surimpressions, photomontages, …), de la marginalité esthétique et iconographique : l'objectif fragmente, déconstruit, poétise ou érotise le corps humain ; le visage se change en masque ; les objets deviennent fétiches ; les espaces se muent autant en passages qu'en frontières …. Les commissaires de l'exposition, Régis Durand et David Rosenberg ont choisi de regrouper les œuvres de la collection en six sections Corps, Objets, Masques et visages, Espaces, Scènes et Mots invitant ainsi à la création de relations originales entre des périodes et des artistes différents.

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EXPOSITIONS / EXHIBITIONS

Nan Goldin, Misty at Home, NYC, 1991, Cibachrome, 61.5x101.3 cm © Nan Goldin. Courtesy Matthew Marks Gallery, New-York

La photographie n'est pas l'art. Collection Sylvio Perlstein Musée d'Art moderne et contemporain de la Ville de Strasbourg, jusqu'au 25 avril www.musees-strasbourg.org Si le surréalisme en tant que mouvement historique est représenté par de nombreuses photographies dans la collection Perlstein, la surréalité et le fantasmagorique émanent de nombre d'images exposées. Le " beau bizarre " ou selon la terminologie de Sylvio Perlstein, l'esquisito, peut représenter une piste de lecture opportune de la photographie des 20e et 21e siècles. L'exposition a d'abord été présentée à Bruxelles au Musée des Beaux-Arts d'Ixelles dans le cadre d'une coproduction avec les Musées de la Ville de Strasbourg (MAMCS). Commissaires de l'exposition : Régis Durand, critique d'art, ex-directeur du Centre national de la photographie et David Rosenberg, commissaire indépendant. Scénographe : MAW, Philippe Maffre et Marion Rivolier Site de l'exposition : http://www.musees-strasbourg.org/sites_expos/perlstein/

A voir également Musée d'Art moderne et contemporain de la Ville de Strasbourg, jusqu'au 25 avril : D'un regard à l'autre. La collection photographique du MAMCS La collection photographique du Musée d'Art moderne et contemporain est riche de plus de 5000 images de l'aube de la photographie au début des années 1840, pour les plus anciennes, jusqu'à nos jours. Quelque 200 photographies parmi les plus importantes de la collection sont présentées sur les deux niveaux du cabinet d'art graphique et photographique du MAMCS. La photographie du 19e siècle, très présente avec des œuvres de Henry Le Secq, d'Olympe Aguado, d'Adolphe Braun, de Charles Winter, des frères Bissons, de Muybridge et de bien d'autres sont mises en résonnance avec des artistes du 20e siècle comme Puyo, Eugène Atget, Laure Albin-Guillot, Pierre Molinier, Robert Mapplethorpe ou Richard Avedon mais aussi en regard de photographes contemporains ou d'artistes utilisant la photographie parmi d'autres mediums comme, Balthazar Burckhardt, Laurence Demaison, Michaël Kenna, Eric Poitevin, Xavier Veilhan et bien d'autres. Commissaire de l'exposition : Sylvain Morand, conservateur de la collection photographique du MAMCS

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EXPOSITIONS / EXHIBITIONS

© Pierre Keller, Mayagüez, Puerto Rico, 1980, diptyque

Pierre Keller. Travaux de 1965 à 2010 elac l'espace lausannois d'art contemporain et Hall Stefan Kudelski, ECAL, Renens / Lausanne, du 25 février au 23 avril (mercredi-jeudi, 13h − 17h30, vendredi, 13h-17h) ; vernissage mercredi 24 février, 18h www.ecal.ch Exposition rétrospective du Directeur de l'ECAL / Ecole Cantonale d'Art de Lausanne.

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EXPOSITIONS / EXHIBITIONS

Marianne Breslauer, Ruth von Morgen, Berlin, 1934

Marianne Breslauer. Photographies Fotostiftung Schweiz, Winterthur, du 27 février au 30 mai ; vernissage vendredi 26 février, 18h www.fotostiftung.ch " L'unique chose qui m'ait jamais intéressée, c'est la réalité – et je parle de la réalité anodine, celle que les gens ne voient pas, à laquelle ils ne font pas attention. " Marianne Breslauer (1909–2001) fait partie des femmes photographes qui ont façonné l'image de la " nouvelle femme " sûre d'elle dans le Berlin des années 1920. En 1929, elle travaille à Paris, notamment dans l'atelier de Man Ray. Puis elle entre à l'atelier de photographie de la maison d'édition berlinoise Ullstein et publie ses photographies dans plusieurs revues. Son regard très personnel, dirigé sur les gens et les choses, cerne des détails juste en marge de la vie urbaine. Rentrée en Allemagne après un voyage avec Annemarie Schwarzenbach en 1933, la mise au pas de la presse, érigée en système sous le nom de Gleichschaltung, mettra néanmoins rapidement un terme à sa carrière prometteuse. Il ne lui reste plus que de rares possibilités de publication, en Suisse, où elle finit par s'établir. Avant la Deuxième Guerre mondiale, elle abandonne la photographie et se lance dans le commerce d'art. La première grande rétrospective de Marianne Breslauer documente sa position artistique entre le réalisme radical du mouvement Neues Sehen et le reportage subjectif. Publication : Marianne Breslauer – Fotografien, Kathrin Beer & Christina Feilchenfeldt, éds., en collaboration avec la Fotostiftung Schweiz. Textes de Marion Beckers et Elisabeth Moortgat, Florian Ebner, Janos Frecot, Dorothea Strauss, Kathrin Beer. 220 pages, 160 ill., Wädenswil, Nimbus Verlag, 2009 Source : communiqué de presse

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EXPOSITIONS / EXHIBITIONS

Brassaï, Sans titre (vitres cassées d'un atelier de photographe), vers 1934, tirage argentique d'époque, 17.3x29.8 cm (photographie publiée dans Camille Bryen, Alain Gheerbrandt, Anthologie de la poésie naturelle, Paris, K. éditeur, 1949) © Estate Brassaï – RMN © Museum Folkwang, Essen, 2009

La subversion des images. Surréalisme, photographie et film Fotomuseum Winterthur, du 27 février au 3 mai ; vernissage vendredi 26 février, 18h www.fotomuseum.ch Cette superbe exposition, organisée par le Centre Pompidou à Paris en collaboration avec le Fotomuseum Winterthur et la Fundación Mapfre à Madrid, comprend 400 photographies et plusieurs films. A ne pas manquer ! L'exposition La subversion des images, surréalisme, photographie, film offre un panorama exceptionnel de la photographie surréaliste. Une large sélection des plus belles épreuves de Man Ray, Hans Bellmer, Claude Cahun, Raoul Ubac, Jacques-André Boiffard, Maurice Tabard est réunie aux côtés d'images inédites, révélatrices des nombreux usages surréalistes de la photographie: publications dans les revues ou les livres d'artistes, publicités, collections d'images, fascination pour le document brut, photomatons, photographies de groupe... L'exposition permet au public de découvrir des corpus méconnus de collages d'artistes renommés tels Paul Éluard, André Breton, Antonin Artaud ou Georges Hugnet, les jeux photographiques de Léo Malet ou Victor Brauner et met en lumière des personnalités comme celles d'Artür Harfaux ou Benjamin Fondane. Plus de vingt ans après Explosante fixe, l'exposition de Rosalind Krauss et Jane Livingstone, La subversion des images veut questionner les utilisations de la photographie et de l'image animée par les surréalistes et présenter au public une culture photographique du surréalisme. Un impressionnant catalogue de 480 pages, dirigé par Quentin Bajac et Clément Chéroux, vient de paraître.

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EXPOSITIONS / EXHIBITIONS

Man Ray, Lee Miller, 1929, tirage argentique d'époque, 23x17.8 cm Lee Miller Archives, Chiddingly © Man Ray Estate / The Penrose Collection, England / Man Ray Trust/ADAGP, Paris / 2009

La subversion des images. Surréalisme, photographie et film Fotomuseum Winterthur, du 27 février au 3 mai ; vernissage vendredi 26 février, 18h www.fotomuseum.ch

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EXPOSITIONS / EXHIBITIONS

Elodie Lesourd, I Kill Children, 2009, acrylique sur MDF, 36x43.8 cm

Black Mirror Avec : Emmanuelle Antille, Davide Balula, Jérémy Chevalier Olivier Dollinger Iain Forsyth & Jane Pollard Elise Gagnebin-de Bons Henrik Plenge Jakobsen Vincent Kohler Elodie Lesourd Théo Mercier Olivier Millagou Sandrine Pelletier Germinal Roaux Steven Shearer Erik Smith Jean-Luc Verna Abris de l'Arsenic, Lausanne, du 2 mars au 18 avril ; vernissage mardi 2 mars, 18h (concert J-L. Verna à 21h) www.theatre-arsenic.ch " Black Mirror se place sous le signe du rock, du noir et du reflet. Le rock est présent par l'esthétique et l'iconographie propres qui le caractérisent, notamment sous sa forme metal voire punk. Le miroir noir, objet de renversement de la vision, objet divinatoire, souvent occulte est ici compris dans son aspect métaphorique. Aspirant le regard, le miroir noir nous plongera par son reflet monochrome et obscur dans un univers où le rock sera histoires de postures et d'attitudes plus que de formes plastiques. " Commissaire de l'exposition : Marco Costantini, historien d'art Publication Un catalogue paraît à l'occasion aux éditions Sang Bleu avec des contributions de Paul Ardenne, historien de l'art contemporain ; Marco Costantini, historien de l'art et curateur ; Stéphane Malfettes, programmateur des arts vivants au Musée du Louvre ; Malika Sager, philosophe ; Claude-Hubert Tatot, historien d'art, chargé de cours à la HEAD − Genève ; Luigi Viandante, psychologue ; Evénements satellites Exposition photographique Germinal Roaux au club rock Le Romandie, Lausanne, du 12 mars au 11 avril Exposition d'affiches Screaming at a Wall , Rez du Palais de Rumine du 3 mars au 11 avril Visites guidées des trois expositions les 13 mars à 17h et 8 avril à 18h, départ au Rez du Palais de Rumine

Marco Costantini est membre d'honneur de NEAR.

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EXPOSITIONS / EXHIBITIONS

Germinal Roaux, Lausanne, Switzerland - June 2009, de la série Diary

Black Mirror Avec : Emmanuelle Antille, Davide Balula, Jérémy Chevalier Olivier Dollinger Iain Forsyth & Jane Pollard Elise Gagnebin-de Bons Henrik Plenge Jakobsen Vincent Kohler Elodie Lesourd Théo Mercier Olivier Millagou Sandrine Pelletier Germinal Roaux Steven Shearer Erik Smith Jean-Luc Verna Abris de l'Arsenic, Lausanne, du 2 mars au 18 avril ; vernissage mardi 2 mars, 18h (concert J-L. Verna à 21h) www.theatre-arsenic.ch

Germinal Roaux (CH, 1975 ; vit à Lausanne) www.germinalroaux.com Avant tout perçu comme un moment de crise par l'adulte, l'adolescence est davantage la période d'indétermination dans la quête d'une identité propre. C'est à cela que s'attaque Germinal Roaux à travers une vingtaine d'images en noir et blanc issues d'une série plus importante intitulée Never Young Again réalisées en Suisse mais aussi au Mexique et en France. C'est une adolescence avec tous ses paradoxes qui nous y est présentée. Les gestes et les regards aussi maladroits que déterminés, les subversions comme les transgressions donnent à voir ce qui stigmatise toutes sortes de maux aux yeux de l'adulte. Evocations d'une jeunesse dont il garde une certaine nostalgie, les hésitations comme la liberté que l'adolescence revendique s'expriment notamment dans les images de Germinal Roaux dans la pratique communautaire du rock comme celles du skate ou du tatouage. Souvent photographiés dans des attitudes que l'on pourrait qualifier de fières, il n'est pas rare non plus de deviner des émotions plus troubles chez les modèles comme celles liées aux premiers émois amoureux. Source : dossier de presse

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EXPOSITIONS / EXHIBITIONS

Sally Mann, Untitled (Deep South #5), 1998 © Sally Mann. Courtesy Gagosian Gallery, New York

Sally Mann. The Family and The Land Musée de l'Elysée, Lausanne, du 6 mars au 6 juin www.elysee.ch Pour la première fois en Suisse, une exposition présente l'œuvre de Sally Mann. S'étendant sur vingt ans, le travail de cette photographe américaine (née à Lexington, en Virginie, en 1951) traite des thèmes de l'intimité et de l'inexorable marche du temps. Les images de ses trois enfants, qu'elle a réunies en 1992 dans le livre Immediate Family, suscitent la controverse tout en la propulsant au sommet de la scène photographique américaine. L'œuvre se développe autour de portraits – notamment ceux de ses enfants qu'elle regarde grandir – et de paysages qui semblent hors du temps et envahis par une nature exubérante et chargée de symboles. Les photographies plus récentes nous interpellent d'une autre manière en questionnant la vieillesse, la disparition et la décrépitude. L'utilisation d'équipements photographiques anciens et le recours aux procédés du dix-neuvième siècle confèrent une densité particulière à l'image. Les longs temps de pose semblent capturer l'air, l'atmosphère et la lumière. Sally Mann parvient ainsi à donner à son travail une grande authenticité tout en l'inscrivant dans la tradition du sublime de l'art américain. La fragilité se reflète aussi dans les portraits serrés de ses trois enfants, dont le grand format invite à la contemplation. Devenus adultes, on peine à distinguer Emmet, Jessie et Virginia, tant la matière photographique domine le sujet. En travaillant ses négatifs sur plaque de verre avec le procédé du collodion humide, Sally Mann questionne à nouveau la mémoire et la disparition. Elle-même dit plutôt chercher à saisir " ce qui reste ". L'exposition, conçue par Sally Mann en collaboration avec Hasse Persson, a rencontré un grand succès depuis sa présentation à Stockholm. Elle a circulé à Oslo, Helsinki, Helsingborg, Copenhague, ainsi qu'à La Haye, où elle a obtenu un record de fréquentation au Fotomuseum. Documentaires intéressants sur l'artiste : art : 21 Interview de Sally et Virginia Mann à propos de Immediate Family, 30 mars 2007 : video.newsweek.com Référence : film de Steven Canto, What Remains. The Life and Work of Sally Mann, HBO, DVD, 2006, 80 min.

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EXPOSITIONS / EXHIBITIONS

Sally Mann, 0019 (Virginia #42), 2004, de la série Faces © Sally Mann. Courtesy Gagosian Gallery, New York

Sally Mann. The Family and The Land Musée de l'Elysée, Lausanne, du 6 mars au 6 juin ; vernissage vendredi 5 mars, 18h www.elysee.ch William A. Ewing clôt ainsi ses quatorze années à la tête du Musée de l'Elysée, en soulignant une fois de plus son engagement envers un programme riche et varié, composé d'expositions monographiques, collectives et thématiques. Entre 1996 et 2010, le Musée de l'Elysée a présenté 286 expositions, dont un certain nombre ont voyagé à travers le monde. Ainsi le projet Edward Steichen, vu par plus de 750'000 personnes depuis sa création en 2007, terminera ses trois années d'itinérance aux Etats-Unis.

Le Musée de l'Elysée est membre collectif de NEAR.

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EXPOSITIONS / EXHIBITIONS

Florent Meng, Quyhn Bui, 2008, de la série Portrait, 2006-2009

La collection s'expose : Polaroid en péril ! Musée de l'Elysée, Lausanne, du 6 mars au 6 juin ; vernissage vendredi 5 mars, 18h www.elysee.ch Durant un demi-siècle, Polaroid a été synonyme de photographie instantanée. Malgré l'attachement que lui portaient les amateurs comme les professionnels, les films et les appareils Polaroid ont été victime de la révolution numérique. Avec toutes les conséquences que cela impliquait pour quantité d'artistes qui appréciaient les qualités propres à ce procédé. Depuis vingt ans, le Musée de l'Elysée conserve les 4500 œuvres originales de la Collection Polaroid européenne. Les faillites de la société Polaroid (en 2001et en 2008), mettent en péril l'avenir de sa collection, aux Etats-Unis comme en Europe. Il n'est pas certain aujourd'hui que cette collection d'importance historique reste intacte. L'exposition Polaroid en péril ! ne présente qu'un aperçu de la production artistique des 850 photographes qui sont représentés dans la collection du Musée de l'Elysée. Cette sélection rend néanmoins compte de la créativité des artistes qui ont accepté l'invitation de Polaroid à expérimenter leurs produits innovants, poussant le procédé à ses limites ! Parmi les photographes suisses représentés dans la collection figurent Béatrice Helg, Alan Humerose, Monique Jacot, Muriel Olesen, Gérald Minkoff, Jacques Pugin et Christian Vogt. Leur travail est présenté conjointement à celui de plusieurs photographes de renommée internationale, tels que Ansel Adams, Manuel Alvarez-Bravo, Nancy Burson, Walker Evans, Joan Fontcuberta, Gisèle Freund, Luigi Ghirri, Ralph Gibson, Yousuf Karsh, David Levinthal, Sally Mann, Robert Mapplethorpe, Arno Minkkinen, Sarah Moon, Arnold Newman, Helmut Newton, Bill Owens, Bernard Plossu, Bettina Rheims, Lucas Samaras, Stephen Shore, Aaron Siskind, Oliviero Toscani, Andy Warhol et Willliam Wegman. Rebecca Browring et Florent Meng. Etudiants de la HEAD − Genève En avant-première, Avenue de l'Elysée 4 ; ouvert du lundi au vendredi, 8h - 18h Musée de l'Elysée, Lausanne, du 6 mars au 6 juin ; vernissage vendredi 5 mars, 17h à 18h www.elysee.ch La galerie En avant-première, qui présente le travail de photographes en formation, poursuit son tour des écoles. Pour cette quatrième exposition, le Musée de l'Elysée a sélectionné les travaux de Rebecca Browring et Florent Meng parmi les portfolios soumis par la Haute Ecole d'Art et de Design, HEAD − Genève. NEAR • association suisse pour la photographie contemporaine • avenue vinet 5 • 1004 lausanne • www.near.li • info@near.li


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EXPOSITIONS / EXHIBITIONS

Ruth Erdt, Robert Frank, 2009

EXPOSITIONS EN COURS

Impressions en continu. Steidl l'art du livre Musée de l'Elysée, Lausanne, jusqu'au 21 février www.elysee.ch www.steidlville.com A l'aube du 21e siècle, Gerhard Steidl est incontestablement l'imprimeur et l'éditeur le plus prolifique de livres de photographie: un ouvrage sort chaque jour de "Steidlville", à Göttingen, sa ville natale en Allemagne. Son fief – à la fois maison d'édition, imprimerie, studio de graphistes et de spécialistes de la reproduction – a également la réputation de loger les artistes les plus prestigieux de notre époque, tous attirés par la qualité des livres qui y sont produits. Les publications de Steidl, que Le Monde a surnommé " l'éditeur haute couture ", sont de beaux objets. L'éditeur-imprimeur – réunis, les deux métiers font sa force – se soucie davantage de la qualité que du rendement. Il assure qu'il n'y a pas un livre de la maison dont il n'ait pas contrôlé le papier, la couverture ou le tirage. Impressions en continu célèbre le livre de photographie dans tous ses aspects, de l'objet dont rêve tout artiste à l'ouvrage livré par l'imprimerie. Le Musée de l'Elysée a invité Raymond Depardon, Jim Dine, Robert Frank, Roni Horn, Karl Lagerfeld, Ed Ruscha, Jürgen Teller, Deborah Turbeville et Jeff Wall, parmi de nombreux autres photographes confirmés, à dévoiler les coulisses de la fabrication d'un livre. Ils exposent pour la première fois au public leurs esquisses et maquettes, leurs essais de couverture, de typographie et de papier, ainsi que leurs souvenirs de "Steidlville". Sources : communiqué et dossier de presse

Le Musée de l'Elysée est membre collectif de NEAR.

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EXPOSITIONS / EXHIBITIONS

Balthasar Burkhard, Sans tire, 2009

Balthasar Burkhard. Scent of Desire Museum Bellpark Kriens, jusqu'au 21 février www.bellpark.ch Balthasar Burkhard hat neue Arbeiten geschaffen und präsentiert diese erstmals in der für das Museum im Bellpark konzipierten Ausstellung. Er wendet sich in diesen Arbeiten der Farbfotografie zu. Ein grundlegender und überraschender Wechsel für einen in der Tonigkeit der Schwarzweissfotografie denkenden Fotografen. Burkhard zeigt betörend schöne Blumenstillleben und geheimnisvolle Landschaftsstücke. Die neuen Werke kombiniert er mit ausgewählten Arbeiten aus seinen Körperbilder und einer Auswahl aus seiner Sevilla-Serie. Der Verlag Edizioni Periferia Luzern veröffentlicht parallel zur Ausstellung das Buch Balthasar Burkhard. Scent of Desire, das in zwei Bänden getrennt die neuen Farbarbeiten mit den Schwarzweissbildern kombiniert. Der Text der Publikation stammt vom renommierten Kunsthistoriker Dr. Jean-Christophe Ammann, Frankfurt am Main. Die Farbfotografie war bei Balthasar Burkhard (*1944) anfänglich mit der Technik der Heliogravüre verbunden. In der aktuellen Ausstellung zeigt er nun aber Farbfotografien als C-Prints. Diese neuen Werke erschliessen einen neuen Werkzusammenhang, den Balthasar Burkhard mit der Ausstellung im Museum im Bellpark erstmals zugänglich macht. Die neuen Farbarbeiten umkreisen die Gattungen Stillleben und Landschaft. Burkhard fotografiert Blüten, inszeniert sie in einem dunkel gehaltenen Kolorit. Sie erscheinen skulptural, zuweilen wie Körperfragmente und sind belegt allein durch das Licht, dessen Führung Burkhard präzis inszeniert. Die Landschaften zeigen Ufer- und Waldstücke, fotografiert bei Dämmerung oder Zwielicht. Offensichtlich sind die Affinitäten zur klassischen Malerei, zum Helldunkel eines Caravaggios und zur Gegenständlichkeit und Körperlichkeit eines Gustave Courbets. Burkhard ergänzt diese neuen Fotografien mit ausgesuchten Arbeiten aus dem Werkzusammenhang der Körperbilder. Die Beschäftigung mit dem Körper war seit den Anfängen seines fotografischen Werks in den 1970er Jahren ein wichtiger Aspekt seines Schaffens. Burkhard zeigt in der Ausstellung im Museum im Bellpark ausserdem eine Auswahl aus der Sevilla-Serie, die er anlässlich der Ausstellung Songline (2008) präsentierte. Die Körperbilder stellt er in einen Zusammenhang mit den neu geschaffenen Stillleben und Landschaftsstücken. So rückt Burkhard in dieser Gegenüberstellung den skulpturalen Aspekt seiner Fotografie in den Vordergrund. Kuratorin : Hilar Stadler, Leiter Museum im Bellpark Kriens Source : communiqué de presse

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EXPOSITIONS / EXHIBITIONS

Craigie Horsfield, Lucia Donadio Piazza Enrico De Nicola Napoli, Febbraio 2008, 2008, dry print on watercolour paper, 143x106 cm

Guardami. Il volto e lo sguardo nell'arte 1969-2009 / Look at me. Faces and Gazes in Art 1969-2009 Museo Cantonale d'Arte, Lugano, jusqu'au 21 février www.museo-cantonale-arte.ch The exhibition Look at me Faces and Gazes in Art 1969-2009 – held at Museo Cantonale d'Arte – investigates one of the basic iconographic themes of Western art: the face. Through around 80 works by over 40 artists, the show intends to investigate the international artistic research in the past four decades analyzing the persistence of face representation, its changes and transformations. […] The exhibition project of Museo Cantonale d'Arte stemmed from a series of questions: is it still right to consider face representation as a sign of identity? As a meaningful relation between image and object? Today, considerations on the subject, on an artistic level, necessarily confront the fragmentation of the face, which breaks up, blurs, deforms, effaces itself, resisting any sort of unambiguous identities between model and figure, subject and image. The crisis of the subject, now definitely threatened in its unity and centrality, jeopardizes the very chance to have or have not a face. However, in contemporary artists' researches, the face and its transformations remain a privileged theme, which is expressed in revisited strategies of (self)representation, in other ways of reflecting on one or more faces. In order to limit the investigation, per se boundless, the “face” is seen not as much as a “portrait”, but rather as an “inter-face” between oneself and the others (besides between oneself and oneself) Instead of focusing our attention on a particular face, as the place for the subject's individuality and representability, the face is considered in its general character, as the place where the relation between subjects are possible/impossible, against a backdrop of a socio-cultural context more and more characterized by de-individualizing issues. Each face implies the role of the gaze, intended as an essential means for the face to manifest itself, direct itself toward the outside world (the other, the observer). The gaze and its trajectories are thus taken as a criterion to examine the face, as elements suitable to reveal (or veil?) its mystery and all its aspects. But who are the gaze creators? They are the artist, the subject of the work and the observer. It is in the dialectic relation among these three elements that the gaze brings life (face?) to face. This distinction is the starting point from which this exhibition builds up. Source : communiqué de presse

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EXPOSITIONS / EXHIBITIONS

Virginie Rebetez, Visiting Jane, 2009-2010, couverture du livre

Accrochage [Vaud] 2010 et Elisabeth Llach, prix du Jury 2009 Musée Cantonal des Beaux-Arts, Lausanne, jusqu'au 28 février www.musees-vd.ch Le Musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne prépare la huitième édition de l'exposition annuelle qu'il consacre à la scène artistique vaudoise contemporaine, et investit toutes les salles du musée pour cette présentation d'œuvres récentes d'artistes de différentes générations, sélectionnées sur libre présentation par un jury de professionnels. Le jury de l'édition 2010 est composé des personnes suivantes : Robert Ireland, artiste, Lausanne ; Sybille Omlin, Directrice de l'Ecole cantonale d'art du Valais, Sierre ; Catherine Othenin-Girard, historienne de l'art, Lausanne ; Valérie Mavridorakis, enseignante à la Haute Ecole d'art et de design, Genève ; Jacqueline Uhlmann, curatrice indépendante, Zurich. Une salle de l'exposition sera réservée aux travaux d'Elisabeth Llach, lauréate du prix du jury 2009, et sera accompagné d'une publication éditée par le Musée aux éditions Sang Bleu, avec des textes de Alice Henkes et Catherine Pavlovic. Source : http://www.musees-vd.ch/no_cache/en/musee-des-beaux-arts/expositions/a-venir/a-venir-suite/?tx_ttnews%5Btt_news%5D=346&tx_ttnews%5BbackPid%5D=23

Visiting Jane, le travail récent de Virginie Rebetez, photographe de NEAR, est présenté à cette occasion.

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EXPOSITIONS / EXHIBITIONS

Elisabeth Llach, Öl 6, 2008, acrylique sur papier, 100x70 cm

Accrochage [Vaud] 2010 et Elisabeth Llach, prix du Jury 2009 Musée Cantonal des Beaux-Arts, Lausanne, jusqu'au 28 février www.musees-vd.ch Elisabeth Llach. Alles wird gut – Tout ira bien En parallèle à Accrochage [Vaud 2010], une salle est réservée aux travaux d'Elisabeth Llach (*1970), lauréate du prix du jury 2009, pour son exposition Alles wird gut – Tout ira bien. Rassemblés sous ce titre inquiétant, des séries d'acryliques sur papier sont mises en résonance, assortiment d'univers visuels qui oscillent entre l'étrange et le familier, le théâtral et le banal, le féerique et le macabre, et dont les titres soulignent à leur tour le caractère ambigu. Ne t'inquiète pas, une série de petits formats initiée en 2007, explore ainsi de façon subtile ces ruptures de sens, des scènes de cirques ou de jeux apparemment innocents côtoyant d'étranges figures féminines aux corps déformés, voire mutilés. Tous les protagonistes de l'œuvre de Llach se conjuguent au féminin, et beaucoup proviennent du réservoir infini d'images qui peuplent l'histoire de l'art et les magazines féminins. Mais le passage du papier glacé au dessin les fait basculer dans une zone dépouillée de toute complaisance. Dans la série Stillleben débutée en 2009 et qui s'apparente à une galerie de portraits, les figures se détachent, seules, sur des fonds qui semblent empruntés à des décors d'opéra, et se déclinent comme autant de versions d'une comédie humaine aux accents cruels qui n'en finit pas de se répéter. L'exposition est accompagnée d'une publication éditée par le Musée aux éditions Sang Bleu, avec des textes de Alice Henkes et Catherine Pavlovic (fr./angl./all.), CHF. 35.Source : http://www.musees-vd.ch/no_cache/fr/musee-des-beaux-arts/expositions/en-cours/suite-de-lexposition/?tx_ttnews%5Btt_news%5D=389&tx_ttnews%5BbackPid%5D=23

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EXPOSITIONS / EXHIBITIONS

Bertrand Cottet, Intérieur d'un logement du camp rrom à Mitrovica Nord, Kosovo, avril 2009 © Bertrand Cottet/Strates

Bertrand Cottet. Kosovo, Présents composés Focale, Nyon, jusqu'au 28 février www.focale.ch www.strates.ch Le 17 février 2008, suite à des années de conflits et de répression, après des milliers de morts, le Kosovo a proclamé son indépendance. Un nouvel Etat naissait, événement plutôt rare depuis quelques décennies. Ce jour-là représentait un nouveau départ pour près des deux millions de personnes vivant dans l'ex-province serbe, quelle que soit leur appartenance ethnique. Aujourd'hui, le conflit et ses traces restent encore partout visibles. Emblème des souffrances passées, la guerre est présente dans les discussions comme dans les paysages ou la décoration: elle est devenue aujourd'hui aussi bien vecteur de revendications identitaires que symbole du défi que les différentes communautés présentes au Kosovo doivent relever: vivre ensemble, briser les enclaves, malgré les divergences de cultures, de religions et de visions politiques De novembre 2007 à septembre 2009, Bertrand Cottet se rend à plusieurs reprises au Kosovo et assiste à la transformation de cette ex-province yougoslave en Etat déclaré indépendant. Portraits et paysages, ses photographies plongent dans le quotidien d'un pays en transition, marqué par la guerre, où la cohabitation entre groupes de populations forme un défi omniprésent. Des images variées, mais réunies par leur esthétique, leur caractère emblématique et leur force de suggestion. Bertrand Cottet (1962, CH) est photographe indépendant, il est membre du collectif Strates à Lausanne. De novembre 2007 à septembre 2009, il se rend à plusieurs reprises au Kosovo et assiste à la transformation de cette ex-province yougoslave en un Etat auto-proclamé indépendant. Portraits et paysages, ses photographies plongent dans le quotidien d'un pays en transition, marqué par la guerre, où la cohabitation entre groupes de populations constitue un défi omniprésent. Source : communiqué de presse

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EXPOSITIONS / EXHIBITIONS

Bertrand Cottet, Jeune garçon serbe devant son ancienne maison détruite durant la guerre, enclave serbe de Vitomirica, Kosovo, août 2008 © B.Cottet/Strates

Bertrand Cottet. Kosovo, Présents composés Focale, Nyon, jusqu'au 28 février www.focale.ch www.strates.ch

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EXPOSITIONS / EXHIBITIONS

Photographes exposés à exp12, Berlin

twelve exposures Avec: Verena Blank, Eva Brunner, Dorothee Deiss, Mark de Longueville, Oona Eberle, Nadine Ethner, Olle Fischer, Birgit Krause, Claire Laude, Anna Meschiari, Susanne Schneider, Nicole Woischwill. exp12, Berlin, jusqu'au 7 mars www.exp12.com exp12 - the new producers gallery for contemporary photography in Berlin / Prenzlauerberg is opening January 15, 2010 at 7 pm with the exhibition twelve exposures - 12 individual views by Verena Blank, Eva Brunner, Dorothee Deiss, Mark de Longueville, Oona Eberle, Nadine Ethner, Olle Fischer, Birgit Krause, Claire Laude, Anna Meschiari, Susanne Schneider, Nicole Woischwill. exp12 - is a group of 12 art photographers which met at Ostkreuzschule für Fotografie Berlin and which have already drawn attention with national and international exhibitions. exp12 − a gallery with atmosphere − offers a place for a dialogue on contemporary photography, news from the scene in Berlin and across Europe. exp12 − besides its gallery activity considers itself as a forum for photographers, curators, collectors, and the interested public. The international network of freelance photographers is invited to join its experiences and relationships − in a vivid dialogue with other galleries, institutions, and art fairs - for the advancement of the community as a whole. exp12 − is holding workshops, discussion evenings, and lectures. New photography projects and books give insight into the individual work of each photographer. A visible work in progress profiting from personal interaction, curiosity, and the joy of experimenting. Source : communiqué de presse

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EXPOSITIONS / EXHIBITIONS

© Anna Meschiari

twelve exposures Avec: Verena Blank, Eva Brunner, Dorothee Deiss, Mark de Longueville, Oona Eberle, Nadine Ethner, Olle Fischer, Birgit Krause, Claire Laude, Anna Meschiari, Susanne Schneider, Nicole Woischwill. exp12, Berlin, jusqu'au 7 mars www.exp12.com

Anna Meschiari www.annameschiari.com Anna Meschiari wurde 1987 in der italienischen Schweiz geboren. Nach ihrem Abitur studierte sie Fotografie an der Schule für Fotografie in Vevey (2006-2008). Seit September 2008 wohnt sie in Berlin und ist Studentin an der Ostkreuzschule für Fotografie. Dort besucht sie die Seminare von Jonas Maron. Seit letztem Oktober studiert sie Kommunikationsdesign an der Hochschule für Technik und Wirtschaft in Berlin und arbeitet parallel als freie Fotografin. Die Workshops der Fotografen Daniel Baudraz, Thibaut Cuisset, Anna Elisa Heine, Marco Introini und Philippe Pasche entwickelten in ihr eine individuelle Bildsprache.

Anna Meschiari est jeune membre de NEAR.

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EXPOSITIONS / EXHIBITIONS

Per Barclay, Adolf Gun, Harstad 10, 2009

Per Barclay Guy Bärtschi, Genève, jusqu'au 12 mars www.bartschi.ch Né en 1955 à Oslo, Per Barclay vit et travaille à Turin. Historien de l'art de formation, il est sculpteur et photographe. Pour cette nouvelle exposition, il mettra en confrontation deux séries distinctes, l'une réalisée ces derniers mois, Adolf Gun et l'autre en 2007 Maria qui n'a jamais été présentée dans son ensemble au public. La série Adolf Gun fait partie des " chambres d'huile " que l'artiste produit depuis 1989 en photographiant des lieux dont il a recouvert le sol d'un liquide, en général de l'huile, mais aussi de l'eau, du vin, du sang ou du lait. Il en résulte que le lieu se reflète alors dans un miroir créé par cette intervention, modifiant la perception de l'espace. Les " chambres d'huile " révèlent des détails invisibles au premier abord et permettent le rapprochement d'éléments qui ne se seraient pas rencontrés sans la présence de l'effet miroir. Ce procédé crée des jeux formels de symétrie et de modulation chromatique impressionnants dans l'espace que l'on retrouve au final sur les grands tirages photographiques de l'artiste. Sa démarche ne s'arrête pourtant pas à cette dimension esthétique ; Per Barclay repousse dans son travail les limites de la logique en perturbant le regard, ouvrant un espace spatio-temporel indéfinissable qui offre au spectateur un champ perceptif inédit et engage une réflexion sur notre rapport à la représentation. Le dialogue épuré entre l'image et l'espace dans l'œuvre de Per Barclay écarte toute possibilité de narration dans la photographie. Le rejet de la fonction narrative se fait au profit de l'instauration d'une image autonome, qui n'est pas exempte d'une certaine violence latente. En photographiant un canon placé au-dessus du puits d'un ancien bunker en Norvège, Per Barclay fait explicitement référence dans Adolf Gun à la seconde guerre mondiale. Les Adolf Guns sont des canons navals allemands conçus en 1934 par l'ingénieur Krupp et dont plusieurs modèles furent installés en Norvège suite à l'occupation allemande. Affectés à la défense des côtes dès 1942, notamment à Harstadt, ces canons protégeaient le port de Narvik et le fjord environnement pour assurer l'approvisionnement en fer et en pétrole, deux ressources essentielles pour l'Allemagne qui devait de les importer. Pour renforcer la symbolique menaçante de l'Adolf Gun et faire référence à sa fonction, Per Barclay a choisit d'utiliser son matériel de prédilection, l'huile de vidange. La série Maria fait partie quant à elle des travaux de Per Barclay sur les ballerines. […] La confrontation des deux séries est la rencontre de la force menaçante de l'homme évoqué par la forme phallique du canon et de la grâce féminine, pourtant teintée elle-aussi d'une certaine forme de violence par l'introduction d'éléments intrigants, voir inquiétants : un éventail brûlé en son milieu qui laisse voir un regard aux sourcils froncés, un corps partiellement peint de noir qui se résume parfois à deux mains crochues aux longs ongles. Source : communiqué de presse

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EXPOSITIONS / EXHIBITIONS

Michael Najjar, dax_80-09, 2009, de la série high altitude

Michael Najjar. high altitude Guy Bärtschi, Genève, jusqu'au 12 mars www.bartschi.ch Michael Najjar, né en 1966 à Landau en Allemagne, pratique ce qu'il nomme lui-même la " photographie hybride ". Diplômé en photographie et en nouveaux médias de la Bildo academy de Berlin, il peut être considéré comme un pionnier dans le domaine de la manipulation digitale des images photographiques. Se servant des ressources informatiques pour transformer son matériel photographique de base, Michael Najjar propose une esthétique de l'image remodelée par les nouvelles technologies. Cette démarche est l'occasion pour l'artiste de réfléchir à la notion même de photographie. […] La récente série high altitude, s'inscrit à nouveau dans ce cadre de réflexion en proposant de visualiser le développement des principaux indices boursiers durant les vingt à trente dernières années. Ce travail illustre la disparition progressive dans nos sociétés de la matérialité au profit de structures constituées d'informations virtuelles et de codes informatisés où les interactions sont débarrassées de toute réalité physique. La base photographique de ce travail a été produite cette année lors d'une expédition de trois semaines dédiée à l'ascension du mont Aconcagua en Argentine, point culminant du continent américain avec ses 6962 mètres d'altitude. L'artiste opère un rapprochement entre les sommets rocheux et les pics des graphiques représentant l'évolution des indices boursiers. L'analogie entre la matérialité brute de la montagne et la représentation de valeurs virtuelles repose sur le même pouvoir attractif couplé de dangerosité potentielle qu'elles partagent. A la lumière du contexte économique actuel, le travail de Michael Najjar invite le spectateur à mesurer les effets de l'amoncellement illimité de valeurs immatérielles qui nécessiteront peut-être de se réincarner à l'avenir dans le monde réel. Source : communiqué de presse

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EXPOSITIONS / EXHIBITIONS

Mirko Martin, de la série L.A. Crash, 2006-2009

Mathieu Bernard-Reymond. TV & Mirko Martin. L.A Crash PhotoforumPasquArt, Bienne, jusqu'au 14 mars www.pasquart.ch Brouillage cathodique Le PhotoforumPasquArt présente deux artistes de premier plan dont les démarches puisent dans la culture du divertissement audiovisuel. Avec ses photographies de plateau prises dans les rues de Los Angeles, le Berlinois Mirko Martin joue dans L.A. Crash avec la notion d'authenticité photographique et remet en cause nos codes de perception. Recourant pour sa part à l'outil numérique, le photographe français Mathieu Bernard-Reymond construit avec sa série TV des images de grand format qui explorent le pouvoir de la télévision sur notre vision du monde. L.A. Crash. Scènes de film ou vie réelle ? La différence n'est pas évidente à discerner chez Mirko Martin dont le travail photographique explore depuis 2006 cette question centrale: " Quelle sorte de vérité peut-on finalement tirer des photographies ? " Point de rencontre entre le cinéma hollywoodien et la vie ordinaire américaine, la ville de Los Angeles constitue l'endroit idéal pour cette recherche. Mirko Martin (*1976, vit et travaille à Berlin) adopte une double stratégie. Il y photographie d'une part les plateaux de tournage en occultant tous les indices trahissant la mise en scène. Les scènes de violence ou d'accident acquièrent ainsi un caractère étrangement vraisemblable. D'autre part, il prend des instantanés de la vie réelle aux alentours des lieux où naissent ces fictions. Situés dans des zones urbaines très animées, ils se caractérisent par une considérable charge dramatique accentuée par la forte présence de la police et des sans-abris. En mélangeant ces deux approches, l'artiste brouille la frontière entre artifice et réalité et interroge nos codes de perception. " Je suis avant tout intéressé par la communication entre mon travail et l'observateur: peut-on vraiment se fier à notre perception? J'introduis une ambiguïté dans le processus de création des images que je veux transmettre à l'observateur ", précise ce lauréat 2009 du Prix Voies Off des Rencontres d'Arles (FR) qui expose pour la première fois en Suisse.

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EXPOSITIONS / EXHIBITIONS

Mathieu Bernard-Reymond, Sans titre n° 35, 2007, de la série TV, 2005-2009

Mathieu Bernard-Reymond. TV & Mirko Martin. L.A Crash PhotoforumPasquArt, Bienne, jusqu'au 14 mars www.pasquart.ch

TV. La dualité artifice/réalité se trouve aussi au centre du travail de Mathieu Bernard-Reymond (*1976, vit et travaille à Lausanne). Avec la série TV, débutée en 2004, il thématise plus particulièrement la question du pouvoir de l'image télévisuelle sur notre manière d'appréhender le monde. " C'est au travers de la télévision qu'une grande partie des Occidentaux perçoivent l'actualité, et que la fiction se mêle à la réalité pour construire notre vision du monde. Ce dernier devient le lieu du spectaculaire, d'une anxiété diffuse, d'un sentiment d'incertitude et d'angoisse où le général et le particulier se confondent ", explique le ce diplômé de l'Ecole de photographie de Vevey et lauréat 2003 du Prix de la Fondation HSBC. Une star de variété vieillissante chante dans un parc la nuit, deux boxeurs en plein combat se reflètent dans une flaque sur un chantier en construction: les images de Bernard-Reymond sont des constructions numériques qui mêlent des scènes urbaines réelles et des personnages issus de programmes télévisés. Elle composent ainsi des univers intrigants où des créatures apatrides esquissent un improbable jeu de rôles dans un décor architectural anonyme. Parfois les centaines de fenêtres d'un ensemble de buildings sont remplacées par une mosaïque d'émissions TV évoquant la toutepuissance de ce média bientôt détrôné par internet. " A cause de leur omniprésence, l'influence de ces images sur notre subconscient est plus forte. Leur capacité à faire surgir des fantasmes ou des peurs dans notre esprit est sans doute plus grande que jamais ", estime l'artiste qui expose son travail en exclusivité à Bienne. Source : communiqué de presse

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EXPOSITIONS / EXHIBITIONS

Fabio Marco Pirovino, Tableaux III Happy Slapping in yo Face, 2009, digital collage, inkjetprint, 100x150 cm

Fabio Marco Pirovino. 20th Century Fox, in Memory of Thomas Knoll und Leitmotif CoalMine Fotogalerie, Winterthur, jusqu'au 31 mars www.coalmine.ch www.pirovino.net Der junge Basler Künstler Fabio Marco Pirovino (*1980 in Winterthur, lebt und arbeitet in Zürich) zeigt ältere und speziell für die Ausstellung der CoalMine entwickelte Arbeiten. Pirovino hat sein Studium der Fotografie an der ZHdK (Zürcher Hochschule der Künste) 2007 beendet. In seiner Diplomausstellung hat Pirovino erstmalig einem grösseren Publikum in den Räumlichkeiten der Tonimolkerei seine Arbeiten vorgestellt. Seither nahm er drei Mal an der " Regionalen " in Basel teil und war mit Einzelausstellungen bei Marks Blond Project Space in Bern oder vor kurzem in der Galerie Abbt Projects im Zürcher Kreis 5 vertreten. Zum ersten Mal fielen seine fotografischen Arbeiten und die Inszenierung ebendieser an seiner Diplomausstellung auf, ein zweites Mal begegnete man seinen minimalen Fotografien bei der Plat(t)form 07, einer so genannten Portfolio-Schau des Fotomuseums Winterthur. Pirovino gehört zu einer jungen Generation, die das Handwerk der Fotografie erlernt hat, dieses auszuloten weiss und auch Grenzen zu überwinden sucht, sich aber durchaus nicht als Gruppe „gute Fotografen" behaupten wollen. Im Vordergrund des noch sehr jungen Schaffens Pirovinos steht die Auseinandersetzung mit Form und Farbe und weniger mit der ihn umgebenden alltäglichen Welt. Die Arbeit am Computer mittels Photoshop stellt das hier zu betonende Werkzeug der Werkentstehung dar. Dabei bedient er sich dieser Technik wie ein Maler sich des Pinsels und der Farbpalette bedient. In seiner schriftlichen Diplomarbeit zum „Einfachen Kunstwerk" redet Pirovino vom Versuch, die Welt in einer zeitlosen aber auch zeitverbindlichen Form darzustellen. Diese formale Reduktion, welche beabsichtigt zu einer Form, zu einem Äusseren zu gelangen, um den hohen ästhetischen Ansprüchen zu genügen, ist auch im Werk Pirovinos von grosser Bedeutung. Dabei redet er von Ansprüchen wie Zeitlosigkeit, Mühelosigkeit, Neuheit, Brisanz, Notwendigkeit und Stil. Das einfache Kunstwerk ist das Ideal vielleicht eines jeden Künstlers, es ist das Anzustrebende, der Massstab, das Absolute. Gleichzeitig ist das Unerreichbare und das Scheitern an eben diesen hohen Massstäben dem Prozess der Findung des einfachen Kunstwerkes immanent. Pirovino untersucht in seinem Werk die Ganzheit von Form und Inhalt; das Körperliche und Geistige fallen zusammen. Komplettiert wird das Werk erst in den Augen des Betrachters. Reduktion ist ein wichtiger Bestandteil seiner Bildfindungen. Bilder aus der tatsächlichen Welt kombiniert er vor allem in den neuesten Arbeiten locker neben Bilder, denen eine abstraktere Formgebung und Verschiebung innewohnen. Er sucht nach Formen und Formprinzipien, aus denen sich wiederum neue Formen entwickeln und ableiten lassen, die fast eigentätig wuchern und mutieren. NEAR • association suisse pour la photographie contemporaine • avenue vinet 5 • 1004 lausanne • www.near.li • info@near.li


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EXPOSITIONS / EXHIBITIONS

Fabio Marco Pirovino, Redblueformalist, 2008, digital collage, inkjetprint, 150x100 cm

Fabio Marco Pirovino. 20th Century Fox, in Memory of Thomas Knoll und Leitmotif CoalMine Fotogalerie, Winterthur, jusqu'au 31 mars www.coalmine.ch www.pirovino.net So formt er z.B. aus einer Rolle Knetmasse eine Figur, fotografiert sie, bearbeitet sie weiter im Photoshop, bis ein Bild entstanden ist, das zugleich virtuelle Skulptur und zeichnerisches Linienwerk ist. Pirovino spielt mit der zwittrigen Natur der Fotografie: wiewohl flach, suggerieren sie eine Raumillusion, sind gewissermassen eine Membrane zwischen Zwei- und Dreidimensionalität. Fotografien können ein Objekt skulpturhaft aus seiner Umgebung herauslösen und es zugleich in ein Oberflächenspiel von Linie und Farben verwandeln. Bevor Pirovino zu fotografieren begann, zeichnete er. Die zeichnerische Graffiti-Logik von Spiel und Variation ist Grundlage seiner Arbeit, die er auch auf andere Medien anwendet. Die Medien gehen bei Pirovino ineinander über, mediale Reinheit interessiert ihn nicht. So zeigte er z.B. in der Einzelausstellung bei Abbts Projects Zeichnungen, die aus Computerdruck, Sprayfarbe und Aquarellfarbe bestehen und lässt ihre Farben und Texturen ineinander übergehen. Die Kombination vom Scheinraum der Fotografien und der Fläche der Zeichnungen stellt er in der Ausstellung der CoalMine nicht einander gegenüber. Pirovino sind die formelhaften Pole seiner Arbeit sehr wichtig: das instinktive Spiel mit der Form und die Suche nach Bildern, die sich im Kopf des Betrachters festzusetzen vermögen. Dabei versucht er nicht plakative Inhalte zu vermitteln, sondern die Schönheit der Werke in ihrer Ganzheit zu entfalten. Und ebendieser Erschaffung des Schönen und Einfachen ist er mittels Fotokamera und Photoshop auf der Spur. Von daher rührt auch der Titel der Ausstellung mit einer Hommage an den Erfinder des Photoshop Thomas Knoll. Für seinen Coalmine-Online Auftritt Leitmotif öffnet uns der Künstler sozusagen das Fenster und lässt uns sein Bilder-Archiv, welches als digitale Form existiert, in einer ausgewählten Form und Präsentation betreten. Hier finden sich die Ursprünge und Inspirationen vieler seiner formvollendeten Werke, denen wir ausschliesslich in den Ausstellungsräumen in perfekter Ausführung begegnen. www.coalmine-online.ch. Kuratorin : Alexandra Blättler Source : http://www.coalmine.ch/fotogalerie_veranst.php?ID=460

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EXPOSITIONS / EXHIBITIONS

Thomas Kern, de la série Haiti

Thomas Kern. Haiti − die endlose Befreiung CoalMine Fotogalerie, Winterthur, jusqu'au 31 mars www.coalmine.ch Haiti, der erste selbständige Staat Lateinamerikas, ist heute fast vollständig von der Unterstützung aus Geberländern, von internationalen Organisationen und von den Rimessen emigrierter Landsleute abhängig. In der ehemaligen französischen Kolonie, die im 18. Jahrhundert die einträglichste Überseebesitzung Europas war, herrscht heute bitteres Elend. Nach der Befreiung von der französischen Kolonialherrschaft haben in Haiti einheimische Eliten gegen das Volk regiert. Heute leben 80 Prozent der Bevölkerung mit weniger als zwei Dollar pro Tag unter der Armutsgrenze. Im Auftrag der Zeitschrift DU reiste der Fotograf Thomas Kern mit dem Schriftsteller und Journalisten Hans Christoph Buch 1997 zum ersten Mal nach Haiti, um über das Leben in der Hauptstadt Port-au-Prince zu berichten. Seither ist Kern immer wieder in das Land zurückgekehrt. Er hat mit der Kamera den täglichen Kampf ums Überleben dokumentiert, diskret und doch ganz nah bei den Menschen. Die umfangreiche Serie von Schwarzweiss-Aufnahmen zeigt die Lebensbedingungen in einem der ärmsten Länder der Welt. Sie erzählt von den grossen Anstrengungen für einen ganz kleinen Erfolg und vom Ausweg in die spirituelle Welt des Vodou. Thomas Kern, geboren 1965, arbeitete während seiner Ausbildung zum Fotografen in Zürich für verschiedene Studios in den Bereichen Mode-, Sach- und Industriefotografie. Ab 1989 war er ausschliesslich als Fotoreporter unterwegs, u. a. in Nordirland, Kurdistan, im Nahen Osten und im ehemaligen Jugoslawien. 1990 gründete er zusammen mit anderen Fotografen die Schweizer Fotoagentur Lookat Photos. Von 1998 bis 2006 lebte er als freischaffender Fotograf in San Francisco und kehrte anschliessend in die Schweiz zurück. Thomas Kern wurde zweimal mit dem World Press Award ausgezeichnet und erhielt mehrere Eidgenössische Stipendien. Seine Bilder sind in diversen Sammlungen vertreten. Kuratorin: Katri Burri Source : http://www.coalmine.ch/fotogalerie_veranst.php?ID=461

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EXPOSITIONS / EXHIBITIONS

Hugo Suter, Die leichten Verschiebungen beim Abstellen des Glases, 2008, 22x18 cm

Hugo Suter. Photographies 1969-2009 Aargauer Kunsthaus, Aarau, jusqu'au 18 avril 2010 www.ag.ch/kunsthaus/ Hugo Suter stands out among Swiss artists for his love of experimentation, as his artistic output is characterised by the use of a wide variety of media. Yet the fact that photography is key to this experimentation and plays an important role within the artist's œuvre is not common knowledge, a deficit the Aargauer Kunsthaus sets out to address by devoting an exhibition specifically to Suter's photographs. Born in 1943 in Aarau, the multifaceted work of Hugo Suter has gained recognition through numerous museum and gallery exhibitions. The artist's in-depth exploration of image-making and his continuing preoccupation with the lake he has lived at for more than thirty years (the Hallwiler See), as well as with glass, have garnered him wide acclaim. Photography, surprisingly, is a consistently recurring medium throughout his entire career, along with a wide variety of other media and techniques. For Suter, the camera functions as a working tool in his ongoing research into perception and cognition, recording observations, capturing the incidental and the ephemeral. In addition, he uses photography as a means of image-making, superimposing things seen with mental images and memory pictures and thus invariably arriving, through photographic means, at novel pictorial solutions. In doing so he proves to be both a fine observer and a highly reflective artist who continually connects seeing with knowledge, thereby managing to present things and the world from a new perspective. The exhibition at the Aargauer Kunsthaus is the first to highlight the importance of photography in Suter's œuvre, thus focusing on a hitherto neglected aspect of his art. Including approximately 150 works from the last four decades, it demonstrates that the use of photography in his work takes on many different forms and from the outset disregards the boundaries of classical photography. Curator : Stephan Kunz Source : communiqué de presse

Autres expositions : CARAVAN 1/2010. Nathalie Bissig, jusqu'au 18 avril ABSTRAKTIONEN II. Ungegenständliche Tendenzen aus der Sammlung, jusqu'au 1er août

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EXPOSITIONS / EXHIBITIONS

Fiona Tan, West Pier I, 2006, Black and White print on baryte paper, 59x79 cm. Courtesy the artist and Frith Street Gallery, London

Fiona Tan. Rise and Fall Aargauer Kunsthaus, Aarau, jusqu'au 18 avril 2010 Fiona Tan en conversation avec la curatrice Madeleine Schuppli, jeudi 18 février, 18h30 www.ag.ch/kunsthaus/ With Rise and Fall the Aargauer Kunsthaus presents the first comprehensive exhibition of Dutch artist Fiona Tan in Switzerland. Her recent photographic works and video pieces revolve around issues of identity and belonging as well as remembering and forgetting. Fiona Tan's contribution to this year's Venice Biennale at the Dutch Pavilion drew a great deal of attention. Now the Swiss public will for the first time have the opportunity to survey the work of this artist in a large-scale exhibition at the Aargauer Kunsthaus which brings together Fiona Tan's most recent work in photography and film, as well as selected drawings. Fiona Tan is a sensitive and analytical witness of her time. Born in Indonesia and raised in Australia, she has been living in the Netherlands for over twenty years now. Straddling the East-West divide, the artist embarks on a journey to trace her own roots in the documentary May You Live in Interesting Times (1997). A preoccupation with memory and history thematically underpins her artistic practice. Her more recent photographic works and video pieces such as Rise and Fall (2009), Provenance (2008), Island (2008), A Lapse of Memory (2007) or The Changeling (2006) revolve as much around issues of identity and belonging as around remembering and forgetting. In her video piece "Rise and Fall" the artist examines the retrospective gaze and its relationship to the images we carry within ourselves. A double projection, the work shows us an older woman who is reminiscing about her life when she was still young. The images move back and forth between present and past. In between we are confronted with footage of flowing water – as a metaphor for the flow of memory, so to speak. Inspired by the tradition of 17th century Dutch portraiture, Fiona Tan created six short film portraits of different individuals for her work "Provenance". In these she shows her models as they engage in everyday activities. The simple scenes refer to classic genre painting where activities such as eating, reading or sleeping served as common subjects. In her video pieces and photographic works the artist is invariably concerned with the image of an individual and the way in which this individual relates to his or her environment and thus to the world.

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EXPOSITIONS / EXHIBITIONS

Fiona Tan, West Pier III, 2006, colour photograph, 59x79 cm, Courtesy the artist and Frith Street Gallery, London

Fiona Tan. Rise and Fall Aargauer Kunsthaus, Aarau, jusqu'au 18 avril 2010 Fiona Tan en conversation avec la curatrice Madeleine Schuppli, jeudi 18 février, 18h30 www.ag.ch/kunsthaus/ Captured in fascinating images, Fiona Tan creates moving portraits of people, while subtly linking personal sentiments to their social and cultural context. The exhibition Rise and Fall is a joint project with the Vancouver Art Gallery. Following its presentation at the Aargauer Kunsthaus in Aarau the exhibition will be on view at the Vancouver Art Gallery in Vancouver from 9 May until 6 September, 2010, at the Arthur M. Sackler Gallery in Washington, D.C., from 18 September, 2010, until 9 January, 2011, and at the Galerie de l'UQAM in Montréal in the spring of 2011. Curator : Madeleine Schuppli Born in Indonesia in 1966 to a Chinese father and an Australian mother, Fiona Tan grew up in Australia. She received her formal art training in Amsterdam and has been living in the Netherlands since the late 1980s. Her work has been shown in numerous solo and group exhibitions in international venues, including the Dutch Pavilion at the 53rd Venice Biennale (2009); Rijksmuseum, Amsterdam (2008); Centre Pompidou, Paris (2008); Modern Art Oxford, Oxford (2005); New Museum of Contemporary Art, New York (2004); Tate Modern, London (2004); Akademie der Künste, Berlin (2002); Istanbul Biennale, Istanbul (2003); Documenta 11, Kassel (2002) and the 49th Venice Biennale (2002). Publication

Fiona Tan - Rise and Fall presents Fiona Tan's most recent work from the past four years. The richly illustrated catalogue includes essays by Okwui Enwezor, Bruce Grenville, Michael Newman, Irit Rogoff and Madeleine Schuppli and is published in English, with an insert containing German translations. Fiona Tan - Rise and Fall, edited by the Vancouver Art Gallery and the Aargauer Kunsthaus, Vancouver, 2009. Source : communiqué de presse

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FESTIVALS

Sophie Huguenot, de la série KARKKILA, ordinary imaginary, 2008

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FESTIVALS

collectif_fact, The Chase, 2008, installation. Photographie : Christian Helmle

BIP2010 − (OUT OF) CONTROL 7e Biennale internationale de la Photographie et des Arts visuels, Liège, du 28 février au 25 avril www.bip-liege.org (OUT OF) CONTROL. Cette thématique vient interroger notre société, de plus en plus tournée vers la sécurité, la surveillance, la maîtrise et le " voir plus, voir mieux, voir tout ". L'exploration de ces aspects du contrôle rencontrera inévitablement son inverse : le désir, l'accident, le hasard, la folie, l'imprévisible, l'invisible… Une centaine d'artistes ont été invités à BIP2010, faisant de cette édition l'une des plus étoffées et des plus riches. Autour de la photo, de la vidéo et des arts visuels au sens plus large, on retrouvera des artistes de renommée internationale ainsi que plusieurs jeunes créateurs à découvrir absolument. Le pays invité de BIP2010 est l'Allemagne. A cette occasion, nous avons l'immense plaisir d'accueillir une exposition montée spécialement pour BIP2010 par deux des plus prestigieux commissaires berlinois, le Dr. Matthias Harder (Helmut Newton Stifftung) et Félix Hoffmann (C/O Berlin). L'exposition OUT OF CONTROL BERLIN sera présentée au Grand Curtius, récemment réouvert au grand public après une rénovation exceptionnelle. A noter également, la spectaculaire installation The Chase du collectif suisse Fact, qui sera visible à partir de décembre 2009 et jusqu'à la fin de BIP 2010 sur le rond-point St-Nicolas (quartier d'Outremeuse, en face du Théâtre de la Place). BIP2010 déborde également les frontières de Liège. En effet, à l'invitation de BIP2010, le Z33 (Hasselt), le Ludwig Forum (Aachen), le musée Het Domein (Sittard), le SCHUNCK* (Heerlen) et l'IKOB (Eupen) présenteront également une exposition en lien avec la thématique. Le vernissage des expositions de BIP2010 aura lieu le 27 février 2010 dès 13h et sera suivi par une grande fête OUT OF CONTROL organisée au Manège de la Caserne Fonck. Cette soirée d'ouverture de BIP2010 est organisée en collaboration avec le Théâtre de la Place qui clôture, le même jour, le festival Pays de Danse. Source : http://www.bip-liege.org/fr/liege.html

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FESTIVALS

Anke Van Iersel, de la série Complete me, 2004-2007 (voir la série : lien)

BIP2010 − (OUT OF) CONTROL 7e Biennale internationale de la Photographie et des Arts visuels, Liège, du 28 février au 25 avril www.bip-liege.org Exposition Les indomptés, Musée d'Art moderne et d'Art Contemporain + Cabinet des Estampes, Liège Entre notre sauvagerie, nos pulsions, notre inconscient d'une part et nos peurs, les statistiques, le temps qui passe, l'éducation, les lois de la science et des hommes d'autre part, nous voici tenant à bout de bras nos contradictions au sein de la grande communauté humaine. Intimité mystérieuse et image publique s'étreignent et se déchirent pour tenir ensemble cette identité où les bizarreries et autres débordements secrets côtoient les interdits et les limites sociales. La photographie de portrait trouve ici un magnifique territoire de diversité et d'expérimentations. Tenue par le cadre bien qu'excessive, l'image de l'autre ne laisse pas d'échappatoire au regard. Mais la représentation de l'altérité passe aussi par l'imaginaire, par la projection sur le vide, l'inanimé, le son. Les vidéos et installations présentées creusent l'absence tandis que la photographie la déborde. Nous sommes des solitaires grégaires, des intrus qui cherchons à être démasqués par nos semblables, des hommes et des femmes en flottaison dans le grand bain du social et de notre monde intérieur. Anne-Françoise Lesuisse Source : http://www.bip-liege.org/fr/index.php?titre=liege&idlieu=3

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PUBLICATIONS

Sophie Huguenot, de la série KARKKILA, ordinary imaginary, 2008

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PUBLICATIONS

Couverture du livre

Stefen Gronert, L'Ecole de photographie de Düsseldorf. Photographies 1961-2008, Paris, Hazan, 2009 www.editions-hazan.fr L'Ecole de Düsseldrof depuis les années 80 s'est imposée sur la scène internationale comme un centre artistique de recherche essentiel pour ce qui est de la photographie plastique contemporaine. Non sans lien avec les partis pris de l'art conceptuel, sont apport s'est caractérisé par le refus de toute narration et effet de fiction, au service d'une pure dénotation de l'état des choses. Cet ouvrage retrace les richesses et la diversité des approches de cette école en trois temps : d'abord par une étude du couple considéré comme à l'origine de l'école pour ses créations et son enseignement : Hilla et Bernd Beckert qui, en 1976, donnèrent un toit institutionnel à la photographie plastique à l'Académie d'art de Düsseldorf (Staatliche Kunstakademie). Tout en marquant profondément leurs élèves par leur inventaire rigoureux de l'architecture industrielle. Vient ensuite la présentation des différentes générations d'artistes jouissant d'une réputation internationale : celle de Thomas Struth, Thomas Ruff et Andreas Gursky, Alex Hütte, Candida Höfer, Petra Wunderlich, Thomas Ruff. Celle ensuite de Jörg Sasse, Laurenz Berges, Simone Nieweg, Elgar Esser. Chacun de ses artistes est présenté à travers ses œuvres les plus représentatives. Une troisième partie présente au plan technologique le laboratoire Grieger Lab, où les artistes ont pu découvrir les possibilité techniques des tirages en très grand format. Aujourd'hui, Grieger Lab imprime des tirages dans le monde entier pour plus de 150 artistes. Au total, cette ouvrage offre la première approche encyclopédique de l'Ecole de Düsseldorf, le premier mouvement artistique allemand à avoir connu une réputation et exercé une influence internationale depuis le Bauhaus. Mots clés : Thomas Struth, Andreass Gursky, Axel Hütte, Candida Höfer, Petra Wunderlich, Thomas Ruff, Jörg Sasse, Laurenz Berges, Simone Nieweg, Elger Esser. Stefan Gronert est conservateur des arts graphiques au Kunstmuseum de Bonn et enseigne l'histoire de l'art à l'université de cette même ville. Il a publié de nombreux essais dans des ouvrages sur l'art et la photographie du 20e siècle, notamment Gerhard Richter: Portraits (2006), Manuel Franke: Brown Dwarf (2002), et Thomas Struth: Strassen (1995). Sources : http://www.editions-hazan.fr/ouvrage/342976/l_ecole_de_photographie_de_dusseldorf_stefen_gronert

http://www.aperture.org/dusseldorf.html

Ce livre est paru également en anglais chez Aperture, New York, et Thames & Hudson, Londres.

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PUBLICATIONS

Couverture du livre. Photographie : Andrea Galvani, L'intelligenza del male #5, 2007, c-print Courtesy Artericambi, Verona

Future Images, Mario Cresci, éd., Milan, Motta, 2009 www.24oremottacultura.it This book is intended to explore at an international level the works of some of the emerging artists who use the photographic medium without adopting the generic schemata of traditional photography. Since the 1960s, the author, Mario Cresci, has taken an approach to photography that aims to free the medium from the specificity of its own representational language. In this book, the sum total of his artistic experience, together with a busy teaching activity, has allowed him to articulate a desire to establish a link between the various ways of investigating the visual world that are modifying the disciplinary foundations of photography. Although not of fundamental importance in relation to the artistic transformation of photogra p hy, it is certain that the advent of the new technologies, both with regard to the cameras themselves and the printing of digital images, has contributed to new reflections that, at a theoretical level, had already been undert a ken in the 1970s,when the Conceptual Art movement was at its height. In short,one could say that we are now experiencing an epoch-making transition from the analogue process to the digital one, or, to put it more simply, we have progressed from the darkroom to the lightroom. This technological change has also influenced the visual modalities of art, photography and the media as a whole, causing many photographers to open their eyes — aware of the greater spatiotemporal dimension of the work — to the new developments, with the blending of different currents of thought and working methods. Thus this book seeks to compare some of these developments by selecting the work of those who, at an international level, have understood and adhered to a similar approach to photography. Source : communiqué de presse

Avec des photographies des membres de NEAR : Emmanuelle Bayart Mathieu Bernard-Reymond Matthias Bruggmann Danaé Panchaud

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Shadi Ghadirian, Domestic Life #61, 2002, c-print. Courtesy Aeroplastic Contemporary, Brussels

Future Images, Mario Cresci, éd., Milan, Motta, 2009 www.24oremottacultura.it

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Pieter Hugo, Gabazzini Zuo, de la série Nollywood (Enugu, Nigeria), 2008, c-print. Courtesy Michael Stevenson Gallery, Cape Town ; Yossi Milo Gallery, New York

Future Images, Mario Cresci, éd., Milan, Motta, 2009 www.24oremottacultura.it

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Couverture du recueil d'entretiens

Conversations with Photographers : John Baldessari, Hannah Collins, Axel Hütte, Jeff Wall, Gonzalo Puch and Wolfgang Tillmans Madrid, La Fábrica / Fundación Telefonica, coll. Conversations with photographers, 2009, 6 vol., 14x10 cm, 80 p. www.lafabrica .com La Fábrica and Fundación Telefonica publish the collection Conversations with photographers / Conversaciones con fotografos, in order to approach the public to the reflections of the greater creators of the photography, by their dialogues with speakers related to their artistic paths. This publication comes in the framework of the PHotoEspaña International Festival of Photography and Visual Arts. Six volumes reveal the stories of prestigious photographers of the current scene. The dialogue is the tool used by the photographers and their speakers to reveal the most interesting aspects of their path or to discover the perception that they have about the art. That way they allow us to get to know their process of creation. Each book includes a bibliographical selection, a biography of the photographer and of its speaker, and a selection of the most significant photographs. The six conversations : John Baldessari speaks with Analia Saban The work of John Baldessari (California, 1931) represents one of the most fertile and enriching dialogues generated between the photographic language and the pictorial one. After a first phase dedicated to the painting, by the end of the fifties he abandons it to create his own iconography, close to the paradigms of the conceptual art and to certain visions of the pop music, employing images originating in the mass media, of the television and of the movies, that will express using photographic procedures. Analia Saban (Buenos Aires, 1980) is an artist. Hannah Collins speaks with Ingrid Swenson The extensive photographic path of Hannah Collins (London, 1956) draws precise visual and conceptual coordinates that serve her to raise a personal and characteristic creative map. Her work reflects the historic and individual memory and the migratory flows, especially those between the West Europe and the East Europe. Ingrid Swenson is an independent commissioner and director of the organization for the arts known as PEER.

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Jeff Wall, Morning Cleaning, Mies van der Rohe Foundation, Barcelona, 1999, ektachrom on lightbox, 187x351cm, cinematographic photograph

Conversations with Photographers : John Baldessari, Hannah Collins, Axel Hütte, Jeff Wall, Gonzalo Puch and Wolfgang Tillmans Madrid, La Fábrica / Fundación Telefonica, coll. Conversations with photographers, 2009, 6 vol., 14x10 cm, 80 p. www.lafabrica .com Axel Hütte speaks with Stephan Berg With the intention to carry out a systematic work, without narrative and sentimentalism, the German photographer Axel Hütte (Essen, 1951) creates photographs from a strict visual language and a neutral point of view. He is recognized for the analysis he makes of the difficult existing interaction between the buildings and the natural environment. Hütte develops a gloomy reconstruction of the world and an intense approach to the work to make images beyond matters of taste. His most recent work, En tierras extrañas (In foreign lands), focuses in the observation of Latin American natural landscapes. Stephan Berg is an independent critic and director of the Museum of Modern Art of Bonn. Jeff Wall speaks with David Campany Maximum representative of the photo-conceptualism, Jeff Wall seeks the images creation from the not-events. Winner of the international prize of the Hasselblad Foundation in 2002, he explores the street documentary photography and reconstructs the brief moments since an apparent spontaneity, that hides, in reality, a laborious preparation. Preserving the immediacy, he includes not professional actors in real settings as personages of his images. All the aspects of the image are perfectly defined before shooting the camera, nothing is coincidental in his work. The situations observed in each of his works have an unknown before and an after that invite the spectator to make multiple interpretations. David Campany is a writer, commissioner, editor and reader in Photography at the University of Westminster, UK. Gonzalo Puch speaks with Horacio Fernandez The artist Gonzalo Puch (Seville, 1950) had in the abstract painting its first way of artistic expression, after to have practiced during the first 90s the sculpture and the installation. As a natural destiny, its work derived, gradually, towards the photography, discipline that allows him to synthesize diverse artistic languages, expression channels that would be otherwise incompatible. His work includes architecture, painting, sculpture and theatre. His works, of large format, are presented in the shape of scenographies built with everyday objects and human figures that are arranged on cryptic backgrounds, a coded language that takes the observer to the perplexity. Horacio Fernandez is a Doctor of Philosophy in Art History and a regular professor of History of the Photography in the Facultad de Bellas Artes of Cuenca.

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Wolfgang Tillmans, New Family, 2001, c-print. Collection of Phyllis Tuchman © Wolfgang Tillmans

Conversations with Photographers : John Baldessari, Hannah Collins, Axel Hütte, Jeff Wall, Gonzalo Puch and Wolfgang Tillmans Madrid, La Fábrica / Fundación Telefonica, coll. Conversations with photographers, 2009, 6 vol., 14x10 cm, 80 p. www.lafabrica .com Wolfgang Tillmans speaks with Hans Ulrich Obrist The German artist Wolfgang Tillmans (Remscheid, Germany, 1968), winner of the prize Turner in the year 2000, has given the contemporary photography a particular way to create, to interpret and to give a different meaning to the art of the image. He undertakes portrait, landscape, eroticism, fashion, everyday life and abstraction with diverse techniques of impression and exhibition; and he composes, with his photographs, alone and as a group, a new and solid artistic proposal. Compromised with diverse causes, he has created projects as Truth Study Centre or Manual, that face the art with the conscience of the spectators. Hans Ulrich Obrist (Zurich, 1968) is a critic and commissioner of contemporary art. Up to now it has been publish the following volumes : Chema Madoz speaks with Alejandro Castellote; Graciela Iturbide speaks with Fabienne Bradu; Javier Vallhonrat speaks with Santiago Olmo; Alex Webb speaks with Max Kozloff; William Klein speaks with Eric Daviron; PhilipLorca Dicorcia speaks with Nan Richardson; Joan Fontcuberta speaks with Cristina Zelich; Duane Michals speaks with Enrica Viganò; Alberto García-Alix speaks with Mireia Sentís and José Luis Gallero; Miguel Río Branco speaks with Tereza Siza; Max Pam speaks with Pablo Ortiz Monasterio; Bernard Plossu speaks with Juan Manuel Bonet; Bernd & Hilla Becher speaks with Moritz Neumüller; Andrés Serrano speaks with Oliva María Rubio; Perejaume speaks with Juan José Lahuerta; Stan Douglas speaks with Lourdes Fernández; Zhang Huan speaks with Michele Robecchi; Allan Sekula speaks with Carles Guerra; Paul Graham speaks with Charlotte Cotton; Candida Höfer speaks with Giovanni de Riva; Bleda y Rosa speaks with Alberto Martín; Jürgen Klauke speaks with Heinz-Norbert Jocks; Helena Almeida speaks with Isabel de Carlos; Vil Muniz speaks with Joan Fontcuberta; James Casebere speaks with Okwui Enwezor; Marina Abramovic speaks with Jovana Stokic; Jaume Plensa habla con Doris von Drathen; Per Barclay speaks with Judicaël Lavrador; Jorge Molder speaks with José Augusto Bragança de Miranda and Pierre Gonnord speaks with Rafael Doctor. Source : communiqué de presse

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Cécile Hesse et Gaël Romier, 10 000 ans, 2008

La belle revue, Clermont-Ferrand, In Extenso, 2010 www.labellerevue.org www.inextensoasso.com On trouvera dans ce riche ouvrage consacré à l'art contemporain de l'axe centre est ouest de la France, et en particulier de l'agglomération de Clermont-Ferrand, un portfolio de Cécile Hesse et Gaël Romier, photographes diplômés de la Formation supérieure en photographie à Vevey. Des textes de Virginie Otth (membre d'honneur de NEAR), Michel Poivert et Nassim Daghighian (présidente de NEAR) accompagnent leurs images. Voir La belle revue en ligne : http://fr.calameo.com/read/000150796f12bd4656c6e

Cécile Hesse (1977) et Gaël Romier (1974). Kaléidoscope de faux-semblants " En plus de dix ans, le couple et duo d'artistes français a principalement réalisé trois vastes corpus d'images, souvent accompagnées d'objets, voire de sons, selon les projets liés aux lieux d'exposition : Miroir sans tain, Pour le meilleur et pour le pire et Duchesse Vanille. Les œuvres récentes révèlent clairement le goût du jeu qui fait partie prenante de la complicité du duo et du processus créatif. Sous une apparence formelle extrêmement maîtrisée, les photographies expriment un plaisir ludique indéniable à imaginer des situations où il suffit parfois d'un petit élément pour introduire de l'insolite. Une tension existe ainsi entre le contrôle technique et esthétique permettant une totale construction de l'image par la mise en scène et l'explosion visuelle de l'irrationnel − comme une (ré)jouissance − dégagée par la représentation. […] Dans 10 000 ans, un objet-fétiche de l'art contemporain, la boule miroir, transposée dans une sorte de grotte artificielle, vient nous rappeler l'éclatement de chaque instant vécu et la fugacité de toute certitude basée sur les habitudes. […] Dans les sujets représentés par le duo d'artistes, les jeux ont perdu leur innocence. Alors que les récréations scientifiques visaient l'instruction par le jeu, les fictions photographiques de Cécile Hesse et Gaël Romier cherchent-elles a créer l'effet d'un kaléidoscope de faux-semblant ? " Nassim Daghighian (extraits du texte paru dans La belle revue, 2010)

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Couverture du livre

Clément Chéroux Diplopie. L'image photographique à l'ère des médias globalisés. Essai sur le 11 septembre 2001 Point du Jour, 2009, 22x15 cm, 136 p., 65 ill. www.lepointdujour.eu Qu'avons nous vu du 11-Septembre ? L'attentat contre les tours jumelles fut sans doute l'événement le plus photographié de l'histoire des médias. Mais, paradoxalement, la presse n'a diffusé qu'un très petit nombre de ces images. La couverture de l'événement, à la une des journaux américains des 11 et 12 septembre 2001, s'est faite principalement à travers six images-types réparties en seulement trente photographies différentes. Contrôlées par un nombre réduit de diffuseurs, l'image s'uniformise, le contenu documentaire s'appauvrit. Ce que le 11-Septembre permet de comprendre, ce sont les effets de la globalisation sur les représentations photographiques de l'actualité. Les images se répètent, mais semblent aussi répéter quelque chose. La photographie de Thomas Franklin des trois pompiers hissant le drapeau américain sur les décombres du World Trade Center apparaît ainsi comme une citation directe de l'icône de Joe Rosenthal des six Marines dressant le Stars and Stripes sur l'île d'Iwo Jima en février 1945. De même, le nuage de fumée dans le ciel de Manhattan après l'attentat a été abondamment comparé à celui qui, soixante ans plus tôt, s'était élevé au-dessus de Pearl Harbor après l'attaque japonaise. Dans leurs représentations médiatiques, les événements d'aujourd'hui ressemblent de plus en plus à ceux d'hier. Ce dont le 11-Septembre est le signe, c'est en somme d'une autre forme de globalisation qui agit non plus simplement horizontalement, sur toute la planète, mais aussi verticalement, à l'échelle de l'histoire. Clément Chéroux est historien de la photographie et conservateur au Centre Pompidou. Il a notamment publié Mémoire des camps. Photographies des camps de concentration et d'extermination nazis (Marval, 2001), Fautographie. Petite histoire de l'erreur photographique (Yellow Now, 2003), Le Troisième Œil . La photographie et l'occulte (Gallimard, 2004) et Henri Cartier-Bresson. Le tir photographique (Gallimard, 2008). Source : 4e de couverture

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Couverture : Stéphane Pencréac'h, Actes 3, scène 1 (Mus Musculus), 2009, huile, miroir, toile, 130x160 cm, détail. Court. Anne de Villepoix, Paris

Dossier : Une enquête sur les commissaires. art press, n°364, février 2010 www.art-press.fr Les commissaires d'exposition, entre faux problèmes et vraies questions Faisant suite aux prises de position de différents acteurs du milieu de l'art, pour la plupart commissaires et critiques, un débat s'est ouvert depuis peu en France autour de la question du commissariat d'exposition. Il a majoritairement porté sur deux points : d'une part, se demander si l'emploi d'un terme – curator ou curateur – était préférable à celui d'un autre – commissaire d'exposition – pour désigner une profession ; d'autre part, savoir si l'on devait considérer le commissaire d'exposition ou curateur comme un auteur, cette revendication portant sur le statut de cette profession restreint à sa relation à la signature d'un travail (avec pour effet l'émergence récente de la notion d'" auteur d'exposition "). Le problème de l'" autorité de l'auteur " est un mal français qui rencontre peu d'échos au-delà des frontières hexagonales – d'ici à en conclure à un symptôme national ? –, quant à la querelle terminologique, elle est encore plus difficilement partageable. Avouons-le, lorsqu'il porte sur ces deux points, ce débat n'a pas grand intérêt, puisqu'il mobilise en réalité un jeu de positions sociales et symboliques où le curator est toujours plus international et l'auteur toujours plus singulier que le simple commissaire… Mais au fond, que l'on se déclare l'un ou l'autre et que l'on s'autoproclame auteur ou artiste n'y change rien : l'activité demeurera toujours aussi opaque tant que l'on n'aura pas prise sur les réalités sociales, le travail concret et le travail abstrait qui la singularisent, tant qu'on ne développera pas d'outils appropriés pour décrire et comprendre les formes qu'elle produit, qui ne relèvent pas prioritairement de registres symboliques. Si des recherches et des réflexions se sont amorcées sur les expositions dans les universités et les écoles françaises (et plus encore en Angleterre et aux États-Unis) à partir de l'examen de fonds d'archives réévaluant leur importance historique et commençant à préciser leurs modèles esthétiques, les travaux concernant la " tâche " (ou plutôt les " tâches ") du commissaire, qui devraient pourtant être menés conjointement, sont encore peu nombreux. Ils permettraient de comprendre ce que cette activité met effectivement en jeu, les compétences et les savoirs qu'elle mobilise, les méthodes et les formes qu'elle peut prendre, mais aussi la place symbolique qu'elle assume au sein des différentes médiations de l'art, et les jeux de pouvoir auxquels elle participe. Espérons que le dossier figurant dans ce numéro en accompagnera favorablement l'essor. Christophe Kihm, éditorial Source : http://www.art-press.fr/index.php?v=Xedit

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Couverture de Tell mum everything is ok, #2

Outsiders. Tell mum everything is ok #2 Éditions Frédéric Pierre & Camille Françoise / Éditions FP&CF, Paris, 2009 www.editionsfpcf.com

Tell mum everything is ok est une revue participative conçue comme un fanzine, avec des moyens limités et une démarche d'autoproduction. Chaque numéro est basé sur un thème différent et tout le monde peut proposer ses propres images : FP&CF dispose d'une galerie flickr où chacun est invité à déposer ses images en fonction du thème et à réagir par le biais de discussions comme sur un forum. Les lecteurs de la revue sont aussi acteurs de sa conception. La démarche se focalise sur le fait de publier principalement (mais pas exclusivement) des " amateurs ", ou des personnes qui n'ont jusqu'ici pas bénéficié d'une attention particulière. FP&CF ne prétend pas rendre ces personnes connues ou reconnues mais tente de confronter des productions qui jusqu'ici n'avaient pas de liens. Les Éditions FP&CF sont animées bénévolement par Maxime Milanesi (curating) et Claire Schvartz (design). Tell mum everything is ok #3 : A Postmodern World Participez ! Délai : 21 février Finie la modernité, l'évolution et la recherche du progrès. " Passé, présent et futur ", " beau, bien ou mal ", tout à le même sens, tout est relatif, il n'y a pas de vérité ultime. Il faut rompre avec les formes établies, décloisonner nos ressentis. Venez exposer votre vision d'un monde postmoderne ! Il n'y a pas de règles spécifiques, pas de canons particuliers. Seule condition pour l'acceptation de vos propositions : soyez original, surprenez-nous ! Pour participer : http://www.flickr.com/groups/tellmumeverythingisok/

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© Charlie Engman, USA

Outsiders. Tell mum everything is ok #2 Éditions Frédéric Pierre & Camille Françoise / Éditions FP&CF, Paris, 2009 www.editionsfpcf.com " Le thème de ce second numéro correspond à notre volonté de proposer un lieu de confrontation d'images, de sens et de symboles. Définir Outsiders n'est pas chose aisée, proposer des images qui entrent en résonance avec ce thème est sans doute encore plus difficile. Le thème évoque les situations les plus inattendues, celles qui sortent de l'ordinaire et des cadres d'interprétation communs. Mais c'est aussi un écho aux situations . les plus banales, qui gagnent justement leur caractère improbable dès lors qu'on les extrait de la routine dans laquelle .elles s'inscrivent. Ce numéro suggère donc de déplacer le regard vers des lieux plus atypiques, plus périphériques, voir hors des cadres, mais il invite aussi à réinterpréter la banalité, trop souvent considérée comme vision acquise et définitive d'une situation. Un thème à l'image de ce que nous souhaitons pour cette revue... " Frédéric Pierre & Camille Françoise (extrait de la préface de Tell mum everything is ok #2)

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An Idea of India. OjodePez, n°19, 1er trimestre 2010 Avec : Pushpamala N., Gauri Gill, Bharat Sikka, Dileep Prakash, Anay Mann, Dhruv Malhotra et Rishi Singhal www.ojodepez.org

OjodePez is a new look into the world of documentary photography. The magazine publishes every four months photographic projects which do not easily find their space in conventional publishing circuits. For each issue a renowned graphic editor selects the most interesting reports among those received and that, for various reasons, could not be published in other media. Each report includes a text that reflects on the reality evoked by the photographs. An undisciplined magazine of documentary photography for those who wish to see reality just as it is, without filters or masks to disguise it. Source : http://www.revistasculturales.com/revistas/114/ojodepez/

An Idea of India In issue 19, Devika Daulet-Singh proposes a portfolio of Indian photographers working in very different styles. Devika Daulet-Singh is the director of Photoink (www.photoink.net), a photo agency, publisher and gallery based in New Dehli. She majored in Photography at the Rhode Island School of Design and worked in the New York bureau of Contact Press Images before setting up Photoink in 2001. In 2008 she expanded Photoink into a gallery to exhibit contemporary India photography and international photographers. She was associate curator for the Indian presentation at 2007 Rencontres d'Arles. In 2009, she co-curated The Self and The Other − Portraiture in Contemporary Indian Photography for the Palau de la Virreina and Artium in Spain. She has edited and published many books. Source: OjodePez, n°19, 2010 Voir la publication en ligne : http://issuu.com/lafabrica/docs/odp19

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Anay Mann, Pravin Dabas, Film actor, Mumbai, Maharashtra, de la série Equal Dreams. Portraits of Indians, 2006-ongoing

An Idea of India. OjodePez, n°19, 1er trimestre 2010 Avec : Pushpamala N., Gauri Gill, Bharat Sikka, Dileep Prakash, Anay Mann, Dhruv Malhotra et Rishi Singhal www.ojodepez.org

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© Joachim Schmid

Joachim Schmid. Twentysix Gasoline Stations, Every Building on the Sunset Strip, Thirtyfour Parking Lots, Nine Swimming Pools, A Few Palm Trees, No Small Fires Livre autoédité, 2009, 18×18 cm, 198 pages http://schmid.wordpress.com Between 1963 and 1972, Edward Ruscha published fifteen artist's books, his first being Twentysix Gasoline Stations; a book which is considered to be the first modern artist's book, and has become the iconic precursor and a major influence on the emerging international artists' books culture. Twentysix Gasoline Stations, Every

Building on the Sunset Strip, Thirtyfour Parking Lots, Nine Swimming Pools, A Few Palm Trees, No Small Fires is a modern remake of some of Ruscha's famous books, all grouped in one volume. Unlike the original books it relates to, this work was made entirely at my Berlin studio. I didn't visit Los Angeles to make the book and I didn't use a camera either. The camera is out there. Visualiser le livre: lien

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PUBLICATIONS

© Joachim Schmid

Joachim Schmid & Martin Parr. Joachim Schmid Is Martin Parr − Martin Parr Is Joachim Schmid Livre autoédité, 2009 http://schmid.wordpress.com In September 2009 Martin Parr sent his friend and colleague Joachim Schmid a VIP pass to the Berlin Art Forum, that he had recently received. He thought nothing of this, as he was sending Joachim something else anyway and knew full well, he would be unable to attend. Joachim saw this as an opportunity to visit the fair and take photos in the spirit of Martin Parr. He was to be Martin Parr for the 23rd September. For those that know anything about Joachim, this is a big surprise, as his career in the art world is based entirely on orchestrating other people's photographs. Joachim then invited Martin to be Joachim Schmid, and he decided to trawl through the " Martin Parr, We Love You " group on Flickr. This was established a few years ago as a forum for photographers who had been seemingly influenced by his photographic language. So in the spirit of Joachim Schmid, Martin looked for the most " Parr-like " images. He then wrote to all the selected photographers and invited them to participate in this project, in exchange for a copy of the book. The resulting two sets of images are what you find on these pages. Visualiser le livre: lien Source : http://schmid.wordpress.com/

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PRIX / AWARDS

Sophie Huguenot, de la série KARKKILA, ordinary imaginary, 2008

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PRIX / AWARDS

Mirko Martin, de la série L.A. Crash, 2006-2009 (Lauréat du Prix Voies Off 2009)

Prix Voies Off 2010. Appel à candidature (derniers jours !) Délai : 15 février Prix : 2'000.- euros www.voies-off.com Construisez l'alternative photographique, participez au Prix Voies Off 2010. Voies Off propose depuis 15 ans un regard alternatif sur la photographie émergente, ses particularités, ses évolutions et ses résistances... Les soirées de projections du Festival Voies Off des Rencontres d'Arles constituent une référence internationale pour la découverte des auteurs et le suivi de la création photographique. Les thématiques du festival abordent, avec un regard critique, les évolutions du monde contemporain. Une vingtaine de nationalités sont représentées lors de chaque édition. Plus de 60 candidats sont sélectionnés pour la programmation. Le Prix Voies Off, attribué par un jury de professionnels reconnus, récompense chaque année un artiste pour la clarté de sa vision et la qualité de son travail. Règlement : pdf Inscription en ligne : http://www.voies-off.com/inscrire/intro.php Source : http://www.voies-off.com/news/prix/appel-candid-2010.html

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PRIX / AWARDS

Scam* 2010 La Scam, Société Civile des Auteurs Multimedias Bourse d'aide à la création de la Scam. Images : photographie, illustration, dessin de presse Délai : 15 mars Bourses : 3000 à 5000 euros www.scam.fr Intention La Scam crée une dotation annuelle destinée à encourager, sous forme de bourses, des projets de création d'images (photographie, illustration et dessin de presse) conçues tant pour les supports traditionnels que récents comme Internet. Ces bourses, d'un montant de 3000 à 5000 €, seront attribuées à des auteurs, membres ou non de la Scam, français ou étrangers d'expression francophone, âgés de 40 ans au plus, pour leur permettre d'approfondir et de mener à bien un projet de thème libre. Les postulants devront faire parvenir à la Scam une proposition contenant au moins : - Le texte du projet dont une note d'intention (3 pages au maximum), - en résonance avec le projet en devenir : un travail préalable de 5 originaux et 5 ouvrages ou publications au maximum (ou le support numérique, dans l'éventualité d'une animation d'images), - un curriculum vitae professionnel, - les autorisations nécessaires, le cas échéant. Dépôt et suivi des projets dès le 15 décembre Les projets pourront être adressés, le 15 mars de chaque année au plus tard, en six exemplaires, sous l'intitulé suivant : Scam, Société civile des auteurs multimedia Commission des images fixes – Bourses IMAGES 5, avenue Vélasquez - 75008 Paris. Téléphone (+33) 140 465 192 communication@scam.fr A l'issue d'une première sélection, les auteurs retenus seront invités à développer leur projet devant les membres du jury. Ce jury, composé des membres de la commission(1), sera souverain. Il communiquera son palmarès sur le site de la Scam. Les auteurs ayant déjà obtenu une bourse de la Scam ne sont admis à concourir qu'après avoir achevé le projet encouragé. Les bénéficiaires de ces bourses seront appelés à transmettre à la Scam, dans l'année qui suit, l'état d'avancement de leur projet. L'œuvre produite comportera à l'occasion de toute exploitation la mention de l'aide de la Scam et un exemplaire sera adressé à la Scam afin de figurer au sein de la médiathèque des auteurs. Contacts Jean-Pierre Mast : 01 56 69 58 40 - jean-pierre.mast@scam.fr Michèle Méharbi : 01 56 69 58 06 - michele.meharbi@scam.fr (1) commission présidée par Peter Knapp, photographe Source : http://www.photographie.com/?evtid=118652&pag=1

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PRIX / AWARDS

Mikhael Subotzky, Samuel, de la série Beaufort West, 2006-2008 (Lauréat du Leica Oskar Barnack Award 2009)

Leica Oskar Barnack Newcomer Award Theme : the relationship between man and the environment Deadline : 15 March Award : 2500.- euros Age: 25 or under www.leica-oskar-barnack-award.com An international jury awards the Leica Oskar Barnack Newcomer Award to (prospective) photographers whose unerring powers of observation capture and express the relationship between man and the environment in the most graphic form in a sequence of 10-12 images. Entry submissions must be a self-contained series of images in which the photographer perceives and documents the interaction between man and the environment with acute vision and contemporary visual style – creative, groundbreaking and unintrusive. The Leica Oskar Barnack Newcomer Award competition is open to any (prospective) professional photographer aged 25 or under at the time of entering. Entries for the Leica Oskar Barnack Newcomers Award 2010 will be accepted exclusively as online submissions between 15 January and 15 March 2010.To take part, participants must send in a series of photographs (a minimum of 10 up to a maximum of 12 images, only one series per participant) taken in 2009 or long-term projects containing at least one photo from 2009. The winner of the Leica Oskar Barnack Newcomer Award will receive 2,500 euros. The prize will be presented in the course of the Rencontres Internationales de la Photographie photographic festival held in Arles, France. All photo series submitted will be displayed in a special online gallery in the "Contest" section. Voir page suivante les règlements, instructions techniques, inscription, etc. Note : l'usage du matériel Leica n'est pas une condition de participation ; le photomontage ou la manipulation digitale sont prohibés

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PRIX / AWARDS

Mikhael Subotzky, Prisoners climb over a dividing wall, Pollsmoor Maximum Security Prison, Cape Town, South Africa, 2004, de la série Die Vier Hoeke, 2004-2005

Leica Oskar Barnack Award Theme : the relationship between man and the environment Deadline : 15 March Award : 5000.- euros / Leica equipment www.leica-oskar-barnack-award.com An international jury awards the Leica Oskar Barnack Award / Leica Oskar Barnack Newcomer Award to photographers whose unerring powers of observation capture and express the relationship between man and the environment in the most graphic form in a sequence of 10 to 12 images. Entry submissions must be a selfcontained series of images in which the photographer perceives and documents the interaction between man and the environment with acute vision and contemporary visual style – creative, groundbreaking and unintrusive. The winner of the Leica Oskar Barnack Award will receive 5,000 euros or, alternatively, Leica camera equipment to the same value. The prizes will be presented in the course of the Rencontres Internationales de la Photographie photographic festival held in Arles, France. All photo series submitted will be displayed in a special online gallery in the "Contest" section. All entries for the Leica Oskar Barnack Award 2010 must be made via the online Application Form between 15th January and 15th March, 2010. The Leica Oskar Barnack Award competition is open to all professional photographers. To take part, participants must send in a series of photographs (minimum 10 up to a maximum of 12 images, only one series per participant) taken in 2009 or long-term projects containing at least one photo from 2009. The digital images prepared for uploading must be no larger than 1920 pixels wide and 1200 pixels high, but have to have at least one of these two maximum dimensions. So an image with a height of 1200px may have any width less than or equal to 1920px and an image with a width of 1920px may have any height less than or equal to 1200px. The images must also be stored with 72dpi in JPG format in the RGB color space for viewing on the web and none may exceed the maximum file size of 3 MB. We recommend storing the photos with the web optimization function available, for example, in Adobe Photoshop. Plus d'information sur les prérequis pour les images : pdf Detailed instructions for images : pdf Règlement : http://www.leica-oskar-barnack-preis.de/pdf/ContestRules_EN.pdf Inscription : http://www.leica-oskar-barnack-preis.de/#/en/applying/application-form Note : l'usage du matériel Leica n'est pas une condition de participation ; le photomontage ou la manipulation digitale sont prohibés Source : http://www.leica-oskar-barnack-award.com/#/en/applying/to-take-part

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PRIX / AWARDS

L'industrie à Genève, concours de photographie FTI Fondation pour les terrains industriels de Genève Délai : 15 avril 1er prix : 10'000.– ; 2e prix : 5'000.– ; 3e prix : 3'000.– CHF ; 4e au 10e prix : Œuvres présentées lors d'une exposition tous publics www.fti.geneva.ch Cinquante ans d'engagement et d'inventivité pour favoriser le développement des zones industrielles genevoises se célèbrent. Pour marquer cet anniversaire, la FTI lance un concours photos mettant en scène les zones industrielles de Genève. En 2010, la FTI fête son 50e anniversaire et nous saisissons cette occasion pour donner plus de visibilité à l'activité industrielle genevoise, notamment par ce concours. D'ores et déjà, je tiens à vous remercier chaleureusement, vous tous photographes amateurs ou professionnels, de poser votre regard d'artistes sur cet univers peu connu du grand public et de contribuer à le révéler. Bonne chance à chacun et que les meilleurs gagnent. Philippe Moeschinger, Directeur de la FTI Thème : L'industrie à Genève. Périmètre du concours : Zones industrielles du canton de Genève, selon plan ci-dessous. Critère de sélection : L'originalité du sujet et l'esthétique de la photographie. Présentation des travaux : Dossier format maximum A3, présentant cinq photographies en couleurs tirées sur papier et annotées avec le lieu et l'objet (immeuble), accompagné des fichiers jpeg des photographies taille minimale de 4288 x 2848 pixels à 300 dpi sur CD ou DVD. Joindre le bulletin de participation. Information : FTI, Sira Schwab, 022 342 21 60, sira.schwab@fti.geneva.ch Règlement et inscription : pdf Source : http://www.fti.geneva.ch/downloadfiles/ConcoursFTIreglement.pdf

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PRIX / AWARDS

New York Photo Awards 2010 Concours organisé par le NYPH'10, New York Photo Festival Frais de participation : $30 par image ; $65 par série de 15 images max. ; $20 / $40 pour les étudiants Délai : 30 avril www.nyphotofestival.com Seuls des travaux produits ou publiés entre le 1er janvier 2009 et le 30 avril 2010 peuvent être envoyés. Concours international ouvert aux photographes de talent dont le travail exceptionnel ouvre sur de nouvelles perspectives visuelles, intellectuelles et esthétiques. Les prix donnent l'opportunité à ces artistes de rencontrer des personnalités importantes (" decision makers ") de la communauté photographique dans les domaines artistiques, éditoriaux et commerciaux. Une douzaine de prix ou mentions sont distribués en fonction des catégories mentionnées ci-dessous. Les inscriptions sont acceptées du 1er février au 30 avril 2010 ; les gagnants de prix et les mentions sont proclamés en mai à l'occasion de la 3ème édition du New York Photo Festival (cérémonie vendredi 14 mai 2010). Une visibilité particulière est donnée aux lauréats, notamment sur le site du festival et dans la publication New York Photo Awards 2010 Annual, et lors d'une exposition collective des travaux organisée pour l'édition 2011 du NYPH. Catégories générales : - Projet éditorial : image unique ou série parue dans un magazine, un quotidien, etc. - Beaux-arts : image unique ou série tirée d'un travail personnel - Publicité : image unique ou série faisant partie d'une commande - Livre de photo : série de 2 à 15 images d'un ouvrage publié ou non Catégories pour étudiants : - Projet éditorial : images individuelles parues dans un magazine, un quotidien, etc. - Essai de documentaire social : série de 8 à 15 images d'un projet publié ou non. - Beaux-arts : images individuelles résultant d'une démarche personnelle ou/et expérimentale - Livre de photo : série de 2 à 15 images d'un ouvrage publié ou non En savoir plus : http://www.nyphotofestival.com/site/?page_id=328 Règlement : http://www.nyphotofestival.com/site/?page_id=318 FAQ : http://www.nyphotofestival.com/site/?page_id=337#3 Inscription : http://www.nyphotofestival.com/site/?page_id=333

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FORMATION / EDUCATION

Sophie Huguenot, de la série KARKKILA, ordinary imaginary, 2008

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FORMATION / EDUCATION

Exposition de vidéos au Fresnoy, curateur Raymond Bellour (lien)

Le Fresnoy 2010. Sélection des candidatures Le Fresnoy - Studio national des arts contemporains, Tourcoing. Formation postgrade en deux ans Visite : mercredi 10 mars à 14h30 Délai : 14 mai Âge limite : 35 ans www.lefresnoy.net Depuis 1997, Le Fresnoy-Studio national accueille des jeunes créateurs de toutes origines, dont la réussite est ensuite remarquable dans les champs du cinéma, de la photographie, de la vidéo, des installations, des arts numériques, du spectacle vivant. Si vous êtes désireux de compléter votre formation par un cursus de création unique en son genre, pendant deux années au contact des grands artistes d'aujourd'hui, avec accès à des équipements professionnels, et dans une large multidisciplinarité, votre candidature nous intéresse... - direction de projets assurée par des artistes de renom, pour l'année 2009-2010 : Joana Hadjithomas et Khalil Joreige, Ulf Langheinrich, Luc Moullet, Hans Op de Beeck, Jean-François Peyret, Scanner-Robin Rimbaud ; - équipements professionnels couvrant toute la gamme de la production à la postproduction en photographie, cinéma, vidéo, création sonore et musicale, création numérique et multimédia ; - enveloppe financière pour chaque production ; - accompagnement à la diffusion des œuvres, au Fresnoy et dans le réseau des institutions partenaires, en France et à l'étranger. Date limite d'envoi du dossier de candidature : vendredi 14 mai Coordonnées : Le Fresnoy - Studio national des arts contemporains, 22, rue du Fresnoy, 59200 Tourcoing +33(0)3 20 28 38 05/61 communication@lefresnoy.net Admission en ligne : http://www.lefresnoy.net/__content/__PDF/inscription_2010.pdf

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FORMATION / EDUCATION

Peter Fischli & David Weiss, de la série Stiller Nachmittag, 1984-1985

Nature morte et photographie au 20e siècle. Séminaire donné par Philippe Kaenel Semestre de printemps 2010 (niveau Master), jeudis de 10h à 12h00, Anthropole, salle : 5125 Faculté des Lettres, Centre des Sciences Historiques de la Culture, UNIL, Lausanne www.unil.ch La nature morte est probablement le genre fondateur de la photographie. Dans l'art contemporain, il a joué un rôle fondamental au sein des avant-gardes cubistes, surréalistes, pop etc. Mais c'est un genre oublié par la recherche alors même qu'il permet de saisir autant les enjeux de la photographie en tant que médium que ce que l'on appelle la " modernité " et la " postmodernité " dans les beaux-arts. Certains artistes recherchent des effets picturaux (De Meyer, Kühn), se donnent pour objet la saisie " objective " du réel (Steichen, RengerPatszch, Weston…), le formalisent (Bayer, Peterhans, Finsler, Henri..) le déconstruisent (Man Ray, Ubac…), investissent le domaine publicitaire (Penn), tiennent un discours visuel second sur la nature morte en tant que genre (Hockney, Catany,…). D'autres œuvrent sur les connotations symboliques ou érotiques des objets (Tosani, Mappelthorpe, Groover,…). Certains, renouvelant les apports du dadaïsme et du surréalisme, travaillent sur la portée conceptuelle ou ludique de la nature morte (Fischli/Weiss, Fontcuberta, Calle…)…. Source : http://www.unil.ch/shc/page68539.html

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Sophie Huguenot, de la sĂŠrie KARKKILA, ordinary imaginary, 2008

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