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guide for art lovers 2013 by inclus

le guide du nouveau collectionneur

11-13 jan 2013 espace cardin Gratuit #1


ÉDITO ­Sommaire

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Programme infos pratiques Interview Yann Bombard & Cécile d’Aram l’art urbain à l’honneur Films d’artistes contemporains par ARTE le Guide du Nouveau Collectionneur Les 30 adresses incontournables de la capitale LES GALERIES NEW ART FAIR index galeries

NEW Art Fair Paris 5 rue de Charonne 75011 Paris FRANCE +33(0)1 43 59 88 00 www.newartfair.com info@newartfair.com

Invitez l’art contemporain chez vous ! « Pour acheter une œuvre, il suffit d’un coup de cœur et s’imaginer vivre avec au quotidien, que ce soit une peinture, un dessin, une sculpture… ». Yann Bombard, directeur des galeries Envie d’Art et K+Y, collectionneur et avant tout, grand passionné d’art contemporain défend avec ferveur l’idée selon laquelle l’art n’est pas réservé à une élite. Par crainte de ne pas avoir les moyens ou de ne pas maîtriser les codes, nombreux sont les amateurs d’art qui se détournent des galeries et des foires d’art. La NEW Art Fair (11-13 janvier 2013, Espace Cardin), c’est la nouvelle foire internationale d’art contemporain qui s’adresse aux collectionneurs aguerris et aux néophytes. Découvrir des artistes internationaux, interagir avec les professionnels du milieu, vous faire guider par des conseillers, assister à des performances : la NEW Art Fair n’est pas seulement une foire, c’est une nouvelle expérience de l’art contemporain ! Pour bien commencer 2013, le Nouvel Observateur a sélectionné 30 adresses branchées et incontournables de la capitale (bars, restaurants, clubbing…). Dans ce guide vous découvrirez aussi en exclusivité les galeries de la NEW Art Fair. Enfin, le « guide du nouveau collectionneur » concocté par Almanart et la NEW Art Fair vous fournira les clés pour comprendre l’art à travers les grands courants historiques. De quoi vous donner envie de débuter votre collection ! Guide réalisé en partenariat avec Technikart Conseil. En couverture: Li Wei Arrow of love (2009), 176x176cm, Galerie Dock Sud. Imprimeur: Stipa. Ne pas jeter sur la voie publique. 3 - paris arty 2013


Du 11 au 13 janvier, commencez l’année avec un regard neuf sur l’art contemporain avec la NEW Art Fair. Une sélection de galeries internationales, des expositions, des performances et des services inédits à découvrir ! LES GALERIES NEW ART FAIR PARIS Une programmation internationale avec plus de 50% de galeries étrangères, venant de toute l’Europe et présentant à la fois des artistes « stars »dans leur pays mais encore inconnus en France, ainsi que de jeunes talents.

NEW CONSEILLERS A la NEW vous ne serez jamais seuls ! Parce ce qu’on peut facilement se sentir perdu ou impressionné dans une foire, des conseillers sont là pour vous guider et répondre à vos questions. Si vous recherchez un artiste, si vous vous intéressez à une forme d’art en particulier, n’hésitez pas à aller à leur rencontre, ils sauront répondre à vos attentes !

SERVICE EMBALLAGE & LIVRAISON Ollivier Dispatch emballe gratuitement vos oeuvres sur place et vous propose ses services : livraison et accrochage d’œuvres à votre domicile !

ESPACE ENFANTS / MUSÉE EN HERBE Samedi 12 et dimanche 13 janvier, de 14h30 à 17h30, l’équipe du Musée en Herbe prend gratuitement en charge vos enfants de 4 à 10 ans ! Des activités artistiques et ludiques leur sont proposées pour en apprendre d’avantage sur l’art.

Le DRAWING AWARD Révèle un artiste émergent et met cette année en avant le dessin, médium longtemps abandonné du monde de l’art. La coréenne Su-min Do, lauréate 2013, a su attirer l’attention du jury présidé par Christophe Delavault, de par la place centrale qu’elle accorde au geste et à la surface dans son travail. La cérémonie de remise de prix se déroulera le 11 janvier à 19h. 4 - paris arty 2013

LES EXPOSITIONS Le collectionneur de Street-Art Nicolas Laugero Lasserre présentera pour la premièrefois à Paris, une sélection de ses oeuvres d’art urbain (JR, Shepard Fairey, etc.). Le pochoiriste Jef Aérosol exposera une toile de 2 x 2 m qu’il réalisera lors d’une performance le soir du vernissage. (sur invitation). Le street-artist Kouka présentera l’installation « BILLS » sur les murs extérieurs de l’espace Cardin ainsi qu’une série de peintures représentant des guerriers bantus à l’intérieur de la foire. L’artiste Sixo reproduit dans la rue ses dessins inspirés de photos trouvées ou d’instants passés à croquer des inconnus. Ces derniers forment un étonnant bestiaire d’êtres étranges et grotesques.

STREET-ART PARTY - Vendredi 11 janvier Des murs recouverts de bâches adhésives vierges, des feutres, vous, des artistes, des graffs toute la journée et la soirée. Venez laisser votre empreinte avec les plus grands noms de la scène urbaine toute la journée et danser au son des DJs jusqu’à 22h00 !

Espace Cardin 3 avenue Gabriel, Paris 8e. Métro Concorde (ligne 1 et 8). Horaires: Vendredi 11 janvier de 11h à 22h Samedi 12 et dimanche 13 janvier de 11h à 19h. Tarifs: pass journée plein tarif: 12 €. prévente (FNAC): 9 €. moins 26 ans: 9 € ; moins de 18 ans: gratuit.


NEW Art Fair «Tout est new dans la NEW !»

Paris 2013

Yann Bombard et Cécile d’Aram, co-fondateurs de la NEW Art Fair.

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Pourriez-vous nous expliquer ce qui est new dans la NEW ? CDA: Tout est new dans la NEW : le lieu, la date, la programmation internationale, les services proposés ! Chaque année, nous souhaitons mettre à l’honneur une nouvelle forme d’art et cette année nous avons choisi le Street Art. La jeune création est aussi mise en avant avec le Drawing Award, prix de dessin, remis cette année à une jeune artiste coréenne. YB: Nous avons imaginé une foire décontractée, à taille humaine, dans laquelle les visiteurs seront proches des oeuvres, des galeristes, dans une ambiance propice à l’achat (les prix seront affichés, les oeuvres sont emballées sur place…). L’accent est mis sur la nouveauté : 50% des galeries sont étrangères et présentent des artistes encore jamais exposés à Paris ! En quoi la programmation diffère-t-elle des autres foires ? 6 - paris arty 2013

Su-min Do, lauréate du Drawing Award de la NEW Art Fair.

CDA: Des conseillers guident les visiteurs pendant la foire et des films d’artistes contemporains réalisés par Arte sont projetés dans l’auditorium de la foire. Les enfants sont accueillis par l’équipe du Musée en Herbe qui leur propose des activités ludiques… De quoi satisfaire tous les publics !

Qui sont les artistes exposés, quels critères ont présidé à leur choix ? YB: J’ai invité des galeries que j’ai rencontrées au cours des foires auxquelles j’ai participé. Je les ai choisies pour la qualité de leur travail et pour la « fraîcheur » des artistes présentés. Nous souhaitons offrir au public une large palette de style, de notoriété, de technique et briser les préjugés liés à l’art contemporain.

Photos: © Thomas d’Aram. Jérémy Charbaut.

rganiser une nouvelle foire à Paris est ambitieux. Vous aimez les challenges ? CDA: Oui, j’aime les challenges ! Depuis 2007 j’ai organisé 8 foires entre Paris et Bruxelles, j’y ai lancé l’AAF et créé fotofever en 2011, une foire de photographie. Et je ne compte pas m’arrêter là ! YB: Je pense que les foires représentent une véritable opportunité pour les galeries, afin de rencontrer un nouveau public. Or à Paris, les foires se ressemblent et s’adressent avant tout aux collectionneurs et institutions. C’est pour cela que j’ai décidé de créer la NEW Art Fair, pour m’adresser à tous les amateurs, parfois collectionneurs mais pas seulement.


Nicolas Laugero Lasserre: l’Art Urbain à l’honneur.

« La plus grande galerie d’art contemporain du monde, c’est la rue» Nicolas Laugero Lasserre, collectionneur de Street-Art. Une partie de sa collection privée, qui compte aujourd’hui plus 300 œuvres, sera présentée pour la première fois à Paris à la NEW Art Fair ! Invader, «Alias PA_730», 2007 (Mosaïque sur plexi, 52 x 40 cm).

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© Baptiste Lignel.

’où vous vient cette passion pour l’art de rue ? Comment avez-vous débuté votre collection ? La plus grande galerie d’art, c’est la rue. En arrivant à Paris j’ai découvert le plaisir de déambuler dans ses rues pleines de pochoirs, de collages, de graffitis… J’habitais la Butte aux cailles ! A dire vrai, je n’ai pas l’impression de collectionner. Disons plutôt que j’accumule les coups de cœur. Je suis aussi un peu comme un joueur qui ne peut s’empêcher de jouer, je ne peux pas m’empêcher de continuer à découvrir de nouveaux artistes, d’obtenir la plus belle œuvre ! C’est un réel plaisir et une véritable addiction. Ce plaisir n’est-il pas réservé à une certaine élite ? Non, au contraire ! Et c’est même toute la beauté de l’art urbain. C’est vrai que si l’on collectionne les stars du mouvement, Banksy ou Shepard Fairey aux Etats-Unis, JR en France, il faut avoir des moyens très importants. En revanche, on peut s’intéresser aux plus jeunes. Pour quelques centaines d’euros, on peut acquérir des œuvres à des prix raisonnables, d’une véritable qualité artistique. 8 - paris arty 2013

Speedy Graphito, «Prime Time», 2009. (Acrylique sur toire, 150 x 180 cm).

Cet attrait du marché pour l’art de rue ne date pourtant pas d’hier ? Le graffiti est né dans les années 60 à New-York. C’est un véritable mouvement générationnel. Les jeunes générations n’ont probablement pas envie de collectionner les mêmes artistes que leurs parents. Il y a quelques années, on pouvait parler d’une vague concernant ce marché. Mais aujourd’hui c’est un véritable tsunami. La moindre exposition d’art urbain bat des records de fréquentation dans le monde entier. Toutes les grandes maisons de vente s’y mettent : Artcurial, Cornette de Saint Cyr, Piasa, Sotheby’s, Christie’s, Tajan… Mais pour les plus jeunes qui commencent, je conseille toujours des sérigraphies à des prix très raisonnables sur les sites d’artistes. Shepard Fairey par exemple édite chaque mois sur son site une sérigraphie signée et numérotée à moins de 30 euros !

JR, «The wrinkles of the city», 2009 (Photographie couleur, plexiglass, aluminium et bois, 165x125cm).

Shepard Fairey, «Megaphone Obey», 2012 (Techniques mixtes sur toile, 78x102cm).

Comment faites-vous pour dénicher ces jeunes talents ? Et comment les identifier ? Ils ne laissent pas leur carte de visite sur leurs œuvres ? Il faut parcourir les rues, les villes, les galeries spécialisées et les bonnes foires d’art ! J’écume beaucoup les quartiers underground de Londres. Je suis toujours à l’affût du travail particulier celui qui tranche avec les œuvres habituelles.

Pourquoi avoir choisi NEW Art Fair Paris pour présenter votre collection ? J’aime beaucoup partager les artistes que j’aime, les faire découvrir à d’autres. Je ne collectionne pas pour accumuler sans fin mais pour partager et amener d’autres personnes à s’intéresser à ce mouvement. C’est un rêve de démocratisation et d’accessibilité à l’art et il faut avouer que l’art urbain est un moyen formidable pour cela. La NEW Art fair est donc une opportunité fantastique pour partager tous ces coups de cœur avec des milliers de visiteurs et peut-être d’en convertir quelques-uns !! 9 - paris arty 2013


Portraits d’artistes contemporains A

RTE propose une sélection de documentaires issus de sa collection L’Art et la Manière produite par Jean-Paul Boucheny et proposée par Image et Compagnie. Pour connaître les horaires de diffusion de ces 8 films au sein de la NEW Art Fair (11-13 janvier, Espace Cardin), rendez-vous sur le site www.newartfair.com (onglet événements). Wim DELVOYE

26mn

Réalisation : Frédéric Le Clair. Artiste à l’humour ravageur qui s’est fait mondialement connaître pour son installation Cloaca, dite machine à caca. L’absurdité apparente d’une telle machine cache un travail extrêmement rigoureux et il serait dommage de résumer Delvoye à cette installation car comme toutes ses autres oeuvres il veut susciter la réflexion par la juxtaposition de différents univers et le contre-emploi.

Wang Du

Wang Du, est obsédé par la toute-puissance des médias. Il décortique les journaux, ausculte la télé, surfe sur Internet. Il en retient les images les plus sensationnelles, liées à la politique, au show-biz ou à la culture populaire, et les recycle en 3D. Ainsi naissent des sculptures de résine, massives, peintes à l’acrylique. Selon lui, les médias sont la deuxième dimension d’une réalité actuelle, qu’il nomme « post-réalité », au sein de laquelle se confondent monde réel et monde médiatique. Claude LEVEQUE

26mn

Réalisation : Armelle Brusq Depuis quelques années, ce qui caractérise son travail, c’est une forme absolument singulière d’art corporel, un art à la fois sensoriel et mental, où le corps n’est plus l’instrument ou le véhicule d’une forme, mais son récepteur privilégié. Sa matière première reste l’environnement quotidien. L’installation spectaculaire joue sur le ressort esthétique de la fascination, sur un mélange d’attirance et de répulsion qui déstabilise le spectateur et déjoue l’attitude contemplative.

Casino, un mot compris dans toutes les langues, mais qui signifie aussi bordel ou petite maison en italien... L’artiste a choisi comme guide un italien « famosissimo », Pinocchio. Annette Messager joue avec son spectateur. Xavier VEILHAN

26mn

Alain FLEISCHER

26mn

Réalisation : Frédéric Le Clair. C’est un homme qui explore l’image, l’interroge. Il utilise tous les médias qui sont à sa portée. On le qualifie volontiers de « cinéaste, photographe, plasticien et écrivain ». L’interrogation du travail cinématographique occupe une large place dans son oeuvre. Depuis une quinzaine d’années, il travaille sur une série photographique dont le principe de base est un paysage urbain avec le détail d’une photographie pornographique. C’est l’union provocatrice de deux motifs et de deux genres photographiques totalement opposés. Annette MESSAGER

26mn

Réalisation : Frédéric Le Clair. En 2005, c’est le Pavillon français qui remporte le Lion d’Or de la 51e Biennale d’art contemporain de Venise. Celui-ci est baptisé Casino par Annette Messager.

Réalisation : Sylvain Leduc. Rares sont les artistes, de nos jours, qui suscitent un tel engouement. Veilhan cumule, depuis quelques années, une multitude de projets souvent urbains et de nombreuses expositions. Son travail s’inscrit au sein d’une tendance de l’art des années 90, où une certaine pratique hyper pop dans la représentation consiste à se saisir de sujets ordinaires (animaux, véhicules, objets divers du quotidien) et à les ériger paradoxalement comme objets ambivalents voire critiques, tout en offrant au spectateur de nouvelles expériences perceptives. Daniel Buren

26mn

Réalisation : Pascal Hendrick. Son nom est irrévocablement attaché à la ligne droite, depuis les colonnes du Palais Royal qui l’ont rendu célèbre. Depuis sa naissance à Boulogne-Billancourt en 1938, l’artiste a su conquérir le monde entier avec ces fameuses bandes colorées qu’il appelle son "outil visuel". En 2007, il reçoit le très prestigieux Praemium Imperiale au Japon, précédemment décerné à Robert Rauschenberg ou encore Georg Baselitz.

Giuseppe PENONE

26mn

Wang DU

26mn

Réalisation : Michel Quinejure. 10 - paris arty 2013

Réalisation : Frédéric Le Clair. A l’instar d’autres protagonistes de l’Arte Povera, Penone est l’une des figures de l’art italien des années 60 dont l’œuvre se confond intimement avec la situation spécifique du nord de la péninsule. Alors que les éléments constitutifs de ses premières oeuvres rejoignaient le matériau caractéristique des pratiques « pauvres » ou « conceptuelles », il a, au milieu des années 70, retrouvé par le bronze et les techniques les plus classiques ce qui est le sujet de son oeuvre entière : révéler la nature dans la culture et la culture dans la nature. 11 - paris arty 2013


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Pourquoi expliquer l’art contemporain ?

le guide du nouveau collectionneur Reinhard Goerner «Enfilade, Bode Museum» (2011). 200 x 150 cm. Tirage contrecollé sur aluminium. K+Y Gallery.

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art est avant tout un plaisir, qui pourrait se passer d’explication : être ému par les couleurs rayonnantes d’une toile abstraite, touché par une photo qui nous interpelle, vouloir ouvrir sur un mur la fenêtre de ce paysage aérien… Mais certains artistes viennent troubler ce contact esthétique ou émotif, en stimulant aussi notre réflexion ; celui-ci veut nous transmettre un sentiment personnel, celui-là nous renvoie à une histoire oubliée ou une référence littéraire, cet autre nous flanque dans la figure son indignation d’un moment tragique tandis qu’un autre détourne une oeuvre d’un grand maître du passé. Leurs oeuvres ne sont pas forcément belles mais se veulent significatives. Comment donc les appréhender sans comprendre les démarches de leurs auteurs ? Expliquer c’est aussi parler de l’artiste, avec l’artiste ; c’est un moment de rencontre privilégié entre la création et ceux qui la reçoivent. Les galeristes, curateurs, historiens de l’art sont là pour ça : rapprocher les artistes des amateurs d’art, former une communauté ouverte au sein de ce plaisir. L’information, l’éducation en art du plus grand nombre s’inscrivent dans une tendance actuelle de fond ; il faut s’en réjouir et l’innovante New Art Fair s’y inscrit exactement.  Georges Maisonneuve Georges Maisonneuve est le fondateur de Almanart.com, le 1er site francophone didactique d’art et design contemporains. Amateur d’art depuis 30 ans, il anime autour de ce média différentes activités : promotion d’artistes émergents, conseil aux collectionneurs, contribution à des expositions, conférences, rédactions, etc. 13 - paris arty 2013


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L’histoire, une clé pour comprendre l’art actuel

Galadriel Gestin «Syndrome de la page blanche... Dylan Thomas.William Burroughs». Ze Art Galerie.

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art se construit par strates, détournements, emprunts conscients ou non à des travaux d’artistes d’autrefois. Un retour sur son histoire est une des clés pour le comprendre. Micro-parcours. Jusqu’à la fin du XIXe siècle L’art se caractérise par une prépondérance du portrait, du paysage, de la chronique historique, de la glorification nationale, du symbolisme philosophique ou religieux, et s’élabore surtout en atelier. Un premier tournant vers 14 - paris arty 2013

la modernité s’opère par quelques audacieux qui sortent de leurs ateliers et révèlent la lumière réelle et ses effets naturels : en Angleterre, William Turner, en France les impressionnistes tels Monet, Degas, Cézanne, Renoir, etc. Un bouleversant début du XXe siècle « L’artiste est un sismographe » (Gérard Fromanger, artiste co-fondateur de la Figuration Narrative) : l’art, en prise exacerbée avec la société, libère des mouvements radicaux dans le monde occidental. Par exemple les révolutions scientifiques ont inspiré le suprématisme, le futurisme et le


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cubisme ; les révolutions sociales ont engendré le constructivisme. Puis la Première Guerre mondiale révolte : viennent des oeuvres violentes ou caricaturales (dadaïsme, expressionnisme) mais aussi l’espoir d’un monde différent (de Stijl) voire utopique (surréalisme). Entre les deux guerres toute la vie urbaine est bouleversée : le graphisme, l’architecture, la mode… les volutes de l’Art Nouveau sont épurées par l’Art Déco, les Années folles prônent le machinisme et les progrès de la science, la libération du sujet permet l’abstraction et l’art informel.

Cette période débute avec les fauves et les cubistes qui font scandale en destructurant le sujet artistique par la libéralisation de la couleur ou l’éclatement des formes. Ces expérimentations formelles donnent naissance à l’art abstrait. Pendant ces décennies se distinguent des artistes aujourd’hui mondialement renommés tels Picasso, Matisse, Kandinsky, Duchamp, Klee, Dali, Mondrian, Modigliani, etc. Paradoxalement, les artistes contemporains ne sont peut-être plus ceux de notre génération, plusieurs sont décédés et cela ne va pas s’arranger... Mais ce sont justement ceux-là – par exemple Pollock, Rauschenberg, Hartung, Warhol, Klein, Fontana, Beuys, Basquiat – qui ont fait évoluer l’art de leur le tournant de la seconde guerre mondiale époque et en sont aujourd’hui des marqueurs. L’Europe, privée des artistes ayant fuit les nazis, La créativité débridée des artistes occidentaux, leur souffre d’un vide face aux Etats-Unis qui connaissent un refus des conventions, se sont surtout accentués lors de renouveau artistique sans précédent avec l’apparition de deux périodes : pendant la Seconde Guerre Mondiale avec l’Ecole de New York. C’est le début la migration de nombreux artistes de la mondialisation de l’art. européens vers les Etats-Unis et Les Trente Glorieuses avec la vague soixante-huitarde (1950-70) voient apparaître un qui a traversé l’Europe, vague qui nouveau développement artistique ne s’est calmée qu’aux alentours occidental, avec des courants de 1980, limite (discutable) nés sur le continent américain : de l’époque contemporaine. action painting, expressionnisme Progressivement abstrait, hyperréalisme, street art, s’impose l’expression « art happening… L’art explose sous actuel ». Mais alors comment des formes nouvelles comme la délimiter ce terme, actuel ? diffusion de masse – sous l’influence Car normalement quand de Warhol – et la médiatisation s’arrête l’art contemporain, de l’artiste. L’Europe peine à s’y commence l’art actuel ? faire voir mais la France et la Eh bien l’académie, Belgique engendrent par exemple toujours en avance, ne sait pas : Aurélie Mantillet «Tu seras un pape mon fils». la Figuration Narrative. d’où l’intérêt d’en discuter ! Les infirmieres. L’art actuel serait alors l’art en création, l’art encore la fin du XXe siècle aujourd’hui inclassable, que l’on peut apprécier sans L’art souffre de l’impression que tout a été déjà pour autant pouvoir le répertorier… Ainsi pour citer inventé. Pourtant quelques développements majeurs des noms célèbres : Anselm Kiefer, Anish Kapoor s’imposent progressivement : la reconnaissance de ou Sophie Calle, Jeff Koons ou Banksy, etc. la BD comme un art à part entière, ainsi que la D’autres spécialistes préfèrent une distinction photo, la vidéo et le design. Le street art (art urbain) par le genre pour s’affranchir de la chronologie : fait son entrée dans les galeries d’art ou les musées le « genre » contemporain serait transgressif viset les arts numériques ouvrent de nouvelles voies à-vis des contenus avec le Minimalisme, des d’expression. Le caractère mondial de l’art se généralise contenants avec Support-Surface, du bon-goût avec avec l’ouverture de nouveaux marchés (Chine, Inde, le Nouveau Réalisme, des frontières morales par la Brésil, Moyen Orient) et la révolution numérique. provocation ou le blasphème. Compliqué : l’histoire n’a pas encore tranché à ce sujet, et seul le temps art contemporain, moderne ou actuel: clarifiera les choses, comme c’est souvent le cas ! où sont les frontières ? Extrait de « Comprendre l’art contemporain » « Aimez-vous l’art contemporain ? », « - Oh non, de www.almanart.com, onglet Didactique. j’apprécie peu l’art moderne » : erreur ! non de ne pas l’apprécier ou pas, mais de confondre les époques... Moderne ne veut pas dire récent : l’art dit moderne est celui d’il y a un siècle ! Il commence, pour être simple, en 1900 et s’arrête à la seconde guerre mondiale. 16 - paris arty 2013

L’ART CONTEMPORAIN en techniques

Li Baoxun, «Knowing the answer», 2011 (Huile sur toile, 150 x 120 cm). Galerie Dock Sud.

La peinture s’accroche Combien de fois n’a-t-on entendu « c’est la fin de la peinture » ! A l’instar du crépuscule du papier dans les bureaux et celle des livres, cela n’a jamais été le cas.

La peinture est morte: vive la peinture !

La première mort annoncée était à l’avènement de la photographie durant la seconde moitié du XIXe siècle, vraie bombe dans le milieu artistique. Pouvait-on encore peindre « pour ressembler au sujet », peindre le réel tel que l’oeil le voyait ? La réponse, « non », a engendré l’impressionnisme dont l’objet est d’exprimer les sensations optiques

provoquées par le travail en plein air, et non plus en atelier. Cette liberté nouvelle est rendue possible par l’utilisation de la peinture en tube et du chevalet mobile, à partir de 1840. Dès lors, les codes se brisent, et la peinture connaît une profonde crise existentielle qui alimente la formidable période de créativité qui s’étend jusqu’à la première Guerre mondiale : c’est l’époque des « isme », avec l’avènement de courants artistiques tels que le cubisme, le fauvisme, l’expressionnisme, le pointillisme, le futurisme, etc. Les premières peintures abstraites parachèvent ces déambulations artistiques dans les années 1910 (Malevitch - Mondrian - Kandinsky), et la disparition du sujet de l’œuvre remet en cause le medium lui-même. L’art plastique dans sa globalité est soumis à toutes les expérimentations pendant le XXe siècle : performances, installations, greffes d’objets, sculptures optiques… la tradition picturale elle-même est contestée par les artistes conceptuels ou minimalistes chez qui le « tableau » n’existe plus.

Les tendances actuelles

Le retour à la tradition s’est opéré en deux temps, progressivement : d’une part dans les années 80, le tableau rectangulaire peint est redevenu en tête des ventes non institutionnelles (plus friandes d’installations et de gigantisme), d’autre part, dès les années 90, la figuration est revenue aux premières loges. Car pour l’artiste elle est techniquement simple et bon marché (face au numérique) pour laisser s’exprimer son imagination et « montrer ce qui n’est pas visible ». Evidemment la forme a évolué : l’action gestuelle par exemple est présente dans des tableaux de grandes

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dimensions (du fait du geste), la photo « printée » et la vidéo induisent des recherches optiques, le graffitisme apporte la bombe, et le mixage des techniques est fréquent (sérigraphies peintes, mélange dessin-photo-peinture) : en renaissant, la peinture est devenue très libre.

la sculpture n’est plus de marbre La sculpture actuelle est ressentie par plusieurs amateurs comme étant soit très classique, soit ayant disparue. Vraiment ? Cherchons bien…

La sculpture existe-elle encore ?

Ethymologiquement sculpter signifie en latin « tailler la pierre », ce qui la différencie théoriquement du modelage de la terre. En fait, le terme est générique et désigne tout ce que façonne la main de l’homme en 3D, au moins en art classique et moderne. Il est vrai qu’il y a désormais bien des techniques qui permettent de créer des oeuvres d’art en volume : de la traditionnelle fonte à l’impression 3D (une taille par imprimante laser à partir d’une modélisation informatique).

Installation… une sorte de sculpture ?

S’il est admis que les limites de la peinture sont aujourd’hui très vastes, alors tout ce qui occupe l’espace en volume pourrait être assimilé sculpture, ainsi les installations. Toutefois sculpture et installation se distinguent par bien des aspects: • l’artiste conçoit une sculpture comme un objet individuel et indépendant du contexte où il se place, que ce soit une salle à manger ou la place du village ; c’est généralement un multiple tiré (ou fondu) à 8 exemplaires ; le contraire d’une installation qui est souvent in-situ, c’est-à-dire conçue pour l’endroit où elle est destinée, et donc pièce unique. • la sculpture classique peut être un objet décoratif dont le plaisir est esthétique, sans signification particulière ; c’est peut-être pour cela qu’elle intéresse moins les artistes actuels qui cherchent plutôt à transmettre un message par leurs œuvres, ce que permet d’avantage l’installation.

d’autres, par collage ou manipulation informatique. La séparation n’est pas nette entre l’artiste photographe qui crée et l’artisan photographe qui s’appuie sur sa maîtrise technique et sur son observation. Mais certains font parfois l’un, parfois l’autre. Précisons que le terme artisan n’est pas péjoratif mais au contraire exprime un savoir-faire. Comment alors distinguer un artiste d’un artisan photographe ? Sont des artisans photographes, par exemple, ceux qui font de « belles photos », techniquement parfaites, mais qu’il vous semble possible de faire vous-même si vous en aviez l’expérience, les moyens techniques, financiers et marketing. Tout le monde peut prendre des photos mais tout le monde n’est pas « photographe » ! C’est surtout la démarche qui distingue l’artiste de l’artisan. En général, l’artiste construit son travail à travers la réalisation de séries (un thème développé autour de plusieurs clichés qui justifient d’une recherche intellectuelle). street art : quand l’art sort des rues Le street art, remonte à la fin de la Seconde Guerre Mondiale, mais le mouvement se développe surtout dans les années 60 à Philadelphie et à New York dans les années 70. A cette époque, il ne s’agit pas d’art à proprement parlé, mais de manifestations identitaires et de protestations, notamment contre la guerre, à base de letterings (lettrages) et de tags (signatures et slogans). Puis est venu le graffiti avec ses techniques plus élaborées de bombage et de pochoir, et ses fresques géantes. Etroitement associé au mouvement hip-hop, le street art traverse les frontières et se généralise dans les années 90 pour devenir un réel mouvement artistique à la fin de cette même décénie. Le graffiti est le style le plus élaboré du street art, nécessitant à la fois des capacités de dessinateur et de peintre, révélant parfois de vrais artistes ; quelques-uns ont été repérés par des galeristes avant-gardistes, qui ont déclenché le passage Li Wei, «Falls to the car», 2003 (Photographie, 150x150cm). Galerie Dock Sud.

progressif aux cimaises. Un changement de milieu pas toujours apprécié des purs artistes urbains, mais le succès appelant l’argent, le mouvement est devenu irrésistible. En Europe, des festivals furent de vrais concours internationaux dans la rue, comme Kosmopolite à Bagnolet (Paris) de 2002 à 2008. Mais le street art trouve sa réelle consécration publique à l’orée du XXIe siècle grâce à de grandes rétrospectives : à New York, au Brooklyn Museum (en 2006) ou à Paris, à la Fondation Cartier (en 2007) et au Grand Palais (en 2009), ainsi qu’aux premières grandes ventes aux enchères à Artcurial (en 2007). Le graffiti n’est pas la seule technique plastique venue des rues ; le pochoir, le dessin au feutre, tube ou bombe et le collage de sérigraphies sont

la photo se fait plasticienne Curieux… certains types de photos sont à Pompidou et d’autres pas, pourquoi ? Qu’est-ce qu’une « photo d’art » ? Une photographie d’art, ou photo plasticienne, résulte d’une quête artistique. C’est un moyen d’expression artistique parmi les autres médias que sont le dessin, la peinture, etc. De nombreux artistes actuels utilisent le média photo comme un de leurs outils, leur but étant d’imaginer une image qui traduise un sentiment ou une recherche esthétique particulière. Ce médium peut d’ailleurs être mixé avec 18 - paris arty 2013

Mauro Corda, «Chambre 101», 2011 (Édition 2/8, Résine et plexiglas, 50 x 105 x 22 cm). Galerie Mark Hachem.

également des techniques très répandues. D’autres artistes se distinguent par des projets monumentaux : peintures géantes, incrustations d’objets dans le paysage urbain, projections vidéo sur des façades (vijing), détournements d’affiches et panneaux, etc. Cette formidable diversité correspond à un tournant : d’un acte clandestin, le street art devient un mouvement culturel accepté et apprécié. Extrait de « Genres et mouvements contemporains » de www.almanart.com, onglet Artistique.

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le guide du nouveau collectionneur

COLLECTIONNEUR le guide

collectionnez-vous ? On peut être curieux d’art, amateur d’art, collectionneur d’art… Dans cette hiérarchie, vous pouvez aimer spontanément l’art plastique, puis chercher à mieux le comprendre, prolonger ensuite vos visites d’expositions par quelques achats, et même entreprendre une collection. Où vous situez-vous ? vous avez dit «collection» ? Collectionner n’est pas acheter en nombre. La définition la plus concise vient du Petit Larousse de 1930 : « réunion d’objets qui ont du rapport », que l’édition récente précise : «…choisis pour leur beauté, leur rareté, leur caractère curieux, leur valeur documentaire, leur prix » ; ainsi que : « ensemble présentant une unité ». Deux spécificités découlent de ces définitions : - la raison d’être, car on peut assembler des éléments hétéroclites sans réellement monter une collection ; une collection se doit d’avoir un sens et un propos. - l’addiction aux œuvres d’art, comme ces livres dont nous ne pouvons nous défaire bien que déjà lus. A quoi reconnaît-on un collectionneur ? à son addiction irrémédiable ; à quoi reconnaît-on une collection ? à son sens. Mais la démarche est longue et progressive ; la plupart des collectionneurs ont ce point commun, au moins au début : le tâtonnement,

l’expérimentation, les coups de cœur impulsifs… collectionner n’est pas une science exacte, c’est d’abord un plaisir, avec ses incertitudes ! Quels liens définissent une collection ?

Comment donner du sens à sa collection ? Cela peut prendre tous les aspects : cohérence sur un mouvement artistique, caractéristique d’une époque, d’une technique, attachement à un genre ou un sujet à travers les âges (le nu, le paysage), et toute combinaison de ces éléments... comment lui donner de la valeur ?

La valeur artistique est essentiellement liée au sens de la collection et à la rareté de ses composants. Ainsi les collectionneurs sont très méfiants vis-àvis des multiples et, dans ce cas, cherchent le plus possible des œuvres uniques ou tirées en nombre restreint, ceci de manière sûre (peu de risque de retirages ou duplications sauvages) et pérenne (notamment du fait des ayants-droit). Aujourd’hui l’art est aussi devenu un investissement voire un refuge en cas de crise. Le collectionneur le moins motivé sur cet aspect ne peut l’ignorer, ni en écarter l’idée. La valeur financière, liée aussi à la rareté d’une œuvre, est entrée dans les critères caractérisant une collection, Tony Soulié, «Chicago-Spectacle», 2010 (Aquatinte et photogravure, 76 x 70 cm). Editions Bucciali. même si ce n’est ni son but ni sa définition littérale. des clés pour commencer une collection Aux prix révélés par les médias pipoles, la première serait la clé du coffre ! Vrai et ou faux ? Jouons. «l’art est cher»

Les deux : vrai car, quel que soit son budget, l’amateur doit faire un effort : on est dans le domaine de la rareté, de la qualité, d’une sorte de luxe, quelle que soit l’échelle, avec un plaisir à la hauteur. Faux car tout le monde a maintenant accès à l’art, des circuits de vente spécialisés ont même été créés pour l’art dit 20 - paris arty 2013

abordable. Certes, les artistes sont moins connus et les œuvres de qualité hétérogène : il faut chercher, mais cela fait aussi partie du plaisir ! «l’art est un investissement»

Vrai et faux, ceci non pas pour ne fâcher personne : c’est une question d’approche. L’amateur courant cherche avant tout à se faire plaisir, à l’affût du coup de cœur. Mais puisqu’il doit faire un effort financier, il est vigilant ! Depuis la crise, de plus en plus d’acheteurs recherchent des pièces dites patrimoniales dès 2-3000 €. «il faut faire une collection spécialisée»

Oleg Dou, «Dots», 2011 (C-print sur Diasec©, 120x120cm). Frida Fine Arts Gallery.

Faux : tous les goûts pouvant être satisfaits par l’art, c’est le plaisir qui est le moteur ; l’amateur fou d’art abstrait peut constituer une collection de qualité aussi bien que celui qui s’intéresse à tous les genres, car l’offre est abondante dans tous les domaines. Le critère est toujours la qualité de l’œuvre et l’intérêt de la démarche artistique. Faire une collection spécialisée dans un genre ou une époque implique une forte assiduité, car il faut réunir des pièces qui seront plus tard représentatives. «mieux vaut éviter les multiples»

Parfois vrai, car en art contemporain ou actuel, ceux-ci sont tirés à trop d’exemplaires, ce qui n’était pas le cas en art moderne. Généralement faux, car chez des éditeurs sérieux ou des galeries spécialisées, on trouve de belles œuvres d’artistes réputés voire célèbres ; c’est même le seul moyen de faire une collection pour les jeunes amateurs ou ceux qui débutent prudemment avant d’aller plus loin. En outre, certains média sont souvent tirés en plusieurs exemplaires, l’édition devant toutefois être fortement limitée : c’est le cas de la photographie, de la gravure ou de la sculpture en métal. «allez aux ventes aux enchères»

de confiance pour monter une collection. «acheter sur internet, c’est pas cher»

Pas forcément. Il faut avant tout rigoureusement sélectionner des sites Internet sécurisés : sites de galeries d’art ou plateformes spécialisées de vente d’œuvres d’art en ligne. Attention tout de même aux pièces douteuses qui fourmillent sur le net. Prudence donc… En conclusion : faites vous confiance, lancez-vous : l’art est avant tout un plaisir personnel ! Quelques sites pour aller plus loin : www.almanart.com www.artprice.com www.artnet.com www.e-flux.com www.saatchi-gallery.co.uk Extrait de « collectionnez-vous ? » de www.almanart.com, de l’onglet Collectionner.

Faux, sauf si l’on est connaisseur en art et aguerri aux salles. Ce sont les galeristes qui sont les mieux placés pour informer, guider, entamer une relation 21 - paris arty 2013


by

boire

Bar du Bristol Ce qui est rare...

Etre branché, c’est aussi ne pas systématiquement dénigrer les évidences, même quand elles coûtent un bras… Rue de Ponthieu, hein ?! Le Mathis, tiens donc ! Exactement. Tandis qu’alentours les places sont chères, le club privé désormais secret de polichinelle a su conserver la même tenue. Le même souvenir d’augustes fessiers (ceux des illustres amis « snobnambulistes » du regretté patron, Gérald Nanty), moulés en canapés en velours. Et malgré une très relative baisse d’exigence à l’entrée du bar, toujours la possibilité de se sentir plus introduit que le reste du monde en s’attablant au restaurant. (Voir photo).

Le Bristol, lui, vient d’être rénové et en a profité pour s’attacher l’un des meilleurs barmen français. L’ambiance évoque un club de gentlemen à l’exotisme colonial. Pour illustrer le baroque à l’anglaise, d’un côté une virtuose reproduction de la tapisserie d’Aubusson, de l’autre un miroir où se projettent VJing et art contemporain. Ce n’est pas de l’illusion, c’est du prestige. Soft: 11 €. Cocktails: 25 €. Tous les soirs, 17h30-02h. 112, rue du Faubourg-Saint-Honoré – 75008 Paris. 01 53 43 42 41. M° Miromesnil.

Bar de l’Entracte Royal au bar

Soft: 10 €. Bière: 12 €. Cocktails: 15 €. Du lundi au samedi, 22h-06h. 3, rue de Ponthieu – 75008 Paris. 01 53 76 39 55. M° Franklin-D.-Roosevelt.

C’est petit, tables et chaises grincent et branlent, et Marcel sert les verres plus vite qu’il ne les encaisse. Tout est d’origine, ou presque, dans l’un des plus vieux bars de Paris (1614). Havre des derniers Parisiens indigènes, d’une bohème comme elle n’existe plus, tenant en respect les cadets de la jeunesse dorée et les bourgeois à vélo en virée canaille aux heures de l’apéro. Soft, vin, bière: 3-4 €. Du lundi au samedi, 10h-01h, dimanche 12h-20h. 47, rue Montpensier – 75001 Paris. 06 03 41 07 88. M° Pyramides.

© Claire Demoute pour Le Nouvel Observateur Paris La Night

Dernier bar avant la fin du monde By geeks, for geeks

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© Claire Demoute pour Le Nouvel Observateur Paris La Night

Paris La Night

Mathis Bar Toujours vaillant

Désordre harmonieux de toc Disneyland, gadgets pointus, trouvailles visuelles bluffantes et surenchère assumée : pas de doute, c’est un repaire de cosplayers et autres rôlistes plus ou moins mainstream la journée. Et une vraie cantina à la Star Wars la nuit venue. Où l’on croise la bande de No Life et les pontes vénérés du video game ou de la littérature S.-F.

Soft et bière: 3-4 €. Cocktails: 8-12 €. Du mardi au jeudi 10h-01h, vendredi et samedi 10h-02h, dimanche 10h-00h. 19, av. Victoria – 75001 Paris. 01 53 00 98 95. M° Châtelet.

manger Beef Club Experimental Prescription Beef Parlor Après le renouveau de la mixologie à Paris et un bar à vins naturels, la petite bande de l’Experimental Cocktail Club complète son empire par le Beef Club. Nouveau concept, nouveau succès : bidoche de rebelles (made in Yves-Marie Le Bourdonnec) ; cuisson au charbon de bois ; ceviche et homard en guest stars ; serveurs sortis d’un défilé Hedi Slimane… Et foule branchée qui doit s’armer de patience pour réserver une table. Dorothée Meilichzon a apporté sa touche à la déco : carreaux blancs de métro et briques, fauteuils de velours, etc. En attendant le prochain projet du trio de patrons : une grande pizzeria. On en salive d’avance ! (Voir photo).

Carte: env. 50 €. Tous les soirs de 19h à minuit. 58, rue Jean-Jacques-Rousseau – 75001 Paris. 09 54 37 13 65. M° Les Halles.

Le Bistrot de Paris Old school Les Américains veulent l’atmosphère « Amélie Poulain », les Parisiens leurs chaises en rotin, les patrons leurdevanture à l’ancienne. Alors les vieux troquets connaissent une seconde jeunesse : on se refile ses adresses de grand-père entre jeunes loups de la finance, et on mange de la raie aux câpres, du bœuf bourguignon et du hachis parmentier. Carte: 40-50 €. Du mardi au samedi 12h-14h30 et 19h-23h. 33, rue de Lille – 75007 Paris. 01 42 61 16 83. M° Rue-du-Bac.

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Qui dit faim de nuit dit caprice, l’envie d’huîtres à minuit, la fringale de burger à 3h, ou le besoin de crêpe bretonne sur le tard. Décorateur hype, Pierre-Yves Rochon a décidé de revenir aux goûts de son enfance. La galette chic est née : sardines grilléescitron confit ou langoustines au fenouil et cacahuètes, ça réveille les sens !

Réginette Pizzettes et minettes Quand le club a rouvert après son lifting by Laura Gonzalez, il s’est doublé, dans le passage voisin, d’un « bar à pizza », comme disent les patrons, pour les faims de nuit aux saveurs italiennes. En journée, costard-cravate de rigueur, mais le week-end, en sortant de club, si vous n’avez pas trouvé qui allait vous emmener à Capri, consolez-vous chez Réginette avec la jeunesse dorée en goguette. Dans une déco vintage propre sur elle, avec un doigt d’humour et deux zestes de références au voyage… (Voir photo). Pizzas: 8-15 €. Du lundi au vendredi 11h30-15h, jeudi 18h30-22h30, vendredi et samedi 23h-06h. 49, rue de Ponthieu. 01 83 56 65 55. M° George-V.

Maison de l’Aubrac Aux viandards réunis Les rebelles carnivores se sont réveillés, indignés : « Halte à la dictature de la verdure. » D’où pléthore de nouvelles tables dédiées aux belles bidoches… ou tout simplement de notre bon vieil Aubrac. La Maison éponyme n’a pas attendu les caprices de la mode et sert depuis toujours, 24 - paris arty 2013

manger

Raymond Club Cave envoûtante

tés, bar d’hôtel et salon de manoir. L’ambiance chic et cosy sied aux cols blancs, mannequins et shopA l’écart du Montorgeuil mains- ping addicts du quartier. Mais austream, cet ancien club libertin fé- si à Gaspard Ulliel, Inès Sastre, Julie dère désormais des homos à fine Gayet, Marc Lavoine... Un before moustache, grosses lunettes et bre- avec pour points d’orgue les soirées telles, des lesbiennes arty, hétéros « 13 Honoré » (un jeudi sur deux, branchés et assidus des soirées queer jusqu’en avril). (Voir photo). électro-rock « House of Moda », Entrée gratuite. Consos: 8-15 €. « Flash Cocotte » ou « Corps VS Bouteilles: à partir de 115 €. Du lundi au samedi, 19h-02h. Machine ». Entrée gratuite. Consos: 3,50-11 €. Bouteille de champagne: 50 €. Du lundi au samedi, 17h30-02h. 13, rue Dussoubs – 75002 Paris. 01 40 28 95 11. M° Sentier.

Très Honoré Bar Bien décoré Ouvert sous le restaurant, ce club a pris le relais de l’éphémère bar Cointreau Privé, qui fut « habillé » par Alexis Mabille en début d’année. Il en reste quelques touches dans la déco, entre cabinet de curiosi-

droit dans ses lambris, des steaks à sion bohème à Saint-Germain-destoute heure du jour et de la nuit. Prés. Papier peint fleuri vintage, Carte: 40-50 €. banquettes et tabourets hauts rétro, Tous les jours, 24h/24. comptoir en marbre... Et au menu, 37, rue Marbeuf – 75008 Paris. du pur bistrot : entrecôte, tartare 01 43 59 05 14. de saumon, foie gras aux figues, M° Franklin-D.-Roosevelt. baba au rhum…

Thoumieux People + people = people Jean-François Piège (grand chef ) + Thierry Costes (jeune loup) + India Mahdavi (designer en vogue) = tous leurs amis celebs qui demandent une table. Au premier étage, le resto gastro n’assure pas les prolongations nocturnes, mais au bouillon, on sert jusqu’à minuit, dans un cadre rétro, les grands classiques revisités. Carte environ: 50-80 €. Tous les jours, 12h-00h. 79, rue Saint-Dominique – 75007 Paris. 01 47 05 49 75. M° La Tour-Maubourg.

Le Chardenoux des Prés Lignac bohème Après avoir fait la claque à la télé, le chic près de Canal Plus, le canaille dans le 11e, voici Cyril Lignac ver-

La Villa Triangle d’or La Villa, adresse très Saint-Tropez, s’est imposée dans le paysage parisien, avec sa table ouverte tous les soirs jusqu’à 2h du mat’. Oui, même le dimanche ! Décor Gilles et Boissier, bande-son rétro et world food aux influences asiatico-méditerranéennes. Côté clientèle, on reste très couleur locale, show-off du 8e et stars internationales en plein jet lag. Carte: env. 70 €. Du lundi au jeudi 09h-02h, vendredi jusqu’à 04h ou 05h, samedi et dimanche 17h-04h. 37, av. de Friedland – 75008 Paris. 01 82 28 75 08. M° Charles-de-Gaulle-Etoile.

35, place du Marché-Saint-Honoré – 75001 Paris. 01 44 86 97 97. M° Pyramides. www.treshonore.com

Le Baron Monument historique Le Baron serait-il aux années 2000 ce que furent les Bains pour les années 1980 ? Valeur sûre des nuits parisiennes, le club est devenu plus notable que novateur. Les stars en plein jet-lag (Beyoncé et Jay-Z récemment), les insomniaques et noctam-

bules branchés le fréquentent surtout en troisième partie de soirée, de 4h à la fermeture. Entrée gratuite. Consos: 6-15 €. Bouteilles: 160-180 €. Tous les soirs, 23h-06h. 6, av. Marceau – 75008 Paris. 01 47 20 04 01. M° Alma-Marceau.

Nano Club Micro club Un nouveau rendez-vous des modeuses et des mecs à nœud pap’-cheveux longs-barbe. Comme dans un salon cosy, avec moquette, grands miroirs, boule à facettes, velours rouge, fauteuils en forme de bouche et retable rococo au-dessus du bar. Ils se trémoussent sur un bon son disco house, avec des guests comme le label Kitsuné. Entrée libre. Consos: 5-15 €. Bouteilles: à partir de 160 €. Le samedi, 22h30-05h. 12, rue Sainte-Anne – 75001 Paris. M° Pyramides. www.lenanoclub.com

danser

Carte: 40-50 €. Tous les jours, 12h-14h30 et 19h-23h. 27, rue du Dragon – 75006 Paris. 01 45 48 29 68. M° Saint-Germaindes-Prés ou Saint-Sulpice.

© Claire Demoute pour Le Nouvel Observateur Paris La Night

Galettes: 3,50-19 €. Du lundi au samedi 12h-14h30 et 19h-22h30 (vendredi et samedi jusqu’à 23h). 9, rue de l’Ecole-de-Médecine – 75006 Paris. 01 43 29 39 00. M° Odéon.

© Claire Demoute pour Le Nouvel Observateur Paris La Night

La Compagnie de Bretagne Crêpes party

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BERENGO STUDIO Pino Castagna, Bamboo, 1989 (Verre et mĂŠtal, dimensions variables).

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DOINEL GALLERY Eric Ceccarini, Amnios / Limit of A (Photographie, 150 x 250 cm).

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GALERIE DOCK SUD Liu Zhengyong, Burning sky, 2009 (Huile sur toile, 200 x 150 cm).

ENVIE D’ART Cieu, Sur la plage, faites qu’elle veuille m’épouser, 2012 (Huile, acrylique et encre sur papier, 50 x 65 cm).

GALERIE DOCK SUD Li Wei, Balloons 2, 2009 (Photographie, 176 x 176 cm).

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GALERÌA GAUDI Pelayo Zurròn Paraiso Desnudo 3, 2012 (Photographie sur Dibond, 67 x 100 cm).

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ÉDITIONS BUCCIALI Tony Soulié, Lago 2 (Aquatinte et photogravure, 25 x 33 cm).

GALERIE XIN ART YZ, Woman from another century 21, 2012 (Papier de soie marouflé sur toile brou de nois et encre de chine, 81 x 100 cm).

ÉDITIONS BUCCIALI Tony Soulié, Chicago, 2010 (Aquatinte et photogravure, 70 x 75 cm).

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GALERIE NICOLE GOGAT

David Jamin, Densités, 2012 (Huile sur toile, 130 x 162 cm).

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K+Y GALLERY Elisabeth Lecourt, Balloons, 2008 (papier gris clair, 51 x 63,5 cm).

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VILLA DEL ARTE GALLERIES Fernando Adam, Todo azul, 2012 (97 x 162 cm).

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LES INFIRMIÈRES GALERIE

FRIDA FINE ARTS GALLERY

Aurélie Mantillet, Toi qui vas demeurer dans la beauté des choses, 2012 (Acrylique sur toile, 60 x 73 cm).

Carole A. Feuerman, Balance, 2008-2011 (Huile et résine, 91,4 x 81,3 x 45,7 cm).

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G@LERIE73 GALLERIA PALMA ARTE

Edward Belsky, Enfant (Huile sur toile, 200 x 150 cm).

Marco Lodola, Grazia, (Persepex + neon, 115 x 75 x 12 cm).

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REBECCA HOSSACK ART GALLERY Piers Bourke, Soon to Be Removed (Pink), 2012 (Assemblage de photographies sur perspex, 165 x 65 x 15 cm).

REBECCA HOSSACK ART GALLERY David Bromley Winter, 2011 (Acrylique et feuille d’argent sur toile).

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index page 27

BERENGO STUDIO Fondamenta Vetrai 109/a IT - 30141 Murano - Venice Italie (+39) 04 17 39 453 (+39) 33 56 00 63 92 berengoadriano@gmail.com www.berengo.com Directeur : Adriano Berengo. Artistes présentés : Luigi Benzoni, James Coignard, Pino Castagna, Jan De Vliegher, Bengt Lindstrom, Massimo Lunardon, Riccardo Licata, Juan Ripollés, Silvio Vigliaturo. pages 28-29

DOINEL GALLERY 8 Northumberland Avenue UK - WC2N 5BY London Royaume-Uni (+44) (0)20 788 724 20 inma@doinelgallery.com www.doinelgallery.com Directeur : Inmaculada Cumplido Valverde Artistes présentés : Eric Ceccarini, Luc Dratwa, Brad Wilson. page 30

DOCK SUD

des galeries 46 - paris arty 2013

2 quai Aspirant Herbert FR - 34 200 Sète France Chine (Pékin) (+33) 04 67 74 00 77 (+33) 06 81 23 68 69 contact@dock-sud.com www.docksud-artgallery.com Directeur : Martin Bez. Artistes présentés : Shen Jingdong, Li Baoxun, Li Wei, Liu Zhengyong. page 31

ENVIE D’ART 29 boulevard Raspail FR - 75007 Paris France (+33) 1 42 84 40 29

yann.bombard@enviedart.com www.enviedart.com Directeur : Yann Bombard. Artistes présentés : Robert Bradford, Cieu, Corinne Dalle Ore, Cécile Plaisance, Nicolas Pichon, Patrick Smith, Silvia Calmejane, Mikael

Lafontan.

pages 32-33

GALERÌA GAUDÌ C/ Garcia Paredes, 76 ES - 28010 Madrid Espagne (+34) 91 702 03 36 artegaudi@gmail.com www.galeriagaudi.net Directeur : Ignacio Scarpellini. Artistes présentés : Ángel Rodríguez, Robles Covadonga, Tellaeche Pelayo Zurrón, Jenny Verplanke, Bernard Kowalczuk, José G. Onieva, Joaquín Esquer. page 34

ÉDITIONS REMY BUCCIALI 31 rue des Jardins FR - 68000 Colmar France (+33) 03 89 23 81 32 (+33) 06 14 23 59 45 remy.bucciali@gmail.com www.editionsbucciali.com Directeur : Rémy Bucciali page 35

XIN ART 3 rue de la Fourche FR - 17000 La Rochelle France (+33) 06 47 59 77 62 xinartgalerie@gmail.com www.xinart.fr Directrice : Alexandra Planas. Artistes présentés : Jef Aerosol, Christian Nesler, Jürgen Lingl Rebetez, Y’Z.

page 36

GALERIE NICOLE GOGAT

11 rue Pasteur BP 18 FR - 30220 Aigues-Mortes France (+33) 04 66 51 67 91

(+33) 06 08 04 46 82 nicolegalery@wanadoo.fr www.galerie-nicolegogat.com Directeur : Nicole Gogat. Artistes présentés : Cécile Desserle, David Jamin. page 37

K+Y GALLERY

24 rue Treilhard FR - 75008 Paris France

(+33) 01 53 30 00 10 fanny@kplusy.com www.kplusy.com Directrice : Fanny Moreaux. Artistes présentés : Edouard Buzon, Renaud Delorme, Reinhard Goerner, Peter Hoffer, Joseph Klibansky, Elisabeth Lecourt. pages 38-39

VILLA DEL ARTE GALLERIES Calle Tapineria 39 ES - 08002 Barcelona Espagne

(+34) 93 26 80 673 info@villadelarte.com www.villadelarte.com Directeurs : Marcel and Jutta Huisman, Nemo Jantzen, Bert Van Zetten. Artistes présentés : Fernando Adam, Fernando Alday, Jacqueline Bozon, Eline de Jonge, Christiaan Lieverse, Claudia Meyer, Françoise Nielly, Juan Pajares, Joan Peris, Willy Rojas, Johan Thunell, Pancho Tolchinsky, Lukas Ulmi. page 40

LES INFIRMIÈRES GALERIE 100 boulevard Beaumarchais

FR - 75011 Paris France (+33) 06 62 07 87 00 lesinfirmieresgalerie@hotmail.com www.lesinfirmieresgalerie.com Directeur : Virgile Durand. Artiste présentée : Aurélie Mantillet. page 41

FRIDA FINE ARTS GALLERY MIZAR GmbH Kerne 14 AL - 15806 Zosen Allemagne (+49) 30 85 13 694 jannis@frida-finearts.eu www.frida-finearts.eu Directeur : Jannis Markopoulos. Artistes présentés : Jannis Markopoulos, Irina Mann, Alexander Lysov, Michael von Hassel, Carole A. Feuerman, Oksana Mas, Oleg Dou, Genia Chef. page 42

GALLERIA PALMA ARTE Via D. Parizzi 258 IT - 29010 Saliceto di Alseno Italie (+39) 05 23 94 01 44 (+39) 335 342 743 info@galleriapalmaarte.it www.galleriapalmaarte.it Artistes présentés : James Heatherdy, Paolo Da San Lorenzo, Max Gasparini, Wilfred, Caterina Zacchetti, Gianfranco Meggiato, Gabriela Villareal, Ivo Maffini. page 43

G@LERIE73 16 rue des Frères d’Astier de la Vigerie FR - 75013 Paris France (+33) 06 26 93 69 87 galerie73@galerie73.fr www.galerie73.fr Directrice : Cécile Arnoult. Artistes présentés : Edward Belsky, Serhiy Savchenko.

page 44

REBECCA HOSSACK ART GALLERY 2a Conway Street, Fitzroy Square UK - W1T 6BA London Royaume-Uni (+44) 0 20 7436 4899 info@rebeccahossack.com www.r-h-g.co.uk Directrice : Rebecca Hossack. N° stand : A2.

ZE ART

13 rue du Dragon

FR - 75006 Paris 13 boulevard Wilson FR - 35800 Dinard France (+33) 01 42 22 73 31 (+33) 06 73 51 57 86 (+33) 06 89 87 80 34 contact@zeartgalerie.com www.zeartgalerie.com Directrice : Laetitia Crahay-Tyl. Artistes présentés : Galadriel Gestin, Mimi (Michelle Peyre).

Galerie Mark Hachem 28 place des Vosges FR - 75003 Paris France (+33) 01 42 76 94 93 paris@markhachem.com www.markhachem.com Directeur : Marc Hachem. Artistes présentés : Mika, Nacer, Youri, Valdes, Santini, Loriez. Et d’autres galeries et leurs artistes à découvrir à la NEW Art Fair du 11 au 13 janvier à l’Espace Cardin.

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