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COMMENT VIVRE UNE VIE DE VAINQUEUR par un disciple inconnu  «traduction amplifiée, et mise en page par Jean leDuc, mars 2005»  - Ce livre pourrait se nommer «La Prédestination Pratique» -

 

  ZONDERVAN PUBLISHING HOUSE  Grand Rapids, Michigan    

«Note : le texte de ce livre ne contient aucun droit d’auteur ni aucune année de  publication»           NOTE 

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Nous vous donnons ici les huit premiers chapitres de ce livre, le reste suivra aussitôt le travail terminé       

AVANT PROPOS CHAPITRE 1 UNE TELLE VIE EST-ELLE POSSIBLE ? CHAPITRE 2 LES PETITS PÉCHÉS PEUVENT-ILS ÊTRE CONQUIS ? CHAPITRE 3 L’AMOUR DE DIEU NE PEUT MANQUER CHAPITRE 4 LA MANIÈRE DONT LE PÉCHÉ EST MAÎTRISÉ ! CHAPITRE 5 AUCUN NE PEUT IMITER CHRIST CHAPITRE 6 COMMENT ENTRER DANS LA VIE DE SAINTETE ! CHAPITRE 7 ATTACHÉ AVEC CHRIST CHAPITRE 8 ABANDONNER TOUT À CHRIST CHAPITRE 9 LA VRAI ET LA FAUSSE VICTOIRE CHAPITRE 10 LA VIE DE VICTOIRE EST UN DON CHAPITRE 11 LA VIE DE VICTOIRE N’EST PAS UNE VIE DE PERFECTION CHAPITRE 12 LES PÉRILS D’UNE VIE DE SAINTETÉ CHAPITRE 13 AUTRES DANGERS DANS LA VOIE DE SAINTETÉ CHAPITRE 14 LA «HAUTE CRITIQUE»

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CHAPITRE 15 LA GLOIRE DE L’ABONDANCE DE LA GRÂCE

AVANT PROPOS Dans ma vie j’ai lu des milliers de livres, et cela souvent à maintes reprises. Mes  doigts ont tourné des millions de pages et mes yeux ont contemplé des merveilles  innombrables. Mon esprit a saisit, analysé et comprit un grand nombre de choses,  et  même  j’ai  écrit  plusieurs  livres  sur  plusieurs  sujets,  particulièrement  sur  les  doctrines de la grâce. J’ai été donné la révélation exquise de la TULIPE du divin  Jardinier ainsi que le don de voyance qui perce au-delà du voile de la conscience  dans les perceptions de la gloire. Mais aucun sujet n’est plus vital et pratique que  celui de la Vie Victorieuse qui est abordé dans ce livre. Comme l’auteur, moi aussi  j’ai  appris  à  connaître  mon  abaissement,  mes  faiblesses  et  mes  échecs;  mais  j’ai  aussi appris quelque chose de la valeur suffisante d’un parfait Sauveur et d’un Roi  Souverain.  Je  dois  beaucoup  à  la  vie  de  grands  hommes  de  Dieu  qui  ont  approfondi  les  mystères  de  la  grâce  souveraine  et  qui  se  sont  dépensés  corps  et  âme à  en  transmettre  la  vérité, mais  la  grande  crise  dans  ma  vie  spirituelle  n’est  pas venue par des conventions traditionnelles, mais dans le calme et le silence de  mes propres réflexions. Je suis persuadé que l’expérience décrite dans ce livre est  celle de milliers de chrétiens, hommes et femmes, qui ont présentement la Vie en  Christ  et  qui  sont  des  disciples  sincères  et  dévoués,  mais  qui  aspirent  pour  une  Puissance  qui  maîtrisera  ce  qui  est  souvent  nommé  «les  petits  péchés  mignons»  qui, comme des renards, ravagent la vigne du Seigneur et nous cause tellement de  désarroi.  La  Puissance  est  au  Seigneur  Jésus-Christ  qui  Lui-même  la  donne  gratuitement à ses élus qui ont reçu de Lui le don de croire en son nom. Ainsi ce  livre va au-devant avec beaucoup de prière afin que d’autres puissent être aidés et  encouragés  par  les choses  qui  me  furent  une  inspiration  glorieuse,  et que  rien de  mon  moi  ne  soit  alloué  à  demeurer  dans  ses  pages  pour  entraver  cette  précieuse  vérité.     Les versets cités dans ce livre proviennent tous de la Bible de l’Épée, à moins  d’être indiqué autrement.     Jean leDuc, mars 2005.  A Christ seul soit la Gloire

CHAPITRE 1 UNE TELLE VIE EST-ELLE POSSIBLE ? Existe-t-il une  telle vie ?  L’apôtre Jean nous dit clairement que chaque enfant de  Dieu «remporte la victoire sur le monde». Or ceci est vraiment la VICTOIRE ! En  plus, il nous dit comment cette victoire est sécurisée : «Parce que tout ce qui est né  de Dieu, surmonte le monde, et ce qui nous fait remporter la victoire sur le monde,  c’est notre foi.» (1 Jean 5 :4; Bible de l’Épée) – et alors on se laisse aller dans le  désespoir ?     Tout  cela  semble  trop  vague,  trop  indéfinie.  D’ailleurs,  notre  foi  n’est-t-elle  pas  trop petite ou trop faible ? Ou peut-être que nous n’avons pas le bon genre de foi  qu’il nous faut pour obtenir cette victoire.     Plusieurs de nous maintiennent l’idée sournoise d’un enfant qui dit : «la foi c’est  croire  ce  qui  n’existe  pas».  Mais  de  ceci  nous  sommes  assurés,  que  pour  la  majorité des chrétiens, une vie victorieuse  en Christ n’est qu’un beau mirage qui  s’évanouit  dans  l’air,  ou  qui  recule  dans  la  distance  chaque  fois  que  nous 

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l’approchons. Ainsi notre espérance se porte vers le ciel pour obtenir une telle vie.     Mais l’apôtre Jean ne parle pas d’une victoire que nous obtiendrons au ciel, car là  «la foi n’existe plus dans la présence de Christ», la foi n’est plus nécessaire à ceux  qui sont déjà parvenu à la Cité Céleste, car le but de la foi a été atteint.     Alors, il doit y avoir une victoire possible ici sur la terre qui est en quelque mesure  une résultante de la foi. L’auteur de ces mots donnerait joyeusement tout ce qu’il a  en ce monde, en échange s’il avait pu réaliser cela une trentaine d’années passées.  Après  plusieurs  années  d’études  sur  la  Bible,  et  après  maints  combats  inutiles  contre  la  tentation  qui,  avec  une  régularité  monotone,  le  mit  à  l’épreuve;  il  vit  finalement comment s’en sortir  – ou plutôt comment  entrer  dans le chemin de  la  victoire  –  un chemin vivant  –  et  il  s’y  empressa.  Il  réalise  maintenant  que  la  victoire existe, et il s’étonne de voir comment il ne l’avait pas vu auparavant. Dans  la joie, de ce qui pour lui était une nouvelle découverte, il aspire «en ces derniers  jours» à partager avec les autres cette grande bénédiction. N’existe-t-il pas parmi  les chrétiens de nos jours l’espérance de posséder, non la vie éternelle, car ils ont  déjà cette vie, mais d’obtenir «une vie spirituelle plus abondante» ?     Une Vie de Victoire !  Ces  mots  résonnent  d’espérance.  Or,  chaque  fois  que  les  gens  entendent  qu’un  tel  message  est  proclamé,  hommes  et  femmes  accourent  pour  découvrir  le  secret  d’une  telle  vie.  Intuitivement  ils  savent  qu’avec  la  victoire,  la  défaite  disparaît.  Ces  tristes  fluctuations,  les  hauts  et  les  bas  qu’ils  traversent  dans  la  vie  spirituelle  et  qui  leurs  donnent  tant  de  désespoir,  disparaîtront. Ces traîtrises honteuses qu’ils ont commises envers le Maître et qui  les découragent, s’évanouiront comme les nuages se dissipent sous le vent.     - Avec la victoire vient la paix, une paix qui surpasse toute compréhension.  -  Avec  la  victoire  vient  la  joie,  une  réjouissance  dans «une  joie  indescriptible  et  glorieuse» (1 Pierre 1 :8).  - Avec la victoire vient la puissance, «la puissance même de Dieu».     La  Vie  de  Victoire,  une  vie  de  paix,  de  joie  et  de  puissance.  Une-t-elle  vie  ne  satisferait-elle  pas  n’importe  quel  homme  ou  n’importe  quelle  femme  ?  Peut-on  demander quelques choses de mieux ? Or Christ nous offre une telle vie.     L’auteur se propose d’expliquer au plus simple des esprits ce que la Bible dit sur  cette vie d’une manière claire et précise. Il sera demander, peut-elle être obtenue et  demeurera-t-elle  avec nous  ? Quels sont ses  difficultés et  ses  dangers ? Peut-elle  être perdue, et si oui, peut-elle être retrouvée ? Nous parlerons de la vrai victoire et  de  la  fausse  victoire.  Nous  espérons  décrire  ses  triomphes  et  ses  épreuves.  Maintenant nous désirons…     Donner un avertissement Satan va faire tout en son pouvoir pour vous embrouiller, pour vous confondre et  vous  troubler  sur  ce  sujet.  Il  va  vous  amener  toutes  sortes  de  doutes  et  de  difficultés.  Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il ne veut pas que vous  ayez la  victoire.  Croyez-moi,  ça  ne  dérange  aucunement  le  diable  que  vous  soyez  «religieux», et que vous tentiez de faire des œuvres  «sans puissance», autant que  vous êtes à court d’obtenir «la Vie de Victorieuse».     Du  temps  que  vous  allez  vers  le  monde  pour  obtenir  ce  qui  fait  votre  plaisir,  et  aussi longtemps que vous tombez dans les péchés habituels des gens respectables,  et  le  plus  que  vous  essayer  d’agir  pour  Christ,  le  plus  que  le  diable  est  content.  Rien  ne  lui  fait  plus  plaisir  que  de  voir  des  chrétiens  mondains  tenter  désespérément  d’être  occuper  aux  choses  de  Christ.  Le  diable  va  faire  de  son 

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mieux pour  discréditer  l’enseignement  sur  la  Vie  Victorieuse  et  vous  garder  de  rechercher sa compréhension. Aucun n’est plus professionnel que lui à tordre  les  Écritures.     Mais soyez assuré de ceci, que cet enseignement frappe le diable en plein cœur, et  vous en serez conscient lorsque des difficultés sur ce sujet seront suggérées à votre  esprit  par  des  versets  de  l’Écriture  qui  vous  viendront  soudainement  pour  contredire ce qui est dit dans les chapitres de ce livre.     Aucun  n’est  plus  anxieux  que  l’auteur  de  voir  à  ce  que  seulement  la  vérité  en  Christ  soit  entendue.  Si  aucune  des  affirmations  n’est  pas  pleinement  supportée  par  l’Écriture  ou  n’est  pas  véridique  à  l’expérience,  aucun  ne  se  réjouira  plus  d’être dirigé dans la bonne voie que l’écrivain qui désire que tous chrétiens soient  «remplis de toute la plénitude de Dieu».    

CHAPITRE 2 LES PETITS PÉCHÉS PEUVENT-ILS ÊTRE CONQUIS ? La Vie  Victorieuse  est  une  vie  de  victoire  sur  le  péché.  Cela  est-il  possible  ?  Il  n’est pas question  ici  d’un absolu, d’une  vie  parfaite sans  péché comme  celle de  Christ,  ou  encore  comme  celle  d’Adam  avant  la  chute.  Cette  déclaration  de  l’apôtre Jean demeure toujours : «Si nous disons que nous n’avons point de péché,  nous nous séduisons nous–mêmes, et la vérité n’est point en nous.» (1 Jean 1 :8).     La Victoire nous est-elle promise ? La  question  à  laquelle  nous  faisons  face  est  celle-ci :  Pouvons-nous  obtenir  la  victoire  sur  les  péchés  volontaires  ?  L’espérance  d’une  telle  victoire  est-elle  enseignée  dans  la  Bible  ?  Ne  fut-elle  jamais  expérimentée  ou  vécue  par  des  hommes  de  nos  jours  ?  Si  oui,  est-ce  que  n’importe  quel  croyant  en  Christ  peut  avoir  la  victoire  sur  tous  les  péchés  connus,  disons  pour  seulement  une  journée  entière,  ou  est-ce  qu’une  telle  victoire  est  réservée  uniquement  à  nos  dirigeants  spirituels ?     Sûrement  ces  questions  viennent  souvent  dans  l’esprit  des  gens.  Nous  désirons  tous  une  telle  victoire,  même  que  plusieurs  églises  institutionnalisées  prient  souvent :  «Seigneur,  garde  nous  sans  péchés  aujourd’hui.»  -  «Accorde  nous  aujourd’hui  de  ne  pas  tomber  dans  aucun  péché.»  Le  Seigneur  Lui-même  nous  enseigna à prier, «délivre-nous du mal» - ou du malin – le péché ou l’agitateur du  péché. Dans l’enseignement de nos églises nous instruisons nos enfants qu’en cette  prière nous  demandons  à Dieu «de  nous garder  du  péché  et de toutes espèces de  mal».  Christ  ou  les  branches  du  christianisme,  institutionnalisées  ou  non,  nous  demande-t-il  quelque  chose  d’impossible  ?  Si  ces  prières  ne  sont  pas  que  des  moqueries, donc une Vie Victorieuse est définitivement possible.     Mais revenons à la vie de tous les jours. Pouvons-nous penser à un seul péché sur  lequel Christ n’a pas eu la victoire ? Nous avons vu des alcooliques se tourner vers  Christ, et dans un seul moment, obtenir la victoire sur la boisson. De tels hommes  déclarent non seulement qu’ils non jamais retombé, mais que le désir même pour  l’alcool  fut  entièrement  enlevé.  Non  pas  qu’il  soit  méchant  de  boire  de  l’alcool,  mais  l’abus  porte  au  dérèglement  et  à  l’addiction,  et  cette  dernière  porte  inévitablement  à  la  ruine.  Il  en  est  de  même  pour  les  drogués  et  les  obsédés  sexuels. Une telle délivrance est miraculeuse. Ainsi il en est avec tous les péchés  tenaces – Dieu a donné une Victoire complète et instantanée.     Si  alors  nous  pouvons  obtenir  la  Victoire  sur  un  péché  profondément  enraciné,  notre  Seigneur  ne  peut-il  pas  nous  faire  triompher  sur  les  péchés  que  nous  considérons  «de  moindre  importance  ?»  En général  les chrétiens,  dans  la  grande 

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majorité des  cas,  ne  sont  pas  alcooliques,  vicieux  ou  immoraux,  du  moins  ils  ne  l’admettent pas prétendant être meilleur que les gens de la base société, refusant de  reconnaître qu’ils sont aussi pourri intérieurement. Mais ceci peut- être dit aussi de  plusieurs  personnes  mondaines  qui  ne  connaissent  point  Christ  dans  leur  vie.  En  fait, n’est-il pas vrai qu’il y a peut de différence entre le commun du chrétien et le  non  croyant  du  monde  ?  Tellement  que  ce  dernier  dit :  «Quel  avantage  y  a-t-il  pour moi de devenir chrétien ?» Et, que pouvons-nous répliquer ? Quel avantage a  un  tel  homme  ?  Et  que  peuvent  bénéficier  les  autres  par  le  changement  d’un  tel  homme ? En plus, qu’en est-il des chrétiens qui se flattent de ne pas commettre de  tels  péchés  grossiers,  mais  qui sont  négligents envers  les  besoins  de  leurs  frères,  qui  mentent  à  leurs  enfants,  ou  qui  discréditent  sournoisement  le  caractère  d’un  autre ? Ne sont-ils pas pire qu’eux ? Les disciples du diable ne sont-ils pas moins  prétentieux  que  beaucoup  de chrétiens  ?  Au  moins  ils  affichent leurs  couleurs  et  nous savons quoi nous attendre d’eux.     Sous la tyrannie du péché Pouvons-nous voir des signes  de la  Vie Victorieuse dans la majorité de ceux qui  professent  être  chrétiens  ?  Dans  n’importe  quelle  église  florissante,  combien  de  membres  s’y  trouvent-ils  remplis  d’un  ardent  amour  pour  la  vérité  et  d’un  zèle  passionné pour Christ et sa pure Parole ? Nous faisons que demander la question, à  vous de discerner.     Dans  combien  pouvons-nous  voir  la  Victoire  sur  les  soi-disant  péchés  respectables  ?  –  le  mauvais  tempérament,  l’irritabilité,  l’orgueil,  la  jalousie,  les  répliques injustifiées, les paroles cruelles, les regards haineux, le manque d’amour,  l’anxiété, la négligence de la Parole et de la prière, la tolérance du mensonge et de  la corruption ?     Or nous demandons en toute  humilité, y a-t-il un remède ? Existe-t-il  la moindre  espérance d’obtenir la Vie Victorieuse ? C’est à dire une vie de Victoire habituelle  sur les péchés, qu’ils soient petits ou grands – une vie de communion constante et  consciente avec Dieu ?     Si  une  telle  espérance  peut-être  trouvée,  elle  se  trouvera  certainement  dans  la  Sainte  Parole  de  Dieu.  S’y  trouve-t-elle  ?  «La  Victoire  sur  les  péchés  connus  !  Puis  je  l’avoir ?» Voilà  toute  une  question.  Peut-on  l’avoir pour  une  heure,  pour  une journée, pourquoi pas constamment comme une bonne habitude qui est semée  dans la terre fertile de nos cœurs languissants ? Oserons-nous demander à chaque  lecteur de  mettre de  côté toutes ses idées  sur une telle question ? L’approcherezvous  avec  un  esprit  sans  préjugés  et  sans  détournements  ?  Oubliez  tous  vos  manques,  vos  chutes,  vos  faiblesses,  ainsi  que  ceux  des  autres  chrétiens.  Même,  oubliez toutes les théories de sainteté que vous préconisées. Allouez simplement la  Parole de Dieu à parler pour elle-même. Sûrement cette requête n’est pas injuste ?     Une promesse et un commandement Quel est le sujet  principal du  Nouveau Testament ? De loin la plus grande partie  est  dévouée  à  dire  aux  chrétiens  comment  vivre  après  qu’ils  ont  reçu  Christ  comme leur Sauveur, plutôt que de nous indiquer comment être sauvé de la peine  du  péché.  Non  pas  que  l’enseignement  du  salut  soit  sans  importance,  car  la  connaissance des doctrines de la grâce est cruciale à une bonne marche chrétienne.  La  Vie  Victorieuse  ne  marche  pas  indépendamment  de  la  vérité  qui  y  est  enseignée, en fait  les deux se complémentent sous  l’économie  de  la grâce,  car  le  salut n’est pas seulement un début mais aussi un point à atteindre. Tout comme le  salut,  la  Vie Victorieuse est  complètement ancrée  sur la  Souveraineté de Dieu  et  non sur les efforts ou la coopération de l’homme, mais sur le bon plaisir de Celui  qui  a  préordonné  toutes  choses.  Plusieurs  antagonistes  diront :  «Mais  ça  sent  la 

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TULIPE ici», et ils auront raison car la fleur du christianisme dégage une odeur de  vie pour les élus et une odeur de mort pour les réprouvés. Aucune Vie de Victoire  n’est possible sans la vérité.     Avant  la  naissance  de  notre  divin  Sauveur,  l’ange  du  Seigneur  a  dit :  «tu  lui  donneras le nom de JÉSUS (YAHWEH ou l’Éternel le Sauveur); car c’est lui qui  sauvera son peuple de leurs péchés.» (Matt. 1 :21), et nous sommes son peuple –  tous ceux  qui ont  été prédestiné  au salut  avant  la  fondation du monde  et  qui  ont  reçu l’appel irrésistible de la grâce afin d’être rendu conforme à son image.     Très  tôt  dans  son  ministère,  le  Seigneur  Jésus  Lui-même  a  dit  à  ses  disciples :  «Soyez  donc  irréprochable,  comme  votre  Père  qui  est  dans  les  cieux  est  irréprochable.»  (Matt.  5 :48).  D’être  irréprochable,  ou  comme  plusieurs  versions  traduisent  «être  parfait»,  signifie  quelque  chose  d’important  par  rapport  à  la  Vie  Victorieuse. Le Seigneur  ne  nous demandera  jamais quelque chose d’impossible.  Ici  il  demande  de  nous  un  genre  de  perfection  qui  est  en  quelque  façon  celle  du  Père céleste. Quelle merveille, mais à première vue, cela nous semble impossible,  même  incompréhensible. Mais ceci est le commandement qui est exigé  de nous :  «être  irréprochables».  Dans  ce  contexte  nous  voyons  que  le  terme  «irréprochables»  est  beaucoup  plus  clair  et  beaucoup  plus  précis  que  celui  de  «parfaits»,  car  il  ne  nous  donne  point  l’idée  d’un  concept  inaccessible.  L’apôtre  Pierre,  parlant  par  le  Saint-Esprit,  nous  donne  une  exhortation  similaire :  «Mais  comme  celui  qui  vous  a  appelés,  est  saint,  soyez  vous–mêmes  saints  dans  toute  votre conduite.» (1 Pierre 1 :15). Nous sommes donc définitivement commandé de  posséder  une sorte  de  «sainteté»  - en fait,  une  sainteté  comme celle  du  Seigneur  Jésus-Christ.     L’apôtre  Paul,  dans  son  Épître  aux  Hébreux,  nous  montre  comment  cela  est  important:  «Recherchez  la  paix  avec  tous,  et  la  sanctification,  sans  laquelle  personne  ne verra le  Seigneur.» (Héb.  12 :14). L’apôtre  Jean  nous dit  clairement  qu’il  écrit  son  Épître «afin  que  nous  péchions  point.»  (1  Jean  2 :1).  Et  quoiqu’il  ajoute :  «Et  si  quelqu'un  a  péché,  nous  avons  un  conseiller  conforme  au  Père,  Jésus-Christ  le  Juste.  C'est  lui  qui  est  le  sacrifice  pour  nos  péchés;  et  non  seulement  pour  les  nôtres,  mais  aussi  pour  la  totalité  des  disposés  au  salut.»  (1  Jean  2 :  1,  2),  il  est  évident  que  ce  n’est  pas  la  norme  pour  un  chrétien  de  «pratiquer le péché».     Pouvons-nous  demander  humblement  si  c’est  une  présomption  de  notre  part  que  de chercher la signification de ces paroles ?     Où se trouve la présomption !  Cela serait sûrement une présomption que de douter de la possibilité de suivre un  commandement du Seigneur Jésus ou  du  Saint-Esprit  ?  Les disciples  sincères du  Seigneur  Jésus  ne  devraient-ils  pas  chercher  la  signification  de  ces  versets  de  l’Écriture ?     Recherchez-vous  le  retour  ou  plutôt  l’apparition  finale  du  Seigneur  Jésus  ?  Cela  est-il votre espérance ? Alors l’apôtre Jean a dit plus de 1,900 années passées que,  «quiconque a cette espérance en lui, se purifie lui-même,  comme lui  est pur.» (1  Jean  3 :3).  Comme  vous  voyez,  Jean  lui-même  s’attend  à  trouver  dans  les  chrétiens  une  pureté  semblable  à  celle  de  Christ.  Même qu’il  ajoute : «Celui  qui  est né de Dieu, ne pratique point le péché, parce que le Germe de Dieu demeure en  lui; et il ne peut pécher, parce qu'il est né de Dieu.» (1 Jean 3 :9).     Nous ne nous sommes pas encore référés aux déclarations de l’apôtre Paul sur le  même  sujet :  «considérez-vous  comme  morts  au  péché…»  «Car  le  péché  ne 

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dominera pas sur vous.» (Rom. 6 :11, 14). En plus, Paul nous dit précisément quoi  faire pour obtenir la Victoire : «Prenant, par-dessus tout, le bouclier de la foi, par  le moyen duquel vous pourrez éteindre tous les traits enflammés du malin.» (Éph.  6 :16).     Sincèrement, nos cœurs ne brûlent-ils pas à l’intérieur de nous à la pensée de ces  paroles  de  l’Écriture  qui  nous  présentent une  telle  Vie  de  Victoire  ?  Maintenant,  quoique  nous  puissions  penser  de  ces  paroles  de  l’Écriture,  quoique  soient  nos  préjudices  ou  nos  chutes  et  faiblesses  du passé,  nous ne  pouvons dénier  les faits  suivants :     Nous  sommes  commandé  d’avoir  une  perfection  qui  est  en  quelque  façon semblable au Père céleste.  Il  y  a  une  sainteté  jointe  à  cette  perfection  qui  est  comme  celle  de  Dieu Lui-même.  Il  y  a  une  pureté  semblable  à  celle  du  Seigneur  Jésus  qui  nous  est  offerte.  Il  nous est  montré  une  possibilité de résister à  toutes  les  attaques du  malin.     Une vie avec  une telle  perfection,  une telle  sainteté, une  telle pureté, et  une telle  puissance  produirait  sûrement  une  Vie  Victorieuse.  Désirons-nous  pousser  la  question plus loin ? Nous sommes absolument certains que Dieu ne se moque pas  de  nous  en  nous  commandant  une  chose  impossible,  ou  en  nous  offrant  quelque  chose qu’il ne puisse nous donner.     La question n’est pas «Puis-je vivre une Vie Victorieuse?». Nous savons tous que  la  réponse  à  cette  question  est  un  NON  capital.  La  chose  qui  me  concerne  est  plutôt ceci : «Jésus peut-il me rendre saint, me garder dans la sainteté, me donner  une  Vie  de  Victoire  ?  S’il  le  peut,  ne  pouvons-nous  pas  l’avoir ?  Alors,  ne  nous  exprimerons-nous  pas  avec  Paul  qui  s’écrie  dans  l’exubérance  d’un  chant  de  Victoire,  et  cela  en  toute  humilité  et  adoration :  «Mais  grâces  soient  rendues  à  Dieu,  qui  nous  a  donné  la  victoire  par  notre  Seigneur  Jésus-Christ.»  (1  Cor.  15 :57).    

CHAPITRE 3 L’AMOUR DE DIEU NE PEUT MANQUER Qu’est-ce que  la  Vie  Victorieuse  ?  Elle  est  une  vie  de  sainteté  ou  de  perfection  comme  Paul  l’indique  souvent  dans  ses  Épîtres.  Alors  évidemment  la  première  chose  que  nous  devons  faire  est  de  trouver  exactement  ce  qu’implique  le  commandement  et  la  promesse  qui  nous  est  donné  dans  le  Nouveau  Testament.  Déjà,  nous  avons  discuté  de  deux  principes  –  LA  SAINTETÉ  ET  LA  PERFECTION. Que signifient ces mots ? Est-ce que la Sainteté est la même chose  que la Perfection ?     Or ceci est un fait singulier que des chrétiens, dévoués mais défaits, recherchent la  sainteté  mais  craignent  la  perfection.  Nous  entendons  souvent  l’expression  populaire  - «La perfection est  une chose  qui  n’existe  pas  en  ce  monde»  -  sur  les  lèvres de la grande majorité des chrétiens. Notre réponse est : «Quoiqu’elle soit, le  Seigneur l’a ordonné.»     La perfection - ici et maintenant Selon un professeur de théologie, «la perfection est une chose non réalisable, elle 

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est l’idéal  dans  lequel  nous  progressons  dans  l’éternité».  Néanmoins,  Christ  demande de nous une sorte de perfection qui est disponible «ici et maintenant». Si  nous  sommes  vraiment  sincères,  nous  chercherons  à  comprendre  ce  que  le  Seigneur Jésus signifie par ses paroles : «Soyez ainsi parfait».     «C’est  un  commandement  déconcertant»,  fut  l’expression  d’un  prédicateur  moderne, «mais lorsque le Seigneur ajoute «comme votre Père céleste est parfait»  nous sommes frappé de stupeur, et dans le désespoir nous cessons d’obéir.» Mais  ces  paroles  que  le  Seigneur  ajoute  sont  la  clé  à  la  solution,  car  sur  le  moment  même  nous  pouvons  enlever  toutes les  fausses idées  sur  la  perfection.  De  quelle  façon le Père céleste est-il «parfait» ? Sûrement en toutes choses. Le Seigneur ne  nous demande donc pas d’être parfait comme Dieu, car il est évident que nous ne  sommes  point  Dieu.  Le  Père  est  parfait  d’une  manière  absolue  de  pureté,  sans  aucune  tache,  sans  péché;  parfait  en  majesté,  en  gloire,  et  en  sagesse.  Une  telle  perfection  ne  peut  être  atteinte  par  l’homme  mortel.  Le  mot  «parfait»  se  réfère  ainsi  à  la  signification  que  nous  avons  vue  plutôt,  c’est  à  dire  d’être  «irréprochable» ou «sans reproche» dans notre conduite. Or, être «sans reproche»  signifie  littéralement  «être  complet»  dans  l’amour  de  Christ,  c’est  à  dire  de  marcher  dans  une  «pleine  réalisation»  que  l’amour  de  Dieu  est  un  amour  sacrificiel que nous devons exercer les uns envers les autres. Nous sommes loin ici  du  concept  traditionnel  de  l’amour  détenu  par  la  grande  majorité  des  chrétiens  pour  qui  l’amour  est  un  sentiment.  Quoique  l’amour  de  Dieu  puisse  affecter  les  sentiments, il est avant toute choses «un renoncement de soi» qui implique d’être  responsable l’un pour l’autre, c’est à dire «d’être mature dans la foi». Signalons le  fait, encore une fois,  que l’amour n’est pas indépendant de la  vérité, car l’amour  sans la vérité est de la prostitution spirituelle. Or, le commandement d’être parfait  est simplement le commandement d’être rempli de l’amour de Dieu d’une manière  pratique et vitale, pratique car l’amour est le lien qui uni le corps de Christ, vital  car  l’amour  est  basé  sur  les  doctrines  de  la  grâce  essentielles  au  salut.  Par  ce  commandement, le Seigneur demande de nous d’avoir un amour parfait, et cela ne  signifie  pas  qu’un  chrétien  ne  manquera  pas  dans  l’application  de  ce  commandement.  L’amour  parfait  demeure  en  chacun  de  nous,  car  l’amour  c’est  Christ Lui-même qui demeure en nos cœurs. Mais cet amour qui est en nous doit  être  manifesté  par  la  foi,  et  la  foi  est  épurée  par  le  feu  des  épreuves.  Or  la  Vie  Victorieuse  est  simplement  une  vie  d’un  parfait  amour  dans  la  foi  en  Christ  qui  demeure  en  nous,  d’un  renoncement  à nous  même envers  Celui  qui  est digne  de  toute  confiance.  Il  va  sans  dire  qu’un  tel  amour  se  transpose  ou  s’exprime  premièrement envers ceux qui sont dans la foi qui ont  le même Esprit, et ensuite  vers ceux du dehors; mais jamais l’inverse, car un père prend soin de ses propres  enfants avant de prendre soin des enfants d’un autre.     Le Nouveau Commandement du Seigneur Vers  la  fin  de  son  ministère  sur  la  terre,  le  Seigneur  dit :  «Je  vous  donne  un  commandement  nouveau;  c'est  que  vous  vous  aimiez  les  uns  les  autres;  que,  comme  je  vous  ai  aimés,  vous  vous  aimiez  sacrificiellement  aussi  les  uns  les  autres.»  (Jean  13 :34).  Voici  la  règle  et  voici  le  point  à  atteindre  du  commandement. Comme Christ nous a aimé – ceci est la règle et ceci est l’amour  parfait.,  et  cela  est  exigé  de  chacun  de  nous  sans  exception.  L’apôtre  Paul  nous  rappelle  que  l’amour  est  le  plus  haut  point  de  la  loi,  son  apogée  ou  le  plus  haut  degré de ses exigences ou de ses ordonnances : «L'amour sacrificiel ne fait point  de  mal  au  prochain;  l'amour  sacrificiel  est  donc  l'accomplissement  de  la  loi»  (Rom.  13 :10).  Mais  ici  nous  arrivons  à  un  dilemme  sérieux.  Comment  pouvons-nous réconcilier le fait que l’amour soit l’apogée de la loi, et le fait que le  chrétien ne soit plus sous la loi mais sous la grâce ? Comme précepte suprême de  la  loi,  l’injonction  de  l’amour  était  la  puissance  du  péché  et  de  la  mort :  «Or,  la  provocation  de  la  mort, c'est  le  péché;  et  la  puissance  du  péché, c'est  la  loi.»  (1 

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Cor. 15 :56). Non pas que la loi de l’amour est la cause du péché (Rom. 7 :7), mais  que le péché qui est en nous est stimulé ou agité par la loi afin de manifester son  égarement. Ainsi la loi de l’amour, avec tous les autres préceptes qui en découlent,  a  été  donnée  sous  l’Ancienne  Alliance  pour  indiquer  que  personne  ne  peut  observer la loi et pour nous conduire à Christ qui est l’accomplissement de la loi  pour nous qui sommes sous la grâce. Ceci est enseigné par l’apôtre Paul dans Gal.  3 :21-26 :     «21 La loi est-elle donc contraire aux promesses de Dieu? Nullement; car s'il eût  été donné une loi qui pût donner la vie, la justice viendrait véritablement de la loi.  22 Mais l'Écriture a tout renfermé sous le péché, afin que la promesse fût donnée,  par la foi en Jésus-Christ, à ceux qui croient.  23  Or,  avant  que  la  foi  viennent,  nous  étions  renfermés  sous  la  garde  de  la  loi,  pour la foi qui devait être révélée.  24  De  sorte  que la loi  a  été notre conducteur pour nous mener  à  Christ,  afin  que  nous puissions être justifiés par la foi.  25 Or, la foi étant venue, nous ne sommes plus sous ce conducteur légaliste.  26 Car vous êtes tous enfants de Dieu par la foi en Jésus-Christ.»     En  d’autres  mots,  le  caractère  de  la  loi  d’amour  sous  l’Ancienne  Alliance  a  été  transformé  d’un  précepte  légal  arrêté  ou  décrété  à  une  Personne  vivante  sous  la  Nouvelle Alliance : «la loi de l'Esprit de vie, qui est en Jésus-Christ, m'a libéré de  la loi du péché et de la mort. Car ce qui était impossible à la loi, parce qu'elle était  affaiblie  par  la  chair,  Dieu  l'a  fait:  envoyant  son  propre  Fils  dans  une  chair  semblable à celle du péché; et pour le péché, il a condamné le péché dans la chair;  Afin  que  la  justice  de  la  loi  fût  accomplie  en  nous,  qui  marchons,  non  selon  la  chair,  mais  selon  l'Esprit.»  (Rom.  8 :2-4);  «Dieu  fait  éclater  son  amour  envers  nous,  en  ce  que,  lorsque  nous  étions  encore  des  pécheurs,  Christ  est  mort  pour  nous. Étant donc maintenant justifiés par son sang, à plus forte raison serons-nous  sauvés  par  lui  de  la  colère  de  Dieu.»  (Rom.  5 :8,  9).  De  son  caractère  de  loi,  l’amour  est  devenu  le  principe  de  la  foi,  non  plus  comme  une  loi  d’obligation  à  laquelle  nous  devrions  obéir  sans  faute,  mais  comme  une  loi  de  liberté  que Paul  nomme «la loi de l’Esprit de vie qui est en Jésus-Christ» (Rom. 8 :2). Ainsi il est  clair  que  la  loi  d’amour  a  subit  une  transformation  glorieuse,  tout  comme  Christ  est  mort  sous  la  loi  et  ressuscité  sous  la  grâce,  car  Christ  Lui-même  est  le  Détenteur  Suprême  de  la loi  et de la  vie, il  est l’incarnation de  l’amour  de  Dieu,  son  accomplissement  dans  l’obéissance  parfaite  et  son  application  dans  la  foi  constante.     La  question  à  savoir  «si  un  homme  imparfait  ou  une  femme  imparfaite  peuvent  avoir l’amour parfait» est donc répondue. Nul ne peut donc plus s’écrier, «Existet-il une telle chose comme l’amour parfait ?» à moins de ne pas avoir l’Esprit de  Christ (Rom. 8 :9-11). Assurément que l’amour du Père est parfait et l’amour avec  lequel  Christ  nous  a  aimés  est  parfait,  mais  l’amour  de  l’homme  demeurera  toujours imparfait. Toutefois la Bible dit : «l'espérance ne trompe point, parce que  l'amour sacrificiel de Dieu est répandu dans nos cœurs, par l'Esprit-Saint qui nous  a été donné.» (Rom. 5 :5). Ceci est la raison pour laquelle le Seigneur Jésus-Christ  est venu en ce monde révélé le Père céleste. Nous avons sa propre Parole sur cela,  lorsqu’il dit à ses disciples : «Père juste, le monde ne t'a point connu; mais moi, je  t'ai  connu,  et  ceux-ci  ont  connu  que  c'est  toi  qui  m'as  envoyé.  Et  je  leur  ai  fait  connaître ton nom, et je le leur ferai connaître, afin que l'amour dont tu m'as aimé  soit en eux, et que moi-même je sois en eux.» (Jean 17 : 25, 26). Un des éléments  les  plus  importants  dans  le  contexte  de  ces  derniers  passages  qu’il  convient  de  remarquer  est que  l’amour parfait  est «sélectif»,  il s’applique  uniquement  envers  ceux que le Père a donné d’avance au Fils (Jean 17 :24).    

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Le secret de l’amour parfait Voici donc le secret de tout ceci. L’amour parfait est définitivement possible, mais  seulement  lorsque  le  Seigneur  Jésus-Christ,  qui  est  l’amour  même,  vient  habiter  nos cœurs. L’apôtre Jean, connu comme l’apôtre de l’amour, nous a confirmé cela  longtemps passé : «Personne n'a jamais vu Dieu: si nous nous aimons les uns les  autres, Dieu demeure en nous, et son amour est accompli en nous.» (1 Jean 4 :12);  «Pour  nous,  nous  avons  connu  et  cru  l'amour  que  Dieu  a  pour  nous:  Dieu  est  charité; et celui qui demeure dans la charité, demeure en Dieu et Dieu en lui. En  ceci  la  charité  est  accomplie  en  nous,  afin  que  nous  ayons  confiance  au  jour  du  jugement, c'est que nous sommes dans ce monde tels qu'il est lui-même.» (1 Jean  4 :16, 17).     Il  est  clair comme  jour que  si  nous désirons  l’amour  parfait que nous  l’avons en  recevant  Christ.  A  ce  moment  et  seulement  à  ce  moment  pouvons-nous  comprendre l’étonnante comparaison de Jean : «si tel qu’il est, nous sommes tel en  ce monde» (1 Jean 4 :17).  Nous  comprenons  donc pourquoi l’apôtre Paul  s’écria  d’exubérance :  «Car  je  suis  assuré  que  ni  la  mort,  ni  la  vie,  ni  les  anges,  ni  les  souverains des nations, ni les puissances de ce monde, ni les choses présentes, ni  les  choses à  venir;  ni  la hauteur,  ni  la profondeur, ni  aucune  autre institution, ne  pourra  nous  séparer  de  l'amour  de  Dieu  manifesté  en  Jésus-Christ  notre  Seigneur.»  (Rom.  8 :38,  39).  Nous  savons  donc  pourquoi  il  éclata  d’une  foi  triomphante  lorsqu’il  disait  aux  Éphésiens :  «Afin  que  Christ  habite  dans  vos  cœurs  par  la  foi  que  vous  avez  reçu.  Et  que,  enracinés  et  fondés  dans  la  charité,  vous  puissiez  comprendre,  avec  tous  les  saints,  quelle  en  est  la  largeur,  la  longueur, la profondeur et la hauteur. Et connaître l'amour sacrificiel de Christ, qui  surpasse toute connaissance, afin que vous soyez remplis de toute la plénitude de  Dieu.» (Éph. 3 :17-19).     Avant  de  continuer,  répondons  à  quelques  questions  qui  pourraient  surgir  dans  l’esprit de certains comme : «L’amour seul est-il vraiment suffisant ?». «L’amour  peut-il vraiment bannir le péché de ma vie ?». «Est-ce que l’amour parfait signifie  la sainteté ?». Pour répondre à ces questions, il suffit de regarder la merveille de 1  Cor. 13 :4-8 : «La charité est patiente, elle est pleine de bonté; la charité n'est point  envieuse;  la  charité  ne  se  vante  pas,  elle  ne  s'enfle  point  d'orgueil;  Elle  ne  se  conduit  point  inconvenablement;  elle ne cherche point son propre  intérêt;  elle ne  s'irrite  point  facilement;  elle  ne  pense  point  au  mal;  Elle  ne  se  réjouit  point  de  l'injustice, mais elle se réjouit de la vérité; Elle supporte tout, elle admet tout, elle  espère  tout,  elle endure  tout.  La  charité  ne  périt  jamais.»  Remarquez  bien  que  le  mot  «charité»  est  utilisée  ici  plutôt  que  celui «d’amour»,  car  le  terme  «charité»  représente plus proprement le fait que l’amour de Dieu est «un amour sacrificiel»  en ce qu’il détient la notion de «sacrifice».     Émerveillé  dans  les  paroles  qu’il  écrit,  nous  comprenons  pourquoi  l’apôtre  Paul  ajoute : «mais quand la perfection sera venue…» (1 Cor. 13 :10; Bible Martin), ou  comme  dit  la  Bible  Ostervald :  «Mais  quand  ce  qui  est  parfait  viendra…».  Oserions-nous demander que signifie l’apôtre Paul par le mot «parfait» ici. Un très  grand  nombre  de  personnes  ont  regardé  ce  texte  avec  des  préjugés  et  ont  fait  la  maladresse de tomber dans des aberrations doctrinales, appliquant la signification  de  ce  qui  est  parfait  au  retour  de  Christ.  Ils  nourrissent  ainsi  les  extravagances  d’une  hérésie  populaire  qui  se  véhicule  dans  différentes  sectes.  Nul  part  Paul  ne  parle du  retour de  Christ  dans le contexte de ce chapitre. Il est  indéniable que  le  sujet  de  ce  chapitre  est  «l’amour  de  Dieu»  ou  plus  précisément  «la  charité»,  et  c’est de cet amour parfait que Paul parle ici aux Corinthiens. Comme nous avons  vu auparavant, le sens du mot «parfait» porte la notion de «ce qui est complet, de  ce qui est achevé,  de ce qui est  arrivé  à  pleine  maturité», En d’autres mots, Paul  parle ici de l’achèvement de la révélation de l’amour de Dieu, et cette révélation se 

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trouve dans  l’accomplissement  des  écrits  du  Nouveau  Testament.  La  SainteÉcriture  ou  la  Parole  de  Dieu  est  elle-même  la  révélation  complète  de  l’amour  parfait  de  Christ.  C’est  par  la  révélation  de  cet  amour  qui  nous  rempli  que  les  péchés sont maîtrisés par la Brillante Présence de Christ en nous. Ceci est un fait  qu’aucun chrétien sincère ne peut contester. L’amour parfait était disponible en ce  temps là comme dans le nôtre à travers les Saintes-Écritures, et cela est une vérité  absolue et essentielle à notre foi. Attribuer «ce qui est parfait» dans un temps futur  comme à la fin des temps, serait de renier notre salut dans le présent même.    

CHAPITRE 4 LA MANIÈRE DONT LE PÉCHÉ EST MAITRISÉ ! Le péché est maîtriser seulement par la Présence de Christ en nous Nous avons  donc  été  présentement  dirigés  dans  une  position  définitive  de  l’expérience  chrétienne.  Il  ne  peut  y  avoir  aucun  doute  que  la  Bible  nous  commande et s’attend de nous un genre de  perfection, une certaine sainteté, sans  laquelle aucun homme ne peut voir le Seigneur. Mais notre âme aspire à voir Celui  qui est la Source de notre vie. Le désir incessant de notre cœur est non seulement  de  connaître  à  propos  de  sa  Personne  divine,  mais  de  le  connaître  Lui  personnellement  d’une  manière  intime  et  exclusive.  Cette  sainteté  qui  nous  est  commandé ne peut absolument être atteinte par l’homme de ses propres efforts ou  de sa propre volonté d’obéir ou de choisir, ni qu’il puisse coopérer avec Dieu pour  l’aider  en  quoi  que ce  soit,  car  l’homme  est  spirituellement mort  et sa  nature  est  complètement  dépravée.  Ainsi  dit  le  prophète  Ésaïe :  «Tous,  nous  sommes  devenus  comme  un  homme  souillé,  et  toutes  nos  justices  comme  un  vêtement  impur;  nous  nous  sommes  tous  flétris  comme  le  feuillage,  et  nos  iniquités  nous  emportent comme le vent.» (Ésaïe 64 :6).     Mais  nous  avons  vu  que  le  Seigneur  Jésus-Christ  nous  a  donné  la  promesse  de  venir  faire  sa  demeure  dans  nos  propres  cœurs,  amenant  avec  Lui  son  parfait  amour  et  sa  pure  sainteté  dans  l’essence  de  notre  être.  Lorsqu’il  devient  «Notre  Vie», alors nous le connaissons vraiment, comme dit l’apôtre Jean : «Or, c'est ici  la vie  éternelle, qu'ils te connaissent,  toi le seul vrai  Dieu, Jésus-Christ que  tu as  envoyé.»  (Jean 17 :3). Le  Seigneur Jésus-Christ est  Lui-même  l’amour parfait,  et  l’amour  «bannit  non  seulement  la  crainte»  (1  Jean  4 :18),  mais  aussi  tous  les  péchés.     Nous  connaissons  probablement  toutes  ces  choses  depuis  plusieurs  années  déjà.  Même qu’il est facile d’une certaine façon d’écrire sur ce sujet ou d’une certaine  manière  de  croire  en  ces  choses.  Mais  nous  voulons  plus  que  cela.  La  question  devient  donc : «Comment  est-ce  que  moi,  un  pécheur  qui  se  débat  constamment  avec  le  péché  et  qui  est  sauvé  par  grâce,  puisse  réaliser  cet  amour  parfait  ?  Comment  puis-je  avoir  la  victoire  sur  tous  les  péchés  connus  et  vivre  la  Vie  Victorieuse ?     Ce que Dieu peut faire Dieu donne à de grands pécheurs la victoire instantanée sur des péchés évidents, et  délivre de tels  hommes de ses  ravages. Mais  nous voulons savoir comment  nous  pouvons  être  délivrés  instantanément  des  soi-disant  petits  péchés  respectables.  Nous savons que Notre Sauveur Tout-Puissant peut le faire, mais commet cela se  produit-il  ?  Ceci  est  la  question  la  plus  importante  qu’un  chrétien  puisse  se  demander..  La  plus  part  des  chrétiens  ont  fait  plusieurs  tentatives  d’obtenir  la  victoire sur le  péché, et presque tous ont faillis misérablement dans leurs efforts.  La  grande  majorité  des  croyants  atteignent  un  certain  niveau  de  l’expérience  chrétienne et glissent graduellement à un degré moindre. Pourquoi cela arrive-t-il ?  N’est-ce probablement à cause que leur méthode d’essayer était fausse ? 

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  Ce sujet est tellement important que nous espérons que chaque lecteur se donnera  la  peine  d’examiner  patiemment  la  critique  suivante.  Nous  disons «patiemment»  car beaucoup de ce qui sera dit coupera en pièces les idées qui ont été données à  ceux qui cherchent la sanctification. L’auteur sait exactement de ce qu’il parle. Il a  lui-même  malheureusement  marché  dans  ces  voies  et  a  goûté  à  leurs  joies  et  à  leurs  peines.  Aujourd’hui  il  regarde  derrière  et  réalise  pourquoi  ces  choses  ne  purent le conduire dans la Vie Victorieuse.     La voie populaire Combattez  contre vos  tentations.  Vous avez accepté  Jésus  comme  votre  Sauveur  personnel,  malgré  que  la  Bible  dit  plutôt  de  le  recevoir  (Jean  1 :12),  et  vous  ne  réalisez  pas  qu’il  existe  une  grande  différence  entre  ces  deux  verbes.  En  fait,  le  verbe  «accepter»  est  un  verbe  actif  qui  implique  des  efforts  de  votre  part,  tandis  que  le  verbe  «recevoir»  est  un  verbe  passif  qui  n’implique  aucun  effort  tout  en  soulignant  la  Souveraineté  de  Dieu  d’une  manière  absolue.  Néanmoins,  vous  réalisez que les passions du péché demeurent encore en vous et que souvent elles  se manifestent ouvertement. Vous désirez absolument la victoire sur ces tentations  qui  vous  harcèlerons  constamment  du  temps  que  vous  vivez  en  ce  monde.  Très  bien  alors,  vous  devez  vous  efforcer  pour  réussir  (avec  l’aide  de  Dieu,  évidemment)  et  vaincre  ces  mauvaises  passions  et  ces  mauvais  désirs  afin  de  gagner le dessus.     Cette  idée  de  faire  des  efforts  soit  par  notre  libre-choix  d’agir  ou  par  notre  obéissance dans le but de plaire à Dieu plaît à plusieurs d’entre-nous, elle semble  bonne et sage. Il semble même que Dieu aide ceux qui s’aident et qu’il leur donne  une certaine victoire après un combat persistent et déterminé. Rare sont ceux qui  n’ont  pas  passé  par  ce  chemin,  et  qui  après  un  certain  temps  ont  obtenu  une  certaine  victoire.  Mais  ce  fut  qu’une  victoire  éphémère,  ils  ont  réussi  seulement  que  pour  faillir de  nouveau misérablement  après  un autre  combat.  Satan est  plus  puissant  que  l’homme,  notre  raisonnement  charnel  corrompu  domine  sur  nous  et  ses prétentions ont mille voies.     La  voie  populaire  est  une  méchante  voie,  elle  est  une  voie  suspecte  et  problématique. Où dans la Bible pouvez-vous trouver que nous devons combattre  contre la tentation ? Nous sommes dits de fuir le péché sous toutes ses formes et  non de l’engager dans une lutte. Nous n’avons aucun pouvoir pour lutter contre le  péché car nous ne sommes point notre propre sauveur. Il est vrai que l’apôtre Paul  nous  exhorte  à  «combattre  le  bon  combat»,  mais  il  s’empresse  d’ajouter  «de  la  foi». Il est vrai aussi que Jacques dit de «résister au diable» (Jac. 4 :7), mais cette  résistance  se  fait  par  la  foi  en  Christ  qui  est  en  nous,  car  Christ  est  celui  qui  a  vaincu  le  malin  et  cela  sans  notre  aide.  L’apôtre  Pierre  nous  dit  exactement  la  même  chose :  «Soyez  restreints,  veillez;  car  l’accusateur,  votre  ennemi,  rôde  comme  un  lion  rugissant,  cherchant  qui  il  pourra  dévorer.  Résistez-lui,  étant  fermes dans la foi…» (1 Pierre 5 :8, 9). L’objet de notre foi est Christ et non notre  capacité  de combattre,  soit  seul  ou avec  son aide.  La  gloire  Lui  appartient  à Lui  seul et nul ne peut la lui ravir.     Nous avons à «tenir ferme contre les artifices de l’accusateur» (Éph. 6 :11), c’est à  dire tenir ferme DANS LA FOI. Nous devons combattre «pour la foi» (Jude 3) et  non contre le péché, car «le bouclier de la foi» est le seul moyen «d’éteindre tous  les  traits  enflammés  du malin» (Éph. 6 :16).  Nous  devons  aussi  prendre «l'ÉPÉE  DE L’ESPRIT, qui est LA PAROLE DE DIEU» (Éph. 6 :17), non pour combattre  contre le péché mais comme Paul dit : «Car ce n'est pas contre la chair et le sang  que  nous  avons  à  combattre,  mais  contre  les  autorités  politiques  et  religieuses,  contre les dirigeants pervers, contre les chefs de ce monde de ténèbres, contre les 

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malices spirituelles dans les positions élevées. (Éph. 6 :12). Notre combat est pour  la vérité de la foi en Christ, et plusieurs d’entre-nous combattent sur-le-champ de  bataille  dans  les  tranchées  de  la  gloire  contre  les  fausses  doctrines  et  contre  l’oppression  que  nous  recevons  de  tous  bords  et  de  tous  côtés  dans  la  vie  de  ce  monde de ténèbres. Mais nul part nous est-il dit de combattre contre le péché qui  est  en  notre  nature  humaine  dépravée,  car  nous  engager  dans  un  tel  combat  signifierait  que  Christ  n’a  pas  vaincu  le  péché  pour  nous  et  que  nous  devons  ajouter aux mérites de son sacrifice sur la croix.     Le Seigneur Jésus-Christ a triomphé Christ  a  obtenu  la  victoire  pour  nous.  Ainsi  dit  l’apôtre  Paul :  «Je  suis  crucifié  avec Christ, et si je vis, ce n'est plus moi, mais c'est Christ qui vit en moi; et si je  vis encore dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu qui m'a aimé, et qui s'est  donné  lui-même  pour  moi.»  (Gal.  2 :20).  L’apôtre  Jean  ajoute :  «vous  êtes  de  Dieu, et vous les avez vaincus, parce que celui qui est en vous, est plus grand que  celui qui est dans le monde.» (1 Jean 4 :4). Nous revenons donc au même thème, à  savoir que le secret de la Victoire  repose sur le fait que Christ demeure en nous.  La  Victoire dépend entièrement  de  la confiance que  nous avons en Christ et  non  d’aucun effort de notre part. Ceci est confirmé davantage par Jean : «ce qui nous  fait  remporter la  victoire  sur le monde, c'est notre foi.»  (1  Jean 5 :4).  Quoique  le  mot  «monde»  ou  «KOSMOS»  est  souvent  utilisé  dans  un  sens  restreint  pour  signifier  ceux  qui  ont  été «disposés»  à  recevoir  la  grâce  du  salut,  dans  son  sens  large  il  signifie «la  disposition»  ou  «l’état  d’être  dépravé  de  la  nature  humaine»  avec ses penchants ou ses inclinations pour le mal.     Il  est  dit  qu’une  personne  qui  tente  par  des  efforts  intenses  de  résister  ou  de  combattre contre le péché jusqu’à ce qu’elle le maîtrise, qu’elle «croisse ou grandit  dans la grâce». Mais ceci est une contradiction totale à la vérité, car la croissance  ne  nécessite  aucun  effort.  Avez-vous  déjà  vu  une  fleur  forcée  intensément  pour  croître  ?  Un  jeune  enfant s’efforce-t-il  pour  grandire,  n’est-ce  pas  que  cela  vient  tout à  fait naturel sans aucun effort  de  sa  part ? Ainsi dit  le Seigneur Jésus : «Et  qui  est-ce  d'entre  vous  qui  par  son  souci  puisse  ajouter  une  coudée  à  sa  taille?» (Matt. 6 :27). Ce principe s’applique aussi à notre stature spirituelle.     La Théorie et la Pratique Comment la croissance est-elle sécurisée ? L’air, l’eau, la nourriture et l’exercice  assurent  la  croissance  naturelle  là  où  il  y  a  de  la  vie.  Si  notre  vie  spirituelle  est  alimentée  en  nous  et  à  travers  nous  par  le  Saint-Esprit,  si  elle  est  nourrie  par  le  Seigneur Jésus-Christ qui est Lui-même «le pain de vie» (Jean 6 :33), elle grandira  par elle-même dans les bonnes œuvres dont l’essence est la confiance certaine en  Christ (Jean 6 :28, 29) pour tout ce qui a rapport à notre vie en ce monde et dans  l’autre.  Il  y  a une  croissance merveilleuse «de la  grâce»,  mais aucune  croissance  «dans la grâce». La foi ne nécessite aucun effort pour croître dans la grâce. Celui  qui fait des efforts pour croire, c’est à dire celui qui détermine qu’il a le choix de  croire  ou  de  ne  pas  croire  ou  qui  s’efforce  pour  obéir  à  la  Parole  de  Dieu,  ne  connaît  rien  de  la  grâce  de  Dieu  dans  sa  vie.  Il  s’illusionne  simplement  d’être  chrétien, et Dieu sait qu’il y a un très grand nombre de ce genre de faussaires dans  le  monde.  Mais  pour  ceux  qui  connaissent  vraiment  Christ,  ou  plutôt  qui  sont  connus  de  Lui,  qu’ils  soient  conscients  que  le  péché  entrave  la  croissance,  et  combattre  contre  le  péché,  comme  nous  avons  vu  précédemment,  n’aide  aucunement dans cela mais plutôt contribue à stimuler le péché davantage.     Or tout cela est théorique. Comment donc appliquer cela à la pratique ? L’auteur a  entendu une  prêche  sur le commandement  du  Seigneur «Soyez donc parfait».  Le  prédicateur était un homme humble et sincère. Le gros de son message fut que la  perfection est une chose que nous devons viser mais ne jamais atteindre. Selon lui, 

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nous pouvons approcher de plus en plus du but. Comment ? En saisissant un péché  à  la  fois  et  en  persistant  dans  le  combat,  le  surmontant  graduellement  afin  de  l’assujettir et le supprimer. Alors, une fois ce point réaliser, on s’attaque à un autre  péché,  jusqu’à  tous  et  chacun  soit  maîtrisé.  Pour  faire  pénétrer  son  point  dans  la  conscience  de ses  auditeurs,  il fit  allusion  à  la  construction  d’une  maison,  disant  qu’une maison n’est pas construire d’un seul coup mais une brique à la fois.  S’il  est vrai que ce prédicateur était sincère, il était sincèrement dans l’erreur.     Avez-vous  déjà  entendu  qu’une  telle  méthode  réussisse  ?  Le  péché  est  péché,  et  tous péchés ont leur racine dans le cœur de l’homme. Le péché a été conquis par  Christ environ deux mille ans passés, c’est un fait accompli une fois pour toute et  rien  de  ce  qu’on  dise  ou  fasse va  change  cela. Allons  nous  perdre notre  temps  à  couper des branches ou allons-nous détruire la racine de l’arbre ? Si Christ ne peut  conquérir les péchés connus qui sont en moi aujourd’hui, sera-t-il plus fort pour le  faire dans cinq  mois  ? – dans cinq ans  ? L’apôtre Paul  n’a pas dit, «Mais  grâces  soient  rendues  à  Dieu,  qui  nous  a  donné  la  victoire  graduellement  par  notre  Seigneur Jésus-Christ.» (1 Cor. 15 :57). Il n’existe aucune victoire graduelle sur le  péché,  sauf  dans  l’imagination  maladive  de  la  nature  humaine  dépravée  qui  cherche constamment à se justifier par ses propres efforts. Les dons de Dieu sont  parfaits. En fait, il nous donne comme don le Seigneur Jésus-Christ Lui-même qui  vient habiter en nos cœurs par la foi que nous avons aussi reçu de Lui comme don  (Éph. 2 :8, 9; Phil. 1 :29). Le Seigneur Jésus-Christ est amplement capable de nous  garder :  «Or,  à  celui  qui  peut  vous  préserver  de  toute  chute,  et  vous  faire  comparaître sans tache et dans la joie en sa glorieuse présence. A Dieu, seul sage,  notre Sauveur, soient gloire et  magnificence, force  et puissance,  et maintenant  et  dans  tous  les  siècles! Amen.»  (Jude  24).  Ainsi  dit  le  Saint-Esprit  par  la  main  de  l’apôtre  Jean : «Nous  savons  que  celui  qui  est  né  de  Dieu,  ne  pèche  point;  mais  celui  qui  est  né  de  Dieu,  se  surveille  lui-même,  et  le  malin  qui  l’accuse  ne  le  touche point.» (1 Jean 5 :18). Pouvons-nous mettre notre confiance en Christ afin  qu’il accomplisse cela en nous ?     Un  vieillard,  un  homme  de  race  noire,  réalisant  cette  vérité  de  la  puissance  de  Christ  en  nous,  vit  sa  vie  transformée  en  une  joie  indescriptible.  Un  homme  l’approcha et lui dit : «Hey, Sambo, on me dit que tu as la maîtrise sur le diable.  «Non»,  répliqua-t-il,  «mais  j’ai  le  Maître  du  diable».  N’est-ce  pas  cela  que  nous  désirons tous ?    

CHAPITRE 5 AUCUN NE PEUT IMITER CHRIST   Non pas l’imitation de Christ, mais sa Sainte-Présence en nous est le vrai secret d’une victoire constante Avons-nous saisi le fait que la Vie victorieuse ne soit pas sécurisée graduellement,  soit par les efforts ou les combats de notre part ? Nous savons qu’une maîtrise ou  discipline  peut-être  obtenue  partiellement  par  des  hommes  qui  ne  connaissent  point Dieu. Un athlète va fuir «les convoitises de la chair» pour un certain temps  dans  le  but  d’obtenir  la  Victoire  dans  le monde  du  sport.  Un  entrepreneur ou un  marchand  va  contrôler  son  tempérament  afin  de  sécuriser  ses  commandes  ou  de  plaire à ses clients. Un chrétien peut s’instruire lui-même dans les mêmes voies et  obtenir  une  certaine  discipline  sur  sa  vie,  mais  cela  est  loin  d’être  la  Vie  Victorieuse. Une telle discipline est le piège le plus néfaste et le plus courant dans  le  christianisme  moderne.  Elle  est  ce  qu’on  nomme  «du  légalisme»  ou  «du  pharisianisme»  par  laquelle  un  chrétien  écrase ses  frères  et  ses  proches  avec  des  accusations  de  tous  genres,  se  croyant  avoir  atteint  un  niveau  de  spiritualité  supérieur. Leur dicton «ne prend pas, ne touche pas, ne goûte pas» avec lequel ils  font parade est une moquerie hasardeuse à la vérité. 

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  Qu’il ne puisse avoir aucun malentendu, il y a une bataille et un dur combat, non  intérieurement mais extérieurement contre le monde du péché. Mais de combattre  contre le péché dans le cœur est un manque de confiance en Christ et un désastre  certain.  Nous  allons  regarder  maintenant  une  des  voies  employées  par  plusieurs  qui se nomme «l’imitation de Christ».     La voie qui promet Cette voie semble attrayante et juste et donne l’impression du succès à plusieurs.  Sûrement c’est  une  chose merveilleuse que  d’imiter  Christ. Mais  pouvez-vous  le  faire  ?  «Ah,  bien»  vous  dites,  «je  peux  au  moins  essayer.» En  fait,  soyez  assuré  qu’aucune  personne  vivante  n’a  jamais  été  capable  d’imiter  Christ.  C’est  une  chose complètement impossible, ni sommes nous dit de l’essayer.     Christ notre Vie Un  des  plus  grand  chefs-d’œuvre  de  la  littérature  chrétienne  est  nommé  «L’Imitation  de  Jésus-Christ».  Plusieurs  d’entre-nous  connaissons  ce  livre  agréable qui a été une aide précieuse à des milliers de gens – mais non pour imiter  Christ. John Newton, l’esclavagiste blasphémateur, fut dirigé à Christ en lisant ce  livre. Lisez-le de nouveau pour le bien de votre âme, et vous remarquerez que du  début à la fin, qu’il ne dit absolument rein à propos d’imiter Christ. Il est rempli de  conseil  et  de  suggestions,  de  méditations,  de  prières  et  d’exhortations.  Son  titre  pourrait très bien se nommé plutôt «L’Appropriation de Christ».     Christ doit être plus qu’un exemple pour nous – Il est NOTRE VIE. Quelqu’un a  même  eu  l’audace  de  dire  que  «l’idée  d’imiter  Christ  est  un  subterfuge  du  diable»  !  Nous  devons  reconnaître  qu’il  a  complètement  raison  dans  son  affirmation  rigoureuse.  Si  seulement  des  bonnes  choses  peuvent  provenir  d’une  telle  tentative,  il  en  advient  que  l’échec  est  certain  comme  résultat.  Le  bien  est  toujours l’ennemi farouche «de ce qui est mieux». Si nous ne pouvons même pas  imiter  les  saints  hommes  et  les  saintes  femmes  que  nous  connaissons,  comment  moins ne pouvons nous pas imiter Christ qui se tient au-dessus de tous.     Que dit la Bible sur ce sujet ? Or,  puisque  nous  ne  pouvons  nous  baser  sur  des  opinions  humaines,  regardons  plutôt ce que dit la Bible sur cette question ? N’avez-vous jamais remarqué qu’on  ne  trouve  nul  par  dans  le  Nouveau-Testament  un  seul  endroit  qui  nous  dit  d’essayer d’être  semblable à  Christ  ou  de  prier d’être  comme Lui  ? Ceci  est  très  frappant.  Le  plus  proche  que  nous  pouvons  arriver  à  cette  idée  se  trouve  dans  Rom.  8 :29 :  «Car  ceux  qu'il  avait  préconçus,  il  les  avait  aussi  premièrement  prédestinés  au  salut  pour  être  conformes  à  l'image  de  son  Fils,  afin  que  celui-ci  soit  le  premier-né  de  plusieurs  frères.»  Dans  le  Grec  de  ce  passage,  le  mot  «conforme» ou «SUMMÔRPHÔS» signifie «être joint dans l’ajustement» de tout  son  corps.  L’apôtre  Paul  reprend  le  même  enseignement  dans  Éph.  2 :20-22 :  «Étant édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes, dont Jésus-Christ est  la  pierre  angulaire,  en  qui  tout  l'édifice,  bien  coordonné,  s'élève  pour  être  un  temple  saint  au  Seigneur;  en  qui  aussi  vous  êtes  édifiés  ensemble,  pour  être  l'habitation de Dieu par l'Esprit.»     Paul  dit  aussi dans  1  Thess.  1 :6: «Et  vous  êtes  devenus  des  disciples  avec  nous  dans  le  Seigneur,  ayant  reçu  la  Parole  avec  la  joie  du  Saint-Esprit,  au  milieu  de  beaucoup  d'afflictions.»  Remarquez  bien  que  cette  traduction  porte  «vous  êtes  devenus des disciples» et non «vous avez été nos imitateurs», car ici le mot Grec  signifie «celui qui suit ou qui accompagne», c’est à dire «un disciple, un élève, un  partisan».  De  quelle  façon  suivent-ils  ou  dans  quoi  sont-ils  partisans  ?  Il  est  évident  que  c’est  «dans  les  afflictions»  qu’ils  subissent  pour  l’Évangile  de  la 

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Souveraineté de  Dieu,  et  que  ce  n’est  point  d’imiter  Paul  et  son  groupe  et  de  les  singer.  Aucun  de  ceux  de  Thessalonique  n’arrivait  au  talon  de  Paul  dans  son  caractère et dans l’excellence de ces révélations. Ils furent simplement participants  tout comme eux aux épreuves de la foi. La foi chrétienne ne consiste pas à former  des  marionnettes.  C’est malheureusement  le concept de  plusieurs pseudo-pasteurs  qui  cherchent  à  faire  des  clones  à  leur  image  des  membres  de  leurs  prétendues  églises.     L’apôtre  Pierre  reprend  la  même  idée  que  Paul  dans  1  Pierre  2 :21 : «Car  c'est  à  cela que vous êtes appelés, puisque Christ aussi a souffert pour vous, vous laissant  un exemple, afin que vous suiviez ses traces.» Mais vous direz «Paul ne nous a-t-il  pas enseigné d’être des imitateurs de Dieu ?» Oui, sûrement, mais seulement dans  la façon d’avoir un esprit qui pardonne (Éph. 4 :32; 5 :1). Qui de nous peut imiter  Dieu  dans  toutes  ses  voies  ?  Nous  pouvons  et  devons  imiter  certaines  choses  du  Seigneur Jésus-Christ car il nous donne plusieurs exemples à suivre, mais l’imiter  Lui-même est impossible. Même nous pouvons penser que nous l’imitons, mais en  réalité  c’est  Christ  en  nous  qui  accomplit  ces  choses.  Toutefois  nous  avons  l’assurance  que  nous  serons  comme  Lui  tel  qu’il  est  le  jour  de  son  apparition  finale,  et  cela  d’aucun  effort  de  notre  part : «Bien-aimés,  nous  sommes  à  présent  enfants  de  Dieu,  et  ce  que  nous  serons  n'a  pas  encore  été  manifesté;  mais  nous  savons que quand il sera manifesté, nous serons semblables à lui, parce que nous le  verrons tel qu'il est.» (1Jean 3 :2).     Christ en nos cœurs Il n’y aurait aucun inconvénient d’imiter Christ si une telle action ne dissimulait de  nous ce que le Seigneur désire réellement, nous empêchant ainsi de réaliser la vie  plus  abondante  qu’Il  a  désigné  pour  notre  bonheur.  Le  désir  de  Christ  est  de  s’emparer  de  nos  vies,  d’habiter  en  nos  cœurs  et  de  vivre  SA  VIE  en  nous  pleinement,  nous  transformant  ainsi  en  son  image.  Quelle  chose  merveilleuse  !  Nous désespérerions sûrement si Christ nous avait laissés qu’un exemple à imiter.     Mais réjouissons-nous,  car Christ a promit d’habiter en nos cœurs par  la foi qu’il  nous a donnée. Cela est définitivement beaucoup mieux que d’avoir Christ comme  un assistant ou de chercher à obtenir sa puissance. L’apôtre Paul résume ce grand  privilège en une seule phrase : «Car c'est Dieu qui produit en vous et le vouloir et  le  faire  selon  son  plaisir.»  (Phil.  2 :13).  Le  mot  «produire»  porte  ici  la  notion  «d’œuvrer  puissamment  avec  efficacité».  Rappelez-vous  que  cela  n’est  pas  une  influence ou une force spirituelle quelconque, mais Dieu Lui-même qui habite dans  le cœur du croyant.     Nous  sommes  parfois  encourager  à  posséder  ce  qui  nous  appartient,  mais  nous  vous invitons plutôt à posséder Celui qui nous possède, à savoir Jésus-Christ Luimême  «qui  est  Tout  et  en  tous».  En  fait,  le  mot  «imiter»  porte  aussi  la  notion  «d’entrer en», et en ce sens il y a vraiment une imitation en ce que nous entrons en  Christ et Christ entre en nous. Nous pouvons donc dire avec Paul : «Car pour moi  Christ  est  ma  vie…»  (Phil.  1 :21),  et «quand  Christ,  qui  est  votre  vie,  surgira de  vous, alors vous serez aussi manifestés avec lui dans la gloire.» (Col. 3 :4).     Nous  devons  nous  rappeler  que  Christ  est  déjà  présent  dans  le  cœur  de  tous  ses  élus, et du temps qu’il ne nous possède pas pleinement pour avoir le contrôle total  nous ne pouvons avoir la Victoire comme il l’a désigné. Assurément cette Victoire  est la sienne et elle nous sera transmise pleinement lors de son apparition glorieuse,  mais si nous lui abandonnons tout de nous en cette vie dans une confiance certaine  en  sa  Royauté,  la  Vie  Victorieuse  se  manifestera  comme  le  lever  du  soleil  pour  réjouir nos cœurs.    

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Pardonnez cette  humble  illustration  de  l’auteur  qui  disait  à  un  jeune  homme :  «Aimerais-tu jouer au hockey aussi bien que G_______ ? (un joueur professionnel  célèbre). «Oui» dit-il. «Alors, cela est simple - tu n’as qu’à l’imiter.» «Je ne peux  pas»,  répondit-il.  «Mais  si  je  pouvais  te  donner  toute  la  force  de  ce  joueur,  ne  pourras-tu  pas  jouer  aussi  bien  que  lui  ?».  «Non»,  répliqua-t-il,  «car  il  me  manquerai encore son habilité.» «Mais disons qu’avec sa force, je te donne aussi  son esprit qui lui donne son habilité, et qui contrôle et guide sa manière de jouer,  qu’en serait-il donc ?» «Alors je pourrai jouer aussi bien que lui», fut sa réponse.  Or, c’est exactement cela que le Seigneur désir faire en chacun de nous. Il ne dit  pas  «Imitez-moi»,  mais  il  dit  «Laissez-moi  venir  dans  tout  ce  que  vous  être,  de  penser en vous de bonnes pensées, d’œuvrer en vous et d’appliquer ces pensées en  actions.  Non  pas  qu’il  ne  nous  maîtrise  pas  complètement  comme  si  nous  pouvions  l’empêcher  d’accomplir  son  but,  car  cela  fut  préordonné  avant  la  fondation du monde, mais il agit en instituteur pour nous instruire dans ses voies  afin de réaliser en nous le destin qu’il nous a désigné pour. Le Seigneur nous dit :  «vous  serez  revêtus  de  la  puissance  d'en  haut»  (Luc  24 :49),  et  cette  puissance  même est le Saint-Esprit de Dieu Lui-même qui «sera en nous»  nous dit-il. Il est  merveilleux  aussi  de  voir  que  l’expression  «Saint-Esprit»  signifie  également  «Brillante Présence», nous indiquant que le Saint-Esprit est «la Brillante Présence  de Christ» en nous qui illumine nos cœurs. Cette vérité est tellement puissante que  l’apôtre  Paul  s’exclama  audacieusement :  «Mais  nous,  nous  avons  la  pensée  de  Christ.» (1 Cor. 2 :16). Mais si nous avons la pensée de Christ (non la nôtre) et la  puissance d’en haut  en  nous pour accomplir le  but de  cette pensée,  il en  advient  que la sainteté devient, non une deuxième nature, mais notre vie même. Il ne peut  en être autrement car nous sommes saints présentement en ce monde, et que le mot  «saint» porte aussi la notion d’être mis à part, d’être marginalisé ou séparé, d’être  mit de côté pour la perfection d’une Vie de Victoire dans la confiance certaine que  «Celui  qui  a  commencé  en  vous  cette  bonne  oeuvre,  en  poursuivra  l'accomplissement jusqu'au jour de Jésus-Christ.» (Phil. 1 :6).     Connaître et faire Il  se  peut  que  vous  disiez  en  vous-même  «Il  n’y  a  rien  de  nouveau  dans  ceci».  Certainement  que  non.  Mais  avez-vous  agi  par  la  foi  en  cela  ?  Pour  des  années  l’auteur a lu toutes ces choses dans la Bible et les a crû dur comme fer, mais vint  le  jour ou il  du  admettre  son  impuissance pour conquérir «les  petits  péchés»  qui  nous harcèlent tous, ces tristes trahisons envers son Seigneur et Sauveur. N’y a-t-il  pas mieux que cela dans la vie chrétienne ? Encore une autre fois il s’agenouilla et  s’abandonna totalement entre les mains de Christ dans la simplicité de la foi pour  réclamer Christ comme son Sauveur interne qui l’habite. Alors il se leva donc de  sur ses genoux et prit pour acquis que le Seigneur Jésus remplissait sa vie entière.  En  d’autres  mots,  il  crût  simplement  en  la  Parole  de  Dieu,  et  cela  fit  toute  la  différence.  Or,  nous avons  beau  dire  que  nous  sommes  chrétiens  parce  que  nous  croyons en la Parole, mais il y a une grande différence entre une foi statique et une  foi dynamique. Si nous disons que nous croyons, alors notre foi ne manquera pas  d’être mise à l’épreuve car il est nécessaire que la foi soit épurée, autrement nous  ne pouvons dire avoir réellement la foi ou être vraiment chrétien. Les deux aspects  de l’épreuve de la foi sont évidents dans la Parole de Dieu : l’aspect interne qui se  rapporte à la rébellion de notre nature humaine dépravée, ainsi qu’aux convictions  que  nous  recevons  sur  les  différentes  perspectives  de  la  vie  et  de  la  vérité;  et  l’aspect externe  qui se  rapporte  à  nos  agissements  dans  une vie  de  sainteté  et de  victoire,  ainsi qu’aux  combats que  nous devons livrer  contre les  faux docteurs  et  les fausses  doctrines, et contre tous les genres  de difficultés et d’oppressions que  nous recevons de la part de ce monde de ténèbres, qui désire nous engloutir dans  son chaos institué et ordonné par les réprouvés.     Quelle merveilleuse prise de conscience fut  donnée à  l’auteur  d’être  assuré  de  la 

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Brillante Présence  qui  l’habite  !  Christ  ne  fut  plus  Celui  qui  habite  une  éternité  obscure et incompréhensible à la raison humaine, ou Celui vers lequel nous nous  tournons dans des temps de problèmes. Il ne fut plus Celui qui vient à mon aide et  qui est supposé pourvoir à tous mes besoins malgré que souvent les plus essentiels  ne  soient  même  pas  répondus.  Il  n’est  pas  le  Père  Noël  ni  Celui  dont  nous  attendons des signes et des miracles. Il est Celui qui est venu faire son habitation  dans  le  château  de  mon  propre  cœur,  prenant  la  pleine  possession  de  mon  être  entier «corps, âme, et esprit». Il n’est plus non seulement mon Sauveur, mais mon  ROI  qui  règne  présentement  en  moi,  garantissant  ma  participation  dans  le  Royaume éternel de sa gloire. Il en est tel que ma première pensée le matin et ma  fréquente récollection durant  la journée  est cette vérité  glorieuse : «Ce n’est plus  moi qui vit, mais c’est Christ qui vit en moi.»     Une petite fille, ayant entendue un tel enseignement de la Parole de Dieu, courra  jusque chez-eux le cœur rempli d’espérance.  Étant entré dans la maison, sa mère  l’entendit prier dans sa chambre : «Seigneur Jésus, j’ai entendu dire que tu désires  entrer en moi et habiter dans mon cœur. Pardonne-moi tous mes péchés et nettoie  mon cœur. Maintenant Seigneur, vient dans tout mon cœur.» Alors l’enfant se leva  et regardant vers le ciel, dit simplement : «Il est entré !» Merveille des merveilles  d’une foi soumise qui purifie, qui nettoie toutes nos souillures internes et illumine  les yeux du cœur.     C’est  aussi  simple  que  cela.  Toutefois,  la  Puissance  même  qui  ressuscita  Jésus  d’entre  les  morts  y  est  impliquée  (Éph.  1 :19,20) -  «La  Puissance  d’en  haut», de  Celui  qui  est  le  Très-Haut  et  qui  est  venu  dans  le  très-bas  relever  ceux  qui  sont  abaissés.    

CHAPITRE 6 COMMENT ENTRER DANS LA VIE DE SAINTETÉ ! Comment être entièrement possédé par Christ et entrer dans la joie d’une vie de sainteté ! Alors, si  nous  ne  pouvons  devenir  saints  par  nos  efforts  à  combattre  contre  le  péché,  et  si  nous  ne  pouvons  imiter  Christ,  afin  de  devenir  comme  Lui,  qu’elle  espérance nous reste-t-il ?     Espérance  ?  L’auteur  découvrit  rapidement  qu’il  n’y  a  seulement  aucune  espérance,  mais  qu’il  s’y  trouve  que  des  échecs  misérables  dans  les  tentatives  d’imiter Christ.     La recherche de la Présence de Dieu Mais  il  surgit  une  étoile  brillante  à  l’horizon  spirituel  de  l’auteur.  Elle  fut  reçue  avec  toute  la  joie  des  anciens  mages  qui  la  suivirent  jusqu’au  lieu  solennel  du  divin  Emmanuel  qui  venait  de  naître  en  ce  monde.  Sûrement  cette  lumière  merveilleuse  le  dirigerait  lui  aussi  dans  la  présence  même  du  Seigneur,  là  où  il  trouverait  la  Victoire.  Quelqu’un  lui  donna  un  petit  livre  qui  se  nomme  «La  Pratique  de  la  Présence  de  Dieu».  Ce  livre  occasionna  une  profonde  impression  dans sa vie.     Celui  qui  le  lui  avait  donné,  trouva  que  les  livres  de  dévotions  et  d’exercices  religieux ne l’aidèrent point, mais furent plutôt des obstacles à sa vie spirituelle. Il  se  mit  donc  à  l’œuvre  afin  de  sécuriser  en  tout  temps  un  sens  de  la  présence  de  Dieu. Il détermina de toujours marcher comme s’il était dans la présence de Dieu  même.  Le  résultat  fut  un  d’une  communion  avec  Dieu  tellement  intime  et  sans  interruption que les temps fixes pour la prière ne furent point différents des autres.  Son temps au travail ne différait point de son temps de prière, et dans les bruits et 

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les tapages  incessants  dans  sa  cuisine,  lorsque  plusieurs  personnes  parlent  en  même  temps  pour  donner  leurs  commandes,  il  possédait  Dieu  dans  une  grande  tranquillité d’esprit comme s’il était sur ses genoux dans sa chambre à coucher.     Or, n’est-ce pas le genre d’esprit que nous désirons ? Ainsi dit le Psalmiste : «il y a  un  rassasiement  de  joie  en  ta  présence,  et  des  délices  à  ta  droite  pour  jamais.» (Psm. 16 :11). Mais est-ce cela la Vie Victorieuse ? Il semblerait que ce  l’était pour cette personne.     Le  livre  que  l’auteur  reçu de  lui  l’inspira beaucoup.  Jamais  auparavant  n’avait-il  expérimenté un tel relèvement de l’âme, un tel enthousiasme pour le service. Non  seulement  de  savoir  que  «Toi,  Ô  mon  Dieu,  tu  me  vois»,  mais  la  conscience  quotidienne  et  constante  de  «Je  suis  présentement  dans  la  présence  même  de  Dieu». Mes pensées retournèrent à Zacharie, le père de Jean le Baptiste, lorsqu’il  se trouvait au service dans le Temple et les paroles de l’ange qui lui apparut : «Je  suis Gabriel (la force de Dieu), qui assiste devant Dieu…» (Luc 1 :19). Ah! Voici  donc  la  pensée.  Les  pieds  de  l’ange  peuvent  fouiller  les  lieux  sacrés  du  Temple,  mais il ne peut jamais oublier qu’il se tient au même moment dans la présence de  Dieu.  Ainsi  dit  le  Seigneur  Jésus :  «Prenez  garde  de  ne  mépriser  aucun  de  ces  petits; car  je vous dis que dans les  cieux leurs anges voient sans cesse la  face de  mon Père qui est aux cieux.» (Matt. 18 :10).     Dans la Présence de Dieu Alors, ainsi est le secret du service des anges en ce qu’ils sont toujours conscients  d’être  en  la  présence  de  Dieu.  N’en  fut-il  pas  ainsi  avec  Élie  ?  Nous  le  voyons  surgir  de  l’anonymat  du  peuple  d’Israël  et  s’écrier  ouvertement :  «L'Éternel,  le  Dieu d'Israël, en la présence de qui je me tiens…» (1 Rois 17 :1). Et lorsque dans  la crainte et le découragement il n’était plus dans la présence de Dieu et demandait  de  mourir  (1  Rois  19 :4),  l’Éternel  ne  pouvait  plus  l’utiliser  jusqu’à  ce  qu’il  se  tienne  de  nouveau  dans  sa  présence :  «Sors,  et  tiens-toi  sur  la  montagne,  devant  l'Éternel…» (1 Rois 19 :11). Mais ce fut quand Élie sortit finalement de la caverne  et demeura à l’entrée qu’il se tint de nouveau dans la présence de Dieu et que Dieu  put lui parler et le réutiliser.     Toutes ces choses sont bibliques. Quelle ressource d’aide, de force et de réconfort  se  trouve  dans  cette  pensée :  «je  me  tiens  dans  la  présence  même  de  Dieu».  Lorsque  l’auteur  faisait  face  à  une  tâche  non  plaisante  ou  qu’une  situation  malheureuse se présentait, il s’affermissait lui-même en répétant à l’intérieur de lui  ces mots : «je me tiens dans la présence même de Dieu».     Ce que le Seigneur désire Nous remercions Dieu et nous sommes remplit de gratitude pour cet aide que «la  recherche de sa présence» nous a donné. Mais un païen peut utiliser aussi de tels  moyens, et plusieurs chrétiens sont tombés dans le filet de «la pensée positive» qui  se  nomme  aussi  de  la  «logomagie  ou  «la  magie  des  mots».  Par  la  répétition  de  certains  mots  on  cherche  à  se  convaincre  de  leur  réalité  dans  le  but  de  s’encourager,  et  si  dans  certain  cas  cela  peut  aider,  il  en  advient  qu’une  telle  pratique est contraire à ce que le Seigneur Jésus dit : «Or, quand vous priez, n'usez  pas de vaines répétitions, comme les païens; car ils croient qu'ils seront exaucés en  parlant  beaucoup.»  (Matt.  6 :7).  Le  roi  Salomon  nous  rapporte  sur  ce  sujet  en  disant : «Ne te presse pas d'ouvrir la bouche, et que ton cœur ne se hâte point de  prononcer quelque parole devant Dieu; car Dieu est aux cieux, et toi sur la terre;  c'est pourquoi, use de peu de paroles. Car, comme le songe naît de la multitude des  occupations,  ainsi  la  voix  des  fous  se  fait  connaître  par  la  multitude  des  paroles.» (Ecc. 5 :2, 3).    

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Lors de la dernière grande guerre mondiale, un bateau britannique avait été torpillé  et coulait rapidement. Un soldat britannique, terrifié, courrait ça et là dans le chaos  engendré. Un Indou, mettant sa main sur son épaule et pointant vers le ciel, lui dit  simplement : «Dieu  !»  Ceci  aida  à  encourager  le  jeune  soldat.  Or  un  tel  concept  peut aider mais est loin d’être suffisant. Nous avons besoin de beaucoup plus. La  recherche  de  la  présence  de  Dieu  est-elle  bonne  ou  non  ?  Sûrement  qu’elle  a  beaucoup  d’aspects  positifs.  Personne  ne  connaîtra  jamais  l’aide  que  l’auteur  y  trouva.  Après-tout,  nous  sommes  «en  Christ»  et  se  rappeler  constamment  de  sa  présence autour de nous ou près de nous ne peut que nous encourager et nous aider  à persévérer.     Christ qui habite en nous Le désir du Seigneur n’est pas de rechercher sa présence par des tentatives futiles,  mais que nous réalisions sa présence en nous. Il faut comprendre aussi qu’une telle  réalisation  provient  directement  d’une  révélation  qui  nous  est  donnée  par  son  Esprit  et  sa  Parole,  et  non  par  la  pratique  de  la  pensée  positive.  Le  Seigneur  enseigna à ses  disciples  que le  Père était en Lui, et  qu’Il  était  dans le  Père (Jean  10 :38);  et qu’Il  ne  pouvait  rien  faire  de  Lui-même,  mais  que  le Père agissait  en  Lui  et  qu’il  faisait  pareillement  (Jean  5 :19,  30).  Il  affirme  que  nous  sommes  envoyés  par  Lui  de  la  même  façon  et  que  sans  Lui  nous  ne  pouvons  rien  faire,  mais  qu’il  viendrait  habiter  en  nous  pour  œuvrer  en  nous  et  à  travers  nous :  «Comme  tu  m'as  envoyé  dans  le  monde,  je  les  ai  aussi  envoyés  dans  le  monde.» (Jean 17 :18); «En ce jour (le jour de la Pentecôte) vous connaîtrez que je  suis en mon Père, et vous en moi, et moi en vous.» (Jean 14 :20; Bible Ostervald).     Comment  pouvons-nous  obtenir  que  Christ  habite  en  nous,  puisque  nous  ne  pouvons  rien faire  de nous-même  ?  Comment connaîtrons-nous  «la  puissance de  sa  résurrection»  ?  Comment  pouvons-nous  avoir  cette  bénédiction,  et  surtout  comment  la  garder  si  nous  ne  pouvons  l’avoir  par  notre  propre  force,  notre  volonté, nos choix ou notre obéissance ? Or, comme l’apôtre Paul dit : «…je vais  vous montrer une voie encore plus excellente.» Cette voie est celle de l’abdication,  de l’abandon sans réserve de tous nos efforts et de tous nos désirs, de la démission  de  la  raison  dans  laquelle  une  personne  renonce  à  elle-même,  désiste  de  sa  vie  naturelle  et  cesse  de  suivre  sa  propre  voie.  C’est  ce  que  plusieurs  nomment  «atteindre  le  fond  du  baril.»  Sans  une  telle  abdication  totale  entre  les  mains  de  Christ,  il  est  impossible  de  réaliser  sa  Présence  en  nous.  Notre  cœur  doit-être  complètement vide de toutes autres choses, car Dieu le veut entièrement à Lui, il  désire le  posséder  au  complet.  Mais  quelques-uns  dirons,  «l’abandon  n’est-il pas  une décision personnelle, un effort de notre propre volonté dans le but d’atteindre  une voie meilleure ?» Une telle idée est ce qu’on nomme de la logique circulaire,  une logique évasive et fautive qui se veut maîtresse de son destin. Il serait bon que  ces gens apprennent à connaître leur propre langue davantage, car l’antonyme ou  le contraire du  mot «effort» est  nul  autre que «abandonner,  renoncer,  désespérer,  se reposer».  Où donc est  l’effort, où est la lutte, où est la tâche que nous devons  entreprendre pour tenter d’atteindre cette voie par excellence ? Elle ne vient point  de nous car nous ne pouvons rien faire. C’est la raison principale pour laquelle une  personne  est  désespérée,  autrement  elle  ne  le  serait  point.  Qui  ne  sait  que  le  désespoir  est  l’absence  de  la  foi,  la  disparition  de  l’espérance,  l’abattement  du  courage et de la confiance ?     Que votre prière soit donc ainsi: «Ô ! mon Dieu; me voici devant toi, sans valeur  et sans rien à moi. Fait de moi ce que tu désires selon ton cœur. Que ta volonté soit  faite,  car  je  n’y  puis  rien  !  Je  suis  complètement  à  vide,  sans  espérance  et  sans  forces.  Je  m’abandonne  sans  réserve  au  pied  de  ta  croix  et  je  reconnais  ma  défaite.»  Quel  sera  le  résultat  d’une  telle  prière  si  non  d’être  délivré  de  nous  même,  d’être  relevé  dans  une  telle  joie  en  Christ  que  notre  âme  sera  enivrée  et 

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exaltée dans  la  victoire,  elle  sera  exubérante  à  un  tel  point  que  nous  devrons  en  contenir l’extase devant ceux que nous rencontrons.     Il est évident que nous parlons ici du salut en Christ. De crainte que certains disent  qu’ils ont déjà traversé cette phase critique et qu’ils sont sauvés, il convient de dire  que  le  salut  est  non  seulement  un  début  statique,  mais  aussi  d’une  manière  dynamique  il  est  un  point  à  atteindre,  et  que  cette  étape  entre  les  deux  est  successive,  elle  est  une  voie  de  transition  de  ce  monde  à  l’autre.  Nous  devons  toujours revenir au pied de la croix et nous souvenir qui nous sommes.     Mais une personne ne peut s’approprier pleinement la Vie de Victoire en recevant  Christ  comme  Sauveur  pour  être  délivré  de  la  culpabilité  du  péché.  Plusieurs  chrétiens  sincères  vivent  des  échecs  constants  dans  leur  vie.  Le  péché,  leurs  mauvais désirs et leurs mauvaises habitudes ne les ont pas quittés entièrement. Il y  a  donc  faillite  sur faillites, misère  sur  misères, problème  sur problèmes, et  il y  a  très  peu  de  différences  entre  eux  et  les  gens  du  monde.  Il  doit  y  avoir  une  abdication totale  de  soi,  une vive et  réelle aspiration d’être  libéré  de  tous péchés  connus, un dégoût ou une répugnance du péché qui nous porte à la révolte contre  lui. Il doit y avoir un regard de foi vers Jésus-Christ pour qu’il détruise le péché en  nous, une appropriation de Christ afin qu’Il devienne entièrement NOTRE VIE.     Vous  n’aurez  jamais  la  Vie  Victorieuse  jusqu’à  ce  que  le  Seigneur  Jésus-Christ  possède tout de vous – jamais ! Lorsqu’il vient et prend possession entière de notre  être,  il  amène  avec  Lui  la  Vie  Victorieuse  et  nous  pouvons  finalement  dire  avec  l’apôtre  Paul :  «…si  je  vis,  ce  n’est  plus  moi,  mais  c’est  Christ  qui  vit  en  moi…»  (Gal.  2 :20).  Lorsqu’il  nous  possèdera  complètement,  alors  nous  serons  dans  la  sainteté.  Désirons-nous  vraiment  ceci  ?  Sommes-nous  consentant  à  nous  abandonner sans réserve entre ses mains ? Le faire est sécuriser pour soi le ciel sur  la terre, c’est garantir la paix et la joie constante de sa Présence dans notre vie de  tous les jours.    

CHAPITRE 7 ATTACHÉ AVEC CHRIST «Un des moments le plus triste de ma vie», disait un missionnaire, «fut lorsqu’un  jeune Bouddhiste me dit : «Je veux bien croire en Christ, mais je ne l’ai jamais vu  en ceux qui le professent. Comment puis-je croire en quelqu’un que je ne vois pas  dans ceux qui se disent chrétiens ?»     Posez-vous  la  question  si  ce  jeune  homme  aurait  dit  la  même  chose  en  vous  rencontrant  ?  Un  frère  a  déjà  dit :  «Si  le  christianisme  était  illégal  et  que  vous  passeriez  devant  un  tribunal  pour  avoir  commis  ce  crime,  le  juge  trouverait-il  assez d’évidences pour vous condamner ?» Alors à tous prix nous devons avoir la  plénitude de Christ en nous.     L’œuvre principale du Saint-Esprit Le travail prédominant du Saint-Esprit n’est pas de nous accorder quelques dons,  quelques  conseils  ou  encouragements,  mais  de  révéler  Christ.  Comment  souvent  avons-nous entendu cette prière dans des  assemblées : «Seigneur, rempli-nous de  ton  Saint-Esprit.»  Nous  l’avons  entendu  à  maintes  reprises  avec  très  peu  de  résultats. Pourquoi ? Dieu est-il à blâmer ? Sommes-nous à blâmer ?     Ainsi  dit  le  Seigneur  Jésus  concernant  le  Saint-Esprit : «il  rendra  témoignage  de  moi.» (Jean 15 :26); «C'est lui qui me glorifiera, parce qu'il prendra de ce qui est à  moi, et qu'il vous l'annoncera.» (Jean 16 :14). L’œuvre principale du Saint-Esprit,  le couronnement de son travail, est de voir à la formation de Christ en nous (Gal.  4 :19). Non pas que Christ ne  soit pas présent en nous,  mais que notre caractère, 

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notre être entier soit transformé à l’image de Christ qui nous habite. Si alors Dieu  répond  à  notre  prière  et  nous  rempli  du  Saint-Esprit,  nous  serons  réellement  conscients  de  la  merveilleuse  Présence  de  Christ  en  nous,  et  ceux  qui  nous  entourent  le  verront  en  nous  car  la  lumière  de  sa  Brillante  Présence  nous  transpercera. Ils verront la paix, la joie, et l’assurance qui découle de sa Présence,  et cette Glorieuse Présence deviendra réelle à leurs yeux. Ils ne pourront plus dire  qu’ils ne peuvent croire en une personne qu’ils ne voient pas, mais ils déclareront  ouvertement  que  Christ  est  en  nous  et  que  nous  sommes  en  Christ.  Tel  qu’il  est  nous le serrons !     Maintenant  l’auteur  confesse  qu’il  a  souvent  parlé  de  cette  doctrine  et  qu’il  a  lu  l’Évangile  et  les  Épîtres  de  Jean  à  maintes  reprises  sans  qu’il  put  s’approprier  Christ  qui  demeure  en  lui.  Le  Seigneur  Jésus  a  habité  son  cœur  pour  plusieurs  années,  car  «si  quelqu'un  n'a  point  l'Esprit  de  Christ,  celui-là  n'est  point  à  Lui.»  (Rom.  8 :9),  mais  le  Seigneur  Jésus  ne  remplissait  pas  tout  son  cœur.  Il  existe  beaucoup  de  croyants  dans  cette  même  condition.  Plusieurs  m’ont  déclaré  qu’ils  ont  agonisé  pour  cette  Vie  Victorieuse  une  vingtaine  et  même  une  quarantaine  d’années.  Quelle  différence  cela  aurait  fait  dans  leur  vie  s’ils  en  avaient été conscient auparavant, quelle  bénédiction cela aurait été pour eux s’ils  s’étaient  appropriés  de  cette  révélation  au  début  même  de  leur  vie  chrétienne.  Comment donc obtenir et sécuriser la plénitude de cette bénédiction ? Simplement  en laissant le Seigneur Jésus faire tout ce que nos efforts et nos combats n’ont pu  faire.     Nous ne pouvons pas vaincre le péché en essayant de le faire. Christ seul est Celui  qui l’a vaincu. Il l’a vaincu non pour Lui-même, car le diable n’avait rien avec lui,  mais il le vaincu pour vous et pour moi. Il ne me demande pas de faire ce qu’il a  déjà  fait,  mais  il  me  demande  d’entrer  dans  sa  victoire.  On  ne  peut  grandir  en  tentant  de  le  faire.  On  ne  peut  progresser  dans  la  grâce  en  tentant  de  s’agrandir  dans  la  grâce,  on  ne  peut  faire  profiter les  bénédictions de Dieu  en  les  poussant.  Tout est de Christ.     Un secret divin révélé L’apôtre  Paul  nous  dit  qu’il  y  avait  un  grand  secret  qui  fut  caché  d’âge  en  âge,  mais qu’il plut à Dieu de le lui révéler. Lequel ? Voici ce qu’il dit : «Le mystère  qui était caché dans tous les siècles et dans tous les âges, mais qui est maintenant  manifesté à ses saints élus; à qui Dieu a voulu faire connaître quelle est la richesse  de la gloire de ce mystère parmi les Gentils; savoir: Christ en nous, l'espérance de  la  gloire…  afin  de  rendre  tout  genre  d’homme  parfait  en  Jésus-Christ.»  (Col.  1 :26,27,28). Les religions païennes tentèrent d’amener leurs dieux vers l’homme  – avec toutes les passions et les vices de l’humanité. Mais notre Seigneur est venu  Lui-même et vécu comme un homme sous le nom d’Emmanuel «Dieu avec nous».  Quel prodige sublime voyons-nous dans le fait que le Très-Haut, Celui qui habite  l’éternité  et  dont  le  nom  est  LE  SAINT,  vienne  habiter  non  dans  des  temples  somptueux fait de mains d’hommes, mais dans le cœur de ceux qui ont un esprit  humble  et  contrit  afin  de  les  relever  dans  une  nouvelle  vie,  les  réanimer  et  les  restaurer à Lui pour l’éternité. Christ est venu nous prendre en Lui, et Lui-même  vient  en  nous.  Il  est  la  Tête  et  nous  sommes  le  corps,  Il  est  la  Vigne  et  nous  sommes les branches. Ainsi SA VIE est en nous.     Ceci est la Vie Victorieuse, la vie plus abondante, la vie de conquérant qui fait de  nous des guerriers de la Puissance, des soldats de Christ. Comment est-ce que les  chrétiens  parviennent  à  comprendre  la  façon  d’entrer  dans  une  telle  vie  ?  Plusieurs, comme l’auteur lui-même, trouvent l’entrée  «secrète»  dans la  prière  et  l’étude  diligente  et  méticuleuse  de  Rom.  6 :3-11 :  «Ne  savez-vous  pas  que  nous  tous  qui  avons  été  baptisés  en  Jésus-Christ…  ?»  (Bible  Ostervald).  Mais  que 

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signifie exactement  «être  baptisé  en  Jésus-Christ»  ?  À  maintes  reprises  l’apôtre  Paul  rappelle  les  croyants  qu’ils  sont  «en  Christ»,  qu’ils  ont  «endossés  Christ».  Alors, quand cela arrive-t-il ? Cela se produit au moment même qu’une personne,  homme,  femme  ou  enfant,  reçoivent  Christ  comme  leur  Sauveur.  Il  est  très  important  de  spécifier  qu’il  ne  s’agit  pas  ici  «d’accepter  Christ  comme  son  Sauveur  personnel»,  car  le  verbe  «accepter»  est  un  verbe  actif  qui  implique  des  efforts  de  notre  part.  Tandis  que  le  verbe  «recevoir»  est  un  verbe  passif  qui  n’implique aucun effort mais qui souligne l’abandon total et sans réserve à Christ.  Personne  ne  peut  «accepter»  Christ  et  l’Écriture  ne  nous  enseigne  nul  part  à  le  faire.  C’est  ici  la  faille  et  l’échec  de  plusieurs.  Nul  ne  peut  être  justifié  par  son  propre  choix  de  croire,  car  cela  inverse  la  foi  et  fait  d’elle  une  œuvre  et  nous  savons que personne ne peut être justifié par les œuvres. Gardons-nous aussi d’en  faire une faculté intellectuelle comme le font une grande multitude qui réserve la  foi  uniquement  aux  adultes  et  non  à  des  enfants.  La  foi  ne  provient  point  de  l’homme, elle  est  un  don de  Dieu  (Matt.  18 :2-6; Luc  1 :41-44;  Ac.  13 :48;  Éph.  2 :8,9; Phil. 1 :29; Héb. 12 :15), et il la donne à qui il veut selon le bon plaisir de  sa  volonté  souveraine  et  d’après  son  dessein  d’élection  (Rom.  9 :15,16,18).  Le  baptême dont parle l’apôtre Paul dans Rom. 6 :3,4 n’est donc pas un rituel ordonné  par Christ. Aucun baptême d’eau n’a la puissance de nous attacher à Christ, aucun  ne peut nous donner la grâce du salut, et il n’est aucunement un symbole de notre  mort avec Christ comme plusieurs prétendent faussement, et il n’a aucun pouvoir  de  nous  intégrer  dans  la  Nouvelle  Alliance  comme  des  membres  du  corps  de  Christ. Le  Christianisme réel n’a aucun rapport avec  le symbolisme magique des  pratiques occultes que plusieurs ont adopté en son sein depuis la mort des apôtres.  Cessez de vous faire duper par les religions et les dénominations avec leurs belles  paroles flatteuses remplies de semi vérités bibliques. Leur but n’est que d’avoir le  monopole  de  votre  foi  afin  de  remplir  leurs  coffres  et  se  glorifier  de  vous.  La  religion  est  le  plus  vieux  jeux  de  la  terre,  tout  comme  la  prostitution  est  le  plus  vieux métier du monde; en fait il n’y a aucune différence entre les deux sauf que  l’une se rapporte à la chair et l’autre à l’esprit.     Lorsque nous recevons Christ La nouvelle vie, la vie d’en Haut, la vie régénérée, est une vie miraculeuse qui est  le  résultat  d’avoir  été  intégré  en  Christ.  À  l’instant  que  nous  recevons  Christ  comme  Sauveur  nous  faisons  parti  de  Lui.  Au  temps  des  apôtres,  lorsqu’une  personne  déclarait  sa foi en Christ, elle  était baptisée d’eau immédiatement. Non  pas  que  pour  eux  le  baptême  d’eau  illustrait  d’avoir  été  intégré  en  Christ,  mais  qu’il  fut  une  ordonnance  ou  un  rituel  de  purification  de  l’Ancienne  Alliance  par  lequel une personne était consacrée et lavée (provisoirement) de ses péchés (Nom.  8 :5-7;  Éz.  36 :25;  Héb.  6 :2;  9 :10).  En  ceci  il  servait  de  signe  prophétique  qui  pointait  vers  la  venue  du  Messie  et  qui  trouva  son  accomplissement  en  Christ  comme  l’Agneau de  Dieu (Jean  1 :29,31).  Or toutes ordonnances de la  loi furent  abolies  par  le  sacrifice  parfait  de  Christ  sur  la  croix  (Col.  2 :14,15).  Si  donc  le  baptême d’eau a été aboli, pourquoi donc persister à se justifier par les œuvres de  la loi ? Serait-ce parce que la religion a réussi à endormir la conscience des gens  pour si longtemps avec une prétention subtile que Jésus aurait institué le baptême  d’eau  dans  le  contexte  de  l’Évangile  (Matt.  28 :19;  Marc  16 :16)  ?  Si  vous  remarquez  attentivement,  vous  ne  trouverez  aucune  goutte  d’eau  dans  ces  passages. Saisissez cette vérité, car le mot «baptême» porte une autre signification  que celle qui lui est généralement attribuée par les religions. Le sens réel du mot,  dont  la  racine  est  «BAPTO»,  signifie  littéralement  «être  engagé»  ou  «être  introduit». Nous sommes engagés ou introduits en Christ par la foi et non par un  rituel cérémonial quelconque. Or, comme il est écrit : «C'est pour cela qu'il est dit:  Réveille-toi, toi qui dors, et relève-toi d'entre les morts, et Christ t'éclairera.» (Éph.  5 :14).  C’est  dans  la  conscience  de  cet  engagement  en  Christ  que  nous  pouvons  déclarer :  «CHRIST  EST  NOTRE  VIE».  Ceci  est  l’assurance  du  salut  que  nous 

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devons tous posséder.     Une  vieille  dame,  ayant  reçu  Christ  comme  Sauveur  tard  dans  sa  vie,  louait  constamment Dieu et ne faisait que  parler de Lui. Un jour  une amie lui dit : «Tu  sembles très confiante en ce supposé Seigneur. À ta place je n’en serais pas si sûr  que cela. Supposons que ton Seigneur te laisse glisser d’entre ses doigts ?» Mais la  bonne dame lui répondit : «Comment est-ce possible car je suis un de ses doigts.»  Christ  n’est  pas  manchot,  il  ne  manque  aucun  membre  à  son  corps,  ni  retrancherait-il un de ses membres. La vieille dame avait parfaitement raison, elle  fut vraiment un membre du corps de Christ et n’avait aucune inquiétude de perdre  son  salut.  Elle  était parfaitement assurée  de  son Seigneur car elle  était  en  Lui,  et  Lui était en elle. Rien ne pouvait ébranler sa position. Voilà l’Assurance, de celle  qui  provient  de  la  réalisation  de  Christ  en  nous  et  de  nous  en  Christ.  Nous  n’oserions même pas dire une telle chose si l’Écriture ne nous le disait clairement.     Aucun  mot  ne  peut  expliquer  cette  merveille  majestueuse  que  moi,  un  pauvre  pécheur sauvé par grâce, a été fait membre du corps de Christ Lui-même.     Baptisé en Christ «Ne  savez-vous  pas  que  nous  tous  qui  avons  été  baptisés  en  Jésus-Christ,  avons  été baptisés en sa mort ?» (Rom. 6:3; Bible Martin). Sommes-nous ignorant de ce  que cela signifie ? Ici, encore une autre fois, l’auteur doit plaider coupable d’avoir  manqué pour longtemps d’avoir saisi l’importance de ces mots.     Nous savons très bien que tous subissent la mort depuis «Adam, qui est la figure  de celui qui devait venir.» (Rom. 5 :14). Cela signifie sûrement que, d’une certaine  façon,  tous  les  élus  partage  la  mort  de  Christ.  Chaque  croyant  a  été  à  été  mis  à  mort avec Christ sur la croix. «Je suis crucifié avec Christ» nous dit l’apôtre Paul  dans  Gal.  2 :20. Rien  ne  peut  changer cela,  c’est un fait accomplit il y  a  près de  deux  mille  ans.  Mais  que  signifie  Paul  en  disant  «nous  avons  été  baptisés  en  sa  mort»  ?  Nous  parlerait-il  vraiment  du  baptême  par  immersion  ?  Plusieurs  prétendent  qu’il  en  est  ainsi  à  cause  que  le  mot  «ensevelis»  est  utilisé  dans  la  grande  majorité  des  traductions  de  la  Bible.  Il  est  facile  de  faire  des  conjectures  dans  un  tel  cas  et  de  monter  une  hypothèse  qui  n’a  aucune  confirmation  scripturaire,  mais  qui  projette  seulement  qu’une  apparence  chétive  de  la  vérité.  Mais  la  foi  ne  se  base  point  sur  des  approximations  chimériques.  Nous  devons  donc  faire  comme  les  gens  de  Bérée  qui  «reçurent  la  Parole  avec  beaucoup  d'empressement, examinant tous les jours les Écritures, pour voir si ce qu'on leur  disait était exact.» (Ac. 17 :11). Ce fut les paroles de Paul et de Silas que ces gens  analysèrent  d’une  façon  méticuleuse  et  consciencieuse.  Sommes-nous  meilleur  qu’eux  au  point  que  nous  n’avons  qu’à  placer  une  confiance  aveugle  en  une  quelque  institution  ou  quelque  pasteur  qui  a  fasciné  notre  conscience  par  sa  somptueuse érudition académique ?     Pour faire le point et donner de la lumière sur ce sujet important, regardons ce que  dit la nouvelle traduction de la Bible de l’Épée dans Rom. 6 :3-7 : «Ne savez-vous  pas  que nous tous qui avons été engagés en Jésus-Christ, nous avons été intégrés  en sa mort? Nous avons donc été attachés avec lui dans l'engagement en sa mort,  afin  que,  comme  Christ  est  ressuscité  des  morts  par  la  gloire  du  Père,  de  même  nous marchions, nous aussi, dans une vie nouvelle. Car si, lui devenant semblables  dans sa mort, nous avons été faits une même plante avec lui, nous le serons aussi  dans  sa  résurrection;  sachant  que  notre  vieil  homme  a  été  crucifié  avec lui,  afin  que  le  corps  du  péché  soit  impuissant,  et  que  nous  ne  soyons  plus  au  service du  péché. Car celui qui est mort en Christ, est libéré du péché.» Ce n’est donc point  en  entrant  sous  l’eau  par  le  rituel  de  l’immersion  que  nous  réalisons  que  nous  sommes  morts  avec  Christ  –  mort  au  péché.  Comme  nous  voyons,  le  mot 

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«ensevelis» ne  s’y  trouve  plus.  Dans  le  grec,  ce  mot  est  «SUNTHAPTÔ»  et  il  signifie  littéralement  «être  enveloppé,  être  attaché,  être  joins,  être  fixé,  être  associé». Paul reprend le même enseignement dans Col. 2 :10-13 : «Et vous avez  toute plénitude en lui, qui est le chef de toute principauté et puissance. En lui aussi  vous avez été circoncis, d'une circoncision faite sans main, en dépouillant le corps  des  péchés  de  la  chair,  ce  qui  est  la  circoncision  de  Christ.  Ayant  été  identifiés  avec lui par l'engagement en sa mort; en lui aussi vous êtes ressuscités, par la foi  en  la  puissance  de  Dieu,  qui  l'a  ressuscité  des  morts.  Et  quand  vous  étiez  morts  dans vos péchés et dans votre incirconcision charnelle, il vous a vivifiés avec lui,  vous  ayant pardonné  toutes  vos  transgressions.»  L’enseignement de ces passages  est  clair,  non pas que  le  croyant doive  être baptisé par immersion,  mais qu’il  est  mort  à  son  ancienne  vie –  mort  au péché.  Le péché  n’a  aucune  puissance  sur un  homme mort, il ne peut en aucune façon dominer sur lui, «Car celui qui est mort  en Christ, est libéré du péché.» (Rom. 6 :7). Nous devons donc nous «considérez  comme morts au péché» car c’est un fait accompli, et «le péché ne dominera pas  sur  vous,  parce  que  vous  n'êtes  point  sous  la  loi,  mais  sous  la  grâce.»  Cette  libération sous la grâce est fortement soulignée dans le grec du verbe «considérer»  ou  «LÔGIZOMAI»  qui  signifie  «porter  au  compte  de,  attribuer,  estimer,  conclure»,  nous  indiquant  que  nos  péchés  ont  été  «porté  au  compte»  de  Christ,  qu’ils lui sont «attribués» afin que nous en soyons libérés.     Or  la  mort  ne  put  retenir  Christ,  ni  peut-elle  nous  enfermer  si  nous  sommes  en  Christ. Mais  que vient après la  mort ?  Plusieurs grands  philosophes se  sont  posé  cette question, et pour la grande majorité du commun du peuple il n’y a rien après  la mort. Mais voici ce que dit la Parole de Dieu : «comme Christ est ressuscité des  morts  par  la  gloire  du  Père,  de  même  nous  marchions,  nous  aussi,  dans  une  vie  nouvelle.»  (Rom.  6 :4).  Après  la  mort  vient  LA  VIE,  la  Vie  Victorieuse  qui  a  triomphée sur la mort et le péché, la Vie Éternelle en la présence de Dieu dans une  joie  et  un  bonheur  indescriptible.  Comprenons  que  cette  vie,  qui  est  celle  de  Christ, est donnée uniquement aux élus en qui il habite et non à tous les hommes.  La Bible n’enseigne nul part un  salut  universel et encore moins un salut national  d’un  peuple  quelconque.  Christ  est  ressuscité  et  nous sommes  ressuscités  en Lui  (Rom. 6 :5), et si nous sommes ressuscités «en Lui» la Vie Nouvelle consiste donc  en ce qu’il ressuscite «en nous» pour nous métamorphoser en Nouvel Homme, une  nouvelle  race  glorieuse  et  éternelle.  En  ce  sens  tous  les  élus  sont  présentement,  depuis  leur  conversion,  dans  le  processus  de  la  première  résurrection,  ce  qui  est  nommé  aussi  «la  nouvelle  naissance»  ou  plus  précisément  «la  régénération  d’en  Haut»  (Jean  3 :3,5,6;  1  Pi.  1 :23).  Mais  plusieurs  ont  la  fausse  impression  que  Christ ne s’est pas relevé Lui-même d’entre les morts, mais que c’est Dieu qui le  releva. Ils font  ainsi une  distinction entre  le Seigneur Jésus et  Dieu qui  dérobe  à  notre Sauveur sa glorieuse divinité, Lui qui est Dieu manifesté dans la chair (Jean  1 :14;  1  Tim.  3 :16).  Or,  voici  ce  que  dit  le  Seigneur  Jésus  Lui-même :  «Voici  pourquoi mon Père m'aime; c'est que je donne ma vie, pour la reprendre. Personne  ne  me  l'ôte,  mais  je  la  donne  de  moi-même;  j'ai  le  pouvoir  de  la  quitter,  et  le  pouvoir de la reprendre; j'ai reçu cet ordre de mon Père.» (Jean 10 :17,18). Toute  la  puissance  de  Dieu  qui  fut  impliquée  dans  le  relèvement  du  Seigneur  Jésus  d’entre  les  morts  est  à  notre  disposition.  Oserions-nous  penser  pour  un  seul  moment que nos piètres efforts et nos frêles combats sont nécessaire au Dieu ToutPuissant afin que Christ ressuscite en nous ? Croyons-nous vraiment être capable  de contribuer quelque chose à cette puissance incommensurable soit par l’exercice  de notre choix ou par notre obéissance ? Si nous le pensons, nous ne sommes pas à  Christ  et  Christ  n’est  point  en  nous,  et  nous  nous  illusionnons  en  pensant  être  chrétien.     L’apôtre  Paul  espérait  grandement  que  les  croyants  de  son  temps  réalise  cette  glorieuse  vérité  qu’il  reçu  par  révélation  lorsqu’il  fut  «ravi  jusqu’au  troisième 

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ciel» (2  Cor.  12 :2).  Nous  voyons  cela  dans  la  prière  qu’il  fit  pour  eux :  «Je  ne  cesse  de  rendre  grâces  pour  vous,  en  faisant  mention  de  vous  dans  mes  prières.  Afin que le Dieu de nous tous, notre Seigneur Jésus-Christ, le Père de gloire, vous  donne un esprit de sagesse et de révélation dans sa connaissance. Qu'il éclaire les  yeux  de  votre  entendement;  afin  que  vous  connaissiez  quelle  est  l'espérance  à  laquelle vous êtes appelés, et quelles sont les richesses de la gloire de son héritage  dans  les  saints.  Et  quelle  est,  envers  nous  qui  croyons,  l'infinie  grandeur  de  sa  puissance…» (Éph. 1 :16-19). Mais de quelle puissance parle-t-il exactement ? De  celle  qui  est  conforme «à  l'efficacité  du  pouvoir  de  sa  force,  qu'il  a  déployée  en  Christ, quand il l'a ressuscité des morts…» (v. 19). C’est cette puissance que Dieu  vous  transmet  MAINTENANT,  c’est  cette  puissance  glorieuse  qu’il  dégage  en  nous par la Brillante Présence de Christ qui nous habite.     Un don à recevoir Pouvons-nous saisir le don de cette puissance que Dieu nous transmet ? Qu’il soit  clair dans notre esprit que ce n’est pas un don que nous acceptons comme si une  personne nous offrait un cadeau ! Cette analogie trompeuse est celle des légalistes  ou des pharisiens modernes qui ont infiltré le christianisme en ces derniers temps.  Rappelez-vous de la distinction entre les verbes «accepter» et «recevoir». Le mot  don  a  pour  synonyme  «oblation,  offrande,  sacrifice,  faveur,  grâce»,  termes  qui  sont  tous  reliés  à  Christ.  La  grâce  de  Dieu  est  imméritée,  gratuite,  sans  aucune  condition  de  la  part  du  pécheur  qui  la  reçoit.  Nul  ne  peut  mériter  cette  grâce  et  aucun  ne  peut  y  ajouter  quoique  ce  soit.  Le  don  du  sacrifice  de  Christ  et  de  la  puissance de  la résurrection  qui y est  impliquée est  une faveur  que Dieu accorde  uniquement à ses élus. Il leur accorde non à cause de leurs mérites, mais à cause  des mérites de Christ. Non à cause qu’ils le désirent, mais à cause du bon plaisir de  sa volonté souveraine. Il est Celui qui l’active en nous et le rend efficace, non que  nous  en  déterminions  l’impulsion  ou  le  mouvement  par  nos  efforts,  nos  choix,  notre  obéissance  ou  notre  volonté.  Aucun  de  nous  ne  peut  prendre  l’initiative  «d’accepter» ce don, nous ne pouvons contribuer rien à cette puissance qui ne peut  être  évaluée  ni  saisie  par  l’esprit  de  l’homme.  Nous  ne  pouvons  que  demeurer  immobile  et  résigné  dans  sa  réception,  inactif,  inerte  comme  un  mort.  Si  vous  offrez un cadeau à un mort, le prendra-t-il ? Telle est donc notre position devant la  puissance de Dieu qu’il nous transmet.     L’apôtre Paul, voyant la nature prodigieuse de ce don inestimable, qu’il put saisir  uniquement  par  révélation  de  la  part  de  Dieu,  s’écria : «je  regarde  toutes  choses  comme  sans  valeur,  en  comparaison  de  l'excellence de la  connaissance de JésusChrist mon Seigneur, pour qui j'ai renoncé à toutes choses, et je les regarde comme  des  ordures,  afin  que  je  récolte  Christ.»  …«Afin  que  je  connaisse  Christ,  et  l'efficace  de  sa  résurrection,  et  la  communion  de  ses  souffrances,  en  devenant  conforme à lui dans sa mort.» (Phil. 3 :8,10). Ce don de la majestueuse puissance  de  Christ  est  la  puissance  de  la  Parole  Vivante,  l’Épée  de  Dieu.  Il  ne  peut  être  «gagné»  en  enlevant  les  obstacles  dans  notre  vie  que  nous  considérerions  entraveraient  sa  manifestation  en  nous,  que  ce  soit  des  péchés,  des  pensées  immorales  ou  des  mauvaises  habitudes.  Un  mort  ne  peut  enlever  rien  en  lui  qui  empêcherait  la  puissance  de  Dieu  de  le réanimer.  Notre  position, tout  le  long  de  notre vie en ce monde, doit toujours être celle d’un mort, ce que nous sommes en  réalité.  Nous  ne  pouvons  faire  aucun  effort,  nous  devons  simplement  nous  y  résigner. Pensez à Lazare, l’ami de Jésus qu’il ressuscita d’entre les morts, c’est la  plus belle exemple que nous puissions avoir (Jean 11 :21-44). Comment pouvonsnous  connaître  Christ  et  la  puissance  de  sa  résurrection»  ?  Simplement  en  réalisant, ou plutôt en recevant la révélation, que nous sommes attachés avec Lui  dans sa mort sur la croix. Nous devons entrer par la foi dans cette révélation et la  réclamer comme la nôtre, car voilà notre position : NOUS SOMMES MORT EN  CHRIST afin que nous puissions participer à sa vie de résurrection qu’il anime en 

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nous par sa présence qui nous habite.     Tout  semble  indiquer  que  l’apôtre  Paul  reçu  la  lumière  de  cette  glorieuse  révélation  sur  le  chemin  de  Damas.  L’intensité  de  cette  puissance  de  révélation  «resplendit  du ciel  comme un éclair autour de  lui» et  il  tomba de son  cheval par  terre «tout tremblant et tout effrayé» et devint aveugle jusqu’à ce que Ananias lui  impose les mains pour qu’il recouvre la vue et reçoive la plénitude du Saint-Esprit  (Ac.  9 :3-18).  La  même  puissance  qui  a  renversé  Paul  est  celle  qui  renverse  nos  esprits devant la gloire d’une telle révélation que Paul a daigné nous  accorder au  compte  goutte  dans  ses  Épîtres.  Ce  message  qu’il  proclame  est  l’Évangile,  et  quoique  ce  terme  soit  souvent  traduit  par  «bonne  nouvelle»,  il  signifie  littéralement «puissance de la grâce» : «Je vous le déclare donc, frères: l'Évangile  que j'ai annoncé n'est pas de l'homme. Car je ne l'ai ni reçu ni appris d'un homme,  mais  par  une  révélation  de  Jésus-Christ.»  (Gal.  1 :11,12).  Quelle  est  cette  révélation et que fit Paul pour l’obtenir : «il plut à Dieu, qui m'avait choisi dès le  sein  de  ma  mère,  et  qui  m'a  appelé  par  sa  grâce,  de  révéler  son  Fils  en  moi…»  (Gal.  1 :15,16).  «Christ en nous, l’espérance de la gloire»,  voilà  la  révélation.  Paul  ne  fit  absolument  rien  pour  la  recevoir,  toute  la  gloire  revient  à  Christ.     En réclamant notre mort en Christ nous sommes morts au péché. Cela ne signifie  pas  que  nous  ne  devons  cesser  de  renoncer  au  péché  à  cause  que  nous  sommes  morts en Christ. Il est vrai que le péché fait parti de notre nature humaine qui est  une  nature  de  mort,  et  que  toutes  nos  dispositions  ne  sont  que  corruption.  Pour  renoncer au péché nous devons renoncer à nous-même. Nous devons réclamer non  seulement  le  pardon de  nos  péchés,  mais  la  victoire  de  la  puissance  de Dieu  qui  nous donne la  capacité de renoncer  «au monde,  à  la chair,  et au  diable».  Non de  combattre contre le péché, le monde, la chair, et le diable; mais de reconnaître ou  de réaliser  que nous  pouvons  renoncer  à  ces  choses  en  entrant  par  la  foi  dans  la  victoire que Christ a déjà acquise pour nous. C’est en nous résignant par la foi à la  puissance de Christ en nous que la Vie Victorieuse se manifeste et resplendit dans  tout son éclat et que nous pouvons marcher en nouveauté de vie.     Cherchez  à  comprendre  ce  que  la  mort  et  la  résurrection  signifiaient  pour  le  Seigneur  Jésus.  Le  voila  cloué  à  la  croix,  parfaitement  Dieu  et  parfaitement  homme, meurtri, déchiré et ensanglanté, portant nos péchés comme notre substitut,  subissant la peine du châtiment éternel qui nous était réservé. Les péchés de tous  les  élus  du  monde  entier,  de  tous  les  temps,  étaient  sur  Lui.  Il  porta  en  son  sein  tous  les  péchés  que  nous  avons  commis,  passé,  présent,  et  futur;  toutes  nos  trahisons, nos perversités, nos mensonges, nos duplicités, notre cruauté. Dans une  solitude  totale,  rejeté,  moqué,  diffamé,  abandonné  de  tous,  il  rendit  l’esprit  avec  ses dernières paroles «Tout est accompli» (Jean 19 :30). Plusieurs ont l’impression  que Dieu a abandonné son Fils sur la croix à cause des paroles : «Mon Dieu ! mon  Dieu  !  pourquoi  m’as-tu  abandonné  ?»  (Matt.  27 :46;  Mc.  15 :34).  Mais  Jésus  s’exprimait  ici  en  Araméens  et  fut  mal  compris  comme  s’il  appelait  le  prophète  Élie (Marc 15 :35). Si telle est la traduction dans toutes les versions de la Bible qui  proviennent  des  textes  grecs,  il  n’en  est  pas  ainsi  dans  la  traduction  araméenne  dans laquelle nous voyons, comme dans la Bible de l’Épée : «Et vers la neuvième  heure, Jésus s'écria d'une voix forte, en disant: Éli, Éli, lama sabachthani ! c'est-àdire:  Mon  Dieu,  mon  Dieu,  à  ceci  tu  m'as  désigné  !»  Jésus  ici  se  réfère  à  son  ministère  «préordonné  avant  la  fondation  du  monde»  (1  Pi.  1 :18-20),  il  fut  désigné  à  offrir  sa vie  pour les  siens afin  de  les  racheter  de  la mort  et  du  péché.  Dieu  ne  peut  abandonner  le  Fils,  car  le  Fils  est  Dieu  Lui-même.  Inutile  donc  de  faire des conjectures émotionnelles  que Dieu aurait abandonné le Fils  à cause de  sa  perfection  car  il  ne  peut  avoir  de  contact  avec  le  péché.  Si  Dieu  a  aurait  abandonné le Fils que pour un seul instant, le Fils ne serait pas Dieu et notre salut 

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serait impossible.  Il  était  absolument  nécessaire  que  les  mérites  du  sacrifice  de  Christ  soit  transmises  de  sa  nature  humaine  à  sa  nature  divine  pour  satisfaire  le  prix du rachat demandé par Dieu pour les péchés, autrement tout serait en vain. Et  même  si  nous  laissons  place  aux  émotions,  un  père  terrestre  n’abandonnerai  pas  son fils dans la pire de ses détresses s’il a la capacité d’intervenir, encore moins le  Père céleste abandonnerai-t-il son Fils sur la croix. «Je parle comme un homme à  cause de la faiblesse de votre chair». Dieu ne peut mourir car il est la vie même. Si  Dieu mourait l’existence de toute chose cesserait, et si tel était le cas il n’y aurait  point de Dieu et nous ne serions pas ici pour en parler.     De la croix, le corps parfait du Seigneur Jésus fut placé dans un tombeau, et après  trois jours au complet et trois nuits pleines, Dieu le ressuscita des morts. Non pas  que  Dieu soit  une personne à  part  du  Seigneur  Jésus  comme  nous  avons vu plus  haut,  mais  sa  nature  divine  et  immortelle  qui  existe  éternellement,  car  il  est  l’enveloppe  visible  du  Dieu invisible,  le  releva  corporellement  d’entre  les morts.  Jésus est ressuscité par sa propre puissance, par cette même puissance suprême et  incommensurable  qu’il  anime  en  nous par  sa  Brillante  Présence  qui  nous  habite.  En  d’autres  mots,  Dieu  est  mort  comme  un  homme  pour  se  relever  comme  le  Nouvel  Homme,  le  début  d’une  nouvelle  création,  «le  premier  né  d’entre  les  morts»  (Col.  1 :15)  d’une  nouvelle  race  immortelle  et  éternelle  qui  est  le  couronnement  de  son  œuvre.  Ceci  est  ce  que  Dieu  désire  faire  avec  chacun  de  nous.  Nous pouvons  donc nous considérer vraiment comme  mort  au  péché, étant  «attachés avec lui dans l'engagement en sa mort», alors nous pourrons regarder à  Christ  en  nous  pour  qu’il  nous  remplisse  de  son  Saint-Esprit,  de  l’Esprit  de  sa  Brillante Présence, pour qu’il nous relève et que nous marchions en nouveauté de  vie.  A  ce  point  notre  vie  n’est  plus  la  nôtre  mais  celle  de  Christ.  Nous  avons  échangé  de  place  avec  Lui,  il  a  prit  notre  vie  et  nous  avons  prit  la  sienne.  Non  point une vie d’imitation de Christ, mais la  vie de Christ Lui-même qui demeure  en nos  cœurs  par  la foi  qu’il nous  a  donnée  d’avoir en Lui. Alors  nous pourrons  dire humblement avec Paul : «Je suis crucifié avec Christ, et si je vis, ce n'est plus  moi, mais c'est Christ qui vit en moi.» (Gal. 5 :22).     Quel  privilège  glorieux  !  Quelle  énorme  responsabilité  de  la  foi  !  Quelle  résignation et quel relèvement grandiose ! Quelle révélation stupéfiante ! «il plut à  Dieu… de révéler son Fils en moi !» (Gal. 1 :16,17).     Lorsque «le Moi» est mort Tout  ceci  est-il  difficile  à  comprendre  ?  Tout  le  sujet  se  trouve  sur  les  pages  de  l’Écriture.  Mais  gloire  soit  rendue  à  Dieu,  il  n’est  pas  nécessaire  pour  nous  de  comprendre comment Dieu fait son œuvre, mais simplement de croire qu’il la fait  puissamment  et  qu’il  l’active  en  nous.  Très  peu  d’entre-nous  connaissons  l’électricité  et  tout  l’agencement  de  son  pouvoir,  mais  nous  savons  que  si  nous  ouvrons l’interrupteur que la lumière va se faire.     La question est donc ceci : Sommes-nous prêt à renoncer ou d’abandonner tous les  péchés connus et nous mettre à l’entière disposition de notre Sauveur et Seigneur ?  –  notre  Moi,  nos  talents,  nos  possessions,  notre  travail,  notre  futur,  et même nos  problèmes,  nos  difficultés  et  nos  misères  ?  Voulons-nous  nous  résigner  et  nous  abandonner sans  réserve à Lui ? Un docteur célèbre hésita pour longtemps  avant  de mettre sa confiance en Christ pour le futur de sa carrière. Un frère lui dit : «Estu voulant d’être rendu voulant ? Ce docteur alla à Christ dans la prière et lui dit en  toute sincérité qu’il était voulant d’être rendu voulant. À l’instant toute la pression  et toute la difficulté d’abandonner tout entre les mains de Christ lui furent enlevées  et disparurent. Oui, nous devons même abdiquer de nous soumettre à Christ, «Car  c'est  Dieu  qui  produit  en  vous  et  le  vouloir  et  le  faire  selon  son  plaisir.»  (Phil.  2 :13).  Sans  Christ  nous  ne  pouvons  rien  faire  (Jean  15 :5),  car  sans  Christ  nous 

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n’avons pas la vie mais nous demeurons dans les ténèbres de la mort, et cela pour  l’éternité.  Le  Seigneur  ne  s’est  pas  crucifié  Lui-même  et  nous  ne  pouvons  en  aucune façon nous crucifier nous même. Nous avons besoin de vider notre coupe  avant  qu’elle  soit  remplie  du  vin  nouveau.  Il  faut  se  vider  de  soi-même,  se  débarrasser du Moi, il faut que le Moi soit abandonné et chassé, il faut qu’il déloge  de sa position d’autorité et d’indépendance, qu’il soit expulser au dehors de nous.  Il  doit  rester  crucifié sur  la  croix  afin  que  nous soyons  relevé  et  marchions  dans  une  vie  nouvelle.  Bref,  il  faut  changer  de  place  avec  Christ  sur  la  croix,  nous  prenons sa place et Lui prend la nôtre.     La  soumission  doit  être  absolue  et  complète,  il  nous  faut  nous  résigner  à  nous  même  et  nous  abandonner  entièrement  entre  les  mains  de  Christ.  Peut-être  connaissez-vous  l’histoire  mythologique  de  la  déesse  qui  plongea  son  fils,  l’immortel Achille, sous les eaux de la rivière Styx afin de le rendre invulnérable.  Elle  réussit  sauf  que  les  eaux  ne  purent  mouiller  son  talon  par  lequel  elle  le  retenait.  Son  talon  resta  ainsi  vulnérable  et  c’est  à  ce  point  qu’il  fut  blessé  mortellement  plus  tard  dans  sa  vie.  Cette  fable  détient  une  vérité  morale.  Il  doit  n’y avoir aucune partie de nous qui ne soit pas soumise dans notre attachement à  Christ lorsque nous avons été engagés en sa mort par la foi. Si nous nous réservons  quelques  petits  péchés  mignons,  quelques  péchés  respectables  aux  yeux  de  la  société, nous n’aurons jamais la victoire car nous demeurons vulnérables. Lorsque  Satan  voit  une  personne  abandonner  sa  vie  à  Christ,  il  fait  de  son  mieux  pour  garder  ses  griffes  sur  quelques  petites  parties  de  lui  qui  est  considérées  insignifiantes. Tout ce qu’il désire est d’avoir qu’un petit peu de contrôle sur nous  afin de nous amener  à la ruine.  Il est  très conscient que  s’il  peut empêcher notre  abdication totale à Christ, qu’il peut aussi prévenir la Vie Victorieuse. Mais vous  direz : «Christ n’a-t-il pas vaincu Satan ?» Or si vous désirez connaître son identité  et  ses  agissements,  regardez-vous  dans  le  miroir  car  Satan  n’est  nul  autre  que  l’esprit de la chair qui demeure en l’homme, son intellect ou son raisonnement qui  est  hostile  à  l’Esprit  de  Dieu  (Rom.  8 :7;  Gal.  5 :17).  Du  temps  que  nous  demeurions  dans  ce  corps  de  chair  nous  subissons  ses  influences  et  la  mort  continue à exercer ses ravages. Pourquoi ? Parce que «le dernier ennemi qui sera  détruit est la mort» (1 Cor. 15 :26). Mais l’apôtre Paul nous dit aussi : «Pour vous,  vous n'êtes point dans la chair, mais dans l'Esprit, s'il est vrai que l'Esprit de Dieu  habite  en vous. Or, si  quelqu'un  n'a  point  l'Esprit de  Christ,  celui-là  n'est  point  à  Lui.  Mais  si  Christ  est  en  vous,  le  corps  est  bien  mort  à  cause  du  péché,  mais  l'Esprit est vivant à cause de la justice. Et si l'Esprit de celui qui a ressuscité Jésus  des  morts,  habite  en  vous,  celui  qui  a  ressuscité  Christ  d'entre  les  morts  rendra  aussi la vie  à vos corps mortels, par  son  Esprit  qui  habite  en  vous.»  (Rom.  8 :911). Notre délivrance n’est donc pas dans notre corps de chair, mais dans l’Esprit  de  Dieu  qui  nous  habite.  Nous  n’avons  point  été  sauvés  dans  la  chair  mais  dans  l’Esprit de la divine Présence  en nous. Ce n’est qu’à  la dernière résurrection  que  nous recevrons un corps nouveau et que notre salut sera complet. Nous avons donc  à résister  au péché toute notre vie, nous devons voir  à  ce qu’il  ne règne  point en  nous en soumettant nos membres – tout ce que nous sommes et tout ce que nous  avons  –  comme  des  instruments  de  justice  à  Dieu,  et  le  péché  n’aura  plus  d’emprise sur nous car nous sommes sous la grâce et non sous la loi (Rom. 6 :1214). Nous sommes présentement dans l’Esprit, même si nous sommes encore dans  un corps de chair, et la Vie Victorieuse se trouve dans l’Esprit et non dans la chair,  mais sa lumière nous transpercera dans la chair du temps que nous soyons soumis  entièrement  à  Christ.  C’est  Lui  qui  le  fera,  et  comme  Paul  dit :  «Celui  qui  a  commencé en vous cette bonne oeuvre, en poursuivra l'accomplissement jusqu'au  jour de Jésus-Christ.» (Phil. 1 :6). La Vie de Victoire que nous avons, c’est notre  foi (1 Jean 5 :4).     Comment être rempli de l’Esprit

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Un homme plein du Saint-Esprit est une puissance formidable à reconnaître, mais  cette  puissance  s’évanouit  lorsque  la  soumission  de  notre  foi  est  retirée  soit  que  pour  un  instant.  Il  est  aussi  impossible  d’avoir  cette  puissance  si  une  personne  refuse  d’être  soumise  à  Christ.  En  réalité,  aucun  chrétien  réel  ne  refuserait  une  telle  chose  car  l’appel  de  la  grâce  est  irrésistible  envers  les  élus.  Mais  si  d’une  pleine  et joyeuse soumission de notre foi nous abdiquons à notre  divin Maître, Il  viendra  et  nous  remplira  totalement  de  sa  Sainte  Présence,  car  il  n’y  a  aucune  différence  entre  l’Esprit  de  Christ  et  le  Saint-Esprit,  les  deux  sont  une  seule  et  même Personne, alors nous serons réellement libres (2 Cor. 3 :17). Pouvons-nous  mettre  toute  notre  confiance  en  Lui afin  qu’il  devienne  TOUT en  nous et  TOUT  pour  nous  ?  Nous  ne  sommes  point  nos  propres  sauveurs,  ni  ne  désirions-nous  l’être,  mais  Christ  est  le  Sauveur  de  nous  tous.  A  Lui  revient  «la  puissance,  la  richesse, la sagesse, la force, la gloire et la louange» (Apoc. 5 :12).    

CHAPITRE 8 ABANDONNER TOUT À CHRIST Ce que signifie réellement «être soumis entièrement à Dieu», et les résultats qui suivent une telle attitude de foi Nous avons  à  maintes  reprises  déclarés  que  deux  choses  sont  nécessaire  avant  qu’une  personne  puisse  entrer dans la  Vie Victorieuse –  la  soumission  et  la  foi..  Premièrement,  nous  devons  être  consentants  d’abandonner  tous  les  péchés  que  nous  connaissons  et  nous  soumettre  entièrement  entre  les  mains  de  Dieu.  Puis,  nous  devons  regarder  à  Dieu  par  la  foi  pour  être  sanctifié.  L’entrée  peut  être  résumée en une simple expression :     Laissez allé et laissez Dieu Il  est  étonnant  de  voir  comment  il  est  difficile  de  faire  comprendre  aux  gens  ce  qu’est  la  soumission.  Lorsqu’ils  comprennent,  il  est  encore  plus  difficile  de  les  convaincre que c’est pour leur mieux.     L’auteur  avait  envoyé  une  lettre  d’affaire  à  un  ami  chrétien  en  laquelle  il  avait  écrit : «Puis-je  te demander,  est-ce que  tu  es entièrement soumis  à  Christ  ?»  Cet  ami  vient  le  visiter  quelques  temps  après.  Il  était  offensé  à  cause  de  la  conduite  d’un frère dans la foi envers lui, mais ce frère avait été courtois tout en étant juste  et ferme. En quelques minutes, l’irritation, la censure et la divergence de la vérité  se manifestèrent en cet ami. Après une courte discussion d’affaire, il quitta et dit  dans  un  ton  surprenant :  «En  passant,  que  voulais-tu  dire  dans  ta  lettre  par  cette  petite remarque que je ne suis pas entièrement soumis à Dieu ? Je suis entièrement  soumis à Lui.» Il fut évident qu’il ne connaissait rien de la soumission. Toutefois il  était entièrement satisfait de lui-même.     Ce que signifie la soumission Plusieurs de ceux qui lisent ces lignes sont également satisfait d’eux-mêmes. Mais  plusieurs  aussi désirent  ardemment une  Vie  de  Victoire qu’ils  n’ont pas et  qu’ils  ont recherché pour plusieurs années. Passerez-vous à l’analyse votre soumission ?  Que signifie-t-elle ? Si nous désirons être complètement dépendant de Christ, nous  devons abandonner ces trois choses avec Lui : le passé, le futur et le présent.     Ceci  implique  la  soumission  de  soi-même  et  non  seulement  la  soumission  de  certaines  choses, de certaines  circonstances  ou difficultés : «donnez-vous à  Dieu,  comme des morts étant devenus vivants, et offrez vos membres à Dieu, pour être  des  instruments de justice.» (Rom.  6 :13). Un ecclésiastique  américain  avait déjà  dit : «Saviez-vous  qu’un  prédicateur  de  Grande  Bretagne  est  venu  en  ce  pays  et  prêcha un sermon qui détruisit quarante années de mon enseignement. Durant tout  ce temps j’enseignais le devoir et la responsabilité du sacrifice, renonçant à nous-

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mêmes ceci ou  cela.  Nous pratiquions  cet enseignement  dans  notre  famille.  Pour  une semaine on se passait de manger du beurre et nous tentions d’utiliser l’argent  sauvé  d’une  certaine  façon  que  Dieu  puisse  être  béni.  La  semaine  suivante  on  renonçait à quelque chose d’autre, ainsi de suite. Mais ce prédicateur nous dit que  ce n’est pas à des objets que nous devons renoncer mais à nous-même, et cela fut  la seule chose que nous n’avions pas faite chez-nous. Nous avions renoncé à tout  sous  le soleil  sauf  à  nous-même. Nous  avions renoncé à tellement  de choses  que  nous  étions  fiers  de  notre  humilité  !»  Alors  jetons  un  regard  sur  soi-même.  Sommes-nous consentant à renoncer entièrement à nous-même, à nous abandonner  complètement entre les mains de Dieu, à simplement laisser tout allé ?     Les regrets du passé Le passé est supposé être un temps mort et terminé, tout ce que nous avons fait de  bon ou de mauvais sont des choses accomplies dans un moment antérieur de notre  vie. Malheureusement plusieurs chrétiens sont accrochés  sur le passé, voir même  obsédés.  Les  péchés  du  passé  sont  pardonnés  mais  ils  demeurent  un  fardeau  énorme  autour  du  cou  de  plusieurs.  Ceci  ne  devrait  pas  être.  Le  souvenir  des  choses  passés  ne  contribuent  point  à  une  bonne  santé  spirituelle,  ils  entravent  plutôt  notre  démarche  chrétienne  et  nous  causent  mille  et  une  misères.  Sommes  nous consentant de laisser le passé allé, de l’abandonner complètement ?     Une chrétienne qui aspirait après la Vie Victorieuse en Christ avait le cœur brisé  sur le sujet. Pourquoi ? «C’est à cause des péchés du passé» disait-elle. Lorsqu’on  lui rappela que Dieu avait pardonné ses péchés passés, qu’il les avait tout effacés  et qu’ils ne pouvaient plus la hanter et l’entraver, elle dit en se lamentant : «Mais  vous ne savez pas le genre d’écoeuranteries que j’ai commis. Non, le passé est trop  terrible pour oublier.» Si elle avait abandonné son passé entre les mains de Christ,  elle aurait obtenu la victoire qu’elle recherchait tant. La Parole de Dieu ne dit-elle  pas :  «je  ne  me  souviendrai  plus  de  leurs  péchés,  ni  de  leurs  iniquités.»  (Héb.  8 :12) ? Si Dieu ne se souvient plus de nos péchés, pourquoi donc persister à s’en  souvenir  ?  Sûrement  rien  de  bien  peut  en  advenir.  En  fait,  se  rappeler  constamment  de  nos  péchés  passés  dans  nos  pensées  et  nos  conversations  est  de  donner  la  puissance  à  l’esprit  du  malin  et  non  à  l’Esprit  de  Christ.  Ne  nous  demandons  donc  plus  pourquoi  il  est  impossible  d’obtenir  la  Vie  Victorieuse  si  nous sommes encore accroché au passé.     Les choses qui entravent le dévouement Se rappeler momentanément que Dieu nous a sauvés peut contribuer à ce que nous  glorifions son nom pour ce qu’il a fait. Mais n’avons-nous pas assez de choses à le  glorifier  pour  sans  jeter  des  regards  dans  notre  passé  ?  Il  est  déjà  assez  terrible  d’avoir  péché  dans  le  passé  que  de  donner  la  puissance  à  ces  choses  d’entraver  notre dévouement dans le présent en les laissant revenir à la surface.     Lorsque  vous  pardonné  votre  enfant  pour  avoir  mal  fait,  désirez-vous  qu’il  se  lamente sur cela et qu’il en soit misérable pour des jours, des mois, des années ?  Plusieurs  enfants  de  Dieu  font  exactement  cela.  L’examen  de  conscience  à  définitivement sa place, mais de ruiner le présent en se lamentant de ce que nous  avons fait ou de ce qui nous est arrivé dans le passé EST PÉCHÉ.     Regardons  à  Simon  Pierre,  il  renia  le  Seigneur  Jésus  avec  des  jurons  et  des  imprécations. Mais le Seigneur le pardonna, le releva et l’utilisa de nouveau. Celui  des  onze disciples qui tomba le plus bas fut  celui  qui  fut choisi comme  le porteparole  du  Seigneur  le  jour  de  la  Pentecôte.  Pierre  n’alloua  jamais  son  passé  à  entraver  son  présent  car  on  le  voit  accuser  les  juifs  du  même  péché  qu’il  avait  commis : «Mais vous avez renié le Saint et le Juste…» (Ac.3 :14). Si Pierre avait  entretenu  constamment  des  remords  de  conscience  pour  sa  trahison,  il  aurait 

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sûrement fini  ses  jours  comme  Juda  qui  se  pendit,  car  nul  ne  peut  porter  un  tel  fardeau  sans  en  subir  les  conséquences  tôt  ou  tard.  Remercions  Dieu  que  nos  péchés sont effacés, et ne l’attristons jamais en ruinant notre présent par un triste  passé que nous nous reprochons, que ce passé soit de quelques jours seulement ou  plusieurs années. Notre attitude doit toujours être de «regarder à Jésus» : «mais je  fais  une  chose:  oubliant  ce  qui  est  derrière  moi,  et  m'avançant  vers  ce  qui  est  devant. Je cours avec ardeur vers le but, pour le prix de l'appel suprême de Dieu en  Jésus-Christ.» (Phil. 3 :13,14).     Le futur incertain Sommes-nous consentant de laisser entièrement les choses à venir entre les mains  de Dieu ? Plusieurs ont tendance à penser que Dieu prendra avantage d’eux ! Que  s’ils  sont  consentants  d’obéir  à  tout  ce  que  Dieu  désire,  qu’il  va  les  rendre  misérable. Ils ne peuvent se confier en Dieu pour qu’il remplisse leur vie de joie et  de paix, ainsi ils cherchent leurs plaisirs en ce monde et même parfois en péchant  délibérément. L’éditeur de ce texte en sait quelque chose, il a traversé des années  de malheurs et de misères dans sa quête pour la joie et la paix qui proviennent de  la présence interne de Christ. Dans l’épreuve de ses souffrances et de ses angoisses  incessantes,  l’idée  lui était  même venue que  Dieu  est un Dieu cruel qui se réjoui  dans  les malheurs de ses  enfants.  Comment  pouvait-il penser  autrement  lorsqu’il  vivait  dans  une  solitude  constante,  abandonné  de  tous,  rejeté  à  cause  de  ses  convictions,  sans  travail  et  sans  revenus,  affamé  régulièrement  à  cause  de  sa  pauvreté, n’ayant rien à se mettre sous la dent pour des jours de temps, ne pouvant  payer  les  comptes  des  services  réguliers  qui  sont  nécessaire  à  la  survie,  n’étant  sans  valeur  ni  pour la  société, ni pour sa famille, cherchant la  face  de Dieu  pour  apaiser  ses  douleurs  mais  ne  la  trouvant  point.  Souvent,  dans  des  moments  de  découragements, s’en remettant à Dieu dans la prière, il se releva avec la joie et la  paix  seulement  pour  les  voir  s’évanouir  dans  des  fausses  espérances  devant  les  épreuves constantes de la misère qui revenait l’entourer. Où était Christ dans tout  cela, où était  l’accomplissement de  ses  promesses dans lesquels il se confiait, où  était la toute-puissance de sa providence ?     Le Seigneur Jésus dit à ses disciples : «Je vous ai dit ces choses, afin que ma joie  demeure en vous, et que votre joie soit accomplie.» (Jean 15 :11). Mais de quelles  choses  parlait-il  ?  Simplement  de  garder  son  commandement  de  demeurer  dans  son  amour  (Jean  15 :9,10).  C’est  dans  ceci  que  se  trouve  la  joie  même  de  Dieu,  dans le fait de demeurer dans l’amour de Christ, et comme nous savons, Christ est  Lui-même l’amour de Dieu qui demeure en nous. Pouvons-nous désirer mieux que  cela ? Évidemment que s’Il habite en nous et vit sa vie en nous que nous avons SA  JOIE, il ne peut en être autrement     À partir de ce soir Seigneur Un petit garçon, tout excité, monta un soir sur les genoux de son père, et lui dit :  «Père, à partir de ce soir, je vais faire tout ce que tu demandes de moi.» Comment  le père réagit-il ? A-t-il pensé  en lui-même : «Finalement, j’ai cet enfant  en mon  pouvoir. Alors, voilà ma chance de rendre sa vie misérable.» Ceci est impensable.  Il amena le garçon plus prêt de lui, et le caressant tendrement, il fit le serment qu’il  ferait tout en son pouvoir pour rendre son garçon heureux.     Un  Dieu  d’amourva-t-il  prendre  avantage  de  nous  si  nous  abandonnons  tout  à  Lui  ? Serait-t-il  en  notre  dette  ?   Rappelez-vous  que  Dieu  a  non  seulement  lavolonté mais aussi la puissance de nous rendre extrêmement heureux. Pour ce qui  est de nos plans pour le futur, Dieu ne sait-il pas ce quiest mieux pour nous ?  Mais  trop  souvent  les  croyants  refusent  de  mettreleur  confiance  en  Lui,  préférant  agir  d’eux-mêmes  dans  la  planificationde  leur  existence  comme  s’ils  savaient  mieux 

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que Dieu qui est Souverainsur toutes choses.          

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Comment vivre une vie de vainqueur  

Plusieurs de nous maintiennent l’idée sournoise d’un enfant qui dit : «la foi c’est croire ce qui n’existe pas». Mais de ceci nous sommes as...

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