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LA CHRISTRINITÉ    -Traité de Christologie-   «La controverse sur l’unité de Dieu en la Personne unique de Christ»    par Jean leDuc     - Ce livre est une réponse à celui de David K. Bernard, J.D. «The Oneness of God»     

   Pour but de clarification, la Christrinité s'oppose au Trinitairianisme dont  l'enseignement dit qu'il existe trois   Personnes en Dieu. La Christrinité déclare plutôt qu'il existe trois Caractères en  une seule Personne qui est Dieu, à savoir: le Seigneur Jésus-Christ.     Toutes les citations de la Bible dans ce document proviennent soit de la Bible  Ostervald (B.O.), de la Bible Martin (B.M.), ou de la Bible de l’Épée (B.É.) et  seront ainsi indiquées dans les passages principaux.      

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               TABLE DES MATIÈRES                PRÉFACE DE L'AUTEUR     Chapitre 1 – LE MONOTHÉISME CHRÉTIEN   Définition du Monothéisme; Christothéisme et Christrianisme; le Modalisme et le  Sabellianisme : le Modalisme Abstrait ou Palaio-Modalisme des Unicitairiens,  l’Endogènisme Substantif ou Monarchisme Réfractif des Christriniens; l’Ancien  Testament proclame qu’il n’y a qu’un seul Dieu; le Nouveau testament proclame  qu’il n’y a qu’un seul Dieu; Conclusion.   Chapitre 2 – LA NATURE DE DIEU   Dieu est un Esprit; Dieu est invisible; Dieu a-t-il un corps ? Dieu est Omniscient  (il connaît tout); Dieu est Omnipotent (il est Tout-Puissant); Dieu est Éternel; Dieu  est Immuable (il ne peut changer); Dieu a une Individualité, une Personnalité, une  Rationalité; Dieu est Amour; les attributs moraux de Dieu; les Théophanies;  l’Ange de l’Éternel; Melchisédec; Le quatrième Homme dans le feu; Voyons-nous  des Théophanies dans le Nouveau Testament ?; L’Existence des anges;  Conclusion   Chapitre 3 – LES NOMS ET LES TITRES DE DIEU   La signification d’un Nom; Noms et Titres de Dieu dans l’Ancien Testament; Le  Nom de Élohim; Le Nom de YaHWeH; Noms composés de Jéhovah; La  Révélation Progressive du Nom; Le Nom de Jésus   Chapitre 4 - JÉSUS EST DIEU   L’Ancien Testament atteste que Jésus est Dieu; le Nouveau Testament affirme que  Jésus est Dieu; Dieu fut manifesté dans la chair comme Jésus; la Parole; Jésus était  Dieu depuis sa naissance dans la chair et même avant; le Mystère de la piété  (divinité?); Jésus est le Père; Jésus est Jéhovah; les Juifs comprirent très bien que  Jésus affirmait être Dieu; Jésus est Celui qui est sur le Trône; la Révélation de  Jésus-Christ; Jésus a toutes les attributs et les prérogatives de Dieu; Conclusion     «Dix autres chapitres à suivre»                                   PRÉFACE DE L’AUTEUR     * Pour différencier les partisans du mouvement «Oneness» Pentecôtistes et  Branhamistes de ceux du mouvement «Unitarien», il m’a fallu inventer le terme  «Unicitairien» pour désigner les premiers. Cela aussi pour ne pas confondre dans  ce texte le terme «Christrinien» avec ceux-ci, puisque celui-ci détient une 

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différente signification qui transcende leurs exégèses.       Ce livre est le résultat d’une série d’étude théologique sur le sujet de la doctrine de  la Trinité au niveau des Saintes-Écritures et de l’Histoire de l’Église. Il existe de  nos jours un besoin réel pour une étude compréhensive des explications sur les  vérités fondamentales de la Bible que nous maintenons précieusement, et ce  document fut désigné pour remplir ce manque évident de discernement sur un des  sujets les plus importants et controversés dans le christianisme moderne. Le  présent volume cherche à rassembler en un tout la discussion sur la Divinité. Il  affirme l’unité de Dieu en la personne unique de Jésus-Christ, ainsi que sa Divinité  et sa Royauté absolue. Son contenu se rapporte à un de mes livres précédents: «La  Subversion de la Trinité Ontologique» que j’ai écrit il y a déjà environ une  vingtaine d’années.       Le but de ce livre n’est pas d’enseigner des dogmes traditionnels ni des doctrines  conventionnelles issues des dénominations, mais d’enseigner la Parole de Dieu. Sa  position sur la «Christrinité», malgré quelques similarités historiques avec certains  mouvements, ne se rapporte à aucune religion, ni détient-elle des liens avec  l’enseignement des «Unicitariens» modalistes ou des «Unitariens» monothéistes.  C’est l’espérance de l’auteur que chaque personne puisse étudier le sujet avec  diligence et avec prières ferventes, comparant ce qui est présenté avec le Texte  Sacré de la Parole de Dieu sous la direction de l’Esprit. Plusieurs références  scripturaires sont données dans le texte pour aider le lecteur dans ses recherches.  En même temps, l’auteur reconnaît que nous devons tous demander au Seigneur  d’ouvrir notre cœur et notre esprit à la lumière de Sa Parole pour que nous  puissions obtenir une compréhension juste et précise de la révélation qu’il nous  accorde dans la connaissance de Sa Personne. «La lettre tue, mais l’Esprit  vivifie» (II Corinthiens 3:6). L’Esprit de Dieu nous enseignera et nous dirigera  dans toute la vérité sur ce sujet (Jean 14:26; 16:13; 1 Jean 2 : 27).  Conséquemment, notre Dieu, selon sa volonté souveraine et selon son bon plaisir,  nous accordera la révélation sur l’identité réelle du Seigneur Jésus-Christ  (Matthieu 11:27).       L’Unité de Dieu dans la conscience éternelle d’une triple existence de la Personne  Unique de Jésus-Christ, ce que nous nommons «la Christrinité», est basée sur  plusieurs années d’études et de recherches dans les Écritures, la Théologie  Systématique, l’Histoire de l’Église, et sur l’expérience personnelle de l’auteur. Je  suis reconnaissant envers plusieurs durant cette période de ma vie,  particulièrement envers ma femme Irène qui me témoigna d’une grande patience et  qui contribua à ce sujet par plusieurs discussions que nous avons entretenues.  Aussi je dois nommer mon frère en Christ, Jean-Pierre Pothier qui m’a encouragé  et supporté dans les pires des épreuves que j’ai traversées.       Le but de ce livre est de contribuer à l’établissement des vérités de la Parole de  Dieu dans notre génération, d’affirmer le monothéisme chrétien sous la  désignation plus explicite d’un terme nouveau, celui de «Christothéisme», terme  qui représente l’essence même de la «Christrinité». En faisant ainsi, mon désir est  d’élever Christ au-dessus de toutes choses, car je crois fermement que le Seigneur  Jésus est Dieu manifesté dans la chair, et qu’en Lui réside toute la plénitude de la  Divinité (1 Timothée 3 : 16; Colossiens 2:9-10).       Jean leDuc       Chapitre 1. LE MONOTHÉISME CHRÉTIEN  

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"Écoute, Israël: L’Éternel, notre Dieu, est le seul Éternel" (Deutéronome 6:4; B.M.).   "Dieu est son seul {médiateur}" (Galates 3:20; B.É.).   Il y a un seul Dieu, un seul vrai Éternel. Cette doctrine est centrale au message de  la Bible. L’Ancien et le Nouveau Testament l’enseigne clairement et d’une  manière emphatique. Malgré la simplicité de ce message et le fait que la Bible le  présente clairement, plusieurs de ceux qui croient en l’existence de Dieu ne l’ont  pas compris. Même au sein du Christianisme plusieurs personnes, incluant les  Théologiens, n’ont pas saisi la simplicité de ce message essentiel. Notre but est  d’adresser ce problème, d’affirmer et expliquer la doctrine biblique de l’Unité de  Dieu, de montrer sans ambivalence que le Seigneur Jésus-Christ est le seul vrai  Dieu qui est révélé dans l’Ancien comme dans le Nouveau Testament, et que son  existence est substantielle et éternelle.       Définition du Monothéisme   La croyance en un seul vrai Dieu porte la désignation de monothéisme, terme qui  vient de deux mots grecs: monos, signifiant seul, unique, un; et theos, signifiant  Dieu, le Tout-Puissant. Tous ceux qui n’acceptent pas le monothéisme peuvent  être classifiés des désignations suivantes: un athée, celui qui renie l’existence de  Dieu; un agnostique, celui qui affirme que Dieu est inconnu et ne peut l’être; un  panthéiste, celui qui identifie Dieu à la nature ou aux puissances de l’univers; ou  un polythéiste, celui qui croit dans l’existence de plusieurs dieux. Le Dithéisme, la  croyance en deux dieux, est une forme de polythéisme, ainsi est le trithéisme, la  croyance en trois dieux. D’entre toutes les religions du monde, trois seulement  sont considéré comme étant monothéistique: le Judaïsme, l’Islam, et le  Christianisme traditionnel. Il faut réaliser que cette considération est générale  seulement, car le monothéisme moderne de ces religions ne peut être estimé  comme étant authentique du fait que ces religions ne reconnaissent point le  Seigneur Jésus-Christ comme étant le seul vrai Dieu, la seule et unique Personne  dans la Divinité.       D’entre les rangs de ceux qui se nomment chrétiens, il existe toutefois différentes  positions en ce qui concerne la nature de la Divinité. Une de ces positions qui est  en provenance de l’Orthodoxie Nicéenne et qui a pour nom le Trinitairianisme,  affirme qu’il y a trois personnes distinctes dans la Divinité – Dieu le Père, Dieu le  Fils, et Dieu le Saint-Esprit – mais toutefois un seul Dieu. D’entre les Trinitairiens,  on peut remarquer deux tendances extrêmes. D’une manière, certains Trinitairiens  mettrent l’emphase sur l’unité de Dieu sans avoir une compréhension juste du  sujet, sans s’informer en quoi consiste l’implication d’affirmer l’existence de trois  personnes en Dieu. Tandis que d’autres Trinitairiens mettrent l’emphase sur la  tripartie de la Trinité au point qu’ils croient dans trois êtres conscients, ce qui fait  que leur position est essentiellement trithéiste du fait qu’ils ont divisé le Dieu  indivisible en trois personnes qui deviennent trois dieux. Non seulement cette  forme d’idolâtrie fait de Jésus un dieu de deuxième classe, mais elle affirme aussi  qu’il est né deux fois «engendré du Père» et «né de la vierge Marie», et pousse son  audace jusqu’à dire qu’il est absolument nécessaire de croire en une telle Trinité  pour être sauvé.       En plus du trinitairianisme, il existe la doctrine du Binitairianisme, enseignement  qui ne reconnaît pas le Saint-Esprit comme étant une personne, et dont la croyance  affirme qu’il n’y a que deux personnes en Dieu. Les Monothéistes et  Christothéistes ont démontré clairement que le Trinitairianisme et le  Binitairianisme affaiblissent le monothéisme enseigné dans les Saintes-Écritures.  Ils insistent que la Divinité ne peut être divisée en personnes distinctes et que Dieu  est absolument UN.  

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   Christothéisme et Christrianisme   Le Christrianisme spécifie surtout que Dieu est une seule Personne qui possède la  conscience éternelle d’une triple existencedans une seule essence. C'est à dire que  Christ est conscientéternellement d'être Père, Fils et Saint-Esprit en même temps.   Nous voyons ainsi une triple existence qui existe par soi-même en une seule  personne, et non pas trois existences séparées individuellement qui existeraient par  eux-mêmes. La Christrinité explique ce fait en faisant une comparaison avec un  homme qui est chef de famille. Dans cette optique, il est facile de comprendre  qu’un homme est le père de son fils, le fils de son père, et le conseiller de sa  famille. Tout en étant une seule personne, cet homme est conscient d’une triple  existence. Sa vie est caractérisée par les trois rôles de son existence unique de  père, de fils, et de conseiller. Aussi, il faut remarquer que les trois distinctions,  rôles, dignités, ou caractéristiques d’une telle existence sont permanent dans la vie  de la personne, c’est à dire que cet homme ne cesse d’être père quand il est fils, ne  cesse d’être fils quand il est père, et ne cesse d’être père et fils quand il est  conseiller, ni ne cesse d’être conseiller quand il est père et fils. Ce qui est  intéressant à remarquer est que le mot «rôle» correspond au Latin «Persona» d’où  nous avons le mot «personne» qui devrait être plus proprement «personnalité».  L’équivalent Grec du mot «Persona» est «Charaktèr» d’où nous avons le mot  «caractère». Il est évident que l’homme dont nous parlons n’est pas trois  personnes distinctes, mais qu’il incarne trois différents caractères ou qualificatifs  dans l’essence (du Grec : upostaseos) de son existence. Ainsi est-il dit du Seigneur  Jésus : «et qui étant la splendeur de sa gloire et l’empreinte (charaktèr) de sa  personne (upostaseos)… (Hébreux 1 : 3). Dans ce contexte, il est clair que la  Divinité ne peut être divisée en trois personnes distinctes, chacune ayant sa propre  conscience d’existence. Dieu est absolument UN, un seul Dieu, une seule  Personne, un seul Seigneur (Éphésiens 4 : 4-7). Nous touchons ici une nouvelle  forme d’expression du monothéisme qui porte une désignation plus précise, à  savoir celle de «Christothéisme». Comme nous allons voir dans le corps de notre  étude, ce nouveau terme, qui correspond plus à la vérité des Saintes-Écritures, n’a  que certaines similarités théologiques et historiques avec le premier du fait qu’il  affirme l’unité de Dieu, mais de là il surpasse de loin son exégèse. Étant ancré  dans la transcendance de Christ qui est l’essence même de la Parole de Dieu, le  Christothéisme enseigne trois qualificatifs d’existences qui sont éternels en une  seule Personne.       Les croyants du strict monothéisme se retrouvent dans deux catégories. La  première affirme qu’il y a un seul Dieu, mais d’une manière ou d’une autre, par  leur attestation, ils dénient la pleine divinité du Seigneur Jésus-Christ. Cette  position fut représentée dans l’histoire de l’Église primitive par le  «Subordinationisme» de certaines personnes comme Paul de Samosate, et par les  Ariens, dirigés par Arius d’Alexandrie. Ces groupes reléguèrent le Seigneur Jésus  à la position d’un dieu créé, un dieu subordonné, un petit dieu, ou un demi-dieu.  Ils niaient la divinité de Jésus et la personnalité du Saint-Esprit.      Le Modalisme et le Sabellianisme   La deuxième catégorie, qui représente une forme de monothéistes qui se veut plus  dans le sens des Saintes-Écritures, affirme la foi en un seul Dieu, tout en mettant  l’emphase que la plénitude de la Divinité est manifesté en Jésus-Christ. Ils croient  que le Père, le Fils, et le Saint-Esprit sont des manifestations, des modes par  lesquels le seul Dieu se dévoila aux hommes. Les anciens historiens de l’Église  utilisèrent les termes Modalisme Patripassien et Modalisme Monarchique pour  décrire cette position qui fut maintenue par Noët, Praxéas, et Sabellius. Ce dernier  maintenait une variante regrettable du Modalisme qui annula la Divinité du Fils. Il  substitua au Modalisme imprécis de Noët et Praxéas un Modalisme Abstrait et 

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progressif de modes intérimaires ou de rôles transitoires. Son concept d’un  Modalisme Progressif, nommé le Sabellianisme, contribua à discréditer tout le  Modalisme en entier et dressa la voie pour la subversion de l’Orthodoxie Nicéenne  de la Trinité Ontologique qui fit du Seigneur Jésus un dieu de seconde classe.  Ainsi dit le Dr. H.R. MacKingtosh:  "Les points de vues extrêmes de Sabellius ne  doivent pas être imposés à tous les Modalistes". Toutefois, quoique le Modalisme  a certains aspects bibliques qui méritent d’être considérés, il est loin de représenter  avec précision la vérité sur la révélation de la triple existence de Dieu.       Le Modalisme Abstrait ou Palaio-Modalisme des Unicitairiens   La Modalisme refit surface dans nos temps modernes. Au vingtième siècle, ceux  qui disent croire dans l’unité indivisible de Dieu et dans la pleine Divinité du  Seigneur Jésus-Christ, utilisent le terme «Unicitaire» (de l’anglais Oneness) pour  décrire leur croyance. Ils utilisent aussi les expressions «Un Seul Dieu» et «Nom  de Jésus» comme des adjectifs pour se désigner aux yeux du monde. Mais ceux  qui les opposent utilisent plus que souvent des qualificatifs dérogatoires et  trompeurs comme «Jésus Seul» et «Nouvelle Source». (L’appellation «Jésus Seul»  semble trompeur car pour les Trinitairiens il implique un rejet du Père et du SaintEsprit. Néanmoins, les Unicitairiens ne dénient point le Père et l’Esprit, mais  plutôt les voient comme les différents rôles du seul Dieu qui est l’Esprit de Jésus.)  Cette forme de Modalisme est extrinsèque, c’est à dire que les trois modes ou rôles  sont extérieurs à l’essence de Dieu. L’Unicitairianisme moderne est ce qu’on peut  nommer du «Palaio-Modalisme» (Palaio : mot grec qui signifie – ancien, antique,  archaïque, désuet), c’est à dire qu’il maintient encore une ancienne forme de  Modalisme fortement teintée du Sabellianisme. Un regard diligent sur leur  position nous indique qu’ils affirment eux aussi un Modalisme Progressif abstrait.  Cela se voit dans le fait que leur exégèse présente un développement provisoire  qui rend compte des rôles, modes ou manifestations de Dieu d’une manière qui  annule explicitement les trois modes d’existence divine qu’ils proclament, qui  pour eux ce sont des manifestations temporaires. Malgré leur affirmation que le  Seigneur Jésus est pleinement Dieu, ils renient sa Divinité en attestant que le rôle  du Fils est temporaire et non éternel, selon eux le rôle de Fils a eu un début et une  fin. Il devient ainsi évident que les Unicitairiens ont emprunté la voie dangereuse  du Sabellianisme. L’élément le plus marquant dans leur position est qu’elle ne  présente aucune considération pour une Trinité endogène substantive dont les  qualificatifs de l’existence de Dieu sont intrinsèques et transcendants. Aussi,  quoique cette position dise que Dieu a une personnalité, elle ne trouve aucune  place pour le mot «Personne» dans son affirmation que le Père, le Fils, et le SaintEsprit sont Un seul Dieu qui selon eux est «l’Esprit de Jésus». En fait, cette  position affirme clairement qu’il n’y a aucune personne en Dieu. Que Dieu ne soit  pas une Personne mais seulement un Esprit néglige d’accréditer pleinement la  présence du Seigneur Jésus au ciel dans son corps glorifié comme le Nouvel  Homme et Dieu Tout-Puissant. Il est évident que Dieu est Esprit, mais nous  savons qu’Il possède tous les traits et caractéristiques d’une personnalité et dans  cette optique nous ne pouvons négliger le fait que Dieu est aussi Une Personne.  Ceci devient encore plus évident lorsque nous considérons que Dieu créa l’homme  à son image et que l’homme est une personne. Grosso Modo, cette doctrine  démontre un manque considérable de compréhension sur la révélation de la  Personne de Christ et sur l’essence de Dieu et doit être condamnée comme une  doctrine dangereuse et anti-chrétienne.       L’Endogènisme Substantif ou Monarchisme Réfractif des Christriniens   Le Christothéisme de la doctrine de la Christrinité présente une triple existence  intrinsèque dans l’essence de Dieu qui se nomme l’Endogènisme. Cette doctrine a  quelques affinités avec le Modalisme, mais les similarités ne sont que  superficielles. Quoique les deux positions affirment l’unité de Dieu et la Divinité 

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du Seigneur Jésus-Christ, le Modalisme est purement extrinsèque et temporel,  tandis que l’Endogènisme est purement intrinsèque et éternel. L’Endogènisme n’a  aucun rapport ni affiliation avec le Modalisme, les deux sont entièrement opposé  dans leur concept de la Divinité. Contrairement au Palaio-Modalisme des  Unicitairiens, les Christriniens affirment d’une manière claire et précise que le  Seigneur Jésus est le Père, le Fils, et le Saint-Esprit éternellement. Cette position  déclare qu’il y a qu’une seule Personne en Dieu, à savoir le Seigneur Jésus-Christ,  qui se révèle à nous à travers les pages de l’Écriture dans les trois dignités ou  qualificatifs réfractifs de son existence. Loin du concept progressif du  Sabellianisme qui déclare que Dieu se révéla comme Père, puis cessa d’être Père  quand il se révéla comme Fils, et cessa d’être Fils quand il se révéla comme SaintEsprit, le Christrianisme débute avec le Seigneur Jésus et affirme que Jésus est  conscient éternellement d’être Père, Fils, et Saint-Esprit. C’est à dire que notre  Dieu, le Seigneur Jésus, ne cesse d’être Père quand il se révèle comme Fils, et ne  cesse d’être Fils quand il se révèle comme Saint-Esprit, et ne cesse d'être SaintEsprit quand il se révèle commePère et Fils. Cette position présente une Trinité  endogène dont les qualificatifs, dignités ou désignations d’existences sont  intrinsèques et interactionnelles éternellement en Christ. C’est à dire que la  conscience de Dieu maintient éternellement une triple diversité d’orientation  réfractive des qualifications de son essence qui passe continuellement d’une  fonction à l’autre. Elle est réflexive dans le sens qu’elle se prend elle-même pour  l’objet de son existence, faisant que ses désignations sont en relation continuelle  avec elle-même dans l’essence unique de la seule Personne en Dieu, à savoir  Jésus-Christ. Cette position se nomme aussi le Monarchisme Réfractif du fait  qu’elle affirme que le Seigneur Jésus-Christ est le seul Monarque absolu dont la  Monarchie est une triple dignité interne et interactionnelle dans l’essence de son  existence. Cette Monarchie maintient éternellement la dignité de Père, la dignité  de Fils, et la dignité de Saint-Esprit, dans une seule conscience éternelle dont le  nom est JE SUIS (YaHWeH), Celui qui est l’Autosuffisant et l’Exalté. Comme  seul Monarque, Il est la Tête du Corps du Conseil de Dieu qui rassemble tous les  éléments de son ensemble et dont le nom est Élohim. YaHWeH est la Téte et  Élohim est le Corps de son existence. Un seul Dieu, une seule Personne, un seul  Corps dont le nom est JÉSUS-CHRIST en qui nous sommes et par qui nous  sommes.       En sommaire, le Christianisme produisit cinq positions différentes sur la Divinité :  (1) le Trinitairianisme subversif de l’Orthodoxie Nicéenne (Catholiques,  Protestants), (2) le Binitairianisme dont Origène et Arius d’Alexandrie en furent  les propagateurs (Témoins de Jéhovah, Disciples de Christ, Église de Dieu  Universelle), (3) le Monothéisme strict qui ne reconnaît point la Divinité de Christ  (Judaïsme, Islam, Unitairien), (4) le Modalisme Abstrait des Unicitairien qui rejète  l’existence éternelle du rôle du Fils, annulant ainsi non seulement la Divinité du  Fils, mais aussi inconsciemment (?) celle du Père et du Saint-Esprit (Pentecôtistes  Unitaires et Branhamistes), (5) l’Endogènisme Substantif ou Monarchisme  Réfractif du Christrianisme qui affirme la Divinité du Seigneur Jésus-Christ dans  sa conscience éternelle d’une triple existence endogène qualificative (Calvinisme  Marginal). Ayant donné une courte évaluation des croyances sur la Divinité,  regardons maintenant ce que la Parole de Dieu, la Bible, nous dit sur ce sujet.     L’Ancien Testament enseigne qu’il y a qu’un seul Dieu   L’expression  classique  de  la  doctrine  d’un  seul  Dieu  se  trouve  en  Deutéronome  6:4. "Écoute, Israël, L’Éternel notre Dieu, est le seul Éternel" (B.M.) Ce verset de  l’Écriture est devenu l’affirmation de la foi la plus distinctive et la plus importante  pour  les  Juifs.  Ils  nomment  cette  citation  biblique  «le  Shêma»,  d’après  les  premiers  mots  dans  la  phrase  en  Hébreu,   et  le  cite  souvent  en  notre  langue  comme : «Écoute, O Israël, le Seigneur est notre Dieu, le Seigneur est Un". Selon 

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la tradition, un Juif dévoué, cherche toujours à faire cette confession juste avant sa  mort.       Dans  Deutéronome  6:5,  Dieu  fait  suivre  ce  message  par  un  commandement  qui  demande une foi et un amour total pour lui-même comme le seul Dieu unique: "Tu  aimeras donc l’Éternel, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toutes tes  forces."  Il  nous  importe  de  remarquer  l’importance  que  Dieu  attache  à  ces  deux  versets. Il commande que ces versets soient placé dans nos cœurs (v.6), enseigné à  nos  enfants (v.7),  lié sur nos  mains  et notre  front  (v.8), et  écrit sur les poteaux et  sur les portes de notre maison (v.9).       Plusieurs  autres  passages  de  l’Ancien  Testament  affirment  fortement  le  strict  monothéisme. Les dix Commandements  débutent  avec "Tu n’auras  point  d’autres  dieux  devant  ma  face"  (Exode  20:3;  Deutéronome  5:7).  Dieu  souligne  ce  commandement  en  déclarant  qu’il  est  un  Dieu  jaloux  (Exode  20:5).  Dans  Deutéronome 32:39, Dieu dit qu’il n’y a aucun autre dieu avec lui. Il n’y a point de  tel  que  toi,  et  il  n’y  a  point  d’autre  Dieu  que  toi  (2 Samuel  7:22;  I Chroniques  17:20).  Tu es Dieu, toi  seul  (Psalm 86:10). Le même sujet est fortement souligné  dans Ésaie.   "Il n’y a point eu de Dieu formé avant moi, il n’y en aura point après moi. C’est moi, c’est moi qui suis l’Éternel, et il n’y a point de Sauveur que moi" (Ésaie 43:10-11; B.O.).   "Je suis le premier et je suis le dernier, et il n’y a point d’autre Dieu que moi" (Ésaie 44:6).   "Y a-t-il un autre Dieu que moi? Il n’y a point d’autre rocher; je n’en connais point" (Ésaie 44:8).   "Ainsi dit l’Éternel, ton Rédempteur, qui t’a formé dès le sein maternel: C’est moi, l’Éternel, qui ai fait toutes choses, qui seul ai déployé les cieux et qui, par moimême étendis la terre" (Ésaie 44:24).   "Je suis l’Éternel, et il n’y en a point d’autre" (Ésaie 45:6).   "Et il n’y a point d’autre Dieu que moi. Il n’y a point de Dieu juste et sauveur, que moi. Regardez vers moi et soyez sauvés, vous tous les bouts de la terre! Car je suis Dieu, et il n’y en a point d’autre" (Ésaie 45:21-22).   "Rappelez-vous les premières choses, celles des temps anciens; car je suis Dieu, et il n’y en a point d’autre; je suis Dieu, et il n’y en a point comme moi" (Ésaie 46:9).  "Je ne donnerai pas ma gloire à un autre" (Ésaie 48:11; voir aussi Ésaie 42:8).   "Éternel des armées, Dieu d’Israël, qui sièges entre les chérubins! Toi seul, tu es le Dieu de tous les royaumes de la terre; c’est toi qui a fait les cieux et la terre" (Ésaie 37:16).       Il  n’y  a  aucun  doute  que  l’Ancien  Testament  nous  indique  que  Dieu  est  UN.  La  remarque  la  plus  commune  des  Trinitairiens  à  propos  de  la  doctrine  de  l’Ancien  Testament  sur  le  fait  que  Dieu  est  UN,  est  que  Dieu  voulait  simplement  mettre  l’emphase  sur  son  unité  face  aux  divinités  païennes,  mais  qu’il  existait  toujours  comme une pluralité de Personnes. Or, si cette conjecture est vraie, pourquoi Dieu  ne l’a-t-il jamais indiqué clairement? Pourquoi est ce que les Juifs n’y virent point  une théologie de Personnes mais plutôt insistèrent sur le monothéisme absolu? Le  Texte  Sacré  ne  porte  à  aucune  autre  conclusion.  Il  exclut  emphatiquement  la  pluralité  de  Personnes  dans  la  Divinité  en utilisant  une  terminologie  puissante  de  mots clairs et précis qui transmettent le message du monothéisme : «aucun, aucun  autre,  aucun  comme  moi,  aucun  à  part  de  moi,  aucun  avec  moi,  seul,  par  moimême,  un».  Dieu  ne  peut  nous  rendre  le  sujet  plus  clair  qu’il  n’existe  aucune  pluralité  de  Personnes  dans  la  Divinité.  Bref,  l’Ancien  Testament  affirme  sans  équivoque  que  Dieu  est  absolument  UN  en  nombre,  non  pas  deux,  ni  trois 

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Personnes.       Le Nouveau Testament enseigne qu’il existe un seul Dieu   Dans son enseignement, le Seigneur Jésus souligna vigoureusement le passage de  Deutéronome  6:4,  le  nommant  le  premier  de  tous  les  Commandements  (Marc  12:29-30).  Or,  le  Nouveau  Testament  présuppose  l’enseignement  de  l’Ancien  de  Un seul Dieu et reprend ce message essentiel à plusieurs reprises.   "Car il y a un seul Dieu, qui justifiera…" (Romains 3:30; B.O.).   "il n’y a qu’un seul Dieu." (I Corinthiens 8:4).   "Toutefois, nous n’avons qu’un seul Dieu, le Père… et (c’est à dire) un seul Seigneur, Jésus-Christ…" (I Corinthiens 8:6).   "mais Dieu est un seul" (Galates 3:20).   "Un seul Dieu et Père de tous…" (Éphésiens 4:6).   "Car il y a un seul Dieu…" (I Timothée 2:5).   "…il y a un seul Dieu…" (Jacques 2:19).     Encore une fois nous voyons que la Bible appelle Dieu celui qui est «Saint» (I Jean  2:20). Aussi il n’y a qu’un seul trône au ciel et un seul y est assis (Apocalypse 4:2).      Dans  les  chapitres  qui  vont  suives,  nous  explorerons  plus  en  profondeur  le  Monothéisme ou Christothéisme du Nouveau Testament, mais les versets que nous  avons  déjà  cités  plus  haut  sont  suffisant  pour  établir  que  cet  enseignement  s’y  trouve ancré solidement.       Conclusion   Comme  nous  avons  vu,  la  Bible  en  entier  enseigne  le  monothéisme  ou  plus  précisément  le  Christothéisme.  Le  peuple  de  Dieu  fut  toujours  identifié  par  le  message d’un seul Dieu. Dieu choisit Abraham à cause de son désir de délaisser les  dieux  de  sa  nation  et  de  son  père  pour  adorer  le  seul  vrai  Dieu  (Genèse  12:1-8).  Dieu  châtia  Israël  chaque  fois  qu’il  tomba  dans  l’adoration  d’autres  dieux.  Le  polythéisme  fut  une  des  raisons  principales  pour  laquelle  Dieu  l’envoya  en  captivité (Actes 7:43). Ce fut en Israël et dans une religion monothéiste purgée du  polythéisme  que  le  Sauveur  vint  en  ce  monde.  Ils  furent  complètement  monothéistes mais ne purent en saisir la profondeur car la vérité de son essence se  trouve en Christ seul.       Aujourd’hui Dieu demande encore une adoration monothéiste basée sur Christ seul  qui  se  nomme  le  Christothéisme.  En  tant  que  chrétien  nous  sommes  les  héritiers  d’Abraham par la  foi, et  cette position  exaltée  demande que  nous ayons la  même  foi  Christothéiste  dans  le  Dieu  d’Abraham  (Romans  4:13-17).  Comme  chrétien  dans  le  monde,  nous ne  devons  jamais  cesser  de  déclarer le  même message  qu’il  n’y a qu’un seul vrai Dieu, à savoir le Seigneur Jésus-Christ.      Chapitre 2. LA NATURE DE DIEU   "Dieu est esprit, et il faut que ceux qui l’adorent, l’adorent en esprit et en vérité" (Jean 4:24; B.O.).   Pour continuer notre étude du Christothéisme de l’unité de Dieu, il est essentiel que  nous apprenions davantage sur la nature même  de Dieu. Évidemment notre petite  intelligence  ne  peut  découvrir  ni  comprendre  tout  de  Dieu,  mais  la  Bible  nous  décrit  plusieurs  caractéristique  et  attributs  importants  que  Dieu  possède.  Dans  ce  chapitre nous discuterons de quelques-uns de ces attributs qui font parti essentielle  de  la  nature  de  Dieu.  Nous  allons  regarder  aussi  quelques-unes  des  manières  par 

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lesquelles Dieu  révéla  sa nature à  l’humanité, particulièrement ses  manifestations  visibles.       Dieu est Un Esprit   Le  Seigneur  Jésus  a  proclamé  cette  vérité  dans  Jean  4:24.  Elle  est  révélée  du  commencement  de  la  Bible  à  la  fin,  de  Genèse  1:2  ("…et  l’Esprit  de  Dieu  se  mouvait  sur  les  eaux")  à  l’Apocalypse  22:17  ("L’Esprit  et  l’Épouse  dissent:  Viens"). Hébreux 12:9 appelle Dieu «le Père des esprits».       Un  esprit  c’est  quoi?  Le  Dictionnaire  Quillet  nous  dit :  "lat.  spiritus,  souffle  – Substance incorporelle et consciente d’elle-même. – Se dit de Dieu, des anges, de  l’âme  humaine,  etc.»  Le  Dictionnaire  Larousse  mentionne : «Principe  immatériel  vital,  substance  incorporelle;  âme  (par  opp.  à  corps».  Le  mot  Hébreu  traduit  par  esprit est «ruwach», et il peut signifier le vent, le respire, la vie, ou l’intellect. Le  même  mot  en  Grec  est  «pneuma»,  et  ses  significations  sont  variées,  un  courant  d’air,  le  vent,  le  respire,  l’âme,  principe  vital,  ange,  démon,  ou  Dieu.  Toutes  ces  définitions mettent l’emphase sur le fait qu’un esprit n’a ni chair ni os (Luc 24:39).  Pareillement,  Jésus  indique  que  l’Esprit  de  Dieu  n’a  ni  chair  ni  sang  (Matthieu  16:17).  Conséquemment,  lorsque  la  Bible  nous  dit  que  Dieu  est  un  Esprit,  elle  signifie qu’il ne peut être vu ou touché physiquement par un être humain. Comme  Esprit  il  est  un  être  surnaturel  intelligent  qui  n’a  pas  de  corps  physique  comme  nous  avons. Mais  cela  ne  signifie pas qu’il  n’a  pas  de corps  car nous  savons  que  Christ est entré au ciel avec un corps glorifié, le corps du Nouvel Homme, c’est à  dire un corps qui n’est pas limité par la matière ou substance de l’univers, un corps  spirituel qui opère selon un différent système de loi que nous ne connaissons point  et duquel tous les élus seront vêtus.       Dieu est Invisible   Puisque Dieu est un Esprit, Il est invisible à moins qu’Il choisisse de se manifester  à l’homme dans  une forme  visible. Dieu dit à Moïse, "Tu ne pourras pas  voir ma  face; car l’homme ne peut me voir,  et vivre"  (Exode  33:20; B.O.). "Personne  n’a  jamais vu Dieu" (Jean 1:18; I Jean 4:12). Non seulement aucun homme n’a jamais  vu  Dieu,  mais personne  ne  peut  le voir  (I Timothée 6:16). A plusieurs  reprises la  Bible  décrit  Dieu  comme  étant  invisible  (Colossiens  1:15;  I Timothée  1:17,  Hébreux  11:27).  Quoique  l’homme  puisse  voir  Dieu  lorsqu’il  apparaît  sous  différentes formes, il en advient qu’aucun homme ne peut voir directement l’Esprit  invisible  de  Dieu.  Le  seul  homme  qui  a  vu  Dieu  est  celui  qui  vient  de  Dieu,  à  savoir  le  Seigneur  Jésus-Christ  qui  est  l’enveloppe  visible  du  Dieu  invisible :  «Personne n'a jamais vu Dieu; le seul Fils engendré, qui est l'enveloppe visible du  Père invisible, est celui qui l'a manifesté dans la chair» (Jean 1 : 18; Col. 1: 15; 1 Tim. 3 : 16; Hébr. 1 : 3; B.É.).       Dieu est Omniprésent (Présent partout)   Étant un Esprit, Dieu peut être présent partout en même-temps. Il est le seul Esprit  à  être  vraiment  omniprésent,  car  tous  les  autres  esprits,  tells  que  les  anges,  sont  limités  à  l’existence  qui  leur  fut  octroyée.  (Ésaie  6 :  1-3;  Ézéchiel  1 :  12;  2  Thessaloniciens 1 : 7; Jude 6; Apocalypse 5 : 11).       Quoique Dieu soit omniprésent, nous ne pouvons pas l’identifier avec les forces de  l’âme,  la  nature ou  les  puissances  de  l’univers,  ce  qui serait  du  panthéisme  et  de  l’animisme, car Dieu possède l’individualité, la personnalité, et l’intelligence.       Salomon  reconnaissait  l’omniprésence  de  Dieu  dans  sa  prière  lors  de  la  dédicace  du  Temple,  disant,  "…Voici,  les  cieux,  même  les  cieux,  ne  peuvent  te  contenir;  combien  moins  cette  maison  que  j’ai  bâtie"  (I Rois  8:27;  voir  2 Chroniques  2:6;  6:18). Dieu même déclare son omniprésence en disant, "Le ciel est mon trône, et la 

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terre mon  marchepied"  (Ésaie  66:1;  voir  aussi  Actes  7:49).  Paul  prêcha  que  le  Seigneur  n’est  "pas  loin  de  chacun  de  nous:  Car  en  Lui  nous  avons  la  vie,  le  mouvement  et  l’être…"  (Actes  17:27-28).  La  plus  belle  description  de  l’omniprésence de Dieu se trouve dans les Psaumes 139:7-13: "Où irais-je loin de  ton Esprit, et où fuirais-je loin de ta face? Si je monte aux cieux, tu y es; si je me  couche au Sépulcre, t’y voilà. Si je prends les ailles de l’aube du jour, et que j’aille  habiter au bout de la mer, Là même, ta main me conduira, et ta droite me saisira.  Si je dis : Au moins les ténèbres me couvriront; la nuit devient lumière autour de  moi;  Les  ténèbres  mêmes  ne  sont  pas  obscures  pour  toi,  et  la  nuit  resplendit  comme le jour; les ténèbres sont comme la lumière. Car c’est toi qui as formé mes  reins, qui m’a façonné dans le sein de ma mère."       Pourquoi la Bible décrit-elle Dieu comme étant au ciel si Il est omniprésent? Voici  quelques  réponses.  (1) Le  ciel  n’est  pas  une  localité  mais  un  état  d’être.  Il  représente  l’immensité  et  la  majesté  de  Dieu  et  nous  enseigne  que  Dieu  est  transcendant.  En  d’autres  mots,  Dieu  est  hors  la  portée  de  la  compréhension  humaine  et  n’est  pas  limité  à  cette  terre.  (2) Le  ciel  se  réfère  au  centre  du  raisonnement  et  de  l’activité  de  Dieu,  sa  base  d’opérations  si  vous  le  voulez.  (3) Le ciel se réfère à la présence immédiate de Dieu, la plénitude de sa gloire et  de  sa  puissance  qu’aucun  homme  mortel  ne  peut  voir  et  vivre  (Exode  33:20).  (4) Aussi, le ciel se réfère à la manifestation visible de Dieu parmi les anges et les  saints. En aucune manière le Seigneur notre Dieu n’est omniprésent, il n’est limité  à aucune place ni à la densité d’un corps matériel.       Similairement,  lorsque  la  Bible  dit  que  Dieu  vint  sur  la  terre  ou  apparu  à  un  homme, cela n’annule pas son omniprésence. Simplement cela veut dire que Dieu  modifia le point de concentration de son activité pour répondre à certains besoins  face à un individuel ou à une situation. Lorsque Dieu vient sur la terre, le ciel n’est  pas  vide,  car  là  où  Dieu  est,  le  ciel  est,  puisque  le  ciel  est  la  présence  de  Dieu  même.  Il  agit  dans  les  sphères  spirituelles  et  terrestres,  même  en  plusieurs  locations  en  même  temps.  Il  est  très  important  pour  nous  de  reconnaître  la  magnitude de  l’omniprésence de Dieu et de  ne pas le limité par notre expérience  humaine.       Dieu a-t-il un Corps?   Nous  avons  déjà  répondu  en  partie  à  cette  question.  Puisque  Dieu  est  un  Esprit  invisible  et  qu’il  est  omniprésent,  il  n’est  aucunement  limité  à  un  corps  comme  nous  l’entendons.  Il  n’a  pas  assumé  plusieurs  formes  et  manifestations  dans  l’Ancien Testament pour que l’homme puisse le voir et saisir sa présence. (Voir la  section sur les théophanies plus loin dans ce chapitre.) La Bible n’a aucun registre  d’une  manifestation  permanente  de  Dieu  avant  la  naissance  miraculeuse  du  Seigneur Jésus-Christ. Évidemment, en Christ, Dieu a eu un corps humain qu’il a  glorifié et qui est immortel, et même éternel.       Or, le corps glorifié du Seigneur Jésus-Christ est le Corps de Dieu, car Christ est  Dieu  manifesté  dans  la  chair  (Jean  1 :  14;  1  Timothée  3 :  16).  C’est  un  Corps  immortel  du  fait  de  sa  nature  humaine  parfaite  et  sans  péché.  Toutefois,  comme  corps humain, il fut né dans le temps lorsqu’il fut formé dans le sein de la vierge  Marie. Mais c’est aussi un corps éternel, du fait qu’il fut glorifié et que le Seigneur  traversa avec ce corps le voile du temps pour habiter l’éternité, car dans l’éternité  le temps n’existe pas, il n’y a ni commencement ni fin. Pour mieux comprendre ce  paradoxe entre le temps et l’éternité, il est important pour nous de saisir le fait que  Dieu  est  Tout-Puissant  et  que  son  nom  est  l’Éternel,  ses  desseins  furent  déjà  arrivés au moment même qu’il les pensa en existence. Aux yeux de Dieu tout est  déjà terminé, tout fut accompli dans l’éternité. Pour nous, nous commençons qu’en  saisir  le  sens  car  nous  habitons  dans  le  temps  et  nous  sommes  que  de  simples 

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créatures dont le raisonnement est teinté par le péché. Le Seigneur notre Dieu nous  accorde sa révélation selon son bon plaisir et au moment où il choisit de le faire.  En d’autres mots, le fait que Dieu pensa de se manifesté dans la chair comme Fils  ne signifie  pas que le  corps du  Fils a  un  commencement  limité  au  temps,  car  ce  que  Dieu pense, il le  pense  éternellement.  Dans ce  contexte  de l’éternité, Dieu  a  déterminé  d’avance  l’existence  éternelle  de  certaines  choses  et  l’existence  temporelle  de  d’autres.  Aussi,  c’est  dans  ce  décret  éternel  que  nous  retrouvons  l’élection des élus et la réprobation des réprouvés. Nous reviendrons plus loin sur  ce sujet mystérieux et intrigant.       Cela voudrait-il dire que les références corporelles par rapport à Dieu comme les  yeux,  les  mains,  les  doigts,  les  bras,  les  pieds,  le  cœur,  doivent  être  compris  littéralement?  Aucunement.  Ce  sont  plutôt  des  termes  figuratifs,  des  anthropomorphismes  (désignation  qui  attribue  des  termes  humains  à  des  significations  spirituelles  pour  qu’elles  soit  comprises  par  notre  intelligence  limitée).       Comme exemple, le cœur de Dieu signifie son intellect et ses émotions, et non un  organe qui pompe le sang dans les veines d’un corps (Genèse 6:6; 8:21). Lorsque  Dieu dit que le ciel est  son trône et que la  terre est son  marchepied,  il décrit son  omniprésence  et  non  des  pieds  qui  se  tiennent  littéralement  sur  notre  globe  terrestre  (Ésaie  66:1).  Lorsque  Dieu  dit  que  sa  main  droite  a  étendu  les  cieux,  il  décrit  la  majesté  de  sa  puissance  souveraine  et  non  une  main  gigantesque  qui  s’étend  à  travers  notre  atmosphère  (Ésaie  48:13).  "Les  yeux  de  l’Éternel  sont  en  tous lieux" ne signifie pas que Dieu a des yeux physique partout, mais indique son  omniprésence  et  son  omniscience  (Proverbes  15:3).  Lorsque  Jésus  chassa  les  démons par le doigt de Dieu, il ne fit pas descendre du ciel un doigt énorme, mais  cela signifie qu’il exerça la puissance de Dieu dont il fut le détenteur absolu (Luc  11:20). En fait, une interprétation littérale des visions et descriptions physiques de  Dieu  nous  porterait  à  croire  que  Dieu  a  des  ailes  (Psaumes  91:4).  Bref,  comme  Esprit  ou  Être  Spirituel,  Dieu  n’a  pas  de  corps  physique  comme  nous,  à  moins  qu’il choisisse de se manifester dans une forme corporelle comme il le fit en Jésus.  Dieu  s’est  révélé  pleinement  en  Jésus  (Colossiens  2 :  9).  Il  est  complètement  impossible  de  séparer  Dieu  du  Seigneur  Jésus  car  il  est  l’enveloppe  visible  du  Dieu invisible. Hors de Christ il n’y a point de Dieu, ni aucune autre Personne en  Dieu,  car  il  est  la  gloire  unique  du  Père  manifesté  comme  Fils  (Jean  1 :  14;  Philippiens 2 : 11; 1 Jean 5 : 20, 21; B.É.).      Dieu est Omniscient (Il connaît tout)   Les Psaumes 139:1-6 nous enseignent clairement que Dieu connaît toutes choses,  incluant  nos gestes, nos  pensées, nos voies, et nos paroles. Job confessa, "Je sais  que tu peux tout, et qu’on ne te saurait empêcher de faire ce que tu penses" (Job  42:2).  Dieu  a  une  complète  connaissance  de  tout,  même  du  futur  (Actes  2:23).  Comme l’omniprésence, l’omniscience est un attribut qui appartient à Dieu seul. Il  est  le  seul  qui  soit  sage"  (I Timothée  1:17).  La  Bible  n’identifie  aucune  autre  créature  qui  connaisse  toutes  les  pensées  de  l’homme,  incluant  le  futur  et  toutes  autres choses.       Dieu est Omnipotent (Tout-Puissant)   Dieu  se  nomme  lui-même  le  Tout-Puissant  à  maintes  reprises  dans  la  Bible  (Genèse  17:1;  35:11,  etc.).  Il  possède  toute  la  puissance  qui  puisse  exister,  et  personne  ne  peut  exercer  aucun  pouvoir  sans  sa  permission  (Romains  13:1).  Seulement Dieu est omnipotent, car un seul peut détenir tout le pouvoir,  Il est  le  Monarque  absolu.  Aussi,  1  Timothée  6:15  décrit  notre  Dieu,  le  Seigneur  JésusChrist, comme "…le bienheureux et seul souverain, le Roi des rois, et le Seigneur  des seigneurs." Et même, tous proclament dans le ciel "…Alléluia ! car il règne le 

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Seigneur Dieu, le Tout-Puissant" (Apocalypse 19:6). Dieu décrit merveilleusement  son omnipotence en Job, chapitres 38 à 41.       Les  seules  limitations  que Dieu  puisse  avoir,  sont  celles qu’il  s’est imposé à luimême,  ou  qui  sont  les  résultats  de  sa  nature  morale.  Puisqu’il  est  Saint  et  sans  péché,  il  demeure  à  l’intérieur  de  ses  propres  limitations  morales.  Ainsi,  il  est  impossible à Dieu de mentir ou de contredire sa propre Parole (Tite 1:2; Hébreux  6:18).       Puisque Dieu est Tout-Puissant, il est évident qu’il est le Souverain absolu et que  rien n’échappe à sa puissance. Admettre le contraire serait renier son existence, ce  qui  serait  la  pire  des  folies.  Or,  la  Souveraineté  de  Dieu  est  l’élément  le  plus  important dans la vie du chrétien, car Dieu est Souverain sur son salut comme sur  sa sanctification. Ce qui est impératif à savoir, et que plusieurs négligent, est que  la  Souveraineté  de  Dieu  annule  par  sa  désignation  même  le  libre-arbitre  de  l’homme. Il ne peut exister deux souverains, l’homme et Dieu, ce qui veut dire que  le  libre-choix  n’existe  point.  Dieu  accorde  la  liberté  à  l’homme  à  l’intérieur  des  lois  et  des  principes  qu’il  a  déterminés  d’avance  lui-même  de  toute  éternité,  et  personne  ne  peut  y  échapper.  En  fait,  le  terme  «Souverain»  est  une  désignation  puissante qui exige la soumission. Dans un Royaume il y a un seul Roi qui règne  en Monarque absolu, et tous ceux qui habitent ce royaume doivent lui être soumis  entièrement. Nous sommes que de simples créatures et il est notre Créateur ToutPuissant. Rien n’arrive sans sa volonté. Il nourrit les oiseaux de ciel (Matt. 6 : 26)  et aucun d’eux ne tombe en terre sans sa volonté (Matt. 10 : 29). Il a même compté  les cheveux de notre tête (Matt. 10 : 30; Luc 12 : 7) et nous affirme qu’il s’occupe  de nous (Matt. 6 : 31-33). Jésus dit même : «Si donc vous ne pouvez pas même les  plus petites choses, pourquoi vous inquiétez-vous du reste? (Luc 12 : 26). Malgré  cela, un grand nombre de ceux qui se disent chrétiens persistent à dire que Dieu a  créé l’homme libre, qu’il ne s’impose jamais sur notre liberté, et que nous avons le  choix de croire pour être sauvé. Une telle attitude n’est que de l’arrogance et de la  rébellion. Elle va à l’encontre de ce que nous avons vu, à savoir que Dieu accorda  la liberté à l’homme uniquement à l’intérieure des lois vertueuses et des principes  bienséants  qu’il  a  déterminés.  Cela  dit,  il  importe  de  remarquer  que  l’homme  perdu  cette  liberté  bénéfique  lors  de  sa  rébellion  à  la  chute  lorsqu’il  déclara  son  indépendance de Dieu. Depuis, sa capacité de choisir est esclave de la chair et du  péché  (Romains  7 :  18-23).  Notre  capacité  de  choisir  est  issue  de  notre  volonté  d’indépendance  de  vouloir  affermir  notre  propre  existence,  d’être  le  maître  de  notre  destin.  Mais  Jésus  a  dit :  «…vous  ne  pouvez  pas  même  les  plus  petites  choses».  On  ne  cesse  d’affirmer  aujourd’hui  que  le  salut  est  une  décision  personnelle, mais la Parole de Dieu nous dit : «J’aurai compassion de celui de qui  j’aurai  compassion,  et  je  ferai  miséricorde  à  celui  à  qui  je  ferai  miséricorde.  Ce  n’est  donc  point  de  celui  qui  veut,  ni  de  celui  qui  court,  mais  de  Dieu  qui  fait  miséricorde…  Il  a  donc  compassion  de  celui  qu’il  veut  et  il  endurcit  celui  qu’il  veut… qui est celui qui peut résister à sa volonté? (Romains 9 : 15-19). En plus la  Parole  de  Dieu  affirme  que  ceux  qui  sont  fait  enfants  de  Dieu, «…ne  sont  point  nés de sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme; mais ils sont  nés de Dieu» (Jean 1 : 12, 13). Devant de telles évidences, il est impossible de dire  que  l’homme  a  le  libre  choix  de  croire  ou  non.  En  fait,  la  foi  même  est  un  don  gratuit  (Éphésiens  2 :  8)  qui  est  donné  à  ceux  à  qui  la  vie  éternelle  est  réservée  (Actes 13 : 48) selon le bon plaisir et le conseil de la volonté souveraine de Dieu  (Éphésiens 1 : 4-11). Bref, même dans notre désobéissance et notre rébellion nous  ne pouvons échapper à la Souveraineté de Dieu, car il est le Tout-Puissant et il a  prévu et déterminé toutes les voies possibles. Personne ne peut aller en dehors des  limites que Dieu a prédéterminées pour chacun de nous.       Une dernière note sur ce sujet. Qui dit Souveraineté de Dieu, dit aussi Royauté de 

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Christ car les deux sont une seule et même chose, et nous avons qu’Un Seul Dieu  qui  est  Seul  Seigneur  sur  toutes  choses.  Dans  ce  contexte,  il  est  important  de  remarquer  que  l’Évangile  du  Royaume  de  Dieu  signifie  aussi  l’Évangile  de  la  Souveraineté  de  Dieu,  car  le  mot  «royaume»  implique  par  nécessité  la  royauté,  c’est à dire «la Souveraineté». Cela nous indique que le salut est une soumission à  cette vérité, du fait que le seul Dieu souverain s’est manifesté dans la chair, qu’il  est  mort  volontairement  sur  la  croix  pour  nos  péchés,  et  qu’il  est  ressuscité  corporellement selon sa propre puissance pour notre justification : «Celui qui croit  au Fils a la vie éternelle; mais celui qui n'est pas soumis au Fils ne verra point la  vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui» (Jean 3 : 36; B.É.). Et même ceux sur  qui la colère de Dieu demeure furent désignés ainsi de toute éternité (Romains 9 :  22, 23; Proverbes 16 : 4; Jude 4). Rien n’échappe à la souveraineté de notre Dieu  Tout-Puissant. Il est le Maître de la vie, mais aussi de la mort (Apocalypse 1 : 18).  «Car notre Dieu  est aussi un feu dévorant» (Hébreux 12 :  29); «Et  quiconque ne  fut pas trouvé écrit dans le livre de vie, fut jeté dans l’étang de feu» (Apocalypse  20 : 15).     Dieu est Éternel   Aucun  enseignement  n’est  plus  clair  dans  les  Saintes-Écritures,  du  fait  que  Dieu  est Éternel, Immortel, et Infini (Deutéronome 33:27; Ésaie 9:6; I Timothée 1:17).  Il est le Premier et le Dernier (Ésaie 44:6; Apocalypse 1: 8). Il n’a jamais eu aucun  commencement et n’aura jamais aucune fin.  Toutes les autres créatures, incluant  l’homme,  ont  un  commencement  et  une  fin  en  ce  monde.  Mais  aussi  tous  sont  immortels dans le fait que la continuité de leur existence est assurée par Dieu, soit  à leur condamnation ou à leur salut, selon que Dieu a tout prédestiné.  Quoique les  élus  sont  donné  la  vie  éternelle  et  qu’il  font  partie  du  Conseil  Divin  de  toute  éternité avec  les anges,  ils  ne  peuvent être  considéré comme éternel dans le sens  qu’ils ont un début en Dieu et que leur existence dépend de la grâce de notre Dieu  Souverain et seul Éternel (Jean 10 : 28; 11 : 25, 26). Mais, ils sont donné d’être un  avec Lui dans l’éternité (Jean 17 : 21-24) et de ce fait, faisant partie de son Corps,  ils  sont  au  commencement  comme  à  la  fin,  car  le  temps  n’existe  pas  dans  l’éternité, mais Dieu seul connaît le passé et le futur, et seul il a créé toutes choses  et a déterminé la voie de tout ce qui existe. Dieu est le Seul Éternel.       Dieu est Immuable (Il ne peut changer)   Le caractère et les attributs de Dieu ne changent jamais: "…je suis l’Éternel, je ne  change pas" (Malachie 3:6). Il est vrai que quelques fois Dieu s’est repenti d’agir  d’une  telle  façon  avec  l’homme,  mais  cela  fut  toujours  dans  le  contexte  de  sa  Souveraineté  après  avoir  rigoureusement  entraîné  l’homme  à  changé  ses  voies  tortueuses, selon  qu’il  avait  prévu dans son  décret  éternel.  La nature de Dieu  est  constante,  seulement  le  cours  de  ses  actions  change  pour  répondre  aux  changements de l’homme, comme il l’a prédéterminé. Comme exemple, citons la  repentance de Ninive pour laquelle Dieu changea ses plans de détruire cette  ville  (Jonas  3:10).  Un  des  éléments  important  à  remarquer  ici  est  la  définition  de  la  repentance.  A  première  vue,  la  repentance  peut  sembler  conditionnelle,  mais  la  réalité  est  toute  autre  car  c’est  Dieu  lui-même  qui  donne  la  repentance  (2  Corinthiens 7: 10; 2 Timothée 2: 25). Aussi, la Bible parle quelques fois que Dieu  s’est repenti, mais toujours dans le sens qu’il est attristé plutôt que dans le sens de  changer  sa  décision  face  à  une  circonstance  donnée  (Genèse  6:6).  L’éternité  implique par nécessité la stabilité. Le fait  que Dieu ne puisse changer est la  base  de la confiance qui nous est donné d’avoir en Lui. Le Seigneur est fidèle en toutes  choses, car il ne peut se renier Lui-même (2 Timothée 2 : 13). 

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  Dieu a une Individualité, une Personnalité, et une Rationalité   Dieu  est  un  Être  intelligent  avec  sa  propre  volonté  (Romains  9:19)  et  sa  propre  capacité de raisonner (Ésaie 1:18). Il possède une pensée intelligente qui nous est  insondable (Romains 11:33-34). Aussi, que Dieu a des émotions, nous est indiqué  par le fait qu’il créa l’homme à son image (Genèse 1:27). Il est important de ne pas  mélanger l’amour avec les  émotions de Dieu. L’amour ou  «agapeo»  est l’essence  même  de  Dieu  (1  Jean  4 :  8,  16),  non  une  émotion,  mais  un  principe  de  renoncement éternel dans lequel il se retrouve Lui-même dans la triple existence de  sa conscience éternelle.  L’amour  de  Dieu est  un renoncement, le sacrifice éternel  qui est l’essence même de la vie. Le renoncement à soi fut en effet l’enseignement  principal du  Seigneur  Jésus : «Si quelqu’un  veut  venir  après moi,  qu’il renonce à  soi-même…»  (Matthieu  16 :  24);  «Car  quiconque  s’élèvera,  sera  abaissé;  et  quiconque s’abaissera, sera élevé» (Matthieu 23 : 12). La Bible nous dit que Dieu a  plusieurs émotions : l’affection, la réjouissance, la pitié ou la compassion, la haine  du  péché  et  du  pécheur,  le  zèle  pour  la  justice  ou  la  droiture  (Psaumes  18:19;  103:13;  Proverbes  6:16;  Exode  20:5).  Il  est  lent  à  la  colère,  mais  il  peut  en  être  provoqué (Psaumes 103:8; Deutéronome 4:25). Dieu peut être attristé (Genèse 6:6)  et  béni  (Psaumes  103:1).  Évidemment,  ses  émotions  transcendent  les  nôtres,  et  nous  pouvons  les  expliquer  seulement  par  des  termes  qui  décrivent  les  émotions  humaines.       Dieu est Amour   La signification centrale de l'Amour de Dieu (l’AGAPÉ) se trouve dans ces paroles  de Jésus:       "Car  Dieu  a  tant  aimé  le  monde,  qu'il  a  donné  son  seul  Fils  engendré,  afin  que  quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle" (Jean.3:16).       Le Saint Esprit nous indique par ces paroles que l'Amour est un don non mérité (1  Jean. 4: 9, 10).  Il n'y a aucun doute que l'Amour de Dieu est complètement centré  sur  le  sacrifice  de  Jésus.   Ceci  établie  une  relation  importante  du  mot  "Amour"  avec celui de "sacrifice"; les deux signifierait une seule et même chose, et seraient  même  interchangeable:  aimer  c'est  se  sacrifier,  et  vice  versa;  car  le  don  c'est  le  sacrifice et le sacrifice c'est le don.  Ceci est confirmer par ces paroles de Jésus:       "Il n'y a pas de plus grand  amour que  de  donner sa  vie  pour ses amis" (Jean. 15:  13).       Or, d'entre les synonymes de "DON", nous obtenons des mots clés qui enrichissent  notre  compréhension  du  mot  "AMOUR":  gratification,  oblation,  offrande,  offrir,  faveur,  grâce.   Dans  ceux  de  "SACRIFICE",  nous  retrouvons:  offrande,  don,  renoncement, don de soi.  Nous sommes loin ici de l'Amour qui est désigné comme  une affection, un amitié, un attachement, un attrait, une estime, une passion ou une  tendresse; ceux-ci sont représenté par le mot PHILEO et non par AGAPAO. Ainsi  nous  pouvons  dire  avec  l'Écriture  que  "Dieu  est  amour",  mais  non  point  que  "l'amour  est  Dieu";  nous  gardant  de  déifier  les  caractéristiques  comme  font  les  païens.        L'étymologie  de  AGAPAO  est  incertaine,  nous  dit  Gerhard  Kittel  (Theological Dictionary of thé New Testament): "Plus que souvent le mot signifie "satisfaire ou  satisfaction",  comme  satisfaire  quelque  chose  ou  quelqu'un.   Selon  l'attitude  externe  de  l'expression  il  signifie  "honorer,  recevoir,  saluer";  mais  il  est  relié  d'avantage à l'attitude interne de "chercher après quelque chose, désirer quelqu'un  ou quelque chose", chercher à être satisfait.  Il donne la signification de "préférer,  d'estimer  une  personne  plus  qu'une  autre;  impliquant  ainsi  l'Élection  et  la 

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Rétribution d'après la Souveraineté de Dieu selon la doctrine de la Prédestination.   La nature spécifique de AGAPAO devient apparente à ce point.  C'est un Amour  qui fait une distinction, sélectionnant  et gardant précieusement son objet; un acte  libre et décisif déterminé par son sujet.  C'est un amour actif et inconditionnel qui  se  donne  pour  satisfaire  au  besoin  d'un  autre  dans  son  abaissement  pour  l'élever  dans la gloire éternelle".       Or  les  synonymes  de  "satisfaire"  rejoignent  pleinement  la  signification  profonde  du sacrifice de Jésus: "apaiser, contenter, exaucer, accomplir, payer, acquitter de,  exécuter,  faire  droit,  compenser,  réparer";  tous  reliés  aux  différentes  nuances  du  mot "DON" comme un sacrifice ou un renoncement:       "Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il se charge jour  de cette croix, et qu'il me suive" (Luc 9: 23).       Ce fut en effet le péché d'Adam et Ève qui refusèrent de renoncer de choisir ce qui  fut bien ou mal pour eux, plutôt que de laisser ce choix à Dieu qui les avait créé et  qui  éprouvait  leur  amour  pour  Lui.   C'est  pour  cela  que  Christ  est  venu,  afin  de  réparer  la  faille  d'Adam,  en  nous  enseignant  et  vivant  le  renoncement  pour  que  nous soyons sauvé; car la chute, c'est tout simplement  "le fait que chacun suit sa  propre  voie"  (Es.  53:  6)  réclamant  son  indépendance  de  Dieu.   Or  celui  qui  renonce  à  lui  même  pour  Jésus,  entrera  dans  la  gloire  éternelle;  mais  celui  qui  renonce à Jésus, entrera dans le feu de la perdition éternelle. Dire que l'Amour est  un  sacrifice,  nous  indique  qu'il  est  le  "Don de  soi",  le  renoncement  volontaire  et  consciencieux  de  nos  désirs,  de  nos  pensées,  de  nos  imaginations,  de  nos  raisonnements,  de  nos  actions  et  de  nos  projets;  l'abandon  total  dans  l'assurance  d'une confiance certaine en Jésus.  L'Amour, en tant que principe de renoncement,  est  le  pivot  éternel  de  l'existence  même,  l'axe  absolu  autour  duquel  tourne  toute  l'Écriture, de la Genèse à l'Apocalypse.  C'est le seul moyen de venir à Jésus pour  être  sauvé  et  recevoir  la  vie  éternelle  (Luc  9:23);  et  le  seul  qui  nous  enseigne  à  renoncer aux choses de ce monde dans notre marche de chaque jour:       "Car  la  Grâce  de  Dieu,  salutaire  à  tous  les  hommes,  a  été  manifestée:  nous  enseignant qu'en renonçant l'impiété et aux passions mondaines, nous vivions dans  ce  présent  siècle,  sobrement,  justement  et  religieusement;  en  attendant  la  bienheureuse  espérance  et  la  manifestation  de  la  gloire  de  notre  Grand  Dieu  et  Sauveur, Jésus-Christ; qui s'est donné soi-même pour nous, afin de nous racheter  de toute iniquité, et de nous purifier, pour lui être un peuple qui lui appartienne en  propre, et qui soit zélé pour les bonnes oeuvres" (Tite 2 11-14).       Nous  arrivons  présentement  à  l'essence  même  de  l'Amour  sacrificiel,  l'Agapé.   L'apôtre Jean nous dit que "Dieu est amour" (l Jean. 4: 16). Selon S. Samouélian  (La Préexistence de Jésus-Christ),  "cette  définition  de  l'apôtre  ne  veut  pas  seulement  dire  que  Dieu  aime  la  race  humaine,  mais  qu'il  est  amour  dans  son  essence même.  Rien en Lui est contraire à l'amour, il ne peut être qu'amour.  Dieu  est amour de toute éternité.  S'il cessait d'être amour, il cesserait d'être Dieu.  Dieu  étant amour indépendamment de toute créature, son amour ne commence pas avec  ce qu'il a créé, puisqu'il crée par amour (c'est à dire qu'il renonce à Lui-même pour  que tout ait son existence, et se retrouve Lui-même dans son renoncement)  Sa vie  intime ne se trouvant pas transformée à la suite de son oeuvre de création, puisque  cette vie préside à son oeuvre".       Ceci  indique  que  Dieu  se  sacrifie  de  toute  éternité,  qu'il  est  un  éternel  renoncement; c'est à dire que Dieu se donne éternellement à Lui-même à l'intérieur  de  Lui-même  pour  revenir  à  Lui-même.   Dieu  est  donc  l'éternel  "don  de  soi";  l'Agapé  par  excellence.   Il  est  le  "JE  SUIS,  l'Éternel,  l'Auto-Suffisant".   Si 

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l'homme créé  à  l'image  de  Dieu  est  appelé  à  renoncer  à  soi  même;  Dieu  a  plus  forte  raison  renonce  à  Soi-même  dans  un  sens  encore  plus  profond,  sublime  et  constant.  Il ne peut demander à l'homme ce qu'il ne demande pas de Lui-même.   Le renoncement à soi-même est donc l'abaissement de l'être par lequel il est élevé  dans  l'essence  de  l'existence  éternelle.   Nous  trouvons  donc  ici  la  signification  profonde de ces paroles de Jésus:       "Mais  que  celui  qui  est  le  plus  grand  entre  vous,  soit  votre  serviteur.  Car  quiconque  s'élèvera,  sera  abaissé;  et  quiconque  s'abaissera,  sera  élevé" (Mat.23:11,12).     Les Attributs de la Moralité de Dieu   Le  Seigneur  notre  Dieu  possède  plusieurs  attributs  qui  découlent  de  son  amour.  Voici  un  tableau,  quoique  imparfait  et  incomplet,  des  attributs  de  sa  moralité  divine.       Tableau 1:   Les attributs de la moralité divine   1   L’amour   I Jean 4:8   2   La lumière   I Jean 1:5   3   La sainteté   I Pierre 1:16   4   La miséricorde   Psaumes 103:8   5   La gentillesse   Psaumes 18:35   6   L’intégrité   Psaumes 129:4   7   La bonté   Romains 2:4   8   La perfection   Matthieu 5:48   9   La justice   Ésaie 45:21   10   La fidélité   I Corinthiens 10:13   11   La vérité   Jean 17:17   12   La grâce   Psaumes 103:8       Ces  attributs  de  la  moralité  divine  ne  sont  jamais  contradictoires,  mais  oeuvrent  ensemble  dans  une  harmonie  parfaite.  Comme  exemple,  la  sainteté  de  Dieu  demande  une  séparation  instantanée  entre  Dieu  et  l’homme  à  cause  du  péché.  Alors, l’intégrité de Dieu, ainsi que sa justice, demande la mort comme peine pour  le péché, mais sa miséricorde désire le pardon du pécheur. Dieu satisfait sa justice  et sa miséricorde envers ses élus par la mort de Christ sur le Calvaire, manifestant  ainsi le plan du salut qu’il avait établi avant même la fondation du monde.       Nous récoltons les bénéfices de la miséricorde de Dieu, lorsqu’il nous est donné de  recevoir l’œuvre rédemptrice du rachat particulier de Christ, qui est appliquée dans  notre  vie  par  le  moyen  du  don  de  la  foi  (Éphésiens  2 :  8;  Philippiens  1 :  29).  Lorsque  nous  nous  soumettons  et  recevons  par  le  don  de  la  foi  le  plan  du  salut,  Dieu nous attribue la justice de Christ par les mérites de son sang versé pour nous  sur  la  croix  (Romains  3:21-5:21;  1  Pierre  1 :  18-21).  Ainsi  Dieu  nous  justifie  et  nous pardonne tous nos péchés, passé, présent, et futur (I Jean 1:9); et nous restore  en pleine communion avec Lui sans violer Sa Sainteté, car Christ est mort comme  notre  substitut  et  a  porté  sur  Lui  la  peine  du  châtiment  éternel  qui  nous  était  réservé, nous libérant ainsi de la colère du jugement à venir. Qu’il soit spécifié de  nouveau  que  cette  délivrance  divine  s’applique  uniquement  à  ceux  que  Dieu  a  choisis au  salut  avant la fondation du monde (Jean 15 : 16a; Romains 8 : 28, 29; 

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9 : 22, 23; Éphésiens 1 : 4, 5, 11). Quoique Christ soit le sacrifice pour les péchés  du  monde  entier,  seulement  les  élus  d’avant  la  fondation  du  monde en  reçoivent  l’efficacité  pour  être  sauvé.  Par  la  règle  de  la  propitiation  établie  par  Christ,  les  réprouvés sont destinés à rejeter la valeur du sacrifice soit par leur incrédulité, soit  par leur  fausses  doctrines  et  leur faux évangile : «C'est lui  qui  est la  propitiation  pour  nos  péchés;  et  non  seulement  en  ce  qui  nous  concerne,  mais  en  ce  qui  concerne aussi pour régler le monde» (1 Jean 2 : 2; B.É.). Or, il est clair selon les  Écritures  que  le  salut  est  particulier  et  non  universel.  Christ  est  venu  sauver  seulement  son  peuple,  c’est  à  dire  ceux  qu’il  a  choisis  dans  le  Conseil  de  Dieu  avant la fondation du monde.       La  mort  de  Christ,  innocent  et  sans  péchés,  ainsi  que  l’attribution  de  sa  droiture  envers ses élus, a satisfait pleinement la justice et la sainteté de Dieu. Ceux qui ont  été  destiné  à  rejeter  le  rachat  particulier  et  non  répétitif  de  Christ,  sont  laissé  de  côté  pour  faire  face  au  jugement  de  Dieu.  Cette  condamnation  des  réprouvés  provient du fait que Dieu a déterminé de manifester sa justice envers les enfants de  colère  qu’il a créé dans ce but spécifique (Proverbes 16 :  4; Romains 9 : 22, 23).  Mais  aussi  du  fait  que  sa  sainteté  demande  sa  séparation  d’avec  les  hommes  pécheurs, et que sa justice demande la mort éternelle pour ceux-ci. Ainsi la justice  et  la  miséricorde  sont  des  aspects  complémentaires  de  la  nature  de  Dieu,  tout  comme  le  sont  sa  sainteté  et  son  amour.  Lorsque  nous  recevons  l’amour  et  la  miséricorde  de  Dieu,  sa  justice  et  sa  sainteté  sont  satisfait  en  nous  à  cause  de  Christ.  Qu’il  soit  noté  qu’il  est  impossible  à  un  élu  de  rejeter  l’amour  et  la  miséricorde de Dieu, ni de perdre son salut, car ces choses ne dépendent point de  nous mais de Dieu, et notre Dieu est immuable et entièrement digne de confiance  pour achever l’œuvre qu’il a débuté en nous (Philippiens 1 : 6).       Évidemment le tableau plus haut ne peut décrire toutes les qualités de Dieu. Dieu  est transcendant et aucun être humain ne peut le comprendre pleinement. "Car mes  pensées ne sont pas vos pensées, et vos voies ne sont pas mes voies, dit l’Éternel.  Car  autant  les  cieux  sont  élevés  au-dessus  de  la  terre,  autant  mes  voies  sont  élevées  au-dessus  de  vos  voies  et  mes  pensées  au-dessus  de  vos  pensées" (Ésaie  55:8-9).  "O  profondeur  de  la  richesse,  et  de  la  sagesse,  et  de  la  connaissance  de  Dieu  !  Que  ses  jugements  sont  impénétrables,  et  que  ses  voies  sont  incompréhensibles  !  Car  qui  a  connu  la  pensée  du  Seigneur,  ou,  qui  a  été  son  conseiller ?" (Romains 11:33-34; B.O.).     Les Théophanies   Une des manières par laquelle Dieu se révèle à l’homme dans l’Ancien Testament  est  par  ce  qui  se  nomme  des  théophanies.  Une  théophanie  est  une  manifestation  visible  de  Dieu  dont  l’aspect  est  temporaire,  soit  dans  une  vision  ou  sous  une  forme  corporelle.  Comme  nous  avons  vu,  Dieu  est  invisible  à  l’homme  Pour  se  faire  connaître  visiblement,  il  se  manifeste  dans  une  forme  physique  et  souvent  corporelle.  Quoique  l’homme  ne  puisse  voir  l’Esprit  de  Dieu,  il  peut  voir  sa  représentation. Plus bas nous verrons certaines façons que  Dieu  employa  pour se  manifester aux hommes dans l’Ancien Testament.       Dieu  apparut  à  Abram,  nommé  par  après  Abraham,  dans  une  vision  comme  une  voix  audible,  une  fournaise  fumante,  une  flamme  de  feu,  et  sous  la  forme  d’un  homme  (Genèse  15:1;  15:17;  18:1-33).  Dans  ce  dernier  cas,  Dieu et  deux  anges,  sous  la  forme  de  trois  hommes,  apparurent  à  Abram  et  mangèrent  avec  lui  la  nourriture qu’il leur fit préparer (18: 1-8). Les deux anges partirent pour la ville de  Sodome  tandis  que  Dieu  demeura  avec  Abram  pour  discuter  avec  lui  (Genèse  18:22; 19:1). Une analyse soignée du contexte de cette histoire factuelle, révèle la  possibilité  que  le  mot  «ange»  dans  le  texte  devrait  être  prit  dans  le  sens  de  sa  signification  réelle  de  «messager»,  s’appliquant  ainsi  uniquement  à  des  hommes 

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qui sont serviteurs de l’Éternel. Ainsi, il est possible de voir dans cette visite que  les deux anges auraient été Noé et son fils Sem, tandis que le Seigneur notre Dieu  serait  le  seul  sous  une  forme  corporelle  qui  serait  Melchisédec  (Voir  la  section  dans  ce  chapitre  sur  Melchisédec).  Quoiqu’il  en  soit,  nous  avons  ici  l’évidence  d’une théophanie par laquelle Dieu se révéla à l’homme.       Le  Seigneur  notre  Dieu  apparut  à  Jacob  dans  un  songe,  puis  comme  un  homme  (Genèse  28:12-16; 32:24-32). Jacob  lutta avec cet  homme, l’a  vaincu, et déclara:  "J’ai vu Dieu face  à face et mon âme a été délivrée." Le Texte Sacré nous décrit  aussi cette apparition de Dieu à Jacob comme étant un ange (Osée 12: 4, 5), plus  précisément «l’Ange de l’Éternel».       Dieu apparut à Moïse dans une nuée de gloire et dans un feu dévorant sur le mont  Sinaï,  il  lui  parla  face  à  face  dans  le  Tabernacle,  et  lui  révéla  partiellement  sa  gloire (non sa face), permettant à Moïse de le voir seulement par-derrière (Exode  24:12-18;  33:9-11;  33:18-23).  Les  références  à  la  face  de  Dieu  sont  en  toute  probabilité  que  des  métaphores  de  la  présence  de  Dieu,  et  peuvent  s’appliquer  à  différents types de manifestations.       Dieu  se  manifesta  «à  la  vue  de  tout  le  people»  d’Israël  par  des  tonnerres,  des  éclairs,  une  nuée,  une  voix,  un  son  de  trompette,  la  fumée,  le  feu,  et  un  tremblement  de  terre  (Exode  19:11-19;  Deutéronome  5:4-5,  22-27).  Il  montra  aussi  sa  gloire  et  envoya  le  feu  de sa  présence  à  la  vue  de tout  Israël  (Lévitique  9:23-24; 10:1-2).       Job  vit  Dieu  dans  un  tourbillon  (une  tempête)  (Job  38:1;  42:5).  Plusieurs  autres  prophètes  virent  Dieu  dans  des  visions,  ce  qui  est  un  des  caractéristiques  principaux d’un  prophète  (Ésaie 6;  Ézéchiel  1:26-28; 8:1-4; Daniel 7:2,  9; Amos  9:1). A Ézéchiel il apparut sous la forme d’un homme enveloppé de feu. A Daniel  il apparut dans ses visions de  la nuit comme l’Ancien des Jours. Plusieurs autres  passages  des  Écritures  nous  disent  que  Dieu  apparut  à  certaines  personnes  sans  décrire la manière qu’il le fit. Isaac, Samuel, Aaron, Miriam, Balaam, en sont des  exemples.     L’Ange de l’Éternel   Quelques-unes  des  apparitions  de  l’Ange  de  l’Éternel  semblent  être  des  théophanies. L’Ange de l’Éternel apparut à Agar, lui parla comme s’il était Dieu,  et fut même appelé Dieu par elle (Genèse 16:7-13). La Bible nous dit que l’Ange  de l’Éternel apparut à Moïse dans une flamme de feu au milieu d’un buisson, puis  dit que Dieu parla avec Moïse à cette occasion (Exode 3; Actes 7:30-38). Le livre  de l’Exode 14:19 nous dit que l’Ange de Dieu allait devant le camp d’Israël dans  une  colonne  de  nuée.  L’Ange  de  l’Éternel  apparut  à  Israël  dans  Juges  2:1-5  et  parla  comme  Dieu.  Plus  loin,  Juges  6:11-24  décrit  l’apparition  de  l’Ange  de  l’Éternel à Gédéon comme étant Dieu même. Encore, l’Ange de l’Éternel apparut  à Manoah et à sa femme, les parents de Samson, et s’identifie comme Celui qui est  Admirable  (voir  aussi  Ésaie  9:  5),  ceux-ci  dirent  qu’ils  avaient  vu  Dieu  (v.22)  (Juges 13:2-23).       Quoique  certains  passages  soient  ambigus,  l’Ange  de  l’Éternel  est  presque  toujours  identifié  à  Dieu  même.  Ce  qui  est  intéressant  à  remarquer,  est  que  Malachie parle du Seigneur comme l’ange de l’Alliance (Malachie 3 : 1). Il n’y a  aucun  doute  que  ce  passage  est  prophétique  et  que  l’Ange  de  l’Alliance  est  nul  autre que le Seigneur Jésus-Christ Lui-même. Ce n’est pas la première fois que le  Seigneur Jésus est désigné sous les traits d’un ange. Plusieurs pensent en effet que  l’ange  Michaël  est  simplement  une  autre  désignation  pour  le  Seigneur  Jésus  (Daniel  12 :  1;  1  Thessaloniciens  4 :  16;  Apocalypse  12 :  7).  Une  telle 

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interprétation peut-être  justifiée  aussi  par  le  fait  que  l’étymologie  du  nom  «Michaël» signifie «la présence de Dieu», et que celle du mot «archange» signifie  simplement  «Chef  des  anges»,  désignations  qui  sont  attribuées  uniquement  au  Seigneur Jésus-Christ.       Il ne faut jamais oublier que Dieu est libre de faire connaître sa présence comme il  lui semble bon, car à Lui seul appartient la sagesse, la puissance, et la gloire.   Melchisédec   L’apparition de Melchisédec dans les pages de l’Écriture est généralement conçue  comme étant une théophanie, une manifestation du Seigneur Jésus-Christ (Genèse  14:18; Hébreux 7: 1-3). Malgré que certains pensent autrement et disent que ce fut  un homme, un sacrificateur de Dieu, dont la généalogie ne fut pas enregistrée dans  les pages du Texte Sacré, nous ne pouvons demeurer fidèles au texte de l’Écriture  qu’en  affirmant  que  Melchisédec  fut  une  manifestation  de  Dieu  sur  la  terre.  Comme nous avons vu plus haut, Melchisédec fut une manifestation corporelle du  Seigneur notre Dieu du temps d’Abraham. Les indications qu’il n’avait ni père, ni  mère,  nous  montrent  clairement  que  Dieu  vint  sur  la  terre  en  cette  période  en  prenant  une  forme  humaine  physiquement  et  intellectuellement  mature.  Mais  la  Bible nous indique-t-elle à quel moment précis Dieu décida de venir sur la terre en  ce  temps?  Des  recherches  minutieuses  ont  montré  que  l’histoire  de  la  Tour  de  Babel et celle d’Abraham se produisit dans une même période, étant différenciée  seulement de quelques années. Cela se voit aussi dans des anciens écrits, comme  le livre de Yashar ou Livre du Juste, où nous voyons que Taré, le père d’Abram,  fut  un général  dans l’armée  de Nimrod;  et qu’Abram  fut élevé  et instruit dans  la  maison de Noé et de son fils Sem. Si tel fut le cas, et le gros des évidences semble  l’indiquer, nous  obtenons  ainsi l’indice que Dieu vint  sur la  terre en prenant  une  forme humaine connue comme Melchisédec, lors de la construction de la tour de  Babel :  «Alors  l’Éternel  descendit  pour  voir  la  ville  et  la  tour  que  les  fils  des  hommes  bâtissaient» (Genèse  11 :  5).  Quoiqu’il  en  soit, il  est  hors  de  tout  doute  que  Melchisédec  fut  un  type,  une  préfiguration  du  Seigneur  Jésus-Christ  comme  notre Souverain Sacrificateur.     Le Quatrième Homme dans le Feu   Une des théophanies  les plus connues  est celle  du  quatrième homme  qui  apparut  dans  le feu lorsque  Shadrac, Méshac, et Abed-Négo furent jeté  dans la  fournaise  ardente (Daniel 3:24-25). Le roi Nébuchadnetsar dit, "Voici, je vois quatre homes  sans  liens,  qui  marchent  au  milieu  du  feu,  sans  éprouver  de  mal;  et  l’aspect  du  quatrième est semblable au Fils de Dieu" (Daniel 3:25; B.É.). Le fait que l’article  «le»  avant  le  mot  Fils  ne  se  trouve  point  dans  la  langue  aramaïque  originale,  a  porté  plusieurs  à  la  confusion,  au  point  qu’ils  refusent  de  reconnaître  dans  le  quatrième homme le Fils de Dieu et y voient plutôt «un fils des dieux» ou «un fils  de Dieu». Ces traductions s’opposent à la Divinité et à l’existence éternelle du Fils  de Dieu. Ceci se voit dans la  majorité des versions  et traductions de la Bible.  La  Bible  Segond traduit «un  fils  des  dieux», même que  la N.E.G. porte  une note de  bas de page qui donne la traduction «un fils de Dieu». La Bible Darby traduit «un  fils de Dieu» et donne une note qui indique la  possibilité  de traduire «un fils des  dieux».  La  T.O.B.  traduit  «un  fils  des  dieux»  et  donne  une  note  qui  dit:  «expressions  sémitique  pour  désigner  un  être  céleste  ou  un  ange». La  Jérusalem  omet le verset 25 et ajoute une prière apocryphe (versets 24 à 90) qui identifie le  quatrième homme comme «l’ange du Seigneur». Elle affirme dans une note suivre  la  traduction  de  la  Septante  de  Théodotion  (un  hérétique  Ébionite  qui  déniait  la  divinité de Christ). Toutefois, nous retrouvons le verset 25 au verset 92 qui traduit  «fils des dieux». La Bible de Maredsous suit la même traduction que la Jérusalem.  Nous  penserions  trouver  mieux  dans  les  Bible  francophones  qui  sont  issues  des  Réformateurs,  mais  hélas  elles  aussi  portent  une  traduction  de  ce  verset  qui 

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s’oppose à la Divinité et à l’existence éternelle du Fils de Dieu. La Bible Martin,  1855,  traduit  «un  fils  de  Dieu».  La  Bible  Ostervald,  1996,  traduit  «un  fils  des  dieux».  La  seule  Bible  française  qui  porte  la  traduction «le  Fils  de  Dieu»  est  la  Bible de l’Épée. Au niveau de la langue anglaise, la seule Bible qui porte la même  traduction  «le  Fils  de  Dieu»  (The  Son  of  God)  est  la  King-James  Autorisée.  Notons que sur le sujet de la Septante qu’il n’existe aucune preuve conclusive de  son existence avant l’an 200 de notre ère. De fortes évidences nous indiquent que  cette  Bible  mythique  trouve  son  origine  dans  la  cinquième  colonne  de l’Hexapla  d’Origène  d’Alexandrie,  d’où  proviennent  les  Codex  Vaticanus  et  Sinaïticus  sur  lesquels sont basées les Bibles modernes dénaturées.       On voudrait nous faire croire que la traduction «un fils des dieux» ou «un fils de  Dieu» est justifiée par le fait qu’il fut impossible à Nébucadnetsar de reconnaître  «le Fils de Dieu» puisque Jésus ne fut pas encore incarné dans la chair comme le  Fils de Dieu, ce qui se produisit que plusieurs siècles après. Ils affirment que tout  ce  que  le  roi  Nébucadnetsar  vit  fut  simplement  un  ange  que  Dieu  envoya  pour  protéger ses témoins. Cette position est maintenue fortement par le Sabellianisme  moderne  des  Unicitairiens.  Il  est  aussi  étrange  de  voir  que  le  Christianisme  dit  Orthodoxe ou  Nicéen  (Catholique et  Protestants),  qui  s’oppose  au Sabellianisme,  suivre la même position et renier l’existence éternelle du Fils de Dieu en acceptant  une  telle  traduction.  Aussi,  que  le  mot  Dieu  soit  traduit  au  pluriel  comme  dieux  provient  du  fait  que  l’original  utilise  le  mot  «Élohim»  dans  ce  texte,  et  que  plusieurs  affirment  que  ce  nom  est  un  pluriel.  Nous  verrons  dans  le  prochain  chapitre la signification de ce nom divin.       Se trouve-t-il des Théophanies dans le Nouveau Testament?   Il  n’existe  aucune  théophanie  de  Dieu  en  forme  humaine  dans  le  Nouveau  Testament, mais nous y voyons plusieurs manifestations de Dieu dans des rêves et  des  visions,  ainsi  que  dans  des  visitations  angéliques.  On  ne  peut  considérer  le  Seigneur Jésus-Christ comme une théophanie car il ne fut point Dieu qui apparut  sous une forme humaine, mais il fut Dieu manifesté dans la chair, enveloppé d’un  corps humain à sa naissance. Les apparitions de l’ange du Seigneur dans Matthieu  1: 20, 2: 13, 28: 2; Luc 1 : 11, 19, 26 et dans Actes 8: 26 sont les émanations de la  puissance  de  Dieu  sous  les  traits  distinctifs  d’un  messager  céleste.  Ceci  se  voit  plus  clairement  lorsque  nous  considérons  que  le  nom  de  ce  messager,  qui  est  Gabriel,  signifie littéralement «puissance  de  Dieu». Il est  clair dans ces passages  que l’ange n’est pas le Seigneur Jésus-Christ lui-même, mais une émanation d’un  des  multiples  caractéristiques  de  son  Esprit.  Ceci  est  en  accord  avec  l’Ancien  Testament  qui  nous  montre  à  certains  endroits  que  l’ange  de  l’Éternel  n’est  pas  toujours  le  Seigneur  lui-même  (2  Samuel  24 :  16,  17;  1  Chroniques  21 :  15-30;  Zacharie 1 : 12, 13).       Dans  l’histoire  de  la  résurrection  du  Seigneur  Jésus,  un  fait  remarquable  semble  avoir  été  négligé.  Le  verset  de  Matthieu  28 :  2  mentionne  que  ce  fut  l’ange  du  Seigneur qui roula la pierre à l’entrée du sépulcre.  Ce même récit  est repris dans  Luc et dans Jean, mais avec plus de détails. Après que la pierre fut enlevé et que  les femmes y vinrent et que les disciples pénétrèrent à l’intérieur du sépulcre, nous  voyons  deux  autres  anges  ou  messagers  apparaîtrent  (Luc  24 :  1-4;  Jean  20 :  12.  Ces deux même messagers se retrouvent aussi au jour de l’Ascension du Seigneur  Jésus (Actes 1: 10). Un rapprochement de ces versets avec Matthieu 17 : 2, 3 nous  indique  la  forte  possibilité  que  ces  deux  messagers  furent  Moïse  et  Élie  qui  s’entretenaient  avec  Jésus  à  propos  de  sa  mort  (Luc  9 :  29-31).  Nous  pouvons  y  voir clairement qu’ils furent accordés de jouer un rôle spécifique dans la mort et la  résurrection  du  Seigneur  Jésus.  Cela  aussi  est  en  accord  avec  le  fait  que  le  mot  «ange» s’applique souvent à des êtres humains. La vérification du mot «ange» et  du  mot  «messager»  dans  une  bonne  Concordance  comme  celle  de  Strong  vous 

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confirmera ce fait.       Sans considérer les rêves et les songes, il existe toutefois trois évènements qui sont  considéré  des  théophanies  dans  le  Nouveau  Testament :  1)  la  manifestation  du  Saint-Esprit sous la forme d’une colombe au baptême de Jésus, 2) la descente du  Saint-Esprit  sur  les  disciples  le  jour  de  la  Pentecôte,  3)  l’apparition  du  Seigneur  Jésus  à  l’apôtre  Paul  sur  le  chemin  de  Damas.  Nous  reviendrons  sur  ces  trois  théophanies dans le Chapitre 8. Il suffit de savoir pour le moment que le Seigneur  Jésus  fut l’apogée de toutes  les théophanies  dans le fait qu’il fut  la révélation du  Père dans la chair. Jamais une telle révélation ne fut accordée aux hommes avant  ce temps.     L’Existence des Anges   Tous ceux qui reconnaissent l'autorité de la Parole de Dieu, ne peuvent douter de  l'existence des anges qui est confirmé à maintes reprises à travers les pages de la  Bible.  Toutes  les  religions  reconnaissent  l'existence  d'un  monde  spirituel  peuplé  d'êtres  incorporels  ou  éthérés  qui  exercent  une  influence  sur  notre  monde  matériel.  L'Humanisme athée est la seule religion qui refuse de croire ceci; étant  supporté dans ceci par la théologie libérale. Toutefois, si la Bible admet l'existence  des anges, elle est loin d'être claire et précise en ce qui concerne leur origine. Ceci  est dû à la difficulté de déterminer dans le Texte Sacré, si le contexte dans lequel  ils sont mentionnés, s'applique à des esprits célestes, à des êtres humains, ou aux  éléments  de  la  nature;  car  tous  sont  considéré  comme  étant  des  "messagers"  de  Dieu qui exécutent sa volonté (Heb.1:13,14; Psm.104:4; 148:1-8).       Tous les Théologiens du Christianisme Conventionnel, nous disent que  les anges  sont des esprits  qui  ont  été créé par Dieu;  des  êtres  rationnels  qui, selon certains  occuperaient l'immensité de l'Univers ou un monde parallèle spirituel où résiderait  le  trône  de  Dieu.   Le  seul  passage  dans  toute  la  Bible  qui  semble  indiquer  la  création  des  anges,  peut  nous  donner  tout  un  autre  aperçu  que  celui  qui  est  généralement conçu:       "Louez des cieux l'Éternel; louez-le dans les hauts lieux. Tous ses anges, louez-le;  toutes  ses  armées,  louez-le.  Louez-le,  vous  soleil  et  lune;  toutes  les  étoiles  qui  jetez de la lumière, louez-le. Louez-le, vous cieux des cieux; et vous eaux qui êtes  sur  les  cieux.  Que  ces  choses  louent  le  nom  de  l'Éternel;  car  il  a  commandé,  et  elles  ont  été  créées.  Et  il  les  a  établies  à  perpétuité  et  à  toujours;  il  a  mis  une  ordonnance qui ne passera point. Louez de la terre l'Éternel;  louez-le baleines, et  tous les abîmes; feu et grêle, neige et vapeur; vents de tourbillon, qui exécutez sa  Parole" (Psm.148:1-8).       Il est évident que si nous prenons le mot "anges" dans ce passage pour des esprits  célestes,  nous  ne  pouvons  arriver  à  aucune  autre  conclusion  qu'ils  sont  des  êtres  créés  (v.5).   Mais  il  faut  être  attentif  à  ce  que  nous  lisons  et  à  notre  manière  de  procéder pour comprendre le texte.  Les deux premiers versets, loin de faire partie  de la description progressive qui suit; sont plutôt un en-tête qui introduit la matière  à être exposée.  Le mot "anges" qui en Hébreu est "Malâk" et signifie "messager,  envoyer, et expédier"; nous indique dans le texte qui suit, que tout ce qui existe fut  créé  pour  servir  de  "messager"  qui  exécute  la  Parole  de  Dieu.   En  effet,  l'apôtre  Paul  lui-même  nous  dit  que  la  Création  existe  pour  rendre  témoignage  de  la  puissance de Dieu et sa divinité (Rom.1:20).  Le texte ne nous indique aucunement  que  les  "anges",  en  tant  qu'esprits  célestes  de  la  cour  de  Dieu,  font  partie  de  la  création.  En effet, il n'existe aucun passage dans la Bible qui dit que Dieu créa des  esprits pour le servir; quoique l'Écriture mentionne leur existence.       Si  les  anges  ne  sont  pas  des  êtres  créés,  d'où  viennent-ils  et  que  sont-ils?   Nous 

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pouvons trouver  la  réponse  seulement  dans  la  définition  étymologique  des  noms  des  deux  seuls  anges  que  la  Parole  de  Dieu  a  consentie  à  nous  révéler,  à  savoir  l'ange Gabriel et l'ange Michael.  Or Gabriel signifie "la force de Dieu" et Michael  "la  présence  de  Dieu"  ce  qui  nous  indique  la  possibilité  que  les  anges  sont  la  manifestation personnelle de Dieu dans une de ses caractéristiques phénoménales  qui  transmet  son  message  et  sa  puissance  dans  une  circonstance  donnée.   Ainsi  Gabriel  transmet  la  force  de  Dieu  et  Michael  sa  présence  requise  dans  une  situation  particulière.   Tous  les  caractéristiques  qualificatives  de  l'Esprit  de  Dieu  seraient  donc  des  anges;  et  puisque  Dieu  est  infini,  les  anges  sont  donc  innombrable. En  suivant  cette  pensée,  nous  trouverions  ainsi  l'ange  Dabâriel,  messager  de  la  Parole  de  Dieu;  l'ange  Owriel,  messager  de  la  Lumière  de  Dieu;  l'ange  Chokmaniel, messager  de  la sagesse  de Dieu; l'ange  Ahabiel,  messager de  l'amour de Dieu; l'ange Chananiel, messager de la Grâce de Dieu; l'ange Mélékiel,  messager  de  la  Royauté  de  Dieu;  l'ange  Aphiel,  messager  de  la  colère  de  Dieu;  ainsi de suite, à l'infini.       On voit aussi dans le Conseil de Dieu les différentes formes d'expressions de son  Esprit qui exercent  la fonction  de  messagers ou anges. Ceci nous  laisse supposer  que  chaque  ange  a  sa  propre  identité  et  sa  propre  existence,  sans  toutefois  être  indépendant  de  l'unité  de  l'essence  divine  dans  laquelle  il  puise  sa  puissance. L'essence  de  Dieu  est  entièrement  contenue  en  chaque  ange,  tout  comme chaque ange est contenu dans l'essence divine, étant partie intégrale de la  nature  de Dieu  comme des  effets de  la cause  primaire. Par  ceci  nous voyons  que  les  anges  ne  sont  pas  des  êtres  créés,  mais  des  émanations  phénoménales  des  différentes caractéristiques de Dieu qui est le centre de toute existence. Ainsi nous  pouvons  dire  avec  l'Écriture  que  "Dieu  est  amour",  mais  non  point  que  "l'amour  est Dieu"; nous gardant de déifier les caractéristiques comme font les païens.  Or,  suivant ce concept, lorsque Dieu se manifeste dans son amour il deviendrait l'ange  Ahabiel,  mais  l'ange  Ahabiel  n'est  point  Dieu  mais  seulement  qu'un  reflet  d'une  des différentes caractéristiques de Dieu.  Il en est ainsi pour tous les anges.  Cette  conception  nous  fait  réaliser  l'impossibilité  qu'un  ange  se  rebelle  contre  Dieu,  puisque cela voudrait dire que Dieu se rebelle contre Lui-même.  Ce qui veut dire,  que la chute des anges, enseigné par le Christianisme Conventionnel, n'est qu'une  doctrine fictive formulée par des versets tirés hors de contexte.       Rien n'évoque plus la curiosité de ceux qui étudient la Genèse que les références  aux "fils de Dieu" et aux "géants":       "Et  il  arriva, lorsque les  hommes  commencèrent  à  se  multiplier  sur  la  face de  la  terre, et que des filles leur furent nées; Que les fils de Dieu virent que les filles des  hommes  étaient  plaisantes;  et  ils  en  prirent  pour  femmes  de  toutes  celles  qu'ils  choisirent.   Et  le  Seigneur  dit:  Mon  Esprit  ne  demeurera  pas  toujours  avec  l'homme, puisqu'il n'est que chair: toutefois ses jours continueront pour cent vingt  ans.  Il y avait des géants sur la terre en ces jours là; et aussi après cela, quand les  fils de Dieu vinrent auprès des filles des hommes, et ils engendrèrent des enfants,  ces mêmes devinrent des hommes puissants qui furent anciennement des hommes  de renom" (Gen.6: 1-4).       La Bible de l’Épée traduit le verset 4 ainsi : «Les disgraciés (Nephilim) étaient sur  la terre, en ce temps-là, et aussi dans la suite, et les fils de Dieu venaient vers les  générations d'Adam, et elles leur engendrèrent la déchéance: ces mêmes devinrent  des décadents (Énosh) puissants qui, dès les temps anciens, furent de la lignée de  Seth.»       L'idée générale de la théologie conventionnelle fait de ces "fils de Dieu" des anges  qui  envahirent  la  terre  pour  avoir  des  relations  sexuelles  avec  les  femmes  des 

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hommes, dont  le  résultat  fut  la  naissance  d'une  race  de  géants. Il  semblerait  que  cette position est aussi insensée que celle de l'Exothéologie qui fait de ces "fils de  Dieu"  des  extraterrestres.  Sûrement  l'expression  même  de  "fils  de  Dieu"  indique  clairement  qu'il  ne  s'agit  pas  ici  d'anges  et  encore  moins  d'extraterrestres.   Si  Moise,  qui  écrivit  la  Genèse,  aurait  signifié  que  ces  "fils  de  Dieu"  étaient  des  anges,  il  aurait  utilisé  le  terme  "Malak"  qui  signifie  "Messager"  et  qui  est  généralement traduit "ange".  Mais ce n'est pas le cas ici.  Moise utilise l'expression  "Ben Ha Elohim" qui se traduit «fils d'Elohim», fils de Dieu, ou fils puissants».  A  moins  que  Moise,  qui  était  inspiré  par  l'Esprit  de  Dieu,  ne  savait  pas  de  quoi  il  parlait, ce que nous doutons fortement, il n'existe aucune raison valable de tordre le  texte  pour  faire  des  "fils  de  Dieu"  ou  "Ben  Ha  Elohim"  des  anges  ou  "Malak"  hypothétiques.       Les  records  inspirés  de  la  Genèse  et  de  Job  nous  indiquent  clairement  qui  furent  "les  fils  de  Dieu".   Choses  certaines,  ils  ne  furent  pas  des  esprits  célestes,  des  messagers de la cours de Dieu, qui prirent une forme corporelle pour s'allier "aux  filles des hommes", tout simplement parce que elles leurs auraient détourné la tête  par leur beauté physique.  Ceci est inconcevable, car Dieu est la beauté et le désir  suprême qui comble tous ceux en sa présence; au point qu'il est impossible de s'en  détacher, ni même d'avoir une telle pensée. La beauté et le désir d'une femme, qui  n'est qu'une créature de Dieu, ne peuvent que pâlir et se dissoudre devant Dieu. De  tels désirs seraient même inexistants chez les anges célestes qui sont constamment  dans la présence de Dieu comme des émanations phénoménales de sa gloire. Même  le  péché  est  inconcevable  en  ce  qui  les  concerne;  car  devant  Dieu,  tout  est  d'une  pureté  et  d'une  sainteté  inexprimable. La  seule  conclusion  que  nous  puissions  arriver est que les "fils de Dieu" furent des être humains de la descendance de Seth  (Gen.  4 :25,  26),  nom  qui  signifie  «renommée»  et  dans  lequel  nous  voyons  «des  hommes  ou  gens  de  renom»  (Gen.  6 :4).   Une  comparaison  entre  Gen.1:28  et  Gen.6:1,  nous  indique  clairement  que  les  "fils  de  Dieu"  faisaient  partie  de  la  descendance d'Adam qui se multiplia sur la terre. Ceci n'a rien d'étonnant, puisque  Adam lui-même est appelé un "fils de Dieu" dans Luc 3:38, et qu'il ne fut pas un  ange céleste mais un homme terrestre.     Conclusion   Dans l’Ancien Testament, Dieu choisit de révéler aux homes certains aspects de sa  nature à travers plusieurs théophanies. Dans la période du Nouveau Testament, la  révélation de Dieu par des théophanies trouva son point culminant en le Seigneur  Jésus-Christ. Ceci nous mène à la plus grande vérité jamais connue, à savoir que le  Seigneur Jésus est le Dieu unique de l’Ancien Testament : «En vérité, en vérité, je  vous dit : Avant qu’Abraham fût, JE SUIS» (Jean 8 : 58; B.É.).     Chapitre 3. LES NOMS ET TITRES DE DIEU   "Et il n’y a de salut en aucun autre; car sous le ciel il n’y a pas un autre nom, qui a été donné aux hommes, par lequel nous devions être sauvés." (Actes 4:12).   Quoique  l’homme  ne  puisse  pleinement  comprendre  Dieu,  le  Seigneur  employa  différentes  manières  de  se  révéler  à  l’humanité.  Une  de  ces  manières  est  l’utilisation de différents noms ou titres par lesquels il s’identifie.       La Signification d’un Nom   L’utilisation  de  noms  dans  la Bible,  particulièrement  dans  la  période  de l’Ancien  Testament, avait beaucoup plus de signification en ce temps que dans le nôtre. Les  gens  utilisaient  souvent  des  noms  dans  le  but  de  montrer  les  caractéristiques,  l’histoire, ou la nature d’un individuel, et Dieu fit de même aussi. Nous voyons que  Dieu  changea  le  nom  d’Abram  à  celui  de  Abraham;  Il  fit  de  même  aussi  avec 

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Jacob, changeant  son  nom  à  Israël.  Même  dans  le  Nouveau  Testament,  nous  voyons  le  Seigneur  Jésus  changer  le  nom  de  Simon à  celui  de  Pierre.  Pour  nous  indiquer l’importance des noms de Dieu, un Dictionnaire de la Bible mentionne: «  Connaître  le  nom  de  Dieu  c’est  connaître  la  manifestation  de  ses  attributs  et  de  saisir le caractère que le nom dévoile… Le nom de Dieu porte la révélation de son  Être…  Le  nom  signifie  la  présence  active  d’une  personne  dans  la  plénitude  du  caractère qu’il révèle…. Pour les anciens, un nom fit partie d’une personne, il fut  l’extension  de la  personnalité  d’un  individuel.»  La  connaissance  de l’étymologie  devient donc indispensable à tous étudiants sérieux de la Bible.       Dieu utilisa des noms comme moyen de donné une révélation progressive de Luimême  aux  hommes.  Par  exemple,  dans  Exode  6:3  Dieu  dit,  "Je  suis  apparu  à  Abraham, à Isaac, et à Jacob, comme le Dieu Tout-Puissant; mais sous mon nom,  l’Éternel, je  n’ai point été connu d’eux." Il est important de remarquer ici que  le  nom «l’Éternel», utilisé dans plusieurs Bible françaises, est le même que celui de  «Jéhovah»  qui  en  Hébreu  est  «YaHWeH».   Les  versets  4  à  8  du  même  chapitre  nous  indiquent  clairement  que  pour  Israël  le  nom  Jéhovah  fut  associé  intrinsèquement à la Rédemption et au Salut. Nous savons que Abraham utilisa le  nom de Jéhovah (Genèse 22:14); toutefois, Dieu ne lui fit point connaître la pleine  signification  de  son  nom  dans l’aspect  de  la  Rédemption.  Ainsi,  dans  Exode  6:3  Dieu promit de se révéler à son people d’une nouvelle manière. C’est à dire, qu’il  associa son nom à une nouvelle compréhension de son caractère et de sa présence.       En  plus  d’utiliser  des  noms pour  manifester son caractère, Dieu  utilisa  des  noms  aussi  pour  manifester  sa  présence.  A  la  dédicace  du  Temple,  Salomon  reconnaissait que Dieu fut omniprésent et qu’aucun temple ne pouvait le contenir  (I Rois 8:27). Puisque Dieu remplit tout l’univers, Salomon demanda comment le  Temple,  une  construction  de  main  d’homme,  pourrait  contenir  Dieu.  Il  répondit  alors  à  sa  propre  question  en  rappelant  à  Dieu  sa  promesse:  "Mon  nom  sera  là"  (I Rois  8:29).  Quoique  l’omniprésence  de  Dieu  ne  puisse  être  limitée  au  Temple, la plénitude de son caractère pouvait y demeurer par la représentation de  son nom.       Salomon continua à prier "…afin que tous les peuples de la terre connaissent ton  nom…" (1 Rois 8:43). Encore une autre fois nous voyons que le nom de Dieu est  lié avec une révélation de son caractère. Dieu Lui-même utilise le concept de son  nom pour représenter la révélation de sa nature et de sa puissance. Il dit à Pharaon,  "Mais  certainement  je  t’ai  fait  subsister  pour  ceci,  afin  de  faire  voir  en  toi  ma  puissance, et afin que mon nom soit célébré par toute la terre" (Exode 9:16; B.M.).      Le nom de Dieu représente son autorité aussi bien que son pouvoir, Il investi son  nom  dans  l’ange  qui  dirigea  les  Israélites  (Exode  23:21).  Nous  trouvons  ici  une  théophanie  de  Dieu  puisque  le  verset  exprime  l’idée  que  l’ange  agit  avec  toute  l’autorité de Dieu Lui-même.       Le  nom  de  Dieu  représente  les  idées  suivantes:  (1) La  présence  de  Dieu,  (2) la  révélation de son caractère, (3) Sa puissance, et (4) Son autorité.       Voici quelques autres points qui démontrent l’importance que Dieu attache à son  nom:   1. Dieu demande la crainte (la révérence, le respect) pour son nom (Deutéronome  28:58-59).  Il  commande  à  l’homme  de  ne  pas  prendre  son  nom  en  vain  (Exode  20:7).   2. Dieu avertit son people de ne pas oublier son nom (Psaumes 44:20-21; Jérémie  23:25-27).   3. Dieu promet une bénédiction à ceux qui connaissent son nom (Psaumes 91:14-

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16). Il  y  a  même  une  bénédiction  pour  ceux  qui  pensent  à  son  nom  (Malachie  3:16).       Avec  la  signification  du  nom  en  notre  esprit,  examinons  quelques  noms  utilisés  par Dieu dans l’Ancien Testament.       Les Noms et Titres de Dieu dans l’Ancien Testament   Plus bas ce trouve un tableau des mots primaires utilisés pour designer Dieu dans  l’Ancien Testament.       Tableau 2: Les Noms de Dieu dans l’Ancien Testament     Français   Hébreu   Exemple   1   Dieu   Élohim   Genèse 1:1   2   Dieu   El   Genèse 14:18   3   Dieu   Éloah   Néhémie 9:17   4   Dieu   Élah (Aramaïque)   Daniel 2:18   5   Éternel (Jéhovah)   YHWH (Yahweh)   Genèse 15:2   6   Éternel (Jéhovah)   YHWH or YH   Genèse 2:4   7   Éternel (Jéhovah)   YHWH   Exode 6:3   8   Dieu (Jah)   YH (Yah)   Psaumes 68:4   9   Seigneur   Adon   Josué 3:11   10   Seigneur   Adonai   Genèse 15:2   11   JE SUIS CELUI QUI SUIS   Eheyeh asher Eheyeh   Exode 3:14   12   JE SUIS   Eheyeh   Exode 3:14   13   Dieu Très-Haut   El-Elyon   Genèse 14:18   14   Dieu de vision   El-Roï   Genèse 16:13   15   Dieu Tout-Puissant   El-Shaddai   Genèse 17:1   16   Dieu d’éternité   El-Olam   Genèse 21:33       El signifie force, fort, puissant, tout-puissant, ou, par extension, déité. Éloah est en  toute probabilité un dérivé de el et se réfère toujours à la déité. Élah est la forme  Aramaïque (Chaldéenne) de Éloah. Élohim est la forme plurielle de Éloah, et dans  l’Ancien  Testament  ce  mot  est  utilisé  souvent  pour  désigner  Dieu.  Ici,  le  pluriel  Hébreu est une forme intensive qui désigne la grandeur, la majesté, et les multiples  attributs  de  Dieu.  Que  le  terme  Élohim  désigne  précisément  une  pluralité  dans  l’unité divine est reconnue  par tous les  théologiens réputés: «le terme Élohim  est  un  intensif  qui  sert  à  indiquer  une  plénitude  ou  totalité  de  puissances»  (Louis  Berkof, Systematic Theology). La Bible utilise aussi le mot Élohim pour designer  un  faux  dieu  (Juges  8:33),  un  être  surnaturel  (1 Samuel  28:13),  des  hommes  qui  sont  dirigeants  ou  juges  (Psaumes  82).  Dans  la  majorité  de  ces  cas,  le  mot  est  traduit soit au singulier comme «dieu» ou au pluriel comme «dieux». Nous avons  aussi  le  mot  «Adon»  qui  signifie  dirigeant,  maître,  ou  seigneur,  soit  humain,  angélique, ou divin. Le terme «Adonai» est la forme emphatique de «Adon», et se  réfère particulièrement au Seigneur (Dieu).     Le Nom d’ÉLOHIM   Il  est  évident  que  la  signification  qui  est  donnée  à  la  pluralité  du  mot  Élohim  devient  la  base  soit  du  Monothéisme,  du  Christothéisme,  ou  du  Trinitairianisme. 

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L’embûche ici  est  que  plusieurs  y  voient  une  pluralité  extrinsèque.  C’est  à  dire,  une  pluralité  d’êtres  ou  de  personnes  qui  coexistent  extérieurement  et  individuellement l’une à côté de l’autre, chacun ayant sa propre identité, ce qui est  du Polythéisme (plusieurs dieux). Si tel serait le cas, il faudrait toujours traduire le  mot Élohim au pluriel comme «dieux». Il faut se garder d’une telle interprétation,  car la Bible ne donne aucune telle signification au mot Élohim, surtout quand il est  utilisé en rapport avec le seul Dieu. Pour clarifier le sujet, reprenons le verset clé  de ce livre en substituant le mot Éternel et le mot Dieu par leur désignation dans le  Hébreu :       «Écoute, Israël, Jéhovah, notre Élohim, est le seul Jéhovah» (Deutéronome 6 : 4).       La singularité du mot Élohim est  soulignée  fortement dans  ce  verset.  Il n’est pas  dit  «nos Élohims»,  mais «notre Élohim».  Cela annule tous concepts extrinsèques  qui furent  proposés sur Dieu. La même singularité se retrouve à maintes reprises  dans  l’Ancien  Testament.  En  fait,  nous  voyons  la  même  chose  dans  le  premier  verset  de  la  Bible :  «Au  commencement,  Élohim  créa  les  cieux  et  la  terre» (Genèse 1 :  1). Il n’est pas  dit dans ce verset  «les Élohims créèrent», mais  «Élohim  créa».  S’il  est  vrai  que  parfois  le  mot  Élohim  porte  une  désignation  extrinsèque  dans  la  Bible,  c’est  toujours  en  rapport  avec  l’homme,  comme  nous  voyons dans Psaumes 82 ou le mot est utilisé pour désigner l’assemblée d’Israël.  En  d’autres  mots,  dans  de  tels  contextes,  la  Bible  nous  donne  une  désignation  extérieure pour révéler un principe intérieur, elle utilise une image matérielle pour  expliquer une vérité spirituelle.       Or il est vrai que le mot ELOHIM, dans l'ancien hébreux, porte des sonorités qui  évoquent dans l'âme un sens pluriel; mais de là à dire qu'il signifie une Trinité de  personnes  distinctes  qui  forment  un  seul  Dieu  est  tomber  dans  des  spéculations  remplies de toutes sortes de sophismes. Il n'existe aucune Trinité de la sorte dans  la Parole de Dieu, le concept de trois personnes en Dieu n’est mentionné nul part  dans  son  texte. En  vérité,  comme  l’affirme  haut  et  fort  toutes  les  religions  monothéistes, il n’y a qu’un seul Dieu indivisible, mais il nous faut réaliser aussi  que  le  mot  Élohim  nous  présente  un  Dieu  multiplex.  C'est  à  dire  que  non  seulement  il  représente  la  grandeur,  la  majesté,  et  les  attributs  de  Dieu,  mais  il  nous montre aussi le principe intrinsèque du Conseil de Dieu, du fait que Dieu est  assisté  par  toute  une  armée  d'êtres  spirituels  dont  certains  sont  des  émanations  individuelles des caractéristiques de l'Esprit ou messagers (anges) de sa gloire qui  exécutent la volonté divine, chacun selon leur désignation et leurs attributs. Nous  pourrions  nous  satisfaire  d'une  telle  explication,  mais  il  y  a  plus  au  mot  Élohim  que  l'on  puisse  s'imaginer,  surtout  quand  nous  le  considérons  dans  le  sens  de  Conseil  ou  de  famille.  Ce  mot,  en  parallèle  avec  certains  passages  du  Nouveau  Testament,  contient  une  profondeur  inouïe  qui  risque  de  déranger  la  théologie  conventionnelle, comme nous allons voir dans ce qui suit.       Les  noms  donnés  à  Dieu  dans  la  Bible  disent  ce  que  Dieu  est.  Ils  le  disent  sans  doute  mieux  que  tous  les  commentaires  qui  peuvent  être  faits  sur  sa  personne.  Élohim  est  certainement  l'une  des  plus  anciennes  appellations  du  Dieu  de  la  Révélation. Celle-ci se trouve dans les récits bibliques de la création et de l'époque  patriarcale. La  Bible seule  connaît ce  terme. Qu'il ait une origine sémitique, c'est  certain:  dans  les  langues  cananéenne  et  chaldéenne,  Dieu  se  disait  El;  et  les  descendants d'Abraham devaient se servir de ce nom commun pour désigner leur  divinité.  Mais  en  Israël,  il  prend  un  caractère  tout nouveau.  De  nom commun,  il  devient nom propre, le nom du Dieu incomparable. C'est ainsi qu'il s'accompagne  toujours  d'une  épithète  qui  souligne  un  aspect,  une  vertu  du  même  Dieu:  ElSchaddai  (Dieu  Tout-Puissant,  Gn.  17.1),  El-Elion  (Dieu  Très  Haut,  Gn.  14.18),  El-Olam (Dieu de l'Éternité, Gn. 21.33), El-Ganna (Dieu Jaloux, Ex. 20.5), El-Hai 

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(Dieu vivant, Jos. 3.10). D'autre part on utilise de préférence la forme pl.: Élohim.  Certains critiques ont soutenu que Élohim étant un pl. nous avions-là la preuve du  polythéisme  des  anciens hébr. (J.  Soury, Baudissin).  La  preuve, au  contraire,  que  cette  assertion  est  fausse,  nous  l'avons  dans  les  épithètes  et  dans  les  verbes  qui  accompagnent  le  mot  Élohim  dans  la  Bible,  et  qui  sont  toujours  au  singulier  comme nous avons vu dans Genèse 1 : 1 et dans Deutéronome 6 : 4. En réalité la  forme  pl.  du  Dieu  de  la  Bible  évoque  le  respect  voué  à  Dieu.  Il  est  un  pluriel  d'excellence, le nom synthétique qui réunit toutes les perfections divines. Mais en  même  temps,  il indique la présence interne de plusieurs êtres réunis qui forment le Conseil de la divinité  (cf.  également  le  pl.  dans  Gn.  1.26;  3.22:  "l'homme  est  devenu  comme  l'un  de  nous...").   Il  ne  faut  pas  voir  ici,  comme  plusieurs le voient faussement, un entretien entre le Père, le Fils, et le Saint-Esprit,  car  le  Conseil  de  Dieu  se  rapporte  directement  à  la  conscience  unique  et  substantielle  de  la  triple  existence  du  Seigneur  Jésus-Christ  qui  est  la  seule  Personne en Dieu et dont le nom est YAHWEH. D'ailleurs d'après l'imposant traité  d'hébreu  de  FABRE  D'OLIVET  "La langue hébraïque restituée",  le  terme  "Élohim" signifie très exactement "Lui-eux-qui-sont", signification qui entre dans  le contexte d'une doctrine qui se nomme "la Préexistence des élus". On comprend  alors dans ce dernier cas, qu'il s'agit là d'une race céleste d'individus, sans doute  complètement  identiques  entre  eux  comme  de  vrais  jumeaux,  ou  comme  des  reproductions d'un Être Suprême, et appliquant le célèbre adage :"Un pour Tous, et Tous pour Un".  Ils  peuvent  alors  agir  l'un  à  la  place  de  l'autre,  ont  tous  les  mêmes  pouvoirs,  quoique  différentes  fonctions,  et  sont  donc  reconnaissables  à  distance. Ainsi, avec cette pluralité d’êtres spirituels, nous approchons sur le seuil  d'une nouvelle révélation, une révélation si fantastique qu'elle éblouira l'esprit des  élus.       Mais  que  disons-nous?   Que le mot Élohim indique la présence de plusieurs êtres réunis dans la divinité, une race céleste d'individus qui sont tous identiques et réunis en un seul Corps et dirigé par une seule Tête, un seul Chef. Nous voilà donc entrer dans une étonnante révélation. Nous verrons dans les  versets  suivant  que  le  mot  Élohim  est  un  terme  qui  désigne  spécifiquement  le  Corps de Christ, la Cité Céleste, l'Église qui est l'Appel à Renaître, l’assemblée des  premiers-nés. Les citations qui suivent proviennent de la Bible de l'Épée:       "Afin que le Dieu de nous tous, notre Seigneur Jésus-Christ, le Père de gloire, vous  donne un esprit de sagesse et de révélation dans sa connaissance; Qu'il éclaire les  yeux  de  votre  entendement;  afin  que  vous  connaissiez  quelle  est  l'espérance  à  laquelle vous êtes appelés, et quelles sont les richesses de la gloire de son héritage  dans  les  saints;  Et  quelle  est,  envers  nous  qui  croyons,  l'infinie  grandeur  de  sa  puissance, conformément à l'efficacité du pouvoir de sa force,... Et il a mis toutes  choses sous ses pieds, et l'a donné pour chef suprême de l'Église, Qui est son corps,  et la plénitude de celui qui remplit tout en tous." Eph. 1: 17-19, 22, 23.       "Ainsi,  vous  n'êtes  plus  ni  des  inconnus,  ni  des  étrangers,  mais  concitoyens  des  Saints, et  de la  famille  de Dieu;  Étant édifiés  sur  le fondement des  apôtres et  des  prophètes,  dont  Jésus-Christ  est  la  pierre  angulaire,  En  qui  tout  l'édifice,  bien  coordonné,  s'élève  pour  être  un  temple  saint  au  Seigneur.  En  qui  aussi  vous  êtes  édifiés ensemble, pour être l'habitation de Dieu par l'Esprit." Eph. 2: 19-22       "Et  ce  qui  paraissait  était  si  terrible,  que  Moïse  dit:  Je  suis  épouvanté  et  tout  tremblant.  Mais  vous  vous  êtes  approchés  de  la  montagne  de  Sion,  de  la  cité  du  Dieu  vivant,  de  la  Jérusalem  céleste,  des  milliers  d'anges,  De  l'assemblée  et  de  l'Appel à Renaître des premiers-nés, inscrits dans les cieux, d'un juge qui est Dieu  de tous, des esprits des justes parvenus à la perfection, Et de Jésus, Médiateur de la  nouvelle alliance, et du sang de l'aspersion, qui prononce de meilleures choses que 

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celui d'Abel." Heb. 12: 22-24.       Ces  passages  nous  indiquent  clairement  la  relation  du  mot  Élohim  avec  celle  du  Corps  de  Christ. La  pluralité  qui  nous  est  indiqué  dans  les  deux  est  identique. L'apôtre Paul en avait reçu la révélation et c'est avec prudence qu'il nous  la transmet:       "Certainement il ne me convient pas de me glorifier, car j'en viendrai à des visions  et à des révélations du Seigneur. Je connais un homme en Christ, qui, il y a plus de  quatorze ans, fut ravi jusqu'au troisième ciel; (si ce fut dans le corps, je ne sais; si  ce fut  hors du  corps, je  ne  sais;  Dieu le  sait). Et  je sais  que  cet homme  (si  ce fut dans  le corps,  ou si ce fut hors du corps,  je ne sais; Dieu  le sait)  Fut ravi  dans le  paradis, et y entendit des paroles inexprimables, qu'il n'est pas possible à l'homme  de rapporter." 2 Cor. 12: 1-4       "C'est  à  cause  de  cela  que  moi,  Paul,  je suis  le  prisonnier  de  Jésus-Christ  pour  vous, les Gentils; Si en effet vous avez appris quelle est la libéralité de la grâce de  Dieu, qui m'a été donnée pour vous; C'est par révélation qu'Il m'a fait connaître ce  mystère,  comme  je  viens  de  l'écrire  en  peu  de  mots.  Par  où  vous  pouvez  comprendre  en  lisant,  quelle  est  l'intelligence  que  j'ai  du  mystère  de  Christ,  Mystère  qui  n'a  pas  été  manifesté  aux  enfants  des  hommes  dans  les  générations  passées, comme il a été révélé maintenant, par l'Esprit, à ses saints apôtres et aux  prophètes;..." Eph. 3: 1-5       "Car,  comme  nous  avons  plusieurs  membres  dans  un  seul  corps,  et  que  tous  les  membres  n'ont  pas  une  même  fonction;  Ainsi  nous,  qui  sommes  plusieurs,  nous  sommes un seul corps en Christ; et nous sommes chacun en particulier les membres  les uns des autres,"  Rom. 12: 4, 5       "Car, comme  le corps est un, quoiqu'il ait plusieurs membres; et que,  de ce corps  unique, tous les membres, quoiqu'ils soient plusieurs, ne forment qu'un corps, il en est  de  même  de  Christ.  Car  le  corps  n'est  pas  formé  d'un  seul  membre,  mais  de  plusieurs."  1 Cor. 12: 12, 14       Que  pouvons  nous  dire  devant  le  témoignage  d'une  telle  révélation  lorsque  le  Seigneur Jésus lui-même la confirme davantage:       "Jésus  dit  ces  choses;  puis  levant  les  yeux  au  ciel,  il  dit:  Père,  l'heure  est  venue,  glorifie ton Fils, afin que ton Fils te glorifie; Selon que tu lui as donné pouvoir sur toute chair,  afin qu'il  donne  la  vie  éternelle à  tous  ceux  que tu  lui  as donnés.  Or,  c'est ici la vie éternelle, qu'ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu, en Jésus-Christ  que  tu  as  envoyé.  Je  t'ai  glorifié  sur  la  terre;  j'ai  achevé  l'ouvrage  que  tu  m'avais  donné  à  faire.  Et  maintenant,  glorifie-moi,  Père,  auprès  de  toi,  de  la  gloire  que  j'avais auprès de toi, avant que le monde fût. Je prie pour eux; je ne prie pas pour le  monde, mais pour ceux que tu m'as donnés, parce qu'ils sont à toi. Et tout ce qui est  à moi, est à toi, et ce qui est à toi, est à moi, et je suis glorifié en eux... Or, je ne  prie  pas  seulement  pour  eux;  mais  aussi  pour  ceux  qui  croiront  en  moi  par  leur  parole; Afin que tous soient un, comme toi, ô Père, tu es en moi, et moi en toi; afin  qu'ils  soient  aussi  un  en  nous;  pour  que  le  monde  croie  que  c'est  toi  qui  m'as  envoyé. Je leur ai donné la gloire que tu m'as donnée, afin qu'ils soient un, comme  nous sommes un, (Moi en eux, et toi en moi), afin qu'ils soient parfaitement un, et  que  le  monde  connaisse  que  tu  m'as  envoyé,  et  que  tu les  aimes, comme  tu  m'as  aimé. Père, je désire que ceux que tu m'as donnés soient avec moi, où je serai, afin  qu'ils  contemplent  la  gloire  que  tu  m'as  donnée,  parce  que  tu  m'as  aimé  avant  la  fondation du monde."  Jean 17: 1-5, 9, 10, 20-24.      

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Comme il fut mentionné dans le chapitre précédent, quoique les élus sont donné la  vie éternelle et qu’il font partie du Conseil Divin de toute éternité avec les anges,  ils  ne  peuvent  être  considéré  comme  éternel  dans  le  sens  qu’ils  ont  un  début  en  Dieu et par Dieu, et que leur existence dépend de la grâce de notre Dieu Souverain  et  seul  Éternel  (Jean  10 :  28;  11 :  25,  26).  Toutefois,  ils  peuvent  être  considérés  comme  éternel  du  fait  qu’ils  sont  donné  d’être  un  avec  Lui  dans  l’éternité  (Jean  17 :  21-24)  et  de  ce  fait,  faisant  partie  de  son  Corps,  ils  sont  au  commencement  comme à la fin, car le temps n’existe pas dans l’éternité. La préexistence des élus  repose  sur  cette  base  et  du  fait  que  chaque  élu  existait  dans  la  pensée  de  Dieu  avant  la  fondation  du  monde,  et  ce  que  Dieu  pense,  il  le  pense  éternellement.  L’existence des élus provient de Sa pensée éternelle; Il pense et nous existions en  Lui, par Lui, et pour Lui. La forme de notre existence éternelle dans la pensée de  Dieu, est une existence substantive, réelle, et consciente dont le but est la création  du  Nouvel  Homme  à  l’image  de  Christ,  une  race  éternelle  d’êtres  sublimes  à  la  gloire de Dieu.       Quoique  les  élus  sont  des  créatures  humaines  créées  dans  le  temps  et  la  matière  (Genèse  1 :  26,  27), Dieu  avait  déterminé  leur existence  éternelle  avant  même  la  fondation  du  monde  (Éphésiens  1 :  4);  ce  qui  signifie  que  la  Prédestination  implique par nécessité la Préexistence, «Car ceux qu'il avait préconçus, il les avait  aussi  premièrement  prédestinés  au  salut  pour  être  conformes  à  l'image  de  son  Fils…» (Romains 8 : 28, 29; B.É.). La majorité des traductions de la Bible disent,  «Car  ceux  qu’il  a  préconnu…».  Dans  le  grec,  le  mot  «préconnu»  est  «proginôsko», et dans ce verset il n’implique pas «connaître une chose d’avance»,  quoique  Dieu  connaisse  toute  chose,  mais  un  choix  déterminé  basé  sur  un  fait  préalablement établit. Dans ce contexte, la préconnaissance implique par nécessité  la préexistence.  Cette vérité est  retrouvée aussi dans Romains 11 : 2 où le même  mot  grec  «proginôsko»  est  utilisé,  «Dieu  n’a  point  rejeté  son  peuple,  lequel  il  a  auparavant  connu…»  Il  est  évident  dans  ce  dernier  verset  que  «préconnaître»  implique par nécessité la «préexistence».  Le verset  nous dit  clairement que  Dieu  connaissait  son  peuple  qui  existait  d’avance,  en  d’autres  mots,  la  préconception  vient avant la prédestination. Ainsi, que Dieu a prédestiné ses élus au salut avant la  fondation du monde,  implique  que les  élus  existèrent  déjà  en  Lui  dans l’éternité.  Ce même principe s’applique à l’éternité du Fils de Dieu avec cette distinction, du  fait  que  le  Fils  est  Lui-même  le  Créateur.  Ce  qui  nous  indique  que  le  Seigneur  Jésus existe éternellement comme Fils, même avant son incarnation dans la chair.  Nous voulons dire par cela que la nature humaine du Fils a toujours existé, même  avant que le Seigneur prenne un corps de chair parmi nous. Cela se voit aussi dans  le fait que Christ fut prédestiné avant la fondation du monde (1 Pierre 1 : 19, 20),  et  que  la  prédestination  implique  la  préexistence  (Hébreux  13 :  8).  L’existence  éternelle du Fils de Dieu est pleinement confirmée dans les Saintes-Écritures. Il est  donc faux de dire comme les Unicitairiens que le ministère de Dieu comme Fils a  eu un début et une fin, car Dieu existe éternellement comme Père, comme Fils, et  comme  Saint-Esprit.  Non  trois  personnes,  mais  trois  dispositions  vitales  d’une  seule essence en une seule Personne qui est le Seigneur Jésus-Christ.       Bref,  Yahweh  est  la  Tête  et  Élohim  est  le  Corps.  Dieu  n’est  pas  une  tête  sans  corps, ni un corps sans tête. Si la Tête est éternelle, le Corps est éternel. Ce n’est  pas  le  Corps  qui  commande  à  la  Tête,  mais  la  Tête  donne  ses  directives  aux  membres  du  Corps  pour  qu’ils  agissent  selon  Sa  volonté  Souveraine.  Il  n’y  a  aucun libre-choix ici. La main ne peut dire à la Tête qu’elle agira selon qu’elle le  désire ou le choisisse, même si c’est pour la gloire de Dieu. Elle agit simplement  parce qu’elle fait partie du Corps et que tout le Corps est soumis sans réserves aux  directives  de  la  Tête.  De  même  les  pieds  ne  peuvent  dire  à  la  Tête  qu’ils  vont  marcher dans la voie qui leur semble la meilleure. Il en est ainsi pour tout le Corps  des élus qui est le Conseil divin. L’unité de Dieu est maintenue dans le Corps. Un 

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seul Dieu, un seul Corps, une seule Personne en qui nous sommes et par qui nous  sommes.     Le Nom de YAHWEH   Yahweh (Jéhovah) est le nom de la rédemption de Dieu dans l’Ancien Testament,  le nom par lequel Dieu est reconnu comme le Sauveur de son peuple (Exode 6:38),  et  le  nom  unique  par  lequel  le  seul  vrai  Dieu  se  distingue  de  tous  les  autres  dieux ou idoles (Ésaie 42:8). Ce nom divin signifie «l’Autosuffisant», «Celui qui  existe par soi-même», ou «Celui qui est éternel». Ce concept apparaît aussi dans la  phrase  "JE  SUIS  CELUI  QUI  SUIS"  et  "JE  SUIS,"  utilisé  par  Dieu  Lui-même  dans  Exode  3 :  14.  Dans  le  Hébreu,  Yahweh  est  la  troisième  personne  du  verbe  «Être»,  et  signifie «IL EST». Mais lorsqu’il est utilisé  par Dieu, le  verbe est à la  première personne ou «JE SUIS». En d’autres mots, Yahweh et "JE SUIS" sont les  différentes  formes  d’un  même  verbe.  Ces  deux  formes  portent  la  notion  d’une  existence  active  et  créatrice  plutôt  que  celle  d’une  existence  passive  et  latente.  Cela  nous  démontre  qu’il  se  produit  perpétuellement  en  Dieu  une  activité  dynamique, et non statique, qui manifeste une stabilité constante dans l’essence de  Son existence, et qui fait que Dieu est immuable tout en étant dans un mouvement  continuel et éternel.       Plusieurs  traducteurs  des  Écritures  substituent  le  nom  YaHWeH  pour  celui  de  SEIGNEUR. En faisant ainsi, ils suivent simplement une ancienne tradition juive  de substituer YaHWeH par ADONAI lorsque les scribes copièrent ou lisèrent les  Écritures.  Cette  coutume  provient  du  fait  que  les  Juifs  se  gardèrent  d’utiliser  le  nom  de  Dieu  en  vain,  de  peur  de  briser  le  troisième  Commandements  (Exode  20:7).  Le  nom  de  Dieu  est  tellement  Saint  et  tellement  Sacré  qu’ils  ne  se  considéraient pas digne de l’utiliser.       Cette  coutume  fut  même  observée  du  temps  de  Jésus  et  des  apôtres.  Elle  est  remarquable dans  le  fait  que  le  Nouveau  Testament  utilise le  mot  grec «kurios»,  qui  signifie  SEIGNEUR,  lorsqu’il  cite  des  passages  de  l’Ancien  Testament  qui  contiennent le nom de Dieu YaHWeH (Matthieu  3:3; 4:7, etc.). Les implications  de ceci sont énormes,  particulièrement lorsque nous considérons que  Jésus se  dit  Lui-même  être  SEIGNEUR  et  que  les  Épîtres  affirment  que  nous  devons  le  confesser ainsi pour être sauvé. Regardons quelques passages en substituant le mot  SEIGNEUR pour celui de JÉHOVAH et nous en serons éblouis.       «Vous  m’appelez  Maître  et  JÉHOVAH,  et  vous  dites  bien :  car  je  le  suis»  (Jean  13 : 13).   «…si tu confesses de ta bouche que Jésus est le JÉHOVAH, et que tu croies dans  ton cœur que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé» (Romains 10 : 9).   «…personne  ne  peut  dire  que  Jésus  est  le  JÉHOVAH,  si  ce  n’est  par  le  SaintEsprit» (1 Corinthiens 12 : 3).   «Et  que toute langue confesse que Jésus-Christ est  le JÉHOVAH, à (et)  la gloire  de Dieu le Père» (Philippiens 2 : 11).       Puisque les anciens Hébreux n’utilisèrent  point  de voyelles  dans leur grammaire,  et que les Juifs cessèrent de prononcer le nom sacré de Dieu, personne ne connaît  la  prononciation  originale  de  YaHWeH  et  ils  perdirent  le  nom  de  Dieu.  Mais  le  Nouveau Testament nous le révèle d’une manière merveilleuse par l’utilisation du  mot SEIGNEUR, et nous montre clairement que le nom de Dieu est JÉSUS, nom  qui  signifie  «JÉHOVAH  LE  SAUVEUR».  Dans  le  nom  de  JÉSUS  est  contenu  toute la majesté, la puissance, et la gloire de Dieu.       «C’est pourquoi aussi, Dieu l’a souverainement élevé, et lui  a  donné un nom qui  est au-dessus de tout nom; afin qu’au nom de Jésus, tout ce qui est dans les cieux, 

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et sur la terre, et sous la terre, fléchisse le genou» (Philippiens 2 : 9, 10).       Les Noms Composés de Jéhovah   En  surplus  de  toutes  les désignations  pour Dieu  mentionnées  plus  haut, l’Ancien  Testament  utilise  un  nombre  additionnel  de  noms  composés  de  Jéhovah  pour  décrire Dieu.  Ils sont énumérés dans  le Tableau plus bas. Les  numéros  1, 3,  et 5  apparaissent  comme  tel  dans  la  Bible  Ostervald,  édition  1996;   le  reste  apparaissent  dans  le  Hébreu  mais  furent  traduit  en  français.  En  plus,  le  Tableau  indique  le  nom  de  Jéhovah-sabaoth  qui  est  traduit  deux  fois  dans  le  Nouveau  Testament comme «le Seigneur des armées» (Romains 9:29; Jaques 5:4).       Tableau 3: Les Noms Composés de Jéhovah     1   2   3   4   5   6  

Nom   Jéhovah-jiré   Jéhovah-rapha  

Verset   Genèse 22:14   Exode 15:26  

Signification   L’Éternel y pourvoira   L’Éternel qui guérit   L’Éternel  mon  étendard  (i.e.,  ma  Jéhovah-nissi   Exode 17:15   victoire)   Jéhovah-m'kaddesh   Exode 31:13   L’Éternel qui sanctifie   Jéhovah-shalom   Juges 6:24   L’Éternel notre paix   Jéhovah-sabaoth   1 Samuel 1:3   L’Éternel  des  armées  (i.e.,  le  puissant)   Jéhovah-elyon   Psaumes 7:18   L’Éternel le Très-Haut   Jéhovah-raah   Psaumes 23:1   L’Éternel est mon berger   Jéhovah-hoséenu   Psaumes 95:6   L’Éternel qui nous a faits   Jéhovah-tsidkenu   Jérémie 23:6   L’Éternel notre justice   Jéhovah-shammah   Ézéchiel 48:35   L’Éternel est ici (présent)  

7   8   9   10   11     La Révélation Progressive du Nom   Dans  l’Ancien  Testament,  nous  trouvons  que  Dieu  se  révèle  progressivement  selon  que  les besoins  se  présentent,  et qu’il  utilise  des  noms pour exprimer  cette  révélation de Lui-même. Quand Abraham avait besoin d’un agneau pour sacrifice,  Dieu se révéla à lui comme Jéhovah-jiré, l’Éternel y pourvoira. Quand Israël avait  besoin de délivrance, Dieu révéla que  son nom Jéhovah n’était pas encore connu  sous cet aspect de délivrance et de salut. (Exode 6:3-8). Lorsqu’ils avaient besoin  de protection  contre  les maladies,  Dieu se  révéla  à  eux  sous  le nom de Jéhovahrapha, l’Éternel qui guérit. Lorsqu’ils avaient besoin de victoire sur leurs ennemis,  Dieu se  révéla  à  eux  sous le  nom  de  Jéhovah-nissi,  l’Éternel notre bannière,  i.e.,  notre  victoire.  Ainsi,  les  noms  et  le  titres  de  Dieu  décrivent  tous  des  aspects  importants de sa nature divine.       Toutefois, aucun de ces noms ne nous donne une complète révélation de la nature  de  Dieu.  Plusieurs  dans  l’Ancien  Testament  réalisèrent  ceci  et  exprimèrent  leur  désir de  connaître le  nom  de  Dieu.  Lorsque Jacob  lutta  avec un homme  à Péniel  (une manifestation de Dieu), il lui dit : "Apprends-moi ton nom, je te prie." Dieu  ne lui révéla  pas son  nom mais il le bénit là (Genèse 32:29). Manoah,  le père de  Samson, demanda à l’ange de l’Éternel son nom et reçu cette réplique: "Pourquoi  t’informes-tu  ainsi  de  mon  nom?  Il  est  Merveilleux  (Admirable,  secret  selon  la  K.J.V.) (Juges 13:18). Le prophète Agur demanda, "Quel est son nom, et quel est  le  nom  de  son  fils?  Le  sais-tu?"  (Proverbes  30:4).  Il  regardait  dans  le  futur,  cherchant à voir par quel nom Dieu se révèlerait comme Fils. Zacharie prophétisa 

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qu’un temps viendra lorsque le Seigneur serait Roi sur toute la terre, et "en ce jourlà il n’y aura qu’un seul Éternel, et son nom ne sera qu’un" (Zacharie 14:9; B.M.).       Le Nom de Jésus   Lorsque  la  plénitude  des  temps  arriva,  Dieu  rencontra  pleinement  les  aspirations  de  son  peuple  et  se  révéla  dans  toute  sa  puissance  et  sa  gloire  dans  le  nom  de  Jésus.  Dans  le  grec,  le  nom  Jésus  est  l’équivalent  des  noms  hébreux  Josué  «Jéhoshua»  (Exode  17 :  9;  Nombres  13:17),  ou  Jéshua  (Esdras  2:2).  Les  deux  versets  de  Actes  7:45  et  de  Hébreux  4:8  établissent  un  rapprochement  avec  la  signification de Josué et de Jésus.       Jésus signifie Jéhovah Sauveur, Jéhovah notre salut, et Jéhovah est la rédemption.  C’est pour cela que l’ange dit : "Et elle enfantera un fils, et tu appelleras son nom  Jésus : car il sauvera son peuple de leur péchés" (Matthieu 1:21). L’identification  du nom de Jésus avec le salut est particulièrement évidente, car le nom hébreu de  Josué  signifie  pratiquement  la  même  chose  dans cette  langue,  surtout  à  cause du  fait  que  les  Hébreux  n’utilisèrent  point  de  voyelles.  En  fait,  la  Concordance  de  Strong  traduit  Josué  comme  «Yeshuwa»,  ce  qui  est  le  terme  pour  le  salut  en  hébreu. Quoique plusieurs aient  porté les noms de Jéhoshua, Joshua, ou Jésus,  le  Seigneur Jésus-Christ  est  le seul  qui  porte pleinement  la  signification  du  nom. Il  est le seul qui est actuellement la description du nom même.       Le  nom  de  Jésus  est  la  somme  totale  de  tous  les  noms  de  Dieu  dans  l’Ancien  Testament.  C’est  le  nom  le  plus  élevé,  le  plus  exalté,  le  plus  sublime  qui  ne  fut  jamais révélé aux hommes de la terre. Le nom de Jésus est le nom de Dieu qu’il  promit  de  révélé  quand  il  dit,  "C’est  pourquoi  mon  people  connaîtra  mon  nom;  c’est pourquoi il saura, en ce jour, que c’est moi qui dis : Me voici !" (Ésaie 52:6).  C’est le nom unique de Zacharie 14:9 qui surpasse tout et qui inclut tous les autres  noms de Dieu dans l’essence de sa signification.       L’Église du Nouveau Testament est identifiée par le nom de Jésus du fait qu’elle  porte tous les caractéristiques de son  nom.  En fait, le  Seigneur  Jésus a  même  dit  que  ses  disciples  seraient  haïs  de  tous  à  cause  de  son  nom  (Matthieu  10:22).  L’Église primitive fut persécutée pour le nom de Jésus (Actes 5:28; 9:21; 15:26),  et ils considérèrent que ce fut un privilège de souffrir pour son nom (Actes 5:41).  L’apôtre  Pierre  affirma  que  ce  fut  au  nom  de  «Jésus-Christ  de  Nazareth»  qu’un  homme  infirme  fut  guéri  (Actes  4:10).  Il  expliqua  aussi  la  suprématie  et  la  nécessité  de  ce  nom  divin  pour  recevoir  le  salut:  "Et  il  n’y  a  point  de  salut  en  aucun  autre:  car  aussi  il  n’y  a  point  sous  le  ciel  d’autre  nom  qui  soit  donné  aux  homes  par  lequel  il  nous  faille  être  sauvé"  (Actes  4:12;  B.M.).  L’apôtre  Paul  écrivit,  "C’est  pourquoi  aussi  Dieu  l’a  souverainement  élevé,  et  lui  a  donné  un  nom qui est au-dessus de tout nom; afin qu’au nom de Jésus, tout ce qui est dans  les cieux, et sur la terre, et sous la terre, fléchisse le genou" (Philippiens 2:9-10).       A  cause  de  la  position  exaltée  de  ce  nom  divin,  nous  sommes  exhortés  à  nous  appuyer sur le nom de Jésus dans tous ce que nous faisons ou disons: "Et quoi que  vous fassiez, en paroles, ou en oeuvres, faites tout au nom de Jésus…" (Colossiens  3:17). Les disciples parlèrent et enseignèrent dans le nom de Jésus (Actes 4:17-18;  5:28). Ils baptisèrent en son nom par effusion, selon la loi et les prophètes, comme  signe de la présence de Christ en Israël (Nombres 4 : 3; 8 : 5-7; Ézéchiel 36 : 25;  Jean  1 :  31;  3 :  25,  26;  4 :  1,  2)  Sans  entrer  dans  une  diatribe  du  sujet  sur  le  baptême  d’eau,  il  suffit  d’indiquer  avec  la  Parole  de  Dieu  deux  versets  qui  montrent  sans  ambiguïté  que  ce  furent  toujours  les  ennemis  de  Dieu  qui  furent  immerger  sous  les  eaux  (1Corinthiens  10 :  1,  2;  1  Pierre  3 :  5,  6).  Comme  nous  voyons dans les références citées plus haut, le mode du baptême fut par aspersion  ou  effusion,  et  jamais  par  immersion.  Dire  que  Jésus  aurait  été  baptisé  par 

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immersion ferait  de  lui  un  pécheur  qui  aurait  brisé  la  Loi,  et  conséquemment un  faux Messie. Dans cette période provisoire où la Loi et la Grâce coexistèrent, entre  la mort et la résurrection du Seigneur Jésus et la destruction de Jérusalem en l’an  70,  les  apôtres  et  les  disciples  chassèrent  des  démons,  parlèrent  les  langues  des  peuples étrangers, reçurent une puissance et une protection surnaturelle, et prièrent  pour  les  malades  –  tout  dans  le  nom  de  Jésus  (Marc  16:17-18;  Jaques  5:14).  A  cette période, l’enfance de l’Église (1 Corinthiens 13 : 11) fut marquée par toutes  sortes de signes et de miracles, dans le but de témoigner aux Juifs incrédules que  Dieu  agissait  dès  lors  en  dehors  de  leurs  frontières,  rejoignant  ainsi  les  Gentils  avec l’Évangile au nom de Jésus (Actes 4:30; 1 Corinthiens 1 : 22; 13 : 8; 14 : 21,  22). Qu’il soit spécifié que les dons miraculeux de l’Esprit furent le sceau officiel  du  ministère  des  apôtres,  et  furent  désigné  uniquement  pour  cette  période.  Pour  nous, nous faisons connaître nos requêtes à Dieu au nom de Jésus (Jean 14:13-14;  16:23); et nous nous réunissons dans le nom de Jésus (Matthieu 18:20).       Cela ne signifie pas que le nom de Jésus soit un genre de formule magique. Il ne  faut pas oublier le troisième Commandement qui nous averti de ne pas prendre le  nom de Dieu en vain (Exode 20 : 7). La foi en son nom est nécessaire pour le salut  (Actes 16 : 31; Romains 10: 9), et la foi est un don de Dieu (Éphésiens 2: 8) qui  est  donné  uniquement  à ceux  qui sont  destinés  à  la  vie éternelle  (Actes 13 :  48).  Notre confiance doit reposer entièrement en  Celui qui est représenté par ce nom.  Le  nom  de  Jésus  est  unique  car,  contrairement  aux  autres  noms,  il  représente  la  présence  de  Celui  qui  l’appartient.  Il  contient  tout  de  Dieu,  sa  majesté,  sa  puissance, et sa gloire. Lorsque par la foi qui nous est donnée nous mentionnons le  nom  de  Jésus,  le  Seigneur  Lui-même  est  présent  et  agit  dans  les  cœurs  pour  répondre  aux  besoins.  Gardons-nous  de  penser  que  nous  pouvons  accomplir  des  signes et des miracles par son nom. Nous sommes appelés plutôt à la  conversion  des  âmes,  à  l’enseignement,  et  au  partage  selon  les  directives  de  l’Esprit.  La  puissance  et  l’autorité  du  nom  appartiennent  au  Seigneur  seul,  et  parfois  il  la  manifeste  en  qui  il  veut  pour  répondre  aux  besoins  d’une  circonstance  donnée,  puis la retire de crainte que le  croyant s’en glorifie.  La gloire appartient à Christ  seul  et  il  agit  selon  son  bon  plaisir  en  toutes  choses  pour  la  gloire  de  son  nom.  Ceux qui cherchent des signes ou des dons miraculeux tombent dans l’égarement  de la fraude (iniquité) spirituelle et recevront une juste condamnation (Matthieu 7 :  21-23; 2 Thessaloniciens 1 : 7-10; 2 : 9-12).       Ainsi, par le nom de Jésus, Dieu se révéla pleinement. Au point que nous voyons,  connaissons,  honorons,  croyons,  et  recevons  le  Seigneur  Jésus;  au  même  point  nous voyons, connaissons, honorons, croyons, et recevons Dieu le Père (Jean 5:23;  8:19;  12:44-45;  13:20;  14:7-9).  Si  nous  renions  le  Seigneur  Jésus,  nous  renions  aussi le Père (1 Jean 2:23), mais si nous utilisons le nom de Jésus, nous glorifions  le Père (Colossiens 3:17), car le Père, la Parole, et le Saint-Esprit ne sont qu’un en  Christ (1 Jean 5 : 7), c’est Lui qui est le seul vrai Dieu (1 Jean 5 : 20).       La Bible prédisait que le Messie déclarerait le nom du Seigneur (Psaumes 22:23;  Hébreux 2:12). Jésus affirma qu’il avait manifesté et déclaré le nom du Père (Jean  17:6,  26).  En  fait,  il  hérita  Son  nom  du  Père  (Hébreux  1:4).  Il  est  important  de  remarquer que le Seigneur Jésus manifesta et déclara le nom du Père en révélant la  signification  du  nom  par  les œuvres  qu’il  faisait,  car  les œuvres  furent  celles  de  Jéhovah  (Jean  5 :  43;  14:10-11).  Tout  comme  Dieu  dans  l’Ancien  Testament  révéla progressivement plus de sa nature en répondant aux besoins de son people,  ainsi Jésus dans le Nouveau Testament révéla la nature et le nom de Dieu par des  miracles,  des  guérisons,  en  chassant  des  démons,  et  en  pardonnant  les  péchés.  Jésus déclara le nom du Père par ses œuvres, car par elles il donna la preuve qu’il  fut Lui-même le Père, le Jéhovah de l’Ancien Testament (Jean 5: 18, 19, 23; 8: 24,  27,  58;  12 :  45;  14 :  8,  9;  Voir  aussi  Ésaie  35:4-6  avec  Luc  7:19-22).  En 

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démontrant la puissance de Dieu en accord avec les prophéties, le Seigneur donna  la preuve hors de tout doute que le nom «JÉSUS» est le Nom du Père. Cette vérité  merveilleuse  se retrouve  aussi dans  le  passage  populaire  de  Matthieu  28 :  19, où  nous voyons que l’expression «le nom» est au singulier et non au pluriel. Par cette  déclaration,  le  Seigneur  nous  indique  clairement  que  le  Père,  le  Fils,  et  le  SaintEsprit,  ont  UN  SEUL NOM, et  que  ce  Nom  divin  est le  nom de  Celui  qui  parle  dans ce passage, à savoir JÉSUS.       Aussi, à certains Juifs corrompus, enveloppés du manteau de l'orgueil racial, qui se  vantaient de descendre d’Abraham et qui cherchaient à excuser leurs péchés en se  servant mal à propos du nom du grand patriarche, notre Seigneur proclama ainsi sa  propre prééminence: «En vérité, en vérité, je vous le dis, avant qu'Abraham fût, JE  SUIS.» Nous voyons par cette remarque que le Seigneur Jésus s'identifie au Père  dont le nom pour tous les temps est JE SUIS (Exode 3 : 14, 15). Qu'il nous suffise  pour les besoins présents de considérer que cette Ecriture est une affirmation claire  et  nette  de  l'antériorité  et  de  la  suprématie  du  Seigneur  par  rapport  à  Abraham.  Mais comme la naissance d’Abraham avait précédé celle du Christ de plus de dixneuf  siècles,  cette  antériorité  devait  se  rapporter  à  un  état  d'existence  précédant  celui de la mortalité.       Dans l’Évangile de Jean, nous voyons dans le grec original que le Seigneur Jésus  utilise  l’expression  «JE  SUIS»  à  plusieurs  reprises.  En  voici  quelques  exemples  tirés de la Bible de l’Épée :       4 : 26 Jésus lui dit: JE SUIS celui-ci, moi qui te parle.   6 : 20 Mais il leur dit: JE SUIS, n'ayez point de peur.   6 : 35 Et Jésus leur répondit: JE SUIS le pain de vie…   6 :  41  Les  Juifs  murmuraient  donc  contre  lui  parce  qu'il  disait:  JE  SUIS  le  pain  abaissé du Très-Haut.   8 : JE SUIS la lumière du monde…   8 : 24 C'est pourquoi je vous ai dit, que vous mourrez dans vos péchés; car si vous  ne croyez pas que JE SUIS l'Éternel, vous mourrez dans vos péchés.    8 :  28  Et  Jésus  leur  dit:  Lorsque  vous aurez  élevé le  Fils de l'homme, alors  vous  connaîtrez que JE SUIS…   10 : 7 Jésus donc leur dit encore: En vérité, en vérité je vous dis, que JE SUIS la  porte des brebis.   10 : 11 JE SUIS le Bon Berger; le Bon Berger donne sa vie pour ses brebis.   11 : 25 Jésus lui dit: JE SUIS la résurrection et la vie…   13 : 13 Vous m'appelez Maître et Seigneur, et vous dites vrai; car JE SUIS.   13 : 19 Je vous le dis dès à présent, avant que la chose arrive; afin que, quand elle  sera arrivée, vous croyez que JE SUIS.   14 : 6 Jésus lui dit: JE SUIS le Chemin, la Vérité et la Vie…   15 : 1 ¶ JE SUIS le vrai cep…   18 : 6 Et dès qu'il leur eut dit: JE SUIS, ils reculèrent et tombèrent par terre.   18 :  37  Alors  Pilate  lui  dit:  Tu  es  donc  Roi?  Jésus  répondit:  Tu  le  dis;  JE  SUIS  Roi…         Demanderions-nous  pourquoi le nom de JÉSUS est la  pleine révélation  de Dieu?  Tout  simplement  à  cause  que  Jésus  est  Lui-même  Jéhovah,  le  Père  éternel  manifesté dans la chair, et qu’en Lui habite corporellement toute la plénitude de la  Divinité.     Chapitre 4. JÉSUS EST DIEU   "Nous savons aussi que le Fils de Dieu est venu, et il nous a donné l'intelligence 

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pour connaître  le  Véritable;  et  nous  sommes  en  ce  Véritable,  en  son  Fils  JésusChrist. C'est lui JÉSUS qui est le Dieu véritable, et la vie éternelle. Petits enfants,  gardez-vous  des  fausses  représentations  de Christ !  Amen" (1 Jean 5: 20, 21; B.É.).   Le fait que Jésus soit Dieu est établit fermement dans les Saintes-Écritures comme  une  preuve  que  Dieu  est  UN.  La  Bible  nous  enseigne  que  Jésus  est  pleinement  Dieu et pleinement homme. Dans ce chapitre, nous discuterons du premier sujet, et  nous traiterons du deuxième dans le chapitre suivant. Dans les sections qui suivent,  nous  présenterons  et  discuterons  sur  les  preuves  scripturaires  que  Jésus  est  Dieu,  les énumérant pour la convenance des lecteurs.       L’Ancien Testament Témoigne que Jésus est Dieu   1.     Ésaie  9:5 est  une  des  preuves la  plus puissante  que  Jésus  est  Dieu: "Car  l’Enfant nous est né, le Fils nous a été donné; et l’empire a été pose sur son  épaule; et on appellera son nom, l’Admirable, le Conseiller, le Dieu fort et  puissant,  le  Père  d’éternité,  le  Prince  de  paix."  Les  termes  «Enfant»  et  «Fils»  se  rapportent  à  l’incarnation  ou  manifestation  du  «Dieu  fort  et  puissant» et au «Père d’éternité».   2.     Ésaie prophétisa que le Messie serait né d’une vierge et appelé Emmanuel,  c’est à dire, Dieu avec nous (Ésaie 7:14 Matthieu 1:22-23).   3.     Ésaie décrit le Messie comme «un rejeton (une branche) du tronc d’Isaï (le  père  de  David)»,  signifiant  «la  postérité  de  David»  (Ésaie  11:1,  10;  Apocalypse  22:16).  Selon  la  chair,  Jésus  fut  un  descendant  de  Isaï  et  de  David,  mais  selon  Son  Esprit  il  fut  leur  Créateur  et  la  source  de  la  vie,  «desquels sont les pères, et desquels selon la chair est descendu Christ, qui  est  Dieu  sur  toutes  choses,  béni  éternellement.  Amen»  (Romains  9:  5;  B.M.).  Jésus  utilisa  ce  concept  de  sa  descendance  pour  confondre  les  Pharisiens  lorsqu’il  cita  le  Psaume  110:1  et  leur  demanda,  en  essence,  "Comment  David  peut-il  appeler  le  Messie  Seigneur,  lorsque  le  Messie  devait être le fils (descendant) de David?" (Matthieu 22:41-46).   4.     Ésaie 35:4-6 indique clairement que Jésus est Dieu: "Voici votre Dieu… Il  viendra lui-même et vous délivrera." Ce passage continu en disant lorsque  Dieu  viendra  que  les  yeux  des  aveugles  seront  ouvert,  les  oreilles  des  sourds  débouchées,  les  boiteux  sauteront,  et  que  la  langue  du  muet  chantera. Jésus appliqua ces passages de l’Écriture à Lui-même (Luc 7:22)  et,  évidemment  son  ministère  produisit  toutes  ces  choses,  prouvant  ainsi  qu’il fut le Père manifesté dans la chair comme Fils, l’enveloppe visible du  Dieu invisible (Jean 1 : 18; Colossiens 1 : 15; B.É.).   5.     Ésaie 40:3 déclare qu’une personne spécifique fut désignée pour crier dans  le  désert  et  pour «préparez  le  chemin  de  l’Éternel  (Jéhovah)», et  «dresser  les  sentiers  à  notre  Dieu».  Nous  savons,  sans  l’ombre  d’aucun  doute,  que  Jean  Baptiste  fut  celui  qui  accomplit  cette  prophétie  lorsqu’il  prépara  le  chemin pour Jésus (Matthieu 3:3). Il est important de remarquer de nouveau  ici  que  dans  l’Ancien  Testament,  Ésaie  40 :  3  utilise  l’expression  «l’Éternel»  (Jéhovah),  expression  qui  est  substituée  dans  le  passage  de  Matthieu  3 :  3 du  Nouveau  Testament  par «Seigneur».  Ainsi  nous  voyons  par cette preuve incontestable que Jésus est SEIGNEUR (Jéhovah) et notre  Dieu.   6.      Michée  5:2  donne  aussi  la  preuve  que  le  Messie  est  Dieu  Lui-même,  "Mais toi, Bethléhem Éphrata, qui es petite entre les milliers de Juda, de toi  sortira  Celui  qui  doit  être  Dominateur  en  Israël.  Ses  origines  sont  d’ancienneté, dès les jours éternels."       Ainsi,  comme  nous  avons  vu,  l’Ancien  Testament  proclame  clairement  que  le  Messie et Sauveur qui devait venir serait Dieu Lui-même.  

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   Le Nouveau Testament Proclame que Jésus est Dieu   1. Selon Actes 20:28, l’Église fut acquise par le sang de Dieu, à savoir par le sang  du Seigneur Jésus. Que Dieu ait versé son sang nous indique que les deux natures  en Christ, sa nature humaine comme sa nature divine, sont éternelles, car Dieu seul  est  l’Éternel. Ce  verset  aussi indique  clairement la  participation  actives  des  deux  natures du Seigneur Jésus dans son sacrifice sur la croix.   3.  Paul  décrit  le  Seigneur  Jésus  comme  «notre  grand  Dieu  et  Sauveur  JésusChrist»  (Tite  2 :  13;  B.O.).  La  Bible  de  l’Épée  porte,  «de  notre  grand  Dieu  et  Sauveur,  JÉSUS-CHRIST».  Les  lectures  dans  ces  deux  Bibles  suivent  le  grec  original, «le grand Dieu et Sauveur de nous tous Jésus-Christ». Malheureusement,  certaines  Bibles dénaturées comme la Bible Segond traduisent «du grand Dieu et  de  notre  Sauveur  Jésus-Christ»,  traduction  tendancieuse  qui  porte  à  faire  une  distinction  entre  Dieu  et  le  Seigneur  Jésus  dans  le  but  d’établir  la  notion  d’une  pluralité de personnes en Dieu.   4. Pierre décrit le Seigneur Jésus comme, «notre Dieu et Sauveur Jésus-Christ» (2  Pierre 1 : 1; B.O.). La Bible Martin porte, «notre Dieu et Sauveur Jésus-Christ», et  la Bible de l’Épée porte, «de notre grand Dieu et Sauveur, JÉSUS-CHRIST». Ces  lectures s’accordent avec le grec qui dit, «le Dieu de nous tous et Sauveur de nous  tous, Jésus-Christ». Mais nous voyons que la Bible Segond maintient sa traduction  tendancieuse, «de  notre Dieu  et  du  Sauveur  Jésus-Christ», car  l’article «du»,  qui  ne se  trouve  pas dans l’original  ici,  est  un  article  partitif  qui  établit  une  division  entre deux sujets, deux locations, ou deux personnes.   5.  Il  est  écrit  que  nos corps sont  des  temples  de  Dieu  (I Corinthians  3:16-17),  et  pourtant Éphésiens 3 : 17 nous dit que Christ habite dans nos cœurs par la foi. Le  rapport entre ces deux versets atteste fortement de la Divinité de Christ. La même  association est faite dans Romains 8 : 9 entre l’Esprit de Dieu et l’Esprit de Christ.   6. Le livre de Colossiens met l’emphase d’une manière rigoureuse sur la Divinité  de  Christ  en  ces  mots,  "Car  toute  la  plénitude  de  la  Divinité  habite  en  lui  corporellement" (Colossiens 2:9; voir aussi 1:19). Selon ces versets de l’Écriture,  Jésus  n’est pas  qu’une  partie de  Dieu, mais  tout de  Dieu réside  en  Lui,  car  il  est  Lui-même le Dieu Tout-Puissant. S’il y avait trois personnes dans la Divinité, cela  voudrait  dire  selon  Colossiens  2 :  9  qu’elles  résideraient  tous  dans  une  forme  corporelle en Jésus, trois corps habitant un seul corps, ce qui est un non-sens car il  n’y  a pas un corps pour le Père, un  corps pour le  Fils, et un corps  pour le SaintEsprit. Il n’y a qu’une seule Tête et  un seul corps (  1  Corinthiens 12 : 13). Nous  avons toute plénitude en lui (Colossiens 2:10; B.O.).  Quoique  nous  avons  besoin  de Dieu, nous le trouvons en Jésus-Christ seul. Ainsi, nous voyons que le Nouveau  Testament  témoigne  de  la  pleine  Divinité  du  Seigneur  Jésus-Christ,  le  seul  vrai  Dieu.     Dieu Manifesté dans la Chair comme Jésus   L’affirmation que Jésus est Dieu implique nécessairement que Dieu prit un corps  de chair semblable à celui que nous avons (Romains 8 : 3). C’est en effet ce que la  Bible confirme.       1.  "…Dieu  a  été  manifesté  en  chair,  justifié  par  l’Esprit,  vu  des  anges,  prêché  parmi les Gentils, cru dans le monde, élevé dans la gloire" (1 Timothée 3:16; B.O.;  voir aussi le verset 15 pour la confirmation que Dieu le sujet de verset 16. AVIS :  Plusieurs  Bibles  frelatées,  suivant  des  manuscrits  pollués,  ont  enlevé  le  mot  «Dieu» dans ce verset et l’ont remplacé par le pronom «il» dans le but de diluer la  Divinité de Christ.     2. "Au commencement était la Parole, la Parole était avec Dieu, et la Parole était  Dieu…  Et  la Parole  a  été faite  chair  "  (Jean 1:1,  14). La  Bible de l’Épée traduit,  «Au commencement était la Parole, la Parole était la présence unique de Dieu, car  la  Parole était Dieu… Et la  Parole  a  été faite chair». Que la  Parole  (Dieu) ai  été 

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faite chair,  signifie  littéralement  que  Dieu  dressa  un  tabernacle  ou  une  tente  de  chair  parmi  nous.  La  Bible  affirme  clairement  que  Dieu  s’enroba  ou  s’enveloppa  de chair en Jésus-Christ. Ces deux versets (1 et 14) donne la preuve irréfutable que  Jésus est Dieu – qu’il est Dieu manifesté, révélé, ou dévoilé dans un corps de chair  duquel il s’est enveloppé pour être   vu  des  hommes.  Dieu  est  un  Esprit,  un  Être  Spirituel,  sans  chair  ni  sang,  qui  est  invisible aux homes. Comme nous avons déjà vu, cela ne signifie pas que Dieu n’a  pas de corps, mais que l’intensité et la majesté de sa gloire fait que ce corps glorifié  est invisible à l’homme. Pour qu’il  soit visible à l’homme  et pour qu’il verse son  sang  innocent  pour  nos  péchés,  il  fallait  qu’il  s’enrobe  d’un  corps  de  chair.  Le  Seigneur Jésus n’est pas un autre Dieu, il est le Dieu de l’Ancien Testament enrobé  d’un  corps  de  chair. Il  est  Jéhovah, le Père éternel,  qui  vint dans la  chair  comme  Fils  dans  le but  d’établir un lien  entre Dieu  et  l’homme  qui  avait  été brisé  par  le  péché. Plusieurs versets  dans l’Écriture déclarent que le Seigneur Jésus-Christ est  le  Dieu  de  l’Ancien  Testament  enrobé  de  chair  dans  le  but  de  se  révéler  aux  hommes et de les réconcilier à Lui.     3.  "Car  Dieu était en Christ,  réconciliant  le monde avec soi,  en  ne  leur attribuant  point leurs péchés; et il a mis en nous la Parole de la réconciliation" (2 Corinthiens  5:19).   4. "Personne n'a jamais vu  Dieu; le seul Fils engendré, qui  est l'enveloppe visible du Père invisible, est celui qui l'a manifesté dans la chair " (Jean 1:18 ; + Col. 1: 15; 1 Tim. 3 : 16; B.É.).   5. "Dieu ayant anciennement parlé à nos pères par les prophètes, à plusieurs fois et  en plusieurs manières, nous a parlé en ces derniers jours par son Fils, qu’il a établi  héritier de toutes choses, et par lequel il a fait les siècles ; et qui étant la splendeur  de sa gloire et l’empreinte de sa personne…" (Hébreux 1:1-3).   6. Jésus est «l’image de Dieu invisible» (Colossiens 1:15; 2 Corinthiens 4:4).   7. Comme Abraham prophétisa, sans comprendre toute l’implication de ses propres  mots, "Dieu se pourvoira lui-même de l’agneau pour l’holocauste" (Genèse 22:8) ;  Dieu  a  pourvu  un  corps  pour  Lui-même :  "Tu  n’as  point  voulu  de  sacrifice  ni  d’offrande, mais tu m’as formé un corps" (Hébreux 10:5).   8. Jésus est le constructeur de sa propre maison comme Dieu est le constructeur de  toutes choses (Hébreux 3:3-6).   9. Il est venu parmi sa propre création, parmi son propre people, mais ils ne l’ont  pas reconnu ni reçu (Jean 1:10-11).     La Parole   Le premier chapitre de l’Évangile de Jean enseigne d’une manière merveilleuse le  concept de Dieu manifesté dans la chair. Au commencement était la Parole (Grec,  Logos). La Parole n’était pas une de plusieurs personnes ni un dieu séparé, pas plus  que la parole d’un homme serait une personne distincte de lui. Plus précisément, la  Parole est l’expression de la pensée de Dieu qui accomplit sa volonté souveraine.  Au commencement la Parole était avec Dieu et était Dieu Lui-même (Jean 1:1). Ce  verset nous témoigne aussi de l’unité de Dieu d’une manière merveilleuse. Nous y  trouvons dans  le grec  l’article  «un»  qui  ne  fut traduit dans  presque  aucune  Bible.  Ceci  fut  à  l’avantage  des  hérétiques  comme  les  Témoins  de  Jéhovah  qui  ne  reconnaissent  point la  Divinité  de Christ  et qui  traduire  dans  ce  verset «la  Parole  était  dieu».  Ils  écrivirent  le  mot  Dieu  avec  un  «d»  minuscule  pour  indiquer  que  selon eux Jésus n’est que «un dieu» ou un petit dieu qui n’est pas le Tout-Puissant.  Toutefois,  comme  nous  allons  voir,  il  est  possible  de  traduire  l’article  dans  ce  verset d’une manière qui nous indique tout à fait le contraire, comme nous voyons  dans la Bible de l’Épée qui a ajouté l’article en italique : «Au commencement était  la  Parole,  la  Parole  était  la  présence  unique  de  Dieu,  car  la  Parole  était  Dieu».  Puisque ce verset est relié directement avec l’incarnation du Seigneur Jésus «Et la  Parole a été faite chair» (Jean 1 : 14), nous voyons ici la préexistence de l’Agneau  de Dieu  avant même la fondation du monde (Jean 1 : 29, 30 ; 1 Pierre 1 : 19-20 ; 

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Apocalypse 13 : 8). Aussi, qu’il y eut un début à l’existence charnelle du Seigneur  Jésus,  ne  signifie  pas  qu’il  eut  un  début  à  sa  nature  humaine  comme  prétend  le  Sabellianisme moderne des Unicitairiens.       C’est  un fait  incontestable  qu’en  Christ il y a deux natures, humaine et  Divine. Il  est  aussi  évident  que  la  nature  Divine  est  éternelle,  qu’elle  n’a  aucun  commencement ni aucune fin. Toutefois,  la même chose  peut se dire de  la nature  humaine  en  Christ,  car  il  est  possible  de  dissocier  la  nature  humaine  de  son  existence charnelle. Cela ce voit dans le fait que, de par sa propre signification, le  mot «nature» veut dire, selon le Dictionnaire Larousse : «Ensemble des caractères  fondamentaux qui définissent les êtres». Le Dictionnaire Quillet donne une de ses  définitions comme: «Propriétés que possède un être, pendant toute la durée de son  existence».  Or,  les  propriétés  essentielles  qui  constituent  l’être  humain,  sa  nature  humaine proprement dit,  proviennent toutes  d’une seule et  même source,  à  savoir  «l’esprit de vie que Dieu souffla dans les narines de l’homme pour qu’il devienne  une  âme  vivante»  (Genèse  2 :  7).  Les  propriétés  ou  caractéristiques  de  la  nature  humaine  sont  les  traits  de  son  esprit,  et  cet  esprit  vient  de  Dieu  qui  les  possède  tous. Dieu créa l’homme à son image (Genèse 1 : 26, 27). La nature humaine prédate donc son existence charnelle. Toutefois, il existe une grande distinction entre  la  nature  humaine  d’un  homme  normal  et  celle  du  Seigneur  Jésus-Christ,  du  fait  que  la  nature  de  l’homme  est  une  nature  de  péché et  que  celle  de  Christ  est  sans  péché. Aussi du fait que l’homme est une créature faible et que le Seigneur Jésus  est le Créateur, le Dieu Tout-Puissant. Jésus seul avait une nature humaine parfaite  car il fut Dieu manifesté dans la chair.       Ainsi,  avec  le  verset  de  Jean  1:  1,  nous  voyons  que  l’incarnation  du  Fils  existait  déjà  substantiellement  dans  l’Esprit  de  Dieu  avant  même  la  fondation  du  monde.  Non  pas que l’existence du Fils eut un début ou qu’il existait  simplement comme  un plan conçu dans la pensée de Dieu qui devait être réalisé par après, mais que le  Seigneur Jésus manifesta dans la chair la distinction éternelle de sa nature de Fils.  La  nature  interne  de  Dieu  se  révèle  dans  les  trois  dispositions  endogènes  d’une  seule  individualité  comme  une  triple  réfraction  de  la  gloire  d’une  seule  essence.  Dieu est éternellement Père, Fils, et Saint-Esprit en une seule Personne, et ces trois  fonctions  ou  dignités  sont  essentiels à  son  existence. Chacune  de  ces  dignités  est  marquée  de  ses  propres  caractéristiques  quoiqu’ils  soient  intrinsèques  et  interactionnels  à  la triple désignation Divine du Seigneur  Jésus.  Celle  de Père est  généralement reliée à la Volonté de Dieu, et cette Volonté est la Vie. Celle de Fils  est reliée à la Parole de Dieu, et cette Parole est la Vérité. Celle de Saint-Esprit est  reliée  à  la  Pensée  de  Dieu,  et  cette  Pensée  est  la  Lumière. Dieu  se  révèle  à  nous  ainsi dans les trois fonctions de Son existence à travers les pages de l’Écriture. De  même,  l’incarnation  du  Fils  implique  par  nécessité  l’incarnation  du  Père  et  du  Saint-Esprit,  car  les  trois  sont  UN :  «Car  il  y  en  a  trois  qui  rendent  témoignage  dans le ciel, le Père, la Parole, et le Saint-Esprit, et ces trois-là sont indivisibles en Jésus. Il y en a aussi trois qui rendent témoignage sur la terre; l'Esprit, l'eau, et le  sang;  et  ces  trois-là  se  rapportent  à  un  seul  Christ» (1  Jean  5 :  7,  8;  B.É.).  Nous  reviendrons  dans  un  autre  chapitre  sur  le  sujet  du  verset  1  Jean  5 :  7  qui  est  fortement contesté par les réprouvés.       Dans  le  grec,  la  Parole  ou  «Logos»  signifie  simplement  l’expression  ou  proclamation  de  la  présence  unique  de  Dieu.  Dieu  se  prononce  Lui-même  et  se  retrouve  Lui-même  dans  ce  qu’il  proclame  de  Lui-même.  Ainsi  s’accomplit  le  cercle de son existence éternelle comme Celui qui est autosuffisant sous le nom de  JE SUIS. Dans la plénitude des temps, au moment prédéterminé de toute éternité,  le Seigneur Jésus exécuta sa proclamation dans la chair et se révéla comme Fils de  Dieu sous la forme d’un homme parfait. Il est important de spécifier que la langue  grecque permet la transposition des mots dans une phrase et que l’expression «Fils 

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de Dieu» peut se  traduire aussi «Dieu  comme Fils», confirmant ainsi que le  Père  se manifesta ouvertement dans son aspect de Fils, et que le Fils dévoila dans son  individualité son aspect de Père (Jean 1 : 18). L’individualité unique du Fils est la  révélation  de  ce  qui  constitue  la  personnalité  unique  de  Dieu  comme  une  seule  Personne,  et  non  de  deux  ou  de  trois  personnes.  Il  en  est  ainsi,  car  autrement  il  faudrait  dire  que  le  verset  qui  déclare  que  Dieu  fut  manifesté  dans  la  chair  signifierait  que  trois  personnes  distinctes  se  sont  manifestées  dans  la  chair  individuellement.  La  folie  du  Trinitairianisme  est  ainsi  exposée  comme  une  des  pires hérésies.       Notons  aussi  que  la  préposition  «avec»  dans  la  phrase  «la  Parole  était  avec  Dieu»  (Jean  1:  1)  ne  désigne  pas  nécessairement  toujours  dans  le  grec  la  même  chose que dans le français, «un rapport de relation, d’accompagnement, d’accord,  ou  d’association».  Cette  préposition  est  souvent  utilisée  dans  notre  langue  pour  indiquer une distinction ou une séparation entre deux sujets ou deux personnes qui  sont associés. Mais ici dans le grec, la préposition «avec» qui est «Pròs», signifie  d’entre  toute  une  gamme  de  nuances,  selon  le  Dictionnaire  Grec-Français  de  J.  Planche  (1860),  «la  présence»  ou  «l’identité».  Ainsi  la  Bible  de  l’Épée  traduit  correctement :  «  Au  commencement  était  la  Parole,  la  Parole  était  la  présence  unique de Dieu, car la Parole était Dieu». Il faut se garder d’utiliser la préposition  «avec»  pour faire une distinction entre  Dieu et la  Parole dans le  but  de faire  une  allusion conjecturale qu’il existerait plusieurs personnes en Dieu. Le texte ne porte  ni  ne  demande  une  telle  interprétation  injustifiée  qui  en  porte  des  millions  à  l’idolâtrie d’un Trithéisme ontologique.      Jésus est Dieu du début même de sa naissance et même avant   Dieu  fut  manifesté  dans  la  chair  en  Jésus-Christ,  mais  plusieurs  se  demandent  à  quel  point  précis  de  sa  vie  Dieu  vint  faire  sa  demeure  dans  le  Fils?  Or,  la  Bible  déclare sans équivoque que la plénitude de Dieu fut en Jésus dès le début de sa vie  humaine.       1. Matthieu 1:23 dit, "Voici, la vierge sera enceinte, et elle enfantera un fils, et on  le  nommera  EMMANUEL,  ce  qui  signifie:  DIEU  AVEC  NOUS.  Or,  Jésus  fut  «Dieu  avec  nous»  même  à  sa  naissance.  Ceci  devrait  faire  sérieusement  penser  ceux qui approuvent l’avortement (Exode 21 : 22-24 ; Psaumes 139 : 13-16 ; Luc  1 : 41). Le meurtre d’enfants encore dans le sein de leurs mères est une des pires  abominations dans notre société dite civilisée.   2.  Les  anges  l’adorèrent  à  sa  naissance  (Hébreux  1:6),  Siméon  reconnu  l’enfant  comme  le  Christ  (Luc  2:26),  la  prophétesse  Anne  vit  dans  l’enfant  le  Sauveur  d’Israël (Luc 2:38), et les mages adorèrent l’enfant (Matthieu 2:11).   3.  Michée  5:2  attribua  la  Divinité  au  Messie  dès  sa  naissance  à  Bethléhem  et  même avant, et non pas après sa vie à Nazareth ou à son baptême dans le Jourdain.  4.  Luc  1:35  explique  pourquoi  Jésus  est  Dieu  dès  le  début  de  sa  vie  humaine.  L’ange  Gabriel  dit  à  Marie,  "Le  Saint-Esprit  viendra  sur  toi,  et  la  puissance  du  Très-Haut te couvrira de son ombre; c’est pourquoi aussi le saint enfant qui naîtra  de toi sera appelé le Fils de Dieu." Jésus fut né miraculeusement d’une vierge, sa  conception fut effectuée par le Saint-Esprit. A cause de ceci, il est le Fils de Dieu  dans la chair. En d’autres mots, Jésus est le Fils de Dieu à cause qu’il fut conçu de  Dieu et non d’un homme. En Marie, Dieu s’engendra Lui-même dans son aspect  éternel  de  Fils,  ce  qui  veut  dire  que  Dieu  est  littéralement  le  Père  du  Seigneur  Jésus  tout  en  étant  le  Fils  Lui-même,  "Car  Dieu  a  tant  aimé  le  monde,  qu’il  a  donné son seul Fils engendré…" (Jean 3:16; B.É.). Le Père est son propre Fils, et  le Fils est son propre Père car les deux sont UN. Jésus fut engendré de Dieu dans  le sein de la vierge Marie comme la forme visible du Dieu invisible.       Aussi,  Ésaie  7:14  établit  le  rapport  de  la  conception  de  la  vierge  avec  la 

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reconnaissance que  le  Fils  promis  serait  Dieu  avec  nous.  Ce  qui  veut  dire  qu’au  moment de la conception, Dieu plaça sa nature Divine dans le germe de la femme.  Arthur  Custance,  dans  son  livre  «The  Seed  of  the  Woman»,  explique  merveilleusement que le germe de la femme fut préservé intact du péché (Genèse  3 : 15), et que la corruption se propage depuis la chute par le germe de l’homme et  non celui de la femme. Non pas que la femme ne soit pas coupable du péché, car  c’est elle qui fut séduite en premier et qui est la cause de la transgression (Genèse  3 :  1-6 ;  1  Timothée  3 :  13-15),  mais  c’est  l’homme  qui  est  le  chef  de  la  femme  (Éphésiens 5 : 23) et qui est responsable de porter le fardeau de la séduction qu’il a  accepté  d’elle  (Genèse  3 :  17),  ce  qui  engendra  la  corruption  dans  toute  sa  descendance.  Selon  l’Écriture,  la  descendance  de  la  race  humaine  est  toujours  attribuée à l’homme et non à la femme (voir 1 et 2 Chroniques ainsi que Matthieu  1 :  1-17;  Luc  3 :  23-38).  Quand  l’homme  fertilise  la  femme,  le  poison  du  péché  dans  son  germe  fait  que  les  enfants  conçus  naissent  dans  le  péché.  Mais  quand  Dieu  fertilisa  la  vierge  par  son  Saint-Esprit  la conception fut  pure  et  sans  péché,  car  il  n’y  a  aucune  corruption  en  Dieu.  Seulement  Dieu  peut  engendrer  la  perfection,  et  cela  il  l’avait  promis  dès  le  début  dans  Genèse  3 :  15.  A  sa  conception, le Seigneur Jésus détenait sa nature Divine de son Père, et de sa mère  il possédait sa nature humaine parfaite qui provenait de Dieu et qui fut gardé intact  en la femme depuis la chute, car la nature humaine est issue de Dieu et pré-date la  création même de l’homme. Ainsi, du côté de sa mère, le Seigneur Jésus fut de la  lignée  de  David  (Romains  1:  3),  et  selon  l’Esprit  «Fils  unique  du  Dieu  vivant» (Matthieu 16 : 16). Jésus était parfaitement Homme et parfaitement Dieu.  Contrairement à ce qu’affirment plusieurs, particulièrement les Unicitairiens, Jésus  n’a pas reçu sa nature Divine au moment même de sa conception, car il était Dieu  avant même de prendre un corps de chair parmi nous. De même, il n’a pas reçu sa  nature  humaine  au  moment  même  de  sa  conception,  car  comme  nous  avons  vu  plus  haut,  la  nature  humaine  vient  de  Dieu  même  qui  l’insuffla  dans  l’homme  (Genèse 2 : 7) et qu’il créa à son image (Genèse 1 : 26, 27). Ni ne devint-il Divin  par une action ou une décision ultérieure, ou encore par une démarche exemplaire  ou quelques mérites qu’il ait acquis. Sa naissance miraculeuse fut le point central  qui confirma sa Divinité et son Humanité comme Fils de Dieu et Fils de l’Homme.  Sa conception fut la révélation dans la chair de Son aspect endogène et substantif  de Fils éternel.       Certains croient que le Seigneur Jésus reçu la plénitude de la Divinité à un certain  point de son ministère, comme à son baptême. Mais, à la lumière de sa naissance  miraculeuse  mentionnée  dans  Luc  1:35,  cela  est  impossible.  Jésus  possédait  sa  nature Divine et sa nature humaine dès et avant même sa conception. Aussi, il faut  spécifier que la descente du Saint-Esprit sur le Seigneur Jésus lors de son baptême,  ne fut pas un Baptême de l’Esprit comme plusieurs voudraient le croire, car Jésus  possédait  déjà  toute  la  plénitude  de  la  Divinité  en  Lui-même  (Colossiens  2 :  9).  Plutôt, comme nous allons voir dans le Chapitre 8, la descente du Saint-Esprit sous  la forme d’une colombe lors de son baptême fut la confirmation Divine du début  de  son  ministère  comme  notre  Souverain  Sacrificateur.  Cette  manifestation  surnaturelle de Dieu servit aussi de signe de sa Divinité à Jean Baptiste (Jean 1:3234).     Le Mystère de la Piété (Divinité)   Le  fait  que  Dieu  devint  chair,  est  une  des  choses  des  plus  merveilleuses  et  en  même  temps  des  plus  incompréhensibles  de  Dieu,  "Et,  de  l’aveu  de  tous,  le  mystère  de  piété  est  grand :  Dieu  a  été  manifesté  en  chair…"  (I Timothée  3:16).  Jésus  n’est  comme  aucun  autre  homme  qui  a  existé  et  qui  n’existera  jamais.  Il  possède  deux  natures ;  il  est  pleinement  Dieu  et  pleinement  homme.  La  plus  grande  difficulté  dans  l’esprit  des  gens  concernant  la  Divinité  provient  précisément de ce grand  mystère. Ils  ne  peuvent comprendre les deux  natures en 

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Christ, ni ne peuvent-ils encore moins saisir correctement et séparer la fonction de  ces deux rôles. Le fait que Dieu prit une forme humaine comme un enfant surpasse  leur  entendement.  Ne  pouvant  saisir  ce  mystère  avec  la  logique  de  leur  raisonnement,  il  le  range  au niveau  de  fables,  de  mythes,  ou  comme  le  résidu  de  l’illusion d’une utopie chimérique.       Il est vrai que nous ne pouvons comprendre pleinement la conception miraculeuse  de l’union de Dieu et de l’homme, mais comme toutes choses dans la Bible c’est  par la foi qui nous est donné que nous le recevons. En fait, ceux qui ne croient pas  que Jésus est venu dans la chair ont l’esprit de l’antichrist (2 Jean 7), c’est à dire,  non  pas  que  Jésus  est  venu  dans  la  chair  comme  la  deuxième  personnes  d’une  trinité  spéculative  et  fautive,  mais  qu’il  est  Dieu  Lui-même,  le  Père  éternel  qui  s’est  enrobé  d’un  corps  de  chair  et  qui  s’est  révélé  au  monde  comme  Fils.  Mais  ceux  qui  ont  reçu  cette  doctrine  que  Jésus  est  Jéhovah  Lui-même,  le  grand  JE  SUIS, le seul Dieu qui a manifesté dans la chair son aspect éternel de Fils, ceux-là  ont  le  Père  et  le  Fils  (2 Jean  9),  car  le  Père  et  le  Fils  sont  une  seule  et  même  Personne révélée en Jésus-Christ (Jean 10:30; 14:6-11). Et, comme il est écrit dans  la  Bible  de  l’Épée :  «Petits  enfants,  gardez-vous  des  fausses  représentations  de Christ ! Amen» (1 Jean 5 : 21). Jésus Lui-même nous avise tous : «C'est pourquoi  je vous ai dit, que vous mourrez dans vos péchés; car si vous ne croyez pas que JE  SUIS l'Éternel, vous mourrez dans vos péchés» (Jean 8 : 24).       Le mystère de Dieu dans la chair fut la plus grande pierre d’achoppement des Juifs,  et le demeure toujours.  Ils ne purent  jamais comprendre comment  Jésus,  qui  était  un homme, était aussi Dieu (Jean 10:33). A cause qu’il se réclamait être Dieu, ils le  rejetèrent et cherchèrent à le tuer (Jean 5:18; 10:33). Il faut comprendre aussi que  pour  les  Juifs,  la  désignation  «Fils  de  Dieu»  signifie  plus  proprement  «Dieu  comme  Fils»,  et  qu’en  se  disant  Fils  de  Dieu  (Jean  10 :  36)  le  Seigneur  Jésus  se  disait être Dieu Lui-même.  Ceci fut en effet  le sujet de sa condamnation quand  il  fut accusé par le souverain sacrificateur du peuple Juif : «Le souverain sacrificateur  l'interrogea  encore,  et  lui  dit:  Es-tu  le  Christ,  le  Fils  de  l'Exalté?  Et  Jésus  dit:  JE  SUIS; et vous verrez le Fils de l'homme assis à la droite de la puissance de Dieu, et  venant sur les nuées du ciel» (Marc 14 : 61, 62; B.É.).       Même  aujourd’hui,  les Juifs  ne reconnaissent  pas  Jésus  pour  la  même  raison. Un  rabbi Juif Orthodoxe disait qu’il ne pouvait reconnaître Jésus comme Dieu, puisque  pour lui, Dieu est un Esprit omniprésent et invisible qui ne peut jamais être vu par  l’homme,  ni  ne  peut  être  visible  dans  la  chair.  Son  raisonnement  fallacieux  nous  rappelle les Juifs du temps de Jésus. Tout comme ce rabbi, ils cherchèrent à limiter  Dieu  par  leurs  idées  préconçues  sur  la  manière  que  Dieu  devrait  agir.  Ils  démontrent ainsi un manque sérieux de connaissance sur les Écritures de l’Ancien  Testament qui proclament la Divinité du Messie (Jean 5 : 39, 40, 46 ; 2 Corinthiens  3 :  13-16).  Quoiqu’il  soit humainement difficile de comprendre comment  le Dieu  infini  et  éternel  puisse  habiter  un  corps  de  chair,  il  en  advient  que  l’Écriture  l’affirme fortement sans l’ombre d’aucun doute.       Il  n’a  jamais  existé  de  mystère  de  trois  personnes  en  Dieu,  sauf  entre  les  deux  oreilles des réprouvés qui s’obstinent à diviser le Dieu indivisible. La Bible affirme  clairement qu’il n’y a qu’un seul Dieu et une seule Personne en Dieu, et que cette  Personne est le Seigneur Jésus qui s’est manifesté dans la chair comme Fils; et cela  est  simple  à  comprendre  par  le  commun  de  tous  les  chrétiens.  Seulement  les  érudits,  les  académiciens,  les  philosophes,  les  savants,  les  pasteurs  et  les  théologiens, trouvent cette vérité pénible et même répugnante. N’est-il pas étrange  qu’il  en  soit  ainsi  et  de  voir  que  c’est  généralement  des  gens  instruits  dans  les  Écritures  qui  rejètent  cette  vérité?  La  réponse  à  ce  dilemme  se  trouve  dans  les  paroles de Jésus: «Je te célèbre, ô mon Père, Seigneur du ciel et de la terre ! de ce 

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que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et que  tu  les as  révélées  aux  petits  enfants»  (Matthieu  11 :  25) ;  «Toutes  choses  m’ont  été  accordées  par  mon Père; mais personne ne connaît le Fils que le Père ; et personne ne connaît le  Père  que  le  Fils,  et  celui  à  qui  le  Fils  l’aura  voulu  révéler»  (Matthieu  11 :  27 ;  B.M.). Comme nous voyons, la vérité de ce mystère est révélée uniquement à ceux  qui  sont  simple  de  foi,  et  cela  selon  la  volonté  et  le  bon  plaisir  de  notre  Dieu  Souverain. Le mystère de Jésus-Christ fut gardé secret depuis le début du monde,  mais  fut  révélé  dans  la  l’ère  du  Nouveau-Testament  (Romains  16:25-26;  Colossiens  1:25-27).  Dans  le Nouveau Testament,  un  mystère  est simplement un  plan de Dieu qui ne fut pas compris dans l’Ancien Testament, mais qui fut révélé  aux disciples par l’Esprit, "C’est par révélation qu’Il m’a fait connaître ce mystère,  comme  je  viens  de  l’écrire  en  peu  de  mots.  Par  où  vous  pouvez  comprendre  en  lisant, quelle est l’intelligence que j’ai du mystère de Christ. Mystère qui n’a pas  été manifesté aux enfants des homes dans les générations passées, comme il a été  révélé  maintenant, par  l’Esprit,  à  ses  saints  apôtres  et  aux  prophètes"  (Éphésiens  3:3-5). Cette révélation qui, dans les versets mentionnés, implique l’union des élus  d’entre  les  Juifs  et  les  Gentils  en  un  seul  corps,  est  une  représentation  du  même  mystère  qui  implique  l’union  de  la  nature  Divine  et  humaine  en  une  seule  Personne (voir aussi 1 Corinthiens 2 : 6-16).       La Bible nous indique clairement que nous pouvons connaître le mystère de Dieu  le  Père  qui  est  Christ  Lui-même :  «Afin  que  leurs  cœurs  soient  consolés,  et  liés  étroitement ensemble dans la charité, pour être enrichis d'une parfaite intelligence,  pour connaître le mystère de Dieu le Père, c’est à dire de Christ» (Colossiens 2 :  2 ;  B.É.).  En  fait,  l’apôtre  Paul  explique ce  mystère  en  disant  qu’en  Jésus-Christ  «se trouve tous les trésors de la sagesse et de la science… car toute la plénitude de  la Divinité habite en lui corporellement» (Colossiens 2:3, 9). Le mystère de Dieu  nous est révélé par l’Esprit de Dieu (I Corinthiens 2:7-10), et cette révélation nous  vient  par  la  Parole  de  Dieu  qui  brille  dans  nos  cœurs  pour  «nous  manifester  la  connaissance de la gloire de Dieu qui se trouve en Jésus-Christ»  (2 Corinthiens 4 :  6). La lumière de Christ qui est l’image de Dieu brille en nous pour nous accorder  cette révélation. Ainsi, il n’existe aucun mystère biblique sur la Divinité pour les  élus, mais seulement pour les incrédules et les réprouvés ; et il n’existe sûrement  aucun  mystère  à  propos  du  nombre  de  personnes  dans  la  Divinité,  car  il  n’y  a  qu’une seule Personne  en Dieu  et tous nous sommes en Lui  pour former un seul  corps dont Il est la Tête. Le seul mystère est Christ Lui-même et il nous est révélé  par la Parole et par l’Esprit selon son bon plaisir. Le mystère de Dieu et le mystère  de Christ se converge dans l’incarnation où Dieu manifesta sa dignité éternelle de  Fils.  Simplement,  cette  révélation  implique  que  le  Dieu  d’Israël  vint  sur  la  terre  dans  un  corps  de  chair  pour  racheter  ses  élus  d’entre  les  Juifs  et  les  Gentils,  et  former un seul corps avec eux. Ce mystère nous a été révélé et la Parole de Dieu  déclare que nous en recevons la connaissance, même aujourd’hui dans notre temps  de  rébellion  qui  précède  le  grand  jour  de  l’apparition  finale  du  Seigneur  JésusChrist.      Jésus est le Père   Puisqu’il  n’y  a  qu’un  seul  Dieu,  et  que  Dieu  est  le  Père  (Malachie  2:10),  il  en  advient que conséquemment si Jésus est Dieu qu’il est aussi le Père Lui-même. Il  serait  même  impossible  d’arriver  à  une  autre  conclusion  sans  tordre  le  sens  des  Écritures.  Pour  ceux  qui  pensent  autrement  et  qui  croient  que  de  quelques  manières  Jésus peut  être  Dieu  sans  être  le  Père,   nous  donnerons  ici  des  preuves  bibliques supplémentaires que Jésus est le Père Lui-même. Ceci servira en même  temps  comme  évidences  de  surplus  que  Jésus  est  Dieu.  Actuellement,  seulement  deux  versets  de  la  Bible  sont  suffisent  pour  prouver  ce  point ;  mais  ici  nous  en  utiliserons seize pour établir cette vérité davantage.      

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1. Ésaie 9:5 appelle  le Fils «le  Père d’éternité». (Père éternel). Ce  verset  indique  clairement  que  le  Fils  prophétisé  n’est  nul  autre  que  le  Seigneur  Jésus  et  que  le  Fils est le Père. Puisqu’il y a qu’un seul Père (Malachie 2 : 10 ; Éphésiens 4 : 6), il  en advient inévitablement que Jésus est Dieu le Père manifesté dans la chair.   2. Colossiens 2:9 proclame que toute la plenitude  de  Dieu  habite  en Jésus. Or, il  est indéniable que la Divinité inclut le caractéristique de Père ; donc le Père habite  pleinement dans le Fils qui est son enveloppe visible.   3. En plus de ces deux versets, le Seigneur Jésus enseigna clairement qu’il était le  Père.  Dans  une  discussion  avec  les  Pharisiens  à  propos  du  Père,  ceux-ci  lui  demandèrent, "Où est ton Père? Jésus leur répondit, Vous ne connaissez ni moi, ni  mon Père. Si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père" (Jean 8:19).  Quelques  versets  après,  nous voyons  cette  étonnante  affirmation que le  Seigneur  Jésus  fait  aux  Pharisiens,  "…si  vous  ne  croyez  pas  que  JE  SUIS,  vous  mourrez  dans vos péchés" (Jean 8:24). Trois versets après nous voyons qu’il est écrit : «Ils  ne  comprirent  point  qu’il  leur  parlait  du  Père»  (Jean  8 :  27).  Compte  rendu  des  méchantes  traductions  qui  ont  dans  le  verset  24  «..que  c’est  moi»,  nous  faisons  remarquer que l’adjectif «ce» ne se trouve pas dans l’original grec de ce passage.  Cela est  indiqué d’ailleurs dans  la Bible  Ostervald où nous voyons que l’adjectif  «ce»  fut  mis  en  italique  pour  nous  montrer  qu’il  fut  ajouté  par  le  traducteur  qui  voulut demeurer intègre dans sa présentation. Ainsi, il n’y a aucun doute que dans  le  verset  24,  nous  voyons  le  Seigneur  Jésus  s’identifie  aux  Juifs  sous  le  nom  du  Père  Tout-Puissant  qui  s’était  révélé  à  Abraham  et  à  Moïse  comme  JE  SUIS  (Exode 3 : 14). C’est pour cette raison que les Juifs voulurent le tuer en lui jetant  des pierres (verset 59), car ils savaient très bien que Jésus s’identifiait à leur Dieu  (verset 54). En d’autres mots, et que cela serve d’avertissement à plusieurs, Jésus  disait aux Pharisiens et aux Juifs qui s’y trouvaient qu’il était Lui-même le Père, le  Grand JE SUIS, et que s’ils ne le croyaient pas qu’ils périraient dans leurs péchés.  Combien  de  personnes  depuis  ce  temps  jusqu’à  aujourd’hui  ne  croient  pas  que  Jésus  est  le  Père,  le  nombre  en  est  incalculable,  Dieu  seul  le  sait.  La  question  capitale  qui  surgit  est  celle-ci :  «Une  personne  peut-elle  être  sauvé  si  elle  refuse  obstinément de croire que Jésus est le Père ?» Jésus en donne la réponse à ceux qui  ont des yeux pour voir.   4. Dans un autre endroit Jésus dit, "Moi et le Père, nous sommes un" (Jean 10:30).  Plusieurs cherchent à dire que Jésus était un avec le Père comme un homme est un  avec  sa  femme  ou  comme  deux  hommes  seraient  un  dans  une  entente.  D’autres  s’obstinent sur le pronom «nous» pour indiquer que Jésus fait une distinction entre  le  Père  et  Lui-même,  et  concluent  qu’il  y  a  ici  deux  personnes.  Mais  le  pronom  «nous»  ne  se  trouve  pas  dans  le  grec  original  du  passage ;  leurs  suppositions  s’écroulent  ainsi  comme  une  maison  de  sable.  Ces  interprétations  sont  des  tentatives  d’affaiblir  l’affirmation  puissante  que  Jésus  fit  sur  son  identité.  Toutefois,  plusieurs  autres  passages  affirment  que  non  seulement  Jésus  fut  Fils  dans son humanité, mais qu’il fut aussi le Père dans sa Divinité.   5. Comme exemple, Jésus déclare dans Jean 12:45, "Et celui qui me voit, voit celui  qui m’a envoyé." En d’autres mots, lorsqu’une personne voit la Divinité de Jésus,  elle  voit le  Père.  Ceci  est confirmé  dans  le verset précédent : «Celui qui  croit en  moi,  ne  croit  pas  en  moi,  mais  en  celui  qui  m’a  envoyé»  (Jean  12 :  44).  Ces  paroles  indiquent  clairement  que  le  Fils  et  le  Père  sont  une  seule  et  même  Personne, autrement Jésus ne dirait pas que «celui qui le voit, voit le Père». Celui  qui est la Vérité à parlé.   6.  Dans  Jean  14:7  Jésus  dit  à ses  disciples, "Si vous  m’aviez  connu,  vous auriez  aussi connu mon Père; et dès à présent vous le connaissez, et vous l’avez vu." En  entendant cette affirmation, Philippe lui demanda, "Seigneur, montre-nous le Père,  et  cela  nous  suffit"  (Jean  14:8).  En  d’autres  mots,  il  demanda  à  Jésus  de  lui  montrer le Père et il serait satisfait d’une telle révélation. La réponse de Jésus fut  éblouissante, "Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne m’as pas connu !  Philippe,  celui qui m’a vu,  a  vu  le Père. Comment  donc dis-tu : Montres-nous  le 

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Père? Ne crois-tu  pas  que je  suis  dans le  Père,  et  que le  Père  est  en  moi?" (Jean  14:9,10). Cette affirmation du Seigneur Jésus va beaucoup plus loin que de décrire  une  relation  d’entente  entre  deux  personnes;  elle  doit  être  conçue  uniquement  comme étant la déclaration officielle du Seigneur Jésus qu’il est Lui-même le Père  manifesté dans la chair. Aucune autre interprétation ne peut être justifiée. Comme  plusieurs  personnes  aujourd’hui,  Philippe  ne  comprenait  pas  que  le  Père  est  un  Esprit invisible, et que la seule manière qu’une personne puisse le voir est dans la  Personne  unique  du  Seigneur  Jésus-Christ.  Si  le  Père  était  une  personne  individuelle  ou  distincte  à  part  du  Fils,  Jésus  n’aurait  pu  dire  ces  paroles  qui  troublent encore les esprits obturés par la religion.   7. Jésus dit dans sa prière, "… ô Père, tu es en moi, et moi en toi" (Jean 17:21).   8.  Jésus  déclare  qu’il  est  le  Père  de  tous  les  vainqueurs,  ils  seront  appelé  ses  «fils» (Apocalypse 21:6-7).   9.  Dans  Jean  14:18,  Jésus  dit,  "Je  ne  vous  laisserai  point  orphelins ;  je  viens  à  vous."  Or,  dans  le  grec,  selon  la  Concordance  de  Strong,  le  mot  «orphelins»  signifie  «être  sans  parents»..  Dans  le  contexte  de  ce  verset,  Jésus  déclare  à  ses  disciples  «Je  ne  vous  laisserai  point  sans  père»,  c’est  à  dire  qu’il  ne  les  laissera  point sans le Père, car il reviendra à eux ; ce qu’il fit le jour de la Pentecôte dans  son  aspect de Conseiller ou  Consolateur. Non seulement ce verset identifie Jésus  au  Père,  mais  aussi  au  Saint-Esprit ;  et  nous  savons  que  le  Père  est  un  Esprit  et  qu’Il est Saint.     Plus  bas  il  se  trouve  des  preuves  additionnelles  que  Jésus  est  le  Père  éternel  ou  Jéhovah, celui dont le nom est JE SUIS, le Tout-Puissant.   10.  Jésus  prophétisa  qu’il  ressusciterait  son  propre  corps  dans  trois  jours  (Jean  2:19-21),  mais  Pierre  déclara  que  «Dieu  l’a  ressuscité»  (Actes  2 :24) ;  nous  indiquant que Jésus et Dieu le Père sont une seule et même Personne.   11. Jésus dit qu’il enverrai le Consolateur  ou Saint-Esprit (Jean 16:7), mais il  dit  aussi que le Père enverrai le Consolateur (Jean 14:26). Or, nous savons que Jésus  ne fut pas confus et qu’il ne fit aucune erreur dans ce qu’il dit, ce qui nous indique  que le Fils et le Père sont la même personne. Que le Père envoya l’Esprit au nom  de  Jésus  (Jean  14 :26),  signifie  simplement  que  Dieu  vient  comme  Consolateur  sous l’autorité de son nom JÉHOVAH SAUVEUR pour délivrer ses élus et habiter  en eux.   12.  Seul  le  Père  peut  attirer  ses  élus  à  Lui  (Jean  6:44),  toutefois  Jésus  dit  qu’il  attirerait tous à Lui  (Jean 12:32).  Comprenons aussi que le  mot «hommes» ne se  trouve  pas  dans  le  grec  de  ce  dernier  verset,  et  que  le  mot  «tous»  implique  seulement les élus et non «tous les hommes».   13. Jésus dit qu’il ressuscitera les fidèles au dernier jour (Jean 6:40), mais la Bible  dit  aussi  que  le  Père  est  celui  qui  fait  revivre  les  morts  (Romains  4:17;  I Corinthiens 6:14).   14.  Jésus  promet  de  répondre  aux  prières  des  croyants  (Jean  14:14),  mais  il  dit  aussi  que  le  Père  répond  aux  prières  des  croyants  (Jean  16:23).  La  comparaison  entre  Jésus  et  le  Père  ne  nous  laissent  aucun  doute  que  les  deux  sont  la  même  Personne.   15.  Christ  est  celui  qui  nous  sanctifie  en  nous  «lavant  avec  l’eau  de  la  Parole» (Éphésiens 5:26 ; B.O., B.É.), et la Bible nous dit aussi que c’est le Père  qui nous sanctifie (Jude 1).   16. Dans 1 Jean 3:1, 5, nous voyons que le Père nous a aimé et qu’il se manifesta  pour enlever nos péchés, mais nous savons que ce fut Christ qui se manifesta pour  enlever nos péchés (Jean 1:29).   Nous pouvons facilement comprendre toutes ces choses lorsque nous réalisons que  le Seigneur Jésus possède deux natures. Il est en même temps Esprit et chair, Dieu  et homme, Père et Fils.  De son côté humain  il est Fils de l’Homme ; de son côté  Divin il est Fils de Dieu, le Père  qui habite dans un  corps de  chair.  Il a un  corps  naturel et un corps spirituel (1 Corinthiens 15 :44,45) ; il vit dans le temps et dans  l’éternité  en  même  temps. Il porte le  nom  de  Jésus et  celui de JÉHOVAH.  Il  est 

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unique et  incomparable.  Il  est  le  Nouvel  Homme,  le  premier-né  d’une  nouvelle  race céleste et éternelle.     Jésus est Jéhovah   Les versets de l’Écriture qui dévoilent que Jésus est le Père sont supporté en plus  par  ceux  qui  donnent  des  preuves  irréfutables  que  le  Seigneur  Jésus  est  le  seul  Dieu. Nous vous présentons plus bas douze versets supplémentaires qui décrivent  clairement que Jésus est Jéhovah – le seul Dieu de l’Ancien Testament.       1.  Le  verset  d’Ésaïe  40:3  prophétisa  qu’une  voix  crierait  dans  le  désert,  "Préparez…  le  chemin  de  l’Éternel  (Jéhovah)";  Matthieu  3:3  confirme  que  cette  prophétie  fut  accomplie  par  Jean  Baptiste.  Évidemment  nous  savons  que  le  Baptiste  prépara  la voie  du Seigneur Jésus-Christ. Puisque le nom Jéhovah fut  le  nom sacré du seul Dieu, la Bible ne l’applique à aucun autre que le Saint d’Israël,  et ici il est appliqué à Jésus. Le rapprochement de ces deux versets nous indique,  sans  l’ombre  d’aucun  doute,  que  le  nom  «Jéhovah»  dans  le  Hébreu  et  celui  de  «Seigneur»  dans le grec sont identique. Aussi, l’application de cette prophétie au  Seigneur  Jésus  nous  confirme  davantage  que  Jésus  est  lui-même  le  Jéhovah  (l’Éternel) de l’Ancien Testament.   2. La prophétie de Malachie 3:1 nous dit, "Voici, je vais envoyer mon messager, et  il préparera la voie devant moi, et soudain entrera dans son temple le Seigneur que  vous  cherchez,  et  l’ange  de  l’alliance  que  vous  désirez…."  Cette  prophétie  fut  accomplie merveilleusement par le Seigneur Jésus (Jean 2:13-21).   3. Jérémie 23:5-6 mentionne «un Germe» (une Branche) qui viendrait de David –  une  référence  claire  et  précise  qui  s’applique  au  Messie  –  et  nomme  son  nom  comme étant «l’Éternel (Jéhovah) notre justice." (Voir aussi Jérémie 33:15-16.) En  d’autres  mots,  le  Seigneur  Jésus  est  Lui-même  «Jéhovah  notre  justice»,  le  Dieu  unique de l’Ancienne et de la Nouvelle Alliance.   4.  Ésaie  déclare,  parlant  de  Jéhovah,  "…  son  bras  l’a  délivré  (sauvé)"  (Ésaie  59:16),  et  "…  son  bras  dominera"  (Ésaie  40:10).  Or,  les  versets  d’Ésaie  53:1-2  décrivent le Messie comme étant la révélation du «bras de l’Éternel», c’est à dire  que Jésus n’est pas un autre Dieu, mais une extension visible de Jéhovah dans la  chair, «l’empreinte de sa personne» (Hébreux 1 :2) pour amener le salut à ses élus.   5. Ésaie prophétisa que «la gloire de l’Éternel (Jéhovah) se manifestera» et qu’elle  serait révélée à toute chair (Ésaie 40:5). Puisque Jéhovah (l’Éternel) a déclaré qu’il  ne donne sa gloire à aucun autre (Ésaie 42:8; 48:11), nous savons qu’il accomplit  cette prophétie en se révélant Lui-même en la Personne unique de Christ qui est la  gloire  de  Dieu  le  Père  (Philippiens  2 :10,11).  Le  fait  que  le  Fils soit la  gloire du  Père  ne  signifie  pas  qu’il  est  une  personne  distincte  du  Père,  mais  qu’il  est  la  révélation du Père dans la chair, l’enveloppe visible du Dieu invisible. En fait, le  Nouveau  Testament  nous  indique  clairement  que  la  manifestation  du  Seigneur  Jésus  dans  la  chair  comme  Fils  est  la  révélation  de  la  gloire  du  Père  (Jean  1:14;  17:5). Il est Lui-même  «le Seigneur de gloire» qui fut  crucifié par les puissances  de  ce  monde  de  ténèbres  (I Corinthiens  2:8).  Lorsque  le  Seigneur  Jésus  se  manifestera pour la dernière fois, il apparaîtra soudainement dans la totalité de sa  gloire comme Père  (Matthieu  16:27;  Mark  8:38 ; Actes  1 :11 ;  2  Thessaloniciens  1 :7-10).  Puisque  le  Seigneur  Jésus  possède  la  gloire  du  Père  qui  ne  la  donne  à  aucun autre, il en advient que Jésus est Jéhovah (l’Éternel) Lui-même.   6. L’Éternel (Jéhovah) notre Dieu dit, "C’est pourquoi mon peuple connaîtra mon  nom; c’est  pourquoi  il  saura,  en ce jour,  que  c’est moi  qui  dis:  Me  voici" (Ésaie  52:6). Or nous savons que Jésus est Celui qui déclara le Père et manifesta son nom  (Matthieu  28 :19 ;  Jean  1:18;  17:6;  17:26 ;  Philippiens  2 :9-11).  En  déclarant  le  nom de Jéhovah (Psaumes 22:22; Hébreux 2:12), Jésus déclare qu’il est Lui-même  Jéhovah  (Jean  8 :24,  58).  Puisque  l’Éternel  dit  que  «mon  peuple  connaîtra  mon  nom»,  il est évident que ceux qui ne le connaisse pas, qui ne reconnaissent point  que  Jésus  est  le  Père,  ne  font  pas  parti  de  son  peuple  (Jean  8 :42,  43,  47).  Paul 

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souligne ce  fait  en  disant  «…tous  ceux  qui  sont  d’Israël,  ne  sont  pas  pourtant  Israël»  (Romains  9 :6),  mais  quiconque  des  élus,  Juifs  comme  non-Juifs,  confessera de  sa  bouche que  Jésus est Jéhovah et invoquera  son nom, sera sauvé  (Romains  10 :9-13).  Or,  cette  révélation  n’est  pas  accordée  à  tous,  mais  le  Seigneur Jésus la donne à qui il veut, c’est à dire à ceux qu’il a élu pour la recevoir  (Matthieu 11 :27). La Parole de Dieu affirme clairement qu’il est impossible d’être  sauvé  sans  confesser  ouvertement  que  Jésus  est  le  Père,  le  Jéhovah  de  gloire,  et  que  cette  révélation  est  particulière.  Plusieurs  seront  offensé  par  une  telle  affirmation,  mais  aucun  ne peut  s’opposer  à cette  vérité  biblique  essentielle sans  tordre le sens des Écritures, prouvant ainsi qu’il ferait parti des réprouvés désignés  à la perdition éternelle. Or, il est évident que tous ceux qui reconnaissent la pleine  Divinité de Christ ne s’opposent pas tous à cette vérité, quoiqu’ils manquent d’en  saisir la profondeur. Mais celui qui attaque cette vérité, qui s’obstine à la repousser  et à la contredire, qui la refuse et la rejette catégoriquement, a reçu le sceau de son  égarement  (2  Thessaloniciens  2 :11,  12)  et  en  subira  les  conséquences  éternellement (Jean 8 :24).   7. Le prophète Ésaie, après avoir confirmé que Jéhovah est le seul Dieu et le seul  Sauveur  (Ésaie  45 :21, 22),  procède à  déclarer  les  paroles  de  l’Éternel (Jéhovah)  qui dit, "…tout genou fléchira devant moi, et toute langue jurera par moi" (Ésaie  45:23).  Or  Paul  cite  ce  même  verset  de  l’Écriture  pour  montrer  que  «tous  comparaîtrons  devant  le  tribunal  de  Christ»  (Romains  14:10-11).  Paul  écrivit  aussi, "qu’au nom de Jésus» tous fléchirons le genou" (Philippiens 2:10). Jéhovah  est le seul Sauveur et Jésus est le seul Sauveur. Encore une fois nous voyons que  la Parole de Dieu confirme que Jésus et Jéhovah sont la seule et même Personne.   8. Zacharie aussi offre des preuves irréfutables que Jésus est Jéhovah. Après avoir  écrit  «Ainsi  a  dit  l’Éternel  (Jéhovah)  mon  Dieu»  (Zacharie  11:4),  il  mentionne  plus loin dans le même chapitre «…Et ils pesèrent pour mon salaire trente pièces  d’argent» (verset 12). Le verset indique clairement que c’est Jéhovah qui parle et  que  le  salaire  mentionné  se  rapporte  directement  à  Lui-même.  De  même,  dans  Zacharie  12:10,  Jéhovah  (l’Éternel)  déclare  «…ils  regarderont  vers  moi,  celui  qu’ils ont percé…» Or il n’y a aucun doute que le Seigneur Jésus fut Celui qui fut  vendu pour trente pièces d’argent et percé lors de sa crucifixion (Matthieu 26:1416; Jean 19:34). En plus, Paul déclare que c’est Dieu qui a versé son propre sang  sur la croix (Actes 20 :28), nous indiquant encore une fois que Jésus est  Jéhovah  Lui-même, le Père d’éternité (Ésaie 9 :5).   9.  Lorsque  Paul,  le  Juif  éduqué,  le  Pharisien  des  pharisiens,  le  persécuteur  fanatique du Christianisme, fut  frappé par une  lumière  aveuglante de Dieu  sur  le  chemin  de  Damas,  il  demanda,  "Qui  es-tu  Seigneur?"  Comme  juif,  et  surtout  comme un pharisien instruit dans la Loi de l’Ancienne Alliance, il savait très bien  qu’il existe qu’un seul Dieu et Seigneur, et sa question fut plus précisément "Qui  es-tu,  Jéhovah?"  Le  Seigneur  lui  répondit,  "JE  SUIS  Jésus…"  (Acts  9:5).  Paul  n’était  pas  ignorant  de  cette  déclaration  de  la  part  du  Seigneur,  il  reconnut  instantanément le  nom  de  Dieu  et  qu’il était  dans  la présence de Jéhovah  même.  C’est la raison pour laquelle il fut «tout tremblant et tout effrayé» (Actes 9 :6), car  il  réalisa  qu’il  s’opposait  à  Jéhovah  même  en  persécutant  les  chrétiens.  Il  reçu  ainsi  la  révélation  éblouissante  que  Jésus  est  Jéhovah,  le  Père  éternel,  et  devint  aveugle pour trois jours (Actes 9 :8-18). Le miracle de cette révélation fit de lui le  plus grand des apôtres, et c’est avec raison qu’il écrivit plus tard «…que le Dieu  de notre  Seigneur  (Jéhovah) Jésus-Christ, le Père de  gloire, vous accorde l’esprit  de  sagesse  et  de  révélation,  dans  ce  qui  regarde  sa  connaissance»  (Éphésiens  1 :17) ; …et «comment par la révélation le mystère m’a été manifesté… d’où vous  pouvez  voir,  en  le  lisant,  quelle  est  l’intelligence  que  j’ai  du  mystère  de  Christ» (Éphésiens 3 :3, 4).   10.  Quoique  Moïse  fut  accordé  la  grâce  d’être  en  la  présence  de  Jéhovah  qui  accompagnait  le  peuple  Hébreu  lors  de  l’Exode,  Hébreux  11:26  nous  dit  «qu’il  estimait l’opprobre de Christ comme  étant  plus  grand que  toutes  les richesses de 

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l’Égypte.» Ainsi  nous  voyons  que  le  Dieu  de  Moïse  ne  fut  nul  autre  que  le  Seigneur Jésus-Christ Lui-même. En fait, Paul affirme que la Pierre spirituelle qui  suivait les Juifs lors de l’Exode «était Christ» Lui-même (1 Corinthiens 10 :4). A  la  lumière  de  ces  faits,  qui  peut  dire  autrement ?  Or  le  voile  de  ce  mystère  est  enlevé  quand  les  cœurs  se  convertissent  à  cette  vérité  irréfutable  (2  Corinthiens  3 :13-18), saisissant par la foi la révélation que le Seigneur Jésus est le Jéhovah de  gloire  de  l’Ancien  Testament  qui  prit  chair  parmi  nous.  Ainsi,  le  Père  et  le  Fils  sont une seule Personne, un seul Dieu.   11. Le passage de Psaumes 68:18, 19 décrit une scène dans laquelle Jéhovah «es  monté  en  haut  et  as  amené  des  captifs»,  or  nous  savons  que  c’est  Christ  qui  est  «monté en haut et qu’il a amené une multitude de captif». En fait, Éphésiens 4:710  applique  clairement  cette  prophétie  au  Seigneur  Jésus-Christ,  nous  indiquant  encore une autre fois par le rapport entre ces versets que Jéhovah et Christ sont la  même Personne.   12.  Dans  le  passage  de  l’Apocalypse  22:6,  nous  voyons,  "..le  Dieu  des  saints  prophètes,  a  envoyé  son  ange…"  à  Jean,  mais  dans  le  verset  16  nous  voyons,  "Moi,  Jésus,  j’ai  envoyé  mon  ange…",  nous  montrant  que  le  Dieu  des  saints  prophètes ou Jéhovah est le même que Jésus.       Il existe plusieurs autres passages des Écritures qui identifient le Seigneur Jésus à  Jéhovah. Le Tableau plus bas présente une liste de versets qui, par rapprochement,  décrivent Jéhovah et Jésus de la même manière, amenant la preuve irréfutable que  Jésus est le Jéhovah de gloire de l’Ancien Testament.       Tableau 4: Jésus est Jéhovah (I)      

Jéhovah

  

1   2  

Tout-Puissant   JE SUIS  

3  

Rocher  

Genèse 17:1   Tout-Puissant   Exode 3:14-16   JE SUIS   Psaumes  18:2,  Rocher   3; 28:1  

Apocalypse 1:8   Jean 8:24, 58   I Corinthiens  10:4  

4  

Libérateur (Sauveur)  

Psaumes 18:2  

Luc 1:69  

Jésus

Sauveur  

  

Psaumes 23:1;  Souverain  Pasteur  Hébreux  13:20;  Berger (Pasteur)   Ésaie 40:10-11   (Berger)   I Pierre 5:4   Psaumes  24:76   Roi de gloire   Roi de gloire   I Corinthiens 2:8   10   Jean  1:4-9;  Jean  Psaumes  27:1;  Lumière   7   Lumière   8:12;  Apocalypse  Ésaie 60:19   21:23   Psaumes  27:1;  Salut   8   Délivrance  Actes 4:10-12   (Salut)   Ésaie 12:2   des  Psaumes 136:3   Seigneur  des  Apocalypse 19:16   9   Seigneur  seigneurs   seigneurs   10   Saint   Ésaie 12:6   Saints   Actes 2:27   Testateur  (de  11   Législateur   Ésaie 33:22   l’Ancienne  Hébreux 9:14-17   Alliance)   12   Juge   Ésaie 33:22   Juge   Actes 10:42   5  

13  

Alpha et Omega, le,  Le  Premier  et  le  Ésaie 41:4; 44:6;  Commencement  et Revelation 

1:8;

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Dernier   14   Seul Sauveur   Répand  l’eau  15   l’Esprit   16   Roi d’Israël   Créateur  toutes choses   18   Seul Juste   17  

19   Rédempteur  

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48:12   la Fin   22:13   Ésaie  43:11;  Sauveur   Tite 2:13; 3:6   45:21; 60:16   de  Donne  de  l’eau  Jean  4:10-14;  Ésaie 44:3; 55:1   vive   7:38-39   Roi  d’Israël,  Roi  Jean  1:49;  Ésaie 44:6   des rois   Apocalypse 19:16   de  Ésaie  44:24;  Créateur  de  toutes  Jean  1:3;  45:8; 48:13   choses   Colossiens 1:16   Ésaie 45:21   Le Juste   Actes 7:52   Isaiah  54:5;  Galates  3:13;  Nous a rachetés   60:16   Apocalypse 5:9  

Tableau 5: Jésus est Jéhovah (II)       Nom 1   2  

Jehovah-jireh (pourvoir)  

Jésus est notre: Bible Pourvoyeur  (Il  pourvoit  le  Hébreux 10:10-12   sacrifice)   Guérisseur   Luc 4: 18, 19; 6: 19  

Jehovah-rapha (guérir)   Jehovah-nissi  (bannière,  3   victoire)   Victoire   I Corinthiens 15:57   Jehovah-m'kaddesh  4   (sanctificateur)   Sanctificateur   Éphésiens 5:26   5   Jehovah-shalom (paix)   Paix   Jean 14:27   Jehovah-sabaoth  (Seigneur  des  Seigneur  des  6   armées)   Jacques 5:4-7   armées   7   Jehovah-elyon (Très-Haut)   Très-Haut   Luc 1:32, 76, 78   8   Jehovah-raah (Berger)   Berger   Jean 10:11   9   Jehovah-hoseenu (Créateur)   Créateur   Jean 1:3   10   Jehovah-tsidkenu   Justice   I Corinthiens 1:30   11   Jehovah-shammah (présent)   Toujours présent   Matthieu 28:20       La liste plus haute est loin d’être complète, mais les versets mentionnés sont plus  que  suffisant  pour  montrer  que  Jésus  est  Jéhovah.  Il  n’y  a  qu’un  seul  Jéhovah  (Deutéronome  6:4),  ce  qui  signifie  que  Jésus  est  le  Dieu  de  l’Ancien  Testament  comme Celui du Nouveau Testament.     Les Juifs comprirent très bien que Jésus affirmait être Dieu   Comme  plusieurs,  les  Juifs  ne  purent  comprendre  comment  Dieu  pouvait  venir  dans  la  chair.  Un  tel  concept  était  complètement  étrange  à  leurs  pensées  et  offensait leurs raisonnements. Ainsi ils ne purent accepter ce que Jésus leur disait  quand  il  leur  déclara  ouvertement  qu’il  fut  le  Père  (Jean  8:19-27).  Ils  étaient  conscient de l’affirmation du Seigneur Jésus mais ne purent saisir son langage, car  ils  refusèrent  d’entendre  ses  paroles  qui  pour  eux  furent  blasphématoires.  En  plusieurs  occasions  ils  comprirent  de  leurs  oreilles  les  réclamations  du  Seigneur  Jésus qu’il était Dieu. Quand Jésus guérit un homme le jour du sabbat en donnant  la  gloire  à  son  Père,  ils  cherchèrent  à  le  tuer,  non  seulement  à  cause  qu’ils  considéraient que Jésus avait  brisé  le sabbat,  mais à  cause  qu’il dit que  Dieu  fut  son Père, «se faisant égal à Dieu» (Jean 5:17-18). Contrairement à ceux qui disent 

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que Jésus n’a jamais  dit être Dieu, cet incident donne par lui-même la preuve du  contraire. Les Juifs comprirent que Jésus était l’égal de Dieu, non pas comme une  deuxième  personnes  en  Dieu,  ce  qui  aurait  été  une  contradiction  à  leur  Monothéisme, mais comme Dieu Lui-même. Lors d’une autre occasion, Jésus leur  disait  qu’Abraham  se  réjoui  de  voir  Son  jour.  Lorsque  les  Juifs  demandèrent  comment  cela  fut-il  possible,  Jésus  leur  dit,  "Avant  qu’Abraham  fut,  JE  SUIS."  Les Juifs reconnurent immédiatement que Jésus se réclama d’être JE SUIS, le nom  par  lequel  Jéhovah  s’identifia  Lui-même  dans  Exode  3:14.  Alors  ils  prirent  des  pierres pour lui lancer, voulant le tuer pour son blasphème (Jean 8:56-59).       Lorsque Jésus dit, "Moi et le Père sommes un," les juifs voulurent le lapider pour  blasphème à cause que étant qu’un homme, il se faisait Dieu le Père (Jean 10:3033). Ils voulurent le saisir pour le tuer lorsqu’il dit encore que le Père fut en lui, se  réclamant de nouveau par cela qu’il fut le Père (Jean 10:38-39).       Lorsque  Jésus  pardonna  les  péchés  du  paralytique,  les  juifs  pensèrent  qu’il  avait  blasphémé  car  ils  savaient  que  seulement  Dieu  pouvait  pardonner  les  péchés  (Ésaie 43:25). Jésus, connaissant leurs pensées, guérit l’homme, montrant ainsi sa  puissance  Divine  tout  en  prouvant  sa  Divinité  (Luc  5:20-26).  Les  juifs  avaient  raison  en  croyant  qu’il  y  a  un  seul  Dieu,  et  que  Lui  seul  (Jéhovah  le  Père)  peut  pardonner les péchés. Ils avaient tord seulement à cause qu’ils refusèrent de croire  la  réclamation  de  Jésus  qui  s’attribuait  à  Lui-même  l’autorité  et  la  Divinité  du  Père, montrant que le Père et le Fils sont la même Personne.       Il  est  étonnant  de  voir  aujourd’hui  que  plusieurs  personnes,  non  seulement  rejettent  la  réclamation  du  Seigneur  Jésus  sur  sa  propre  identité,  mais  manquent  aussi  de  réaliser  ses  affirmations.  Même  les  adversaires  juifs  du  Seigneur  Jésus  réalisèrent  pleinement  que  Jésus  affirmait  être  Dieu,  le  Père,  Jéhovah,  mais  la  grande  majorité des  gens  qui  se  dissent  chrétien  de nos  jours  ne  peuvent  voir  ce  que l’Écriture déclare si clairement.       Jésus est Celui qui est assis sur le Trône   Il y a un trône dans le ciel, et Un y est assis. Jean décrit ceci dans Apocalypse 4:2:  "Et  aussitôt  je  fus  ravi  en  esprit;  et  voici,  un  trône  était  dressé  dans  le  ciel,  et  quelqu’un était assis sur ce trône." Sans aucun doute, celui qui y est assis est Dieu,  car nous voyons les vingt-quatre Anciens l’adresser ainsi "Saint, saint, saint est le  Seigneur Dieu tout-puissant, QUI ÉTAIT, QUI EST, ET QUI SERA" (Apocalypse  4:8).  Lorsque  nous  comparons  ceci  au  passage  de  Apocalypse  1:4-18,  nous  découvrons une similarité remarquable dans la description de Jésus et de celui qui  est assis sur le trône, "Je suis l’Alpha et l’Oméga, le commencement et la fin, dit le  Seigneur,  Celui  QUI  EST,  ET  QUI  ÉTAIT,  ET  QUI  SERA,  le  ToutPuissant"  (Apocalypse  1:8).  Les  versets  5-7  décrivent  clairement  que  Jésus  est  celui qui parle dans le verset 8. En plus, il est evident que le Seigneur Jésus est le  sujet de la révélation dans les versets 1:11-18, "… c’est moi qui suis le premier et  le dernier, celui qui est vivant; et j’ai  été  mort, et voici je suis vivant  aux siècles  des siècles, Amen; et j’ai les clefs de l’enfer et de la mort." À partir du début, le  premier  chapitre  de  l’Apocalypse  nous  dévoile  que  Jésus  est  le  Seigneur  (Jéhovah), le Tout-Puissant. Et puisque les mêmes termes décrivent Celui qui est  assis sur le trône, il devient evident que le Seigneur Jésus-Christ est Lui-même le  Dieu  Tout-Puissant  qui  y est  assis.  Ainsi,  il  est  clair  pour ceux  qui ont  des  yeux  pour voir qu’Une seule Personne est assisise sur le trône, et non trois.       Cette  conclusion  est  supportée  davantage  par  les  preuves  suivantes.  Apocalypse  4:11 nous dit que Celui qui est sur le trône est le Créateur de toutes choses, et nous  savons  que  le  Seigneur  Jésus  est  Lui-même  le  Créateur  (Jean  1:3;  Colossiens  1:16). En  plus,  Celui sur  le  trône  est digne  de recevoir  l’honneur,  la gloire,  et  la 

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puissance (Apocalypse 4:11); et  nous lisons  dans Apocalypse 5:12 que  l’Agneau  (Jésus)  qui  a  été  immolé,  est  Celui  qui  «est  digne  de  recevoir  puissance,  et  richesse, et sagesse, et force, et honneur, et gloire, et louange». Apocalypse 20:1112  nous  dit  que  Celui  qui  est  sur  le  trône  est  le  Juge,  et  nous  savons  que  le  Seigneur Jésus est le Juge de tous (Jean 5:22, 27; Romains 2:16; 14:10-11). Nous  ne pouvons conclure autrement que Celui qui est assis sur le trône est le Seigneur  Jésus-Christ.       Apocalypse 22:3-4 nous parle du trône de Dieu et de l’Agneau. Ces versets nous  mentionnent  une  seule  face  et  un  seul  nom.  Conséquemment,  Dieu  et  l’Agneau  sont une seule et même Personne ayant une seule face et un seul nom, étant assis  sur  un  seul  trône.  Or,  la  seule  Personne  qui  est  Dieu  et  qui  est  l’Agneau  est  le  Seigneur  Jésus-Christ.  Bref,  le  livre  de  l’Apocalypse  nous  dit  que  nous  verrons  Jésus seul sur le trône quand nous serons au ciel, car Il est le seul qui est Roi des  rois et Seigneur des seigneurs. Jésus est la seule manifestation visible de Dieu que  nous verrons au ciel, et nous le verrons éternellement comme Père, comme Fils, et  comme Saint-Esprit.      La Révélation de Jésus Christ   Le  livre  de  l’Apocalypse,  ou plus  précisément  «Livre de  la Révélation  de  JésusChrist»,  contient  plusieurs  affirmations  puissantes  concernant  la  Divinité  du  Seigneur Jésus-Christ. Le but de Dieu d’avoir Jean écrire ce livre fut de révéler ou  de dévoiler Jésus-Christ, et non de nous montrer seulement les choses futures. En  fait,  tous  les  écrits  de  Jean  mettent  l’emphase  sur  la  Divinité  de  Christ  et  sur  sa  double  nature.  Jean  écrivit  son  Évangile  afin  que  nous  croyons  que  Jésus  est  le  Christ, le Fils de Dieu (Jean 20:31). Recevoir Jésus comme Fils de Dieu signifie le  recevoir  comme  Dieu,  car  le  titre  de  Fils  de  Dieu  signifie  simplement  «Dieu  manifesté  dans  la  chair».  Tous  les  écrits  de  Jean  élèvent  la  Divinité  de  JésusChrist, et le livre de l’Apocalypse (Révélation) n’en est pas l’exception.       Apocalypse  1:1  nous  dit  que  ce  livre  est  la  revelation  de  Jésus-Christ.  Dans  le  grec, le mot revelation est «apokalupsis», duquel nous avons le mot «apocalypse»,  mot qui signifie littérallement «dévoiler» ou «découvrir». Il n’y a aucun doute que  ce livre contient plusieurs prophéties sur les choses à venir étalées en sept sections  d’un Parallelisme Progressif Historique, mais le but principal de ces prophéties est  de  révéler  Christ,  de  montrer  qui  Il  est  véritablement.  L’étudiant  sérieux  de  la  Bible  cherchera à comprendre les prédictions qui se trouvent dans ce livre; mais,  ce qui est plus important, il cherchera à en comprendre la raison. Son but devrait  être  de  chercher  à  comprendre  la  révélation  de  Jésus-Christ  dans  les  évènement  futures qui y sont mentionnés.       Le  livre de  l’Apocalypse  nous présente Jésus dans son humanité autant que  dans  sa  Divinité.  Il  est  l’Agneau  immolé  pour  nos  péchés,  mais  Il  est  aussi  le  Dieu  Tout-Puissant  assis  sur  le  trône.  Plus  bas  se  trouve  une  liste  des  différentes  manières que le livre de l’Apocalypse nous présente le Seigneur Jésus-Christ.       Tableau 6: Jésus dans le livre de l’Apocalypse     1   2   3   4  

Titre Commentaire Le Fidèle Témoin   Prophète et apôtre   Premier-né d’entre les morts      Prince des rois       L’Alpha et l’Oméga      

Versets 1:5   1:5   1:5   1:8, 11; 21:6; 22:13  

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LA CHRISTRINITÉ

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Le Commencement et la Fin       1:8; 21:6;   Celui qui EST, QUI ÉTAIT,      1:8; 4:8   ET QUI SERA   Le Tout-Puissant       1:8; 4:8   Même  signification  Fils de l’homme   que  l’Ancien  des  1:13   Jours dans Daniel 7:9   Le Premier et le Dernier       1:17; 22:13   Celui  qui  a  été  mort  et  qui  est  vivant  aux  siècles  des      1:18   siècles   Celui  qui  possède  les  sept      3:1; 5:6   esprits de Dieu   Celui  qui  est  assis  sur  le      4:2   trône   Dieu       4:8; 21:7   Créateur       4:11   Lion de la tribu de Juda   Humanité   5:5   Le Rejeton de David   Le Créateur de David   5:5; 22:16   Sacrifice  pour  le  5:6   L’Agneau   péché   Celui  qui  nous  a  rachetés,      5:9   notre Rédempteur   Le Fidèle       19:11   Le Véritable       19:11   La Parole de Dieu       19:13   Roi des rois       19:16   Seigneur des seigneurs       19:16   Postérité de David   Humanité   22:16   L’Étoile brillante du matin       22:16  

19   20   21   22   23   24   25       Chacun  de  ces  titres  et  de  ces  roles  est  en  soi  une  révélation  merveilleuse  du  Seigneur  Jésus.  Ensembles,  ils  présentent  un  portrait  de  Celui  qui  vint  dans  la  chair, qui est mort, et qui ressuscita; mais aussi de Celui qui est le Dieu Éternel et  Tout-Puissant.       Le  dernier  chapitre  de  l’Apocalypse  décrit  notre  Dieu  au  singulier  comme  étant  l’Agneau (Apocalypse 22:3-4), identifiant le Dieu des saints prophètes comme le  Seigneur Jésus (Apocalypse 22:6, 16). Ces références nous disent que le Seigneur  Jésus  est  le  Dieu  Éternel,  et  qu’Il  sera  vêtu  de  son  corps  humain  glorifié  pour  l’éternité. La gloire de Dieu sera la lumière de la Nouvelle Jérusalem qui brillera à  travers  le  corps  glorifié  du  Seigneur  Jésus  (Apocalypse  21:23).  Ces  derniers  chapitres du livre de l’Apocalypse décrivent comment Dieu se révèlera (dévoilera)  Lui-même éternellement dans toute sa gloire à tous ses élus. Ils nous disent que le  Seigneur  Jésus  est  Lui-même  le  Dieu  Éternel  qui  révèlera  sa  pleine  Divinité  éternellement à ceux qu’Il a choisis d’avance avant la fondation du monde. Ainsi,  le livre de l’Apocalypse montre qu’il est sans aucun doute la révélation même de  Jésus-Christ. 

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LA CHRISTRINITÉ

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  «Dix autres chapitres à suivre»    

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La Christrinité  

-Traité de Christologie- «La controverse sur l’unité de Dieu en la Personne unique de Christ»

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