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TECHNOLOGIES ARCHITECTURE URBANISME


SEIGOLONHCET ERUTCETIHCRA EMSINABRU


SYNOPSIS Ce cours magistral offre une lecture thématique de l’impact de la culture numérique sur l’architecture et l’urbanisme. L’intention pédagogique est : [1] de communiquer le rôle des technologies du numérique dans la production et la pratique notre habitat + [2] d’enseigner aux étudiants à structurer une réflexion de research by design. Les thèmes abordés – PERCEPTION, LECTURE, REPRODUCTIBILITE, AUGMENTATION, BIOMIMETISME et SYSTEME deviennent des outils d’analyse du projet.

ABBAS Yasmine, enseignant Ecole Spéciale d’Architecture Semestre 4 2012


THE CITY OF BEATS COMME TRAME DE REFLEXION On associe facilement le mot intelligence à la ville numérique. Probablement parce que notre habitat, à travers l’incorporation des Technologies d’Information et de Communication, prend les caractères d’un être vivant, sensible, agile, etc. City of Beats, est le titre trouvé à l’issue de ce cours qui articule une réflexion sur la relation entre l’homme, la nature et le numérique. Il s’agit de réfléchir à l’architecture de la ville des battements (de cœur) ou pouls; un hommage à l’ouvrage de William J. Mitchell, City of Bits (The MIT Press, 1996) et la beat génération de Jack Kerouac, car il est aussi beaucoup question de mobilité… Il a paru important de donner un maximum de temps de parole aux étudiants et de les inviter à réfléchir aux sujets présentés ci-dessous : PERCEPTION – Construction réel/virtuel. Panoptisme – surveillance – et panoramisme. Immersion et champ. Junkspace – ville générique, non-lieux. Aliénation – décentrements et recentrements. Surveillance naturelle – artificielle ! La face cachée des technologies – pollution – spaces of junk. LECTURE – Signes et territoire – individuel et collectif. Signes et numérique – omniprésence. wayfinding + numérique. La mobilité + adaptation culturelle et spatiale ! Imageabilité et numérique. (Il)lisible qui est différent de : (in)visible.


REPRODUCTIBILITE – Reproductibilité mécanique versus reproductibilité numérique. Préfabrication et standardisation. Standard – non-standard. Blobs. Paramètres et choix. Œuvre originale ? Réitération. Personnalisation de masse. Architecture néo-vernaculaire, ou P2P architecture. Co-construction architecturale et urbaine. L’auteur de l’œuvre ? AUGMENTATION – Ornement. Numérique et bionumérique. Hybrides, cyborgs. Identité. Architecture sensible, interactive. BIOMIMETISME – Ecosystème mature. Architecture cinétique – Architecture vivante? Transformation (mutation, cycle de vie). SYSTEME – Auto-organisation. Intelligence collective. Total thinking. Lightness. Reversibilité.


BIBLIOGRAPHIE * Pierre Lévy, L’intelligence collective : pour une anthropologie du cyberespace (La Découverte, 1997) – « Du molaire au moléculaire. Technologie de l’intelligence collective » : pp. 50 – 64 Marshall McLuhan, Pour comprendre les médias (Bibliothèque Québéquoise, 1993) – « Le message c’est le médium » : pp. 37 – 57 Bernard Comment, Le XIXe siècle des panoramas (Adam Biro, 1993) – « L’individu dans la ville – compensation et maîtrise » : pp. 89 – 94 + « Panoptisme et panoramisme » : pp. 95 – 100 Andrew Webber and Emma Wilson (Eds.), Cities in Transition: The Moving Image and the Modern Metropolis (Wallflower, 2008) – Giuliana Bruno, « Motion and Emotion: Film and The Urban Fabric »: pp. 14 – 28 Michel Foucault, Le Corps utopique. Les Hétérotopies (Nouvelles Editions Lignes, 2009) Kevin Lynch, L’image de la cité (Dunod, 1983) – « La forme de la ville » : pp. 106 – 138 Mark Sheppard (Ed.), Sentient City : ubiquitous computing, architecture and the future of urban space (MIT Press, 2011) –Mark Sheppard, « Toward the Sentient City »: pp. 16 – 37 Rem Koolhaas, Junkspaces : repenser radicalement l’espace urbain (Manuels Payot, 2011) – Traduction de Daniel Agacinsky. Simon Sadler, The Situationist City (MIT Press, 1999)


Libero Andreotti (Ed.), SPIELRAUM : W. Benjamin et l’architecture (Editions de la Villette, 2011) – Mario Carpo, « Reproductibilité mécanique et reproductibilité numérique, la mort de l’identique » Ron Eglash, African Fractals : Modern computing and indigenous design (Rutgers University Press, 2005) – « Fractals in African settlement architecture » : pp. 20 – 38 Jean Prouvé, Jean Prouvé par lui-même (Éditions du Linteau, 2001) – « Industrialisation / Préfabrication » : pp. 55 – 66 + « Les maisons » : pp. 67 – 72 Yona Friedman, Pro Domo (Actar, 2006) – « The Flatwriter : Choice by Computer » : pp. 128 – 138 Greg Lynn, Folds, Bodies and Blobs. Collected Essays (Books-By-Architects, 2004) – « Blob Techtonic, or Why Techtonic is Square and Topology is Groovy » : pp. Gilles Deleuze, Le pli : Liebniz et le baroque (Les Editions de Minuit, 1988) Antoine Picon, Culture numérique et architecture – une introduction (Birkhäuser, 2010) – « Des hommes, des ordinateurs et de l’architecture – un regard historique » : pp. 15 – 57 Jacques Sautereau, Ed., « Réel/Virtuel », Cahiers de la recherche architecturale et urbaine, Janvier 2001, Nº 7 – Frédéric Nantois, « De Cedric Price à Bill Gates : les technologies de l’ordinaire » pp. 31 – 46 Donna J. Haraway, Simians, Cyborgs and Women: The Reinvention of Nature (Routledge, 1991) William J. Mitchell, Me++ : The Cyborg Self and the Networked City (The MIT Press, 2003)


Pierre Musso, « Aux origines du concept moderne : corps et réseau dans la philosophie de Saint Simon » in Quaderni Nº 3, Hiver 87/88 : pp. 11 – 29. Muriel Hladik, Traces et fragments dans l’esthétique japonaise (Mardaga, 2008) – « La perception esthétique de la dégradation à travers les artefacts architecturaux » : pp. 77 – 101 CREE #354, Décembre – janvier 2012 – Elodie Ternaux, « Rencontre avec Janine Benyus : des biologistes à la table des créateurs » : pp. 44 – 45. Olivier Sheffer, « Urbanisme et architecture biomimétique » : pp. 48 – 56 Janine Benyus, Biomimicry : Innovation Inspired by Nature (William Morrow Paperbacks, 2002) Terri Peters, Guest-ed., « Experimental Strategies: Redefining Ecological Design Research » in Architectural Design November/December 2011, Profile Nº 214: pp. 14 – 19 George L. Legendre, Guest-ed., « Mathe + Mathics of Space », Architectural Design July/August 2011, Profile Nº 212 – Antoine Picon, « Architecture and Mathematics: Between Hubris and Restraint »: pp. 28 – 35. Michael Weinstock, « The Metabolism of the City: The Mathematics of Networks and Urban Surfaces »: pp. 102 – 107 Luigi Prestinenza Puglisi, Hyperarchitecture : space in the electronic age (Birkhäuser, 1999) – « Projection » : pp. 30 – 51. « Mutation » : pp. 51 – 69. « Simulation » : pp. 70 – 86 Buckminster Fuller, Ideas and Integrities : A Spontaneous Autobiographical Disclosure (Lars Müller Publishers, 2010) – « I Figure… » : pp. 111 – 147

* Les textes soulignés sont les textes donnés à lire obligatoirement.


SENTIENT CARTOGRAPHY – A METHOD FOR RESEARCH BY DESIGN * « Le géographe est trop important pour flâner. »

Antoine de Saint-Exupéry, Le Petit Prince (Gallimard, 1999): p. 59

This essay follows a series of events that has taken place in an effort to investigate sentient cartography – we use the broad sense of the term cartography, which is the practice of compiling data and visualizing it in some legible form. A contribution by Élise Olmédo to Visions Cartographiques, a blog of the monthly magazine Le Monde Diplomatique, entitled “Cartographie sensible: émotions et imaginaire” (Olmédo, 2011) inspired further reflection on mapping insightfully the intangible and the subjective.1 It prompted a design workshop organized for the LIFT12 conference held in Geneva, Switzerland,2 which led to an interview for Les temps modernes, a RTS, the Radio Télévision Suisse, radio program.3 Later again, second year students at l’ESA, the Ecole Spéciale d’Architecture, explored sensitively the city of Paris in order to understand the impact of digital technologies on architecture and urbanism.4 This essay is an attempt at understanding what is sentient cartography and what is the aim of it. The French word “Sensible” is rich with meanings.5 It is said of instruments that can “measure, record or capture minute


phenomena”. The word also designates what can be “perceived by the senses”. A living organism that is “sensible” can “feel, perceive impressions”. Translating the word “sensible” into English was not an easy task, as it could be used, (1) To describe a tool for sensing emotions, (2) Identify a perceivable space or element – a world, an object that is “sensible”, or (3) Signal the character of a living organism – that of being able to respond to stimuli. If cartography provides some individuals with the power to represent their world as they envision it, why would we need an adjective to highlight its subjectivity? And which should we consider anyway – emotional, sensory or sentient? Emotional cartography, as explored by artist, designer and educator Christian Nold, relates to the act of mapping people’s feelings and perceptions “to explore the political, social and cultural implications of visualizing intimate biometric data and emotional experiences using technology” (Nold, 2009).6 Another project of his, The Sensory Deprivation Map, explores the sensory world of the blindfolded and the deafened. That map was realized by augmenting geo-localized positions with individual observations.7 In linking motion to emotion, Giuliana Bruno, the film and architecture theorist, gives another take on emotional cartography. Although always a representation, emotional cartography is linked to a process, a displacement, mental and physical, a bodily and imaginary experience. Hence she finds the Carte du Tendre to closely relate to the psychogeographic maps of the Situationists (Bruno, 2002) (Sadler, 1999).8 Emotional cartography enables us to mentally travel from minute and intimate phenomena to other minute and intimate phenomena. Beyond representation however, the materiality of the maps can itself trigger various senses, and by that yield to some other understanding or experience of the data explored. A paper map can be held in hands, folded, unfolded, touched, caressed, etc. Historically, embossing contours and Braille text onto the material of a map is a mean by which few of us can read – and imagine – a space.9 Designers have later


experimented with the tangible quality of maps in creating edible or haptic maps, mapping audible landscapes that one can replay or representing smells that one can experience. There are plenty of examples: The artist Kate McLean who created Sensory Maps produced tactile maps of Edinburgh rendering the particularities of a variety of spaces in the city: “Neighborhoods [she writes] have distinct identities, boundaries, often built at different times, for different city expansion projects they have their own textures and ‘feel’”.10 Élise Olmédo, the author of the article mentioned at the beginning of this essay, used colored pieces of fabric and threads to convey the social and spatial relationship she wanted to highlight. While sound could be incorporated to maps as a means to read them more effectively (Krygier, 1994), it is undeniable that the sense of hearing is also necessary for recalling and locating spaces.11 This is also the case with the sense of smell. Yet it is probably the most difficult one to represent tangibly. In mapping smells of New York City, illustrator Jason Logan captured familiar odors – especially well known to whom practices the city.12 One can revisit the scents only virtually, without soliciting olfactory organs. Other designers have gone farther. In an article for The Atlantic, Nicola Twilley, author of the blog Edible Geographies, describes how to make a scratch-and-sniff map – “Scratch ‘N Sniff™ [being] the trade name for a special kind of perfume or scent saturated printing in which the scent is enclosed in minute capsules, which can be broken open by friction.”13 In an interview conducted by Twilley, urban designer Victoria Henshaw tells us about “the idea of a smellmark [that] obviously comes from the idea of a landmark, and the idea that a distinctive, recurring or constant smell can act as a geographic reference point.”14 So hearing, touch, smell and taste are just about all the other senses that are missing in the imeageability of a city (Lynch, 1960). Effective sensory maps have qualities that further enhance the total perception of a space. While sensory maps have tangible qualities that digital maps may not have, they nonetheless rely on users’ interactions to activate their narratives. Yet emotional and sensory cartography only


render urban experiences. In which way can cartography, in return, influence our experience of the city and the way we shape it? Intelligence has long been associated with digital architecture and urbanism. This is because of the fact that our habitat, through information and communication technologies increasingly embedded within it, seems to take on the character of a living organism. We partake in the city of bits (Mitchell, 1996)15 – or, we should say, the city of beats! In introducing the sentient city (Shepard, 2011),16 Mark Shepard explains that sentience is not sapience: “The word ‘sentience’ refers to the ability to feel or perceive subjectively, but does not necessarily include the faculty of self-awareness. Which is to say, the possession of ‘sapience’ is not a necessity. Sapience can connote knowledge, consciousness, or apperception. The word ‘sentience’, derived from sentre, means ‘to feel’ or to ‘hear’. Sapience comes from sapere, meaning to ‘know’. So a sentient city, then, is one that is able to hear and feel things happening within it, yet doesn’t necessarily know anything in particular about them. It feels you, but doesn’t necessarily know you.” (Shepard, 2010: p. 24).

The example of the Generator project by Cedric Price that was discussed in an event on sentient and interactive architecture at Harvard Graduate School of Design (GSD) helps further clarify the chosen association of the words sentient and cartography. The Generator project is an early example of an architecture that was supposed to take a life on its own. Via a computer, participants to the “world first intelligent building” would suggest to a crane operator various configurations based on a pre-defined module. But when the machine got bored – when it wasn’t solicited – it would suggest other configurations (Nantois, 2001).17 Not only the building could feel what was happening, but it would also react when the feeling wasn’t conforming to the computer’s own sense of self. The computer would recognize a situation and behave like a human being. So Sentient cartography isn’t about


interactivity per say – the sentient map isn’t endowed with intelligence – although the association between the words sentient and cartography describes an object that feels and knows. Cartographers represent the known – however subjective this is. With geo-localization technology and tools open to amateur-cartographers who can fact-check peer’s production, maps have never seemed so real – more real than the real in fact (Baudrillard, 1983). It is as if what is not on the map does not exist. Designed to know, maps can even become the instruments of nationalism (Anderson, 2006).18 Yet the veracity of the map doesn’t interest us as much as the process of making it and what it can be used for. A sentient map is an object that enables a construct, through its ability to ‘feel’ and ‘hear’ – to be aware – and to render it. Sentient maps have vicarious agency. They provide a mean to think through elements of the urban environment and use it to project. Sticking to sentient cartography instead of emotional or sensory cartography reveals our interest to link urban investigation and experimentation with a discourse on the digital city. In the footsteps of the designer Patricia Moore18 who disguised as an elderly woman to understand what inclusive design meant, the urban planner Kevin Lynch, or the artist Sophie Calle,19 students at l’ESA have observed and analyzed a trajectory of their choice, done by means of their choice – walking, bicycling or driving. The aim of the exercise was to “research by design” meaning explore tangibly a research question. The urban enquiry was to be related to the subject of the course technologies, architecture and urbanism, which looked into how digital culture impacts spaces. From experience, students enrolled in architecture studies are more likely to absorb theoretical knowledge when understanding how it can be applied to their projects.20 In engaging with sentient cartography, architecture students in fact experimented with


other definitions of the term project as described by Luigi Prestinenza Puglisi:21 “The dictionary gives the following definition of the term project: “1. Jut out or protude, cast; 2. Cause to fall on a screen.” For architects, the term project is linked to descriptive geometry: orthogonal projections, axonometry, perspective. For the philosopher, it means reflection: to project our thoughts into an ideal mirror in order to observe their structure and inner consistency with sufficient detachment. For the psychoanalyst, it means transference, namely the need to project oneself into another person, in order to acquire a better understanding of an aspect of ourselves that would otherwise elude us. For the scientist, projection means the construction of models. A model reflects reality and its accuracy depends on the accuracy with which each property of the model reproduces the object studied. Lastly for the artist, projection is the foundation of representation, whether figurative or abstract. If art and reality are in anyway related, this relationship can only be achieved using projections.”

Using today’s tools to capture impressions, for example mobile phones or video cameras filming from the exact point of view of a surveillance camera, students looked into, (1) Questions of surveillance, natural or technologically mediated, (2) Issues of wayfinding, using other senses than the visual sense (3) Access, and how various technologies “sculpt” public and private spaces, (4) Alienation and the dissociation of geographies, how one was physically somewhere and mentally in another place, etc. Contrary to what declares the geographer to the little prince of Saint-Exupéry, geographers aren’t so important that they can’t partake in “Flânerie”. “Flânerie” is crucial to creativity and construction. And sentient mapping is a way into research by design. Élise Olmédo, “Cartographie sensible: emotions et imaginaire” dans Visions Cartographiques, Blog de Le Monde Diplomatique, September 19, 2011: http://blog.mondediplo.net/2011-0919-Cartographie-sensible-emotions-et-imaginaire. 2 Http://liftconference.com/lift12/workshops/sentient-mapping. 3 Http://www.rts.ch/la-1ere/programmes/les-temps-modernes/3814007-la-carte-sensible.html. 4 Ecole Spéciale d’Architecture, Semester 4 2012: Technologies, Architecture, Urbanisme. 1


Http://www.cnrtl.fr/lexicographie/sensible. http://emotionalcartography.net/. 7 http://www.softhook.com/sensory.pdf. 8 Giuliana Bruno, Atlas of Emotions: Journeys in Art, Architecture and Film (Verso, 2002): p. 264 See the Carte du Tendre (1654) by François Chauveau on the website of the Bibliothèque Nationale de France: http://expositions.bnf.fr/ciel/grand/sq11-06.htm. Simon Sadler, The Situationist City (MIT Press, 1999) 9 See online, as part of the David Rumsey Map Collection: Samuel G. Howe, Samuel P. Ruggles, Atlas for the united states printed for the use of the blind, at the expense of John C. Cray, 1837. The atlas did not use Braille although the language had already been invented: http:// www.davidrumsey.com/blog/2012/5/21/atlas-for-the-blind-1837. A 1968 Delaware map in Braille made at the Perkins School, the first chartered school for the blind, can be found at the online archives of the State of Delaware. 10 Http://www.sensorymaps.com/ 11 John Krygier, “Sound and Geographic Visualization” in Alan M. MacEachren, D. R. Fraser Taylor (Eds.), Visualization in Modern Cartography (Pergamon 1994). Available online: http:// makingmaps.net/2008/03/25/making-maps-with-sound/. The multimedia artist Eleonore Bak explores soundscapes. In an essay available on her website she explains that the musician Robert Murray Schafer who coined the word soundscape linked sound and visual landscape together: http://www.eleonorebak.eu/pages/Lepaysagesonore.html. To read as well: Robert Murray Schafer, The Soundscape: Our Sonic Environment and the Tuning of the World (Inner Traditions Bear and Company, 1999) 12 Jason Logan, “Scents and the City”, The New York Times, August 29, 2009: http://www. nytimes.com/interactive/2009/08/29/opinion/20090829-smell-map-feature.html. 13 Nicola Twilley, “How To: Make Your Own Scratch-And-Sniff Map”, The Atlantic, October 6, 2010: http://www.theatlantic.com/technology/archive/2010/10/how-to-make-your-ownscratch-and-sniff-map/64106/. 14 Read about what is Scratch ‘N Sniff™: http://www.madehow.com/Volume-3/Scratch-andSniff.html#ixzz1vcEWxJlY. http://www.ediblegeography.com/smell-designing-sheffield/ 15 William J. Mitchell, The City of Bits (The MIT Press, 1996) 16 Mark Sheppard, “Toward the Sentient City” in Mark Sheppard (Ed.), Sentient City: Ubiquitous Computing, Architecture and the Future of Urban Space (MIT Press, 2011): pp. 16 – 37. 17 On January 17, 2006, the Harvard Graduate School of Design (GSD) held an event entitled: SENTIENT Architecture, Interactive Architecture in which historian Antoine Picon mentioned the Generator project and highlighted how a reaction is different from a response. Also read Frédéric Nantois, « De Cedric Price à Bill Gates : les technologies de l’ordinaire » in Jacques Sautereau, Guest-Ed., Réel/Virtuel, Cahiers de la recherche architecturale et urbaine, Janvier 2001, Nº 7: pp. 31 – 46 18 Benedict Anderson, Imagined Communities: Reflection on the Origin and Spread of Nationalism (Verso: 2006). 19 Patricia Moore, Charles Paul Conn, Disguised (Word Books Publishers, 1985) Sophie Calle, Double Game (Violette Editions, 1999). Sophie Calle, M’As-Tu Vue ? (Centre Georges Pompidou, 2003) 20 During previous teaching commitment at Northeastern University, the author of this article had asked Honor students enrolled in their first year of architecture to produce a set of flash card related to a theme of their choosing: to explain how for example light in architecture was dealt with across times and cultures. 21 Luigi Prestinenza Puglisi, Hyperarchitecture : space in the electronic age (Birkhäuser, 1999): p. 30. 5 6

* This is the draft of an essay to be sent for publication.


DES EXERCICES POUR UN TRAVAIL METHODIQUE EN CONTINU Le rendu final = un court texte de recherche (2 pages A4) et un panneau de synthèse (A2) qui résume visuellement l’investigation urbaine – est l’aboutissement d’une série d’exercices courts étalés dans le temps. Le but est d’inciter les étudiants à un travail méthodique en continu : 1. Choix du lieu et du thème de recherche en relation avec le thème du cours (1 page A4) 2. Description de la méthode d’investigation urbaine (1 page A4) 3. Enquête urbaine 4. Analyse des observations (1-2 pages A4) 5. Formulation d’une question de recherche en relation avec le thème du cours + résumé du sujet + bibliographie succincte (1 page A4)

Mes remerciements à David Serrault de la SNCF pour sa participation au jury final du Vendredi 18 mai, 2012


ETUDIANTS ANNEA Fabrice, ARRES Charlotte, BEAU Eglantine, BEL Robin, BENCHEKROUN Kenza, BENKIRANE Yassine, BENMOUSSA Ghita, BOGUSZEWSKI Anthony, BONNET Claire, BOUCHERE Jules, BREUX Adèle, CARTERON NOIR Benoît, CATTENOZ Alexandre, CHANTREL Auguste, CHAPELLE Corentin, CHAPPEY Alexis, CHATELOT Aurélien, CHIN FOO Nhaila, CLEACH Alizée, CORMY Christophe, DARABAN VLAD Milenea, DARANI Himad, DAUPHANT Thomas, HARZI Atmane, HASSEN ALI BRULE Victoria, de PENFENTENYO Ségolène, EL AMRANI Salima, EL HADAD Sally, EL HAYANI Younes, ESTEVE Julia, FALCON de LONGEVIALLE Louis, GALUP Marc Antoine, GELOT Pierre-Antoine, GIANNOTTI Illa, GUASTAVINO Baptiste, KETTANI Safae, KHAIRALLAH Gilles, LANGEVIN Natacha, LARSEN Marie, LE CARBOULEC Martin, LORPHELIN Thibaut, LUC Lavong, MAHSHI Lour, MARAIS Laëtitia, MESSINA Francesco Maria, MONTAGNY Nolwenn, MOTOC Priscillia, OBER Charles, O’BYRNE Sixtine, PALAZ QUENTIN, PELOSOFF Lou, PERIERE Angélique, PIEN Bertille, PLANTROU Romain, PORZIO VERNINO Alexandre, PROT Hortense, RANTOS Théo, REGIS Paola, ROBERT Manon, ROUSSEAU Camille, ROY Domitille, SCAGLIA Stevana, SERIZAY Paul, SLAMA Alexandre, THERY Marike, THOMAS Robin, TUFFE Betty VESIN Hélène, VIAL Marion, YU Guo, ZENG Teng.


DIGEST DE TRAVAUX D’ETUDIANTS Ensemble #1 de photos de l’enquête urbaine + description de la méthode d’enquête par BOGUSZEWSKI Anthony + CHANTREL Auguste sur la ville pour tous. Ensemble #2 de photos de l’enquête urbaine par LANGEVIN Natacha + STEVANA Scaglia qui, inspirées par l’artiste Sophie Calle et les Situationistes ont suivi des inconnus en Vélib. Ensemble #3 de photos de l’enquête urbaine par EL HAYANI Younes + MOTOC Priscillia + PIERRE Angélique – Comment les interfaces d’accès “sculpent” les espaces de la ville. Ensemble #3 de photos de l’enquête urbaine par DARANI Himad + HARZI Atmane + ZENG Teng et photo #4 de DAUPHANT Thomas + SERIZAY Paul nous parlent des technologies et de l’aliénation, être ici et ailleurs en même temps. Analyse de l’enquête urbaine de CHIN FOO Nhaila + PROT Hortense. Extrait du texte de recherche (rendu final) de BENKIRANE Yassine + BEAU Eglantine sur la surveillance. Ensemble d’images #6 de la vidéo de BEL Robin + CLEACH Alizée + GUASTAVINO Baptiste – la caméra qui filme est positionnée dans l’angle des caméras de surveillances détectées sur le chemin. Panneaux de synthèse (rendu final) d’OBER Charles + ROY Domitille et de GALUP Marc-Antoine + GIANNOTTI Illa


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Tout d’abord l’un de nous relève un maximum de données sur le trajet. Il s’agit de : – Trouver où sont placés dans la ville les dispositifs pour non-voyants puis les cartographier. – Comprendre comment se fait la préparation d’un trajet défini.

Par la suite l’autre se met en situation afin de relever les problèmes de navigation : – Auguste ne connaissant pas le trajet de chez Anthony à l’école, va tout d’abord prendre connaissance du trajet au travers de la carte dessinée par Anthony. – Auguste va ensuite se couvrir les yeux et faire le trajet. – Anthony filmera le trajet d’Auguste. – Une fois arrivé au bout du trajet, Anthony s’entretiendra avec Auguste sur ses sensations et les problèmes rencontrés. Ville en mouvement, Se déplacer en ville quand on est aveugle ou malvoyant, des projets en actes : http://www.ville-en-mouvement.com/mobilite_malvoyants/telechargements/portail/synthese.pdf Le monde des aveugles (à voir surtout les petits films et la rubrique information) : http://www2 univparis8.fr/ingenierie-cognition/master-handi/etudiant/projets/site_sam/aveugles/ transportav.htm

BOGUSZEWSKI Anthony + CHANTREL Auguste extrait de la description de la méthode d’investigation.


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Notre analyse fait suite à la lecture du texte, « La forme de la ville », dans lequel Kevin Lynch structure la ville au travers de ses images – en faisant donc appel à un seul sens : la vue. Est-il possible de faire appel à d’autres sens lors de nos déplacements ? [...] En mouvement, l’image se déforme en fonction de la vitesse du véhicule. Plus elle est élevée, moins nous percevons la ville et ses signes, les pancartes et publicités deviennent illisibles, les passants méconnaissables, nous ne voyons plus que des formes, des couleurs, des lumières. [...] Antoine Picon, dans « Condition numérique et mobilité urbaine »,1 explique que grands nombres d’architectes et théoriciens s’intéressent à la façon de rendre la circulation dans la ville plus sereine. Il ne s’agit donc pas de repenser complètement la façon dont on circule dans la ville mais de créer de nouvelles relations entre l’homme mobile et son environnement. [...] À l’arrêt nous ne percevons que le son de la ville et celui des autres véhicules alors qu’en mouvement le bruit de notre propre véhicule prend le dessus. Nous notons également une variation du son en fonction de la morphologie du lieu dans lequel on se déplace. Par exemple, dans les rues étroites, le son est fort alors que sur les grands boulevards, il se fond aux autres bruits de la ville. [...] En ce qui concerne le toucher, nous nous fixons la température comme paramètre. Les variations de température nous indiquent des informations bien précises quant à notre situation géographique comme la proximité d’un jardin, de la Seine, d’un chantier autrement. Ceci remet en question le texte de Kevin Lynch sur la lisibilité de la ville et sa compréhension par l’image. Cela ne veut-il pas dire en effet que la ville peut également être appréhendée par d’autres sens comme le toucher ? Antoine Picon, « Condition numérique et mobilité urbaine » dans Jean-Marie Duthilleul (Ed.), Circuler, quand nos mouvements façonnent la ville (Editions Alternatives, 2012): p. 192-193 1

Extrait de l’analyse de l’investigation urbaine (diagrammes à droite inclus) de CHIN FOO Nhaila + PROT Hortense.


Annexe

Graphique 1 Ce graphique présente la fragmentation du trajet par les points d’arrêt

B

A

Graphique 2 Ce graphique est qualitatif, il représente la quantité d’information à lire au cours du trajet

A

B

Graphique 5 Ce graphique présente l’évolution des bruits (decibels) au cours du trajet

A

B

Graphique 3 Ce graphique montre la variation de la température au cours du trajet

B

A

Graphique 4 Ce graphique est qualitatif, il représente les odeurs percues de maniere significative, au cours du trajet

A

B

odeurs de nouriture odeurs de fleurs

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Dans le panoptique de Jeremy Bentham l’homme se sent surveillé à tout moment même si personne ne le regarde réellement : la probabilité qu’on le regarde n’est jamais nulle. Il peut être vu sans pouvoir voir. Il s’agit d’un jeu sur la psychologie de la personne enfermée. Aussi ce système permet à une personne de contrôler l’intégralité des prisonniers en même temps grâce à la forme circulaire de l’édifice et de l’emplacement central du gardien. Dans ce cas l’architecture est un support indispensable à la surveillance. Le moyen de surveillance est l’architecture elle même. [...] Nous sommes maintenant à tout moment traçables que l’on soit chez soi, dans un café, dans la rue et cela à cause de technologies comme la 3G, le wifi le bluetooth… D’après l’article « Le bluetooth moins respectueux de la vie privée que la RFid »1 : « L’analyse des scanners installés à Bath [...] a ainsi permis d’identifier 10000 périphériques en 6 mois, et de découvrir que 7,5% des patients avaient activé le module bluetooth de leur portable » La surveillance ne se fait plus depuis un élément/architecture fixe mais au travers d’éléments portables, avec nous à tout moment de la journée. La surveillance d’aujourd’hui est basée sur la notion d’identifiant unique et sur la mobilité. Elle n’est donc plus solidaire d’une architecture. [...] La surveillance naturelle, la surveillance de l’homme par l’homme, est délaissée au profit de la surveillance par les TIC et les caméras dans les villes. http://www.internetactu.net/2008/05/22/le-bluetooth-moins-respectueux-de-la-vie-privee-quela-rfid/ et http://www.internetactu.net/2009/01/26/les-mondes-virtuels-societe-de-surveillancepanoptique/ 1

Extrait du texte de recherche de BENKIRANE Yassine + BEAU Eglantine À droite, images de la vidéo de BEL Robin + CLEACH Alizée + GUASTAVINO Baptiste


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De la logistique des infrastructure au sequencage de la ville De la logistique des infrastructure au sequencage de la ville De la logistique des infrastructure au sequencage de la ville De la logistique des infrastructure au sequencage de la ville

OBER cha ROY dom OBER cha ROY OBERdom cha ROY dom

OBER cha ROY dom

16 min 16 min 16 min 16 min

14 min 14 min 14 min 14 min

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Analyse graphique de la logistique des infrastructures aux séquences arrêt / mouvement dans la ville. Trajet effectué en voiture. Extrait du panneau de synthèse assemblé par OBER Charles + ROY Domitille


Notre hypothèse de départ était d’analyser la manière dont la lumière de la ville durant la nuit influait sur notre perception de celle-ci. Notre méthode d’analyse a été de photographier le sol tout les cinquante pas et ensuite de mesurer la luminosité des photos prises. Nous avons pris ce chemin plusieurs fois durant la et durant la était journée pour avoir des IÈRE_DANS_LA_VI(LL)E Notre nuit hypothèse de départ d’analyser la manière dontrelevés la lumièrequi de la ville durant la nu tographier le sol tout les cinquante pas et ensuite de mesurer la luminosité des photos prises. plusieurs cas de figure. Après avoir dessiné notre ntation et architecture permettent avoir des relevés qui permettent plusieurs cas de figure. graphiqueAprès un premier aspect nous a effectivement alerté. Non avoir dessiné notre graphique un premier aspect nous a effectivement alerté. No se croisent les trajets effectués la nuit apparaissent lumineux que ceux durant la journ seulement lesetcourbes se rejoignent durant leplus trajet de métro hémas types cela se soit passé durant nos deux trajets nocturnes ainsi que sur tout le long du trajet. 4 mais en plus ellespoints se croisent et les trajets Quelques sont également notables sur effectués ce graphiquela : nuit ap-La présence d’un lampadaire juste à côté au début du trajet paraissent plus lumineux que ceux durant la journée. -Les grandes places qui sont plus lumineuses que le reste 3

troite

o

-Les entrées et sorties de métro qui sont moins lumineuses que les avenues et l’intérieur du mé -Les ouvertures des portes de métro qui situé dans la station laissent passer plus de lumière Extraits du panneau de synthèse assemblé par GALUP Marc-Antoine + -Le passage d’une voiture qui illumine la rue et la rend quasiment aussi lumineuse qu’en ple GIANNOTTI Illa -Le boulevard Raspail qui est arboré et très mal éclairé; la lumière est donc aussi intense que

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Photos de jour

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Avenue

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ouverture de p


ABBAS Yasmine est architecte DPLG, titulaire d’un master au MIT (Massachusetts Institute of Technology) et d’un doctorat à la Harvard University Graduate School of Design. Hybride et néo-nomade, elle a vécu, étudié et travaillé au Maroc, en France, aux États-Unis, au Danemark et aux Émirats arabes unis, dans des domaines aussi variés que l’architecture, l’ethnographie commerciale ou le développement durable. Une expérience qui lui apporte un regard aiguisé sur les changements du monde contemporain, en particulier sous l’angle de la recherche et de l’innovation en design. Elle a publié en 2011 aux éditions FYP l’ouvrage intitulé : Le Néo-nomadisme : Mobilités. Partage. Transformations identitaires et urbaines. Email : yaz@alum.mit.edu Site internet : http://neo-nomad.net Twitter : @panurban

Profile for Yasmine Abbas

Technologies, Architecture, Urbanisme  

Summary of the course taught at l'ESA this spring semester 2012 with a digest of students' work.

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