Issuu on Google+

«LINEA EX MACHINA»

QUESTIONING ARCHITECTURAL REPRESENTATION


Š Copyright, all rights reserved to Nelson LARROQUE, 2012.


Auteur: LARROQUE Nelson Directeur de Diplôme: Sir. COOK Peter Diplôme de fin d’études ESA Grade 2 Jury du 24 Mars 2012 Sir . Peter COOK Pier Paolo BONANDRINI Stefan LENGEN Martial MARQUET David TAJCHMAN École Spéciale d’Architecture Année 2011-2012


AC K N O W L E D G E MENT S I would like to particularly thank Sir Peter Cook for his enthusiasm, support, advice and patience. Peter is a funny and passionate man that pushed me into new amazing worlds. His «so many years» of teaching was a real gift in my hopefully young soon architect «career» I’m grateful he accepted to be my supervisor during this year and believing in a regular ESA student.

J’aimerai particulièrement remercier Sir Peter Cook pour son enthousiasme, conseils et patience. Peter est un homme amusant et passionné qui m’a laissé et poussé dans ma passion des machines. Ses longues années d’enseignant ont été un réel bonus dans ma (j’espère) jeune et bientôt carrière d’architecte. Je lui en suis très reconnaissant d’avoir été mon directeur de diplôme.

I would like to thank Stefan Lengen for our Sunday Skype sessions. Thank you for tacking the time and advising me with precious comments.

J’aimerai remercier Stefan Lengen pour nos sessions dominicales sur Skype. Merci pour avoir pris le temps et de me guider durant cette année.

A big thank you to Martial Marquet for being demanding with me and for pushing me into the real world. His professionalism as a tutor and architect were an important benefit.

Un grand merci à Martial Marquet pour son exigence et pour m’avoir forcé à sortir de chez moi et concrétiser mon idée en réalité. Son professionnalisme en tant que tuteur et architecte ont été des vraies atouts.

I would like to thank David Tajchman for his tutorial sessions in 2010. Without his unique critical eye, the project Mechanical Living wouldn’t exist and my year with Peter not possible.

Je remercie David Tajchman pour les «tutoriels» en 2010. Sans son oeuil aiguisé, le projet Mechanical Living n’aurai pas vue le jour et mon année passé avec Peter impossible.

I thank the carpenter Bernard Arnou for his craftsmanship and helping fabricate this invention.

Je remercie Bernard Arnou pour son talent d’artisan et m’avoir aidé a réaliser cette invention.

Finally I want to thank Pier Paolo Bonandrini, a young architect and a good friend. Thank you for accepting me as a intern and learning me the job of an architect.

Enfin, je remercie Pier Paolo Bonandrini, un jeune architecte et bon ami. Merci pour m’avoir accepté en tant que stagiaire et m’avoir appris les métier d’architecte.

Of course, I thank my family for their support and helping me during this tough year.

Bien sûre, je remercie ma famille pour leur soutien durant cette année difficile.

I am proud to be one of your students and hope you enjoyed the performance.

Je suis fière d’être un de vos étudiants et j’espère que vous avez apprécié la performance.

I dedicate this project to my mother.

Je dédie ce projet à ma mère.


PR O J E C T D E S C R IPT ION «Linea Ex Machina» is an architectural art 1/1 installation that explores several dimensions engaged in the booklet «Machines: the hidden dimension». It is an attempt to understand, investigate and reveal concepts that mechanical devices may trigger and their possible relations/links to architecture.

«Linea Ex Machina» est une installation à échelle 1/1 qui explore des idées engagées dans la livret «Machines: the hidden dimension». Cette installation tente de comprendre, interroger et de révéler des idées caractéristiques propres aux machines et leurs possible relations à l’architecture.

As mentioned in the booklet, the term «machina» (meaning: ingenious invention or trick) refers to a finished physical object able to use a mechanical energy source (commonly available) to perform by itself, under the leadership or not of an operator, one or more specific tasks. It is important to distinguish it from robotics or electronics which are an evolution of the term machine but do not have the physicality of clocks, medieval and Victorian devices. Thus the project «Linea Ex Machina» settles itself in a nostalgic world and modestly echoes Da Vinci’s, Tatlin’s, Libeskind’s, Heath Robinson’s, Shin Egashira’s or Goldberg’s inventions.

Du latin machina (signifiant : astuce, invention ingénieuse, dispositif), la machine est un produit fini mécanique capable d’utiliser une source d’énergie communément disponible pour effectuer par ellemême, sous la conduite ou non d’un opérateur, une ou plusieurs tâches spécifiques. La machine est donc un instrument propre à faire mouvoir, lever ou lancer quelque chose. Il est important de les différencier de la robotique ou de l’électronique qui sont une évolution de la machine mais n’ont pas la dimension physique d’horloges, de machines médiévales ou du XIXème siècle. Cette installation s’inscrit donc, dans un monde nostalgique et modestement fait référence aux travaux tel Da Vinci, Tatlin, Libeskind, Heath Robinson, Shin Egashira ou Goldberg.

Threw Craft, Absurdity, Art, Choreography, Performance, the installation’s aim is to question the boundaries of architectural representation and open the field of architectural/ art thinking. Thus, the machine is an eccentric drawing device. Made of fir wood and measuring 4m by 2m by 2,30m. It is triggered by a human power source and draws a 10 cm line. The link between man and the device is fundamental. By fabricating a 1/1 scale object, a question of human dimensions appears. The human scale can be measured by how the body’s senses are engaged through the particular

A travers l’Artisanat, l’Absurdité, l’Art, la Chorégraphie, la Performance, l’objectif de l’installation est d’interroger les limites de la représentation architecturale et d’ouvrir sa pensée. L’objet présenté est une machine a dessiner excentrique. Fabriqué en bois de sapin, elle mesure près de 4,20m par 2m par 2,30m. Elle démarre par la force d’un homme et dessine une ligne de 10cm. La relation entre l’Homme et la machine est fondamentale. Le corps devient une prolongation/


environment. In this case, the body becomes a prolongation/ extension of the device and not vis versa. The bound questions our relation to machines and how we operate them ? How does our body react to them ? and in extent, how is it different to an architectural space ? By introducing this notion of structuralism (which is on the opposite spectrum of rationalism), the machine harmonizes itself with the human body. Craft allows the inventor to push further the link between the machine and the body. Building a machine is an experiment in itself. Time and patience reenforce the bound between the object and the inventor to eventually transfer the physical link into a spiritual link. By using leg power, the installation comes to life and draws the line. The line represents a symbolic act in architecture as it’s the first step to separate two spaces, the void from the full. The invention serves not only as a piece of art in itself or a method of drawing it’s own art but threw it’s drawing questions architectural representation. We tend to underestimate the force of a line and we take it for granted. Even if the line is the most simplistic drawing, it’s the one with the most significative consequences. The line questions architecture and how we perceive it. It codifies space and to an extent architecture. By creating boundaries, it orients our perception. It controls our body in space. The installation’s extravagant gap between it’s purpose and it’s size makes the invention an absurdity. The time effort put in the device compared to it’s simple mission is clearly an none sense. But the installation «uses absurdity as a rhetorical device aimed to question architectural conventions». «Linea Ex Machina» playfully transgresses the rules of «logics» (logics under-

extension de l’objet physique. Cette relation questionne notre rapport au monde mécanique. Comment notre corps réagit ? Comment les regardet-on ? Quelle est leur différence face une architecture ? Comment vit-on avec elle ? En introduisant l’échelle humaine, cela interroge la taille de la machine. Comment l’objet se compose ? et jusque ou est elle influencé par les dimensions du corps humain ? L’Artisanat renforce ce lien Homme/machine. Construire une machine est une expérience à elle toute seule. La patience et le temps de fabrication transforme ce lien physique en un lien spirituel. En utilisant la force des jambes (un pédalier), l’installation prend vie et dessine la ligne. La ligne représente un acte symbolique en architecture car c’est la première étape dans la séparation de deux espaces, du plein du vide. L’invention n’est pas seulement un objet d’art, ni un objet a dessiner son propre art, mais à travers sa fonction (dessiner la ligne) questionner la représentation architecturale. Même si la ligne est la plus simple représentation architecturale, c’est elle qui a les plus importantes conséquences. La ligne pose notre regard face à l’architecture. Elle codifie l’espace. En créant ces limites, elle oriente notre perception et contrôle notre corps dans l’espace. Le décalage excentrique entre la fonction et la taille en fait une machine absurde. Le temps mis dans la fabrication comparé au résultat est clairement irrationnel. Mais l’installation utilise l’absurdité comment un engin rhétorique afin de questionner des conventions architecturales. «Linea Ex Machina» transgresse malicieusement les règles de la logique (compris en tant que la plus simple et effective façon d’atteindre son but) afin de créer


stood as the most simple and effective way to do something) to create a valid alternative vision of the machine. This absurd gap, accentuates the power of the machine’s function and allows the spectator to question himself the importance of the line.

une alternative valable de la machine. Ce décalage absurde accentue la fonction de la machine et permet au spectateur de se poser réellement la question de la représentation en architecture.

The installation uses a complex mechanism for a simple purpose. However, eventually in a second manner, the complexity disappears. Choreography overtakes and reveals the playfulness dimension. The performance created by the «causes and effects» allows a lecture threw the mechanical space building a suspense. The machine transforms itself into an actor of it’s own play almost sustaining its existence by it’s own contemplation. Finally, the machine becomes more than a functional object as it settles itself between art and architecture: an art that questions architecture.

L’installation est un objet complexe avec un but simple. Cependant, dans un second temps, la complexité disparaît. La chorégraphie prend le dessus et révèle la dimension amusante de la machine. La performance créait par les «causes et effets» permettent une lecture de l’espace mécanique et ajoutent un suspense. L’installation se transforme alors en un acteur de sa propre pièce de théâtre et peut exister par sa propre contemplation. La machine devient alors plus qu’un objet fonctionnel, mais un objet entre art et architecture. Un art qui questionne l’architecture.



Linea Ex Machina