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N째3 juillet 2013


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• 1 - Fleur d’Adansonia grandidieri. • 2 - Fleur d’Adansonia rubrostipa. • 3 - Adansonia rubrostipa entre Andavadoaka et

Salary.

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Au pays des Baobabs Photographies, Christophe Quenel

Si l’Afrique et l’Australie possèdent chacune une espèce de Baobab (Adansonia digitata pour l’Afrique et Adansonia gregorii pour l’Australie), c’est bien à Madagascar que le genre s’est diversifié : 7 espèces sont répertoriées (en incluant A. digitata, présent sur la côte nord-ouest) et j’ajouterais bien deux sous-espèces... Nous en reparlerons un peu plus loin.

Mais tout d’abord, un peu d’histoire… Le nom de genre Adansonia a été dédié par le grand Linné à Michel Adanson, naturaliste français, qui découvrit cet arbre lors de son voyage au Sénégal au milieu du XVIIIe siècle. Classés tout d’abord dans la famille des Bombacacées, les Baobabs viennent d’être regroupés avec les Malvacées faisant de la

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modeste Mauve une cousine toute proche ! Remarquez, en y regardant d’un peu plus près et pour peu que vous ayez eu la chance d’admirer de près une fleur de Baobab, il y a bien un petit air de famille : cinq pétales avec, au cœur, une colonne, formée par les multiples filaments des étamines, soudés entre eux, d’où émerge le style du pistil. Et toujours en disséquant davantage la structure de la fleur, les botanistes ont distingué parmi les Baobabs malgaches deux groupes qu’ils appellent “sections” :

• La section des Brevitubae (Ph. 1) : espèces au tube staminal court (comme l’indique leur nom), rassemblant de grands arbres aux troncs massifs surmontés d’une couronne en forme de plateau, à fleur blanche et trapue, fleurissant en saison sèche. Cette section regroupe deux espèces : Adansonia grandidieri et A. suarezensis. • La section des Longitubae (Ph. 2) : espèces au tube staminal long, constituées d’arbres aux troncs longilignes ou en forme

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La suite de cet article dans le numĂŠro 3/2013 de Terra seca disponible sur le :

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Un seigneur mexicain extraordinaire Yucca filifera Chabaud 1876 Le genre Yucca, défini par Linné en 1753, comprend environ 47 espèces, plus xérophytes que succulentes, dont une bonne part sont issues des zones arides du continent nord-américain. Le genre inclut une grande variété de formes et de dimensions allant de la “touffe d’herbe” à “l’arbre“ de 10 à 15 m de hauteur. Parmi les Yuccas gigantesques on rencontre aux USA uniquement le Y. brevifolia (15 m) et, au Mexique,

les 6 espèces suivantes : Y. decipiens (15 m), Y. elephantipes (10 m), Y. jalicensis (12 m), Y. periculosa (15 m), Y. valida (12 m) et le Yucca filifera (13 m), objet du présent article, qui présente un intérêt horticole particulier, avec plusieurs très gros et très anciens sujets sur la Côte d’Azur. • Yucca filifera centenaires in habitat. San Luis Potosí. • Yucca filifera adulte in habitat. San Luis Potosí. Photos P. Fontaine.

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Distribution et habitat Yucca filifera est endémique des régions arides du nord du Mexique (États de Chihuahua, Coahuila, Nuevo León, San Luis Potosí, Tamaulipas, Zacatecas) et de la partie centrale du Mexique (Guanajuato, Hidalgo, Michoacán, Querétaro). La densité la plus élevée de Yucca filifera se trouve dans les localités de Guadalcázar, dans l’État de San Luis Potosí (plus de 300 pieds par hectare) et de Salinas Victoria, dans l’État de Nuevo León. Son aire de répartition est la plus étendue des espèces du genre Yucca. (Voir page suivante l’aire de répartition du Yucca filifera).

Il prospère dans des régions sèches et semi-arides (les précipitations annuelles moyennes sont de 250 mm) au climat subtropical tempéré par la continentalité et l’altitude (l’essentiel de cette région se trouve entre 1 000 et 1 500 m d’altitude) et dont les sols drainants sont sableux ou pierreux. Les gelées sont occasionnelles dans son aire de répartition naturelle, notamment dans la partie mexicaine du désert de Chihuahua, et il peut supporter des températures minimales de -15 °C. La suite de cet article dans le numéro 3/2013 de Terra seca disponible sur le :

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Floraison des Ferocactus en culture Photographies, Jean Bonnefond

Avec ce cinquième article consacré à la floraison des Ferocactus en culture, Terra seca termine une série traitant des sujets suivants : 1/2012 : présentation et variabilité des habitats des Ferocactus 2/2012 : formation et port de la tige des Ferocactus en culture 3/2012 : couverture d’épines des Ferocactus en culture 4/2012 : racines des Ferocactus en culture.

Nous avons vu, lors de la présentation des habitats, que ce sont les botanistes américains N.L. Britton et J.N. Rose qui ont créé le genre Ferocactus au début des années 1920. Pour distinguer et regrouper sous ce nom une trentaine de cactées dispersées à l’époque au sein d’un vaste genre Echinocactus, ils mettaient en avant quelques

caractéristiques communes essentielles à toutes ces cactées parmi lesquelles précisément “… des fleurs se situant juste au-dessus du point d’émergence des épines […], fleurs habituellement de grande taille, généralement en forme d’entonnoir ou campanulées, avec de nombreuses étamines […], ovaire et tube floral très courts portant tous deux de grandes écailles mais jamais d’épine, […] portant des fruits oblongs […] habituellement charnus, séchant à maturité en laissant s’échapper les graines par un pore basal…” Ce sont ces caractéristiques qui vont être illustrées dans les pages qui suivent. Au préalable, il faut rappeler que la floraison des Ferocactus nécessite beaucoup de patience. À l’exception de cinq espèces dont la floraison est habituellement assez

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• 1 - Ferocactus latispinus ssp. latispinus • 2 - Disparité de floraison sur Ferocactus macrodiscus ssp. macrodiscus en culture.

précoce (F. macrodiscus, F. fordii ssp. borealis et ssp. fordii ainsi que, rattachées récemment au genre, F. hamatacanthus ssp. hamatacanthus et ssp. sinuatus), ces cactées fleurissent tardivement, le plus souvent lorsque la tige atteint un diamètre de l’ordre de 15 à 20 cm au mieux, ce qui suppose bien plus d’une dizaine d’années de culture sous nos climats. Cette patience peut être mise à rude épreuve même à propos des quelques espèces réputées fleurir tout juste passé leur stade juvénile. Des spécimens réservent parfois quelques surprises comme celle illustrée par la photographie 2 montrant côte à côte deux F. macrodiscus ssp. macrodiscus que huit années séparent. Le spécimen de gauche présente une tige idéalement formée, typique de son espèce, large de 19 cm, haute de 10 cm hors épines, mais il n’a pas encore produit de bouton floral. Il est pourtant en âge de fleurir depuis une dizaine d’années et a bénéficié de rempotages censés lui faciliter une floraison.

La suite de cet article dans le numéro 3/2013 de Terra seca disponible sur le :

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• Ariocarpus scaphirostris, Municipio Rayones.

Ariocarpus, pierres vivantes du Mexique et des États-Unis (Troisième partie) Photos Anton Hofer

5. Ariocarpus scaphirostris Boed. Monatsschr. Deutsch. Kakteen-Ges. 2(3): 60-61 (1930).

Bödeker utilisait l’orthographe incorrecte “scapharostrus”. Hunt (1991) a corrigé les terminaisons du mot composé sur la base

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des articles 32.7, 60.8 et Rec. 60G.1 de l’ICBN (McNeill 2006). Type : Nuevo León, près de Monterrey, 1928, Ritter s.n. probablement non conservé. Lectotype (Hunt & Taylor 2006) : Figure dans la première description. Ce lectotype remplace le néotype désigné par Anderson (1964). Étymologie : Du grec “scapha,” bateau, barque et “rostrus” rostre, éperon. L’expression se réfère à la forme des tubercules.

Description : Plante 20-60 mm Ø 30-70 (90) mm de haut, gris-vert, ne sortant du sol que par les pointes des tubercules. Tubercules 20-40 (-50) mm de long et 5-8 mm de large, aplatis sur le dessus et anguleux en dessous, arrondis au bout. Aréoles et épines absentes. Fleurs 30-40 mm Ø, magenta. La suite de cet article dans le numéro 3/2013 de Terra seca disponible sur le :

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