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CULTURE

mercredi 4 mai 2011

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RAF: deux nouvelles recrues

Catherine Lorent à Paris, puis au Cercle

L'affiche du Rock-A-Field ne cesse de s'étoffer. L'Atelier vient d'annoncer deux nouvelles recrues pour cette sixième édition: Bullet for My Valentine (photo) et You Me At Six. Après le récent désistement de Blink-182, une nouvelle tête d'affiche devrait très prochainement étre dévoilée.

L'artiste luxembourgeoise Catherine Lorent, qui vit et travaille à Berlin, participe à l'exposition collective Jardins d'Amis II à Paris du 6 au 20 mai. Sélectionnée pour le Prix d'Art Robert Schuman 2011, la jeune peintre née à Munich en 1977 est en lice pour cette distinction d'une valeur de 10.000 euros, qui sera remise le 20 mai au Cercle municipal à Luxembourg. Infos sur www.art-immanence.org

Des chambristes enthousiastes Le KammerMusekVeräin Lëtzebuerg fête dimanche son 25e anniversaire au CAPe Le programme du concertanniversaire au CAPe est à l'image du KammerMusekVeräin Lëtzebuerg (KMVL): une sérénade de Brahms suivie de la création d'une œuvre du compositeur luxembourgeois Marcel Reuter.

Académie Goncourt

Bonne nouvelle pour Bernard Comment Le Goncourt de la nouvelle a été attribué hier à l'unanimité à Bernard Comment pour son livre Tout Passe (éditions Bourgois), composé de neuf récits dans lesquels des bribes de passé se dévoilent tandis que les personnages s'interrogent sur la transmission, a annoncé l'Académie. Dans Tout Passe, on suit tour à tour une vieille dame qui s'apprête à partir avec ses secrets, un fils qui s'interroge sur un père qu'il n'a pas connu ou presque, un veuf qui enterre méthodiquement sa richesse ou encore un lecteur dans une bibliothèque numérique, par temps de panne électrique. Dans chacun de ces récits, une interrogation se pose sur l'avenir, ce qu'il convient de lui transmettre ou non, et chacun des personnages tente de faire le point, comme on dit aussi d'une caméra, pour garder les yeux ouverts.

Elle nous a quittés

Claude Winter, figure de la Comédie-Française L'actrice Claude Winter, figure de la Comédie-Française, dont elle a été la première femme doyen, est décédée le 25 avril à l'âge de 80 ans. Entrée au Français le 1er septembre 1953, Claude Winter a accompagné la troupe de la maison de Molière pendant 35 ans, incarnant les grandes figures féminines du théâtre classique.

■ Le KMVL, «association de musique de chambre» a été créé en 1985 par Marc Jacoby et quelques passionnés de musique de chambre. «Cet ensemble est l'initiative de musiciens qui après leurs études à l'étranger sont revenus vivre et travailler au pays», explique la soprano Mariette Lentz, qui a rejoint l'association une année après sa création avant d'en prendre la présidence par la suite. L'ensemble a toujours défendu une indépendance vis-à-vis des organisateurs de concerts afin de conserver sa liberté dans le choix des œuvres à interpréter. «Même si le répertoire classique constitue l'ossature de notre travail, notre ensemble reste ouvert à tous les genres, tous les répertoires, toutes les époques», confirme la présidente. La preuve en sera donnée dimanche au CAPe. Après la sérénade n°1 de Brahms, Mariette Lentz et ses musiciens créeront No Hue of Afternoon de Marcel Reuter. Une œuvre basée sur un poème d'Emily Dickinson qui «même s'il date du XIXe siècle, reste de facture très contemporaine», indique

Un ensemble à géométrie variable le compositeur luxembourgeois. Ce concert de dimanche témoigne d'une double volonté clairement affichée par le KMVL. Créer des œuvres contemporaines tout en s'intéressant à un domaine souvent délaissé de la musique de chambre: les partitions pour voix et ensembles instrumentaux. Pour ce faire, le KMVL dispose d'un atout: sa géométrie variable en fonction des œuvres choisies. En 25 ans, le KMVL a réussi à trouver – et surtout à fidéliser –

(Source: KMVL)

son public. «Ce qui n'a pas toujours été facile», avoue Mariette Lentz, bien consciente que la musique de chambre reste bien souvent difficile d'accès. Autre problème pour le KMVL (qui n'est pas le seul dans ce cas): un concert, longuement préparé, ne peut pas être indéfiniment répété sur le territoire national. D'où la nécessité de se produire hors de nos frontières. Tout projet du KMVL implique un vaste travail de préparation,

de logistique... et des frais. «Depuis 2002 nous bénéficions d'une convention avec le ministère de la Culture», se félicite Mariette Lentz. Autre motif de satisfaction: le va-et-vient régulier des jeunes musiciens qui rejoignent les rangs du KMVL. «La relève est assurée». ■ Thierry Hick Concert du MKVL le dimanche 8 mai à 17 heures au CAPe d'Ettelbruck. Billets au 26 81 21 204, www.cape.lu.

Eloge des identités multiples ses propres expériences pour aboutir sur le récit des événements marquants de sa famille juive. Il s'arrête tout particulièrement sur la personnalité de son grand-père ainsi que sur celle de sa grand-tante décédée assez mystérieusement une semaine avant son mariage. En écho à ces récits, Mendelsohn se lance dans une subtile comparaison avec les tragédies et les textes antiques, fondements de notre inconscient culturel. Il évoque entre autres le paradoxe de l'identité gay en le rapprochant du tic syntaxique «men…de» qui rythme les phrases de la langue grecque et en structure la pensée bipolaire. «Votre désir, MEN, d'amour, de stabilité, de quelque

L'auteur américain Daniel Mendelsohn aborde dans L'étreinte fugitive sa triple identité gay, juive et grécoromaine... ■ L'étreinte fugitive» constitue le premier volet d'un triptyque dont Les Disparus, Prix Médicis 2007, forme le panneau central. A la faveur de l'énorme succès de ce dernier, on publia après coup la version française du premier ouvrage. Le troisième volet est quant à lui en cours d'écriture. Dans Les Disparus l'auteur enquête sur le passé de sa famille juive durant la Seconde Guerre mondiale, alors que L'étreinte fugitive révèle un travail plus intime sur les multiples facettes de son identité. Afin que son style puisse refléter le thème de cette multiplicité, Mendelsohn n'hésite pas à tisser non seulement les fils de son histoire personnelle et familiale, mais également des réflexions sur la mythologie, les tragédies grecques et la philologie des textes antiques. Son introspection, qui dévoile à la fois son homosexualité et la

figure paternelle qu'il incarne auprès du fils d'une amie, se veut la plus objective et la plus distanciée possible, comme s'il était luimême le patient de sa propre psychanalyse. Force est de constater que Mendelsohn atteint son objectif avec brio. On ne se lasse pas de suivre le cheminement sinueux et captivant de ses pensées qui partent de

chose qui ressemble à une famille; l'impulsion, DE, vers le plaisir, la beauté vertigineuse de la chute dans des plaisirs qui n'ont pas d'autre sens que leur accomplissement sophistiqué». Au-delà d'une autofiction menée par une plume habile et intéressante, L'étreinte fugitive revendique la victoire de la multiplicité identitaire et de façon plus large, la victoire de la compréhension et de la tolérance. A méditer sans plus attendre. ■ Nathalie Cailteux L'étreinte fugitive, de Daniel Mendelsohn, paru aux éditions J'ai Lu, traduit de l'américain par Pierre Guglielmina (ISBN 978-2-29003044-8, 285 pages).

Participez à notre jeu-concours, organisé en partenariat avec LIBO, qui chaque mercredi met deux exemplaires du livre de poche sélectionné en jeu. Ce livre est par ailleurs mis en évidence au rayon littérature de la librairie. Pour tenter d'empocher le poche de la semaine, envoyez un SMS au 644 47 avec le code: Voix (espace) Nom (espace) Prénom (espace) Mendelsohn. Les gagnants tirés au sort seront prévenus par retour de SMS et pourront retirer leur exemplaire à la librairie LIBO au 11, rue du Fort Bourbon à Luxembourg. www.libo.lu

20110504 Daniel Mendelsohn  

Catherine Lorent à Paris, puis au Cercle de logistique... et des frais. «De- puis 2002 nous bénéficions d'une convention avec le minis- tère...

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