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Édito Madame, Monsieur, Les 23 et 30!mars prochains, à l’occasion des élections municipales, vous ferez le choix d’un projet pour Rennes et d’une équipe pour le mettre en œuvre. Ce moment d’expression démocratique est aussi important pour déterminer le futur de notre ville. Le programme que je vous présente est un contrat que je veux passer avec les Rennais. Il a été construit avec vous!: 20 ateliers participatifs réunissant au total plus de 300 personnes, 23 points rencontres sur l’espace public, 200 entretiens et près de 50 contributions ainsi que de très nombreux échanges au cours desquels vous m’avez fait part de vos attentes et de vos espoirs. Il prend source dans les valeurs de gauche qui guident mon engagement et fédèrent les femmes et les hommes qui m’entourent!: la solidarité, l’égalité et la justice sociale. Il s’appuie aussi sur l’amour de la ville et la confiance en son avenir. Rennes est une ville attractive. Les derniers chiffres du recensement nous placent ainsi parmi les 3 premières agglomérations françaises pour la progression du nombre d’habitants et le 3e territoire en termes de production de richesse par habitant. Cette vitalité démographique et économique est une force. Au 1er!janvier 2015, notre agglomération deviendra métropole en application d’une loi que j’ai personnellement portée. Rennes, ainsi que les 8 autres grandes villes françaises retenues, sera confortée comme moteur de croissance et de solidarité. Cette nouvelle étape de la coopération intercommunale est une chance pour les Rennais, mais aussi un atout pour la Bretagne tout entière. Le dynamisme reconnu de Rennes est à l’évidence le résultat des politiques volontaristes menées par les équipes d’Edmond Hervé et de Daniel Delaveau pour faire de notre développement un outil au service de la qualité de vie et de la cohésion sociale. 2" "


C’est aussi une œuvre collective qui s’appuie sur l’engagement et les initiatives de l’ensemble des acteurs de la ville (économiques, culturels, sportifs, éducatifs, sociaux et associatifs). Le projet que je vous soumets révélera l’ADN de notre ville – créative et solidaire – et reposera sur trois priorités et une méthode.

! Une stratégie économique au service de l’emploi L’emploi sera au cœur de nos politiques pour un développement durable et solidaire. Alors que la crise a fragilisé le tissu économique, ses entreprises et ses salariés, il nous faudra miser sur la qualité de notre système de formation, d’éducation et de recherche pour conforter les secteurs industriels traditionnels et accompagner les filières émergentes. Seul le soutien à l’innovation favorisera une croissance riche en emplois diversifiés nous permettant de lutter contre le chômage qui fragilise trop de familles et affaiblit notre pacte social.

! Un développement urbain au service de la qualité de vie et de l’excellence environnementale Nous ferons de l’accueil de tous le levier de l’amélioration de notre cadre de vie. Nous nous saisirons de l’opportunité de la création de logements accessibles à tous pour rénover nos quartiers, développer les transports et les mobilités, restructurer ou créer des espaces verts, anticiper la transition écologique et répondre aux usages attendus par les Rennais.

! Un contrat social renouvelé Au moment où nos sociétés modernes sont confrontées à la montée de l’individualisme et du repli sur soi, je veux refonder le contrat social qui 3" "


unit les Rennais. Il s’agit bien sûr d’adapter nos services pour mieux répondre aux besoins exprimés, mais aussi de lutter contre les inégalités et les discriminations, de faciliter le lien entre les générations, de combattre l’isolement, de créer les conditions de la tranquillité et de la sécurité publique. Et parce qu’elle nous permet de faire société, la culture y jouera un rôle fondamental.

! Une méthode : le pouvoir d’agir ensemble La période nous oblige à réinventer une action publique rigoureuse, sobre, soucieuse de préserver nos ressources (environnementales bien sûr, mais aussi financières et fiscales). Si Rennes est souvent citée en exemple pour son expérience en matière de participation des habitants, la démocratie locale est sans cesse à réinventer. Je veux m’y employer avec tous les Rennais. La responsabilité d’un Maire est de fixer un cap et d’y engager toute son énergie. Je connais notre ville et j’ai l’expérience de la gestion locale, j’y suis préparée. Je suis également convaincue que pour renforcer le sens et l’efficacité de l’action municipale, le rôle du Maire et de son équipe est aussi d’aller à la rencontre des Rennais. Favoriser l’expression citoyenne, m’appuyer sur l’expertise des habitants et mettre les acteurs autour de la table me permettront d’inventer avec vous la ville créative et solidaire. C’est le chemin que je vous propose.

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Sommaire

Une stratégie économique au service de l’emploi .... 7 1.

L’enseignement supérieur, la recherche et l’innovation : notre socle .................................... 10

2.

Réussir nos mutations économiques .............................................................................................................15

3.

Une économie plus solidaire .............................................................................................................................. 20

4.

La valorisation du territoire et l’enjeu international ............................................................................. 24

Construire la ville ensemble........................................ 27 5.

La ville pour tous, la ville par tous ................................................................................................................... 29

6.

Des espaces publics à vivre ................................................................................................................................. 34

7.

La ville durable ............................................................................................................................................................. 40

8.

Le droit à la mobilité pour tous ......................................................................................................................... 44

Renouveler le contrat social...................................... 46 9.

La Culture en partage .............................................................................................................................................. 48

10. Rennes, laboratoire des nouvelles pratiques mémorielles .............................................................. 57 11. Enfance, jeunesse, famille : l’ambition d’une ville éducatrice ....................................................... 58 12. Santé, prévention et handicap : la ville du bien vivre ......................................................................... 66 13. Bien vieillir à Rennes ................................................................................................................................................. 72 14. Organiser les temps de la ville ........................................................................................................................... 76 15. Le sport en mutation ............................................................................................................................................... 78 16. Promouvoir la laïcité et le vivre ensemble................................................................................................. 83 17. Assurer la sécurité et la tranquillité publique ........................................................................................... 86 18. Les solidarités et la lutte contre l’exclusion ............................................................................................... 93

Le pouvoir d’agir ensemble ......................................... 97 19. S’appuyer sur le socle associatif ....................................................................................................................... 99 5" "


20. Habitants, usagers : tous citoyens ................................................................................................................. 103 21. Renforcer la proximité .......................................................................................................................................... 104 22. De nouveaux lieux à inventer .......................................................................................................................... 105 23. Une gestion rigoureuse des deniers publics .......................................................................................... 107 24. Coopération des territoires : Rennes au cœur des réseaux ........................................................ 109

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Une stratégie économique au service de l’emploi 7" "


Parce qu’il constitue la première des solidarités, l’emploi sera au cœur de nos politiques pour un développement durable et solidaire. Rennes a pour cela de nombreux atouts aux premiers rangs desquels sa jeunesse et la qualité de son système de formation, d’enseignement et de recherche. Notre métropole est un terreau d’innovations et d’initiatives qui assurent des créations d’emplois malgré la crise et maintient, même si nous ne saurions nous en contenter, un taux de chômage inférieur à la moyenne nationale. Notre technopole Rennes Atalante, qui fêtera ses 30 ans en 2014, affiche ainsi tous les ans un solde positif d’emplois, même pour ces dernières années de difficultés économiques (750 emplois nets créés en 2012, 403 emplois en 2013). Ces nouveaux emplois créés proviennent essentiellement des secteurs des technologies de l’information et de la communication, de l’agroalimentaire et du secteur de la santé. Ces créations sur notre territoire sont possibles grâce à : • La valorisation de travaux de recherche qui produisent de nouveaux produits et/ou de nouveaux usages permettant le développement de nouvelles entreprises et de nouveaux marchés. • L’essaimage d’entreprises qui développent de nouvelles activités. • L’implantation d’entreprises exogènes qui trouvent à Rennes un territoire accessible et attractif, un écosystème riche en capacités de recherche et d’innovations et permettant le recrutement de personnels qualifiés. La recherche, l’innovation et la formation sont donc au cœur des politiques qui doivent être menées pour dynamiser l’emploi sur notre territoire. Notre volonté est d’apporter un soutien à toutes les étapes du processus de création d’activités pour assurer ce continuum indispensable en favorisant et en facilitant les initiatives et la volonté d’entreprendre.

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Cette stratégie d’innovation et de diversification est une réponse aux difficultés que rencontrent les secteurs industriels impactés par la crise aux premiers rangs desquels l’automobile, l’agroalimentaire ou les télécoms. Le secteur du bâtiment doit aussi être accompagné pour favoriser les mutations et permettre le développement d’emplois par nature non délocalisables, comme le sont généralement ceux issus du commerce, de l’artisanat et du tourisme. En utilisant tous les leviers pour une croissance riche en emplois, nous voulons aussi favoriser une économie plus sociale, plus solidaire et plus humaine. L’excellence environnementale, l’amélioration de la santé et du bien-être, les progrès sociaux sont à la fois des leviers de croissance et la condition d’un développement durable. Nous croyons à la responsabilité sociale des entreprises et des acteurs économiques. La Ville de Rennes et Rennes Métropole sont et seront exemplaires au sein de leurs propres services notamment sur la qualité des emplois et les conditions de travail. Ils le seront également à travers leur commande publique. Pour combattre ensemble le chômage, qui mine notre pacte social et fragilise de trop nombreuses familles, nous voulons allier création d’emplois diversifiés et politique de formation, d’accompagnement et d’insertion professionnelle.

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1.L’enseignement supérieur, la recherche et l’innovation : notre socle L’enseignement supérieur et la recherche (ESR) à Rennes est un acteur socio-économique fondamental et un secteur d’activité qui emploie de manière directe ou indirecte 20 000 personnes dans notre ville. Soutenir l’ESR à Rennes, c’est donc soutenir des emplois actuels, mais c’est surtout réunir les conditions de la création des emplois de demain.

15.2 L’Université, notre identité et notre avenir Rennes est constituée d’un socle universitaire solide. Avec ses universités, ses écoles, ses laboratoires de recherche et ses entreprises, elle représente la plus grande plaque d’innovation de l’Ouest français. Forte de ce potentiel d’innovation, Rennes a la chance d’avoir avec ses 62 000 étudiants une population jeune, dynamique et très impliquée dans la vie de la cité. Nous aurons dans les prochaines années à conforter cette réalité et cette image de ville créative, innovante et dynamique.

Notre action se portera sur : • Le soutien à l’excellence académique de la recherche et à la pluridisciplinarité. En maintenant la recherche fondamentale dans nos laboratoires, nous initions les conditions nécessaires à l’avancée des connaissances mais nous créons également le terreau indispensable à toutes nouvelles avancées technologiques ou sociales. Notre socle académique est d’une très grande valeur et nous devons le soutenir et le développer. 10" "


• Le transfert des activités de recherche qui s’inscrivent dans le développement de filières à forts enjeux économiques, écologiques ou sociétaux. Ainsi, avec les acteurs universitaires du territoire, nous pourrons développer des projets qui permettront de donner des éléments de réponse aux problématiques auxquelles notre société est et sera confrontée. • Le renforcement de la qualité de vie sur les campus et une meilleure intégration dans la ville. Les campus ont été très longtemps perçus comme des lieux d’étude et pas suffisamment comme des lieux de vie pour les étudiants ou les personnels y travaillant. Nous souhaitons faire évoluer nos campus vers des quartiers de ville en offrant de meilleurs services (espaces verts, transport public, mobilité douce, logement, loisirs…). En travaillant pour une meilleure qualité de vie sur nos campus, nous les rendrons également plus attractifs pour des étudiants, des enseignants et des chercheurs internationaux. Propositions : 1. Faire de Rennes une des 10 premières métropoles reconnues pour sa recherche et sa capacité d’innovation. 2. Renforcer la visibilité et l’attractivité des établissements d’enseignement supérieur et des laboratoires en s’appuyant sur le schéma de développement universitaire. 3. Favoriser les synergies entre établissements d’enseignement supérieur en accompagnant la fusion des deux universités rennaises et en favorisant les projets partagés entre universités et écoles. Inciter ces échanges par le soutien à des projets communs entre universités et écoles (projets pédagogiques et de recherche, mutualisation d’équipements scientifiques et de locaux). Un lieu emblématique de ce rapprochement entre les établissements d’enseignement supérieur rennais et pouvant assurer des fonctions et services partagés sera recherché au centre de Rennes. 4. Poursuivre la dynamique partenariale initiée dans le cadre de l’élaboration du schéma de développement universitaire par la mise en place d’une conférence métropolitaine permettant la réunion et les échanges de tous les acteurs qui font l’enseignement supérieur et la recherche à Rennes. Il faudra concrétiser ce schéma en orchestrant l’aménagement des campus au service des stratégies élaborées collectivement au sein de cette conférence. Une attention particulière sera portée sur le campus de Beaulieu pour faciliter son accessibilité, renforcer son attractivité (métro, bus, services, 11" "


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espaces verts) et sa connexion avec le nouveau quartier numérique des Champs-Blancs. La réhabilitation énergétique des bâtiments universitaires sera accompagnée. Adapter le parc de logement étudiant en agissant à la fois sur la réhabilitation des bâtiments existants (rénovation thermique, mises aux normes et aux standards actuels) et en anticipant les besoins futurs. cette programmation du logement étudiant se fera dans le cadre du nouveau Programme Local de l’Habitat de Rennes Métropole. Utiliser l’Observatoire de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de la Vie Étudiante pour mieux anticiper les besoins et les enjeux de l’enseignement supérieur et de la recherche à Rennes et améliorer les conditions de vie des étudiants. Accompagner les projets sélectionnés dans le Programme des Investissements d’Avenir (PIA) afin de faire converger les financements de l’État et des collectivités et ainsi gagner en efficacité dans l’exécution des projets labélisés. Dans le cadre des futurs appels à projets de ce programme (premier semestre 2014), Rennes devra peser très fortement pour que l’excellence de sa recherche et de ses formations soit reconnue. La possibilité d’obtenir une initiative d’excellence en partenariat avec Brest et Nantes dans cette nouvelle vague d’appels à projets devra absolument être saisie au sein d’une communauté d’universités et d’établissements à l’échelle du Grand Ouest. Favoriser les projets de transfert et de valorisation de la recherche et l’utilisation de plateformes technologiques partagées entre les académiques et les industriels. Favoriser la culture scientifique et technique ainsi que le lien entre les chercheurs et le citoyen.

15.2 L’innovation à Rennes pour répondre aux besoins de demain Forte de son terreau académique, Rennes dispose d’atouts majeurs pour être une ville d’innovations, de créations d’activités et d’emplois. Par ailleurs, nous disposons dans notre ville à la fois de structures qui ont fait la démonstration de leur efficacité dans le temps (Rennes Atalante, pôles de compétitivité, cluster Eco-Origin, Créativ) mais également de 12" "


nouveaux outils d’accompagnement à l’innovation qui se sont mis en place ces deux dernières années (Institut de Recherche Technologique B-Com, Société d’Accélération des Transferts de Technologie Ouest Valorisation) et sur lesquels nous devrons nous appuyer pour développer notre potentiel d’innovation et de créativité. De plus, Rennes a tout de suite soutenu l’émergence de nouvelles structures de l’innovation impliquant davantage les citoyens et les acteurs non institutionnels (la Cantine rennaise, Labfab). Ces nouveaux objets de l’innovation doivent être pour les acteurs rennais autant d’outils au service de leur potentiel d’innovation et de créativité. En s’appuyant sur ces structures qui ont des rôles complémentaires, en s’assurant de leur capacité à fonctionner en partenariat a les unes avec les autres, nous donnerons les conditions à notre ville d’être une ville innovante et créatrice d’emplois. Si ces structures sont des outils extrêmement utiles pour notre ville, nous devons également être en mesure d’accompagner des démarches innovantes et créatives moins conventionnelles, portées par des acteurs de notre territoire. Aussi nous chercherons à faciliter le développement de tels projets en permettant leur expérimentation sur notre ville.

Propositions : 10. Affirmer Rennes comme un pôle fort d’innovation au bénéfice de la Bretagne et de l’Ouest français, notamment dans les secteurs de la santé et l’alimentation de demain, le numérique, les écoactivités et les industries créatives. 11. Maintenir notre soutien aux pôles de compétitivité en favorisant leur montée en puissance et leur visibilité internationale. 12. Assurer la réussite de la SATT et de l’IRT B-Com. En articulation avec l’État et la Région, faire en sorte que ces nouvelles structures mises en place dans le cadre des Investissements d’Avenir constituent de puissantes structures de transfert et de valorisation. structures pour lesquelles le financement public est conditionné à l’effort financier de la recherche par les entreprises au bénéfice de la création de richesse sur notre territoire. 13. Accompagner la création d’un quartier numérique aux Champs-Blancs et au centre-ville (en lien avec l’appel à projets national « French Tech »). Nous favoriserons les projets qui permettent le développement de cette filière et 13" "


contribuent à la visibilité de ce secteur d’activité à Rennes (projets académiques, culturels et d’entreprises, d’industries créatives). 14. Soutenir l’innovation liée à la transition énergétique notamment par le financement de projets sur l’habitat intelligent (énergie, matériaux, aspects évolutifs), afin de déboucher sur des logements mieux adaptés à la préservation de l’environnement et aux besoins des personnes. En s’appuyant notamment sur des réseaux d’acteurs déjà constitués (cluster Eco-origin), nous pourrons favoriser la dynamique de croissance et d’emplois liée aux éco-activités. 15. Favoriser l’innovation dans les domaines de l’alimentaire et de la nutrition, en soutenant les acteurs impliqués dans cette filière (pôle Valorial, centre culinaire contemporain, Agrocampus Ouest, Institut National de Recherche Agronomique) afin de créer plus de valeur ajoutée et d’emplois sur le territoire et de répondre aux besoins des publics les plus fragiles (enfants, adolescents, personnes âgées). 16. Mettre en place des processus d’expérimentation pour initier des projets innovants capables de répondre aux enjeux économiques et écologiques auxquels nous devons faire face. En particulier, l’innovation ouverte, collaborative et agile sera encouragée. 17. Utiliser le Centre des Congrès comme un lieu permettant les croisements des publics au service de l’innovation académique, économique et culturelle.

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2. Réussir nos mutations économiques La crise économique mondiale a touché le territoire français sans épargner le bassin rennais. Elle a impacté nos fondamentaux économiques mais aussi les capacités de notre territoire à anticiper l’avenir et à favoriser l’émergence de secteurs en forte croissance. Refusant la désindustrialisation de notre territoire, notre enjeu pour les années qui viennent est de permettre la mutation des secteurs traditionnels et l’émergence de nouvelles activités. Il s’agira de réunir les conditions sur notre territoire d’une activité économique qui permet la création d’activités et d’emploi. Nous devrons notamment développer une politique foncière et immobilière en phase avec les besoins des entreprises, avec les évolutions du marché et avec les enjeux de densité et de mixité fonctionnelles à l’échelle de Rennes Métropole. Dans un souci de développer l’attractivité du territoire métropolitain et breton, nous mettrons en place une plateforme de logistique multimodale au service de l’économie locale.

15.2 Des fondamentaux industriels à renforcer Au-delà du secteur des télécommunications et du développement de la filière du numérique autour de tous les nouveaux usages, nous devrons porter une attention toute particulière aux secteurs industriels qui ont fait notre force et qui vivent aujourd’hui des mutations profondes. Concernant la production automobile, si le site de production de PSA a connu de nombreuses suppressions d’emplois, l’implantation d’un futur modèle en 2016 est une promesse d’avenir. À l’instar de ce qui a guidé notre volonté et action en faveur d’un maintien de Cooper Standard, nous continuerons d’agir pour que les entreprises du secteur consolident leur implantation locale et trouvent de nouveaux marchés. 15" "


L’industrie agroalimentaire qui trouve ses racines dans l’agriculture bretonne a connu, pour partie, depuis 2011 une dégradation, notamment dans les secteurs de la volaille et du porc. Pour cette industrie qui intègre l’ensemble de la chaîne de valeur, du producteur au consommateur, nous devons favoriser les conditions nécessaires aux mutations de la filière (mutation d’organisation, de moyens et d’objectifs) pour intégrer d’une part les paramètres écologiques, et de santé humaine et d’autre part ajouter davantage de valeur aux produits finis. Enfin, en ce qui concerne les bâtiments et travaux publics (BTP), l’impact de la commande publique à travers nos grands projets et notre politique de l’habitat permet et permettra de préserver une partie des plans de charge de nos entreprises locales. Il conviendra d’accompagner la filière vers la transition énergétique en la croisant avec la filière numérique (rénovation énergétique, habitat intelligent, réseaux intelligents…) pour gagner les marchés de demain.

Propositions : 18. Soutenir la filière automobile : être vigilant sur le démarrage du futur véhicule PSA en 2016 et sur l’ensemble de la filière avec les sous-traitants, notamment Cooper Standard. et soutenir activement le plan régional véhicule vert et plus généralement les projets autour de la mobilité décarbonnée. 19. Soutenir la mise à disposition de plateformes technologiques partagées entre l’industrie et les laboratoires de recherche. 20. Travailler aux nouvelles formes d’habitat qui permettent de répondre à plusieurs critères : prix modérés, rapidité des chantiers, adaptabilité de l’offre. Entamer le chantier de l’industrialisation des processus constructifs adaptés à l’enjeu de la transition énergétique. 21. Mettre en lien les différents acteurs de l’emploi pour favoriser l’embauche des demandeurs d’emploi de notre territoire, notamment dans le cadre des projets structurants pour notre agglomération (2e ligne de métro, EuroRennes, Centre des congrès…). 22. Conforter notre filière numérique en s’appuyant sur la dynamique des politiques nationales de mise en visibilité de ce secteur (appel à projets «French Tech») et en favorisant ses applications dans les autres secteurs 16" "


notamment la santé, l’habitat et l’énergie (mise en place de réseaux intelligents de distribution de l’énergie dans les bâtiments). 23. Afin de favoriser les entreprises agroalimentaires locales, orienter l’approvisionnement de la restauration municipale (écoles, Établissements d’Hébergement des Personnes Âgées Dépendantes, administrations) vers les circuits courts et les enjeux de qualité de la nutrition. 24. Mettre en place une plateforme logistique multimodale sur l’agglomération rennaise : le site de La Janais sera particulièrement étudié.

15.2 Intensifier notre tissu de très petites entreprises (TPE) et de petites et moyennes entreprises (PME)

L’initiative privée, associative ou coopérative doit être encouragée et facilitée dans notre ville. Nous aurons à cœur de permettre le développement et la pluralité d’entreprises, autre condition de l’essor économique et de l’emploi sur notre territoire. Les TPE-PME, qui assurent le maillage indispensable de notre bassin d’emploi, sont des éléments moteurs de notre dynamique économique. Propositions : 25. Favoriser l’implantation d’activités artisanales dans nos opérations de rénovation urbaine des quartiers de Rennes (Maurepas, le Blosne, par exemple) et créer un pôle autour de l’artisanat d’art à la Cité Pierre-Louail. 26. Renforcer l’efficacité du réseau des structures qui accompagnent les plans de développement de l’entrepreneuriat individuel et collectif, ainsi que l’aide à la transmission des entreprises artisanales. 27. Diversifier l’offre d’hébergement pour les projets innovants notamment sur les sites de Rennes Atalante. 28. Susciter et accompagner l’envie d’entreprendre notamment des jeunes et des femmes. 29. Favoriser toutes les formes d’entrepreneuriat.

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15.2 Une ville qui prépare les mutations du commerce Le commerce est un secteur important de l’économie locale avec près de 17 000 salariés sur le Pays de Rennes et plus de 5 000 entreprises commerciales, avec le centre-ville qui demeure le premier pôle commercial de Bretagne. Nous resterons attentifs à un développement équilibré du commerce à Rennes, entre centre-ville, commerces de proximité et centres commerciaux périphériques. La seconde ligne de métro, EuroRennes et le Centre des congrès visent à améliorer l’attractivité de la ville. Ces nouvelles structures profiteront de manière très importante au monde du commerce et de l’artisanat. Ainsi, en développant notre politique touristique, nous soutiendrons l’activité des commerces et spécifiquement les commerces de centreville. Propositions : 30. Consolider la place du centre-ville de Rennes comme premier pôle commercial de Bretagne et conforter les pôles majeurs structurants à Rennes et dans l’agglomération. 31. Maîtriser le développement de mètres carrés commerciaux en périphérie de Rennes afin de maintenir l’équilibre commercial existant. 32. Permettre l’implantation de commerces dans les nouveaux quartiers (Courrouze, Baud-Chardonnet…), moderniser l’offre existante dans les quartiers en rénovation urbaine (Le Blosne, Le Landry, Gros-chêne, Le Gast…) ou recomposer cette offre quand cela est nécessaire (instauration d’un droit de préemption sur les fonds de commerce). 33. Favoriser et mettre en visibilité les initiatives de «commerces équitables et solidaires» (Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne, monnaie solidaire, groupement d’achat, circuits courts, points relais dans les quartiers…). 34. Renforcer l’attractivité des commerces de Rennes par l’aménagement urbain et des animations adaptées notamment face au développement du ecommerce (logistique améliorée, aménagement urbain…). 35. Faire vivre un lieu de concertation pour une gouvernance partagée du commerce. 18" "


36. Réaffirmer notre intérêt pour les commerçants des halles, en particulier pour les halles centrales, et marchés de plein air en soutenant, si besoin, la création de marchés dans les nouveaux quartiers en dialogue avec la commission consultative des marchés de plein air.

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Une économie plus solidaire

Confrontés à des modèles économiques qui ne fonctionnent plus, nous devons encourager des systèmes alternatifs qui replacent les femmes et les hommes au centre des objectifs de l’entreprise. Ainsi, nous devrons soutenir les initiatives d’entreprises qui proposent de nouveaux modes organisationnels et managériaux. Forte de son expérience en matière d’initiatives coopératives et associatives, Rennes doit être une ville où l’économie sociale et solidaire s’expérimente et se développe. Elle doit par ailleurs permettre l’emploi de tous, y compris des personnes les plus éloignées de l’emploi en particulier par le déploiement de clauses d’insertion dans les marchés publics entre la Ville et les entreprises. Proposition : 37. Présenter un rapport annuel reprenant l’ensemble des aides versées aux entreprises, pour vérifier la prise en compte, par les bénéficiaires, des critères de conditionnalité.

15.2 L’économie sociale et solidaire, une économie à part entière L’économie sociale et solidaire (ESS), parce qu’elle conçoit l’économie au service de l’humain et du territoire, a vocation à irriguer l’ensemble des secteurs économiques du bassin rennais. L’ESS n’est pas seulement une réponse à la crise parce qu’elle permet de créer des activités et des emplois pour satisfaire les besoins sociaux nés de la crise. Elle est une solution à la crise parce qu’elle démontre que l’on peut combiner performance économique, innovation et utilité sociale. A l’échelle de Rennes Métropole, l’ESS représente 23 000 emplois (soit 11 % de l’emploi total dans l’agglomération) grâce notamment au soutien des collectivités publiques via des financements sectoriels pour l’insertion, la création d’activités, la solidarité, le développement durable. Compte tenu de l’importance des enjeux, le soutien à ce secteur doit être 20" "


renforcé pour permettre son développement et constituer une économie à part entière. Elle sera reconnue et affichée dans une délégation communautaire liée au développement économique.

Propositions : 38. Conforter l’accueil des projets et de leurs porteurs pour faciliter la coopération, le travail en réseau et le partage d’outils de mutualisation (exemple le projet phare au Blosne ou incubateur d’innovation sociale) en s’appuyant notamment sur le pôle Réso solidaires. 39. Soutenir les coopératives « jeunesse » de services qui permettent aux jeunes de moins de 18 ans de créer une coopérative éphémère. 40. Favoriser les initiatives en ESS dans les secteurs relatifs au vieillissement et à la dépendance qui répondent aux enjeux du bien vieillir tout en constituant un secteur d’activités économiques à fort potentiel. 41. Utiliser la commande publique pour soutenir ce secteur quand cela est possible. 42. Développer des actions de recherche et développement en ESS et organiser des temps forts entre acteurs universitaires et du territoire (forum international de l’économie sociale et solidaire). 43. Soutenir le développement de la monnaie solidaire Galleco.

15.2 L’accès à l’emploi : une valorisation de toutes les compétences et de tous les parcours L’insertion par l’emploi reste une condition essentielle à l’épanouissement de chaque individu dans la société. Aussi, notre fil conducteur tout au long de notre mandat sera de faire en sorte que chacun puisse trouver les moyens de s’insérer dans le tissu économique et social de notre territoire. Il est de la responsabilité des entreprises et des institutions locales de trouver ensemble des solutions rapprochant les personnes de l’emploi, de construire des outils d’accompagnement des personnes et de valorisation des parcours et des compétences.

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Propositions : 44. Soutenir l’action des structures d’insertion par l’économique afin de consolider l’offre de postes de travail (les ateliers/chantiers d’insertion étant la première étape pour les publics les plus éloignés de l’emploi) et de construire des parcours vers l’emploi durable. 45. Consolider l’action de la Maison de l’Emploi, de l’Insertion et de la Formation (MEIF). Les grands projets, notamment, devront permettre de mobiliser, de qualifier et de recruter au cœur des quartiers les personnes à la recherche d’emploi. La prochaine ligne de métro représentera, ainsi, 5 500 emplois à venir pour notre ville. 46. Développer les clauses sociales dans les marchés publics en s’appuyant sur la plateforme « atouts clauses » qui accompagne les entreprises et les collectivités publiques dans leur réponse aux marchés publics afin de faciliter l’embauche des personnes les plus éloignées de l’emploi. 47. Renforcer les outils mutualisés de la MEIF au service d’une gestion prévisionnelle des emplois et des compétences territoriales afin de faciliter les transferts de compétences des secteurs en fragilité vers les secteurs qui recrutent et permettre une meilleure adéquation des formations aux besoins des entreprises : l’Exploratoire (information sur les métiers de demain), la Cellule Activ’Emploi, liens avec la MFP (Maison de la Formation Professionnelle)…. 48. Développer des actions spécifiques adaptées aux publics les plus fragiles face à l’emploi : les jeunes, les seniors, les femmes à la recherche d’emploi…. 49. Soutenir les dispositifs favorisant l’insertion par l’économie (exemple : « je crée ma boîte », Citélabs, Cap Kennedy…). 50. Accompagner l’évolution des compétences et sécuriser les parcours professionnels par la formation tout au long de la vie et la promotion de la formation professionnelle, de la formation par l’alternance et de la diffusion des savoirs.

3.3 Rennes, employeur exemplaire et responsable Nos collectivités locales, la Ville de Rennes et Rennes Métropole en particulier, sont parmi les employeurs les plus importants de notre bassin d’emploi. Il nous revient donc, en premier lieu, de veiller à l’exemplarité de nos politiques de ressources humaines pour faire de 22" "


notre ville un territoire d’innovation sociale. Cette innovation passe forcément par le dialogue social. Elle s’appuie également sur le respect des valeurs d’égalité, de solidarité et de responsabilité que nous portons.

Propositions : 51. Confirmer le plan de lutte contre les discriminations en s’appuyant sur les missions existantes : procédures de recrutement, Objectif concours, formation des agents. 52. Poursuivre le volet employeur du plan d’égalité élaboré avec les organisations syndicales au sein de l’administration municipale (parité dans les postes de responsabilité, mixité des métiers…). 53. Prolonger la démarche label égalité professionnelle. 54. Poursuivre la déprécarisation du personnel municipal en favorisant les emplois à temps plein ainsi que les actions engagées pour l’insertion des personnes handicapées, la reconversion professionnelle, la formation, l’insertion professionnelle des populations en difficultés, ou encore l’accompagnement des fins de carrière. 55. Promouvoir les achats locaux et responsables en favorisant les critères de responsabilité sociale de l’entreprise. 56. Mener une réflexion sur l’adaptation du service public tout en maintenant une logique de qualité et d’efficacité. En travaillant sur le périmètre du service public et sur la mutualisation des services de Rennes, Rennes Métropole et des communes de l’agglomération, des missions pourront être revues dans leurs modalités d’exercice, d’autres pourront être abandonnées, enfin de nouvelles pourront être assurées. 57. Faire vivre le dialogue social par des échanges dans différents cadres formels (instances paritaires, groupes de pilotage…) ou informels. Par ce dialogue permanent, efficace et renouvelé avec les agents territoriaux et leurs représentants syndicaux, un nouveau “Pacte Social” pour le mandat municipal sera élaboré.

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4. La valorisation du territoire et l’enjeu international L’internationalisation du territoire est une évidence dans le monde de la recherche et de l’économie. Dans sa trajectoire pour devenir une ville européenne, Rennes se doit d’avoir une communication vers l’extérieur qui met mieux en visibilité la qualité de sa recherche, de ses formations et de ses entreprises. Dotée d’une nouvelle structure « la Novosphère », Rennes dispose d’un outil innovant de communication et de promotion du territoire. Dans une démarche partenariale avec les acteurs qui font la ville (acteurs universitaires, culturels, économiques et associatifs), nous pourrons collectivement renforcer l’image de la ville et la faire connaître au niveau national et international.

4.1

Promouvoir Rennes à l’international

Notre objectif est d’installer, en lien avec les collectivités voisines, le Grand Ouest français comme un territoire d’innovations propice à l’accueil de population et d’activités permettant de maintenir le haut niveau de notre dynamisme. Propositions : 58. Affirmer une ambition internationale à tous les niveaux (économique, universitaire, culturel, touristique, commercial, sportif, événementiel) pour la métropole rennaise dans un contexte de mondialisation. 59. Conforter la Novosphère pour rendre lisibles et visibles les projets les plus innovants, en fédérant les partenaires locaux (CCI, Rennes Atalante, pôles de compétitivité, enseignement supérieur et recherche, équipements et acteurs créatifs culturels et sportifs…). 60. Mettre en place une stratégie de promotion de Rennes, interne et externe. 61. Faire exister Rennes à l’échelle internationale en s’appuyant sur des pôles d’excellence et à fort potentiel de développement notamment le numérique et en recherchant des priorités géographiques (Europe, Québec, 24" "


Francophonie). Exemple du Labfab de Rennes et des réseaux dans lesquels il est inséré; 62. Conforter EuroRennes comme un centre de décisions économiques qui accueillera les entreprises en pleine proximité des axes majeurs de mobilité. 63. Consolider la place de Rennes dans les réseaux européens et internationaux (culturel, économique, enseignement supérieur) en créant un vivier d’ambassadeurs, en développant les coopérations territoriales internationales, en accompagnant l’internationalisation des entreprises, des établissements d’enseignement supérieur et de recherche, des acteurs culturels et en consolidant les partenariats avec les autres villes de l’Ouest français. 64. Renforcer les coopérations décentralisées autour de thématiques valorisant nos savoir-faire et notre expertise (comme l’aménagement ou la rénovation urbaine). Cette démarche bénéficie du soutien de l’Agence Française de Développement et du Ministère des Affaires étrangères et européennes. 65. Maintenir nos actions de solidarité internationale et nos engagements permanents face aux événements qui frappent le monde. Notre appui constant repose sur des partenariats institutionnels, mais passe aussi par des soutiens financiers d’urgence ciblés. 66. Favoriser la mobilité internationale entrante et sortante des jeunes, des étudiants, des chercheurs, des chefs d’entreprises, des artistes, des citoyens. La mobilité internationale est vectrice des valeurs citoyennes et bénévoles. Le Fonds d’Échanges Internationaux et le Fonds d’Aide au Développement favorisent la mobilité internationale des citoyens rennais dès le plus jeune âge. En permettant des rencontres à travers l’Europe et le Monde, Rennes contribue au partage et à l’essaimage de bonnes pratiques bénévoles, au développement de la citoyenneté européenne et au renforcement de la démocratie locale. Le dispositif de bourses de mobilité pour les doctorants répond aux mêmes objectifs. 67. Permettre l’appropriation des enjeux et du projet européen par les habitants pour promouvoir l’identité, la culture, la diversité et la citoyenneté européenne. Le soutien aux colloques, aux cycles de conférences, aux maisons thématiques et aux porteurs de projets européens est une contribution essentielle.

4.2

La destination Rennes

Notre ville dispose de sérieux atouts pour devenir une destination prisée des courts séjours, du tourisme urbain ou du tourisme professionnel. En 25" "


effet, porte d’entrée de la Bretagne, notre ville est d’ores et déjà dotée des infrastructures et manifestations qui la rendent attrayante. Les projets à venir (ligne à grande vitesse, Centre des congrès…) seront des éléments moteurs du dynamisme de Rennes. En s’appuyant sur ces projets, Rennes développera une nouvelle stratégie touristique et confortera ce secteur d’emplois. La destination Rennes pourra être plus visible en s’appuyant notamment sur des éléments du patrimoine historique tout en recherchant de nouvelles formes de mise en valeur de la ville. Propositions : 68. Faire du Centre des congrès avec la création de la société publique locale «Destination Rennes», un vecteur fort du tourisme professionnel. 69. Conforter et diversifier l’offre hôtelière avec notamment l’ouverture d’un hôtel au Palais Saint-Georges. 70. Assurer les fondamentaux du tourisme urbain par la mise en tourisme des offres culturelle, patrimoniale et commerciale, et l’amélioration de la qualité de l’accueil. 71. Étudier un réaménagement de la Place du Parlement afin de mettre en valeur cette place historique de Rennes. 72. Diversifier notre offre touristique en déclinant la politique événementielle (faire descendre l’Art dans la rue, développer les projets d’illumination de la ville pour une plus grande mise en valeur du patrimoine, valoriser l’eau avec le projet Vilaine Aval). 73. Mener une réflexion sur l’évolution des pratiques touristiques notamment en matière d’hébergement (camping, tourisme social, gîtes urbains) et poursuivre l’inscription de Rennes comme étape de circuit touristique.

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Construire la ville ensemble 27" "


L’enjeu démographique est fondamental pour le maintien d’une qualité de vie dans notre ville. C’est en effet un facteur puissant de notre dynamisme. Pour autant cet accueil doit être organisé, pensé, anticipé pour qu’il ne déséquilibre pas ce qui fait de notre cité, une « ville à taille humaine », où la qualité de vie est reconnue de tous. Notre ambition est que ce développement urbain profite à tous, quels que soient les niveaux de revenus, l’âge, l’autonomie, les configurations des familles. Nous devons veiller à ce que la ville n’exclut personne. C’est pourquoi les mixités sociale, générationnelle et fonctionnelle continueront d’être au cœur de notre politique, tout comme l’enjeu énergétique. Cela nécessite une intervention publique importante, garantie du bien vivre rennais, que ce soit en matière de logement social, de conception urbaine ou encore de gestion des espaces et bâtiments publics. La qualité de vie ne peut se résumer au seul logement, c’est ainsi tout l’environnement de l’habitant qui doit concourir à son bien-être. Dès lors, la ville doit dans sa construction prendre en compte ces multiples usages. Elle doit également se nourrir de l’expression la plus large pour qu’elle s’inspire du vécu de ses habitants. Il s’agit de faire en sorte que chacun trouve en proximité les lieux propices à son épanouissement (services de proximité, espaces de vie, espaces publics). Il est de notre responsabilité de concilier l’approche globale avec cette proximité.

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5. La ville pour tous, la ville par tous Notre politique de l’habitat a pour fondement l’accueil de tous. Cela passe par des degrés d’intervention importants qui font de notre agglomération une collectivité à part dans le paysage national. Ainsi, nous sommes passés de la 5e métropole la plus chère de France (€/m2) en 2005 au 16e rang en 2013 grâce au doublement de la production de logements sur notre territoire. Néanmoins si, par son histoire, cette politique a déjà permis d’apporter beaucoup de réponses, les attentes de nos concitoyens évoluent et interrogent directement nos politiques publiques. Ainsi, il nous faut proposer des solutions concrètes face à l’enjeu énergétique. Les augmentations importantes du prix du chauffage par les énergies fossiles, interrogent nos priorités et les modalités de notre intervention. De même que cet enjeu interpelle la durée et la longueur des trajets domicile-travail, et donc notre capacité à proposer des logements en proximité du cœur d’agglomération. Par ailleurs, les demandes évoluent et nous devons dans la fabrique urbaine réfléchir à l’adaptation de nos procédés constructifs pour permettre une ville à l’architecture diversifiée où les formes d’habitat soient plus nombreuses. Il nous faut évidemment continuer à révéler et à valoriser le patrimoine bâti et poursuivre l’effort conséquent en faveur du centre historique. Tenir compte de l’évolution des besoins et cultiver les valeurs d’accueil de notre territoire, voilà ce qui inspire nos propositions.

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5.1

Le logement pour tous

La ville pour tous est un de nos engagements forts et permanents. Faire de Rennes un territoire sans quartier relégué, sans population exclue. Nous continuerons à y veiller. Pour tenir l’équilibre de notre politique de logement, il nous faudra veiller autant à la production de nouveaux logements qu’à la réhabilitation des logements existants. Ainsi dans une ville qui compte 120 000 logements existants qui représentent 41% des émissions de CO2, la rénovation énergétique sera une priorité. Propositions : 74. Participer à la création de 1500 logements par an pour accueillir toutes les populations. 75. Permettre l’accès de tous au logement : en pérennisant les ambitions du plan local de l’habitat (chaque opération d’aménagement doit comporter 50% de logements aidés dont la moitié en accession à la propriété et l’autre moitié en location). Nous organiserons également la possibilité de proposer des prix d’accession situés sur tous les segments de gamme, dans l’ensemble des quartiers. 76. Favoriser la diversification des habitats, en permettant notamment le droit à l’expérimentation : logements modulables (mixité logements/espace de travail), habitat participatif, logement adapté (îlot intergénérationnel, handicap, étudiant, ateliers artistes), ou encore logements individuels compléteront les offres traditionnelles. 77. Répondre à l’enjeu énergétique en mettant en place une plate-forme locale de la rénovation énergétique du logement, en lien avec les structures existantes (Agence Locale de l’Énergie et du Climat, Agence Départementale d’Information sur le Logement, Maison de la Consommation et de l’Environnement, Syndicat Départemental des Énergies 35…). Cette plateforme sera le lieu d’accompagnement des propriétaires pour les questions énergétiques. Nous favoriserons par ailleurs l’innovation par des techniques économes en énergie : toitures et murs végétalisés, panneaux thermiques et photovoltaïques…. 30" "


78. Préparer une convention-cadre (Ville/syndic/copropriété/banque/opérateur) pour sécuriser les copropriétés dans leur démarche lorsque la rénovation énergétique s’accompagne d’une densification de l’existant. 79. Construire un îlot « 100% renouvelable » utilisant toutes les ressources locales. Cela permettra aux acteurs du bâtiment d’expérimenter et de développer leur expertise.

Concernant plus particulièrement les requalifications urbaines, et après Cleunay dans les années quatre-vingt et Villejean sur les quinze dernières années, les quartiers du Blosne et de Maurepas seront l’objet d’une rénovation urbaine au service de la qualité de vie des habitants. Ce sera l’occasion d’améliorer l’espace public et l’habitat, mais aussi d’y développer de nouveaux services urbains et l’emploi. Nous candidatons pour que ces deux quartiers intègrent le PNRU2 (Plan National de Rénovation Urbaine 2). Ainsi, près de 1 000 nouveaux logements à prix abordable seront construits sur ces quartiers. De nouveaux services seront implantés dont l’Espace Social Commun et deux stations de métro à Maurepas, et le Conservatoire à rayonnement régional au Blosne. L’espace public sera considérablement amélioré avec notamment une nouvelle place du Gast et une coulée verte reliant le site Ropartz aux Gayeulles, ou encore avec le parc en réseau et la nouvelle place de Zagreb au Blosne. Le centre historique de Rennes, notre patrimoine commun, continuera d’attirer toute notre attention. Nous voulons poursuivre le programme de requalification qui vise à préserver la qualité patrimoniale tout en améliorant la qualité et la secourabilité des logements.

Propositions : 80. Poursuivre le plan de rénovation du centre ancien avec la rénovation de 30 immeubles par an. 81. Mener les requalifications du Blosne et de Maurepas en améliorant la qualité des espaces publics (parc en réseau et coulée verte notamment) et en construisant de nouveaux logements diversifiés pour accueillir de nouvelles familles dans un souci de mixité sociale.

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82. Maintenir une attention particulière sur la diversité de l’offre de logement et la qualité des espaces publics dans les quartiers dont les populations sont les plus fragiles (exemple de l’opération Normandie Saumurois à Villejean).

5.2

Construire la ville autrement

Historiquement porteurs d’une politique foncière ambitieuse, il nous faudra maintenir cet effort de maîtrise publique. Cela permet à la fois de contenir l’étalement urbain pour préserver les espaces agricoles, et d’agir sur les prix du logement. Mais conscients que les contraintes financières ou normatives sont aujourd’hui très fortes, nous serons appelés à faire évoluer nos modalités d’action. Propositions : 83. Aller au-delà de la préemption et renforcer notre capacité d’acquisition foncière hors des grandes opérations d’urbanisme.

Nous savons également que les évolutions technologiques constituent une ressource sans cesse renouvelée pour penser, fabriquer, gérer et vivre la ville plus intelligemment. Nous veillerons donc à conjuguer les atouts de notre territoire en matière de haute technologie, avec les attentes de nos concitoyens et de ce que peut être une ville intelligente et partagée. Propositions : 84. Création d’une application mobile de remontées des informations émanant des habitants et alimentant les diagnostics des services de la Ville de Rennes. 85. . Accroître le nombre d’aménagements urbains intelligents et d’espaces publics attractifs et modernes (zones Wi-Fi, panneaux digitaux (ex : passage Paul-Ricœur)). 86. Optimiser les déplacements et limiter la congestion urbaine par des applications facilitant la vie des usagers dans leurs déplacements (utilisation de capteurs). 87. Réduire l’empreinte écologique par l’optimisation des consommations (réseaux intelligents) sous la maîtrise de la collectivité.

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88. Accompagner nos projets d’urbanisme par la mise en place d’ateliers urbains pour faciliter l’appropriation de ces nouveaux espaces et la participation des habitants. 89. Amplifier le nombre de “balades thermiques” qui permettent, avec les habitants d’un secteur et à l’aide d’une caméra spécifique, d’identifier les faiblesses d’isolation du bâti.

Enfin, concernant l’architecture nous avons un objectif de sa valorisation dans notre ville qui concerne le patrimoine bâti existant mais aussi la production neuve. Propositions : 90. Simplifier les règles d’urbanisme à l’occasion de la révision du plan local d’urbanisme (PLU). Nous porterons une attention particulière aux règles générales qui peuvent être inadaptées dans certains cas. 91. Poursuivre notre politique patrimoniale ambitieuse : sauvegarde du patrimoine bâti et mobilier (1 380 bâtiments repérés au Plan Local d’Urbanisme) en restaurant et réhabilitant, mais surtout en valorisant l’identité patrimoniale rennaise. 92. Assumer la diversité architecturale dans la commande publique en veillant à travailler avec une grande diversité de professionnels (locaux et autres), tout en maintenant une attention particulière sur les coûts de maintenance et d’entretien des projets proposés.

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6. Des espaces publics à vivre Penser la ville par ses usages et ses fonctionnalités impose d’être à l’écoute des habitants, d’anticiper les besoins futurs, de répondre aux nouvelles formes de pratiques, et dès lors de permettre une appropriation plurielle.

6.1

La ville ludique

L’appropriation des lieux publics par la population nécessite de penser en amont et avec la participation des riverains, les attentes de la population pour faire de Rennes une ville diverse, multiforme et vivante. ! Favoriser les aménagements publics de proximité L’espace public est l’espace de partage et d’échanges. La qualité de sa conception et de sa gestion conditionne grandement le vivre ensemble. Propositions : 93. Associer les habitants à la définition des aménagements des squares, places et parcs de proximité pour en faire des lieux d’intérêts (jeux pour enfants, ludothèques, bibliothèques de rue, végétalisation, jardins partagés…) et travailler à la connexion de ces lieux dans une logique de « promenade urbaine ». 94. Sur le modèle du jardin des Ormeaux (quartier Sud-Gare), développer des squares de proximité, y compris en centre-ville. 95. Poursuivre la mise en œuvre du plan lumière pour réduire le coût énergétique et créer une identité nocturne rennaise qui soit attractive. 96. Engager des aménagements éphémères de l’espace public dans une logique de préfiguration (transition avant un aménagement définitif) ou dans une logique événementielle. 97. Permettre à chaque Rennais de trouver à proximité de son domicile des espaces verts, de promenade ou d’activités de plein air.

! Des équipements adaptés aux contraintes urbaines et aux nouvelles pratiques

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La ville se développe sur elle-même avec une vraie contrainte, celle du foncier, qui par son prix, rend les investissements de plus en plus coûteux. Le seul développement horizontal d’une ville a pour effet de dévorer les espaces y compris naturels pour satisfaire à tous les besoins et voit inexorablement l’étalement urbain progresser. Il nous appartient d’envisager un développement harmonieux peu consommateur d’espaces. Pour cela, conforter et renforcer les aires de jeux existantes est une évidence mais il faudra également faire preuve d’imagination pour envisager les futurs équipements sportifs. Propositions : 98. Élargir l’offre de baignade avec la construction d’un bassin nordique extérieur, sur le site de Bréquigny. 99. Implanter une nouvelle base nautique à proximité du pont Vaclav-Havel, dans le cadre de l’aménagement du futur quartier de Baud-Chardonnet et notamment dans la perspective du confortement des berges de la Vilaine. 100. Poursuivre l’implantation des terrains synthétiques. 101. Ouvrir le complexe sportif Jean-Prouff situé sur l’esplanade du Général de Gaulle : c’est sans doute le symbole des nouvelles formes urbaines sportives où les 3 équipements sportifs (salle de sports de combat, salle de motricité et gymnase, permettant notamment la pratique scolaire) sont conçus verticalement sur trois étages et intégrés dans un immeuble, la cité internationale Paul-Ricœur. 102.Construire un nouveau complexe sportif à Beauregard alliant salle de sports et terrain de grands jeux. 103. Permettre la localisation d’une activité base-ball à Robert-Launay. 104.Concevoir des espaces de vie conçus à proximité des équipements sportifs comme ceux de Trégain ou encore de Bréquigny. En effet, créer du lien entre parents et bénévoles ou allier pratique sportive et accompagnements scolaires nécessite d’avoir des lieux de rencontres autres que les seuls espaces sportifs.

! Des espaces publics pensés pour la pratique sportive La pratique sportive se fait également de plus en plus directement sur l’espace public. La ville dans toutes ses composantes devient ainsi un 35" "


terrain de sport à part entière pour favoriser le bien-être et la santé de tous. Cela interroge à la fois les lieux mais aussi les manifestations nombreuses qui s’y déroulent. Ces dernières ponctuent bien souvent l’année sportive et, grâce à l’énergie de nombreux bénévoles, elles permettent d’animer les quartiers de la ville. Nous y sommes très attachés parce qu’elles contribuent bien sûr à l’animation de la ville mais elles montrent également combien le socle associatif rennais est force de proposition et d’organisation en matière d’événements. Propositions : 105.Continuer l’implantation d’appareils de fitness libres d’accès et qui, au regard des nombreux usages, répondent à une véritable attente. 106.Poursuivre l’implantation de « city-stades » en cœur d’îlots. 107. Étudier des parcours santé ou des promenades pédagogiques, patrimoniales et artistiques dans nos trames vertes et bleues. 108.Inscrire un fléchage urbain sur les distances et la durée en déplacements actifs (marche et vélo) et collectifs. 109.Mettre en place un dispositif « sport santé » d’orientation médicale vers les associations sportives avec le Centre Hospitalier Universitaire et l’office des sports. 110. Conforter les manifestations sportives qui ont lieu sur l’espace public (comme tout Rennes court, Rennes sur roulette, ou encore le marathon vert…). 111. Promouvoir un temps fort autour du vélo, de la marche, des sports bien-être de l’alimentation qui soit ludique et familial. 112. Maintenir une offre pour la pratique de la glisse urbaine (skate park, street park…).

6.2

La ville bien-être

La qualité de l’air sera au centre de nos préoccupations. Il s’agira d’améliorer le système d’information préventive de la qualité de l’air et des pics polliniques. Notre ville est ainsi pilote depuis 2008, au plan national, sur les études d’impact en santé (EIS). Par ailleurs, la crèche Colette (Beauregard) et la restructuration de la halte ferroviaire Pontchaillou ont servi à expérimenter la mesure de 36" "


l’impact d’un aménagement urbain sur la santé. Cette mesure a vocation à se développer, et pour se faire la Ville de Rennes est suivie par l’Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique pour définir un cadre méthodologique. Cette démarche inscrite comme priorité de notre contrat local de santé (CLS) est soutenue par l’Agence Régionale de Santé et le ministère (Direction Générale de la Santé) comme démarche exemplaire pouvant à terme intégrer les documents d’urbanisme.

Propositions : 113. Établir une convention de coopération avec les acteurs de la santé pour un urbanisme favorable à la santé. 114. Poursuivre notre démarche qualité de l’air intérieur sur les établissements recevant du public (notamment petite enfance et maternelles) appuyé par Air Breizh.

6.3

La nature en ville

La nature est très présente dans notre ville, mais n’est pas encore valorisée comme elle devrait l’être. Ainsi nous disposons d’espaces qu’il nous faut à la fois aménager pour créer des lieux d’intérêts écologiques mais aussi travailler à les relier les uns aux autres pour former des trames vertes ou bleues permettant des mobilités agréables, des animations ludiques, la préservation de la biodiversité et tout autre usage que les habitants imagineront avec nous. Propositions : 115. Animer la trame verte Gayeulles – Bellangerais – Prairies Saint-Martin - Rives de l’Ille - Confluence et la trame bleue Vilaine de la plaine de Baud à Apigné : ces trames sont des espaces qu’il nous faut reconquérir. La coulée verte de la Bellangerais sera aménagée en concertation avec les habitants et en préservant sa fonction d’espace vert. Nous ferons des Prairies Saint-Martin un parc naturel urbain où se mêleront activités sportives, culturelles ou encore de promotion de la biodiversité. Le jardin de la Confluence soulignera la rencontre de l’Ille et de la Vilaine. Les berges et halages de l’Ille et de la Vilaine seront confortés. 37" "


116. Relier l’avenue Henri-Fréville aux Hautes-Ourmes, par les parcs en réseau du Blosne. 117. Réaménager, dans le cadre du grand projet métropolitain de la Vallée de Vilaine, le site de la Prévalaye pour le conforter dans son identité de lieu de pratiques culturelles, de loisirs, et agricoles en lien avec l’écocentre de la Taupinais. 118. Permettre à ceux qui n’ont pas d’espaces verts privatifs de disposer de lieux pour entretenir une activité vivrière : soit par les jardins partagés et les parcelles de permaculture que nous développerons, soit par les des jardins familiaux que nous renforcerons pour aller au-delà des 1 000 parcelles existantes. 119. Créer et accompagner le conseil local de la biodiversité : cette instance de conseil regroupera les collectivités locales, les associations et les universitaires concernés par la biodiversité. Ce conseil permettra de conseiller, observer et formuler des avis sur les espaces et projets concernés. 120.Valoriser la ceinture verte : il nous faudra lancer, site par site, une recherche d’usage en matière de loisirs et d’agriculture de proximité. Par ailleurs, il faudra faciliter les franchissements de rocade par modes doux.

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6.4

Culture et espaces publics

Les politiques d’aménagement urbain doivent permettre de construire une ville désirable et solidaire. Ses espaces publics doivent contribuer à ce que l’art et la culture continuent de trouver toute leur place dans notre cité. À ce titre, le levier de la commande publique (et du 1% permettant le financement de gestes culturels dans les différents projets d’aménagement) est majeur. Il sera complété d’une nouvelle politique de design urbain ainsi que d’une programmation de l’animation des places et des jardins. Nous développerons dès lors un environnement propice à la créativité artistique et facilitateur d’un meilleur partage des arts et de la culture avec les populations. Propositions : 121. Favoriser la réalisation d’interventions artistiques ou culturelles sur l’histoire, la mémoire, l’imaginaire des lieux dans des projets d’aménagement urbain. 122. Soutenir les projets investissant les espaces en transformation sur le mode de l’éphémère. 123. Poursuivre notre démarche du 1% artistique ainsi que notre politique d’implantation artistique sur l’espace public en lui conférant une approche autour des usages de la ville ou de parcours sur la ville.

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7. La ville durable L’environnement est une chance qu’il faut saisir. Une chance pour notre qualité de vie, une chance pour notre développement, une chance pour la durabilité de notre ville. Nos réponses doivent intimement lier le devenir de ce territoire aux problématiques environnementales. Il nous faut ainsi passer des logiques de protection à celles de valorisation. Déjà avec nos déchets nous produisons du chauffage à bas coût, avec nos boues d’épuration, avec le soleil, ou encore avec la biomasse (bois) nous alimentons nos réseaux en électricité verte ou en chaleur. Demain nous explorerons de nouvelles sources d’énergie, de nouveaux réseaux intelligents au profit du confort des habitants et de l’efficacité de nos services publics. Notre conception de la ville est celle d’un champ des possibles que le progrès technique nous aide à explorer. Cette confiance en l’avenir nous permettra de promouvoir une économie circulaire faisant des externalités négatives (déchets, pollutions) les nouvelles sources de notre développement. Nos ressources naturelles seront optimisées, nos déchets économisés et les pollutions maîtrisées. Ainsi nous concilierons l’intelligence collective et la sobriété individuelle afin notamment de combattre la précarité énergétique. La gouvernance de ces politiques environnementales sera ouverte sur la richesse du monde associatif rennais, à commencer par notre nouvelle société publique locale – Eau du bassin rennais – dont le conseil d’administration sera ouvert aux représentants associatifs, ou par la création d’une alliance pour l’énergie locale réunissant tous les acteurs de l’énergie (fournisseurs, collectivités, associations, professionnels et artisans…).

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7.1 La politique de l’eau et de l’assainissement Chaque année, les Rennais consomment près de 10 millions de mètres cubes d’eau potable, soit autant d’eau prélevée dans le milieu naturel. Cela requiert une organisation qui interroge autant la vertu des pratiques des consommateurs et celle des acteurs bordant nos captages d’eau que la performance de nos infrastructures permettant le fonctionnement de ces services publics. Propositions : 124. Porter de véritables projets de territoire sur nos zones de captages : en lien avec le Syndicat Mixte de Production du Bassin Rennais, il s’agit de favoriser sur nos périmètres de protection des activités confortant la qualité d’eau. Travailler ainsi au changement et diversification des pratiques agricoles, à la promotion des circuits courts, au soutien de la méthanisation responsable, au maintien des talus tout en préservant l’activité économique de ces territoires. 125. Doter nos services d’infrastructures de qualité : ces investissements sont essentiels à la qualité du service rendu. Nous améliorerons notamment l’étape de filtration sur l’usine de Villejean, nous procéderons au regroupement, total ou partiel, des stations de relèvement sur le nord de Rennes. Surtout nous améliorerons encore la connaissance patrimoniale, et son renouvellement, seule garantie de la pérennité de nos infrastructures en eau potable ou en assainissement. 126. Rendre effective la société publique locale (SPL) - Eau du bassin Rennais - : elle permettra l’exercice d’une gestion rigoureuse et ouverte de la politique de l’eau. 127. Initier et accompagner le conseil local de l’eau : en lien avec la SPL, le conseil local de l’eau regroupera les associations et habitants qui s’intéressent à l’eau dans toute sa diversité. 128. Travailler à l’harmonisation des tarifs de l’eau à l’échelle métropolitaine, en affirmant la dimension sociale et éco-responsable du service public de l’eau potable. 129. Maîtriser les consommations d’eau : nous actualiserons notre programme d’économie d’eau – Ecodo – en continuant d’agir sur l’ensemble de la chaîne allant du captage au robinet. 41" "


7.2

Les déchets et la propreté

Aujourd’hui un habitant de l’agglomération génère 467 kilos de déchets dont 220 kilos d’ordures ménagères. Notre enjeu est double : à la fois réduire le tonnage et valoriser cette ressource que sont nos déchets. Cela pose également la question de l’impact de ces déchets sur notre cadre de vie et en premier lieu sur notre espace public. Cela requiert une politique de propreté qui soit adaptable et réactive. Propositions : 130. Renforcer les actions éco-responsables (particuliers et entreprises) et diversifier les actions de réduction à la source des ordures ménagères pour diminuer la production globale de déchets (Grenelle II). 131. Conforter la valorisation énergétique de nos déchets ménagers, en travaillant notamment sur la question des déchets fermentescibles (méthanisation). 132. Moderniser la déchetterie de Villejean. 133. Pérenniser les logiques d’insertion par l’économique sur ce secteur d’activité. 134. Adapter les horaires des services de propreté aux temps de la ville. 135. Créer des équipes mobiles pour intervenir rapidement et ponctuellement sur les désordres constatés sur l’espace public.

7.3

Les énergies

Rennes, comme la Bretagne, est confrontée à une fragilité énergétique due à son éloignement géographique. Les solutions portées par le pacte électrique breton sont de trois ordres : renforcement des productions d’énergie thermique, développement des énergies renouvelables et sobriété des consommations énergétiques. Si la première ne concerne pas directement notre territoire, les deux dernières guident nos engagements. Propositions :

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136. Atteindre les objectifs de la convention des Maires : nous finaliserons la mise en œuvre du Plan climat énergie territorial (PCET) qui nous mènera à diminuer de 20% la consommation de CO2 sur le territoire, à produire 20% de notre énergie par du renouvelable, et à améliorer de 20% notre efficacité énergétique. Cela passera par un plan d’actions pour la transition énergétique et pour faire face à la raréfaction des ressources et au poids considérable des importations énergétiques. 137. Diversifier la production d’énergie : d’ores et déjà nous valorisons nos boues, nos ordures ménagères, la biomasse bois, le solaire. Demain nous nous engageons à optimiser la production d’hydroélectricité sur le barrage de Rophémel, à diversifier la production de chaleur par récupération (réseaux, puits canadiens). 138. Maîtriser les consommations : cela vaut pour nos bâtiments communaux, où nous continuerons les travaux d’isolation, mais aussi pour les particuliers pour lesquels nous créerons une plateforme locale de la rénovation énergétique. 139. Étendre les réseaux de chauffage collectif : le quartier de Baud-Chardonnet se verra doté d’un réseau de chauffage collectif privilégiant l’utilisation de la biomasse bois. Les réseaux existants s’étendront pour permettre aux futurs usagers de bénéficier d’un chauffage de qualité à des coûts très compétitifs. 140.Plan lumière : il s’agira de révéler l’identité nocturne de notre ville tout en réduisant la consommation d’énergie par des éclairages LED.

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8. Le droit à la mobilité pour tous Nous avons fait de la Ville Archipel notre modèle de développement urbain. Cela se traduit à l’échelle de notre agglomération par le respect d’un développement équilibré entre la ville centre – Rennes – et nos 42 communes voisines. Cette Ville Archipel est un territoire aux cœurs denses et aux liens forts. Ces liens, ce sont les axes de mobilité, qui permettent à chacun d’entre nous d’atteindre ses lieux de vie : logement, travail, loisirs, équipements ou encore services. Dès lors, notre engagement est de faciliter cette mobilité. Cela prend différentes formes. Ainsi, notre politique tarifaire, parce qu’elle répond à un besoin social est au fondement de notre mobilité pour tous. Nous veillerons à maintenir le dispositif de gratuité et à améliorer sa visibilité et son accès. Par ailleurs, le futur doit être pensé décarboné. Les déplacements doux prendront, par envie ou par nécessité, de plus en plus de place dans notre ville et il convient de confirmer un modèle urbain dont les trames sont ouvertes pour les cycles, les piétons et autres modes décarbonés. Aussi, pour compléter une offre alternative et crédible à la voiture individuelle, nous continuerons d’investir massivement dans des infrastructures à la hauteur de nos ambitions. Nos transports en commun s’en trouveront encore améliorés : 2e ligne de métro, développement de site propre pour nos bus, arrivée du TGV jusqu’à Rennes sont au nombre de nos engagements. Et parce qu’elle reste encore prégnante dans les parts modales, et parfois inévitable, la place de la voiture en ville sera maîtrisée et régulée notamment avec une offre renforcée de parkings en ouvrage. Le développement de zones de vitesse limitée contribuera à apaiser la présence de l’automobile et l’autopartage rendra moins systématique le recours à la voiture personnelle. Enfin, cette mobilité pour tous n’a de sens que si elle est partagée par le plus grand nombre. Nous nous engageons à saisir régulièrement les 44" "


instances de concertation pour viser les projets concernant les axes de communication. Propositions : 141. Poursuivre le développement des transports en commun : nous avons lancé durant le mandat 2008-2014 la 2e ligne de VAL, elle sera livrée à la fin du mandat, faisant de Rennes une des métropoles les plus performantes en matière de transport en commun. Il nous faudra avant sa livraison prévoir une remise à plat de l’ensemble du réseau bus + métro. 142. Maintenir la gratuité sociale, et simplifier son accès. 143. Amplifier les déplacements doux : les parts modales du vélo et du piéton ont vocation à être développées. Pour ce faire nous améliorons encore la place qui leur est dévolue dans notre ville et dans la Métropole en confirmant notamment la démarche « code de la rue » ou le dispositif “Vélo Star”. 144. Développer la place du vélo en augmentant significativement sa part modale. Nous nous appuierons sur plusieurs leviers : extension du réseau cyclable avec une attention particulière à la sécurité des aménagements, mise en place d’actions innovantes en faveur de la promotion de son usage, du stationnement vélo sur l’espace public, dans les logements collectifs. 145. Promouvoir le stationnement en ouvrage : pour mieux réguler la présence de la voiture en ville, nous créerons dans le cadre de la 2e ligne de métro des parkings relais et nous travaillerons à réduire l’impact du stationnement non riverain sur les environs des stations VAL. De nouvelles places de stationnement seront mises en œuvre, avec notamment l’extension du parking Gare conjointement à l’opération EuroRennes. 146. Développer le service Star de Nuit, notamment pour les quartiers prioritaires. 147. Créer le « Conseil des mobilités » : regroupant les usagers des voies de circulation, il aura vocation à viser semestriellement les projets de réfection de voirie pour s’assurer de la bonne prise en compte des intérêts partagés. 148. Fluidifier l’accès à la ville : nous développerons les aires de covoiturage et ferons la promotion de cette pratique. Par ailleurs, nous travaillerons aux problématiques intermodales en extra-rocade. 149. Soutenir les initiatives d’autopartage, notamment avec des véhicules propres. 150.Logistique : équiper Rennes d’une plateforme dite du dernier kilomètre, pour permettre des déplacements plus efficaces et économiques en cœur d’agglomération.

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Renouveler le contrat social

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S’il devait y avoir une marque de fabrique rennaise, ce serait sans conteste le vivre ensemble décliné dans notre cité par cette formule « Rennes, Vivre en intelligence ». Son actualité est toujours aussi forte au moment où nos sociétés modernes sont confrontées à la montée des individualismes, où le marché ne cesse d’exclure, où les extrémismes mènent aisément au repli sur soi. Notre réponse est forcément collective et guidée par la construction d’un projet. Un projet qui est voulu, porté et partagé, par un territoire et ses habitants. Il s’agit donc bien, pour nous, de renouveler le contrat social qui lie les Rennais entre eux. Et si nous avons vocation à en être à l’initiative, nous ne pourrons le faire seul. Ce nouveau contrat refondera la perspective qui s’offre à chaque Rennais, en confirmant l’ancrage de nos valeurs et combats pour l’égalité et contre les injustices sociales. Ce renouveau nous oblige à repenser l’articulation de nos politiques publiques pour faire en sorte que les réponses apportées ne soient plus sectorielles mais globales : ainsi l’enfance ne peut se résumer à un enchaînement de différents temps scolaires, périscolaires, extrascolaires, familiaux… mais c’est une meilleure articulation de tous ces temps qui permettra sa réussite. Il en va de même pour nos aînés, le vieillissement ne doit pas se limiter à deux hypothèses : maintien à domicile ou accueil en établissement. L’aménagement, les politiques de transport, de culture, doivent se conjuguer pour offrir à nos concitoyens un épanouissement quels que soient leur âge, leur autonomie, ou leur situation sociale. Décloisonnement, globalité, transversalité, interaction, autant de concepts que nous avons décidés d’interroger pour redonner du sens à l’action politique.

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9."

La culture en partage

Rennes a choisi depuis de nombreuses années de s’engager dans une politique culturelle ambitieuse et partagée. La vitalité artistique et culturelle qui s’exprime dans la capitale bretonne est reconnue par tous. Ses festivals, ses équipements, ses projets artistiques, sa politique de commande publique, de lecture publique, son offre culturelle sont devenus au fil des années un vecteur de rayonnement incontournable, mais aussi et surtout un lien fort d’identité et de partage pour les habitants de la métropole. Rennes possède une spécificité en la matière : elle a toujours privilégié l’accompagnement des projets émanant de son territoire et portés par les acteurs eux-mêmes. Cette gouvernance partagée repose sur un pacte de confiance entre le monde de la culture et la puissance publique. L’étape qui s’ouvre doit d’abord trouver son fondement dans cette histoire et cette réalité. Comme toute nouvelle étape, la politique culturelle rennaise doit conforter un mouvement qui se fait jour, qui peut offrir de nouvelles opportunités de travail et de développement; elle doit être attentive aux émergences, mais aussi s’adapter aux contraintes économiques, aux usages, aux nouvelles modalités de partage et aux innovations en cours qu’elles soient artistiques, culturelles, économiques, sociales voire sociétales. C’est dans ce cadre que nous imaginerons collectivement une nouvelle page de l’histoire culturelle de notre cité.

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9.1

La ville des partages

Notre politique culturelle souhaite donner à chacun les moyens de s’exprimer, d’enrichir sa sensibilité, de comprendre le monde et de prendre part à sa transformation. Nos objectifs premiers consistent à impliquer les habitants dans les projets artistiques et à les accompagner dans leurs projets culturels. Ainsi, nous promouvons la pratique amateur dans toute sa globalité en en faisant un enjeu essentiel de démocratie culturelle. Les projets des équipements de quartiers, des associations, des équipements de la ville jouent un rôle fondamental dans l’accompagnement des habitants vers la culture. Nous devons plus les valoriser et encourager les liens avec les professionnels à travers des projets communs. L’éducation artistique et culturelle est également pour les citoyens de demain un formidable vecteur d’épanouissement. Nous poursuivrons dès lors notre action de déploiement de l’éducation artistique auprès de tous les enfants rennais, en partenariat avec l’ensemble de la communauté éducative. Et parce que la culture est un domaine qui peut être jalonné de barrières symboliques, qui peuvent renforcer les inégalités, nous continuerons à avoir une attention particulière à la médiation culturelle. Nous réaffirmons cet attachement fort à l’accessibilité symbolique et physique, à toutes les formes de culture. De nombreuses initiatives sont déjà prises, nous les renforcerons. Propositions : 151. Conforter la carte “Sortir !” qui permet l’accès de tous aux loisirs, à la culture et au sport. 152. Conforter les rencontres “Sortir !” qui permettent le croisement et la reconnaissance réciproque des champs culturels, socio-culturels et sociaux, alliance qui est garante de l’ambition qualitative de la carte Sortir !. 49" "


153. Conforter le projet de Maison du théâtre amateur (Art Dramatique Expression Culture). 154. Rénover l’orangerie du Thabor dans une vocation d’accueil des pratiques amateurs. 155. Envisager la Brasserie Saint-Hélier comme un lieu de diffusion des projets amateur. 156. Imaginer un événement métropolitain mixant pratiques amateurs et professionnelles autour d’un ou plusieurs champs disciplinaires comme le chant ou la danse. 157. Imaginer une carte « parcours culturel » commune à plusieurs lieux culturels de la métropole. 158. Poursuivre et développer les démarches axées autour de la mobilité des publics en expérimentant par exemple des navettes culturelles. 159. Mettre en action le plan local pour l’éducation artistique et culturelle, notamment à travers le parcours de l’enfant sur les temps scolaires et périscolaires. 160.Proposer quatre résidences d’artistes par an dans les écoles publiques rennaises et différentes formes d’interventions artistiques (classes orchestre, musiciens intervenants, ateliers littéraires et artistiques, actions de sensibilisation, ateliers…). 161. Conforter la prise en compte de l’éducation artistique et culturelle et de la médiation dans les projets soutenus par la politique publique de la culture. 162. Mettre en place un fonds d’expérimentation pour soutenir des projets qui favorisent le décloisonnement et la multiplication des passerelles. 163. Mettre en place un système de parrainage entre les institutions culturelles et les acteurs émergents pour mieux accompagner les projets. 164. Promouvoir une offre culturelle à partager en famille.

9.2

La ville des artistes

Rennes a une chance extraordinaire, celle d’attirer et de voir progresser des artistes dans plusieurs champs esthétiques : le théâtre, la danse, le cirque, les musiques, les arts plastiques et visuels, les cultures urbaines… Il nous faut leur permettre de prendre toute leur place dans la ville et dans la métropole. Cela passe par l’amélioration des conditions de leur accueil et de leur intégration dans le paysage culturel rennais. Nous pensons que l’identification d’ “acteurs ressources” pourra contribuer à 50" "


la structuration, à aider à la professionnalisation d’un secteur artistique et à éviter l’éparpillement. Leur expertise et la mise à disposition de certaines ressources (plateaux, communication, médiation…) seront accompagnés et soutenus par la Ville et la Métropole. D’autre part, les industries culturelles, nombreuses sur notre territoire, doivent être parties prenantes d’un projet qui repose sur les valeurs de la diversité, celle des formes bien sûr, mais aussi des modèles économiques et technologiques actuels. Il s’agit dès lors de structurer une politique de filières, de valoriser ces secteurs et d’accompagner l’innovation qu’elle révèle. Le cinéma d’animation, le design, le livre, les musiques, le numérique sont autant de ressources qu’il nous faut conforter et qu’il sera nécessaire d’accompagner, pour garantir le pluralisme et la qualité des projets. Propositions : 165. Créer un fonds de soutien à des résidences de territoires à l’échelle de la métropole: une dizaine par an (dans le prolongement de celles existant sur Rennes). 166. Structurer le paysage chorégraphique rennais et métropolitain. 167. Conforter les temps de rencontres avec les artistes et les acteurs culturels pour interagir ensemble, pour réguler, pour mutualiser, pour inventer, pour partager le pouvoir d’agir. 168. Soutenir le Pont supérieur dans son rôle de pôle d’enseignement supérieur spectacle vivant.

9.3

La ville des lieux

Des grandes institutions aux lieux de proximité, Rennes est maillée par un réseau de lieux de très grande qualité ayant des projets artistiques et culturels divers. Nous devons conforter cet ensemble tout en

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réfléchissant à certaines évolutions plus adaptées aux usages des habitants et à l’ouverture vers des projets artistiques innovants. L’idée est de croiser des moyens de production, de rapprocher des lieux et des projets dans l’objectif d’une meilleure structuration des équipes artistiques. Les horaires et les temps d’ouverture de certains équipements s’adapteront aux rythmes de vie pour animer la semaine et l’ensemble de l’année. Des partenariats plus structurant entre les lieux (notamment sur la production) sont à développer pour permettre le partage de moyens de production et donner accès à certains plateaux. Coopération, travail en réseaux, expérimentation sont des démarches qu’il sera nécessaire d’impulser demain pour renforcer la fluidité dans la circulation des artistes et des projets. Propositions : 169. Ouvrir plusieurs salles : Antipode, le grand et le petit auditorium du Centre de congrès, la salle de la future Maison des Associations. 170. Conforter la place de l’art et essai à Rennes et sur la métropole en permettant la construction de nouveaux cinémas tel celui sur EuroRennes (5 salles). 171. Faire de la salle Guy-Ropartz un lieu de fabrique des arts vivants, de recherches croisées. 172. Imaginer le devenir de la halle Courrouze. 173. Construire, au Blosne, le nouveau conservatoire de musique, de danse et de théâtre ouvert sur la ville et ses quartiers. 174. Transférer les archives vers un nouveau bâtiment dans l’opération BaudChardonnet, et en profiter pour formuler un projet renouvelé ouvert sur la ville. 175. Accompagner le travail en réseau des scènes de spectacle vivant à l’échelle du territoire rennais et métropolitain. 176. Soutenir la structuration du réseau de la lecture publique et des enseignements artistiques. 177. Identifier et soutenir des espaces laboratoire, des lieux hybrides permettant la rencontre de divers acteurs et la structuration des filières créatives (design, image/cinéma d’animation, livre, musique). 52" "


9.4

La ville des évènements

L’année rennaise est rythmée par une offre foisonnante et plurielle avec des grands festivals et des temps forts. C’est une formidable richesse même si elle peut s’avérer source de fragilité. Nous aurons, collectivement, à travailler pour adapter cette offre aux nouveaux usages, pour améliorer sa lisibilité et créer les conditions de l’éclosion des nouvelles propositions. Propositions : 178. Soutenir les festivals de culture électronique, numérique et urbaine. 179. Travailler sur les temporalités de la ville en donnant un rendez-vous tous les dimanches dans un lieu en hiver et sur l’espace public en été (à l’image du premier dimanche des Champs Libres). 180.Lancer un agenda culturel en mode open data en lien avec les acteurs culturels contributeurs d’une plateforme de données libres. 181. 181. Soutenir les événements ponctuels et les invitations d’un instant (musée éphémère). 182. Créer une véritable synergie entre « destination Rennes » et les acteurs culturels pour une « mise en tourisme » des événements.

9.5

La ville des sciences

Dans une société où la technologie prend de plus en plus de place, il est indispensable de mieux faire connaître la science et ses applications. Mieux comprendre le monde qui nous entoure, de l’infiniment petit à l’infiniment grand, constitue l’objectif de la communauté scientifique. Cette compréhension du monde doit être partagée par le plus grand nombre. Afin de lutter contre la fracture qui pourrait s’établir entre une communauté d’avertis pouvant saisir les enjeux, les avancées et le futur de la science et ceux qui ne disposent pas des clés de compréhension de la recherche scientifique, nous devons mener des politiques volontaristes visant à rapprocher le citoyen des scientifiques. 53" "


Dans cet objectif, nous avons soutenu depuis toujours l’espace des sciences et le travail mené par cette association pour rapprocher le public de la science, pour donner envie notamment aux jeunes de s’engager dans un parcours scientifique. De même, les associations de culture et médiation scientifiques (à l’exemple des Petits Débrouillards) sont des structures fortes utiles pour diffuser la culture scientifique auprès des jeunes publics. Plus récemment, nous avons fortement soutenu l’organisation du festival des sciences qui déploie sur toute l’agglomération conférences, expositions et démonstrations scientifiques. Riche de ses associations de culture scientifique dont les activités sont reconnues au niveau national et international, riche de son festival des sciences qui représente maintenant un temps fort de l’agenda culturel rennais, Rennes doit s’appuyer sur ce capital, le renforcer et ainsi poursuivre sa trajectoire de ville scientifique, de recherche et d’innovation. Propositions : 183. Maintenir notre soutien à la diffusion de la culture scientifique auprès de tous les publics et renforcer le lien entre les citoyens et les scientifiques du territoire. 184. Soutenir les actions de médiation scientifique dans les écoles de Rennes. 185. Développer le festival des sciences et en faire un événement de visibilité nationale et internationale.

9.6

La ville des diversités

Rennes est une ville d’accueil et de reconnaissance de toutes les cultures. Cela lui permet de tisser les liens nécessaires au vivre ensemble et à l’ouverture au monde. Nous sommes riches des cultures de notre population et nous avons vocation à permettre leurs expressions dans leur diversité. Rennes porte ainsi une responsabilité dans la valorisation de son identité plurielle (bretonne et gallèse). Cela passe notamment par un soutien affiché aux langues de Bretagne, mais aussi à l’ensemble des acteurs qui concourent à donner une actualité forte à la culture bretonne. 54" "


Rennes est également profondément européenne et ouverte sur l’international. En reconnaissant et en favorisant les échanges culturels sur son territoire, ainsi qu’en promouvant les coopérations culturelles avec d’autres régions, d’autres pays, elle permet d’affirmer son caractère cosmopolite.

Propositions : 186. Mettre en œuvre le niveau 2 de la charte Ya d’ar Brezhoneg pour la Ville de Rennes par des actions importantes et visibles (accueil des publics, documents administratifs, signalétique, moyens de communication). 187. Poursuivre la promotion de la langue bretonne par le soutien à l’enseignement breton bilingue ou en immersion (ouverture d’une crèche bilingue à la Courrouze, et l’ouverture d’une antenne Diwan à Villejean). 188. Valoriser l’actualité de la culture bretonne en soutenant les associations qui diffusent cette culture notamment lors de moments forts comme Yaouank, Mill goll, la course Ar Redadeg. 189. Soutenir les expressions de diversité culturelle comme le partenariat avec l’union des associations interculturelles rennaises (UAIR) et les temps forts comme «convergences culturelles». 190.Faire vivre le partenariat avec l’Institut Français, qui nous permet de développer une coopération culturelle internationale.

9.7

Rennes, ville d’art et d’histoire

Notre ville peut se réjouir de disposer d’un patrimoine bâti (public et privé) d’une exceptionnelle qualité retraçant les différentes époques de l’histoire de la ville (la ville antique, la ville moyenâgeuse, la ville industrielle et politique et la ville contemporaine). Nous permettrons de révéler l’ensemble de ce patrimoine aux Rennais, ainsi qu’à tous ceux qui le souhaitent par une politique active de mise en valeur physique et virtuelle de notre histoire.

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Propositions : 191. Valoriser le site des Portes Mordelaises : les résultats des fouilles fin 2014 permettront d’affiner la connaissance du site et de formuler des propositions d’aménagement et de mise en valeur de ce site patrimonial. 192. Continuer de rénover le centre ancien ainsi que le Thabor : le kiosque, la statuaire, l’enfer, la colonne de Juillet, les fontaines, les anciennes serres du Thabor. 193. Réhabiliter le couvent des Jacobins : avec l’opération Centre des congrès cette réhabilitation constituera un geste fort pour la mise en valeur du patrimoine rennais. 194. Mettre en valeur et ouvrir le site du «Jeu de paume» dans le cadre du futur équipement du centre-ville. 195. Entretenir nos édifices cultuels, notamment l’église Toussaint. 196. Initier un programme de restauration des orgues (Saint-Aubin, Saint-Cyr, Saint-Etienne, Saint-Hélier). 197. Mettre en valeur notre patrimoine contemporain : la ville Martenot et des fonds des ateliers Odorico, la ville Nouvelle (Georges-Maillols, LouisArretche). 198. Permettre la numérisation du fonds des archives municipales et celle de la mémoire audiovisuelle de TV Rennes. 199. Travailler en lien avec les archives départementales sur la mise en valeur des fonds du spectacle vivant (Fonds Parigot/CDO, mémoires de Trans….). 200. Renforcer le dialogue avec les associations qui s’intéressent au patrimoine (les amis du patrimoine rennais, la société archéologique de Bretagne, les organistes de Rennes, le conservatoire du patrimoine hospitalier de Rennes). 201.Conforter le Musée de Bretagne et l’écomusée du pays de Rennes dans leur valorisation de notre patrimoine culturel immatériel de Bretagne. 202. Transmettre la connaissance des patrimoines notamment en renforçant les ateliers connaissances de la ville dans le périscolaire (classe d’histoire, classe de ville).

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10." Rennes, laboratoire des nouvelles pratiques mémorielles Une ville sans mémoire est une ville sans culture et le socle de la mémoire est indispensable pour bâtir l’avenir. La mémoire est porteuse de nombreuses valeurs : des valeurs de partage, d’échanges, de dignité, de solidarité. Et à l’heure où de profondes mutations sociétales, économiques et industrielles sont à l’œuvre, la mémoire doit constituer un véritable repère. La Ville de Rennes, labellisée au niveau national « laboratoire des nouvelles pratiques mémorielles » entend prendre toute sa part dans le cycle mémoriel qui va s’ouvrir (2014-2018) et souhaite qu’aucune mémoire ne soit oubliée, sur le principe : « Tout est mémoire et la mémoire est à tous ». Ces temps de mémoire sont particulièrement importants parce qu’aujourd’hui la paix peut susciter une forme d’indifférence tant elle s’est installée comme une évidence alors même que sur notre continent montent certaines formes d’extrémismes et de nationalismes. Rennes entend défendre la mémoire combattante et les combattants et demeurer une grande ville mémoire dans toutes ses dimensions.

Propositions : 203. Organiser, dès 2014, des animations, des festivités, des colloques, des expositions pour conforter le lien intergénérationnel, le lien sociétal, le lien mémoriel. 204. Associer l’ensemble des forces vives de notre ville (monde combattant, associations dans leur diversité, établissements scolaires mais aussi les Rennaises et les Rennais qui le souhaitent) à la préparation de ces événements mémoriels. 205. Renforcer le lien « Armée – Nation » en mettant en valeur le soldat d’aujourd’hui qui se bat sur les théâtres d’opérations extérieures pour défendre la paix et la liberté. 57" "


11." Enfance, jeunesse, famille : l’ambition d’une ville éducatrice Rennes fait partie des aires urbaines les plus attractives et dynamiques de France. Cette réalité se traduit, entre autres, par la présence de 13 000 élèves dans nos écoles publiques (+ 1 440 en 6 ans) et 5 300 dans les écoles privées. La hausse de la natalité, conjuguée à l’attractivité de notre territoire et à une politique de l’habitat ambitieuse, a permis de consolider l’ancrage des familles rennaises et d’en accueillir de nouvelles. Notre société a vu son modèle familial traditionnel fortement évoluer en 30 ans. C’est pourquoi nous sommes dans une logique d’adaptation permanente en développant une politique qui répond aux attentes des familles rennaises dans leur diversité. Cette ambition d’universalité est portée tout en ayant une attention particulière en direction des familles et enfants les plus fragilisés. Nous réaffirmons ici que notre politique éducative se fonde sur l’égalité. Pour ce faire nous travaillerons à simplifier le quotidien des familles rennaises en développant nos propositions en matière de mode de garde. Nous avons ainsi créé 400 places de crèches supplémentaires sous le précédent mandat. C’est aussi dans cette optique que nous avons favorisé la scolarité dès 2 ans, poursuivi une offre de tarification adaptée aux capacités financières de chaque famille et souhaité mettre à disposition des Rennais des lieux ressources facilitant les démarches administratives. Enfin, nous poursuivrons le développement de nos propositions éducatives péri et extra scolaires et la mise en place d’espaces parents dans les écoles qui auront vocation à devenir des lieux de débats et d’échanges permettant aux parents de conforter leur place dans la Cité et leur rôle auprès des enfants. 58" "


Convaincus que les premiers éducateurs sont les parents, c’est avec eux que nous développerons notre politique éducative pour faire de l’épanouissement de l’enfant notre ambition commune.

11.1 Une politique de la petite enfance conjuguant offre éducative et services d’accueil Nos politiques destinées à l’enfance ont pour origine, un combat commun : la lutte contre les injustices, et ce dès le plus jeune âge. Nous savons combien ce moment de la vie est crucial pour la réussite de chacun, pour trouver sa place dans la société. Aussi, nous nous sommes attachés dès la fin des années 1970 à faire de l’éducation le pivot de l’intervention publique pour contrecarrer ce qui est encore perçu par certain comme une fatalité. Nous ne nous résignons pas à la reproduction sociale et continuerons de faire de Rennes « une ville éducatrice!» qui prend en compte les différents temps de l’enfant pour favoriser son épanouissement quel que soit son milieu d’origine. Et pour faciliter la vie des familles, nous continuerons de développer les accueils petite enfance pour permettre les reprises d’activités professionnelles, de formation et d’études des jeunes parents. Ces accueils sont également un levier essentiel pour faire reculer les inégalités notamment entre les hommes et les femmes. Propositions : 206. Conforter la diversité des modes et des horaires d’accueil (assistantes maternelles, crèches municipales, associatives, parentales, haltes garderie). 207. Poursuivre notre soutien aux crèches associatives. 208. Créer de nouvelles places en crèches collectives (centre-ville, la Courrouze, Bois Perrin). 209. Développer les projets innovants à l’image de la future crèche du Blosne (horaires étendus pour l’accueil des enfants du personnel hospitalier, innovation pédagogique pour l’accueil des enfants en situation de handicap). 59" "


210.Accompagner les initiatives de crèches inter-entreprises. 211. Développer en partenariat les espaces jeux au service des assistantes maternelles et des familles. 212. Ouvrir de nouvelles classes passerelles dans les quartiers prioritaires pour l’accueil des enfants de 2 ans. 213. Ouvrir les commissions d’attribution des places en crèche à des parents délégués.

11.2 Des rythmes scolaires au projet éducatif local La réforme nationale des rythmes scolaires vise à mieux répartir les heures de classe sur la semaine afin de favoriser la réussite de tous les élèves. Profitant dorénavant d’une semaine mieux équilibrée, les élèves et professeurs disposent de meilleures conditions pour mener leurs apprentissages. C’est dans cette optique, partagée, et forte d’expérimentations préexistantes (Trégain et Sonia-Delaunay), que nous avons promu dans les écoles publiques rennaises, et ce depuis la rentrée 2013, la semaine de 4 jours et demi. La mise en œuvre de cette réforme a été un temps utile de dialogue et de concertation qui a permis de rassembler la communauté éducative (enseignants, parents, associations, services académiques et Ville de Rennes). Ce temps se poursuivra, sous la forme des comités de suivi et de secteur, pour permettre des ajustements. Aussi, en plus de temps scolaires mieux répartis sur la semaine, nous en avons profité pour accroître les complémentarités entre les différents temps de l’école et de la collectivité. Nous sommes ainsi passés de 290 ateliers périscolaires en 2012 à près de 690 proposés à la rentrée 2013. À la rentrée 2014, les enfants des écoles privées bénéficieront également de cette réforme. Nous poursuivrons donc – avec les écoles publiques et privées - le travail engagé depuis plus d’un an avec les parents, les enseignants, les 60" "


services de la Ville et de l’Etat, les élus et le secteur associatif pour faire vivre pleinement notre projet éducatif local. Ce travail devra permettre de continuer la réflexion sur l’organisation des temps et de leurs contenus. Il sera guidé par le seul intérêt des enfants et de leurs familles. Proposition : 214. Pérenniser les comités de suivi de la réforme des rythmes pour en faire le comité du projet éducatif local qui associera les parents d’élèves, les enseignants, les agents municipaux et les associations. Cela permettra d’améliorer l’offre périscolaire et d’ajuster les horaires. Ce projet éducatif local mènera au renforcement de la fonction éducatrice de notre ville.

11.3

Rennes « ville éducatrice »

Cet engagement est historique et trouve son fondement dans l’identité même de notre projet politique. L’école est pour nous le lieu de l’émancipation et de la lutte contre les inégalités. ! Faire de l’école un cadre d’apprentissage épanouissant Accueillir les élèves des écoles maternelles et élémentaires dans un cadre de vie propice à leur apprentissage et à leur bien-être, telle est notre mission première. Nous devons veiller autant à la qualité des salles de classe, qu’à la diversification de nos cours d’écoles (espaces de jeux, plateaux sportifs, espaces jardinés), qu’à l’innovation des matériels mis à disposition, comme aux lieux de restauration collective. Notre réseau d’écoles doit par ailleurs être complété et adapté pour permettre une gestion des effectifs scolaires qui ont connu globalement sur la ville une forte croissance. Certains quartiers verront donc l’ouverture de nouvelles écoles. Nous souhaitons que l’ensemble de nos élèves profite du maillage important de nos équipements qu’ils soient sportifs (piscines, patinoire, stades, gymnases), culturels (cinémas, musées, salles de théâtre) ou à 61" "


vocation environnementale Gayeulles).

(Ecomusée,

Ecocentre,

ferme

des

Propositions : 215. Continuer la rénovation des locaux scolaires. 216. Ouvrir les écoles de Beauregard-Quincé et de la Courrouze dès septembre 2015. 217. Etudier la création d’un groupe scolaire sur Baud-Chardonnet. 218. Poursuivre et diversifier sur les formes notre programme de rénovation des cours d’école. 219. Doter en tableau numérique l’ensemble des écoles publiques de Rennes. 220. Développer le réseau d’enseignement breton (bilingue à la Courrouze et en immersion à Villejean).

Par ailleurs nous continuerons d’assumer pleinement notre responsabilité en matière de mobilier scolaire et de fournitures collectives.

! Poursuivre notre investissement fort dans les activités péri et extra scolaires Nous avons à cœur de permettre la réussite du plus grand nombre de nos élèves. Cela se traduira dans les écoles touchées par des réalités socio-économiques plus dégradées qu’ailleurs par un investissement renforcé de notre municipalité. Nous souhaitons ainsi faire de l’équité une modalité forte de notre action. Par ailleurs, nous continuerons de promouvoir les actions d’accompagnement à la scolarité. En effet, nous faisons le constat que le temps libre est très certainement le plus discriminant, c’est pourquoi nous souhaitons veiller à ce qu’il permette aux enfants les plus en difficulté de recevoir les soutiens et accompagnements nécessaires aux apprentissages scolaires.

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Propositions : 221. Développer les animations « hors murs » en direction des enfants, des jeunes et des familles (ludothèques itinérantes, spectacles, animations sportives, prévention santé…). 222. Ouvrir le nouveau centre de loisirs Robert-Launay en direction des 2 – 12 ans, en remplacement de la Massaye. Cette implantation permettra aux enfants de profiter de l’offre de loisirs sur les Gayeulles. 223. Mettre en place un conseil de parents et un conseil d’enfants dans les ALSH de la ville. 224. Permettre à chaque enfant de bénéficier d’activités sportives et socioculturelles. 225. Conforter les centres d’initiation sportive et l’école de natation comme lieux d’apprentissage et passerelles vers les associations sportives. 226. Conforter l’offre d’ateliers périscolaires pour atteindre les 800 ateliers prévus. Il s’agira aussi d’accompagner chaque école dans ce travail d’identification des ateliers disponibles et pertinents au vu du projet d’école. 227.Conforter le réseau d’acteurs autour de la réussite éducative. 228. Travailler avec l’enseignement privé pour favoriser l’accès de tous les enfants aux activités périscolaires.

11.4 ville

La jeunesse : une richesse pour la

Un Rennais sur quatre est âgé de 15 à 24 ans. Si cette statistique reflète le dynamisme démographique et l’attractivité de la ville de Rennes, elle révèle surtout le formidable enjeu qui s’offre à nous : reconnaître la jeunesse rennaise, dans sa diversité, comme un atout pour aujourd’hui et pour demain, en impulsant une politique publique globale (logement, emploi, formation, temps libres…) lui permettant de vivre et de partager pleinement la ville.

! Favoriser l’expression et soutenir la créativité La jeunesse est l’âge des possibles. Pour y contribuer, nous proposerons l’écriture, avec la jeunesse rennaise, d’un contrat “créatif et engagé” qui 63" "


devra permettre à chaque jeune de Rennes de trouver les moyens de s’épanouir et de se réaliser à travers la prise d’initiatives individuelles et d’engagements collectifs. Propositions : 229. Accompagner la structuration associative des jeunes. 230. Mise en place d’une carte du bénévole rennais ouvrant droit à une valorisation de l’engagement (bourse projet, aide au permis de conduire, tarification spéciale dans certains équipements). 231. S’assurer que chaque projet d’aménagement prend en compte les attentes des jeunes, en innovant dans nos modes de concertation. 232. S’appuyer sur l’expérience de la coopérative, lieu de résidence interassociative, de diffusion et de ressources ouvert à tous pour développer ce type d’initiative. 233. Encourager l’investissement des jeunes dans des animations intergénérationnelles et créatrices de lien social (exemple : KAPS de l’Association de la Fondation Étudiante pour la Ville). 234. Adapter les horaires et les jours d’ouverture des équipements de quartier. 235. Soutenir le “4 bis” comme lieu fédérateur des initiatives des jeunes. 236. Organiser un temps fort jeunesse pour favoriser l’expression des jeunes et leur participation à la vie citoyenne; 237. Maintenir le soutien aux projets de jeunes à travers les bourses FRIJ.

! L’autonomie des jeunes est l’affaire de tous Si chacun s’accorde sur la nécessité pour les jeunes de bénéficier des moyens nécessaires à leur autonomie, force est de constater que la crise met à l’épreuve notre modèle d’intégration de la jeunesse. C’est pourquoi la priorité doit être donnée aujourd’hui à l’ouverture d’une réflexion structurelle, à l’échelle de la ville, sur la manière la plus propice d’accompagner les jeunes vers leur autonomie. Ce travail prospectif devra porter sur les conditions matérielles d’indépendance et d’autonomie, mais aussi la question du « pouvoir social » des jeunes par la prise en compte de leur parole. La jeunesse est notre avenir. Son avenir est l’affaire de tous. 64" "


Propositions : 238. Maintenir une offre diversifiée de logement : résidences universitaires, colocations, locations intergénérationnelles, Foyers de jeunes travailleurs…. 239. Soutenir les Missions Locales dans leur travail d’accompagnement vers l’emploi. 240. Ouvrir largement les Espaces Ressources Emploi aux jeunes dans les quartiers. 241. Promouvoir les métiers de la fonction publique auprès des jeunes, notamment dans les quartiers prioritaires. 242. Proposer de nouveaux contrats “emplois d’avenir” et “services civiques”. 243. Développer des points d’accès aux droits dédiés aux jeunes. 244. Améliorer les conditions de vie des étudiants en s’appuyant sur les résultats de l’Observatoire de la vie étudiante (santé, accès au logement, alimentation…) et le schéma de développement universitaire.

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12." Santé, prévention et handicap : la ville du bien vivre Engagée de longue date, la Ville de Rennes mène une politique de santé publique forte et volontariste. Le contrat local de santé structure notre action et décline nos priorités de santé publique. La lutte contre les inégalités de santé y prend une place essentielle. Élément de démocratie locale sanitaire et outil de synergies, le contrat mobilise les acteurs et les réseaux institutionnels. Par ailleurs, les politiques du logement, de l’aménagement urbain, de la cohésion sociale, de la petite enfance et aussi de l’éducation, de la culture ou du sport sont des leviers essentiels pour développer des environnements favorables à la santé. La santé est par essence un domaine d’expertise et de haute technicité, où l’information n’est pas toujours accessible. Il revient à la collectivité de permettre sa diffusion la plus large, notamment à travers la mise en place d’un observatoire local de la santé des Rennais. Propositions : 245. Mettre en place un observatoire local de la santé des Rennais. 246. Poursuivre la construction d’une base d’indicateurs santé pertinents avec une déclinaison intra-quartiers. 247.Partager l’information sur les projets soutenus sur le territoire afin d’accompagner au mieux les projets innovants et de sécuriser les porteurs de projets ancrés dans le territoire : instructions partagées Ville, État, Agence Régionale de Santé.

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12.1 santé

Lutter contre les inégalités de

Nous savons que la population la plus fragile est aussi la moins mobile et que le report de soins est plus fort sur les quartiers populaires, renforçant les inégalités sociales de santé. Les plus démunis sont les plus exposés aux souffrances et maladies. L’action publique peut et doit y remédier. Propositions : 248. Insérer un volet santé au pacte rennais d’insertion. 249. Soutenir le travail en réseau de la Caisse Primaire d’Assurance Maladie et du Centre Communal d’Action Sociale. 250. Améliorer la lisibilité des dispositifs d’accompagnement santé et l’appui auprès des acteurs de structures de proximité sur le modèle du Réseau Santé bien-être de Maurepas. 251. Construire des liens avec les professionnels libéraux (contractualisation avec l’Union Régionale des Professionnels de Santé) sur les enjeux de santé et de précarité.

Et parce que certains publics sont plus fragiles que d’autres, nous adapterons nos politiques pour les plus jeunes. Propositions : 252. Agir sur la prévention précoce et l’accompagnement des enfants présentant des difficultés de santé par un service Santé enfance municipal fort (médecins, infirmiers, psychologues et nutritionnistes). 253. Insuffler dans les projets d’école et sur le périscolaires des projets autour de l’alimentation et de l’activité physique. 254. Au sein de l’observatoire de la Vie étudiante de Rennes Métropole et de l’Audiar, créer un volet Santé. 255. Informer sur la vie sexuelle et affective (Soutien affirmé au Planning Familial, Centre d’Information des Droits des Femmes et des Familles, Liberté couleur et Centre Gay Lesbien Bi et Transsexuel). 256. Soutenir le dispositif envie de respect : mobilisation exemplaire autour du respect garçons/filles. 257.Prévenir la consommation excessive d’alcool des jeunes et pas que sur l’espace public : responsabiliser par une charte Santé prévention l’ensemble 67" "


des événements festifs de la ville (culturels et sportifs) sur les conduites addictives.

12.2 Améliorer l'accès aux soins et à la prévention Si on ne peut pas parler de désertification médicale sur la Ville de Rennes, il convient d’être attentif à l’application de la loi du 11 février 2005 relative à l’accessibilité et à la courbe des âges des praticiens rennais (50 % des généralistes sont âgés de plus de 55 ans contre 45% au niveau régional). De plus, si au regard de la densité médicale (134 médecins généralistes pour 100 000 habitants pour 109 en moyenne nationale) le territoire n’est pas considéré en tension, il existe cependant de fortes disparités en son sein. Propositions : 258. Accompagner les professionnels dans la structuration de pôles santé dans les quartiers prioritaires. 259. Engager une stratégie globale de soutien sur l’ensemble des quartiers : prospective sur l’adaptation et la recherche de locaux collectifs, aide à l’ingénierie, accompagnement des projets auprès des financeurs potentiels ARS/Région.

12.3

Promouvoir la santé mentale

Parce que la santé mentale participe directement au bien-être des personnes, et qu’elle peut être corrélée à nos environnements sociaux, professionnels, familiaux, nous nous engageons à promouvoir les savoirs, connaissances et pratiques qui permettent à la fois de se préserver, mais également de vivre avec ces souffrances. Propositions : 260. Revendiquer une approche citoyenne de la souffrance psychique au sein du Conseil Local de Santé Mentale, lieu essentiel de partage de connaissances, de construction de réponses adaptées et partagées,.

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261. Mieux observer pour mieux agir : engager une réflexion sur l’étude “image et réalité en santé mentale des Rennais” (connaître, pour mieux accepter et prévenir les mécanismes d’exclusion). 262. Travailler sur les parcours des personnes relevant de soins sans consentement. 263. Renforcer les coordinations de secteurs, véritables lieux d’échanges et de recherches de solutions sur les situations individuelles. 264. Échanger en amont avec l’ensemble des partenaires d’un territoire pour mieux accompagner les personnes et éviter les phénomènes de rejet de l’environnement. 265. Permettre, par le logement adapté et un accompagnement, une meilleure insertion dans la ville et un parcours de soins sans rupture. Renforcer la charte Rennes Métropole-Ville-Bailleurs sociaux-Centre Hospitalier Guillaume Régnier (CHGR). 266. Soutenir toutes les initiatives d’accompagnement et les expressions portées par les personnes elles-mêmes : le groupe d’entraide mutuel (GEM), l’Autre Regard, charte des partenaires culturels et CHGR. 267.Valoriser et étendre à Rennes Métropole la semaine d’information de la santé mentale, véritable agora d’une psychiatrie citoyenne.

12.4 Agir en faveur des personnes en situation de handicap Se déplacer dans la ville, rentrer et sortir des bâtiments publics, bénéficier des services, profiter d’un spectacle ou encore pratiquer un sport sont autant de droits fondamentaux qui doivent être garantis à tous les habitants de notre ville. C’est une question de justice, d’égalité des droits. Nous devons aujourd’hui poursuivre, dans ce sens nos politiques d’accessibilité pour qu’un nombre toujours plus grand de nos concitoyens accèdent à ce que Rennes a de meilleur. Propositions : 268. Renforcer le partenariat avec les associations et collectifs de personnes en situation de handicap, notamment au travers du Comité Consultatif.

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269. Pour s’inscrire dans les obligations réglementaires en matière d’Établissement Recevant du Public (ERP), respecter l’agenda d’accessibilité programmée incluant la totalité des ERP de la Ville de Rennes. 270. Faire évoluer la composition de la commission intercommunale d’accessibilité pour qu’elle s’ouvre à toutes les communes de la métropole et soit un lieu d’échanges et de soutien sur les questions d’accessibilité. 271. Concernant l’accès à la culture et aux loisirs, continuer à prendre en compte le plafond de l’Allocation Adulte Handicapé dans le dispositif «Sortir!» de façon à favoriser leur accès. 272.En complément du guide de l’accessibilité à la culture pour les personnes en situation de handicap, créer un label « culture et handicap » sur la Métropole. 273. Inscrire dans l’ensemble de nos politiques un volet handicap. 274.Travailler en partenariat sur des nouvelles formes d’habitat dans le cadre du schéma départemental pour les personnes handicapées du Conseil Général. 275.Poursuivre le travail engagé dans le cadre de la convention Ville de Rennes, Centre Communal d’Action Sociale et Rennes Métropole avec le Fonds d’Insertion pour les Personnes Handicapées dans la Fonction Publique pour encore faire progresser le taux d’emploi de travailleurs handicapés.

12.5

Nutrition et Santé

La Ville intervient dans un grand nombre de politiques publiques, qui contribuent à la mise en place des habitudes alimentaires intimement liées à la santé future. Une responsabilité qui s’applique particulièrement à la restauration collective dans les crèches, les écoles, les centres de loisirs et les maisons de retraite. En mai 2010, Rennes est ainsi devenue “ville active” du Programme National Nutrition-Santé (PNNS). Nous avons entrepris une amélioration de l’offre alimentaire associée à la formation des professionnels et à des actions de sensibilisation en direction des enfants et parents. Ceci dans un esprit valorisant le plaisir de cuisiner et de manger.

Propositions : 276.Organiser un événement annuel sous la forme d’une fête de l’alimentation, mettant en valeur auprès de la population l’intérêt de mieux savoir choisir 70" "


ses aliments, de mieux les préparer pour mieux les apprécier dans une logique d’équilibre nutritionnel. 277. Poursuivre l’amélioration des menus proposés en tenant compte des avancées scientifiques récentes en matière de nutrition tout en privilégiant goût, plaisir et convivialité. 278. Amplifier la filière circuits courts d’approvisionnement en travaillant avec les acteurs de l’agriculture locale.

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13. Bien vieillir à Rennes La prévision de forte augmentation du nombre de personnes de plus de 65 ans dans les années à venir fait de la question du vieillissement un enjeu majeur, social, économique et culturel. Forte de ce constat et soucieuse d’offrir un cadre de vie accueillant à tous, la Ville de Rennes a rejoint le réseau mondial “villes-amies des aînés” de l’Organisation Mondiale de la Santé en 2011. C’est dans ce cadre que nous nous obligeons à encore plus d’anticipation, d’adaptation et d’accompagnement de la perte d’autonomie dans nos politiques publiques.

13.1 Anticiper les besoins des personnes âgées Il s’agit de permettre une avancée en âge pleinement positive sur le plan social et sur le plan de la santé pour favoriser la prévention de l’isolement et la participation citoyenne des personnes. Propositions : 279.Continuer dans le cadre de la démarche “Ville Amie des aînés”, à créer un environnement urbain participatif et accessible, afin de promouvoir un vieillissement actif et en bonne santé ainsi qu’une meilleure qualité de vie pour les personnes âgées. 280. Favoriser la continuité, la visibilité et la promotion des actions menées par les associations (Observatoire et Pôle d’Animation des Retraités, Université du Temps Libre, Bistrot Mémoire…) et les équipements de proximité en encourageant la dimension intergénérationnelle. 281. Soutenir la continuité des échanges de bonnes pratiques et de coopération entre acteurs afin de favoriser les solidarités de proximité et développer la création de lien social avec les personnes fragilisées.

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282. Encourager et soutenir le développement des actions de prévention, ainsi que leur coordination (santé, sécurité routière, départ à la retraite) afin que le plus grand nombre de Rennais puissent y accéder.

13.2

Adapter la ville

Rester le plus longtemps possible chez soi, rester actif et acteur de la vie de la cité : tel est le souhait de la majorité des personnes. Vieillir chez soi, dans un logement sûr et serein, n’est cependant possible que si nous nous donnons les moyens de créer un véritable environnement favorable et rassurant, dans une ville accessible et des quartiers permettant de maintenir des relations sociales fortes. Différentes politiques publiques comme celles du logement, de l’urbanisme, des transports, du commerce, de soutien à la vie associative, mais aussi de la culture, du sport, de la lutte contre la précarité doivent converger dans ce but. Propositions : 283. Continuer à engager notre ville dans une démarche permettant de développer des opérations d’aménagement à mixité générationnelle et sociale (dans lesquelles cohabitent seniors, familles et étudiants), proposant des programmes d’habitat favorables au vieillissement avec des logements adaptés, dans un environnement accessible et bien équipé (doté de cheminements adaptés, à proximité des commerces et services, des transports en commun, d’espaces publics accueillants...) et facilitant une intégration dans la vie sociale. 284. Inscrire la dimension du vieillissement dans les documents de planification urbaine. 285. Organiser, à mi-mandat, un temps participatif avec des aînés volontaires pour faire l’inventaire des actions, des acteurs, des projets et des aménagements favorables au vieillissement réalisés, en cours de réalisation et pour entendre leurs propositions pour contribuer à la continuité du plan d’actions « Rennes, Ville Amie des Aînés ».

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13.3 Accompagner les personnes âgées dépendantes Concernant l’accompagnement de la perte d’autonomie, notre priorité va au soutien à domicile. Cela passe par l’accompagnement des personnes elles-mêmes, mais aussi par la reconnaissance et le soutien des familles et des «aidants», ou encore par le fait de repenser l’offre d’accompagnement dans nos établissements (jardins thérapeutiques, grande dépendance, attention aux familles). Veiller à une accessibilité financière raisonnable et maîtrisée des coûts des services et de l’hébergement en établissement, tout en maintenant des prestations de qualité par du personnel formé, sera notre préoccupation permanente. Nous ferons un enjeu majeur de l’information et la communication en direction des aînés et de leur entourage afin de leur permettre d’accéder rapidement et simplement à des informations pratiques et fiables concernant leurs droits, l’accès à la vie sociale, la prévention de la perte d’autonomie et l’accompagnement de leurs aidants. Car trop souvent, les personnes âgées et leurs aidants se sentent démunis face à la complexité de l’information. Propositions : 286. Rechercher des réponses innovantes pour accompagner le bien vieillir chez soi en proposant des services à domicile de qualité alliant accessibilité financière pour les usagers et conditions de travail respectueuses des salariés. 287. Favoriser une meilleure coordination des soins et des services à domicile pour sécuriser la continuité de la prise en charge de la personne âgée dépendante. 288. Améliorer l’articulation du parcours ville-hôpital pour réduire les hospitalisations. 289. Introduire les nouvelles technologies, comme la télémédecine dans les établissements hébergeant des personnes âgées dépendantes pour les consultations médicales. 74" "


290. Créer une Maison des Seniors, dans laquelle le Centre Local d’information et de conseil (CLIC) aux personnes âgées constituera le pivot majeur en lien avec les autres acteurs rennais de la gérontologie afin : • d’assurer un accueil et une écoute personnalisée grâce à une centralisation de l’information, • de favoriser et coordonner les actions des personnes retraitées au service de la cité, • de prévenir l’isolement des personnes retraitées en favorisant le lien avec les associations, • d’accompagner la recherche de solutions à la perte d’autonomie (aménagement de l’habitat), • de proposer un accompagnement aux familles et aux aidants. Très visible et accessible pour tous les Rennais, la Maison des Seniors sera le lieu ressources pour les jeunes retraités, les personnes âgées, les aidants familiaux, les professionnels, les bénévoles mais aussi les étudiants. Lieu de rencontre, d’écoute et d’accompagnement, elle favorisera également les initiatives associatives et l’expression de la citoyenneté des personnes retraitées et âgées. 291. Éditer un guide destiné aux personnes âgées pour remédier à l’éparpillement de l’information et faciliter l’accès à une information ciblée.

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14." Organiser les temps de la ville Les rythmes de la ville sont divers. La nuit, le jour, la semaine, le dimanche, nous ne vivons pas la ville de la même façon, nous n’en attendons pas la même chose. Nous souhaitons donc travailler à ce que ces temps soient mieux appréhendés pour corriger les difficultés qu’ils peuvent générer, avec une attention toute particulière pour la nuit.

14.1

Notre politique temporelle

La Ville de Rennes et pour certaines actions la Métropole ont engagé depuis deux mandats des politiques temporelles innovantes et efficaces intéressant différents domaines d’intervention et soutenues par le Bureau des Temps. La volonté des politiques temporelles est de prendre en compte et lutter contre les inégalités qui marquent les organisations personnelles et collectives de vie à tous les âges et espaces de vie : vie professionnelle, vie personnelle, familiale… L’action publique peut et doit intervenir, informer, sensibiliser, organiser la prise en compte transversale du temps dans nos politiques municipales : mobilité, accès aux services, articulation travail et autres activités, saisonnalité, égalité femmes-hommes, emploi, culture, enfance… Pour cela, la qualité des services publics est essentielle et veille à l’équilibre entre les services rendus et le respect des conditions de travail de ceux qui les rendent, la mutualisation des moyens, la modularité et la réversibilité des aménagements, l’intermodalité, l’adaptation des horaires des services et des initiatives soutenues par la Ville, le renforcement des usages des nouvelles technologies et de l’animation des espaces publics.

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Proposition : 292. Conforter le bureau des temps dans son rôle d’appui et d’expertise auprès des services de la Ville, des équipements et acteurs pour impulser de nouvelles politiques temporelles.

14.2

Une politique publique de la nuit

Il s’agit pour nous de permettre le partage de l’espace public dans un esprit de cohabitation respectueuse et équilibrée des différentes activités nocturnes. Propositions : 293. Développer la collaboration avec les établissements de nuit, leur professionnalisme, leur responsabilité et les comportements de la clientèle étant essentiels pour la qualité de vie nocturne. De nombreuses pistes pourront être explorées : • accompagnement des lieux festifs et culturels afin d’améliorer l’accueil des publics, • déconcentration des bars du centre-ville, • expérimentation des « fermetures à l’anglaise » (interdiction de servir de l’alcool au-delà d’une certaine heure sans pour autant fermer l’établissement), • procédure de médiation riverains/établissements. 294. Promouvoir à l’appui de l’expérience de la Nuit des 4 jeudis (ND4J), une offre originale et diversifiée d’animations culturelles, sportives et de loisirs, pendant la nuit. 295. Revisiter la charte de la vie nocturne pour continuer de permettre une vie festive équilibrée, préservant la tranquillité publique et soucieuse des problématiques liées à la santé, en promouvant notamment la lutte contre la consommation excessive d’alcool. 296. Renforcer les contrôles conjoints de la police nationale et de la police municipale (mise en œuvre des arrêtés préfectoraux et municipaux) à tous niveaux : débuts de soirée, lieux de rassemblement, retours de fête avec sécurisation des transports en commun, etc… et cela dans les périodes particulières que sont les premiers mois de rentrée universitaire, les veilles de vacances et le printemps. 297.Poursuivre les dispositifs de médiation et de prévention (Nozambules, Prev’enville, Dazibao…).

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15." Le sport en mutation Le modèle sportif français a beaucoup évolué ces dernières décennies. Il épouse aujourd’hui plusieurs formes et n’est plus ce modèle unique basé sur la pratique compétitive que plusieurs générations ont connue. Depuis 2004, Rennes connaît en effet une pratique de sports loisirs supérieure à la pratique compétitive et cette inversion des courbes se confirme chaque année. Aujourd’hui, les Français pratiquent le sport plus au nom de la santé et du bien-être ou pour favoriser le lien social, et moins pour l’unique performance. Nous avons d’ailleurs vu apparaître ces dernières années un nouveau public de sportifs dans nos aires urbaines. Il s’agit des publics dits « inorganisés ». Ce sont des sportifs qui rompent avec le traditionnel lien de la licence, voire de l’association, pour pratiquer une activité sportive en toute liberté et ce malgré, parfois, un entraînement soutenu. Les deux disciplines qui illustrent le mieux cette évolution sociologique sont la course à pied et la natation. Tout Rennes Court voit chaque année plus de 13 000 coureurs s’engager sur différentes disciplines alors qu’à peine 10 % de ses participants disposent d’une licence sportive. De la même manière, les quatre piscines rennaises connaissent une explosion de leur fréquentation et doivent désormais répondre aux attentes d’un public grandissant à côté de leurs autres missions traditionnelles d’accompagnement des publics scolaires (de la grande section de maternelle à l’université) et d’accueil des clubs et disciplines aquatiques (nage sportive, plongeon, natation synchronisée, waterpolo, tir sur cible subaquatique, gym aquatique, sauvetage…). Cette mutation des comportements sportifs interpelle les villes dans la conduite des politiques publiques sportives. En effet, une ville doit pouvoir appréhender le fait sportif dans sa globalité et dans la richesse de ses pratiques et ainsi tenter de répondre le mieux possible à la diversité des pratiquants.

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C’est tout l’enjeu d’une politique municipale qui se place au carrefour de ces nouvelles pratiques urbaines et de l’éducation sportive. Cette évolution interroge nos politiques d’aide aux clubs sportifs, nous interpelle sur la conception même de nos équipements sportifs et bien sûr nous suggère également d’appréhender le fait sportif sur l’espace public. Dans un premier temps, il convient sans doute de réaffirmer quelques principes et valeurs qui doivent nous guider dans cette nouvelle approche. Le premier est sans doute à écrire sur tous les frontons des gymnases : « le sport pour tous au nom de l’égalité devant l’éducation».

15.1 Réaffirmer le sport comme vecteur d’émancipation et d’apprentissage ! Rennes, ville éducatrice et sportive Propositions : 298. Asseoir la place des éducateurs sportifs dans les temps scolaires et périscolaires. 299. Conserver et maintenir le maillage des équipements de proximité, richesse de la vie associative rennaise : Rennes compte aujourd’hui plus de 300 associations sportives qui représentent plus de 45 000 licenciés. Cette force et ce dynamisme permettent ainsi à chaque Rennais de trouver à proximité de son domicile (ou de son travail) un lieu de pratique. Une enveloppe d’un million d’euros sera prévue sur chaque exercice budgétaire et l’ordre de priorité des équipements sera concerté avec le mouvement sportif.

! Rennes, ville où l’apprentissage de la nage est prioritaire pour les jeunes publics Aujourd’hui, 1 Français sur 5 déclare ne pas savoir nager et les inégalités face à l’apprentissage sont également culturelles. Ce constat nous oblige à agir et offrir aux jeunes générations les moyens de cet apprentissage. 79" "


C’est la raison pour laquelle nous souhaitons pouvoir organiser, en complément de l’apprentissage sur le temps scolaire, une offre à destination des jeunes publics dans le cadre de l’école municipale de natation.

Proposition : 300. Prendre l’engagement que chaque Rennais qui le souhaite puisse s’inscrire à des cycles de natation pour apprendre, découvrir les nages et se perfectionner. Ce dispositif s’inscrit d’ailleurs dans une offre plus globale à destination de tous les publics et complète les autres cours existants comme l’aquaphobie par exemple ou encore l’aquagym.

! Rennes à la confluence de l’excellence sportive et universitaire

Le campus d’excellence sportive, porté par la Région Bretagne, vient de fêter ses trois années d’existence. Rennes en est membre fondateur. Conçu comme lieu de rencontre entre sportifs de haut niveau et chercheurs, il constitue un lieu unique d’expérimentation et d’innovation pour les thématiques de recherche en sport santé. Proposition : 301. Accompagner l’arrivée prochaine de la salle d’athlétisme couverte au cœur du campus universitaire de Villejean (portée en maîtrise d’ouvrage par le Conseil Général d’Ille-et-Vilaine) pour conforter cet axe et donner à Rennes de belles perspectives en termes de développement de recherche fondamentale et appliquée au sport santé.

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15.2 Aider les clubs et favoriser l’autonomie de la vie sportive et associative

! Un Office des Sports (ODS) indépendant et acteur de la ville Les 300 associations sportives rennaises sont toutes adhérentes de l’Office des Sports et contribuent ainsi à la vie démocratique sportive. Cet office est autonome et s’administre librement et c’est cette indépendance qui garantit notre capacité à agir ensemble. Il a pour mission d’accompagner la Ville de Rennes dans le développement de ses politiques municipales liées au sport. Propositions : 302. Permettre la poursuite par l’ODS du travail d’étude approfondie par quartier. Cela participe à l’analyse de l’existant et constitue un réel outil d’aide à la décision. Il participe très concrètement au pouvoir d’agir ensemble. 303. Maintenir l’ODS comme lieu d’accompagnement du mouvement sportif : il a également vocation à élaborer les critères qui permettent de répartir l’ensemble des subventions municipales à destination des clubs sportifs. Chaque année, l’office des sports se voit attribuer une subvention équivalente à 1,4 millions d’euros répartis en fonds globaux et finalisés.

! Le socio-sportif comme critère de subvention des clubs Les critères qui permettent d’élaborer les niveaux de subventionnement pour chaque club sont basés sur des éléments essentiellement quantitatifs avec le nombre de licenciés et le niveau atteint dans chaque compétition. Il nous appartient collectivement de les faire évoluer pour répondre aux nouvelles formes de pratique, mais aussi pour réaffirmer l’enjeu social et sociétal de l’accès au sport. Un nouveau critère est apparu sur ce mandat avec l’affirmation progressive du socio-sport.

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Proposition : 304. Renforcer l’axe de notre politique sportive portant sur l’égalité devant la pratique du sport, en accompagnant plus fortement les clubs et associations qui font le choix d’appréhender l’enjeu social dans leur offre.

! L’accompagnement du sport professionnel et l’accueil de manifestations sportives Même si le sport professionnel ne doit pas être au cœur de notre politique sportive, il n’en demeure pas moins qu’il suscite engouement, ferveur et fierté. Nous continuerons d’accompagner les clubs dans leurs ambitions. Rennes Métropole propose désormais d’accompagner les clubs professionnels collectifs masculins comme féminins. Nous poursuivrons cet accompagnement sous forme de prestations de communication. La part publique des budgets des clubs n’a pas vocation à s’accroître, mais il nous appartient de favoriser l’émergence de partenariats privés. Dans ce cadre nous faisons la proposition suivante : 305. Engager les études pour la construction d’une grande salle de spectacle de type Arena sur le mandat.

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16." Promouvoir la laïcité et le vivre ensemble La ville est le lieu privilégié des mixités, des échanges et des confrontations. Il revient à la collectivité de les faire vivre, et les organiser par « un vivre ensemble » toujours meilleur. Engager des politiques d’égalité et de lutte contre les discriminations, c’est inscrire la permanence des luttes pour la reconnaissance des droits, d’égal accès au service public, à la vie sociale : égalité entre les femmes et les hommes, égalité des droits pour les personnes homosexuelles, lutte contre les discriminations raciales, accessibilité pour les personnes en situation de handicap, intégration des personnes en situation d’exclusion. La laïcité tisse un lien et crée une union entre tous. principe universel, elle représente un puissant facteur de cohérence dans la ville, exigeant des engagements forts pour l’accès aux droits et la lutte contre les discriminations. La laïcité représente les valeurs, les règles et les pratiques qui contribuent au respect des croyances personnelles. Ainsi dans nos rapports avec les différents cultes, nous poursuivrons nos relations apaisées et constructives qui existent depuis longtemps concernant, notamment, les questions de la pratique des cultes, des fêtes et des cérémonies qui peuvent avoir une incidence sur l’espace public.

16.1

Promotion de la laïcité

Le principe de la laïcité concilie unité et diversité, garantit la liberté d’expression, d’opinion et de conscience, l’égalité des citoyens devant la loi et la neutralité de l’État et des services publics. 83" "


Nous sommes riches de notre diversité d’identités individuelles et collectives, de pluralités spirituelles. Propositions : 306. Création d’un comité consultatif « laïcité », espace de veille, d’information et d’actions (dont la rédaction de la charte du vivre ensemble). 307.Construire la salle de recueillement au cimetière du Nord. 308. Permettre la visite virtuelle des cimetières rennais pour entretenir un lien particulier avec la mémoire des défunts, accessible aux membres des familles où qu’ils se trouvent.

16.2

Lutte contre les discriminations

Les discriminations sont multiples et diverses dans leurs formes, directes et indirectes, volontaires ou involontaires. Elles doivent être combattues pour permettre à tous d’exercer leurs droits et de contribuer à la vie démocratique de notre ville. La lutte contre les discriminations intègre la connaissance et la reconnaissance de chacun, l’accès aux services et aux droits, la promotion de la richesse de la diversité culturelle, la valorisation des personnes, la lutte contre le racisme et l’exclusion. Dans cette optique, la mission « Lutte contre les discriminations et accès aux droits » a été créée en 2008. Propositions : 309. Poursuivre les activités du Conseil Rennais de la Diversité et de l’Égalité des Droits. 310. Renforcer les formations et la sensibilisation aux processus et lutte contre les discriminations à l’interne de la Ville mais aussi vers les partenaires. 311. Poursuivre la mobilisation des acteurs locaux de la formation, de l’emploi, de l’économie, du logement, institutions et associations. 312. Renforcer les projets d’aide à l’apprentissage de la langue française, l’alphabétisation et la lutte contre l’illettrisme. 313. Poursuivre des actions de lutte contre le racisme et la xénophobie.

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16.3

L’égalité femmes-hommes

La mise en œuvre des droits des femmes est un engagement pérenne de la municipalité qui s’exerce dans tous les domaines d’action municipale : participation des femmes dans tous les espaces de responsabilités et de décision, information et sensibilisation de la population et des personnels municipaux, conditions d’emploi et de formation, éducation à l’égalité, lutte contre les stéréotypes, prévention des violences sexistes et sexuelles, solidarité internationale en faveur des femmes étrangères. Propositions : 314. Mettre en œuvre le plan d’actions lié à la charte européenne pour l’égalité entre les femmes et les hommes dans les collectivités locales. 315. Soutenir les associations féministes. 316. Poursuivre les activités du comité consultatif. 317. Coordonner les manifestations publiques d’information et de sensibilisation dans tous les espaces. 318. Poursuivre l’inscription de ces objectifs dans tous les dispositifs contractuels, projet éducatif local, contrat local de sécurité et prévention de la délinquance, contrat de ville. 319. Poursuivre la contribution aux réseaux institutionnels et associatifs, nationaux et européens. 320. Travailler avec les associations sur l’idée d’un pôle associatif « Droits des femmes ».

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17." Assurer la sécurité et la tranquillité publique Le droit à la sécurité est un droit fondamental pour toutes les Rennaises et tous les Rennais, il doit donc être au cœur de notre contrat social. De plus, en luttant contre l’insécurité, ce sont les injustices que nous combattons, car le plus souvent les populations les plus fragiles économiquement ou socialement sont les premières concernées. Si Rennes reste incontestablement une des villes de plus de 200 000 habitants les moins touchées, elle a vu ces dernières années apparaître des évolutions en termes d’insécurité et d’actes de délinquance à l’image de la société française : augmentation des violences, dégradations des biens, trafic de drogue, etc. Mais aussi développement des pratiques addictives (stupéfiants, alcoolisation excessive), hausse des incivilités, conflits d’usage et tensions sur l’occupation de l’espace public. De plus, le sentiment d’insécurité, qu’il renvoie à des faits objectifs ou à une perception plus subjective, a progressé globalement. Un contrat social renouvelé implique de répondre à cette situation, dans la continuité des mandats précédents. Nous déclinerons donc une politique claire, affirmée et assumée de sécurité et de tranquillité publique. Notre politique se fondera sur les principes suivants : • agir dans une politique globale de cohésion sociale (politique éducative, associative, d’aménagement urbain, de lutte contre les discriminations…); • développer une conception de la “tranquillité publique” qui vise à restaurer du lien, à apaiser, à permettre le “vivre ensemble”; • assumer ses responsabilités et faire preuve de fermeté : intervenir en amont dans une logique de prévention et de médiation tout en 86" "


assumant la dimension répressive et la sanction indispensable “en bout de chaîne”; • choisir le pragmatisme, fondé sur des principes éthiques (la diversité des situations, leurs évolutions), oblige à s’adapter en permanence et donc à utiliser l’ensemble de la panoplie des ressources mobilisables. pas de posture idéologique figée, mais un respect intransigeant des Droits de l’Homme et des libertés publiques; • animer un partenariat permanent, inscrit dans la culture rennaise, qui permet une véritable coproduction de l’action. Associant la Ville de Rennes, les services de l’État, la Justice, les autres collectivités territoriales, les associations, les intervenants sociaux les plus divers et la population, il se développe en particulier à travers le Conseil Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance (CLSPD) présidé par le Maire et par ses déclinaisons (cellules de veille, commissions thématiques, etc.); • traiter les situations dans une logique de réactivité et de proximité : une organisation territoriale de proximité permet une analyse des difficultés, une prise de décision rapide et un suivi de sa mise en œuvre. Dans ce cadre - et parce que l’Etat reste l’autorité compétente en matière de sécurité des biens et des personnes -, nous renouvellerons le partenariat qui nous lie à lui. Proposition : 321. Faire évoluer le Contrat Local de Sécurité (CLS) vers une Stratégie Territoriale de Sécurité et de Prévention de la Délinquance : le contrat signé en 1998, socle de notre action, demande à évoluer. Il s’agira donc en lien avec la Stratégie Nationale de Prévention de la Délinquance de doter la Ville et l’ensemble des acteurs d’un nouveau cadre de référence avec des axes prioritaires : • la mise en place d’un « schéma local de tranquillité publique » avec une attention toute particulière à la vie nocturne et à l’espace public; • la prévention de la délinquance des mineurs et des jeunes majeurs et la prévention de la récidive; • la lutte contre les violences en direction des femmes et les violences intra familiales; 87" "


• l’accès aux droits et la médiation.

17.1

Une police municipale de proximité

Nous confirmerons notre choix d’une police de tranquillité publique coordonnée avec la police nationale, police d’ordre public. La question du renforcement des effectifs sera à étudier dans le cadre de la réflexion globale sur le périmètre du service public. Propositions : 322. Amplifier l’îlotage au plus près de la population, sur l’espace public, articulant médiation, prévention et répression et s’appuyant en particulier sur les arrêtés municipaux (consommation d’alcool, regroupements de chiens) qui seront comme par le passé appliqués avec rigueur. 323. Confirmer le centre-ville comme territoire prioritaire avec une extension des horaires d’intervention (jusqu’à minuit les jeudis, vendredis et samedis). 324. Assurer une présence permanente dans les quartiers en prolongeant l’expérimentation de l’année 2013, il s’agira de créer de véritables « équipes dédiées » aux quartiers prioritaires (Le Blosne, Maurepas et Villejean), en articulation avec une présence renouvelée de la police nationale dans ces quartiers.

17.2

Des dispositifs étendus

Au-delà du renforcement de notre police de proximité, nous souhaitons agir à travers certains dispositifs.

! Pérenniser et étendre le dispositif de vidéoprotection Outil venant compléter la priorité réaffirmée à la présence humaine, il permet de concourir à l’élucidation de délits et de diminuer le sentiment d’insécurité. Il concourt par ailleurs à la gestion de l’espace public dans les secteurs concernés.

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Propositions : 325. Dans le cadre de la charte et du comité d’éthique, pérenniser et étendre de manière ciblée le dispositif de vidéoprotection. 326. Poursuite de l’attention toute particulière portée à l’efficacité du système et surtout au respect des libertés individuelles et collectives (charte et comité d’éthique notamment).

! Accompagner le choix de la Zone de sécurité prioritaire (ZSP) et du groupe local de traitement de la délinquance (GLTD) pour le quartier du Blosne Pour ce faire, nous faisons les propositions suivantes : 327. Prendre toute notre place dans les diverses instances de coordination et d’action mises en place à cette occasion. 328. Une présence renforcée de la police municipale dans ce quartier qui connaît incontestablement depuis quelques temps des troubles particuliers (trafic de stupéfiants, dégradations, etc.). Cette démarche s’inscrit de manière complémentaire à la démarche de rénovation notamment urbaine que nous y menons.

! Un centre d’appel « tranquillité publique » Face au développement des incivilités, aux dégradations, au sentiment d’insécurité, nous proposons de : 329. Mettre en place un lieu centralisé d’écoute, de recueil des problèmes permettant une réaction adaptée. Il restera complémentaire du centre d’appel «police nationale», celle-ci gardant bien évidemment la compétence «dépôt de plaintes».

! Face à l’errance et aux regroupements de chiens Face à ce type de problématique, nous faisons la proposition suivante : 330. Créer un poste de « médiateur chien » pour poursuivre et mieux coordonner notre démarche volontariste qui associe prévention permanente, médiation et répression (en s’appuyant en particulier sur l’arrêté municipal de 2004). 89" "


En complément de cet axe de sécurité publique, nous continuerons bien évidemment à agir au titre de la prévention de la délinquance et de la médiation sociale.

17.3 La prévention de la délinquance des mineurs et des jeunes majeurs et la prévention de la récidive Les publics jeunes représentent une population particulièrement fragile et exposée à différents risques. C’est donc dès l’adolescence qu’il nous faut formuler des réponses concrètes pour éviter autant que possible le passage à l’acte délictueux. Propositions : 331. Développer des chantiers d’insertion et des chantiers éducatifs à partir des besoins en travaux, entretiens, réparations identifiées sur les quartiers avec les bailleurs sociaux, les services de la Ville, les entreprises prestataires… dans le cadre d’opérations de renouvellement urbain ou de la gestion urbaine de proximité. 332. Définir des terrains pour des mesures de réparation en lien avec les SDIS, les bailleurs sociaux, Kéolis…. 333. Engager un partenariat avec les collèges, en lien avec les associations de médiation, mais aussi le Centre d’éducation et de loisir de la police nationale (CECLPN) et Kéolis, pour la prise en charge des élèves en exclusion temporaire. 334. Favoriser la prise en charge par les équipements de quartier d’élèves prédécrocheurs. Pour cela favoriser les liens collèges/équipements de quartier. 335. Définir entre la collectivité locale, la justice et l’administration pénitentiaire un partenariat global de lutte contre la récidive en formalisant des protocoles d’intervention afin de permettre une meilleure lisibilité des actions développées, une cohérence et une complémentarité dans les actions. 336. Continuer le partenariat avec le SPIP et la PJJ sur l’accueil et la participation aux stages de citoyenneté. 90" "


337. Développer l’accueil de travaux d’intérêt général (TIG) en identifiant de nouveaux postes de travail au sein des services de Rennes et de Rennes Métropole. 338.Soutenir les associations de placements extérieurs en lien avec le SPIP. 339. Soutenir et favoriser la communication sur les actions développées en milieu carcéral (Dernier écrou). Reconnaître et valoriser l’engagement bénévole sur les actions auprès des familles de détenus (Enjeux d’enfants, Brin de Soleil…).

17.4

La lutte contre les violences

Au-delà des instructions judiciaires, et sûrement au préalable, les victimes de violence doivent pouvoir trouver une écoute qui leur permette de ne pas s’isoler et d’affronter l’acte, et ses conséquences, qu’elles viennent de subir. Nous nous engageons donc à notre niveau à favoriser la prise en compte des victimes. Propositions : 340. Travailler en partenariat étroit avec les associations (Asfad, CIDFF, Planning familial, SoS victimes, Question d’égalité…). 341. Soutenir le poste de travailleur social à l’hôtel de police. 342. Faire en sorte que les conditions soient réunies pour permettre une véritable augmentation des mesures d’ordonnances de protection. 343. Prendre en compte les enfants témoins/victimes de violences conjugales et favoriser la mise en place d’actions en faveur de ce public.

17.5

L'accès au droit et la médiation

Les liens avec le monde de la justice ont été renforcés ces dernières années afin de permettre une meilleure connaissance de cette institution et faciliter l’émergence d’actions en partenariat.

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Propositions : 344.Renforcer le partenariat avec la justice dans la continuité des actions d’interconnaissance initiées en 2011. 345. Développer les actions communes avec le Conseil départemental d’accès au droit (CDAD), le Conseil Général, le Centre Régional d’Information Jeunesse (CRIJ Bretagne). Nous créerons d’une plateforme d’accès aux droits en direction des jeunes. 346.Création de nouvelles permanences d’accès aux droits sur les quartiers et développement des journées d’information et de formation en partenariat (mardi du droit à Maurepas). 347. Favoriser la coordination de l’offre concernant l’accès au droit, l’aide aux victimes et le travail autour du dépôt de plainte. 348. Travailler la complémentarité entre les différents acteurs de la médiation sociale (médiateurs d’Optima, cité et médiation…) et avec les services de police (municipale et nationale). 349.Développer les actions de médiations collectives en lien avec les bailleurs sociaux. 350. Favoriser la présence de médiateurs de la sortie des collèges et jusqu’aux abords des arrêts de bus. 351. Développer la médiation par les pairs dans les écoles et dans les collèges.

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18." Les solidarités et la lutte contre l’exclusion La ville n’est durable que si elle est solidaire. Alors que la crise économique a un impact très important sur les populations les plus vulnérables, nous voulons faire de la lutte contre la précarité et l’exclusion une priorité. La précarité n’est, par ailleurs, pas toujours et uniquement financière. Elle se manifeste aussi dans l’absence de liens et de relations. Paradoxalement, la densité des grands ensembles urbains n’exclut pas l’isolement. Lutter contre la précarité, c’est développer une politique d’insertion et d’accès aux droits et services dans tous les domaines afin que chacun trouve sa place et soit reconnu dans notre cité. C’est aussi faire confiance à chacune et chacun, miser sur les compétences des personnes et affirmer l’existence chez chaque individu de ressources à partir desquelles se construit l’offre d’insertion. C’est insister sur la notion de parcours qui, suivant les périodes, peuvent faire appel à l’assistance, à la formation et aux démarches d’éducation populaire, à la responsabilisation des personnes et à la notion de contrat et/ou de projet. C’est donner la priorité à la participation des usagers, faire vivre le sentiment de citoyenneté, permettre une meilleure compréhension des politiques publiques C’est responsabiliser et former à la prise de parole, afin de développer des capacités pour donner un avis et participer aux instances de prise de décision.

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18.1 Favoriser l’accès aux droits et combattre l’isolement Rennes est riche d’un maillage très fort d’équipements et de services de proximité, à l’instar des six espaces sociaux communs qui facilitent l’accès aux droits pour tous et en particulier pour les publics les plus fragiles. La logique d’accès aux services se double d’une volonté de faire vivre des lieux d’accueil à partir desquels se bâtissent des projets collectifs. Renforcer le lien social est pour nous un défi permanent qui mérite toute notre attention. Propositions : 352. Continuer à soutenir le dispositif “Sortir !” et favoriser la médiation culturelle en direction des publics les plus éloignés et les plus isolés, en favorisant le lien entre les équipements socio-culturels de quartier et les équipements culturels. 353. S’appuyer sur les espaces sociaux communs pour faciliter l’accès aux droits et aux services et la mise en place d’actions collectives. 354. Construire un nouvel Espace Social Commun dans le quartier de Maurepas en lien avec la requalification urbaine. 355. Renforcer les actions “hors les murs” des intervenants sociaux pour favoriser le repérage des personnes isolées et éloignées des services. 356. S’appuyer sur les directions de quartier pour faciliter les liens et échanges entre les intervenants (bailleurs sociaux, services publics, associations...). 357. Conforter l’Association Rennaise des Centres sociaux comme acteur privilégié du soutien aux dynamiques collectives. 358. Soutenir les collectifs et associations dans leurs projets d’animation et de solidarité de proximité. 359. Renforcer, dans les conventions avec les équipements de quartier, les missions d’accueil de tous les publics et de soutien au lien social. 360. Faire de la lutte contre l’illettrisme une priorité en favorisant notamment les expérimentations (appel à projet). 361. Soutenir les associations proposant alphabétisation et apprentissage du français.

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18.2

Insérer par le logement

L’ambition de notre programme de l’habitat est d’offrir des logements diversifiés pour que tous ceux qui veulent vivre à Rennes puissent être accueillis. Mais nous n’oublions pas que les parcours de vie peuvent être parfois sinueux. À un objectif de production de logement s’ajoute une politique d’accompagnement des personnes vers un logement autonome ou, en amont, le renforcement d’une offre adaptée d’hébergement. Propositions : 362. Soutenir le dispositif « Sortir de la rue » en lien avec l’Etat et la mission locale, ainsi que l’innovation et les expérimentations favorisant l’insertion des personnes sans domicile. 363. Garantir, en lien avec Rennes Métropole et le Conseil Général, les associations et les institutions (Association de logement des familles en difficulté, Agence Immobilière à Vocation Sociale) une offre suffisante d’hébergement en résidence sociale et de logements adaptés, offre assortie d’un accompagnement social pour les personnes ayant des «difficultés à habiter». 364.Développer la politique d’accueil d’hébergement et de réinsertion sociale en lien avec l’Etat et les associations de la Fédération Nationale des associations d’Accueil et de Réinsertion Sociale. 365. Permettre l’innovation en matière d’habitat solidaire adapté pour les personnes en situation de handicap physique ou psychique. 366. Refondre le partenariat entre l’Etat et la société pour un accueil des demandeurs d’asile juste et efficace. 367. Retravailler le protocole d’accord du dispositif de COOrdination du Réseau d’Urgences Sociales (COORUS) et envisager son extension sur les communes de Rennes Métropole.

18.3

Lutter contre l'exclusion

Par l’intermédiaire du Centre Communal d’Action Sociale et par le soutien aux associations nombreuses à Rennes, nous voulons faire vivre la solidarité en faveur des plus démunis. Cela passe par la prévention 95" "


des situations de précarité, l’aide aux plus démunis, mais aussi l’adaptation de nos politiques aux attentes des usagers. Propositions : 368. Poursuivre le soutien financier au Centre Communal d’Action Sociale pour accompagner en proximité les personnes fragiles. 369. Pérenniser l’expérimentation du microcrédit personnel. 370.Développer l’inclusion bancaire et la prévention de l’endettement. 371. Lutter contre la précarité énergétique par la rénovation thermique des bâtiments, mais aussi par l’utilisation des outils d’accompagnement social. 372. Travailler avec les associations de solidarité pour une meilleure articulation de leurs actions ainsi qu’une recherche de complémentarité. Et accompagner les bénévoles et bénéficiaires dans leur connaissance de l’environnement territorial et des publics accueillis. 373. Donner de la visibilité aux actions développées à l’exemple de l’œuvre «sac à dos» en lien avec les prêtres ouvriers. 374. Favoriser et recueillir l’expression des personnes les plus démunies en s’appuyant sur les projets et savoir-faire associatifs (Association Tous pour la Dignité/Quart Monde, Fédération Nationale des associations d’Accueil et de Réinsertion Sociale...) et en systématisant la participation des usagers.

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Le pouvoir d’agir ensemble

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Faire ensemble, de sorte à ce que chaque Rennais se sente acteur de sa ville. Il nous paraît évident que le souffle démocratique ne peut s’entretenir que par un élargissement du pouvoir politique aux premiers concernés : les citoyens. C’est dans cet esprit collaboratif que nous concevons notre action publique. Rennes a bien souvent été à l’initiative d’ouvertures majeures : conseils de quartier, conseils consultatifs, débats publics, concertations sur les aménagements, coproduction sur certains sujets… Mais conscients que les attentes évoluent, que les usages de la ville changent, que nos rapports aux temps et à la géographie se modifient, nous souhaitons adapter notre pratique de l’action publique locale, pour partager le pouvoir d’agir. C’est un esprit et une méthode. L’esprit C’est accepter en toute humilité de s’ouvrir aux propositions des citoyens, mais aussi à la contradiction, de trouver dans l’échange la capacité de faire mieux. Il s’agit d’initier le débat et d’intégrer ce qu’il génère dans les politiques que nous portons, dans le respect de nos valeurs et du contrat soumis aux Rennais. La méthode Il nous faut conforter le “faire avec”. Cela interroge notamment la place de l’association dans la cité. Un lien historique nous lie au foisonnement de ce monde associatif, qui permet aux Rennais de participer à la vie collective. Ses formes, ses objets, ses lieux, ses pratiques évoluent, nos réponses également. Et si le « faire ensemble » interroge nos fonctionnements au niveau municipal, dans notre administration et avec la population, il doit également nous enjoindre à renforcer les coopérations au-delà de notre territoire communal. C’est tout l’enjeu du rayonnement de notre métropole que de partager ses atouts et remédier à ses faiblesses. Nous aurons à cœur de prouver par l’exemple que ce « faire ensemble » sera plus que jamais notre marque de fabrique. 98" "


19." S’appuyer sur le socle associatif Les Rennais ont montré depuis longtemps leur pouvoir d’agir. Rennes compte un nombre important d’associations, on en dénombre autour de 5 600. Le territoire se distingue par sa forte capacité à créer de nouvelles associations dans de nombreux domaines, en particulier en matière de solidarité. Le tissu associatif rennais participe à faire de Rennes une ville créative et solidaire. Mais les associations sont parfois dans des situations fragiles : financement, manque de renouvellement des dirigeants, isolement des projets… La Ville de Rennes entend développer et dynamiser son réseau d’associations. Depuis plusieurs décennies, la politique municipale met au cœur de son projet le soutien, la valorisation et le dialogue avec les associations. Dans l’avenir, il faudra poursuivre cet effort.

! Des associations plurielles et diverses par la promotion d’un système de soutien transparent et ouvert La diversité des associations rennaises est un atout. La Ville doit encourager les associations dans leurs projets et leur donner les moyens de les réaliser. Cette politique de soutien doit être particulièrement attentive aux associations récentes parfois portées par de nouvelles formes d’organisation et d’engagement (collectifs d’habitants, forum citoyen…). Propositions : 375. Mettre en place un système de guichet unique pour les subventions municipales (aides au projet, aides au fonctionnement, appel à projet…) avec pour objectif la simplification des démarches et un meilleur accès à l’information. 376. Faire de la Maison des associations un pôle ressources et de services performants, ouvert mais aussi un lieu de valorisation et de dialogue interassociatif. La mise aux normes de la Maison des associations a permis la réflexion des associations autour d’un nouveau projet. 99" "


377. Poursuivre une politique de mise à disposition de locaux en favorisant la mutualisation des espaces et des usages. Tout en maintenant une politique tarifaire adaptée aux associations, il nous faudra proposer une nouvelle répartition plus rationnelle des locaux associatifs. 378. Favoriser les systèmes d’émergence et de soutien par les associations ellesmêmes (groupement d’employeurs, groupement d’achat, juniors associations, parrainage de compétence…) et soutenir les fédérations d’éducation populaire dans leur démarche d’accompagnement des associations.

! De nouveaux lieux ressources au service de la créativité citoyenne Rennes dispose d’un maillage d’équipements de quartier riche et varié : Maisons des Jeunes et de la Culture, équipements de proximité, centres sociaux et Espace sociaux communs, pôles associatifs de quartier, Maisons de quartier… Cette richesse doit permettre de favoriser les projets citoyens. La diversité mais aussi la complémentarité des équipements doivent être recherchées dans chaque quartier rennais. Propositions : 379. Poursuivre la construction de nouveaux lieux en lien avec le développement de nouveaux quartiers : Maison de la Jeunesse et de la Culture à la Courrouze, le Cadran à Beauregard, et réaliser l’équipement de quartier attenant à la salle de la Cité. 380. Accompagner l’évolution de certains équipements par des opérations de restructuration ou d’aménagement en privilégiant les opérations de sobriété énergétique. 381. Faire des maisons thématiques et des équipements de quartier des espaces au service des associations et des projets des habitants et des citoyens en favorisant leur mise en réseau et en mutualisant leurs outils de soutien.

! Valoriser l'engagement dans la cité Chaque année, les Rennais consacrent 9 millions d’heures au bénévolat. Cet engagement est une véritable richesse qui fait partie de l’ADN de notre ville. 100" "


La Ville doit être présente aux côtés de tous ces citoyens qui s’engagent pour les autres et doit accompagner les nouvelles formes d’engagement qui émergent. Elles sont le gage de la pérennité du modèle associatif rennais. Propositions : 382. Favoriser autour de l’observatoire de la vie associative des temps de valorisation et de connaissance autour du fait associatif à Rennes (poids économique, nombres de bénévoles…). 383.Poursuivre la politique de soutien au bénévolat (formation, valorisation). 384. Organiser un temps fort autour de l’engagement où les bénévoles et les associations seront mis à l’honneur et pourront présenter leurs actions. 385. Accorder la carte “Sortir !” aux jeunes en service civique volontaire. 386. Candidater pour que Rennes devienne “capitale européenne du bénévolat”. 387. Développer, avec les associations, un “passeport bénévole” ayant pour objectif de reconnaître et de valoriser les compétences acquises grâce au bénévolat.

! Le dialogue avec les associations, laboratoires de démocratie et d'énergies citoyennes Le monde associatif change. Comme tout mode d’organisation, il est touché par les mutations économiques, sociales et sociétales. Tous les espaces de dialogue et de débat entre les pouvoirs publics et les associations seront propices à faire émerger les conditions de l’engagement des citoyens. Propositions : 388. Garantir la place des associations dans les instances consultatives. 389. Actualiser la Charte des Engagements réciproques Ville-Associations de 2006. 390. Imaginer avec le mouvement associatif rennais des événements permettant des rencontres inter-associatives et des espaces de dialogue régulier avec la Ville. Ces temps de rencontres et de débats s’inscriront dans 101" "


la continuité de la dynamique créée autour de la candidature de Rennes, capitale européenne du bénévolat. 391. Poursuivre la politique de conventionnement (objectifs précisément fixés, évaluation partenariale des conventions) et favoriser la mutualisation des moyens entre équipements notamment pour lutter contre la fragilisation économique des structures. Ces conventions devront particulièrement mettre l’accent sur la place des habitants et des usagers dans les équipements et l’adaptation de l’offre aux attentes et aux modes de vie (horaires). 392. Favoriser un rapprochement des services de la Ville pour une approche transversale du rapport Ville-associations (vie associative et culture).

Plus particulièrement, nous aurons une attention sur le renouvellement de notre politique de la ville et de son volet cohésion sociale. Rennes, retenue pour être site préfigurateur des nouveaux contrats de Ville, nous travaillerons à faire de nos quartiers prioritaires les lieux d’une vie associative dynamique. Faisant de celle-ci une des garanties du vivre ensemble.

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20." Habitants, usagers : tous citoyens Nous souhaitons développer les espaces de dialogue avec l’ensemble des Rennais, afin de partager les projets dans leurs ambitions mais aussi leurs contraintes. Notre ville, riche de cette longue expérience de la démocratie locale, portera les enjeux d’appropriation des politiques publiques, en enrichissant la palette de ses outils. En faisant de chaque Rennais un acteur de sa ville, nous contribuerons à reconnaître davantage une expertise d’usage qui ne peut qu’améliorer l’efficacité de nos politiques publiques. Propositions : 393. Rénover le site Internet de la Ville pour le rendre plus interactif : boîte à idées, information en direct sur l’activité municipale. 394.Innover, diversifier les modalités de collecte de la parole des Rennaises et Rennais, expérimenter de nouveaux outils d’échanges et de débat. 395. Créer une application mobile de remontée des informations émanant des habitants et alimentant les diagnostics des services de la Ville de Rennes. 396. Associer les habitants au pilotage du Contrat de Ville et à la répartition des subventions de son volet social. 397. Accompagner nos projets d’urbanisme par la mise en place d’ateliers urbains pour faciliter l’appropriation de ces nouveaux espaces et la participation des habitants. 398. Associer davantage les usagers aux orientations de nos services et politiques publics : participation des parents délégués aux commissions d’attribution des places en crèche, des usagers au comité de gestion de la patinoire, à celui des piscines. 399. Créer le “Conseil des mobilités” regroupant les usagers des voies de circulation : il aura vocation à viser régulièrement les projets de réfection de voirie pour s’assurer de la bonne prise en compte des intérêts partagés. 400. Ouvrir la gouvernance de nos politiques environnementales au monde associatif rennais (société publique locale Eau du Bassin Rennais, Alliance pour l’énergie locale, conseil de la biodiversité).

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21." Renforcer la proximité Lieux importants pour le quotidien et l’accès aux services, nos quartiers sont aussi des espaces de vie citoyenne. Il s’agit pour nous de souligner cette amplification du “faire ensemble” dans l’organisation de notre collectivité locale. Propositions : 401.Désigner six adjoints de quartier sans délégation sectorielle, pour permettre une plus grande disponibilité. 402. Systématiser les visites de la Maire dans les quartiers pour porter les politiques municipales et échanger autour des dynamiques locales. 403. Assurer une présence régulière des élus et des services de la Ville, via les directions de quartier, sur les marchés et l’espace public. 404. Annexer aux délibérations les apports de la démocratie participative sur le dossier évoqué, expliciter nos décisions. 405. Coordonner davantage les différentes instances participatives pour améliorer la lisibilité de leurs actions.

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22." De nouveaux lieux à inventer Les équipements doivent répondre à des besoins identifiés, mais ils doivent être aussi suffisamment ouverts et évolutifs pour permettre des innovations, s’adapter à des demandes sociales qui évoluent. Nous souhaitons identifier et promouvoir sur la ville des lieux sans affectation préétablie dont les clés sont confiées à des acteurs rennais, d’horizons très différents pour croiser les regards et décloisonner l’action. Concernant le site Pasteur, et dans le cadre d’une transition vers un projet définitif, nous souhaitons nous donner le temps d’une réflexion élargie. Et parce que ce site revêt dès aujourd’hui un intérêt particulier de par son histoire universitaire, par sa qualité patrimoniale et par sa localisation en plein centre-ville, nous souhaitons en faire un lieu dédié aux projets des Rennais. Ils laisseront libre cours à leur imagination et à leur créativité, pour animer ce lieu par des rencontres, des manifestations, des forums, des résidences et toute autre initiative éphémère, qui ne rencontrent pas aujourd’hui de lieu propice à leur accueil. À la croisée des domaines qui font la ville – économique, universitaire, culturel, social -, le site Pasteur sera un “laboratoire de Ville”. Un lieu où l’on imagine concrètement des événements fédérateurs, où la polyvalence, la diversité et le décloisonnement seront les maîtres mots. Conscients qu’il revient à la collectivité d’organiser le dialogue, de favoriser les rencontres, nous aménagerons a minima ce lieu pour qu’il puisse recevoir une programmation éclectique. Concernant la création de « FabLabs », nous souhaitons concevoir des lieux ouverts dans lesquels des individus, des citoyens, peuvent venir utiliser ou se former à l’utilisation de technologies de production et de fabrication du type imprimante 3 dimensions (prototypage rapide, fabrication laser, conception, design, électronique...). Un accompagnement permettra l’organisation d’événements (festivals de création, formations, concours, journées). Ces “Fablabs” pourraient être dans des lieux destinés aux associations afin de permettre à certaines 105" "


d’entre elles d’investir le champ technologique, ou d’ouvrir l’innovation à des problématiques sociales, locales, citoyennes, solidaires. Propositions : 406. Faire du site Pasteur un « laboratoire de ville » permettant rencontres, dialogues et événements éphémères. 407. Initier la création de FabLabs, lieux dédiés notamment à l’utilisation de nouveaux outils de production et de fabrication.

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23." Une gestion rigoureuse des deniers publics Le contexte des finances publiques est aujourd’hui connu de tous. Et si notre collectivité possède des fondamentaux financiers (maîtrise des dépenses de fonctionnement, limitation de l’endettement et confortement de l’épargne) qui sont sains, l’État, principal contributeur de notre budget est quant à lui en déficit chronique depuis maintenant plusieurs décennies. Cette fragilité des finances publiques françaises n’est aujourd’hui plus tenable sous peine de perte de souveraineté et de fragilisation de notre modèle social. Rennes doit prendre toute sa place dans le redressement national et dans la maîtrise de la dépense publique. En confirmant clairement la légitimité de l’impôt qui ne peut être conçu comme une charge, mais comme une contribution permettant l’exercice d’une solidarité réelle, nous souhaitons affirmer que chaque euro dépensé sera un euro utile. Nous souhaitons rappeler qu’impôt et pouvoir d’achat ne s’opposent pas. En effet, quand un enfant mange à la cantine, le coût de revient du repas est de 10,50 € : les familles paient en moyenne 3,20 €, le reste est compensé par la collectivité et donc le contribuable. Quand un nageur profite d’une heure de natation facturée 2,20 €, l’impôt permet de financer les 4,10€ qui restent pour couvrir l’ensemble des charges générées par cette heure (6,30€). Les exemples pourraient être multipliés : location de la salle “l’Étage” pour des artistes émergents rennais, location d’une salle dans un équipement de quartier, cours au conservatoire, transport en commun, place de théâtre ou d’opéra… L’ensemble de ce qui est facturé aux usagers rennais couvre rarement les charges d’exploitation. L’impôt, c’est donc aussi du pouvoir d’achat. Pour autant, conscients de l’effort important des familles pour acquitter l’impôt local, nous souhaitons stabiliser l’effort fiscal. Nous plaidons au niveau national pour une réforme de la fiscalité locale et un impôt plus 107" "


juste. Dans l’attente de cette réforme engagée par le gouvernement, et toute chose égale par ailleurs, nous n’augmenterons pas les impôts communaux en recherchant une maîtrise des dépenses. Nous confirmerons l’efficacité de ces dépenses par la mise en place de programmes d’évaluation associant dès que cela est possible les usagers du service public. Une gestion responsable est aussi une gestion sobre : économies d’énergie, mutualisation des espaces, gestion différenciée des espaces publics… Les efforts de gestion seront poursuivis pour conserver des marges de manœuvre et d’action. Une attention particulière sera portée sur les moyens mis à de notre administration à la fois pour lui permettre de missions qui lui seront confiées mais également pour l’adaptation du service public. Cela s’opérera avec les représentatives du personnel dans le cadre d’un dialogue nous souhaitons permanent, efficace et renouvelé.

disposition mener les réfléchir à institutions social que

Propositions : 408. Maintenir un haut niveau de solidarité et d’investissement tout en stabilisant l’effort fiscal. 409. Poursuivre nos programmes d’évaluation de nos politiques publiques. 410.Mener une réflexion sur l’adaptation du service public tout en maintenant une logique de qualité et d’efficacité. En travaillant sur le périmètre du service public et sur la mutualisation des services de Rennes, Rennes Métropole et des communes de l’agglomération, des missions pourront être revues dans leurs modalités d’exercice, d’autres pourront être abandonnées, enfin de nouvelles pourront être assurées. 411. Faire vivre le dialogue social par des échanges dans différents cadres formels (instances paritaires, groupes de pilotage…) ou informels. Par ce dialogue permanent, efficace et renouvelé avec les agents territoriaux et leurs représentants syndicaux, un nouveau “Pacte Social” pour le mandat municipal sera élaboré.

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24." Coopération des territoires : Rennes au cœur des réseaux Dans de nombreux secteurs de la vie sociale, culturelle et économique de notre ville, l’échelle européenne voire internationale est aujourd’hui une réalité. Et parce que nous souhaitons y jouer un rôle, à notre mesure, nous devons nous organiser pour saisir les opportunités et pour construire avec d’autres notre futur. ! Rennes, au cœur de notre agglomération Riche de son histoire intercommunale, notre commune a toujours fait le choix de la coopération. Conscients que le bassin de vie, autrement dit les usages qu’ont les Rennais de leur territoire, ne se limite pas aux frontières communales, nous souhaitons ardemment la concrétisation du fait métropolitain. Sa reconnaissance par la loi est indéniablement un succès du à la fois : • Aux multiples fonctions dont notre agglomération dispose : enseignement supérieur, recherche, économie, administrations locales, hospitalières, centrales… Notre longue tradition prospective nous a permis de fortifier ces fonctions pour faire de notre territoire une référence. • A l’originalité de notre modèle urbain : la Ville Archipel, qui nous garantit un équilibre entre l’espace construit et la nature, nous fournit un cadre de vie envié. En effet, nous vivons la ville différemment, passant du rural à l’urbain très rapidement. Les frontières s’estompent alors pour faire de la ville ce territoire incluant aussi bien les fonctions technopolitaines qu’agricoles. • Et au projet de territoire que nous partageons. Ce projet nous avons souhaité avec nos communes voisines le réactualiser entre 2010 et 2012. Ce fut un moment intense et fédérateur pour dire et écrire ce qui nous lie : solidarité, innovation, exemplarité et attractivité. 109" "


Et parce que cette construction intercommunale est à un carrefour, et qu’elle ne va pas forcément de soi, nous réaffirmons notre attachement très fort à ce qu’elle perdure et se renforce. Ainsi elle assumera de nouvelles compétences. Les services d’eau, d’assainissement, de voirie, de distribution d’électricité seront transférés, ancrant un peu plus notre Métropole dans le quotidien de ses habitants. Sans compromettre l’identité propre des Rennais et leurs intérêts, nous jouerons un rôle prépondérant dans cette nouvelle étape. ! Rennes, capitale Rennes, l’Ille-et-Vilaine et la Bretagne sont indissociables. Tout comme Rennes est une capitale qui entraîne dans son sillage l’ensemble de sa région, la Bretagne et l’Ille-et-Vilaine sont des territoires ouverts, dynamiques et forts de leurs identités qui rendent pleinement attractive leur capitale. Concernant le département d’Ille-et-Vilaine, nous veillerons notamment à participer pleinement aux enjeux de solidarité qu’il porte. Concernant notre région, nous serons attentifs à être très présents à la conférence territoriale dite « B16 » et composée de la Région, des 11 agglomérations et des 4 conseils généraux. Cette conférence est le lieu de partage, de rencontre et d’affirmation des complémentarités des territoires de Bretagne. Ce B16, très actif lors des négociations du Pacte d’Avenir, a démontré toute sa pertinence et c’est dans un esprit constructif que nous collaborerons aux travaux à même de définir le futur de notre territoire régional.

! Rennes, au cœur de l’ouest français et européen L’affirmation européenne de Rennes passe par un renforcement des partenariats et des coopérations susceptibles de rendre visible et lisible l’activité des territoires de l’ouest. Dans ce cadre, le pôle métropolitain Loire-Bretagne est un outil essentiel. Regroupant Rennes Métropole, Brest Métropole Océane, 110" "


Nantes Métropole, Saint-Nazaire Agglomération et Angers Loire Métropole, ce pôle a pour vocation d’intensifier un dialogue qui existe depuis longtemps. Cette collaboration entre territoires aux dynamiques semblables et aux profils complémentaires doit permettre de tisser des liens forts dans des secteurs aussi variés que le développement économique, l’enseignement supérieur, la recherche, le tourisme ou encore l’accessibilité. Le renforcement Rennes-Nantes est une priorité. Sur ce dernier point, nous confirmons tout l’intérêt que nous portons à l’aéroport du Grand Ouest, pour en faire une infrastructure majeure qui relie nos territoires au reste de l’Europe et du monde, comme à son corollaire la liaison ferroviaire rapide Rennes-Nantes. Au-delà de ce pôle métropolitain, notre ville continuera d’être présente dans les réseaux associatifs : associations nationales d’élus, des technopoles, Conférence des Villes de Bretagne, de l’Arc Atlantique, Conférence des Régions Périphériques Maritimes. Ces réseaux nous serviront à approfondir les collaborations et à renforcer notre visibilité.

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