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J O U R N A L

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C O M M U N A U T É

U R B A I N E

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N A N T E S

B I M E S T R I E L

Métropole

N°36. Novembre / Décembre 2011

pages 22 et 23

Déchets :  unesemaine  européenne

Nantes

pages 2 et 3

Mémorial : les liens de la mémoire Métropole

page 19

Ma ville demain 

Patrick Garçon

9 questions pour 2030

50 ans pour l’Université de Nantes

Créée en 1961, l’Université de Nantes a 50 ans. Université dynamique, jeune, innovante, elle vise à mieux se faire connaître à l’occasion de cet anniversaire.

Métropole

pages 11 à 18

Enseignement supérieur et recherche Infographie du dossier P. 12 et 13

Basse-Goulaine / Bouaye / Bouguenais / Brains / Carquefou / Couëron / Indre / La Chapelle-sur-Erdre / La Montagne / Le Pellerin / Les Sorinières / Mauves-sur-Loire / Nantes / Orvault / Rezé / Saint-Aignan-de-Grand-Lieu / Saint-Herblain / Saint-Jean-de-Boiseau / Saint-Léger-les-Vignes / Sainte-Luce-sur-Loire / Saint-Sébastien-sur-Loire / Sautron / Thouaré-sur-Loire / Vertou


Grand événement

Découvrez le Mémorial et son spectacle de feu le 1er décembre de 17 h 30 à 20 h 30. Rendez-vous Quai de la Fosse au niveau de la passerelle Victor Schœlcher.

Françoise Vergès, présidente du Comité pour la Mémoire et l’histoire de l’esclavage.

Bonder, le Mémorial associe un parcours commémoratif, un parcours méditatif et un espace historique. «  Entre le pont Anne de Bretagne et la passerelle Schœlcher, se déploie le parcours commémoratif, décrit Yannick Guin, vice-président de Nantes Métropole. Sous le quai, le parcours méditatif prend la forme d’un passage de 90 m bordé par des plaques de verre sur lesquelles sont gravés 30 textes symbolisant la lutte pour l’abolition de l’esclavage. Enfin, un espace historique doté de cartes, frises et textes donne des clés de compréhension sur la traite et l’esclavage, et montre que l’histoire de leur abolition est longue et

Le Mémorial de l’abolition de l’esclavage Le 1er décembre prochain, le Mémorial de l’abolition de l’esclavage sera inauguré. Unique monument de ce genre en Europe, il inscrit l’histoire de la traite négrière dans la forme de la ville et rend hommage aux luttes d’hier et d’aujourd’hui. Du XVIe au XIXe siècle, de nom- négrier de France. Elle organisa breux pays européens partici- 1710 des 4220 expéditions franpèrent au commerce triangulaire. çaises, et ses navires déportèrent Les cales emplies de pacotilles, 450 000 Africains. Pour inscrire leurs navires mettaient le cap sur l’Afrique où ils échangeaient leurs 1 710 expéditions négrières marchandises contre des captifs. sont parties de Nantes Ils traversaient ensuite l’Atlantique pour vendre ces hommes aux ce pan de l’histoire dans la ville, le colons du Nouveau Monde et ache- conseil municipal de Nantes décida ter des denrées exotiques qu’ils en 1998 d’édifier un monument ramenaient en Europe. Engagée commémoratif sur le quai de la dans cet « odieux trafic », Nantes Fosse, là où les navires négriers fut au XVIIIe siècle le premier port prenaient leur départ. Ce sera le

Mémorial de l’abolition de l’esclavage, inauguré le 1er décembre prochain. « Le Mémorial rend hommage à tous ceux qui ont lutté pour l’abolition de l’esclavage sur un mode symbolique. Lieu mémoriel, il se veut une métaphore sensible et artistique de l’histoire de la traite », explique Octave Cestor, conseiller municipal de Nantes en charge des relations avec l’Afrique et les Caraïbes. Abolition inachevée. Conçu par Krzysztof Wodiczko et Julian

inachevée. » « Un mémorial, c’est un lieu où l’on vient réfléchir à ce qui a été et à ce qui pourrait être, déclare Françoise Vergès, présidente du Comité pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage, qui a visité le chantier du Mémorial en septembre dernier. C’est aussi un lieu d’éducation citoyenne pour toutes les générations. Quand on regarde l’histoire de l’esclavage, il faut aussi se demander ce que cela peut nous apprendre sur le monde d’aujourd’hui. » – CP

Sortir de l’oubli pour construire l’avenir Au Bénin en septembre dernier, Jean-Marc Ayrault, Président de Nantes Métropole, s’est rendu à Ouidah, au Mémorial de la Porte du nonretour, référence internationale de la mémoire de la traite négrière depuis 1993. Le Bénin fut l’une des plaques tournantes majeures de la traite atlantique et a été le point de départ de nombreuses expéditions négrières nantaises. Au moment où Nantes proposait l’exposition les Anneaux de la mémoire, en 1992, le Bénin était précurseur dans ce travail de mémoire en Afrique. « À Nantes comme à Ouidah, je retrouve la volonté de porter un regard lucide sur cette douloureuse période de notre histoire sans désigner de coupables ou demander réparation. Pour que le silence n’étouffe pas l’avenir, il est temps de dire les vérités historiques, de sortir du mensonge et de l’oubli sur la question de la traite négrière, a expliqué Jean-Marc Ayrault, invité de l’ancien président béninois Nicéphore Soglo qui préside aujourd’hui l’Alliance des Villes pour le devoir de mémoire et le développement, fondée à Nantes en 2010. C’est la condition d’un dialogue sincère entre pays occidentaux et africains. C’est ainsi que nous pourrons inventer ensemble de nouveaux modèles de développement et bâtir un monde juste, fraternel et solidaire. »

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Grand événement

Le Mémorial : escale du Voyage à Nantes Dès son ouverture au public, le 1er décembre prochain, le Mémorial de l’Abolition de l’esclavage s’inscrira dans le Voyage à Nantes, futur parcours de visite de la métropole nantaise.

qu’international en misant sur la culture, l’art et le patrimoine. L’ambition du Voyage à Nantes est d’imposer Nantes dans le concert des capitales touristiques européennes et mondiales, de l’affirmer en tant que destination incontournable.

dévoilera les facettes industrielle, historique et contemporaine de Nantes et fera escale au Mémorial. Lieu obligé. « Les différentes étapes de ce voyage sont très éclectiques et le Mémorial vient encore enrichir cette diversité, explique Jean Blaise, directeur du Voyage à Nantes. Au sein du parcours, le Mémorial sera plus particulièrement relié au Château et à l’Île Feydeau, les deux autres sites de l’histoire et de la mémoire de la

Il est important de transmettre cette mémoire, car elle fait partie intégrante de l’histoire de la ville. traite négrière. Les visiteurs du Château doivent avoir envie d’aller plus loin et de se rendre au Mémorial et inversement. Il est important de leur transmettre cette mémoire, car elle fait partie intégrante de l’histoire de la ville. Le Mémorial témoigne du fait que Nantes assume son passé jusqu’à l’inscrire dans l’espace public, Monument unique en son Pour cela, le Voyage à Nantes va lieu essentiel pour l’éducation genre en Europe, le Mémorial notamment créer un parcours populaire. Tous les habitants de l’abolition de l’esclavage va dans la ville jalonné par de doivent être très fiers de cela et participer au rayonnement tou- nombreux monuments et sites faire du Mémorial un lieu obliristique et international de l’ag- remarquables. Couvrant une gé de la ville. » Afin d’animer glomération nantaise. Dès son distance de 10 kilomètres, ce le Mémorial de l’abolition de ouverture au public, l’exploita- parcours permettra aux Nantais l’esclave, les équipes du Voyage tion du Mémorial sera confiée et aux visiteurs de passage de à Nantes réfléchissent actuelleau Voyage à Nantes, structure découvrir la ville sous de nou- ment à l’organisation d’un colcréée en janvier dernier pour veaux points de vue. Du Château loque international consacré à développer l’attractivité de la des ducs de Bretagne à la Butte l’esclavage en 2013. métropole tant au niveau local Sainte-Anne, cet itinéraire – Carole Paquelet

Nantes, face à son histoire

édito

À lire : Revue Place publique, numéro 29, dossier Traite négrière : regarder le passé en face. www.revue-placepublique.fr

L’inauguration du Mémorial de l’abolition de l’esclavage le 1er décembre 2011 marque l’aboutissement d’un long travail de mémoire autour du passé négrier de notre ville. L’ouverture de ce monument n’est pas seulement un geste qui honore notre conscience, mais c’est aussi un acte qui montre notre détermination à regarder la réalité en face. Nantes a bâti une partie de sa richesse sur le commerce d’esclaves. Elle se devait d’inscrire dans la pierre ce pan sombre de son histoire. Sur les quais d’où partaient les navires de la traite négrière, s’élève désormais un monument à la hauteur du drame vécu durant des siècles par des millions d’hommes, de femmes et d’enfants. Mais Nantes se devait de dépasser son propre passé. Avec ce Mémorial, il fallait franchir l’espace du souvenir douloureux, ancrer ses idées dans le présent d’un monde qui n’a pas vaincu l’esclavage et songer à l’avenir en portant un message humaniste universel. Car la réalité du combat contre l’esclavage est terrifiante : l’esclavage contemporain et le travail forcé concernent aujourd’hui près de 500 millions de personnes. La richesse de notre réflexion sur l’esclavage, l’élaboration d’une pensée, la construction d’un message universel, donnent du poids intellectuel à notre métropole. Nous avons des choses à dire au monde. Jean-Marc Ayrault

Président de Nantes Métropole

Nantes Métropole - novembre/décembre 2011 - 3


Nantes Métropole

Géovélo ! Comment trouver son parcours vélo dans l’agglo ? Un site pour mieux circuler à vélo : www.geovelo.nantesmetropole.fr

Ça roule pour la navette ! Le nouvel itinéraire de la navette Tan vient d’être inauguré, de Saint-Aignande-Grand-Lieu à Brains, via la gare de Bouaye. La gare est aménagée aussi pour mieux y garer son vélo…

solution, mise en place par Nantes Métropole et la Tan depuis un an pour laisser leur voiture chez eux : la navette qui relie Brains à Bouaye. « Adoptée » par les habitants, son itinéraire est prolongé jusqu’à Saint-Aignan-de-Grand-Lieu. « Nous invitons tous les habitants

Comment aller à Nantes sans voiture quand on vit à Brains ou à Saint-Aignan-de-Grand-Lieu, dans le Sud-Ouest de la métropole nantaise ? Il est 8 h 03. Un TER vient d’entrer en gare de Bouaye, en provenance de la gare de Challans. Destination : Nantes. Le parking de cent cinquante places est plein ; pourtant, tous les voyageurs ne sont pas venus à la gare de Bouaye en voiture. Ils ont choisi une autre

Une navette TAN adoptée   par les habitants de Brains et de Saint-Aignan-deGrand-Lieu à venir ici, à la gare de Bouaye. L’idée, c’est de développer, dans le cadre des déplacements travail-domicile, un service innovant qui réponde aux attentes, qui fluidifie et facilite l’accès au centre de l’agglo », déclare JeanFrançois Retière, vice-président

de Nantes Métropole en charge des transports et déplacements, lors du lancement de la première navette Brains-Saint Aignan-deGrand-Lieu. La bonne combine. Dorénavant, la navette Tan part de Brains ou de Saint-Aignan-de-Grand-Lieu dix fois par jour, s’arrête devant la gare de Bouaye et relie les trois communes. Il suffit d’avoir un seul ticket Tan pour faire un aller Brains-Nantes ou Saint-Aignande-Grand-Lieu-Nantes, en combinant navette et train. Durée du trajet : de 30 à 40 minutes. De nouvelles stations de navette ont été également créées au centre-bourg de Bouaye, très pratiques pour les jeunes Brennois et Aignanais qui vont au lycée de Bouaye.

Innovation : Nantes Métropole a décidé de mettre en service de nouveaux box à cadenas à la gare de Bouaye, qui protégeront les deux-roues du vol comme de la pluie, telles des consignes gratuites pour grand volume, en libre accès, repérables par leur couleur orange. Idéal pour les Boscéens qui ont choisi de venir en vélo à la gare.

– Isabelle Corbé

La navette de la Tan.

Le jeu collectif de trois communes Dans le cadre d’un regroupement de commandes, les communes de Brains, Thouaré-sur-Loire et des Sorinières ont non seulement pu acquérir des pelouses synthétiques à un coût moindre, mais aussi démontrer leur capacité à travailler en équipe. À l’issue d’un match associant les jeunes footballeurs des trois communes, les appréciations positives fusent : « C’est beaucoup mieux », « Le jeu est plus rapide, plus professionnel », « Il n’y a pas de faux rebonds », « Le traçage est toujours visible ». Utilisable quelles que soient les conditions météorologiques, le terrain en pelouse synthétique de Brains est le premier à être inauguré, en attendant celui des Sorinières en novembre 2011 et de Thouaré-sur-Loire en juin 2012. Auparavant, pour mener à bien ce projet, les trois communes ont créé un groupement de commandes. « Ensuite, nous avons béné-

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ficié de l’aide juridique du service marché de Nantes Métropole ainsi que celle technique du service des Sports de la mairie de Nantes  »,  rapporte Jean-Pierre Legendre,

La pelouse synthétique de Brains.

maire de Brains et initiateur du projet en 2009. D’ores et déjà, le bilan s’annonce plus que positif. « Les responsables techniques des trois communes ont travaillé main dans la main. Cela a été le summum de cette collaboration, retrace Bernard Chesneau, maire de Thouaré-sur-Loire. Comme le groupement a bien fonctionné, nous avons pu réduire les coûts. Donc, nous sommes allés plus loin que le cahier des charges, avec une pelouse de qualité. » Pour la commune de Brains, le coût est de 842 000 euros HT, y compris la maîtrise d’œuvre qui a été réduite de 53 %. Les travaux incluant l’éclairage, le nouveau parking, les voies de desserte et les aménagements connexes avec, à la clé, 50 % de réduction des coûts d’entretien par rapport à l’ancien terrain. « Si nous avions agi individuellement, nous aurions eu une solution technique moindre et plus chère, résume Jean-Pierre Legendre. Avec ce projet, nous avons toujours joué collectif. »

– Isabelle Corbé


actualités

La Fabrique de talents Depuis le 30 septembre, la Fabrique fait battre le cœur du Quartier de la Création, sur l’Île de Nantes. À côté des Machines, musiques actuelles et arts numériques, public et artistes sont invités à expérimenter ensemble dans un lieu sans pareil.

L

Le soir de l’inauguration de la Fabrique a été l’occasion de mettre en lumière artistes et bâtiment.

e long des Nefs, l’Éléphant a vu sortir de terre deux bâtiments spectaculaires. L’un est posé sur un blockhaus, ancienne friche artistique. Bienvenue à la Fabrique. Qu’y a-t-il à l’intérieur de ce complexe de béton et de métal ? Deux salles de concert (Maxi : 1 200 places et Micro : 400 places), des studios de répétition, un centre info-ressources, des salles de formation, des espaces d’expérimentation autour du son et du multimédia, un jardin expérimental… Objectif :

soutenir l’émergence artistique, les nouvelles formes de création en partageant sur un même site les outils de création, d’accompagnement et de diffusion. Cinq associations nantaises se sont particulièrement investies pour imaginer ce projet avec la Ville de Nantes : Apo 33 (arts sonores et multimédia), Microfaune (concerts alternatifs), Mire (cinéma expérimental), Stereolux (exOlympic) et Trempolino (pépinière musiques actuelles) sont les premiers occupants de la Fabrique

qu’ils animent collectivement. « La Fabrique ouvre une nouvelle aventure culturelle pour Nantes et son agglomération, annonçait Jean-Marc Ayrault, lors de l’inauguration. C’est un laboratoire culturel, mais aussi politique et social pour que chacun au-delà de son projet s’inscrive dans l’intérêt collectif. Chacun doit trouver sa place dans ce mouvement, apporter ses expériences et ses possibilités parce que Nantes est une éternelle fabrique de talents. » – EB www.lafabrique.nantes.fr

Fabriquer en réseau dans les quartiers La première Fabrique a ouvert en janvier 2010 dans une ancienne école primaire du quartier nantais des Dervallières. Une dizaine de structures culturelles et collectifs d’artistes y cohabitent et expérimentent l’ouverture sur les autres projets et sur le quartier : Quidam (danse), Atelier Flexible (architecture / scénographie), Cie Frasques (jazz), Fragil (média culturel), La Luna (arts plastiques), Rapacité (hip hop), Spoutnik Théâtre production (théâtre), Virus d’Intérêt Artistique (production d’artistes) et Yolk (label). « Il n’y a pas la grande Fabrique sur l’Île de Nantes et des “fabriquettes” dans les quartiers. Chaque Fabrique doit s’inscrire dans la réalité de son quartier en travaillant en réseau. Il s’agit de croiser les projets, les parcours, d’animer les interactions et la rencontre entre les acteurs et les quartiers. Aux Dervallières, cette idée est en marche ! » constate JeanMarc Ayrault. La dynamique de la Fabrique s’ancre aussi dans le quartier Chantenay où la salle mythique de l’Olympic est dédiée désormais aux résidences, à la répétition et à l’expérimentation.

Sur nantesmetropole.fr Chouette école Une ancienne école de quartier reconvertie en laboratoire artistique : découvrez la Fabrique des Dervallières-Zola.

Fabrication lancée

Qu’est-ce que vous fabriquez ?

Les meilleurs moments de l’inauguration de la Fabrique de l’Île de Nantes.

En un mot, en une phrase, vos attentes sur la Fabrique.

Nantes Métropole - novembre/décembre 2011 - 5


Yasmina et Farida Abid, de l’association les Petites Mains.

Les petites mains en action pour le Marché de Lëon Le Marché de Lëon, sorte de marché de Noël des créateurs de la région s’installe place du Change, à Nantes, du 9 au 24 décembre, à l’initiative de la scop Les Petites Mains. Une belle occasion de découvrir un pan de la création locale et originale, et de la faire connaître en l’offrant !  Partez à la chasse aux créateurs », invite l’affiche du Marché de Lëon, au-dessus du dessin d’une tête de cerf. Non que le créateur soit une espèce à chasser, mais plutôt à trouver. L’ambition principale de la manifestation qui s’installe durant 15 jours place du Change, à Nantes, est bien de présenter les créateurs au grand public, et de montrer que « la création Made in France est aussi riche et pas forcément plus chère que le Made in China », insistent en chœur Yasmina et Farida Abid. Toutes

deux ont créé il y a six ans l’association Les Petites Mains*qui propose des créations de styliste, réalisées par Farida.

Un marché hors norme qui accueille 20 stands… La structure, qui vient de se transformer en scop, était jusqu’alors associative. « Nous avons imaginé le Marché de Lëon en 2008, raconte Yasmina, parce qu’on avait le sentiment que les manifestations commerciales classiques de Noël ne nous correspon-

uniques. Yasmina et Farida ont aussi eu ce souhait, pour promouvoir la création, que les emplacements soient moins couteux pour des créateurs qui ont parfois du mal à se faire connaître. « On a créé un stand tremplin, qu’on appelle le Bazar de Lëon, pour valoriser les coups de cœur qu’on a eus dans l’année et ainsi aider les gens qui démarrent et n’ont pas la capacité d’avoir un stock de créations. » Et Yasmina de renchérir : « Nous sommes épaulés par la Ville de Nantes et Nantes Métropole, la Tan, mais aussi des entrepreneurs (Opixido, Adekma…) qui apportent de la main-d’œuvre ». Cette année, des rencontres dédiées aux filières créatives et aux publics concernés seront proposées, autour notamment des dispositifs d’accompagnement à la création qui existent. « Le concept de ce marché est aussi de mettre en relation des créateurs bien assis et d’autres qui démarrent. Ce doit être un lieu de pédagogie et ainsi de transmission. » – Gwenaëll Lyvinec

daient pas. On a voulu réunir les acteurs de la filière créative dans un même espace. Les exposants sont des créateurs de la région et sont issus de l’économie sociale et solidaire. Ce qu’ils proposent à la vente reste très abordable. » Le bazar de Lëon. Ce marché hors norme accueille au maximum 20 stands. Ne sont présentés et proposés à l’achat que des produits de créateurs, qui ont été sélectionnés sur leur dossier, au regard de leur démarche et du fait qu’ils trans- *Les Petites Mains, forment et produisent en France sur rendez-vous au des petites séries ou des pièces 06 74 44 89 75

Un toit pour mieux repartir dans la vie « Si on veut vraiment, en se regroupant, on peut loger des sans-abris. » Denis Castin, fondateur de l’association Toit à moi, a fait de ces quelques mots l’un des slogans de la structure. Il cherche de nouveaux donateurs pour financer un logement supplémentaire. En 2008, Denis Castin lance un pari fou avec un collègue en créant l’association Toit à moi. « Nous avons fait le choix d’investir sur le long terme en achetant des logements pour mieux accompagner des personnes en difficulté dans la durée. » Une ambition économique qui n’a alors pas été comprise de tout le monde. Trois ans plus tard, pourtant, l’association possède trois logements. Quinze bénévoles, une dizaine de mécènes participent au bon fonctionnement de la structure et 140 donateurs contribuent au financement des logements, « sachant que les dons sont intégralement investis dans l’achat d’appartements ». Le projet serait d’en avoir davantage pour aider d’autres personnes en difficulté. « 70 donateurs, qui donnent 20 euros par mois (fiscalement déductibles à 75 %) pendant 5 ans, permettent l’achat d’un appartement », explique Denis Castin, soulignant combien, finalement, il est simple et peu couteux d’être solidaire. « On ne cherche pas la quantité, mais la qualité de l’accueil, insiste-t-il. On fait du cousu main. » – Gwenaëll Lyvinec

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Toit à moi, 11 rue du Prinquiau, 44000 Nantes, tel. 06 66 86 59 46 www.toitamoi.net


Zapping

Nantes Métropole La découverte du Chronobus. Le Chronobus fera son apparition dès septembre 2012 dans l’agglomération. Quatre des dix lignes programmées seront alors mises en service. En savoir plus sur le Chronobus : www.nantesmetropole.fr/chronobus Belles couleurs nantaises. Au cœur du quartier Clos-Toreau, à deux pas du BusWay, la construction de 170 logements, de 7 620 m2 de bureaux et d’un hôtel s’achève. Forme architecturale originale, intégration dans l’environnement urbain et mixité d’usages, l’îlot Bonne-Garde offre un nouveau visage coloré au Sud de Nantes.

Une ruche pour les TIC. Au cœur du parc technologique de la Chantrerie, à Nantes, un nouveau chantier démarrera en janvier 2012. Un immeuble à l’allure de ruche géante s’y élèvera pour accueillir les futures entreprises de la filière TIC (Technologies de l’information et de la communication).

3 vidéos sur nantesmetropole.fr Promouvoir notre territoire à l’international Ou comment augmenter la notoriété de la métropole Nantes - Saint-Nazaire.

Les grands témoins du Mémorial Rencontre avec Françoise Vergès et Maryse Condé autour de la mémoire de l’esclavage.

Des bonnes tables et trois coups de cœur La cuisine nantaise à travers son nouveau guide culinaire Les Tables de Nantes.

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Métropole d’avance

Coup de cœur pour les tables de Nantes Le nouveau guide culinaire « Les Tables de Nantes » met à l’honneur 87 bonnes tables et distingue trois coups de cœur. À dévorer ! Un bon chef cuisinier est un passionné qui se lève tôt et se couche tard pour atteindre un objectif : nous, ou plutôt, nos papilles. « Faire plaisir » est une expression qui revenait en boucle dans les bouches, lors de la soirée de présentation du tout nouveau, tout beau guide Les Tables de Nantes, le 19 septembre dernier. Mitonné par l’équipe du Voyage à Nantes et Interloire Nantes, car un voyage gastronomique n’a de meilleure compagnie qu’un voyage en œnologie, ce guide propose de revisiter le Prix Charles Monselet, qui, jusque-là, se faisait fort de représenter la gastronomie nantaise. « C’est une nouvelle approche de la cuisine, explique Richard Baussay, maître de cérémonie et responsable de la promotion culi-

naire au Voyage à Nantes. Le guide présente 87 bonnes adresses, à tous les prix, pour tous les goûts et pour toutes les occasions. De la table d’exception à la table de tous les jours. La cuisine française traditionnelle ne représente pas toute la cuisine. Aujourd’hui, des influences asiatiques, grecques, italiennes, africaines, caraïbes, recréent tous les jours le patrimoine culinaire nantais. » Cuisine sans frontières, la cuisine nantaise ? Certainement. L’influence des produits d’ailleurs, des épices en particulier, se fait aujourd’hui rudement bien sentir, à l’image du travail proposé par les trois coups de cœur du guide. Nhung Phung, chef du Song Saveurs et Sens, propose une cuisine fusion, où les épices du monde entier

viennent croiser les produits du terroir nantais et revigorer les plats traditionnels français. Nicolas Bourget, chef de la Raffinerie, avoue une influence grecque et vietnamienne dans ses plats. Quant à Frédéric Pinheiro, chef du Restaurant du pont, il est d’origine toulousaine, met du Sud dans les produits de l’Ouest et goûte aussi les saveurs d’ailleurs. Directeur du Voyage à Nantes, Jean Blaise ouvrira d’ailleurs cette soirée par ses mots : « La cuisine fait partie de la culture. C’est aussi une ouverture aux autres. » Un espace créatif également, où l’on attend « le bouillonnement, la découverte, la surprise », dira Rachel Bocher, adjointe au maire de Nantes et présidente du Conseil des acteurs du tourisme. – David Pouilloux

Nhung Phung, chef du Song Saveurs & Sens

Nicolas Bourget, chef de la Raffinerie

Frédéric Pinheiro, chef du Restaurant du pont

« Ma cuisine est une cuisine ouverte au monde. Je voyage beaucoup et j’utilise les épices que je trouve pour sublimer la qualité d’un produit : cardamone, badiane, poivres, citronnelle, gingembre, ail. Elles relèvent le plat et éclatent en bouche. Je suis d’origine laotienne et j’ai vécu au Vietnam. Je vis en France depuis 30 ans et j’ai ouvert mon restaurant il y a quatre ans. Ma cuisine reflète mon parcours et mon attachement à la cuisine asiatique et à la cuisine française. Ma cuisine est entre deux mondes. »

« wMa cuisine est une cuisine simple, spontanée, avec des cuissons dans l’instant et de la fraîcheur. Lorsque l’on met quelque chose dans un plat, il faut que ça se sente, qu’il y ait une explosion en bouche des parfums. J’ai fait plusieurs saisons en Grèce et j’ai travaillé au Vietnam. Cela a stimulé ma créativité et changé ma façon de cuisiner. Notre pain et nos glaces sont maison. L’important aussi, c’est de ne jamais tomber dans la facilité et de se remettre en question sans cesse, de trouver de nouvelles idées pour faire plaisir à nos clients. »

« Ma cuisine est jeune et créative, avec une attention importante à la présentation. Je viens de Toulouse, et j’aime mettre un tempérament du Sud dans mes plats composés avec des produits frais, de qualité et du terroir. Je pense que la richesse du terroir nantais est un trésor sous-estimé. Ce que j’aime faire, en particulier, c’est décliner un même produit, langoustine, pomme de terre, courgette, et proposer à la dégustation trois ou quatre façons de le cuisiner dans un même plat. »

Song Saveurs et Sens : 5 rue de Santeuil à Nantes Tél. : 02 40 20 88 07 www.restaurant-song.fr

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La Raffinerie : 54 rue Fouré à Nantes Tél. : 02 40 74 81 05 www.restaurantlaraffinerie.fr

Restaurant du pont : 147 rue de Grignon à Basse-Goulaine Tél. : 02 40 03 58 62 www.restaurant-du-pont.fr


La 2e conférence permanente Nantes-Rennes aura lieu à Rennes le 10 novembre 2011. Les élus des deux métropoles et leurs partenaires feront le point sur les actions de coopération engagées.

En covoiture pour Nantes - Rennes Originaires de l’agglomération nantaise, elles ont étudié à Rennes. Pendant un an, Isabelle Coste et Maud Marquer ont covoituré et vécu le meilleur des deux métropoles.

L

Isabelle et Maud covoiturent entre Nantes et Rennes, une solution économique, conviviale et écologique.

’une était de SaintHerblain, l’autre de Nantes ; Isabelle Coste et Maud Marquer se sont rencontrées à Rennes où elles ont suivi la même licence professionnelle. Une formation en alternance qui les a conduites à choisir le covoiturage pour leurs déplacements entre les deux métropoles. « Le train n’est pas assez régulier et ne fait pas gagner de temps par rapport à la voiture sur ce trajet. C’est impressionnant le nombre de gens qui font la route matin et soir. Au départ, le covoiturage est une solution économique. Ensuite, on découvre que c’est convivial et écologique », dit Maud. Elle ne conduit pas, ce qui ne l’empêche pas de bouger beaucoup, en covoiturant. « Il y a des sites web très bien faits pour préparer ses trajets. Je vais tester celui de Nantes Métropole ! » « Une aire de covoiturage a été aménagée près de chez moi, dans

le vignoble nantais, à un endroit où beaucoup de gens s’organisaient comme ils pouvaient. Ce n’est pas nouveau, mais j’ai l’impression que les pratiques d’échange de services se développent », estime Isabelle. Même décliné en transport de colis, le covoiturage favorise les rencontres et la découverte.

Le covoiturage favorise les rencontres et les Échanges « Une fois, nous avons fait la route avec un lapin reproducteur nommé Champion. Drôle de moment ! » Entre Nantes et Rennes, les deux amies n’ont pas choisi. « C’est marrant, ces deux villes sont sans cesse comparées. J’adore les deux, elles sont très culturelles avec des mentalités différentes. Rennes vit au rythme étudiant ; Nantes, c’est plein de petits endroits et d’ambiances », décrit Maud.

« À Nantes, on sent une politique culturelle très forte, aboutie. Rennes est plus dans l’émergence, l’initiative, l’événementiel. Nantes, c’est le Lieu Unique ; Rennes, le moment unique ! » lance Isabelle. Le rapprochement engagé entre les deux métropoles de l’Ouest n’a pas échappé aux jeunes femmes. « Il y a des échanges entre chercheurs. Certains de nos intervenants enseignent sur les deux campus. Ce serait bien que cette coopération se développe maintenant au niveau des étudiants. On peut imaginer des parrainages, des échanges, et des projets et des colloques communs qui seraient présentés dans les deux villes. Voilà des propositions concrètes. On garde les autres pour le site www.mavilledemain.fr ! » – Emmanuel Bouvet

www.covoituragenantesmetropole.fr http://nantesrennes.fr/

RN137, aller et retour artistique Au printemps dernier, 12 jeunes artistes contemporains nantais et rennais exposaient ensemble à Nantes, à l’invitation des associations Zoo Galerie (Nantes) et 40mcube (Rennes). Un condensé de l’effervescence qui agite les deux métropoles en matière d’arts plastiques, à travers un réseau associatif singulièrement actif. L’itinéraire se poursuit à Rennes avec une seconde exposition : les 12 talents à suivre sont à nouveau réunis, mais ils présenteront de nouvelles œuvres.

Reprenant le nom du trait d’union routier reliant les deux métropoles, l’expo RN 137 illustre leur rapprochement sous l’angle de la coopération culturelle. Du 19 novembre au 17 décembre 2011 au centre d’art 40mcube, 48 avenue Sergent Maginot, à Rennes. www.40mcube.org www.zoogalerie.fr

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Une image internationale Nantes Métropole, Saint-Nazaire agglomération et la Chambre de commerce et d’industrie viennent de créer une agence pour promouvoir notre territoire à l’international. Une façon de rendre plus visible et plus attractive notre territoire aux yeux du monde. Toutes les villes du monde ont une image. Lorsque l’on pense à New York, Barcelone, Sydney, Singapour ou Paris, chacun de nous a en tête une représentation de cette ville et peut avoir envie d’y aller en vacances, de s’y installer pour travailler, de venir y étudier. Pour séduire les touristes, attirer les chefs d’entreprise, convaincre les investisseurs, intéresser les chercheurs, faire venir des étudiants ou des salariés, tous les territoires du monde misent sur leur image et sont en concurrence entre eux. L’enjeu est d’importance : quand on sait attirer à soi les talents et les projets, c’est évidemment une source de dynamisme économique, d’emplois, de richesse. Pour y arriver, la recette est simple : il faut être plus connu. « Nantes et Saint-Nazaire n’ont pas la notoriété des grandes capitales mondiales, estime Christophe Le Bret, directeur de la nouvelle agence internationale Nantes Saint-Nazaire. Nous sommes dans la catégorie des challengers. Notre objectif est de faire émerger ensemble, dans le

bruit du monde, l’image de notre territoire à l’international. » Première étape : trouver le moyen de sortir du lot, au milieu de géants, s’appuyer sur son originalité, identifier sa marque de

Augmenter la notoriété de Nantes SAINT-NAZAIRE fabrique. « Audace, imagination, créativité décalée ressortent comme des valeurs fortes de la métropole Nantes Saint-Nazaire, déclare Christophe Le Bret. Le Grand Éléphant ou les œuvres d’Estuaire en sont des exemples. Cette réflexion a conduit au choix d’une marque « Nantes » et d’une signature « just imagine » qui résume cet esprit inventif des métropoles de l’Estuaire. Un tout nouveau portail internet intitulé « nantesjustimagine.com » accueillera toutes celles et ceux qui ont envie de Nantes. Ce portail est l’outil de diffusion de tout ce que le territoire peut faire de bien, rassemblant toutes les réussites de ses acteurs, entreprises, laboratoires, labellisation, trophée, récom-

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pense, etc. « Nous allons miser évidemment sur le titre de Capitale verte de l’Europe 2013, déclare Jean-Marc Ayrault, président de Nantes Métropole. C’est un atout considérable pour faire parler de nous à l’international. » Mais pour promouvoir son image dans le monde entier, Nantes et SaintNazaire ne comptent pas uniquement sur ces grands événements. « Nous n’avons pas les moyens d’une ville comme Londres ou Tokyo pour faire parler de nous, résume Christophe Le Bret. Nous devons compter sur le bouche-àoreille et sur la contribution de chacun pour faire passer une image positive de notre territoire. » Une idée-force : des ambassadeurs, une trentaine, vivant à l’étranger, représenteront notre territoire et seront nos porte-drapeaux. Et localement, des « estuarians », seront invités à parler de leur passion du territoire, en particulier sur les réseaux sociaux (acebook, twitter, viadeo, etc.). Nantes just imagine sera ainsi au cœur de la toile du monde. – David Pouilloux

« Nous sommes heureux de voir aboutir cette initiative commune. Nos entreprises ont besoin d’une plus grande lisibilité à l’international pour se développer, pour mieux échanger, pour recruter. Cette agence, c’est un outil pour montrer qu’elles sont ancrées dans un territoire connu et reconnu. » Jean-François Gendron, président de la Chambre de commerce et d’industrie Nantes Saint-Nazaire.

« L’image d’un territoire est une image globale. C’est l’image de nos villes, de nos entreprises, de salariés, de nos savoir-faire. Saint-Nazaire est la vitrine industrielle et maritime de la métropole à l’international. » Joël Batteux,

président de Saint-Nazaire Agglomération.

« La promotion de notre image à l’international passe par la mise en relation de tous les acteurs de notre territoire. Nous avons beaucoup d’atouts pour cela, mais cela ne se sait pas beaucoup. » Patrick Rimbert, vice-président de Nantes Métropole.


DOSSIER ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR ET RECHERCHE pages 11 à 18

Les 50 ans de l’Université de Nantes Créée en 1961, l’Université de Nantes est dynamique, jeune, innovante. Cette année, elle souhaite mieux se faire connaître à l’occasion de cet anniversaire.

Certaines universités, comme celle de Bologne, en Italie, ont plus de mille ans. Celle de Nantes fait sans aucun doute partie des plus jeunes universités de France avec seulement 50 ans. Pour elle, cet anniversaire est l’occasion de mieux se faire connaître, et en premier lieu, des habitants de la métropole. Qui sait aujourd’hui que 32 000 étudiants sont formés dans pratiquement toutes les disciplines ? Qui sait que plus de 10 % de ses étudiants sont étrangers ? Qui sait que l’Université accueille des sportifs de haut niveau ? Qui connaît le dynamisme des associations culturelles étudiantes ? Qui sait que 75 % de ses laboratoires de recherche sont classés parmi les meilleurs en France dans leur domaine ? Voilà pourquoi l’Université de

Nantes a choisi de faire les choses en grand pour fêter son premier demi-siècle d’existence et expliquer ce qu’elle fait. Jusqu’en juin 2012, conférences, débats, colloques, expositions, visites de laboratoires et temps culturels, festifs et conviviaux, vont émailler toute l’année universitaire. « Nous avons souhaité organiser des événements faisant écho aux principales missions de l’Université que sont la formation, la recherche, et l’insertion professionnelle », explique Jérôme Gastineau, directeur du service de la vie étudiante de l’Université de Nantes. Après une grande soirée festive qui a accueilli 6 000 personnes le 15 septembre dernier, l’Université se tourne vers l’avenir en organisant un colloque intitulé « L’Université demain » les 7 et 8 décembre prochains. Pour les enseignants-chercheurs, ces deux jours seront l’occasion de s’interroger sur le modèle universitaire actuel et les grands enjeux de demain tels que l’autonomie, les investissements d’avenir, l’ouverture sur la cité, etc. Rayonnement international. Du 24 au 27 janvier, la Semaine Université – Entreprises donnera à voir les nombreux liens que l’Université entretient avec le monde économique. Whorkshops, visites de laboratoires et d’entreprises, conférences seront au programme. Autre temps fort de ce 50e anniversaire : la Semaine internationale du 14 au 17 mars. « Tous les étudiants en mobilité internationale, étrangers de passage et Nantais expatriés, sont nos ambassadeurs. Garante d’attractivité pour le territoire, la mobilité des étudiants doit être encouragée par l’Université, dont le rayonnement international est l’une des priorités. C’est là tout le sens de cette semaine », insiste Jérôme Gastineau. Enfin, le 8 juin prochain, se dérouleront les Journées scientifiques de l’Université de Nantes. Accessibles à un très large public, ces journées de vulgarisation scientifique démontrent l’impact de la recherche sur la vie quotidienne des citoyens et leur avenir. « Pour nous, les Journées scientifiques symbolisent un peu l’ouverture de l’université sur la ville », résume Jérôme Gastineau. En parallèle de ces temps forts, de nombreuses expositions itinérantes seront à découvrir tout au long de l’année sur les différents campus de l’Université.– Carole Paquelet Plus d’infos : www.univ-nantes.fr/50ans De la page 11 à la page 18 • 50 ans, tout un programme, page 11 • Entretien avec Yves Lecointe, page 14 • Des labos au top niveau, page 15 • Le sport en 50 disciplines, page 17 Pages 20 et 21 • Tribune politique

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Que fait Nantes Métropole pour l’enseignement supérieur et la recherche ?

Dans le cadre de son action pour l’enseignement supérieur et de la recherche, Nantes Métropole soutient l'Université de Nantes, les grandes écoles et de nombreux centres de recherche.

Université de Nantes Métropole Le développement de l’Université de Nantes est une priorité : Nantes Métropole y contribue  en finançant notamment des équipements inscrits dans le contrat État-Région 2007/2013 : nouvelle faculté de médecine/pharmacie, laboratoire Ceisam, Polytech Nantes. Elle finance également des allocations de thèse, la vie étudiante,  la bibliothèque universitaire, le logement étudiant.

3

e

université

pluridisciplinaire de France avec 32 000 étudiants (dont 3 400 étudiants étrangers)

L’Université de Nantes en chiffres 1re université

française pour la mobilité d'études dans le cadre d'ERASMUS

Plus de

30

start-up

créées à partir des innovations issues de ces laboratoires.

Au cœur de la recherche Nantes Métropole accorde une attention particulière aux domaines de la santé, des matériaux, des TIC, de la mer et des sciences sociales. Avec  environ 2 000 chercheurs (dont 1400 dans les laboratoires classés A+ et A), la recherche métropolitaine se situe dans le peloton de tête dans plusieurs secteurs de la recherche en France (immunotransplantation, thérapie génique, génie des matériaux, etc.). Près de 38 millions d’euros ont été investis dans la recherche (opérations immobilières, équipements scientifiques, transferts de technologie, projets de recherche, aides aux chercheurs...) entre 2008 et 2010.

Investissement d’avenir Le Pôle de recherche et d’enseignement supérieur

Le PRES UNAM (Université Nantes Angers Le Mans) Nantes Métropole a participé, depuis 2005, au dialogue engagé entre université et grandes écoles pour élaborer une stratégie de coordination des actions et des moyens au profit du développement de la formation et de la recherche. En 2006, le lancement par l’État des Pôles de recherche et d’enseignement supérieur (PRES) a conforté cette démarche. Création officielle du PRES UNAM en décembre 2008, 11 membres fondateurs et 18 membres associés.

Le programme investissement d'avenir du Grand Emprunt national lancé en 2010 permettra le financement, pour un montant de 22 milliards d’euros, des projets «convaincants» portés par les acteurs de l’enseignement supérieur et de la recherche. Le PRES UNAM a mis en place un dispositif pour aider les porteurs de projets dans leur réponse aux différents appels d’offres.


Les chiffres clés

11 500 adultes

52 000 étudiants à Nantes (+70% en 15 ans) 1er pôle d’enseignement supérieur du Grand Ouest

en formation continue à l'Université de Nantes dont 6000 à l’Université permanente

10 millions d’euros

investis par Nantes Métropole dans l’enseignement supérieur et la recherche chaque année

Avec les grandes écoles

L'IRT Jules Verne

Nantes Métropole soutient également des grandes écoles à recrutement national comme l'École centrale, l'École des Mines, Audencia (école de management),  ONIRIS (fusion de l'École nationale vétérinaire et l'École nationale d'ingénieurs des techniques des industries agricoles et alimentaires (ENITIAA)), l'École de Design, l'École de la Marine marchande, l'École d'architecture, l'École supérieure du Bois, Sciences Com, l’École  supérieure des Beaux-Arts de Nantes Métropole (Esbanm), l’Icam. Une action qui suscite l'intérêt d'étudiants français et étrangers et contribue à la vitalité des entreprises métropolitaines.

L’IRT Jules Verne fait partie des projets sortis vainqueurs parmi une quinzaine de candidats à l'appel à projets Institut de Recherche Technologique des Investissements d'avenir. Dédié aux «Technologies avancées de production, composites, métalliques et structures hybrides», il réunira sur un même site, formations de haut niveau, laboratoires de recherche, entreprises industriels.  L'Université de Nantes apporte son expertise sur le sujet des matériaux innovants et intervient au sein de l'IRT en cohérence avec sa double mission de recherche et de formation.

L'Institut d'Études Avancés Les Instituts d’Études Avancées (IEA) sont des lieux d’innovation intellectuelle qui misent sur la liberté et la créativité des chercheurs. La particularité de l’IEA de Nantes est de tisser des relations d’un type nouveau entre les chercheurs occidentaux du «Nord» et ceux du «Sud». Cela permet une réelle diversité d’approche des problèmes qui se posent aujourd’hui à tous dans le contexte de la mondialisation.

Le Quartier de la Création C’est un pôle d’excellence européen dédié aux industries créatives et culturelles et orienté sur les modes de vie, l’éco-design et la médiation.


IHU, le Centre européen des sciences de la Transplantation et d’immunothérapie : l’État a reconnu l’Institut Hospitalo-Universitaire (IHU) de Nantes comme IHU prometteur. Soit environ 5 millions d’euros de financement qui permettront de développer des recherches dans le domaine de l’immunité liée à la transplantation (greffes d’organes, cellulaires et génétiques).

L’université, élément clé du développement du territoire  Yves Lecointe, président de l’Université de Nantes jusqu’à mars 2012, évoque les 50 ans de l’Université, mais aussi son avenir, tourné vers l’innovation et le monde de l’entreprise. Que représentent pour vous les 50 ans de l’Université ?

En 1961, l’Université a été recréée dans un contexte particulier du fait de la massification de l’enseignement supérieur liée au baby-boom. Les événements de mai 1968 ont encore accru le nombre de bacheliers arrivant aux portes de l’université… Les activités de recherche ont toujours été présentes au sein de l’Université, la construction de laboratoires allant de pair avec le dévelop-

pement des facultés. Cinquante ans plus tard, l’université est un élément clé du développement du territoire, car elle forme des techniciens, des ingénieurs et des chercheurs qui vont nourrir le tissu socio-économique local et régional. Qu’est-ce que Nantes propose de plus à des étudiants attirés par le Grand Ouest ?

L’Université enseigne toutes les disciplines – sauf peut-être l’art du cirque et la théologie – du niveau DUT à la licence générale ou professionnelle jusqu’au master ou au diplôme d’ingénieur. Nous sommes très dynamiques en recherche, puisque 75 % de nos 75 laboratoires sont classés A ou A+ par rapport à une moyenne natio-

Que représentent les 50 ans de l’Université de Nantes ?

3 questions à Yannick Guin, vice-président de Nantes Métropole en charge de l’enseignement supérieur et de la recherche.

YG : « L’Université de Nantes est une jeune université et elle est particulièrement dynamique. Son enseignement est d’excellente qualité et de nombreux laboratoires de recherche sont très bien classés sur le plan national, voire international. Nous devons encourager ses efforts et renforcer les points forts dans des domaines tels que la santé, les biotechnologies, les matériaux innovants, l’énergie, le maritime, et dans plusieurs domaines des sciences humaines, comme le droit du travail, le management, la petite enfance, la littérature, les questions européennes, etc. »

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nale de 66 %, avec une très forte courbe de progression depuis quelques années. Nous avons aussi une très bonne qualité d’accueil avec une offre culturelle riche, un tissu associatif dense, une vie sportive importante et, depuis peu, une offre nouvelle au niveau de la santé, puisque nous avons un centre de soins destiné aux étudiants. L’Institut de recherche et de technologie (IRT) Jules Verne lance une nouvelle dynamique pour l’Université…

Oui, l’IRT montre qu’à Nantes le mariage entre chercheurs et industriels est fort. C’est un levier pour financer et dynamiser la recherche. L’idée est qu’il devienne aussi un pôle de référence en technologie

Quel est le rôle d’une université dans la cité ? YG : « C’est le cœur palpitant de la métropole. C’est le lieu où émergent les idées, la pensée, les découvertes, ainsi que l’analyse des changements que cela provoque sur nos modes de vie. Le monde change, le climat est bousculé, les ressources naturelles s’épuisent, les technologies modifient notre vie personnelle et professionnelle. Il faut comprendre ce qui arrive et ce qui se prépare. L’université doit nous éclairer et nous proposer des pistes d’action et de réflexion pour construire l’avenir. »

et recherche fondamentale. L’enjeu de l’IRT est également d’accroître la capacité d’innovation des PMI/PME pour qu’elles deviennent plus compétitives sur le marché international. – Gwenaëll Lyvinec

À quelle échelle est-il aujourd’hui pertinent d’agir ? YG : « Les universités et les grandes écoles, qu’elles soient à Nantes, à Rennes, à Brest, doivent travailler ensemble. La concurrence sur l’économie de la connaissance se joue à l’échelle du monde. Le Grand Ouest doit réunir ses forces, choisir des leaders dans tel ou tel domaine, et renforcer ses points d’excellence. Les filières professionnelles doivent être développées. L’Université doit former nos jeunes au monde nouveau qui les attend et nous devons aussi améliorer la culture scientifique et technique auprès du grand public. »


DOSSIER ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR ET RECHERCHE pages 11 à 18

Un alliage de savoir-faire cellules photovoltaïques. Tous – chercheurs et techniciens – sont issus de l’Université de Nantes et du Centre national de la recherche scientifique. «Concevoir et caractériser de nouveaux matériaux, transmettre le savoir, communiquer les avancées de nos recherches au travers de publications, mutualiser les connaissances, les savoir-faire, les équiQuels sont les matériaux cachés pements et les budgets, c’est toute dans la batterie au lithium d’un téléphone portable ? L’IMN le sait très bien. Cinq équipes de haut Main dans la main avec   niveau, composées de physiciens, les partenaires industriels de chimistes et d’ingénieurs des matériaux, y « concoctent » de l’originalité et l’état d’esprit de nouveaux matériaux, par exemple l’IMN », affirme Guy Ouvrard, qui pour les batteries au lithium des dirige l’IMN depuis janvier 2008. futures voitures électriques, pour L’IMN est aujourd’hui connu et les nanotechnologies ou pour reconnu internationalement, au améliorer les performances des Canada, aux États-Unis comme à

L’IMN, ou Institut des Matériaux Jean Rouxel, est « marié » à l’Université de Nantes et au Centre national de la recherche scientifique. Expert en batteries, il est l’un des laboratoires de recherche les plus en vue de la métropole.

Guy Ouvrard, directeur de l’Institut des Matériaux Jean Rouxel.

Taiwan. Vingt-trois ans après sa création à Nantes, il est l’un des meilleurs centres de recherche français, et l’Agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur vient de le classer « A+  ». Très sollicité par les industriels, l’IMN avance main dans la main avec ses partenaires, tels EDF, Total, Tefal, STMicroelectronics (fabricant

franco-italien de semi-conducteurs) pour trouver des solutions scientifiques adéquates. L’IMN dépose chaque année six ou sept brevets, sans oublier d’accueillir les étudiants du Master2 C’Nano , co-habilité par l’Université de Nantes, de Rennes-I et de Bretagne Sud. Tel un pont transdisciplinaire.

– Cécile Faver

Un laboratoire-phare pour tous les gens de mer Le Centre de Droit maritime et océanique (CDMO) est La référence en France pour couvrir un domaine du droit aussi vaste qu’un océan. Qui est responsable du naufrage de l’Erika au large de la Bretagne ? De la pollution aux algues vertes ? Comment enrayer la pêche « pirate » aux alentours de Madagascar ? Les questions pointues ne manquent pas. « Le CDMO est une sorte de laboratoire avant-gardiste ! C’est une petite équipe assez exceptionnelle avec des juristes qui ont chacun une spécialité, droit international, droit maritime, droit social des gens de mer, droit communautaire des pêches… À

chaque question pointue, nous en couvrons toutes les facettes en travaillant ensemble », explique Patrick Chaumette, professeur à la Faculté de Droit et des Sciences politiques de Nantes et futur directeur du CDMO à partir de janvier 2012. Transdisciplinaire, le CDMO travaille parfois également avec des économistes, des géographes ou les biologistes de l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer) de Nantes. Il a tissé un tel réseau internatio-

nal depuis dix ans – de CongoBrazzaville à Portland en passant par Genève – que c’est à lui qu’on fait appel. Pour ses lumières ! Parallèlement, les huit juristes du CDMO enseignent aux étudiants de l’Université de Nantes et à ceux des écoles de la Marine marchande, lorsqu’ils entrent en « Master 2 Droit et Sécurité des Activités maritimes et océaniques ». La plupart d’entre eux deviennent avocats spécialisés, et traitent des dossiers concernant la pêche, les vedettes de passagers ou les polices d’assurance maritime. Comment va-t-on réglementer le futur vol des drones autour des

éoliennes off-shore, implantées au large des côtes britanniques ou françaises ? Le CDMO planche déjà sur le sujet. – Cécile Faver

Patrick Chaumette.

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L’Université de Nantes prend son envol vers l’international L’Université de Nantes propose un éventail de solutions aux étudiants métropolitains qui veulent partir à l’étranger, comme à plus de 3 000 étudiants étrangers qui veulent venir à Nantes. Des échanges internationaux stratégiques. L’Université de Nantes a choisi de favoriser la francophonie, en étant ouverte en particulier à l’Afrique du Nord, au Canada, au Québec et au Vietnam », déclare Françoise Le Jeune, vice-présidente de l’Université de Nantes, en charge des relations internationales. Tout s’est intensifié depuis cinq ans. Faire ses études à l’étranger est une évidence pour des étudiants de tous horizons. Un fait marquant : environ 800 étudiants (50 % sont métropolitains) voyagent chaque année dans l’espace

Erasmus (principal programme d’échanges interuniversitaires entre pays européens). C’est une des solutions pour aller à l’étranger, mais ce n’est pas la seule ! Il est possible de faire un stage en entreprise, quand on a intégré une filière, ouverte à l’international, de médecine, de droit ou d’ingénieurs. On peut suivre l’une des formations enseignées tout en anglais au niveau master, obtenir un double diplôme valable en France et en Allemagne ou faire une thèse avec une université située au Brésil, avant

de devenir chercheur. « Soutenir les projets collaboratifs montés par les laboratoires mixtes de recherche et souder les réseaux internationaux, tel sera le cœur de la politique de l’Université de Nantes d’ici quatre ou cinq ans », conclut Françoise Le Jeune. Trois mille quatre cents d’entre eux arrivent tout droit des cinq continents (10 % des étudiants inscrits), notamment de Chine, du Vietnam et du Maroc depuis 2009, attirés par l’Université de Nantes pour valoriser leur cursus. – Cécile Faver

Rencontre avec deux étudiants étrangers de l’Université de Nantes Ina Jinikashvili,

Alexis Lastikka,

Sa langue maternelle est le géorgien, mais Ina Jinikashvili adore la langue française. Tant et si bien que l’Université de Nantes a décidé de l’accueillir pour qu’elle peaufine son français. Elle est depuis septembre en première année de LEA au Centre international des langues de l’université. « C’est tout sauf une filière littéraire ! Le français, on l’approfondit en laboratoire ; le russe, on l’apprend en petit groupe, comme l’anglais des affaires, juridique et économique. C’est pour se préparer à une carrière internationale », explique Ina, qui se souvient encore de son arrivée à Nantes sous le soleil ! Avant, Ina vivait non loin de Tbilissi, la jumelle géorgienne de Nantes depuis 30 ans. Son visa en poche, elle a profité du jumelage et est venue s’installer ici. Qu’est-ce que vivre à l’heure internationale ? « À Nantes, en France comme ailleurs, c’est communiquer avec des gens qui vivent dans tous les pays, c’est aussi se déplacer et voyager », affirme Ina. – CF

A l e x i s La s t i k k a e s t u n « pionnier ». Il est le premier étudiant Erasmus de l’Université technologique de Tampere à venir poursuivre son cursus d’études en cinquième année à l’École polytechnique de l’Université de Nantes ou Polytech’Nantes (qui forme des ingénieurs), alors que de nombreux étudiants de Polytech’Nantes sont partis étudier à Tampere. C’est aussi son premier long séjour en France (un an), et sa première interview ! « Je fais des études en génie hydraulique, avec une option “ Management de la qualité et des risques ”. Il y a beaucoup de points communs entre mes études à Tampere et à Nantes. La grande différence, c’est la météo et la langue ! Étudier à Nantes, c’est un bon moyen pour la parler beaucoup et tous les jours », affirme Alexis. Ce qu’il aime le plus à Nantes ? Se balader au centre-ville tout en pensant à sa copine Katri, côtoyer plusieurs nationalités à la résidence universitaire où il est logé et savourer des galettes bretonnes ! – CF

21 ans, vient de Géorgie pour étudier en LEA (Langues étrangères appliquées)

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26 ans, vient de Finlande pour étudier ‡à Polytech’Nantes


Financé à hauteur de 20 % par Nantes Métropole, un nouveau stade d’athlétisme sera construit sur le campus universitaire de Nantes. Premières foulées prévues au printemps 2013. DOSSIER ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR ET RECHERCHE pages 11 à 18

Le sport, vitrine de l’Université Plus de 50 disciplines sportives sont aujourd’hui proposées aux étudiants. Dix sont plus orientées vers la compétition. À ce titre, l’université s’engage à faciliter le double projet des étudiants sportifs de haut niveau.

Luc Pillot, champion olympique de voile.

« Aujourd’hui, les universités ont besoin de se distinguer. Et le sport sous toutes ses formes est une belle vitrine », assure Luc Pillot, responsable du dispositif « sports de haut niveau » à l’Université de Nantes. Ce professeur d’EPS (éducation physique et sportive) sait de quoi il parle, lui qui fut champion olympique de voile aux JO de Séoul en 1988. Le sport universitaire représente plus de 50 disciplines à Nantes et concerne tous les étudiants. Les amateurs de sport loisir peuvent s’y adonner via le service universitaire des activités physiques et sportives (SUAPS). Ceux qui sont déjà à un bon niveau peuvent défendre les couleurs de l’Université de Nantes lors de compétitions organisées au niveau national par la Fédération française du sport universitaire (FFSU). Lors de ces championnats nationaux, par exemple, l’Université de Nantes a été classée en 2011 deuxième devant l’INSA Lyon … Mener un double projet. Un accueil particulier est prodigué aux sportifs de haut niveau. Luc Pillot œuvre ainsi depuis huit ans pour que le parcours

universitaire de ces champions ne s’arrête pas au sport. « L’idée est d’aménager le parcours des sportifs de haut niveau et de les aider à mener à bien un double projet, à la fois sportif et universitaire, et ce quelle que soit la formation choisie. » Pour ce faire, un dispositif est proposé qui répond aux besoins spécifiques des sportifs de haut niveau, soumis à certaines contraintes (déplacements fréquents, entraînements réguliers, etc.). Cette année, 225 sportifs de haut niveau bénéficient de cet accompagnement, 45 d’entre eux sur les listes du ministère de la Jeunesse et des Sports. Mille cent onze étudiants suivent les cours de l’unité de formation et de recherche (UFR) en sciences et techniques des activités physiques et sportives (STAPS). Trois filières universitaires sont proposées jusqu’aux masters. Toutes ouvrent ensuite à des métiers bien spécifiques allant du professeur d’éducation physique et sportive au maître nageursauveteur en passant par l’entraîneur ou le médiateur sportif. – Gwenaëll Lyvinec

Solène, footballeuse :

Elise, championne d’aviron :

Solène Chauvet, 20 ans, est membre de l’équipe de France féminine de football universitaire. La jeune femme, aujourd’hui étudiante en STAP S (sciences et techniques des activités physiques et sportives), a démarré à 7 ans, « en jouant dans la rue avec mes copains », se souvient-elle. De championnats en stages, elle est vite sélectionnée pour être en équipe de ligue, puis en équipe de France. Dans le même temps, Solène réussit le concours d’entrée en sport études à Clairefontaine. Avec l’équipe de France des moins de 17 ans, elle participe aux championnats d’Europe, en 2009 en NouvelleZélande, en 2010 en Biélorussie. Aujourd’hui, la footballeuse, reconnue par le ministère de la Jeunesse et des Sports, suit « le cursus normal. L’entraînement est à 20 heures, il faut s’adapter. Je suivais déjà deux cursus au lycée, en faisant sport études, donc j’ai l’habitude ». L’avenir, Solène le voit toujours dans le sport, à petites foulées… – GL

À 22 ans, Elise Maurin mène, en parallèle de l’aviron, une licence en histoire de l’art. Après une licence en droit réussie « sans aménagements » à Melun, elle est venue à Nantes « pour pouvoir continuer mes études et avoir un entraînement de qualité, expliquet-elle. L’année de ma licence a été très fatigante psychiquement. J’ai intégré la deuxième année d’histoire de l’art que j’ai décidé de doubler pour bien m’entraîner et ne pas rater mes études. Ici, l’université met tout en œuvre pour que je réussisse ». Elise pratique l’aviron depuis dix ans à raison de 3 heures minimum par jour et fait partie de l’équipe de France Élite féminine. Être sur les listes du ministère de la Jeunesse et des Sports lui permet d’avoir un petit revenu. « L’aviron est un épanouissement, mais c’est une page de ma vie, il y en aura d’autres… » Ses objectifs ? Aller jusqu’aux JO de Rio en 2016, et devenir commissaire-priseur !

« Je suis le cursus normal, il faut s’adapter »

« L’Université met tout en œuvre pour que je réussisse »

– GL

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DOSSIER ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR ET RECHERCHE pages 11 à 18

Tout un monde de cultures Aux côtés de l’enseignement, la formation et de la recherche, la culture est l’une des missions essentielles de l’Université de Nantes.

Convaincue que la culture est source d’épanouissement, d’ouverture au monde, d’apprentissage et d’émerveillement, l’Université de Nantes en a fait l’une de ses principales missions. Elle s’est dotée en 2008 d’une direction de la culture qui, selon un récent rapport de l’Agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur, mène une politique « remarquable ». Expositions,

concerts, théâtre, lectures, ateliers, rencontres… Tout au long de l’année, les étudiants profitent d’une vie culturelle foisonnante. « Nos objectifs sont de favoriser l’accès à la connaissance et à l’art et d’encourager les pratiques culturelles. Nous avons aussi vocation à inciter les étudiants à prendre des initiatives, et à valoriser leurs talents en accompagnant leurs projets », confie Laurent Hennebois, directeur de la culture et des initiatives à l’Université de Nantes. Citoyens éclairés. La direction culturelle propose aussi des ateliers d’arts plastiques et vivants animés par des professionnels en lien avec des enseignements

dispensés au sein de l’Université. « Ces ateliers de pratiques artistiques permettent aux étudiants d’expérimenter, de découvrir de nouveaux modes d’expression, et de se confronter à de nouvelles

Favoriser l’accès à la connaissance et à l’art et encourager les pratiques culturelles visions du monde. Grâce à ces ateliers, ils sont plus à même de créer et d’inventer collectivement », confie Laurent Hennebois. La direction de la culture de l’Université a aussi vocation à proposer des temps collectifs dans des lieux de vie du campus. Ainsi, poètes,

auteurs, musiciens et comédiens investissent régulièrement le pôle étudiant, véritable centre névralgique de la vie étudiante. « L’Université assure une mission sociétale essentielle : aider nos étudiants à entrer dans l’âge adulte et à devenir des citoyens éclairés prêts à s’investir dans la vie de la cité. Pour cela, la culture s’inscrit en complémentarité avec les activités de recherche et de formation. Nos jeunes sont en phase de construction de leur identité culturelle et l’Université les aide à la forger », résume Danielle Pailler, vice-présidente de l’Université de Nantes en charge de la culture et des initiatives. – Carole Paquelet

À l’asso du campus ! L’Université de Nantes ne compte pas moins de 130 associations étudiantes dans des domaines aussi variés que la solidarité, la culture, les médias, le sport, le développement durable ou les techniques. Rencontre avec DIPP, une association qui participe activement à la vie du campus. DIPP est une web TV participative, autrement dit une télé qui passe sur internet. Charles Sauvion, salarié de l’association, nous la présente : « L’association DIPP (Des idées plein la prod’) a été créée en 2004 par trois étudiantes nantaises qui souhaitaient faire une émission pour Télénantes. Intitulé “ Etudiants poils aux dents ”, ce magazine a été soutenu par l’Université de Nantes et diffusé sur Télénantes pendant 7 ans. Pour le produire, les trois fondatrices ont structuré DIPP autour d’un projet associatif ayant pour but de promouvoir l’audiovisuel auprès des jeunes. Comptant aujourd’hui 60 bénévoles et 3 salariés, DIPP développe son action autour de la production de contenus, l’accompagnement et la formation. Chaque mois, nous réalisons “ Jeunes Etc. ”, une émission diffusée sur Télénantes depuis septembre dernier, et des programmes pour Vlipp.fr, notre web TV participative. Nous accompagnons de nombreux projets d’étudiants en organisant des ateliers de formation

18 - Nantes Métropole - novembre/décembre 2011

en écriture, tournage et montage. Enfin, nous valorisons les talents locaux et nous incitons les jeunes à prendre la parole. Véritable média participatif dédié aux jeunes, DIPP est très positive pour l’université et plus globalement pour l’ensemble du territoire. » – Carole Paquelet


Pilote de Ma ville demain, l’équipe de l’Auran (Agence d’urbanisme de la région nantaise) a conçu 9 documents qui approfondissent les 9 questions clés. À découvrir en mairie ou sur www.mavilledemain.fr

Métropole avec vous

Participer à Ma ville demain La Métropole nantaise en 2030… Ça vous intrigue, ça vous chatouille ou ça vous intéresse ? Lancée fin 2010 par les 24 maires de l’agglomération nantaise, Ma Ville Demain a recueilli durant six mois vos contributions. Ce projet entre désormais dans sa phase de débats publics « Le Temps des Idées ». Jusqu’en décembre 2011, des débats, des conférences, des ateliers sont organisés pour vous éclairer sur le sujet et surtout pour vous exprimer. Découvrez ainsi les 9 questions clés de Ma Ville Demain. Neuf bonnes raisons de participer à ce projet !

1. L’économie à la 3. Se former, travailler : nantaise dans la s’épanouir demain ? mondialisation : quelle Comment mieux harmoniser demain stratégie ? À l’heure de la mondialisation, face à la concurrence entre les grandes métropoles et devant les enjeux climatiques et sociaux, faut-il revoir notre copie en économie ?

2. Enjeux climatiques et énergétiques : jusqu’où produire et consommer localement ?

Moins de pétrole, prix des céréales en hausse, économie d’énergie : comment consommer et produire autrement alors que le climat se détraque ?

vie professionnelle et vie personnelle ? Nos formations et nos métiers changeront-ils ? Et comment s’épanouir au travail et avec quel emploi ?

4. Ville nature, dense ou intense ? Comment aller vers une ville qui se développe autour de ses quartiers et centres-bourgs, sans dévorer la nature et la campagne ? Comment être à la recherche d’une économie d’espace et d’énergie, tout en conciliant sa qualité de vie ?

5. Ville active et ville à vivre ?

L’attrait toujours plus fort de l’Ouest est la source de son dynamisme. Cela attire de nouveaux arrivants et de nouvelles entreprises, donne du rythme à nos vies… Mais comment préserver et partager notre qualité de vie, notre patrimoine et notre identité ?

6. Une ville vraiment pour tous : où en seront les solidarités ?

Pour 7 habitants sur 10, l’agglomération nantaise est un territoire solidaire. Face à la crainte d’une progression de la précarité, comment préserver le lien social, quelles solidarités doit-on conforter ou réinventer ?

7. Vivre sa ville : en collectif ou en solo ?

Dans nos sociétés, la montée de l’individualisme met l’accent sur l’épanouissement individuel au détriment du bien-être collectif. Comment redonner le goût du projet collectif ?

8. Du quartier au Grand Ouest : quelles bonnes échelles pour agir ?

Quelles capacités d’action auront les villes demain ? Quelles décisions prendre à l’échelle du quartier et de la métropole ? Quelle coopération mener avec les collectivités et les villes du Grand Ouest ?

9. Quelle place pour les nouvelles pratiques, les nouveaux acteurs, les nouvelles initiatives ?

La réussite de la métropole nantaise repose sur sa créativité et la qualité de ses projets. Mais comment rester à l’écoute des nouvelles tendances, des projets innovants, des pratiques émergentes. Numérique, industrie, développement durable, vie sociale, projet citoyen ? Comment susciter, soutenir et faire réussir ceux qui inventent demain ?

Votre avis nous intéresse, bien sûr ! Exprimez-vous en mots, en gestes, en images, en film… sur www.mavilledemain.fr

Nantes Métropole - novembre/décembre 2011 - 19


Expressions politiques

Enseignement supérieur et recherche : qu Nantes, au cœur de la connaissance Groupe Socialiste, Radical, Républicain et Démocrate. L’Université joue un rôle essentiel

pour la vitalité et le rayonnement d’une ville. L’année qui débute est celle du cinquantième anniversaire de notre université. Elle a su devenir l’une des plus importantes universités pluridisciplinaires françaises, et surtout l’une des plus dynamiques. La très grande majorité des jeunes diplômés de notre territoire ont été formés par l’Université. Elle est devenue une actrice incontournable du développement de notre métropole. Nous sommes entrés dans une société de la connaissance. Et la capacité de Nantes à innover à travers la qualité de sa recherche, à mettre en œuvre ses savoirs, notamment par la qualité des formations dispensées, est un facteur décisif pour exister pleinement sur les cartes européennes de l’enseignement supérieur, de la recherche et des technologies avancées, et donc pour créer de l’emploi pour tous. En 10 ans, Nantes Métropole a investi plus de 120 M€ dans l’Enseignement supérieur, aux côtés de l’État, de la Région et du Conseil général. L’Institut d’études avancées, la Maison des Chercheurs étrangers, l’Institut d’économie et de Management, la nouvelle Bibliothèque universitaire, l’Institut de Recherche thérapeutique, la nouvelle faculté de médecine. Autant de réalisations qui offrent aux chercheurs et aux étudiants de bonnes conditions de travail à Nantes, sans compter nos actions pour développer la qualité de vie (transports, logement, environnement, culture, etc.) et l’attractivité (nouvel aéroport, nouvelle gare, etc.). Pour inventer de nouvelles solutions, pour développer l’innovation, les destins de la métropole nantaise et de ses établissements d’enseignement supérieur sont étroitement liés. C’est pourquoi, il faut toujours anticiper. Les réussites aujourd’hui de l’I.R.T Jules Verne, qui sera un centre de recherche matériaux de niveau mondial au service de nos entreprises, ou encore les succès de nos chercheurs en santé (immunologie, génétique, cancérologie) s’ap-

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puient notamment aux investissements décidés par les élus dans les centres de formation et les laboratoires de recherche. Demain, Nantes pourra compter sur d’autres centres d’excellences comme le Quartier de la Création et les énergies bio-marines. Dans un contexte d’intensification des échanges scientifiques et universitaires le manque d’ambition et l’absence de gouvernance forte ne peuvent conduire qu’au déclin. C’est pour cela que nous avons donné une nouvelle dimension à la coopération avec Rennes, l’autre grande ville universitaire de l’Ouest. Ensemble, nous pouvons offrir une carte complète et solide des formations. Ensemble, nous pouvons répondre aux appels d’offres nationaux et européens, ensemble les Universités de Rennes et Nantes peuvent donner une vraie dynamique à l’ensemble des deux régions dont elles représentent 80% des forces. Enfin, en 2013, Nantes Métropole sera la Capitale verte de l’Europe. Il nous faut saisir cette formidable occasion de mettre en avant nos formations en sciences exactes, humaines et sociales, nos laboratoires de recherche et ce que nous savons faire en matière de réflexion, de protection, de valorisation de l’Homme et de la biodiversité. groupe.srd@nantesmetropole.fr

Une croissance forte pour l’enseignement supérieur et la recherche Groupe Verts, régionalistes et solidaires.

Pour les écologistes, démocratiser l’accès aux savoirs est un impératif pour accélérer la mise en œuvre d’une société équitable. Dans un monde toujours plus complexe, une éducation de qualité est le meilleur gage d’une citoyenneté éclairée. Cela passe aussi par un enseignement supérieur ouvert à tous, à tous les âges et basé sur l’échange multiculturel et scientifique en développant les convergences

avec les grandes villes de l’Ouest et avec Rennes en particulier. La Maison des Chercheurs témoigne de la volonté de tourner Nantes vers le grand large. Nous avons besoin de métisser nos approches. Nous devons néanmoins rester prudents sur l’élitisme entretenu par la logique des grandes écoles. Les collectivités locales ne doivent pas y concentrer des aides publiques au détriment du soutien à apporter aux étudiants boursiers motivés pour intégrer des parcours universitaires. Sans compter, Nantes Métropole doit soutenir la prise en compte des enjeux écologiques, économiques et sociaux de notre époque. La transformation écologique de l’économie doit devenir un objet de recherche et d’enseignement, durablement. Parallèlement, les moyens alloués pour le renouvellement des équipements doivent être conditionnés à des normes environnementales pour des fonctionnements économes en énergie. La mission première de la recherche est de servir les territoires et les citoyens qui y habitent. Aussi, le pôle métropolitain Loire-Bretagne devra permettre le développement d’emplois dans une logique sociale et solidaire, ancrés sur des territoires pertinents. La recherche doit accompagner les éco-filières et les écotechnologies. Ces axes seront majeurs pour l’économie de demain.


uelle ambition pour Nantes Métropole ? risque d’amenuiser les efforts consentis par Nantes Métropole. Les élus communistes soutiennent un développement national équilibré et durable. Pour cela, il s’agit de dépasser la logique de compétitivité pour plus de coopération. Notre territoire doit s’inscrire dans cette perspective avec ambition. groupe-communiste@nantesmetropole.fr

Gagner en attractivité et en lisibilité Gage de compétitivité et de renommée en France comme à l’international, l’enseignement supérieur et la recherche sont des moteurs du développement de notre métropole. Aujourd’hui Nantes Métropole est encore insuffisamment reconnue sur la scène internationale. Il faut poursuivre les efforts pour permettre à la métropole nantaise de réaliser ses ambitions. Le territoire de Nantes Métropole ne manque pas d’atouts pour y parvenir grâce notamment aux quatre pôles de compétitivité, à son Université et au Pôle de Recherche et d’Enseignement Supérieur (PRES), à ses grandes écoles, ses laboratoires de recherche, ses étudiants et ses chercheurs. Notre territoire a déjà réussi à prouver ses capacités d’innovation puisque l’Institut de recherche technologique Jules Verne est un des lauréats des investissements d’avenir du Grand Emprunt de l’État. Des efforts restent à fournir pour être identifié comme leader dans les domaines de l’enseignement supérieur et de la recherche tant la concurrence européenne et mondiale est forte. Pour promouvoir notre territoire des dispositifs supplémentaires devront être adoptés afin de : - favoriser l’implantation d’entreprises innovantes et la synergie entreprisesrecherche- universités/grandes écoles - encourager les relations avec les universités étrangères

Groupe équilibre et démocratie.

Le futur de l’enseignement et de la recherche devra être novateur, solidaire, écologiste et soucieux avant tout d’un développement humain durable. jean-francois.tallio@nantesmetropole.fr

Formation supérieure et recherche : une exigence de développement Groupe des élu-e-s communistes. Le déve-

loppement de la formation, de la recherche, de l’emploi doit constituer une priorité politique. Les élus communistes ont soutenu à Nantes Métropole tous les projets, toutes les actions allant en ce sens. Faciliter l’arrivée de chercheurs confirmés sur notre territoire, développer le rayonnement de l’Université de Nantes, soutenir les groupements d’intérêts publics et économiques tels Techno-Campus et EMC 2 y contribuent. Or, le contexte de compétitivité entre les territoires, de démantèlement de la recherche publique, de mise en concurrence des universités telle que l’a instaurée la loi LRU

- renforcer l’offre en logements étudiants - améliorer les capacités et les conditions d’accueil des chercheurs - développer les services numériques structurer une politique de « niches » d’excellence - développer les projets structurantstravailler pour des partenariats public/privé Nantes Métropole, soutenue par ses partenaires dont l’Etat par le biais du Grand Emprunt mais aussi du Plan Campus, doit intensifier ses efforts, et cela dans la concertation avec toutes ses communes membres. equilibre.democratie@nantesmetropole.fr

Accroître la reconnaissance internationale Centre Démocratie et Progrès. Bien que créée il y a cinq siècles et demi, sa suspension de 1793 à 1962 ne permet pas à l’Université de Nantes de s’appuyer sur une longue notoriété. Néanmoins, elle est devenue ces trois dernières décennies, le premier pôle d’enseignement supérieur du Grand Ouest. Les laboratoires et industries de haute technologie de niveau international (navale, aéronautique, nucléaire, composites, biotechnologies, médical, énergies marines renouvelables, micro-algues, génie civil) de la métropole constituent un atout à valoriser. Que peut faire Nantes Métropole ? Conforter l’attractivité du territoire pour favoriser l’internationalisation des entreprises et attirer capitaux et sièges sociaux. Conjuguer les savoir-faire des PME et soustraitants sur les filières d’avenir, les technologies et activités innovantes. Créer un centre d’affaires international. Faciliter le logement des étudiants, l’installation de chercheurs et les partenariats université, grandes écoles et réseaux d’entreprises. Favoriser la généralisation de chaires d’entreprises et l’essaimage de jeunes chercheurs dans le secteur privé. groupecdp@free.fr

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Communauté urbaine Bacs jaunes :   la nouvelle vague Sept quartiers nantais vont être pourvus en bacs jaunes début 2012. Quarante mille habitants supplémentaires sont concernés. Les jours de collectes d’ordures ménagères et du tri seront modifiés dans le même temps, pour les 90 000 habitants de ces quartiers.

Voir les déchets sous toutes les coutures

La Semaine européenne de réduction des déchets, du 19 au 27 novembre, est l’occasion de mettre en relief tout ce qui a été mis en place sur Nantes Métropole pour mieux trier et jeter moins. Animations et rencontres jalonneront ce temps fort. « La Semaine européenne des déchets, que vêtement un peu dépassé ou réparer du petit nous concrétisons vraiment pour la première électroménager ? Plusieurs ateliers, ouverts fois cette année, est une mise en synthèse à tous, proposeront ainsi des échanges de des actions portées par les 24 communes de savoir-faire, de trucs et astuces pour valol’agglomération via leur Agenda 21, annonce riser le réemploi sous toutes ses formes. Et Michèle Gressus, vice-présidente de Nantes le 22 novembre, la projection du film WasteMétropole en charge des Land* est prévue à 19 h 30, déchets. Elle est aussi une et sera suivie d’un débat occasion de reprendre les Des échanges de savoiren compagnie notamment huit axes prioritaires dans faire, des trucs pour de Michèle Gressus. Cette notre programme de pré- réemployer ses déchets… semaine annonce égalevention des déchets, comme ment une vaste campagne le compostage, la sensibilisation, l’accom- d’information sur l’extension des bacs jaunes pagnement des entreprises, des communes, en centre-ville de Nantes, « que nous avons l’éco-exemplarité des collectivités, etc. couplée avec un test de très grande amplitude C’est pour nous un grand levier d’informa- sur des consignes plus larges pour le tri des tion à l’usage des citoyens. » Ainsi, du 19 au plastiques, explique encore Michèle Gressus. 27 novembre, les habitants de Nantes et de la Nous sommes optimistes sur l’idée que l’exmétropole vont pouvoir profiter de diverses périmentation basculera ensuite sur tout le animations au cœur des quartiers. Savez- territoire, avec des filières de transformation vous cuisiner vos restes ? Customiser un des “ nouveaux ” déchets à proximité ». – GL

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*Le 22 novembre, au Gaumont à Nantes, dans la limite des places disponibles. Places gratuites à réserver sur communication@nantesmetropole.fr

Depuis le lancement du programme de prévention des déchets en 2009, Nantes Métropole a mis en place la collecte sélective en porte à porte par le biais des bacs jaunes et de Trisac. Aujourd’hui, 53 000 Nantais sont déjà équipés en bacs jaunes, sur la base du volontariat. Début 2012, 40 000 personnes supplémentaires le seront sur sept quartiers nantais : Nantes Erdre, Le Breil/Barberie/Les Hauts Pavés/ Saint-Félix, Nantes Sud, Dervallières/Zola, Bellevue/Chantenay/ Sainte-Anne, Malakoff/Saint-Donatien et Doulon/Bottière. Dès lors, la dotation de bacs jaunes ne se fera plus sur la base du volontariat, mais deviendra systématique pour les Nantais de ces quartiers. Ambassadeurs du tri. Les foyers concernés seront prévenus par courrier courant octobre. Dans un second temps, des ambassadeurs du tri viendront à leur rencontre en novembre et décembre, afin de réexpliquer les consignes de tri, et d’informer sur les collectes. Un kit comprenant un guide, le mémo tri et des stickers sera d’ailleurs remis lors de leur passage. Collectes modifiées. Dans la continuité de l’ajustement des fréquences de collectes et de l’harmonisation des services, les collectes vont être réorganisées. Sur les secteurs concernés par l’extension des bacs jaunes, la fréquence des ordures ménagères sera ramenée de deux à une collecte par semaine. En revanche, la collecte sélective en bacs jaunes sera portée à une fois par semaine, le mercredi, au lieu d’une fois tous les quinze jours. – GL


Des boîtes pour jeter les seringues : dès le 1er novembre, des boîtes spécifiques seront données gratuitement dans les pharmacies aux personnes en auto-traitement qui utilisent des seringues.

Communauté urbaine

Comment réduire   vos déchets ? Vous faites attention au tri et vous pensez qu’il faut réduire ses déchets ? Vous ne savez pas comment vous y prendre pour consommer moins d’emballages ? Vous voulez savoir combien vous produisez de déchets ? Grâce à l’opération lancée par Nantes Métropole, « Réduisons nos déchets », vous deviendrez acteur dans la lutte contre les déchets. L’opération, qui débute en novembre, pour trois mois, permettra à chaque participant de mesurer la quantité de déchets qu’il produit sans changer ses habitudes dans un premier temps. Dans un second temps, en adoptant de nouveaux réflexes, vous pourrez constater vos progrès. Quelques pistes pour faire mieux ? Limiter le suremballage durant les achats, refuser les sacs jetables, faire son compost soi-même, réduire sa consommation de bouteilles en plastiques et préférer l’eau du robinet, et pourquoi pas privilégier au maximum le « faitmaison », réaliser ses goûters, yaourts, accommoder les restes, créer ses produits ménagers maisons… Pour vous inscrire à cette opération : contacter Evelyne Cordeau, Prévention des déchets. Mail : evelyne.cordeau@ nantesmetropole.fr ou par téléphone : 02 40 99 31 67.

De nouveaux déchets passent le bac… Dès janvier 2012, de nouvelles consignes de tri vont être testées par 90 000 Nantais qui seront détenteurs de bacs jaunes. Une expérimentation qui va durer deux ans. Où jeter son pot de yaourt vide ? Et le plastique d’emballage du journal ? Avec les ordures ménagères, répondrez-vous. Eh bien non. Dès janvier 2012, pots de yaourt, pots de crème fraîche, barquettes, mais aussi films plastique qui servent à emballer les magazines, journaux, bouteilles mais aussi les sacs de caisse vont quitter les ordures ménagères pour intégrer les poubelles de tri, où ils rejoignent bouteilles plastique et cartons afin d’être recyclés. Les types de plastiques utilisés pour ces

« nouveaux » déchets n’étaient jusqu’alors pas transformables. Dorénavant, les matières seront triées sur le site d’Arc en Ciel. Valorplast se chargera du sur-tri et de la reprise des matières.

Un test de tri se met en place à Nantes pour des déchets, comme les pots de yaourt… Un test de deux ans. Les 90 000

Nantais concernés par les bacs jaunes participeront à la mise en

œuvre de ces nouvelles consignes. Nantes a en effet été choisie avec d’autres villes pilotes par EcoEmballages pour tester ces nouvelles démarches de tri et ainsi augmenter la part de déchets recyclés. Ce partenariat libellé « tri et recyclage des déchets d’emballages plastique ménagers » est signé avec Eco-Emballages durant la Semaine européenne de réduction des déchets qui se déroule du 19 au 27 novembre. Cette expérimentation s’achèvera fin 2013. « Cela nous permettra de valider les centres de tri aptes à recevoir cet afflux supplémentaire, mais aussi de voir s’il y a des filières pour transformer ces nouveaux plastiques composés de plusieurs résines différentes, précise ­Eco-Emballages. L’objectif étant que ce soit viable économiquement mais aussi sur les plans environnemental et industriel. » – Gwenaëll Lyvinec

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Sortie(s) Les Utopiales racontent l’Histoire Littérature, rencontres scientifiques, spectacle vivant, cinéma, bande dessinée, expositions, concerts, jeux de rôles, jeux vidéo et pôle asiatique… Pendant 4 jours, la science-fiction sera abordée dans son actualité et dans toutes ses dimensions à la Cité internationale des Congrès de Nantes. Du 9 au 13 novembre, la 12e édition des Utopiales, le festival international de la science-fiction, abordera le thème « Histoire (s) ». En puisant dans le passé ou en revisitant l’histoire, la science-fiction explore les futurs possibles pour mieux parler des enjeux du présent. L’affiche des Utopiales représente l’arrivée de Lord Cockswain, grand explorateur spatio-temporel, sur l’Île de Nantes, tout près du Musée Jules Verne. Tout un programme. En savoir plus : www.utopiales.org

33e Festival des Trois Continents Nantes. La prochaine édition du Festival des Trois Continents affiche un programme dodu. Cette année, on vous propose une rétrospective de la doyenne des majors japonaises, Nikkatsu, à l’occasion de son 100e anniversaire. On vous invite à savourer l’intégrale des dix films du cinéaste mexicain Arturo Ripstein, ainsi qu’un hommage à Mani Kaul, grande figure du cinéma indien contemporain. Il y aura également un ensemble de films mettant en scène des figures héroïques ainsi qu’une programmation jeune public. La compétition présentera elle en exclusivité et en présence de leur réalisateur 12 longsmétrages inédits en France, mêlant fictions et documentaires. Sans compter des avantpremières de films et des séances spéciales de chefs-d’œuvre méconnus du patrimoine mondial. Et, pour finir, la tenue de l’atelier de formation à la coproduction internationale Produire au Sud durant lequel producteurs et réalisateurs des Trois Continents présenteront leurs projets. Du 21 au 27 novembre. www.3continents.com

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LE POLAR PASSE À TABLE ! Vous êtes à la fois amateurs de bons petits plats et friand de sensations fortes et de lectures frissonnantes ? Alors, la manifestation Le Polar passe à table s’adresse à vous, vous qui désirez concilier littérature policière et gastronomie. Au programme, des animations variées pour réveiller vos papilles et votre appétit de lecteur. Pêle-mêle : une sélection de polars, une exposition, une lecture de textes choisis, une conférence sur le roman policier et la cuisine proposée par l’association Fondu au noir ainsi qu’une dégustation. Sautron.

Jusqu’au 26 novembre, à la bibliothèque municipale. http://www.sautron.fr/

Des Éphémères avec de Drôles de dames

Couëron. Il était une fois cinq drôles de dames, réunies pour inau-

gurer les premiers Éphémères de la saison culturelle couëronnaise. Cinq romancières, chanteuses et danseuses, qui, le temps d’une représentation, nous interrogent avec humour, finesse et émotion sur l’identité féminine. La chanteuse Clarika nous fait découvrir sa bibliothèque, la Compagnie Ke Kosa propose un solo dansé intitulé Fatale Reale Ideale, tandis que la chanteuse, accordéoniste et comédienne Chloé Lacan mélange les genres et que les sœurs Tartellini nous embarquent dans une balade vocale et féminine, loufoque et world ! Du bonheur…

Du 19 au 27 novembre, salle Boris Vian et au Foyer laïc de la Chabossière, de 5,50 à 12,50 euros. http://www.ville-coueron.fr

Les 30 ans du Centre d’histoire du travail

Nantes. À l’occasion de son trentième anniversaire, le Centre d’histoire du travail (CHT) propose une exposition, « Fragments d’histoire sociale – La Loire-Atlantique en luttes ». En quinze panneaux et trente temps forts, le Centre d’histoire du travail revisite un siècle et demi de luttes sociales, ouvrières et paysannes qui ont marqué l’histoire et l’imaginaire de la Loire-Atlantique. Des combats représentatifs du mouvement social de LoireAtlantique, de la création de l’Association des typographes nantais en 1833 aux luttes actuelles pour l’emploi et les retraites.

Jusqu’au 18 décembre, aux Ateliers et chantiers de Nantes. Centre d’histoire du travail (CHT) 2 bis, boulevard Léon-Bureau • Nantes • Rens. : 02 40 08 22 04 • contact@cht-nantes.org

A la découverte d’une autre économie Durant tout le mois de novembre, une série de manifestations vont permettre de découvrir l’économie sociale et solidaire. En ces temps de crise financière et de crise sociale, l’Économie sociale et solidaire (ESS) démontre qu’il est possible de concilier performance économique et efficacité sociale. Pour promouvoir cette autre façon de concevoir l’économie, les acteurs de l’ESS se mobilisent en novembre lors du Mois de l’Économie sociale et solidaire. Des débats, conférences, forums, concerts associatifs, tables rondes et expositions sont proposés autour de l’économie, de la culture, de l’emploi, des finances solidaires, des services à la personne, de l’environnement, de l’insertion et du logement… Pour découvrir les temps forts : www.lemois-ess.org

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Sortie(s) Les éclats de vie de Jacques Weber Orvault. Dans ce spectacle «  Seul en scène », rodé lors d’une

longue série de représentations au Théâtre Marigny, à Paris, Jacques Weber mêle improvisation, citations et textes interprétés comme une grande confidence attendrie et joyeuse faite au public. Sa voix, ou plutôt celles de Claudel, Molière, Devos, Corneille, Courteline et Shakespeare, s’élève à cœur ouvert avec une vérité et une intensité impressionnantes. Il jongle avec les mots et joue avec les vers. La scène vide se peuple de souvenirs empruntés, d’ombres volées, d’émotions les plus denses et de fous rires cachés…

Mardi 29 novembre, à 20 h 30, salle de L’Odyssée, Le Bois Cesbron. De 8,50 à 23 euros.

Une exposition du collectif Emergence Réunissant une trentaine de créateurs de mode et accessoires de l’ouest, le collectif Emergence propose une exposition originale. Intitulée « Architexture », elle invite à réfléchir aux relations entretenues entre l’architecture et la mode vestimentaire dans leur rapport au volume, au corps humain, à la matière et au savoir-faire. Grâce au concours de deux scénographes, un ensemble de sacs, chapeaux, bijoux, chaussures et vêtements singuliers seront exposés et mis en valeur dans la place centrale de l’École d’architecture de Nantes. À Nantes, le collectif Emergence s’est fait connaître grâce à ses créations exposées dans les vitrines du passage Pommeraye et l’organisation du salon NaoNantes dans la halle Alstom en octobre 2010. On leur doit aussi la publication d’un parcours des créateurs nantais : Destinations création. Du 25 au 27 novembre, à l’Ecole nationale supérieure d’architecture de Nantes. http://collectifemergence.over-blog.com

Un bateau pour les poupées Saint-Herblain. En montant pour

la première fois en France cette pièce écrite par l’auteure serbe Miléna Markovic, les Nantais Marilyn Leray et Marc Tsypkine retracent en plusieurs tableaux la vie chaotique d’une femme qui s’identifie aux héroïnes des contes populaires. Un spectacle où l’on croise, entre autres, des nains pas très gentils, une Alice un peu paumée, Hänsel et Gretel jeunes et naïfs, et des princes pas si charmants que ça !

Jeudi 1er décembre, à 20 h 30, à Onyx, 1 rue Océane. De 11 à 20 euros.

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Kwal

Sainte-Luce-sur-Loire. Auteur, compositeur, interprète, Vincent Loiseau, dit Kwal, présente son nouvel album. Slam, chanson du monde, hip hop : Kwal mélange les styles, les influences et livre avec magie un concert fait de petites chroniques humoristiques, de contes modernes à grand renfort de cordes, percussions et violons… Jeudi 17 novembre, à 20 h 30, à Ligéria, 80, rue de la Loire. De 8 à 13 euros.


Le sac à sapin : créé et géré par Handicap International, ce produit écologique est le résultat d’une chaîne de solidarité. En achetant ce sac, chacun reverse au minimum 1,30€ et permet alors de financer des actions sur le terrain. www.handicap-international.fr

Un festival essentiel

Nantes. Les 18 et 19 novembre, l’association les S’sentiels proposent

à la Cité des congrès de Nantes des rencontres médicales, sociétales et des spectacles autour du thème de la voix. Cette opération lui permet de trouver des fonds pour développer et poursuivre des actions humanitaires autour de l’éducation et la santé. Lambert Wilson, Patrick Poivre d’Arvor, Nicole Croisille, Jane Birkin, Julia Migenes seront les stars de cette édition.

Les 18 et 19 novembre, à la Cité des congrès de Nantes. En savoir plus : www.ssentiels.com.

Abd Al Malik Bouguenais. Après avoir donné de belles lettres à la poésie urbaine et au slam, Abd Al Malik bouscule les codes et surprend depuis son dernier opus, Château Rouge, qui conjugue rumba congolaise, rock indé et électro-pop. Il joue des décalages, des surprises et des diagonales, se met à chanter, fond sa voix dans la masse sonore, se surprend à faire danser sans qu’aucun de ses mots ne perde son sens ! Mercredi 23 novembre, à 20 h 30, au Piano’cktail, rue Ginsheim-Gustavsburg. De 18 à 29,30 euros.

Pfffffff ! Rezé. Pfffffff, vous reconnaissez ce son ? C’est celui que fait une bou-

Tissé Métisse

Nantes. Ce festival de musiques, de couleurs et d’intégration affiche 19 années au compteur. Réunissant les associations locales, les militants, les habitants des quartiers et les élus de comités d’entreprise, cette grande fête populaire et intergénérationnelle permet de mener à bien des actions, des temps de réflexion, des débats, des rencontres et des créations autour des valeurs de tolérance, de solidarité et de lutte contre toutes les formes de discrimination. Au menu : des spectacles, des animations, des jeux, des débats, des expositions, de la restauration… Un bain de couleur d’automne fort régénérant à l’approche de la grisaille. Samedi 10 décembre, à la Cité des Congrès, rue Valmy, Nantes. http://www.tisse-metisse.org

teille de champagne ou un feu d’artifice… C’est aussi l’histoire d’un conte populaire et musical qui évoque la réconciliation entre deux espèces inconciliables. Un conte de fées moderne où se côtoient quatre musiciens et quatre acrobates pour un spectacle de cirque débridé.

Vendredi 2 décembre, à 20 h 30, au Théâtre municipal, 6 rue Guy Le Lan. De 8 à 18 euros.

Journal intime joue Jimi Hendrix Nantes. « Journal intime » est un trio de soufflants qui décoiffe. Avec

Lips on Fire, leur dernier opus, ils rendent hommage à la musique de Jimi Hendrix. Frédéric Gastard, Matthias Mahler et Sylvain Bardiau essayent de saisir et de rendre les gestes du maestro entre distorsions et larsens propres à l’esprit du Voodoo Child.

Mercredi 16 novembre, à 20 h 30, au Pannonica, 9 rue Basse Porte. De 5 à 13 euros.

Adresses, numéros et sites utiles  Nantes Métropole  SAMU (urgence médicale) 15 02 40 99 48 48 Pompiers  : 18 www.nantesmetropole.fr Police  : 17 www.me-metropole-nantaise.org SOS médecins  :   Infocirculation 02 40 50 30 30 Allô Enfance Maltraitée  : 119 www.infocirculation.fr Sida Info Service  :   Allô Propreté

Tan  0 810 444 444

Prix d’un appel local.

www.tan.fr

Centre des Expositions  02 40 99 48 94 Office de Tourisme de Nantes Métropole (OTNM) 0892 464 044 www.nantes-tourisme.com

Nantes Métropole, 2 cours du Champ-de-Mars 44923 Nantes CEDEX 9. Directeur de la Publication  : Jean-Marc Ayrault. Codirecteur de la publication  : Mathieu Baradeau. Rédacteur en chef  : David Pouilloux. Directeur artistique  : Olivier Leprévost. Infographiste  : Olivier Loyen. Photographe  : Patrick Garçon. Journalistes  : Carole Paquelet, Emmanuel Bouvet. Ont collaboré à ce numéro  : Laurence Corgnet, Caroline Demaison, Édith Panigot, Emmanuelle Ramond, Sylvia Gillion, Nolwen Lijeour, Isabelle Corbé, Gwenaëll Lyvinec, Fabien Le Dantec, Cécile Faver. Diffusion  : Adrexo - Virginie Barbault et Sophie Oliviero. Éditeur  : Direction de la communication de Nantes Métropole. Infographie  : Idé. Impression  : Imaye Graphic, Label IMPRIM’VERT, Laval.

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Patrick Garçon

Esprit métropolitain Pierre, 33 ans, avance avec ce même esprit : « On ne cherche pas à partir à la conquête du marché mondial et à augmenter notre chiffre d’affaires de 10 % par an. Ce que l’on souhaite, c’est faire mieux plutôt que de faire plus. » Les chiffres sont quand même là : 800 000 canards par an, 640 tonnes de magrets, 450 tonnes de foie gras, soit 2 % de la production française… Installée à Bouaye, cette entreprise familiale s’est agrandie récemment. Une nouvelle salle de découpe est venue compléter les équipements de l’entreprise, avec le concours de Nantes Métropole et de la municipalité de Bouaye, qui a pu adapter le Plan local d’urbanisme afin que cette opération soit possible. « Il y a eu des réunions publiques pour la concertation avec nos voisins, explique Alain François. Nous tenions à ce que tout le monde sache ce que nous étions en train de faire exactement. » Alors, justement, que fait-on ici ? « Notre métier va de l’élevage à la vente, explique le père. On fournit des canetons à des éleveurs qui les nourrissent pen-

Père, fils et canard…

Alain et Pierre François sont père et fils. Ils travaillent ensemble autour de deux produits stars de la gastronomie, le foie gras et le magret. Rencontre entre amour du terroir et passion du sport. Quand le mois de novembre commence à proposer ses jours cafardeux, ses nuits longues et froides, on se réjouit souvent à l’idée de voir arriver le mois suivant. Décembre, avec Noël et ses lumières, ses moments en famille et ses tables bien garnies, est le mois des cadeaux et des plaisirs gourmands, chocolats, fruits exotiques, saumon fumé et, pour les amateurs, le foie gras. On le sait peu, mais la Loire-Atlantique est l’un des beaux producteurs de canards gras en France, et de ses

produits dérivés, le magret, la cuisse pour les confits, et le foie gras. Au milieu des géants du secteur qui produisent jusqu’à 10 millions de canards mulards par an, la famille François, à Bouaye, s’est taillé une place de choix, au prix de la qualité, plutôt que de la quantité. « Nous visons l’excellence, résume Alain François, le papa, la soixantaine, qui a créé l’entreprise en 1990. Les qualités gustatives du foie et de la viande sont nos priorités. Nous avons la réputation d’être très exigeants. »

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dant 12 à 13 semaines, puis ces canards sont engraissés pendant 12 jours par des gaveurs. Les canards reviennent ici et y sont abattus. » Alain François ajoute : « Nous sommes attachés à la notion de terroir. Nos éleveurs et nos gaveurs sont tous dans un périmètre de 60 km autour de Nantes. Pour nous, c’est important de travailler en proximité et de stimuler l’économie locale. » Et les canards ? « Des mulards », déclare Pierre. Des volailles d’élite issues d’une sélection menée avec

le groupe Orvia de Vieillevigne. « Le mulard est un croisement entre un canard mâle Barbarie et une femelle Pékin. C’est un hybride, stérile, comme la mule. Quand il est prêt à gaver, il pèse 4,2 kg. Il a une charpente solide et il est musculeux, c’est un sportif. » On ne peut alors s’empêcher de regarder de près les biceps de celui qui vous parle. « Je fais du raid aventure en équipe, un mélange de course à pied, de VTT, de canoë-kayak et de course d’orientation. Je viens de faire la manche du championnat du monde qui s’est déroulée en France. » Le cliché du vendeur de foie gras au ventre rebondi a vécu… On retrouve ici la volonté de se dépasser et de faire mieux qui prévaut dans l’entreprise qui ne cache pas sa satisfaction d’exporter à l’international. « Nos produits partent dans le monde entier, en Angleterre, en Espagne, à Dubaï, en Chine et au Japon, raconte Pierre François. Mais ce n’est pas une fin en soi, même si cela fait plaisir. Notre objectif, c’est plutôt de faire découvrir nos produits au grand public. » Jusqu’ici le savoirfaire de la famille consistait à fournir de la matière première (foie gras, magret, cuisse, etc.) aux grossistes, aux conserveries ou aux industriels qui transforment le produit. Mais depuis un an, rue Copernic, à Nantes, la famille a ouvert une boutique, tenue par Emmanuelle, une des deux filles de la famille. Et on voit plus loin. « On réfléchit à une marque pour les petites et moyennes surfaces », conclut Pierre, sous l’œil approbateur du papa. Et la maman, Elisabeth, dans tout cela ? « Elle nous a donné le goût des belles et des bonnes choses, ajoute le fils. C’est important pour nous. » – David Pouilloux En savoir plus : www.boutique-alainfrancois.fr et Boutique : 3 bis rue Copernic à Nantes (Tél. : 02 40 58 00 65).


Journal Nantes Métropole n°36 - Novembre / Décembre 2011